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 ROYAUME D'ECOSSE

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clausewitz
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MessageSujet: Re: ROYAUME D'ECOSSE   Lun 14 Juin 2010, 12:13

Landing Platform Dock classe Banockburn

Les Banockburn et les Falkirk sont quasiment identiques au Rotterdam de la marine royale néerlandaise

C'est à partir de 1989 que le remplacement des King Arthur est étudiée. On décide de s'équiper de navires plus gros et mieux adaptés aux interventions lointaines que des navires lents et plus adaptés aux traversées en Europe entre les îles britanniques et l'Europe continentale.

La fin de la guerre froide et les fameux «dividendes de la paix» menace ce programme tout comme ils ont coulé le programme de remplacement du William Wallace.

La multiplication des opérations extérieures avec la guerre du Golfe, la Somalie, la Bosnie rend plus que nécessaire le remplacement des King Arthur. Il faut cependant attendre 2002 pour que le projet aboutisse enfin quand la marine écossaise signe avec les chantiers Royal De Schelde de Flessingue aux Pays Bas, un contrat pour la construction de deux Landing Platform Dock de type Rotterdam.

Le feuilleton n'est cependant pas terminé et en 2003, le deuxième navire devint optionel ce qui n'augure sur le moment rien de bon.

-Le Banockburn est mis sur cale aux chantiers navals Royal De Schelde le 17 mars 2003 lancé le 24 mars 2005 et admis au service actif le 14 juin 2006. Le lendemain, le Galahad est désarmé laissant orphelin le King Arthur.


Les essais du Banockburn et son efficacité durant les exercices OTAN et plusieurs déploiements en outre-mer ont montré l'utilité de ce type de navire (pour ceux qui en douterait encore) et comme un navire peut être endommagé ou tomber en panne, un deuxième navire est jugé nécessaire.

Le contrat du Falkirk aurait du être signé en 2005 mais des problèmes financiers ont retardé la signature jusqu'en janvier 2007.

-Le Falkirk est mis sur cale aux chantiers navals Royal De Schelde le 10 février 2008 lancé le 12 février 2010 pour une admission au service actif prévue pour avril 2011, date à laquelle le King Arthur sera désarmé après 42 ans de carrière.

Le Banockburn comme le Falkirk sont ou seront basés à Faslane dans l'estuaire de la Clyde.


Le Rotterdam survolé par un Lynx et ayant lâché l'un de ses chalands

Caractéristiques Techniques des LPD classe Banockburn

Déplacement : standard 9500 tonnes pleine charge 12750 tonnes

Dimensions : longueur (hors tout) 166.20m (entre perpendiculaires) 139.55m largeur 25m tirant d'eau 5.90m

Propulsion : 4 diesels-alternateurs Werkspoor Wartsilä et 4 moteurs électriques Holec de 4080ch soit une puissance totale de 16320ch entrainant deux hélices à pas fixe. Un propulseur d'étrave de 130 kW

Performances : vitesse maximale 20 noeuds distance franchissable 6000 miles nautiques à 12 noeuds 2000 miles nautiques à 20 noeuds

Electronique : radar de veille DA 08 Système de veille infrarouge IRSCAN un radar de navigation Scout et deux radars de navigation Decca; un détecteur Argo 4 lance-leurres SRBOC Mk36 un bruiteur remorqué SLQ 25; système de direction de combat MCCIS avec liaison 11; système de transmission integré ICCS 4, systèmes de transmission par satellite ESI et Immarsat, système de transmissions interarmées Bowman.

Armement : deux tourelles doubles Breda de 40mm, 8 mitrailleuses de 12.7mm et un lanceur Sadral pour missiles Mistral

Installations amphibies et capacités :

-Plate-forme hélicoptère de 1400 m² (56m de long sur 25m de large)

-Hangar de 510 m² (34m de long sur 15m de large) pour un total de six hélicoptères (6 NH90 ou 6 Cougar ou 4 EH 101) deux spots d'appontage

-Radier de 880m² (55m de long sur 16m de large) pouvant acceuillir 6 LCA Mk 3 ou 4 LCU ou 2 LCAC (enradiage possible jusqu'à mer force 4)

-Porte latérale à tribord

-Capacité d'emport : 30 chars ou 2263 tonnes sur 1400 m²

-Une grue de 25 tonnes

-Dix couchettes et deux blocs opératoires. Citadelle NBC

Equipage : 13 officiers, 38 officiers mariniers et 77 quartiers maitres mariniers soit un total de 128 hommes Groupe embarqué de 611 hommes (41 officiers et 570 hommes)

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MessageSujet: Re: ROYAUME D'ECOSSE   Sam 19 Juin 2010, 18:30

J-Les torpilleurs et les destroyers de la marine écossaise

Torpilleurs d'escadre de 850 tonnes

Les torpilleurs de 850 tonnes étaient assez semblables aux destroyers de classe Acasta de la marine anglaise

La torpille apparaît en temps qu'arme au 19ème siècle mais qu'il s'agisse de la guerre de sécession ou de la guerre russo-turque en 1877-1878, ces armes étaient assez proches de ce qui allait donner naissance aux mines. L'utilisation de la torpille était dangeureuse pour ne pas dire suicidaire, les armes étant portés au bout d'une hampe ce qui entrainait souvent la destruction de la cible comme le 26 octobre 1864 quand une chaloupe nordiste coula en coulant le cuirassé sudiste CSS Albermarle à l'aide d'une torpille portée.

Au milieu du 19ème siècle, un officier autrichien, le capitaine de frégate Giovanni Luppis reprennant l'idée d'un compatriote imagine un canot explosif propulsé par ressort et dirigé par des cables dont il fait une première démonstration devant l'empereur François Joseph en 1860.

En 1864, il fait la connaissance de l'ingénieur anglais Robert Whitehead qui va perfectionner son invention. Il abandonne l'idée de la navigation en surface pour une navigation sous marin afin de frapper les navires de guerre là où ils sont le plus vulnérables à savoir sous la flottaison. Pas besoin d'être Einstein pour comprendre qu'un trou sous la flottaison entraine le naufrage du navire.

Le premier essais à lieu le 21 décembre 1866 et la commission navale impressionée commande des torpilles dès 1867 suivie de l'Angleterre qui obtient la licence de fabrication en 1872.

La torpille Whitehead était difficile à contrôler et le taux de réussite limité jusqu'à son perfectionnement par l'amiral américain Howell qui en 1891 remplace le moteur à air comprimé âr un mécanisme à ressort : l'énergie est accumulée avant le lancement et est relachée au moment du lancement. Outre la discretion accrue au niveau visuel et sonore, la trajectoire était strictement rectiligne, garantie d'une précision accrue. Lors de tests menées par l'US Navy, la torpille Howell obtint 95% de réussite contre 37% pour la Whitehead.

C'est au début des années quatre-vingt dix (1890) que la marine écossaise s'intéressa réellement au torpilleur. Jusque là, elle avait jugé de ce type de navire trop petit et les quelques tentatives avaient échoués soit parce que les navires étaient trop fragiles pour les conditions de navigation au large de l'Ecosse soit parce que leur système propulsif était inefficace ou qu'ils trop armés pour leur déplacement.

Financés aux budget 1890,1891 et 1892, les premiers torpilleurs de la marine écossaise sont numérotés T1 à T12 bien qu'on envisagea de leur donner des noms. La construction est attribuée aux chantiers John Brown de Glasgow, aux chantiers navals d'Aberdeen et à l'Arsenal d'Inverness à raison de quatre navires chacun.

Aidés sur le plan technique par les chantiers Augustin Normand du Havre, ces premiers torpilleurs sont particulièrement réussis avec un long gaillard d'avant, des superstructures réduites et trois cheminées.

-Les T.1 et T.2 sont mis sur cale chez John Brown en janvier 1891 lancés en mars 1892 et admis au service actif en janvier 1893.

-Les T.3 et T.4 sont mis sur cale aux chantiers navals d'Aberdeen en mars 1892 lancés en juin 1893 et admis au service actif en mars 1894.

-Les T.5 et T.6 sont mis sur cale à l'Arsenal d'Inverness en janvier 1893 lancés en mars 1894 et admis au service actif en janvier 1895

-Les T.7 et T.8 sont mis sur cale chez John Brown en juin 1892 lancés en septembre 1893 et admis au service actif en janvier 1894

-Les T.9 et T.10 sont mis sur cale aux chantiers navals d'Aberdeen en novembre 1893 lancés en mars 1894 et admis au service actif en novembre 1895

-Les T.11 et T.13 sont mis sur cale à l'Arsenal d'Inverness en septembre 1894 lancés en janvier 1896 et admis au service actif en septembre 1896.

Ces navires très réussis font la fierté de la marine royale écossaise qui va les utiliser intensivement jusqu'à la fin du premier conflit mondial. Quatre unités sont perdues durant le premier conflit mondial : le T.5 est coulé par une mine allemande au large de l'Angleterre le 15 juin 1916 alors qu'il escortait un convoi de troupes écossaises en direction de la France, le T.7 est coulé lors d'une échauffouré nocturne au large de Zeebruge avec des torpilleurs allemands (une torpille et des obus de 105mm) le 14 janvier 1917, le T.9 est torpillé par un sous marin allemand alors qu'il rentrait à sa base d'Inverness le 4 janvier 1918 et enfin le T.12 est perdu par accident lors d'un échouage près de Newcastle le 4 juillet 1918. Déclaré irrécupérable, il est brisé en deux par une violente tempête avant que l'on tente quoi que ce soit pour récupérer le navire.

Les T.6 et les T.8 s'illustrent d'une autre manière en se mutinant en compagnie du cuirassé garde-côte Robert Bruce le 14 mars 1920 alors qu'ils étaient mouillés dans la Clyde. Si la mutinerie du T.8 fût rapidement circonscrite, celle du T.6 s'aggrava et un échange de coups de feu eut même lieu entre le petit torpilleur et les batteries côtières, le torpilleur assez sérieusement endommagé, s'échoua à l'entrée de l'estuaire. Le torpilleur T.11 qui transportait une compagnie d'infanterie de l'armée l'accosta, captura les meneurs et les transféra à terre pendant que le reste de l'équipage était envoyé à terre, passant 40 jours d'arrêt de rigueur avant d'être jugés pour des peines assez clémentes.

En dépit de leur carrière, ces navires à bout de potentiel. Le T.6 fût désarmé dès le 15 mars et condamné _la coque étant démantelée sur place_, le T.11 fût désarmé le 16 juin 1920 mais utilisé jusqu'en 1945 comme annexe de l'école des mécaniciens, le T.1 fût désarmé le 4 septembre 1920 et démoli, le T.2 servit de cible à l'artillerie côtière en 1922 après avoir été désarmé le 13 décembre 1920, le T.3 fût désarmé le 14 décembre 1920, le T.4 est désarmé le 12 janvier 1921, le T.8 fût désarmé le 15 janvier et utilisé comme annexe pour l'Ecole Navale d'Aberdeen et enfin le T.10 fût désarmé le 2 février 1921 mais coula en remorque alors qu'on le transférait vers son chantier de démolition.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 850 tonnes pleine charge 1045 tonnes

Dimensions : longueur 84m largeur 8.15m tirant d'eau 2.9m

Propulsion : deux machines alternatives à triple expansion alimentées par six chaudières Amirauté dévellopant 28500ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 29.5 noeuds distance franchissable : 3000 miles nautiques à 12 noeuds

Armement :

-2 canons de 102mm (4 pouces) sous bouclier, le premier installé sur le gaillard d'avant et le second installé sur un rouf à l'arrière

-4 canons de 47mm Hotchkiss installés pour les deux premiers de part et d'autre du bloc passerelle et pour les deux derniers de part et d'autre du rouf arrière.

-deux plate-formes doubles lance-torpilles de 533mm : la première installée entre la cheminée n°3 et le rouf arrière et la seconde installée à la poupe

-deux grenadeurs latéraux avec 9 grenades ASM de 450kg chacun

Equipage : 77 officiers et marins


Torpilleurs d'escadre de 1100 tonnes

Comme les Clemson, les "1100" étaient des destroyers type flush-decker

Les torpilleurs de 800 tonnes ont montré leur efficacité mais à l'étranger des navires de plus en plus gros étaient en construction ou en projet. Impossible pour l'Ecosse de rester en marge de cette course au tonnage.

Le projet est lancé en 1911 et huit navires sont commandés en 1912, financés au budget 1912 et 1913 . Leur construction est assurée par les chantiers John Brown de Glasgow et les chantiers navals d'Aberdeen, ces navires étant numérotés T13 à T20.

Sur le plan technique, ces navires se distinguent par le choix d'un pont ras et la présence de quatre cheminées. Dôtés d'une formidable puissance propulsive, ils sont cependant nés avec quelques faiblesses structurelles qui nécessiteront un passage au bassin après guerre pour renforcer la coque ce qui entraina une hausse du poids et donc une vitesse maximale (légèrement) réduite.

-Le torpilleur T.13 est mis sur cale aux chantiers John Brown le 14 janvier 1913 lancé le 8 février 1914 et admis au service actif le 5 mai 1915

-Le torpilleur T.14 est mis sur cale aux chantiers navals d'Aberdeen le 19 janvier 1913 lancé le 12 février 1914 et admis au service actif le 7 mai 1915.

-Le torpilleur T.15 est mis sur cale aux chantiers John Brown le 24 janvier 1913 lancé le 20 février 1914 et admis au service actif le 12 mai 1915.

-Le torpilleur T.16 est mis sur cale aux chantiers navals d'Aberdeen le 2 février 1913 lancé le 20 janvier 1914 et admis au service actif le 24 avril 1915.

-Le torpilleur T.17 est mis sur cale aux chantiers John Brown le 12 février 1914 lancé le 7 janvier 1915 et admis au service actif le 26 décembre 1915

-Le torpilleur T.18 est mis sur cale aux chantiers navals d'Aberdeen le 18 février 1914 lancé le 15 janvier 1915 et admis au service actif le 8 janvier 1916


-Le torpilleur T.19 est mis sur cale aux chantiers John Brown le 25 février 1914 lancé le 20 janvier 1915 et admis au service actif le 17 janvier 1916

-Le torpilleur T.20 est mis sur cale aux chantiers navals d'Aberdeen le 25 février 1914 lancé le 21 janvier 1915 et admis au service actif le 19 janvier 1916.

Utilisés d'abord pour les patrouilles de neutralité en liaison avec les deux cuirassés garde-côtes et les éclaireurs encore en service, ils sont à partir de 1916 engagés dans des missions d'escorte de convois et de lutte ASM, recevant à cette occasion et pour certains d'entre-eux un ASDIC rudimentaire et des grenades ASM ce qui leur permettront de revendiquer la destruction de deux U-Boot.

Qui dit guerre dit pertes et entre 1916 et 1918, deux torpilleurs de 1250 tonnes sont perdus, tous par mines, le T.19 saute sur une mine allemande au large d'Aberdeen le 14 novembre 1917 alors qu'il protégeait justement des dragueurs de mines en plein travail et le T.20 au large de Scapa Flow le 8 mai 1918 alors qu'il effectuait une patrouille ASM.

Deux accident impliquent également ces torpilleurs : le T.15 entre en collision avec le T.18 le 14 janvier 1918 à cause d'un épais banc de brouillard. Les deux navires sont assez sérieusement endommagés mais sont jugés réparables mais la guerre est finie pour eux puisque le T.15 ne sera remis en service qu'en mars 1919 et le T.18 en mai 1920 après une modification de leur armement.

Le T.13 _premier torpilleur de 1250 tonnes à entrer en service_ entre en collision avec un caboteur faisant la liaison Aberdeen-Inverness le coulant (quatre morts) mais récupérant onze survivants qu'il déposa à Aberdeen.

Les six torpilleurs survivants sont désarmés et placés en réserve en 1931 quand commencent à entrer en service de nouveaux torpilleurs légers. Deux coulent au mouillage suite à une voie d'eau provoquée par une tempête le 4 mai 1937, le T.13 et le T.15, sont relevés et démantelés.

Les quatre derniers torpilleurs de ce type, les T.14,T.16,T.17 et T.18 sont réarmés en mai 1940 pour servir d'escorteurs. Ils sont utilisés jusqu'en septembre 1942 quand arrivent en Ecosse les destroyers d'escorte et les frégates type Castle. Désarmés, ils seront feraillés après guerre.

Caracteristiques Techniques des torpilleurs de 1250 tonnes

Déplacement : standard 1100 tonnes pleine charge 1380 tonnes

Dimensions : longueur 97.5m largeur 9.7m tirant d'eau 3.50m

Propulsion : quatre turbines à engrenages Parson alimentées par huit chaudières à mazout dévellopant une puissance propulsive de 28500ch et entrainant deux hélices. Les «1100 tonnes» réarmés en 1940 perdirent quatre chaudières remplacées par des citernes à mazout ce qui faisait tomber leur puissance propulsive à 19500ch, leur vitesse passait de 34 noeuds à 25 noeuds mais la distance franchissable passait de 4900 miles nautiques à 15 noeuds à 7500 miles nautiques à 15 noeuds

Performances : vitesse maximale 34 noeuds distance franchissable 4900 miles nautiques à 15 noeuds

Electronique : un ASDIC installé en 1916. Les «1100 tonnes» réarmés pendant la seconde guerre mondiale disposèrent d'un radar de veille surface et d'un HD/DF.
Armement :

-A l'origine, les torpilleurs de cette classe étaient armés de 4 canons de 120mm sous masque (deux superposés à l'avant et deux superposés à l'arrière), un affût «Pom-Pom» quadruple installé à l'arrière de l'affût n°3 de 120mm et 8 tubes lance-torpilles de 533mm en deux plate-formes quadruples, la première installée entre la cheminée 1 et la cheminée et le deuxième entre le rouf arrière supportant les canons de 120mm. Deux grenadeurs installés en 1915/16.

Après les dégâts causés par leurs collisions, les T.15 et les T.18 furent remis en service avec un armement modifié. Ils reçurent à titre expérimental un canon de 152mm à la place des deux pièces arrières de 120mm mais cet expérimentation ne fût pas un succès et ils retrouvèrent leur armement classique avec 4 canons de 120mm.

En 1925, les torpilleurs encore en service perdirent leur affût de 120mm n°3 au profit d'un deuxième affût Pom-Pom quadruple de deux pouces pour renforcer la DCA.

Lors de leur réarmement comme escorteurs en 1940, les torpilleurs reclassés escorteurs perdirent leurs canons de 120mm n°2 et n°3 remplacés pour le premier par un affût quadruple de 40mm Bofors et le second par une vaste plate-forme avec un canon de 75mm antiaérien et quatre canons de 20mm simples. Le canon n°4 fût ultérieurement débarqué car il gênait l'utilisation des deux grenadeurs axiaux.

