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 FRANCE CONTRE-TORPILLEURS CLASSE GUEPARD

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clausewitz
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MessageSujet: FRANCE CONTRE-TORPILLEURS CLASSE GUEPARD   Mer 27 Juil 2011, 20:49

CONTRE-TORPILLEUR CLASSE GUEPARD
(FRANCE)


Le contre-torpilleur Bison. Photo prise entre le 1er octobre 1934 et le 15 août 1936 alors qu'il faisait partie de la 6ème DL (2ème Escadre à Brest)

INTRODUCTION

Reconstruire une flotte

Quand l'armistice entre en vigueur le 11 novembre 1918, l'armée de terre française ressort meurtrie mais glorieuse du terrible conflit qui vient de s'achever. Auréolée du titre de «meilleure armée du monde», elle va inquiéter les anglo-saxons et les allemands durant les premières foucades hitlériennes au point que sa déroute vingt-deux ans plus tard choqua et stupéfia le monde.

La marine nationale, la Royale n'à pas cette chance. Entrée dans un conflit alors qu'elle entamait un processus de modernisation et surtout de rattrapage après les théories parfois justes mais souvent délirantes de la jeune école, elle à terriblement souffert sans pour autant récolter des lauriers, l'opinion publique obnubilée par les tranchées n'eut guère conscience de la durêté des combats en mer.

La marine connait donc une crise matérielle (navires usés et dépassés) doublée d'une crise morale qui provoque des mutineries en mer Noire, à Toulon et à Bizerte par des marins épuisés par près de cinq ans de guerre sans parler de questions purement idéologiques qui viennent souvent se greffer sur un profond mal-être.

Reconstruire une flotte moderne est une nécessité et ce en dépit de facteurs handicapants : tissu industriel insuffisant et dépassé (les arsenaux ont participé aux productions destinés à l'armée de terre, délaissant les constructions neuves à l'exception de la poussière navale destinée à l'escorte des convois), restrictions budgétaires, dettes de guerre sans oublier l'instabilité ministérielle même si le ministère de la Marine sera épargné.

Cette reconstruction répond principalement à deux objectif. Le premier répond tout simplement à la grandeur d'un pays qui pèse encore sur la scène internationale (deuxième empire colonial) même si face aux mastodontes américains, japonais (en attendant la Russie bolchévique voir la Chine), elle fait figure de «nain».

Le second est lié directement à la saignée de la «Der des ders». Le million et demi de morts du premier conflit mondial était pour l'immense majorité formé de jeunes hommes vigoureux en passe de devenir pères de familles.

D'où l'apparition à terme dans les années trente de «classes creuses» qui accentuèrent le déséquilibre démographique qui avait justifié en 1913 la loi sur le service militaire de trois ans. Dans une France tentée par le pacifisme, augmenter encore la durée du service militaire était impossible ou politiquement difficile à faire passer.

Les généraux veulent faire appel à la «Force Noire», la ressource humaine de l'Empire symbolisée par les tirailleurs sénégalais mais qui était également composée de tirailleurs marocains, algériens, tunisiens, de goumiers, de spahis, de zouaves........... .

Pour faire passer en métropole ces combattants, il faut une puissante marine capable de couvrir les transports de troupes reliant l'Afrique du Nord et l'Afrique Noire à la métropole.

Cette marine va être reconstruite dans le cadre du traité de Washington signé en février 1922 qui relègue la marine nationale en second division mondiale à égalité avec l'Italie et loin derrière les Etats Unis, la Grande Bretagne et le Japon.


Le croiseur léger Duguay Trouin. Avec ses sister-ship Lamotte-Picquet et Primauguet, il symbolise la renaissance de la Royale

Si à l'époque, les nationalistes voient dans ce traité une humiliation et une trahison, il faut reconnaître avec le recul qu'il à été bénéfique pour la France, lui évitant l'achèvement coûteux du programme de 1912 et permettant la naissance de la belle marine de Georges Leygues.

Cette marine va ainsi d'organiser autour d'unités légères, des torpilleurs d'escadre, des contre-torpilleurs et des croiseurs légers et lourds. Ces magnifiques et rutilants navires si ils sont bien supérieurs à ceux d'avant le premier conflit mondial ne sont pas exempts de défauts : faible endurance, rayon d'action court lié à une stratégie méditerranéenne, appareil de détection inexistants et DCA dépassée.

Ces défauts, il faut le reconnaître n'apparaitront pour la plupart qu'en raison d'une utilisation imprévue. Les contre-torpilleurs conçus pour attaquer à grande vitesse les lignes de communication ennemies, appuyer les torpilleurs amis et refouler les torpilleurs ennemis se retrouveront à escorter les convois et appuyer les troupes par des tirs contre la terre sous une très forte menace arrière.

Des Jaguar aux «quatre tuyaux»

La classe Jaguar

Quand le premier conflit mondial se termine, la marine nationale dispose sur le papier de treize contre-torpilleurs de 800 tonnes (trois autres mis en service après l'armistice), onze de 450 tonnes et quarante-sept de 300 tonnes soit soixante-onze navires mais l'immense majorité n'ont plus aucune valeur militaire et sont condamnées entre 1919 et 21.

Pour faire la soudure avec les futures constructions neuves, la marine nationale récupère des unités ex-allemandes et ex-austro-hongroises, la plupart d'un tonnage semblable aux unités nationales mais le destroyer S113 rebaptisé Amiral Sénès avec son déplacement de 2060 tonnes et son armement de quatre canons de 150mm annonce les futurs contre-torpilleurs de la marine nationale.

Si les constructions sont interrompues par la guerre, les études se poursuivent durant le premier conflit mondial. En juillet 1918 par exemple, on envisage la construction d'un contre-torpilleur de 1600 à 1800 tonnes, filant à 34/35 noeuds avec un armement composé de trois canons de 138mm en affûts simples axiaux, un canon de 75mm antiaérien, deux affûts lance-torpilles triples de 550mm dans l'axe et trois tubes lance-torpilles simples à l'avant.

Le projet définitif est approuvé par l'Etat-Major Général (note 1062) du 25 mai 1921 avec un armement composé de six canons de 130mm avec un affût simple et un affût double à l'avant, un affût simple au milieu et deux affûts simples à l'arrière.

Les essais d'affûts doubles se révélant infructueux (notamment en raison de problèmes d'alimentation en munitions), l'armement des contre-torpilleurs est modifié le 12 septembre 1923 avec cinq affûts simples (deux avant, un au milieu et deux à l'arrière).

Après deux ans de tergiversations, la première tranche du Programme naval est définitivement votée par le Sénat le 18 mars 1922. Les six contre-torpilleurs financés à la tranche 1922 reçoivent tous des noms de grands félins, la construction étant répartie entre les Arsenaux et l'Industrie, les chantiers navals privés.


Le Jaguar

-Le Jaguar est mis sur cale à l'Arsenal de Lorient le 24 août 1922 lancé le 17 novembre 1923 et admis au service actif le 19 novembre 1926. Gravement endommagé par des S-Boot devant Dunkerque dans la nuit du 22 au 23 mai 1940, le Jaguar est échoué sur la plage et son épave pétardé le 31 mai 1940.


Le Léopard

-Le Léopard est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) à Saint Nazaire le 14 août 1923 lancé le 29 septembre 1924 et admis au service actif le 15 novembre 1927. Saisi par les anglais en juillet 1940 puis cédé aux FNFL, il est perdu par échouage devant Tobrouk le 27 mai 1943.


Le Tigre

-Le Tigre est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Bretagne (ACB) à Nantes le 18 septembre 1923 lancé le 2 août 1924 et admis au service actif le 7 février 1926. Saisi par les italiens après le sabordage de la flotte à Toulon, il est rendu à la France en octobre 1943 et utilisé jusqu'à son désarmement le 10 juillet 1948 (mise en réserve spéciale A) puis sa condamnation le 4 janvier 1954 et sa démolition.


Le Chacal

-Le Chacal est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Saint Nazaire-Penhoët à Sain Nazaire le 18 septembre 1923 lancé le 27 septembre 1924 et admis au service actif le 23 décembre 1926. Il est coulé par le Luftwafe le 24 mai 1940.


Le Panthère

-Le Panthère est mis sur cale à l'Arsenal de Lorient le 23 décembre 1923 lancé le 27 octobre 1924 et admis au service actif le 4 février 1927. Non sabordé le 27 novembre 1942, il est saisi par les italiens en mars 1943 puis sabordé à La Spezia le 9 septembre 1943.


Le Lynx

-Le Lynx est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) à Saint-Nazaire le 14 janvier 1924 lancé le 25 février 1925 et admis au service actif le 15 novembre 1927. Il est perdu lors du sabordage de la flotte à Toulon le 27 novembre 1942.


Schéma de la classe Jaguar

Caractéristiques Techniques de la classe Jaguar

Déplacement : standard 2400 tonnes (2126 tonnes Washington) pleine charge 3050 tonnes (2976 tonnes Washington)

Dimensions : longueur hors tout : 126.78m largeur : 11.40m Tirant d'eau : 4.10m

Propulsion : deux groupes de turbines à engrenages Bréguet (Jaguar Panthère) ou Rateau (Léopard Lynx Chacal Tigre) alimentées en vapeur par cinq chaudières à retour de flamme type Du Temple construits par les FCG (18kg/cm² 216°) dévellopant 50000ch et entrainant deux hélices.

Performances : vitesse maximale 35 noeuds (Le Tigre à attein 36.7 noeuds aux essais) Distance Franchissable : 3000 miles nautiques à 13 noeuds 1000 miles nautiques à 28 noeuds et 600 miles nautiques à 34 noeuds.

Armement : 5 canons de 130mm modèle 1919 en affûts simples sous masque (deux à l'avant, un au milieu derrière la cheminée n°3 et deux à l'arrière). Deux canons de 75mm modèle 1922 (installés sur chaque bord entre l'affût lance-torpilles arrière et l'affût III de 130mm). Quatre mitrailleuses de 8mm en deux affûts doubles. Huit mitrailleuses de 13.2mm modèle 1929 en quatre affûts doubles à l'emplacement des canons de 75mm.

Deux plate-formes triples lance-torpillesSchneider modèle 1920T installés axialement (la n°1 entre les cheminées 2 et 3 et la n°2 entre le rouf supportant la pièce III et le rouf supportant la pièce IV)

-Deux grenadeurs de sillage pour six grenades Guilbaud de 200kg et quatre mortiers Thornycroft modèle 1918 pour grenades Guilbaud de 100kg. L'approvisionement global en 1934 est de vingt grenades de 200kg et de douze de 100kg.

-Possibilité d'embarquer des grenades de 52kg à mouillage manuel et deux torpilles remorquées Ginocchio.

Equipage : 12 officiers, 22 officiers mariniers et 165 quartiers maitres et matelots


Genèse des Guépard

Schéma du Lion en 1938

Les premières ébauches du programme naval de l'immédiat après guerre prévoyait à l'origine douze contre-torpilleurs, nombre réduit de moitié pour des raisons d'industrialisation. C'est en mars 1924 que commence les discussions pour les contre-torpilleurs à financer à la tranche 1925.

Rapidement, il est décidé de reprendre la même configuration d'armement que les Jaguar mais avec cinq canons de 138mm plus puissants. Ces trois navires commandés le 9 octobre 1925 sont des navires de 2690 tonnes, filant à 35.5 noeuds avec une puissance propulsive de 64000ch soit 10000ch de plus que les Jaguar.

Le 23 janvier 1926, une note des STCN envisage plusieurs hypothèses pour trois autres contre-torpilleurs à mettre en chantier en 1927, des navires bien plus gros avec un projet d'un navire de 3850 tonnes avec six canons de 138mm et 4750 tonnes avec huit canons de 138mm.

Ces projets sont jugés trop gros pour les besoins français sachant que les contre-torpilleurs italiens sont des navires de 1800 tonnes avec un armement composé de cinq canons de 120mm même si des navires armés de huit canons de 120mm sont sur le point d'être mis en service.

Finalement après moultes discussions, il est décidé de construire trois autres contre-torpilleurs de type Guépard.

En mai 1928, on envisage d'armer ces navires de six canons de 138mm ou de huit canons de 130mm mais au final on retiendra une configuration à cinq canons de 138mm en affûts simples.

La marine nationale va donc financer aux tranches 1925 et 1926 six contre-torpilleurs très semblables, formant la classe Guepard.

A la différence des Jaguar dont les noms étaient homogènes, les six Guépard reçoivent des noms fort différent puisque l'on trouve deux félins (Guépard Lion), un bovidé (Bison), deux batailles (Verdun Valmy) et un célèbre ingénieur militaire du 17ème siècle (Vauban).

Comme pour les Jaguar, la construction des Guépard est partagé entre les Arsenaux et l'Industrie. La construction des Guépard et Bison est attribuée à l'Arsenal de Lorient, celle du Lion et du Vauban aux Ateliers et Chantiers de France à Dunkerque, celle du Valmy aux Ateliers et Chantiers de Saint Nazaire-Penhoët et du Verdun aux Ateliers et Chantiers de la Loire à Saint-Nazaire.

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MessageSujet: Re: FRANCE CONTRE-TORPILLEURS CLASSE GUEPARD   Mer 27 Juil 2011, 21:01

HISTORIQUE


Le Guépard

Le conre-torpilleur Guépard en 1929

Présentation

Maitre Guépard, perché sur son rocher, par la proie alléchée........

Le premier contre-torpilleur type «quatre tuyaux» porte le nom de l' Acinonyx jubatus, un félin d'Afrique connu pour son pelage tacheté, ses griffes non retractiles et surtout sa pointe de vitesse, un guépard à la course pouvant atteindre les 110 km/h.


Le bâtiment-école Guépard

Un tel nom est porteur pour un navire de guerre et pourtant à ma connaissance, le contre-torpilleur est le premier à porter ce nom au sein de la Royale. Ce n'est cependant pas le dernier puisque depuis ce nom à été repris pour un bâtiment-école de classe Léopard , l'A-752 mis sur cale le 11 octobre 1982 lancé le 21 décembre 1982 et admis au service actif le 1er juillet 1983. Toujours en service en 2011, il forme avec ses sept compères la Ménagerie puisque tous portent des noms de fauves ou de félins en hommage aux contre-torpilleurs du second conflit mondial (Léopard Panthère Jaguar Lynx Chacal Tigre Lion).

Construction et mise au point

Le Guépard en construction. Photo prise au printemps 1928 peu avant son lancement

-Le Guépard est mis sur cale à l'Arsenal de Lorient (cale n°7) le 14 mars 1927 et lancé le 19 avril 1928.


Dans forme peu de temps, un assemblage de métal deviendra navire........

Il est armé pour essais le 1er octobre 1928, passant au bassin du 28 octobre 1928 au 8 février 1929, date à laquelle il est mis sur rade.

Il effectue son essai de présentation en recette le 9 février avec une puissance de 58200ch alors que le maximum exigé était de 55000ch. Il est ensuite échoué au bassin jusqu'au 14 février pour visite et peinture de la carène.

Les essais officiels suivent ensuite avec l'essai d'avance par tour à 18 noeuds le 25 février 1929 puis l'essai d'avance par tour à grande vitesse le 2 mars, la vitesse maximale atteinte étant de 35.759 noeuds avec une puissance de 67575ch.

Après une nouvelle période au bassin du 12 au 21 mars, le Guépard teste son artillerie avant d'effectuer un essai de consommation à 18 noeuds le 27 mars.

Le 29 mars, il réalise un essais à feux poussé de 8h sur la base de Groix les Glénans, atteignant la vitesse de 35.911 noeuds au déplacement de 2694 tonnes et une puissance dévellopée de 69120ch.

Le lendemain, il effectue un essais à feux poussé, atteignant une vitesse maximale de 38.455 noeuds au déplacement de 2470 tonnes avec une puissance propulsive de 73738 ch.

Après un passage au bassin jusqu'au 10 juin 1929, le Guépard sort le 26 juin pour un essai de bon fonctionnement et de consommation. Les essais s'achève à la fin du mois de juin, il prend armement définitif le 1er juillet 1929.

Il quitte Lorient le 19 juillet 1929 pour Brest, sortant les 22, 23 et 25 juillet avant de passer à l'Arsenal du 26 au 30 juillet, mouillant en rade Brest du 30 juillet au 1er août et du 2 au 9 août avant de rentrer à Lorient le même jour. La clôture d'armement est prononcée le 13 août 1929.

Le contre-torpilleur Guépard est admis au service actif le 16 août 1929.

Carrière opérationnelle

Le Guépard à la mer en 1930-1931

Le Guépard reste dans son chantier constructeur du 15 août au 6 septembre puis mouille sur rade jusqu'au 12 septembre. Il quitte définitivement Lorient le 12 septembre pour San Sebastian (Espagne) où il représente la marine nationale à des regates et ce jusqu'au 18 septembre.

Il quitte alors le port basque pour rallier Toulon où il arrive le 22 septembre 1929, restant mouillé en rade jusqu'au 16 octobre 1929.

Le Guépard est affecté à la 1ère escadre légère, formant la 5ème division légère (5ème DL) avec son sister-ship Valmy (ce dernier arrive à Toulon le 15 février 1930) mais également le Chacal, la Panthère et le Tigre.

Le 28 novembre 1929, le Guépard appareille en compagnie de ses sister-ship Panthère et Tigre pour une mission de représentation en Adriatique. Ils sont accompagnés par les sous-marins yougoslaves Smeli et Osvetnik, des navires construits à Nantes.

Les contre-torpilleurs gagnent Bizerte le 29 novembre où ils sont rejoints par le Chacal. Ils reprennent la mer le lendemain, faisant escale à Tarente du 2 au 4 décembre, Sibenik du 5 au 9 décembre, Split du 9 au 12 décembre, Dubrovnik du 13 au 15 et Kotor le 15 où ils retrouvent les sous-marins yougoslaves. Après une ultime escale à Corfou du 16 au 17 décembre, il est de retour à Toulon le 20 décembre 1929.

Le 17 janvier 1930, le Guépard appareille de Toulon en compagnie du Panthère et des croiseurs Lamotte-Picquet et Primauguet. Cette force fait escale à Casablanca du 20 au 22 janvier avant d'arriver à Dakar le 26 janvier.

Ils quittent Dakar le 5 février pour une croisière sur les côtes africaines en compagnie du Lamotte-Picquet et du Panthère. Il fait escale à Conakry du 7 au 9 février où il est ravitaillé par le pétrolier Mékong, à Grand Bassam (Côte d'Ivoire) du 12 au 16 février, Lomé du 17 au 20 février, à Grand Popo (Benin) dans la nuit du 20 au 21 février avec le Panthère, les deux contre-torpilleurs retrouvant le croiseur à Cotonou du 21 au 25 février.

Les trois navires font escale à Douala du 27 février au 6 mars, le Guépard étant seul à Sorrellaba avant les escales des trois navires à Libreville du 8 au 10 mars, à Port Gentil du 10 au 12 mars, Pointe Noire du 13 au 15 mars, Conakry du 21 au 24 mars et à Dakar du 26 mars au 7 avril 1930.

Les deux contre-torpilleurs font escale à Mogador du 11 au 12 avril avant que le Guépard fasse escale seule à Mazagan du 13 au 14 avant que le groupe fasse escale à Casablanca du 15 au 24 avril 1930. Il passe à Port Say puis mouille à Mers-El-Kebir du 25 au 29 avril avant de gagner Alger pour participer au défilé naval célébrant le centenaire de la conquête de l'Algérie.

Le 1er mai 1930, le Guépard constitue à Toulon la 7ème DL en compagnie de ses sister-ship Verdun et Valmy.

Le 10 mai 1930, le Guépard participe à une revue navale devant Alger en compagnie notamment de son sister-ship Verdun. Il gagne Mers-El-Kebir le lendemain, effectuant une sortie le 12 et le 15, partant le 16 mai pour des manoeuvres en Méditerranée, se ravitaillant à Mers-El-Kebir du 22 au 23
mai.

Le Guépard et la Panthère sont à Ajaccio du 25 au 30 mai, passent à l'Ile-Rousse le 30 mai avant d'arriver à Toulon le 31 mai. Il s'amarre au Quai Noël avant d'entrer à l'Arsenal. Il est en travaux du 5 juin au 25 novembre 1930, passant au bassin du 6 au 22 octobre. Il est à ce moment placé en disponibilité armée.

Le 15 avril 1931, le groupe des contre-torpilleurs de la 1ère escadre est créé à Toulon. Il est formé de la 5ème DL (Panthère Chacal Tigre) et de la 7ème DL (Verdun Valmy Vauban Guépard).

Le Guépard est en disponibilité armée jusqu'au 20 août 1931 puis est sur rade à Toulon du 18 au 28 août avant une sortie le 28 août et revient sur rade jusqu'au 10 septembre. Il est en travaux jusqu'au 18 septembre 1931.

Le 15 septembre 1931, le Guépard devient le bâtiment amiral de la 1ère flottille de torpilleurs en remplacement du Jaguar qui rejoint la 7ème DL pour compenser le départ du Guépard et du Vauban.

Quand le Guépard prend la tête de ce groupement, elle se compose de deux escadrilles comportant chacune deux divisions :

-La 1ère escadrille (navire-amiral Amiral Sénès puis Basque le 1er janvier 1932) dispose de la 5ème DT (Cyclone Siroco Simoun Basque) et de la 9ème DT (Foudroyant Brestois Forbin Boulonnais)

-La 3ème escadrille (navire-amiral Tempête) dispose de la 7ème division (Le Mars La Railleuse La Palme Le Fortuné) et de la 11ème division (L'Alcyon Bordelais Fougueux et Frondeur)

Le Guépard mouille à nouveau sur rade du 18 septembre au 10 octobre avant d'appareiller ce même jour avec la 1ère flottille pour participer du 13 au 23 octobre à la sortie de l'Escadre sur les côtes de Provence. Il ressort avec ses torpilleurs et le cuirassé Lorraine le 12 novembre, rentrant après exercices à Toulon le 27 novembre 1931. La dernière sortie de l'année à lieu du 7 au 19 décembre avec notamment une escale à Marseille du 11 au 19 décembre.

