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 ROYAUME D'ECOSSE

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clausewitz
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MessageSujet: ROYAUME D'ECOSSE   Jeu 05 Mar 2009, 18:30

ROYAUME D'ECOSSE
Une autre version de l'histoire




Avant propos

En 1745, le prince Charles Edouard Stuart entré dans l'histoire sous le nom de Bonnie Prince Charlie débarqua en Ecosse pour tenter de reprendre le trône d'Angleterre et d'Ecosse au profit de son père, Jacques Stuart dit le Vieux Prétendant mais échoua à Culloden en avril 1746. les causes sont nombreuses : manque d'effectifs, division au sein des conseillers du prince...... . Le jacobitisme cessa alors d'être une force politique pour n'être plus qu'un vague sentiment culturel.

Je me suis donc demandé si les choses auraient pu être différentes, si Bonnie Prince Charlie avait réussit à reconquerir le trône d'Ecosse. Qu'aurais pu donner une Ecosse indépendante du milieu du 18ème siècle au début du 21ème siècle ?

Je vais donc détailler l'histoire de cette Ecosse alternative, sa géographie, son économie et bien entendu ses forces armées.

1-Histoire du royaume d'Ecosse

1-La reconquête


Le prince Charles Edouard Stuart "Bonnie Prince Charlie" futur Charles III

Les descendants de Jacques II chassé du trône d'Angleterre en 1688 n'avaient pas renoncé à retrouver un trône. La guerre de succession d'Autriche leur donna l'occasion idéale pour retrouver leur patrie d'origine. Le 16 juillet 1745, une petite flotte mêlant navires de la marine française et corsaires débarqua le prince Stuart dans le Moray First à proximité d'Inverness.

Accompagné par 2500 hommes, il souleva les Highlands et mobilisa près de 15000 hommes. Les rares troupes anglaises présentes en Ecosse ne purent qu'opposer qu'une résistance symbolique. Au même moment, le Parlement britannique réclama la guerre contre «l'usurpateur» mais George II préoccupé par la guerre de succession d'Autriche et peu interessé par l'Ecosse préféra signer un accord avec le prince Stuart : les Stuart conserveraient l'Ecosse tant qu'ils auraient des descendants mais en échange renonçaient au trône d'Angleterre.

Cet accord signé le 4 février 1746 faillit échouer. George II fût soumis à une intense pression de son parlement whig pendant que le prince Stuart contrairement à son père renaclait à s'engager. C'est la pression de la France qui permis à l'accord d'Inverness d'être validé. Par l'intermédiaire de canaux différents, le roi de France Louis XV fit comprendre que les français ne soutiendraient pas les ecossais en cas d'invasion.

Le Vieux Prétendant, fils de Jacques II débarqua à Aberdeen le 8 février avant de faire une traversée triomphale jusqu'à son entrée dans Edimbourg le 21 février, accueilli par son fils, lieutenant général du royaume d'Ecosse.

Le sacre de Jacques VIII eut lieu à Edimbourg le 7 mars 1746 mais rapidement les choses gâtèrent. En effet George II n'avait aucunement l'intention de respecter l'accord du 4 février, cet accord était destiné à gagner du temps. Pour ne rien arranger, les relations entre Jacques VIII et le prince héritier, Duc d'Inverness se dégradèrent.


Jacques François Edouard Stuart futur Jacques VIII

2-Union sacrée

Au printemps 1748, des clans opposés aux Stuarts se révoltèrent. Le roi Jacques VIII se désespéra et on racontait partout qu'il se préparait à nouveau à l'exil. Le duc d'Inverness ne l'entendait pas de cet oreille et était bien décidé à résister. Il mobilisa sa garde personnelle et fit appel aux loyalismes des nobles et des bourgeois d'Ecosse. Il mobilisa seulement 5000 hommes bien peu pour mettre fin à une révolte qui s'étendait comme un feu de paille.

La chance qui fût su souvent défavorable aux Stuart leur souria finalement. Les anglais voulurent profiter de la situation et debarquèrent des troupes dans le Moray First et s'emparèrent par surprise d'Inverness. Les clans les plus attentistes se rallièrent comme un seul homme auprès du roi et du prince héritier.

La bataille décisive eut lieu à Falkirk le 14 septembre 1748. l'armée ecossaisse écrasa les clans révoltés. La bataille fût une véritable boucherie, près de 4750 hommes périrent dans les prés trempés. La repression menée par le prince lui même fût impitoyable et l'image du «gentil prince Charles» fût durablement écorné : les chefs de clans qui vinrent faire leur soumission perdirent leurs biens et furent exilés dans les Orcades comme colons, les plus rétifs étaient exécutés.

Cette révolte laissa des traces dans la mémoire écossaise et encore aujourd'hui, des descendants de révoltés renaclent leur haine et leurs rancoeurs vis à vis de ceux qui restèrent fidèles aux Stuarts.

Cette alerte eut au moins le mérite d'ouvrir les yeux du roi et du prince héritier qui menèrent une politique tolérante et progressiste. Il accorda ainsi la tolérance religieuse en 1752, restaura les finances et dévellopa l'économie en accordant une réforme agraire qui préparait la mise en valeur des Highlands. Il n'oublia pas les questions de défense et créa en 1754, la Scotish Royal Army (SRA) en s'appuyant sur l'apport de conseillers français et de mercenaires irlandais et allemands.

3-Le crépuscule des Stuarts

Jacques VIII tomba gravement malade en 1758. il se rétablit mais deux ans plus tard, il fût victime d'une attaque cérébrale. Incapable de gouverner, il nomma son fils régent du royaume d'Ecosse en attendant que le duc d'Inverness deviennent roi ce qui devint effectif en juin 1766.

Soucieux de se rapprocher de ce nouveau roi, George III premier vrai roi anglais de la dynastie hanovrienne rendit la pierre de Scone sur lesquels les rois d'Ecosse avaient été couronnés de 877 à 1292 avant d'être prise par Edouard 1er en 1296. Charles III remercia chaleureusement son cousin
(George III avait pour ascendante Elisabeth Stuart fille de Jacques 1er) et se rapprocha à pas comptés de l'Angleterre ce qui provoqua plusieurs révoltes durement réprimés.

Cette politique anglophile était incompréhensible pour l'ecossais de base qui réagissait souvent plus par les sentiments que par la raison. Plusieurs révoltes et émeutes urbaines accompagnèrent le règne chaotique de Charles III qui pour ne rien arranger n'avait pas d'héritier.

Par une malchance incroyable, ses deux filles moururent en bas-age. Ces drames associés à l'attitude digne de la reine Marie Christine de Oldenbourg réhaussèrent le prestige de la royauté Stuart qui vivait une véritable crise car l'héritier du trône, Henri duc de Glasgow n'avait lui non plus pas d'héritier.

Charles III mouru en 1788 à l'age de 63 ans. Son frère Henri agé de 59 ans lui succède sous le nom d'Henri 1er. Ce fût l'un des règnes les plus calamiteux de l'histoire écossaise qui n'en manquait pas.

Paresseux, ignare, indolent, pusilanime, voilà les adjectifs que l'on accolait le plus souvent à Henri 1er d'Ecosse. Roi malgré lui, il préféra s'occuper de ses faucons et correspondre avec les philosophes d'Europe plutôt que se méler aux affaires de l'Etat.

Le futur Henri 1er d'Ecosse alors enfant

La réalité du pouvoir appartenait ainsi au comte de St Andrews, Theodore Benett. Intelligent, séduisant et beau-parleur, il se comporta comme un quasi-roi obtenant tout du roi. Autoritaire et cassant, il se fit beaucoup d'ennemis mais ces derniers n'osèrent pas l'affronter frontalement en raison de sa popularité parmi le petit peuple d'Edimbourgh. C'était bien le seul noble qui pouvait se promener dans les quartiers mal-famés de la capitale sans une forte escorte.