Equipage : 136 officiers et matelots

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MessageSujet: Re: ROYAUME D'ECOSSE   Dim 20 Juin 2010, 21:11

Torpilleurs légers type T21

Les torpilleurs type T21 de la marine écossaise étaient assez semblables aux Elbing allemands

Si le programme naval voté le 14 janvier 1927 ne prévoyait que des destroyers soit un total de 12 navires (au final 8 seulement furent construits), la marine écossaise ressenti le besoin pour une série de navires de type torpilleur pour mener des missions que l'utilisation d'un destroyer ne justifiait pas comme l'escorte de convois de navires marchands, des patrouilles ASM côtières......... .

Un additif au programme naval voté le 20 décembre 1930 prévoyait la construction de 12 torpilleurs légers de 1100 tonnes semblables dans leur conception aux torpilleurs que la marine allemande. Quatre furent financés au budget 1931, deux au budget 1932, deux au budget 1933 et enfin les quatre derniers au budget 1934.

La construction est attribuée aux chantiers navals d'Aberdeen, à l'Arsenal d'Inverness et aux chantiers John Brown de Glasgow à raison de quatre chacun. Comme les torpilleurs précédents, ils sont simplement numérotés, de T.21 à T.32.

-Le T.21 est mis sur cale aux chantiers navals d'Aberdeen le 14 septembre 1931 lancé le 20 décembre 1932 et admis au service actif le 4 août 1933

-Le T.22 est mis sur cale aux chantiers navals d'Aberdeen le 14 septembre 1931 lancé le 20 décembre 1932 et admis au service actif le 4 août 1933

-Le T.23 est mis sur cale aux chantiers navals John Brown le 8 octobre 1931 lancé le 4 janvier 1933 et admis au service actif le 12 octobre 1933

-Le T.24 est mis sur cale aux chantiers navals John Brown le 8 octobre 1931 lancé le 4 janvier 1933 et admis au service actif le 12 octobre 1933

-Le T.25 est mis sur cale à l'Arsenal d'Inverness le 4 novembre 1932 lancé le 7 janvier 1934 et admis au service actif le 18 novembre 1934

-Le T.26 est mis sur cale à l'Arsenal d'Inverness le 4 novembre 1932 lancé le 7 janvier 1934 et admis au service actif le 18 novembre 1934

-Le T.27 est mis sur cale aux chantiers navals d'Aberdeen le 14 octobre 1933 lancé le 8 janvier 1935 et admis au service actif le 19 septembre 1935

-Le T.28 est mis sur cale aux chantiers navals d'Aberdeen le 14 octobre 1933 lancé le 8 janvier 1935 et admis au service actif le 19 septembre 1935

-Le T.29 est mis sur cale aux chantiers navals John Brown le 4 septembre 1934 lancé le 18 décembre 1935 et admis au service actif le 4 janvier 1936

-Le T.30 est mis sur cale aux chantiers navals John Brown le 4 septembre 1934 lancé le 18 décembre 1935 et admis au service actif le 4 janvier 1936

-Le T.31 est mis sur cale à l'Arsenal d'Inverness le 17 mars 1935 lancé le 8 juillet 1936 et admis au service actif le 4 avril 1937

-Le T.32 est mis sur cale à l'Arsenal d'Inverness le 17 mars 1935 lancé le 8 juillet 1936 et admis au service actif le 4 avril 1937

les T.21 et T.22 sont basés à Scapa Flow pour assurer la défense de cette base avancée de la marine écossaise, les T.23 et T.24 sont basés à Aberdeen, les T.25 T.26 T.27 et T.28 sont basés à Inverness et enfin les T.29 T.30 T.31 et T.32 à Faslane.

Sur le plan technique, c'était des navires des plus élégants avec un long gaillard d'avant, un bloc passerelle ramassé, deux cheminées inclinées et un rouf à l'arrière.

Ces navires sont utilisés durant les premiers mois de la seconde guerre mondiale dans des missions de patrouille destinées à faire respecter la neutralité écossaise. Plusieurs contacts ASDIC sont enregistrés mais comme aucun sous marin ne lança, aucun grenadage n'eut lieu. Les torpilleurs assurèrent également des missions d'escorte de convois et de ferry reliant l'Ecosse continentale aux îles.

Durant la guerre, sur les douze torpilleurs quatre furent perdus. Le T.32 fût coulé par un sous marin allemand le 14 mai 1943, une torpille le touchant en plein milieu, le navire se cassant en deux et sombrant très rapidement ne laissant que 44 survivants sur 170 marins.

Le T.21 est coulé par une attaque aérienne allemande le 12 décembre 1942 quand le torpilleur en escorte de convois en direction de l'URSS est surpris par deux Junkers Ju88 en maraude : deux bombes de 250kg touchent le torpilleur qui avec une DCA rageuse parvient à abattre un appareil avant de succomber. Par chance, il coule très lentement et sur les 170 membres d'équipage, 120 seront récupérés deux jours plus tard par plusieurs navires écossais.

Le T.24 s'échoue sur un banc de sable mal cartographié à la sortie du port d'Aberdeen. Les efforts pour le deséchouer échouent et avant qu'une nouvelle tentative ait lieu, une tempête fit que le navire se brise et ne coule sans pertes humaines.


Le T.26 est coulé suite à un abordage avec son sister-ship T.25. Si le T.25 est sauvé et pu être réparé à Inverness, le T.26 coula alors qu'il était remorqué pour être réparé. Si trois marins furent tués lors de la collision, les autres furent récupérés par les navires de secours.

Les huit navires survivants servent jusqu'au début des années cinquante, le T.22 étant désarmé en 1949, le T.23 en 1950, les T.25 et T.27 en 1952, les T.28 et T.29 en 1953 et enfin les T.30 et T.31 en 1954.

Caractéristiques Techniques des torpilleurs de 1100 tonnes

Déplacement : standard 1100 tonnes pleine charge 1250 tonnes

Dimensions : longueur : 105m largeur : 12m tirant d'eau : 2.75m

Propulsion : deux turbines à engrenages alimentées par quatre chaudières dévellopant une puissance totale de 335000ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 33 noeuds distance franchissable 4500 miles nautiques à 20 noeuds

Armement : deux canons de 102mm en deux affûts simples (un avant et un arrière); deux affûts quadruples de 40mm (un avant et un arrière); deux affûts doubles de 20mm; deux plate-formes triples lance-torpilles de 533mm; deux grenadeurs avec 16 grenades chacun

Equipage : 110 officiers et matelots.

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MessageSujet: Re: ROYAUME D'ECOSSE   Dim 20 Juin 2010, 21:15

Destroyers classe Lord

Les Lord étaient assez semblables aux Tribal (ici le HMCS Haida)

Le 14 janvier 1927, par 80 voix contre 40, le parlement ecossais approuva un ambitieux plan naval de 15 ans destiné à donner le format suivant à la marine écossaise :

-2 croiseurs de bataille
-2 croiseurs lourds
-2 croiseurs antiaériens
-4 croiseurs légers
-12 destroyers
-1 porte-hydravions
-6 sous marins

Ce plan est divisé en trois tranches pour répartir au mieux les financements. Ces financements viennent aussi bien des impôts que des réparations allemandes.

La tranche 1 (1928-1932) prévoit la construction de 2 croiseurs lourds, 2 croiseurs légers, 6 destroyers et 4 sous marins

La tranche 2 (1933-1937) prévoit la construction de 2 croiseurs légers, 6 destroyers, un porte-hydravions et 2 sous marins

La tranche 3 (1938-1942) prévoit la construction de 2 croiseurs de bataille et 2 croiseurs antiaériens.

Pour ce qui concerne les destroyers, la maturation technologique commença au milieu des années vingt. Les premiers projets étaient des descendants musclés des torpilleurs de 1100 tonnes avec cependant un retour à un long gaillard d'avant.

Bien vite pourtant, des rumeurs concernant des destroyers plus puissants au Japon sans parler de l'exemple des contre-torpilleurs français dont les performances impressionaient les amiraux écossais.

Le programme naval prévoyait la construction de douze destroyers de 1800 tonnes, rapides et endurants, puissament armés chargés principalement de l'appui et de l'escorte des croiseurs lourds et légers.

Les six destroyers de la première tranche sont financées au budget 1929 pour les deux premiers, au budget 1930 pour les deux suivants et au budget 1931 pour les trois derniers.

Sur les six destroyers de la seconde tranche, seulement deux seront autorisés, financés au budget 1933, les quatre derniers étant abandonnés en raison de restrictions budgétaires et d'autres priorités notament pour l'armée de l'air.

Sur le plan technique, ces navires sont assez semblables aux Tribal construits bien plus tard par les britanniques avec un long gaillard d'avant, un bloc passerelle ramassé, deux cheminées inclinées et un rouf arrière.

-Le Lord Lochmon est mis sur cale à l'Arsenal d'Aberdeen le 8 janvier 1932 lancé le 2 janvier 1934 et admis au service actif le 2 janvier 1936

-Le Lord Douglas est mis sur cale à l'Arsenal d'Inverness le 12 mars 1932 lancé le 4 mars 1934 et admis au service actif le 17 février 1936

-Le Lord McDonell est mis sur cale à l'Arsenal d'Aberdeen le 17 janvier 1933 lancé le 24 janvier 1935 et admis au service actif le 8 janvier 1937

-Le Lord Russel est mis sur cale à l'Arsenal d'Inverness le 8 septembre 1933 lancé le 7 juillet 1935 et admis au service actif le 9 juillet 1937

-Le Lord William est mis sur cale à l'Arsenal d'Inverness le 8 septembre 1934 lancé le 14 juin 1936 et admis au service actif le 8 mars 1938

-Le Lord Mac Henry est mis sur cale à l'Arsenal d'Aberdeen le 17 octobre 1935 lancé le 8 septembre 1937 et admis au service actif le 3 septembre 1939.

-Le Lord Benett est mis sur cale à l'Arsenal d'Aberdeen le 12 septembre 1936 lancé le 2 juin 1938 et admis au service actif le 30 juin 1940

-Le Lord O'Connel est mis sur cale à l'Arsenal d'Aberdeen le 2 novembre 1937 lancé le 14 décembre 1939 et admis au service actif le 12 janvier 1942.

les destroyers de classe Lord connaissent une avant guerre assez active notament en raison des missions menées par la marine royale écossaise dans la guerre d'Espagne. Si il n'y eu aucune intervention directe au profit d'un camp ou d'un autre, la Royal Scotish Navy assura plusieurs missions d'évacuation de ressortissants bloqués dans ce pays en guerre.

Les HSMS Lord Lochmon et HSMS Lord Douglas participent également à une croisière mémorable, la croisière du «Royal Squadron» qui le mena notament en Californie, appareillant d'Ecosse en compagnie du croiseur lourd Glasgow, du croiseur léger William Wallace et du ravitailleur d'hydravions Lieutenant de Vaisseau Macdonald en novembre 1934 pour un retour en août 1935.

En compagnie du Lord Russel mais également du croiseur lourd Glasgow et du croiseur léger Robert Bruce, le Lord Douglas participa à la fin du mois de juillet 1936 à l'évacuation des ressortissants écossais bloqués dans la région de Santander.

En compagnie du Lord Macdonald, le Lord Douglas participa à une mission d'escorte d'un convoi de six transports en septembre pour renforcer les défenses des Shetland en compagnie des croiseurs légers Macbeth et Robert Bruce, convoi transportant une brigade d'infanterie ainsi que du personnel de la Royal Scotish Air Force destiné à préparer l'arrivée du squadron 16 équipé de chasseurs monomoteurs Fokker D XXI.

Le Lord O'Connel fût la seule victime de l'audacieux raid écosso-anglais sur l'île d'Heligoland, étant touché par deux bombes de 250kg le 12 mars 1942, coulant sans laisser de survivants

Au cours du second conflit mondial, pas moins de cinq destroyers de classe Lord sont coulés. Outre le Lord O'Connel cité plus haut, le Lord Lochmon sauta sur une mine au large de l'estuaire de la Humber le 4 mars 1943, une mine magnétique larguée le matin même par un hydravion Heinkel He 115 qui explose au niveau de la soute à munitions avant de 120mm qui entraine un naufrage rapide et particulièrement meurtrier avec seulement 80 survivants sur 190 membres d'équipage.

Le Lord Benett coule dans une tempête en mer de Barents le 14 avril 1943 alors qu'il escortait un convoi à direction de l'URSS, une voie d'eau entraina un chavirage rapide ne laissant que 100 survivants sur 190.

Le Lord Russel est coulé par des vedettes lance-torpilles S-Boot le 12 mars 1944 alors qu'il couvrait un raid de commandos. Déjà endommagé par une batterie côtière et ne donnant plus que 22 noeuds, il est touché par deux torpilles et coule très rapidement ne laissant que 20 survivants (aucun officier) sur les 190 membres d'équipage.

Le Lord William est l'un des derniers navires écossais coulés au cours du second conflit mondial quand le sous marin U-324 lui lança une gerbe de 4 torpilles alors qu'il patrouillait au large d'Inverness. Deux torpilles le toucha à tribord avant et à tribord arrière. Cassé en deux, l'avant coula rapidement mais l'arrière resta à flot suffisament longtemps pour permettre l'évacuation de l'équipage ce qui explique les faibles pertes humaines (24 morts).

Les trois navires survivants, les HSMS Lord Douglas Lord Mc Donell et Lord Mac Henry restent en service jusqu'à l'arrivée des Allen M. Summer. Le Lord Douglas est désarmé le 13 mars 1947, le Lord Mc Donell est désarmé le 3 mai 1947 et enfin le Lord Mac Henry le 5 octobre 1947. Ce dernier est préservé comme musée à Dundee.

Caractéristiques Techniques de la classe Lord

Déplacement : standard 1800 tonnes pleine charge 2150 tonnes

Dimensions : longueur 118m largeur 12.50m tirant d'eau 3.7m

Propulsion : deux turbines à engrenages Parson alimentées par six chaudières Amirauté dévellopant une puissance totale de 47000ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 35 noeuds distance franchissable 6000 miles nautiques à 16 noeuds

Armement : huit canons de 120mm en quatre tourelles doubles (deux avant et deux arrières), 12 canons de 40mm Bofors en deux affûts quadruples et deux affûts doubles, 8 mitrailleuses de 7.7mm en quatre affûts doubles et six tubes lance-torpilles de 533mm en deux plate-formes triples installées latéralement entre les deux cheminées. Peu avant l'entrée en guerre de l'Ecosse, les destroyers reçoivent un ASDIC et deux grenadeurs axiaux avec un total de 32 grenades ASM

Equipage : 190 officiers et marins

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MessageSujet: Re: ROYAUME D'ECOSSE   Dim 20 Juin 2010, 21:31

clausewitz a écrit:
-2 croiseurs antiaériens
Êtes vous sur qu'il existait en 1927 des navires anti-aériens ? Je ne pense pas que la pression des avions sur les bateaux soit assez forte à l'époque. Je ne suis pas expert de cette période mais je suppose que chaque navire assurait sa propre défense avec de l'artillerie légère.
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MessageSujet: Re: ROYAUME D'ECOSSE   Dim 20 Juin 2010, 22:28

C'est une bonne question. Sachant que les premiers canons antiaériens ont été embarqués durant la première guerre mondiale, je me dit qu'en 1927, il n'est pas illusoire d'imaginer des navires antiaériens d'autant que dans la construction, ils étaient prévus dans la tranche 1938-42 à une époque où les navires antiaériens existent thumleft

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MessageSujet: Re: ROYAUME D'ECOSSE   Lun 21 Juin 2010, 21:05

Destroyers d'escadre (puis lance-missiles) classe Kenneth 1er (ex-Allen M. Summer)

Comme durant le premier conflit mondial, la flotte de destroyers de la marine américaine connait une brusque inflation pour répondre aux besoins colossaux du Pacifique et dans une moindre mesure de l'Europe où l'essentiel des forces navales alliées porte la White Ensign. Elle fait ainsi construire 175 Fletcher, 58 Allen M. Summer et 91 Gearing (sans parler des Benson et des Livermore) soit un total de de 324 destroyers. La majorité de ces unités est cependant désarmé à la fin du conflit et placés sous cocons pour un éventuel réarmement en cas de guerre.

La flotte de destroyers de la marine écossaise à terriblement souffert du conflit puisque sur les huit destroyers de classe Loch, seuls trois ont survécu. Quand aux huit torpilleurs de 1100 tonnes survivants, ils sont terriblement usés et ont un design quasiment périmé.

Le remplacement des destroyers de classe Loch devient donc urgent. L'industrie écossaise pourrait construire des navires neufs mais le gouvernement écossais préfère accepter la proposition américain de cession d'Allen M. Summer en surplus.

L'accord de cession est signé en janvier 1947 et les huit navires vont être cédés à la marine royale écossaise entre mars 1947 et novembre 1948 après une remise en état aux Etats Unis. Ils sont tous baptisés du nom d'anciens rois d'Ecosse.


Le USS Ingraham

Le USS Ingraham (DD-694) est mis sur cale aux chantiers Federal Shipbuilding & Drydock Company de Kearny dans le New Jersey le 4 août 1943 lancé le 16 janvier 1944 et admis au service actif le 10 mars 1944. Après avoir participé à la guerre du Pacifique, il est transféré à la marine écossaise le 14 mars 1947 rebaptisé Kenneth 1er (roi d'Ecosse de 843 à 858) avec pour marque de coque D-30


Le USS English

Le USS English (DD-696) est mis sur cale aux chantiers Federal Shipbuilding & Drydock Company de Kearny dans le New Jersey le 19 octobre 1943 lancé le 27 février 1944 et admis au service actif le 4 mai 1944. Après avoir participé à la guerre du Pacifique, il est transféré à la marine écossaise le 5 mai 1947 et rebaptisé Aed (roi d'Ecosse en 877-878) avec pour marque de coque D-31


Vue aérienne du USS Charles S. Sperry

Le USS Charles S. Sperry (DD-697) est mis sur cale aux chantiers Federal Shipbuilding & Drydock Company de Kearny dans le New Jersey le 19 octobre 1943 lancé le 13 mars 1944 et admis au service actif le 17 mai 1944. Après avoir participé à la Seconde Guerre Mondiale, il est transferé à la marine écossaise le 8 octobre 1947 et rebaptisé Indulf (roi d'Ecosse de 954 à 961) avec pour marque de coque D-32


Le USS Ault

Le USS Ault (DD-698) est mis sur cale aux chantiers Federal Shipbuilding & Drydock Company de Kearny dans le New Jersey le 15 novembre 1943 lancé le 26 mars 1944 et admis au service actif le 31 mai 1905. Après avoir participé à la Seconde Guerre Mondiale, il est transferé à la marine écossaise le 4 mars 1948 et rebaptisé Keneth II (roi d'Ecosse de 971 à 995) avec pour marque de coque D-33


Le USS Hank

Le USS Hank (DD-702) est mis sur cale aux chantiers Federal Shipbuilding & Drydock Company de Kearny dans le New Jersey le 17 janvier 1944 lancé le 21 mai 1944 et admis au service actif le 28 août 1944. Il est transferé à la marine écossaise le 5 juin 1948 et rebaptisé Lulach (roi d'Ecosse en 1057-58) avec pour marque de coque D-34


Le USS Hugh Purvis

Le USS Hugh Purvis (DD-709) est mis sur cale aux chantiers Federal Shipbuilding & Drydock Company de Kearny dans le New Jersey le 23 mai 1944 lancé le 17 décembre 1944 et admis au service actif le 1er mars 1945. Il est transferé à la marine écossaise le 19 septembre 1948 et rebaptisé Etgair (roi d'Ecosse de 1097 à 1107) avec pour marque de coque D-35


Le USS Waldron

Le USS Waldron (DD-699) est mis sur cale aux chantiers Federal Shipbuilding & Drydock Company de Kearny dans le New Jersey le 16 novembre 1943 lancé le 26 mars 1944 et admis au service actif le 7 juin 1944. Il est transferé à la marine écossaise le 20 octobre 1948 et rebaptisé Malcom (roi d'Ecosse de 943 à 954) avec pour marque de coque D-36.