L'Escadre sortant du 19 janvier au 12 février, le Guépard est de la partie en compagnie des 9ème et 11ème DT, le contre-torpilleur testant ses armes par mauvais temps. Après une escale à Marseille du 23 au 26 janvier, il passe brièvement à Toulon pour réparations jusqu'au 27, retrouvant le Lamotte-Picquet, l'Albatros et la 9ème DT à l'Ile-Rousse le 27, participant à de nouveaux exercices avant une escale à Golfe-Juan du 30 janvier au 1er février puis à Villefranche du 3 au 10 février avant de rentrer à Toulon le 12 février 1932.

Le Guépard ressort à nouveau du 29 février au 4 mars, du 7 au 12 mars et enfin du 14 au 18 mars 1932. Il est en travaux à l'Arsenal du 1er au 15 avril puis est sur rade du 15 au 26 avril 1932. Du 26 au 30 avril 1932, il participe à un exercice d'interception puis est à Bizerte du 1er au 3 mai avant de nouveaux exercices jusqu'au 6 mai.

L'escadre se sépare alors, le Guépard faisant escale à La Sude (Grèce) du 6 au 12 mai, à Port-Saïd du 12 au 18 mai (en compagnie du cuirassé Jean Bart, des 5ème et 7ème DT et de sous-marins), à Tripoli en Syrie (avec la 7ème DT) du 19 au 22, à Beyrouth du 22 au 26 mai, à Syra du 29 mai au 2 juin, à Phalère du 2 au 6 juin puis à Patras du 8 au 13 juin. Après un exercice de défense de convois les 14 et 15 juin au cours duquel le Guépard joue le rôle de protecteur, le Guépard fait escale à Bizerte du 17 au 22 juin avant de rentrer à Toulon le 24 juin 1932.

Le Guépard ressort le 5 juillet pour une école à feu avant de mouiller aux Salins jusqu'au 12 puis de rentrer à Toulon le même jour. Ce mouillage est entrecoupé d'exercices d'attaque, de tirs d'artillerie et de lancement de torpilles.

Il ressort à nouveau du 20 au 28 juillet avant de rester à Toulon jusqu'au 30 novembre 1932. Le 10 octobre 1932, le Guépard est remplacé par le Jaguar comme navire-amiral de la 1ère flottille de torpilleurs. Le Guépard est réincorporé dans la 7ème DL formé à l'époque avec le Verdun et l'Albatros.

Le Guépard ressort encore les 30 novembre et 1er décembre, du 2 au 9 décembre puis enfin du 12 au 22 décembre 1932.

Le Guépard entame l'année 1933 par une sortie du 21 janvier au 3 février puis enchaine par une autre sortie dans les ports de la région (La Ciotat Bregançon........) du 20 février au 14 mars et une autre du 4 au 5 avril en direction des Salins d'Hyères.

Après une sortie aux Salins du 28 avril au 3 mai, le Guépard accompagné par le Verdun _les deux navires armés de la 7ème DL_ appareillent le 3 mai avec d'autres navires de la 1ère escadre pour un exercice de défense de convois.

Le convoi formé du cuirassé Lorraine, du porte-avions Béarn, des croiseurs Foch Tourville et Suffren plus l'aviso Nancy quitte Toulon pour Alger, escorté par les contre-torpilleurs Verdun Guépard et Albatros, des torpilleurs L'Alcyon, le Fougueux, le Frondeur, le foudroyant, le Brestois et le Forbin est ainsi attaqué par la 1ère escadrille de torpilleurs commandée par le Jaguar et la 3ème escadrille de sous-marins conduite par l'aviso Suippe. Le convoi arrive à Alger le 5 mai 1933.

Le Guépard est à Alger du 5 au 9 mai puis à Oran le 9 mai, à Casablanca du 11 au 14 mai, Funchal du 16 au 22 mai avant un exercice d'attaque antisurface du 22 au 24 mai suivit d'escales à Casablanca du 24 au 30 mai, à Agadir du 31 mai au 5 juin, Casablanca le 6, à Oran du 8 au 12 juin Valence du 13 au 17 juin, Port Mahon du 18 au 23 juin avant de rentrer à Toulon après un exercice d'attaque antisurface le 24 juin 1933.

Il ressort du 6 au 13 juillet, du 20 au 28 juillet. Il est ensuite en carénage du 1er août au 15 septembre. Aménagé en navire-amiral, il quitte la 7ème DL le 13 septembre 1933.

Le 13 septembre 1933, le Guépard remplace le Jaguar comme navire-amiral de la 1ère flottille de torpilleurs.

Cette première flottille est composé à cette époque de deux escadrilles, la 1ère composée des 5ème (Cyclone Siroco Tempête) et 7ème DT (Le Mars Boulonnais La Palme) et la 3ème composée elle de la 9ème (Foudroyant Basque Forbin) et de la 11ème DT (L'Alcyon Fougueux Frondeur).

Disponible le 10 octobre, le Guépard ressort avec la 1ère escadre du 15 au 25 novembre puis du 5 au 22 décembre.

Le Guépard sort de Toulon du 10 au 20 janvier pour exercices, subissant quelques avaries sur sa coque et du 21 au 26 janvier avant une période de travaux du 26 janvier au 5 février 1934.

Il ressort pour exercices du 5 au 24 février puis du 12 au 17 mars et du 18 au 20 mars 1934. Il est en travaux du 20 mars au 19 avril 1934.

Il effectue ensuite une croisière en Afrique du Nord, quittant Toulon le 19 avril, faisant escale à Bizerte du 21 au 30 avril, La Goulette du 30 avril au 3 mai, à Gabès du 5 au 7 mai, à Bizerte du 9 au 11 mai, Bougie du 12 au 16 mai, à Alger du 17 au 23 mai, à Oran du 24 au 28 mai, à Casablanca du 30 au 31 mai, à Mazagan du 31 mai au 4 juin, à Safi du 4 au 7 juin, à Casablanca du 8 au 13 juin.

Après un exercice d'attaque et de protection de convoi le 14 juin, le Guépard est à nouveau à Casablanca le 15 juin, à Alméria du 17 au 20 juin, Oran du 21 au 26 juin suivit d'un exercice de défense de convois contre sous-marins et avions le 27 juin avant un retour à Toulon le 29 juin 1934.

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MessageSujet: Re: FRANCE CONTRE-TORPILLEURS CLASSE GUEPARD   Mer 27 Juil 2011, 21:10

Après plusieurs sorties d'entrainement, le Guépard est en travaux du 9 au 18 août. Le 11 septembre 1934, il est de nouveau remplacé par le Jaguar à la tête de la 1ère flottille de torpilleurs.

En compagnie du Cassard, le Guépard appareille de Toulon le 14 septembre pour une mission de représentation en Méditerranée orientale, placés aux ordres de la Division navale du Levant (CA Rivet).

Les deux navires arrivent à Ajaccio le 15 septembre, le Cassard part dès le 18 suivit par le Guépard le 22 septembre, les deux navires se retrouvant à La Sude du 24 au 25, à Milo du 26 au 27 au Pirée du 27 septembre au 2 octobre, à Syra du 2 au 3 octobre.

L'escale à Smyrne leur est refusée le 4 octobre (elle était prévue du 12 au 16 et les contre-torpilleurs n'ont pas été prevenus du refus de l'avancement de cette escale) et les deux contre-torpilleurs rallient Mytilène le 4 octobre.

Ils sont à Salonique du 5 au 10, à Istanbul du 11 au 15, à Rhodes du 16 au 18. Si le Cassard quitte Rhodes le 17 octobre pour Le Pirée, le Guépard gagne Beyrouth le 19 octobre où le Cassard le retrouve le 22 octobre.

Les deux contre-torpilleurs quittent la capitale du Liban le 26 octobre, le Guépard faisant escale à Lattaquié du 26 au 27, à l'île de Rouad du 27 au 28 alors que le Cassard est à Sour. Les deux contre-torpilleurs sont à Tripoli le 28 octobre, à Alexandrette du 29 au 30, à Beyrouth du 31 octobre au 3 novembre, mouillent à Bizerte du 7 au 8 et du 10 au 12 novembre avant de rentrer à Toulon le 13 novembre.

Le Guépard rejoint alors le groupe de complément auquel il sera rattaché du 1er octobre 1934 au 15 août 1936. Il entre dans l'Arsenal le 4 janvier 1935 puis est versé à la 3ème région maritime pour grandes réparations à partir du 1er mars, étant au bassin au Missiessy du 8 mai au 5 juin puis à flot du 5 juin au 7 juillet. Il est remis sur rade le 7 août 1935 et réintègre le groupe de complément le 16 août.

Le 17 août 1935, le Guépard appareille de Toulon pour relever le Verdun au Levant, représentant la France dans la région au cours notamment de nombreuses escales. Il reste affecté à la DNL jusqu'au 23 avril 1936, remplacé par le torpilleur Trombe. Le Guépard est au quai de l'Artillerie du 28 avril au 12 mai avant un grand carénage du 10 mai au 17 août (au bassin du 12 mai au 11 juin).

Le 15 août 1936, la 13ème DL est mise sur pied avec les Guépard, Valmy et Verdun.

Cette division comme la majorité des moyens de la marine nationale vont participer à la guerre d'Espagne, une mission compliquée car corsetée par des impodérables d'ordre politique et diplomatique.

Le Guépard quitte Toulon du 20 août au 5 septembre, faisant escale à Barcelone, Alicante, Carthagène et à Oran. Il repart du 24 septembre au 6 octobre avec des escales à Barcelone, Valence, Alicante et à Port-Vendres. Il est indisponible pour avarie de turbine jusqu'au 7 décembre. Il ressort du 8 au 18 décembre avant un carénage du 19 décembre 1936 au 12 janvier 1937.

Du 13 au 20 janvier, il sort au large des côtes de Provence avant de rentrer à Toulon le 22 janvier. Il ressort du 5 au 17 février faisant escale à Barcelone, Palma de Majorque, Alicante et Valence. Il ressort du 21 au 26 février avec des escales à Palma de Majorque, Valence et Barcelone.

Après une sortie avec l'escadre du 2 au 4 mars en compagnie du Valmy, le Guépard sort avec le Valmy et le Verdun et la 5ème DL (Tartu Vauquelin et Chevalier Paul) du 8 au 18 mars. Le Guépard reprend sa mission au large de l'Espagne du 1er au 12 avril avec des escales à Palma de Majorque et à Barcelone.

Le 12 avril 1937, les divisions légères deviennent des divisions de croiseurs (DC) ou des divisions de contre-torpilleurs (DCT). La 13ème DL devient la 3ème DCT.

Le 20 avril 1937, des zons de contrôle sont mises en place au large de l'Espagne pour protéger les navires de commerce neutre et détruire si nécessaire les bâtiments de surface, les sous-marins et les avions engagés dans des actes de «piraterie». Ce dispositif tiendra jusqu'au mois de septembre quand il est remplacé par un dispositif spécial.

Le Guépard est en carénage du 29 avril au 10 mai avant de reprendre le service actif, participant aux manoeuvres de l'Escadre du 11 au 20 mai en Méditerranée puis dans l'Atlantique jusqu'au 8 juin quand elle revient en Méditerranée. Si l'Escadre rentre à Toulon, le Guépard lui va patrouiller au large des côtes espagnoles avant de rentre à Toulon le 22 juin, cinq jours après l'Escadre. La 3ème DCT va rester détachée au dispositif spécial en Méditerranée jusqu'au 7 juillet 1937.

Après une période d'indisponibilité pour permissions, le Guépard ressort avec l'escadre du 17 au 19 août puis du 23 au 25 août, du 7 au 16 septembre, du 28 septembre au 3 octobre. Le Guépard subit un grand carénage du 13 octobre au 28 décembre.

La 3ème DCT ressort au complet du 25 au 28 janvier 1938, le Guépard sortant ensuite avec l'escadre du 1er au 11 février et du 24 février au 11 mars. Le 24 mars, le Guépard, navire-amiral de la 3ème DCT devient le navire-amiral des Forces de Haute Mer (FHM) chargées du dispositif spécial.

Le Guépard ressort du 23 mars au 1er avril puis du 10 au 19 avril et du 1er au 10 mai. Il subit ensuite un petit carénage au bassin Castigneau du 10 au 19 mai. Il ressort pour sa missions de surveillance du 23 mai au 17 juin puis du 30 juin au 8 juillet 1938.

Après une dernière sortie du 21 au 29 juillet, le Guépard est en grand carénage du 10 août au 7 octobre 1938 avant de reprendre sa place au sein du dispositif spécial alors que la guerre d'Espagne fait toujours rage.

C'est ainsi que le Guépard est de sortie du 18 au 26 octobre, du 8 au 16 novembre et du 29 novembre au 7 décembre 1938.

Le 1er janvier 1939, le Guépard appareille avec le reste de l'Escadre et ses deux compères de la 3ème DCT. A bord du croiseur lourd Foch, se trouve le président du Conseil Edouard Daladier.

La division fait escale à Ajaccio puis à Bastia le lendemain mais le Guépard est victime d'une avarie de ligne d'arbre qui l'oblige à rentrer à Toulon pour des réparations qui l'immobilisent jusqu'au 27 janvier 1939.

Il quitte Toulon le 28 janvier, retrouvant la division à Tanger pour une escale du 31 janvier au 2 février, l'Escadre se regroupant à Oran où la 3ème DCT reste jusqu'au 7 février. Elle retrouve après différentes escales l'Escadre à Bizerte du 17 au 21. Les contre-torpilleurs sont à Hammamet du 21 au 23, le Guépard est ensuite à Sousse du 24 février au 1er mars. L'Escadre est à Bizerte du 3 au 6 mars, la 3ème DCT restant jusqu'au 8 février quand met le cap sur Toulon où elle arrive le 10 mars.


Le Guépard à la mer. Les marques de type X.... montrent que la photo est postérieure au 1er avril 1939 mais antérieure au mois de janvier 1940 quand du blanc, la marque X..... devint rouge

Le Guépard ressort du 13 au 15 mars 1939, les 25 et 26 avril, du 4 au 5 mai et du 9 au 12 mai sorties effectuées dans un contexte tendu avec l'invasion de l'Albanie par l'Italie le 9 avril. Il est ensuite en travaux du 25 mai au 1er août 1939.

Le 1er juillet, une 4ème escadre (forces légères d'attaque) est créée à Bizerte. Sous les ordres du contre-amiral Marquis, on trouve la 3ème DC (croiseurs La Marseillaise Jean de Vienne et La Galissonnière), le croiseur léger Emile Bertin, la 1ère DCT (contre-torpilleurs Vauban Lion Aigle), la 3ème DCT (contre-torpilleurs Guépard Verdun Valmy) et la 11ème DCT (Bison Milan Epervier).

La 4ème escadre sort le 31 août au soir pour couvrir le passage d'Ajaccio à Oran de la 2ème escadre, patrouillant entre l'Algérie et la Sardaigne.

Les contre-torpilleurs censés attaquer les lignes de communication italiennes vont mener des missions d'escorte en Méditerranée et dans l'Atlantique.

Le 13 janvier 1940, la 3ème DCT (Guépard et Verdun) et la 2ème DCT (Chacal Léopard) sont mis à la disposition d'Amiral Nord (vice-amiral d'escadre Abrial). La 3ème DCT participe à des reconnaissances le long des côtes belges et néerlandaises.

Il est victime de plusieurs avaries liés à des eaux peu propices (beaucoup de bancs de sable, hauts fonds) et le haut commandement retiré les contre-torpilleurs de ce théâtre d'opérations.

Le Guépard réparé sommairement, quitte Dunkerque le 7 février, escorté par le torpilleur léger La Cordelière. Il gagne Cherbourg puis rallie Brest le 27 avril 1940.

La 3ème DCT est rattachée à la 3ème escadre basée à Toulon le 14 mai. Placé sous l'autorité du vice-amiral d'escadre Duplat, elle se compose de la 1ère DC (Algérie Dupleix Foch Colbert), la 1ère DCT (Vauban Lion Aigle), la 3ème DCT (Guépard Valmy Verdun), la 5ème DCT (Tartu Chevalier Paul), la 7ème DCT (Gerfaut Albatros Vautour) et la 9ème DCT (Kersaint Cassard Vauquelin).

Le Guépard arrive avec le Verdun et le Valmy le 17 mai, les contre-torpilleurs formant une 3ème escadre légère sous les ordres du contre-amiral Derrien. Le Guépard quitte Toulon le 13 juin pour participer au bombardement de Gênes, formant un groupe occasionel avec les croiseurs lourds Dupleix et Colbert (5ème DC) et les contre-torpilleurs des 7ème DCT (Vautour Albatros) et 3ème DCT (Guépard Valmy Verdun), assurant la protection des croiseurs avant de rentrer à Toulon le 14 juin.

Quand l'armistice entre en vigueur le 25 juin, le Guépard et les autres navires de la 3ème DCT sont à Toulon. Lors de l'opération Catapult, la 3ème escadre sort jusqu'à Minorque, retrouvant six croiseurs et quatre contre-torpilleurs sortis d'Alger mais ne retrouve pas le Strasbourg qui arrive le 4 juillet en début de soirée.

Le Guépard va ressortir à plusieurs reprises à proximité de Toulon, mouillant régulièrement aux Salins. Le Guépard reste intégré à la 3ème escadre légère. Le 1er septembre 1940, une partie de la flotte est placée en gardiennage d'armistice.

Le Guépard lui est appelé à former une Division navale du Levant avec son sister-ship Valmy plus les avisos La Grandière et Annamite.

L'attaque de Dakar le 23 septembre 1940 entraine la création le 25 septembre des Forces de Haute Mer (FHM) avec le croiseur de bataille Strasbourg, les croiseurs lourds Algérie Foch Dupleix (1ère DC), les croiseurs légers La Marseillaise et La Galissonnière (3ème DC), le contre-torpilleur Aigle, la 3ème DCT (Guépard Valmy Cassard), la 7ème DCT (Vautour Albatros Gerfaut) et la 8ème DCT (L'Indomptable Volta).

Les FHM effectuent une première sortie générale du 16 au 18 octobre 1940, le Guépard étant de la partie. Le 28 octobre, la 3ème escadre légère qui regroupait les contre-torpilleurs est dissoute, le Guépard et le Valmy formant une 3ème DCT affecté au Levant.

Le Guépard et le Valmy quittent Toulon le 4 novembre, passant à Sidi Abdallah les 6 et 7 novembre avant d'arriver à Beyrouth le 11 novembre. La DNL regroupe ainsi la 3ème DCT, les avisos La Grandière et Annamite, les sous-marins Phoque Dauphin Espadon (10ème DSM) et la 52ème section de dragueurs.

Du 18 avril au 31 mai 1941, les britanniques ont du réprimer une rébellion en Irak menée par Rachid Ali, rébellion soutenu par l'Axe. La France de Vichy à ouvert les aérodromes de Syrie et de Liban aux avions allemands.

Les britanniques lancent le 8 juin l'opération Exporter, une invasion du Liban et de la Syrie mandataire, soutenus en cela par les FFL, provoquant un nouvel affrontement fratricide entre forces vichystes et forces gaullistes.

Pour couvrir l'opération, la Royal Navy déploit les croiseurs légers Leander Ajax Perth Naiad Phoebe et Coventry plus dix-sept destroyers qui vont s'opposer aux contre-torpilleurs Guépard et Valmy, l'aviso Elan, les sous-marins Caïman Marsouin et Souffleur (9ème DSM), la 52ème section de dragueurs et le pétrolier Adour.

Le 8 juin, la 3ème DCT ignorant encore l'attaque britannique appareille de Beyrouth pour une mission d'escorte en compagnie de l'Elan. Le convoi se replit sur Tripoli et les contre-torpilleurs recoivent l'ordre d'attaque les forces britanniques au large de Tyr mais cette recherche est infructueuse et le Guépard et le Valmy rentre à Beyrouth à l'aube le 9 juin.


9 juin 1941, le Guépard sous le feu britannique

Quelques heures plus tard, les navires reprennent la mer pour attaquer les navires britanniques entre Beyrouth et Sour. Ils tirent également contre la terre mais sans résultats efficaces en raison de l'absence d'obus adaptés sans parler que l'absence de stocks à terre oblige les navires à tirer à l'économie.

Dans l'après midi, le Guépard et le Valmy affrontent les destroyers Janus Jackal et Hotspur. Le Janus est sévèrement endommagé par cinq obus mais l'arrivée du Jackal empêche le Guépard de lancer ses torpilles. L'Isis et l'Hotspur rallient mais les contre-torpilleurs français se replient en raison d'un manque de munitions. Le Janus rentrera à Haïfa en remorque.

Lors de son repli, le Guépard est touché par un obus sur la plage avant. Au total, le Guépard à tiré 383 obus de 138mm, ne conservant que 200 obus en soute, stock qui passe à 250 après un don du Valmy. L'Amirauté décide d'envoyer le Chevalier Paul avec 800 obus de 138mm.

Le 15 juin 1941, le Guépard et le Valmy appareillent de Beyrouth pour la baie de Djounié avant de rentrer quelques heures plus tard à Beyrouth, voyant deux destroyers britanniques.

Quelques heures plus tard alors que l'aube s'annonce, les deux contre-torpilleurs tombent sur le Jervis et le Kimberley, échangeant des coups sans réel résultat. C'est alors qu'on apprend le torpillage du Chevalier Paul qui coule avant l'intervention de la 3ème DCT. Le 16 juin 1941, le Vauquelin quitte Toulon avec 800 obus, étant accueillit le 21 juin au large de Tripoli par le Guépard et le Valmy.