A partir de 1805, la santé d'Henri 1er se dégrada sérieusement. Le dernier roi Stuart confia dans son testament le statut de régent au comte de St Andrews avant de mourir le 14 mars 1807. Signe de son impopularité, il fût enterré en catimini sous la dalle de la chapelle du château d'Holyrood.

Le corps du dernier roi Stuart à peine enterré, le comte de St Andrews se proclama régent mais les oppositions réveillées par la mort du roi s'unirent provoquant une guerre civile.

3-Vive la République ?

Cette guerre opposa plusieurs factions bourgeoises et nobiliaires. C'était une guerre de ville et les campagnes restèrent à peu près en dehors du coup. Le comte de St Andrews fût tué lors du siège d'Inverness en décembre 1807 (il comptait reprendre le grand port oriental pour amener des renforts recrutés en Allemagne) et ses partisans se débandèrent.

Pourtant au moment où le grand vainqueur de cette guerre, le comte d'Aberdeen allait se faire couronner roi sous le nom de David III (mars 1809), l'armée gagnée par les idées républicaines se souleva et pris le pouvoir.

Un gouvernement provisoire dirigé par le professeur Malcom O'Connel proclama la république le 8 juin 1809 et se rallia à la France impériale. Des unités écossaises participèrent ainsi aux différentes opérations de la Grande Armée jusqu'à la retraite de Russie en 1812 où pour les récompenser de leurs efforts héroïques, Napoléon les autorisa à rentrer en Ecosse.

Cela arrangea bien le gouvernement écossais qui se débattait dans d'insolubles problèmes financiers. Le seul pays capable d'aider l'Ecosse c'était l'Angleterre et surtout la puissante Bank of England.

Le 14 février 1813, le président O'Connel accepta le prêt de 25 millions de livres sterlings destiné à payer la solde des militaires et le salaire des fonctionnaires en attendant de nouvelles aides pour remettre un Etat sur pied.

Ce fût l'action qui mit le feu aux poudres. Le 12 mars 1813, Angus MacGregor, lointain cousin du comte de St Andrews se rebella, rébellion qui prit le nom de Black Coat Rebellion (Rebellion des manteaux noirs). Le président O'Connel fût assassiné et un nouveau gouvernement provisoire présidé par MacGregor s'installa au palais d'Holyrod. Prenant le titre de régent, il prépara la restauration de la monarchie et fit ainsi le tour des différentes cours princières d'Europe.

Personne n'était vraiment emballé par la perspective de régner sur un pays lointain et instable et le Régent caressa un temps l'idée de ceindre lui même la couronne avant de choisir comme nouveau roi, Charles Duc de Lorraine

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MessageSujet: Re: ROYAUME D'ECOSSE   Jeu 05 Mar 2009, 18:43

4-Un français sur le trône d'Ecosse

Charles, 20 ans, duc de Lorraine depuis 1812 était un colosse de 2m et 110kg. Il ne devait son statut de duc qu'à la mort imprévue de son frère ainé Charles-François, colonel de dragons dans l'armée autrichienne. Charles était en effet le mouton noir de la famille puisqu'il s'était converti en 1810 au calvinisme. Si plus tard ses ennemis parlèrent à ce propos d'opportunisme, il semble que cette conversion fût sincère et profonde.

Par un savoureux tour de passe-passe du destin, un français retrouvait le trône d'Ecosse mais Charles connaissant la haine anticatholique de ses sujets se garda bien de rappeler qu'il descendait de Marie de Guise et de Marie Stuart.

Charles IV fût couronné à Scone le 2 janvier 1814. il se concilia rapidement l'amour de ses sujets en refusant de rembourser le prêt de février 1813 au profit d'une politique de rigueur menée sans état d'âme par David Cameron, premier ministre alors qu'Angus MacGregor jugeant son oeuvre terminée s'était retiré aux Etats Unis.

Après trois ans d'effort (1814-1817), l'Ecosse parvint à remettre à flot son budget et son économie, remboursa au passage le prêt de 1813, évitant ainsi de se mettre à dos une Angleterre qui devenait un marché important pour la jeune mais dynamique industrie écossaise.

Intelligent et lucide, Charles IV accorda une charte constitutionnelle en 1819 qui établissait une monarchie parlementaire avec un parlement élu au suffrage censitaire. En cette même année 1819, il épousa Anne, fille cadette du duc de Perth qui lui donna quatre fils et deux filles assurant ainsi l'avenir de la dynastie : Charles (1820) Charles Henri (1822) Caroline (1824) Marguerite (1826) François (1828) et Jean (1830).

Il mourut en 1837 à l'age 44 ans des suites d'un accident de chasse. Un écrivain anglais de passage à Edimbourg raconta que la capitale ressemblait à une ville fantôme, toutes les maisons de la modeste demeure du tavernier à l'hôtel particulier du bourgeois se couvrirent de noir. Le cortège funéraire fût suivi par plusieurs milliers de personne.

Le nouveau roi, Charles V agé de 17 ans lu le testament et les dernières volontés de son père qui voulait faire de sa mort un événement festif. Un miracle se produisit, des milliers de personnes applaudirent et une foule énorme arracha toutes les teintures noires des maisons.

Cet instant de communion passé, les choses se compliquèrent. Si Charles IV avait été imbu de sa personne royale mais intelligent et lucide, son fils aiguilloné par une mère de plus en plus ambitieuse n'avair pas sa subtilité.

5-Un petit pays si grand

Charles V est couronné le 2 septembre 1837. Mauvais présage, la cérémonie de couronement eut lieu sous une pluie battante et l'héritier du trône, le duc d'Inverness Charles-Henri est absent. Les observateurs les plus lucides furent inquiets pour la suite des évenements.

L'avenir leur donne raison. Le roi se heurte d'abord aux industriels de la Clyde qui n'apprecie que moyennement le choix du libre échange qu'ils imputent au premier ministre, Gordon Bailey qui possède des interêts dans plusieurs compagnies de navigation.

C'est ensuite autour du Parlement de s'opposer au roi. Celui réclame la suppression du Conseil privé qui organde consultatif sous Charles IV s'arrogeaient de plus en plus un pouvoir législatif.
Charles V refusa tout net ayant compris l'interêt de posséder une assemblée où il pouvait nommer des gens à sa convenance. Le parlement fini par s'incliner mais l'opinion ne pardonna pas ce coup de forces et aux élections de 1843, les opposants au roi furent majoritaires.

Charles V finit par s'incliner mais se découvrant une habileté manoeuvrière, il parvint à faire admettre l'existence d'un Conseil consultatif chargé d'éclairer le roi mais sans pouvoirs législatifs en élargissant le parlement par un abaissement du cens.

Moins attiré par la chose militaire que son père, il créa pourtant la Royal Scotish Navy le 2 mars 1845, la RSN remplaçant le Naval Service qui s'était jusque là contenté d'assurer la protection des ports d'Ecosse.

Le 8 février 1846, alors qu'il inaugurait la première base navale écossaisse à Aberdeen, le canot sur lequel le roi et la reine se trouvaient chavira. La reine Olga mouru noyée mais le roi fût sauvé par un marin qui sauta à l'eau. Ce n'était qu'un sursis car le refroidissement provoqué par ce bain forcé fût fatal au jeune roi qui succomba à une pneumonie le 18 février 1846 à l'age de 26 ans.

Comme le dira un libraire de Glasgow «On respectait sa majesté mais on ne l'aimait pas».

Sans enfant, c'est son frère Charles Henri qui lui succède sous le nom de Charles VI. Il bénéficia d'un état de grâce à rallonge. Beau,séduisant et intelligent, il s'était taillé une réputation de séducteur patenté et seul son statut d'héritier du trône avait évité que le scandale ne transpire (trop). En 1844 à l'age de 22 ans, il épousa Keira Macdonall, la fille cadette du comte de Perth qui entrait ainsi dans la famille royale.

Charles-Henri fit la recontre de sa futur avec une enthousiasme qui fût tout sauf débordant et pourtant quand il fit la connaissance de cette rousse aux formes pulpeuses, au sourire charmeur et à la répartie qui détonnait dans ce milieu si compassé, il tomba fou amoureux.

