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 DOUGLAS A-1 SKYRAIDER

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clausewitz
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MessageSujet: DOUGLAS A-1 SKYRAIDER   Jeu 03 Déc 2009, 13:54

DOUGLAS A1 SKYRAIDER
(ETATS UNIS)


Un Douglas Skyraider du squadron VA-176 en vol. Cette unité était affecté au CVW-10 et embarqué à bord de l'USS Intrepid (CVS-11) pour un déploiement au Vietnam du 4 avril au 21 novembre 1966


Avant propos

En 1941, au moment de l'entrée en guerre des Etats Unis, le porte-avions Lexington («Lady Lex») embarque un groupe aérien composé de 36 chasseurs Grumman F4F Wildcat, 32 bombardiers en piqué et avions torpilleurs (des Douglas Devastator et des Douglas Dauntless) 12 avions d'observation (Douglas Dauntless) et 3 avions de servitude.

Si les chasseurs sont légèrement majoritaires (leur rôle est important : escorte et protection du porte-avions), les avions d'assaut sont particulièrement nombreux et encore je n'ajoute pas les Dauntless d'observation qui peuvent également servir de bombardiers en piqué.

En 1944/45, un porte-avions comme le Bennigton de classe Essex embarque 108 appareils dont 72 chasseurs-bombardiers Grumman F6F Hellcat chargés d'appuyer les troupes au sol et de stopper les vagues de kamikaze. Cette composition était exceptionelle, la plupart des «fleet carrier» embarquant 54 Hellcat, 18 avions torpilleurs Grumman Avenger et 24 bombardiers en piqué Curtiss Helldiver soit un total de 96 appareils.


Un Grumman Hellcat en vol


Cette évolution s'explique par plusieurs facteurs. Des facteurs tactiques tout d'abord : la marine japonaise étant pour une grande partie d'entre-elle sous l'eau, l'utilité d'un grand nombre d'avions torpilleurs et de bombardiers en piqué est moins prégnante.

De plus la multiplication des opérations amphibies avec une résistance acharnée des japonais oblige les américains à multiplier les chasseurs bombardiers à bord des porte-avions _Hellcat et Corsair_ pour anéantir les kamikazes et appuyer les Marines.

Plus généralement, des doutes apparaissent sur l'utilité future de l'avion torpilleur et du bombardier en piqué. Avant guerre, la tactique prévoyait l'utilisation du bombardier en piqué pour amollir les défenses avant de laisser les avions torpilleurs achever le travail.

C'est tout le contraire qui se passa à Midway. Manquant d'expérience, les avions torpilleurs, les bombardiers en piqué et les chasseurs se perdirent de vue et attaquèrent séparement. Alors que les chasseurs et les bombardiers en piqué devaient amollir la défense des porte-avions japonais (les premiers éliminer la DCA et la chasse ennemie et les seconds ralentir les navires ennemis) pour laisser les avions torpilleurs achever l'ennemi, c'est le contraire qui se produisit entrainant le massacre des torpilleurs Devastator au profit des bombardiers en piqué Dauntless.


Douglas Devastator en vol, le heros malheureux de la bataille de Midway


La généralisation du radar et le renforcement de la DCA rendait bien illusoire l'utilisation de ces deux types d'avions. L'avion torpilleur attaque à basse altitude, faible vitesse et en ligne droite pour permettre le lancement de la torpille qui est un engin fragile ce qui en fait une cible idéale pour des navires ayant une puissante DCA.

Même chose pour le bombardier en piqué qui lors de son piqué est à une relative faible vitesse (généralement moins de 250 km/h), peu manoeuvrable ce qui en fait une cible rêvée pour une DCA puissante et énergique.


Le sacrifice des Devastator permis au Dauntless de couler quatre porte-avions japonais


Cela n'empêcha pas pourtant la marine américaine de dévelloper d'autres avions-torpilleurs et d'autres bombardiers en piqué comme le Martin Mauler et le Douglas Skyraider mais signe des temps, ces appareils étaient monoplaces et capables d'emporter tout type d'armement qu'il s'agisse de la roquette, de la bombe ou de la torpille.


