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 DOUGLAS TBD DEVASTATOR (Terminé)

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clausewitz
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DOUGLAS TBD DEVASTATOR (Terminé) Empty
MessageSujet: DOUGLAS TBD DEVASTATOR (Terminé)   DOUGLAS TBD DEVASTATOR (Terminé) EmptySam 01 Fév 2020, 22:21

DOUGLAS TBD DEVASTATOR
(ETATS-UNIS)

DOUGLAS TBD DEVASTATOR (Terminé) Dougla16
Un Douglas TBD Devastator en vol

AVANT-PROPOS

Une brève histoire de la torpille

Depuis l'apparition du missile antinavire au début des années soixante, la torpille comme arme antinavire de surface est devenue obsolète et seules quelques rares marines comme la marine russe utilisent encore des torpilles de 533mm.

La torpille apparaît en temps qu'arme au 19ème siècle mais qu'il s'agisse de la guerre de sécession ou de la guerre russo-turque en 1877-1878, ces armes étaient assez proches de ce qui allait donner naissance aux mines.

L'utilisation de la torpille était dangereuse pour ne pas dire suicidaire, les armes étant portés au bout d'une hampe ce qui entraînait souvent la destruction de la cible et de l'assaillant comme le 26 octobre 1864 quand une chaloupe nordiste coula en détruisant le cuirassé sudiste CSS Albermarle à l'aide d'une torpille portée.

DOUGLAS TBD DEVASTATOR (Terminé) Giovan10
Le CF Giovanni Luppis

Au milieu du 19ème siècle, un officier autrichien, le capitaine de frégate Giovanni Luppis reprenant l'idée d'un compatriote imagine un canot explosif propulsé par ressort et dirigé par des câbles dont il fait une première démonstration devant l'empereur François Joseph en 1860.

DOUGLAS TBD DEVASTATOR (Terminé) Robert13
Robert Whitehead

En 1864, il fait la connaissance de l'ingénieur anglais Robert Whitehead qui va perfectionner son invention. Il abandonne l'idée de la navigation en surface pour une navigation sous-marine afin de frapper les navires de guerre là où ils sont le plus vulnérables à savoir sous la flottaison.

Le premier essais à lieu le 21 décembre 1866 et la commission navale impressionnée commande des torpilles dès 1867 suivie de l'Angleterre qui obtient la licence de fabrication en 1872.

DOUGLAS TBD DEVASTATOR (Terminé) Torpil27
Une torpille Whitehead de la marine argentine

La torpille Whitehead était difficile à contrôler et le taux de réussite limité jusqu'à son perfectionnement par l'amiral américain Howell qui en 1891 remplace le moteur à air comprimé par un mécanisme à ressort : l'énergie est accumulée avant le lancement et est relâchée au moment du lancement. Outre la discrétion accrue au niveau visuel et sonore, la trajectoire était strictement rectiligne, garantie d'une précision accrue. Lors de tests menées par l'US Navy, la torpille Howell obtint 95% de réussite contre 37% pour la Whitehead.

Avec l'apparition de l'aéronef, les différentes marines du monde envisagèrent l'utilisation de la torpille depuis ces fragiles machines aux promesses immenses. Les problèmes à régler étaient nombreux, la torpille était un projectile particulièrement fragile et nécessitait des conditions d'utilisation quasi parfaites notamment en terme de vitesse.

DOUGLAS TBD DEVASTATOR (Terminé) Sopwit10
Le Sopwith Cuckoo lançant une torpille

La Royal Navy fût la première marine à utiliser la torpille aéroportée :  en août 1915, le commander Edmonds coule à la torpille le transport de munitions turc Injeh Bournou de 5000 tonnes et sans l'armistice de novembre 1918, le Sopwith Cuckoo aurait été engagé contre la Hochseeflot allemande qui suivant le concept «mahanien» de Fleet in being (flotte en attente) n'était plus sortie de ses ports depuis la bataille de Jutland.

Durant l'entre-deux guerre, la torpille aéroportée resta une arme de choix pour les différentes marines surtout celles plaçant l'aéronavale non pas au cœur de leur stratégie mais leur accordant une place de choix (Japon, Etats-Unis).

En ce qui concerne le porteur, plus que dans aucun autre domaine, le biplan fit de la résistance en raison de sa capacité à voler plus lentement qu'un monoplan ce qui permettait de larguer la torpille à bonne vitesse.

DOUGLAS TBD DEVASTATOR (Terminé) Fairey15
Fairey Barracuda

Voilà pourquoi jusqu'à l'apparition du Fairey Barracuda, la Royal Navy conserva le biplan comme avion-torpilleur principal qu'il s'agisse du Fairey Swordfish ou du Fairey Albacore. En revanche d'autres marines comme le Japon et les Etats-Unis étaient passées au monoplan.

DOUGLAS TBD DEVASTATOR (Terminé) Fairey16
Le Fairey Albacore et ci-dessous le Fairey Swordfish survolant le HMS Ark Royal
DOUGLAS TBD DEVASTATOR (Terminé) Fairey17

Et si je peux me permettre cette parenthèse, si la France n'avait pas connu la pire défaire militaire de son histoire en juin 1940, les porte-avions Joffre et Painlevé auraient mis en œuvre comme avion-torpilleur, le Latécoère Laté 299, un monoplan.

DOUGLAS TBD DEVASTATOR (Terminé) Latzoc11
Le Latécoère Laté 299

A SUIVRE

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Dernière édition par clausewitz le Dim 09 Fév 2020, 11:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: DOUGLAS TBD DEVASTATOR (Terminé)   DOUGLAS TBD DEVASTATOR (Terminé) EmptyLun 03 Fév 2020, 15:27

Les avions-torpilleurs de l'US Navy

Avant le Douglas Devastator, l'aéronavale américaine à naturellement mis en œuvre d'autres avions-torpilleurs, des biplans tout d'abord avant de passer au monoplan avec le Devastator.

DOUGLAS TBD DEVASTATOR (Terminé) Dougla17
Douglas DT

Le premier d'entre-eux est le Douglas DT. Biplan à moteur radial, c'est tout simplement le premier contrat militaire de la Douglas Aircraft Company. Signé le 1er avril 1921, il prévoit la livraison de trois Douglas DT (D pour Douglas et T pour Torpedo). Le vol inaugural à lieu en novembre 1921 et la production va se poursuivre jusqu'en 1929.

Construit en tubes d'acier recouvert d'aluminium (avant et milieu) et de toile (arrière), cet appareil est produit en plusieurs versions, le DT-1 (3 exemplaires) et le DT-2 (64 exemplaires). Si le premier est produit uniquement  pour la marine américaine, le second est également exporté au Pérou (quatre exemplaires) et en Norvège (huit exemplaires).