C'est ainsi que ce mariage arrangé devint un mariage d'amour. En 1845, Keira donna naissance à une fille prénomée Marguerite comme sa tante suivi d'un fils prénomé Henri en 1847, d'une autre fille Marie en 1849 et d'un fils Gustave en 1851.

Devenu roi à la mort de son frère, Charles VI modifia la charte accordée par son père en 1819. il accorda un suffrage qui n'avait plus de censitaire que le nom, fit élire au suffrage restreint la moitié des membres du conseil consultatif. Il clarifia la loi de succession : la couronne irait aux héritiers directs d'abord les garçons puis les filles. En cas d'extinction de la dynastie, un régent serait nommé par le parlement pour choisir un nouveau souverain.

Ces considérations juridiques clarifiées, Charles VI mena une intense politique de dévellopement économique, profitant du boom industriel qui faisait de la petite Ecosse une nation industrielle de premier plan : les mines de fer, les hauts-fourneaux, les chantiers navals tournaient à plein régime. Il participa aussi en désenclavement des Highlands en construisant des routes, des ponts, une façon d'éviter une nouvelle révolte de cette région désolée dont les habitants fiers de leurs particularismes n'hésitaient pas à prendre les armes.

Au plan diplomatique, Charles VI se rapprocha de l'Angleterre où il effectua la première visite officielle d'un souverain écossais (1851), entraintenant d'excellentes relations avec la reine Victoria qui envisagea un temps l'union de Marguerite avec son fils ainé Edouard. Ses relations avec la France furent plus tendues en raison de son refus d'engager l'Ecosse dans les guerre de Crimée et d'Italie.

Il mouru de sa belle mort à l'age de 52 ans en 1874 laissant la couronne à son fils Henri qui devint roi sous le nom d'Henri II.

Il poursuivit la politique de son père en l'accentuant : il accorda en 1875 le suffrage universel masculin et féminin, prémice d'une série de réforme politiques couronnée par une nouvelle constitution promulguée en 1879.

Si la nature et le destin lui avait prêté une plus longue vie, peut être aurait-il fait de l'Ecosse l'un des pays les plus progessistes du monde. Malheureusement, le 2 octobre 1880, un anarchiste irlandais Simus O'Hara le poignarda à la guerre d'Edimbourgh.

Pendant dix jours, les meilleurs médecins du pays se succédèrent à son chevet mais ce fût peine perdue. Henri II succomba le 13 octobre à l'aube à l'age de 33 ans.

Son fils unique lui succéda sous le nom de Charles VII. Il commença son règne par un coup d'éclat en graciant l'assassin de son père mais la foule de la capitale écossaise ne l'entendit pas cette oreille. Elle prit d'assaut la prison centrale et lyncha le régicide dont le corps dépécé fini dans les égoûts de la ville.

Le règne de Charles VII avait commencé dans le sang mais il se poursuivit sous de meilleurs auspices. Agé de seulement 13 ans à son avènement, Charles VII se maria cinq plus tard avec une princesse suédoise, Victoria apparentée au roi de Suède Charles XV .

En 1886, Victoria donna naissance à l'héritier du trône qui reçu le nom très écossais de Malcom porté par quatre rois écossais. Il fût suivi par une fille Marie et un autre fils Gustav.

Charles VII passioné de marine se préoccupa de conquérir les océans. Il aménagea plusieurs ports (Glasgow, Inverness,Aberdeen, Kirkwall dans les Orcades) et surtout participa au dévellopement de la marine écossaise qui était jusque là embryonnaire. Il créa ainsi l'Académie Navale d'Aberdeen, aménagea les bases navales d'Inverness et de Fastlane et dota la RSN de navires modernes propulsés par la vapeur.

Charles VII le Grand mouru en 1910 laissant un pays prospère et démocratique mais qui allait affronter une série de crise qui faillit l'emporter

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MessageSujet: Re: ROYAUME D'ECOSSE   Jeu 05 Mar 2009, 18:52

6-Un début de siècle difficile

Soldats écossais de la 2nd Scotish Brigade. Cette unité combattait aux côtés des portugais et subit des lourdes pertes lors de l'offensive allemande du 9 avril 1918

Malcom V fût couronné roi le 14 août 1910. il avait hérité de la beauté de ses parents mais point de leur intelligence. On découvrit en fait qu'il souffrait d'une maladie mentale qui le rendait inapte au gouvernement et après moins de deux années de pouvoir, il abdiqua le 12 janvier 1912 au proft de son frère Gustav âgé de 22 ans.

Avec Gustav 1er, l'Ecosse redevint une monarchie normale. Malgré son jeune âge ,il montra une étonante maturité. Il laissa faire le jeu parlementaire, n'intervenant que pour la formation du gouvernement et pour l'arbitrage entre le premier ministre et le Parlement.

Les nuages commencèrent à s'assombrir sur l'Europe, la guerre était proche et Gustav 1er hésita longuement. Sa formation intellectuelle le rapprochait des Empire Centraux mais il devait tenir compte des interêts économiques écossais en Angleterre et anglais en Ecosse.

Le 3 août 1914 à l'issu d'un conseil du cabinet dramatique, Gustav 1er imposa la neutralité à son pays provoquant la démission d'Ian Monslow, le premier ministre conservateur depuis 1909.

Une série d'émeutes urbaines à Glasgow et à Perth orchestrées par des partis de gauche força le roi à suspendre la constitution inaugurant ce que les Ecossas appelèrent la Tyrannie suédoise en référence à la nationalité de la reine-mère.

Cette Etat d'exception dura ainsi jusqu'en juin 1916 quand une erreur de la marine allemande poussa l'Ecosse dans la guerre. Le 4 juin, deux cargos écossais, les Fort MacDonald et Fort Donalson parfaitement identifiés se rendant d'Aberdeen à Oslo furent torpillés par le sous marin UB12.

Cette attaque contre des navires neutres et non armés scandalisa l'opinion publique écossaise. Habile à sentir l'opinion, le roi autorisa le premier ministre libéral Ian Smithsullivan à déclarer la guerre à l'Allemagne et à former un gouvernement d'union nationale.

Les relations diplomatiques furent rompus le 7 juin et la déclaration de guerre envoyé via l'ambassadeur de Norvège à Berlin le 9 juin 1916.

En fait l'Ecosse participait déjà à la guerre. Depuis 1915, des «volontaires écossais» s'étaient engagés en masse dans l'armée française et en particulier au sein de la Légion Etrangère.

L'entrée en guerre de l'Ecosse provoqua la création de deux brigades d'infanterie, une fût envoyée à Salonique et l'autre sur la Lys. Le 9 avril 1918, la 2nd Scotish Brigade supporta aux côtés des portugais l'offensive allemande subissant de lourdes pertes. Retirée du front à la fin de la bataille le 29 avril, elle fût réorganisée et participa à la fin de la guerre sur le même front. La 1st Scotish Brigade participa à l'offensive qui terassa la Bulgarie.

Rentrées en Ecosse, les deux brigades trouvèrent un pays au bord de l'implosion.

7-L'Entre-deux-guerres

Après deux années où l'Ecosse profita de son statut de neutralité, la déclaration de guerre et le système de rationement avait provoqué une brusque chute du niveau de vie malgré la mise en place d'une industrie de guerre pour équiper l'armée écossaise.

Associé à des influences venues de l'Est, l'Ecosse était au bord de l'implosion à l'armistice du 11 novembre 1918. Le roi Gustav 1er espéra que le retour de la paix permettrait une reprise économique et un apaisement des tensions politiques.

Les élections législatives de janvier 1919 (prévues en septembre 1918, elles avaient été reportées à cause de la guerre) traduirent l'exaspération du peuple écossais. Si le parti conservateur restait le premier parti écossais avec 59 sièges sur les 120 à pourvoir, il ne pouvait plus gouverner seul (en 1913, il avait raflé 65 sièges) et que le parti social démocrate stabilisait son score avec 35 sièges (40 en 1913), le parti communiste écossais récement créé faisant une entrée fracassante avec 16 sièges et que le parti libéral restait bien placé avec 10 sièges (15 en 1913).