Un Martin AM Mauler en vol


Genèse du Skyraider

Le 6 juillet 1944, l'US Navy fait savoir qu'elle souhaite équiper ses forces d'un avion monoplace monomoteur embarqué capable de mener des missions de bombardement en piqué et de torpillage destiné à remplacer les appareils en service notament le Curtiss Helldiver et le Grumman Avenger.

Notez le choix du monoplace en rupture avec la pratique habituelle du bombardier en piqué biplace ou de l'avion torpilleur monoplace.


Un XBT2D-1 s'apprétant à décoller.


Douglas charge Ed Heinemann de mettre au point un appareil repondant aux désidératas de l'US Navy. Le futur père du non moins célèbre A4 Skyhawk dessine un appareil trapu à aile basse propulsé par un puissant moteur radial Wright R3350 de 2750ch.

Le XBT2D-1 effectue son premier vol le 11 mars 1945 et au mois d'avril 1945 commence l'évaluation officielle. Entre temps, 573 appareils sont commandés, les 25 premiers sont baptisés Dauntless II mais les suivants reçoivent le nom de Skyraider le 15 novembre 1946 avec la nouvelle désignation d'AD-1. Les appareils de série sont produits à l'usine Douglas de El Segundo en Californie et les premiers d'entre-eux sont livrés à la fin de 1946 au squadron VA-19A qui est qualifié à l'appontage sur le porte-avions d'escorte Sicily (CVE-118) au printemps 1947 en compagnie des squadrons VA-3B et VA-4B.

833 Skyraider ont été livrés en 1950 mais la production ne s'arrête pas là. L'incroyable adaptabilité du Skyraider fit que pas moins de 3180 appareils sont construits en sept versions principales entre 1945 et août 1956 (d'autres sources donnent février 1957) pour des missions aussi variées que l'attaque, l'appui aérien rapproché, l'alerte radar avancée, la guerre électronique mais aussi le transport.


Un autre photo du prototype du Skyraider

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MessageSujet: Re: DOUGLAS A-1 SKYRAIDER   Jeu 03 Déc 2009, 14:14

Carrière opérationnelle (1) : US Navy

Guerre de Corée (1950-1953)

Préambule

Carte générale du conflit coréen, le premier gros coup de chaud de la guerre froide (carte fournie par Vautour)

Protectorat japonais depuis la victoire de l'empire du soleil levant sur la Chine dans la première guerre sino-japonaise de 1894/95, la Corée devient une colonie japonaise en 1910. Elle est peu concernée par le second conflit mondial, aucun combat n'ayant lieu dans la péninsule.

A la fin de la guerre, la péninsule coréenne est divisée en deux zones d'influence séparé par le 38ème parallèle. Au nord les soviétiques qui y installent un régime à leur botte dirigée par Kim Il Sung avec pour capitale Pyonyang alors qu'au sud les américains favorisent l'établissement à Séoul d'un régime «libéral» dirigé par Syngman Rhee.

L'antagonisme des deux régimes est immédiat, le nord comme le sud rêvant de réaliser l'union de la péninsule coréenne à son profit. Les forces soviétiques évacuent la Corée du Nord à la fin de 1948 et les américains font de même en juin 1949.

Le 25 juin 1950, 90000 soldats nord-coréens appuyés par 150 chars T34 et 132 avions (62 bombardiers Illiouchine Il10 et 70 chasseurs Yakovlev Yak 9 et Lavotchkine La11) franchissent la frontière et déferlent sur le sud. L'armée sud-coréenne composée de 65000 hommes mais sans chars ni aviation est battue en quatre jours. Séoul est prise le 28 juin et rien ne semble pouvoir arrêter la furia nordiste.

