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 ALLEMAGNE CROISEUR DE BATAILLE SMS VON DER TANN

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clausewitz
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MessageSujet: ALLEMAGNE CROISEUR DE BATAILLE SMS VON DER TANN   Ven 19 Mar 2010, 14:53

CROISEUR DE BATAILLE SMS VON DER TANN
(ALLEMAGNE)


Le SMS Von Der Tann au mouillage

Avant propos

La marine prussienne à été créée dès 1701, la même année que la fondation du royaume de Prusse mais puissance terrestre, la Prusse n'avait guère besoin d'une puissante marine. Quelques navires pour assurer la défense des côtes suffisait largement car Berlin n'avait ni l'intention ni les capacités pour mettre en danger la supériorité navale britannique sur les océans. La création de la confédération de l'Allemagne du Nord en 1867 entraina également la création d'une marine, la Norddeutsche Bundesmarine mais là encore cette marine restait extrêmement modeste.

La naissance du Deuxième Reich en janvier 1871 entraina la fusion de la marine prussienne et celle de la confédération d'Allemagne du Nord dans une marine impériale, la Kaiserliche Marine. Cette marine resta longtemps confinée dans ses missions de défense côtière. Il s'agissait de protéger les côtes du nouvel empire contre des actions de la France et de la Russie. Une preuve qui ne trompe pas : jusqu'en 1888, la marine allemande était commandée par des officiers de l'armée de terre !

Cela ne l'empêchait pas de poser les jalons pour l'avenir. Elle aménagea deux bases : Kiel sur les rives de la Baltique et Wilhelmshaven sur les rives de la mer du Nord et créa différentes écoles pour former les officiers et les spécialistes nécessaires : l'Académie Navale de Kiel est créé en mars 1872, le Corps des Ingénieurs Mécaniciens en mai 1872, le Corps médical de la marine en février 1873 et enfin le corps des ingénieurs-torpilleurs en juillet 1879 pour dévelloper l'usage des torpilles et des mines au sein de la marine allemande.

En mai 1872, un programme de construction sur dix ans fût voté pour moderniser la flotte. Il prévoyait la construction de 8 frégates cuirassées, de 6 corvettes cuirassées, de 20 corvettes légères, de 7 monitors, de 2 batteries flottantes, de 6 avisos, de 18 cannonières et de 28 torpilleurs pour un coût total de 220 million de marks-or.

En 1883, la marine allemande avait sept frégates cuirassées et quatre corvettes cuirassées, 400 officiers et 5000 officiers mariniers et matelots soit bien moins que prévu par le plan de 1872. Les objectifs étaient les même avec la défense des côtes mais l'Allemagne avait décidé de dévelloper l'utilisation des torpilleurs.

L'année 1887 fût marqué la volonté de la marine de construire dix frégates blindées sans qu'apparemment cela soit suivi de réalisations concrètes mais aussi la construction du canal de Kiel qui permettait aux navires de la marine allemande de s'épargner le tour de la péninsule du Jutland.

Bien que chargée principalement de missions de défense côtière, la marine allemande participa toute de même aux opérations coloniales de l'Allemagne. Le chancelier Otto von Bismarck était plus intéressé par l'Europe et sa volonté de maintenir isolée la France mais cela ne l'empêcha pas de lancer plusieurs expéditions coloniales notament en Afrique, en Asie et dans le Pacifique ce qui obligea la marine allemande à y envoyer des navires chargés de protéger ces établissements colonials alors que les autres puissances coloniales européennes voyaient d'un mauvais oeil l'arrivée d'un nouveau larron qui s'emparra du Sud Ouest Africain (future Namibie) Cameroun et du Togo en 1884 et de l'Afrique Orientale Allemande (future Tanzanie) en 1885.


L'avénement de Guillaume II marqua la naissance d'une nouvelle ère pour la marine allemande

L'avénement de Guillaume II en 1888 changea la marine allemande d'ère. Contrairement à son grand père, il était pleinement convaincu que la place de l'Allemagne wilhelmienne était sur les mers et en Outre Mer.

Cette «Weltpolitik» (politique mondiale) se heurtait aux objectifs du vieux chancelier Bismarck mais ce dernier démissiona en 1890, laissant les mains libres au nouvel empereur. Il manquait d'un homme pour mettre en musique ses ambitions, un chef d'orchestre capable d'interpréter les partitions. Cet homme c'est l'amiral Alfred von Tirpitz nommé secrétaire d'Etat à la marine en 1897 qui peut être considéré comme le père de la Hochseeflot (Flotte de Haute Mer).

Le 10 avril 1898, une première loi navale fixa le format de la marine allemande en 1914 à un total de 19 cuirassés, 8 croiseurs cuirassés, 12 croiseurs lourds et 30 croiseurs légers à construire pour le 1er avril 1904. Dans ce total était intégré les navires existants mais si ce format permettait d'affronter la Russie ou la France, il était bien insuffisant pour affronter la Grande Bretagne.

Une deuxième loi navale est votée le 14 juin 1900 qui doubla quasiment le nombre de navires prévus avec 38 cuirassés, 20 croiseurs cuirassés et 38 croiseurs. Ce plan était important tellement important que le Reichstag réduisit le budget ce qui obligea Tirpitz à faire appel à l'emprunt pour financer un plan qui pourrait conduire à la construction de 45 ou 48 cuirassés.

Les anglais étaient tellement préoccupés par l'expansion de la marine allemande que le premier lord de l'amirauté John Fisher proposa de «Copenhaguiser» la flotte allemande (référence au bombardement de la capitale danoise par les anglais en 1801 et en 1807).

Au milieu du 19siècle, la marine à voile rendit les armes devant la marine à vapeur. Les frégates cédèrent la place à une nouvelle race de navires, les croiseurs cuirassés chargés principalement de l'éclairage de la flotte, de la lutte contre les bâtiments du même type et d'une présence armée en outre mer sans parler d'une éventuelle guerre de course contre le commerce ennemi.

Arrivée tardivement, la marine allemande ne se dôta de croiseurs cuirassés qu'à la fin du 19ème siècle.


Le premier croiseur cuirassé allemand : le SMS Fürst Bismarck

Le premier navire de ce type fût le SMS (Seiner Majestat Schiff/Navire de sa majesté) Fürst Bismarck. Mis sur cale en avril 1896 à l'Arsenal (Kaiserliche Werft) de Kiel, il fût lancé le 25 septembre 1897 et admis au service actif le 1er avril 1900.

C'était un navire de 10690 tonnes, mesurant 127m de long sur 20.4m de large et un tirant d''eau de 7.8m, filant à 18. 7 noeuds et armé de 4 canons de 240mm (deux tourelles doubles) 12 canons de 150mm en casemates simples, 10 canons de 88mm en affûts simples et 6 tubes lance-torpilles de 450mm.

Il servit de 1900 à 1909 au sein du German East Asia Squadron participant à la répression de la rébellion des Boxer. Revenu en Allemagne, il fût placé en réserve entre 1909 et 1914, réarmé pour la défense côtière mais fût rapidement limité à des missions de ponton flottant. Il est vendu à la démolition le 17 juin 1919.


