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 ALLEMAGNE CROISEUR CUIRASSE SMS BLÜCHER

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clausewitz
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MessageSujet: ALLEMAGNE CROISEUR CUIRASSE SMS BLÜCHER    Dim 12 Sep 2010, 20:54

CROISEUR CUIRASSE SMS BLÜCHER
(ALLEMAGNE)


Le SMS Blücher au mouillage

AVANT PROPOS

La marine prussienne à été créée dès 1701, la même année que la fondation du royaume de Prusse mais puissance terrestre, la Prusse n'avait guère besoin d'une puissante marine. Quelques navires pour assurer la défense des côtes suffisait largement car Berlin n'avait ni l'intention ni les capacités pour mettre en danger la supériorité navale britannique sur les océans. La création de la confédération de l'Allemagne du Nord en 1867 entraina également la création d'une marine, la Norddeutsche Bundesmarine mais là encore cette marine restait extrêmement modeste.

La naissance du Deuxième Reich en janvier 1871 entraina la fusion de la marine prussienne et celle de la confédération d'Allemagne du Nord dans une marine impériale, la Kaiserliche Marine. Cette marine resta longtemps confinée dans ses missions de défense côtière. Il s'agissait de protéger les côtes du nouvel empire contre des actions de la France et de la Russie. Une preuve qui ne trompe pas : jusqu'en 1888, la marine allemande était commandée par des officiers de l'armée de terre !

Cela ne l'empêchait pas de poser les jalons pour l'avenir. Elle aménagea deux bases : Kiel sur les rives de la Baltique et Wilhelmshaven sur les rives de la mer du Nord et créa différentes écoles pour former les officiers et les spécialistes nécessaires : l'Académie Navale de Kiel est créé en mars 1872, le Corps des Ingénieurs Mécaniciens en mai 1872, le Corps médical de la marine en février 1873 et enfin le corps des ingénieurs-torpilleurs en juillet 1879 pour dévelloper l'usage des torpilles et des mines au sein de la marine allemande.

En mai 1872, un programme de construction sur dix ans fût voté pour moderniser la flotte. Il prévoyait la construction de 8 frégates cuirassées, de 6 corvettes cuirassées, de 20 corvettes légères, de 7 monitors, de 2 batteries flottantes, de 6 avisos, de 18 cannonières et de 28 torpilleurs pour un coût total de 220 million de marks-or.

En 1883, la marine allemande avait sept frégates cuirassées et quatre corvettes cuirassées, 400 officiers et 5000 officiers mariniers et matelots soit bien moins que prévu par le plan de 1872. Les objectifs étaient les même avec la défense des côtes mais l'Allemagne avait décidé de dévelloper l'utilisation des torpilleurs.

L'année 1887 fût marqué la volonté de la marine de construire dix frégates blindées sans qu'apparemment cela soit suivi de réalisations concrètes mais aussi la construction du canal de Kiel qui permettait aux navires de la marine allemande de s'épargner le tour de la péninsule du Jutland.

Bien que chargée principalement de missions de défense côtière, la marine allemande participa toute de même aux opérations coloniales de l'Allemagne. Le chancelier Otto von Bismarck était plus intéressé par l'Europe et sa volonté de maintenir isolée la France mais cela ne l'empêcha pas de lancer plusieurs expéditions coloniales notament en Afrique, en Asie et dans le Pacifique ce qui obligea la marine allemande à y envoyer des navires chargés de protéger ces établissements coloniaux alors que les autres puissances coloniales européennes voyaient d'un mauvais oeil l'arrivée d'un nouveau larron qui s'emparra du Sud Ouest Africain (future Namibie) Cameroun et du Togo en 1884 et de l'Afrique Orientale Allemande (future Tanzanie) en 1885.

L'avénement de Guillaume II en 1888 changea la marine allemande d'ère. Contrairement à son grand père, il était pleinement convaincu que la place de l'Allemagne wilhelmienne était sur les mers et en Outre Mer.

Cette «Weltpolitik» (politique mondiale) se heurtait aux objectifs du vieux chancelier Bismarck mais ce dernier démissiona en 1890, laissant les mains libres au nouvel empereur. Il manquait d'un homme pour mettre en musique ses ambitions, un chef d'orchestre capable d'interpréter les partitions. Cet homme c'est l'amiral Alfred von Tirpitz nommé secrétaire d'Etat à la marine en 1897 qui peut être considéré comme le père de la Hochseeflot (Flotte de Haute Mer).

Le 10 avril 1898, une première loi navale fixa le format de la marine allemande en 1914 à un total de 19 cuirassés, 8 croiseurs cuirassés, 12 croiseurs lourds et 30 croiseurs légers à construire pour le 1er avril 1904. Dans ce total était intégré les navires existants mais si ce format permettait d'affronter la Russie ou la France, il était bien insuffisant pour affronter la Grande Bretagne.

Une deuxième loi navale est votée le 14 juin 1900 qui doubla quasiment le nombre de navires prévus avec 38 cuirassés, 20 croiseurs cuirassés et 38 croiseurs. Ce plan était important tellement important que le Reichstag réduisit le budget ce qui obligea Tirpitz à faire appel à l'emprunt pour financer un plan qui pourrait conduire à la construction de 45 ou 48 cuirassés.