Sauf peut être la toute jeune Organisation des Nations Unies (ONU) qui succède à la SDN en 1945 mais encore faut-il que les cinq grands se mettent d'accord. Le conseil de sécurité se réunit en urgence le 25 juin mais cette réunion est boycottée par l'URSS ce qui permet le vote d'une résolution n°82 demandant le retrait des assaillants.

Le président américain Harry Truman ayant encore le souvenir des tergiversations des démocraties face au nazisme en mémoire décidé d'employer la manière forte. L'idée est dans un premier temps d'intervenir uniquement avec forces navales et aériennes.

Les américains l'annocent dès le 27 juin et le lendemain, le conseil de sécurité recommande à ses membres d'assister la République de Corée (résolution n°83).

Une coalition est mise sur pied mais il s'agit en pratique d'une intervention américaine sous le paravent onusien. Les forces sont placées sous le commandement du général Douglas MacArthur, le héros de Corregidor. Ce dernier ne perd pas de temps et dès le 1er juillet 1950, les premiers soldats américains arrivent en Corée plus précisement à Pusan.

Le but de cet article n'est pas de raconter en long, en large et en travars la guerre de Corée mais il ne me semble pas inutile de résumer le conflit à grands traits.

Cette première poussée de fièvre de la guerre froide peut être divisée en cinq grandes phases :

-Première phase du 25 juin au 15 septembre 1950 : les nord-coréens avancent et bloquent les forces des Nations Unies dans une poche autour de Pusan à l'extrême sud-est de la péninsule coréenne.

-Deuxième phase : le 15 septembre 1950 opération Chromite, les forces alliées débarque à Inchon sur les arrières nord-coréens et ces derniers doivent se replier sur la frontière chinoise.

-Troisième phase : le 26 novembre 1950, des «volontaires» chinois attaquent brusquement les troupes des nations unies et les refoulent largement au sud du 38ème parallèle avant d'être bloquée le 15 janvier 1951.

-Quatrième phase : le 24 janvier 1951, les troupes onusiennes contre-attaquent et refoulent les nord-coréens et leurs alliés chinois, le front finissant par se stabiliser à proximité du 38ème parallèle avec une succession d'offensives et de contre-offensives.

-Cinquième phase : le front stabilisé à partir du 12 novembre 1951. Entre temps des négociations se sont ouvertes le 10 juillet 1951 qui aboutissent à la signature de l'armistice de Panmunjon le 27 juillet 1953 rétablissant le status quo bella ante.


Autre carte de l'ami Vautour : les bases aériennes alliées et communistes en Corée et dans ses environs

Le Skyraider en action

Au moment où éclate la guerre de Corée, le porte-avions et l'aviation embarquée n'à pas bonne presse aux Etats Unis. La probabilité d'une guerre nucléaire et la montée en puissance de la toute jeune USAF semble condamner le porte-avions.

Pas étonant dans ses conditions que la 7ème flotte du vice-amiral Struble ne dispose pour couvrir tout l'Extrême que d'un seul porte-avions, le USS Valley Forge (CV45), un porte-avions de classe Essex. Ce dernier accompagné du croiseur lourd Rochester (navire amiral), de huit destroyers, de trois sous marins et de cinq auxiliaires est chargé de protéger le détroit de Formose.


Au dessus d'Atlantic City qui outre ses casinos abritait une importante base aéronavale avec le VC-33. Les trois appareils sont de gauche à droite un AD-3Q de guerre électronique, un AD-4N d'attaque nocturne et un AD-5N d'attaque de nuit

Le Valley Forge à quitté la côte ouest le 1er mai 1950 avec à son bord le CVG-5 (Carrier Vessel Group n°5) qui rassemble 30 chasseurs Grumman F9F-2B Panther (VF-51 et VF-52), 28 Chance-Vought F4U-4B Corsair (VF-53 et VF-54) et 14 Douglas AD-4 Skyraider du VA-115 plus des détachements d'appareils spécialisés comme trois F4U-5N de chasse de nuit, trois F4U-5P de reconnaissance à long rayon d'action, trois Douglas AD-3N Skyraider d'attaque de nuit, trois Douglas AD-4Q Skyraider de guerre électronique, un Douglas AD-3Q Skyraider de guerre électronique, trois Douglas AD-5W Skyraider de veille aérienne avancée et trois hélicoptères Sikorsky HO3S-1 (Sikorsky S51).