Le parti conservateur s'allia ainsi avec le parti libéral obtenant une majorité confortable de 69 sièges sur 120. Le roi donna sa bénédiction à cette coalition de centre-droit espérant ainsi ramener le calme.

Malheureusement, les mois suivants furent parmis les plus délicats de l'histoire écossaise. La crise économique s'apaisait peu à peu mais cela ne faisait pas le bonheur du PCE (Parti Communiste Ecossais) qui ne réclamait pas moins que l'abolition de la monarchie au profit d'une république soviétique.

Tout dégénéra le 14 mars 1920. Ce jour là le 1er bataillon du Scotish Regiment cantonné à Edimbourg se mutine, exécute ses officiers et hisse le drapeau rouge sur la caserne.

Si cela n'avait concerné qu'une unité, le pouvoir aurait pu gérer mais il semblait que toute l'armée et toute la marine écossaise soit devenue folle. A la base d'Inverness, le cuirassé garde-côtes Robert Bruce ainsi que deux torpilleurs hissèrent le drapeau rouge.

Le roi Gustav 1er ne se laissa pas impressionner. Il s'assura du soutien des chefs politiques et de la fidélité des chefs militaires.

Divisés, les insurgés commirent l'erreur de ne pas s'emparer des lieux stratégiques permettant aux forces gouvernementales de contre-attaquer. Des vétérans de la grande guerre reprirent le contrôle des navires mutinés tandis que la Garde Royale bombarda la caserne du 1er bataillon du Scotish Regiment.

La répression judiciaire fût féroce. Des cours martiales condamnèrent à mort 187officiers, soldats et civils et si une partie fût graciée par le roi sur l'intervention de l'Eglise presbytérienne pas moins de 108 personnes furent pendues ou fusillés.

Le roi Gustav 1er avait changé. Moins libéral et plus autoritaire, il se mêla aux affaires politiques, inaugurant une forme de dictature monarchique.

La classe politique se laissa d'abord faire d'autant que le roi restait populaire mais des rumeurs de conversion au catholicisme fragilisèrent le roi. Le prince héritier Henri s'opposa clairement à son père en signant l'appel de Perth (14 mars 1924) rappelant au roi la lettre de la constitution.

La tension éclata le 8 juin 1924 : le roi limogea le premier ministre conservateur Ian Morston et nomma un premier ministre apolitique. Il suspendit la constitution donna la possibilité au général Ian Bersen de gouverner par ordonnance.

Une série de manifestation de rue se déroulèrent à Edimbourg et à Glasgow, le pays était au bord de la guerre civile inquiétant l'Angleterre et la France.

Les pressions étrangères, des partis politiques, de l'Eglise ainsi que l'incapacité politique du général Bersen poussèrent Gustav 1er vers la sortie : le 14 décembre 1924 le roi abdiqua et s'exila en Suède.

Le prince héritier Henri devint roi sous le nom d'Henri III. Habile et talentueux, il fit oublier son père en seulement quelques mois. Agé de seulement 14 ans, il gouverna sous la tutelle de sa tante Marie.

Une nouvelle constitution fût promulguée en 1927 et en 1929, le roi épousa une jolie princesse espagnole, Marie-Amelia. Cette dernière resta catholique ce qui ne choqua personne signe que les temps avaient changé. Peut être était-ce son caractère simple et généreux de la nouvelle reine. Autre atout : son statut de mère de famille très nombreuse : Charles en 1930, Marie en 1932, Henri en 1934, Marguerite en 1936, David en 1938, Charles-Henri en 1940 et Amelie en 1942.

Père de famille comblé, le roi ne fût pas aussi heureux au plan politique. La crise de 1929 secoua dûrement l'Ecosse : des dizaines d'entreprises fermèrent ou firent faillite, le chomage explosa et les partis extremistes refirent surface.

C'est ainsi que le parti communiste interdit depuis 1920 se manifesta par une série d'émeutes urbaines dûrement réprimée par la police : un mort à Edimbourg le 14 juin 1930, deux à Aberdeen le 18 juin....... . A l'autre bout du spectre politique, le Parti Nationaliste Ecossais perdait son caractère «national-catholique» se rapprochant de plus en plus du parti fasciste italien réclamant «L'Ecosse aux ecossais» et la fin de la «démocratouille» judéo-maçonique.

La reprise économique à partir de 1932 rend bientôt inaudible ces partis extrémistes. Jusqu'aux élections de 1939, les trois principaux partis (conservateur, social-démocrate et libéral) trustent 95% des sièges du parlement redevenu mono-caméral en 1927.

La popularité du couple royal fût malheureusement renforcé par un drame atroce. Le petit prince héritier, Charles se noya dans un étang du château royal de Balmoral à l'age de 7 ans.

La population écossaisse literalement meurtrie apporta tout son soutien à la famille royale plus populaire que jamais. C'est ainsi que la princesse Marie âgée de 5 ans devint l'héritière du trône avec le titre de duchesse d'Inverness.

Si le contexte économique était favorable, le contexte diplomatique était de plus en plus difficile. De noirs nuages s'amoncelaient à l'est avec les différents coups de force hitlériens.

Le roi faisant fi des objections des neutralistes engageant le réarmement de l'Ecosse en particulier de l'armée de terre qui avait été délaissée au profit d'une marine qui n'avait rien à envier aux autres du continent qualitativement parlant (deux croiseurs lourds quatre croiseurs légers, douze destroyers et six sous-marins) ainsi que l'armée de l'air qui alignait une force respectable (Hawker Hurricane et Bristol Blenheim)

Sur le plan politique et diplomatique, Henri III se rapprocha de la France et de la Grande Bretagne sans pour autant renoncer à la sacro-sainte neutralité. Il fût peut être aiguilloné par les élections de janvier 1939 : un parti météorité «Scotland First» remporta 24 sièges profitant du déclin des partis traditionnels.

Malgré les efforts de la France et de la Grande Bretagne, le roi Henri III fût inflexible : l'Ecosse était neutre et le restera. Le roi le déclara ainsi sollenelement au parlement le 10 septembre 1939.

Neutralité ne signifia pas pour autant faiblesse. Le 15 septembre, le parlement vota à l'unanimité moins les 24 absences de Scotland First la moblisation générale. L'Ecosse surveilla attentivement sa frontière et ses ports, ses services de contre-espionnage expulsèrent agents allemands et anglais. L'armée de terre qui alignait 60000 hommes en 1939 passa brusquement à 140000 hommes en rappelant réservistes et intégrant la Home Guard

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MessageSujet: Re: ROYAUME D'ECOSSE   Jeu 05 Mar 2009, 18:58

8-L'Ecosse dans la seconde guerre mondiale

Le drapeau de l'armée écossaise qui suite à un décret du 4 mars 1940 devait être hissé en temps de guerre aux côtés de la croix de St André

Dans les mois qui suivirent le déclenchement de la seconde guerre mondiale, le roi d'Ecosse pensait avoir fait le bon choix puisque tant l'Allemagne que l'Angleterre respectait la neutralité écossaise

La défaite de la France et la lutte desespérée de l'Angleterre pour sa survie fragilisa les neutralistes. Aux élections anticipées de septembre 1940 consécutive à la dissolution du parlement, le parti Scotland First passa de 24 à 4 députés prouvant que l'opinion écossaise penchait du côté anglais (il faut dire que Malcom O'Donnel, le leader de Scotland First avait tendu le batton pour se faire battre puisqu'il s'était rendu à Berlin pour rencontrer Goebels).


La neutralité ecossaise devint rapidement symbolique. Si l'Allemagne ne pouvait acheter aucune marchandise en Ecosse, la frontière avec l'Angleterre était grand ouvert au grand scandale des allemand qui commirent alors un terrible impair.