Aux Etats-Unis, l'appareil joue un rôle clé puisqu'il est utilisé à bord du premier porte-avions américain, le USS Langley (CV-1). Il est également utilisé en version  hydravions depuis les différents seaplane tender (ravitailleurs d'hydravions). Quelques appareils volèrent au sein du Corps des Marines.

Si le DT-3 ne dépassa par le stade du projet, le DT-4 vit le jour (quatre DT-2 convertis) tout comme le DT-5 (deux DT-4 remotorisés) et le DT-6 (un DT-2 remotorisé).

DOUGLAS TBD DEVASTATOR (Terminé) Dougla18
Douglas DT en version hydravion larguant une torpille

Caractéristiques Techniques

Type : avion-torpilleur biplace embarqué

Masse à vide 2054kg en charge 3308kg

Dimensions : longueur 11.8m envergure 15.8m hauteur 4.6m

Motorisation : un moteur en ligne à refroidissement par liquide de 450ch entraînant une hélice bipale

Performances : vitesse maximale 160km/h distance franchissable 441km plafond opérationnel 2300m

Armement : une mitrailleuse Browning M1919 de 7.62mm et une torpille aéroportée de 832kg.


DOUGLAS TBD DEVASTATOR (Terminé) Martin12
Martin BM

-Pour remplacer le Douglas DT, l'US Naval Aviation commande un autre biplan, le Martin BM. Tout comme son prédécesseur, c'est un bombardier-torpilleur biplace embarqué, un biplan propulsé par un moteur radial.

Le concours est lancé en juin 1928 quand deux prototypes sont commandés, un auprès de la Glenn L. Martin Company et désigné Martin XT5M-1 et un commandé auprès de la Naval Aircraft Factory et désigné NAF XT2N-1.

C'est l'appareil proposé par Martin qui l'emporte, l'US Navy passant commande de seize BM-1 puis  seize BM-2, appareils produits dans une nouvelle usine implantée à Baltimore. Le premier appareil effectue son vol inaugural le 17 mai 1929 mais des problèmes structurels impose un retour en usine et plusieurs modifications notamment des ailes. Les appareils de série sont commandés en avril 1931 et en novembre de la même année, l'appareil effectue des tests à bord du Langley pour vérifier sa capacité à opérer depuis un porte-avions.

Le premier appareil de série vole en septembre 1931 mais il est victime d'un crash qui pousse la marine américaine à refuser l'appareil. Le deuxième appareil de série est modifié et livré à l'US Navy en janvier 1932 et accepté en février, les autres appareils étant livrés dans la foulée, le dernier en juillet 1932. L'appareil entre en service à l'été 1932.

La carrière de l'appareil fût courte et en 1938 les quelques appareils en service servant uniquement pour des essais et des expérimentations. Fin 1939 tous les BM-1 et BM-2 quittèrent le service actif. Au total ce sont squadrons qui ont volé sur le duo BM-1/BM-2 (VT-1S, VB-3B,VB-5,VT-5 et VT-6) mais seules les trois premières pour une durée opérationnelle significative, les autres ne l'utilisant que le temps de l'arrivée d'avions plus modernes.

Caractéristiques Techniques

Type : bombardier-torpilleur biplance biplace embarqué

Masse à vide 1661kg en charge 2820kg

Dimensions : longueur 8.76m envergure 12.5m hauteur 3.76m

Motorisation : un moteur Pratt & Whitney R-1690-44 de 625ch

Performances : vitesse maximale 235 km/h distance franchissable 665km plafond opérationnel 5120m

Armement : deux mitrailleuses de 7.62mm (une tirant vers l'avant et une en poste arrière), une torpille aéroportée de 454kg


DOUGLAS TBD DEVASTATOR (Terminé) Curtis15
Curtiss CS

-Le Curtiss CS est un bombardier-torpilleur et un avion de reconnaissance utilisé par la marine américaine dans les années vingt. Gros biplan avec des ailes parallèles, il pouvait facilement passer d'un train d'aterrissage aux flotteurs. La torpille était semi-encastrée dans le fuselage pour réduire la traînée et améliorer l'aérodynamisme. Il y avait deux cockpits pour un pilote et un bombardier mais aussi une place à l'intérieur du fuselage pour accueillir par exemple un opérateur radio.

La firme Curtiss produit six prototypes baptisés CS-1 en 1923, appareils utilisés pour différents tests. Ils sont suivis par deux CS-2 en 1924 qui vont battre un certain nombre de records aéronautiques.

L'US Navy commanda des CS-1 et CS-2 à Curtiss mais Martin coupa l'herbe sous le pied de la firme conceptrice en proposant des prix inférieurs mais Curtiss refusa de transmettre les plans ce qui obligea Martin à pratiquer le reverse engineering à partir c'un CS-1 fournit par la Marine. Les appareils sont livrés en 1925/26 sont désignés Martin SC-1 et SC-2. Les performances sont telles que l'appareil est surnommé «Sea Cow» (vache des mers).

La Naval Aircraft Factory (NAF) intervient en modifiant profondément deux Curtiss CS-2 qui sont baptisés CS-3 mais le projet n'aboutit pas, la marine américaine préférant travailler sur les Martin T3M et T4M ainsi que le Great Lakes TG. Au total ce sont 83 exemplaires qui ont été produits mais qui n'ont connu qu'une carrière très courte.

Caractéristiques Techniques

Type : bombardier-torpilleur biplan triplace

Masse à vide 2271kg en charge 3820kg

Dimensions : longueur 11.51m envergure 17.25m hauteur 4.47m

Motorisation : un moteur en ligne Wright de 585ch

Performances : vitesse maximale 166 km/h au niveau de la mer, distance franchissable 1638km plafond opérationnel 2400m

Armement : une mitrailleuse de 7.62mm tirant vers l'arrière, une torpille de 734kg


DOUGLAS TBD DEVASTATOR (Terminé) Martin13
Martin T3M

-Un autre avion de la Glenn L. Martin est mis en service dans le domaine des bombardier-torpilleurs en l’occurrence le Martin T3M.

Le Martin T-3M est issu du Curtiss CS (puis SC) que la Glenn L. Martin Company avait produit sous le nom de Martin SC/Martin T-2M (75 exemplaires). Cette version améliorée permettait à la compagnie de proposer un appareil à l'US Navy capable de répondre à son besoin pour un appareil plus performant capable de mener des missions de bombardement, de torpillage mais aussi d'éclairage (scouting).

Le vol  inaugural à lieu en juillet 1926. Le T3M-1 est un gros biplan à moteur radial capable de recevoir à la fois un flotteur mais aussi un train d’atterrissage conventionnel. Le pilote et le bombardier sont installés côte à côte à l'avant devant l'aile alors que le bombardier est à l'arrière dans un cockpit séparé.