Pour échapper aux bombardements britanniques, le Guépard et le Valmy le 22 juin quittent Beyrouth pour croiser à une dizaine de miles. Ils trouvent un croiseur et de quatre destroyers et le Guépard est touché par un obus de 152mm, provoquant des dégâts légers. Le Guépard lancent deux torpilles mais sans résultat avant d'être obligé de suspendre le tir avant d'être touché par un autre obus de 152mm qui provoquent des dégâts plus importants. Le Guépard à tiré 60 obus de 138mm.

Le Guépard, le Valmy et le Vauquelin quittent Beyrouth le 29 juin pour Salonique où ils arrivent le 1er juillet pour embarquer des renforts pour le Levant, chaque contre-torpilleur embarquant une compagnie de 150 hommes d'un bataillon de tirailleurs algériens plus une trentaine de tonnes de matériel.

Ils quittent la Grèce le 5 juillet mais le 7, la division est découverte par des avions britanniques et fait demi-tour une première fois mais suite à un appel au secours met un temps le cap sur le Liban avant de rentrer à Salonique le 9 juillet 1941. Les combats cessent au Liban et en Syrie le 11 juillet, la convention de Saint-Jean d'Arc étant signée le 14 juillet 1941.

La 3ème DCT quitte Salonique le 18 juillet pour rentrer à Toulon le 22 juillet 1941. Le Guépard et le Valmy sont d'abord rattachés aux forces de la 3ème Région avant de retrouver les FHM le 18 août 1941 au sein de la 3ème escadre légère.


Le Guépard sortant de Toulon. La photo à été prise après le retour du Levant puisque la DCA à été "renforcée" avec l'installation de Browning à l'avant

Le Guépard est en grand carénage de septembre au 3 décembre 1941 puis ressort du 19 au 22 janvier 1942 et reste à Toulon de février à avril 1942, mouillant aux Vignettes du 18 au 20 février et du 9 au 11 avril avant un petit carénage du 14 au 25 avril avant de retourner aux Vignettes du 4 au 5 mai 1942.


Le Guépard sortant de Toulon le 11 mai 1942. On voit parfaitement l'affût double de 37mm au dessus de la pièce IV de 138mm et les Hotchkiss de 13.2mm au pied de la cheminée n°2

Le Guépard est absent de Toulon du 11 au 23 mai, du 15 au 18 juin et du 23 au 24 juillet, mouillant aux Vignettes. A partir du 20 juillet 1942, la 3ème DCT est composée du Valmy et du Guépard.

Après avoir été abordé par le Gerfaut dans la nuit du 4 au 5 août, le Guépard est à l'Arsenal en réparations du 15 août au 20 octobre 1942.

Les FHM allument les feux à l'annonce du débarquement allié en Afrique du Nord mais elles n'appareilleront pas jusqu'au funeste 27 novembre 1942 quand les forces allemands pénètrent dans le camp retranché de Toulon.

Le Guépard était alors amarré au poste n°1 du Quai Noël. L'alerte est donnée à 4h50 et l'allumage des chaudières ordonné à 5h25 mais à 6h, l'ordre de sabordage est transmis au contre-torpilleur. Les pétards explosent à 6h10 et le contre-torpilleur s'enfonce lentement en prennant de la gite sur bâbord qui atteint 45° quand les allemands arrivent.


Le contre-torpilleur Guépard sabordé

L'entreprise Sorima de Gênes est chargée du renflouement du Guépard. Les travaux commencent le 31 mai 1943 et l'épave est renflouée le 4 septembre 1943, dernier navire relevé avant l'armistice signé le 9 septembre.

Classé dans la catégorie des bâtiments «non intéressants» le 17 septembre 1943, il est endommagé par deux bombardements alliés les 7 et 11 mars 1944.

Il chavire le 15 mars, l'épave se trouvant dans l'angle entre l'appontement Milhaud 6 et le petit appontement avec 35° de bande à tribord. Il est remis à la France («la flotte symbolique») en avril 1944. Il est renfloué en 1947 et démoli.


Le contre-torpilleur Guépard après son renflouement en 1947

Sans le second conflit mondial et surtout sa tournure dramatique pour la France (sans parler d'une éventuelle destruction), le Guépard aurait du être désarmé en 1945.

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MessageSujet: Re: FRANCE CONTRE-TORPILLEURS CLASSE GUEPARD   Mer 27 Juil 2011, 21:22

Le Bison

Le Bison à la mer

Présentation

Couple de Bison Bonasus

Le deuxième contre-torpilleur de classe Guépard porte d'un genre de grands bovidés ruminants dont il existe encore deux espèces vivantes : le Bison d'Amérique (Bison bison) et le Bison d'Europe (Bison Bonasus).

Il est le premier navire de la Royale à porter ce nom mais il à été suivi par deux autres. Le premier fût un torpilleur de classe Le Hardi, le Flibustier mis sur cale le 11 mars 1938 lancé le 14 décembre 1939 mais jamais complètement achevé. Il à été rebaptisé Bison le 1er avril 1941 mais ne sera pas achevé avant son sabordage le 27 novembre 1942. Relevé par les italiens, il est saisi par les allemands puis utilisé jusqu'en avril 1944 comme ponton fumigène. Le second est un remorqueur côtier de classe Bélier entré en service le 18 mars 1981 et toujours en service en 2011.


Le remorqueur Bison

Construction et mise au point

Le Bison n'est encore qu'un petit morceau de métal

-Le Bison est mis sur cale à l'Arsenal de Lorient le 14 mars 1927 sur la cale n°5. Il est lancé le 29 octobre 1928 et armé pour essais le 1er juillet 1929.


La construction à bien progressé.........

Les premiers essais à la mer ont lieu du 5 au 7 novembre 1929. Il passe au bassin jusqu'au 19 novembre avant d'effectuer son essai de présentation en recette le 17 décembre 1929, atteignant la vitesse maximale de 37.245 noeuds avec une puissance propulsive de 69351ch au déplacement moyen de 2670 tonnes.

L'essai à puissance maximum normale (PMN) d'une durée de 7h est réalisé le 20 décembre, atteignant la vitesse corrigée de 36.23 noeuds au déplacement théorique de 2712 tonnes.

Après un passage au bassin du 22 au 28 janvier 1930, il réalise le 8 février un essai au déplacement Washington. Au déplacement de 2372 tonnes, le Bison atteint 40.6 noeuds avec une puissance maximale de 81140ch.

L'armement définitif est prononcé le 15 avril 1930 suivit de nouveaux essais de bon fonctionnement le 20 mai puis du 22 au 24 mai.

Il est alors que prévu que le Bison remplace le croiseur ex-allemand Mulhouse comme navire-amiral de la 2ème escadre.

Il quitte Lorient le 4 juillet, passe à Brest du 4 au 7 puis appareille pour Anvers où le contre-torpilleur est présent jusqu'au 15 juillet en compagnie du croiseur lourd Suffre et des torpilleurs Forbin et Fougueux pour la semaine française de l'exposition internationale à l'occasion du centenaire de la Belgique. Ils font ensuite escale à Cherbourg du 16 au 18, le Bison faisant seule escale à Ryde (Ile de Wight) du 18 au 22 juillet avant de rentrer à Lorient le 22 juillet.

La cloture d'armement date du 10 octobre même si il subit quelques travaux pour servir de navire amiral. Il est de retour à Brest le 21 octobre avec le Foudroyant mais revient à Lorient le 24 et repart enfin le 15 novembre pour Brest.

Le 24 octobre 1930, le Bison est admis au service actif

Carrière opérationnelle

Du 1er octobre 1934 au 15 août 1936, le Bison à appartenu à la 6ème DL

C'est le 19 novembre 1930 que le Bison devient navire-amiral de la 2ème Escadre, portant la marque du contre-amiral Jean de Laborde. Il sort du 8 au 19 décembre en compagnie notamment de la 4ème DL composé des Léopard et Lynx en attendant l'arrivée du Lion effective en février 1931.

Le Bison sort du 9 au 21 février 1931 puis du 16 au 20 mars avec le Lion pour une école à feu, du 7 au 24 avril pour différents exercices puis le 27 avril.

La 2ème escadre appareille de Brest le 28 avril accompagné par la 1ère ESM (appartenant aux forces de région), cette appareillage permettant au secteur naval de Brest de s'entrainer à la protection d'une force navale dans ses eaux. Après différents exercices et escales dans les ports de la région, le Bison et le reste de la 2ème Escadre rentrent à Brest le 8 mai 1931.

Le Bison ressort le 26 mai, fait escale après exercice au Havre du 26 au 27 mai, Rouen du 27 mai au 1er juin, Dunkerque du 1er au 3 juin avant une nouvelle escale à Cherbourg du 3 au 6 juin.

Il appareille alors avec le Lion pour une croisière en mer Baltique, faisant escale à Libau (Lettonie) du 10 au 13 juin, participant à une revue navale le 12 pour le dixième anniversaire de la marine lettone. Les deux contre-torpilleurs font ensuite escale à Riga du 13 au 15, à Reval (Estonie) du 15 au 18 juin, à Gdynia (Pologne) du 20 au 23 juin avant de rentrer à Brest le 27 juin 1931.

Le Bison et la 2ème escadre sortent à nouveau pour exercices du 29 juin au 7 juillet, du 16 au 27 juillet et du 4 au 10 août avec à chaque fois des escales dans les ports de la région.

La 2ème escadre ressort à nouveau du 12 au 23 octobre 1931 et du 19 au 23 octobre pour participer notamment aux essais du contre-torpilleur Gerfaut. Le 10 novembre 1931, le ministre de la marine, Charles Dumont inspecte le Bison. Le Bison ressort encore du 16 au 21 novembre, du 23 novembre au 3 décembre et du 7 au 19 décembre 1931.

Le Bison ressort du 12 au 23 janvier à la tête de la 2ème escadre pour simuler une attaque de convois avec la 2ème DT, le convoi étant composé du pétrolier Nièvre, du torpilleur L'Adroit et des unités de la 6ème DT. Le Bison et la 2ème escadre ressortent encore du 10 au 20 février puis du 7 au 19 mars, mettant notamment à terre leur corps de débarquement.

Le 12 avril 1932, le Bison appareille en compagnie d'une grande partie de la 2ème escadre, direction la Manche pour des exercices voyant notamment des sous-marins attaqués l'Escadre du Ponnant. Le Bison est à Cherbourg du 14 au 15 puis au Havre du 15 au 19 avril pour une section régionale des officiers de réserve.

Il retourne à Cherbourg le 19, participant ensuite à un exercice de franchissement du pas de Calais, formant le parti bleu avec le Vauban, s'opposant au parti rouge composé du Lio, de L'Adroit et du Bourrasque qui tentait la même mission mais dans le sens inverse. Après une nouvelle escale à Cherbourg du 19 au 21 avril, le Bison et le Vauban rentrent le lendemain à Brest.

Le Bison ressort encore les 25 et 26 avril avant de quitter Brest le 17 mai pour la Méditerranée comme destination finale. Il fait escale à Casablanca du 18 au 25, à Agadir du 26 au 28 mai et de nouveau à Casablanca du 28 mai au 5 juin avant d'entrer en Méditerranée.

Après un exercice d'attaque sous-marine au large d'Oran, le Bison et le Vauban sont à Alger du 6 au 12 juin, à Bizerte du 13 au 16 et après une escale à Porto Farina (Tunisie) le 16, le Bison retrouve la 2ème escadre qui manoeuvre avec la 1ère escadre du 14 au 17 juin. Le Bison est de nouveau à Bizerte du 17 au 20 juin, à Oran avec le Vauban du 21 au 25 juin, Lisbonne du 27 juin au 2 juillet avant de rentrer à Brest le 5 juillet 1932.

Il ressort du 12 au 23 juillet et du 25 au 31 juillet, passant à Cherbourg du 26 au 31 pour rendre hommage au sous-marin Promethée coulé accidentellement le 7 juillet 1932 lors de ses essais. Il est ensuite en travaux du 1er août au 30 novembre 1932 avant des essais à la mer les 1er et 2 décembre 1932. Il ressort avec la 2ème escadre du 14 au 21 décembre.

Le Bison ressort avec la 2ème escadre du 18 au 25 janvier, du 15 au 21 février et du 14 au 20 mars 1933. Il est en petit carénage du 5 au 23 avril 1933.

Le 15 avril 1933, le Bison forme la 6ème DL en compagnie du Maillé-Brézé et du Vauban. Le Lamotte-Picquet remplace le Bison comme navire-amiral de la 2ème escadre.

Le Bison ressort du 23 au 29 avril pour exercices puis du 8 au 24 mai avec des escales à La Corogne, Marin près de Pontevedra, Vigo, Mogador, Casablanca, Méhédia, Lisbonne et Lorient. Il ressort du 4 au 22 juillet.

Le Bison, le Vauban et le Lion quittent Brest le 27 juillet 1933, sont à Cherbourg du 28 au 31 juillet pour l'inauguration de la nouvelle gare maritime. Le 25 août, le Duguay-Trouin remplace le Lamotte-Picquet comme navire-amiral de la 2ème Escadre.

Le 15 octobre 1933, la 2ème escadre légère devient le groupe des contre-torpilleurs de la 2ème escadre. Le Bison reste navire-amiral mais est également endivisionné formant la 4ème DL avec le Vauban, le Lion et le Maillé-Brézé formant la 6ème DL alors que les Chacal, Lynx et Léopard forment la 8ème DL. Le Bison ressort du 24 au 31 octobre, du 13 au 21 novembre et du 12 au 22 décembre 1933.

Il commence l'année 1934 par une sortie du 15 au 25 janvier suivit d'une seconde du 16 février au 12 mars. Il ressort pour exercices du 19 au 22 avril et du 30 avril au 4 mai. Il est de nouveau à la mer du 22 mai au 2 juin. A cette époque, la 4ème DL est formée du Bison, du Vauban, de l'Epervier et du Milan mais le Vauban quitte la division le 21 juin.

Après une sortie du 18 au 28 juillet 1934, Le Bison quitte Brest le 4 juillet 1934 pour Cherbourg où il est en travaux jusqu'au 25 octobre.

Le 1er octobre 1934, les divisions légères de la 2ème escadre sont modifiées. La 4ème DL est ainsi formée du Milan, de l'Epervier et du Valmy, la 6ème DL du Bison, du Lion et du Vauban et la 8ème DL du Chacal, du Lynx et du Léopard. Le Bison cesse d'être navire-amiral remplacé par le Milan.

Le Bison quitte Cherbourg le 29 octobre, mouille à Bréhec du 30 octobre au 13 novembre avant d'arriver à Brest le 14 novembre 1934. Le Bison sort du 15 au 20 novembre, du 12 au 18 décembre et du 19 au 26 décembre 1934.

Il commence l'année 1935 en sortant du 9 au 15 janvier pour exercices puis les 16 et 17 janvier avant une sortie d'escadre du 5 au 13 février. Il est ensuite au bassin du 18 février au 2 mars 1935.

Il ressort du 2 au 9 avril avant de participer à la croisière de printemps avec l'escadre. Il quitte Brest après l'escadre, le Bison la retrouvant à Casablanca avec les autres navires de la 6ème DL du 11 au 14, à la Luz du 16 au 20, Agadir du 21 au 24, à Saifi du 24 au 27 avant d'arriver à Casablanca le 29 mai.

La 6ème DL appareille le 6 juin, mouille devant Rabat du 6 au 8, revient à Casablanca du 8 au 12 avant un exercice les 13 et 14. La division légère mouille à Groix du 16 au 17 mai, est à Lorient du 17 au 19 avant de rentrer à Brest dans la journée.

Le Bison ressort du 25 au 28 juin, du 2 au 11 juillet, les 22 et 23 juillet et du 24 au 29 juillet 1934, dernière sortie avant un grand carénage. Il quitte Brest le 11 octobre, arrive à Lorient le même jour pour travaux du 15 octobre au 31 décembre 1935. Il quitte Lorient le 5 janvier 1936, effectuant un essai de bon fonctionnement sur le chemin du transit, le navire arrivant à Brest quelques heures plus tard.

Le Bison, le Lion, le Vauban et le Valmy quittent Brest le 16 janvier 1936 formant l'ossature du groupe Sud alors que le groupe Nord est formé du Jaguar et des torpilleurs. Le groupe sud relâche à Casablanca le 20 pour ravitaillement, retrouvant le Béarn. Le groupe fait escale à Dakar du 25 au 31 janvier puis à Port Etienne du 1er au 7 février.

Après une escale à Casablanca du 11 au 18 février 1936, le Bison mouille à Vigo du 21 au 25 février avant de rentrer à Brest le 27 février. La 2ème escadre sort du 17 au 30 mars.

Le 16 avril 1936, le Bison, le Milan et l'Epervier sont affectés au groupe du complément de la 2ème escadre. Le Bison est petit carénage au mois de juin.

Le 30 juillet 1936, le Bison quitte Brest en compagnie du Chacal et du Léopard, transportant une promotion de l'Ecole Navale qui accomplit sa croisière d'été, faisant escale à Oban (Ecosse), Gudvangen (Norvège), Bergen, Amsterdam, Anvers, Gand, Portsmouth avant de rentrer à Brest le 31 août 1936.

Le 15 août 1936, la 2ème escadre est rebaptisée Escadre de l'Atlantique. La 6ème DL est dissoute, le Bison quitte Brest le 5 septembre 1936 pour Tanger afin de participer à la surveillance de la zone international alors que l'Espagne est secouée par une guerre civile. Il rentre à Brest le 28 septembre 1936.

Le Bison est mis à effectif réduit le 1er octobre 1936 et devient navire-amiral de la 2ème flottille de sous-marins, assurant l'interim en attendant que le ravitailleur Jules Verne soit de nouveau disponible. Il va assurer ce rôle jusqu'en février 1937.

Il est alors en travaux à Lorient du 27 février au 28 juillet 1937, rentrant à Brest le 29 juillet pour une très brève escale, repartant le soir-même pour la corvette d'été de l'Ecole Navale avec le Chacal et le Léopard jusqu'au 31 août 1937 date de leur retour à Brest.

Le Bison est remis à effectif normal le 25 septembre 1937, devenant navire-amiral de la 2ème flottille de torpilleurs en remplacement du Jaguar. Cette flottille dispose de la 2ème DT (Fougueux Frondeur Basque), de la 4ème DT (Bourrasque Ouragan Orage), de la 5ème DT (Brestois Foudroyant Boulonnais), de la 6ème DT (Cyclone Siroco Mistral), de la 7ème DT (L'Alcyon Typhon Tornade) et enfin de la 8ème DT (Bordelais Trombe Tramontane).

Après plusieurs sorties pour exercices, le Bison appareille pour la croisière de printemps, faisant escale à Lisbonne du 13 au 17 mai, Punta Delgada du 20 au 26, Funchal du 28 mai au 2 juin, Mazagan du 4 au 6 juin, Casablanca du 7 au 10 avant de rentrer à Brest le 14 juin.

Le 11 juillet 1938, l'Escadre de l'Atlantique appareille de Brest pour accueillir le couple royal britannique en visite en France. Le Bison ne quitte son port d'attache que le 15 juin, accompagnant les torpilleurs Brestois Foudroyant Boulonnais L'Alcyon Typhon et Tornade.

Ils font escale à Cherbourg du 16 au 18 avant d'accueillir le yacht royal Enchantress au milieu de la manche. Les navires français font escale à Boulogne du 18 au 19, Dunkerque du 19 au 22, Calais le 22 avant de rentrer à Brest dans la journée.

Le Bison participe ensuite à la sortie générale de l'Escadre de l'Atlantique du 8 au 29 novembre, dernière sortie de l'année puisque le Bison va rester à Brest tout le mois de décembre.

Le 7 février 1939 au matin, une partie de la 2ème escadre quitte Brest : la 4ème Division de Croiseurs (Georges Leygues Montcalm Gloire), la 2ème escadre légère avec les contre-torpilleurs L'Indomptable Le Malin Le Triomphant Le Fantasque L'Audacieux Le Terrible et la 2ème flottille avec le contre-torpilleur Bison et six torpilleurs plus des sous-marins. Ces navires doivent retrouver les cuirassés Lorraine et Provence qui rentrent d'Afrique du Nord.

Dans la nuit du 7 au 8 février, les croiseurs de la division servent de but aux flottilles de torpilleurs commandées à la mer par le CT Bison. Le croiseur léger Georges Leygues heurte alors violement le Bison qui est gravement endommagé, l'avant coulant entrainant 18 hommes dans le mort pendant que 50 hommes sont sauvés.


Sans sa cloison étanche, le Bison aurait sombré

Le Bison à perdu 30m de coque et n'à été sauvé du naufrage que par la cloison étanche au niveau du bloc-passerelle. La partie arrière du contre-torpilleur est prise en remorque par le Georges Leygues mais la remorque casse et c'est le remorqueur Hippopotame qui la ramène à Lorient. Parmi les blessés du Bison figure le lieutenant de vaisseau Honoré d'Estiennes d'Orves, futur héros de la Résistance.

La remise en état du navire est décidé et le Bison est échoué dans la forme de Lanester après le a mise à flot des avisos Chevreuil Gazelle Annamite Surprise et du bâtiment-cible Impassible le 17 juin 1939. Les travaux sont menés au pas de charge pour permettre la construction du De Grasse qui commencera le 28 août 1939.


Le Bison en réparations dans la forme de Lanester

Le Bison est en réparations jusqu'en décembre 1939. Affecté durant ses travaux à la Force de Raid (hors-rang), il forme une fois remis en service la 11ème DCT en compagnie du Milan et de l'Epervier. Il va participer à la fin de l'année 1939 à des escortes de convois. Il est affecté à la fin décembre à la force X basé à Dakar formée des croiseurs lourds Dupleix et Foch et des contre-torpilleurs Cassard et Milan.