Le 14 janvier 1942, des bombardiers allemands effectuèrent un raid délibéré sur Aberdeen. 14 Dornier Do 217 décollant de Norvège bombardèrent le grand port écossais provoquant des dégâts considérables au prix de 4 bombardiers abattus par la chasse écossaise.

Berlin pensa probablement qu'Edimbourg allait se contenter d'une protestation symbolique. C'était mal connaître l'âme écossaise, une âme de guerriers celtiques qui ne pense qu'à s'enflammer en rêvant de batailles victorieuses et d'exploits guerriers.

Le 4 février 1942, l'Ecosse déclara la guerre à l'Allemagne et signa aussitôt le traité de Berwick organisant la coopération avec l'Angleterre qui vit dans cet entrée en guerre une vraie bouffée d'air frais : L'industrie écossaise allait participer au renforcement de l'armée britannique, les terres d'Ecosse fourniraient un appoint agricole précieux sans parler du concours de la petite mais puissante armée écossaise.

La marine écossaise ne tarda pas à se mettre en évidence. Le 8 mars, le destroyer Lord Lochmond coula au canon un sous marin embusqué à la sortie du Moray Firth (bras de mer où se trouve Inverness, la principale base écossaise) et le 13 mars dans une opération d'une audace innouie, le croiseur lourd Glasgow accompagnés par trois destroyers et couvert par des avions anglais bombarda l'île d'Heligoland au large de l'Allemagne.

C'est ainsi que jusqu'à la fin de 1942, l'armée écossaise se contenta de défendre le pays. L'armée de terre joua ainsi un rôle secondaire contrairement à la marine et à l'armée de l'air en première ligne.

Cela n'allait cependant pas durer car les anglais manquant d'effectifs voulaient engager l'armée écossaise.

Cette dernière jusque là composée essentiellement d'unités d'infanterie se mécanisa en créant deux brigades lourdes. La première baptisée 7th Highlander Armoured Brigade était une brigade blindée composée d'un état major, d'un groupement logistique, de deux régiments de char, de deux régiments d'infanterie, d'un régiment d'artillerie et d'un régiment du génie tandis que la second, la 11st Lowland Infantry Brigade était une brigade d'infanterie composée d'un état major, d'un groupement logistique, d'un régiment de char, de trois régiments d'infanterie, d'un régiment d'artillerie et d'un régiment du génie.

Ces deux unités, fer de lance de l'armée écossaise reçurent l'armement le plus moderne issus des arsenaux britanniques et américains. La 7th HAB reçut ainsi des chars Cromwell, des half-track M3 et des automoteurs Sexton. La 11th LIB reçut des chars Sherman Firefly, des RAM Kangaroo et des automoteurs Priest.

D'autres unités furent également mises sur pied. Deux divisions territoriales d'infanterie baptisés 51st et 52nd Highland Division furent ainsi chargées de la défense du territoire écossais, ces unités à quatre brigades servirent de réservoir de force pour les les deux brigade lourdes qui purent ainsi compléter leurs effectifs avec des éléments déjà entrainés.

La 11th LIB fût la première à se mettre en évidence. Le 10 juillet 1943, elle débarqua en Sicile engerbée au sein du XIIIème corps (général Dempsey). Elle entre à Messine le 17 août mais à la désagréable surprise de voir des véhicules américains sur la grande place.

Après une période où elle reconstitue son matériel et ses forces, la 11th LIB débarque à Salerne le 3 seprembre 1943 integré cette fois au 10ème corps d'armée. C'est ensuite la longue remontée de la péninsule italienne et la prise de Rome le 4 juin 1944 en compagnie du corps d'armée B du général de Lattre. A la suite de cette opération, la 11th LIB est retirée du front pour être envoyée en France et rejoindre la 7th HAB.

Cette dernière qui rongeait son frein près de Londres eut enfin l'occasion de montrer son savoir faire en débarquant le 6 juin 1944 à Sword Beach sous commandement anglais. Integrée au XXXème Corps du général Horrocks, elle participa à la remontée vers l'Allemagne notament à l'opération Market Garden où elle fût la première à entrer à Eindhoven le 17 septembre.

Elle retrouva un mois plus tard la 11th LIB formant la Scotish Force qui combattit en Europe jusqu'à la capitulation allemande, participant notamment à la prise d'Hambourg le 3 mai.

A suivre

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MessageSujet: Re: ROYAUME D'ECOSSE   Jeu 05 Mar 2009, 19:00

Heu... je comprends pas deux ou trois trucs là. Par exemple, en 1809-1812, comment être en guerre aux côtés de la France, alors en guerre avec l'Angleterre, sans devoir affronter celle-ci ?
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MessageSujet: Re: ROYAUME D'ECOSSE   Jeu 05 Mar 2009, 20:56

J'ai pas vraiment creusé le sujet, disons que j'avais simplement envie de voir des écossais au sein de la Grande Armée thumleft

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MessageSujet: Re: ROYAUME D'ECOSSE   Jeu 05 Mar 2009, 21:23

J'espère que tu conserveras l'hymne local. Wink

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MessageSujet: Re: ROYAUME D'ECOSSE   Jeu 05 Mar 2009, 21:25

C'est prévu. Comme les paroles font référence à la victoire de Banockburn en 1314 sur Edouard II cela ne pose aucun souci pour monb uchronie.

Flower of Scotland est pour moi l'un des plus beaux hymnes du monde, quand je l'entend j'ai des frissons

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MessageSujet: Re: ROYAUME D'ECOSSE   Jeu 05 Mar 2009, 21:32

Je préfère la version bagpipe à celle chantée. Quand il s'agit de rugby, Swing Low, Sweet Chariot c'est le must. Après au niveau des paroles... c'est secondaire, du moment que tu le chantes avec les tripes.

Bon et alors, tes croiseurs... on veut les voir !

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MessageSujet: Re: ROYAUME D'ECOSSE   Jeu 05 Mar 2009, 21:32

Cela me rappelle lorsque je faisais partie des MEGA (les Messagers Galactiques)...
Mais c'était une autre dimension...


Dernière édition par lowlow le Jeu 05 Mar 2009, 21:38, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: ROYAUME D'ECOSSE   Jeu 05 Mar 2009, 21:34

ciders a écrit:
Je préfère la version bagpipe à celle chantée. Quand il s'agit de rugby, Swing Low, Sweet Chariot c'est le must. Après au niveau des paroles... c'est secondaire, du moment que tu le chantes avec les tripes.

Bon et alors, tes croiseurs... on veut les voir !

Doucement doucement jeune padawan. pour le moment je vais poster demain la suite et probablement la fin de l'histoire. Il y aura une partie géographique et peut être économique avant de passer aux forces armées. pour les croiseurs, je pense m'inspirer de l'Algérie pour les croiseurs lourds et des Galissonnière pour les croiseurs légers

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MessageSujet: Re: ROYAUME D'ECOSSE   Jeu 05 Mar 2009, 21:38

Des Galissonière ? Mais euh... va falloir financer tout ce fourbi, or l'Ecosse c'est relativement pauvre. Alors bon, priorité à la marine et à l'aviation, m'enfin... ou alors tu es directement passé du Sopwith Pup au Hawer Hurricane ?

Je vais finir par être ridicule avec mon petit Arethusa et ses six tourelles doubles de 152. Neutral

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MessageSujet: Re: ROYAUME D'ECOSSE   Jeu 05 Mar 2009, 21:42

J'ai dit inspiré mais pas copié. ils seront sûrement plus petits.

C'est sur que cela peut paraitre un peu démesuré mais même si j'essaye de rester réaliste je ne met pas des contraintes trop importantes.

Pour l'aviation écossaise, elle sera créée en 1925 avec des pilotes qui ont servit dans l'armée française et dans la RAF. Je connais pas trop les appareils de cette époque donc je n'ai pas encore vraiment tout calé. Ce qui est sur c'est qu'en 1936 elle sera équipée d'Hawker Hurricane, de Bristol Bleiheim et peut être de Fairey Battle pour la reconnaissance

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MessageSujet: Re: ROYAUME D'ECOSSE   Jeu 05 Mar 2009, 21:57

1936, c'est trop tôt. A la même date, on en est encore aux biplans : les Allemands mettent en ligne le He 51, les Italiens ont le Fiat CR.32... Quant aux Anglais, regarde ce qui entre en service en 1936 : le Hawker Fury..