Comme le T3M-1 se révéla sous-motorisé, une nouvelle version baptisée T3M-2 fût mise en production avec un moteur qui passait de 575 à 770ch. A cela s'ajoutait des ailes redessinées et le radiateur unique remplacé par deux radiateurs installés différemment ce qui impose le repositionnement de l'équipage en trois cockpits installés en tandem. L'US Navy commande 100 T3M-2 dont deux qui devaient servir de prototypes aux versions T3M-3 et T3M-4 mais ces variantes n'ont pas été produites en série tout en annonçant le Martin T4M.

Les livraisons des T3M-1 commencent en septembre 1926 mais dès 1927 les 24 appareils de cette versions sont remplacés par des T3M-2. Ces derniers comme c'est de coutume à l'époque ne vont pas faire long feu puisqu'ils sont retirés des unités de première ligne dès 1932.

Caractéristiques Techniques

Type : bombardier-torpilleur biplan triplace

Masse à vide 2643kg en charge 4320kg

Dimensions : longueur 12.60m envergure 17.25m Hauteur 4.60m

Motorisation :  un moteur en ligne Packard 3A-2500 de 770ch

Performances : vitesse maximale 175 km/h distance franchissable 1020km plafond opérationnel 2400m

Armement : une mitrailleuse de 7.62mm sur affût flexible monté dans le poste arrière, une torpille ou des bombes sous le fuselage.


DOUGLAS TBD DEVASTATOR (Terminé) Martin14
Martin T4M en vol

-Le Martin T4M est le dernier bombardier-torpilleur mis en ligne par l'aéronavale américaine et comme il n'à pas connu la guerre on peut dire sans se tromper que c'était là son seul titre de gloire.

Issu en droite ligne du T3M, c'était donc lui aussi un biplan monomoteur embarqué capable de mener à la fois des opérations de bombardement mais aussi de torpillage. Effectuant son premier vol en avril 1927, le Martin model 74 (désignation constructeur) est mis en service en 1929 et retiré du service en 1938 quand il fût remplacé par le Douglas TBD Devastator.

Suite à des essais officiels réussis, 102 exemplaires sont commandés sous la désignation de T4M-1 le 30 juin 1927. comme la compagnie Martin avait vendu l'usine de Cleveland produisant le T4M, la firme acheteuse Great Lakes reçut la commande de dix-huit appareils désignés TG-1.

Le 2 juillet 1930, l'USN place une nouvelle commande de 32 appareils à la Detroit Aircraft Corporation, appareils qui seront finalement construits par Great Lakes sous la désignation de TG-2 (et non TE-1 comme initialement prévu).

Les livraisons commencent en août 1928, les appareils remplaçant à bord des porte-avions géants Lexington et Saratoga les T3M-2 alors en service. Les livraisons s'achèvent en 1931 et contrairement à son devancier, le T4M/TG-1 opéra davantage depuis un pont d'envol que depuis une hydrobase. Ils démontrent leurs capacités en attaquant en janvier 1929 les écluses du canal de Panama.

En raison des échecs des XT6M et des XT3D pour le remplacer, la carrière du T4M se prolongea jusqu'en 1938.

Caractéristiques Techniques

Type : bombardier-torpilleur triplace embarqué

Masse à vide 2643kg en charge 4320kg

Dimensions : longueur 10.85m envergure 16.16m hauteur 4.50m

Motorisation : un moteur radial Pratt & Whitney R-1690 Hornet de 525ch

Performances : vitesse maximale 184km/h vitesse de croisière 158km/h distance franchissable 584km plafond opérationnel 3095m

Armement : une mitrailleuse de 7.62mm montée dans le poste arrière sur affût flexible, une torpille ou des bombes sous le fuselage.

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MessageSujet: Re: DOUGLAS TBD DEVASTATOR (Terminé)   DOUGLAS TBD DEVASTATOR (Terminé) EmptyMer 05 Fév 2020, 17:24

Genèse du Devastator

Biplan ou monoplan ?
DOUGLAS TBD DEVASTATOR (Terminé) Wtger_10
Torpille allemande G-7 à bord d'une vedette lance-torpilles

La torpille marine à toujours été une arme fragile et capricieuse. Les allemands et les américains se sont arrachés les cheveux devant le peu de fiabilité de leurs torpilles au début du conflit ce qui priva les sous-marins qu'ils soient U-Boot ou Fleet Submarine de spectaculaires succès.

Voilà pourquoi pour la mise en œuvre de la torpille aéroportée, la question du vecteur resta longtemps problématique et notamment la question de savoir si le biplan ou le monoplan était le mieux adapté au torpillage.

DOUGLAS TBD DEVASTATOR (Terminé) Torpil28
Lancement d'une torpille par un Junkers Ju-88

Le biplan était un appareil plus lent capable de descendre à une vitesse où un monoplan aurait décroché. Comme la torpille était une arme fragile, la lancer à faible vitesse et à faible altitude était la meilleure garantie pour qu'elle fonctionne normalement.

Voilà pourquoi le biplan à fait de la résistance dans le domaine des avions-torpilleurs alors qu'ailleurs il à été surclassé par le monoplan, la guerre d'Espagne se chargeant de torpiller les espoirs des biplanistes persuadés qu'un biplan ultra-maniable pouvait rivaliser avec un monoplan plus rapide.

DOUGLAS TBD DEVASTATOR (Terminé) Fairey18
Le Fairey Barracuda

Pas étonnant que les britanniques ont eu pour principaux avions-torpilleurs des biplans en l’occurrence le Fairey Swordfish et le Faire Albacore, le Fairey Barracuda (sans doute l'avion le plus laid jamais produit), premier bombardier-torpilleur monoplan de la Fleet Air Arm tardant à entrer en service en masse, se montrant néanmoins efficace.

Les américains vont choisir dès la fin des années trente la voie du monoplan qui est clairement l'avenir de l'aviation alors que le biplan représente le passé.

Le 30 juin 1934, l'US Navy lance un appel à projets pour un nouveau bombardier  pouvant opérer depuis ses porte-avions qui sont à l'époque au nombre de quatre : l'expérimental Langley et les opérationnels Lexington Saratoga et Ranger (même si ce dernier n'à été commissioned que le 4 juin 1934).

De haut en bas, les concurrents du Devastator : le Brewster SBA, le Vought SB2U Vindicator (deux photos) et le Northrop BT-1
DOUGLAS TBD DEVASTATOR (Terminé) Naf_sb10
DOUGLAS TBD DEVASTATOR (Terminé) Vought13
DOUGLAS TBD DEVASTATOR (Terminé) Vought14
Ci-dessus un Vought 156F à l'appontage sur le Béarn
DOUGLAS TBD DEVASTATOR (Terminé) Northr34

Le ou les nouveaux appareils devaient remplacer le Martin T4M alors en service. Comme la situation économique n'est pas florissante et qu'il faut préserver le tissu industriel, l'US Navy décide de commander plusieurs appareils. Outre le Douglas TBD Devastator, l'aéronavale américaines sélectionne le Brewster SBA, le Vought SB2U Vindicator (commandé également par la France sous la désignation de Vought 156F) et même le Northrop BT-1 qui allait être à l'origine d'une légende du second conflit mondial, le Douglas SBD Dauntless.