Le SMS Prinz Heinrich

Il fut suivit par un autre navire orphelin, le SMS Prinz Heinrich, une version améliorée du précédent. C'était un navire de 8857 tonnes (9806 tonnes à pleine charge), mesurant 126.59 de long sur 19.61m de large et un tirant d'eau de 8.1m, filant à 20 noeuds et un armement composé de 2 canons de 240mm (deux tourelles simples _une avant et une arrière_) , 10 canons de 150mm et 10 canons de 88mm en casemates et 4 tubes lance-torpilles sous marins de 450mm.

Il passa toute sa carrière en Allemagne, servant d'éclaireur à la flotte de haute mer en dépit que le croiseur cuirassé était maintenant dépassé avec l'apparition du croiseur de bataille. Cela ne l'empêcha pas de participer le 16 décembre 1914 à la couverture du bombardement d'Hartepool sur la côte est de l'Angleterre.

Transféré en avril 1915 en mer Baltique, il servit comme navire opérationnel jusqu'en mars 1916 quand il fût réduit au rôle de barraquement flottant jusqu'à sa démolition en 1920.

Le Prinz Heinrich fût suivi par les deux navires de la classe Prinz Adalbert (Prinz Adalbert et Friedrich Karl).


Le SMS Prinz Adalbert

Le Prinz Adalbert est mis sur cale au Kaiserliche Werft de Kiel en avril 1900, lancé en juin 1901 et admis au service actif en janvier 1904. Il servit d'abord de navire école d'artillerie avant de reprendre un véritable rôle opérationnel en mer Baltique en novembre 1914. Il s'échoua près de Libau le 24 janvier 1915. Il est endommagé par le sous marin E9 le 2 juillet 1915 avant d'être coulé par l'E8 le 23 octobre 1915.

Le Friedrich Carl est mis sur cale chez Blohm & Voss de Hambourg en avril 1900 lancé en juin 1902 et admis au service actif le 12 décembre 1903. Il est désarmé et placé en réserve en mars 1908 mais est réarmé en mars 1909 comme navire-tests de torpilles. Sa carrière durant la première guerre mondiale est des plus courte puisqu'il sauta sur une mine russe le 17 novembre 1914 mais mis un temps à couler ce qui fit qu'il n'y eut que 8 morts.

C'était des navires de 9233 tonnes (10033 tonnes pleine charge), mesurant 126.59m de long sur 19.61m de large avec un tirant d'eau de 7.8m, une vitesse de 20 noeuds et un armement composé de 4 canons de 210mm en deux tourelles doubles (une avant et une arrière), 10 canons de 150mm, 12 canons de 88mm et 4 tubes lance-torpilles sous marins de 450mm.

Aux deux Prinz Adalbert succédèrent, les deux croiseurs cuirassés de classe Roon, les Roon et Yorck.


Le SMS Roon

Le Roon est mis sur cale au Kaiserliche Werft de Kiel en août 1902 lancé en juin 1903 et admis au service actif en avril 1906. Navire amiral du deuxième groupe d'éclairage de la Hochseeflot jusqu'en 1911 au moment où il est remplacé par le croiseur de bataille Moltke. Remis en service au moment du déclenchement de la première guerre mondiale, il participe aux opérations de bombardement de l'Angleterre en novembre 1914. Jugé trop vulnérable en mer du Nord, il est transféré en Baltique en avril 1915, affrontant à plusieurs reprises les russes. Désarmé en novembre 1916, il sert de navire d'entrainement et aurait du être transformé en navire de soutien d'hydraviation. Il est rayé le 25 novembre 1920 avant d'être démoli en 1921.

Son sister-ship le Yorck est mis sur cale aux chantiers Blohm & Voss de Hambourg en février 1903 lancé en mai 1904 et admis au service actif en novembre 1905. Le 4 mars 1913, il entre en collision avec le torpilleur S178 provoquant le naufrage de ce dernier (66 morts et 15 rescapés). Il est placé en réserve en mai 1913, son équipage armant le croiseur de bataille Seydlitz. Réarmé le 12 août 1914, il participe au bombardement sur l'Angleterre. Le 4 novembre 1914, il appareille sans autorisation et dans un brouillard à couper au couteau, il entre dans un champ de mines allemand, saute sur une mine et chavire provoquant la mort de 336 hommes d'équipage. L'épave gênant la navigation, elle est partiellement démolie en 1929/30, 1965 et 1982.

Les Roon étaient des navires de 9686 tonnes (10431 tonnes à pleine charge), longs de 128m larges de 20m avec un tirant d'eau de 7.8m, une vitesse maximale de 21 noeuds et un armement composé de 4 canons de 210mm en deux tourelles doubles (une avant et une arrière), 10 canons de 150mm, 14 canons de 88mm et 4 tubes lance-torpilles sous marins de 450mm.


Le SMS Scharnhorst qui comme son successeur de la Kriegsmarine succomba aux canons anglais

Aux Roon succédèrent les deux croiseurs cuirassés les plus célèbres de la marine impériale allemande, les Scharnhorst et Gneisenau. C'était des navires de 12781 tonnes, 144.7m de long sur 22m de large avec un tirant d'eau de 8.4m, une vitesse de 22.7 noeuds et un armement composé de 8 canons de 210mm (deux tourelles doubles et quatre affûts casemates), 6 canons de 150mm en casemates, 18 canons de 88mm en casemates et 4 tubes lance-torpilles de 450mm sous marins.

Le Scharnhorst est mis sur cale aux chantiers Blohm & Voss de Hambourg en janvier 1905, lancé en mars 1906 et admis au service actif en octobre 1907. Le Gneisenau est mis sur cale aux Weserwerft de Brême en décembre 1904 lancé en juin 1906 et admis au service actif en mars 1908.

Les deux navires sont affectés (respectivement en 1909 et 1910) au Ostasiengeschwader, l'Escadron naval allemand en Extrême Orient basé à Tsingao en Chine. Au moment de la déclaration de guerre, sous le commandant de Maximilian Graf Spee, cette unité reçoit l'ordre de regagner l'Allemagne par le Cap Horn tout en attaquant la navigation alliée. Le 1er novembre 1914, il affronte les forces de l'amiral Cradock au large du Chili à la bataille de Coronel. Tergiversant sur la suite des opérations, Graf Spee perd de précieux jours et un mois plus tard, au moment où il tente de s'emparer de Port Stanley pour charbonner, il tombe sur les deux croiseurs de bataille Invincible et Inflexible de l'amiral Sturdee. Le duel inégal se termine par la destruction des deux croiseurs cuirassés allemands (8 décembre 1914).

Au moment où avaient été mis en service les deux Scharnhorst, la technologie navale avait fait un bon de géant. En 1906, la marine britannique avait mis en service le HMS Dreadnought, le premier cuirassé à artillerie principale monocalibre.

L'amiral Fisher ne s'arrête pas en si bon chemin et fait construire les premiers croiseurs de bataille suivant la maxime «Speed is armour» (la vitesse vaut un blindage) dans l'optique de détruire les forces d'éclairage de l'ennemi et de pouvoir choisir ou non d'engager le combat mais sans jamais être intégré à des escadres conventionnelles et affronter des cuirassés plus orthodoxes comme ce qui se passera à la bataille du Jutland.


