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 Royaume d'Ecosse 2.0

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clausewitz
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MessageSujet: Royaume d'Ecosse 2.0    Sam 11 Fév 2012, 18:56

ROYAUME D'ECOSSE
VERSION REVUE ET AUGMENTEE


INTRODUCTION

Il y à pas si longtemps mais tout de même cinq ans (2007), je me suis lancé dans une uchronie doublée d'une utopie, la Slavie en détaillant notamment sa marine. Au niveau du réalisme, c'était je dois dire proche de zéro, je me faisai plaisir sans réelles contraintes.

Bien vite, je me suis lassé de ce projet (que je n'ai d'ailleurs achevé qu'en 2010) et j'ai eu envie de quelque chose de neuf, de différent. Je voulais faire quelque chose de plus cadré, m'imposer plus de contraintes pour savoir si le travail uchronique était toujours aussi plaisant.

Dans un premier temps, j'ai pensé prendre les Pays Bas et imaginer qu'en 1968 après l'incendie du Karel Doorman, la Koniklijke Marine décide non pas de renoncer au porte-avions mais de conserver une capacité aéronavale sous la forme d'un Clémenceau.

Bien que l'idée d'avoir un Clemenceau escorté par un croiseur lance-missiles type De Ruyter me paru plaisante, j'ai rapidement décidé de choisir un autre pays, de «créer» une nouvelle nation ou plutôt de recréer une nation sous la forme d'un Royaume d'Ecosse indépendant.

Pourquoi ce choix ? La première raison c'est mon intérêt pour l'histoire écossaise, ma passion pour l'un des plus grands (si ce n'est le plus grand) héros de l'histoire écossaise : William Wallace plus connu sous le nom de Braveheart.

La seconde c'est que c'est un pays à l'histoire militaire riche, une histoire souvent tragique mais parfois magnifique où les tragédies de Fodden et de Culodden cohabitent avec Falkirk ou Banockburn.

Enfin la troisième c'est que c'est un pays suffisamment peuplé (5.1 millions d'habitants en 2007) et riche (grâce au pétrole de la mer du Nord) pour me permettre de créer une armée crédible avec du matériel moderne et performant. On pourrait aboutir à une Norvège bis.......... .

Qu'es-ce qui à donc cloché dans cette première version ? Essentiellement un problème de méthode car en l'absence de plan rigoureux j'ai fait n'importe quoi avec de nombreuses incohérences d'une partie à l'autre.

Sans oublier que depuis j'ai lu des choses en plus sur l'Ecosse et que j'ai évolué sur mes goûts en matière militaire notamment sur certains avions.

Après de longues hésitations, j'ai donc décidé de lancer officiellement ce 29 janvier 2012 dans une version 2.0 de mon uchronie écossaise.

Contrairement à mon uchronie sur la seconde guerre mondiale, je posterai à flux tendu. Dès qu'une partie sera terminée et que je l'aurai relue et validée, elle sera postée sur Marine Forum en espérant que de nombreux lecteurs lisent, apprécient, commentent et critiquent ma réalisation.

J'ai prévu un total de douze parties thématiques en commençant par la géographie avant une grosse partie sur l'histoire de l'Ecosse. Après des parties consacrées à l'Economie, la Culture et le Sport, je passerai à ce qui nous intéresse en l'occurence la partie militaire.

J'étudierai successivement l'armée de terre, l'armée de l'air et la marine avec à chaque fois le même plan : une histoire générale, les missions, la formation et l'entrainement, l'armement et les équipements, les bases, les projets en cours et l'ordre de bataille au 1er janvier 2012.

Les quatre dernières parties seront successivement consacrées à la Garde Royale (9-), à la Home Guard (10-), les forces de police (11-) et enfin les services de renseignement (12-)

Après cette uchronie écossaise, si j'ai le temps, j'aimerai réaliser une uchronie avec un pays essentiellement équipé de matériel soviétique. J'aimerai aussi revoir ma Slavie sous la forme d'une Confédération Yougoslave plus réaliste mais ceci est une autre histoire.

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MessageSujet: Re: Royaume d'Ecosse 2.0    Lun 13 Fév 2012, 13:34

1-GEOGRAPHIE

Carte générale de l'Ecosse

A-Principales données chiffrées

-Superficie : L'Ecosse est un petit pays avec 78772km² soit à peine un septième du territoire français. Avec un linéaire de côte extrêmement découpé, le pays des Scots (Scot(s)land) aligne 3700km

-Population : Selon les chiffres de 2010, l'Ecosse aligne une population de 5168200 habitants ce qui donne une densité assez faible de 63.5 habitants par km² bien inférieure à la moyenne européenne qui est de 100 hab/km².

Néanmoins, il existe d'énormes disparités avec près de 3292 habitants/km² dans le sud du pays notamment autour de Glasgow alors que les Highlands n'ont qu'une moyenne de 5 habitants/km².

Les taux de natalité et de mortalité sont ceux d'un pays dévellopé, un pays néanmoins vieillissant avec un taux de natalité de 10,6 pour 1000 habitants et un taux de mortalité de 11,11 pour 1000 habitants.

La mortalité infantile est de 4,9 décès pour 1000 naissances avec pour l'espérance de vie, 74,2 ans pour les Hommes et les 79,3 ans pour les Femmes. Le taux de natalité est assez faible avec 1,6 enfants par femme alors que le renouvellement des générations nécessiterait 2,1 enfants par femme.

B-Le relief

Carte du relief écossais

Au niveau de relief, l'Ecosse peut être divisée en trois zones du nord au sud :


Avec ses 1344m, le Ben Nevis est le sommet le plus élevé de l'Ecosse et des îles britanniques ce qui n'est pas la moindre des satisfactions pour les écossais

Au nord, nous avons les Highlands, la région situé au nord d'une ligne Glasgow-Perth soit plus de la moitié de la superficie du pays. Cette zone longtemps isolée et enclavée était peu hospitalière avec des vallées d'un accès difficile, des marais et des tourbières dans les plaines même si ses hauts sommets, ses torrents poisonneux et ses lacs rendait la zone moins effrayante pour le voyageur. La chaine des Grampians dans les Central Highlands constitue l'épine dorsale du pays, épine dorsale qui protégea souvent le pays des invasions méridionales. Au niveau urbain, les Highlands sont ma lotis, les villes d'Aberdeen et d'Inverness étant un peu isolées.

Entre l'Atlantique et la mer du Nord, les Lowlands forment sur une centaine de kilomètres au sud des Highlands une zone basse d'origine sédimentaire partagée par la Clyde, le Forth et le Tay, c'est que les économistes appelent «L'Ecosse utile» avec près de la moitié de la population concentrée avec les principales villes du pays : Glasgow, Edimbourg,Perth et Dundee. La région autour d'Edimbourg, le Lothian s'ouvre à l'est vers une étroite plaine côtière, couloir traditionnel d'invasions tandis qu'au sud elle rejoint les collines de la Tweed.
Les Southern Uplands occupent l'espace au sud des Lowlands. C'est un espace assez confus de collines volcaniques ou calcaires culminant à 900m. A l'est, ce sont les comtés d'Ayr, de Galloway et de Dumfries, riches en forêt et en pâturages; à l'est la fertile vallée de la Twees, vallée mainte voie disputée par l'Angleterre qui ne put conserver que la partie orientale avec la ville de Berwick que l'histoire à faite anglaise.

La frontière anglo-écossaise est une région de collines, celle des Cheviot. Cette région à longtemps été mal contrôlée et les brigands des deux pays profitaient de la mésentente entre les deux pays. Ce n'est qu'en 1822 que la calme revint dans cette région suite à une opération combinée des armées écossaises et anglaises.

L'Ecosse c'est donc également plus de 800 îles dont environ 140 sont réellement habitées. On à coutume de les diviser en quatre archipels : Hébrides intérieures, Hébrides extérieures ou occidentales, les Orcades et les Shetlands.

C-Les fleuves et lochs

-Les principaux fleuves écossais :

Les fleuves écossais sont à la mesure du pays : de taille modeste. Il existe de nombreuses rivières fort poissonneuses très appréciées des amateurs de pêche en eau vive. Quatre fleuves se détachent des autres à savoir la Tweed, la Spey, le Tay et la Clyde.


La Tweed à la hauteur de Coldstream

La Tweed est le quatrième fleuve écossais avec ses 156km qui serpentent dans la région des Scottish Borders, cette région à la souveraineté longtemps insoumise, une sorte de purgatoire entre l'Ecosse et l'Angleterre. Ce fleuve sert d'ailleurs de frontière avec l'Angleterre sur 27km dans la région de Berwick-upon-Tweed où elel se jette dans la mer du Nord.

Le Spey est le troisième fleuve écossais avec ses 172km qui serpentent dans les Highlands avant de se jeter dans la mer du Nord au sud d'Inverness mais qui ne dispose d'aucune grande ville à son embouchure.


La Clyde à la hauteur de Glasgow

La Clyde est le deuxième fleuve écossais par sa longueur (176km) mais probablement le premier par ses activités puisque c'est le fleuve qui arrose Glasgow avant de se jeter en mer d'Irlande par la longue embouchure du Firth of Clyde. La vallée de la Clyde à été longtemps l'un des poumons industriels de l'Ecosse avec des mines de charbon, des usines sidérurgiques et des chantiers navals, cette concentration de populations ouvrières lui valant le surnom de Clyde Rouge.


Carte du Firth of Tay

Le Tay est le premier fleuve écossais avec ses 193km. Il prend sa source dans les monts Grampians (où se situe le Ben Nevis, le sommet le plus élevé d'Ecosse et des îles britanniques avec ses 1344m), s'élargit dans sa partie centrale pour former un loch d'eau douce, le loch Tay, ce fleuve arrosant Perth puis se jete dans la mer du Nord via un large estuaire, le Firth of Tay où se trouve la ville de Dundee.

Autre fleuve important, le Dee. Long de 145km et se jettant dans la mer du Nord au niveau d'Aberdeen, il est connu pour arroser la résidence d'été des souverains écossais, le château de Balmoral.

-les lochs : un loch est une étendue d'eau fermée (loc d'eau douce dont le plus célèbre d'Ecosse est le Loch Ness qui abriterai un monstre lacustre) ou ouverte sur la mer (donc d'eau salée), cette dernière forme étant assez semblable aux fjords norvégiens, les imposantes falaises en moins.


Le Loch Lomond

Parmi les loch d'eau douce, on trouve par ordre décroissant de surface, le Loch Lomond (71 km²), le Loch Ness (56 km²) et le Loch Awe (39 km²).


Holy Loch

En ce qui concerne les lochs de mer, le loch le plus long est le Loch Fyne avec ses 56km de long dans la région d'Argyll & Butte (capitale Lochgilpead). Parmi les plus célèbres, on trouve le Holy Loch qui abritait jusqu'en 1992 une base de sous-marins américains et le Gare Loch, une partie du Firth of Clyde qui abrite la base de Fastlane.

D-Le climat

Le climat de l'Ecosse est généralement tempéré mais est également très variable. Réchauffée par le Gulf Stream, l'Ecosse peut connaître des températures bien plus froides que le reste des îles britanniques avec des pointes à -27.2°C. En hiver, les moyennes maximales sont de 6°C dans les Lowlands et de 18°C l'été. La plus haute température enregistrée fût de 32.9°C à Greycrook dans les Scottish Borders le 9 août 2003.

