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 FRANCE CONTRE-TORPILLEURS CLASSE JAGUAR

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MessageSujet: FRANCE CONTRE-TORPILLEURS CLASSE JAGUAR   Lun 30 Mai 2011, 17:48

CONTRE-TORPILLEURS CLASSE JAGUAR
(FRANCE)


Le contre-torpilleur Léopard. L'absence de marque de coque indique que la photo à été prise avant la mise en place des Divisions Légères (janvier 1928)

INTRODUCTION

Reconstruire une flotte

Quand l'armistice entre en vigueur le 11 novembre 1918, l'armée de terre française ressort meurtrie mais glorieuse du terrible conflit qui vient de s'achever. Auréoler du titre de «meilleure armée du monde», elle va inquiéter les anglo-saxons et les allemands durant les premières foucades hitlériennes au point que sa déroute vingt-deux ans plus tard choqua et stupéfia le monde.

La marine nationale, la Royale n'à pas cette chance. Entrée dans un conflit alors qu'elle entamait un processus de modernisation et surtout de rattrapage après les théories parfois justes mais souvent délirantes de la jeune école, elle à terriblement souffert sans pour autant récolter des lauriers, l'opinion publique obnubilée par les tranchées n'eut guère conscience de la durêté des combats en mer.

La marine connait donc une crise matérielle (navires usés et dépassés) doublée d'une crise morale qui provoque des mutineries en mer Noire, à Toulon et à Bizerte par des marins épuisés par près de cinq ans de guerre sans parler de questions purement idéologiques qui viennent souvent se greffer sur un profond mal-être.

Reconstruire une flotte moderne est une nécessité et ce en dépit de facteurs handicapants : tissu industriel insuffisant et dépassé (les arsenaux ont participé aux productions destinés à l'armée de terre, délaissant les constructions neuves à l'exception de la poussière navale destinée à l'escorte des convois), restrictions budgétaires, dettes de guerre sans oublier l'instabilité ministérielle même si le ministère de la Marine sera épargné.

Cette reconstruction répond principalement à deux objectif. Le premier répond tout simplement à la grandeur d'un pays qui pèse encore sur la scène internationale (deuxième empire colonial) même si face aux mastodontes américains, japonais (en attendant la Russie bolchévique voir la Chine), elle fait figure de «nain».

Le second est lié directement à la saignée de la «Der des ders». Le million et demi de morts du premier conflit mondial était pour l'immense majorité formé de jeunes hommes vigoureux en passe de devenir pères de familles.

D'où l'apparition à terme dans les années trente de «classes creuses» qui accentuèrent le déséquilibre démographique qui avait justifié en 1913 la loi sur le service militaire de trois ans. Dans une France tentée par le pacifisme, augmenter encore la durée du service militaire était impossible ou politiquement difficile à faire passer.



Les généraux veulent faire appel à la «Force Noire», la ressource humaine de l'Empire symbolisée par les tirailleurs sénégalais mais qui était également composée de tirailleurs marocains, algériens, tunisiens, de goumiers, de spahis, de zouaves........... .

Pour faire passer en métropole ces combattants, il faut une puissante marine capable de couvrir les transports de troupes reliant l'Afrique du Nord et l'Afrique Noire à la métropole.

Cette marine va être reconstruite dans le cadre du traité de Washington signé en février 1922 qui relègue la marine nationale en second division mondiale à égalité avec l'Italie et loin derrière les Etats Unis, la Grande Bretagne et le Japon.

Si à l'époque, les nationalistes voient dans ce traité une humiliation et une trahison, il faut reconnaître avec le recul qu'il à été bénéfique pour la France, lui évitant l'achèvement coûteux du programme de 1912 et permettant la naissance de la belle marine de Georges Leygues.

Cette marine va ainsi d'organiser autour d'unités légères, des torpilleurs d'escadre, des contre-torpilleurs et des croiseurs légers et lourds. Ces magnifiques et rutilants navires si ils sont bien supérieurs à ceux d'avant le premier conflit mondial ne sont pas exempts de défauts : faible endurance, rayon d'action court lié à une stratégie méditerranéenne, appareil de détection inexistants et DCA dépassée.

Ces défauts, il faut le reconnaître n'apparaitront pour la plupart qu'en raison d'une utilisation imprévue. Les contre-torpilleurs conçus pour attaquer à grande vitesse les lignes de communication ennemies, appuyer les torpilleurs amis et refouler les torpilleurs ennemis se retrouveront à escorter les convois et appuyer les troupes par des tirs contre la terre sous une très forte menace arrière.

Vous avez dit contre-torpilleurs.......

En 1887, le torpilleur de défense mobile N°68 (type Normand 33m, 46 tonnes) fût transféré par chemin de fer de Toulon à Cherbourg provoqua l'angoisse de la presse britannique et relançant les invasions scares, ces bouffées délirantes, craignant une invasion française, bouffées souvent liées à la mise en service d'un nouveau navire ou d'une nouvelle arme au sein de la Royale. La multiplisation des torpilleurs dans les marines françaises et russes firent craindre une submersion des torpilleurs britanniques, écrasés par le nombre.

On chercha donc des parades et après plusieurs essais infrucuteux, les anglais aboutirent à un navire qu'ils appelèrent Torpedo Boat Destroyer (TBD) bientôt connu sous la forme générique de destroyer (destructeur). La France bientôt imita la «Perfide Albion» en créant son propre «destructeur» appelé dans la langue de Molière le contre-torpilleur.

Ce terme est apparu une première fois brièvement en 1890 mais ce n'est qu'en 1896 que le terme s'impose quand les avisos-torpilleurs sont reclassés contre-torpilleurs d'escadre avant que le terme escadre ne disparaisse en 1900 et celui de contre-torpilleur en 1913 quand les contre-torpilleurs sont reclassés torpilleurs d'escadre.

Les premiers contre-torpilleurs sont des navires de 300 tonnes environs d'où leur appelation de «contre-torpilleurs de 300 tonnes», mesurant 56m de long entre perpendiculaires au moins pour les premiers, les derniers des 55 bâtiments commandés entre 1896 et 1906 déplaçant 328 tonnes et une longueur portée à 58m. L'armement ne varie pas avec un canon de 65mm en chasse, six canons de 47mm (trois sur chaque bord) et deux tubes lance-torpilles de 381mm sur les 32 premiers et de 450mm sur les 23 suivants et derniers.


Le Mameluck, un "450 tonnes"

Aux contre-torpilleurs de 300 tonnes succédèrent les treize contre-torpilleurs de 450 tonnes qui étaient étroitement dérivés de leurs prédecesseurs avec une longueur comprise entre 64m et 65.80m avec un déplacement compris entre 430 et 450 tonnes, un armement composé de six canons de 65mm (deux axiaux et quatre latéraux) et de trois tubes lance-torpilles de 450mm (un d'étrave, deux axiaux). Admis au service actif entre 1909 et 1912, ils furent largement engagés dans le premier conflit mondial, étant condamnés en 1927/28 sauf un perdu par échouage durant la guerre et un autre condamné en 1922.

Les vingt et un contre-torpilleurs suivants allaient marquer un vrai bon en avant puisque le tonnage de ces navires commandés à l'Industrie (les chantiers privés) était de 800 tonnes avec un armement composé de deux canons de 100mm en chasse et en retraite et de quatre canons de 65mm installés latéralement plus quatre tubes lance-torpilles de 450mm en deux plate-formes doubles

Les douze premiers sont commandés le 31 mai 1908 à sept chantiers privés : les Bouclier et Francis Garnier à Auguste Normand, les Boutefeu et Commandant Bory chez Dyle et Bacalan à Bordeaux, le Casque aux FCM, les Cimeterre Dague Commandant Rivière aux FCG, les Faulx Fourche chez De la Brosse et Fouché à Nantes, le Capitaine Mehl aux ACL à Nantes et le Dehorter aux chantiers de Penhoët à Saint Nazaire. Tous sont armés entre 1911 et 1913.

