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 ALLEMAGNE CROISEUR DE BATAILLE SMS SEYDLITZ

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clausewitz
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MessageSujet: ALLEMAGNE CROISEUR DE BATAILLE SMS SEYDLITZ   Mer 12 Mai 2010, 10:42

CROISEURS DE BATAILLE SMS SEYDLITZ
(ALLEMAGNE)


Le croiseur de bataille Seydlitz à la mer

AVANT PROPOS

La marine allemande (Kaiserliche Marine) est née en même que le Deuxième Reich mais en raison d'une géographie continentale, elle semblait destinée à n'être qu'une garde-côtière destinée à empêcher la Royal Navy de venir barboter à proximité des côtes allemandes bien qu'elle participa aux rares expéditions et acquisitions allemandes outre-mer. L'avénement de Guillaume II en 1888 changea la marine allemande d'ère. Contrairement à son grand père, il était pleinement convaincu que la place de l'Allemagne wilhelmienne était sur les mers et en Outre Mer.

Cette «Weltpolitik» (politique mondiale) se heurtait aux objectifs du vieux chancelier Bismarck mais ce dernier démissiona en 1890, laissant les mains libres au nouvel empereur. Il manquait d'un homme pour mettre en musique ses ambitions, un chef d'orchestre capable d'interpréter les partitions. Cet homme c'est l'amiral Alfred von Tirpitz nommé secrétaire d'Etat à la marine en 1897 qui peut être considéré comme le père de la Hochseeflot (Flotte de Haute Mer).

Le 10 avril 1898, une première loi navale fixa le format de la marine allemande en 1914 à un total de 19 cuirassés, 8 croiseurs cuirassés, 12 croiseurs lourds et 30 croiseurs légers à construire pour le 1er avril 1904. Dans ce total était intégré les navires existants mais si ce format permettait d'affronter la Russie ou la France, il était bien insuffisant pour affronter la Grande Bretagne.

Une deuxième loi navale est votée le 14 juin 1900 qui doubla quasiment le nombre de navires prévus avec 38 cuirassés, 20 croiseurs cuirassés et 38 croiseurs. Ce plan était important tellement important que le Reichstag réduisit le budget ce qui obligea Tirpitz à faire appel à l'emprunt pour financer un plan qui pourrait conduire à la construction de 45 ou 48 cuirassés.

Les anglais étaient tellement préoccupés par l'expansion de la marine allemande que le premier lord de l'amirauté John Fisher proposa de «Copenhaguiser» la flotte allemande (référence au bombardement de la capitale danoise par les anglais en 1801 et en 1807).

Au milieu du 19siècle, la marine à voile rendit les armes devant la marine à vapeur. Les frégates cédèrent la place à une nouvelle race de navires, les croiseurs cuirassés chargés principalement de l'éclairage de la flotte, de la lutte contre les bâtiments du même type et d'une présence armée en outre mer sans parler d'une éventuelle guerre de course contre le commerce ennemi.


Le croiseur cuirassé SMS Scharnhorst

Arrivée tardivement, la marine allemande ne se dôta de croiseurs cuirassés qu'à la fin du 19ème siècle. Neuf navires de ce type furent construits, les SMS Fürst Bismarck, Prinz Heinrich, Prinz Adalbert, Friedrich Carl, Roon, Yorck, Scharnhorst, Gneisenau et Blücher.


Le SMS Blücher

Le SMS Blücher est construit au moment où apparaît le croiseur de bataille à tel point que le dernier croiseur cuirassé allemand peut être considéré comme le «chainon manquant» entre l'armoured cruiser et le battlecruiser.

GENESE DU SEYDLITZ

Cela est peu connu mais dès 1901, les allemands avaient conscience des limites du croiseur cuirassé car l'augmentation du calibre entrainait l'augmentation de la protection et donc le poids et le prix du navire. En clair, si on ne faisait rien, le croiseur cuirassé deviendrait aussi gros que le cuirassé mais en attendant pour suivre la cadence imposée par les britanniques, les allemands n'eurent d'autre choix que de construire des croiseurs cuirassés.

Si la construction du Dreadnought bien que menée dans le plus grand secret fuita suffisament pour permettre aux allemands de préparer rapidement la riposte (classe Nassau), la construction des Invincible eut lieu dans le secret le plus absolu. Les allemands prennant pour argent comptant l'intoxication britannique, ils construisirent le Blücher qui se révéla dépassé quand les véritables caracteristiques des croiseurs de bataille britanniques se révélèrent.

L'amiral Tirpitz n'était pas un chaud partisan du croiseur de bataille. La maxime «fisherienne» de «Speed is armor» (la vitesse est un blindage) lui paru comme une véritable hérésie car l'écart de vitesse de près de cinq noeuds n'arrête pas les obus sans parler du fait que Fisher avait eut l'idée d'un croiseur de bataille après l'éclatante victoire japonaise de Tsushima opposant des navires modernes, bien entretenus et bien commandés à des navires anciens et ayant subit les affres d'un épuisant tour du monde.

Les allemands décidèrent donc de construire des croiseurs de bataille moins par réel besoin que pour suivre les anglais sur leur terrain mais le grand amiral Tirpitz veilla à ce que la protection soit bien plus importante que les croiseurs de bataille anglais en maintenant le calibre de l'artillerie principale à 280mm au lieu du 305mm utilisé par les anglais.