Au milieu du 19siècle, la marine à voile rendit les armes devant la marine à vapeur. Les frégates cédèrent la place à une nouvelle race de navires, les croiseurs cuirassés chargés principalement de l'éclairage de la flotte, de la lutte contre les bâtiments du même type et d'une présence armée en outre mer sans parler d'une éventuelle guerre de course contre le commerce ennemi.

Arrivée tardivement dans le grand concert des puissances maritimes, la marine allemande ne se dôta de croiseurs cuirassés qu'à la fin du 19ème siècle.

Le premier navire de ce type fût le SMS (Seiner Majestat Schiff/Navire de sa majesté) Fürst Bismarck. Mis sur cale en avril 1896 à l'Arsenal (Kaiserliche Werft) de Kiel, il fût lancé le 25 septembre 1897 et admis au service actif le 1er avril 1900.

Il servit de 1900 à 1909 au sein du German East Asia Squadron participant à la répression de la rébellion des Boxer. Revenu en Allemagne, il fût placé en réserve entre 1909 et 1914, réarmé pour la défense côtière mais fût rapidement limité à des missions de ponton flottant. Il est vendu à la démolition le 17 juin 1919.


Le croiseur cuirassé SMs Fürst Bismarck

Caracteristiques Techniques du SMS Fürst Bismarck

Déplacement : standard 10690 tonnes pleine charge 11461 tonnes longueur 127m Largeur 20.4m tirant d'eau : 7.8m Propulsion : trois machines à quadruple expansion alimentées en vapeur par douze chaudières, dévellopant une puissance totale de 13500ch entrainant trois hélices Performances : vitesse maximale 18.7 noeuds distance franchissable 4560 miles nautiques à 10 noeuds 3230 miles nautiques à 12 noeuds Protection : ceinture blindée 200mm tourelles 200mm pont blindé 30mm Armement : 4 canons de 240mm en deux tourelles doubles (une avant et une arrière), 12 canons de 150mm en casemates, 10 canons de 88mm en affûts sous casemates et 6 tubes lance-torpilles de 450mm Equipage : 36 officiers et 585 hommes.


Le Fürst Bismarck fût suivi par le SMS Prinz Heinrich qui constituait une version améliorée du premier croiseur cuirassé allemand. Il est mis sur cale en décembre 1898 au Kaiserliche Werft de Kiel lancé le 22 mars 1900 et admis au service actif en mars 1902.


Le SMS Prinz Heinrich

Il passa toute sa carrière en Allemagne, servant d'éclaireur à la flotte de haute mer en dépit du fait que le croiseur cuirassé était maintenant dépassé par l'apparition du croiseur de bataille. Cela ne l'empêcha pas de participer le 16 décembre 1914 à la couverture du bombardement d'Hartepool sur la côte est de l'Angleterre. Transféré en avril 1915 en mer Baltique, il servit comme navire opérationnel jusqu'en mars 1916 quand il fût réduit au rôle de barraquement flottant jusqu'à sa démolition en 1920.

Caracteristiques Techniques du Prinz Heinrich

Déplacement : standard 8857 tonnes pleine charge 9806 tonnes Longueur 126.59m Largeur : 19.61m Tirant d'eau : 8.1m Propulsion : trois machines verticales à triple expansion alimentées dévellopant 15694ch et entrainant trois hélices Vitesse maximale 20 noeuds Protection : ceinture blindée 100mm tourelles (faces avant) 150mm pont blindé 20mm Armement : deux canons de 240mm en deux tourelles simples (une avant une arrière) 10 canons de 150mm en casemates, 10 canons de 88mm en affûts simples sous casemates et quatre tubes lance-torpilles de 450mm.
Equipage : 567 officiers et marins


Le Prinz Heinrich fût suivi par les deux navires de la classe Prinz Adalbert (Prinz Adalbert et Friedrich Karl).


Le SMS Prinz Adalbert

Le Prinz Adalbert est mis sur cale au Kaiserliche Werft de Kiel en avril 1900, lancé en juin 1901 et admis au service actif en janvier 1904. Il servit d'abord de navire école d'artillerie avant de reprendre un véritable rôle opérationnel en mer Baltique en novembre 1914. Il s'échoua près de Libau le 24 janvier 1915. Il est endommagé par le sous marin E9 le 2 juillet 1915 avant d'être coulé par l'E8 le 23 octobre 1915.

Le Friedrich Carl est mis sur cale chez Blohm & Voss de Hambourg en avril 1900 lancé en juin 1902 et admis au service actif le 12 décembre 1903. Il est désarmé et placé en réserve en mars 1908 mais est réarmé en mars 1909 comme navire-tests de torpilles. Sa carrière durant la première guerre mondiale est des plus courte puisqu'il sauta sur une mine russe le 17 novembre 1914 mais mis du temps à couler ce qui fit qu'il n'y eut que 8 morts.