En 1911, six autres navires répondant au même programme sont commandés à l'Arsenal de Toulon (Bisson Renaudin Commandant Lucas) un à l'Arsenal de Rochefort (Protet), un à Schneider (Mangini) et un aux Ateliers et Chantiers de Bretagne (ex De la Brosse et Fouché) (Magon). Ces six navires sont armés entre 1912 et 1914. Ces navires déplaçaient près de 860 tonnes contre 780 tonnes en moyenne pour les précédents mais leur longueur était comparable (78.10m).


L'Enseigne de Vaisseau Gabolde, un "900 tonnes"

Enfin trois navires seront commandés en 1913, les deux premiers baptisés Enseigne Roux et Mécanicien Principal Lestin sont commandés à l'Arsenal de Rochefort et mis en service en 1916 alors que l'Enseigne de Vaisseau Gabolde dont la construction est confiée aux chantiers Normand n'entrera en service qu'après la guerre. Par rapport aux dix-huit précédents, ils sont plus long (82.60m).

Ces vingt et un navires vont former ainsi l'ossature de la force de torpilleurs de la marine nationale dans le premier conflit mondial. Cinq navires ont été perdus durant le premier conflit mondial et les autres désarmés en 1925/26 à l'exception de l'Enseigne Roux en août 1937 et de l'Enseigne Gabolde le 26 juin 1938.

Quel contre-torpilleur pour la Royale ?

Quand le premier conflit mondial se termine, la marine nationale dispose sur le papier de treize torpilleurs de 800 tonnes (trois autres mis en service après l'armistice), onze de 450 tonnes et quarante-sept de 300 tonnes soit soixante-onze navires mais l'immense majorité n'ont plus aucune valeur militaire et sont condamnées entre 1919 et 21.


L'Amiral Sénès.

Pour faire la soudure avec les futures constructions neuves, la marine nationale récupère des unités ex-allemandes et ex-austro-hongroises, la plupart d'un tonnage semblable aux unités nationales mais le destroyer S113 rebaptisé Amiral Sénès avec son déplacement de 2060 tonnes et son armement de quatre canons de 150mm annonce les futurs contre-torpilleurs de la marine nationale.

Si les constructions sont interrompues par la guerre, les études se poursuivent durant le premier conflit mondial. En juillet 1918 par exemple, on envisage la construction d'un contre-torpilleur de 1600 à 1800 tonnes, filant à 34/35 noeuds avec un armement composé de trois canons de 138mm en affûts simples axiaux, un canon de 75mm antiaérien, deux affûts lance-torpilles triples de 550mm dans l'axe et trois tubes lance-torpilles simples à l'avant.

Un avant projet est soumis en septembre 1919 au conseil supérieur de la marine. Il prévoit un bâtiment de 1765 tonnes, filant à 35.5 noeuds, trois canons de 138mm, neuf tubes lance-torpilles de 550mm en trois plate-formes triples avec une variante avec 4 canons de 100mm en deux groupes superposés.

Le CSM à l'issue de cette présentation défini le contre-torpilleur comme un navire de 2000 à 2300 tonnes, filant à 36 noeuds, 4 canons de 138mm, une DCA légère, deux affûts lance-torpilles triples de 550mm.

Le 1er avril 1920, le CSM discute d'un projet de contre-torpilleur _nouveau nom pour le torpilleur éclaireur_ de 2300 tonnes, filant à 35 noeuds avec un armement composé de 4 canons de 138 ou de 150mm, une DCA légère et deux affûts lance-torpilles triples de 550mm dans l'axe.

La principale question concerne l'armement principal. Le canon de 100mm est rapidement écarté car bien inférieur à l'armement des navires étrangers équivalents en service ou en construction. Le 138mm est écarté tout comme le 150mm car l'obus est trop lourd à manoeuvrer sur des unités aussi légère, laissant seul en piste le canon de 130mm sans que le choix entre l'affût simple ou l'affût double soit tranché.

En janvier 1921 plusieurs variantes d'un navire déplaçant environ 2300 tonnes sont présentées avec une vitesse de 36 noeuds avec un armement variant de quatre à huit canons de 130 ou de 138mm en affûts simples ou double.

Le projet définitif est approuvé par l'Etat-Major Général (note 1062) du 25 mai 1921 avec un armement composé de six canons de 130mm avec un affût simple et un affût double à l'avant, un affût simple au milieu et deux affûts simples à l'arrière.

Les essais d'affûts doubles se révélant infructueux (notamment en raison de problèmes d'alimentation en munitions), l'armement des contre-torpilleurs est modifié le 12 septembre 1923 avec cinq affûts simples (deux avant, un au milieu et deux à l'arrière).


La classe Jaguar

Si la gestation technique est laborieuse, la gestation financière et politicienne n'est pas non plus un long fleuve tranquille.

Le 13 janvier 1920, le ministre de la Marine Georges Leygues dépose sur le bureau des Assemblées un projet de loi dit «Projet 171» qui prescrit l'arrêt définitif de la construction des cinq cuirassés de classe Normandie, la construction de six éclaireurs d'escadre et de douze torpilleurs éclaireurs. Ce projet n'est pas adopté car Georges Leygues perd son portefeuille de ministre.

Par lettre des 17 et 18 juin 1920, le ministre Adolphe Landry demande qu'on amende le projet 171 en ajoutant 12 sous marins (6 de 550 tonnes et 6 de 1100 tonnes), modification acceptée par la Commission de la Marine Militaire.

Ce projet est encore amendé en 1921 par Gabriel Guist'hau, ministre de la Marine qui comprend 6 croiseurs de 8000 tonnes, 12 contre-torpilleurs de 2400 tonnes, 12 torpilleurs de 1455 tonnes, 36 sous marins de 550 à 1100 tonnes et la transformation de l'ancien cuirassé Béarn en porte-avions.


Avec les Jaguar, les Bourrasque (ici le bâtiment éponyme) symbolisent la renaissance de la marine nationale

Ce projet est adopté en principe mais il est volontairement limité aux constructions absorbables immédiatement par les Arsenaux et l'Industrie (la construction navale privée) soit 3 croiseurs, 6 contre-torpilleurs de 2400 tonnes, 12 torpilleurs de 1500 tonnes, 12 sous marins et la transformation du Béarn.

Après deux ans de tergiversations, la première tranche du Programme naval est définitivement votée par le Sénat le 18 mars 1922. Les six contre-torpilleurs financés à la tranche 1922 reçoivent tous des noms de grands félins, la construction étant répartie entre les Arsenaux et l'Industrie, les chantiers navals privés.

C'est ainsi que l'Arsenal de Lorient est chargé de la construction du Jaguar et du Panthère, les Ateliers et Chantiers de Saint Nazaire-Penhoët reçoivent la commande du Chacal, son voisin des Ateliers et Chantiers de la Loire reçoivent la construction des Léopard et Lynx alors que le dernier baptisé Tigre est commandé aux Ateliers et Chantiers de Bretagne (ACB) à Nantes.

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MessageSujet: Re: FRANCE CONTRE-TORPILLEURS CLASSE JAGUAR   Lun 30 Mai 2011, 18:01

HISTORIQUE

Le Jaguar

Le Jaguar à la mer

Présentation


Le Jaguar en construction à Lorient

-Le Jaguar est mis sur cale à l'Arsenal de Lorient le 24 août 1922 lancé le 17 novembre 1923, armé pour essais le 1er juin 1926 et admis au service actif le 19 novembre 1926.


Le Bâtiment-école Jaguar

Le premier contre-torpilleur moderne de la marine nationale est le troisième navire de ce nom à avoir levé le pavillon tricolore après une canonnière de type Chacal lancée en juin 1868 et démolie en 1889/90 et un patrouilleur auxiliaire réquisitionné de 1916 à 1919 mais avant un bâtiment-école de classe Leopard en service depuis le 19 décembre 1982 et basé à Brest.