DOUGLAS TBD DEVASTATOR (Terminé) Dougla20
Le Douglas XTBD en vol

Le Douglas XTBD (X = lettre attribué à un prototype ou un appareil expérimental TB = Torpedo Bomber D = Douglas) Devastator effectue son vol inaugural le 15 avril 1935.

Il est pionnier dans de nombreux domaines puisque c'est le premier avion monoplan embarqué en nombre, le premier avion embarqué tout en métal, le premier à disposé d'un cockpit fermé et le premier à disposer d'ailerons à commandes hydrauliques. Le train d’atterrissage était partiellement rétractable pour permettre un atterrissage d'urgence sans trop endommager la structure de l'appareil et ainsi préserver l'équipage.

L'équipage composé de trois hommes était abrité dans un compartiment unique recouvert par une grande canopée. Le pilote est à l'avant, un radio-mitrailleur est à l'arrière et au milieu se trouve le bombardier. Ce dernier prend position dans un compartiment ventral pour utiliser un viseur Norden censé permettre le bombardement de précision.

DOUGLAS TBD DEVASTATOR (Terminé) Dougla10

Le Douglas TBD Devastator étant un bombardier-torpilleur, il eut embarquer soit une torpille Bliss-Leavitt Mk 13 de 878kg ou une bombe de 450kg dans une soute interne. On pouvait également les remplacer par trois bombes de 230kg, deux sous les ailes et une dans la soute à bombe ou encore douze bombes à fragmentation de 45kg (six sous chaque aile).

DOUGLAS TBD DEVASTATOR (Terminé) Dougla21
Lancement d'une torpille Mark 13 par un Devastator

L'armement défensif se composait d'une mitrailleuse Browning calibre .30 (7.62mm) installé à l'arrière, une arme identique parfois remplacée par une mitrailleuse de 12.7mm est installée dans l'aile gauche.

Le moteur est comme souvent sur un appareil américain un moteur radial en l’occurrence un Pratt & Whitney R-1830-64 Twin Wasp de 850ch du moins pour le modèle de série, les prototypes disposant d'un moteur de 800ch. Les appareils de série disposaient également d'un système refroidissement amélioré ainsi que d'une canopée plus grande pour améliorée la visibilité.

Les essais d'acceptation sont menés du 24 avril au 24 novembre 1935 sur les bases aéronavales d'Anacostia et de Norfolk. Après avoir réalisé avec succès des essais de largage de torpille, le prototype est transféré sur le USS Lexington (CV-2) pour l'évaluation de ses capacités embarquées.

Les tests se sont poursuivis jusqu'en 1937 en compagnie de deux premiers appareils de série qui sont conservés par la Douglas Aircraft Corporation pour des tests divers.

Au total ce sont 129 exemplaires qui ont été commandés par la marine américaine, les livraisons commençant en 1937.

En 1940, la marine américaine est consciente que l'appareil est dépassé et qu'il doit être remplacé mais quand les Etats-Unis doivent entrer en guerre, l'appareil est encore en service..... .

Douglas Aircraft Company
DOUGLAS TBD DEVASTATOR (Terminé) Dougla11

La Douglas Aircraft Company n'à eu qu'une existence de quarante-six ans (1921-1967) mais elle à marqué l'histoire de l'aéronautique et notamment de l'aéronautique navale en produisant de véritables légendes aéronautiques comme le Douglas Dauntless, le Douglas Skyraider et le Douglas Skyhawk, trois avions d'attaque conçus par Ed Heineman. Elle va aussi participer à l’essor du transport de passager en produisant en masse des avions de transport comme le DC-3.

La compagnie voit officiellement le jour le 22 juillet 1921. L'entreprise est créée à Santa Monica par Donald Wills Douglas Sr après la dissolution de la Davis-Douglas Company. Dès 1924, des avions Douglas réalisent un tour du monde ce qui offre une formidable publicité à la jeune compagnie.

A partir de la fin des années vingt, la firme commence à produire des avions militaires pour la marine comme pour l'armée de terre. C'est à cette même époque que la compagnie implante une usine à Santa Monica, usine qui allait devenir le berceau de la compagnie. A la fin de la deuxième guerre mondiale, l'entreprise avait des usines à Santa Monica,El Segundo, Long Beach et Torrance (Californie), Tulsa et Midwest City, Oklahoma et Chicago.

Toujours durant le second conflit mondial, Douglas rejoint le consortium BVD (Boeing-Vega-Douglas) pour produire le B-17. Quelques années plus tard, Douglas fabriqua des exemplaires du B-47 Stratojet dans une usine appartenant au gouvernement, usine installée à Marietta en Georgie.

Comme toutes les entreprises militaires américaines, le second conflit mondial fût une période d'intense activité pour l'entreprise qui en terme de valeurs des contrats atteignit la cinquième place. Plus de 30000 appareils ont été produits par 160000 employés entre 1942 et 1945.

L'immédiat après guerre est difficile avec la réduction des effectifs qui passent de 160 à 60000 employés et une baisse drastique des commandes. Il fallut donc que Douglas se diversifie et c'est ainsi que la firme de Santa Monica s'est lancé dans la mise au point de missiles balistiques mais aussi de fusées pour la NASA.

Ce fût également à cette période qu'on passa du moteur à piston au turboréacteur que ce soit pour les avions commerciaux (DC-7 dernier avion commercial à moteurs à piston DC-8 premier à réacteurs) ou pour les avions militaires, le premier étant le chasseur Douglas F3D Skyknight.

A la fin des années soixante, la compagnie connu de sérieuses difficultés non pas en raison du manque de commandes mais en raison d'un manque de fonds et d'un manque de matières premières alors que la demande pour des avions commerciaux ne cesse d'augmenter alors que les forces armées américaines réclament toujours plus d'appareils pour la guerre du Vietnam.

La proposition de la firme McDonnell de fusion (McDonnell ne produisait rien sur le marché de l'aviation commerciale ce qui permettait à Douglas de confier à son nouveau partenaire ses commandes civiles pour se concentrer sur les commandes militaires) fût donc accepté avec empressement, la fusion ayant lieu le 28 avril 1967.

La nouvelle entité baptisée McDonnell-Douglas installé son siège social à Saint Louis (Missouri) dans une ancienne usine de McDonnell. En 1997, McDonnell-Douglas fût absorbée par Boeing et c'est seulement à cette date que disparu le nom de Douglas.

DOUGLAS TBD DEVASTATOR (Terminé) Dougla22
Douglas Skyraider en vol

Parmi les avions les plus célèbres produits par la Douglas citons le Skyraider, le Skywarrior et le Skyhawk mais aussi le Dauntless, le DC-3 et sa variante militaire C-47....... .  