Caractéristiques Techniques de la classe Prinz Adalbert

Déplacement : standard 9233 tonnes pleine charge 10033 tonnes Longueur 126.59m Largeur 19.61m Tirant d'eau 7.8m Propulsion : trois machines à triple expansion dévellopant 16200ch et entrainant trois hélices Performances : vitesse maximale 20.5 noeuds distance franchissable : 4000 miles nautiques à 12 noeuds Protection : ceinture blindée 150mm tourelles (faces avant) 200mm pont blindé 51 à 76mm Armement : quatre canons de 210mm en deux tourelles doubles (une avant et une arrière) 10 canons de 150mm en casemates, 12 canons de 88mm en affûts simples sous casemates 4 tubes lance-torpilles de 450mm Equipage : 586 officiers et marins


Aux deux Prinz Adalbert succédèrent, les deux croiseurs cuirassés de classe Roon, les Roon et Yorck (certains écrits identifient les Roon et les Prinz Adalbert comme une seule et même classe).


Le SMS Roon
Le Roon est mis sur cale au Kaiserliche Werft de Kiel en août 1902 lancé en juin 1903 et admis au service actif en avril 1906. Navire amiral du deuxième groupe d'éclairage de la Hochseeflot jusqu'en 1911 au moment où il est remplacé par le croiseur de bataille Moltke. Remis en service au moment du déclenchement de la première guerre mondiale, il participe aux opérations de bombardement de l'Angleterre en novembre 1914. Jugé trop vulnérable en mer du Nord, il est transféré en Baltique en avril 1915, affrontant à plusieurs reprises les russes. Désarmé en novembre 1916, il sert de navire d'entrainement et aurait du être transformé en navire de soutien d'hydraviation. Il est rayé le 25 novembre 1920 avant d'être démoli en 1921.

Son sister-ship le Yorck est mis sur cale aux chantiers Blohm & Voss de Hambourg en février 1903 lancé en mai 1904 et admis au service actif en novembre 1905. Le 4 mars 1913, il entre en collision avec le torpilleur S178 provoquant le naufrage de ce dernier (66 morts et 15 rescapés). Il est placé en réserve en mai 1913, son équipage armant le croiseur de bataille Seydlitz. Réarmé le 12 août 1914, il participe au bombardement sur l'Angleterre. Le 4 novembre 1914, il appareille sans autorisation et dans un brouillard à couper au couteau, il entre dans un champ de mines allemand, saute sur une mine et chavire provoquant la mort de 336 hommes d'équipage. L'épave gênant la navigation, elle est partiellement démolie en 1929/30, 1965 et 1982.

Caractéristiques Techniques de classe Roon

Déplacement : standard 9533 tonnes pleine charge 10266 tonnes Longueur 127.8m Largeur 20.2m Tirant d'eau 7.76m Propulsion : trois machines verticales à triple expansion alimentées en vapeur par 16 chaudières dévellopant une puissance maximale de 19000ch et entrainant trois hélices
Performances : vitesse maximale 21 noeuds distance franchissable 4200 miles nautiques à 12 noeuds

Protection : ceinture blindée 100mm doublée par 55mm de teck pont blindé dont l'épaisseur varie de 40 à 100mm selon les endroits à protéger, bloc passerelle protégé par 150mm de blindage pour les côtés et 30mm pour le toit tourelles 150mm pour les côtés et 30mm pour le toit casemates pour les canons de 150mm protégés par 100mm de blindage avec un bouclier de 80mm.

Armement : 4 canons de 210mm en deux tourelles doubles 10 canons de 150mm en casemates simples 14 canons de 88mm en affûts simples sous casemates et quatre tubes lance-torpilles de 450mm.

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MessageSujet: Re: ALLEMAGNE CROISEUR CUIRASSE SMS BLÜCHER    Dim 12 Sep 2010, 21:04

A la différence des britanniques et des français, la marine allemande destinait ses croiseurs cuirassés aux stations lointaines plutôt qu'aux combats au large de la métropole, cela explique pourquoi les croiseurs cuirassés de la Kaiserliche Marine étaient généralement moins bien armés et moins puissants que leurs homologues britanniques.

Cela n'empêcha pas la marine allemande de se dôter avec les deux Scharnhorst de ce qui se faisait de meilleur dans le domaine, les SMS Scharnhorst et Gneisenau pouvant être légitimement considérés comme les meilleurs croiseurs cuirassés du monde.

Comme nous l'avons vu dans l'avant propos, la marine allemande à activement participé aux entreprises coloniales allemandes qui restèrent modestes car Berlin était partie bien après Londres ou Paris et devait se contenter des miettes.


Le SMS Scharnhorst

-Le Scharnhorst est mis sur cale aux chantiers navals Blohm & Voss de Hambourg en janvier 1905 lancé le 22 mars 1906 et admis au service actif le 24 octobre 1907. Le Scharnhorst ne s'attarde pas en Allemagne puisque que dès 1909, il est affecté à l'Ostasiengeschwader suivi par son sister-ship en 1910, le Scharnhorst étant le navire amiral de cette unité bien équipé et très bien entrainée.