Le USS Borie

Le USS Borie (DD-704) est mis sur cale aux chantiers Federal Shipbuilding & Drydock Company de Kearny dans le New Jersey le 29 février 1944 lancé le 4 juillet 1944 et admis au service actif le 21 septembre 1944. Il est transferé à la marine écossaise le 2 novembre 1948 et rebaptisé Duncan II (roi d'Ecosse en 1094) avec pour marque de coque D-37

La cession de ces destroyers permettent à la marine écossaise de réorganiser son dispositif opérationnel avec trois groupes occasionels ou Task Force :

-Western Combat Group (WCG) (Faslane) : croiseur léger Jacques Stuart destroyers Kenneth 1er (D-30) et Aed (D-31)

-1st Eastern Combat Group (1st ECG) (Inverness) : croiseur léger Robert Bruce destroyers Indulf (D-32) Kenneth II (D-33) et Lulach (D-34)

-2nd Eastern Combat Group (2nd ECG) (Scapa Flow) : porte-avions léger Macbeth destroyers Etgair (D-35) et Malcom (D-36)


Tourelles doubles de 127mm

Au moment de leur transfert, les destroyers sont armés comme ils l'avaient été durant leur carrière américaine à savoir 6 canons de 127mm en trois tourelles doubles (deux avant et une arrière), 12 canons de 40mm Bofors (deux affuts quadruples et deux affûts doubles), 12 canons de 20mm en six affûts doubles, deux grenadeurs et 10 tubes lance-torpilles en deux plate-formes quintuples.

Ils sont modernisés entre 1954 et 1958 en vue de leur utilisation comme escorteurs ASM par le William Wallace. A noter que dans ce contrat, la France avait proposé à Edimbourg la construction d'escorteurs d'escadre mais la marine écossaise déclina la proposition jugeant que le projet français n'était pas meilleur que les Allen M. Summers.


Test à terre d'un Hedgehog Mk 11

Durant cette modernisation, les destroyers de classe Kenneth 1er perdent leurs canons de 20 et de 40mm, leurs tubes lance-torpilles et les grenadeurs au profit de trois canons de 76mm et de deux Hedgehog Mk11.

Plusieurs projets de remplacement échouent et les destroyers sont à nouveau modernisés entre 1964 et 1967. Reclassés destroyers lance-missiles, les huit destroyers perdent leurs tourelles de 127mm n°2 et n°3 remplacés respectivement par un lanceur octuple pour missiles Asroc et un lanceur monorail pour missiles surface-air Tartar.


Lanceur Asroc

Ils perdent également leurs Hedgehog remplacés par deux plate-formes doubles pour torpilles Mk46 mais les canons de 76mm sont conservés. Le projet d'installer un sonar remorqué et une plate-forme pour un drone DASH à été abandonné à la fois pour des raisons de coût excessif, de problèmes d'intégration technique et de peu de fiabilité du Gyrodine QH-50.


Lanceur Mk13 de la FAA Cassard

Le Kenneth 1er victime d'un incendie de ses machines est placé en réserve le 14 janvier 1969 puis désarmé définitivement le 2 mars 1971, le Aed est désarmé le 14 octobre 1971, le Indulf le 2 mai 1972, le Kenneth II le 4 juin 1972, le Lulach le 8 décembre 1972, le Etgair le 4 janvier 1973. Quand au Malcom, il est transformé en navire-école avec le débarquement des Asroc et du lanceur Mk13 et sert dans la marine écossaise jusqu'à son désarmement en 1985.

Malgré les efforts d'anciens marins, aucun de ces destroyers n'à été préservé et tous ont rejoint les chantiers de démolition pour succomber sous le coup des chalumeaux.

Caractéristiques Techniques de la classe Kenneth 1er

Déplacement : standard 2200 tonnes pleine charge 3515 tonnes

Dimensions : longueur 114.8m largeur 12.2m tirant d'eau 5.8m

Propulsion : turbines à engrenages General Electric ou Westinghouse alimentées par quatre chaudières Bacock & Wilcox ou Foster Wheeler dévellopant une puissance totale de 60000ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 34 noeuds distance franchissable 6000 miles nautiques à 15 noeuds.

Armement (originel) : 6 canons de 127mm en trois tourelles doubles (deux avant et une arrière), 12 canons de 40mm (deux affûts quadruples et deux affûts doubles), 12 canons de 20mm (six affûts doubles), deux grenadeurs axiaux et dix tubes lance-torpilles de 533mm en deux plate-formes quintuples

Equipage : 336 officiers et matelots

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MessageSujet: Re: ROYAUME D'ECOSSE   Jeu 24 Juin 2010, 18:37

K-Frégates et escorteurs de la marine écossaise

Destroyers d'escorte classe Island

Le HSMS Kili Olm à la mer

La lutte ASM à été largement négligée durant l'entre-deux-guerre. Le peu d'intérêt des amiraux, les limites imposées par les traités et des budgets serrés expliquent que peu _pour ainsi dire aucune_ ne possédaient aucune force d'escorte digne de ce nom ce qui explique les excellents résultats des U-Boot dans les premiers mois de la guerre.

Outre les navires déjà construits ou en construction dans ses chantiers, la Grande Bretagne se tourna vers les Etats Unis dont l'industrie d'armement était encore balbutiante mais qui était capable de produire très vite.

De véritables chantiers surgissent et construisent dans des délais affolant (à peine trois mois et demi pour les plus rapides) alors que les chantiers anglais aux méthodes de construction souvent vieillisantes sont incapables de construirent suffisament d'escorteurs tout en préparant la flotte de l'après guerre et en compensant les pertes en cargos et en pétroliers.

La première commande est ainsi passée par les anglais le 1er novembre 1941 (50 exemplaires) mais les pertes et les besoins toujours plus importants pour l'escorte aboutissent à la commande de 1005 exemplaires, une véritable génération spontanée comme pour les bâtiments amphibies.

La marine écossaise disposait pour assurer ses missions d'escorte de vieux torpilleurs de 1100 tonnes adaptés à ce rôle (plus des chalutiers réquisitionnés généralement armés d'un canon de 4 pouces _102mm_, de deux mitrailleuses de 7.7mm, deux canons de 20mm et de grenades ASM).

Ces navires anciens doivent être remplacés et en septembre 1942, les Etats Unis cèdent quatre destroyers d'escorte type Evarts, des navires pris sur le contingent britannique réduit à 28 navires ce qui agaça prodigieusement les britanniques qui passèrent l'éponge quand les écossais commandèrent aux chantiers anglais deux corvettes de type Castle. Les quatre navires cédés à l'Ecosse furent baptisés du nom d'îles.

-Le HSMS Kili Olm est mis sur cale à l'Arsenal de Boston le 5 avril 1942 lancé le 27 juin 1942 puis admis au service actif au sein de la RSN le 29 septembre 1942.

-Le HSMS Killegray est mis sur cale à l'Arsenal de Boston le 5 avril 1942 lancé le 27 juin 1942 puis admis au service actif au sein de la RSN le 29 septembre 1942.

-Le HSMS Skerrycore est mis sur cale à l'Arsenal de Boston le 8 septembre 1942 lancé le 12 décembre 1942 et admis au service actif au sein de la RSN le 18 mars 1943.

-Le HSMS Haaf Gruney est mis sur cale à l'Arsenal de Boston le 8 septembre 1942 lancé le 12 décembre 1942 et admis au service actif au sein de la RSN le 18 mars 1943.

Ces navires vont assurer des missions d'escorte dans les eaux parmis les plus inhospitalières du monde, l'Océan Glacial Arctique pour les convois à direction de l'URSS. Détail savoureux : à l'époque, Edimbourg n'avait aucune relation diplomatique avec Moscou.

Le 27 novembre 1943 alors qu'il escortait le convoi JW.54B entre le Loch Ewe et Arkangelsk, le Killegray est torpillé par un sous marin allemand qui lance deux torpilles. Le navire se casse en deux et coule très rapidement ne laissant aucun survivant.

Ses trois sister-ship survivent à la guerre même si ce ne fût pas sans mal puisque le Skerrycore est endommagé par une bombe de 250kg qui détruit l'affût n°1 de 76mm à l'avant en mars 1944 alors que le Haaf Gruney est endommagé lors d'une collision avec le Kili Olm en janvier 1944.

Ces navires sont utilisés jusqu'en 1948 quand les PCE également d'origine américaine les relèvent même si certains marins écossais estiment avoir perdu au change. Le Skerrycore est désarmé le 14 mars 1948, le Haaf Gruney est désarmé le 12 juin 1948 alors que le Kili Olm est utilisé comme navire école jusqu'en 1958.

Caractéristiques Techniques de classe Island

Déplacement standard : 1140 tonnes

Longueur : 88.23m Largeur : 10.69m Tirant d'eau : 2.51m

Propulsion : propulsion diesel-électrique dévellopant une puissance totale de 6000ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 21 noeuds distance franchissable 4150 miles nautiques à 12 noeuds

Electronique : un sonar de coque QCS-1 américain puis de type Asdic britannique; un radar de veille combinée type SL; un radar de veille aérienne SA; un intercepteur Huff Duff

Armement : trois canons de 76mm en trois affûts simples sous masque (deux avant et un arrière), 2 canons de 40mm Bofors en affûts simples et 10 canons de 20mm Oerlikon en cinq affûts simples deux grenadeurs, huit mortiers et un Hedgehog.

Equipage : 156 officiers et marins


Corvettes classe Castle

Le HSMS Kilmarnock Castle sous pavillon britannique et avec la marque de coque de la marine indienne

La cession des quatre premiers destroyers d'escorte à la marine écossaise au lieu de la marine anglaise entraina une certaine brouille entre Londres et Edimbourg. Pour calmer la situation, la marine écossaise décida de commander deux corvettes type Castle, dérivées des célèbres Flower.

-Le HSMS Kilmarnock Castle est mis sur cale aux chantiers Vickers de Birkenhead le 8 janvier 1943 lancé le 12 août 1944 et admis au service actif le 20 décembre 1944

-Le HSMS Dumfries Castle est mis sur cale aux chantiers Vickers de Birkenhead le 8 janvier 1943 lancé le 12 août 1944 et admis au service actif le 20 décembre 1944

Leur carrière dans la marine écossaise est particulièrement courte puisqu'après l'escorte de huit convois entre les Orcades et l'URSS, la fin de la guerre en Europe et plusieurs missions de liaison avec l'Allemagne, les deux corvettes sont désarmées et placées en réserve à Aberdeen le 8 octobre 1947. Après négociations avec la Royal Navy, ces navires sont cédés à la Grande Bretagne qui s'empresse de les revendre à l'Inde qui les utilisera comme navires écoles jusqu'en 1954 et leur vente à la démolition.

Caractéristiques Techniques de la classe Castle

Déplacement standard 1060 tonnes

Longueur : 76.80m Largeur : 11.20m Tirant d'eau : 3.05m

Propulsion : machine à vapeur à triple détente de 4 cylindres dévellopant 2950ch et entrainant une hélice

Performances : vitesse maximale 16.5 noeuds distance franchissable 3400 miles nautiques à 15 noeuds

Electronique : un sonar de coque QCS-1 américain puis de type Asdic britannique; un radar de veille combinée type SL; un radar de veille aérienne SA; un intercepteur Huff Duff

Armement : un canon de 102mm polyvalent installé sous masque à l'avant; 8 canons de 20mm (un affût double et six simples), un mortier ASM Squid et des grenades ASM

Equipage : 120 officiers et matelots

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MessageSujet: Re: ROYAUME D'ECOSSE   Mar 29 Juin 2010, 18:19

Destroyers d'escorte (puis frégates) classe Captain

Les Captain écossais étaient très inspirés _pour ainsi dire copiés_ sur les Dealey américains

Les huit destroyers de classe Kenneth 1er sont essentiellement utilisés pour l'escorte des porte-avions, des croiseurs voir parfois des navires amphibies mais il faut des navires pour assurer l'escorte des navires de soutien et des convois en cas d'une nouvelle bataille de l'Atlantique face aux «Loups gris» de l'amiral Gorchkov.

Le projet tarde à se concrétiser et ce n'est qu'aux budgets 1954 et 1955 que sont financés la construction de douze destroyers d'escorte de classe Captain. Ces navires inspirés des Dealey américains sont baptisés du nom de marins écossais mort au combat et décorés de la William Wallace's Medal. La construction de ces navires est attribuée aux chantiers navals d'Aberdeen, aux chantiers navals John Brown de Glasgow et à l'Arsenal d'Inverness à raison de quatre navires chacun.

-Le HSMS Lieutenant Mac Dowell est mis sur cale aux chantiers navals d'Aberdeen le 14 mars 1956 lancé le 18 juin 1957 et est admis au service le 4 janvier 1959.

-Le HSMS Capitaine Mac Gregor est mis sur cale aux chantiers navals d'Aberdeen le 25 mars 1956 lancé le 25 juin 1957 et admis au service actif le 8 janvier 1959

-Le HSMS Enseigne Douglas est mis sur cale à l'Arsenal d'Inverness le 14 octobre 1956 lancé le 21 décembre 1957 et admis au service actif le 8 juin 1959

-Le HSMS Capitaine Duncan Erwell est mis sur cale aux chantiers John Brown de Glasgow le 5 novembre 1956 lancé le 14 janvier 1958 et admis au service actif le 12 septembre 1959

-Le HSMS Lieutenant William Erwell est mis sur cale aux chantiers navals d'Aberdeen le 4 mars 1957 lancé le 20 septembre 1958 et admis au service actif le 5 janvier 1960

-Le HSMS Matelot Doningham est mis sur cale à l'Arsenal d'Inverness le 3 avril 1957 lancé le 14 août 1958 et admis au service le 15 janvier 1960

-Le HSMS Enseigne Sinclair est mis sur cale aux chantiers John Brown de Glasgow le 14 août 1957 lancé le 20 octobre 1958 et admis au service actif le 25 mars 1960

-Le HSMS Capitaine Brough est mis sur cale aux chantiers John Brown de Glasgow le 20 novembre 1957 lancé le 20 janvier 1959 et admis au service actif le 4 septembre 1960

-Le HSMS Lieutenant Lochmond est mis sur cale aux chantiers navals d'Aberdeen le 8 mai 1958 lancé le 14 septembre 1959 et admis au service actif le 1er mars 1961

-Le HSMS Capitaine Benett est mis sur cale aux chantiers naval John Brown le 16 juin 1958 lancé le 4 octobre 1959 et admis au service actif le 2 avril 1961

-Le HSMS Quartier Maitre O'Connell est mis sur cale à l'Arsenal d'Inverness le 8 septembre 1958 lancé le 14 novembre 1959 et admis au service actif le 14 juin 1961

-Le HSMS Lieutenant Brower est mis sur cale à l'Arsenal d'Inverness le 8 septembre 1958 lancé le 14 novembre 1959 et admis au service actif le 14 juin 1961

Ces navires manoeuvrent inlassablement pour se préparer à un conflit que chacun pressent avec angoisse mais qui n'aura final jamais lieu. Ils participaient chaque année aux croisières d'hiver et de printemps menée par la flotte, généralement en mer du Nord mais parfois dans l'Atlantique voir dans les Caraïbes.

Reclassés frégates en 1972, ils sont progressivement remplacés par des frégates légères dont le design à été fortement inspiré des Descubierta après l'echec d'un projet de coopération pour des navires ASM légers avec la France qui aurait pu voir la marine royale écossaise s'équiper d'avisos type A69.

Le Lieutenant Mac Dowell est placé en réserve en 1969, désarmé en 1972 et envoyé à la démolition en 1974; le Capitaine Mac Gregor est désarmé en 1970 et coulé comme cible en 1971, l'Enseigne Douglas est victime d'un grave incendie en mai 1970 qui précipite son désarmement prévu à l'origine pour 1972 avant d'être démoli en 1973, le Capitaine Duncan Erwell est placé en réservé en 1971, condamné en 1975 et envoyé à la démolition en 1980 en Norvège.

Le lieutenant William Erwell est désarmé en 1973, condamné en 1974 et démoli en 1975, le Matelot Doningham est désarmé en 1974 puis coulé comme cible en 1976, l'Enseigne Sinclair est désarmé en 1974 mais coule en remorque lors de son transit vers le chantier de démolition en 1979, le Capitaine Brough est désarmé en 1974, condamné en 1975 et démoli en 1976.

Le Lieutenant Lochmond est désarmé en 1975 condamné en 1976 et démoli en 1981, le Capitaine Benett est désarmé en 1976 puis coulé comme cible en 1978, le Quartier Maitre O'Connell et le Lieutenant Brower sont désarmés en 1976 condamné en 1978 et démolis en 1983.

Caractéristiques Techniques de la classe Captain

Déplacement : standard 1270 tonnes pleine charge 1314 tonnes

Dimensions : longueur 95.9m largeur 11.2m tirant d'eau 5.5m

Propulsion : une turbine à engrenages Parson alimentées par deux chaudières John Brown dévellopant une puissance totale de 20000ch et entrainant une hélice

Performances : vitesse maximale 25 noeuds distance franchissable : inconnue

Armement :

-4 canons de 76mm modèle 1948 (Mark 22) en deux tourelles doubles Mark 33 (une avant et une arrière). Ce canon de 50 calibres tire des obus de 11kg à une distance maximale de 13350m en tir antisurface (site = +45°) et de 9266m en tir antiaérien (site = +85°) à raison de 45 à 50 coups par minute.