Les précipitations sont très variables. La région la plus humide ce sont les Highlands avec des précipitations annuelles supérieures à 3000 mm, précipitations bien supérieures au reste de l'Ecosse qui reçoit moins de 800mm par an.

Les chutes de neige ne sont pas courantes dans les lowlands mais deviennent plus fréquentes avec l'altitude. Braemar connaît une moyenne de 59 jours de neige par an, tandis que les moyennes des régions côtières sont inférieures à 10 jours.

Les zones les plus à l'ouest des font partie des lieux les plus ensoleillés du Royaume-Uni. 329 heures de soleil ont été enregistrées à Tiree en mai 1946 et à nouveau en mai 1975. Lerwick dans les Shetland, a environ quatre heures d'ensoleillement de plus que Londres au cœur de l'été, mais connaît le phénomène contraire au solstice d'hiver. Cependant, il n'y a pas d'obscurité complète au nord de l'Écosse au solstice d'hiver.

E-Villes d'Ecosse : une brève présentation

-Organisation administrative du territoire écossais : évolution et situation actuelle

Découpage actuel du territoire écossais

Longtemps l'Ecosse à été divisée en 33 comtés. Ces comtés sont dirigés par des intendants nommés par le roi puis à partir du XIXème siècle par le premier ministre qui soumet une liste au roi dans lequel ce dernier sélectionne des candidats.

La réforme territoriale de 1995 à remplacé les 33 comtés par 8 régions qui disposent de pouvoirs importants. La capitale Edimbourg forme un district autonome calqué sur le modèle du district de Columbia. Les capitales de région sont Dumfries, Glasgow, Dundee, Inverness, Aberdeen, Lochmady (Hebrides), Kirkwall (Orcades) et Lerwick (Shetlands).


Vue générale d'Edimbourg avec au fond le palais royal d'Holyrod

-Edimbourg : Cette ville de la côte est de l'Ecosse, baignée par le Firth of Forth est la capitale du Royaume d'Ecosse depuis 1437 abritant aussi bien le château royal d'Holyrod que le Parlement. Avec ses 457830 habitants selon les cihffres du dernier recensement (2004) est la deuxième ville la plus peuplée du pays derrière Glasgow.

Longtemps ville industrielle et industrieuse (elle est surnomée Auld Reekie la vieille enfumée), la capitale écossaise s'est depuis largement tertiarisée avec notamment la présence de plusieurs universités, d'un centre de recherche en informatique et technologie de pointe sans parler d'un effort sans précédent pour mettre en valeur le patrimoine de la ville dont une partie est classée depuis 1995 au patrimoine mondial de l'Unesco.


Le Glasgow City Chambers

-Glasgow : Cette ville de la côte ouest de l'Ecosse à l'embouchure du Firth of Clyde est donc la première ville d'Ecosse par sa population avec 579000 habitants et plus d'un 1.4 millions en englobant toute la conurbation glaswegianne soit 41% de la population écossaise.

Ville clé pour la traversée transatlantique en direction des Etats Unis, elle à bénéficié à plein de la Révolution Industrielle avec notamment des hauts-fourneaux sidérurgiques, mines de charbon et chantiers navals. Ce tissu industriel reste encore aujourd'hui important même si les services (banque, services aux entreprises) et le tourisme se sont dévellopés tout comme l'enseignement supérieur.


Vue générale de la ville d'Aberdeen

-Aberdeen : Avec ses 202370 habitants (2005), Aberdeen est la troisième ville la plus peuplée du Royaume d'Ecosse.

Premier port d'Ecosse par le tonnage, elle à profité à plein de la découverte des importants gisements pétroliers de mer du Nord en devenant à la fois un port de soutien pour l'exploitation pétrolière mais également en accueillant des raffineries, des dépôts pétroliers et des centres de recherche sur le pétrole, la pollution par hydrocarbure, les dérivés des produits pétroliers. Pas étonnant dans ces conditions que cette ville, capitale régionale soit jumelée avec Clermont-Ferrand dont la fortune est liée en grande partie à la présence des usines Michelin.

Enfin pour les amateurs de sport, le club de foot de la ville, l'Aberdeen Football Club à remporté en 1983 la Coupe des Coupes contre le Real Madrid, l'équipe écossaise étant à l'époque entrainée par un technicien appelé à un très grand avenir : Alex Ferguson.


Dundee est baignée par la rivière Tay

-Dundee : Cette ville du nord-est de l'Ecosse située à 100km au nord d'Edimbourg sur la rive nord de l'estuaire du Tay est la quatrième ville d'Ecosse avec ses 170000 habitants. Elle profite à plein de la Révolution Industrielle notamment dans l'industrie textile et agro-alimentaire, Dundee étant également le principal port baleinier des îles britanniques.

Comme toutes les villes industrielles, Dundee à connu une grave crise, de nombreuses usines fermant ce qui entraina une important émigration, la ville ayant perdu presque 40000 habitants en trente ans.

La situation s'est cependant redressée avec le dévellopement des centres de recherche dans les technologies de pointe notamment dans le domaine médical et celui des technologies de l'information et du divertissement.


Le centre ville de Dumfries

-Dumfries : Cette ville du sud-ouest du pays est une ville modeste avec seulement 38000 habitants et doit essentiellement son importance à son statut de capitale régionale.

Sa modestie s'explique par le fait qu'elle est isolée de la conurbation Glasgow-Edimbourg (The Belt) par les South Upplands dont certains sommets culminent à plus de 800m d'altitude. Ses activités principales sont essentiellement l'industrie agro-alimentaire et le tourisme


Inverness

-Inverness : Peuplée de près de 60000 habitants, cette ville du nord-ouest de l'Ecosse est implantée au fond de la rivière Ness doit sa prospérité à la présence d'un port important et de l'une des deux grandes bases navales de la Royal Scotish Navy (l'autre étant Fastlane sur la Clyde). C'est aussi une capitale régionale, celle de la région des Highlands.

-Lochmaddy : Ville très modeste dont la présence dans cette rubrique tient au simple fait qu'elle est une capitale régionale, étendant son autorité sur les Hebrides.

-Kirkwall : Peuplée de 8686 habitants, c'est la capitale régionale des Orcades

-Lerwick : Peuplée de 7700 habitants, c'est la capitale régionale des Shetlands.


A suivre

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MessageSujet: Re: Royaume d'Ecosse 2.0    Jeu 16 Fév 2012, 19:39

Oui je vais suivre en effet ma Belle-Mère (Décédée) était écossaise. C'est une contrée formidable où il y a la mer , et quelle mer, souvent furieuse et des lochs mystérieux dominés par de sombres forteresses.

Je vais suivre promi study

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MessageSujet: Re: Royaume d'Ecosse 2.0    Jeu 16 Fév 2012, 20:11

Gilles17137 a écrit:
[…]Je vais suivre promi study[…]
En sirotant un verre de Loch Lomond, évidemment Laughing

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Royaume d'Ecosse 2.0    Jeu 16 Fév 2012, 20:34

Merci à vous deux

J'ai commencé à écrire la partie historique mais comme j'aime être pointilleux j'en suis encore avant le point de divergence en l'occurence la fin des guerres civiles (1640-51) mais promis je commencerai quoi qu'il arrive à poster ce week-end.

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MessageSujet: Re: Royaume d'Ecosse 2.0    Sam 18 Fév 2012, 21:39

2-HISTOIRE

A-Préhistoire et Antiquité, l'Ecosse terre insoumise

Les recherches archéologiques ont montré que les traces les plus anciennes d'implantations humaines datent environ de 8500 a.C. Néanmoins, la dernière période interglaciaire (-130000 à -70000) au climat plus chaud aurait pu permettre à des sociétés humaines de s'implanter en Ecosse mais la dernière glaciation à peut être effacé ses traces et l'Ecosse n'est redevenue habitable que vers 9600 a.C.

Ces implantations étaient ceux de population nomades, la sédentarisation datant du Néolithique à partir du IVème Millénaire notamment dans les Orcades et dans les Hébrides.

A partir du VIIIème siècle, l'Ecosse se celtise avec l'arrivée probablement pacifique des celtes britanniques, la présence de nombreuses fortifications montrant des populations guerrières même si certains préhistoriens estiment que ses fortifications peu entretenues étaient plus symboliques que réellement efficaces.


C'est à l'empereur Claude que l'on doit la conquête de la Bretagne presque un siècle après des raids sans lendemain de Jules César (-54 et -55)

Longtemps, les différentes civilisations ont été des civilisations orales, l'écriture utilisée épisodiquement est généralisée et devient d'usage courant avec l'invasion romaine. Ces derniers qui ont pris pied sur l'île de Bretagne en -43 mettent près de quarante ans à entrer en Ecosse dans l'optique de contrôler toute l'île.

En dépit de leur savoir-faire militaire, les romains ne parviendront jamais à soumettre les Pictes, un peuple fort turbulent à tel point que les romains durent se replier derrière plusieurs séries de fortifications dont les plus célèbres exemples sont les murs d'Hadrien et d'Antonin, renonçant à conquérir et à romaniser la Calédonie.


Ce qu'il reste aujourd'hui du mur d'Hadrien

Le premier mur relie l'embouchure de la Tyne au Solway Firth et est construit à partir de 122 p.C alors que le second traversant d'est en ouest l'isthme Forth-Clyde vers 140 p.C mais en dépit d'une longueur plus courte qui le rend facile à défendre, il sera évacué à peine plus de vingt ans après sa construction en 164 p.C.

Les romains confrontés à des invasions germaniques endémiques à partir de la fin du IVème siècle décident d'évacuer l'île de Bretagne en 407, Constantin III rapatriant les légions insulaires sur le continent, laissant les britto-romains se défendrent seuls contre les invasions des peuples germaniques qu'il s'agisse des scots, des jutes, des saxons, des angles en attendant bien plus tard les vikings .


Saint Ninian

C'est aussi à cette période que commence la christianisation de l'Ecosse et ce dès la fin du 4ème siècle, cette nouvelle religion apporté par Saint Ninian se répandant dans le sud et l'est de l'Ecosse sans oublier le nord de l'Angleterre, laissant cependant de marbre les pictes qui ne se convertirent au christianisme à partir de 563 avec l'arrivée de Saint Colomba, la conversion de leur roi Brude qui régnait de 556 à 584 étant un événement décisif.


Saint Columba

La cohabitation entre Pictes et Scots devient de plus en plus conflictuelle et finit par aboutir au Xème siècle au triomphe des seconds sur les premiers, le tout sur fond de raids vikings et des convoitises des royaumes anglo-saxons sur l'Ecosse notamment le puissant royaume de Wessex.

A suivre

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MessageSujet: Re: Royaume d'Ecosse 2.0    Jeu 23 Fév 2012, 10:44

B-Anglais contre Ecossais : une lutte de trois siècles (1066-1357)

Détail de la tapisserie de Bayeux représentant le duc de Normandie

En 1066, le duc de Normandie Guillaume le Batard (qui n'est pas encore le Conquérant) débarque sur l'île de Bretagne pour faire respecter ses droits à la succession, droits qu'il tient d'Edouard le Confesseur mais que d'autres candidats lui conteste.