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MessageSujet: Re: DOUGLAS TBD DEVASTATOR (Terminé)   DOUGLAS TBD DEVASTATOR (Terminé) EmptyVen 07 Fév 2020, 22:18

CARRIERE OPERATIONNELLE
DOUGLAS TBD DEVASTATOR (Terminé) Dougla24
Douglas Devastator en construction

Unités équipées
DOUGLAS TBD DEVASTATOR (Terminé) Dougla25
Douglas TBD Devastor en vol

Le bombardier-torpilleur Douglas TBD Devastator à été utilisé à la fois par l'US Naval Aviation _l'aéronavale américaine_ et par l'aviation du Corps des Marines des Etats-Unis.

-Le squadron VT-2 normalement embarqué sur le Lexington à utilisé pas moins de cinquante-huit Devastator entre décembre 1937 et mai 1942. Cet escadron est issu du VT-1 créé en  1926 et qui après plusieurs changements de dénomination devient le VT-2 le 1er juillet 1937. Il utilise le Douglas Devastator mais ne semble pas avoir reçu un nouvel appareil puisqu'il est dissous le 6 novembre 1942.

-Le squadron VT-3 normalement embarqué sur le Saratoga à utilisé pas moins de soixante et onze appareils entre octobre 1937 et juin 1942. Ce squadron à pour origine le squadron VT-2 créé le 6 juillet 1925, devenu le VT-2B le 1er juillet 1927 et enfin le VT-3 en juillet 1937.

Après le retrait du Devastator suite au désastre de Midway, l'unité est transformée sur Grumman TBF/TBM Avenger (NdA En réalité dès mai 1942 un détachement d'Avenger à intégré le squadron mais il à fallu attendre juillet pour que l'unité devienne pleinement un squadron d'Avenger).

-Le squadron VT-4 normalement embarqué sur le Ranger à utilisé neuf Devastator entre décembre 1941 et septembre 1942. Il à ensuite été transformé sur Grumman TBF Avenger.

DOUGLAS TBD DEVASTATOR (Terminé) Dougla23
Douglas TBD Devastator du squadron VT-5 dans la livrée chamarrée de l'avant guerre

-Le squadron VT-5 normalement embarqué sur le Yorktown à utilisé cinquante-sept appareils entre février 1938 et juin 1942. Il est issu du squadron VT-7B créé en juin 1937 et renuméroté VT-5 dès le 1er juillet 1937. Il est dissous en juillet 1942 suite à la destruction du Yorktown à la bataille de Midway.

DOUGLAS TBD DEVASTATOR (Terminé) Dougla26
Douglas TBD Devastor du squadron VT-6

-Le squadron VT-6 normalement embarqué sur l'Enterprise à utilisé soixante-deux appareils entre avril 1938 et juin 1942. Il est issu du squadron VT-8B créé en juin 1937 mais renuméroté dès le 1er juillet 1937. Il est dissous en février 1943 (d'autres sources disent juillet 1942).

-Le squadron VT-7 normalement embarqué sur le Wasp à utilisé cinq appareils entre janvier et juillet 1942. Il à ensuite été progressivement transformé sur Grumman TBF Avenger.

-Le squadron VT-8 normalement embarqué sur le Hornet à utilisé vingt-trois appareils entre septembre 1941 et juin 1942. Affecté dès sa création sur le porte-avions Hornet, il subit de lourdes pertes à la bataille de Midway. Transféré ensuite sur le Saratoga, il est ensuite affecté à terre sur l'aérodrome d'Henderson Field y opérant jusqu'en novembre 1942 sur Grumman Avenger quand il est dissous.

-Le squadron VB-4 normalement embarqué sur le Ranger à utilisé trois appareils entre décembre 1941 et janvier 1942. Le Devastator n'est pas l'appareil standard de l'unité qui volait à l'époque sur Douglas SBD Dauntless.

-Le squadron VS-42 à utilisé trois appareils entre décembre 1940 et décembre 1941

-Le squadron VS-71 à utilisé huit appareils entre décembre 1940 et juin 1942

-Le squadron VS-72 à utilisé deux appareils en juin 1941.

-Le squadron de servitude VU-3 à utilisé un unique appareil de janvier à mai 1940.

-Le squadron VMS-2 n'à utilisé qu'un seul appareil prêté par le squadron VT-3 et ce du 26 mars au 5 juin 1941

De Pearl Harbor à Midway, la courte carrière d'un avion obsolète

Prémices
DOUGLAS TBD DEVASTATOR (Terminé) Dougla27
Douglas TBD Devastator parés au décollage

Le Douglas TBD Devastator est connu pour sa prestation calamiteuse à la bataille de Midway. Cela à eut pour conséquence de le faire passer pour un mauvais appareil ce qu'il n'était pas intrinsèquement même si dès 1940, l'US Navy reconnaissait qu'il était obsolète et que son remplacement alors en cours par le Grumman Avenger était urgent.

Comme les Etats-Unis sont entrés en guerre en décembre 1941 avant même le remplacement complet des Devastator par les Avenger, le premier bombardier-torpilleur monoplan de l'aéronavale américaine à du être engagé au combat.

DOUGLAS TBD DEVASTATOR (Terminé) Dougla28
Douglas TBD Devastator en vol

Si on se risque à l'uchronie l'Avenger aurait-il fait mieux à Midway ? Non seulement les rares appareils engagés depuis Midway n'ont pas brillé par leurs performances mais en plus le scénario qui à vu les bombardiers-torpilleurs américains surpris par les Zero sans couverture de chasse aurait probablement aboutit au même résultat à savoir un massacre.

Le baptême du feu du Devastator à lieu le 1er février 1942 quand trente-sept Douglas SBD Dauntless et neuf Douglas TBD Devastator embarqués sur l'USS Enterprise (CV-6) attaquent Roi, Kwajalein et Wotje.

Un second raid mené par neud Devastator armés de torpilles et dix Dauntless détournés de Roi coulent un transport et endommagent le croiseur léger Katori, un sous-marin et des auxiliaires mouillés dans l'atoll de Kwajalein.

Aucun Devastator n'est perdu mais cinq Dauntless sont abattus par des Mitsubishi A5M «Claude» et par la DCA. Les japonais riposent avec cinq bombardiers bimoteurs Mitsubishi G4M «Betty».

Deux d'entre-eux sont abattus dont un manque de s'écraser sur l'arrière de l'Enterprise tandis qu'un autre place une bombe sur le croiseur USS Chester (CA-27) qui huit tués.

DOUGLAS TBD DEVASTATOR (Terminé) Dougla29
Manoeuvre d'un Douglas TBD Devastator sur un pont d'envol.

Toujours le 1er février, onze Dauntless et onze Devastator du USS Yorktown (CV-5) bombardent Jaluit, neuf Dauntless se chargeant de Makin et cinq autres SBD de Mili. Sept appareils américains sont perdus la majorité en raison de la météo.