Le SMS Gneisenau

-Le Gneisenau est mis sur cale aux chantiers Weserwerft de Kiel en décembre 1904 lancé le 14 juin 1906 et admis au service actif le 6 mars 1908.

La première guerre mondiale ayant éclatée, les deux navires et le reste de l'escadre se lancent à l'assaut du trafic commercial allié dans le Pacifique, pilonnant Papeete avant d'affronter la marine britannique et si la bataille de Coronel le 1er novembre 1914 se termine par une victoire éclatante pour l'Ostasiengeschwader, la bataille des Falklands le 8 décembre 1914 se termine par la destruction des deux frères siamois.

Caractéristiques Techniques de classe Scharnhorst

Déplacement : standard 11616 tonnes pleine charge 12985 tonnes

Dimensions : longueur (hors tout) 144.55m (flottaison) 143.85m largeur 21.63m tiranr d'eau 7.46m

Propulsion : trois machines verticales à triple expansion alimentées en vapeur par dix-huit chaudières Schultz-Thornycroft dévellopant une puissance maximale de 26100ch entrainant trois hélices

Performances : vitesse maximale 22.5 noeuds distance franchissable 4800 miles nautiques à 14 noeuds

Protection : ceinture blindée de 80 à 150mm, pont cuirassé 35 à 60mm barbettes 170mm bloc passerelle protégé par 200mm à l'avant, un toit de 30mm et une arrière protégé par seulement 50mm de blindage, la protection arrière du toit se réduisant à 20mm tourelles protégées sur la face avant et latérales par 170mm de blindage alors que l'arrière et le toit est protégé par 30mm de blindage. Les canons de 210mm en casemates sont protégés par 150mm de blindage (toit protégé par 40mm de blindage), les canons de 150mm disposant d'un bouclier épais de 80mm.

Armement : 8 canons de 210mm SK/L40 modèle 1898 répartis en deux tourelles doubles (une avant et une arrière) et quatre en casemates (deux à tribord et deux à babord). 6 canons de 150mm SK/L40 modèle 1898 répartis en casemates simples au dessous des canons de 210mm. 18 canons de 88mm SK/L35 modèle 1904 en casemates simples. 4 tubes lance-torpilles de 450mm (une monté à la poupe, un monté à la proue et deux au milieu _un de chaque côté_) avec un stock total de 11 torpilles.

Equipage : l'équipage standard d'un croiseur cuirassé de cette classe est de 38 officiers et 726 officiers mariniers et matelots. Théoriquement, comme navire-amiral, le Scharnhorst embarquait 14 officers et 62 hommes soit 76 hommes de plus (équipage porté de 764 à 840 hommes) alors que le Gneisenau, navire amiral adjoint embarquait 3 officiers et 25 hommes en plus portant l'effectif de 792 hommes. (Tout cela reste bien évidement théorique)


GENESE DU BLÜCHER


Le HMS Dreadnought symbolisa le renouveau de la Royal Navy

Au moment où sont apparus les Scharnhorst, la technologie navale était en plein bouleversement, une véritable révolution était en marche. Cette révolution avait une incarnation en chair et en os ou plutôt en métal et en blindage à savoir le cuirassé HMS Dreadnought qui alignait une artillerie principale monocalibre, rompant avec l'usage antérieur.

Derrière cette révolution se trouvait un homme, le premier lord de l'Amirauté, l'amiral Jacky Fisher qui avait réveillé une Royal Navy engourdie par des décennies de pax britannica et de britannia rules the waves.

Le premier lord de l'amirauté ne s'arrêta pas en si bon chemin. Obsédé par la vitesse et la puissance, il rêvait d'un navire fonçant à toute vitesse sur l'ennemi pour le pilonner et pouvoir se retirer avant la riposte. Cette idée lui avait été inspiré par la bataille de Tsushima qui virent les cuirassés de l'amiral Togo écraser la flotte russe qui filait à 9 noeuds.........après un tour du monde éreintant depuis la Baltique par le Cap de Bonne Espérance.


Il fit ainsi construire les premiers croiseurs de bataille suivant la maxime «Speed is armour» (la vitesse vaut un blindage) dans l'optique de détruire les forces d'éclairage de l'ennemi et de pouvoir choisir ou non d'engager le combat mais sans jamais être intégré à des escadres conventionnelles et affronter des cuirassés plus orthodoxes comme ce qui se passera à la bataille du Jutland.


Le HMS Invincible

La classe Invincible composée de trois navires (Invincible, Inflexible et Indomitable) fût mis en service en 1908 et 1909 (Invincible). Il s'agissait de navires 18000 tonnes, filant à 27 noeuds avec un armement composé de 8 canons de 305mm en quatre tourelles doubles et de 16 canons de 102mm en affûts simples ou en casemates.

Leur construction se déroula dans le plus grand secret, les informations qui parvinrent aux oreilles des allemands étaient fragmentaires et pas améliorées par le fait que ces navires étaient classés «armored cruiser» (croiseurs cuirassés).