Le roi d'Ecosse Malcom III (1031-1093, roi à partir de 1058) fait le pari de soutenir le principal rival de Guillaume en l'occurance Edgar Atheling, petit neveu d'Edouard le Confesseur qui devient son beau frère en épousant la soeur d'Edgar prénomée Marguerite.

Guillaume Le Conquérant envahit l'Ecosse en 1072 mais plutôt que de l'affronter, Malcom III préfère se soumettre en versant un tribu et en donnant son fils Duncan en otage. L'Ecosse va ainsi rester son influence anglaise, Londres soutenant l'une et l'autre des factions qui disputent le pouvoir dans le lointain royaume.

Outre l'influence politique, cette influence fût religieuse (l'Eglise d'Ecosse se purge de ses scories celtiques et reconnaît le pape comme chef suprême de la chrétienté) et sociale avec l'introduction du système féodal.

En 1174, le roi Henri II Plantagenêt défait le roi d'Ecosse Guillaume 1er qui déporté en Normandie du reconnaître que le roi d'Ecosse était vassal du roi d'Angleterre. Néanmoins, cette vassalité fût annulée en 1189 après que Guillaume 1er eut participé au financement de la croisade de Richard Coeur de Lion.

Globalement les XIIème et XIIIème siècle sont marqués par des relations cordiales entre l'Ecosse et l'Angleterre mais tout change à la mort d'Alexandre III en 1286.


Edouard 1er longshanks (aux longues jambes)

Ce dernier laisse pour héritière une fille prénomée Marguerite promise à Edouard, fils d'Edouard 1er Longshanks ce qui pourrait conduire à une union des deux royaumes de l'ancienne Britannia romaine mais la petite fille âgée de sept ans meurt lors de la traversée entre Bergen et l'Ecosse, laissant vacant le royaume d'Ecosse et ouvrant la voie à une interminable querelle de succession dont va profiter Edouard 1er.

Celui-ci profite de la naïveté ou de la cupidité des nobles écossais qui lui demande de servir de juge de paix pour désigner le nouveau roi d'Ecosse entre les nombreux prétendants. A l'issue de la Great Cause, il choisit en 1292 Jean Balliol qui se révèle être une marionnette du roi d'Angleterre.

Sommé de fournir des troupes pour l'invasion de la France, le roi d'Ecosse avertit Phillipe IV Le Bel des intentions anglais. Un traité assistance mutuelle et réciproque est alors signé entre l'Ecosse, la Norvège et la France le 23 octobre 1295, c'est le début de la Auld Alliance qui restera en vigueur jusqu'en 1560 et le basculement de l'Ecosse dans le camp réformé.

C'est ainsi que commence la première guerre d'indépendance de l'Ecosse (1296-1398) qui est d'abord favorable aux forces anglais qui battent l'armée écossaise à Dunbar en mars 1296 ce qui pousse Jean Balliol à abdiquer au mois de juillet. La pierre du destin sur lequel les souverains écossais étaient couronnés est transporté en Angleterre, les nobles écossais faisant leur soumission à Edouard 1er.


Une vision réaliste de William Wallace.......

Dès l'année suivante (1297), les écossais se révoltent avec notamment l'action de William Wallace dont les faits d'arme ont pris un tour légendaire avec notamment le film de Mel Gibson Braveheart dont l'exactitude historique est quasi-nulle. Le 11 septembre 1297, l'armée ecossaise dirigée par William Wallace défait les forces anglaises à Stirling.


........et une vision romanesque

Plusieurs raids écossais sont ainsi menés dans le nord de l'Angleterre, obligeant Edouard 1er à envoyer toujours plus de troupes contre le désormais Gardien de l'Ecosse. Le 22 juillet 1298, les forces de William Wallace sont écrasées à Falkirk, obligeant «Braveheart» à fuir et à se cacher jusqu'à sa capture et son exécution en 1305.

La guerre continue sous la direction de Robert Bruce et de John Comyn. En février 1304, le château Stirling tombe aux mains des anglais, obligeant les écossais à négocier. L'Ecosse semblait apaisée mais les deux leaders de la lutte pour l'indépendance se disputèrent, Robert Bruce finissant par tuer John Comyn en 1306 qui avait informé Edouard 1er de la volonté de Robert Bruce de devenir roi d'Ecosse.

Dans un premier temps, Robert Bruce fût défait à plusieurs reprises, devant même se cacher pour échapper aux anglais mais en 1307, il reprit la lutte, profitant notamment de la mort d'Edouard 1er (juillet 1307) et de la faiblesse d'Edouard II qui fût ainsi défait à la bataille de Bannockburn (23 et 24 juin 1314). Ce n'est cependant que le 1er mai 1328 que l'indépendance de l'Ecosse est reconnue par Edouard III qui donna sa soeur Jeanne en mariage à David, fils et héritier de Robert 1er (traité d'Edimbourg-Northampton).


Statue de Robert Bruce au chateau de Stirling

La mort de Robert Bruce le 7 juillet 1329 laisse la couronne d'Ecosse à un roi de 4 ans, situation toujours périlleuse dont veux profiter Edouard III qui soutenu par certains nobles écossais va provoquer le début de la Deuxième Guerre d'Indépendance (1332-1357).

A la bataille de Dupplin Moor le 11 août 1332, la petite armée d'Edouard Balliol, fils de Jean bat l'armée écossaise pourtant plus nombreuses, obligeant Edouard III qui avait fermé les yeux jusque là à soutenir le nouveau roi d'Ecosse qui est pourtant battu et doit fuir en octobre 1332, poursuivit par les forces loyales au roi David ce qui donne un pretexte d'intervention à Edouard III.

David II s'exila en France pendant qu'en Ecosse, plusieurs gardiens continuaient la lutte contre Edouard III et Edouard Balliol, négociant cependant une trêve en 1336 mais la paix échoua sur le refus de David II de laisser Edouard Balliol sur le trône et de lui succéder sur le trône car ce dernier n'avait pas d'enfants.

La seconde guerre d'indépendance s'acheva pour ainsi dire en 1338, Edouard III ayant tourné ses forces vers le royaume de France qu'elle revendiquait contre Phillipe VI de Valois. David 1er revint en Ecosse en juin 1341, soutenant la France en servant d'allié de revers jusqu'à sa défaite à la bataille de Neville's Cross le 17 octobre 1346 où il capturé et détenu dix ans à la tour de Londres avant d'être libéré suite au traité de Berwick le 3 octobre 1357, la rançon exigé par les anglais ne sera jamais payé intégralement.

A suivre

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MessageSujet: Re: Royaume d'Ecosse 2.0    Dim 26 Fév 2012, 21:29

C-Indépendance et réforme

Une indépendance fragile, une royauté chaotique (1371-1542)

L'Ecosse va alors connaître près de quatre siècles d'indépendance. Cette période va être cependant une période troublée avec de nombreux conflits contre l'Angleterre et la lutte entre catholiques et réformés.


Le grand sceau de Robert II Stewart

En 1371, David II, dernier roi de la maison Bruce meurt sans descendants après un règne chaotique et lui succède Robert II Stewart, petit-fils par sa mère de Robert 1er Bruce. C'est le premier roi de la dynastie Stewart (francisé par Marie 1ère, fille de Jacques V en Stuart).


Jacques 1er

La rivalté avec l'Angleterre persiste illustrée en 1406 quand le futur Jacques 1er envoyé en France pour être mis à l'abri des coups tordus de la noblesse écossaise, notamment de son oncle le duc d'Albany est capturé par les anglais.

Il ne sera libéré qu'en 1424 après le paiement de la rançon, revenant en Ecosse avec une épouse anglaise, Jeanne de Beaufort. Il rétablit l'autorité royale, réforme le royaume, se faisant tellement d'ennemis qu'il est assassiné au couvent dominicain de Perth le 21 février 1437.


Jacques II

Son fils Jacques II lui succède, régnant de 1437 à 1460 et poursuit la politique de son père. Il tenta de profiter de la guerre des Deux Rose qui frappait l'Angleterre pour agrandir son royaume mais mouru accidentellement au siège de Roxburg


Jacques III

Son fils Jacques III né en 1452 lui succède donc et comme son père est mineur au moment de son avénement ce qui est rarement synonyme de paix et d'ordre dans le royaume. Huit ans plus tard, il se marie avec Marguerite de Danemark qui lui apporte en dot les Orcades et les Shetland.


Jacques IV

Comme son grand père Jacques 1er, il est assassiné au cours d'une nouvelle guerre civile, son fils Jacques IV né en 1473 lui succède en 1488 en ayant servit contre son gré de chef nominal aux clans opposés au roi régnant. Il agrandit encore le territoire national en récupérant les Hébrides.


Marguerite Tudor, arrière grand-mère de Jacques VI qui devint en 1601 Jacques 1er d'Angleterre

En 1503, il épouse Marguerite Tudor, fille d'Henri VII et soeur du futur Henri VIII, enclenchant le mécanisme d'union entre l'Angleterre et l'Ecosse. Le règne de Jacques IV est marqué par plusieurs conflits avec l'Angleterre mais surtout par un intense dévellopement artistique lié à la Renaissance qui réussit à toucher la lointaine Ecosse.

En 1512, le traité de 1295 instituant la Auld Alliance est renforcé, les ressortissants écossais devenant ressortissants français et inversement. A noter que ce statut n'est supprimé qu'en 1903 en France et en 1945 en Ecosse même si par tradition, les français souhaitant s'installer en Ecosse bénéficiant d'un traitement de faveur notamment quand ils souhaitent devenir citoyens écossais.

Ce traité à cependant des conséquences funestes car il prévoit une assistance automatique entre l'Ecosse et la France. Henri VIII ayant attaqué François 1er, Jacques IV est obligé d'envahir l'Angleterre. Il est défait et tué le 9 septembre 1513 à la bataille de Flodden Field, laissant l'Ecosse aux mains de régents, régnant au nom de Jacques V alors agé d'un an et demi.


Jacques V

Il ne commence à régner qu'en 1528, matant les rébellions dans les Highlands, les Orcades, les Shetland et les Hébride. Son rège peut être considéré comme réussi jusqu'à un nouveau désastre militaire le 24 novembre 1542 quand l'armée écossaise est battue par les anglais à Solway Moss, le roi absent du champ de bataille mouru un mois plus tard, laissant une fille de six jours, la future Marie Stuart, fille que Jacques V eut avec Marie de Guise.

La réforme et les deux Marie (1542-1587)

La mort de Jacques V laisse à nouveau l'Ecosse en pleine incertitude. La régence est confiée au comte d'Arran qui doit cependant composer avec Marie de Guise, la mère de Marie Stuart et surtout avec la volonté du vieux roi Henri VIII qui tente d'unir son jeune fils Edouard à l'unique héritière de la couronne d'Ecosse dans le but évident de rattacher l'Ecosse à l'Angleterre.


La belle Marie de Guise

Ce projet n'aboutira pas en dépit de plusieurs opérations militaires anglaises. En 1547, Henri VIII et François 1er meurt, laissant leurs trônes à Edouard VI et à Henri II. Ce dernier est un opposant farouche aux anglais. Influencé par les Guise, frères de Marie de Guise et oncle de Marie Stuart, il accepte l'idée d'un mariage entre Marie et son fils et héritier François.