Le HMS Invincible

La classe Invincible composée de trois navires (Invincible, Inflexible et Indomitable) fût mis en service en 1908 et 1909 (Invincible). Il s'agissait de navires 18000 tonnes, filant à 27 noeuds avec un armement composé de 8 canons de 305mm en quatre tourelles doubles et de 16 canons de 102mm en affûts simples ou en casemates.

Leur construction se déroula dans le plus grand secret, les informations qui parvinrent aux oreilles des allemands étaient fragmentaires et pas améliorées par le fait que ces navires étaient classés «armored cruiser» (croiseurs cuirassés).


La réponse allemande aux Invincible fût le dernier croiseur cuirassé de la Kaiserliche Marine : le SMS Blücher

La Kaiserliche Marine fit construire le Blücher, un navire de 16000 tonnes, filant à 25 noeuds avec un armement composé de 12 canons de 210mm en six tourelles doubles, de 8 canons de 150mm en casemates, de 16 canons de 88mm et de 4 tubes lance-torpilles de 345mm qui est considéré comme le «chainon manquant» entre le croiseur cuirassé et le croiseur de bataille.

Ce navire est mis sur cale au Kaiserliche Werft de Kiel le 21 février 1907 lancé le 11 avril 1908 et admis au service actif le 1er octobre 1909. Bien que dépassé dès sa mise en service par les nouveaux croiseurs de bataille, le Blücher fût intégré à la force de croiseurs de bataille de l'amiral Hipper alors qu'il n'en avait ni la vitesse ni la puissance de feu. Il participe aux premières opérations en mer du Nord et en Baltique avant d'être coulé durant la bataille du Dogger Bank le 24 janvier 1915.

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MessageSujet: Re: ALLEMAGNE CROISEUR DE BATAILLE SMS VON DER TANN   Ven 19 Mar 2010, 15:02

Genèse du Von Der Tann

Cela est peu connu mais dès 1901, les allemands avaient conscience des limites du croiseur cuirassé car l'augmentation du calibre entrainait l'augmentation de la protection et donc le poids et le prix du navire. En clair, si on ne faisait rien, le croiseur cuirassé deviendrait aussi gros que le cuirassé mais en attendant pour suivre la cadence imposée par les britanniques, les allemands n'eurent d'autre choix que de construire des croiseurs cuirassés.


Le HMS Dreadnought et ci-dessous la réponse allemande : la classe Nassau (ici le SMS Rheinland)


Si la construction du Dreadnought bien que menée dans le plus grand secret fuita suffisament pour permettre aux allemands de préparer rapidement la riposte (classe Nassau), la construction des Invincible eut lieu dans le secret le plus absolu. Les allemands prennant pour argent comptant l'intoxication britannique, ils construisirent le Blücher qui se révéla dépassé quand les véritables caracteristiques des croiseurs de bataille britanniques se révélèrent.


L'amiral Tirpitz ne fût jamais un chaud partisan du croiseur de bataille version fisherienne

L'amiral Tirpitz n'était pas un chaud partisan du croiseur de bataille. La maxime «fisherienne» de «Speed is armor» (la vitesse est un blindage) lui paru comme une véritable hérésie car l'écart de vitesse de près de cinq noeuds n'arrête pas les obus sans parler du fait que Fisher avait eut l'idée d'un croiseur de bataille après l'éclatante victoire japonaise de Tsushima opposant des navires modernes, bien entretenus et bien commandés à des navires anciens et ayant subit les affres d'un épuisant tour du monde.

Les allemands décidèrent donc de construire des croiseurs de bataille moins par réel besoin que pour suivre les anglais sur leur terrain mais le grand amiral Tirpitz veilla à ce que la protection soit bien plus importante que les croiseurs de bataille anglais en maintenant le calibre de l'artillerie principale à 280mm au lieu du 305mm utilisé par les anglais.

Les études du «Gross Kreuzer F» commencèrent en août 1906 suivant les bases suivante : artillerie principale de 280mm (huit pièces si possible), une artillerie secondaire de 150mm, une protection renforcée par rapport au Blücher, une vitesse maximale de 25 noeuds, un déplacement et un prix équivalent à celui du Nassau.

La mise au point du premier croiseur de bataille allemand fût longue et fruit de nombreux débats sur la vitesse, l'armement et la protection. La disposition définitive de l'armement fût adoptée le 7 novembre 1906 : une disposition en diagonale avec une tourelle axiale avant, une tourelle axiale arrière et deux tourelles latérales. La réunion du 14 février 1907 fût essentiellement consacrée au renforcement de la protection en améliorant le compartimentage et en renforçant la protection de certaines parties sensibles : pont blindé porté de 60 à 80mm au dessus du local de barre, la ceinture cuirassée est portée de 230 à 250mm à la hauteur de la machine arrière.

Les spécifications du «grand croiseur F» baptisé Von Der Tann furent signées par l'Empereur le 22 juin 1907.


Schéma du Von Der Tann

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MessageSujet: Re: ALLEMAGNE CROISEUR DE BATAILLE SMS VON DER TANN   Ven 19 Mar 2010, 15:11

Historique

Le Von Der Tann au mouillage en 1911

Présentation

Le Von Der Tann en armement avec l'installation d'un canon de 280mm sur la tourelle latérale tribord

-Le SMS Von Der Tann est commandé le 26 septembre 1907 aux chantiers navals Blohm & Voss de Hambourg. Il est mis sur cale le 21 mars 1908 lancé le 20 mars 1909 et admis au service actif le 1er septembre 1910.


Le général Ludwing Von Der Tann

Il porte le nom du général Ludwig Freiherr von und zu der Tann-Rathsamhausen (18 juin 1815-26 avril 1881). D'origine bavaroise, il entra comme page à la cour de Bavière en 1827 à l'age de douze ans avant de se destiner à la carrière des armes, choisissant l'artillerie en 1833. Détaché auprès de l'armée autrichienne de Radetzky en Italie, il se laisse grisser par une aventure, se retrouvant en Afrique du Nord. Proche du prince héritier de Bavière, il participa à la première guerre des duchés en 1848/49 à la terre d'un corps de volontaire de la ville d'Hambourg.

De retour en Bavière, il devint aide de camp du roi Maximilien, devenant général en 1855, participant en 1864 aux dernières phases de la guerre des Duchés. A la tête de l'armée bavaroise, il se montra d'une extrême pusillanimité contre l'armée prussienne à la fois parce qu'il désapprouvait cette guerre et parce qu'au fond il connaissait les faiblesses des forces autrichiennes et d'Allemagne du Sud.

Il participa ensuite à la guerre franco-allemande de 1870/71 où il s'illustra à de nombreuses reprises. Revenu en Allemagne, il devint en 1876, Grand Chancelier de l'ordre militaire Max-Joseph. Il contracta un rhume qui dégénéra en pneumonie, Ludwing Von Der Tann succombant en avril 1881 en Italie.

Carrière opérationnelle

Premières années

Le Von Der Tann au mouillage

Les premières phases de l'armement eurent lieu chez le chantier constructeur avant que le navire soit transféré au Kaiserliche Werft de Kiel à partir de mai 1910. A cette époque, la Kaiserliche Marine connaissait une véritable crise de croissance avec un manque criant d'équipage ce qui obligea les ouvriers du chantier à aider l'équipage incomplet du croiseur de bataille à transférer le navire entre le chantier et l'Arsenal.