Les premières informations sur les Invincible qui arrivèrent aux oreilles des ingénieurs de la marine allemande, savament distillés par les britanniques donnaient un navire de 16000 tonnes et de huit canons de 234mm.

Les allemands partant du Scharnhorst augmentèrent le tonnage, la puissance propulsive, la protection et surtout l'armement. Après avoir envisagé d'utiliser des canons de 240 et de 280mm, ils préférèrent conserver le calibre de l'artillerie principale des Scharnhorst et des Gneisenau mais augmentèrent le nombre de pièces, toutes installées en tourelles.

Financé en même temps que les deux premiers Nassau au budget 1907, le Blücher aurait pu être le chef de file des croiseurs cuirassés allemands en outre-mer mais au final fût affecté à la force des croiseurs de bataille où il faisait un peu tâche car il n'avait ni la puissance de feu ni la vitesse.

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MessageSujet: Re: ALLEMAGNE CROISEUR CUIRASSE SMS BLÜCHER    Dim 12 Sep 2010, 21:32

HISTORIQUE

Le SMS Blücher en 1913/14

Présentation

Kiel 11 avril 1908 : lancement du dernier croiseur cuirassé allemand

-Le SMS Blücher est mis sur cale au Kaiserliche Werft de Kiel le 21 février 1907 lancé le 11 avril 1908 et admis au service actif le 1er octobre 1909.


Le dernier croiseur cuirassé allemand rend hommage à Gebhard Leberecht von Blücher (Rostock 16 décembre 1742-Krieblowitz 12 septembre 1819), cavalier et maréchal allemand, surtout connu en France pour avoir faire basculer le sort de la bataille de Waterloo du côté des coalisés.

Né au Mecklembourg dans une famille de paysans aisés, il commença sa carrière militaire comme porte-enseigne d'un régiment de hussards suédois engagé dans la Guerre de Sept Ans. Capturé par les prussiens, il fût incorporé dans l'armée prussienne mais démissiona suite à son refus d'appuyer un passe-droit et Frédéric le Grand signa cette démission en ces termes : : «Le capitaine Blûcher est autorisé à quitter son poste, et il peut aller au diable si cela lui convient.(Der Rittmeister von Blücher kann sich zum Teufel scheren

Quinze ans plus tard, en 1786, il repris du service, allant combattre sur le Rhin, participant aux guerres de la Révolution et de l'Empire. Il subit une défaite à Lübeck en 1806 et fait prisonnier mais après sa libération, il devient commandant en chef des armées prussiennes en 1813.

La tactique du maréchal Blücher était d'assaillir l'ennemi avec impétuosité, se retirer lorsqu'il faisait une résistance trop opiniâtre, se rallier à quelque distance, suivre après ses mouvements, saisir la moindre faute; fondre, sur lui, le culbuter, lui enlever des prisonniers, se retirer rapidement.
Cette tactique offensive lui a valut le surnom de «Marschall Vorwärts», («maréchal en avant») et a donné l'expression allemande «Il agissait comme Blücher» une personne conduisant des actions très aggressives, à la guerre notamment.

Il participa à toutes les campagnes de la fin des guerres de l'Empire, connaissant des victoires comme à la Katzbach le 26 août 1813 mais fût battu à Lützen, Bautzen, à Brienne, à Ligny. Sa présence sauva Wellington de la défaite à Waterloo le 22 juin 1815. Il se retira des affaires militaires en 1816 et mouru en 1819.


Le croiseur lourd Blücher classe Admiral Hipper

Il fût suivi par un croiseur lourd de classe Admiral Hipper mis sur cale le 15 août 1936 lancé le 8 juin 1937 et admis au service actif le 20 septembre 1939. Sa carrière opérationnelle est des plus courte puisqu'il est coulé lors de sa première campagne, lors de l'opération Weserübung le 8 avril 1940 dans le fjord menant à Oslo par la forteresse d'Oscarborg.

Carrière opérationnelle

Le SMS Blücher à la mer

Admis au service actif au dernier trimestre de l'année 1909, le Blücher servit un temps de navire-école de canonage avant d'être transferé au groupe des croiseur-cuirassés dont il était le navire-amiral. Un temps, il devait rejoindre le Scharnhorst en Extrême-Orient mais resta finalement en métropole. En avril 1912, il effectua une croisière aux Féroés en compagnie du cuirassé Elsass.

C'est ainsi qu'au moment du déclenchement du premier conflit mondial, le Blücher appartenait au 1er groupe d'éclairage en compagnie des croiseurs de bataille Von der Tann Moltke et Seydlitz, ce dernier étant le navire amiral.

La première mission de guerre du croiseur cuirassé fût une mission de chasse contre la marine russe en mer Baltique le 3 septembre 1914 en compagnie de sept prédreadnought de la 4ème escadre, de cinq croiseurs et de 24 destroyers. Les russes refusant le combat, cette opération se termina sans aucun engagement.