La tourelle double Mark 33 pèse 15 tonnes et peut pointer en site de -15° à +85° à raison de 30° par seconde et en azimut sur 360° à raison de 24° par seconde. En pratique, chaque tourelle disposait de 200 à 300 obus immédiatement prêts à l'emploi et de 1200 stockés en soute.
-Deux canons de 40mm Bofors en deux affûts simples remplacés ultérieurement par deux canons de 20mm pour des raisons de surcharge dans les hauts

-4 tubes lance torpilles de 533mm en deux plate-formes doubles. La torpille Mark 5 pèse en ordre de combat 803kg avec une charge militaire de 122kg. Elle peut détruire une cible à 13710m à 22 noeuds. Elle est remplacée au début des années soixante par la Mark 37 (calibre 483mm poids 649kg dont 150kg de charge militaire, une portée de 9140m à 26 noeuds et de 21490m à 17 noeuds)

Au milieu des années soixante, les quatre tubes lance-torpilles de 533mm sont remplacés par 2 affûts triples lance-torpilles Mark 32 pour des torpilles ASM Mk46. La Mk46 pèse en ordre de combat 235kg dont 44.5kg de charge militaire. Cette torpille de 324mm peut toucher une cible à 7300m à 45 noeuds.

-Deux mortiers Hedgehog remplacés ultérieurement par un lance-roquettes ASM Terne de conception et de fabrication norvégienne

-Quatre mitrailleuses de 7.62mm

Aviation : aucune

Equipage :170 officiers et marins


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MessageSujet: Re: ROYAUME D'ECOSSE   Mar 29 Juin 2010, 18:23

Frégates légères classe Stuart

Les frégates légères de classe Stuart sont des copies écossaises des Descubierta espagnoles

Les frégates de classe Captain ont montré leur utilité mais également leurs limites. Leur utilité car elles déchargeaient les destroyers des missions de patrouille et de l'escorte des convois et des navires de soutien sans parler des missions de présence dans les îles et dans les pays voisins pour une preuve physique de la solidarité atlantique mais leur faiblesse vitesse, l'absence d'une DCA véritable moderne et l'absence d'installations pour un hélicoptère même léger était critiquée.

Le choix de la classe Descubierta comme modèle d'inspiration pour les nouvelles frégates légères fût accepté par une partie de la marine écossaise mais critiquée par d'autres. Il y avait l'absence d'une plate-forme pour un hélicoptère léger qui était sévèrement critiquée mais quand on sait que l'autre projet était la construction en commun avec la France de navires de lutte ASM côtière (les futurs A69) cela relativise la critique. L'autre critique était d'ordre politique : à l'époque du choix du type Descubierta, l'Espagne était encore sous le joug franquiste.......... .


La marine écossaise aurait pu s'équiper d'Avisos type A69

Le projet fût lancé en 1973 alors que celui des Knox ASM et AA, destinées elles à remplacer les destroyer classe Kenneth 1er qui en dépit de deux modernisations successives commençaient à se faire vieux battait son plein.

Il fallut cependant attendre 1975 pour que le Parlement ecossais vote les premiers crédits pour le financement des quatre premières frégates légères. A l'origine, la RSN prévoyait de remplacer ses douze Captain par autant de navires mais si le parlement écossais vota les crédits pour quatre autres frégates au budget 1976, les quatre dernières censées être financées au budget 1977 (deux) et au budget 1978 (deux) ne le furent jamais et la classe Stuart ne compta jamais que huit navires.

Elles sont baptisées du nom de reines d'Ecosse ou d'épouse de rois Stuart ayant régné sur l'Angleterre à l'époque la plus dorée de la dynastie. Marie Stuart fût la dernière reine catholique d'Ecosse née le 15 décembre 1542, reine à l'âge de six jours, poussée à l'abdiction le 14 juillet 1567 et remplacée par son fils Jacques VI Stuart, réfugiée puis emprisonée en Angleterre et condamnée à mort puis exécutée le 8 février 1587 au château de Fotheringay.

Anne de Danemark (1574-1619) fille de Frederic II de Danemark qui épousa en 1589 Jacques VI Stuart et qui fût la mère de Charles 1er Stuart, roi d'Angleterre de 1625 à son exécution en 1649.

Marie de Modène (1658-1719) fût comme son nom l'indique une princesse italienne catholique qui épousa Jacques II en 1672 (ce dernier était alors duc d'York) et qui fût reine de 1685 à 1688 avant d'être chassée par la Glorieuse Révolution.

Catherine de Bragance (1638-1705) fût l'épouse de Charles II avec lequel elle se maria en 1662 mais ce mariage resta infécond. Après la mort de son époux, elle est rentrée au Portugal où elle est morte.

Henriette de France (1609-1669), fille de Henri IV et de Marie de Médicis et donc soeur cadette de Louis XIII et tante de Louis XIV fût l'épouse de Charles 1er de 1625 (alors que ce dernier était encore que Prince de Galles) à la mort de ce dernier en 1649.

Marguerite Tudor (1489-1541) fût l'une des filles d'Henri VII Tudor et donc soeur d'Henri VIII, elle épousa Jacques IV d'Ecosse en 1503. Mère de Jacques V et grand mère de Marie Stuart, elle fût ainsi à l'origine de l'union entre les deux royaumes, union personnelle en 1603 et politique de 1707 à 1746.

Jeanne Beaufort (v.1406-1445) est la petite fille de Jean de Gand, duc de Lancastre (1341-1399), frère cadet d'Edouard III. Elle épousa en 1424, Jacques 1er d'Ecosse (1394-1437), roi d'Ecosse de 1406 à 1437 et mère de Jacques II.

Annabella Drumond (1350-1401) épousa en 1367 Robert III d'Ecosse (1337-1406) qui régna de 1390 à 1406. Elle est la mère de Jacques 1er Stuart.

La construction de ces huit frégates est attribuée à l'Arsenal d'Inverness et aux chantiers John Brown de Glasgow.

-Le HSMS Marie Stuart (F-20) est mis sur cale à l'Arsenal d'Inverness le 4 mars 1977 lancé le 8 juin 1978 et admis au service actif le 7 septembre 1979

-Le HSMS Anne de Danemark (F-21) est mis sur cale aux chantiers John Brown le 15 mars 1977 lancé le 21 mars 1978 et admis au service actif le 12 septembre 1979

-Le HSMS Marie de Modène (F-22) est mis sur cale à l'Arsenal d'Inverness le 12 juillet 1978 lancé le 14 octobre 1979 et admis au service actif le 30 décembre 1980

-Le HSMS Catherine de Bragance (F-24) est mis sur cale aux chantiers John Brown le 14 mai 1978 lancé le 4 juin 1979 et admis au service actif le 14 septembre 1980

-Le HSMS Henriette de France (F-25) est mis sur cale à l'Arsenal d'Inverness le 20 mars 1980 lancé le 24 juin 1981 et admis au service actif le 30 septembre 1982

-Le HSMS Marguerite Tudor (F-26) est mis sur cale aux chantiers John Brown le 8 septembre 1980 lancé le 16 septembre 1981 et admis au service actif le 4 octobre 1982

-Le HSMS Jeanne Beaufort (F-27) est mis sur cale à l'Arsenal d'Inverness le 8 septembre 1981 lancé le 24 septembre 1982 et admis au service actif le 7 novembre 1983

-Le HSMS Annabella Drumond (F-28) est mis sur cale aux chantiers John Brown le 4 octobre 1981 lancé le 20 octobre 1982 et admis au service actif le 17 novembre 1983.

Ces navires véritables sans grades de la marine écossaises sont répartis entre Faslane (Marie Stuart et Annabella Drumond) Scapa Flow ( Marguerite Tudor et Jeanne Beaufort) Inverness (Catherine de Bragance Henriette de France Anne de Danemark Marie de Modène) et connaissent une vie opérationnelle intense avec d'inombrables exercices notament avec la marine britannique, la marine norvégienne, la marine danoise et la marine néerlandaise dans le domaine très particulier de la lutte ASM par petits fonds.

Les croisières loin des côtes écossaises sont assez rares mais deux navires, les Catherine de Bragance et Henriette de France participèrent de février à décembre 1987 à l'opération Blackwatch dans le golfe Persique en compagnie du porte-avions William Wallace, des frégates antiaériennes Fort William et Kilmarnock, des frégates ASM Glasgow et Dunfermine ainsi que du pétrolier Tweed et du ravitailleur polyvalent Sirius.

Les réductions budgétaires consécutives à la fin de la guerre froide (les trop fameux «dividendes de la paix») entrainèrent une réduction du format de la marine écossaise.

Victime d'une collision avec un port conteneur à sa sortie du port d'Aberdeen le 4 mars 1997, la frégate Marie Stuart est placée en réserve le 14 juin 1997, condamnée le 4 mars 2000 et coulée comme cible le 17 juin 2001. La Anne de Danemark est désarmée le 20 décembre 1997 par anticipation alors qu'il était prévu de la désarmée en 2005.

Les Marie de Modène et Catherine de Bragance sont désarmées respectivement le 14 mai et le 8 juillet 1999, condamnées en mars 2002 et envoyées à la démolition en 2005.

Les Henriette de France et Marguerite Tudor sont désarmées le 17 mars 2004, placées en réserve pour servir de pièces détachées pour leurs deux sister-ship encore en service. Elles doivent être démolies en 2015 à moins que n'aboutisse le projet d'un recif artificiel dans les Shetlands.

Les Jeanne de Beaufort et Annabella Drumond doivent être désarmés respectivement le 22 septembre et le 14 novembre 2010. Une vente à un pays africain à été envisagée mais aucun client sérieux ne s'est manifesté probablement en raison du coût de fonctionnement d'un tel navire sans parler de l'usure pour des navires qui mine de rien sont en service depuis 27 ans dans des eaux parmis les moins hospitalières du globe.

Signe des temps, les huit frégates légères de classe Stuart vont être remplacées par seulement quatre OPV de classe Scotland dont le premier doit être admis au service actif début 2011. A noter qu'il fût un temps envisagé de remplacer les Stuart par une classe de corvettes ASM mais la menace sous marine étant en nette diminution à l'époque, le projet fût abandonnée en 2002 au profit de navires dit de «contrôle océanique»

Caractéristiques Techniques de la classe Stuart

Déplacement : standard 1270 tonnes pleine charge 1640 tonnes

Dimensions : longueur 88.88m (85.80m entre perpendiculaires) largeur 10.40m tirant d'eau 3.78m

Propulsion : 4 moteurs diesels Wilkinson dévellopant une puissance totale de 18000ch et entrainant deux hélices à pas variable

Performances : vitesse maximale 28 noeuds distance franchissable 4000 miles nautiques à 18 noeuds 7500 miles nautiques à 12 noeuds

Electronique : un radar de veille air, un radar de veille combinée, deux radars de conduite de tir, deux radars de navigation, un intercepteur, un brouilleur, deux lance-leurres et un bruiteur remorqué; un sonar de coque

Armement : un canon de 76mm Oto-Melara à l'avant, une tourelle double Breda de 40mm, un lanceur octuple pour missiles surface-air courte portée Sea Sparrow, deux lanceurs quadruples pour un total de huit missiles surface-surface Harpoon, un lance-roquettes ASM quadruple Bofors de 375mm et 4 tubes lance-torpilles ASM en deux plate-formes doubles Mk32 pour torpilles Mk46.

L'armement évolue au cours de leur carrière : le lance-roquettes Bofors est débarqué et remplacé par un lanceur Sadral et le lanceur Sea Sparrow remplacé par un Phalanx. Les deux dernières frégates en service ont perdu leurs Harpoon et leurs tubes lance-torpilles n'étant plus armées que d'un canon de 76mm, d'une tourelle double de 40mm et recevant 4 mitrailleuses de 12.7mm.

Equipage : 10 officiers et 106 hommes

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MessageSujet: Re: ROYAUME D'ECOSSE   Lun 05 Juil 2010, 20:51

Frégates lance-missiles ASM classe Glasgow

La frégate USS Knox

Les destroyers de classe Allen M. Summer connus sous le nom de classe Kenneth 1er ne devant pas être éternels, leur remplacement est étudié au tout début des années soixante. Le dévellopement d'un modèle national est envisagé mais au final la marine écossaise préfère s'adresser au grand frère américain pour obtenir les plans et la construction sous licence des frégates de classe Knox dont la première, la USS Knox (FF-1052) à été mise sur cale le 5 octobre 1965 lancé le 19 novembre 1966 et admis au service actif le 12 avril 1969.

L'accord pour la construction de six navires est signé le 14 mars 1966 et dans la foulée le Parlement écossais finance aux budgets 1966 et 1967 la construction de six navires semblables pour ne pas dire identiques aux frégates en service dans la marine américaine.

Les six navires reçoivent des noms de villes écossaises, la première étant baptisée Glasgow, la principale citée ouvrière et industrielle du pays au sein de la «Clyde rouge». Elle est suivi par une frégate baptisée Edimbourg _la capitale du royaume_, la troisième est baptisée Inverness _la principale base navale de la marine écossaise_, la quatrième baptisée Aberdeen _la capitale écossaise du pétrole_, la cinquième reçoit le nom de Dunfermline _qui abritait l'ancienne nécropole des rois d'Ecosse_ et la sixième Dundee _la grande ville du nord-ouest du royaume_.

Ces navires doivent d'abord servir à l'escorte du porte-avions William Wallace, des navires amphibies de classe King Arthur et des navires logistiques mais peuvent aussi mener des missions de chasse en solitaire, la protection du trafic commercial, le contrôle océanique..........

-La HSMS Glasgow est mise sur cale aux chantiers John Brown de Glasgow le 14 mars 1968 lancé le 14 juillet 1969 et admis au service actif le 8 septembre 1970.

-La HSMS Edimbourg est mise sur cale à l'Arsenal d'Inverness le 2 juin 1968 lancé le 24 octobre 1969 et admis au service actif le 31 décembre 1970

-La HSMS Inverness est mise sur cale aux chantiers John Brown de Glasgow le 8 juin 1969 lancé le 16 décembre 1970 et admis au service actif le 30 décembre 1971

-La HSMS Aberdeen est mise sur cale à l'Arsenal d'Inverness le 4 août 1969 lancé le 27 décembre 1970 et admis au service actif le 31 décembre 1971

-La HSMS Dunfermline est mise sur cale aux chantiers John Brown de Glasgow le 14 septembre 1970 lancé le 2 novembre 1971 et admis au service actif le 15 décembre 1972

-La HSMS Dundee est mise sur cale à l'Arsenal d'Inverness le 2 octobre 1970 lancé le 14 novembre 1971 et admis au service actif le 30 décembre 1972.

Les frégates Glasgow Edimbourg Inverness et Aberdeen sont basées à Inverness et les frégates Dunfermline et Dundee à Fastlane.

Ces navires qui sont régulièrement modernisés sont désarmés au cours de la décennie quatre-vingt dix lors de l'arrivée des Meko 200S : La frégate Glasgow en mars 1993 suite à un incendie dans la salle des machines, la frégate Edimbourg en juin 1994, les frégates Inverness et Aberdeen respectivement en mars et décembre 1996, la frégate Dunfermine en octobre 1997 et la frégate Dundee en août 1999, cette dernière ayant été préservée comme musée dans sa ville marraine.

Caractéristiques Techniques de la classe Glasgow

Déplacement : standard 3075 tonnes pleine charge 3864 tonnes

Dimensions : longueur 134m largeur 14.33m tirant d'eau 7.55m

Propulsion : deux turbines à engrenages Westinghouse alimentées par deux chaudières Amirauté dévellopant 35000ch et entrainant une hélice à cinq pales

Performances : vitesse maximale 27 noeuds distance franchissable 4000 miles nautiques à 20 noeuds

Electronique : un radar de veille aérienne, un radar de veille surface, deux radars de conduite de tir, un sonar de coque, un sonar remorqué, un détecteur d'alerte radar, un brouilleur, un bruiteur et des lance-leurres.

Armement : un canon de 127mm Mk42 à l'avant; un lanceur octuple pour huit missiles surface-air courte portée Sea Sparrow; quatre tubes lance-torpilles Mk32 pour torpilles Mk46; deux canons de 20mm

Durant leur carrière, leur armement évolua : un lanceur Sadral à la place des Sea Sparrow en 1992 _décision vertement critiquée dans la marine écossaise_, deux cellules du lanceur Asroc reçoivent des missiles Harpoon et le remplacement des canons de 20mm Oerlikon par des canons de 25mm du même constructeur.

Aviaiton : plate-forme et hangar pour un Kaman Seasprite puis un Westland Lynx.

Equipage : 285 officiers et marins


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MessageSujet: Re: ROYAUME D'ECOSSE   Lun 05 Juil 2010, 20:57

Frégates Antiaériennes classe Dumfries

La frégate espagnole Baléares

Les frégates Glasgow sont d'excellents navires anti-sous-marins pour protéger le William Wallace des hordes des Loups gris de l'Amiral Gorchkov mais pour assurer la défense antiaérienne de la prunelle de la marine écossaise, cela est bien insuffisant.

Après avoir envisagé la construction de navires de conception nationale, la marine écossaise décide de suivre l'exemple de la marine espagnole qui s'équipa d'une version antiaérienne de la classe Knox, la classe Baléares.

La mission de ces quatre navires (six avaient été un temps envisagés) est de créer une ombrelle protectrice autour d'unités majeures de la marine écossaise. L'installation d'un lanceur Mk22 pour missiles Standard se fit ainsi au détriment de la plate-forme et du hangar hélicoptère. Des ailerons stabilisateurs supplémentaires furent également installés pour améliorer la stabilité du navire dans des mers souvent agitées.

Les quatre navires sont financés aux budget 1970 et 1971 et la construction est confiée aux chantiers John Brown de Glasgow. Comme leurs cousins ASM, ils portent les noms de villes écossaises, la première étant baptisée du nom de Dumfries _ville frontalière de l'Angleterre_, la seconde est baptisée du nom de Kilmarnock _réputée pour être la ville de naissance de William Wallace_, la troisième est baptisée du nom de Saint Andrews _ancienne capitale religieuse de l'Ecosse entre Edimbourg et Dundee_ et enfin la quatrième reçoit le nom de Fort Williams _ville du nord-ouest de l'Ecosse au pied du Ben Nevis qui du haut de ses 1320m est le plus haut sommet d'Ecosse et des îles britanniques_ .

-La HSMS Dumfries est mise sur cale le 14 janvier 1972 lancée le 12 mars 1973 et admis au service actif le 18 juin 1974

-La HSMS Kilmarnock est mise sur cale le 18 juin 1972 lancé le 20 septembre 1973 et admis au service actif le 9 novembre 1974

-La HSMS Saint Andrews est mise sur cale le 21 mai 1973 lancée le 8 septembre 1974 et admise au service actif le 4 novembre 1975

-La HSMS Fort Williams est mise sur cale le 4 octobre 1973 lancée le 4 décembre 1974 et admise au service actif le 27 décembre 1975

Ces frégates sont basées à Inverness et ont pour principale mission la protection du porte-avions William Wallace. Lors de chaque sortie du porte-avions, une frégate antiaérienne et une frégate ASM accompagnent le porte-avions sans parler des grands déploiements avec deux frégates antiaériennes et deux frégates anti-sous-marines.