Durant ses essais, le Von Der Tann _premier navire de la marine allemande à être équipé de turbines _ atteignit la vitesse maximale de 28.12 noeuds et plus intéressant, fût capable de maintenir une vitesse de 27 noeuds pendant six heures.

Pour tester tous les équipements du navire, le Von Der Tann effectua une traversée de longue durée, direction l'Amérique du Sud, le nouveau fleuron de la marine impériale allemande visitant Rio de Janeiro, Puerto Belgrano et Bahia Blanca en Argentine avant de rentrer à Kiel le 6 mai 1911.

Deux jours plus tard, le 8 mai 1911, le Von Der Tann fût affecté à la force de reconnaissance de la flotte de haute mer. En juin 1911, il participa à la revue navale de Spithead organisée pour célébrer le couronement du roi George V.

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MessageSujet: Re: ALLEMAGNE CROISEUR DE BATAILLE SMS VON DER TANN   Ven 19 Mar 2010, 15:40

Le Von Der Tann en guerre (1) : août 1914-avril 1916

Vue tribord arrière du Von Der Tann au mouillage

Au moment où éclate le premier conflit mondial, le Von Der Tann était le navire amiral du 1er groupe d'éclairage de la flotte de haute mer commandée par le contre-amiral Franz Hipper.


La baie d'Heligoland

Heligoland est un archipel de 4.2km situé en mer du Nord à 29 miles des côtes allemandes. Appartenant à l'empire Allemand depuis 1890 (échange avec les britanniques qui cédèrent cet archipel contre Zanzibar), il abrite une importante base navale allemande.

Ce matin du 28 août 1914, les anglais décident de pousser la Hochseeflot à l'affrontement. Pour cela , ils déploient la force Harwich composée des deux croiseurs légers Arethusa et Fearless accompagnés par 31 destroyers et appuyés par des sous marins afin d'attaquer les patrouilles allemandes à l'ouest d'Héligoland.

En couverture, se trouve également la Cruiser Force C composée de 5 vieux croiseurs cuirassés et la Cruiser Force K du contre-amiral Moore composée des croiseurs de bataille Invincible et New Zealand. L'Amirauté considérait ces forces de soutien suffisantes mais l'amiral Jellicoe commandant en chef de la Grand Fleet estima nécessaire d'adjoindre en couverture le 1st Battlecruiser Squadron du vice-amiral Beatty et le 1st Light Cruiser Squadron mais ni Tyrwhitt (commandant les croiseurs et les destroyers) ni Keyes (commandant des sous marins) ne fût prévenu ce qui allait provoquer certains désagréments sur le champ de bataille.

A l'aube, le 28 août 1914, la force Harwich tomba sur les premiers torpilleurs allemands qui se replièrent pour rejoindre les croiseurs Frauenlob et Stettin bientôt rejoindre par quatre autres croiseurs légers.

Malmenée, surclassé, la force Harwich fût secourue par les six croiseurs légers du 1ère squadron de croiseurs légers composée des HMS Southampton, Birmingham, Falmouth, Liverpool, Lowestoft et Nottingham qui rétablirent la supériorité britannique : le Frauenlob fût gravement endommagé pendant que le Mainz était coulé après avoir vendu chèrement sa peau.

Leur mission accomplie, les britanniques décidèrent de se replier alors que les grosses unités allemandes s'apprêtaient à appareiller. Les unités légères britanniques réclamèrent l'intervention des croiseurs de bataille de l'amiral Beatty alors que l'Arethusa avait été sévèrement endommagé par les croiseurs légers Strassburg et Köln qui virent avec horreur vers 12.37, l'arrivée des croiseurs de bataille.


Le croiseur léger Ariadne sous le feu britannique

Si le Strassburg réussit à éviter les obus britanniques, le Köln eut moins de chance étant sévèrement endommagée mais il fût sauvé par l'apparition soudaine du vieux croiseur Ariadne. A 13.10, Beatty ordonna la retraite et à cet instant, l'Invincible menait la force des croiseurs de bataille, ouvrant le feu sur le Köln, tirant 18 obus mais sans en placer aucun dans la cible, laissant le Lion couler par deux salves le Köln.

Les forces britanniques avaient déjà rompu le contact quand les croiseurs de bataille allemands Moltke, Von Der Tann et Seydlitz (à bord duquel se trouvait l'amiral Hipper en personne) parvinrent à appareiller de Wilhelmshaven en raison de la marée qui n'avait permis l'appareillage que des croiseurs légers.

La bataille de la baie d'Heligoland se terminait par une victoire éclatante des forces britanniques puisque sans aucune perte de leur côté, ils avaient couler trois croiseurs légers (Mainz, Koln et Ariadne plus le Frauenlob gravement endommagé) et un torpilleur.

Quelques mois plus tard, le Von Der Tann fût engagé dans une série d'opérations de bombardement côtière contre la côte est de l'Angleterre. La première cible fût la ville de Yarmouth située dans le comté de Norfolk.


Vue en plan large du Von Der Tann

Le 2 novembre 1914 à 16.30, le Von Der Tann accompagné par le Moltke, le Seydlitz _navire amiral de l'amiral Hipper_ , le croiseur cuirassé Blücher et les croiseurs légers Strassburg Graudenz, Kolberg et Stralsund appareillèrent de Wilhelmshaven pour une bombardement côtier couvrant la mise en place d'un champ de mines destiné à perturber le trafic commercial britannique. A 18.00, deux squadrons de cuirassés de la flotte de haute mer appareillèrent, mettant cap au nord pour couvrir l'opération et attirer les britanniques vers le nord.

Le lendemain matin à 6.30, les navires de l'amiral Hipper tombèrent sur le dragueur de mines britannique Halcyon ouvrant le feu ce qui attira l'attention du destroyer Lively. Hipper réalisant qu'il allait entrer dans un champ de mines ordonna à ses navires de regagner la haute mer ce qui n'empêcha pas les navires allemands de lâcher quelques salves sur Yarmouth mais avec très peu d'effets avant de regagner l'Allemagne. Sur le chemin de retour, le croiseur cuirassé Yorck chargé de couvrir le retour de la force de Hipper sauta sur une mine allemande et sombra

Six semaines plus tard, le Von Der Tann fût engagé dans une nouvelle opération de bombardement qui devait aboutir à un affrontement en haute mer entre la Grand Fleet et la Hochseeflot. Les allemands engagèrent le 1er et le 2ème groupe d'éclairage composé des croiseurs légers Kolberg, Strassburg, Stralsund et Graundez, de deux flottilles de torpilleurs (18 navires au total), des croiseurs de bataille Seydlitz, Moltke, Von Der Tann, Derfflinger et du croiseur cuirassé Blücher.

La force de l'amiral Hipper appareilla à 3.20 le 15 décembre 1914 suivit quelques heures plus tard par le gros de la flotte de haute mer mais cette dernière tomba sur des destroyers britanniques et craignant une attaque à la torpille de nuit, l'amiral Ingenohl ordonna la retraite.