Le 27 juin 1950, la 7ème flotte est mise à la disposition de MacArthur, le groupe de combat du Valley Forge formant le TG 77.4 assisté par les britanniques qui au sein du TG 77.5 ont déployé le porte-avions léger Triumph, le croiseur léger Belfast et trois destroyers.

Les deux Task Group appareillent d'Okinawa le 1er juillet 1950 et gagnent la mer Jaune à l'ouest de la péninsule coréenne. Sur zone le 3 juillet, le Valley Forge lance les premières attaques aériennes de la guerre. 9 chasseurs Panther, 16 chasseurs bombardier Corsair et douze Douglas Skyraider attaquent les aérodromes et les voies de communication autour de Pyonyang en liaison avec les britanniques qui lancent 9 Seafire et douze Firefly.

Les Douze Skyraider du Lieutenant Commander N.D Hobson larguèrent leur charge complète (deux bombes de 227kg et six bombes de 45kg) avec une grand précision.

Un second raid est organisé dans l'après midi suivi d'un autre le lendemain matin, 4 juillet au cours de laquelle les installations ferroviaires de la région de Pyonyang sont frappées, les Skyraider détruisant notament un pont et dix locomotives. Quatre Skyraider sont endommagés par la DCA et l'un d'entre eux saute la barrière l'appontage et endommage ou détruit 8 Corsair parqués à l'avant.

De retour à Okinawa le 6 juillet, le Valley Forge et le Triumph quittent le Japon le 16 juillet pour la région de Pohangdong où le 18, ils couvrent le débarquement deux RCT (Regimental Combat Team, des groupes de combat interarmes) de la 1ère division de Cavalerie basée normalement à Tokyo.

Les 18 et 19 juillet, les appareils du Valley Forge reprennent leurs missions de bombardement sur la Corée. Le 18 juillet, il lança quatre Skyraider, huit Corsair et dix-neuf Panther pour attaquer des objectifs entre Wonsang et Kosong, des avions étant également détruits sur l'aérodrome de Pyonyang. Le 19, treize Skyraider accompagnés par dix-neuf Corsair et vingt-quatre Panther attaquent les usines de Hamhung et des aérodromes ce qui compense l'annulation de la mission de l'après midi, le temps empêchant 12 Skyraider et 17 Corsair d'attaquer les ponts.

Le Valley Forge reste sur zone jusqu'au 24 juillet date à laquelle il se tavitaille en munitions à Sasebo avant de reprendre la mer et les opérations, ce cycle s'achevant par son retour à Okinawa le 31 juillet 1950.

Le lendemain 1er août, le porte-avions Philippine Sea (CV47) de classe Essex arrive à Okinawa avec le CVG-11 composée de 28 F9F-2B Panther, 28 F4U-4B Corsair, 16 AD-4 Skyraider plus des détachements d'appareils spécialisés (14 avions type Corsair et Skyraider selon un modèle probablement semblable à celui-cité plus haut).


Des AD-4 Skyraider du VA-195 s'apprétant à décoller du porte-avions de classe Essex Phillipine Sea (CV47)

Le 5 août 1950, le Valley Forge et le Philippine Sea appareillent d'Okinawa attaquant aussi bien la région de Pusan pour appuyer les défenseurs de la poche que le nord ouest de la Corée. La souplesse du porte-avions est une nouvelle fois démontrée, les deux Essex ne regagnant Sasebo que le 21 août pour se ravitailler en munitions avant de reprendre les opérations le 26 août, ce cycle s'achevant le 6 septembre 1950.

l'opération Chromite à lieu donc le 15 septembre 1950 et parmis les 230 navires engagés figurent trois porte-avions américains. Outre le Philippine Sea et le Valley Forge, le Boxer un autre Essex à rejoint ses deux sister-ship. Il à appareillé de Californie le 24 août avec à son bord le CVG-2 composé de 64 F4U-4B Corsair, de 16 Skyraider et quatorze appareils spécialisés, ralliant directement Inchon le 15 septembre.