La Force X est dispersée à la fin du mois de janvier 1940, remplacée par la force Y composée du cuirassé Provence, des croiseurs lours Colbert et Duquesne et de la 11ème DCT. Cette dernière appareillent de Dakar le 21 janvier, arrivant à Casablanca le 25, se ravitaillant avant de rallier la force Y au large du Portugal qui arrive à Dakar le 30 janvier 1940.

Un temps, une intervention en Finlande est envisagée mais n'aura pas de suite concrète, elle aurait la 11ème DCT opérer dans une force Z également composée du croiseur léger Emile Bertin. Le Bison reste à Dakar du 30 janvier au 13 février avant de gagner Casablanca le 17 février puis d'escorter un convoi jusqu'à Brest où le Bison arrive avec ses protégés le 23 février 1940.

Le Bison escorte un convoi entre Brest et Oran du 24 au 28 mars avant de rester dans le port algérien jusqu'au 4 avril, étant alors mis aux ordres d'Amiral-Sud.

Néanmoins la force Z est reconstituée sous les ordres de l'amiral Derrien qui met sa marque sur le croiseur léger Emile Bertin, la 11ème DCT ralliant ultérieurement. Le Bison va escorter les croiseurs auxiliaires El Djezaïr El Mansour El Kantara Ville d'Oran jusqu'à Brest où ils arrivent le 8 avril.

La 11ème DCT appareille au complet de Brest le 12 avril en escorte du convoi FP1A en direction de Greenock le 14 avril. Le Bison et le Foudroyant quittent Greenock le 17 avril, convoyant à Scapa Flow le Ville d'Alger, arrivant le lendemain.

Les trois navires quittent Scapa Flow le 20 avril 1940 pour Namsos, étant ralliés en mer par le croiseur léger antiaérien Calcutta et le croiseur léger Birmingham. Les trois navires français arrivent le 21 avril et débarquent dans la nuit du 22 au 23 avril du matériel, le Bison s'échouant et devant être dégagé par le destroyer Maori.

Le Bison arrivent à Scapa Flow le 24 avril et repart le 29 avril avec les croiseurs auxiliaires El Djézaïr El Mansour El Kantara et des destroyers. Ce groupe retrouve en mer le lendemain le croiseur léger Montcalm, les croiseurs lourds Devonshire et York et neuf destroyers, groupe placé sous le commandement du vice-amiral Cunningham qui à posé sa marque sur le Devonshire.

Le groupe franco-britannique est soumis à de violentes attaques de la Luftwafe dans la journée du 1er mai 1940. Elle profite du mauvais temps pour échapper aux bombardiers allemands mais ce répit est de courte durée.

Deux jours plus tard, le 3 mai 1940 à 10h08, un Stuka (probablement un Ju-88) amorce une attaque en piqué sur le croiseur léger Montcalm puis se concentre sur le Bison qui se trouve à 1000m par le travers bâbord du croiseur.

Une bombe tombe sur l'avant du bloc-passerelle et quelques secondes plus tard, une flamme jaillit suivie d'une explosion. Le Bison est coupé sur l'avant de la première cheminée, la proue à disparu mais l'arrière flotte avec un incendie qui gagne sur l'arrière. Les survivants sont récupérés par les destroyers Afridi Imperial et Grenade. Le Commandant Bouan et une centaine d'hommes ont été tués.


Le Bison en feu. Il apprit à ses dépendants que déployer des unités de surface sans couverture aérienne face à un ennemi possédant une puissante aviation était plus que risqué

A 12h07, l'Afridi sur ordre de l'amiral Derrien, coule l'épave du contre-torpilleur. Douloureuse ironie du sort, l'Afridi est coulé deux heures plus tard, certains rescapés étant d'anciens marins du Bison qui sont récupérés par le destroyers Griffin et Imperial.

Le bilan est lourd. Sur un équipage de 264 hommes, le bilan est de 139 tués ou disparus (6 officiers, 16 officiers mariniers et 117 quartiers-maitres et marins) plus de 60 blessés dont 10 grièvement.

Selon les plans initiaux, le Bison aurait du être désarmé en 1946.

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MessageSujet: Re: FRANCE CONTRE-TORPILLEURS CLASSE GUEPARD   Mer 27 Juil 2011, 21:31

Le Lion

Le contre-torpilleur Lion lors de ses essais à la mer

Présentation

C'est à moi que tu parle ! You 're talking to me

Le troisième contre-torpilleur de classe Guépard est le treizième navire de la marine nationale à porter le nom du panthera léo, le roi de la savane, l'un des rares félins à vivre en meute.

Il succède ainsi à une nef bretonne du XVème siècle, une deuxième nef du début du XVIème siècle, un galion de 1538, un vaisseau (1663-1677), un vaisseau de 42 canons de 1671 rebaptisé Lion à la fin de sa carrière (1676-77), un vaisseau qui prit le nom de Lion en 1678, un brûlot de 1694, un vaisseau de 64 canons de type Lion (1749-1783), un vaisseau de 74 canons type Téméraire rebaptisé Lion en 1793 puis Marat en 1794, un vaisseau de 80 canons de 1802-1804, une canonnière de type Sagittaire (1884-1902) et un patrouilleur auxiliaire (1916-1919)

Depuis un quatorzième navire à porté ce nom au sein de la marine nationale en l'occurence un bâtiment-école de classe Léopard, l'A-755 mis sur cale le 27 février 1982 lancé le 13 décembre 1982 et admis au service actif le 10 septembre 1983 et toujours en service en 2011.


Le bâtiment-école Lion

Construction et mise au point

-Le Lion est mis sur cale aux chantiers navals des Ateliers et Chantiers de France (ACF) le 27 juillet 1927 et lancé le 5 août 1929. Comme de coutume, les ACF lancent un navire quasiment achevé ce qui explique que le navire prend armement pour essais le 1er juillet 1929.

Il quitte Dunkerque le 27 septembre 1929, fait escale à Cherbourg pour se ravitailler et repart le lendemain pour Lorient où il arrive le 29 septembre 1929.

Il sort pour essais le 30 septembre, le 19 octobre où il réalise son essai de présentation en recette (vitesse maximale : 34.194 noeuds).

Il est armé définitivement le 1er décembre, reprennant la mer le 18 décembre pour un nouvel essai mais des vibrations vont retarder l'achèvement du navire.

Le contre-torpilleur est au bassin jusqu'au 25 avril 1930. Il sort pour un essais le 5 mai 1930 mais les mauvaises conditions météorologiques provoquent l'annulation de l'essai d'avance par tour à 18 noeuds.

L'essai reprit le lendemain est annulé et ce n'est que le 8 mai que l'essai est acquis. Même chose pour l'essai d'avance par tour à grande vitesse qui est annulé le 17 mai et n'est acquis que le 19 mai.

L'essai de 8h à la puissance maximum normale est un échec le 23 mai, le Lion passant au bassin du 28 mai au 6 juin et du 18 au 23 juin.

Accumulant les malchances, il est immobilisé du 26 juin au 3 septembre, effectuant de nouveaux essais le 11 puis le 16 septembre 1930. Il réalise le 24 septembre son essai à feux poussés, atteignant la vitesse de 35.471 noeuds (après correction) avec une puissance atteinte après correction de 65424ch alors que le marché prévoyait à 69000ch.

L'essai au déplacement Washington est tenté et acquis le 27 septembre avec une vitesse corrigée de 38.396 noeuds avec une puissance maximale de 68516ch. Après des essais complémentaires le 30 septembre, il est au bassin jusqu'au 3 novembre pour les démontages après essais.

Il fait une sortie le 17 décembre et l'essai d'artillerie est acquis le 18 décembre avant un essai de bon fonctionnement le 19 décembre.

Il quitte Lorient le 27 décembre 1930 pour Brest où il arrive dans la journée, mouillant sur rade le 30 décembre 1930. Il quitte Brest le 2 janvier 1931 pour rentrer à Lorient le même jour.

La clôture d'armement est prononcée le 21 janvier et la commission supérieure d'armement se réunit le 27 janvier.

Le Lion effectue sa traversée de longue durée avec le Vauban, quittant Lorient le 28 janvier 1931, effectuant une école à feu au large de Quiberon avant de mouiller à Brest le 29 janvier avant et après des lancements de torpilles.

Il repart le 31 janvier 1931 avec le contre-amiral Benet, président de la commission des essais à bord. Le Lion arrive à Lorient dans l'après midi.

Le 5 février 1931, le contre-torpilleur Lion est admis au service actif

Carrière opérationnelle

Le Lion en 1930

A son admission au service actif, le Lion est affecté à la 2ème escadre dite aussi Escadre du Ponnant car basée à Brest. Il forme la 4ème Division Légère (4ème DL) avec le Léopard et le Lynx (classe Jaguar). Il quitte Lorient le 8 février et arrive à Brest le même jour.

Il quitte Brest du 9 au 21 février 1931, faisant notament escale à Dunkerque du 15 au 19 février pour le lancement du contre-torpilleur Aigle.

La 2ème escadre appareille de Brest le 28 avril accompagné par la 1ère ESM (appartenant aux forces de région), cette appareillage permettant au secteur naval de Brest de s'entrainer à la protection d'une force navale dans ses eaux. Après différents exercices et escales dans les ports de la région, le Bison et le reste de la 2ème Escadre rentrent à Brest le 8 mai 1931.

Le 1er juin 1931, le Lion remplace le Léopard comme navire-amiral de la 4ème DL.

Le Lion appareille alors avec le Bison pour une croisière en mer Baltique, faisant escale à Libau (Lettonie) du 10 au 13 juin, participant à une revue navale le 12 pour le dixième anniversaire de la marine lettone.

Les deux contre-torpilleurs font ensuite escale à Riga du 13 au 15, à Reval (Estonie) du 15 au 18 juin, à Gdynia (Pologne) du 20 au 23 juin avant de rentrer à Brest le 27 juin 1931.
Après un carénage du 1er au 27 août 1931, le Lion effectue plusieurs sorties pour exercices dans l'Atlantique avec d'autres navires de la 2ème escadre, le Lion formant la 4ème DL avec le Vauban.

Il commence l'année 1932 par une immobilisation pour avarie au mois de janvier avant de reprendre du service au mois de février pour plusieurs sorties dans l'Atlantique et en Manche pour exercices.

Le Lion quitte Brest le 17 mai en compagnie du Bison, faisant escale à Casablanca du 18 au 25 mai,à Mogador en compagnie du Vauban du 25 au 27 puis de nouveau à Casablanca avec le Bison et le Vauban du 28 mai au 5 juin 1932.

Les trois contre-torpilleurs entrent ensuite en Méditerranée pour différents exercices notamment une interception de convois entre Malte et Lampedusa. Le Lion fait escale avec les autre contre-torpilleurs à Bizerte du 17 au 20, à Oran du 21 au 25, à Lisbonne du 27 juin au 2 juillet avant de rentrer à Brest le 5 juillet 1932.

A noter que du 26 au 31 juillet, le Lion accompagné du Vauvan et du Bison sont à Cherbourg pour rendre hommage au sous-marin Promethée, perdu le 7 juillet lors d'une sortie d'essai (sept survivants sur soixante-huit membres d'équipage.

Au printemps 1932, la composition de la 4ème DL évolue puisque la division est désormais composée du Lion, du Vauban et du Lynx. L'activité en ce printemps 1932 est marqué par aucun événement saillant, toujours de nombreuses sorties pour entrainement dans l'Atlantique et en Manche.

Le Lion est indisponible du 2 mars au 1er mai 1933 pour des travaux sur les condenseurs (retubage) et pour réparations suite à des avaries en mer lors du transit entre Quiberon et Brest le 17 mars 1933.

Le 15 avril 1933, la composition des Divisions Légères de l'Escadre du Ponnant évolue encore, le Lion formant la 4ème DL en compagnie du Léopard et du Lynx.

La 2ème escadre quitte Brest le 8 mai avec le croiseur Lamotte-Picquet, la 6ème DL (Bison Maillé-Brézé et Vauban), la 1ère DT, le torpilleur d'escadre Orage, le ravitailleur Jules Verne et la 4ème Escadrille de Sous-marins.

Le Lion fait escale à Las Arenas du 9 au 14 mai, La Corogne du 14 au 18 mai, Vigo du 18 au 22 mai puis Casablanca du 24 au 30 mai où les deux escadres se regroupent. Le Lion est ensuite à Safi du 31 mai au 4 juin 1933 puis avec les autres contre-torpilleurs de sa division à Casablanca du 5 au 7 juin, à Méhédia le 8, à Lisbonne du 9 au 15 juin, à Lorient du 16 au 21 juin, le Lion rentrant à Brest le 25 juin après deux jours passés à effectuer des écoles à feu.

Le 27 juillet 1933, le Lion, le Bison et le Vauban quittent Brest pour Cherbourg où ils sont présents du 28 au 31 juillet avec la 2ème escadre. Ils représentent la marine lors de l'inauguration de la nouvelle gare maritime le 30 juillet par le président Lebrun. Le Lion est victime d'une avarie lors d'une sortie et doit passer au bassin, ne rentrant ainsi à Brest que le 21 août alors que ses deux congénères étaient rentrés au port dès le 31 juillet 1933.

Le 15 octobre 1933, les divisions légères sont à nouveau réorganisées, le Lion formant désormais la 6ème DL avec le Maillé-Brézé. Il est alors en entretien à Brest, ne sortant qu'une dernière fois pour essais avec le Kersaint puis pour exercices du 15 au 19 décembre 1933.

Le Lion quitte la 6ème DL le 14 janvier 1934 et entre en réparations le lendemain. Il est ainsi indisponible du 16 janvier au 6 septembre 1934. Il reprend la mer pour essais le 12 septembre 1934, est à Douarnenez du 12 au 13 avant de rentrer à Brest le lendemain.

Un an après la précédente réorganisation, la composition des divisions légères de la 2ème Escadre est à nouveau modifiée avec une 4ème DL composée des contre-torpilleurs Milan Epervier Valmy (au lieu des Bison et Vauban), une 6ème DL composée des Bison Lion et Vauban (au lieu de Lion et Maillé-Brézé) et une 8ème DL composée des contre-torpilleurs Chacal Léopard Lynx (au changement).

Le Lion participe à la sortie de l'escadre du 13 au 20 novembre puis du 12 au 18 et du 18 au 20 décembre 1934. Il est au bassin du 24 décembre 1934 au 7 janvier 1935.

L'Escadre du Ponnant appareille le 8 mai 1935 pour la croisière de printemps. Le Lion et les deux autres navires de la 6ème DL retrouvent l'escadre à Casablanca pour une escale du 11 au 14 mai 1935. La 6ème DL est ensuite à La Luz du 16 au 20, à Agadir du 21 au 24, à Safi du 24 au 27 (le Vauban est à Mazagan) avant d'arriver à Casablanca le 29 mai.

Le Lion, le Bison et le Vauban quittent Casablanca le 6 juin, mouillant à Rabat du 6 au 8 juin avant de revenir à Casablanca du 8 au 12 juin avant un exercice à double action les 13 et 14 juin avant de rentrer à Brest le 19 juin.

Après plusieurs sorties dans les atterrages immédiats de Brest, le Lion est en grand carénage à Cherbour du 15 août 1935 au 3 janvier 1936 (carénage initialement prévu à Brest jusqu'en novembre 1935). Il sort pour essais les 5 et 6 janvier avant de quitter Cherbourg le 9 janvier 1936 pour rentrer à Brest le 10 janvier.

Le Lion, le Bison, le Vauban et le Valmy quittent Brest le 16 janvier 1936 formant l'ossature du groupe Sud alors que le groupe Nord est formé du Jaguar et des torpilleurs. Le groupe sud relâche à Casablanca le 20 pour ravitaillement, retrouvant le Béarn.

Le groupe fait escale à Dakar du 25 au 31 janvier puis à Port Etienne du 1er au 7 février avant de retrouver l'escadre à Casablanca jusqu'au 12 février. Le Bison, le Lion et le Vauban mouillent à Vigo du 21 au 25 février avant de rentrer à Brest le 27 février 1936.

Il ne va pas tarder à rejoindre la Méditerranée où les Guépard seront tous concentrés à l'eception du Bison. Il quitte la 6ème DL le 15 août 1936 et reste non endivisionné en attendant son transfert à Toulon.

Ce n'est que le 20 septembre qu'il quitte Lorient pour Toulon où il arrive le 1er octobre après une mission de surveillance.

Incorporé à la 1ère escadre le 27 septembre, le Lion devient navire-amiral de la 1ère flottille de sous-marins à Toulon. Il va assurer ce rôle jusqu'en août 1938, assurant le commandement de sous-marins fort occupés par le conflit espagnol. Outre les taches classiques de commandement, le Lion sert souvent de but pour des tirs simulés de torpilles ou des tirs réels.

Le 7 janvier 1937, le commandant du Lion sur rade à Barcelone doit intervenir pour permettre l'embarquement d'espagnols menacés sur le paquebot Imérethie II. Le 1er décembre 1937, il participe à des essais de torpilles remorquées pour la CEPMG (Commision d'Etudes Pratiques de la Marine de Guerre ? ). L'équipage prend ses permissions du 9 au 30 décembre 1937.

Le Lion participe à nouveau à des essais de torpilles remorquées le 17 et le 18 mars puis le 20 avril après un petit carénage qui l'avait vu mis au bassin le jusqu'au 11 avril.

Le 15 août 1938, le Lion quitte la 1ère FSM remplacé par l'Aigle. Son Etat matériel est jugé mauvais et il subit un grand carénage du 15 août au 1er novembre 1938.


Le contre-torpilleur Lion lors de son affectation à l'EALM

Un mois plus tard est créé une 1ère DCT avec le Lion et le Vauban. Cette division est affectée à l'EALM (Ecole de Lancement à la Mer), un élément de la division d'instruction. Cette 1ère DCT remplace les Tigre, Panthère et Lynx qui forment une 4ème DCT prévue un temps pour l'Atlantique mais qui au final va servir au sein de la 3ème Escadre Légère en Méditerranée.

Le 1er octobre 1938, la division d'instruction devient l'escadre d'instruction commandée par le vice-amiral Devin qui met sa marque sur le vénérable cuirassé Paris.

Dans la nuit du 11 au 12 avril, la 1ère DCT redevient une division opérationnelle, le Lion et le Vauban réintégrant l'Escadre de la Méditerranée le 17 avril 1939. Le Lion quitte Toulon le 2 juin et rallie Oran le lendemain, la 1ère DCT étant dissoute la veille tout comme l'escadre d'instruction qui devient la 5ème Escadre.

La force navale d'Oran à été formée le 10 mai 1939 et placé sous le commandement du contre-amiral Donval. La mission de cette 6ème escadre (à partir du 1er juillet) est de compléter à l'est l'action des britanniques à l'ouest du détroit de Gibraltar.

Le Lion est affecté à ce groupement occasionnel jusqu'au 26 août quand il est transféré à la 4ème escadre (basée à Bizerte), formant une nouvelle 1ère DCT avec le Vauban et l'Aigle. La mission de cette escadre créée le 1er juillet 1939 est d'attaquer les communications italiennes entre la Sicile et l'Afrique.

Le Lion arrive à Bizerte le 23 août 1939, le Vauban arrivant lui le 25 août. La 1ère DCT est reconstituée le lendemain mais ne sera complète que le 9 octobre quand l'Aigle sera de nouveau disponible. Il va assurer des missions d'escorte, bien loin des missions prévues lors de leur conception à savoir l'attaque éclair des communications ennemies.

Le Lion est à Oran du 30 octobre au 6 novembre, à Casablanca du 8 au 12 novembre, à Gibraltar le 13 et à Oran du 14 au 15 novembre.


Le contre-torpilleur Lion lors de la drôle de guerre

Le 15 novembre 1939, le Lion et le torpilleur d'escadre Simoun (classe Bourrasque) rallient la force Z (cuirassé Lorraine, croiseur léger Marseillaise, croiseurs légers Jean de Vienne, contre-torpilleur L'Aigle et torpilleurs Le Fortuné et La Railleuse). La force Z venue de Toulon fait escale à Mers-El-Kebir du 15 au 17 novembre, francit le détroit de Gibraltar puis quitte au milieu de l'Atlantique la force Z le 20 novembre. Il rentre ensuite à Casablanca où il reste du 20 au 23 novembre avant de reprendre la mer pour Oran om il y reste du 25 au 27 novembre 1939.

Arrivé à Toulon le 28 novembre, le Lion repart le 13 décembre pour Bizerte où arrivé le 15 décembre, il entre aussitôt en grand carénage, étant provisoirement remplacé au sein de la 1ère DCT par le Maillé-Brézé.

Le Lion quitte l'Arsenal de Sidi-Abdallah le 22 mai 1940, quittant Bizerte le 23 mai pour prendre au passage à Malte l'escorte des transports de troupes britanniques Otranto et Orford et arrive à Toulon le 24 mai, étant affecté désormais à la 3ème escadre.

Cette 3ème escadre placé sous les ordres du vice-amiral Duplat dispose de la 1ère DC (croiseurs lourds Algérie Dupleix Foch Colbert), de la 1ère DCT (contre-torpilleurs Vauban Lion Aigle), de la 3ème DCT (contre-torpilleurs Guépard Valmy Verdun), de la 5ème DCT (contre-torpilleurs Tartu et Chevalier Paul), de la 7ème DCT (contre-torpilleurs Gerfaut Albatros Vautour) et de la 9ème DCT (contre-torpilleurs Kersaint Cassard Vauquelin). Ces quatorze contre-torpilleurs forment le 31 mai une 3ème escadre légère (contre-amiral Derrien).

Le 10 juin 1940, l'Italie déclare la guerre à la France alors que cette dernière est à l'agonie. Présents aux Salins d'Hyères, il rentre à Toulon le 12 juin après l'annulation d'un bombardement littoral contre la région de Gênes.