Le premier Hurricane est assemblé le 23 octobre 1935, les premières livraisons à la RAF n'intervenant qu'à partir d'octobre 1937. C'est à peu près la même périodisation pour le Blenheim et le Battle. Ces appareils sont tous en ligne vers 1937-1938.

Par comparaison, à mon Mega-Cuba ( ^^ )... J'ai modifié mes Forces Aériennes Cubaines par rapport à mon projet initial, elles étaient trop ambitieuses ( des Curtiss P-36C et des P-40, ouh là ). En1940, elles aligneraient :

- 48 PZL P-11 de fabrication polonaise et 12 Fiat CR-32
- 12 Martin B-10 pour le bombardement
- 2 Savoia-Marchetti SM.81 de transport ( plus peut-être 1 ou 2 Junkers F13 )
- et une poignée d'appareils divers, pour l'entraînement et la liaison

Plus 6 Dornier Do-24 pour la Flotte.

J'aurais pu prendre des appareils américains, mais au vu de l'histoire cubaine que j'ai à peu près mis au point, ces appareils correspondent bien.

L'Ecosse, de par sa configuration, va surtout taper dans les appareils anglais. Tu as de quoi faire. Ils ont beaucoup de modèles, parfois très exotiques, dans ces années-là. Pas tous efficaces, c'est vrai, mais c'était le cas à l'époque. Même si c'est une uchronie, il faut respecter certains points, pas vrai ? C'est pour ça que je me suis forcé de ne pas faire appel à des croiseurs italiens de 10000 tonnes...

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MessageSujet: Re: ROYAUME D'ECOSSE   Jeu 05 Mar 2009, 22:00

Merci de ces infos Cider. Je pense utiliser des Hawker Fury et peut être des Gloster Gladiator avant de passer à des monoplans. Comme je l'ai dis plus haut, je n'ai pas vraiment calé l'armée de l'air donc c'est encore très nébuleux.

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MessageSujet: Re: ROYAUME D'ECOSSE   Jeu 05 Mar 2009, 22:10

Je peux t'apporter un coup de main pour les avions, c'est pas un problème. Si tu es demandeur, bien sur. Wink

Le Gladiator est un bon choix. Les Norvégiens en avaient en 1939. Le Fury est sans aucun doute un des meilleurs avions de sa génération. Pour le reste, je pense qu'on peut oublier les appareils des futurs pays de l'Axe, ainsi que les créations soviétiques. Reste donc la Pologne ( PZL ), la France ( Amiot, Blériot-SPAD, Bloch, Dewoitine, Léo et Olivier, Loire-Nieuport, Morane-Saulnier... ), les Pays-Bas, peut-être les USA. Et n'oublions pas la Suède !

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MessageSujet: Re: ROYAUME D'ECOSSE   Jeu 05 Mar 2009, 22:11

J'avoue que le Wibaut 73 ou le Dewoitine D371 me plairait pas mal comme appareil.

Je serais ravi d'avoir ton aide pour l'armée de l'air écosaise pour cette période. thumleft

EDIT : je retire pour le D371 il est mis en service en 1936 ce qui me semble un peu tardif si je veux passer aux monoplans sauf si j'utilise des Dewoitine D510

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MessageSujet: Re: ROYAUME D'ECOSSE   Jeu 05 Mar 2009, 22:23

Faut voir aussi un problème certain. Beaucoup de pays n'exportent plus à partir de 1936-1937, en raison du réarmement. Toutes les capacités de production sont utilisées pour les besoins nationaux. Donc, ça restreint pas mal les choix. L'Ecosse en ce domaine est avantagée, elle est aussi menacée et peut peser sur le Royaume-Uni pour obtenir des matériels militaires. Tu peux aussi voir à ouvrir des chaînes de production d'appareils anglais en Ecosse. Mais c'est déjà plus discutable.

J'ai personnellement un faible pour les appareils néerlandais. Tu peux te fournir en hydravions chez eux ( ils fabriquent des Do-24, un magnifique hydravion ), ainsi que des chasseurs intéressants pour l'époque : notamment le Fokker D.XXI, qui te conviendrait je pense. En parlant de ça... oui, si tu as le temps, je te conseille d'aller jeter un oeil ( après le 10 mars hein ? ^^ ) à la Finlande et à sa force aérienne. Je pense que tu y trouveras pas mal de choses très intéressantes sur la composition de ta force aérienne.

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MessageSujet: Re: ROYAUME D'ECOSSE   Jeu 05 Mar 2009, 22:25

Merci de tout Ciders. effectivement je pense continuer réellement l'Ecosse après les épreuves (tu les passe où tes épreuves au fait ?) tout comme mon article sur les Yorktown

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MessageSujet: Re: ROYAUME D'ECOSSE   Jeu 05 Mar 2009, 22:31

A la Maison des Examens, le Temple des concours en région parisienne, l'Antre des Espoirs Déçus et des Rêves Egarés, à Arcueil, dans le 94. thumright

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MessageSujet: Re: ROYAUME D'ECOSSE   Jeu 05 Mar 2009, 22:32

Comme on dit merde lol! lol!

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MessageSujet: Re: ROYAUME D'ECOSSE   Jeu 05 Mar 2009, 22:39

Cécuikidikilé. Mr. Green

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MessageSujet: Re: ROYAUME D'ECOSSE   Ven 06 Mar 2009, 11:48

9-Neutralité ou alignement : les années troubles (1945-1949)

La fin du conflit laissa l'Ecosse très affaiblie. Elle avait laissée sur les différents champ de bataille d'Italie, de France, de Belgique et des Pays Bas près de 4800 morts sans parler des victimes des bombardements en Ecosse (2500 morts) et des équipages de navires de guerre et de la marine marchande (800 morts).

Elle était également divisée politiquement entre les partisans d'un retour à la neutralité et ceux d'un alignement sur la Grande Bretagne et les Etats Unis.

Les élections de septembre 1945 marquèrent un triomphe provisoire des premiers. Le parti conservateur partisan d'une alliance avec les Etats Unis était laminé (17 sièges) au détriment du parti social démocrate (54 sièges) du parti libéral (33 sièges) du parti communiste_de nouveau autorisé en juin 1945_ (6 sièges) et d'un nouveau venu, le parti républicain (10 sièges).

A ce problème politique se gréffa en 1947 un problème dynastique. Depuis 1937 et la noyade du prince héritier Charles, l'héritière du trône était Marie, duchesse d'Inverness âgée en 1947 de 15 ans.

Le parti social-démocrate rappela que la loi de succession de 1846 prévoyait la succession en ligne directe par les mâles puis par les femmes ce qui signifiait que Marie n'était pas l'héritière et qu'elle devait céder sa place à son frère Henri agé de 11 ans _avec qui elle s'étendait très mal _ . Les partisans de la jeune duchesse arguaient que cette loi était tombée en désuétude avec les changements de constitution. Cette querelle dynastique se doubla d'une querelle familiale puisque le couple royal divisé avec chacun pris parti pour un candidat : le roi défendait les droits de sa fille et la reine les droits de son fils.

Le roi décida de passer par référendum. Le 14 avril 1947, le peuple écossais donna un véritable plébiscite au roi en votant oui à la question suivante «Souhaitez vous que la distinction de sexe soit abolie pour la succession au trône d'Ecosse et que cette succession ne soit réglée que par l'ainesse ?» à plus de 78%. Une loi de succession votée de mauvaise grâce par le parlement le 8 juillet 1947 clarifia définitivement les choses : la succession au trône d'Ecosse s'effectuait selon le droit d'ainesse sans distinction de sexe ou de religion. En cas d'extinction de la dynastie, le peuple écossais serait consulté sur le futur institutionnel de leur pays : monarchie ou république.