La TF77 participe aux opérations d'appui effectuant rien que le jour du débarquement un total de 304 sorties pour la destruction de plus de 200 véhicules ennemies. La rapide progression des alliés permet la mise en place d'aérodrome à terre et la présence des porte-avions est moins utile qu'auparavant.


Un Skyraider du VA-195 s'écrasant à l'appontage après avoir été touché par la DCA nord-coréenne

Le 8 octobre 1950, les marines rembarquent et la TF77 regagne le Japon. Elle comptait à ce moment là pas moins de quatre porte-avions puisqu'aux trois précédement cités s'ajoutait le USS Leyte (CV32 classe Essex). Ce dernier était en Méditerranée depuis mai 1950 et après une démonstration devant Beyrouth le 13 août, regagne Norfolk le 24 août 1950. Quittant la Virginie le 6 septembre, il arrive à Sasebo le 8 octobre avec le CVG-3 composé de seize Grumman F9F-2B Panther (VF-31), 36 Chance-Vought F4U-4B Corsair (VF-32 et VF-33), 18 Douglas AD-4 Skyraider du VA-35 et seize Corsair et Skyraider spécialisés.

La TF77 composée à ce moment là des porte-avions Boxer, Leyte, Philippine Sea et Valley Forge; du cuirassé Missouri, un croiseur léger et seize destroyers lance une attaque sur Wonsan le 11 octobre 1950. le 22 octobre, les quatre Essex quittent la Corée mais le 5 novembre, suite à l'attaque chinoise, les Leyte et Valley Forge doivent quitter Sasebo et à partir du 9, lance une offensive aérienne contre les ponts sur le Yalou (fleuve séparant la Chine de la Corée).

La première attaque voit l'engagement de huit Skyraider et de 16 corsair couvert par les Panther du VF-111. La campagne contre les ponts (entre-temps le Philippine Sea à rejoint ses deux sister-ship) s'achève le 21 novembre après 593 sorties et les premiers combats aériens entre avions à réaction, Panther côté américain et Mig-15 côté coréen.

Le Valley Forge quitte la Corée pour les Etats Unis le 19 novembre après que ses avions eurent réalisé 5000 sorties de guerre et larguer 2000 tonnes de bombes ou de roquettes depuis le 3 juillet 1950.

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MessageSujet: Re: DOUGLAS A-1 SKYRAIDER   Jeu 03 Déc 2009, 14:20

La contre offensive chinoise du 24 novembre oblige les porte-avions américains à assurer un appui de feu permanent. C'est ainsi que le Leyte, le Philippine Sea et le Badoeng Strait sont rejoints par le Princeton (CV37 classe Essex) le 5 décembre qui embarque le CVG-19 composé des squadrons VF-191 (F9F-2 Panther) VF-192 et 193 (F4U-4) et VA-195 (AD-4 Skyraider).


Un Skyraider particulièrement chargé appartenant au VA-195 s'apprêtant à décoller du Princeton

Le Valley Forge arrivé à San Diego le 1er décembre est aussitôt rappelé en Corée. Il rembarque le CVG-2 débarqué du Boxer et repart le 6 décembre, retrouvant la TF77 le 22 décembre alors que cette dernière couvrait l'évacuation de la poche formée autour de Hungman (3-24 décembre). A l'issue de cette opération, le Philippine Sea et le Leyte gagnent Yokosuka arrivant à destination le 28 décembre après 52 jours en mer.

Après un mois de janvier difficile, les forces des nations unies rétablissent peu à peu la situation et le 22 avril 1951. la TF77 y joue un rôle prépondérant avec ses trois porte-avions (Philippine Sea, Princeton et Valley Forge), deux étant en ligne pendant qu'un troisième est en repos/ravitaillement au Japon. Elle entame le 29 janvier une offensive aérienne contre les ponts de la côte est.