L'escadre repart le lendemain, mouillant en début de soirée aux Salins avant de partir à l'aube le 14 juin 1940. L'escadre est divisé en deux groupes, le groupe de Gênes chargé de bombarder Gênes et le groupe Vado chargé de bombarder les réservoirs à combustible de Vado.

Il se compose des croiseurs lourds Algérie et Foch (1ère DC), les contre-torpilleurs Vauban Lion Aigle (1ère DCT) Tartu Chevalier Paul et Cassard (5ème DCT). Les contre-torpilleurs couvrant les croiseurs, notamment contre les vedettes MAS mais ni les torpilles italiennes ni les obus français ne provoquent de dégâts. L'Escadre rentre à Toulon dans la journée.

Quand l'armistice entre en vigueur le 25 juin 1940, la 1ère et la 3ème DCT sont présents à Toulon.

Lors de l'opération Catapult, la 3ème escadre sort jusqu'à Minorque, retrouvant six croiseurs et quatre contre-torpilleurs sortis d'Alger mais ne retrouve pas le Strasbourg qui arrive le 4 juillet en début de soirée.

Le Lion va ressortir à plusieurs reprises à proximité de Toulon, mouillant régulièrement aux Salins.

Le 1er septembre 1940, une partie de la flotte est placée en gardiennage d'armistice. Le Lion fait partie des navires placés en gardiennage d'armistice avec 45 hommes sous statut civil, le Lion débarquant ses munitions, les culasses des canons, les télémètres et la vidange des soutes.

Le Lion est mis en disponibilité armée et en complément le 13 septembre 1940. Il est désarmé entre le 15 septembre et le 21 octobre 1940. Il est placé dans le groupe de gardiennage le 28 octobre 1940

Le Lion dépend du Major Général du port de Toulon, le groupe de gardiennage étant divisé en trois sous-groupes, le 1er sous-groupe étant composé des contre-torpilleurs Mogador Tigre Panthère et Lynx, le 2ème sous-groupe étant composé des contre-torpilleurs Kersaint et Gerfaut et le 3ème sous-groupe composé des contre-torpilleurs Aigle Vauban Lion et Verdun.

Les sous-groupes des bâtiments en gardiennage sont réorganisés et le 1er janvier 1942, le Lion fait partie du 1er sous-groupe en compagnie des contre-torpilleurs Tigre Lynx Panthère Mogador alors que le Vauban fait partie du 2ème sous-groupe en compagnie du Vautour et de L'Aigle.

Quand les forces allemandes pénètrent dans le camp retranché de Toulon, le Lion est échoué dans le Bassin n°2 du Missiessy entre le N°1 occupé par le Jean de Vienne et le N°3 occupé par le La Galissonnière.

Le contre-torpilleur n'est que très légèrement saboté, uniquement au niveau de l'artillerie, rien n'est fait pour la coque et pour l'appareillage propulsif.

Le Lion est sorti du bassin le 9 février 1943 et saisi par les italiens le 21 février, arborant le pavillon italien le même jour. Rebaptisé FR21, il reçoit trois pièces de 138mm du Valmy et un affût double de 20mm, installé sur l'avant du rouf milieu.


Le FR21 ex-Lion

Le FR21 effectue un essai le 8 avril, les travaux sur l'artillerie se terminant le 14 avril. Il devait former une 21ème escadrille de contre-torpilleurs ( Cacciatorpedinieri dans la langue de Dante) qui à Tarente aurait du comprendre également le FR22 (ex-Panthère) et FR-23 (ex-Tigre).

Sabordé par les italiens dans le port de La Spezia le 9 septembre 1943, il est renfloué par les allemands en 1944 puis recoulé par un bombardement aérien allié en 1944. L'épave à probablement été relevé et démantelée après guerre.


Le Lion sabordé dans le port de La Spezia

Les plans d'origines prévoyaient le désarmement du Lion pour 1947.

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MessageSujet: Re: FRANCE CONTRE-TORPILLEURS CLASSE GUEPARD   Mer 27 Juil 2011, 21:39

Le Vauban

Présentation


Le quatrième navire de la classe Guépard rend hommage à Sébastien Le Prestre seigneur de Vauban (Saint-Léger-de-Foucheret auj. Saint-Léger-Vauban 1633-Paris 1707). Maréchal de France, célèbre pour la «ceinture de fer» qu'il construisit pour protéger les frontières du royaume de France, Louis XIV.

Entré dans l'armée dès 1651, il est nommé commissaire général des fortifications en 1678, construisant ou réaménageant près de 300 place-fortes. Il dévellopa un tel talent dans la polieurcetique (art du siège) que l'on peut dire «place fortifiée par Vauban place imprenable, place assiégée par Vauban place prise».

Il créa plusieurs grands ports français, travailla au canal des Deux Mers (canal du Midi) et à l'acqueduc de Maintenon.

La fin de sa vie fût assombrie par l'affaire de la Dîme Royale (1707), un livre dont lequel il préconisait le remplacement des impôts existants par un impôt unique touchant tous les sujets y compris les privilégiés.

En dépit d'une légende tenace, Louis XIV conserva toujours son amitié à Vauban, déclarant en apprennant sa mort «Je perds un homme fort affectionné à ma personne et à l'Etat»

A ma connaissance le quatrième contre-torpilleur de classe Guépard est le quatrième navire à rendre hommage à cet «honnête homme» (homme cultivé au sens du XVIIIème siècle) après deux vaisseaux, l'un de 1840 et le second de 1850 et un cuirassé garde-côtes en service de 1883 à 1905.

Construction et mise au point

Lancement du Vauban à Dunkerque le 1er février 1930

-Le Vauban est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de France (ACF) à Dunkerque le 25 mars 1929. Comme pour tous les navires construits à Dunkerque, le Vauban prend contact avec son élément presque achevé, les feux sont même allumés.

C'est ainsi que le navire est armé pour essais le 1er janvier 1930, un mois avant son lancement qui survient le 1er février 1930. Pour l'anecdote, le navire décolle de la cale un peu plus tôt que prévu et la marraine du bâtiment, surprise, laisser échapper le ruban. La bouteille de champagne pend à l'étrave jusqu'à ce qu'un officier marinier, ne la soulève et ne la brise sur l'ancre.

Le Vauban quitte Dunkerque le 21 avril 1930 direction Lorient son port d'armement. L'essai de présentation en recette est réalisé après une escale technique imprévue à Cherbourg (entrée d'eau salée). Le contre-torpilleur atteint le 22 avril la vitesse de 35.7 noeuds pendant une heure.

Il arrive à Brest le 22 avril, passant au bassin jusqu'au 25 avril quand il quitte le port du Ponnant pour Lorient où il arrive le 28 avril 1930.

Les essais officiels commencent dès le lendemain mais la météo et des problémes techniques repoussent les essais jusqu'au 20 mai 1930.

Victime d'une avarie le 20 mai, il réalise pourtant l'essai d'avance par tour à 18 noeuds le 21 mai avant de passer au bassin du 23 au 26 mai. Le 27 mai, de nouveaux problèmes techniques oblige la marine à interrompre les essais.

L'essai d'avance par tour à grande vitesse est acquis seulement le 2 juin suivit par un essai de consommation à 18 noeuds le 4 juin puis l'essaicà puissance maximum normale et l'essai à feux poussés le 6 juin.

Le 13 juin 1930, il réalise l'essai au déplacement Washington atteignant 38.4 noeuds après correction. Il sort de nouveau pour des essais complèmentaires le 17 juin avant une période de démontages.

Il entre en armement définitif le 1er décembre, terminant ses essais que le 18 décembre quand il réalise l'essai de bon fonctionnement. La clôture d'armement est prononcée le 9 janvier 1931 et le Vauban est admis au service actif le 5 février 1931, deux jours avant son arrivée à Toulon qui survient le 7 février 1931.

Carrière opérationnelle

Le Vauban à la mer en 1930-31

A son admission au service actif, le Vauban est affecté à la 7ème DL qu'il forme avec ses sister-ship Verdun et Vauban plus le Guépard mais ce dernier est en disponibilité armée. Il participe à la fin du mois aux travaux nécessaires pour récupérer le torpilleur Bordelais, victime d'une avarie de machine alors qu'il allait à Bizerte se faire caréner (21-25 février).

Le 15 avril 1931 est créé le groupe des contre-torpilleurs de la 1ère escadre. Il se compose de la 5ème DL (Panthère Chacal Tigre) et de la 7ème DL (Verdun Vauban Valmy Guépard ce dernier étant toujours en disponibilité armée).

Le Vauban quite Toulon le 1er septembre 1931 pour rallier Brest. Il arrive dans le grand port du Ponnant le 5 septembre suivant. A son arrivée, le Lynx est mis en disponibilité armée, libérant une place au sein de la 4ème DL. Il sort à plusieurs reprises pour exercices jusqu'à la fin de l'année 1931 au large de Brest mais également en Manche. L'année 1932 reste sur ce même ton avec de nombreux exercices dans l'Atlantique et en Manche.

Le 20 mai 1932, le Vauban quitte Brest pour Casablanca qu'il rallie le 23 mai. Il repart le 25 mai en compagnie du Bison et du Lion, le Lion et le Vauban faisant escale à Mogador du 25 au 27 puis à Casablanca du 28 mai au 5 juin avant de pénétrer en Méditerranée.

Le Vauban fait escale à Alger avec le Bison du 6 au 12 juin puis à Bizerte qu'il quitte le 14 juin pour trois jours d'exercices avec la 1ère escadre jusqu'au 17 juin. Il est à Oran du 21 au 25 juin avec le Bison, à Lisbonne du 27 juin au 2 juillet avant de rentrer à Brest le 5 juillet 1932.

L'arrivée est l'occasion d'un exercice avec la 1ère DT qui poursuivie par les contre-torpilleurs se refugie à Brest, les contre-torpilleur forçant le goulet. Il est ensuite à Cherbourg du 26 au 31 juillet pour rendre hommage au Promethée coulé le 7 juillet lors d'un plongée d'essai.

Le 1er août 1932, la 2ème Escadre est de nouveau réorganisée, devant regrouper les croiseurs légers Lamotte-Picquet et Duguay-Trouin, la 4ème DL (Lion Vauban Lynx), la 6ème DL (Bison et Léopard) et la 1ère DT (L'Adroit, Orage, Ouragan et Bourrasque).

Le Vauban est en travaux du 1er août au 4 décembre 1932 avant des essais entre le 5 et le 10 décembre 1932. Il reprend ensuite son service au cours de nombreux exercices dans l'Atlantique et en Manche.

La composition des divisions de contre-torpilleurs est de nouveau modifiée le 15 avril 1933, al 6ème DL se composant du Bison Maillé-Brézé Vauban alors que la 4ème DL était composée des contre-torpilleurs Lion Léopard Lynx.

La 2ème escadre quitte Brest le 8 mai 1933, faisant escale (Bison et Vauban) à Santander du 9 au 14 mai, La Corogne du 14 au 18 mai, Marin près de Pontevedra du 19 au 22, à Vigo le 22 mai et à Casablanca du 24 au 30 mai (1ère et 2ème escadre ensembles) et à Mogador du 31 mai au 4 juin 1934.

Les contre-torpilleurs passent de nouveau à Casablanca du 5 au 7, Méhédia le 8, Lisbonne du 9 au 15 juin, à Lorient du 16 au 21 juin, le Vauban mouillant seul à Carnac du 21 au 23 juin avant de rentrer à Brest le 24 juin 1933. Du 1er au 10 juillet, il représente la France sur l'île de Wight lors des régates des Coupes de France et Cumberland puis est présent à Cherbourg du 28 au 31 juillet lors de l'inauguration de la nouvelle gare maritime.

Le Vauban quitte la 4ème DL le 21 juin 1934, étant en travaux du 24 juin au 10 décembre 1934. Le 1er octobre 1934, les divisions légères de la 2ème escadre sont modifiées, la 4ème DL étant formé des contre-torpilleurs Milan Epervier Valmy, la 6ème DL des Bison Lion et Vauban et la 8ème DL des Chacal Léopard Lynx.

Les travaux terminés, le Vauban sort pour essais le 14 décembre 1934. Il ne tarde pas à reprendre du service pour exercices même si il est au bassin du 23 au 31 janvier, devant d'ailleurs cédé la place à l'Ouragan endommagé par l'une de ses propres torpilles.

La 2ème escadre quitte Brest le 8 mai 1935 pour la croisière de printemps. Le Vauban avec les autres unités de la 6ème DL faisant escale à Casablanca du 11 au 14 mai, 29 mai au 6 juin t du 8 au 12 juin, à la Luz du 16 au 20, Agadir du 21 au 24 mai, Mazagan du 24 au 27 mai. La 6ème DL mouille devant Rabat du 6 au 8 juin. Il participe à un exercice à double-action les 13 et 14 juin avant de mouiller devant Groix du 16 au 17, à Lorient du 17 au 19 sauf le Vauban qui rentre à Brest le 21 juin 1935.


Le Vauban à la mer

Il est en grand carénage à l'Arsenal de Brest du 10 août 1935 au 3 janvier 1939 même si il ne passe au bassin qu'au mois de décembre. Il fait un essai de bon fonctionnement le 3 puis le 6 et le 7 janvier 1936.

Le Vauban, le Lion, le Bison et le Valmy quittent Brest le 16 janvier 1936 formant l'ossature du groupe Sud alors que le groupe Nord est formé du Jaguar et des torpilleurs. Le groupe sud relâche à Casablanca le 20 pour ravitaillement, retrouvant le Béarn. Le groupe fait escale à Dakar du 25 au 31 janvier puis à Port Etienne du 1er au 7 février. Après une escale à Casablanca du 11 au 18 février 1936, le Vauban mouille à Vigo du 21 au 25 février avant de rentrer à Brest le 27 février 1936.

Après une dernière sortie le 24 juin, le Vauban est en petit carénage au mois de juillet avant de reprendre le service actif sous la forme d'exercices dans l'Atlantique et en Manche.

Le 15 août 1936, la 2ème Escadre est rebaptisée Escadre de l'Atlantique et le 15 septembre, le groupe de contre-torpilleurs est rebaptisée 2ème Escadre Légère. Le Vauban quitte Brest le 8 octobre 1936 pour être détaché au Maroc avec le torpilleur d'escadre Simoun pour une mission de surveillance au large du Maroc Espagnol alors que l'Espagne à sombré dans la guerre civile.

Rentré à Lorient le 30 novembre 1936 après avoir été relevé par le Valmy, le Vauban est en travaux jusqu'à la fin janvier, quittant Lorient le 28 janvier 1937, passant à Brest du 28 janvier au 11 février avant de quitter Brest avec l'Escadre de l'Atlantique pour faire escale à Casablanca du 14 au 17 février, à Malaga du 18 au 19 février avant d'arriver à Toulon le 20 février 1937.

Le Vauban est officiellement affecté à l'Escadre de la Méditerranée le 14 février, restant non-endivisionné. Il quitte Toulon le 1er mars 1937 pour la Méditerranée orientale, afin de relever le contre-torpilleur Aigle au sein de la Division Navale du Levant (DNL).

La DNL depuis février 1935 voit ses moyens renforcés par un torpilleur ou un contre-torpilleur, le Vauban ayant été ainsi précédé par le Verdun, le Guépard, le torpilleur Trombe et donc l'Aigle. Les autres navires majeurs de la DNL sont l'aviso colonial D'Iberville et le remorqueur Djebel Sannin.

Relevé par l'Aigle le 30 septembre 1937, il rentre à Toulon le 4 octobre 1937 avant d'entrer en grand carénage du 1er novembre 1937 au 15 janvier 1938. Il quitte l'Arsenal le 31 janvier 1938 pour mouiller sur rade.

Il repart pour la Méditerranée orientale le 15 mars 1938, passant à Malte du 18 au 22 mars, relevant l'Aigle à Santorin les 24-25 mars), appareillant pour Beyrouth le 26 mars, le contre-torpilleur arrivant à destination le 29 mars 1938. Du 4 au 25 juin, il est incorporé dans l'Escadre de la Méditerranée, effectuant une tournée dans le bassin oriental de la Mare Nostrum.

Il quitte Beyrouth le 16 août, fait escale à Santorin, à La Sude et arrive à Bizerte le 22 août où il est relevé par l'Epervier le lendemain, 23 août. Il quitte la Tunisie le 25 août et arrive à Toulon le lendemain. Il est mis en disponibilité armée et maintenu hors rang dans la 3ème escadre légère.

Le 15 septembre 1938 est créé une 1ère DCT avec le Vauban et le Lion. Cette division est affectée à l'EALM (Ecole de Lancement à la Mer), un élément de la division d'instruction. Cette 1ère DCT remplace les Tigre, Panthère et Lynx qui forment une 4ème DCT prévue un temps pour l'Atlantique mais qui au final va servir au sein de la 3ème Escadre Légère en Méditerranée.

Le 1er octobre 1938, la division d'instruction devient l'escadre d'instruction commandée par le vice-amiral Devin qui met sa marque sur le vénérable cuirassé Paris.

Dans la nuit du 11 au 12 avril, la 1ère DCT redevient une division opérationnelle, le Lion et le Vauban réintégrant l'Escadre de la Méditerranée le 17 avril 1939.

Le 1er juin 1939, le Vauban devient navire-amiral de la 1ère flottille de sous-marins en remplacement du contre-torpilleur Aigle.

Le 1er juillet est constituée la flotte de la Méditerranée sous le commandement du vice-amiral Ollive. La 1ère FSM est rattachée à la 2ème Escadre avec les cuirassés Provence Lorraine et Bretagne et la 1ère flottille de torpilleurs.

Ce ratachement est de courte durée car le même jour est créée une 4ème escadre basée à Bizerte pour attaquer les lignes de communications italiennes entre la Sicile et l'Afrique. Le 26 août est officiellement mise sur pied une nouvelle 1ère DCT formée par le Vauban, le Lion et l'Aigle bien que ce dernier soit indisponible jusqu'au 9 octobre et remplacé jusque là par l'Epervier.

Depuis le port tunisien, le Vauban va essentiellement participer à des missions d'escorte, mission pour lequel il est bien mal pourvu (rayon d'action insuffisant, endurance qui pourrait être meilleure, DCA et armement ASM déficient).

Le Vauban est à l'Arsenal de Toulon du 6 au 22 novembre puis mis sur coffre pour régulation des compas le jour même. Il effectue une école à feu avec l'Emile Bertin aux Salins d'Hyères les 23 et 24 novembre 1939. A partir du 31 décembre 1939, le Vauban et le Lion sont intégrés à la 3ème Escadre basée à Toulon.

Le 20 janvier 1940, le Vauban quitte Toulon en compagnie du croiseur lourd Tourville et du contre-torpilleur Aigle. Le croiseur transporte 57 tonnes d'or (2.6 milliards de francs de 1939) prêtés par les alliés à la Turquie. L'or est déchargé à Beyrouth où les trois navires arrivent le 25 janvier. Le Vauban participe à une mission de contrôle des navires de commerce du 30 janvier au 3 février quand il commence une escale de deux jours à Malte avant de rentrer à Toulon le 7 février.

Le 7 février 1940, le Vauban réalise un essai de ravitaillement à la mer à couple du Tourville, un manche souple soutenu par la grue du croiseur reliant les deux navires écartés de 15m et naviguant à 9 noeuds mais l'essai est interrompu après rupture du manche au bout de quinze minutes. Il passe ensuite au bassin du 13 au 19 février 1940 (Missiessy n°3).

Le 10 mars, le Vauban quitte Toulon en compagnie des contre-torpilleurs Aigle et Maillé-Brézé, ce dernier étant le suppléant du Lion. La 1ère DCT va escorter une force X (croiseur lourd Algérie et cuirassé Bretagne), transportant à Halifax 147 tonnes d'or. Le croiseur léger Primauguet et le contre-torpilleur Lynx escorte la force X jusqu'à Gibraltar. Deux destroyers et un aviso britanniques renforcent l'escorte lors du franchissement du détroit puis dans les atérrages immédiats du Maroc, le croiseur auxiliaire Victor Schoelcher et les torpilleurs La Palme Le Mars et La Railleuse.

Le 15 mars au matin, le Vauban et le Maillé-Brézé arraisone le cargo portugais Guinée et gagnent Casablanca le 17 mars. Ils repartent le 21 mars, font escale à Oran le 24 avan d'assurer la protection d'un convoi entre Oran et Marseille, les trois contre-torpilleurs rentrant à Toulon le 26 mars 1940 et quatre jours plus tard, le Maillé-Brézé quitte la 1ère DCT, remplacé par le Lion qui arrive le 24 mai 1940.

Le 10 juin 1940, l'Italie déclare la guerre à la France alors que cette dernière est à l'agonie. Présents aux Salins d'Hyères, il rentre à Toulon le 12 juin après l'annulation d'un bombardement littoral contre la région de Gênes.

L'escadre repart le lendemain, mouillant en début de soirée aux Salins avant de partir à l'aube le 14 juin 1940. L'escadre est divisé en deux groupes, le groupe de Gênes chargé de bombarder Gênes et le groupe Vado chargé de bombarder les réservoirs à combustible de Vado.

Il se compose des croiseurs lourds Algérie et Foch (1ère DC), les contre-torpilleurs Vauban Lion Aigle (1ère DCT) Tartu Chevalier Paul et Cassard (5ème DCT). Les contre-torpilleurs couvrant les croiseurs, notamment contre les vedettes MAS mais ni les torpilles italiennes ni les obus français ne provoquent de dégâts. L'Escadre rentre à Toulon dans la journée.

Quand l'armistice entre en vigueur le 25 juin 1940, la 1ère et la 3ème DCT sont présents à Toulon.
Le Vauban va ressortir à plusieurs reprises à proximité de Toulon, mouillant régulièrement aux Salins. Le 1er septembre 1940, une partie de la flotte est placée en gardiennage d'armistice.