A l'approche de la côte britannique, les navires de l'amiral Hipper se divisèrent en deux groupes avec d'un côté le Seydlitz, le Moltke et le Blücher chargés de pilonner Hartlepool alors que le Von Der Tann et le Derfflinger étaient chargés de bombarder Scarborough et Whitby. A 8.15, le Kolberg commença à mouiller des mines, un quart d'heure après le début du bombardement de Scarborough mené par le Derfflinger et le Von Der Tann, bombardement qui s'acheva à 9.30.

A la différence de Scarborough, Hartlepool était défendu par trois batteries de canons de six pouces ce qui représentait une menace non négligeable même pour des croiseurs de bataille. Les batteries furent mises en alerte à 7.46 quand de grands navires de guerre furent signalés. Le bombardement commença à 8.10 sans que les britanniques qui ne disposaient dans la région que de quatre destroyers, de deux croiseurs légers et d'un sous marin ne puissent réagir. Les batteries côtières britanniques se montrèrent suffisament précis pour obliger le Blücher à changer de position après avoir été encadré à plusieurs reprises.

Le bombardement d'Hartlepool provoqua la mort de 86 civils tandis que 424 étaient blessés. Sept soldats étaient tués et quatorze blessés.1150 obus furent tirés. Côté allemand, huit marins avaient été tués et douze blessés. Le bombardement cessa à 8.50, les navires allemands quittant la zone.

La Grand Fleet avait appareillé dès le 15 décembre de Scapa Flow avant même que les allemands ne commencent leur attaque. Le lendemain, 16 décembre 1914 à l'aube, des destroyers britanniques tombèrent sur des destroyers et des croiseurs mais l'engagement confus se termina sur un match nul.

Les deux adversaires hésitèrent à engager le combat, craignant de se retrouver en infériorité numérique contre l'adversaire.
De son côté l'amiral Hipper regroupa ses forces et le 16 décembre 1914 à 9.30, il ordonna le retour en Allemagne, apprenant que la flotte de haute mer avait regagné l'Allemagne, le laissant à découvert. Les inombrables hésitations de l'amiral Beatty sauva les allemands qui purent rentrer au port sans difficultés, la Grand Fleet regagnant ses bases le 17 décembre 1914.

Le Von Der Tann aurait du ensuite participer à la bataille du Dogger Bank (23 janvier 1915) mais il était immobilisé pour entretien et remplacé par le croiseur cuirassé Blücher qui fût coulé au cours de cet engagement avec quelques marins du Von Der Tann à bord et qui sombrèrent avec le navire.

Il passa les premiers mois de 1915 en mer Baltique, bombardant l'île d'Utö au large de la Finlande le 10 mars 1915, effectuant un duel d'artillerie avec les croiseurs cuirassés Admiral Makarov et Bayan accompagnés par cinq destroyers. Le Von Der Tann fût touché par un obus au niveau de la cheminée qui ne causa aucune perte humaine. Les 3 et 4 février, il assura la couverture du retour en Allemagne du croiseur auxiliaire Möwe et participa aux plusieurs sorties de la flotte (5-7 mars, 17 avril, 21-22 avril et 5 mai).

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MessageSujet: Re: ALLEMAGNE CROISEUR DE BATAILLE SMS VON DER TANN   Ven 19 Mar 2010, 15:50

Le Von Der Tann en guerre (2) : avril 1916-novembre 1918

Le Von Der Tann au mouillage

Le premier croiseur de bataille allemande participa à une nouvelle expédition de bombardement contre les villes de Yarmouth et de Lowestoft les 24 et 25 avril 1916. Malade, l'amiral Hipper céda le commandement à son adjoint, le contre-amiral Friedrich Bödicker.

La force allemande se composait des croiseurs de bataille Derfflinger, Lützow, Moltke, Seydlitz et Von Der Tann accompagnés par quatre croiseurs légers et deux flottilles de destroyers qui appareilla en fin de matinée le 24 avril suivit par la flotte de haute mer en début d'après midi pour couvrir les navires du contre-amiral Bödicker. Les britanniques mis au courant de la sortie allemande firent appareiller la Grand Fleet en fin d'après midi le 24 avril 1916.

A 15.38, le Seydlitz heurta une mine qui provoqua une brèche de 50m, embarquant près de 1400 tonnes d'eau ce qui l'obligea à se replier couvert par les croiseurs légers à la vitesse de quinze noeuds. Les quatre croiseurs de bataille restant n'abandonnèrent par l'opération mais modifièrent leur trajectoire pour éviter d'autres mines. A 16.00, le Seydlitz stoppa et Bödicker se transporta sur le Lützow grâce au torpilleur V28.

A 4.50 le 25 avril, les croiseurs de bataille allemands accompagnés par les croiseurs légers Rostock et Elbing étaient arrivés à proximité de Lowestoft. Les croiseurs légers allemands tombèrent alors sur les croiseurs légers et les destroyers de la Harwich Force mais cela ne détourna pas les allemands de leur bombardement sur Lowestoft. Le bombardement s'acheva à 5.20, les navires allemands gagnant Yarmouth qui fût bombardée de 5.42 à 5.47 en raison d'une faible visibilité. La Harwich Force engagea les allemands mais l'escarmouche ne donna rien et les allemands informés de la sortie de la Grand Fleet de Scapa Flow décidèrent de rentrer dans leurs bases.

Depuis le début du conflit, les marines britanniques et allemandes multiplient les occasions manquées. La Royal Navy surtout rêve de la bataille décisive lui permettant d'écraser la Kaiserliche Marine qui eut l'outrecuidanse de se croire capable de lui disputer la suprématie navale.
Le 31 mai 1916, cet affrontement eu enfin lieu à 200km au nord ouest de la péninsule danoise du Jutland.

Ce jour là la Grand Fleet engagea des moyens considérables avec d'abord de la flotte de combat de l'amiral Jellicoe embarqué à bord de l'Iron Duke.

Cette flotte de combat se composait de la 2ème escadre de ligne (1ère
division : King George V Ajax Centurion et Erin 2ème division : Orion Monarch Conqueror et Thunderer 5ème division : Colossus Collingwood, Neptune, Saint Vincent et 6ème division : Marlborough Revenge Hercules et Agincourt) la 4ème escadre de ligne (3ème division : Royal Oak, Superb et Canada 4ème division : Benbow Bellerophon Temeraire et Vanguard) la 3ème escadre de croiseurs de bataille (Invincible Inflexible et Indomitable), la 1ère escadre de croiseurs cuirassés (Defence Warrior Duke of Edimburgh Black Prince) la 2ème escadre de croiseurs cuirassés (Minotaur Hampshire Cochrane et Shannon), la 4ème escadre de croiseurs légers (Calliope, Caroline Constance Royalist Comus Blanche Bodicea Bellona Canterbury et Chester) ainsi que trois flottilles de destroyers (4ème, 11ème et 12ème flottille) soit un total de 50 destroyers.