Le 24 février 1942, l'Entreprise fait décoller neuf Devastator, trente-six Dauntless et six Wildcat pour bombarder Wake qui après une résistance héroïque avait succombé aux assauts japonais le 23 décembre dernier.

Cette attaque aérienne doublée d'un bombardement naval exécuté par les croiseurs lourds USS Salt Lake City (CA-25) et Northampton (CA-26) se solde par la perte d'un SBD.

Le 10 mars 1942, les porte-avions Yorktown et Lexington lancent pas moins de 104 avions sur Lae et Salamaua en Nouvelle-Guinée. Pour des pertes en avions infimes (un Dauntless), trois navires japonais sont coulés (croiseur auxiliaire Kongo Maru mouilleur de mines Tenyo Maru et transport Yokohama Maru) et d'autres sont endommagés (croiseur léger Yubari cinq destroyers et quatre auxiliaires).

La bataille de la Mer de Corail
DOUGLAS TBD DEVASTATOR (Terminé) Mer_de11

Au moment où les porte-avions attaquent Pearl Harbor, les forces japonaises attaquent également les Philippines et les colonies européennes du sud-est asiatique. Non pas l'Indochine qui depuis la défaite de la France à été pour ainsi dire vassalisée par Tokyo mais la Malaisie, Singapour et les Indes Néerlandaises, les deux premières étant des colonies britanniques, la dernière une colonie néerlandaise.

L'objectif pour le Japon est officiellement de créer une «sphère de coprospérité» libérée des occidentaux ce qui explique le bon accueil initial des populations colonisées mais comme quelques mois plus tôt en URSS, ceux que les européens appelaient «indigènes» ou «natives» vont vite déchanter tant la férule japonaise est brutale et sans compromis.

L'avancée nippone est foudroyante en raison de plusieurs facteurs. Les japonais sont mieux équipés et mieux entraînés que les alliés, leur équipement est dans l'ensemble meilleur et surtout les alliés peinent à se coordonner, chacune défendant ses intérêts ce qui facilite la progression japonaise.

Au printemps 1942, les Philippines ont succombé (Corregidor, le dernier bastion américaine capitule le 6 mai), les Indes Néerlandaises, la Malaisie et même Singapour n'ont pas mieux résisté à la furia japonaise qui ne semble ne pas avoir de limites au point que l'Australie s'inquiète d'une potentielle invasion japonaise.

En réalité la machine de guerre japonaise est comme la machine de guerre allemande, une machine de guerre tactique, capable de fulgurances, d'opérations de courte durée mais inapte à la guerre d'usure.

Le 18 avril 1942, seize North American B-25 Mitchell décollent du porte-avions USS Hornet (CV-8) pour bombarder Tokyo et d'autres villes japonaises. Les dégâts militaires sont symboliques mais l'impact psychologique et géostratégique sera très important, remontant le moral chancelant des américains et poussant les japonais à lancer une opération pour neutraliser Midway. On connait la suite.

En ce printemps 1942 les affrontements ont lieu essentiellement dans l'Océan Indien et en mer de Corail, une mer baignant l'Australie.

Début avril, la flotte japonaise lance un raid sans lendemain dans l'Océan Indien pour neutraliser la British Eastern Fleet et l'empêcher de joindre ses forces à la marine américaine et bloquer l'avancée nippone en direction de l'Australie, de la Nouvelle-Guinée et de la Nouvelle Calédonie.

Après une folle avancée très en avance sur le tableau de marche, les japonais décident de créer un glacis défensif pour protéger leur sphère de co-prospérité. Pour cela ils décident d'envahir les Salomons et la Nouvelle-Guinée.

C'est l'acte de naissance de l'opération MO qui doit permettre l'occupation de Tulagi (une île de l'archipel des Salomons) et de Port Moresby. Ses positions auraient reçu des aérodromes et des unités de bombardement-torpillage, unités dont les alliés ne sous-estimait plus l'efficacité depuis la destruction du cuirassé Prince of Wales et du croiseur de bataille Repulse.

Les 3 et 4 mai 1942, les japonais s'emparent de Tulagi mais avertis de la présence des porte-avions américains ils renoncent à l'opération MO et à l'occupation de Port Moresby pour affronter une flotte ennemie composée de deux groupes de porte-avions et d'une force de croiseurs américano-australienne.

DOUGLAS TBD DEVASTATOR (Terminé) Batail25
Carte de la bataille de la mer de Corail

C'est le début de la bataille de la mer de Corail, la première bataille au delà de l'horizon (over the horizon), la première bataille dans laquelle les ennemis ne vont ni se voir ni se tirer directement dessus.

Je ne vais naturellement pas rentré dans les détails de cette bataille (je renvoie pour cela à mon article publié sur le même forum) et je vais me concentrer sur les actions des Devastator, le Grumman TBD étant encore le bombardier-torpilleur standard de l'United States Naval Aviation.

DOUGLAS TBD DEVASTATOR (Terminé) Dougla30
Douglas TBD Devastator à l'appontage

Deux squadrons sont engagés en l’occurrence le squadron VT-5 avec quinze appareils embarqué sur le USS Yorktown (CV-5) et le squadron VT-2 avec douze appareils embarqué sur le USS Lexington (CV-2). Si les numéros des squadrons correspondent encore avec celle du porte-avions cela ne va pas durer.

Comme souvent au combat, les renseignements sont parcellaires et les hésitations nombreuses, les plans patiemment mis au point étant souvent à mettre à la poubelle dès les premiers coups de canon selon l'adage de Clausewitz qui considère que la première victime de la guerre c'est le plan.

A 10.13, l'amiral Fletcher ordonne de lancer tous les appareils disponibles en l’occurrence quatre-vingt treize appareils dont vingt-deux Devastator (sur les 27 disponibles selon les chiffres donnés plus haut). Les avions américaines attaquent à 10.40 le porte-avions léger Shoho qui encaisse un total de treize bombes (cadeaux des Dauntless) et de sept torpilles (offrandes des Devastator).

Sur les quatre-vingt treize appareils engagés, trois appareils sont perdus, trois Dauntless (deux du Lexington et un du Yorktown).

Dans la matinée du 8 mai 1942, les deux marines lancent leurs avions depuis les porte-avions encore disponible en l’occurrence soixante-neuf appareils côté japonais et soixante-quinze appareils côté américain.

Sur ces soixante-quinze appareils, on compte seulement vingt et un bombardiers-torpilleurs Devastator, neuf venant du Yorktown et douze venant du Lexington.

Les américains sont les premiers à attaquer à 10.57 d'abord par les Dauntless plus rapides que les Devastator. Si les «Slow but Deadly» du CV-5 placent deux bombes de 454kg sur le Shokaku, les Douglas TBD Devastator de la VT-5 ne touchent rien avec leurs torpilles. Aucun appareil de l'unité n'est perdu.