Le premier croiseur de bataille allemand : le SMS Von der Tann

Le premier croiseur de bataille allemand est baptisé SMS Von Der Tann est commandé le 26 septembre 1907 aux chantiers navals Blohm & Voss de Hambourg. Il est mis sur cale le 21 mars 1908 lancé le 20 mars 1909 et admis au service actif le 1er septembre 1910. Il participe à la première bataille de la baie d'Heligoland en août 1914, aux bombardements sur la côte est de l'Angleterre, à la bataille du Jutland les 31 mai et 1er juin 1916 avant de terminer sa carrière en 1919 dans les eaux noires et froides de Scapa Flow avant d'être relevé en 1930 puis d'être démantelée.

Caracteristiques Techniques du SMS Von Der Tann

Déplacement : standard 19370 tonnes pleine charge 21300 tonnes

Dimensions : Longueur : 171.7m Largeur : 26.6m Tirant d'eau : 8.91m (standard) 9.17m (en charge)
Propulsion : 4 turbines à engrenages Parson alimentées en vapeur par 18 chaudières Schultz Thornycroft dévellopant une puissance totale de 43600ch entrainant quatre hélices

Performances : vitesse prévue à l'origine : 24.8 noeuds vitesse maximale : 27 noeuds (28 noeuds atteints aux essais) distance franchissable : 4400 miles nautiques à 14 noeuds 2760 tonnes de charbon embarqué.

Protection : ceinture blindée de 80 à 250mm, tourelles face avant 230mm, tour de commandement 250mm

Armement : 8 canons de 280mm SK L/45 en quatre tourelles doubles (une axiale, une arrière et deux latérales) ; 10 canons de 150mm SK L/45 modèle 1908 en 10 casemates (cinq babord et cinq tribord); 16 canons de 88mm SK/L 45 modèle 1906 en seize affûts simples sous masque. Ces canons ont été débarqués après la bataille du Jutland et 4 tubes lance-torpilles sous marins de 450mm

Equipage : 41 officiers et 882 marins


Le dévellopement de la classe Moltke commença en mai 1907 lors d'une conférence interne à la marine allemande qui satisfaite du Von der Tann décida de poursuivre la construction de croiseurs de bataille mais suivant un modèle différent, plus gros et mieux armé notament pour l'artillerie principal qui devait passer de 280 à 305 avec toujours 8 pièces mais l'Amiral Tirpitz demanda d'accroitre le nombre de canons à 10 ce qui obligeait à garder le calibre de 280mm.

Le Ministère de la Marine réclama cependant de choisir le canon de 305mm pour lui permettre d'intégrer la ligne de bataille. Un débat opposa le ministère de la Marine au Grand Amiral qui l'emporta avec un armement principal de dix canons de 280mm. Le design du «Kreuzer G» prévoyait également un blindage plus important et une vitesse de 24.5 noeuds.

Un seul navire était d'abord prévu mais devant les tensions internationales et la course aux armements entre Londres et Berlin, il fût décidé de construire deux unités, les Kreuzer G et Kreuzer H, le premier étant financé au budget 1908-09 et le second au budget 1909-10.

Le contrat pour le croiseur G fût signé le 17 septembre 1908 avec le numéro constructeur 200 avant d'être baptisé Moltke alors que son sister-ship baptisé Goeben fût condamné le 8 avril 1909 avec le numéro constructeur 201.

-Le Moltke est mis sur cale aux chantiers Blohm & Voss de Hambourg le 7 décembre 1908 lancé le 7 avril 1910 et admis au service actif le 30 août 1911. Seul navire de ligne allemand à avoir visité les Etats Unis en mai 1912, il participe aux batailles de la baie d'Heligoland en 1914 et du Dogger Bank en janvier 1915 au cours de laquelle le Blücher est coulé, à la bataille du Golfe de Riga et à la bataille du Jutland en mai 1916. Interné à Scapa Flow en novembre 1918, il s'y saborde le 21 juin 1919.


Le SMS Goeben

-Le Goeben est mis sur cale aux chantiers navals Blohm & Voss de Hambourg le 28 août 1909 lancé le 28 mars 1911 et admis au service actif le 2 juillet 1912. Affecté en Méditerranée, il échappe aux croiseurs de bataille britanniques et se réfugie dans les eaux ottomanes, étant transféré à la marine ottomane avec son équipage allemand jusqu'en novembre 1918. Modernisé après le premier conflit mondial, il n'est désarmé qu'en 1950, rayé des registres en 1954 et démoli entre 1973 et 1976.

Caracteristiques Techniques de la classe Moltke

Déplacement : standard 20846 tonnes pleine charge 23042 tonnes

Dimensions : longueur 186.6 tonnes largeur 30m tirant d'eau 9.2m

Propulsion : Quatre turbines à engrenages Parsons alimentées par 24 chaudières Schulz-Thornycroft dévellopant une puissance totale de 52000ch et entrainant quatre hélices.