L'Ecosse préoccupée par la tension entre les puissances occidentales et l'URSS se rapprocha peu à peu des premières, abandonnant sans le dire sa sacro-sainte neutralité. Elle essaya un temps de créer une troisième voie entre les deux blocs mais c'était une manoeuvre illusoire.

Edimbourg devait donc se positionner clairement entre une vraie et stricte neutralité comme un son voisin irlandais ou un aligement sur tel ou tel autre camp.

10-L'Ecosse dans la Guerre froide (1949-1991)

Le 14 janvier 1949, le roi Henri III en visite officielle à Copenhague tomba malade. Le stress lié à sa fonction aggravèrent le mal et malgré un retour précipité au pays, il succomba d'une pneumonie le 28 janvier à l'âge de 39 ans.

La duchesse d'Inverness, Marie devint donc la première reine d'Ecosse depuis une autre Marie, Marie Stuart sous le nom de Marie III à l'âge de 17 ans.

Belle et intelligente, la nouvelle reine se plaça dans les traces de son père en continuant la politique de rapprochement avec les Etats Unis.

Habile politicienne, elle parvint à former une coalition de circonstance entre conservateurs,libéraux et républicains (qui ne criaient pas «Vive la reine» mais «Vive l'Ecosse») regroupant 60 sièges et en s'assurant de la neutralité des communistes pour imposer la signature du traité de Washington créant l'organisation du traité de l'Atlantique Nord le 4 avril 1949, traité ratifié en juin par le parlement écossais.

Aux élections législatives de janvier 1950, le parti conservateur connait une véritable renaissance passant de 17 à 62 sièges pouvant ainsi gouverner seul alors que le parti social démocrate s'effondrait passant de 54 à 20 sièges, que l'influence du parti libéral s'effritait passant de 33 à 29 sièges alors que les communistes et les républicains ne jouaient plus qu'un rôle marginal avec respectivement 3 et 6 sièges contre 6 et 10 précédement.

A l'âge de 20 ans, la reine d'Ecosse épousa Henri Monteiller, comte de Luneville, un lointain cousin puisqu'ils avaient en un commun un certain Henri de Guise dit le Balafré.

Un mariage d'amour qui donna de merveilleux fruits : un fils Henri (1953) et deux filles Anne (1955) et Frederic (1957).

Ce fût une période bénie pour l'Ecosse qui sur fond de pétrole connaissait une croissance formidable avec des hauts fourneaux tournant à plein régime; des chantiers navals saturés, une agriculture prospère

Pourtant l'arrivée des sixties secoua durablement l'Ecosse. Les premiers baby-boomers secouèrent le vieil ordre que représentait selon eux la monarchie.

C'est ainsi qu'aux élections législatives de 1965, le Nouveau Parti Républicain fondé en 1962 devint le deuxième parti écossais avec 29 sièges derrière le parti social-démocrate (47 sièges) mais devant le parti libéral (27 sièges) et le parti conservateur (17 sièges) qui payait ses quinze années au pouvoir (1950-1965).

Le NRP fût cependant exclu du de la coalition qui regroupa le parti social-démocrate et le parti libéral.

L'image de la monarchie pourtant s'effrita. Les infidélités du prince-consort et les indélicatesses financières du frère de la reine, Henri rendaient les propositions républicaines plus séduisantes.

La reine Marie III balaya le NRP d'un revers de la main, estimant que ce n'était qu'un ramassis de crypto-communistes. Les électeurs écossais lui firent comprendre son erreur. Aux élections de 1970, le NRP gagna dix sièges.

L'alerte était chaude et la reine pris les devants. Encore populaire, elle convoqua un référendum à la question simple «Souhaitez vous le maintien de la monarchie ou son abolition au profit d'une république ?».

Le référendum du 18 mars 1970 fût sans ambiguité. Les ecossais se prononcèrent massivement pour le maintien de la monarchie avec 64.20% des voix en faveur du maintien de la dynastie des Lorraine sur le trône d'Ecosse.

Les années 70 furent également marquées par un changement diplomatique majeur. En 1971, le premier ministre social-démocrate Ian Palmerston effectua un voyage officiel à Moscou marquant la reconnaissance de l'URSS par l'Ecosse.

Le 18 novembre 1972, le peuple écossais malgré la popularité de la reine rejeta l'adhésion à la CEE tout comme son voisin norvégien.

Les élections de février 1975 marquèrent le retour au premier plan du parti conservateur sur fond de crise économique carabinée. Les conservateurs raflèrent 54 sièges, les libéraux 30 sièges, les sociaux-démocrates 22 sièges, le NRP 8 sièges et le parti écologiste 6 sièges.

En effet, malgré la découverte d'importants gisements de pétrole, les autres industries lourdes connaissaient une grave crise : les industries sidérurgiques tournaient au ralenti, les chantiers navals fermaient les uns après les autres faisant exploser le chomage, les déficit et l'inflation.

La coalition «noir-bleu» (conservateurs/libéraux) engagea une véritable politique de rigueur destiné à faire repartir la machine économique : augmentation des impôts, baisse drastique des dépenses publiques, dérégulation du marché du travail.......... .

Cette politique se montra efficace puisque dès 1981, l'Ecosse affichait un taux de croissance de 4%, un excédent budgétaire de 2.4 milliards de livres écossaises (1 milliard d'euros), une dette publique représentant 25% du PIB et un taux de chomage sous la barre des 6%

C'est sur fond de bonne santé économique que l'Ecosse connu une «révolution de palais». Agée de 50 ans mais malade, Marie III abdiqua le 14 mars 1982 au profit de son fils ainé Henri qui devint roi sous le nom d'Henri IV.

Le règne d'Henri IV fût marqué par une nouvelle tentative d'adhésion de l'Ecosse à la CEE, adhésion qui cette fois fût acceptée par l'opinion publique écossaise au prix de nombreux dérogations. C'est ainsi que le 1er janvier 1986, l'Europe des Dix devint l'Europe des Treize avec l'entrée de l'Espagne, du Portugal et de l'Ecosse.

Edimbourg bénéficia ainsi d'aides économiques importantes de l'Europe pour restructurer ses industries en déclin et relancer une agriculture longtemps cantonée au petit marché national.

Cette joie fût ternie par la mort le 8 janvier de l'ex-reine Marie III d'un cancer qui l'avait poussé à l'abdication le 14 mars 1982. Plusieurs centaines de milliers d'écossais assistèrent à ses obsèques. Conformément à ses dernières volontés, elle fût enterré aux côtés de son frère ainé, Charles (1930-1937) à Balmoral.

Sur le plan politique, les conservateurs au pouvoir jusqu'en 1990 (avec les libéraux jusqu'en 1985 puis seuls entre 1985 et 1990) se montrèrent proche des thèses britanniques d'une Europe de la coopération et non fédérale.

Elle se montra ainsi réticente à l'Europe de la défense considérant qu'elle ferait doublon avec l'OTAN dont elle était un farouche défenseur comme le prouva son attitude ferme durant la crise des Euromissiles.

Comme beaucoup d'autres, l'Ecosse fût surprise par la chute du mur de Berlin (1989) puis par l'implosion de l'URSS (1991), deux événements majeurs qui allaient obliger l'Ecosse à revoir sa politique étrangère de fond en comble.


Durant la crise des Eurmossiles, l'Ecosse fût avec la France l'un des fer de lance de l'opposition occidentale aux exigences soviétiques

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MessageSujet: Re: ROYAUME D'ECOSSE   Ven 06 Mar 2009, 11:55

11-Nouvel ordre mondial (depuis 1991)

Auparavant, les élections législatives de février 1990 marquèrent la fin de la domination du parti conservateur. Le parti social-démocrate redevint le premier parti écossais avec 44 sièges devant le parti libéral avec 32 sièges, le parti conservateur avec 27 sièges, le parti nationaliste créé en 1985 avec 15 sièges et le parti écologiste avec 2 sièges.