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Un Douglas TBD Devastator en mauvaise posture

A 11.30, les avions venus de «Lady Lex» attaquent. La situation est identique à celle des avions du Yorktown. Les Dauntless placent une troisième bombe de 454kg mais aucune torpille lancée par les Devastator ne font mouche.

Il faut dire que le temps à changé et si la veille la couverture nuageuse à dissimulé les américains aux japonais, en ce 8 mai 1942 c'est l'inverse qui se produit.
 
Les groupes aériens américains et japonais regagnèrent leurs porte-avions respectifs vers 12.00 non sans livrer de nouveaux combats puisqu'ils se croisèrent, l'un passant au dessus de l'autre.

DOUGLAS TBD DEVASTATOR (Terminé) Dougla32
Douglas TBD Devastator en vol. Le rond rouge de l'étoile sera vite supprimé pour des raisons de sécurité

Bien qu'endommagés, les porte-avions américains peuvent récupérer leurs appareils. Si aucun Devastator n'à été abattu au combat, deux sont perdus visiblement pour problèmes techniques sur le chemin du retour.

La bataille va s'achever là, les japonais n'ont plus qu'un porte-avions opérationnel (le Zuikaku) alors que les porte-avions américains si ils sont encore opérationnels (le Lexington pour peu de temps puisqu'il sombrera suite à une explosion en début de soirée), leurs groupes aériens sont très affaiblis et les réserves de carburant très basses après la destruction du pétrolier Neosho.

Comme nous avons pu le voir, le Douglas TBD Devastator n'à pas démérité et si il avait été retiré du service à l'issue de la bataille de la mer de Corail, son histoire et sa réputation auraient tout autre.

Hélas trois fois hélas, il allait devoir s'engager dans un nouvel affrontement au delà de l'horizon, un affrontement qui si il n'est pas le tournant de la guerre du Pacifique comme on l'à longtemps annoncé (c'est à Guadalacanal où l'avancée japonaise est définitivement stoppée et sa machine de guerre durablement enrayée) est un moment clé de cette guerre : la bataille de Midway.

Midway ou le crépuscule d'un bombardier-torpilleur
DOUGLAS TBD DEVASTATOR (Terminé) Batail26
Le plan japonais

Dans un conflit, certains événements infimes engendrent des conséquences absolument gigantesques. C'est le cas d'un événement survenu le 18 avril 1942.

Ce jour là, seize bombardiers North American B-25 Mitchell sous les ordres du colonel James Doolitle décollent du porte-avions Hornet pour bombarder des villes japonaises. Complètement prise au dépourvu, la chasse et la DCA japonaises réagissent trop tardivement.

Les dégâts sont infimes, de véritables piqûres d'épingle mais l'impact de ces intacts est stupéfiant avec un coup de fouet bienvenue au moral chancelant des américains (les mauvaises nouvelles succédaient à d'autres mauvaises nouvelles) et un coup de fouet à l’orgueil nippon, les japonais prenant ses attaques pour un affront d'autant que le palais impérial à été touché sans que l'empereur Hiro Hito ne soit blessé.

Cela permet à l'amiral Yamamoto d'obtenir l'autorisation pour mener une opération contre Midway, un atoll situé comme son nom l'indique à mi-chemin entre le Japon et les îles Hawaï.

Cet atoll est devenu une base aérienne et navale de première importance pour les américains et cette importance n'à pas échappé aux japonais qui en la capturant espèrent rend leur sphère de coprospérité inexpugnable et pousser les américains à une paix de compromis.

Comme souvent les japonais vont mettre sur pied un plan d'une extraordinaire complexité avec deux cibles éloignées de plusieurs milliers de kilomètres : Midway et les Aléoutiennes (plus précisément les îles d'Attu et Kiska).

Cette dernière attaque est une diversion pour perturber les américains et par exemple leur faire croire que la côte ouest où les îles Hawaï peuvent être menacées. Si certains responsables militaires américains y ont un temps cru, très vite l'amiral Nimitz fait confiance aux crypto-analystes de la cellule Hypo dirigés par le capitaine de frégate Rochefort qui est parvenu à casser les codes militaires japonais et ainsi lire par dessus leur épaule.

C'est capital à une époque où les moyens militaires américains sont limités, l'industrie américaine si elle mobilise toutes ses forces ne peut encore fournir les nombreux navires, avions, les milliers de tonnes de munitions, de pièces détachées, de vivres et autres ipédimentias nécessaires à la contre-offensive. Il faut donc contenir avant de contre-attaquer.

C'est d'ailleurs le sens des ordres donnés à l'amiral Fletcher par l'amiral Nimitz : ne pas engager une action si le jeu n'en vaut pas la chandelle.

DOUGLAS TBD DEVASTATOR (Terminé) Batail27
Le déroulement de la bataille résumé en un dessin

Les américains sont ainsi en place dès le 2 juin 1942 avec les porte-avions Enterprise et Hornet en attendant la disponibilité du Yorktown qui allait réparé en quelques jours (même si il est moins endommagé que dit à l'époque) à la fois pour défendre Midway mais aussi pour par exemple couper la route d'une force japonaise attaquant Hawaï ou la côte ouest. Les japonais espérant que les américains seraient en mesure d'attaquer le 8 juin soit 48h après le début de leur propre action.

La bataille de Midway stricto sensu commence le 4 juin 1942 quand les japonais bombardent Midway, essayant de neutraliser l'aérodrome pour protéger la force d'invasion de toute riposte américaine, les japonais pensant les porte-avions américains loin. Les résultats seront mitigés, la piste restant par exemple opérationnelle ce qui va poser un cas de conscience à l'amiral Nagumo qui hésitera entre plusieurs stratégies.

Cette hésitation est renforcée par les attaques menées par les bombardiers venus de Midway notamment six Grumman TBF Avenger d'un détachement de la VT-8, une attaque infructueuse avec à la clé la perte de cinq des six appareils (ce qui montre que l'Avenger n'aurait probablement pas fait mieux que le Devastator). Sur cinquante-trois appareils engagés, trente-cinq sont perdus...... .

DOUGLAS TBD DEVASTATOR (Terminé) Batail28
Les attaques américaines. Entourées de rouge les unités de Devastator

A 7.02, les porte-avions américains lancent leurs avions. Le USS Enterprise (CV-6) lance cinquante-sept appareils dont quatorze Douglas TBD Devastator de la VT-6 alors que le USS Hornet (CV-8) lance soixante appareils dont quinze Douglas TBD Devastator du VT-8. Le Yorktown lui ne peut encore lancer ses avions puisqu'il doit attendre de récupérer les Douglas SBD Dauntless lancés pour repérer la flotte japonaise.

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Douglas TBD Devastator en vol

Ce n'est qu'à 07.52 que la vague d'assaut américaine met cap sur sa cible, une cible à la position incertaine. De plus le maintien en vol d'autant d'appareils volant à des vitesses et des altitudes différents est difficile, les chasseurs peinant à couvrir les avions d'assaut. A cela s'ajoute des problèmes de communication avec des radios pas toujours efficientes.