Régulièrement modernisées, elles ont connu une longue carrière dans la marine écossaise, les Dumfries et Kilmarnock étant désarmées respectivement en mars et septembre 2000, les Saint Andrews et Fort Williams respectivement en septembre et décembre 2004. Leur remplacement pourrait se matérialiser dans les années à venir par le programme Naval Air Defense System (NADS) qui prévoit la construction 2 à 3 frégates de défense antiaérienne pour compléter les 8 frégates type Méko 200S entrées en service entre 1993 et 2000 et semblables aux Anzac australo-néo zélandaise. Néanmoins la crise économique et les probables coupures budgétaires pourrait conduite à l'abandon de ce projet et priver la marine écossaise de navires de défense antiaérienne de zone.

Caractéristiques Techniques de la classe Dumfries

Déplacement : standard 3075 tonnes pleine charge 3864 tonnes

Dimensions : longueur 134m largeur 14.33m tirant d'eau 7.55m

Propulsion : deux turbines à engrenages Westinghouse alimentées par deux chaudières Amirauté dévellopant 35000ch et entrainant une hélice à cinq pales

Performances : vitesse maximale 27 noeuds distance franchissable 4000 miles nautiques à 20 noeuds

Electronique : deux radars de veille aérienne, un radar d'illumination et d'altimétrie, un radar de veille surface, un radar de veille combinée, deux radars de conduite de tir, un sonar de coque, un détecteur d'alerte radar, un brouilleur, un bruiteur et des lance-leurres.

Armement : un canon de 127mm Mk42 en tourelle simple à l'avant, un lanceur octuple pour missiles Asroc, 4 tubes lance-torpilles Mk32 pour torpilles Mk46, un lanceur Mk22 pour 22 missiles SM-1M2 et deux canons de 20mm.

Leur armement évolué : le lanceur Asroc à embarqué deux missiles Harpoon (pour compenser l'abandon du projet d'équiper huit missiles en deux lanceurs quadruples), le nombre de missiles SM-1 à été porté à 32, les canons de 20mm remplacés par deux mitrailleuses de 12.7mm et un CIWS Phalanx de 20mm installé sur la plage arrière.

Aviation : aucune

Equipage : 256 officiers et marins

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MessageSujet: Re: ROYAUME D'ECOSSE   Lun 05 Juil 2010, 21:10

Frégates polyvalentes classe King of Scotland

Meko 200 de la marine néo-zélandaise

Depuis la fin des années soixante, les frégates ASM de classe Glasgow et les frégates antiaériennes de classe Dumfries formaient la colonne vertébrale de la Royal Scotish Navy. Néanmoins, elles n'ont jamais fait l'unanimité en raison notament de leur ligne d'arbre unique qui les rendaient fort vulnérables à une avarie technique ou une avarie de combat.

C'est en 1985 que la marine écossaise lance les premières études pour remplacer les dix frégates de première rang qu'elle aligne. Très rapidement, elle écarte l'idée de deux classes de navires spécialisés au profit d'une classe de navires polyvalents, acceptant donc une perte de compétence et de capacité.

Les nombreuses avaries qu'ont connue les Knox écossaises poussent la marine à réclamer deux lignes d'arbres. Plus que la vitesse, la marine écossaise réclamait de l'endurance pour des navires appelés à opérer dans les mers parmi les plus inhospitalières du monde. La RSN envisagea même de demander une coque renforcée contre les glaces avant de finalement y renoncer pour des raisons d'économie.

Un appel d'offres est officiellement lancé le 14 mars 1987 pour la fourniture de douze frégates polyvalentes disposant de bonnes capacités ASM et de capacités moins importantes en terme de lutte ASF et de lutte antiaérienne, une simple capacité d'autodéfense contre les avions et les missiles étant demandée (la marine écossaise espérait à l'époque le lancement de la construction d'une classe de destroyers en cas de construction comme convenue d'un nouveau porte-avions).

Les missions demandées à ces navires étaient donc la lutte ASM, le combat en haute mer, l'escorte de navires de guerre, de commerce et de soutien, les missions de présence, la surveillance et le contrôle océanique.

Cinq candidats répondent à cet appel d'offre : un projet 100% écossais lancé par les Nouveaux Chantiers Navals d'Aberdeen (ces derniers fermés en 1974 furent relancés pour la plaisance et la pêche en 1983 mais fermés à nouveau en 1990), le type 23 britannique, les frégates type M (Korteaner) néerlandaises, les frégates type FFG-7 américaines et enfin le type Meko 200S (S pour Scotland) allemand.

Le projet écossais est rapidement abandonné. Non pas sur le plan strictement technique sur le plan financier et industriel : les participants au consortium NCNA (Nouveaux Chantiers Navals d'Aberdeen) n'ont aucune expérience dans le domaine de la construction navale militaire et la solidité financière du consortium est sujette à caution.


La USS Oliver Hazard Perry dans les grands lacs

Le concurrent américain est lui aussi rapidement abandonné. Alors qu'il avait expréssement spécifié qu'il fallait deux lignes d'arbre, le projet FFG-7 n'en avait qu'une. De plus la position du canon de 76mm était peu appréciée par les marins et amiraux écossais.


La frégate néerlandaise Korteaner (F807)

Cela exclu également les type M néerlandaises armées d'un canon de 76mm, les écossais souhaitaient une pièce de 100 ou 127mm pour permettre au navire si nécessaire de pilonner des cibles littorales et comme l'intégration d'un tel canon n'était pas possible sur les Korteaner, le modèle néerlandais est rejeté.


La frégate HMS Somerset (F82) de classe Duke ou type 23

Reste alors le type 23 anglais et le projet Meko 200. Le type 23 séduit assez les marins écossais en dépit de son origine anglaise d'autant que le constructeur de ces frégates à abandonné le canon de 114 pour un canon de 127mm. De plus, les missiles Sea Wolf ont montré leur efficacité aux Malouines.

Face à ça, le programme Meko 200 peut s'enorgueillir d'avoir déjà été choisit par la Grèce, la Turquie et bientôt par les deux frères siamois, l'Australie et la Nouvelle Zélande. Sur le plan technique, elle est plus évoluée que sa concurrente anglaise.

Ce sont des considérations politiques et industrielles qui vont donc faire la différence comme souvent d'ailleurs dans les contrats d'armement. Or à l'époque, les relations entre Edimbourg et Londres sont excécrables, les politiques écossais de tout bord ne cessant de vitupérer contre celle qu'ils appelent en privé «la harpie de Londres», le premier ministre, Margareth Tatcher.

En avril 1988, la marine écossaise choisit donc le modèle Meko 200S assez proche au final des Anzac australo-néo zélandaises, les besoins de la Royal Scotish Navy, de la Royal Australian Navy et de la Royal New Zealand Navy étant au final assez proches : des navires endurants, ayant une grande autonomie plutôt que des lévriers des mers, très rapides mais à l'autonomie et à l'endurance forcément plus limitées.

Les négociations avançent très vite et la commande pour douze navires à construire en Ecosse aux chantiers John Brown de Glasgow est signée en septembre 1988 mais dès novembre 1989, des restrictions budgétaires réduisent le nombre à dix navires dont deux en option, option abandonnée en 1995.

Ce ne sera donc au final que huit frégates de type Meko 200S qui seront construites pour la marine écossaise. Renouant avec le passé, elle va baptiser ses nouvelles frégates du nom de rois écossais dont certains avaient déjà été donnés aux destroyers type Allen M. Summer.

-La HSMS Kenneth 1er est mise sur cale aux chantiers John Brown de Glasgow le 4 mars 1990 lancée le 8 juin 1991 et admise au service actif le 12 mars 1993.

-La HSMS Constantin 1er est mise sur cale aux chantiers John Brown de Glasgow le 17 juin 1991 lancée le 5 septembre 1992 et admise au service actif le 19 juin 1994.

-La HSMS Malcom 1er est mise sur cale aux chantiers John Brown de Glasgow le 20 juin 1992 lancée le 12 septembre 1993 et admies au service actif le 27 juin 1995

-La HSMS Kenneth II est mise sur cale aux chantiers John Brown de Glasgow le 12 septembre 1992 lancé le 8 décembre 1993 et admise au service actif le 20 décembre 1995.

-La HSMS Macbeth est mise sur cale aux chantiers John Brown de Glasgow le 20 septembre 1993 lancée le 16 décembre 1994 et admise au service actif le 4 décembre 1996.

-La HSMS Lulach est mise sur cale aux chantiers John Brown de Glasgow le 2 novembre 1994 lancée le 30 décembre 1995 et admise au service actif le 3 décembre 1997

-La HSMS Guillaume le Lion est mise sur cale aux chantiers John Brown de Glasgow le 17 novembre 1995 lancée le 31 décembre 1996 et admise au service actif le 23 décembre 1998.

-La HSMS Robert Bruce est mise sur cale aux chantiers navals John Brown de Glasgow le 17 mars 1997 lancée le 8 juin 1998 et admise au service actif le 17 juin 2000.

Les HSMS Kenneth 1er, Cosntantin 1er Malcom 1er Kenneth II et Macbeth sont basées à Inverness alors que les HSMS Lulach Guillaume le Lion et Robert Bruce sont basées à Faslane.

En service pour la plus ancienne depuis maintenant dix sept ans, les frégates de classe King of Scotland sont de toutes les interventions de l'Ecosse en outre mer qu'il s'agisse d'appuyer le déploiement des casques bleus fournis par l'armée écossaise (Liban, Golfe de Guinée pour la participation écossaise à la MINUCI en côte d'Ivoire) ou traquer terroristes et pirates dans le Golfe d'Aden.

De l'avis général, ce sont d'excellents navires, endurants et faciles à entretenir. Ils vieillisent bien mais elles n'échappent pas à une modernisation à mi-vie dont les contours qui ont été validées en 2004 sont assez semblables à celles appliquées par les australiens et les néo-zélandais sur leurs propres Meko 200 notament une modernisation de l'électronique et un renforcement de l'armement sans parler d'une remise en état totale de la coque, des superstructures et de l'appareil propulsif, pour permettre à ces frégates de servir tranquillement 30 à 35 ans ce qui ferait que la première King of Scotland serait désarmée en 2023 ou 2028 et la dernière entre 2030 et 2035.


Vision des Anzac australiennes modernisés

Caractéristiques Techniques de la classe King of Scotland

Déplacement : standard 3200 tonnes pleine charge 3600 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 117.50m entre perpendiculaires 109m largeur 14.80m tirant d'eau : 6m

Propulsion : système CODOG (Combined Diesel or Gas) avec une turbine au gaz General Electric LM 2500 de 30000ch associés à deux diesels MTU 12V 1163 TB83 de 4420ch chacune soit une puissance propulsive globale de 38840ch et qui entraine deux hélices

Performances : vitesse maximale 27 noeuds distance franchissable 6000 miles nautiques à 18 noeuds 7000 miles nautiques à 13 noeuds

Electronique : un radar de veille combinée, un radar de veille surface, deux radars de conduite de tir, deux conduite de tir optronique, un sonar d'étrave, un sonar remorqué, un détecteur d'alerte radar, deux brouilleurs, quatre lance-leurres et un bruiteur remorqué

Armement : A l'origine, les huit King of Scotland disposaient d'un un canon de 127mm Mk45, de 16 missiles Sea Sparrow en cellules verticales Mk41, de 4 tubes lance-torpilles Mk32 avec torpilles Mk46, de 4 mitrailleuses de 12.7mm auxquels s'ajoutent dès la construction _à la différences des australiens et des néo-zélandais 8 missiles Harpoon

Au cours de la modernisation, les huit frégates vont voir le canon de 127mm d'origine remplacé par un modèle intégré dans une tourelle furtive, les Sea Sparrow vont être remplacés par des ESSM (Evolved Sea Sparrow) ce qui permettra de douler le nombre de missiles, les Harpoon portés au standard Block II, les mitrailleuses de 12.7mm complétées par deux canons de 25mm, un Phalanx installé au dessus de la passerelle, les torpilles Mk46 remplacées par des Sting Ray et les Lynx modernisés.

Aviation : plate-forme et hangar pour un hélicoptère Lynx qui devrait être remplacé d'ici une dizaine d'années par un nouvel appareil : le NH90, le Caracal ou le Wildcat (ex-Futur Lynx) sont favoris.

Equipage : 22 officiers 41 officiers mariniers et 101 quartiers maitres et matelots soit un total de 164 hommes.

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MessageSujet: Re: ROYAUME D'ECOSSE   Mar 02 Nov 2010, 11:42

L-Patrouilleurs et navires légers d'attaque de la marine écossaise

Patrouilleurs et croiseurs auxiliaires

Avant la création de la Royal Scotish Navy en 1845 existait le Scotish Naval Service (SNS). Dépendant du ministère des Finances, cette force créée en 1786 était chargé de la défense des approches maritimes de l'Ecosse dans des missions s'apparentant plus à celui d'un service de douane qu'une véritable marine. Equiper de navires assez légers, le SNS était plus chargé de la lutte contre la contrebande que du combat en haute mer.

Avec l'apparition de la vapeur et de la coque en acier, la marine écossaise s'équipa de quelques patrouilleurs, des navires assez légers généralement armés d'un canon et de quelques mitrailleuses et armés par des équipages souvent composés de réservistes à la motivation douteuse.

Ce n'est qu'avec la première guerre mondiale que l'Ecosse prend conscience que ses eaux sont hautement vulnérables. Les croiseurs cuirassés et les éclaireurs ont autre chose à faire que se préoccuper de la sécurité d'îles éloignées, la menace jugée prioritaire c'est la flotte allemande qui pourrait se croire chez elle dans les eaux écossaises.

Une loi votée le 15 janvier 1915 permet la réquisition des «navires nécessaires à la sécurité du territoire et permettant à la marine de réaliser les missions demandées par le pouvoir politique»

la RSN va ainsi réquisitionner 2 paquebots, 4 ferry et 16 chalutiers pour sécuriser les eaux écossaises. Les paquebots Siegfried et General Solt, les ferry Scotish Bravery, Freedom, Bravery et Lily MacDonald sont transformés en croiseurs auxiliaires alors que les chalutiers sont transformés en patrouilleurs auxiliaires.
Les paquebots et les ferrys étaient chargés de deux missions principales : A la fois de patrouiller dans les archipels qui pourraient très bien servir de bases clandestines aux sous marins allemands voir pourquoi pas être prises d'assaut par les allemands pour établir une base de ravitaillement pour augmenter l'efficacité de leur flotte de haute mer mais également assurer le transport de troupes.

C'est ainsi que durant tout le conflit, les croiseurs auxiliaires de la marine écossaise transportaient des soldats de l'armée de terre (jusqu'à 4000 hommes pour le plus gros d'entre-eux, le Siegfried), les débarquaient sur une île isolée pour établir une garnison temporaire.

Après une série d'exercices de sécurité (avec des phases à tir réel), la garnison était évacuée pour une autre île. Parfois, il y eut de véritables alertes qui obligèrent une garnison à plier bagages en urgence pour gagner une autre île où un débarquement allemand avait été signalé mais il n'y aucun coup de force ou même tentative de l'armée du Kaiser Guillaume.


Le paquebot Siegfried

Le paquebot Siegfried avait été construit en 1905 pour la Scotish Steamship Company en vue de liaisons avec la Norvège. Construit aux chantiers Blohm & Voss de Hambourg, il à assuré jusqu'en août 1914 des liaisons régulières entre Aberdeen et les ports d'Oslo, de Bergen et de Stavanger. Il à été alors désarmé par son armateur en pleine tourmante financière avant d'être réquisitionné par la marine écossaise le 14 janvier 1915 et transformé en croiseur auxiliaire.

Il reçut ainsi comme armement 4 canons de 150mm sous masque (un affût à l'avant un affût à l'arrière et deux latéraux) 4 canons de 75mm et 8 canons de 47mm. Il pouvait en outre transporter 4000 hommes de troupes. Il fût en outre repeint en gris puis reçut un camouflage pour réduire le risque d'attaque sous marine. Rendu à son armateur le 14 janvier 1919 après avoir rapatrié les troupes écossaises déployées en France, il est désarmé le 12 février 1919 et vendu à un armateur grec qui l'utilisera jusqu'en 1941 quand il sera coulé par les Stukas au large de Salonique.

Sur le plan technique, c'était un navire propulsé par turbines, déplaçant à pleine charge près de 20000 tonnes, 195m de long, 22m de large et une vitesse maximale de 18 noeuds.


Le General Solt

Le paquebot General Solt avait été construit en 1912 dans un chantier suédois pour la compagnie Swedish-Scotish Transport Company qui comme son nom l'identique effectuait des liaisons entre les ports de la côte est de l'Ecosse et la Suède qu'il s'agisse de trafic passager comme de trafic commercial.

Immobilisé au port de Glasgow par une avarie de propulsion en décembre 1914, il est réquisitionné par la marine écossaise, réparé et transformé en croiseurs auxiliaire avec 6 canons de 120mm en six affûts simples sous masques (un avant, un arrière et quatre latéraux), 6 canons de 75mm et 12 canons de 47mm.

Repeint en gris, il patrouilla autour des îles d'Ecosse, transportant régulièrement des unités de l'armée écossaise dans les îles pour les exercices déjà cités plus haut. En décembre 1918, il connu un échouage sans gravité à l'entrée du port de Dunkerque où il allait rapatrier les troupes écossaises présents sur le continent. Il fût déréquisitionné le 2 février 1919 (après que la marine écossaise eut envisagée de l'acheter ou de le louer pour une durée de cinq ans), rendu à son armateur qui souhataint moderniser sa flotte, le revendit à un armateur argentin qui l'utilisa jusqu'en 1937 quand il l'envoya à la casse.

Sur le plan technique, c'était un navire propulsé par turbines, déplaçant à pleine charge près de 17000 tonnes, 180m de long, 17m de large et une vitesse maximale de 20 noeuds. Il pouvait embarquer jusqu'à 2400 hommes.

Les ferry Scotish Bravery et Freedom avaient été tous les deux construits aux chantiers John Brown en 1910 pour effectuer des liaisons avec les Shetlands et la Norvège. Réquisitionné par la marine écossaise en septembre 1915, ils furent repeints en gris et reçurent comme armement 2 canons de 120mm (un avant et un arrière), 4 canons de 75mm et 4 canons de 47mm. Ils furent utilisés pour des patrouilles et des transports avant d'être rendus à la vie civile en 1920 et de n'être désarmés qu'en 1940 pour être vendus à la démolition.