Le Vauban fait partie des navires placés en gardiennage avec un équipage réduit à 35 hommes sous statut civil. Il est placé en gardiennage d'armistice le 17 octobre 1940, amarré au poste 4 du quai de l'Artillerie. Désarmé le 21 octobre 1940, il est mis au bassin 2 du Missiessy le 5 novembre 1940.

Le groupe des contre-torpilleurs en gardiennage est commandé par le capitaine de frégate Quatrefages qui à mis sa marque sur l'Aigle. Le 1er sous-groupe comprend le Lion, le Tigre, le Lynx et la Panthère alors que le 2ème est composé du Valmy, de l'Aigle et du Vauban.

Quand les troupes allemands forcent l'entrée du port de Toulon à l'aube du 27 novembre 1942, le Vauban est toujours en gardiennage amarré à l'appontement n°1 Est de Milhaud avec le quai à babord et l'Aigle à couple à l'extérieur. Le contre-torpilleur est sabordé par l'ouverture des prises d'eau et chavire sur bâbord vers l'appontement.


Le Vauban chaviré (côté appontement). A l'extérieur, le contre-torpilleur Aigle à subit le même sort

L'entreprise Serra C Roma commence les travaux de renflouage en juin mais ses travaux sont rapidement abandonnés, les italiens préférant relever l'Aigle ce qui à nécessité le découpage de la mature et d'une partie des superstructures.

Le Vauban est classé comme non-interessant le 17 septembre 1943. Avarié par les bombardements alliés le 24 novembre 1943 (éclats) et le 7 mars 1944 (une bombe explosant à l'intérieur). L'épave quasiment coupée en deux et après une tentative en juillet 1945, l'épave n'est relevée que le 12 mai 1947 puis démolie.

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MessageSujet: Re: FRANCE CONTRE-TORPILLEURS CLASSE GUEPARD   Mer 27 Juil 2011, 21:49

Le Valmy

Le contre-torpilleur Valmy en 1929

Présentation

Tableau représentant la bataille de Valmy

Le cinquième Guépard porte le nom d'une commune du département de la Marne, peuplée actuellement de 284 habitants et rendue célèbre par la Bataille de Valmy qui opposa le 20 septembre 1792 les troupes de la Révolution commandées par les généraux Kellerman et Dumouriez aux forces austro-prussiennes du duc de Brunswick. Cette bataille qui n'est en fait qu'une cannonade où l'artillerie française de Gribeauval montre sa supériorité sauve la Révolution et provoque le 22 septembre 1792 la proclamation de la 1ère République.


Le vaisseau de ligne Valmy

A ma connaissance, le contre-torpilleur est le troisième navire de la marine nationale à porter ce nom après un vaisseau de ligne de 120 canons de 1836 et qui termina sa carrière comme ponton-école à Brest sous le nom de Borda et un cuirassé garde-côtes à deux tourelles lancé en 1892 et démoli entre 1905 et 1907.

Construction

Le Valmy en achèvement à flot à Saint-Nazaire

-Le Valmy est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Saint Nazaire-Penhoët le 5 mai 1927 et lancé le 19 mai 1928. Il est armé pour essais le 15 février 1929. Après un passage au bassin, il quitte son chantier constructeur le 11 avril 1929, direction Lorient son port d'armement.

Il réalise l'essai préliminaire et l'essai de présentation en recette le 12 avril 1929, atteignant la vitesse de 35.7 noeuds pendant deux heures et deux autres pendant 36.7 noeuds soit plus que les demandes de la marine (34 noeuds pendant une heure).

Les essais officiels commencent le 16 avril mais sont perturbés par la météo. Le 11 mai, il réalise un essai d'une heure à feux poussés au déplacement Washington, atteignant 39.258 noeuds avec un déplacement de 2470 tonnes.

Le 11 juin 1929, il réalise l'essai de 8H à puissance maximale normale suivit d'une heure à feux poussés, atteignant pendant huit heures la vitesse maximale de 37.053 noeuds et 38.529 noeuds durant la 9ème heure.

Le contre-torpilleur fait des essais complémentaires le 21 juin avant une période de démontages après essais. Il est armé définitivement le 1er août 1929, même si il reste au bassin jusqu'au 17 août.

Après des essais complémentaires du 4 au 8 octobre et le 11 octobre, le Valmy dont l'appareil moteur est recetté le 16 novembre quitte Lorient le 18 octobre pour Brest, mouillant à Brest et dans les environs avant de rentrer à Lorient le 16 novembre 1929.

La clôture d'armement est prononcée le 1er janvier 1930. Les derniers essais sont réalisés le 12 janvier, la commission supérieure d'armement se réunissant le 22 janvier 1930. Il quitte Lorient le même jour, fait escale à Alger le 25, à Bizerte du 26 au 29. Le Valmy est admis au service actif le 26 janvier 1930.

Le contre-torpilleur est à Port Saïd du 1er au 2 février, à Ismaïlia du 2 au 6 février où il représente la France pour l'inauguration du monument à la défense du Canal de Suez, la France y ayant joué un rôle prépondérant en février 1915 notamment avec le cuirassé garde-côtes Requin et le croiseur cuirassé d'Entrecasteaux. Il fait de nouveau escale à Port Saïd les 6 et 7 février, est à Beyrouth du 8 au 10 février avant d'arriver à Toulon le 15 février 1930.

Carrière opérationnelle

A son arrivée à Toulon le 15 février 1930, le cinquième contre-torpilleur de classe Guépard est affecté à la 1ère escadre, ntègrant la 5ème DL qui ne comporte pas moins de cinq membres à savoir le Panthère, le Chacal et le Tigre de classe Jaguar et la Guépard appartenant à la classe éponyme.

Le 1er mai 1930 est créée la 7ème DL composée du Verdun, du Guépard et du Valmy, le Verdun étant chef de cette nouvelle division, la 5ème DL retrouvant un format plus habituel à trois navires avec le Panthère, le Chacal et le Tigre.

Comme ses sister-ship, le Valmy sort très régulièrement de Toulon pour des exercices en Méditerranée occidentale notamment entre les côtes provencales et la Corse. Il participe par exemple à une sortie de l'escadre du 8 au 22 décembre 1930 (escales à Saint-Raphaël, Salins d'Hyères, Port Pothuau et Golfe Juan).

La composition de la 7ème DL change le 7 février 1931 quand le Vauban arrive à Toulon. Il remplace dans la division le Guépard ce qui donne une division homogène, les trois navires de la 7ème Division Légère étant des navires de la tranche 1926.

Le 15 avril 1931 est créé le groupe des contre-torpilleurs de la 1ère escadre avec la 5ème DL (Panthère Chacal Tigre) et la 7ème DL (Verdun Valmy Vauban).

Le 12 mai 1931, la 1ère escadre quitte Toulon et rallie Casablanca en manoeuvrant. Le Valmy est à Rabat du 12 au 17 mai en compagnie du Verdun, à Casablanca du 17 au 26 mai (l'escadre est présente du 18 au 25 mai), à Agadir du 26 au 27 avec le Primauguet, le Colbert, les 5ème et 7ème DL.
Il est à Mers-El-Kebir le 30 mai, Oran du 30 mai au 4 juin avec le Verdun, Mers-El-Kebir à nouveau du 4 au 6 juin, Bougie du 6 au 10 juin (avec le Verdun, le Tigre et le Chacal) et à Bizerte du 10 au 24 juin. Il rentre le soir même à Toulon avec l'Escadre.

Au 1er janvier 1932, la 7ème DL ne dispose plus que du Verdun et du Valmy mais reçoit le renfort de l'Albatros le 25 janvier 1932. le 15 mars, le Gerfaut est également affecté à la division qui dispose donc de quatre navires.

Le 26 avril 1932, la 1ère escadre quitte Toulon, faisant escale à Ajaccio du 26 au 28 avril avant de gagner Bizerte où elle arrive le 1er mai. L'Escadre repart le 3 mai en direction de la Crète, les contre-torpilleurs faisant escale à Candie du 6 au 9 mai, à Haïfa du 12 au 18 mai, à Beyrouth le 19 mai, à Mithylène du 29 mai au 2 juin, à Syra (Grèce) du 6 au 10 juin et rentre à Toulon le 10 juin 1932.

Le 1er août 1932, la 7ème DL perd le Gerfaut qui rejoint la 5ème DL alors que le Valmy est placé en disponibilité pour travaux, remplacé le 10 octobre par le Guépard, la 7ème DL étant alors composé du Verdun, du Guépard et de l'Albatros. Les travaux terminés, le Valmy est affecté au groupe de complément à partir du 20 juin 1933.


Le Valmy à la mer. Photo prise en 1931 ou 1932

Il est de nouveau en disponibilité armée du 1er janvier au 18 juin 1934 avant de repasser à nouveau dans l'Arsenal jusqu'au 3 mai 1934. Il est armé complet le 18 juin 1934.

Il est de nouveau placé en disponibilité armée à partir du 9 juillet, sortant le 17 juillet 1934 pour la sortie mensuelle du groupe de commandement entre les Salins d'Hyères et La Ciotat. Il effectue d'autres sorties dans les atterages immédiats de Toulon, étant de nouveau à l'Arsenal du 3 au 10 décembre, passant au bassin.

Le Valmy quitte Toulon le 17 décembre 1934 pour Brest où il arrive le 22, intégrant la 4ème Division Légère (4ème D.L). Il entre néanmoins le même jour à l'Arsenal de Brest, étant armé à effectifs réduits à partir du 23 décembre.

Le Valmy quitte l'Arsenal le 9 janvier, sortant le même jour avec la 2ème Escadre pour des exercices dans les aterrages immédiats de Brest.

Le Valmy appareille le 8 mai 1935 avec le reste de la 2ème Escadre pour la croisière de printemps, intégrant un groupe occasionel formé du cuirassé Provence, de la 4ème DL (Milan Epervier Valmy) et de la 4ème ESM qui va aux Açores, le Valmy faisant escale à Punta Delgada du 12 au 20 mai 1935, à Funchal avec toute l'Escadre du 23 au 27 mai, à Casablanca du 29 mai au 12 juin avant de participer à un exercice à double action les 13 et 14 juin. Le Valmy mouille ensuite à Groix du 16 au 17 mai puis est à Lorient du 17 au 19 mai avant de rentrer à Brest dans la journée.

Le Valmy est en grand carénage à Cherbourg du 25 août au 30 décembre 1935, les travaux portant notamment sur les chaudières et les installations radioélectriques. Il quitte Cherbourg le 7 janvier 1936 et rentre à Brest le lendemain, 8 janvier.

Le Bison, le Lion, le Vauban et le Valmy quittent Brest le 16 janvier 1936 formant l'ossature du groupe Sud alors que le groupe Nord est formé du Jaguar et des torpilleurs. Le groupe sud relâche à Casablanca le 20 pour ravitaillement, retrouvant le Béarn. Le groupe fait escale à Dakar du 25 au 31 janvier puis à Port Etienne du 1er au 7 février sauf le Valmy qui rallie Dakar le 7 et rallie l'escadre à Casablanca le 12 février. Après une escale à Casablanca du 12 au 18 février 1936, le Valmy mouille à Vigo du 21 au 25 février avant de rentrer à Brest le 27 février.

Le Valmy subit un petit carénage à la fin du moi de mai 1936, étant au bassin du 16 au 28 mai. Il reprend ensuite du service, effectuant de nombreuses sorties pour exercices en Manche et dans l'Atlantique.

Le 15 août 1936, la 2ème Escadre dite aussi Escadre du Ponnant devient Escadre de l'Atlantique. La 4ème DL à laquelle appartenait le Valmy est dissoute, le contre-torpilleur devant ensuite rejoindre la Méditerranée.

Le 13 septembre 1936, il quitte Brest pour Lorient où à peine arrivé il entame un grand carénage qui l'immobilise jusqu'au 4 novembre, date de son départ pour la Méditerranée. Il fait escale à Casablanca du 7 au 9 novembre, relevant le Vauban. Le 7 novembre, il intègre la 13ème DL, division qu'il forme avec ses sister-ship Guépard et Verdun. Il arrive à Toulon le 15 novembre 1936.

Il effectue plusieurs patrouilles au large de l'Espagne avant de subir un petit carénage fin décembre et début janvier. Il n'oublie non plus l'entrainement de base, sortant à plusieurs reprises en compagnie d'autres unités de la 1ère Escadre.

Le 12 avril 1937, les divisions légères deviennent en fonction des navires qui les composent des divisions de croiseurs (DC) ou des divisions de contre-torpilleurs (DCT). La 13ème DL devient ainsi la 3ème DCT.

Après un petit carénage qui s'achève le 5 mai 1937, le Valmy quitte Toulon le 11 mai en compagnie d'une partie de la 1ère escadre en l'occurence les croiseurs lourds Algérie, Colbert Foch, Duquesne Tourville, le croiseur léger La Galissonnière, les contre-torpilleurs Tartu Vauquelin Chevalier Paul Maillé-Brézé,Guépard, Verdun et Lion, ce dernier conduisant neuf sous-marins.

Cette imposante force navale fait escale à Bizerte du 13 au 17 mai, à Oran du 19 au 20 puis pénètre dans l'Atlantique, se dispersant à l'approche de la Bretagne, les contre-torpilleurs gagnant Lorient où le Valmy arrive le 25 mai.

L'Escadre se regroupe au Penfret (archipel des Glenans) du 25 au 27 mai 1937, la flotte étant passée en revue par le ministre de la marine embarqué sur le croiseur de bataille Dunkerque. Le Valmy est ensuite à Brest du 27 mai au 1er juin, à Groix du 2 au 3 juin, à Lorient du 4 au 7 juin, Belle Ile pour la nuit du 7 au 8 juin, à Oran du 13 au 15 avant de rentrer à Toulon le 17 juin 1937.

Le Valmy comme les deux autres navires de sa division va être détaché au dispositif spécial en Méditerranée jusqu'au 7 juillet 1937. Le Valmy est indisponible du 1er au 16 août (permissions de l'équipage). Remis en service, il va participer aux opérations liées à la guerre d'Espagne jusqu'au début d'octobre, le Valmy sortant pour une mission de contrôle océanique avec le Guépard du 28 septembre au 3 octobre.

Le Valmy quitte Toulon le 14 octobre pour Bizerte où il arrive le 16 octobre. Il met au sec à l'Arsenal de Sidi-Abdallah et jusqu'au 24 novembre pour un petit carénage. Il quitte la Tunisie le 14 décembre 1937 pour Toulon où il arrive le 18 décembre. Il reprend sa mission de surveillance des côtes espagnoles au mois de mars après plusieurs sorties de sa division ou de l'escadre pour entrainement.

Le 2 mai 1938, il quitte Toulon pour une mission de contrôle océanique du 2 au 7 ce qui ne l'empêche pas le 7 mai de relever le Vauban qui escortait depuis Port Saïd les sous-marins Acheron et Fresnel, de retour d'Indochine (ils ont été reelvés par Le Conquérant et Le Tonnant). Il rentre à Toulon le 11 mai 1938.

Après près de trois mois engagé dans le dispositif spécial, le Valmy subit un grand carénage du 10 août au 30 septembre. Il sort quelques heures le 6 octobre pour essais avant de rester à Toulon, prêt à appareiller jusqu'au 18 octobre.

La 3ème DCT est réaffectée au dispositif spécial en Méditerranée à partir du 10 octobre. Le Valmy appareille le 18 octobre mais est victime d'une avarie de machine et va resté indisponible jusqu'au 20 décembre 1938. Remis en état, il participe à une mission au sein du dispositif spécial jusqu'au 27 décembre.

Le 1er janvier 1939, le Valmy appareille avec le reste de l'Escadre et ses deux compères de la 3ème DCT. A bord du croiseur lourd Foch, se trouve le président du Conseil Edouard Daladier.

La division fait escale à Ajaccio puis à Bastia le lendemain 2 janvier. Le Foch, le Colbert, le Valmy et le Verdun (le Guépard est rentré à Toulon en raison d'un problème technique) mettent cap sur Bizerte où ils mouillent du 3 au 5. Ils gagnent ensuite Alger où ils arrivent le 6 janvier. La petite escadre rentre à Toulon le lendemain.

Le Valmy et le Verdun appareillent le 18 janvier 1939 en compagnie d'autres navires de l'Escadre de la Méditerranée direction le Maroc, arrivant à Casablanca le 21. Les deux contre-torpilleurs quittent Casablanca le 25, le Valmy mouillant à Safi du 25 au 29 janvier puis à Tanger du 31 janvier au 2 février, retrouvant le Guépard.

La 3ème DCT fait escale à Oran avec le reste de l'Escadre du 3 au 7 février, au port aux Poules avec le Maillé-Brézé et le Kersaint du 7 au 8, seule à Philippeville du 10 au 16, Sidi-Abdallah le 17 février, Bizerte avec toute l'escadre jusqu'au 21 février, Hammanet du 31 au 23 février, à Sousse du 24 au 26 février, Monastir le 26, Gabès le 27 puis à Hammanet du 28 février au 2 mars, Bizerte à nouveau du 3 au 6 mars et du 7 au 8 mars (les contre-torpilleurs) avant de rentrer à Toulon le 10 mars.

Après un petit carénage fin mars-début avril 1939, le Valmy subit un grand carénage du 30 mai au 15 août. Il est mis à effectif de guerre le 13 juin.

Le 1er juillet, une 4ème escadre (forces légères d'attaque) est créée à Bizerte. Sous les ordres du contre-amiral Marquis, on trouve la 3ème DC (croiseurs La Marseillaise Jean de Vienne et La Galissonnière), le croiseur léger Emile Bertin, la 1ère DCT (contre-torpilleurs Vauban Lion Aigle), la 3ème DCT (contre-torpilleurs Guépard Verdun Valmy) et la 11ème DCT (Bison Milan Epervier).

Les contre-torpilleurs censés attaquer les lignes de communication italiennes vont mener des missions d'escorte en Méditerranée et dans l'Atlantique. Le Valmy à une brève période d'indisponibilité du 23 au 26 août.

La 4ème escadre sort le 31 août au soir pour couvrir le passage d'Ajaccio à Oran de la 2ème escadre, patrouillant entre l'Algérie et la Sardaigne.

Le Valmy quitte Bizerte le 2 octobre pour Toulon où il arrive le 4 octobre 1939. Il est indisponible jusqu'au 13 octobre avant de reprendre son service. La 3ème DCT remonte à Toulon en octobre mais le 17 novembre 1939, les trois contre-torpilleurs quittent Toulon pour être mis à la disposition d'Amiral Ouest dans l'Atlantique en l'occurence le «Comte Jean», l'amiral Jean de Laborde.

Le Valmy après plusieurs escortes de convois est indisponible jusqu'au 26 janvier, subissant un petit carénage du 18 au 29 janvier 1940.

Le 29 janvier 1940, le Valmy quittent Brest pour rejoindre avec le patrouilleur Vikings le convoi OG16 de 44 bâtiments dont la destination finale est Gibraltar. Le convoi est dispersé par le mauvais temps le lendemain et attaqué par le sous-marin U-55 qui coule deux navires, suscitant la riposte alliée.

L'escorte franco-britannique grenade le sous-marin qui doit faire surface. Le destroyer britannique Fowley tire mais gêné par la brume, il perd sa trace. Un Sunderland bombarde le sous-marin puis signale sa présence au Valmy qui tire plusieurs obus. Si à l'époque, les français estiment avoir coulé le sous-marin, il est probable qu'ils n'ont fait que hater son évacuation.

Au mois d'avril 1940, il assure l'escorte rapprochée de la force X et de plusieurs cargos chargés d'avions venus d'Halifax. Le Valmy sort de Casablanca le 4 avril, couvrant la rentrée des cargos à Casablanca le 8 puis escorte la force X se rendant à Oran jusqu'à la hauteur du Cap Spartel.

Le 8 mai 1940, le convoi FP5 appareille de Brest pour la Norvège. Il transporte la majeure partie de la 24ème demi-brigade de chasseurs (3675 hommes, 149 animaux) plus 188 véhicules et 390 tonnes de munitions, répartis sur quatre navires, escortés par les contre-torpilleurs Guépard, Valmy et Léopard. Le convoi arrive à Greenock le 10 mai 1940, le Valmy rentrant le lendemain à Brest et le 12 mai, la 3ème DCT est remise aux ordres de la 3ème escadre à Toulon, le Valmy quittant la Bretagne le 13 mai et arrivent à Toulon le 17 mai.

Placé sous l'autorité du vice-amiral d'escadre Duplat, elle se compose de la 1ère DC (Algérie Dupleix Foch Colbert), la 1ère DCT (Vauban Lion Aigle), la 3ème DCT (Guépard Valmy Verdun), la 5ème DCT (Tartu Chevalier Paul), la 7ème DCT (Gerfaut Albatros Vautour) et la 9ème DCT (Kersaint Cassard Vauquelin),les contre-torpilleurs formant une 3ème escadre légère sous les ordres du contre-amiral Derrien.

Le Valmy quitte Toulon le 13 juin pour participer au bombardement de Gênes, formant un groupe occasionel avec les croiseurs lourds Dupleix et Colbert (5ème DC) et les contre-torpilleurs des 7ème DCT (Vautour Albatros) et 3ème DCT (Guépard Valmy Verdun), assurant la protection des croiseurs avant de rentrer à Toulon le 14 juin.

Quand l'armistice entre en vigueur le 25 juin, le Valmy et les autres navires de la 3ème DCT sont à Toulon. Lors de l'opération Catapult, la 3ème escadre sort jusqu'à Minorque, retrouvant six croiseurs et quatre contre-torpilleurs sortis d'Alger mais ne retrouve pas le Strasbourg qui arrive le 4 juillet en début de soirée.