Performances : vitesse maximale : 28.4 noeuds réduite à 25.5 noeuds en service courant distance franchissable : 4120 miles nautiques à 14 noeuds

Protection : ceinture blindée de 76.2 à 280mm, barbettes 230mm tourelles 60 à 230mm casemates 150 à 200mm tour de commandement 80 à 300mm ponts blindés 25.4 à 76.2mm

Armement : 10 canons de 280mm modèle 1909 (11 pouces) SK L/50 en cinq tourelles doubles (une avant, deux arrières et deux latérales).10 canons de 150mm SK L/45 modèle 1908 en 10 casemates (cinq babord et cinq tribord). 12 canons de 88mm SK/L 45 modèle 1906 en douze affûts simples sous masque. Ces canons ont été débarqués après la bataille du Jutland. 4 tubes lance-torpilles sous marins de 450mm

Equipage : 43 officiers et 1010 marins


Les trois premiers croiseurs de bataille allemands avaient été des navires très réussis ce qui n'empêcha pas les allemands d'envisager de sérieuses modifications dans le design. L'amiral Tirpitz partisan très modéré du croiseur de bataille était convaincu qu'un navire de ce type devait être utilisé pour le rôle imaginé par Fisher : l'éclairage et la destruction des croiseurs et des forces d'éclairage ennemis. Guillaume II et de nombreux officiers étaient eux persuadés que l'infériorité numérique de la Kaiserliche Marine obligerait la marine allemande à utiliser leurs croiseurs de bataille aux côtés des cuirassés ce qui nécessitait un renforcement de la protection au risque de réduire la vitesse.

Les contraintes financières obligèrent cependant les allemands à réduire leurs prétentions et l'emploi de canons de 305mm ou de tourelles triples de 280mm fût abandonné au profit d'un design directement dérivé des Moltke mais le Kreuzer J en raison des contraintes financières citées plus haut aurait du avoir une protection plus faible ce qui était impensable pour l'amiral Tirpitz qui en faisant pression sur Krup et sur le chantier constructeur (Blohm & Voss) obtint suffisament de rabais pour obtenir des navires aussi bien protégés que les SMS Moltke et Goeben. Le design du nouveau croiseur de bataille allemand, le Kreuzer J est validé par Guillaume II le 27 janvier 1910, un croiseur de bataille baptisé Seydlitz.


Le Seydlitz dans son état originel

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MessageSujet: Re: ALLEMAGNE CROISEUR DE BATAILLE SMS SEYDLITZ   Mer 12 Mai 2010, 11:08

HISTORIQUE

Dessin en couleur du SMS Seydlitz

Présentation

-Le Seydlitz est mis sur cale aux chantiers Blohm & Voss d'Hambourg le 4 février 1911 lancé le 30 mars 1912 et admis au service actif le 22 mai 1913.


Il rend hommage au général de cavalerie prussien Friedrich Wilhelm Freiherr von Seydlitz (1721-1773). Né dans le duché de Clèves, il était un fils de militaire, son père décédant en 1728 alors qu'il n'avait que sept ans. S'engageant dans les cuirassiers prussiens en 1740, il participe à la première guerre de Silésie mais il est fait prisonnier en 1742 mais fût échangé avec un capitaine autrichien en raison de son comportement courageux avant sa capture.

Fait capitaine du 4ème régiment de hussards, il participa à la deuxième guerre de Silesie puis promu au grade de major. Devenant lieutenant colonel en 1753 à la tête du 8ème régiment de cuirassiers avant de devenir colonel en 1755. Il participa ensuite à la guerre de Sept Ans obtenant l'ordre pour le mérite puis l'ordre de l'Aigle Noir, devenant ensuite lieutenant général

Blessé à plusieurs reprises, il devient inspecteur-général de cavalerie en Silésie où onze régiments de cavalerie étaient stationnés. Très proche de Frederic II, il fût promu général en 1767 avant de décéder à Ohlau en Silésie en 1773.

Carrière opérationnelle

Temps de paix

Au moment de son admission de service, l'équipage du Seydlitz était celui du croiseur cuirassé SMS Yorck récément placé en réserve. Après les essais opérationnels, le Seydlitz retrouva les autres navires de la Hochseeflot plus précisement dans le 1er groupe d'éclairage, devenant le navire amiral avec à bord l'amiral Franz von Hipper le 23 juin 1914, cet état de fait se poursuivant jusqu'au 26 octobre 1917.

Le Seydlitz en guerre (1) : de la baie d'Heligoland au Dogger Bank (1914-1915)

Le SMS Seydlitz survolé par un zeppelin qui palliaient le manque de croiseurs légers de la marine impériale

Il connu son baptême du feu lors de la bataille de la baie d'Heligoland. Le 28 août 1914, les croiseurs de la Harwich Force attaquèrent les destroyers allemands patrouillant dans la baie.

Six croiseurs légers allemands, les SMS Köln, Stettin,Frauenlob, Stralsund et Ariadne appuyèrent bientôt les destroyers allemands et infligèrent de sérieux dommages aux navires britanniques mais ces derniers furent sauvés par l'arrivée des croiseurs de bataille du vice-amiral David Beatty.

Les croiseurs de bataille Moltke et Von Der Tann étaient prêts à appareiller mais le niveau de la marée dans l'estuaire de la Jade était trop faible pour que les croiseurs de bataille puissent franchit les bancs de sable en toute sécurité.

Ce n'est qu'à 14.10 que les deux croiseurs de bataille purent franchir les bancs de sable et Hipper ordonna aux croiseurs légers de se placer sous la protection des gros. Les Strassburg, Stettin, Frauenlob, Stralsund et Ariadne firent leur jonction avec les croiseurs de bataille à 14.25 mais quand à 15.10 le Seydlitz retrouva les autres navires allemands, le Ariadne avait lui sombré. A 16.00, les navires allemands firent demi-tour, les navires s'amarrant à Wihelmshaven à 20.23.