Les ferry Bravery et Lily MacDonald avaient été construits par les Ateliers et Chantiers du Havre pour les liaisons entre Glasgow et Belfast en Irlande du Nord.

Mis en service en 1910, ils furent réquisitionnés en 1916 et utilisés pour des missions de transport au bénéfice de la marine et de l'armée de terre écossaise entre Aberdeen et la France avec plusieurs attaques de sous marins heureusement infructueuses.

Les deux navires auraient du être rendus à son armateur mais ce dernier ayant fait faillite, les deux navires furent rachetés par la marine écossaise et transformés en transports et rebaptisés King of Scotland et Scotish County. Ils sont utilisés jusqu'en 1942, l'un étant désarmé à Aberdeen et utilisé comme bâtiment base tandis que l'autre est torpillé par un sous marin allemand le 4 décembre 1942, remorqué à Inverness mais jugé trop ancien et trop endommagé pour être réparé à un coût raisonable.


Un chalutier armé de la première guerre mondiale avant sa réquisition

Les seize chalutiers réquisitionnés étaient le plus souvent armés d'un canon de 75mm, d'un canon de 47mm et de mitrailleuses. Certains reçurent des grenades ASM pour repousser une éventuelle attaque de sous marins.

Soucieuse de ne pas se laisser surprendre par une guerre jugée proche, la marine écossaise étudie dès 1937 un plan de réquisition, rafraichissant la loi du 15 janvier 1915 et listant les navires réquisitionnables, planifiant également les travaux à réaliser.

Au mois d'août 1939, il devient évident que la guerre est sur le point d'éclater et le 25 août, l'Amirauté Ecossaise déclenche le plan Scoaul (Scotish Auxiliaries) et ordonne à tous les navires prévus pour servir de croiseurs auxiliaires, de patrouilleurs, d'arraisoneurs-dragueurs ou de dragueurs de mines de gagner un port écossais ou un port neutre.

La liste du plan Scoaul était composée de quatre paquebots, de six ferry, de huit cargos et de vingt chalutiers. Sur ce total, seuls deux paquebots, quatre ferry, six cargos et seize chalutiers peuvent regagner l'Ecosse.

Les deux paquebots baptisés Richard Wagner et Percival sont des paquebots récents mis en service en 1935 pour une liaison Halifax-Glasgow. Ce sont des navires de 24000 tonnes, mesurant 201m de long sur 19m de large, un tirant d'eau de 7.50m. Propulsés par des moteurs diesels, ils peuvent filer à 22 noeuds en vitesse de pointe et peuvent transporter soit 750 passagers ou 300 passagers et du fret.

Ils sont transformés en transport rapides à l'Arsenal de Faslane entre septembre 1939 et juin 1940 avec une nouvelle robe _gris clair_, équipés d'un radar, les cabines aménagées pour le transport d'un maximum de 1200 hommes. L'armement se compose de 6 canons de 150mm en affûts simples sous masque, de 6 canons de 75mm, de mitrailleuses. On étudie un temps l'installation d'une catapulte pour un hydravion mais ce projet est abandonné.

Ces navires effectuent de nombreuses et monotones patrouilles pour protéger les eaux écossaises puis à partir de l'entrée en guerre d'Edimbourgh, assure des missions de transport de troupes entre l'Ecosse et l'Irlande et entre l'Irlande et l'Angleterre, transportant aussi bien des écossais (qui vont volontiers s'entrainer en Irlande faute de place en Ecosse) que des américains qui après avoir choisit l'Irlande comme base arrière décide de s'installer en Angleterre.

Le Percival est endommagé le 3 septembre 1944 par une mine magnétique allemande au large du Firth of Forth. Remorqué à Edimbourg, il est réparé et reprend du service jusqu'en juillet 1946, transportant des troupes écossaises en France, en Belgique et même en Allemagne avant d'en assurer le rapatriement. Il est démobilisé le 7 septembre 1946, rendu à son propriétaire qui le transforme en paquebot mixte pour des liaisons avec Terre Neuve avant de le vendre à la démolition en 1955 après un incendie qui détruisit quatre de ses huit chaudières, rendant prohibitive toute réparation.

Le Richard Wagner eut moins de chance. Le 4 janvier 1943, il est touché par deux bombes lancées par un bombardier allemand au large de Newcastle alors qu'il venait de débarquer des troupes et du matériel. Un terrible incendie tue 75 hommes et en blesse gravement 64. Les remorqueurs tentent de le haler en haute mer mais il sombre à proximité des côtes, soulevé par l'explosion des munitions transportées. L'épave qui gênait la navigation côtière fût relevé en 1954 et démantelée dans un chantier anglais.

Sur les six ferry prévus, seulement quatre peuvent être transformés, le cinquième est mis sous séquestre aux Pays Bas à cause d'un litige financier entre l'armateur et un fournisseur et le sixième est en trop mauvais état matériel.

Les quatre ferry réquisitionnés effectuaient avant guerre des liaisons entre l'Ecosse métropolitaine et les Shetlands et les Orcades. Baptisés Sister Margareth Sister Joanna Sister Paula et Sister Mary-Ann, ils ont tous été construits à Aberdeeen entre 1932 et 1936.

Ce sont des navires de 110m de long, déplacant 12000 tonnes et filant à 12 noeuds (bien que leur vitesse pratique soit en réalité plus proche de 9 que de 12 noeuds). Ils sont modifiés à l'Arsenal d'Inverness entre octobre 1939 et janvier 1940 : peinture gris clair, blindage de la passerelle, renforcement des équipements de communication, embarquement de 2 canons de 120mm, 4 canons de 75mm et 8 canons de20mm antiaériens Oerlikon.

Chaque ferry peut ainsi embarquer près de 700 hommes en configuration normale. Ces navires vont ainsi effectuer d'inombrables rotations entre l'Ecosse métropolitaine et les îles mais également entre l'Ecosse et l'Irlande ou l'Irlande et l'Angleterre puis ensuite entre l'Angleterre et le continent.

Le Sister Margareth est transformé en navire hôpital en décembre 1944 et ancré à Anvers une fois le port prit par les troupes canadiennes, il perd donc à l'occasion son armement et sa peinture gris clair au profit d'une livrée blanche à croix rouges. Il est utilisé dans ce rôle jusqu'en mai 1945 quand il est rendu à son armateur qui préfère le vendre à la démolition plutôt que de le remettre en état.

Le Sister Joanna sort indemne de la guerre et rendue à son armateur en juin 1945, il reprend ses liaisons avec les Orcades jusqu'au 4 juin 1952 quand il talonne une roche non carthographiée au large du port d'Aberdeen. Jugé trop ancien pour être réparé à bon prix, il est vendu à la démolition à un chantier espagnol mais coulera en remorque au large de La Rochelle.

Le Sister Paula à moins de chance. Il est victime le 14 mars 1944 de deux torpilles tirées par un sous marin allemand non identifié. Il coule en quelques minutes ne laissant que 14 survivants sur 120 membres d'équipage.

Le Sister Mary-Ann sert lui sans problèmes jusqu'à la fin du conflit, étant rendu à son armateur le 6 septembre 1945. Remis en état, il reprend sa liaison entre Glasgow et les Orcades jusqu'à son désarmement puis sa vente à la démolition en 1970 dans un chantier grec.

Les six cargos réquisitionnés en septembre 1939 appartiennent à deux armateurs différents. Les deux premiers baptisés Olympie et Delphes appartiennent à la New Scotish Steamship Company. Ils ont été construits en 1924 en Angleterre. Ce sont des navires de 80m de long, transportant 4000 tonnes de port en lourd avec une vitesse maximale de 10 noeuds.

Ils sont utilisés pour transporter du matériel et des véhicules pour renforcer les positions de l'armée écossaise dans les différents archipels mais sont jugés trop lents pour assurer des transports sur d'autres zones plus dangeureuses.

Ces deux navires sont d'ailleurs mis en réserve en janvier 1943, utilisés comme bâtiments base et dépôts flottants à Inverness. D'un commun accord avec son armateur, ils sont vendus à la démolition en 1948 sans jamais avoir repris la mer.


Un Cargo type Boudicca

Les quatre autres cargos réquisitionnés sont bien plus récents car construits à la fin des années trente pour la Glasgow Motorship Company. Les cargos Boudicca Viriate Vercingetorix et Armininius (le choix de ces noms de résistants à la conquête romaine s'expliquerai par le fait que le directeur de cette compagnie, Marcus Brody était un fervent antifasciste et comme Benito Mussolini revendiquait l'héritage antique......) sont ainsi mis en service en 1937 pour des transports à la demande.

Réquisitionnés, ils sont peints en gris foncé et gris clair, reçoivent des équipements de communication supplémentaires et un armement composé d'un canon de 120mm et surtout d'une importante DCA avec 2 canons de 40mm Bofors et 8 canons de 20mm Oerlikon.

Ces navires de 95m de long, transportant 5600 tonnes de port en lourd et ayant une vitesse maximale de 15 noeuds sont utilisés pour des transports rapides notament entre Inverness et Newcastle.

Le Boudicca est transformé en navire atelier et assure le soutien de la battelerie engagée dans le débarquement de Normandie le 6 juin 1944 puis dans celui de Walcheren en novembre 1944. Il est endommagé par un incendie à Anvers en avril 1945 mais réparé, est utilisé par la marine écossaise jusqu'en septembre 1946. Il est dans un premier temps repris par son armateur mais ce dernier étant en proie à de sérieuses difficultés financières, la marine rachète le navire et l'utilise comme navire atelier jusqu'en juin 1980 quand il est désarmé après une nouvelle avarie de moteur et vendu à la démolition à un chantier belge.

Le Viriate est avarié le 12 mai 1943 dans un collision au port de Liverpool avec un destroyer britannique mais les dégâts sont limités et réparé, il reprend ses inombrables rotations entre l'Ecosse, l'Angleterre et le continent.

Il est l'un des premiers navires écossais à pénétrer dans le port d'Anvers en octobre 1944. Il est déréquisitionné en mai 1946 et rendu à son armateur qui le confie à une filiale effectuant des liaisons entre Casablanca et Pointe Noire suite à un accord avec les autorités françaises.

C'est d'ailleurs au large du grand port congolais qu'il est perdu par incendie en 1957, un cargo chilien récupérant 28 des 35 membres d'équipage, sept marins étant tués par l'incendie causé par une explosion dans une soute à mazout.

Le Vercingetorix est victime d'un grave échouage sur les côtes de l'East Anglia en mars 1944 alors qu'il effectue une liaison entre Newcastle et Londres. L'équipage est récupéré mais avant même qu'un remorqueur puisse être envoyé sur zone pour le récupérer, deux lames plus fortes que les autres enfoncent les superstructures et défoncent la coque. Le navire ne coulera que deux jours plus tard le 17 mars, paradoxalement alors que la tempête venait de sa calmer.

L'Arminius est utilisé sans aucun problème comme transport jusqu'à la fin du conflit. Il participe ensuite au rapatriement des forces écossaises qui s'étaient avancées jusqu'à Hambourg et pour certain à l'orée de la frontière danoise. Il est rendu à son armateur en janvier 1946 qui l'utilise sur une ligne entre la Norvège et l'Ecosse jusqu'en mars 1950 quand après une sérieuse avarie de machine, il est vendu à la démolition et démantelé dans un chantier de démolition implanté à Inverness.


Un chalutier armé de la seconde guerre mondiale

Les 16 chalutiers transformés ne recoivent pas de noms officiels mais des numéros, V1 à V16. Ils sont tous construits en bois, mesurant 30m de long, déplaçant 300 tonnes et filant à 10 noeuds. Ils furent modifiés à l'Arsenal de Fastlane, peints en gris, recevant un équipement radio, des plaques de blindage sur la cabine et un armement léger composé d'un canon de 40mm à l'avant, de mitrailleuses de 7.7mm et généralement de grenades ASM pour l'escorte des caboteurs et des convois côtiers.

Certains furent également utilisés comme dragueurs de mines ce qui causa la perte du V4 qui sauta sur une mine le 17 janvier 1945 dans l'estuaire de la Clyde alors que le V6 était avarié par une autre mine le 20 mars 1945 au large d'Aberdeen.

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MessageSujet: Re: ROYAUME D'ECOSSE   Jeu 04 Nov 2010, 11:31

Patrouilleurs type PCE

Un PCE américain

A la fin du conflit, comme nous l'avons vu, la marine écossaise est dans un état matériel peu engageant. Le débat entre neutralistes et engagistes ne peut qu'à terme avoir des conséquences sur le format et l'équipement de la Royal Scotish Navy même si contrairement à ce que l'on pense souvent, la neutralité nécessite souvent un budget de la défense plus important que dans le cadre d'une Alliance qui peut fournir une assistance matérielle et financière appréciable.

Les engagistes finissent par l'emporter et l'Ecosse adhère à l'OTAN. Avant même ce choix, la marine écossaise reçoit une aide importante des Etats Unis qui peuvent ainsi écouler un surplus de navires.

Les plus importants navires transférés sont les deux croiseurs légers de classe Cleveland et le porte-avions de classe Independence mais d'autres navires moins importants sont cédés et notament huit patrouilleurs type PCE (Patrol Craft Escort) qui sont cédés entre mars 1946 et septembre 1947, les équipages américains les amenant jusqu'en Ecosse où ils forment leurs homologues écossais avant de rentrer aux Etats Unis.

Dans un premier temps, ils conservent leurs numéros initiaux mais en 1950, ils recoivent les numéros P17 à P24 (les numéros P1 à P16 ont été attribués aux chalutiers réquisitionnés durant le premier conflit mondial). Ils sont répartis entre la côte orientale (P17,19,21 et 23) et la côte occidentale (P18,20,22 et 24) sachant qu'ils étaient régulièrement détachés dans les archipels pour des patrouilles de longue durée.

La mission principale de ces navires était de traquer les sous marins soviétiques. La hantise du haut commandement écossais était que les soviétiques n'implantent des bases clandestines dans les archipels écossais pour ravitailler leurs submersibles.

Ces navires restèrent en service jusqu'en 1959 (P17 et 18), 1960 (P19,20 et 21) et 1961 (P22,23 et 24). Deux d'entre-eux, les P22 et 23 encore en bon état furent utilisés comme navire d'entrainement jusqu'en 1968. Ils ne furent pas remplacés même si les dragueurs de mines étaient souvent utilisés comme patrouilleurs.

Caractéristiques Techniques des PCE

Déplacement : standard 795 tonnes pleine charge 850 tonnes

Dimensions : longueur 56.24m largeur 10.05m tirant d'eau 2.89m

Propulsion : deux moteurs diesel dévellopant 1900ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 16 noeuds

Armement : un canon de 76mm, deux canons de 40mm Bofors en affûts simples ou un affût double, 4 canons de 20mm Oerlikon en affûts simples, un lance-roquettes Hedgehog et des grenades ASM.

Les deux navires d'entrainement ne disposaient plus que de leur canon de 76mm et de mitrailleuses de 7.62mm

Equipage : 99 officiers et marins

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MessageSujet: Re: ROYAUME D'ECOSSE   Jeu 04 Nov 2010, 11:35

Vedettes lance-torpilles type Elco

Deux vedettes type Elco à la mer

la mise au point de la torpille automobile à la fin du 19ème siècle permet à un navire de taille réduite de pouvoir en théorie couler le plus gros, en somme une énième ressucée de la légende de David contre Goliath.

Les premiers navires armés de torpilles sont les torpilleurs et les destroyers, des navires légers au départ mais qui ne cessèrent de prendre du poids au point de dépasser les 2000 tonnes. Les progrès techniques permirent à des navires plus petits de mettre en oeuvre des torpilles.

La marine écossaise essaya un prototype de vedette lance-torpilles en 1929 mais le projet de créer plusieurs flottilles pour assurer la sécurité et la défense de la zone littorale se heurta à des problèmes financiers et au scéptisime d'une grande partie de la marine et des parlementaires qui avaient du mal à croire que des navires aussi fragiles puissent combattre dans une mer aux tempêtes redoutables.

Il faut attendre la fin de la seconde guerre mondiale pour que la marine écossaise puisse enfin s'équiper de vedettes lance-torpilles, des navires anciennement américains cédés quasiment gratuitement, les écossais ne payant que les frais de remise en état.

Douze vedettes de type Elco de 24.38m furent transférés en 1946, formant deux flottilles de six vedettes (1ère flottille basée à Scapa Flow V17 à V22 et 2ème flottille basée à Inverness V23 à V28) chargées de protéger les approches des côtes écossaises.

Conçues pour combattre dans le Pacifique, elles supportent très mal les rudes conditions de la mer du Nord. Les faiblesses structurelles déjà signalées par les marins américains provoquèrent plusieurs accidents. Elles sont retirées du service à la fin de 1950. Quatre sont démolies immédiatement, quatre sont utilisées comme auxiliaires portuaires jusqu'au début des années soixante et les quatre dernières sont utilisés pour entrainement et amarinisation des jeunes écossais.

Caractéristiques techniques des vedettes lance-torpilles type Elco

Déplacement : 38 tonnes

Dimensions : longueur 24.38m largeur 6.32m tirant d'eau 1.52m

Propulsion : trois moteurs à essence dévellopant 4050ch et entrainant trois arbres

Performances : vitesse maximale 40 noeuds

Electronique : un radar de navigation

Armement : un canon de 40mm à l'avant, deux mitrailleuses de 12.7mm en un affût double, quatre mitrailleuses de 7.62mm et quatre tubes lance-torpilles de 533mm non rechargeables

Equipage : 14 officiers et matelots


Vedettes lance-torpilles type Storm

Vedette type Storm sans ses missiles

L'expérience mitigée des vedettes lance-torpilles américaines pouvait laisser craindre que cette expérience soit sans lendemain. Cela ne fût pas le cas car au milieu des années soixante, la marine décida de s'équiper de navires lance-armes d'abord à torpilles puis à missiles.

Ne voulant prendre aucun risque, la marine écossaise décide de passer commande de navires de type Storm à la Norvège, des navires qui avaient commencé à entré en service à la fin des années cinquante.

Elle passe commande en 1964 de douze vedettes de type Storm. Les quatre premieres sont mises en service en 1966, quatre autres sont mises en service en 1967 et les quatre dernières en 1968. Elles sont réparties entre deux flottilles, la première étant basée à Scapa Flow et la seconde à Inverness.

Ces vedettes robustes sont modifiées entre 1979 et 1981 puis retirées du service actif en 1988 sans avoir été remplacées. Il y eut cependant plusieurs projets : des patrouilleurs lance-missiles inspirés des type Ramadan egyptiens ou des hydroptères type Sparviero italiens.

Sur les douze vedettes, deux ont été vendues à des particuliers, deux autres transformées en auxiliaires portuaires (police des rades) et utilisées jusqu'en 2000, deux préservées comme musée flottant et les autres sont démolies.