Deux mois plus tard, le 2 novembre 1914, le Seydlitz, le Moltke, le Von Der Tann, le croiseur cuirassé Blücher et et les croiseurs légers Strassburg Graudenz, Kolberg et Stralsund appareillèrent de Wilhelmshaven pour une bombardement côtier couvrant la mise en place d'un champ de mines destiné à perturber le trafic commercial britannique. A 18.00, deux squadrons de cuirassés de la flotte de haute mer appareillèrent, mettant cap au nord pour couvrir l'opération et attirer les britanniques vers le nord.

Le lendemain matin à 6.30, les navires de l'amiral Hipper tombèrent sur le dragueur de mines britannique Halcyon ouvrant le feu ce qui attira l'attention du destroyer Lively. Hipper réalisant qu'il allait entrer dans un champ de mines ordonna à ses navires de regagner la haute mer ce qui n'empêcha pas les navires allemands de lâcher quelques salves sur Yarmouth mais avec très peu d'effets avant de regagner l'Allemagne. Sur le chemin de retour, le croiseur cuirassé Yorck chargé de couvrir le retour de la force de Hipper sauta sur une mine allemande et sombra

Six semaines plus tard, le Blücher fût engagé dans une nouvelle opération de bombardement qui devait aboutir à un affrontement en haute mer entre la Grand Fleet et la Hochseeflot. Les allemands engagèrent le 1er et le 2ème groupe d'éclairage composé des croiseurs légers Kolberg, Strassburg, Stralsund et Graundez, de deux flottilles de torpilleurs (18 navires au total),des croiseurs de bataille Seydlitz, Moltke, Von Der Tann, Derfflinger et donc du dernier croiseur-cuirassé de la marine allemande.

La force de l'amiral Hipper appareilla à 3.20 le 15 décembre 1914 suivit quelques heures plus tard par le gros de la flotte de haute mer mais cette dernière tomba sur des destroyers britanniques et craignant une attaque à la torpille de nuit, l'amiral Ingenohl ordonna la retraite.


Carte représentant la situation de Scarborough et de Whitby

A l'approche de la côte britannique, les navires de l'amiral Hipper se divisèrent en deux groupes avec d'un côté le Seydlitz, le Moltke et le Blücher chargés de pilonner Hartlepool alors que le Von Der Tann et le Derfflinger étaient chargés de bombarder Scarborough et Whitby. A 8.15, le Kolberg commença à mouiller des mines, un quart d'heure après le début du bombardement de Scarborough mené par le Derfflinger et le Von Der Tann, bombardement qui s'acheva à 9.30.


Carte présentant la situation d'Hartlepool

A la différence de Scarborough, Hartlepool était défendu par trois batteries de canons de six pouces ce qui représentait une menace non négligeable même pour des croiseurs de bataille. Les batteries furent mises en alerte à 7.46 quand de grands navires de guerre furent signalés.


Les dégâts des bombardements allemands sur Hartlepool. De nombreux enfants ayant été tués, Churchill surnomera les croiseurs de bataille allemands "The Baby Killer" (les tueurs de bébés)

Le bombardement commença à 8.10 sans que les britanniques qui ne disposaient dans la région que de quatre destroyers, de deux croiseurs légers et d'un sous marin ne puissent réagir. Les batteries côtières britanniques se montrèrent suffisament précises pour obliger le Blücher à changer de position après avoir été touché à six reprises. Les dégâts furent absorbés par le blindage du croiseur-cuirassé, dégâts qui avaient causé la mort de neuf marins.

Le bombardement d'Hartlepool provoqua la mort de 86 civils tandis que 424 étaient blessés. Sept soldats étaient tués et quatorze blessés.1150 obus furent tirés. Côté allemand, huit marins avaient été tués et douze blessés. Le bombardement cessa à 8.50, les navires allemands quittant la zone.

La Grand Fleet avait appareillé dès le 15 décembre de Scapa Flow avant même que les allemands ne commencent leur attaque. Le lendemain, 16 décembre 1914 à l'aube, des destroyers britanniques tombèrent sur des destroyers et des croiseurs mais l'engagement confus se termina sur un match nul.

Les deux adversaires hésitèrent à engager le combat, craignant de se retrouver en infériorité numérique contre l'adversaire.

De son côté l'amiral Hipper regroupa ses forces et le 16 décembre 1914 à 9.30, il ordonna le retour en Allemagne, apprenant que la flotte de haute mer avait regagné l'Allemagne, le laissant à découvert. Les inombrables hésitations de l'amiral Beatty sauva les allemands qui purent rentrer au port sans difficultés, la Grand Fleet regagnant ses bases le 17 décembre 1914.


Le SMS Blücher à la mer

Au début du mois de janvier, les allemands apprirent que les britanniques menaient d'intenses missions de reconnaissance dans la région du Dogger Bank. Le chef d'état major de la Hochseeflot, le contre-amiral Richard Eckermann demanda au chef de la 1ère force d'éclairage de monter une mission de nettoyage ce que le contre-amiral Ingehol accepta avec réticence puisqu'il était privé du Von der Tann alors en carénage.

Le 23 janvier, l'amiral Hipper, chef de la force d'éclairage appareilla à bord du Seydlitz suivit par le Moltke, le Derfflinger et le Blücher suivit par les croiseurs légers Graudenz Rostock Stralsund et Kolberg et 19 torpilleurs de la 5ème flottille et d'une partie des 2ème et 18ème flottilles.