En 1548, Marie Stuart quitte l'Ecosse pour la France ce qui la met à l'abrides menées anglaises, sa mère restant en Ecosse pour protéger les intérêts français malmenés notamment par les protestants.

En effet, depuis le début du XVIème siècle, les idées réformées venues de Suisse et d'Allemagne étaient entrées en Ecosse, aboutissant en 1528 à l'exécution sur le bucher de Patrick Hamilton, le premier martyr protestant.

En dépit de l'action du Parlement et de la répression, les réformés ne cessèrent de croitrent en nombre et en influence au grand dam de Marie de Guise, farouche catholique. Cela n'empêcha pas la reine-douarière de soutenir les pasteurs protestants pour contenir l'Angleterre alors dirigée par une reine catholique, Marie Tudor (1553-58).

Néanmoins, cette alliance contre nature ne dura pas. Le mariage de Marie Stuart et de François II en avril 1558 laisse craindre aux protestants que l'Ecosse soit réduite à terme au statut de simple province du royaume de France surtout si Marie et François ont un fils.

L'année précédente en 1557, un groupe de lord écossais, les «Lords de la Congrégation» établit un covenant pour soutenir la réforme ce qui entraine en 1558-59 une flambée iconoclaste.

L'avénement d'Elisabeth 1er encouragea les réformateurs à s'opposer à la régente qui après avoir tenté de résister du renoncer au profit des négociations destinées à simplement gagner du temps, chaque camp attendant le soutien soit de la France soit de l'Angleterre.

Les protestants prirent l'avantage en janvier 1560 quand une flotte anglaise arriva dans le Firth of Forth. Le traité de Berwick signé en février 1560 scelle l'alliance entre protestants écossais et l'Angleterre mais ce traité devient vite caduque suite à la mort de Marie de Guise en juin 1560. Un nouveau traité, le traité d'Edimbourg négocié entre la France et l'Angleterre qui prévoyait le retrait des troupes étrangères et était largement favorables aux protestants qui étaient désormais les maitres du jeu.

Un parlement est ainsi réunit le 10 juillet 1560 qui enterine le basculement de l'Ecosse dans le camp réformé. Le 17 août, le Parlement approuve la réforme de la confession de foi qui devint la confession de foi écossaise avec seulement deux sacrements sur sept, donnés uniquement par des pasteurs réforme, la célébration de la messe pouvait être passible de mort et l'autorité du pape en Ecosse rejetée.


Marie Stuart

C'est dans ce contexte houleux qu'arrive en Ecosse la très catholique Marie Stuart. Cette dernière avait embarqué à Calais en juin 1561 après avoir été une éphémère reine de France (1559-60). Peu préparée aux intrigues de cours, son catholicisme intransigeant lui alienant bien des sympathies.

Même la naissance d'un héritier, Jacques le 18 juin 1566 ne lui fût d'aucun secours face aux protestants menés par son frère naturel. Mariée successivement à lord Darnley puis au comte de Bothwell, Marie Stuart fût arrêtée par un groupe de noble et emprisonnée. Le 24 juillet 1567, elle abdiqua en faveur de son fils Jacques.

Elle réussit néanmoins à s'évader le 2 mai 1568 mais battu à Langside le 13 mai, elle se réfugia en Angleterre, espérant trouver du soutien auprès de «sa soeur» Elisabeth mais elle ne fit que se jeter dans la gueule du loup. A l'issue d'une interminable capacité de près de vingt ans, accusée de complot pour assassiner Elisabeth 1ère, Marie Stuart est exécuté au château de Fotheringhay le 8 février 1587.


Elisabeth 1ère

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MessageSujet: Re: Royaume d'Ecosse 2.0    Sam 03 Mar 2012, 22:06

D-L'Ecosse, la guerre civile anglaise et le Commonwealth

Un Stuart sur le trône d'Angleterre !

Jacques 1er d'Angleterre à la fin de sa vie (v.1621)

Agé d'à peine un an lors de son avénement, Jacques VI est donc soumis à une noblesse turbulente qu'il se chargera de mettre au pas quand il commencera son règne personnel en 1582.

En 1587, l'exécution de Marie Stuart va paradoxalement favorisé son avenir. Il dénonce sa mère _qui avait proposé un règne commun_ et l'exécution de Marie Stuart ouvre la voix à sa succesion, la reine Elisabeth 1ère étant sans enfants et l'héritier le plus proche est le roi d'Ecosse, Jacques VI étant l'arrière-arrière-petit fils d'Henri VII.

En novembre 1590, il épouse à Oslo Anne de Danemark qui lui donnera huit enfants mais seulement trois atteindront l'âge adulte : Henri-Frederic mort à 18 ans et longtemps héritier de la couronne, Elisabeth princesse palatine et future épouse de Frederic V, le roi d'un hiver et enfin Charles, le futur Charles 1er.

Partisan de la monarchie absolutiste, il peut l'imposer en Ecosse mais aurait bien plus de difficultés à l'imposer en Angleterre où le parlementarisme est fortement ancré.

Dès 1601, certains ministres d'Elisabeth dont Robert Cecil correspondent avec le roi d'Ecosse à l'insu de la «Reine vierge» pour préparer une transition sans heurts. Elisabeth 1ère meurt le 24 mars 1603 à l'aube et Jacques VI est proclamé roi d'Angleterre quelques heures plus tard sous le nom de Jacques 1er.

C'est en effet une union personnelle, sans fusion des deux royaumes en dépit des espoirs de Jacques VI/1er.

En quittant Edimbourg le 5 avril 1603, Jacques promet de revenir tous les trois ans, une promesse qu'il ne tiendra jamais.

Un roi absolu pour l'Angleterre et l'Ecosse

Charles 1er peint par Van Dyck

Jacques 1er meurt en 1625 et son fils cadet Charles lui succède sous le nom de Charles 1er. Comme son père, il est convaincu d'être un roi de droit divin et veut imposer l'absolutisme à l'Angleterre et à l'Ecosse.

Il n'à cependant pas l'intelligence et le sens politique de son père, Charles 1er ayant une personnalité rigide peu capable de compromis. Il ne faut pas non plus oublier que les parlementaires ne font pas preuve de souplesse.

Il serait intéressant de comparer les situations de l'Angleterre et de la France à cette époque. Les deux pays connaissent à la même époque une crise politique, un débat de fond résumé par cette formule lapidaire : monarchie absolue ou temperée ? Si en France, la monarchie absolue va triompher, en Angleterre c'est le parlementarisme qui va triompher à l'issue de près de vingt ans de conflit.

Je ne vais pas ici parler en détails des guerres civiles anglaises, me concentrant sur ce qui concerne l'Ecosse qui délaissée par les Stuarts (Charles 1er n'est couronné roi d'Ecosse qu'en 1633, huit ans après son avénement) va pourtant enclencher le mécanisme de la guerre civile et de l'exécution du roi.

Le conflit politique se double d'un conflit religieux. Marié à une catholique _Henriette de France, fille d'Henri IV et soeur de Louis XIII_, il est soupçonné par les puritains _dominants à Westminster_ de vouloir rétablir le catholicisme.

Alors que Charles 1er gouverne sans parlement depuis 1629, un conflit couve en Ecosse. Bien qu'officiellement calviniste, elle dispose d'évêques, une introduction tardive qui répond à la célèbre formule de Jacques VI/1er «pas d'évêques pas de roi».

La guerre des évêques

La poudrière écossaise détonne quand en 1637, Charles 1er à l'idée saugrenue d'introduire en Ecosse un nouveau livre de prières, de style anglican dans l'Eglise écossaise contre l'avis des principaux évêques et sans aucune concertation.

Cela provoque une coagulation des mécontentements, ceux des presbytériens et des nobles écossais qui se sentent délaissé par le roi d'une dynastie d'origine écossaise. En février 1638 est publié un manifeste commun pour une «Convention nationale» (National Covenant).

Les opposants au roi se trouvent un nom : les covenantaires. L'Eglise d'Ecosse devient officiellement presbytérienne au grand dam de Charles. La guerre devient inévitable mais le roi d'Angleterre se heurte à un problème : pour lever une armée, il à besoin de fonds et pour avoir des fonds il doit réunir un parlement.

Il préfère monter une armée faite de bric et de broc qui échoua faute d'une stratégie claire et de soldats insuffisament entrainés. Les convenantaires n'étaient pas mieux préparés mais leur moral supérieur triompha des forces royales. Les deux adversaires épuisés furent obligés de négocier aboutissant à la paix de Berwick le18 juin 1639, une paix provisoire cependant.

En avril 1640, Charles 1er veut mettre au pas les écossais et réunit un parlement en espérant que la révélation d'une lettre des écossais demandant à Louis XIII leur arbitrage dans le conflit avec le roi d'Angleterre ce qui constitue un cas de trahison mais le Court Parlement (avril 1640) refuse de voter les subsides pour une nouvelle guerre.

La guerre inévitable et ce ne sont pas les anglais qui tirent les premiers mais les écossais qui franchissent la frontière le 17 août et battent les forces nordistes du roi à Newburn. Un traité provisoire est signé à la fin du mois d'octobre, très favorable aux écossais suivit de la signature du traité de Londres, ratifié par le roi en août 1641.

L'Ecosse et les guerres civiles anglaises

Un an plus tard, la guerre civile éclate entre le parlement et le roi, c'est la première guerre civile anglaise qui commence donc le 22 août 1642 par le soulevement des parlementaires et s'achève en 1646 quand l'armée royale essentiellement composée d'Ecossais doit se replier à Southwell.

Elle est suivit d'une deuxième guerre civile qui s'achève le 30 janvier 1649 par l'exécution du roi Charles 1er à Londres, marquant la chute de la monarchie Stuart sur l'Angleterre.

Paradoxalement l'Ecosse qui avait été indirectement à l'origine de la guerre civile anglaise se rallie au fils du roi martyr qui est proclamé roi des écossais dès le 5 février 1649 alors que le parlement croupion abolit le 7 février la monarchie anglaise (l'Act abolishing the kingship est voté le 17 mars 1649).

Le 1er mai 1650, le traité de Breda est signé entre Charles II et les covenantaires qui marque le début d'une alliance un peu contre nature mais désormais les écossais craignent la vengeance du camp parlementaire et de leur chef Oliver Cromwell, ce dernier n'ayant guère fait de sentiments en Irlande, les écossais peuvent craindre le pire (D'ailleurs pour l'anecdote, le char Cromwell choisit par l'Ecosse à été rebaptisé Dragon au moment de sa mise en service).

Les forces fidèles à Charles II sont défaites à Dunbar le 3 septembre 1650 ce qui oblige le roi à accepter toutes les revendications des convenentaires ce qui lui permet d'être couronné roi des Ecossais le 1er janvier 1651. Cela ne change rien au cour de la guerre civile qui se termine par les défaites de royalistes à Worcester le 3 septembre 1651, obligeant Charles II à fuir en France.

Le Commonwealth et la restauration

De 1651 à 1654, une résistance royaliste non négligeable se poursuivit en Ecosse bien qu'elle soit largement diffuse depuis la prise du château de Dunnotar (au sud de Stonnehaven dans l'Aberdeenshire) en mai 1652.


Oliver Cromwell

Dès le 28 octobre 1651, le parlement croupion avait annoncé la fin de l'indépendance de l'Ecosse qui perdait son parlement à Edimbourg au profit de trente sièges à Westminster (le traité d'union qui traina en longueur fût avalisé par le lord protecteur Oliver Cromwell le 12 avril 1654 et voté officiellement le 26 juin 1657).