Un Jaguar

Le Jaguar (Panthera onca) est un mammifère carnivore de la famille des félidés, l'un des quatre grands félins appartenan au genre Panthera avec le tigre, le lion et le léopard. Présent en Amérique du Sud et Centrale, il à la forêt tropicale comme milieu naturel, aimant l'eau comme le tigre. Prédateur solitaire, il chasse à l'affût. Il figure en bonne place dans la mythologie aztèque et maya et bien que l'équipe nationale argentine de rugby à XV soit appelée Pumas, leur symbole est bien un jaguar (erreur d'un journalistique sud-africain).

Carrière opérationnelle

A son admission au service actif, le Jaguar est affecté à l'Escadre de l'Atlantique, formant la 4ème division légère en compagnie de ses sister-ship Léopard et Lynx en janvier 1928.

Il est engagé dans une mission de représentation pour montrer le pavillon français et favoriser d'éventuelles commandes pour les chantiers français. Une division navale légère est constituée avec les contre-torpilleurs Jaguar et Chacal, le torpilleur d'escadre Simoun et les sous-marins Marsouin et Souffleur.

La division fait successivement escale à Oslo (19 au 24 août 1926), Stockholm (du 27 au 31 août), Helsinki et Tallin, Riga (4 au 8 septembre), Gdynia (9 au 17 août) et Copenhague (18 au 25 septembre) avant un retour à Cherbourg le 27 septembre 1926.

Du 30 mai au 4 juin 1927, Le Jaguar fait escale à Portsmouth lors de la visite en Angleterre du président Doumergue et ce en compagnie de ses sister-ship Tigre et Chacal, du torpilleur d'escadre Bourrasque et des croiseurs légers Duguay Trouin et Lamotte-Picquet.

Il sert un temps de navire-amiral pour la 2ème flottille, la flottille de torpilleurs intégrée à l'Escadre de l'Atlantique et créée le 5 juillet 1935.

Quand le second conflit mondial éclate, le Jaguar forma la 2ème DCT (Division de Contre-Torpilleurs) en compagnie de ses sister-ship Chacal et Léopard, la division étant affectée à la 2ème région maritime.

Le 12 octobre 1939, la 5ème DT remplace la 2ème DCT en Manche. Le Boulonnais et le Brestois appareillent alors pour Cherbourg mais si le second continue jusqu'à Dunkerque, le Brestois s'arrête dans le port normand pour carénage alors que le Boulonnais poursuit jusqu'à Dunkerque (Le Foudroyant en mission dans l'Atlantique ne ralliera le Boulonnais que le 2 novembre 1939).

Le 22 octobre, le Jaguar et le torpilleur d'escadre Boulonnais assure la protection le grand dock flottant de Dunkerque qui se repliait au Havre, tiré par trois remorqueurs et protégé par deux avisos. Ils sont bientôt renforcés par l'aviso Amiral Mouchez car un sous-marin à été signalé à proximité.

Le 10 mai 1940 après plusieurs mois de «drôle de guerre», les allemands lancent le plan Fall Gelb (plan jaune), une attaque générale contre le Benelux mais également la France.

En apparence, il s'agit d'une simple réédition du vieux plan Schlieffen de 1914 et les meilleurs unités alliées (1ère et 7ème armée, corps expéditionnaire britannique) entrent en Belgique sur le plan Dyle-Breda destiné à soutenir les néerlandais et les belges mais en réalité le point de rupture allemand se situe dans les Ardennes à la charnière entre le 1er et 2ème groupe d'armées, région mal couverte par une ligne Maginot finissante et des troupes françaises moins bien entrainées.

Le coup de faucille de Guderian coupe le dispositif allié en deux à Sedan le 13 mai, les panzer atteignant la mer à Abbeville dès le 22 mai. Pour appuyer les troupes, la 2ème DCT est déployé au large du Pas de Calais pour appuyer de leurs canons de 130mm, les troupes au sol, le tout sous forte menace aérienne alors que la DCA des navires français n'est pas le point fort de ses navires.

La division appareille de Brest le 21 mai, arrivant à Cherbourg dans la nuit pour embarquer des équipes de démolition chargées si nécessaire de saboter les installations des ports de Boulogne, de Calais et de Dunkerque, le Jaguar devant se rendre dans le port dernier nommé.

Le Jaguar arrive dans la nuit du 22 au 23 mai, craignant l'aviation mais point les vedettes rapides, deux S-Boot, les S-21 et S-23 attaquant vers 0h45, une torpille explosant à babord à hauteur de la passerelle. L'évacuation est ordonnée et assurée et le contre-torpilleur est pris en remorque et échoué sur la plage de Malo les Bains. Le 31 mai 1940, l'épave est pétardée et encore aujourd'hui, à marée basse, l'épave apparaît.


A l'arrière plan, vision de l'épave du Jaguar

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MessageSujet: Re: FRANCE CONTRE-TORPILLEURS CLASSE JAGUAR   Lun 30 Mai 2011, 18:05

Le Léopard

Présentation

Le contre-torpilleur Léopard

-Le Léopard est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) à Saint Nazaire le 14 août 1923 lancé le 29 septembre 1924 et armé pour essais le 20 septembre 1925. Il est admis au service actif le 15 novembre 1927.


Le Léopard

Le deuxième contre-torpilleur de classe Jaguar est le neuvième navire de la marine française à porter le nom de la panthera pardus, une espèce de félin vivant en Asie et en Afrique.

Il succède ainsi à une nef de 1560, un vaisseau de 34 canons armé en 1647 mais livré aux espagnols en 1651 et deux brûlots de 1667.

Le cinquième Léopard est un vaisseau de 62 canons achevé en 1728 et brûlé suite à une épidémie en 1757, un vaisseau de 74 canons type Téméraire armé en juillet 1787 et perdu devant Cagliari en 1783, une canonnière type Chacal de 1868 démolie à Haïphong en 1889 et enfin un patrouilleur auxiliaire affrété de 1916 à 1919.


Le Bâtiment Ecole Léopard

Depuis un dixième navire à porté ce nom, un bâtiment-école de classe Leopars portant le nom de contre-torpilleurs du second conflit mondial, formant la «Ménagerie», le Leopard premier bâtiment-école étant admis au service actif à partir le 4 décembre 1982.

Carrière opérationnelle

Le contre-torpilleur Léopard avec le pavillon FNFL

A son admission au service actif, le Léopard est mis à disposition de la préfecture maritime de Lorient (dont la suppression à cependant été votée en 1926) pour des missions représentation et ce jusqu'en janvier 1928 quanf est activée la 4ème Division Légère formée du Léopard, du Jaguar et du Lynx, division intégrée à la 2ème Escadre avec pour port d'attache Brest.

Au début des hostilités, le Léopard forme la 2ème DCT en compagnie de ses sister-ship Jaguar et Chacal. Mis à la disposition de la 2ème région, il ne tarde pas à être déployé en Manche suite à la dégradation de la situation militaire sur le front français suite à la percée allemande à Sedan le 13 mai 1940 et surtout l'arrivée des premiers Panzer de Guderian à Abbeville le 22 mai.

Il est ainsi déployé au large de Boulogne le 23 mai en compagnie de son sister-ship Chacal et des torpilleurs d'escadre Bourrasque Orage, Mistral et Sirocco. A la différence de nombre de ces navires, il échappe à la destruction y compris en participant à l'opération Dynamo au large de Dunkerque.

Le 5 juin 1940, il arrive au large de Cherbourg pour soutenir les troupes défendant la place forte en compagnie notamment du cuirassé Courbet. Le 19 juin, les navires français gagnent Portsmouth où ils sont bloqués par l'armistice qui entre en vigueur le 25 juin 1940 puis saisis par les britanniques lors de l'opération Catapult le 3 juillet.

Le 31 août 1940, il est rétrocédé aux Forces Navales Françaises Libres (FNFL) de l'amiral Muselier, le navire arborant le fameux pavillon à croix de Lorraine.