Malheureusement pour les allemands, les britanniques pouvaient décrypter les communications allemandes et connaissaient l'ordre d'appareillage et plus important que tout connaissaient l'objectif à savoir le Dogger Bank.


Carte générale de la bataille du Dogger Bank

Pour contrer Hipper, les britanniques firent appareiller le 1st Battlecruiser Squadron (HMS Lion, Tiger et Princess Royal), le 2nd Battlecruiser Squadron (HMS New Zealand et Indomitable), le 1st Light Cruiser Squadron (HMS Southampton, Birmingham, Nottingham et Lowesoft) qui retrouvèrent la Harwich Force (HMS Aurora Arethusa et Undaunted et 35 destroyers) le 24 janvier à 8.00 à 30 miles nautiques au nord du Dogger Bank.

Le lendemain à 7.20 du matin le 24 janvier 1915, le croiseur léger Arethusa repéra son homologue allemand, le SMS Kolberg. Un quart d'heure plus tard, Hipper qui avait localisé la force de Beatty ordonna de mettre cap au sud à 20 noeuds pour échapper aux britanniques, accélérant ensuite à 23 noeuds, la vitesse maximale du Blücher.

Vers 10.00, les croiseurs de bataille britanniques avaient rattrapé le Blücher et ouvrirent le feu, séparé de leur cible par environ 10000m. C'est le HMS Lion, navire de l'amiral Beatty qui est le premier à ouvrir le feu bientôt rejoint par le Tiger et le Princess Royal.

Les anglais sont handicapés par des instruments optiques et une conduite de tir moins performante que leurs homologues allemands tirent de manière imprécise sur le croiseur-cuirassé qui riposte énergiquement.


Peinture représentant les principaux navires engagés dans la bataille du Dogger Bank

Le premier obus britannique toucha le Blücher à 10.09 alors que la destination avait augmentée à 16500m. Le Lion fût touché à 10.28 au niveau de la flottaison et une soute à charbon fût noyée par les paquets de mer suivi d'un deuxième impact au niveau de la tourelle avant qui bloqua temporairement le canon de gauche.

A 10.30, le New Zealand ouvrit le feu sur le Blücher et commença alors une véritable exécution avec le tir de quatre croiseurs de bataille sur un croiseur-cuirassé inférieur en vitesse protection et armement.

Le Blücher n'était pas seul, les trois croiseurs de bataille allemands l'accompagnant concentrèrent leur feu sur le Lion qui fût sévèrement engagé. L'Indomitable entra en scène à 11.48 et fût chargé par Beatty d'achever le Blücher.


Carte représentant la dernière phase de la bataille

Ce dernier lourdement pilonné commence à chavirer à 13.00 à babord, sa carène rouge et ses hélices apparurent à l'air libre pendant que les marins plongeaient dans les eaux froides de la mer du Nord. Le croiseur-cuirassé disparaît à 13.13, par 54°20' de latitude nord et par 5°35' de longitude est après avoir encaissé entre 70 et 100 obus de gros calibre et des torpilles.

Les britanniques commencèrent à repêcher les survivants mais cette opération fût interrompue par la rumeur d'une présence de sous marins et le bombardement du zeppelin L5 qui avait pris l'épave du Blücher pour celle d'un navire britannique.

La Royal Navy ne manque de rendre hommage à son valeureux adversaire : Penddnt trois heures, il fut le centre d'une écrasante cancentrdtion de feu et ne cessa un seul instant de riposter. Rarement plus bel exemple de courage et d'esprit guerrier dépassâ celui qu'il offrit par sa conduite.

Les pertes du Blücher sont incertaines, certains citant 747 morts, d'autres 792 alors que des sources britanniques estimaient que seulement 234 hommes sur 1200 survécurent à cette destruction soit un total de 966 morts.


La fin du Blücher

Côté britannique, cette victoire est célébrée avec faste, David Beatty étant promu au grade de vice-amiral de la Flotte alors que côté allemand, Von Ingenohl est jugé responsable de l'échec et remplacé par le vice-amiral Von Pohl.

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clausewitz
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MessageSujet: Re: ALLEMAGNE CROISEUR CUIRASSE SMS BLÜCHER    Dim 12 Sep 2010, 21:44

CARACTERISTIQUES TECHNIQUES


Déplacement : standard 15842 tonnes pleine charge 17500 tonnes

Dimensions : longueur 161.8m largeur 24.5m tirant d'eau 8.56m (8.84m à pleine charge)

Propulsion : trois groupes de machines à vapeur quatre cylindres à triple détente alimentées par dix-huit chaudières Doppelkessel dévellopant 44000ch et entrainant trois hélices

Performances : vitesse maximale 26 noeuds distance franchissable 6600 miles nautiques à 12 noeuds 3250 miles nautiques à 18 noeuds.