Durant tout l'Interègne (1649-1660), le véritable «patron» est le général Monck qui commandait les troupes parlementaires déployées dans une Ecosse encore troublée notamment dans les insoumises Highlands. Le brigandage se dévellopa, essentiellement le fait de déserteurs de l'armée parlementaire et d'anciens royalistes.

Le 3 septembre 1658, Oliver Cromwell meurt à Londres laissant incertain l'avenir de l'Angleterre et de l'Ecosse. Le fils du défunt lord protecteur Richard succèda à son père mais il était loin d'avoir l'étoffe de son père.


George Monk

Bien vite, le général Monck comprit que la solution viable était le retour des Stuart sur le trône des royaumes d'Irlande, d'Ecosse et d'Angleterre et plus précisément le retour de Charles II en exil sur le continent. Il était pour cela soutenu par une partie de l'armée qui ne croyait pas en la poursuite du Commonwealth maintenant qu'Oliver Cromwell était passé de vie à trépas.

Un coup d'état militaire déposa Richard Cromwell le 6 mai 1659 et s'en suivit une période incertaine où plusieurs factions s'affrontèrent.
Le général Monck ne tarda pas à gagner l'Angleterre depuis l'Ecosse, allant au devant d'une armée dirigée par le général Lambert, armée qui ne tarda pas à rallier le général Mock qui ne tarda pas à prendre Londres et à restaurer le long Parlement en décembre 1659. Ce n'est cependant que le 8 mai 1660 que la Convention Parlementaire proclama que Charles II était roi depuis l'exécution de Charles I, effaçant d'un trait de plume plus de dix ans d'histoire. Le fils du roi martyr quitta La Haye le 23 mai, débarqua à Douvres le 25 mai et entra le 29 mai à Londres. Il est couronné à l'abbaye de Westminster le 23 avril 1661.


Charles II

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MessageSujet: Re: Royaume d'Ecosse 2.0    Dim 11 Mar 2012, 15:26

E-De la Glorieuse Révolution à l'Acte d'Union (1688-1707)

Comme son père Charles 1er, Charles II s'intéresse peu à l'Ecosse, préférant consolider son pouvoir en Angleterre à la différence de son frère Jacques duc d'York qui est très présent en Ecosse, se préoccupant notamment de la pacification des Highlands.

Pire même, Charles II _que l'on accusait d'être crypto-catholique_ avait tenté de réintroduire des évêques dans l'église presbytérienne, provoquant une révolte durement réprimée en 1679.

Charles II n'ayant pas d'enfants légitimes, tout au tard son frère lui succédéra et le fait qu'il soit catholique inquiète le Parlement qui l'avait déjà privé de son titre de Lord de l'Amirauté.

Inquiétude à dire vrai mesurée car il était sans héritier mâle et l'hériter le plus proche _sa soeur ainé Marie_ était une bonne protestante mariée qui plus est avec Guillaume II, stadhouder des Provinces Unies.


Jacques II du Royaume Uni

Jacques II succéda à son frère en 1685 et sa volonté de tolérance religieuse bien que peut appréciée ne suscita pas une opposition farouche.

Tout changea le 10 juin 1688 quand sa seconde épouse Marie de Modène donna naissance à un fils appelé Jacques comme son père. La perspective de voir un roi catholique à nouveau sur le trône d'Angleterre inquiéta le parlement.


Marie II Stuart

Ce conflit provoque ce que les historiens ont appelé la Glorieuse Révolution qui concerne certes d'abord et avant tout l'Angleterre mais à de sérieuses conséquences sur l'Ecosse qui impose à Marie II Stuart et à Guillaume III le Claim of Rights équivalant du Bill of rights.


Guillaume II d'Orange Nassau

La majorité des écossais soutiennent Guillaume d'Orange mais une partie des écossais soutiennent le roi déchu notamment dans la région des Highlands, une première révolte jacobite secouant la région en 1689-90. La défaite de Jacques II à la bataille de La Boyne en 1690 met cependant fin à cette révolte et éteint l'espoir d'une restauration rapide du roi déchu.

La fin du XVIIème siècle est particulièrement difficile pour l'Ecosse notamment au niveau économique avec de mauvais récoltes. De plus comble de l'absurde alors que l'Ecosse et l'Angleterre ont un même souverain, ils se voient refuser l'accès aux colonies anglaises.

Mieux même, Londres fait tout pour torpiller le projet Darien d'une colonie écossaise au Panama afin de ne pas mécontenter l'Espagne alors alliée de l'Angleterre contre la France de Louis XIV, France louis-quatorzienne où de nombreux jacobites se sont réfugiés.


Anne Stuart

Cet échec précipitera l'union des deux royaumes qui feront qu'un à partir de 1707 quand est voté sous le règne d'Anne Stuart, l'Acte d'Union pour éviter le retour d'un roi catholique.

C'est la fin définitive pense-t-on de l'indépendance de l'Ecosse.

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MessageSujet: Re: Royaume d'Ecosse 2.0    Mer 14 Mar 2012, 19:02

F-Rébellions jacobites et renaissance écossaise (1707-1745)

Une première tentative avortée : le «quinze»

Le mouvement jacobite (du latin jacobus, le nom latin de Jacques II) va profiter du contexte géopolitique européen et notamment la guerre de succession d'Espagne dans lequel la France louis-quatorzienne va affronter la quasi-totalité de l'Europe pour imposer son petit fils, le duc d'Anjou sur le trône d'Espagne.


Le "Vieux Prétendant" futur Jacques VIII

Le «Vieux Prétendant» âgé de vingt-ans bénéficie du soutien de la France qui embarque à Dunkerque avec 6000 soldats français et trente navires de guerre, le corps expéditionnaire étant commandé par le maréchal de Matignon et la flotte par l'amiral Forbin. Cette expédition échoue en raison de la supériorité de la Royal Navy (23 mars 1708).


George 1er

Le 1er août 1714, Anne Stuart meurt et lui succède non pas le Vieux Prétendant mais l'électeur de Hanovre, Georges 1er (arrière petit-fils de Jacques 1er). Des jacobites d'Angleterre tente de se révolter mais la révolte est vite écrasée sauf en Ecosse avec la première révolte jacobite de 1715.

Le contexte international n'est cependant pas favorable puisque la paix est revenue en Europe avec le traité d'Utrecht qui à mis fin en 1714 à la guerre de succession d'Espagne.

Le 6 septembre 1715, le comte de Mar proclame Jacques comme souverain légitime et son armée s'empare de Perth le 14 septembre. Indécis, il reste Perth, attendant l'arrivée de renforts mais ces renforts sont ralentis par des clans loyalistes alors que les révoltes prévues dans le Devon et aux Pays de Galles sont étouffés dans l'oeuf.

Les forces jacobites se disputent, les highlanders notamment refusent de marcher vers l'Angleterre, se mutinant ou faisant défection. Les forces gouvernementales avancent, les jacobites ne pouvant compter sur le soutien du Vieux Prétendant qui n'est en Ecosse que du 22 décembre 1715 au 4 février 1716.

En 1719, ce sont les espagnols qui soutiennent le mouvement jacobite. Deux frégates débarquent un élément précurseur mais le corps principal (27 navires et 5000 soldats) est dispersé par les tempêtes.

Isolés, les 300 soldats espagnols doivent finalement se rendrent aux forces gouvernementales à la bataille de Glen Shiel.

Bien que la révolte ait été écrasée, Londres se préoccupe de soumettre les Highlands mais cette région hostile et sauvage reste largement indisciplinée.

Le «Quarante Cinq»

En 1740, éclate la guerre de Sucession d'Autriche suite au refus de la Prusse, de la Bavière et de la France de respecter la pragmatique sanction de 1738 réservant la succession de Charles VI à sa fille Marie Thérèse. L'Angleterre soutenant l'Autriche, les jacobites voient une occasion pour reprendre pied en Angleterre. Une tentative de débarquement français dans l'Essex en février 1744 échoue cependant suite à une terrible tempête.


Bonnie Prince Charlie futur Charles III

Les jacobites et leur chef, Bonnie Prince Charlie, Charles Stuart, fils du «Vieux Prétendant» débarquent sur l'île d'Eriskay dans les Hébrides extérieures le 2 août 1745. Néanmoins, les clans se mobilisent marquant le début le 19 août 1745 de la seconde révolte jacobite.

Passant en Ecosse, il réussit à mobiliser une armée conséquente, n'ayant face à eux que 4000 hommes en Ecosse, soldats inexpérimentés, la majeure partie de l'armée britannique se trouvant dans les Flandres et en Allemagne.

Bonnie Prince Charlie connu pour être une tête chaude, un être léger et superficiel se révèle à lui même en faisant preuve de prudence, de maturité avec néanmoins des coups d'audace.

Sa petite armée ne cesse de grossir et se jette sur les villes d'Ecosse. Si Inverness résiste un temps avant d'être prise le 4 septembre 1745, la ville d'Aberdeen _principal port d'Ecosse_ lui ouvre les portes dès le 17 septembre où une petite flotte venue de Dunkerque débarque un corps expéditionnaire français ce qui permet à l'armée du prince de continuer sa progression en ayant un port de soutien ou de fuite........... .

Les villes d'Ecosse tombent les unes après les autres : Dundee le 2 octobre, Perth le 5 octobre mais Glasgow et Edimbourg semblent de solides morceaux d'autant que les forces britanniques commandées par le prince de Galles en personne avaient reçu des renforts.

Croyant en sa bonne étoile, l'armée jacobite dirigée par Charles Stuart _lieutenant général du royaume d'Ecosse depuis le 1er octobre_ profite de l'inertie du futur Georges II pour s'emparer de Glasgow après un siège d'un mois (12 novembre) puis d'Edimbourg le 4 décembre.

L'armée anglo-irlandaise doit se replier dans les Lowlands harcelés par les forces jacobites, cherchant à regagner l'Angleterre avant l'hiver mais le 23 décembre 1745, les deux armées s'affrontent au nord de Dumfries au lieu dit Saint Mary.

Un temps les anglo-irlandais semblent devoir l'emporter mais Charles Stuart lance alors sa garde personnelle dans une charge désespéré qui lui permet de triompher des forces anglo-irlandaises qui repassent difficilement la frontière.

Les forces écossaises auraient pu continuer sur leur lancée mais le lieutenant général du royaume se contente de réarmer les forteresses de la frontière et d'hiverner au sud d'Edimbourg, préparant l'arrivée du Vieux Prétendant.

A Londres, le parlement whig était vent debout, réclamant une action énergique et immédiate mais George II plus allemand qu'anglais préféra négocier avec le lieutenant général qui signa au nom de son père, l'accord de Saint James le 14 février 1746.


George II, dernier roi d'Angleterre né hors du pays

Cet accord prévoyait qu'en échange du rétablissement de l'indépendance écossaise et de l'abrogation de l'Acte d'Union de 1707, les Stuarts s'engageaient à renoncer à la couronne d'Angleterre et d'Irlande, se contentant du royaume d'origine de la dynastie.