Aux forces de l'amiral Jellicoe s'ajoutèrent celles de l'amiral Beatty (embarqué à bord du croiseur de bataille Lion) qui commandait la force des croiseurs de bataille composée de la 1ère escadre (Princess Royal Queen Mary et Tiger) la 2ème escadre (New Zealand Indefatigable) la 5ème escadre de cuirassés rapides (Barham Valiant Warspite et Malaya), la 1ère escadre de croiseurs légers (Galatea, Phaeton, Inconstant et Cordelia) la 2ème escadre de croiseurs légers (Southampton, Birmingham, Nottingham et Dublin) et la 3ème escadre de croiseurs légers (Falmouth, Yarmouth, Birkenhead et Gloucester). Il commandait également le porte-hydravions Engadine et trois flottilles de destroyers (1ère, 9ème et 10ème à part égale et la 13ème flottille) soit un total de 27 destroyers.

L'amiral Scheer de son côté avait déployé une partie non négligeable de ses forces avec sous son commandement direct la 1ère escadre (1ère division : Ostfriesland, Thüringen, Helgoland, Oldenburg, Ostfriesland 2ème division : Posen, Rheinland, Nassau et Westfalen), la 3ème escadre (5ème division : König, Grosser Kürfurst, Markgraf et Konprinz Wilhelm 6ème division : Friedrich der Gross _où était embarqué l'amiral Scheer_ Kaiser Kaiserin et Prinzregent Luitpold; 4ème groupe de croiseurs légers d'éclairage : Stettin München Frauenlob Stuttgart Hamburg) et la 2ème escadre composé de vieux pre-dreadnought (3ème division Deutschland, Hessen, Pommern et 4ème division Hannover Schlesien et Schleswing Holstein), le tout accompagné de 25 torpilleurs.

Il existait également une force d'éclairage sous le commandement du vice-amiral Hipper composé du 1er groupe d'éclairage de croiseurs de bataille (Lützow _sur lequel était embarqué Hipper_ Derflinger, Seydlitz, Molke Von der Tann) et le 2ème groupe d'éclairage de croiseurs légers (Frankfurt, Pillau Elbing et Wiesbaden), le tout accompagné de 30 torpilleurs.


Carte de la bataille du Jutland

Les Allemands conscients de leur infériorité décidèrent de tendre un piège à la flotte britannique en organisant une opération de bombardement de la région de Sunderland destiné à faire sortir la Grand Fleet de ses bases avant de la ramollir par des attaques de U-Boot puis de l'attirer vers les cuirassés de Scheer. Ce plan parfait sur le papier fût biaisée dès le départ puisque depuis le début de la guerre les britanniques interceptaient les messages et les décryptaient. Ils purent ainsi appareiller le 30 mai 1916.

A 14h00, le 31 mai, la flotte britannique arrive sur zone mais la mer est vide. Les deux flottes ne se voient pas et ne vont prendre contact que par un événement bien fourtuit. Un vieux cargo danois lent et rouillé, le NJ Fjord passe entre les deux flottes qui envoient chacune un navire pour le reconnaître, un échange de coups de feu marquant le début de la plus grande bataille navale de tous les temps.

Les croiseurs légers anglais engagent l'ennemi et tentent de les attirer vers le nord-est les forces de l'amiral Hipper en direction des forces de l'amiral Jellicoe et de permettre aux croiseurs de bataille de l'amiral Beatty de les prendre à revers par le sud.

A 15h48, cap au sud, les deux flottes de croiseurs de bataille sont à dix milles l'une de l'autre sur des routes convergentes. Les allemands sont avantagés par la visibilité et le Lützow est le premier à tirer sur le Lion de l'amiral Beatty.

Au bout de trois minutes, les allemands qui disposent d'un meilleur système de conduite de tir ont déjà placé huit coups au but sur le Lion, le Tiger et le Princess Royal. Ce n'est qu'à 15h55 que les anglais marquent un point en touchant le Seydlitz qui doit noyer ses soutes perdant ¾ de sa puissance de feu.

La distance entre les croiseurs de bataille est tombée de 14000 à 11800m. Les anglais s'embrouillant dans les ordres laisse le Derrflinger manoeuvrer comme à la parade et place trois obus dans le Lion dont l'une d'elle fait sauter la tourelle Q. Le navire aurait explosé sans le sacrifice du major Harvey, le commandant de la tourelle qui se sachant condamné fait fermer la porte étanche derrière lui et fait noyer les soutes.

A 16h05, le Von der Tann place trois obus dans le Indefatigable, crévant les ponts et éclatant dans les soutes. Le croiseur de bataille explosa ne laissant que trois survivants sur 1017 membres d'équipage. Le Von der Tann encaisse un obus de 380mm mais son meilleur blindage que sa victime le sauve.

Le Derrflinger et le Seydlitz matraquent ensuite le Queen Mary qui encaissa une demi-douzaine d'obus explosant et ne laissant que huit survivants sur 1274 hommes. A la vue de l'explosion, l'amiral Beatty eut cette réflexion typique de l'humour anglais «Il semble que quelque chose n'aille pas avec nos sacrés bon dieu de bateaux aujourd'hui».

L'amiral Hipper sait que l'amiral Scheer arrive et pour gagner du temps ordonne à ses torpilleurs d'attaquer les croiseurs anglais obligzant Beatty à faire de même, une furieuse mêlée se déroulant entre les deux colonnes.

Beatty sait qu'il ne peut faire face à la totalité de la Hochseeflot et décide de se replier pendant que l'amiral Scheer ordonne la chasse générale. Pourtant Jellicoe n'est pas loin, ses vingt quatre dreadnoughts regroupés en six colonnes précédés par les croiseurs légers, l'amiral allemand ignorant que la fuite de Beatty est une ruse.

Malheureusement, les Queen Elizabeth eurent du mal à suivre les instructions de Beatty permettant aux allemands de les viser un à un correctement et le Warspite encaissa 15 coups au but qui l'endommagèrent gravement l'obligeant à se replier non sans difficultés puisque le navire pendant plusieurs minutes tournant en rond suite à une avarie de barre. Les communications et la conduite étaient hors service et seule la tourelle A pouvait tirer ce qui l'obligeant à quitter le combat. Lors de son retour à Rosyth, il échappa à deux attaques de sous marins.

A 17h30, les navires de Jellicoe entrent en contact avec la Hochseeflot et oblige vers l'est puis le sud-est. Ils se retrouvent alignés sur sept miles, la colonne plongeant vers la côte du Jutland, prêt à matraquer les deux colonnes de Scheer. L'Invincible, premier croiseur de bataille de l'histoire est touché encore par le Derrflinger qui place un obus qui explose dans la soute de la tourelle Q ne laissant que cinq rescapés.

Les cuirassés anglais de Jellicoe ouvrent le feu à 18h16 barrant le T de l'amiral Scheer qui sent que sa flotte va être anihiliée mais le brouillard le sauve. Le commandant de la Hochseeflot ordonne la retraite, les croiseurs et les torpilleurs les couvrant avec des écrans de fumée.

A 18h45, les cuirassés britanniques cessent le feu, lassés de tirer à l'aveugle. Jellicoe ne voit rien et à 18h50, il ordonne une route plus au sud, espérant couper la retraite de Scheer mais ce dernier décide de foncer dans la Grand Fleet, victime selon certains du «syndrome de Nelson» mais Jellicoe réussit à lui barrer le T et à 19h15, Scheer ordonne une nouvelle retraite, couvert par les croiseurs de bataille formant une escadre de sacrifice.