Les américains tombent dans le vide, une partie des avions à court de carburant doit faire demi-tour, certains parvenant aux porte-avions, d'autres à Midway tandis que d'autres ne peuvent faire autre chose que de s'écraser dans les eaux bleues du Pacifique.

A 08.38, une force de vingt-huit appareils à décollé du Yorktown, force qui comprend notamment douze Devastator de la VT-3.

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Douglas TBD Devastator en approche pour l'appontage sur un porte-avions type Lexington

Les japonais sont alors en phase défensive, préparant un nouveau raid sur Midway, les lancements devant commencer entre 10.30 et 11.00.

A 09.25, l'alarme retentit à bord des porte-avions japonais. Les Douglas Devastator de la VT-8 attaquent sans couverture de chasse.

C'est un massacre épouvantable, tous les appareils sont détruits et on ne compte qu'un survivant sur trente pilotes et radio-mitrailleurs, une pilote, l'enseigne de vaisseau George Gay (il sera repêché le lendemain, participera à la campagne de Guadalacanal avant devenir instructeur. Décédé en 1994, ses cendres ont été dispersées sur les lieux où sont tombés ses frères d'armes).

Les quatorze appareils de la VT-6 attaquent à 9.40 ne font pas mieux mais limitent la casse puisque «seulement» dix appareils sont abattus. Sur les vingt-neufs Devastator lancés, seulement quatre ont survécu à l'attaque montrant à ceux qui en doutait encore que l'avion torpilleur non escorté par la chasse est particulièrement vulnérable durant la phase finale de l'attaque où il doit voler en ligne droite à basse altitude et basse vitesse.

Ultérieurement les douze Devastator de la VT-3 passent à l'attaque pour un résultat tout aussi désastreux : deux appareils survivants et aucun coup au but.

DOUGLAS TBD DEVASTATOR (Terminé) Dougla36
Douglas TBD Devastator en vol

Ce sont donc trente-cinq appareils sur quarante et un qui ont été abattus. Ce massacre va comme on le sait favoriser les américains puisque les Zero sont descendus au ras des flots pour traquer les avions torpilleurs survivants, privant les porte-avions de toute couverture. De plus les «ponts plats» ne disposent pas de radar de veille qui leur aurait donné peut être un délai supérieur. Les Dauntless vont attaquer quasiment sans opposition.

Pour le Devastator cette bataille de Midway marque de manière sanglante une carrière qui avait jusqu'ici sans histoires. Quand au manque d'efficacité (aucun coup au but), cela s'explique par le manque de fiabilité et les problèmes techniques que connaissent les torpilles Mark 13, problèmes déjà identifiés en mer de Corail mais qui bien entendu n'ont pas pu être corrigés avant la bataille de Midway.

Crépuscule
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Douglas TBD Devastator parés au décollage

L'US Navy retire immédiatement des unités de première ligne les trente-neuf Douglas TBD Devastator. Les appareils des VT-4 et VT-7 vont être utilisés brièvement dans l'Atlantique loin de la guerre dans le Pacifique et surtout pour l'entrainement jusqu'en 1944.

Nombre d'entre-eux sont détruits après avoir été utilisés comme appareils d'instruction au sol ou comme «cible» en étant incendié pour entrainer les pompiers de l'US Navy. Fin 1944, aucun Devastator n'était encore disponible au sein de l'US Navy.

Le prototype à fini sa carrière sur la base aéronavale de Norman en Oklahoma. Le dernier Devastator fût utilisé par le  Commander of Fleet Air Activities-West Coast. La destruction de cet appareil en novembre 1944 marque la fin de la carrière pour l'appareil.

Outre le prototype, 129 TBD ont été produits, l'un d'entre-eux devint à des fins d'essais le TBD-1A à savoir un Devastator modifié avec deux flotteurs mais cet essais ne déboucha pas sur une modification d'appareils en service (puisqu'il est peu probable que la production d'appareils neufs soit lancée).

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Douglas TBD Devastator en version hydravion

Actuellement il n'existe aucun appareil dans les musées ou les collections privées. Des épaves sont présentes au large des côtes qu'elles soient pacifiques ou atlantiques et pourraient être récupérées puis cannibalisées pour faire un Devastator mais le coût rend ce projet peu probable tout comme la récupération de sept Devastator qui ont sombré avec le Lexington dont l'épave à été redécouverte par l'équipage de Paul G. Allen _le cofondateur de Microsoft avec Bill Gates_ en mars 2018.

Le 19 septembre 2019, une réplique à l'échelle 1:1 utilisée dans le film Midway de 2019 à été récupéré par le USS Midway Museum, le porte-avions USS Midway (CV-41) ayant été conservé comme musée à San Diego (NdA un peu comme si le Clemenceau avait été préservé à Brest ou à Toulon).


A SUIVRE

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MessageSujet: Re: DOUGLAS TBD DEVASTATOR (Terminé)   DOUGLAS TBD DEVASTATOR (Terminé) EmptyDim 09 Fév 2020, 11:34

CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES
DOUGLAS TBD DEVASTATOR (Terminé) Dougla12

Type : bombardier-torpilleur triplace embarqué

Masse : à vide 2540kg en charge 4213kg maximale au décollage 4624kg

Dimensions : longueur 10.67m envergure 15.24m hauteur 4.60m

DOUGLAS TBD DEVASTATOR (Terminé) Pratt_10
Un moteur Pratt & Whitney Twin Wasp R-1830-64

Motorisation : un moteur radial Pratt &  Whitney R-1830-64 Twin Wasp 14 cylindres de 900ch entrainant une hélice tripale à pas variable

Performances : vitesse maximale 332 km/h à 2400m vitesse de croisisère 206km/h distance franchissable 700km avec une torpille Mark 13 et 1152km avec 450kg de bombes plafond opérationnel 5900m

DOUGLAS TBD DEVASTATOR (Terminé) Dougla41
Torpedo !
DOUGLAS TBD DEVASTATOR (Terminé) Dougla40

Armement : une mitrailleuse de 7.62mm ou de 12.7mm tirant vers l'avant depuis l'aile gauche, une mitrailleuse de 7.62mm en position arrière, une torpille Mark 13 ou une bombe de 454kg ou deux bombes de 227kg ou douze bombes de 45kg.

DOUGLAS TBD DEVASTATOR (Terminé) Torpil29
Torpille Mark 13

La torpille Mark 13 était une torpille de 570mm de diamètre, pesant 1005kg (dont 272kg d'explosif), mesurant 4.19m de long et pouvant atteindre la portée maximale de 5800m à 33.5 nœuds.

Equipage : un pilote, un officier torpilleur-navigateur et un opérateur radio-mitrailleur arrière

FIN

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