En dépit d'un rayon d'action aussi limités que ces équipements de détection et sa DCA, le Léopard est utilisé pour des missions d'escorte, participant à la destruction du sous-marin U-136 le 11 juillet 1942 alors qu'il escortait le convoi OS33 en direction de Freetown. Le lendemain, il entre en collision avec le HMS Lowesoft et est immobilisé pour réparations jusqu'en mars 1942, réparations qui sont l'occasion de modifications importantes, la suppression d'une salle des chaudières et son remplacement par une soute augmentant sensiblement son rayon d'action.

Le 26 novembre 1942, le contre-torpilleur appareille de l'île Maurice direction La Réunion pour rallier à la France libre ce territoire loyal à Vichy. La compagnie de débarquement (74 hommes) fût mise à terre dans la nuit du 26 au 27 novembre à Saint Denis, prennant rapidement le contrôle de l'île aidée d'éléments gaullistes et communistes locaux et ce en dépit d'une certaine résistance de soldats fidèle à une France de Vichy qui venait de perdre son dernier atout : la flotte (il semble que le navire avait été prit dans un premier temps pour un navire anglais). Les anciennes autorités sont alors convoyées à l'île Maurice par le contre-torpilleur pour échapper à la vindicte populaire.

Le contre-torpilleur reste déployé dans l'Océan Indien jusqu'au 24 avril 1943 quand il appareolle de Diego Suarez pour regagner la Méditerranée. Son déploiement en Méditerranée se révéla éphémère puisqu'il s'échoua accidentellement le 27 mai 1943 près de Tobrouk et brisé en deux le 19 juin avant même qu'une tentative de renflouement soit tentée.

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MessageSujet: Re: FRANCE CONTRE-TORPILLEURS CLASSE JAGUAR   Lun 30 Mai 2011, 18:16

Le Tigre

Le Tigre à la mer en février 1926

Présentation

Le Tigre en construction aux ACB à Nantes

-Le Tigre est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Bretagne (ACB) à Nantes le 18 septembre 1923 lancé le 2 août 1924 et armé pour essais le 10 juin 1925. Il est admis au service actif le 7 février 1926.


Maman Tigre et ses petits

Le troisième contre-torpilleur est le treizième navire de la marine nationale à avoir porté le nom de ce félidé du genre Panthera reconnu pour ses rayures noires. Contrairement à son cousin le lion, c'est un animal solitaire, le mâle dominant un large territoire qui englobe les territoires de plusieurs femelles.

Il succède à un vaisseau de 28 canons de 1641/42, un brûlot (année inconnue), un vaisseau de 36 canons de 1664, un vaisseau de 5ème rang en 1669, un vaisseau de 50 canons en service de 1724 à 1754, une frégate anglaise de 32 canons capturé en 1758, une frégate corsaire anglaise capturée en 1779, un vaisseau de 74 canons de 1793, une corvette de 1793, un cuirassé garde-côtes de type Bélier de 1871, un patrouilleur auxiliaire en service de 1916 à 1919 et enfin un arraisonneur dragueur réquisitionné entre octobre 1939 et octobre 1940.


Le Bâtiment Ecole Tigre

Depuis un quatorzième navire à porté ce nom dans la marine nationale en l'occurence un bâtiment-école de classe Leopard entré en service depuis le 1er juillet 1983.

Carrière opérationnelle

Le contre-torpilleur Tigre à la mer le 29 mai 1935

Du 30 mai au 4 juin 1927, le Tigre fait escale à Portsmouth lors de la visite en Angleterre du président Doumergue et ce en compagnie de ses sister-ship Chacal et Jaguar, du torpilleur d'escadre Bourrasque et des croiseurs légers Duguay Trouin et Lamotte-Picquet.

Le 25 avril 1927, le président de la République, Gaston Doumergue passe en revue la première escadre en rade de l'Estaque à Marseille. Accompagnés par l'Ouragan, les torpilleurs Bourrasque et Orage escortent le président Doumergue lors de sa visite en Angleterre du 30 mai au 4 juin, faisant escale à Portsmouth en compagnie des croiseurs Lamotte-Picquet et Duguay Trouin et des contre-torpilleurs Jaguar Tigre et Chacal avant de rentrer en Méditerranée.

En janvier 1928, il forme au sein de la 1ère Escadre en Méditerranée, la 5ème Division Légère (5ème D.L) avec ses sister-ship Panthère et Chacal.


Le contre-torpilleur Tigre le 30 novembre 1936

A partir du 1er mai 1932, il est en partie chargé de l'EALM (Ecole d'Application du Lancement à la Mer), étant successivement intégré à la 9ème DL en 1932/33 puis à la 11ème DL de 1934 à 1936 avant d'être rattaché à la fin de 1938 à la 4ème DCT en compagnie de ses sister-ship Lynx et Panthère.

Cette division devait être affectée dans l'Atlantique mais en raison de la guerre d'Espagne, elle reste en Méditerranée où elle intègre le Dispositif Spécial en Méditerranée (DSM) destiné à protéger la navigation commerciale des interfèrences du conflit.

C'est le déclenchement de la seconde guerre mondiale en septembre 1939 qui envoie la 4ème DCT dans l'Atlantique pour assurer des missions d'escorte entre Brest et Gibraltar, six convois étant protégés jusqu'en avril 1940.

La 4ème DCT amputée du Panthère intègre la force X destinée à contrer les opérations de la marine italienne en Méditerranée orientale puis la Force de Raid à partir du mois de mai, force qui est déployée en Méditerranée occidentale en vue d'une probable entrée en guerre de l'Italie. L'organisation tactique choisit voyait les deux contre-torpilleurs de cette division intégrer le Groupe Provence en compagnie des vénérables cuirassés Provence et Bretagne.


Le contre-torpilleur Tigre en avril 1939

La Force de Raid est immobilisée à Mers-El-Kebir par l'Armistice qui entre en vigueur le 25 juin, lui laissant un avenir incertain. Le 3 juillet 1940, les britanniques déclenchent l'opération Catapult qui voit la force H tenter de neuraliser les navires français afin de ne pas les voir tomber dans les mains des allemands ou italiens.

Si le cuirassé Bretagne est coulé, son sister-ship Provence gravement endommagé et le croiseur de bataille Dunkerque sérieusement endommagé, le Strasbourg parvint à appareiller en compagnie notamment des contre-torpilleurs Lynx et Tigre, échappant au Hood et rentrant à Toulon le lendemain.

La 4ème DCT est dissoute en octobre 1940 et les trois contre-torpilleurs qui la composait à l'automne 1939 sont placés en gardiennage d'armistice.

Le 27 novembre 1942, le Tigre était désarmé aux appontements du Milhaud. Non sabordé, il est récupéré par les italiens et redésigné FR23. Remorqué en mars 1943 à La Spezia, il doit être transformé en transport rapide pour relier l'Italie et la Tunisie mais quand l'Italie signe l'armistice, le navire est à Tarente sans avoir participé à une mission devenue sans objet avec la capitulation de l'Afrikakorps en Tunisie le 12 mai 1943.

Restitué à la France à Bizerte en octobre 1943, il est en mauvais état et doit gagner Casablanca où il est en travaux de janvier à mars 1944 quand il reprend enfin le combat, effectuant des escortes de convois entre l'Afrique du Nord et la Corse.

Il est indisponible (refonte) de la mi-août 1944 à fin mars 1945, perdant sa chaufferie et sa cheminée avant, recevant une DCA et une détection moderne. De nouveau disponible, il intègre la Flanl Force, le groupement occasionnel chargé d'appuyer la progression des troupes alliées en Italie du Nord et de nettoyer le Golfe de Gênes de la poussière navale allemande et italienne (République de Salo).

La guerre terminée, il mène diverses opérations de servitude et de soutien au profit des écoles mais sa carrière est déjà derrière lui. Mis en réserve spéciale A à Saint Mandrier le 10 juillet 1948, il est condamné le 4 janvier 1954 avant d'être vendu à la démolition en février 1955 et promptement démantelé.