Les Derrflinger et le Von der Tann sont touchés mais les croiseurs de bataille sont couverts par les torpilleurs allemands qui lancent 28 torpilles mais sont massacrés (six hors de combat et un coulé) mais le temps que Jellicoe évite les torpilles est un gain précieux pour la Hochseeflot. Quand les torpilles ont été évitées, il est 19h45 et il ne reste qu'une demi-heure de jour alors que plus de 4 miles (8km) séparent les deux flottes. La bataille du Jutland est terminée.

Le Von Der Tann à été sévèrement endommagé au cours de la bataille, son armement principal hors service ce qui ne l'empêcha pas de rester dans la ligne de bataille pour attirer le feu des artilleurs britanniques. L'équipage travailla ardement et en début de soirée, les tourelles C et D étaient de nouveau opérationnelles.

A 22.15, l'amiral Hipper qui avait transféré son pavillon sur le Moltke ordonna à ses croiseurs de bataille d'accélerer à 20 noeuds et de se placer derrière la ligne de bataille allemande. Cependant le Derfflinger et le Von Der Tann ne pouvait pas filer à plus de 18 noeuds. A 00.05, ils furent rejoints par les pré-dreadnoughts Schlesien et Schleswig Holstein.

A 3.37, le destroyer britannique HMS Moresby lança ses torpilles qui passèrent juste devant la proue du Von Der Tann qui dut manoeuvrer à tribord pour éviter un coup au but. Au final, le Von Der Tann terminait la bataille avec 11 morts et 35 blessés, ses canoniers ayant tiré 170 obus de 280mm et 98 de 150mm.

Si les deux camps revendiquent la victoire. On peut considérer que les allemands ont remporté une victoire tactique en infligeant des pertes plus sérieuses aux anglais (les anglais perdant 6094 hommes, 3 croiseurs de bataille, 3 croiseurs cuirassés et 8 destroyers alors que les allemands ont eut 2551 tués, un cuirassé moderne, un pré-dreadnought, quatre croiseurs légers et cinq torpilleurs) mais qu'au point de vue stratégique, les anglais l'emportent montrant aux allemands leur supériorité numérique et dissuadant la Hochseeflot de chercher un engagement et la confinant jusqu'à l'Armistice dans ses ports.

Cette bataille provoqua une grande polémique sur les capacités de la Royal Navy, les anglais néligeant la protection de leurs navires et la sécurité du chargement des munitions alourdirent ainsi leur perte au nom de l'augmentation de la cadence de tir. Jusqu'à la fin de sa vie, l'amiral Jellicoe se demanda ce qui se serait passé si il avait ordonné de faire face aux torpilles au lieu de présenter la poupe, il aurait pu être eut le temps de rattraper la Hochseeflot et de lui infliger des dégâts bien plus importants. Pendant plusieurs années, une controverse fit rage entre les partisans de Jellicoe et ceux de Beatty.

Le Von Der Tann resta immbolisé du 2 juin au 29 juillet pour réparer les dégâts de la bataille du Jutland. Remis en service, il participa aux nombreuses tentatives de la Hochseeflot de bousculer le sort des armes (18 et 19 août, 25 et 26 septembre, 18 et 19 octobre, 23 et 24 octobre) mais ces tentatives n'eurent aucune réussite ni aucune conséquence sur le cours globale de la guerre.

Lors de la sortie des 18 et 19 août, La marine allemande déploya deux croiseurs de bataille (les seuls opérationnels), les Moltke et Von der Tann aidés par le Bayern et deux dreadnought de classe König, les SMS Markgraf et Grosser Kurfürst couverts à distance par 15 dreadnoughts. Le but de la manoeuvre était de bombarder la ville de Sunderland afin d'attirer les croiseurs de bataille anglais et les détruirent.

Malheureusement, les anglais connaissant les codes allemands, ils appareillèrent pour contrer ce plan. A 14.35, le 18 août 1916, l'amiral Scheer fût informé de la sortie de la Grand Fleet et préféra se replier, l'expérience de la bataille du Jutland étant encore fraiche dans son esprit.

Le Von Der Tann servit également de navire amiral au contre-amiral Von Reuter durant le déploiement de la Hochseeflot au large des côtes de Norvège du 23 au 25 avril 1918. Cette opération fût annulé quand le Moltke fût victime d'une avarie. Le message radio envoyé entraina l'appareillage de la Grand Fleet et l'annulation de l'opération. Il joua le même rôle durant une autre sortie infructueuse menée les 8 et 9 juillet 1918.

Crépuscule

Les croiseurs de bataille allemands en route pour Scapa Flow : le Seydlitz suivit par le Moltke, le Derfflinger, l'Hindenburg et enfin le Von Der Tann

Après une longue période d'inactivité, la marine allemande décide de mener un véritable baroud d'honneur au mois d'octobre. La Hochseeflot doit se rassembler dans la rade de Schilling pour un action de diversion au large des côtes de Flandre et de l'estuaire de la Tamise avec une action principale au large des côtes d'Ecosse. Cette attaque ressemble à une véritable attaque suicide et les équipages se mutinent du 24 au 29 octobre 1918.

Suite à l'armistice du 11 novembre 1918, les alliés ordonnèrent à la Hochseeflot de quitter l'Allemagne pour gagner la Grande Bretagne et d'attendre que les alliés ne décident de leur sort. Les navires allemands escortés par 370 navires anglais américains et français arrivèrent dans le Firth of Forth le 21 novembre 1918 avant de gagner Scapa Flow, l'amirauté ne voulant que les équipages allemands mutinés et travaillés par le bolchevisme ne contamine les équipages britanniques.

L'amiral Reuter à bord du croiseur léger Emden compris rapidement que les alliés allaient se partager la flotte allemande ce qui lui était tout bonement insupportable. Le 21 juin apprenant que la délégation allemande allait à Paris accepter de livrer la flotte et que l'escadre anglaise était à la mer, Reuter ordonna à tous ses commandants de saborder leurs navires, opération rapide car préparée depuis plusieurs jours.

Les navires allemandes commencèrent à s'enfoncer dans les eaux noires de la rade. Les anglais tentent de sauver le plus de navire mais seuls 23 navires dont les plus gros sont des croiseurs légers sont échoués et échappent au naufrage. Le Von Der Tann lui mis deux heures et quinze minutes à couler. L'épave fût relevé le 7 décembre 1930 non sans difficultés avant d'être démantelée à Rosyth entre 1931 et 1934.

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MessageSujet: Re: ALLEMAGNE CROISEUR DE BATAILLE SMS VON DER TANN   Ven 19 Mar 2010, 15:54

Caracteristiques Techniques


Déplacement : standard 19370 tonnes pleine charge 21300 tonnes

Dimensions : Longueur : 171.7m Largeur : 26.6m Tirant d'eau : 8.91m (standard) 9.17m (en charge)

Propulsion : 4 turbines à engrenages Parson alimentées en vapeur par 18 chaudières Schultz Thornycroft dévellopant une puissance totale de 43600ch entrainant quatre hélices

Performances : vitesse prévue à l'origine : 24.8 noeuds vitesse maximale : 27 noeuds (28 noeuds atteints aux essais) distance franchissable : 4400 miles nautiques à 14 noeuds 2760 tonnes de charbon embarqué.