Protection : ceinture blindée 185mm parfois réduite à 90mm pont blindé supérieur 35mm pont blindé inférieur 50mm barbettes 150mm tourelles protégées par 180mm de blindage pour les faces et 80mm pour le toit

Armement :

Tourelle double latérale de 210mm du Blücher

-12 canons de 210mm SK/L45 en six tourelles doubles (une avant une arrière et quatre latérales). Ce canon de 45 calibres (longueur du tube : 9.450m) tire des obus perforants de 108kg à une distance maximale de 19100m (+30°) à raison de 4 à 5 coups par minute.

La tourelle double peut pointer en azimut de -5° à +30° et en azimut de +30° à +150° pour les tourelles latérales et de -150 à +150° pour les tourelles avant et arrière. La dotation en munitions est de 85 obus par canon soit un total de 1020 projectiles


Canon de 150mm en casemate ici un de l'Ostfriesland

-8 canons de 150mm SK L/45 modèle 1908 en 8 casemates (quatre babord et quatre tribord). Ce canon de 45 calibres tire des obus de 45kg à une distance maximale de 13500m à raison de 5 à 7 coups par minute.

L'affût MPL/C 13 pèse en ordre de combat 17 tonnes et peut pointer en site de -8.5° à +19° et en azimut sur 150°. La dotation en munitions est de 165 obus par canon soit un total de 1320 obus.


Schéma du canon de 88mm sous bouclier

-16 canons de 88mm SK/L 45 modèle 1906 en seize affûts simples dont douze en casemates et quatre sous masque. Ce canon de 45 calibres tire des obus de 15kg à une distance comprise entre 10694m (site à 25°) et 11790m (site à 45°) pour une cadence de tir de 15 coups par minute. La dotation en munitions est de 400 coups par pièce soit 6400 coups au total

-Quatre tubes lance-torpilles de 450mm avec onze torpilles en stock

Equipage : 853 officiers marins, chiffre porté à 1200 hommes lors de la bataille du Dogger Bank.

SOURCES

-Encyclopédie des armes Editions Atlas Tome 8 «Croiseurs cuirassés de la première guerre mondiale» p1781-1800

-......Et l'Océan fut leur tombe Naufrages et catastrophes maritimes du 20ème siècle

-Ressources internet diverses

-Photos et documents de l'ami Vautour

FIN DE L'ARTICLE
A VENIR : SNA HMS DREADNOUGHT


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MessageSujet: Re: ALLEMAGNE CROISEUR CUIRASSE SMS BLÜCHER    Dim 12 Sep 2010, 23:03

Merziii.. herr Claus der interesant article salut
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MessageSujet: Re: ALLEMAGNE CROISEUR CUIRASSE SMS BLÜCHER    Lun 13 Sep 2010, 10:17

Merci Claus pour ton article sur l'un des dernier croiseur-cuirassés thumright

Au passage ont remarquera, que si von Blücher a été plutôt chanceux, dans sa très brillante carrière (il a contribuer à nous débarrasser définitivement de Napoléon, ce qui n'est pas rien thumleft ) ont ne peut pas dire qu'il l'ait transmise en héritage aux croiseurs qui ont porté son nom! Mr. Green

Pour en revenir au croiseur-cuirassé, je me demande si l'abandon complet de ce type de navire par les marines de cette époque, n'a pas été finalement une erreur!
Certe des navires comme le "Blücher", le "Rurik" et autre "Tsukuba" & "Kurama", allaient dans une surenchère qui promettait d'être trop coûteuse, pour des classe de navires d'on la raisont d'être, étaient d'être justement suffisamment économique pour pouvoir être construit beaucoup plus grand nombre que les cuirassés, mais les croiseurs de bataille, qui étaient sensé (partiellement) les remplacer, se sont révélé encore plus ruineux (du coût d'un cuirassé).
Quand à l'autre catégorie de navire, qui a prospéré après leur abandon, à savoir les croiseurs léger, il soufraient au combat d'un grave défaut que n'avaient pas leurs plus gros cousin, les servants des canons étaient très mal protéger!
Les équipes des pièces de pont étaient, bien souvent, trop facilement décimer par les éclats d'obus, les masques par-éclats de leur canons n'étant, dans la plupart des cas, qu'une protection bien illusoire!

Des croiseur-cuirassés de tonnages plus modeste, plus rapide et avec un armement monocalibre (quitte à être moins ambitieux sur le calibre) aurait put être une solution intéressante (qui aurait préfiguré les CL et CA des années 30/40).


Dernière édition par vautour le Lun 13 Sep 2010, 11:17, édité 2 fois (Raison : orthographe, comme dab!)
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pascal
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MessageSujet: Re: ALLEMAGNE CROISEUR CUIRASSE SMS BLÜCHER    Lun 13 Sep 2010, 11:11

Il faut aussi rappeler que parmi les raisons qui firent que l'on développa le croiseur de bataille comme élément de la ligne il y eut le bon comportement des croiseurs cuirassés de Togo à la bataille de Tsushima.

Mais bon la flotte russe ne filait que 9 noeuds.
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MessageSujet: Re: ALLEMAGNE CROISEUR CUIRASSE SMS BLÜCHER    

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