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MessageSujet: Re: Royaume d'Ecosse 2.0    Lun 09 Avr 2012, 10:17

G-Renaissance écossaise, Grande rébellion et crépuscule des Stuarts (1746-1807)

Jacques VIII par la Grâce de Dieu, roi d'Ecosse

Le 8 mars 1746, une frégate arrive à Leith, le port d'Edimbourg. A son bord, le Vieux Prétendant, Jacques Francis Edouard accompagné de sa suite venue de Dunkerque.

Son fils, lieutenant général l'accueille avec une garde armée. Les retrouvailles entre le père et le fils sont froides ce qui surprend l'assistance et les plus lucides de craindre un conflit fratricide.

Le 21 mars 1746, le nouveau roi d'Ecosse fait son entrée à Edimbourg acclamé par la foule et le peuple. Il s'installe aussitôt au château d'Holyrod sur les hauteurs d'Edimbourg bien que la demeure soit à l'abandon depuis plus de quarante ans.

Le plus dur commence car il faut recréer un état «en sommeil» depuis 1707 et l'Acte d'Union mais pour cela le nouveau roi et le lieutenant général peuvent compter sur ce que les historiens ont appelés les writers.

Il s'agit de jeunes écossais, nobles ou roturiers qui s'étaient exilés ou étaient nés en France. Formés aux professions intellectuelles, ils vont former la colonne vertébrale de l'administration écossaise, annonçant un conflit avec les clans et les vieilles familles nobles.


Jacques VIII

On prépare aussitôt le sacre de Jacques VIII qui à lieu dans la cathédrale d'Edimbourg le 4 mai 1746, une cérémonie sobre liée à la volonté du nouveau roi de ne pas s'alliener ni les presbyteriens ni les puritains.

Entre-temps, une convention (parlement non élu) à été rassemblé à Edimbourg pour effectuer un gros travail législatif, la session inaugurale ayant lieu le 27 avril 1746.

Plutôt que de reprendre les textes passés, le roi et son premier ministre, David Plumkett, comte de Stirling décide de créer une nouvelle base législative. Les négociations sont houleuses avec les parlementaires qui s'inquietent d'un retour à l'absolutisme.

Le 8 mai 1746, Jacques VIII accepte formellement un texte proposé par le parlement et inspiré du Claim of rights de la Glorieuse Révolution. Il va servir de base à toute un édifice juridique qui va aussi reprendre en les toilettant des textes plus anciens comme la Petition of rights de 1628 ou l'Habeas corpus de 1679.

Une loi électorale est également préparé prévoyant le cadre des élections législatives, imposant un renouvellement tous les sept ans (même si le roi pouvait dissoudre la Chambre des Représentants) au travers d'un vote censitaire. Une Chambre des Pairs est également mis en place avec des lords temporels héréditaires mais par de lords spirituels.

La Convention se disperse d'elle même le 14 juin 1746, les élections législatives étant prévues pour le 4 octobre 1746

Ces élections se passent dans un climat tendu et troublé, beaucoups d'écossais craignant que les perdants aux élections ne se vengent en se révoltant sans parler du fait qu'on ne fait pas confiance à George II pour respecter l'accord de Saint James.

Les élections du 4 octobre 1746 donnent une large majorité aux partisans du roi ce qui permet à Jacques VIII d'asseoir son pouvoir du moins le croit-il............. .

La grande rébellion (janvier 1747-mars 1748)

Le 15 novembre 1746 à lieu dans la grande salle du palais d'Holyrood la séance plénière du nouveau parlement écossais appelé Chambre des Représentants. 221 honorables représentants (c'est leur titre officiel) se réunissent pour continuer le travail législatif entamé par la convention.

Le discours du trône prononcé par Jacques VIII laisse beaucoup d'espoirs aux partisans d'une renaissance écossaise tranquille. Le nouveau roi promet qu'il respectera le parlement et qu'il souhaite travailler en bonne intelligence avec celui-ci.

Les problèmes ne tardent pas à arriver et notamment les problèmes religieux. En dépit de leurs conversions au presbyterianisme, le roi et le prince héritier sont soupçonnés de vouloir rétablir le catholicisme ou du moins de se rapprocher de l'anglicanisme.

A ce problème s'ajoute la question de l'accord de Saint James que certains ultra-royalistes refusent de ratifier pour ne pas compromettre une possible succession Stuart aux Hanovre.

Et pour ne rien arrangé, comme dans toute cour, il y à des rancoeurs, des jalousies et des mesquineries, des offices espérés, des postes convoités qui échappe.

En ce début de janvier 1747, la situation est mure pour éclater, un rassemblement de barils de poudre qui ne demande plus qu'une torche pour exploser.

Cette torche à un nom : Andy Warhatam. Prédicateur presbytérien, il devint pasteur d'une petite église de Glasgow en dépit du fait que son passé était marqué par de nombreuses zones d'ombre.

Bel homme, orateur flamboyant, il remporte un franc succès sous la surveillance attentive de la police qui le surveille comme le lait sur le feu.

Grisé par la foule, le sieur Warhatam se met à critiquer la personne du roi, celle du prince héritier ce qui lui vaut les foudres du palais d'Holyrod située à moins de 500m du palais d'Holyrod.

Sachant la situation instable, le roi et le prince tentent d'acheter le silence du prédicateur ou lui conseiller de modérer ses propos mais cette action à l'effet inverse de celui escompté et le prédicateur devient de plus en plus virulent dans ces propos.

Le 28 janvier 1747, il franchit la ligne jaune en appelant à un nouveau roi, un nouveau Salomon pour l'Ecosse.

Cette fois le roi ne peut faire autre chose que d'arrêter le prédicateur. Une petite troupe armée enlève le prédicateur au saut du lit et le conduit à la prison centrale d'Edimbourg.

L'annonce de l'arrestation du prédicateur provoque de violentes émeutes à Edimbourg, émeutes difficilement réprimées par la garde royale.

Le roi à pu penser que la situation s'était calmé et le 5 février, en dépit des réticence du premier ministre, Jacques VIII ordonne l'explusion sur le continent du sieur Warhatam.

Le transfert doit avoir lieu le 6 février dans le secret le plus absolu mais le carosse blindé avait à peine démarré de la prison central qu'il est entouré par une foule hostile qui massacre la faible escorte et libère Warhatam.

Cette libération met le feu aux poudres dans toute l'Ecosse. De nouvelles émeutes éclatent à Edimbourg, à Glasgow, à Dundee, à Dumfries. Dans les campagnes, de véritables jacqueries secouent l'Ecosse.

Ces émeutes éclatent avec tant de soudaineté que le pouvoir royal va longtemps croire à un véritable complot murement préparé mais encore aujourd'hui les historiens n'ont pas trouvé de trace d'un complot préparé.

La situation à Edimbourg fût rapidement rétablit par l'énergie du prince héritier qui mobilisa sa garde personnelle et récruta des mercénaires.

A la tête d'une force de 7500 hommes, il fût alors vu comme une menace par le roi qui se mit à craindre un coup d'état et une abdication forcée.

Le 4 mars 1747, il déclara d'arrestation le prince héritier qui parvint à échapper à une véritable embuscade tendue par des fidèles du roi.

Jacques VIII réfugié à Kirkcady en face de Glasgow se préparait dit-on à repartir en exil sur le continent en dépit du fait que dans les villes les partisans du roi ont fini par reprendre le contrôle de la situation.

Quand à Andy Warhatam, il est assassiné le 14 avril 1747 officiellement par un soldat royaliste en rupture du ban et cherchant à se faire pardonner mais il me semble qu'un différent d'ordre privé (Warhatam aurait courtisé la femme du soldat en question) en soit le véritable motif.

Si les villes sont apparemment sous le contrôle du pouvoir, les campagnes sont largement insoumises.

La situation semble se stabiliser à l'été 1747 mais le prince héritier à le malheur de se brouiller avec le duc d'Aberdeen suite à son refus d'épouser sa fille ainée.

Le duc d'Aberdeen devient le point de cristallisation des mécontents qui créé un convenant le 14 septembre 1747 qui réclame rien que moins que l'abdication du roi et le renoncement du prince héritier.

La guerre civile éclate le 21 septembre 1747 quand une troupe de cavaliers royaux échoue à capturer le duc d'Aberdeen.

Les deux camps ne cessent de s'armer, les révoltés peuvent compter sur le soutien des princes protestants alors que le roi d'Ecosse ne peut compter que sur lui même, la France de Louis XV tout comme l'Espagne de Ferdinand VI refuse d'aider l'Ecosse.

Les révoltés défont les troupes royales à la bataille de Crieff le 4 octobre 1747 puis à Balloch le 11 octobre, s'emparant dans la foulée de Glasgow le 15 octobre.

Les Stuarts semblent à nouveau condamnés à l'exil même si leurs adversaires commencent à se quereller sur la marche à suivre sans parler d'un partage prématuré des dépouilles.

C'est alors que la chance qui avait si longtemps fui les Stuarts va leur sourire. Les insurgés ivres de leurs succès commettent une erreur stratégique lourde de sens : ils demandent l'aide de l'Angleterre qui trop contente de donner une leçon aux Stuarts envoie un corps expéditionnaire.

En réalité, l'enquête menée ultérieurement par le procureur royal montrera que dès le début le duc d'Aberdeen tenait informé le gouvernement britannique de son funeste destin. Les navires et les soldats anglais étaient donc prêts à partir.

Un premier corps expéditionnaite s'empare de Dundee le 4 novembre et un second d'Inverness le 10 novembre, deux colonnes semblaient devoir converger en compagnie d'une troisième colonne de «rénégats» venue de Glasgow pour prendre en tenailles la ville d'Edimbourg mise en défense par le roi et le prince héritier reconciliés.

Les Stuarts bénéficient largement de cette erreur stratégique. Non seulement les indécis se rallient comme un seul homme au pouvoir Stuart mais certains clans hostiles changent de camp ou optent pour une neutralité bienveillante vis à vis du pouvoir royal.

Le prince héritier, chef de guerre hors pair, comprend rapidement que la seule stratégie c'est d'empêcher la jonction des trois corps. Il laisse un mince cordon face aux «rénégats» pour jalonner l'ennemi et y mettre des coups de sonde avant de concentrer son action sur les deux corps anglais.

Le 21 novembre 1747, les highlanders du duc de Stirling écrasent les soldats britanniques près de Perth, les survivants ne devant leur salut qu'à une évacuation menée par des navires de la Royal Navy.

Le 28 novembre, les forces dirigées en personne par le duc d'Inverness et prince héritier défont les forces du duc de Cumberland prêt de Stirling, une bataille couteuse en vie humaine marqué par des atrocites de part et d'autre.

Les rebelles sont donc seuls en piste. Les forces du duc de Stirling et du duc d'Inverness affrontent les rebelles du duc d'Aberdeen et les défont dans la banlieue de Glasgow le 5 décembre 1747. Les survivants tentent de gagner Inverness mais sont battus à Culloden prêt d'Inverness le 12 décembre 1747.

Les Stuarts mettent alors le siège sur Inverness toujours tenu par 2000 britanniques. Si le prince est partisan d'attaquer pour donner une leçon aux anglais, Jacques VIII préfère négocier et le siège est levé quinze jours plus tard après l'évacuation de la garnison britannique par la Royal Navy.

Dundee lui est attaqué par le duc de Stirling et la ville est reprise le 7 janvier 1748, les prisonniers étant rapidement convoyés à la frontière et échangés à Berwick contre des prisonniers écossais.