Le contre-torpilleur Tigre désarmé en 1954

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MessageSujet: Re: FRANCE CONTRE-TORPILLEURS CLASSE JAGUAR   Lun 30 Mai 2011, 18:24

Le Chacal

Présentation

Le contre-torpilleur Chacal à la mer

-Le Chacal est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Saint Nazaire-Penhoët à Sain Nazaire le 18 septembre 1923 lancé le 27 septembre 1924 et armé pour essais le 10 novembre 1925. Il est admis au service actif le 23 décembre 1926.


Un chacal avec des otaries sur une plage de Namibie

Le quatrième contre-torpilleur de classe Jaguar est le quatrième navire de la Royale à avoir porté ce nom générique porté par plusieurs espèces de canidés appartenant au genre Canis comme le loup et le chien.

Ce sont des animaux opportunistes, jouant souvent le rôle de charognard à l'impact écologique certain. Présent en Afrique et au Moyen Orient, il est l'équivalent du renard dans les fables européennes. Le dieu egyptien Anubis, dieu de la mort et de l'embaumement était representé avec une tête de chacal.

Le contre-torpilleur succède à un aviso à roues de 1843 (démoli en 1862), une canonnière à hélice de 1870 et démolie en 1888 et un patrouilleur auxiliaire réquisitionné de 1916 à 1918.


Vue aérienne du BE Chacal

Depuis un cinquième navire à porté ce nom en l'occurence un bâtiment-école de classe Léopard appartenant à la «Ménagerie» et entré en service le 10 septembre 1983.

Carrière opérationnelle

Le Chacal lors de ses essais à la mer

A peine mis en service, le Chacal est engagé dans une mission de représentation pour montrer le pavillon français et favoriser d'éventuelles commandes pour les chantiers français. Une division navale légère est constituée avec les contre-torpilleurs Jaguar et Chacal, le torpilleur d'escadre Simoun et les sous-marins Marsouin et Souffleur.

La division fait successivement escale à Oslo (19 au 24 août 1926), Stockholm (du 27 au 31 août), Helsinki et Tallin, Riga (4 au 8 septembre), Gdynia (9 au 17 août) et Copenhague (18 au 25 septembre) avant un retour à Cherbourg le 27 septembre 1926.

Le 10 novembre 1926, sont rassemblés en rade de Brest les croiseurs légers Lamotte-Picquet et Duguay Trouin, le contre-torpilleur Chacal, les torpilleurs d'escadre Tempête Simoun Bourrasque ainsi que les sous-marins Souffleur et Narval.

Ces navires sont destinés à participer à une «Croisière navale de l'Atlantique Est» et appareillent le 12 pour Dakar via Lisbonne, Casablanca Agadir et Teneriffe mais le mauvais temps bloque les trois torpilleurs dans le Tage et ce n'est que le 24 qu'il arriveront à Casablanca et le 27 à Agadir, rejoin par les sous-marins. La division pousse jusqu'à Conakry avant de rentrer par le Cap Vert, Las Palmas et Cadix. Le contre-torpilleur, les torpilleurs et les sous-marins rallient Toulon le 24 décembre 1926.


L'élégante silhouette du CT Chacal

Le 25 avril 1927, le président de la République, Gaston Doumergue passe en revue la première escadre en rade de l'Estaque à Marseille. Le torpilleur Bourrasque escorte l'embarcation présidentielle avec l'Orage durant sa traversée du port de Marseille. Accompagnés par l'Ouragan, les deux torpilleurs précédement cités escorteront le président Doumergue lors de sa visite en Angleterre du 30 mai au 4 juin, faisant escale à Portsmouth en compagnie des croiseurs Lamotte-Picquet et Duguay Trouin et des contre-torpilleurs Jaguar Tigre et Chacal avant de rentrer en Méditerranée.

Du 30 mai au 4 juin 1927, le Chacal fait escale à Portsmouth lors de la visite en Angleterre du président Doumergue et ce en compagnie de ses sister-ship Tigre et Jaguar, du torpilleur d'escadre Bourrasque et des croiseurs légers Duguay Trouin et Lamotte-Picquet.

En janvier 1928, il forma la 5ème Division Légère (5ème D.L) en compagnie de ses sister-ship Panthère et Tigre au sein de la 1ère escadre en Méditerranée.


Le Chacal manoeuvrant

Quand éclate la Seconde Guerre Mondiale, le Chacal forme la 2ème DCT avec ses sister-ship Jaguar et Léopard. Cette division est mise à la disposition de la 2ème région maritime avant d'être déployée dans la Manche jusqu'en octobre quand elle est relevée par la 5ème DT.

Suite à l'attaque allemande du 10 mai 1940 et surtout les conséquences de la percée à Sedan, le Chacal retourne en Manche et est engagé en mission d'appui, ses cinq canons de 130mm se révélant un appui précieux pour les troupes au sol mais s'attire ainsi l'inimitié de la Luftwafe qui le 24 mai 1924 coule de quatre bombes l'infortuné contre-torpilleur.


Photo de l'épave du Chacal

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MessageSujet: Re: FRANCE CONTRE-TORPILLEURS CLASSE JAGUAR   Lun 30 Mai 2011, 18:32

Le Panthère

Présentation

Le CT Panthère

-Le Panthère est mis sur cale à l'Arsenal de Lorient le 23 décembre 1923 lancé le 27 octobre 1924 et armé pour essais le 12 avril 1926. Il est admis au service actif le 4 février 1927.

Le cinquième contre-torpilleur de classe Jaguar est le huitième navire de la marine nationale à porter le nom générique de plusieurs grands félins (Panthera pardus, la panthère ou léopard Panthera leo pour le lion, Panthera tigris, le tigren Panthera onca pour le jaguar et Panthera uncia pour l’once) après une nef de 1499, une corvette 20 canons de 1744, une chaloupe-canonnière de type Impudente de 1778, une frégate de 32 canons type Galathée lancée en 1794 sous un autre nom, une gabarre de 1806, une canonnière-brig de 8 canons de 1843 et un patrouiller auxiliaire de 1916.


Le BE Panthère

A ce contre-torpilleur succède le bâtiment-école de classe Léopard en service depuis le 4 décembre 1982.

Carrière opérationnelle

Le CT Panthère en 1934

En janvier 1928, onze mois après son admission au service actif, le contre-torpilleur Panthère forme la 4ème Division Légère de la 2ème Escadre en compagnie de ses sister-ship Tigre et Chacal. A la à la fin de 1938, il est intégré à la 4ème DCT en compagnie de ses sister-ship Lynx et Tigre.

Cette division devait être affectée dans l'Atlantique mais en raison de la guerre d'Espagne, elle reste en Méditerranée où elle intègre le Dispositif Spécial en Méditerranée (DSM) destiné à protéger la navigation commerciale des interfèrences du conflit.

C'est le déclenchement de la seconde guerre mondiale en septembre 1939 qui envoie la 4ème DCT dans l'Atlantique pour assurer des missions d'escorte entre Brest et Gibraltar, six convois étant protégés jusqu'en avril 1940.

Si le Tigre et le Lynx sont affectés à la Force X puis à la Force de Raid, le Panthère lui gagne la Méditerranée mais sans participer aux affrontements de l'opération Catapult. Il est désarmé à Toulon en septembre 1940 puis placé en octobre 1940 en gardiennage d'armistice avec les deux autres navires ayant composé sa division.

Le 27 novembre 1942, les allemands déclenchent l'opération Lilas destiné à s'emparer de la flotte française à Toulon. L'amiral de Laborde ordonne le sabordage de la flotte mais le Panthère n'est pas sabordé aux Appontements du Milhaud. Il est saisi par les italiens en mars 1943, rédésigné FR22 et remorqué en Italie mais il est sabordé par les italiens à La Spezia le 9 septembre 1943, relevé et démoli après guerre.

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MessageSujet: Re: FRANCE CONTRE-TORPILLEURS CLASSE JAGUAR   Lun 30 Mai 2011, 18:35

Le Lynx

Présentation

Vue tribord arrière du Lynx

-Le Lynx est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) à Saint-Nazaire le 14 janvier 1924 lancé le 25 février 1925 et armé pour essais le 4 août 1926. Il est admis au service actif le 15 novembre 1927.