Deux mois plus tard, le 2 novembre 1914, le Seydlitz, le Moltke, le Von Der Tann; le croiseur cuirassé Blücher et et les croiseurs légers Strassburg Graudenz, Kolberg et Stralsund appareillèrent de Wilhelmshaven pour une bombardement côtier couvrant la mise en place d'un champ de mines destiné à perturber le trafic commercial britannique. A 18.00, deux squadrons de cuirassés de la flotte de haute mer appareillèrent, mettant cap au nord pour couvrir l'opération et attirer les britanniques vers le nord.


Le SMS Seydlitz au mouillage

Le lendemain matin à 6.30, les navires de l'amiral Hipper tombèrent sur le dragueur de mines britannique Halcyon ouvrant le feu ce qui attira l'attention du destroyer Lively. Hipper réalisant qu'il allait entrer dans un champ de mines ordonna à ses navires de regagner la haute mer ce qui n'empêcha pas les navires allemands de lâcher quelques salves sur Yarmouth mais avec très peu d'effets avant de regagner l'Allemagne. Sur le chemin de retour, le croiseur cuirassé Yorck chargé de couvrir le retour de la force de Hipper sauta sur une mine allemande et sombra

Six semaines plus tard, le Seydlitz fût engagé dans une nouvelle opération de bombardement qui devait aboutir à un affrontement en haute mer entre la Grand Fleet et la Hochseeflot. Les allemands engagèrent le 1er et le 2ème groupe d'éclairage composé des croiseurs légers Kolberg, Strassburg, Stralsund et Graundez, de deux flottilles de torpilleurs (18 navires au total), des croiseurs de bataille Seydlitz, Moltke, Von Der Tann, Derfflinger et du croiseur cuirassé Blücher.

La force de l'amiral Hipper appareilla à 3.20 le 15 décembre 1914 suivit quelques heures plus tard par le gros de la flotte de haute mer mais cette dernière tomba sur des destroyers britanniques et craignant une attaque à la torpille de nuit, l'amiral Ingenohl ordonna la retraite.

A l'approche de la côte britannique, les navires de l'amiral Hipper se divisèrent en deux groupes avec d'un côté le Seydlitz, le Moltke et le Blücher chargés de pilonner Hartlepool alors que le Von Der Tann et le Derfflinger étaient chargés de bombarder Scarborough et Whitby. A 8.15, le Kolberg commença à mouiller des mines, un quart d'heure après le début du bombardement de Scarborough mené par le Derfflinger et le Von Der Tann, bombardement qui s'acheva à 9.30.

A la différence de Scarborough, Hartlepool était défendu par trois batteries de canons de six pouces ce qui représentait une menace non négligeable même pour des croiseurs de bataille. Les batteries furent mises en alerte à 7.46 quand de grands navires de guerre furent signalés.

Le bombardement commença à 8.10 sans que les britanniques qui ne disposaient dans la région que de quatre destroyers, de deux croiseurs légers et d'un sous marin ne puissent réagir. Les batteries côtières britanniques se montrèrent suffisament précis pour obliger le Blücher à changer de position après avoir été encadré à plusieurs reprises.

Le bombardement d'Hartlepool provoqua la mort de 86 civils tandis que 424 étaient blessés. Sept soldats étaient tués et quatorze blessés.1150 obus furent tirés. Côté allemand, huit marins avaient été tués et douze blessés. Le bombardement cessa à 8.50, les navires allemands quittant la zone.

La Grand Fleet avait appareillé dès le 15 décembre de Scapa Flow avant même que les allemands ne commencent leur attaque. Le lendemain, 16 décembre 1914 à l'aube, des destroyers britanniques tombèrent sur des destroyers et des croiseurs mais l'engagement confus se termina sur un match nul.

Les deux adversaires hésitèrent à engager le combat, craignant de se retrouver en infériorité numérique contre l'adversaire.

De son côté l'amiral Hipper regroupa ses forces et le 16 décembre 1914 à 9.30, il ordonna le retour en Allemagne, apprenant que la flotte de haute mer avait regagné l'Allemagne, le laissant à découvert. Les inombrables hésitations de l'amiral Beatty sauva les allemands qui purent rentrer au port sans difficultés, la Grand Fleet regagnant ses bases le 17 décembre 1914.

Au début du mois de janvier, les allemands apprirent que les britanniques menaient d'intenses missions de reconnaissance dans la région du Dogger Bank. Le chef d'état major de la Hochseeflot, le contre-amiral Richard Eckermann demanda au chef de la 1ère force d'éclairage de monter une mission de nettoyage ce que le contre-amiral Ingehol accepta avec réticence puisqu'il était privé du Von der Tann alors en carénage.


Dessin en couleur du Seydlitz

Le 23 janvier, l'amiral Hipper, chef de la force d'éclairage appareilla à bord du Seydlitz suivit par le Moltke, le Derfflinger et le Blücher suivit par les croiseurs légers Graudenz Rostock Stralsund et Kolberg et 19 torpilleurs de la 5ème flottille et d'une partie des 2ème et 18ème flottilles.

Malheureusement pour les allemands, les britanniques pouvaient décrypter les communications allemandes et connaissaient l'ordre d'appareillage et plus important que tout connaissaient l'objectif à savoir le Dogger Bank.