La Grande Révolte s'achève au printemps 1748 quand les derniers foyers sont éteints. La répression est impitoyable. Les chefs de la rébellion sont exécutés (décapités ou pendus), de nombreux seconds couteaux sont condamnés à de lourdes peines de prison, certains étant déportés dans les Orcades.

Les chefs des clans rénégats sont privés de leurs privilèges et de leurs titres, leurs bien saisis et leurs descendants vont longtemps être méprisés, vivre comme des pestiférés.

Cette Grande Rébellion et la dure répression à servir d'acte fondateur à la nouvelle Ecosse obligeant le roi et le prince héritier une fois l'alerte passée à lacher du lest.

Le règle de Jacques VIII après la Grande Révolte est marqué par une grande modération avec l'établissement de la tolérance religieuse en 1752 et une politique de dévellopement économique dont les principes sont largement inspirées des idées des physiocrates.

Charles III et Henri 1er ou le crépuscule des Stuarts

Charles III

Jacques VIII tomba gravement malade en 1758. Il se rétablit mais deux ans plus tard, il fût victime d'une attaque cérébrale. Incapable de gouverner, le parlement désigna son fils, duc d'Inverness et prince héritier comme régent du royaume d'Ecosse en attendant que le duc d'Inverness deviennent roi ce qui devint effectif le 1er janvier 1766 à la mort de Jacques VIII.

Le soutien anglais à la Grande Révolte avait rendu plus que fraiches les relations entre Edimbourg et Londres, une sorte de paix armée entre les deux, paix armée symbolisée par la construction d'une ligne fortifiée à la frontière sud pendant que les forts côtiers étaient reconstruits.

Néanmoins, Georges III _premier vrai roi anglais de la dynastie hanovrienne_ souhaite pacifier les relations entre les deux pays. Geste symbolique, il fait transporter sous bonne escorte la pierre de Scone sur lesquels les rois d'Ecosse avaient été couronnés de 877 à 1292 avant d'être prise par Edouard 1er en 1296. Charles III remercia chaleureusement son cousin (George III avait pour ascendante Elisabeth Stuart fille de Jacques 1er) et se rapprocha à pas comptés de l'Angleterre ce qui provoqua plusieurs révoltes durement réprimés.

Cette politique anglophile était incompréhensible pour l'ecossais de base qui réagissait souvent plus par les sentiments que par la raison. Plusieurs révoltes et émeutes urbaines accompagnèrent le règne chaotique de Charles III qui pour ne rien arranger n'avait pas d'héritier.

Par une malchance incroyable, ses deux filles moururent en bas-age. Ces drames associés à l'attitude digne de la reine Marie Christine de Oldenbourg réhaussèrent le prestige de la royauté Stuart qui vivait une véritable crise car l'héritier du trône, Henri Stuart, duc de Glasgow n'avait lui non plus pas d'héritier.

Charles III mouru en 1788 à l'age de 63 ans. Son frère Henri agé de 59 ans lui succèda sous le nom d'Henri 1er. Ce fût l'un des règnes les plus calamiteux de l'histoire écossaise qui n'en manquait malheureusement pas.


Henri 1er d'Ecosse

Paresseux, ignare, indolent, pusilanime, voilà les adjectifs que l'on accolait le plus souvent à Henri 1er d'Ecosse. Roi malgré lui, il préféra s'occuper de ses faucons et correspondre avec les philosophes d'Europe plutôt que se méler aux affaires de l'Etat.

La réalité du pouvoir appartenait ainsi au comte de St Andrews, Theodore Benett. Intelligent, séduisant et beau-parleur, il se comporta comme un quasi-roi obtenant tout du roi. Autoritaire et cassant, il se fit beaucoup d'ennemis mais ces derniers n'osèrent pas l'affronter frontalement en raison de sa popularité parmi le petit peuple d'Edimbourg. C'était bien le seul noble qui pouvait se promener dans les quartiers mal-famés de la capitale sans une forte escorte.

A partir de 1805, la santé d'Henri 1er se dégrada sérieusement. Le dernier roi Stuart confia dans son testament le statut de régent au comte de St Andrews avant de mourir le 14 mars 1807. Signe de son impopularité, il fût enterré en catimini sous la dalle de la chapelle du château d'Holyrood.

Le corps du dernier roi Stuart à peine enterré, le comte de St Andrews se proclama régent mais les oppositions réveillées par la mort du roi s'unirent provoquant une nouvelle guerre civile.

A suivre

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MessageSujet: Re: Royaume d'Ecosse 2.0    Sam 05 Mai 2012, 18:08

H-République ou monarchie, un dilemme pour les écossais (1807-1811)

Encore une guerre civile..........

Bien que le compte de Saint Andrews ait été considéré durant le règne d'Henri IX comme le véritable maitre du pouvoir à Edimbourg, il n'est pas pour autant un despote aux pouvoirs illimités.

Roi peu brillant, le dernier Stuart eut cependant l'habileté de placer aux côtés du comte de Saint Andrews un conseil de régence où Théodore Benett n'avait pas que des amis et des affidés.

Pendant les trois premiers mois, une sorte de paix armée régna entre les quinze membres du conseil de régence qui se contentèrent de gérer les affaires courantes en attendant de décider de l'avenir de l'Ecosse.

Les quinze membres du Conseil de Régence étaient parfaitement d'accord pour maintenir un roi à la tête de la monarchie mais en l'absence d'un Stuart et le refus d'un membre proche ou lointain de la dynastie hanovrienne, il fallait se résoudre à trouver un prince étranger, si possible protestant.

Seulement voilà, les candidats ne se bousculaient pour diriger ce petit et pauvre royaume, perdu là-bas dans les brumes.

Le Conseil ne tarda pas à se déchirer entre pro-anglais, pro-français et neutralistes, ces derniers étaient bien en peine de pouvoir expliquer leur position. Choisir un prince français ou issu d'un pays allié à Napoléon 1er et c'était s'aliéner l'Angleterre et choisir un prince anglais, autrichien ou russe et c'était s'aliener l'orgueilleux empereur des français sans oublier la question religieuse.

Ces querelles politiques s'ajoutèrent à une économie en pleine crise suite à plusieurs mauvaises récoltes. Le peu d'intérêt du roi et du comte de Saint Andrew _grande propriétaire terrien_ pour l'industrie avait laissé la petite industrie écossaise à la merci de l'industrie anglaise plus puissante et mieux organisée.

Le mécontentement ne cessa de monter jusqu'au 14 décembre 1807 quand suite à un coup d'état, Théodore Bennett se proclama roi sous le nom de David III et chassa le conseil de régence, déclenchant une véritable guerre civile.

Cette guerre opposa trois grandes factions aristocratiques. L'armée royale restée fidèle au nouveau souverain s'opposait au duc de Perth et au duc de Stirling, deux lointains cousins des Stuarts dont la prétention à la couronne étaient bien plus sérieuses que celle de David III issue d'une famille anoblie par Jacques 1er.

Le pays sombra dans le chaos le plus complet, chaos aggravé le 5 mars 1809 quand le général Monroe marcha avec ses troupes sur Edimbourg et proclama la république.

Profitant de la stupeur de ses opposants, il reprit une à une les différentes villes, devenant le maitre absolu de l'Ecosse en juin 1810 quand le roi David III succomba au siège d'Inverness.

Le grand port du nord devait en effet accueillir des mercenaires recrutés en Allemagne avec la bénédiction de Napoléon 1er qui n'appréciait guère le général Monroe, une détestation mutuelle liée parait-il à une histoire de femme.

Le port qui s'était rallié au gardien et protecteur de l'Ecosse avait donc été attaqué par David III qui fût tué par un tireur d'élite alors qu'il inspectait les positions de ses troupes.
Le duc de Perth lui avait été assassiné par l'un de ses garde du corps le 12 janvier 1810 alors que le duc de Stirling avait trouvé refuge en Angleterre où il avait succombé à la tuberculose en mars 1810.

La République dieu nous en préserve..........

Si le général Monroe s'était révélé un habile chef de guerre, il se révéla un piètre politique, incapable de répondre aux attentes des écossais.

Des élections organisées en septembre 1810 donnèrent un parlement conservateur mais un parlement dont les convictions républicaines étaient plutôt tièdes. En somme les représentants pouvaient trouver à leur goût aussi bien une république conservatrice que le rétablissement de la monarchie.

La crise économique qui frappait l'Ecosse depuis cinq ans en raison notamment du blocus continental fût aggravé par le contre-blocus imposé par l'Angleterre qui persuadé du basculement iminent de l'Ecosse du côté français imposant un blocus sévère à l'Ecosse qui étrangla un peu plus l'économie écossaise qui n'avait pas besoin de ça.

A l'économie en panne s'ajouta une instabilité politique, le général Monroe changeait de premier ministre au gré de ses humeurs, donnant sa faveur un clan pour lui retirer le lendemain. Derrière cet apparent machiavélisme, se traduisait en réalité une incapacité à lâcher les rennes du pouvoir et à offrir une politique claire et cohérente.

Si vous ajoutez à ces deux élements, une série de scandales financiers et de moeurs, vous comprendrez que l'idée républicaine à été durablement discréditée par la dictature du général Monroe.

Ce dernier joua le tout pour le tout en menant un coup d'état le 14 mars 1811 qui chassa le parlement pour aboutir de fait à une dictature militaire puisque seule l'armée le soutenait encore.

La bourgeoise intellectuelle et marchande qui avait espéré de la république un changement radical avaient depuis longtemps rejoints les partisans d'un rétablissement de la monarchie.

Le 4 juin 1811 alors que le général Monroe passait des troupes en revue sur la place centrale d'Edimbourg, un soldat sorti brusquement du rang le poignarda à douze reprises avant d'être abattu.

Ainsi prit fin la dictature du général Monroe qui discrédita l'idée républicaine à tel point que cette forme de gouvernement fût vue comme une abomination jusqu'au 20ème siècle.

A suivre

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MessageSujet: Re: Royaume d'Ecosse 2.0    Mer 17 Oct 2012, 17:16

I-Un français sur le trône d' Ecosse

Vive le roi........en français dans le texte

La mort du général Monroe entraina un dangereux vide politique heureusement comblé par le parlement qui montra un républicanisme si fort que le général à peine enterré, il mit en place un conseil de régence destiné à préparer la restauration.

Ce conseil de dix-sept membres nomma trois émissaires destinés à sillonner l'Europe pour proposer la couronne d'Ecosse à un prince.

Comme en 1807, les candidats ne se bousculèrent pas mais alors que les trois émissaires s'apprêtaient découragés à rentrer à Edimbourg, un candidat improbable se présenta à eux à Paris.


Charles IV

Agé de 27 ans, Charles comte de Bar et duc de Lunéville fit acte de candidature pour la couronne d'Ecosse.

Lointain descendant des Guise, ce colosse de 2m et de 110kg était le «mouton noir» de la famille des Lorraine-Baumont puisqu'il s'était converti par amour pour une prince saxonne au calvinisme.

Cette princesse Marie-Dorothée lui avait déjà donné trois enfants, un fils Maximilien (né en 1805) et deux filles Théodora (née en 1807) et Marie (née en 1808).

Le parlement averti sonda Londres sur ce candidat, un sondage officieux et clandestin pour ne pas échauffer l'opinion publique écossaise.