Le sixième et dernier contre-torpilleur de classe Jaguar est le douzième navire de la marine nationale à porter le nom de ce félin appartenant à la sous-famille des félinés qui regroupe quatre espèces de lynx. Il est reconnaissable à ses oreilles pointues, sa courte queue et ses longues pattes.


Un lynx

Prédateurs de l'hémisphère nord, les lynx ont pour habitat préféré la forêt boréale. Considérés comme très largement répandus, exception faite du Lynx pardelle gravement menacé, ils font partie des rares félins dont on estime les populations stables. Alors qu'ils tenaient une place importante dans la mythologie amérindienne, les lynx étaient fort méconnus en Europe et y ont souffert d'une réputation de bête féroce.

Le CT succède ainsi à une chaloupe-canonnière de 3 canons de 1779, un navire hollandais capturé par les hussards de Pichegru le 23 janvier 1795 au Texel, un lougre corsaire capturé par les anglais en 1797, un lougre corsaire capturé par les anglais en 1798, un brick de 16 canons capturé en 1807 par les anglais, un navire anglais capturé en 1804 et rebaptisé Lynx en 1814, un brick-aviso de 10 canons en service de 1855 à 1858, un aviso de deuxième classe en service de 1859 à 1866, une canonnière de 1878, un sous-marin à vapeur en service de 1904 à 1913 et un patrouilleur auxiliaire acquis en 1917.


La Ménagerie

Au contre-torpilleur à succèdé un bâtiment-école de classe Jaguar en service à Brest au sein de la Ménagerie depuis le 18 décembre 1982.

Carrière opérationnelle

Le contre-torpilleur Lynx en janvier 1936

A son admission au service actif, le Lynx est affecté à l'Escadre de l'Atlantique, formant la 4ème division légère en compagnie de ses sister-ship Léopard et Jaguar en janvier 1928. En juillet 1929, il représente la France aux Régates Internationales de Trondheim (Norvège) en compagnie du torpilleur d'escadre L'Adroit.En 1938, le Lynx est rattaché à la 4ème DCT en compagnie de ses sister-ship Tigre et Panthère.

Cette division devait être affectée dans l'Atlantique mais en raison de la guerre d'Espagne, elle reste en Méditerranée où elle intègre le Dispositif Spécial en Méditerranée (DSM) destiné à protéger la navigation commerciale des interfèrences du conflit.

C'est le déclenchement de la seconde guerre mondiale en septembre 1939 qui envoie la 4ème DCT dans l'Atlantique pour assurer des missions d'escorte entre Brest et Gibraltar, six convois étant protégés jusqu'en avril 1940.

La 4ème DCT amputée du Panthère intègre la force X destinée à contrer les opérations de la marine italienne en Méditerranée orientale. La situation se dégradant dans le bassin occidental, la 4ème DCT est rappelée en compagnie des cuirassés Bretagne et Provence, intégrant la Force de Raid à partir de la fin du mois de mai (ils arrivent à Oran le 27 mai.

L'organisation tactique choisit voyait les deux contre-torpilleurs de cette division intégrer le Groupe Provence en compagnie des vénérables cuirassés Provence et Bretagne.

La Force de Raid est immobilisée à Mers-El-Kebir par l'Armistice qui entre en vigueur le 25 juin, lui laissant un avenir incertain. Le 3 juillet 1940, les britanniques déclenchent l'opération Catapult qui voit la force H tenter de neuraliser les navires français afin de ne pas les voir tomber dans les mains des allemands ou italiens.

Si le cuirassé Bretagne est coulé, son sister-ship Provence gravement endommagé et le croiseur de bataille Dunkerque sérieusement endommagé, le Strasbourg parvint à appareiller en compagnie notamment des contre-torpilleurs Lynx et Tigre, échappant au Hood et rentrant à Toulon le lendemain.

La 4ème DCT est dissoute en octobre 1940 et les trois contre-torpilleurs qui la composait à l'automne 1939 sont placés en gardiennage d'armistice.

Suite à l'opération Torch, les allemands déclenchent l'opération Attila, l'occupation de la zone libre le 11 novembre 1942. Ce n'est cependant que le 27 novembre 1942 que les allemands décident de s'emparer de la flotte en déclenchant l'opération Lila.

Le Lynx est le seul qui se saborde aux appontements du Milhaud. Chaviré, il est déclaré irrécupérable et l'épave est relevé puis démantelée, le métal récupéré alimentant la machine de guerre allemande.

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MessageSujet: Re: FRANCE CONTRE-TORPILLEURS CLASSE JAGUAR   Lun 30 Mai 2011, 18:42

CARACTERISTIQUES TECHNIQUES


Construction : Comme tous les bâtiments français de l'époque, les Jaguar sont de véritables splendeurs avec un long gaillard d'avant, une proue élégament incliné, des superstructures limitées et trois cheminées qui donnent au navire une impression de vitesse même à quai.

La coque est construite selon le système longitudinal et divisée en douze tranches séparées par onze cloisons étanches.

Déplacement : standard 2400 tonnes (2126 tonnes Washington) pleine charge 3050 tonnes (2976 tonnes Washington)

Dimensions : longueur hors tout : 126.78m largeur : 11.40m Tirant d'eau : 4.10m

Propulsion : deux groupes de turbines à engrenages Bréguet (Jaguar Panthère) ou Rateau (Léopard Lynx Chacal Tigre) alimentées en vapeur par cinq chaudières à retour de flamme type Du Temple construits par les FCG (18kg/cm² 216°) dévellopant 50000ch et entrainant deux hélices.

Performances : vitesse maximale 35 noeuds (Le Tigre à attein 36.7 noeuds aux essais) Distance Franchissable : 3000 miles nautiques à 13 noeuds 1000 miles nautiques à 28 noeuds et 600 miles nautiques à 34 noeuds.

Les Jaguar se révèlent être des navires stables et marins mais l'instabilité latérale est importante, les rendant sensible à la gîte et au roulis. Quand aux qualités évolutives elles sont médiocres avec un rayon de giration de 525 mètres à 20 noeuds

Electronique : Le Tigre reçoit en mars 1944 un radar de navigation américain SL (portée environ 15 miles) puis fin 1944-début 1945 un rasar de veille aérienne SA (portée : environ 40 miles). Un Asdic 128 est monté en novembre 1939 et remplacé par un Asdic 128C début 1944.

Armement

De l'admission au service actif à l'Armistice

Schéma du canon de 130mm

-5 canons de 130mm modèle 1919 en affûts simples sous masque (deux à l'avant, un au milieu derrière la cheminée n°3 et deux à l'arrière).

Ce canon de 40 calibres tire des obus en acier à fausse ogive de 32kg à 18500m à +36° à raison de 4 à 6 coups par minute.L'affût simple pèse 12.75 tonnes avec masque et permet aux canons de pointer en site de -10° à +36° et en azimut sur 150° de chaque côté. La dotation en munitions est de 1000 obus pour les Jaguar (soit 200 obus par canon) plus 60 obus éclairants pour les affûts II et IV.

Equipé d'une culasse à vis, le matériel se révèle inférieur aux canons à culasse à coins copiés sur les allemands mais à la différence des canons ultérieurs, il se révèle robuste et simple d'utilisation.

La conduite de tir est assurée par un télèmètre à coïncidence de 3m puis un télémètre stéréoscopique de 3m en 1931 puis de 5m en 1937 (NdA ces infos concernent le Tigre, j'ignore si les autres bâtiments ont bénéficié du même traitement)

A noter que le Tigre à perdu sa pièces III en novembre 1939 (allègement du navire) mais j'ignore si ses sister-ship ont subit la même chose.


Schéma du canon de 75mm

-Deux canons de 75mm modèle 1922 (installés sur chaque bord entre l'affût lance-torpilles arrière et l'affût III de 130mm). Ce canon de 50 calibres tir des obus de 6 kilos à 15000m avec un plafond de 7500m à raison de 8 à 15 coups par minute. L'affût simple permet au canon de pointer en site de -10° à +90° et en azimut sur 150° de chaque côté.