Pour contrer Hipper, les britanniques firent appareiller le 1st Battlecruiser Squadron (HMS Lion, Tiger et Princess Royal), le 2nd Battlecruiser Squadron (HMS New Zealand et Indomitable), le 1st Light Cruiser Squadron (HMS Southampton, Birmingham, Nottingham et Lowesoft) qui retrouvèrent la Harwich Force (HMS Aurora Arethusa et Undaunted et 35 destroyers) le 24 janvier à 8.00 à 30 miles nautiques au nord du Dogger Bank.

Le lendemain à 7.20 du matin le 24 janvier 1914, le croiseur léger Arethusa repéra son homologue allemand, le SMS Kolberg. Un quart d'heure plus tard, Hipper qui avait localisé la force de Beatty ordonna de mettre cap au sud à 20 noeuds pour échapper aux américains, accélérant ensuite à 23 noeuds, la vitesse maximale du Blücher.

Beatty ordonna à ses croiseurs de bataille de pousser les feux pour rattraper les allemands. Les New Zealand et Indomitable plus lents que les autres furent bien vite lachés mais le HMS New Zealand fût capable d'ouvrir le feu sur le Blücher à 9.35 et après une heure de tir, le New Zealand avait neutralisé la tourelle avant du croiseur cuirassé, bientôt rejoint par l'Indomitable. Après avoir encaissé 147 obus, le Blücher chavira.

Le Seydlitz en guerre (2) : Bombardements et Jutland

Le Seydlitz fût assez sévèrement endommagé par les croiseurs de bataille et du passer près de deux mois (25 janvier-31 mars 1915) au Kaiserliche Werft de Wilhelmshaven pour être remis en état.

Le 3 août 1915, le Moltke fût transféré en mer Baltique pour participer notament à des opérations contre la Russie, les allemands ayant l'intention de débarquer dans le golfe de Riga et devaient pour cela neutraliser les forces russes présentes dans le secteur notament le cuirassé prédreadnought Slava avant de mouiller des mines.

Sous le commandement direct du vice-amiral Hipper, une imposante force navale fût déployée en Baltique avec les quatre cuirassés de classe Nassau (SMS Nassau, SMS Posen, SMS Rheinland et SMS Westfalen), les quatre cuirassés de classe Helgoland (SMS Helgoland SMS Ostfriesland, SMS Oldenburg et SMS Thuringen), les croiseurs de bataille Moltke, Von der Tann, Seydlitz, les croiseurs légers Augsburg Bremen Graudenz et Pillau et 56 destroyers.

Le 8 août 1915, les allemands firent une première tentative pour nettoyer le golfe. Les vieux cuirassés Braunschweig et Elsass bloquèrent le Slava dans la baie pendant que les dragueurs de mines nettoyaient l'entrée de la baie pour permettre au mouilleur de mines Deutschland de bloquer le Moon Sound mais la nuit étant tombée, l'opération fût annulée.

Le 16 août, les allemands effectuèrent une nouvelle tentative. Les cuirassés Nassau et Posen accompagnés par quatre croiseurs légers et 31 torpilleurs brisèrent les défenses du Golfe. Les cuirassés Nassau et Posen engagèrent un duel d'artillerie avec le Slava qui encaissa trois coups au but et se replia.

Après trois jours d'opérations, les champs de mines furent nettoyés et la force allemande entra dans le golfe le 19 août mais l'annonce de la présence de sous marins alliés dans la région poussa les allemands à se replier le lendemain. Le 19 au matin, le Moltke fût torpillé par le sous marin britannique E1. La torpille fût repérée à 183m du navire mais le temps que le navire manoeuvre, la torpille frappa à la chambre des torpilles avant. L'explosion du projectile endommageant des torpilles mais qui fort heureusement n'explosèrent pas. Huit hommes furent tués et 435 tonnes d'eau embarqués. Le navire parvint à rentrer au port et fût immobilisé pour réparations du 23 août au 20 septembre 1915.

Le croiseur de bataille allemand participa à une nouvelle expédition de bombardement contre les villes de Yarmouth et de Lowestoft les 24 et 25 avril 1916. Malade, l'amiral Hipper céda le commandement à son adjoint, le contre-amiral Friedrich Bödicker.

La force allemande se composait des croiseurs de bataille Derfflinger, Lützow, Moltke, Seydlitz et Von Der Tann accompagnés par quatre croiseurs légers et deux flottilles de destroyers qui appareilla en fin de matinée le 24 avril suivit par la flotte de haute mer en début d'après midi pour couvrir les navires du contre-amiral Bödicker. Les britanniques mis au courant de la sortie allemande firent appareiller la Grand Fleet en fin d'après midi le 24 avril 1916.

A 15.38, le Seydlitz heurta une mine qui provoqua une brèche de 50m, embarquant près de 1400 tonnes d'eau ce qui l'obligea à se replier couvert par les croiseurs légers à la vitesse de quinze noeuds. Les quatre croiseurs de bataille restant n'abandonnèrent pas l'opération mais modifièrent leur trajectoire pour éviter d'autres mines. A 16.00, le Seydlitz stoppa et Bödicker se transporta sur le Lützow grâce au torpilleur V28.

A 4.50 le 25 avril, les croiseurs de bataille allemands accompagnés par les croiseurs légers Rostock et Elbing étaient arrivés à proximité de Lowestoft. Les croiseurs légers allemands tombèrent alors sur les croiseurs légers et les destroyers de la Harwich Force mais cela ne détourna pas les allemands de leur bombardement sur Lowestoft. Le bombardement s'acheva à 5.20, les navires allemands gagnant Yarmouth qui fût bombardée de 5.42 à 5.47 en raison d'une faible visibilité. La Harwich Force engagea les allemands mais l'escarmouche ne donna rien et les allemands informés de la sortie de la Grand Fleet de Scapa Flow décidèrent de rentrer dans leurs bases.