Caractéristiques Techniques des vedettes lance-missiles type Storm

Déplacement : standard 100 tonnes pleine charge 130 tonnes

Dimensions : longueur 36.50m largeur 6.20m tirant d'eau 1.50m

Propulsion : deux diesels Maybach MB872A dévellopant une puissance totale de 7200ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 32 noeuds distance franchissable 550 miles nautiques à 32 noeuds

Electronique : un radar de navigation Raccal Decca
Armement : A l'origine un canon de 76mm en tourelle simple à l'avant, deux canons de 20mm Oerlikon et deux missiles antinavires Penguin. Le remplacement des Penguin par des Harpoon entraina le débarquement du canon de 76mm remplacé par un canon de 57mm et ceux des canons de 20mm remplacés par des mitrailleuses de 7.62mm.

Equipage : 22 hommes

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MessageSujet: Re: ROYAUME D'ECOSSE   Jeu 04 Nov 2010, 11:42

Patrouilleurs océaniques classe Scotland

Les Scotland sont les quasi clones de la classe Holland de la marine hollandaise

En dépit du dévellopement des flottes de sous-marins à l'échelle mondiale (notament en Asie), la menace principale pour les marines occidentales est moins le bateau noir que le skiff chargé de pirates, l'embarcation suicide ou le chalutier effectuant une campagne de pêche illégale.

Voilà pourquoi quand il fallu remplacer les frégates légères de classe Stuart inspirées des Descubierta espagnoles, la marine écossaise décida de les remplacer par de grands patrouilleurs océaniques.

Cela n'était pas gagné d'avance car au moment des premières études, on s'acheminait plus vers une classe de corvettes ASM destinées comme toujours à traquer les sous marins popovs en mer du Nord.


Le projet de corvettes ASM aurait donné des navires assez semblables aux corvettes Meko 140 de la marine argentine

Peu d'informations sur ce projet ont circulé et les rares illustrations disponibles donnaient des navires assez proches des Meko 140 allemandes en service dans la marine argentine soit des navires de 1800 tonnes, mesurant environ 90m de long sur 12m de large, une vitesse de 25 noeuds et un armement composé d'un canon de 57 ou de 76mm, une tourelle double de 40mm, des missiles Harpoon, des missiles antiaériens Sea Sparrow, des torpilles ASM et une plate-forme avec hangar télescopique pour un hélicoptère.

Ce projet de six corvettes est abandonné pour raisons budgétaires en 1994, relancé en 1997 avant d'être définitivement abandonné en 2002.

Le remplacement des Stuart devient urgent et comme ces corvettes servaient le plus souvent de patrouilleurs de souveraineté, il fût décidé de remplacer les 8 frégates légères par 4 patrouilleurs océaniques.

Le programme fût officiellement lancé en 2003 mais il fallu attendre 2006 pour que la marine écossaise passe commande de quatre navires aux chantiers John Brown.

Ces navires sont peu rapides (23 noeuds) mais dispose d'un grand rayon d'action (8500 miles nautiques), une furtivité radar, infrarouge et acoustique soignée.

-Le Scotland (P25) est mis sur cale aux chantiers navals John Brown de Glasgow le 14 septembre 2008 lancé le 20 octobre 2009 pour une admission au service actif prévue pour 2011. Il sera basé à Fastlane et pourrait être bientôt engagé dans l'opération Atalante de l'Union Européenne au large de la Somalie.

-Le Highland (P26) est mis sur cale aux chantiers navals John Brown de Glasgow le 8 novembre 2009 lancé le 20 octobre 2010 pour admission au service actif prévue pour 2011. Il sera basé à Inverness sera principalement chargé des mission de surveillance de la ZEE en mer du Nord

-Le Orkneys (P27) doit être mis sur cale aux chantiers navals John Brown de Glasgow le 5 décembre 2010 pour un lancement prévu en 2011 et et une admission au service actif prévue pour 2012. Il sera basé à Fastlane.

-Le Shetland (P28) doit être mis sur cale aux chantiers navals John Brown de Glasgow en 2011 pour un lancement prévu en 2012 et une admission au service actif en 2013. Il sera basé à Inverness.

Caractéristiques Techniques de la classe Scotland

Déplacement : standard 2500 tonnes pleine charge 3400 tonnes

Dimensions : longueur 97m largeur 16m tirant d'eau 4.5m

Propulsion : quatre moteurs diesels MTU de 6000ch devellopant 14700ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 23 noeuds Autonomie : 8500 miles nautiques à 12 noeuds

Electronique : un radar de veille surface, un radar de veille 3D, deux radars de navigation, quatre systèmes de surveillance, radios et équipements de transmission.

Armement : un canon de 76mm Oto-Melara, une tourelle double de 35mm, six mitrailleuses de 12.7mm et un lanceur Sadral

Aviation : plate-forme pour un hélicoptère lourd. Pas de hangar

Equipage : 50 officiers + 40 commandos, soldats ou passagers

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MessageSujet: Re: ROYAUME D'ECOSSE   Ven 05 Nov 2010, 16:34

M-Sous marins

Sous-marins classe Belenos (type S)

Un sous marin type S de la marine britannique

En 1910, la marine écossaise envisagea l'acquisition de sous-marins mais l'absence de budgets et le scepticisme entourant une arme nouvelle fit capoter un projet qui avait été toute façon pas poussé avec toute la célérité nécessaire.

Il fallut attendre l'entre-deux-guerre pour que la marine écossaise puisse s'équiper de ce qui n'étaient encore des «torpilleurs submersibles» combattant souvent en surface et ne plongeant que rarement.

La marine écossaise estimait avoir besoin d'au moins six sous marins : deux pour la côte occidentale, deux pour la côte orientale, un en grand entretien et un dernier en maintenance réduite ou pour une mission imprévue.

Pour une fois les politiques suivirent les besoins des militaires et le plan naval voté le 14 janvier 1927 prévoyait la construction de six sous-marins, les quatre premiers devant être financés à la tranche 1 (1928-1932) et les deux derniers à la tranche 2 (1933-1937).

Malheureusement pour les marins écossais, la crise économique de 1929 et l'arrêt des réparations allemandes en 1932 obligea le gouvernement écossais à tailler dans le budget de la défense. La tranche 2 qui prévoyait la construction de 2 croiseurs légers, de 6 destroyers, d'un porte-hydravions et de 2 sous marins se limita à 2 croiseurs légers et 2 destroyers.

Les chantiers écossais n'ayant jamais construits des sous-marins, Edimbourg se tourna vers les chantiers de Chatham pour commander six puis quatre sous-marins de type S construit à 62 unités pour la Royal Navy.

-Le Belenos fût mis sur cale aux chantiers Chatham en janvier 1932 lancé en avril 1933 et admis au service actif en juin 1934.

-Le Toutatis fût mis sur cale aux chantiers Chatham en septembre 1932 lancé en décembre 1933 et admis au service actif en février 1935

-Le Taranis fût mis sur cale aux chantiers Chatham en mai 1933 lancé en août 1934 et admis au service actif en décembre 1935

-Le Lugos fût mis sur cale aux chantiers Chatham en janvier 1934 lancé en avril 1935 et admis au service actif en juin 1936.

Le Belenos et le Taranis sont basés à Inverness, le Toutatis et le Lugos à Fastlane. Leur mission principale est de sanctuariser les eaux écossaises, d'empêcher une escadre ennemie de sentir comme chez elle dans les eaux écossaises. Il s'agit également de mener un contre blocus, de rendre intenable une telle opération et si cela ne suffit de servir de transport pour compenser un peu la pénurie de produits stratégiques que l'Ecosse aurait du importer.

Au cours de la seconde guerre mondiale, les quatre sous marine écossais vont opérer en mer du Nord et en mer de Norvège pour des missions classique d'attaque de navires et de sous-marins ennemis mais effectuèrent également des transports de commandos marine, d'agents spéciaux mais également du mouillage de mines à l'aide de mines britanniques mouillables par tube

C'est d'ailleurs au cours d'une mission de ce genre que le Belenos fût coulé. Ayant déposé un bouchon de mines à proximité de Narvik, le Belenos fût surpris par un patrouilleur allemand le 4 mars 1943 qui l'éperonna.

Le commandant ordonna la plongée en urgence mais endommagé, le navire se posa sur le fond. Le patrouilleur allemand lâcha une grappe de grenades ASM qui provoqua l'explosion de la coque épaisse, tuant l'équipage mais lui évitant la mort lente dans une prison d'acier.

Ses trois sister-ship survivants sont désarmés en septembre 1946 (Toutatis) en mars 1947 (Taranis) et en mai 1947 (Lugos), remplacés par trois sous-marins de type Gato ex-américains.le Toutatis et le Taramis servent de submersibles d'entrainement en mer jusqu'en 1950 puis à quai jusqu'en 1954.

Si le Lugos est féraillé en 1954 et le Taramis en 1960, le Toutatis à été conservé comme musée à Glasgow à couple avec le William Wallace dans la configuration originelle. Il doit être mis à sec en 2011 dans une ancienne forme désafectée des chantiers John Brown (Les célèbres chantiers de Glasgow ayant un peu perdu de leur superbe ont cédé 5 ha sur lesquels est implanté le musée de la Marine Militaire).

Caractéristiques Techniques de la classe Benelos

Déplacement : surface 730 tonnes plongée 927 tonnes

Dimensions : longueur 61.7m largeur 7.3m tirant d'eau 3.20m


Propulsion : deux diesels de 1550ch pour la propulsion en surface et deux moteurs électriques de 1300ch pour la propulsion en plongée. 2 hélices

Performances : vitesse maximale de 10 noeuds en plongée et de 13.5 noeuds en surface autonomie de 3700 miles nautiques à 10 noeuds Immersion : 91.4m

Armement : un canon de 102mm remplacé au cours de la guerre par un canon de 76.2mm américain, 6 tubes lance-torpilles à la proue avec douze torpilles ou douze mines.

Equipage : 38 officiers et matelots

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MessageSujet: Re: ROYAUME D'ECOSSE   Ven 05 Nov 2010, 16:48

Sous marins d'attaque classe Morrigan

En 1941, la marine américaine dispose de 111 sous-marins en service mais comme dans tous les domaines, la flotte sous marine américaine s'emballe et aux 77 sous marins de classe Gato, succèdent les 128 de classe Balao (63 sont annulés par la fin de la guerre) et les 31 exemplaires de classe Tench (103 annulés par la fin de la guerre) soit un total de 402 sous marins planifiés et de 236 «Fleet Submarines» construits.

A la fin du conflit, un grand nombre d'entre-eux sont mis en réserve ou cédés à des marines alliées pour reconstituer leurs flottes sous-marines. L'Ecosse fait partie des pays alliés qui reçoivent un certain nombre de sous-marins pour reconstituer ses forces. Elle va recevoir trois sous-marins de type Gato.


Le USS Grouper futur Morrigan

-Le USS Grouper (SS-214) est mis sur cale le 28 décembre 1940 lancé le 27 octobre 1941 et admis au service actif le 12 février 1942. Désarmé à Charleston le 14 mars 1946, il est transféré à la marine écossaise le 14 mars 1947, étant à l'occasion rebaptisé Morrigan (S-5) (déesse de la guerre et de la souveraineté des celtes).


Le USS Redfin futur Bansith

-Le USS Redfin (SS-272) est mis sur cale le 3 septembre 1942 lancé le 4 avril 1943 et admis au service actif le 13 août 1943. Désarmé à Charleston le 1er novembre 1946, il est transféré à la marine écossaise le 6 juin 1947, étant à l'occasion rebaptisé Bansith (S-6) (l'équivalent des walkyries scandinaves).


Le USS Steelhead futur Ogme

-Le USS Steelhead (SS-280) est mis sur cale le 1er juin 1942 lancé le 11 septembre 1942 et admis au service actif le 7 décembre 1942. Désarmé à Charleston le 24 décembre 1946, il est transféré à la marine écossaise le 4 septembre 1947, étant à l'occasion rebaptisé Ogme (S-7) (déesse de la magie guerrière).

Pour des raisons de soutien logistique, il est décidé de concentrer la flotte sous-marine écossaise à Inverness car leur domaine d'intervention privilégiée est la mer du Nord en compagnie des sous marins britanniques, néerlandais et norvégiens.

Ils sont modifiés entre 1950 et 1952 : l'artillerie est débarquée, l'hydrodynamisme est amelioré, les capteurs d'origine remplacés par des capteurs plus modernes.

Le Morrigan est désarmé en décembre 1961, le Bansith est désarmé en juin 1963 et l'Ogme en décembre 1965. Ils sont utilisés un temps comme navire d'entrainement à quai et en mer avant d'être vendus à la démolition au début des années soixante-dix en dépit des efforts d'anciens marins de préserver au moins l'un d'entre-eux. A noter que le Morrigan est utilisé pour l'entrainement à quai jusqu'en 1972.

Caractéristiques Techniques de la classe Morrigan

Déplacement : surface 1525 tonnes plongée 2415 tonnes

Dimensions : longueur 95.02m largeur 8.31m tirant d'eau 4.65m

Propulsion : propulsion en surface assurée par 4 moteurs diesels de 5400ch et propulsion en plongée assurée par 4 moteurs électriques de 2740ch, entrainant 2 hélices.

Performances : Vitesse maximale 20 noeuds en surface 8.5 noeuds en plongée Autonomie 13245 miles nautiques à 10 noeuds en surface et 109 miles nautiques à 5 noeuds en plongée Immersion opérationnelle : 91.4m

Armement : un canon de 127mm installé à plat pont, 10 tubes lance-torpilles de 533mm (6 avant et 4 arrières) avec 24 torpilles

Equipage : 80 officiers et matelots.


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MessageSujet: Re: ROYAUME D'ECOSSE   Ven 05 Nov 2010, 16:51

Sous marins d'attaque classe Dagda

Le HMS Orpheus classe Oberon de la Royal Navy

L'apparition du type XXI révolutionna la guerre sous-marine, périma d'un seul coup les sous marins en service à l'époque. Ces derniers était à l'époque des torpilleurs submersibles pouvant combattre aussi bien en surface qu'en plongée alors que le dernier né des U-Boot ne pouvait combattre qu'en plongée, étant pour la première fois plus rapide en plongée qu'en surface.

Toutes les marines s'équipèrent de sous-marins qui tirèrent les leçons de ce submersible qui apparu plutôt aurait pu faire très mal aux convois alliés : la France construisit les Narval, les Etats Unis les Tang tout en modernisant ses Fleet Submarines dans le cadre du programme Guppy, l'URSS la classe Zulu et la Grande Bretagne, les classes Porpoise et Oberon.

La marine écossaise décide en 1958 de remplacer ses Morrigan par quatre sous-marins plus modernes. La France propose la construction de Daphné mais l'Ecosse soucieuse de diversifier ses approvisionnements préfère commander quatre Oberon. Le contrat est signé en mars 1959

-Le Dagda (S-Cool (dieu de la forêt et de l'agriculture) est mis sur cale aux chantiers Vickers de Barrow-in-Furness en mars 1960 lancé en mai 1961 et admis au service actif en septembre 1962.

-L'Epona (S-9) (déesse protectrice des chevaux) est mis sur cale aux chantiers Vickers de Barrow-in-Furness en février 1961 lancé en avril 1962 et admis au service actif en août 1963

-L'Esus (S-10) (dieu des artisans et des voyageurs) est mis sur cale aux chantiers Vickers de Barrow-in-Furness en mai 1962 lancé en juillet 1963 et admis au service actif en décembre 1964

-Le Borvo (S-11) (dieu du monde soutterain) est mis sur cale aux chantiers Vickers de Barrow-in-Furness en août 1963 lancé en octobre 1964 et admis au service actif jusqu'en décembre 1965.

Les quatre Dagda sont concentrés à Inverness comme leurs prédecesseurs même si ils sont régulièrement déployés depuis Fastlane et Scapa Flow pour connaître parfaitement leur futur secteur opérationnel et d'apprendre à opérer avec les Oberon britanniques, les sous-marins néerlandais et norvégiens.

Ils sont modernisés entre 1979 et 1982 : remplacement des sonars d'origine par des sonars plus modernes, modernisation de l'électronique, modernisation de la propulsion avec notament des hélices plus silencieuses, embarquement de nouvelles armes, les torpilles Mk8 et Mk24 sont remplacées par des Mk48 américaines et des Sub Harpoon sont embarqués. Comme sur les Oberon australiens, les tubes arrières ont été scellés, réduisant le nombre de tubes lance-torpilles à six.

Le Borvo est déployé dans le Golfe Persique en compagnie du William Wallace durant la guerre du Golfe (1990-1991) et connait une grande frayeur puisqu'il manque de s'échouer sur un haut-fond à proximité de la côte iranienne.

Le Dagda est désarmé le 17 juin 1993 suite à un incendie qui endommagea gravement sa propulsion et sa remise en état était jugée trop couteuse pour un navire vieux de plus de trente ans. Il à été vendu à la démolition en 2001.

L'Epona est désarmé le 4 septembre 1997 et mouillé à Inverness en attendant que son sort final soit décidé, une association faisant tout pour le préserver comme musée à Aberdeen dans le cadre global d'un musée dédié aux sous-marins

L'Esus est désarmé le 14 décembre 1998 et mouillé à Inverness. Il est utilisé pour l'entrainement de base des futurs sous-mariniers. Il n'est plus qu'un ponton puisque la propulsion est hors service.

Le Borvo est désarmé le 6 juin 2000. En trop mauvais état pour être préservé, il à été vendu à la démolition en 2004 à un chantier anglais mais à coulé en remorque.

Caractéristiques Techniques de la classe Dagda

Déplacement : surface 2030 tonnes plongée 2400 tonnes

Dimensions : longueur 89.90m largeur 8.07m tirant d'eau : 5.48m

Propulsion : système diesel électrique avec deux diesels Standard Amirauté de 3700 cv permettant une vitesse en surface de 12 noeuds et deux moteurs électriques de 6000 cv pour une vitesse en plongée de 17.5 noeuds. Les Oberon pouvaient plonger à 200m

Electronique : radar de veille aérienne et de navigation type 1002 radar de navigation type 1006 sonar actifs et passifs type 187 puis type 2051, sonar type 2007, un sonar type 186 sonar passif remorqué type 2024 système de combat integré TDHFCS

Armement : 8 tubes lance-torpilles de 533mm (6 à l'avant et 2 à l'arrière) et 22 torpilles Mk8 puis Mk24 Tigerfish. Ces dernières ont été remplacées par des torpilles Mk48 complétées par des missiles Sub-Harpoon.

Equipage : 69 hommes

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MessageSujet: Re: ROYAUME D'ECOSSE   Ven 05 Nov 2010, 17:00

Sous-marins d'attaque classe Belenos (type Agosta 90B)

Un Agosta type 90B de la marine pakistanaise

Les Oberon vieillissent bien et sont d'excellents submersibles mais leur remplacement doit être envisagé. La durée de vie opérationnel de tels submersibles étant fixée à 35 ans, leur remplacement doit commencer au plus tard en 1997.