Peu efficaces faute d'une conduite de tir efficace, ils sont débarqués au début des années trente (1933/34 pour le Tigre)

-Quatre mitrailleuses de 8mm en deux affûts doubles


Affût double de 13.2mm à bord du croiseur léger La Marseillaise

-Huit mitrailleuses de 13.2mm modèle 1929 en quatre affûts doubles à l'emplacement des canons de 75mm. La mitrailleuse de 13.2mm Hochkiss modèle 1929 dispose d'un canon de 76 calibres ayant une portée maximale de 3500m, une cadence de tir pratique de 250 coups/minute (lié au système d'alimentation, des boitiers chargeurs de 30 cartouches).

A noter qu'en 1939, on envisagea de transformer ces contre-torpilleurs en escorteurs antiaériens avec le remplacement de leurs canons de 130mm par deux affûts doubles de 100mm modèle 1931 mais la production insuffisante de ce matériel et les événements de juin 1940 firent capoter ce projet. Ce n'était pas le premier changement d'armement envisagé, au milieu des années vingt, les canons de 130mm auraient pu être remplacés par des canons de 138mm modèle 1923 équipant les Guépard.


Affût triple lance-torpilles

-Deux plate-formes triples lance-torpilles Schneider modèle 1920T installés axialement (la n°1 entre les cheminées 2 et 3 et la n°2 entre le rouf supportant la pièce III et le rouf supportant la pièce IV) pour des torpilles modèle 1923DT pesant 2068kg avec une charge militaire de 310kg. Mesurant 8.280m de long, elles peuvent atteindre des cibles entre 9000m à 39 noeuds et 13000m à 35 noeuds.

-Deux grenadeurs de sillage pour six grenades Guilbaud de 200kg (poids de la charge militaire, le poids le global étant de 253kg) et quatre mortiers Thornycroft modèle 1918 pour grenades Guilbaud de 100kg (poids réel 130.4kg). L'approvisionement global en 1934 est de vingt grenades de 200kg et de douze de 100kg.

-Possibilité d'embarquer des grenades de 52kg à mouillage manuel et deux torpilles remorquées Ginocchio.

Modifications (CT Tigre)

-Les italiens arment le FR23 avec dix canons de 20 ou de 37mm. En janvier 1944, le Tigre dispose d'un canon de 37mm allemand et de sept canons de 20mm (quatre allemands et trois italiens).

En mars 1944, il dispose de six canons Oerlikon de 20mm mais ne reçoit pas les deux canons de 40mm en affûts simples envisagés. En mars 1945, le contre-torpilleur dispose de deux canons de 40mm en affût double (à l'emplacement occupé jadis par la pièces III de 130mm) et de dix canons de 20mm.

-Il reçoit également deux grenadeurs de sillage anglais à plat pon et quatre mortiers Thornycroft en remplacement du matériel français pour un stock global de 48 grenades anglaises et de 12 grenades françaises

-Tubes lance-torpilles avant débarqué par les italiens en 1943 et la place occupé par la plate-forme arrière déplacée en 1945 pour des questions de stabilité

Equipage : 12 officiers, 22 officiers mariniers et 165 quartiers maitres et matelots


SOURCES

-Jean Moulin Les contre-torpilleurs type Guépard

-Jean Moulin Les navires français 1939-1945 en images (Tigre p42)

-Luc Feron, Jean Lassaque Marines et Forces Navales HS n°1 100 ans de marine française Avril 2002 «Cuirassés; Torpilleurs, contre-torpilleurs, escorteurs»

-Navires et Histoire n°28 Février 2005 «Le développement de la flotte française 1918-1940» partie 1 1918-1930 p41-53

-Patrice Houy-Bezaux et Jacques Ducros La renaissance de la marine française 1922-1939

-Marine et Forces Navales n°105 Le contre-torpilleur Tigre p52-65

-Ressources internet


FIN DE L'ARTICLE
A VENIR : AVRO SHACKLETON


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MessageSujet: Re: FRANCE CONTRE-TORPILLEURS CLASSE JAGUAR   Lun 30 Mai 2011, 22:14

Petite info :

La première photo du Léopard date de mai 1933

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MessageSujet: Re: FRANCE CONTRE-TORPILLEURS CLASSE JAGUAR   Lun 30 Mai 2011, 22:51

Merci de la précision.

Je commence le nouvel article demain mais je sais pas je suis moins motivé.

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MessageSujet: Re: FRANCE CONTRE-TORPILLEURS CLASSE JAGUAR   Lun 30 Mai 2011, 23:25


euhhhhhh tu nous fais le bestiaire Français là ??? lol!
Allez hop au travail, moins motivé ? c'est quoi cette idée là thumright

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MessageSujet: Re: FRANCE CONTRE-TORPILLEURS CLASSE JAGUAR   Mar 31 Mai 2011, 11:21

Non c'est l'Avro Schakelton, c'est un avion qui m'inspire moins mais je commence ce soir promis lol!

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MessageSujet: Re: FRANCE CONTRE-TORPILLEURS CLASSE JAGUAR   Mar 31 Mai 2011, 11:52

Voici un article pour le moins... félin.

Pourquoi Tigre, Panthère, et jamais Chat? Nous en avons bien plus en France pourtant... Pourtant la frégate lance missile Grosminet, ça en jette!

Je suis toujours épaté par les qualités évolutives de ces navires: ils tournent aussi bien qu'un cuirassé Bretagne. Pas mal pour un navire aussi petit... Et ça ne va pas s'arranger: les Volta seront aussi manoeuvrant que les Strasbourg. Pourquoi est-ce que ça me fait sourire lorsqu'on évoque la possibilité de les utiliser pour la lutte ASM?...
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MessageSujet: Re: FRANCE CONTRE-TORPILLEURS CLASSE JAGUAR   Mar 31 Mai 2011, 12:52

Au contraire pour le Volta, j'ai lu qu'en raison d'un gouvernail trop petit, ils viraient moins bien que les Strasbourg.

Pour la lutte ASM, outre l'absence d'asdic ou sonar, ce qui fait sourire retrospectivement c'est la faiblesse du stock de grenades par rapport aux DE et aux Flower.

Sinon j'aurais été curieux de savoir ce que cela aurait donné une transformation en escorteurs antiaériens.

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MessageSujet: Re: FRANCE CONTRE-TORPILLEURS CLASSE JAGUAR   Mar 31 Mai 2011, 13:15

bonjour
le faible nombre de charges de profondeur embarquées n'était pas une exclusivité française; voir la dotation des destroyers britanniques au début de la guerre. les "D" et "E", par exemple, ne disposaient à l'origine que de 20 grenades ASM.
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MessageSujet: Re: FRANCE CONTRE-TORPILLEURS CLASSE JAGUAR   Mar 31 Mai 2011, 14:43

clausewitz a écrit:
Au contraire pour le Volta, j'ai lu qu'en raison d'un gouvernail trop petit, ils viraient moins bien que les Strasbourg.


Moins bien? Encore pire que ce que je disait. Déjà que lorsqu'on fait 3 000 tonnes virer aussi bien qu'un cuirassé de 35 000 tonnes n'est pas brillant, alors encore moins bien... Et lorsque je parle d'ASM, il ne s'agit pas que de l'équipement, mais simplement du fait concret de réussir à s'attaquer à un sous marin lorsqu'il vous faut des kilomètres pour faire demi tour... Les vrai navires de lutte ASM se doivent d'être très manoeuvrant (il suffit de regarder les DE), ou alors il faut demander au sumbmersible de ne surtout pas bouger et de plonger droit. A moins de ne changer le gouvernail de tous les contre torpilleurs ces navires ne sont pas utilisables en ASM. Sans parler du fait que les jaguar n'ont strictement aucune protection (leur acier étant de mauvaise qualité, il n'arrête même pas les balles de mitrailleuse) il suffit d'une rafale d'obus de 2cm pour mettre les machines HS (qui n'en demandent pas tant pour tomber en panne, surtout les Bréguet-Laval qui ont été abandonné sur les CT suivant en raison même de leurs pannes à répétition sur les Jaguar).