Au mois de mars 1951, le groupe du Princeton attaque six ponts ferroviaires dans le sud de Kichu. Les Skyraider du VA-195 lancent une première attaque le 3 mars mais en dépit de sa réussite, l'ennemi répare rapidement les dégâts. Une seconde attaque à lieu le 15 mars et après une troisième attaque le 2 avril, les ponts sont abandonnés par les nord-coréen. C'est cette attaque qui inspirera le film «Les ponts de Toko-Ri».


Le Skyraider fût avec le Corsair probablement l'avion d'attaque au sol le plus redoutable de la guerre de Corée

Le 27 mars, le Valley Forge est relevé par le Boxer qui arrive en Extrême Orient avec le CVG-101 constitué avec des squadrons de réserve : le VF-721 équipé de F9F-2, les VF-884 et 791 équipés de F4U-4, le VA-702 équipé d'AD-2 et AD-4 Skyraider et des détachements des squadrons VC-3, VC-11, VC-35 et VC-6. Le 28 mars, le CVG-2 passe du Valley Forge au Philippine Sea qui devient navire-amiral de la 7ème flotte.

Une nouvelle offensive ennemie est lancée le 22 avril et comme toujours l'av iation embarquée est sur la brèche. Le 30 avril 1951; six Skyraider de la VA-195 armés de bombes de 900kg couverts par cinq Corsair attaquent mais sans résultat notables le barrage de Hwachon sur le Pukhan. Une seconde attaque est lancée le lendemain, 1er mai par le Princeton qui envoie 22 Panther, 30 Corsair et 20 Skyraider dont huit avec des torpilles (cinq du VA-195 et 3 du VC-35). Six torpilles détruisent le barrage.

A partir de la mi-1951, la guerre de Corée se transforme en guerre de position pendant que les négociations ont lieu, négociations laborieuses avec de nombreux rebondissements et psychodrames que je n'évoquerai pas ici.

L'aviation embarquéé assure donc moins des missions d'appui rapproché que des missions d'interdiction et d'attaque de précision contre les lignes de communication ennemies.

Le 10 août 1951, le Princeton quitta la Corée relevé par l'Essex qui rejoint la TF77 le 22 août. Cet engagement est le premier d'un Essex modernisé en Corée. Il embarque à cette occasion le CVG-5 composé du squadron VF-51 (F9F-2 Panther) du VF-53 (F4U Corsair) du VF-54 avec des Skyraider et aux détachements d'appareils spécialisés s'ajoutent un squadron de F2H-2 Bansee, le VF-172.


C'est un Skyraider qui effectua le 24 octobre 1951 le 40000ème appontage de l'Essex

Le 4 février 1952, le Philippine Sea retrouve la TF77 qui lance du 23 février au 5 mars 1952 une campagne contre la battelerie ennemie pour empêcher les nord-coréens de reprendre les nombreuses iles et ilôts littoraux qui servent de base aux commandos américains et britanniques.

Si le 19 mars 1952, l'Antietam achève son premier tour d'opérations en Corée après quatre mois d'opérations (il était arrivé sur zone en novembre 1951) , le Boxer lui commence son troisième le 31 mars alors que le 23 juin, le Bonhomme Richard (CV31) rallie la TF77 avec à son bord le CVG-7 formé de deux squadrons de Panther (VF-71 et 72), d'un squadron de Corsair (VF-74), un squadron de Skyraider (le VA-75), des détachements d'appareils spécialisés notament le détachement N du VC-61 composé de F2H-2P et de F9F-2P.

Le même jour, la TF77 lance une offensive aérienne de grande ampleur sur les centrales électriques nord-coréenne dont neuf sites sont visés. Les attaques se poursuivent le lendemain depuis le Philippine Sea, le Bonhomme Richard, le Princeton et le Boxer qui lancent 193 appareils. Au 25 juin 1952, l'US Navy et les Marines ont réalisé 195000 vols.