Le livre blanc publié en septembre 1991 prévoit une marine composée de six submersibles, un nombre jamais atteint même avant la seconde guerre mondiale.

L'implosion du glacis européen de l'URSS et la disparition de cette dernière en décembre 1991 remet en cause ce projet grandiose. A la recherche d'économies dans le budget de la défense, le gouvernement écossais envisage purement et simplement le non remplacement des Oberon.

Ce terrible couperet ne dépasse cependant pas le stade du document de travail, les sous-marininiers se montrant suffisament influent dans les sphères politiques et médiatiques pour montrer l'impact dévastateur qu'aurait eu l'abandon d'une force sous-marine par la RSN.


Le type 471 (ici un classe Collins australien) est l'un des concurrents de l'Agosta type 90B

Un appel d'offres est donc lancé en juin 1992 pour la fourniture de six submersibles à propulsion conventionnelle. Quatre candidats se proposent : HDW propose le type 209 qui à connu un grand succès à l'exportation, la DCN propose l'Agosta 90B en cours de construction pour le Pakistan, Kockums propose le type 471 qui allait aboutir aux Collins australiens et enfin la Russie propose le type Kilo.


Un sous marin type Kilo

Le programme est réduit à quatre unités en 1993. Le type Kilo est rapidement écarté (on se demande encore aujourd'hui si la Russie avait vraiment l'intention d'aller au bout de l'appel d'offres), le type 471 est jugé trop gros pour les besoins écossais.


Un type 209/1400 turc

Le duel final oppose donc le type 209 allemand à l'Agosta 90-B français et contre tous les pronostics des observateurs, c'est le sous-marin français qui est choisit en mars 1994, un contrat pour 4 sous-marins est signé entre la marine écossaise et la DCN.

-Le Belenos (S-12) est mis sur cale à l'Arsenal de Cherbourg le 4 mai 1995 lancé le 12 février 1997 et admis au service actif le 8 mai 1998.

Cette admission au service actif aura d'ailleurs lieu au large de la Norvège, le sous marin faisant surface à proximité de l'épave du Benelos pour jeter une gerbe à la mémoire de son prédecesseur disparu durant la seconde guerre mondiale.

-Le Toutatis (S-13) est mis sur cale à l'Arsenal de Cherbourg le 4 juin 1996 lancé le 31 mars 1998 et admis au service actif le 2 janvier 2000

-Le Taranis (S-14) est mis sur cale à l'Arsenal de Cherbourg le 6 mai 1997 lancé le 8 mai 1999 et admis au service actif le 3 février 2000.

-Le Lugos (S-15) est mis sur cale à l'Arsenal de Cherbourg le 20 avril 1998 lancé le 14 mars 2000 et admis au service actif le 12 janvier 2002.

Comme leurs prédecesseurs, ils sont concentrés à Inverness au sein du 1st Submarine Squadron même si ils réalisent des déploiements de courte durée depuis Fastlane dans le but de connaître le mieux possible les eaux dans lesquelles ils auraient à évoluer.

Ils participent aussi à des exercices OTAN en Méditerranée et dans l'Atlantique et dans le cadre de l'opération Atalanta, l'Ecosse à imité les Pays Bas et déployé un sous-marin au large des côte somaliens à des fins de renseignement.

Sur le plan de l'évolution technique, le Toutatis doit subir une refonte à mi-vie à partir de 2012 et pourrait recevoir par anticipation un système de propulsion anaérobie MESMA. Il ne recevra cependant pas de missiles de croisière Popeye israéliens pour des raisons politiques et budgétaires et le gouvernement écossais à déjà l'exclu l'achat du Scalp Naval en dépit du lobying français. Ses sister-ship doivent subir cette refonte d'ici 2020.

Caractéristiques Techniques de la classe Belenos

Déplacement : surface 1510 tonnes plongée 1760 tonnes

Dimensions : longueur : 76.24m largeur : 6.80m tirant d'eau : 5.20m
Propulsion : deux moteurs diesels SEMT-Pielstick 16 PA 4V 185 de 850 kW (1160ch) un moteur électrique Jeumont de 4800ch entrainant une hélice.

Vitesse maximale en surface 12.5 noeuds en plongée 20.5 noeuds (4 noeuds pour le MESMA)

Distance franchissable : 8500 miles nautiques à 9 noeuds au schnorchel; 350 miles nautiques à 3.5 noeuds (2000 miles nautiques avec le système MESMA) Autonomie : 60 jours Immersion maximale 320m

Electronique : Un radar de na vigation type 1007, un sonar TSM 2233 mk1, une antenne ETBF, un détecteur radar DR 3000, système de direction de combat SUBTICS

Armement : 4 tubes lance-torpilles de 533mm pour 16 armes, des torpilles Mk48 qui à terme pourraient être remplacées par des Black Shark, des mines ou des missiles Sub-Harpoon

Equipage : 7 officiers et 29 officiers mariniers et matelots

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MessageSujet: Re: ROYAUME D'ECOSSE   Sam 06 Nov 2010, 14:33

N-Dragueurs et chasseurs de mines

Dragueurs de mines classe Auk

Un dragueur de mines de classe Auk

Apparu au 19ème siècle sous le nom de torpilles, la mine marine tarda à faire son apparition au sein de la marine écossaise. Ce n'est qu'en 1914 que les premières mines furent produites dans la pyrotechnie de la base d'Inverness et mouillées par des torpilleurs de la marine écossaise pour protéger les accès aux bases navales écossaises. Le nombre fût cependant modeste puisqu'en l'espace de quatre ans seulement 850 mines furent mouillées.

Ces mines à orin furent draguées entre 1920 et 1925 car on s'était rendu compte qu'un défaut de leur attache les rendaient vulnérables au mauvais temps alors qu'il était prévu dans un premier temps de les conserver pour éviter une attaque surprise.

Des champs de mines défensifs sont mouillés en 1939/40 en plus grand nombre à l'aide des croiseurs et des destroyers, de vastes champs de mines créant de vrais corridors d'accès à Fastlane et Inverness. Des bouchons de mines sont également discrètement mis en place au large des ports allemands ou des pays occupés par les armées allemandes par les sous marins de la marine écossaise à partir de 1942.

Qui dit minage dit déminage mais pendant longtemps, la marine royale écossaise se contenta de solutions de fortunes avec des chalutiers réquisitionnés en temps de guerre ou l'emploi de torpilleurs adaptés.

Il faut attendre l'après seconde guerre mondiale pour que la marine au chardon se dôte de dragueurs de mines en l'occurence seize navires de classe Auk.

Quatre navires de ce type sont transférés en février 1946, quatre navires en septembre 1946, quatre en février 1947 et les quatre derniers en juillet 1947. Ces seize navires sont répartis entre quatre flottilles de quatre navires.
A Fastlane est basée la 1ère escadrille de dragage de mines (M.1 M.4 M.7 et M.10), A Inverness est basée la 2ème escadrille de dragage de mines (M.2 M.5 M.8 et M.11) et la 3ème escadrille (M.3 M.6 M.9 et M.12), la 4ème escadrille de dragage de mines est basée à Scapa Flow (M.13 M.14 M.15 et M.16).

Ces navires aussi bien utilisés comme dragueurs de mines que comme patrouilleurs de souveraineté sont désarmés entre 1955 et 1957. les M1, M4, M8 et M14 en mauvais état matériel sont immédiatement démantelés, les M2, M5, M9 et M15 sont mis en réserve, les M3, M6, M7 et M10 sont utilisés pour l'entrainement et les M11 M12 M13 et M16 servent de cibles aux tirs de la flotte.

Les dragueurs de mines de ce type en réserve et ceux utilisés pour l'entrainement sont désarmés en 1970 et démantelés ou coulés comme cibles.

Caractéristiques Techniques de la classe Auk

Déplacement : standard 890 tonnes pleine charge 1100 tonnes

Dimensions : longueur 67.41m largeur 9.75m tirant d'eau : 2.80m

Propulsion : système diesel-électrique dévellopant 3500ch et entrainant deux hélices

Vitesse maximale : 18 noeuds (9 à 12 noeuds en service courant)

Armement : un canon de 76mm, deux canons de 40mm, 8 canons de 20mm et des grenadeurs. En Ecosse, les Auk ne disposait plus que de leur canon de 76mm, des canons de 40mm et de 4 canons de 20mm Oerlikon.

Equipage : 100 officiers et marins

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MessageSujet: Re: ROYAUME D'ECOSSE   Sam 06 Nov 2010, 14:44

Dragueurs de mines classe Ton

Un dragueur de mines de classe Ton de la marine britannique

Construction de guerre, les Auk vieillisent bien mais vieillisent et leur remplacement est envisagé seulement quelques années après leur transfert. Au début des années cinquante, l'Ecosse fait le tour des possibilités qui s'offre à elle et décide en 1952 de faire construire sous licence à Aberdeen douze dragueurs de mines inspirés des Ton de la marine anglaise.

-Les M.17 et M.18 sont mis sur cale en mars 1957 lancés en février 1958 et admis au service actif en janvier 1959

-Les M.19 et M.20 sont mis sur cale en avril 1958 lancés en mars 1959 et admis au service actif en février 1960

-Les M.21 et M.22 sont mis sur cale en mai 1960 lancés en avril 1961 et admis au service actif en mars 1962

-Les M.23 et M.24 sont mis sur cale en mai 1961 lancés en avril 1962 et admis au service actif en mars 1963

-Les M.25 et M.26 sont mis sur cale en mai 1962 lancés en avril 1963 et admis au service actif en mars 1964


-Les M.27 et M.28 sont mis sur cale en mai 1963 lancés en avril 1964 et admis au service actif en mars 1965.

Ces navires sont répartis en trois flottilles de quatre, basés à Inverness (M.17 M18 M19 et M20) à Scapa Flow (M21 22 23 et 24) et à Fastlane (M.25 26 27 et 28).

Ces navires assurent des missions de patrouille de souveraineté comme leurs prédecesseurs, nettoient les approches littorales de l'Ecosse des mines et bombes de la seconde guerre mondiale et assistent les navires écossais déployés outre-mer.

Les dragueurs de mines type Ton sont modernisés entre 1984 et 1988. Ils sont transformés en chasseurs de mines. Toutes les dragues d'origine sont remplacées par deux robots type PAP 104 assistés par une drague magnéto-acoustique.

L'armement est également modifié avec le débarquement des deux canons de 20mm, ne reste qu'un canon de 40mm et les deux mitrailleuses de 7.62mm, un lanceur Simbad est embarqué en 1995, cinq ans avant le désarmement des premières unités. Deux navires ont donc été désarmés en 2000, deux autres en 2002, deux en 2003, deux en 2004 et deux en 2005

Caractéristiques Techniques de la classe Ton

Déplacement : standard 370 tonnes pleine charge 440 tonnes

Dimensions : longueur 46.33m largeur 8.76m tirant d'eau 2.50m

Propulsion : deux moteurs diesels de 3000ch actionnant deux hélices, un propulseur d'étrave à hydrojet

Performances : vitesse maximale 15 noeuds distance franchissable 3000 miles nautiques à 8 noeuds

Armement : un canon de 40mm Bofors, deux canons de 20mm Oerlikon et deux mitrailleuses de 7.62mm. Un lanceur Simbad installé en 1995 pour renforcer l'autoprotection de ces navires en zone de guerre

Equipage : 39 officiers et marins

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MessageSujet: Re: ROYAUME D'ECOSSE   Sam 06 Nov 2010, 14:46

Chasseurs de mines clase Frakental (type 332)

Un dragueur de mines classe Frakental de la marine allemande

Transformés en chasseurs de mines au milieu des années quatre-vingt, les Ton sont irrémediablement dépassés et leur remplacement s'impose. Il est étudié dès le début des années quatre-vingt dix, la marine royale écossaise étudiant l'acquisition de Lerici italiens et de Tripartite franco-néerlando-belges.

Le projet traine en longueur en raison des restrictions budgétaires liés aux dividendes de la paix même si le renouvellement de la flotte de guerre des mines n'est pas réellement remis en cause à la différence de la flotte de surface et de la flotte sous-marine.

L'Ecosse décide ainsi en 1997 de s'équiper de seize chasseurs de mines type 332 déjà en service dans la marine fédérale allemande. La commande est cependant réduite à 14 en 1998 puis 10 en 2000 soit le plus bas niveau de la flotte de guerre des mines de l'histoire de l'Ecosse. Les dix navires sont construits à Glasgow.

-Les M.29 et M.30 sont mis sur cale en mars 1998 lancés en juillet 1999 et admis au service actif en janvier 2000

-Le M.31 est mis sur cale en septembre 1999 lancé en décembre 2000 et admis au service actif en juin 2001

-Les M.32 et M.33 sont mis sur cale en juin 2000 lancés en septembre 2001 et admis au service acti en juin 2002

-Le M.34 est mis sur cale en septembre 2001 lancé en décembre 2002 et admis au service actif en décembre 2003

-Les M.35 et M.36 sont mis sur cale en juin 2002 lancé en septembre 2003 et admis au service actif en septembre 2004.

-Le M.37 et M.38 sont mis sur cale en octobre 2003 lancés en décembre 2004 et admis au service actif en septembre 2005.

Ils sont répartis entre la 1ère flottille basée à Fastlane (M29,30,31 et 32) et la 2ème flottille à Inverness (M 33 34 35 36 37 et 38). Ils effectuent également des missions de patrouille de souveraineté et des déploiements outre-mer en soutien des navires de combat écossais et pour entrainer les plongeurs démineurs de la RSN à opérer dans des eaux peu famillières.

Les chasseurs de mines de cette classe doivent être modernisés à partir de 2012 pour leur permettre de tenir jusqu'en 2025/30, date à laquelle ils seront remplacés soit par une nouvelle classe de navires ou par des modules antimines embarqués sur des navires de combat même si cette solution est vue comme une hérésie par les marins écossais.

Caractéristiques Techniques de la classe Frankenthal

Déplacement : standard 650 tonnes

Dimensions : longueur 54.4m largeur 9.2m tirant d'eau 2.6m

Propulsion : deux moteurs diesels MTU 16V 538 TB91 de 2040 kW chacun, deux moteurs électriques pour les opérations de chasse au mines, deux propulseurs orientables

Vitesse maximale : 18 noeuds

Electronique : un sonar d'étrave antimines, un radar de navigation, contre-mesures électroniques.
Deux submersibles autoguidés antimines

Armement : une tourelle double de 40mm, deux canons de 20mm et un lanceur Simbad pour missiles Mistral.

Equipage : 41 officiers et marins

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MessageSujet: Re: ROYAUME D'ECOSSE   Lun 08 Nov 2010, 16:40

O-Navires de soutien logistique

Pétroliers type T2

Un pétrolier type T2

Jusqu'à la Seconde Guerre Mondiale, la marine écossaise ne dispose pas de pétroliers spécialement dédiés. N'ayant pas d'intérêts outre-mer, elle se contente de puiser dans l'immense flotte marchande écossaise, la 4ème d'Europe et la 8ème du Monde à la fin des années trente. Elle passait des contrats longue durée pour ravitailler les dépôts de la marine écossaise et négociait des ravitaillements dans les ports étrangers lors des escales.

Cette situation atteint ses limites avec le second conflit mondial qui constitue une véritable saignée pour la marine marchande écossaise. Disposant de 1.8 millions de tonneaux en 1939, elle perdit 1 millions de tonneaux durant le conflit pour des raisons diverses (destruction à cause de guerre, accidents, internements dans des ports neutres) et ne pu réellement reconstituer sa flotte, faute de moyens pour ses chantiers navals.

La marine écossaise va donc étroitement dépendre des marines alliées et généralement la Royal Scotish Navy passait bien après les navires américains, britanniques....... .

Le gouvernement écossais décide donc que désormais la marine disposerait de ses propres pétroliers avec un équipage militaire. Elle obtient ainsi le transfert de quatre pétroliers de type T2, deux en mai 1946 et deux autres en janvier 1947, des navires qui sont transformés en pétroliers ravitailleurs entre 1948 et 1950.

-Le Scotish Silver est mis sur cale en mars 1943 à l'Alabama Drydock & Shipbuilding Co lancé en janvier 1944 et admis au service actif en mars 1944

-Le Scotish Gold est mis sur cale en mars 1943 à l'Alabama Drydock & Shipbuilding Co lancé en janvier 1944 et admis au service actif en mars 1944

-Le Scotish Platinum est mis sur cale en avril 1943 à l'Alabama Drydock & Shipbuilding Co lancé en février 1944 et admis au service actif en avril 1944.

-Le Scotish Titanium est mis sur cale en avril 1943 à l'Alabama Drydock & Shipbuilding Co lancé en février 1944 et admis au service actif en avril 1944.

Les Scotish Silver et Scotish Gold sont transférés en mai 1946, les Scotish Platinum et Scotish Titanium sont transférés en janvier 1947. Le premier est basé à Scapa Flow, les deux suivants à Inverness et le dernier à Fastlane.

Ils assurent des missions de transport pour recompléter les dépôts de la marine écossaise, chargeant au Texas, au Mexique et au Moyen-Orient avant que cette mission ne soit assuré par la Scotish Petroleum Company (SPC), une compagnie navale publique chargée de ravitailler l'Ecosse en pétrole.

Ils sont ainsi transformés en pétroliers ravitailleurs avec l'installation d'un portique au milieu de la coque, de l'installation de soutes pour matériel et de soutes réfrigérées et ce au détriment du stock en pétrole. L'armement est également allégé.

Ces navires pourtant construits durant la guerre connaitront une très longue carrière puisque le Scotish Silver est désarmé en mars 1960, le Scotish Gold est désarmé en septembre 1961, le Scotish Platinum est désarmé en juin 1963 et le Scotish Titanium en janvier 1966.

Caractéristiques Techniques de la classe Scotish Gold

Déplacement : standard 5875 tonnes pleine charge 22231 tonnes

Dimensions : longueur 159.56m largeur 21m tirant d'eau 9.40m

Propulsion : système turbo-electrique dévellopant 8000ch et entrainant une seule hélice

Performances : vitesse maximale 15 noeuds distance franchissable : inconnue
Capacité : 140000 barils

Armement : en service dans la marine américaine, ces navires disposaient d'un canon de 127mm, de 4 canons de 76mm, de 8 canons de 40mm en affûts doubles et de 8 canons de 20mm en affûts doubles. Sous pavillon écossais, les pétroliers en question ne disposaient plus que de 2 canons de 76mm et de deux affûts doubles de 40mm.

Aviation : une plate-forme pour hélicoptère léger installée à la proue au milieu des années cinquante

Equipage : 267 officiers et marins

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