Londres n'ayant aucune objection de principe, le Parlement avalisa la candidature du duc de Lunéville (dont le titre était d'ailleurs contesté par sa famille) le 14 septembre 1811.

Le futur roi d'Ecosse fût ainsi titre Duc d'Inverness qui allait être à partir de maintenant, le titre porté par l'héritier de la couronne.

Il embarqua à Boulogne le 2 novembre 1811 sur une frégate du Naval Service et arriva le 13 novembre à Inverness où le duc fit son entrée sous les vivats de la foule qui espérait que ce nouveau roi ramenerait la paix et la prospérité en Ecosse.

Le 2 décembre 1811, il fit son entrée à Edimbourg, recevant des bourgeois de la ville les clés de la cité qui reçut confirmation de ses droits et privilèges.

Connaissant le poids des symboles, le duc d'Inverness s'installa dans la caserne de la Garde Royale, refusant de s'installer au château d'Holyrod tant qu'il ne serait pas couronné.


Palais royal d'Holyrod

Les préparatifs prirent du temps et cette cérémonie fût l'occasion d'une passe d'armes entre le duc d'Inverness partisan d'une cérémonie fastueuse et le Parlement qui renaclait à désserer les cordons de la bourse, bourse assez peu garnie à dire vrai.......... .

Finalement c'est le 8 mars 1812 que Charles, duc d'Inverness (il avait renoncé à ses autres titres nobiliaires) fût couronné roi d'Ecosse sous le nom de Charles IV pour signifier qu'il s'inscrivait dans les traces de la dynastie précédente.

Installé au palais d'Holyrod, il ne tarda pas à faire parler sa formidable puissance de travail et son intelligence politique.

Charles V, roi des Ecossais (1812-1838)

Il accorda ainsi en septembre 1812 une charte constitutionnelle qui en fait ne faisait que rétablir la situation à la mort d'Henri IX, la majorité des textes votés ou sortis durant la période des Troubles étant abrogés. Le vote de cette charte entraine la modification de la titulature du roi qui devient Charles IV, par la grâce de Dieu et du droit,roi des Ecossais

Intelligent et lucide, Charles IV veilla à conserver de bonnes relations avec l'Angleterre mais aussi avec la France napoléonienne ce qui était une véritable gageure. Il y parvint néanmoins en jouant de la politique de la bascule, faisant monter les enchères.

«Pire qu'un bedouin, un écossais» dira un ambassadeur anglais dépité de la faculté des écossais de négocier, de tirer le maximum de leurs interlocuteurs sans rompre les négociations.

La position écossaise paradoxalement eut le mérite de favoriser Edimbourg après la chute de Napoléon à tel point que le Congrès de Vienne qui redéssina la carte de l'Europe aurait pu se tenir à Edimbourg si les négociateurs anglais, russes, autrichiens n'auraient pas préféré Vienne aux frimats de la capitale écossaise.

Le 14 janvier 1816, un illuminé Peter Nosc tenta de poignarder le roi qui ne fût que légèrement blessé par la lame.

En dépit de la volonté du roi de gracier le pauvre hère, la Haute Cour (émanation de la Chambre des Lords) décida de juger le régicide qui fût condamné à être pendu, écartelé et décapité (Hanged Drawned et Quartered).

Jugeant ce chatiment trop barbare, le roi gracia le condamné qui fût pendu. Peu après le roi fit passer via son ministre de la justice une loi imposant la pendaison comme mode d'exécution aussi bien pour les nobles que pour les roturiers.

Nouvelle plus heureuse, le 12 septembre 1816, la reine Marie-Dorothée donna naissance à un fils prénomé Jacques.

Sur le plan économique, l'Ecosse adopta une politique protectionniste pour protéger son industrie qui avait longtemps souffert de la concurrence anglaise.

Sur le plan politique, Charles IV accepta de jouer le jeu parlementaire même si il pesait de tout son poids jusqu'à refuser de nommer premier ministre le chef du parti vainqueur aux élections au profit d'un homme politique de son choix, position que les deux partis, le parti libéral et le parti national acceptèrent pour l'instant............ .

Le 14 mars 1838, le roi Charles IV est victime d'une attaque (un accident vasculo-cérébral dirait-on aujourd'hui) qui le laisse paralysé.

Ne pouvant plus assurer ses fonctions, il doit céder l'essentiel de ses prérogratives à son fils Maximilien, duc d'Inverness et prince Royal d'Ecosse agé de trente-trois ans qui devint régent.

Une nouvelle attaque emporta le premier roi de la nouvelle dynastie le 24 juin 1838 à l'âge de 54 ans alors qu'elle se remettait de la première attaque dans le magnifique château qu'il avait construit sur les hauteurs d'Aberdeen.

La mort de Charles IV entrainant une semaine de deuil national, un deuil sincère à en croire tous les observateurs étrangers présents sur place. Le cercueil du roi quitta en bateau la ville d'Aberdeen pour rejoindre en bateau la capitale Edimbourg.

Le cercueil suivit par sa veuve (mais point par le nouveau roi selon la tradition de «le roi est mort vive le roi»), par son fils cadet Jacques et ses filles Théodora et Marie. Une délégation du parlement, des corps constitués et de l'armée suivit également le cercueil monté sur un affût d'artillerie tracté par seize chevaux.

Exposé dans la nef de la cathédrale d'Edimbourg pendant une semaine, il est ensuite enterré dans la nécropole royale construite à proximité de la cathédrale même si le monument funéraire ne fût achevé qu'en 1843.

A suivre

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MessageSujet: Réponse sur le royaume d'Ecosse.   Lun 05 Nov 2012, 11:46

Bonjour cher camarade,
J'ai ouie dire qu'un référendum était en gestation pour accorder l'indépendance de l'Ecosse.Le scrutin devrait avoir lieu cette année.
Bien entendu,les Anglais s'y opposent.

Bien cordialement MONCEY
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MessageSujet: Re: Royaume d'Ecosse 2.0    Lun 05 Nov 2012, 21:01

Exact, je l'ai entendu. Cela va faire plaisir à Bill. lol!

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MessageSujet: Royaume d'Ecosse   Mar 06 Nov 2012, 08:56

Bonjour camarade,
Charles IV a commandé la régiment de Gendarmerie de Lunéville ou a servi mon pseudo.
C'était un régiment d'élite ou le simple soldat devenait Lieutenant dans les régiments de ligne.C'est ce qu'a effectué Bon Adrien Jannot sieur de MONCEY,Maréchal d'Empire,Duc de Conigliano,
1 er Inspecteur Général de la Gendarmerie Impériale.

Bien cordialement MONCEY.
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MessageSujet: Re: Royaume d'Ecosse 2.0    Mar 06 Nov 2012, 10:46

Le Charles IV de mon uchronie succède au Charles III de la dynastie Stuart. Son titre de duc de Bar et de Luneville est une commodité pour moi, lui donner une titre noble. Je n'ai pas creusé pour savoir si c'était totalement véridique. thumleft

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MessageSujet: Royaume d'Ecosse.   Mer 07 Nov 2012, 14:56

Bonjour camarade,
Je confirme que le Régiment de Gendarmerie de Lunéville à dominante Ecossaise à bien existé du 13 ème siècle à 1788 date de sa dissolution et d'être reversé dans l'Armée Napoléonienne en 1790.
Il y avait 90% d'Ecossais dit de la Haute Terre,et 10% de Français.Ce régiment appartenait à la Haute Gendarmerie par opposition à la basse Gendarmerie.Sous l'ancien régime,la Haute Gendarmerie
comprenait le Régiment de Gendarmerie de Lunéville,les Mousquetaires noir et gris,les prévôts et sénéchaux,alors que la basse Gendarmerie comprenait les gardes Suisse et la garde des palais royaux.
Ceux qui ont servi en qualité d'homme du rang jusqu'à caporal dans le régiment de Gendarmerie de Lunéville,prenaient le grade de 2 ème Lieutanant dans les régiments de ligne.C'est ce qui est arrivé
à Bon Adrien Jannot,sieur de MONCEY qui est devenu par la suite Maréchal d'Empire,Duc de Conigliano,1 er Inspecteur Général de la Gendarmerie Impériale.
Louis XV a obligé la Gendarmerie de Lunéville à se tenir à la droite des Armées mais à la gauche de sa majesté.Ce qui est toujours en vigueur,Napoléon quant à lui a demandé à la Gendarmerie Impériale
de défiler en tete des armées,ce qui est toujours en vigueur,ormis le fait que polytechnique est la toute première parce qu'elle est à moitié civile.

Bien cordialement MONCEY
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MessageSujet: Re: Royaume d'Ecosse 2.0    Mer 13 Mar 2013, 11:11

Bonjour à tous.

Salut Claus.

Pour l'information de tous, un rapport très complet du RUSI (think tank britannique) sur les conséquences d'une écosse indépendante avec des infos sur le budget et une possible structure des forces écossaises.

Lien ci-dessous :
http://www.rusi.org/publications/other/ref:O4F8C187A31B6E/
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MessageSujet: Re: Royaume d'Ecosse 2.0    Mer 13 Mar 2013, 11:34

Merci de l'info.

Cette uchronie est un peu en jachère, ayant moins de temps aujourd'hui et privilégiant mon uchronie sur mon blog.

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MessageSujet: Re: Royaume d'Ecosse 2.0    Jeu 14 Mar 2013, 09:50

Tu peux mettre l'adresse de ton blog en lien?
Mon uchronie sur l'Epire s'étire quant à elle lentement dans des fichiers word.
Je m'enlise dans divers problèmes d'organisation et de budget pour la rendre crédible!
Pas facile avec un pays de 20 000 km2 et 2 millions d'habitants!
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MessageSujet: Re: Royaume d'Ecosse 2.0    Jeu 14 Mar 2013, 13:20

fanaPHIB a écrit:
Tu peux mettre l'adresse de ton blog en lien?
Mon uchronie sur l'Epire s'étire quant à elle lentement dans des fichiers word.
Je m'enlise dans divers problèmes d'organisation et de budget pour la rendre crédible!
Pas facile avec un pays de 20 000 km2 et 2 millions d'habitants!

pas de probleme: trouve du Petrole et du Gaz !!!

regarde la Norvege, 5- 6 millions d'habitants et pas de soucis

le seul soucis de l'Ecosse est l'angleterre !!
figure toi qu'au depart d'Edimburg il y a plus de vol vers Amsterdam que vers Londres !!
lol!
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MessageSujet: Re: Royaume d'Ecosse 2.0    Jeu 14 Mar 2013, 17:27

fanaPHIB a écrit:
Tu peux mettre l'adresse de ton blog en lien?
Mon uchronie sur l'Epire s'étire quant à elle lentement dans des fichiers word.
Je m'enlise dans divers problèmes d'organisation et de budget pour la rendre crédible!
Pas facile avec un pays de 20 000 km2 et 2 millions d'habitants!

Voici le lien

http://clausuchronia.wordpress.com/

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MessageSujet: Re: Royaume d'Ecosse 2.0    Jeu 14 Mar 2013, 17:54

Personnellement moi je préférais quand tu postais l'uchronie sur le forum ... Confused

Je me perds un peu dans les dédales de ton blog, quoique j'apprécie toujours autant le projet Very Happy
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