Le 6 juillet 1952, le Philippine Sea achève sont deuxième déploiement en Corée et cinq jours plus tard, le 11 juillet, les avions des porte-avions Princeton, Bonhomme Richard et de l'Ocean britannique et du 18 au 24 juillet, l'Essex et le Philippine Sea effectue une démonstration de force au large des côtes chinoises.

L'arrivée de la saison des pluies perturbe les opérations de vol mais le 29 août 1952, un raid de 1000 appareils dont ceux de la TF77 est lancé sur Pyonyang et deux jours plus tard, des avions du Boxer, de l'Essex et du Princeton lancent 144 appareils contre la raffinerie d'Aoji à 16km de la frontière soviétique.

A partir du 9 octobre 1952, la TF77 lance l'opération Cherokee, la destruction des dépôts ennemis à l'arrière du front, ces missions menées à un rythme soutenu voyant l'engagement en moyenne d'une cinquantaine d'appareils.

Le 20 octobre, la TF77 met place des détachements de lutte antiradar, probablement les premiers de l'histoire, détachements composés généralement de quatre Corsair ou de quatre Skyraider.

Les missions d'interdiction se poursuivent mais le 14 juin 1953, la dernière offensive communiste oblige les porte-avions de la TF77 (Princeton, Philippine Sea, Boxer et Lake Champlain arrivé le 13) à mener des missions d'appui dans des conditions difficiles (plafond de 500m à terre et 100m en mer) avec 508 sorties le 14 juin et 403 le lendemain et le 16 juin, le Princeton en lance 184 à lui seul.

Le 27 juin 1953 à 11h est signé l'armistice à Panmunjon qui devient effectif à 22h. Les Etats Unis ont eu 30000 tués (sur un total de 2 415 601 morts). L'US Navy relève 492 tués et 1576 blessés et les Marines 4268 tués et 23744 blessés. La Navy et les Marines totalisent 275842 missions aérienne pour le prix de 1248 avions perdus dont 564 du fait de l'ennemi dont 312 Corsair et 124 Skyraider.


Les Skyraider AEW furent également déployés en Corée comme cet AD-4W embarqué sur le Princeton

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MessageSujet: Re: DOUGLAS A-1 SKYRAIDER   Jeu 03 Déc 2009, 14:40

«Now we 're all son of bitch»

Kenneth Bainbridge, directeur du centre d'essais de Los Alamos

Cette phrase prononcée par Kenneth Bainbridge lors du premier essai nucléaire de l'histoire à Los Alamos («Trinity» le 16 juillet 1945) prouve que dès le départ, les hommes ont prit conscience du pouvoir terriblement destructeur de la bombe atomique, prise de conscience renforcée par les bombardements d'Hiroshima et de Nagasaki. On peut estimer que la présence de cette arme terrifiante évita au monde une troisième guerre mondiale probablement fatale pour la race humaine.

Les premières bombes atomiques sont des engins volumineux et sont hors de portée des avions embarqués. Cela explique le declin du porte-avions dans les années de l'immédiat après guerre (abandon de la construction du United States notament). En effet la priorité pour les Etats Unis est de pouvoir bombarder l'URSS à l'aide d'armes nucléaires afin de la dissuader d'attaquer l'Europe.


Un North American AJ1 Savage à Port Lyautey (Maroc)

La miniaturisation des composants fait cependant des rapides progrès et la mise en service des porte-avions de classe Midway et surtout des Forrestal résout le problème du bâtiment porteur. Reste à trouver l'avion : c'est chose faite avec la mise en service du North Americain AJ-1 Savage et surtout du Douglas A3D Skywarrior qui avec ses 38 tonnes est toujours à ce jour le plus lourd appareil jamais embarqué (les essais du Hercules sur le Forrestal ne débouchèrent sur aucune utilisation concrète).