Les sociaux-démocrates formèrent alors une coalition violette (le rouge des sociaux-démocrates et le bleu des libéraux) qui fût confronté à plusieurs débats durant la première législature post-guerre froide (1990-1995)

Sur le plan politique intérieur, le roi Henri IV accepta le projet de nouvelle constitution qui remplaçait le texte de 1927. l'Ecosse restait une monarchie parlementaire où le roi nommait le premier ministre en tenant compte des résultats des élections législatives. Le premier ministre n'est responsable que devant le parlement et le roi ne peut le démettre qu'en cas de vote d'une motion de «défiance constructive». La principale évolution était la mise en place d'une structure fédérale : l'Ecosse était divisée en 8 provinces : Orcades, Shetlands, iles de l'Ouest, Highlands, Lowlands, Edimbourg, Glasgow et Aberdeen qui disposaient d'une grande autonomie de gestion. Conséquene logique, le parlement écossais devint bicaméral avec la mise en place d'un Sénat dont les 32 membres étaient élus par moitié par les assemblées provinciales et l'autre moitié au suffrage universel direct dans un cadre provincial.

Les premières élections de la nouvelle constitution (validée par référendum le 14 mai 1993 et acceptée par le roi un mois plus tard le 18 juin) qui eurent lieu en janvier 1995 furent marqués par un effritement du parti social démocrate avec 40 sièges (-4) devint un parti libéral stable avec 35 sièges (+3), le parti conservateur divisé perdait 10 sièges, le parti nationaliste gagnait cinq sièges avec 20 députés, le parti communiste absent depuis 1970 renaissait de ses cendres avec 15 députés et que les verts disparaissaient de l'assemblée. Quand aux assemblées provinciales, les conservateurs fort de leur ancrage remportent 6 des 8 régions ne laissant qu'Edimbourg aux sociaux-démocrates et Aberdeen aux libéraux ce qui se ressenti au Sénat ultra-dominé par les conservateurs avec 20 sièges devant les sociaux-démocrates avec 6 sièges, les liberaux avec 4 sièges et les nationalistes avec 2 sièges.

Au plan diplomatique, l'Ecosse participa à la première guerre du Golfe. La 7th Highlander Brigade fournissant un bataillon de marche qui engerbé au sein d'unités britanniques participa à la libération du Koweit (ses Centurions ayant jugés trop anciens pour affronter la Garde Républicain de Saddam Hussein) et si l'armée de l'air se contenta d'envoyer deux C130H et deux C160 Transall, la marine fit les choses en grand en déployant son porte-avions, le William Wallace deux frégates, un sous marin et plusieurs navires de soutien.

Au niveau de la construction européenne, l'Ecosse appuya de tout son poids politique les négociations qui aboutirent au traité de Maastricht (1992) qui donnait naissance à l'Union Européenne.


Durant la longue attente (septembre 1990-février 1991), les troupes écossaises réalisèrent plusieurs exercices troquant leurs fusils d'assaut Longbow pour des SA80 et aux dires des soldats écossais, ce ne fût pas un cadeau

Plus généralement, l'Ecosse entendait jouer un rôle de «petite grande puissance». Elle s'illustra par un volontarisme politique qui la poussa à fournir une part non négligeable des effectifs de la FORPRONU et plus généralement des missions de l'ONU.

Elle améliora ses relations avec les Etats Unis ce qui n'excluait pas les critiques politiques mais aussi de l'Angleterre, relations qui avaient tendues durant les dernières années Tatcher.

C'est ainsi que le premier ministre Tony Blair dont la mère était écossaise effectua en mai 1997 son premier voyage officiel en Ecosse marquant ainsi le rechauffement des relations anglo-écossaises toujours au beau-fixe aujourd'hui.

Le début des années 2000 fût marqué en Ecosse par un scandale politico-financier de grande ampleur, l'affaire Baxton-Fuller du nom des trésoriers des partis conservateurs (Ian Bawton) et sociaux-démocrate (Rob Fuller). Le 14 mars 2000, moins de trois mois après des élections favorables aux conservateurs et aux sociaux-démocrates (respectivement 45 et 42 sièges), le premier nommé fût arrêté pour corruption et détournement de fonds.

La police creusa et découvrit malgré les pressions un gigantesque affaire de corruption électorale suite à un accord de 1994. Dans une note signé par Rob Fuller, il était dit que les deux partis devaient se partager le pouvoir et pour se faire un savant système de corruption électorale fût mis en place pour éliminer le parti libéral et imposer le bipartisme.

Le scandale fût énorme et plus d'une centaine de responsables politiques furent arrêtés jetant l'oprobre et le discrédit sur une classe politique que les écossais pensaient au dessus de ça. La situation devant si tendue que le roi Henri IV imposa en septembre 2000, la dissolution du parlement et l'organisation de nouvelles élections

Le parti libéral profita à plein du rejet des deux partis éclaboussés par l'affaire. Il remporta 62 sièges contre 18 pour les sociaux démocrates et 12 pour les conservateurs alors que les communistes en remportaient 6, les verts 4 et le parti nationaliste miné par des querelles internes seulement 2.

L'année 2001 commença de manière plus apaisée que ne s'était terminée l'année 2000. En effet, le 14 février, le prince héritier Charles âgé de 21 ans épousa Moira Macdonald, fille du duc de Gloucester, apparenté aux Windsor.

Cependant l'année 2001 fût marquée par un événement bien plus dramatique avec les attentats du 11 septembre 2001. L'Ecosse apporta aussitôt une solidité sans faille et sans réserve à son allié américain.

C'est ainsi qu'au début octobre 2001, 4 F18 Hornet se déployèrent à Manas au Kirghizistan et participèrent aux raids aériens de l'opération Enduring Freedom bombardant en particulier Mazar-e-Sharif.

Ce fût le début de l'opération Celtic qui vit l'Ecosse déployer aux côté des américains un bataillon de marche généralement fourni par la 11th Lowland Infantry Brigade ainsi que des détachements mixtes d'opérations spéciales (bataillon parachutiste, bataillons d'infanterie légère et bataillon de Rangers) sans parler d'hélicoptères Bell 412.

Le 6 juin 2002, le prince héritier Jacques naquit à l'hôpital d'Edimbourg et fût aussitôt titré duc d'Inverness. Il eut une petite soeur en mars 2004 prénomée Elisabeth comme sa grand mère puis un petit frère prénomé Malcom en juin 2006.

Si les écossais assistèrent les américains dans leurs opérations en Afghanistan (au point d'être cités en exemple par le Pentagone en terme d'engagement), ils refusèrent catégoriquement de participer à la deuxième guerre du Golfe. Le 4 février 2003, le parlement écossais vota à l'unanimité moins quatre voix et une abstension une résolution refusant toute participation militaire de l'Ecosse à l'opération, résolution qui devint une loi solenelle par le vote en Congrès des deux chambres une semaines plus tard le 11 février.

En septembre 2005, les dernières élections législatives en date, le parti libéral resta le premier parti écossais avec 54 sièges devant le parti social-démocrate à 20 sièges et le parti conservateur à 15 sièges, le parti nationaliste grimpant à 13 sièges tandis que les communistes passaient à 8 et les écologistes à 10 sièges.

Depuis cette date, l'Ecosse est gouvernée par une nouvelle coalition violette (libéraux et sociaux démocrates), les prochaines élections législatives et locales sont prévues en 2010.

A suivre

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MessageSujet: Re: ROYAUME D'ECOSSE   Ven 06 Mar 2009, 16:17

Très bon départ!!!cheers

Tu as l'âme d'un Stéphane Bern ou d'un Frédéric Mittérand!

Pour l'aviation, les Fury et Gladiator sont de bonnes idées. en bombardier, tu pourrais avoir le Vildebeest et en hydravion, ce n'est pas le choix qui manque (Saunders-Roe...). Tu pourrais éventuellement te fournir chez les français (Morane) ou les hollandais (Fokker).
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