Le Valmy va ressortir à plusieurs reprises à proximité de Toulon, mouillant régulièrement aux Salins. Le Valmy reste intégré à la 3ème escadre légère. Le 1er septembre 1940, une partie de la flotte est placée en gardiennage d'armistice.

Le Valmy lui est appelé à former une Division navale du Levant avec son sister-ship Guépard plus les avisos La Grandière et Annamite.


Le Valmy près de Toulon avec les marques de nationalité sur le masque de l'affût n°2 de 138mm

L'attaque de Dakar le 23 septembre 1940 entraine la création le 25 septembre des Forces de Haute Mer (FHM) avec le croiseur de bataille Strasbourg, les croiseurs lourds Algérie Foch Dupleix (1ère DC), les croiseurs légers La Marseillaise et La Galissonnière (3ème DC), le contre-torpilleur Aigle, la 3ème DCT (Guépard Valmy Cassard), la 7ème DCT (Vautour Albatros Gerfaut) et la 8ème DCT (L'Indomptable Volta).

Les FHM effectuent une première sortie générale du 16 au 18 octobre 1940, le Guépard étant de la partie. Le 28 octobre, la 3ème escadre légère qui regroupait les contre-torpilleurs est dissoute, le Guépard et le Valmy formant une 3ème DCT affecté au Levant.

Le Guépard et le Valmy quittent Toulon le 4 novembre, passant à Sidi Abdallah les 6 et 7 novembre avant d'arriver à Beyrouth le 11 novembre. La DNL regroupe ainsi la 3ème DCT, les avisos La Grandière et Annamite, les sous-marins Phoque Dauphin Espadon (10ème DSM) et la 52ème section de dragueurs.

Du 18 avril au 31 mai 1941, les britanniques ont du réprimer une rébellion en Irak menée par Rachid Ali, rébellion soutenu par l'Axe. La France de Vichy à ouvert les aérodromes de Syrie et de Liban aux avions allemands.

Les britanniques lancent le 8 juin l'opération Exporter, une invasion du Liban et de la Syrie mandataire, soutenus en cela par les FFL, provoquant un nouvel affrontement fratricide entre forces vichystes et forces gaullistes.

Pour couvrir l'opération, la Royal Navy déploit les croiseurs légers Leander Ajax Perth Naiad Phoebe et Coventry plus dix-sept destroyers qui vont s'opposer aux contre-torpilleurs Guépard et Valmy, l'aviso Elan, les sous-marins Caïman Marsouin et Souffleur (9ème DSM), la 52ème section de dragueurs et le pétrolier Adour.

Le 8 juin, la 3ème DCT ignorant encore l'attaque britannique appareille de Beyrouth pour une mission d'escorte en compagnie de l'Elan. Le convoi se replit sur Tripoli et les contre-torpilleurs recoivent l'ordre d'attaque les forces britanniques au large de Tyr mais cette recherche est infructueuse et le Guépard et le Valmy rentre à Beyrouth à l'aube le 9 juin.

Quelques heures plus tard, les navires reprennent la mer pour attaquer les navires britanniques entre Beyrouth et Sour. Ils tirent également contre la terre mais sans résultats efficaces en raison de l'absence d'obus adaptés sans parler que l'absence de stocks à terre oblige les navires à tirer à l'économie, le Valmy ne tirant ainsi que 20 obus.

Dans l'après midi, le Guépard et le Valmy affrontent les destroyers Janus Jackal et Hotspur. Le Janus est sévèrement endommagé par cinq obus mais l'arrivée du Jackal empêche le Guépard de lancer ses torpilles. L'Isis et l'Hotspur rallient mais les contre-torpilleurs français se replient en raison d'un manque de munitions. Le Janus rentrera à Haïfa en remorque.

Lors de son repli, le Guépard est touché par un obus sur la plage avant. Au total, le Guépard à tiré 383 obus de 138mm, ne conservant que 200 obus en soute, stock qui passe à 250 après un don du Valmy. L'Amirauté décide d'envoyer le Chevalier Paul avec 800 obus de 138mm.

Le 15 juin 1941, le Guépard et le Valmy appareillent de Beyrouth pour la baie de Djounié avant de rentrer quelques heures plus tard à Beyrouth, voyant deux destroyers britanniques.
Quelques heures plus tard alors que l'aube s'annonce, les deux contre-torpilleurs tombent sur le Jervis et le Kimberley, échangeant des coups sans réel résultat. C'est alors qu'on apprend le torpillage du Chevalier Paul qui coule avant l'intervention de la 3ème DCT. Le 16 juin 1941, le Vauquelin quitte Toulon avec 800 obus, étant accueillit le 21 juin au large de Tripoli par le Guépard et le Valmy.

Pour échapper aux bombardements britanniques, le Guépard et le Valmy le 22 juin quittent Beyrouth pour croiser à une dizaine de miles.

Ils trouvent un croiseur et de quatre destroyers et le Guépard est touché par un obus de 152mm, provoquant des dégâts légers. Le Guépard lancent deux torpilles mais sans résultat avant d'être obligé de suspendre le tir avant d'être touché par un autre obus de 152mm qui provoquent des dégâts plus importants.

Le Valmy est plus légèrement touché, un éclat ayant fait un trou dans les oeuvres mortes. Le Guépard à tiré 60 obus de 138mm. Le 24 juin, une bombe tombe à l'avant du Valmy, provoquant quelques avaries mineures.

Le Guépard, le Valmy et le Vauquelin quittent Beyrouth le 29 juin pour Salonique où ils arrivent le 1er juillet pour embarquer des renforts pour le Levant, chaque contre-torpilleur embarquant une compagnie de 150 hommes d'un bataillon de tirailleurs algériens plus une trentaine de tonnes de matériel.

Ils quittent la Grèce le 5 juillet mais le 7, la division est découverte par des avions britanniques et fait demi-tour une première fois mais suite à un appel au secours met un temps le cap sur le Liban avant de rentrer à Salonique le 9 juillet 1941. Les combats cessent au Liban et en Syrie le 11 juillet, la convention de Saint-Jean d'Arc étant signée le 14 juillet 1941.

La 3ème DCT quitte Salonique le 18 juillet pour rentrer à Toulon le 22 juillet 1941. Le Guépard et le Valmy sont d'abord rattachés aux forces de la 3ème Région avant de retrouver les FHM le 18 août 1941 au sein de la 3ème escadre légère. Le Valmy est en grand carénage du 5 septembre 1941 au 6 janvier 1942.

Victime d'une avarie de chaudière, il est indisponible du 12 mai au 20 août 1942. Le 20 juillet, l'équipage du Valmy passe sur le Vautour, le Valmy étant alors placé en gardiennage d'armistice au sein du 2ème sous-groupe en compagnie de l'Aigle et du Vauban.

Le Valmy est placé en gardiennage sur le site des Forges et Chantiers de la Méditerranée à la Seyne sur Mer, étant placé à couple du Mogador.

Quand les allemands forcent l'entrée du camp retranché de Toulon le 27 novembre 1942 à l'aube, le Valmy reçoit l'ordre de se saborder du Mogador à 6h20. Le bâtiment coule droit à côté du Mogador.


Le Valmy et le Mogador sabordés

Les travaux de renflouement commencent le 1er février 1943, effectués par l'entreprise Sorima de Gênes qui relève le contre-torpilleur le 15 mars, passant au bassin jusqu'au 29 mars, perdant ses hélices.

Amarré à l'appontement 6 ouest du Milhaud, il perd trois canons de 138mm pour réarmer le Lion, passant sous pavillon italien en juin, devenant le FR24.

Il quitte Toulon dans la nuit du 5 au 6 juillet mais ne subira aucun travaux jusqu'à sa saisie par les allemands à Savone en septembre 1943. l'épave du navire sera retrouvée en 1945 mais ne sera pas remis en état ni même utilisé comme réserve de pièces détachées. Le Valmy à ensuite été démantelé.

Selon le calendrier initial, le Valmy aurait du être désarmé en 1946 en même temps que le Bison et le Valmy.

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MessageSujet: Re: FRANCE CONTRE-TORPILLEURS CLASSE GUEPARD   Mer 27 Juil 2011, 21:59

Le Verdun

Le Verdun à la mer au début de la seconde guerre mondiale

Présentation

Carte de la bataille de Verdun

Le sixième navire de classe Guépard porte le nom de cette ville du département de la Meuse actuellement peuplée de 19252 habitants et rendu célèbre par la Bataille de Verdun. Le 21 février 1916, les allemands lancent une puissante offensive dans le but de «saigner à blanc l'armée française». En dépit des millions d'obus déversés sur la région (37 millions), l'offensive allemande se heurte à une résistance française farouche, marquant le début d'une terrible bataille d'usure qui s'achève le 16 décembre 1916 par un retour à la situation antérieure à la bataille.

A ma connaissance, le cinquième Guépard est le deuxième navire à porter ce nom après un aviso de classe Arras mis en service en 1918. Rebaptisé Laffaux en 1928, il est désarmé en 1938.


Le Verdun/Laffaux était semblable au Remiremont

Construction

Lancement du Verdun le 4 juillet 1928 à Saint Nazaire

-Le Verdun est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) installés à Saint-Nazaire le 10 août 1927 et lancé le 4 juillet 1928.

Il est armé pour essais le 1er mai 1929, sortant pour la première fois le 23 mai pour rallier son port d'armement, Lorient. Les essais sont particulièrement difficiles, la météo en étant autant responsable que les avaries mécaniques.

C'est ainsi que l'essai de recette n'est acquis que le 18 juillet après quatre tentatives. Il passe au bassin du 19 août au 13 septembre. L'essai d'avance par tour est réalisé le 14 septembre et celui de l'essai de consommation le 17 septembre.

Le Verdun réalise son essai au déplacement Washington le 21 septembre, atteignant sur la base Groix-Les Glénans avec une vitesse de 40.188 noeuds corrigée à 39 noeuds. Le 26 septembre, l'essai de 8h à la puissace maximale normale (PMN), atteignant 36.707 noeuds et l'heure effectuée à feu poussée permet au navire d'atteindre 36.8 noeuds.

Il achève ses essais le 28 septembre puis passe le mois suivant en démontages et modifications après essais.

Il entre en armement définitif le 1er novembre 1929 et sort les 16 et 18 décembre pour des essais complémentaires. Un essai de bon fonctionnement est réalisé le 19 décembre, devant marcher 3h à 43500ch puis une heure à 72420ch mais le Verdun va faire beaucoup mieux, atteignant une puissance de 47600ch pendant trois heures puis naviguant pendant une heure en dévellopant seulement 66000ch, la brise ayant fraichit.

Cela n'empêche pas la recette d'être prononcée le 15 janvier 1930. Après un passage à Brest pour charger munitions et torpilles, le Verdun revient à Lorient le 28 février 1930. Il repart de son port d'armement le 24 mars pour Nantes où il fait escale du 29 mars au 5 avril. La clôture d'armement est prononcée le 1er avril 1930.

Le 5 avril 1930, le président de la République, Gaston Doumergue embarque à bord du contre-torpilleur (qui à été prévu dès l'origine pour servir de navire-amiral), descendant la loire jusqu'à Saint Nazaire, précédé du torpilleur Touareg (l'un des douze torpilleurs construits au Japon durant le premier conflit mondial).

Le président débarqué salué par 21 coups de canons tirés par le croiseur Mulhouse, le contre-torpilleur Léopard et les torpilleurs de la 2ème Escadre. Il pose la première pierre de la future forme Joubert et inspecte le croiseur-école Jeanne d'Arc alors en construction.

Le Verdun quitte Saint Nazaire le 7 avril pour Lorient où il arrive en fin de journée. Il quitte Lorient le 12 avril pour sa traversée de longue durée, faisant escale à Oran du 15 au 16 avant d'arriver à Toulon le 18 avril 1930.

Le Verdun est admis au service actif le 19 avril 1930

Carrière opérationnelle

Le Verdun photographié alors qu'il était navire chef de division de la 7ème DL

A son admission au service actif, le Verdun forme la 7ème DL avec le Vauban et le Guépard, la division étant officiellement créée le 1er mai 1930, le Verdun en étant le chef de division.

Le 1er mai 1930 toujours, le Verdun quitte Toulon pour Alger où se sont regroupées les 1ère et 2ème escadre afin de participer aux fêtes du centenaire de l'Algérie. Le 10 mai, le Verdun participe avec le Guépard à la revue navale.

Le lendemain, il gagne Mers-El-Kebir où il reste jusqu'au 18, le Verdun étant ensuite à Bougie du 20 au 21, Mers-El-Kebir du 21 au 24, Mazagan du 25 au 27, Agadir du 27 au 30 mai, Mogador du 30 au 31 mai, Casablanca du 1er au 9 juin avant de rentrer à Toulon le 14 juin 1930.

Du 13 au 30 octobre, le Verdun sort sur les côtes de Provence, il accueille en mer le 23 octobre avec la marque de l'amiral Durand-Viel, la division présidentielle rentrée du Maroc, division composée des croiseurs Colbert et Duguay-Trouin.

Le 8 novembre, le Verdun quitte Toulon escortant le croiseur léger Duguay-Trouin qui amène l'amiral Durand-Viel à Malte où il va rendre visite à l'amiral Chatfield, nouveau commandant en chef de la flotte de la Méditerranée qui à posé sa marque sur le cuirassé Queen Elizabeth. Les deux navires français arrive à La Valette le 9 et en repartent le 14, gagnant Bizerte pour une courte escale avant de rentrer le 16 novembre 1930 en début d'après midi.

Victime d'un problème de turbine, le Verdun est indisponible du 28 novembre 1930 au 16 février 1931. Il participe ensuite à une revue navale au large de Nice le 18 puis participe aux travaux destinés à récupérer le torpilleur Bordelais, victime d'une grave avarie de turbines en pleine tempête et ce du 23 au 26 février.

Le 15 avril 1931, le groupe des contre-torpilleurs de la 1ère escadre est créé à Toulon. Il est formé de la 5ème DL (Panthère Chacal Tigre) et de la 7ème DL (Verdun Valmy Vauban Guépard, ce dernier étant placé en disponibilité armée).

Le 12 mai 1931, la 1ère escadre quitte Toulon et rallie Casablanca en manoeuvrant. Le Verdun est à Rabat du 12 au 17 mai en compagnie du Valmy, à Casablanca du 17 au 26 mai (l'escadre est présente du 18 au 25 mai), à Agadir du 26 au 27 avec le Primauguet, le Colbert, les 5ème et 7ème DL, Mers-El-Kebir le 30 mai, Oran du 30 mai au 4 juin avec le Verdun, Mers-El-Kebir à nouveau du 4 au 6 juin, Bougie du 6 au 10 juin (avec le Valmy, le Tigre et le Chacal) et à Bizerte du 10 au 24 juin. Il rentre le soir même à Toulon avec l'Escadre.

Au 1er janvier 1932, la 7ème DL ne dispose plus que du Verdun et du Valmy mais reçoit le renfort de l'Albatros le 25 janvier 1932. le 15 mars, le Gerfaut est également affecté à la division qui dispose donc de quatre navires.
Le 26 avril 1932, la 1ère escadre quitte Toulon, faisant escale à Ajaccio du 26 au 28 avril avant de gagner Bizerte où elle arrive le 1er mai. L'Escadre repart le 3 mai en direction de la Crète, les contre-torpilleurs faisant escale à Candie du 6 au 9 mai, à Haïfa du 12 au 18 mai, à Beyrouth le 19 mai, à Mithylène du 29 mai au 2 juin, à Syra (Grèce) du 6 au 10 juin et rentre à Toulon le 10 juin 1932.

Le 1er août 1932, la 7ème DL perd le Gerfaut qui rejoint la 5ème DL alors que le Valmy est placé en disponibilité pour travaux, remplacé le 10 octobre par le Guépard, la 7ème DL étant alors composé du Verdun, du Guépard et de l'Albatros. Les travaux terminés, le Valmy est affecté au groupe de complément à partir du 20 juin 1933.

Après une sortie aux Salins les 27 et 28 avril, le Verdun accompagné par le Guépard _les deux navires armés de la 7ème DL_ appareillent le 3 mai avec d'autres navires de la 1ère escadre pour un exercice de défense de convois.

Le convoi formé du cuirassé Lorraine, du porte-avions Béarn, des croiseurs Foch Tourville et Suffren plus l'aviso Nancy quitte Toulon pour Alger, escorté par les contre-torpilleurs Verdun Guépard et Albatros, des torpilleurs L'Alcyon, le Fougueux, le Frondeur, le foudroyant, le Brestois et le Forbin est ainsi attaqué par la 1ère escadrille de torpilleurs commandée par le Jaguar et la 3ème escadrille de sous-marins conduite par l'aviso Suippe. Le convoi arrive à Alger le 5 mai 1933.

Le Verdun est à Alger du 5 au 9 mai puis à Oran le 9 mai, à Casablanca du 11 au 14 mai, Funchal du 16 au 22 mai avant un exercice d'attaque antisurface du 22 au 24 mai suivit d'escales à Casablanca du 24 au 30 mai, à Agadir du 31 mai au 5 juin, Casablanca le 6, à Oran du 8 au 12 juin Valence du 13 au 17 juin, Port Mahon du 18 au 23 juin avant de rentrer à Toulon après un exercice d'attaque antisurface le 24 juin 1933.


Le Verdun à la mer. La photo à été prise entre 1931 et 1933

Le 28 septembre 1933, le Verdun cesse d'être le bâtiment-amiral du groupe des contre-torpilleurs de la 1ère escadre et placé en position de complément, étant remplacé par le Tartu.

Le Verdun est réarmé le 15 décembre 1934 et le 14 janvier 1935, il appareille pour le Levant, étant détaché à la Division Navale du Levant (DNL).

Il arrive à Beyrouth le 12 février 1935 et ne tarde pas à s'employer, devant se déployer en Grèce du 7 au 21 mars alors que le pays est secoué par une crise politique, Elefthérios Venizelos ayant entrainé une grande partie de la marine grecque dans un soulèvement contre le gouvernement républicain de Panagis Tsaldaris mais ce soulèvement échoue et Venizelos doit s'exiler.

Le Verdun reste déployé au large du Levant jusqu'au 22 juillet date de son retour à Toulon, son sister-ship le Guépard le relevant à la mi-août 1935.

le 26 octobre 1935, le Verdun et le Vautour appareillent de Toulon, escortant de Toulon à l'Estaque (près de Marseille) le croiseur lourd Foch qui à embarqué le ministre de la Marine François Pietri puis gagnent le méridien de Malaga, ralliant le 28, les croiseurs Dupleix et Foch, le premier nommé ayant embarqué la dépouille du maréchal Lyautey.

A 30 miles de Gibraltar, les navires français sont rejoints par des navires britanniques en l'occurence les croiseurs légers Orion, Achilles, Leander et Neptune et huit destroyers qui encadrent les quatre navires français, le passage devant Gibraltar étant salué par les canons de la forteresse et ceux des croiseurs de bataille Hood et Renown. Entre Tarifa et Tanger, des navires espagnols accompagnent les navires français.

Le Dupleix, le Foch et le Verdun arrivent à Tanger le 31 où ils retrouvent le Vautour, les quatre navires repartent le lendemain. Ils font escale à Ajaccio du 3 au 6 et rentrent le 6 novembre dans l'après midi.

Affecté depuis le 5 octobre 1935 à la 7ème DL, le Verdun retourne dans le groupe de complément le 1er janvier 1936, étant en travaux du 2 janvier au 22 août.

Réarmé à effectifs complets le 15 août 1936, le Verdun forme une 13ème DL avec son sister-ship Guépard et le Vautour remplacé par le Valmy le 1er décembre 1936. Cette division va participer aux opérations liées à la Guerre d'Espagne, la marine nationale devant d'abord garantir la non-intervention qui se révéla rapidement une véritable farce puis protéger les navires marchands neutres des attaques républicaines comme nationalistes.

Le Verdun est en petit carénage de la fin du mois de décembre au 6 janvier 1937, reprennant quelques jours plus tard sa mission de surveillance au large des côtes espagnoles. Le 12 avril 1937, les DL disparaissent au profit d'une dénomination plus spécifique, la 13ème DL devenant la 3ème Division de Contre-Torpilleurs (3ème DCT).

Le Verdun quitte Toulon le 11 mai en compagnie d'une partie de la 1ère escadre en l'occurence les croiseurs lourds Algérie, Colbert Foch, Duquesne Tourville, le croiseur léger La Galissonnière, les contre-torpilleurs Tartu Vauquelin Chevalier Paul Maillé-Brézé,Guépard, Valmy et Lion, ce dernier conduisant neuf sous-marins.

Cette imposante force navale fait escale à Bizerte du 13 au 17 mai, à Oran du 19 au 20 puis pénètre dans l'Atlantique, se dispersant à l'approche de la Bretagne, les contre-torpilleurs gagnant Lorient où le Verdun arrive le 25 mai.

L'Escadre se regroupe au Penfret (archipel des Glenans) du 25 au 27 mai 1937, la flotte étant passée en revue par le ministre de la marine embarqué sur le croiseur de bataille Dunkerque. Le Verdun est ensuite à Brest du 27 mai au 1er juin, à Groix du 2 au 3 juin, à Lorient du 4 au 7 juin, Belle Ile pour la nuit du 7 au 8 juin, à Oran du 13 au 15 avant de rentrer à Toulon le 17 juin 1937. La 3ème DCT est ensuite affecté au dispositif spécial en Méditerranée jusqu'au 7 juillet 1937.

Après un petit carénage du 23 au 29 juillet 1937, le Verdun est indisponible à la mi-août, l'équipage prennant ses permissions. Il reprend ensuite les missions imposées par le dispositif spécial en Méditerranée et ce jusqu'au début du mois d'octobre. Le Verdun est ensuite en grand carénage du 15 octobre au 15 décembre 1937.