Dans la nuit du 29 au 30 mai 1916, le Seydlitz et les quatre autres croiseurs de bataille du 1er groupe d'éclairage quittèrent leur mouillage de l'estuaire de la Jade. Le lendemain matin, les navires franchirent le Skagerrak à la vitesse réduite de 16 noeuds. Hipper était embarqué pour cette sortie sur le Lützow.

Une heure et demi plus tard, les 16 dreadnoughts de la Hochseeflot quittèrent Wilhelmshaven pour retrouver les croiseurs de bataille. Les cuirassés de l'amiral Scheer étaient à cette occasion accompagnés par la 4ème groupe d'éclairage (croiseurs légers Stettin, München, Hamburg, Frauenlob, Stuttgart) et les 31 torpilleurs des 1ère, 3ème, 5ème et 7ème flottilles commandés par le croiseur léger Rostock. Enfin à 2.45, les six prédreadnought de la 2ème escadre appareillèrent pour retrouver le reste de la flotte à 5.00.

Les anglais pouvant decrypter les codes allemands depuis août 1914 (les russes ayant récupéré à bord du SMS Magdeburg échoué dans le golfe de Finlande le 26 août les codes allemands transmis aux britanniques qui les utilisèrent dans la Room 40), la Grand Fleet appareilla de ses ports pour retrouver les navires allemands : la bataille du Jutland était sur le point de commencer.


Image symbole de l'excellente protection allemande : le Seydlitz bien que gravement endommagé parvint à rentrer au port

La Bataille commença vers 16.00 le 31 mai suite à l'interception par les deux adversaires d'un vieux cargo danois qui d'un seul coup se retrouva fort courtisé. Les allemands furent les premiers à ouvrir le feu à 14000m bientôt suivis par les britanniques qui furent gênés par la mauvaise qualité de leurs optiques.

Le Seydlitz engagea le HMS Queen Mary, la distance tombant rapidement à 11800m ce qui permettait aux canons de 150mm d'engager le cuirassé et bientôt les destroyers britanniques. Le Seydlitz encaissa deux obus de 343mm (16.55 et 16.57), le premier au niveau de la tourelle I de 280mm et le second dans la barbette de la tourelle supérieure arrière, provoquant une explosion dans le magasine mais les procédures de sécurité évitèrent que le Seydlitz ne connaisse le sort de l'Invincible.

A 17.25, les croiseurs de bataille britanniques furent sévèrement matraqués par leurs homologues allemands, l'Indefatigable étant détruit par le Von der Tann ce qui poussa Beatty à se replier, couvert par les quatre Queen Elizabeth (Valiant, Warspite, Malaya et Barham). L'infortuné Queen Mary fût sévèrement frictionné par le Seydlitz et le Derfflinger, le croiseur de bataille explosant en dépit de l'intervention des destroyers qui placèrent une torpille sur le Seydlitz à 17.57, torpille qui provoqua une brèche de 12m sur 4m à proximité de l'endroit touché par la mine. Le navire était cependant toujours opérationnel.

A 18.00, les cuirassés allemands apparurent, engageant les croiseurs de bataille britanniques ainsi que les Queen Elizabeth. Entre 18.09 et 18.19, le Seydlitz fût touché par un obus du 15 pouces venant soit du Barham soit du Valiant, l'obus de 380mm toucha la face avant de la tourelle latérale bâbord. Un autre obus de 380mm toucha la tourelle arrière supérieure détruite plus tôt. Le croiseur de bataille allemand perdit également deux canons de 150mm ainsi que le canon de droite de la tourelle arrière inférieure.

Vers 19.00, le gros de la Grand Fleet était à proximité et Beatty tenta d'attirer la Hochseeflot vers les cuirassés de l'amiral Jellicoe. La visibilité était toujours favorable aux britanniques et le Seydlitz encaissa six coups, provoquant l'embarquement de tonnes d'eau réduisant sa capacité combattive.

A 19.30, l'amiral Scheer qui n'avait pas encore rencontré les cuirassés de Jellicoe pu penser qu'il pouvait se retirer sans trop de mal d'autant que l'obscurité réduisait le risque d'une attaque des torpilleurs britanniques.

Il n'avait pas encore donné les ordres quand les cuirassés de Jellicoe firent leur apparition. Scheer aurait pu se replier mais il aurait du sacrifier les lents prédreadnought. L'amiral Scheer décida tout de même de battre en retraite. Les navires allemands furent matraqués par les navires britanniques ce qui ne les empêchait pas de riposter, le Seydlitz toucha une fois le Colossus. A 20.20, les croiseurs de bataille allemands rompèrent l'engagement couverts par les torpilleurs allemands.

Les combats reprirent à 21.00 et à nouveau le Seydlitz fût touché à de nombreuses reprises à partie de 21.09 ce qui ne l'empêcha pas de toucher le Lion et le Princess Royal avec les rares canons encore disponibles. A 22.15, l'amiral Hipper doit transférer son pavillon sur le Moltke avant d'ordonner de monter en allure à 20 noeuds ce dont était incapable le Derfflinger et le Von Der Tann qui filaient à seulement 18 noeuds.