Citation :
le faible nombre de charges de profondeur embarquées n'était pas une exclusivité française; voir la dotation des destroyers britanniques au début de la guerre. les "D" et "E", par exemple, ne disposaient à l'origine que de 20 grenades ASM

Certes mais les grenades anglaises seront utilisés durant tout le conflit, alors que celles utilisés par la royale ont une guerre de retard, et ils ont les moyens de repérer les sous marins. Je me demande comment un Volta peut repérer un SM à l'oreille (seul moyen de detection sur ces navires) lorsqu'il avance à 40 noeuds.

Par contre en escorteur AA... Ce serait déjà plus pertinent comme modification, mais le manque de stabilité en aurait fait de piètre plate forme. Enfin, c'est mon avis.
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MessageSujet: Re: FRANCE CONTRE-TORPILLEURS CLASSE JAGUAR   Mar 31 Mai 2011, 15:07

H.Poirot a écrit:
Sans parler du fait que les jaguar n'ont strictement aucune protection (leur acier étant de mauvaise qualité, il n'arrête même pas les balles de mitrailleuse) il suffit d'une rafale d'obus de 2cm pour mettre les machines HS (qui n'en demandent pas tant pour tomber en panne, surtout les Bréguet-Laval qui ont été abandonné sur les CT suivant en raison même de leurs pannes à répétition sur les Jaguar)

BOF
Les Jaguar furent comme tous les destroyers et torpilleurs de l'époque vulnérables aux tirs de canons légers (20-25-28-37-40mm).
Il suffit de voir le nombre de destroyers Anglais, Allemand ou Japonais "assez sévèrement" touchés par quelques douzaines d'obus de 20mm tirés d'avions ennemies.

Généralement ces tirs de canons légers "décimaient les canonniers positionnés à l'extérieur sur le navire" et "endommageaient les machines (les tubes surtout...)"

Les impacts de 7,62 ou 12,7mm étaient moins dangereux pour le navire (mais restaient bien évidement mortels pour les canonniers à l'extérieur...)
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MessageSujet: Re: FRANCE CONTRE-TORPILLEURS CLASSE JAGUAR   Mar 31 Mai 2011, 15:29

bonjour
merci pour l'information; j'ignorais pour les grenades asm françaises. il est vrai que je me suis toujours plus intéressé à la RN qu'à la Royale. en ce qui concerne la manœuvrabilité, l'HMS Codrington ne jouissait pas d'une bonne réputation. et, tout de même, la faible dotation des destroyers britanniques en charges de profondeur m'a toujours étonné; les anglais avaient-ils donc oublié les leçons de la première guerre mondiale ? ont-ils à ce point sous-estimé la menace sous-marine ? au début du second conflit, seuls les "Havant" (ex-brésiliens) étaient bien pourvu en armement ASM. ils constituèrent d'ailleurs une flottille spécialisée la 9° (A/S). lors des refontes la majorité des destroyers des classes "A" à "I" reçurent - au prix de la perte de deux canons et d'un affut de tube-lance-torpille - jusqu'à 120 charges. saine réaction, mais tardive, coûteuse, et assez incompréhensible de la part d'une nation dont la survie dépend du trafic maritime.
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MessageSujet: Re: FRANCE CONTRE-TORPILLEURS CLASSE JAGUAR   Mar 31 Mai 2011, 15:49

warburton a écrit:
bonjour
merci pour l'information; j'ignorais pour les grenades asm françaises. il est vrai que je me suis toujours plus intéressé à la RN qu'à la Royale. en ce qui concerne la manœuvrabilité, l'HMS Codrington ne jouissait pas d'une bonne réputation. et, tout de même, la faible dotation des destroyers britanniques en charges de profondeur m'a toujours étonné; les anglais avaient-ils donc oublié les leçons de la première guerre mondiale ? ont-ils à ce point sous-estimé la menace sous-marine ? au début du second conflit, seuls les "Havant" (ex-brésiliens) étaient bien pourvu en armement ASM. ils constituèrent d'ailleurs une flottille spécialisée la 9° (A/S). lors des refontes la majorité des destroyers des classes "A" à "I" reçurent - au prix de la perte de deux canons et d'un affut de tube-lance-torpille - jusqu'à 120 charges. saine réaction, mais tardive, coûteuse, et assez incompréhensible de la part d'une nation dont la survie dépend du trafic maritime.

Ils avaient partiellement oublié les leçons du premier conflit mondial, ce sont les français qui leur ont rappelé l'utilité des convois pour les protéger des sous-marins. Sur le plan des équipements, ils étaient moins en retard avec la construction de navires spécialisés. A mon sens, sans la défaite de la France, il y aurait eu une bataille de l'Atlantique bien moins "sanglante".

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MessageSujet: Re: FRANCE CONTRE-TORPILLEURS CLASSE JAGUAR   Mar 31 Mai 2011, 23:22

On va relativiser la faiblesse de la RN concernant la lutte ASM

en 1939 ils ont l'ASDIC, un vaste programme de construction de navire spécialisé (corvette, sloop, chalutiers ASM), des vieux destroyers disponibles (classe V & W en cours de modernistation) et un avion de PATMAR formidable,


ils ont donc beaucoup d'atout face à des U-boats pas assez nombreux pour assurer une guerres sous-marin à outrance.


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MessageSujet: Re: FRANCE CONTRE-TORPILLEURS CLASSE JAGUAR   Mer 01 Juin 2011, 00:09

bonsoir Amiral
tout à fait juste, il faut relativiser; mais le nombre de corvettes en service n'était pas encore très important, et les …neries d'un grand homme provoquèrent la perte d'un assez grand nombre de destroyers. heureusement pour les britanniques, Dœnitz ne disposait pas alors, du nombre de sous-marins nécessaire. sans parler des déboires, que connurent les commandants de U-Boote, avec leurs torpilles magnétiques… à ce sujet, la lecture de "Dix ans et vingt jours" est édifiante. une question : à quel avion faites-vous allusion; le Hudson ?
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MessageSujet: Re: FRANCE CONTRE-TORPILLEURS CLASSE JAGUAR   Mer 01 Juin 2011, 22:46

Le Short Sunderland of course..... thumleft

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MessageSujet: Re: FRANCE CONTRE-TORPILLEURS CLASSE JAGUAR   Mer 01 Juin 2011, 23:50

bonsoir Amiral
même si j'ai un petit faible pour l'Hudson, je dois reconnaitre que ce gros bateau fut une réussite. il devait avoir une descendance, avec le Seaford, mais celui-ci est arrivé trop tard. j'y pense: L'Amiral Clausewitz aurait-il déjà traité ce sujet ? je vais chercher…
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MessageSujet: Re: FRANCE CONTRE-TORPILLEURS CLASSE JAGUAR   Jeu 02 Juin 2011, 09:53

warburton a écrit:
bonsoir Amiral
même si j'ai un petit faible pour l'Hudson, je dois reconnaitre que ce gros bateau fut une réussite. il devait avoir une descendance, avec le Seaford, mais celui-ci est arrivé trop tard. j'y pense: L'Amiral Clausewitz aurait-il déjà traité ce sujet ? je vais chercher…

Je n'ai traité ni du hudson (à part en introduction du Lockeed Neptune). Quand au Seaford, j'ignore tout sur cet avion. Embarassed

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MessageSujet: Re: FRANCE CONTRE-TORPILLEURS CLASSE JAGUAR   Jeu 02 Juin 2011, 13:49

bonjour
le Seaford, à l'origine Sunderland Mk.IV (je crois), était une version améliorée. plus grand, structure renforcée, armement considérablement augmenté. une trentaine d'exemplaires fut commandée. six seulement furent livrés. arrivés trop tard aucun ne fut opérationnel.
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