Après une sortie en solitaire le 21 janvier, le Verdun sort avec ses compères de la 3ème DCT et le reste de la 1ère Escadre du 1er au 11 février et du 24 février au 11 mars. Il reprend sa mission au sein du dispositif spécial en Méditerranée. Il assure néanmoins l'escorte jusqu'au méridien de Ganda des sous-marins Conquérant et Tonnant qui vont en Indochine. Il est relevé ensuite par le Vauban.

La 3ème DCT reste affecté au dispositif spécial en Méditerranée jusqu'au 10 août 1938 avant que les trois navires n'entrent en grand carénage jusqu'au 30 septembre. Le Verdun quitte Toulon pour l'Arsenal de Sidi-Abdallah, y entrant pour travaux le 8 août et rentrant à Toulon le 3 octobre 1938.

Le Verdun et les deux autres navires de la 3ème DCT sont de nouveau détaché au dispositif spécial en Méditerranée à partir du 10 octobre.

Le 1er janvier 1939, le Verdun appareille avec le reste de l'Escadre et ses deux compères de la 3ème DCT. A bord du croiseur lourd Foch, se trouve le président du Conseil Edouard Daladier.

La division fait escale à Ajaccio puis à Bastia le lendemain 2 janvier. Le Foch, le Colbert, le Valmy et le Verdun (le Guépard est rentré à Toulon en raison d'un problème technique) mettent cap sur Bizerte où ils mouillent du 3 au 5. Ils gagnent ensuite Alger où ils arrivent le 6 janvier. La petite escadre rentre à Toulon le lendemain.

Le Verdun et le Valmy appareillent le 18 janvier 1939 en compagnie d'autres navires de l'Escadre de la Méditerranée direction le Maroc, arrivant à Casablanca le 21. Les deux contre-torpilleurs quittent Casablanca le 25, le Valmy mouillant à Safi du 25 au 29 janvier puis à Tanger du 31 janvier au 2 février, retrouvant le Guépard.

La 3ème DCT fait escale à Oran avec le reste de l'Escadre du 3 au 7 février, au port aux Poules avec le Maillé-Brézé et le Kersaint du 7 au 8, seule à Philippeville du 10 au 16, Sidi-Abdallah le 17 février, Bizerte avec toute l'escadre jusqu'au 21 février, Hammanet du 21 au 23 février, à Sousse du 24 au 26 février, Monastir le 26, Gabès le 27 puis à Hammanet du 28 février au 2 mars, Bizerte à nouveau du 3 au 6 mars et du 7 au 8 mars (les contre-torpilleurs) avant de rentrer à Toulon le 10 mars 1939.


Le Verdun à la mer en 1939

Le Verdun entre ensuite en grand carénage le 25 mai à l'Arsenal de Toulon, travaux qui étaient initialement prévus à partir du 15 septembre. Ils ont en fait lieu du 1er juin au 1er août 1939.

Le 1er juillet, une 4ème escadre (forces légères d'attaque) est créée à Bizerte. Sous les ordres du contre-amiral Marquis, on trouve la 3ème DC (croiseurs La Marseillaise Jean de Vienne et La Galissonnière), le croiseur léger Emile Bertin, la 1ère DCT (contre-torpilleurs Vauban Lion Aigle), la 3ème DCT (contre-torpilleurs Guépard Verdun Valmy) et la 11ème DCT (Bison Milan Epervier).

La 4ème escadre sort le 31 août au soir pour couvrir le passage d'Ajaccio à Oran de la 2ème escadre, patrouillant entre l'Algérie et la Sardaigne. Les contre-torpilleurs censés attaquer les lignes de communication italiennes vont mener des missions d'escorte en Méditerranée et dans l'Atlantique.

La 3ème DCT (Guépard Verdun Valmy) appareille de Toulon le 17 novembre pour être mise aux ordres d'Amiral Ouest, l'amiral Jean de Laborde. Ils font escale à Casablanca du 19 au 23 novembre avant de mettre cap sur Brest où ils rentrent le 27 (Guépard) et le 29 novembre (Valmy Verdun) 1939, l'entrée à Brest ayant été retardé après une crainte d'un minage du Goulet.

Le 6 décembre 1939 sont créées les Patrouilles de l'Océan chargées des missions d'escorte entre Brest, Le Verdon, Gibraltar et Casablanca. Le Verdun en est le navire-amiral jusqu'au 16 décembre quand le patrouilleur auxiliaire Caraïbe le remplace.

Le 10 janvier 1940, un avion allemand atterit par erreur à Mechelen sur Meuse en Belgique. Les belges saisissent des documents qui montrent que l'attaque allemande est prévue le 14 janvier.

Le Verdun et le Guépard quittent ainsi Cherbourg le 14 pour gagner Dunkerque. La veille, la 3ème DCT réduite aux deux contre-torpilleurs sus-només et la 2ème DCT (Chacal Léopard) ont été mis aux ordres d'Amiral Nord, le vice-amiral d'escadre Abrial.

L'attaque allemande ayant été annulée le 16 janvier, la 2ème DCT n'ira pas plus loin que Cherbourg et est remise à la disposition d'Amiral Ouest, la 3ème DCT restant déployé sur zone mais suite à plusieurs incidents de navigation dans des eaux parsemées de hauts-fonds et de bancs de sable, l'Amirauté décide de retirer les contre-torpilleurs de ce théâtre d'opérations.

Le Verdun quitte Dunkerque le 22 janvier et repasse aux ordres d'Amiral Ouest le même jour. Il arrive à Brest le lendemain 23 janvier, restant au port jusqu'au 15 février. Il est indisponible jusqu'au 10 février 1940, subissant un petit carénage à partir du 26 janvier. Il va ensuite assurer de nouvelles missions d'escorte.

Depuis le 14 février 1940, l'Amirauté envisage une intervention pour soutenir la Finlande attaquée par l'URSS, une force navale doit mettre à terre une brigade à Narvik ou à Trondheim en Norvège.

Cette force navale baptisée Force Z sous le commandement de l'amiral Derrien doit comprendre le croiseur léger Emile Bertin (navire-amiral) et la 7ème DCT (Vautour Albatros Gerfaut) mais ce dernier indisponible pour un problème de turbines est remplacé par le Verdun. Cette opération sera abandonnée le 15 mars, deux jours après la fin de la guerre russo-finlandaise et le 19 mars, le Verdun quitte la 7ème DCT et retrouve la 3ème DCT.

Le 4 avril 1940, le Verdun et le Valmy appareillent de Casablanca à 13h en compagnie du Vautour, de l'Albatros et de l'Aigle. Ce groupe retrouve à la mer le matin du 6 avril un convoi formé des cargos Wisconsin et Louis L.D venant d'Halifax avec 82 avions, escorté par la force X composée du cuirassé Bretagne, des croiseurs lourds Algérie et Colbert, du croiseur auxiliaire Schoelcher.

Le lendemain, 7 avril, les torpilleurs La Palme Mars et Forbin renforcent encore l'escorte qui perd le Colbert le 8 avril, le croiseur allant à Dakar. Le même jour, les cargos entrent à Casablanca alors que la force X se dirige vers Oran, accompagnée par l'Aigle, le Vautour, le Valmy, le Verdun et l'Albatros qui font demi-tour au niveau du cap Spartel sauf l'Aigle pour rentrer à Casablanca. Le Verdun repart de Casablanca le 9 pour rentrer à Brest le 13 avril en escorte d'un convoi.

Le 23 avril 1940, le Verdun appareille de Brest en compagnie du Valmy et du Léopard, escortant le convoi FP3 qui arrive à Greenock le 25 avril avant de rentrer le 27 avril. Le Verdun est de nouveau à Greenock du 2 au 4 mai puis à Brest du 5 au 13 mai.

Le 12 mai, la 3ème DCT est remise aux ordres de la 3ème escadre à Toulon. Le 13 mai, les contre-torpilleurs Guépard Verdun Valmy Tartu Chevalier Paul Vautour et Albatros quittent Brest, font escale à Oran du 15 au 16 avant d'arriver à Toulon le 17 mai 1940.

Placé sous l'autorité du vice-amiral d'escadre Duplat, elle se compose de la 1ère DC (Algérie Dupleix Foch Colbert), la 1ère DCT (Vauban Lion Aigle), la 3ème DCT (Guépard Valmy Verdun), la 5ème DCT (Tartu Chevalier Paul), la 7ème DCT (Gerfaut Albatros Vautour) et la 9ème DCT (Kersaint Cassard Vauquelin), les contre-torpilleurs formant une 3ème escadre légère sous les ordres du contre-amiral Derrien.

Le Verdun quitte Toulon le 13 juin pour participer au bombardement de Gênes, formant un groupe occasionel avec les croiseurs lourds Dupleix et Colbert (5ème DC) et les contre-torpilleurs des 7ème DCT (Vautour Albatros) et 3ème DCT (Guépard Valmy Verdun), assurant la protection des croiseurs avant de rentrer à Toulon le 14 juin.

Quand l'armistice entre en vigueur le 25 juin, le Guépard et les autres navires de la 3ème DCT sont à Toulon. Lors de l'opération Catapult, la 3ème escadre sort jusqu'à Minorque, retrouvant six croiseurs et quatre contre-torpilleurs sortis d'Alger mais ne retrouve pas le Strasbourg qui arrive le 4 juillet en début de soirée.

Le Verdun va ressortir à plusieurs reprises à proximité de Toulon, mouillant régulièrement aux Salins. Le Verdun reste intégré à la 3ème escadre légère, subissant un petit carénage du 27 juillet au 8 août 1940.

Le 1er septembre 1940, une partie de la flotte est placée en gardiennage d'armistice dont les contre-torpilleurs Panthère Lynx Tigre Lion Aigle Verdun Vauban Gerfaut Kersaint Cassard et Mogador.

Le Verdun est placé en disponibilité armée et en complément le 13 septembre puis désarmé le 15 septembre 1940. Il dépend à partir du 1er octobre du Major Général avec les contre-torpilleurs Lion Vauban Tigre Lynx et Panthère. Le désarmement est terminé le 21 octobre 1940 et il est placé dans le groupe de gardiennage de Toulon le 28 octobre 1940.

Ce groupe de gardiennage est divisé en trois sous-groupes : le 1er étant composé des contre-torpilleurs Mogador Tigre Panthère Lynx, le 2ème du Kersaint et du Gerfaut et le 3ème des Aigle Vauban Lion Verdun.

Dans le cadre des protocoles franco-allemands du 28 mai 1941, des bâtiments vont être réarmés dont le Verdun. Le Verdun est affecté aux FHM le 14 juin d'abord non-endivisionné puis remplace numériquement Vauquelin parti vers Beyrouth, le navire étant armé le 25 juin et disponible le 2 juillet 1941. Le 25 juillet, il est affecté à la 7ème DCT qui est formée début octobre avec le Gerfaut et le Cassard. Il est en grand carénage du 15 juillet au 2 octobre 1941.


Le Verdun après son réarmement. Sa DCA à été renforcée

Le 20 juillet 1942, le Verdun remplace le Valmy au sein de la 3ème DCT, le Guépard restant le chef de division.

Le 27 novembre 1942, le Verdun est ammarré par la poupe au quai de l'Artillerie dans la Darse Vauban. A 5h25, il reçoit l'ordre de faire le branlebas et de prendre les dispositions finales.

L'équipage est évacué à 5h55, laissant l'équipe de sabordage terminer son travail. Ce n'est cependant qu'à 6h20 qu'un ordre écrit du Strasbourg lève les dernières hésitations du capitaine de frégate Duval, commandant du Verdun.

Deux explosions se produisent encore à 6h25. Le contre-torpilleur s'enfonce droit, l'arrière coulant plus rapidement que l'avant. Il finit par chavirer sur bâbord le petit pavoi hissé. L'équipage du Verdun est démobilisé le 2 décembre 1942.

Le Verdun coulé avec une gite de 80° et un aileron passerelle babord qui émerge d'un mètre est renfloué par la firme Bugsier. Les travaux commencent le 16 janvier, mais sont suspendus le 3 avril puis repris le 21 mai 1943.

En septembre 1943, le Verdun est classé non-renfloué et non-intéressant. Il est renfloué au troisième essai le 29 septembre 1943 puis amarré au pont 2 ouest de Milhaud, bassin au bassin de Castigneau du 29 septembre au 28 octobre 1943 avant d'être mouillé au Brégaillon.

Avarié par un bombardement allié le 7 mars 1944, il doit être échoué au Bregaillon le 9 mars mais touché à nouveau le 11 mars, il finit par recouler le 15 mars, chavirant sur tribord. Restitué à la marine nationale en avril 1944 (la «flotte symbolique»), il est renfloué en 1948 et démoli à Savone (Italie).

Sans le second conflit mondial (et surtout la tournure prise par ce conflit au printemps 1940), le Verdun aurait du être désarmé en 1946, seize ans après sa clôture d'armement.

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MessageSujet: Re: FRANCE CONTRE-TORPILLEURS CLASSE GUEPARD   Mer 27 Juil 2011, 22:12

CARACTERISTIQUES TECHNIQUES

Schéma de la classe Guépard

Déplacement : en charge normale (prévu) 2689 tonnes (effectif) 2750 tonnes pleine charge 3200 à 3250 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 130.20m longueur entre perpendiculaires 123.10m largeur maximale 11.76m largeur à la flottaison 11.52m Tirant d'eau : 3.38m à l'avant 4.69m

Propulsion : Comme tous les navires de guerre de l'époque, les Guépard sont propulsés par des turbines à engrenages alimentées en vapeur par des chaudières marchant au mazout.

Le Guépard, le Bison, le Valmy et le Verdun dispose de turbines Parsons, deux ensembles de turbines composés chacun d'une turbine principale HP à réaction, d'une turbine principale BP à réaction, d'une turbine de croisière à action et d'une turbine de marche arrière alimentées par quatre chaudières réparties en deux rues de chauffe. Ces chaudières sont du type Du Temple à petit tubes d'eau timbrées à 20kg/cm². Elles dévellopent 64000ch et entrainent deux hélices tripales.

Les Lion et Vauban dispsosent eux de turbines Zoelly, deux ensembles de tubines composés chacun d'une turbine HP et d'une turbine BP, d'une turbine de croisière, d'une turbine de marche arrière intégrée dans le chassis de la turbine BP alimentées par quatre chaudières réparties en deux rues de chauffe. Ces chaudières sont du type Du Temple à petit tubes d'eau timbrées à 20kg/cm². Elles dévellopent 64000ch et entrainent deux hélices tripales.

Si les Parsons se montrent fiables et endurantes, les Zoelly connaissent de nombreuses avaries et de nombreux défauts de conceptions. Les problèmes que rencontrent les Lion et Vauban plus ceux rencontrés par les torpilleurs L'Adroit équipés de ce modèle font que ce modèle sera écarté à l'avenir.

Performances : vitesse maximale en service : 36 noeuds distance franchissable : 750 miles nautiques à 6 noeuds, 3450 miles nautiques à 14.5 noeuds

Electronique et Conduite de tir : un télémètre de 5m à l'avant, un télémètre de 4m à l'arrière et deux télémètres de 1m au centre. Le Bison dispose après ses réparations de 1939 d'un Asdic 128, appareil monté sur le Guépard et le Valmy en 1942.

Armement :

Configuration d'origine

Schéma général du canon de 138mm modèle 1923

-5 canons de 138mm modèle 1923 en affûts simples sous masque (deux avant, deux arrières et un derrière la quatrième cheminée).

Le canon de 138mm modèle 1923 est un canon de 40 calibres (longueur du tube : 5.52m), pesant 4.40 tonnes, tirant des obus de 40kg à une distance maximale de 19000m (+35°) à raison de 5 à 6 coups par minute.

L'affût simple sous masque modèle 1924 permet aux canons de pointer en site de -10° à +35° et en azimut sur 150° de part et d'autre. La dotation en munitions globale est de 585 coups dont 85 obus éclairants.


Canon de 37mm modèle 1925

-4 canons de 37mm modèle 1925 en quatre affûts contre avions simples (CAS) installés deux par deux de part et d'autre de la cheminée n°3. Le canon de 37mm modèle 1925 est un canon de 60 calibres tirant un obus de 0.725kg à 8000m avec un plafond de 5000m à raison de 20 coups par minute. Ces deux canons peuvent pointer en site de -15° à +80°. La dotation en munitions est de 1225 coups.


Canon de 37mm modèle 1933 sur le contre-torpilleur Le Triomphant en 1941

-4 mitrailleuses de 8mm Hotchkiss modèle 1914. Elle tire des cartouches de 13 grammes utilisés en bandes rigides de 24 cartouches ou en bandes articulées de 250 cartouches. La portée maximale est de 2400m. Elle est utilisé en affûts simples ou en affûts doubles modèle 1916, les deux mitrailleuses étant alors superposées. Ces armes n'auraient pas toujours été installés et n'apparaissent même pas sur les plans des navires de la tranche 1926.


Schéma des tubes lance-torpilles

-6 tubes lance-torpilles de 550mm groupés en deux plate-formes triples, la première installée entre les cheminées deux et trois et la seconde entre le rouf milieu supportant le canon de 138mm n°3 et le rouf arrière supportant les pièces n°4 et n°5.

Les torpilles utilisées sont des torpilles modèle 1923DT pesant 2068kg avec une charge militaire de 310kg. Mesurant 8.280m de long, elles peuvent atteindre des cibles entre 9000m à 39 noeuds et 13000m à 35 noeuds.

-4 mortiers Thornycroft avec douze bombes de 100kg. Ils sont débarqués en 1932 pour améliorer la stabilité mais deux sont réinstallés en 1939 pour tenter d'améliorer la capacité ASM de navires engagés dans des missions d'escorte.

-2 grenadeurs avec 24 grenades de 200kg, seize en position et huit en réserve

Evolution et modifications diverses

-En 1941, les Guépard Valmy et Vauban ont remplacé leurs canons de 37mm modèle 1925 par deux canons de 37mm modèle 1933 en affût conre-avions double (CAD), affût installé sur une plate-forme installé au dessus du canon de 138mm n°4.

Le canon de 37mm modèle 1933 est un canon de 50 calibres tire des obus de 0.7kg à une distance maximale de 5000m (8000m en théorie) à raison de 15 à 21 coups par minute. L'affût double permet à ce canon de pointer en site de -15° à +80° et en azimut sur 360°.


Affût double de 13.2mm

-En 1933, les Guépard, Bison et Lion remplacent leurs mitrailleuses de 8mm par quatre mitrailleuses de 13.2mm Hotchkiss modèle 1929 en deux affûts contre avions doubles (CAD), les Vauban, Valmy et Verdun recevant ces armes au moment de leur achèvement ou peu après.

Leur emplacement varie en fonction des navires, les Guépard Valmy et Verdun les installent sur le pont à l'arrière des canons de 37mm (au niveau de la cheminée n°4) alors que les Bison, Lion et Vauban les installent sur les côtés du bloc-passerelle. Les six Guépard les déplacent en 1938/39 au niveau de l'abri de navigation.

En 1941, les Guépard, Valmy et Vauban les déplacent encore et les installent à la place des télémètres de 1m sur l'avant de la troisième cheminée.

La mitrailleuse de 13.2mm Hochkiss modèle 1929 dispose d'un canon de 76 calibres ayant une portée maximale de 3500m, une cadence de tir pratique de 250 coups/minute (lié au système d'alimentation, des boitiers chargeurs de 30 cartouches).

-En 1941 toujours, les Guépard Valmy et Vauban reçoivent deux mitrailleuses de 13.2mm Browning installées devant l'abri de navigation à l'emplacement libéré par le déplacement des Hotchkiss.

La mitrailleuse de 13.2mm Browning était à l'origine une arme en calibre 12.7mm rechambrée par la Fabrique Nationale d'armes de Herstal en Balgique suite à des marchés passés en 1939 et 1940. Elle est alimentée à bandes de 500 cartouches avec un débit de 1000 coups par minute et une portée efficace de 2000m. L'arme est utilisé en affût simples.

-Lors de son réarmement par les italiens, le Lion reçoit une DCA à la sauce italienne, recevant un affût double de 20mm sur l'avant du rouf milieu puis reçoit en Italie 4 canons de 37mm en affûts simples et 10 canons de 20mm en trois affûts doubles et quatre affûts simples.

Equipage : 9 officiers, 34 officiers mariniers et 193 quartiers maitres et matelots soit 236 hommes

SOURCES

-Jean Moulin Les contre-torpilleurs type Guépard

-Jean Moulin Les navires français 1939-1945 en images (Bison p44)

-Luc Feron, Jean Lassaque Marines et Forces Navales HS n°1 100 ans de marine française Avril 2002 «Cuirassés; Torpilleurs, contre-torpilleurs, escorteurs»

-Navires et Histoire n°28 Février 2005 «Le développement de la flotte française 1918-1940» partie 1 1918-1930 p41-53

-Patrice Houy-Bezaux et Jacques Ducros La renaissance de la marine française 1922-1939

-Marine et Forces Navales n°84 Le contre-torpilleur Guépard p18-31

-Ressources internet



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MessageSujet: Re: FRANCE CONTRE-TORPILLEURS CLASSE GUEPARD   Jeu 28 Juil 2011, 00:05

bravo encore de la grande qualité et comme toujour je suis étonné par la qualité de tes photos et leur rareté pour certaines

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MessageSujet: Re: FRANCE CONTRE-TORPILLEURS CLASSE GUEPARD   Jeu 28 Juil 2011, 00:14

Mais de rien. J'ai mis près de dix jours à le faire mais cela valait la peine. pour les photos, je n'ai aucun mérite internet et une bibliothèque bien fournie (oui je sais certains dirons que ce n'est pas légal ou pas moral mais je considère que j'ai acheté les livres et que je fais ça pour la gloire sans rémunérations aucune)

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