Ce schéma se passe de commentaires

Le Seydlitz très gravement endommagé arriva à Wihelmshaven à 3 juin, il échappa au naufrage grâce à des remorqueurs munis de pompes à vapeur qui rétablirent l'équilibre d'un navire qui avait embarqué 5308 tonnes d'eau.

Au final, le Seydlitz avait été touché par 21 obus de gros calibres, 2 obus de 152mm et par une torpille, 98 marins avaient été tués et 55 blessés. 376 obus de 280mm avaient été tirés mais pour une dizaine de coups au but.


Le Seydlitz sur dock flottant pour réparer les dégâts de la bataille du Jutland

Les travaux de réparations commencèrent à Wilhelmshaven le 15 juin et s'achevèrent le 1er octobre 1916 avant que le croiseur de bataille ne reprenne l'entrainement puis reprenne sa place au sein de la Hochseeflot en novembre. Le Lützow ayant été coulé au Jutland, le Seydlitz reprit son rôle de navire amiral.

Crépuscule

A la fin de l'année 1917, la Hochseeflot commença à réaliser des raids anti-convois en mer du Nord entre la Grande Bretagne et la Norvège, obligeant les alliés à déployer des cuirassés pour protéger les convois.

En octobre et décembre 1917, deux convois britanniques furent interceptés et détruits par les croiseurs et les destroyers allemands ce qui poussa les alliés aux mesures de protection citées plus haut. C'était la chance de l'amiral Scheer d'isoler une division de cuirassés britannique ou américaine et la détruire.

Le 23 avril 1918 à 5.00 du matin, la Hochseeflot appareilla pour intercepter l'un de ces convois, conservant le silence radio pour éviter de mettre au courant les britanniques mais à 14.10 le convoi n'avait toujours pas été localisé et l'amiral Scheer, estimant avoir suffisament tenté le sort décida de rentrer au port.

Le Seydlitz aurait du participer à la dernière sortie de la Hochseeflot ordonnée par Scheer qui était désormais le commandant en chef de la marine allemande. Le plan prévoyait un bombardement en Flandre puis une démonstration au large des côtes britanniques pour détruire la marine britannique.

Le 24 octobre 1918, le SMS Seydlitz reçut l'ordre d'appareiller Wilhelmshaven mais dans la nuit du 29 octobre, de nombreux marins se mutinèrent et l'ordre d'appareillage rapporter pour éviter une révolte généralisée.


Le SMS Seydlitz rejoint Scapa Flow

Après l'armistice, le SMS Seydlitz appareilla avec le reste de la Hochseeflot le 24 novembre 1918 pour être interné à Rosyth puis à Scapa Flow. Refusant de voir ses navires partagés entre les alliés, le contre-amiral von Reutter ordonna le sabordage le 21 juin 1919.

Le Seydlitz s'enfonça dans les eaux noires de Scapa Flow mais en chavirant, la coque effleurait l'eau ce qui le faisait prendre pour une petite île. Le navire est relevé le 2 novembre 1928 et démantelé à Rosyth en 1930. La cloche à rejoint le mémorial naval de Laboe.

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MessageSujet: Re: ALLEMAGNE CROISEUR DE BATAILLE SMS SEYDLITZ   Mer 12 Mai 2010, 11:14

CARACTERISTIQUES TECHNIQUES

Dessin représentant le Seydlitz en 1918

Déplacement : standard 24594 tonnes pleine charge 28100 tonnes

Dimensions : longueur : 200.5m largeur : 28.5m tirant d'eau : 8.2m (9.2m à pleine charge)

Propulsion : Quatre turbines à engrenages Parson alimentées par 27 chaudières Schultz-Thornycroft dévellopant une puissance maximale de 63000ch entrainant 4 hélices

Performances : vitesse maximale 26.5 noeuds distance franchissable : 4700 miles nautiques à 14 noeuds

Protection : ceinture de 100 à 300mm bulkheads 100 à 220mm casemates 150 à 200mm barbettes 30 à 230mm tourelles 70 à 250mm bloc passerelle 80 à 350mm

Armement :

Tourelles doubles de 280mm arrière du Goeben

-10 canons de 280mm modèle 1909 (11 pouces) SK L/50 en cinq tourelles doubles (une avant, deux arrières et deux latérales). Ce canon de 50 calibres tire des obus perforants de 302kg à une distance maximale de 18100m (site maximale : +13.5°) à raison de 3 coups par minute. Cette portée fût ensuite accrue à 19100m (+16°) après 1915.

La tourelle double Drh LC/1908 pèse 444.5 tonnes en ordre de combat et permet aux canon de 280mm de pointer en site de -8° à +13.5° (puis porté à 16° et à 22.5° pour le Goeben) à raison de 4° par seconde et en azimut sur 150° de chaque côté (sauf pour les tourelles latérales réduit à 80°) à raison de 3.3° par seconde. La dotation en munitions est de 810 obus.


Canon de 150mm de l'Ostfriesland

-10 canons de 150mm SK L/45 modèle 1908 en 10 casemates (cinq babord et cinq tribord). Ce canon de 45 calibres tire des obus de 45kg à une distance maximale de 13500m à raison de 5 à 7 coups par minute.