Protection : ceinture blindée de 80 à 250mm, tourelles face avant 230mm, tour de commandement 250mm

Armement :

-8 canons de 280mm SK L/45 en quatre tourelles doubles (une axiale, une arrière et deux latérales). Ce canon de 45 calibres tire des obus de 302kg à une distance maximale de 18900m (20400m après 1915) à l'élévation maximale (site = +20°) à raison de 3 coups par minute.

La tourelle double Dr LCH/1907 pesant environ 400 tonnes en ordre de combat permet aux canons de 280mm de pointer en site de -8° à 20° et en azimut sur 150° de chaque côté pour les tourelles avant et arrière et 80° pour les tourelles latérales. La dotation en munitions est de 82 obus par canon soit un total de 656 obus pour le navire

-10 canons de 150mm SK L/45 modèle 1908 en 10 casemates (cinq babord et cinq tribord). Ce canon de 45 calibres tire des obus de 45kg à une distance maximale de 13500m à raison de 5 à 7 coups par minute.

L'affût MPL/C 13 pèse en ordre de combat 17 tonnes et peut pointer en site de -8.5° à +19° et en azimut sur 150°. La dotation en munitions est de 160 obus par canon soit un total de 1600 obus

-16 canons de 88mm SK/L 45 modèle 1906 en seize affûts simples sous masque. Ce canon de 45 calibres tire des obus de 15kg à une distance comprise entre 10694m (site à 25°) et 11790m (site à 45°) pour une cadence de tir de 15 coups par minute. La dotation en munitions est de 400 coups par pièce soit 3200 coups au total. Ces canons ont été débarqués après la bataille du Jutland.

-4 tubes lance-torpilles sous marins de 450mm

Equipage : 41 officiers et 882 marins

Sources

-Les Grandes Batailles Navales de Salamine à Midway «Jutland p214-240»

-Et L'Océan fût leur tombe naufrages et catastrophes maritimes au vingtième siècle «P 255-256 Sabordage de la flotte allemande à Scapa Flow»

-Grognes et colères de marins cinq siècles de mutineries maritimes «P152-161 les mutineries dans la marine allemande à la fin de la première guerre mondiale»

-Ressources internet diverses

FIN DE L'ARTICLE
A VENIR : SOUS MARINS CLASSE NARVAL


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MessageSujet: Re: ALLEMAGNE CROISEUR DE BATAILLE SMS VON DER TANN   Ven 19 Mar 2010, 16:19

L'artillerie principale est disposée d'une manière assez originale sur ce cuirassé (la tourelle babord peut-elle tirer vers tribord scratch , ca ne me parait pas évident). Perso mon croiseur de bataille allemand préféré est le Derflinger, qui fit bien du mal à la Royal Navy au Jutland (tu as prévu un article la dessus )
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MessageSujet: Re: ALLEMAGNE CROISEUR DE BATAILLE SMS VON DER TANN   Ven 19 Mar 2010, 16:52

Salut Eagle Eye. Cette disposition à été rendue nécessaire par la volonté des allemands de disposer d'une bordée de 8 pièces alors qu'ils n'étaient pas encore rendus aux cuirassés avec tourelles superposées. Pour le Derfflinger, j'ai bien entendu prévu de le faire, cela devrait venir assez vite.

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MessageSujet: Re: ALLEMAGNE CROISEUR DE BATAILLE SMS VON DER TANN   Ven 19 Mar 2010, 19:46

Citation :
cette disposition à été rendue nécessaire par la volonté des allemands de disposer d'une bordée de 8 pièces

N'empêche que les superstructures doivent vachement géner si la tourelle babord veut tirer sur tribord et inversément.

Citation :
Pour le Derfflinger, j'ai bien entendu prévu de le faire, cela devrait venir assez vite.

excellente nouvelle
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MessageSujet: Re: ALLEMAGNE CROISEUR DE BATAILLE SMS VON DER TANN   Ven 19 Mar 2010, 20:36

Bel article comme toujours

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MessageSujet: Re: ALLEMAGNE CROISEUR DE BATAILLE SMS VON DER TANN   Ven 19 Mar 2010, 23:16

Merci Claus. Beau boulot thumleft thumleft thumleft


Jef salut
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MessageSujet: Re: ALLEMAGNE CROISEUR DE BATAILLE SMS VON DER TANN   Sam 20 Mar 2010, 18:04

Merci les gars. En ce moment je bosse sur les sous marins de classe Narval. La prochaine classe de "gros" sera la classe Iron Duke

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MessageSujet: Re: ALLEMAGNE CROISEUR DE BATAILLE SMS VON DER TANN   Dim 21 Mar 2010, 09:33

Merci Claus pour cet article très instructif, tout particulièrement sur les divergences de conception, sur les croiseurs de bataille, entre la vision quand avait Tirpitz, par rapport à celle de Fisher!
Dans le font, la mauvaise surprise qu'ont eux les Anglais, c'est que le Von Der Tann et ses suivants étaient plus des cuirassés rapide que des croiseur de bataille!
Perso, je considère même que ces navires ont été les plus remarquable réalisation allemande dans le domaine des navires de guerre de surface! thumright


Dernière édition par vautour le Dim 21 Mar 2010, 17:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ALLEMAGNE CROISEUR DE BATAILLE SMS VON DER TANN   Dim 21 Mar 2010, 13:45

Mon préféré reste le Seydlitz
Il montra une fabuleuse capacité à encaisser les coups
D'ailleurs, il fut le navire amiral de Hipper de 1914 à fin 1917.....
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pascal
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MessageSujet: Re: ALLEMAGNE CROISEUR DE BATAILLE SMS VON DER TANN   Dim 21 Mar 2010, 14:14

Pour ce qui est de sa fonction de navire amiral "l'aimant à obus" connut un intermède de qq semaines: le Lützow qui eut une carrière de 3 mois
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MessageSujet: Re: ALLEMAGNE CROISEUR DE BATAILLE SMS VON DER TANN   Dim 21 Mar 2010, 18:01

colombamike a écrit:
Mon préféré reste le Seydlitz
Il montra une fabuleuse capacité à encaisser les coups
D'ailleurs, il fut le navire amiral de Hipper de 1914 à fin 1917.....
Yes et cela dans deux batailles différente, à ce demander si ce n'est pas lui qui détient le record des obus (de gros calibre) encaisser, dans l'histoire des navires de ligne cuirassé!

Pour ma par, comme Eagle_Eye, mon préféré parmi les CB est le "Chien de fer"!
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pascal
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MessageSujet: Re: ALLEMAGNE CROISEUR DE BATAILLE SMS VON DER TANN   Dim 21 Mar 2010, 18:43

pour ce qui est de l'élégance des lignes de la fragilité et de l'inutilité mon préféré est le Tiger un look extraordinaire et une chance pas possible
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MessageSujet: Re: ALLEMAGNE CROISEUR DE BATAILLE SMS VON DER TANN   Jeu 25 Mar 2010, 08:48

merci pour cet excellent article
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MessageSujet: Re: ALLEMAGNE CROISEUR DE BATAILLE SMS VON DER TANN   

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