L'affût MPL/C 13 pèse en ordre de combat 17 tonnes et peut pointer en site de -8.5° à +19° et en azimut sur 150°. La dotation en munitions est de 160 obus par canon soit un total de 1600 obus

-12 canons de 88mm SK/L 45 modèle 1906 en douze affûts simples sous masque. Ce canon de 45 calibres tire des obus de 15kg à une distance comprise entre 10694m (site à 25°) et 11790m (site à 45°) pour une cadence de tir de 15 coups par minute. La dotation en munitions est de 400 coups par pièce soit 3200 coups au total. Ces canons ont été débarqués après la bataille du Jutland.

-4 tubes lance-torpilles sous marins de 450mm

Equipage : 1068 officiers et marins (1425 au Jutland)

SOURCES

-Encyclopédie des armes éditions Atlans tome 6 «Les cuirassés de la première guerre mondiale» p1341-1360 (Classe Moltke p1359)

-Les Grandes Batailles Navales de Salamine à Midway «Jutland p214-240»

-Et L'Océan fût leur tombe naufrages et catastrophes maritimes au vingtième siècle «P 255-256 Sabordage de la flotte allemande à Scapa Flow»

-Grognes et colères de marins cinq siècles de mutineries maritimes «P152-161 les mutineries dans la marine allemande à la fin de la première guerre mondiale»

-Ressources internet diverses

-Photos et un Pdf de l'ami Vautour


FIN DE L'ARTICLE
A VENIR : PORTE-AVIONS CLASSE CLEMENCEAU


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MessageSujet: Re: ALLEMAGNE CROISEUR DE BATAILLE SMS SEYDLITZ   Mer 12 Mai 2010, 11:35

Super
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MessageSujet: Re: ALLEMAGNE CROISEUR DE BATAILLE SMS SEYDLITZ   Mer 12 Mai 2010, 11:36

Mais de rien mon cher Clem (en parlant de Clem, je suis plein dedans, je suis rendu à rédiger la genèse des Clemenceaux Mr. Green )

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MessageSujet: Re: ALLEMAGNE CROISEUR DE BATAILLE SMS SEYDLITZ   Mer 12 Mai 2010, 13:40

"Chéri, un cafe"
*sa femme en ralant* " il a pas bientot fini d ecrire des article ce Clauss"

Merci c est une fois de plus un regal.
A quand une compilation de tout ces article publiés?
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MessageSujet: Re: ALLEMAGNE CROISEUR DE BATAILLE SMS SEYDLITZ   Mer 12 Mai 2010, 13:43

Merci Ardu (et je présente mes excuses à madame Ardu d'être aussi passioné lol! )

Pour la compilation, il faudrait que je réflechisse, cela peut être une idée, cela me permettrait également de vérifier si je n'ai pas de mis trop de bourdes.

De plus, l'idée d'écrire un vrai livre me travaille de plus en plus. thumleft

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MessageSujet: Re: ALLEMAGNE CROISEUR DE BATAILLE SMS SEYDLITZ   Mer 12 Mai 2010, 18:21

Ah l'indestructible Seydlitz !

Merci pour ce nouvel article Claus, surtout que c'est l'un de mes croiseur de bataille préféré (juste derrière le "Chien de fer")!
Finalement les CB de l'époque de la Kaiserlische Marine ont probalement été les seule navire de ce type à avoir vraiment justifier leur coup de construction!

Ceux des Anglais, Japonais, Français et US, étaient juste que de très couteux destructeurs de croiseurs, bien incapable de résiter à leur propres artilleries, contrairement aux Seydlitz & Derflinger!
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MessageSujet: Re: ALLEMAGNE CROISEUR DE BATAILLE SMS SEYDLITZ   Mer 12 Mai 2010, 20:41

J'ai lu son histoire dans un reçit sur la bataille... Mais rien qu'a voir ton schéma des zones touchées, je comprend mieux ce que j'ai lu

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MessageSujet: Re: ALLEMAGNE CROISEUR DE BATAILLE SMS SEYDLITZ   Mer 12 Mai 2010, 23:12

vautour a écrit:
Ah l'indestructible Seydlitz !

Merci pour ce nouvel article Claus, surtout que c'est l'un de mes croiseur de bataille préféré (juste derrière le "Chien de fer")!
Finalement les CB de l'époque de la Kaiserlische Marine ont probalement été les seule navire de ce type à avoir vraiment justifier leur coup de construction!

Ceux des Anglais, Japonais, Français et US, étaient juste que de très couteux destructeurs de croiseurs, bien incapable de résiter à leur propres artilleries, contrairement aux Seydlitz & Derflinger!

C'est grâce à Tirpitz qui avait une relation plus saine avec la protection. Je pense qu'il n'aurait pas été opposé à cette phrase d'un officier israélien "Quand les obus pleuvent autour de vous, il est rassurant de savoir que 600mm de blindage vous protège".

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MessageSujet: Re: ALLEMAGNE CROISEUR DE BATAILLE SMS SEYDLITZ   Mer 12 Mai 2010, 23:38

Merci Claus pour ce super article.
thumleft thumleft thumleft

D'accord avec l'Ami Vautour pour "L'indestructible" Seydlitz.
également un de mes navires préféré après le Derfflinger, le meilleur de tous pour ses performances aux combats.


Jef salut


Dernière édition par Jefgte le Mer 12 Mai 2010, 23:41, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: ALLEMAGNE CROISEUR DE BATAILLE SMS SEYDLITZ   Mer 12 Mai 2010, 23:39

De Rien Jef. Je suis en plein dans les Clemenceau et j'espère faire les Derfflinger pas la semaine prochaine mais peut être la semaine suivante.

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