Le Douglas Skywarrior surnomé "The Whale" (la baleine) servit un temps d'appareil d'attaque nucléaire avant de terminer sa carrière comme ravitailleur comme le montre cette photo d'un KA-3B

Au printemps 1950 cependant une bombe de 770kg est mise au point, la bombe Mk7. Sa taille et son poids lui permet d'être embarqué sur un Skyraider ou un Banshee qui peuvent opérer depuis un Essex et donc augmenter le nombre de plate-formes pouvant projeter l'atome.

Le squadron VX-5 équipé de Skyraider s'entraine ainsi sur le Philippine Sea au large de San Diego en 1950 et pendant la guerre de Corée, à lieu une mise en alerte en vue d'un bombardement nucléaire de la Corée du Nord mais cette mise en alerte se révéléra être un simple exercice.

Avec la généralisation des appareils à réaction, il est peu probable que les Skyraider eurent beaucou l'occasion d'emporter une bombe nucléaire tactique pour des exercices.

Chaude mer Méditerranée

Préambule

Formation d'AD-6 du VA-42

Si avant la seconde guerre mondiale, les américains sont peu présents en Méditerranée tout change avec le début de la guerre froide. Cette région devient stratégique surtout avec la mise en coupe reglée des pays d'Europe de l'est, le dévellopement de la marine soviétique et l'alliance entre Moscou et les pays arabes.

C'est ainsi qu'à partir d'août 1946 et jusqu'à la guerre de Corée, un porte-avions américain est en permanence présent en Mer Méditerranée (sauf pendant le premier trimestre 1947). Outre la mission de présence, ce porte-avions embarque des armes nucléaires pour pouvoir bombarder l'URSS en cas de conflit.

Même pendant la guerre de Corée, les américains considèrent la Méditerranée comme une zone d'interêt stratégique vitale et craigne surtout une attaque surprise. C'est ainsi qu'à la fin de l'année 1950 alors que la guerre fait rage en Extrême Orient, la 6ème flotte aligne deux porte-avions, trois croiseurs et quatorze destroyers et qu'elle est encore renforcée par le porte-avions d'escorte Mindoro (CVE 120) chargé de la lutte anti-sous marins.

Liban (juillet 1958)

Pays compliqué s'il en est, le Liban est au centre des préoccupations internationales à l'été 1958.

Plus généralement, les américains montrent leurs muscles pour soutenir leurs alliés dans la région comme le roi de Jordanie qui fait face en avril 1957 à la menace de la République Arabe Unie (union de l'Egypte et de la Syrie) créée officiellement le 1er février 1958.

Une rébellion éclate au Liban en mai 1958 et les américains sont à deux doigts d'intervenir mais la situation se stabilise avant. Le 14 juillet 1958, la monarchie hachémite d'Irak est renversée par un coup d'état du parti Baath et le président libanais Camille Chamoun demande l'aide des américains.

La Navy et les Marines sont les premiers à pouvoir intervenir. Le 14 juillet au matin, le Saratoga est en escale à Cannes, l'Essex est au Pirée et le Wasp à Naples, trois bataillons de Marines se trouvant sur des bâtiments dispersés entre Chypre, le nord de la Crète et Gibraltar.

Les marines se déploient entre le 15 et le 18 juillet 1958. Les porte-avions appareillent le 15 à l'aube et l'Essex _le porte-avions le plus proche du pays du Cèdre_ peut lancer quatre Fury et sept Skyraider pour couvrir le premier débarquement. L'Essex couvre la tête de pont jusqu'au 20 et est épaulé par le Saratoga sur zone dans la nuit du 17 au 18 juillet. Le dispositif de la Navy est renforcée par le Forrestal et le Randolph tandis que l'Antietam présent en Floride se prépare à les rejoindre. C'est ainsi qu'en l'espace d'une semaine, les américains sont parvenus à déployer cinq porte-avions et 14000 soldats dont 6000 marines.

L'attaque du USS Liberty (8 juin 1967)

A-1H du VA-176. Ce sont des avions de cette unité qui furent catapultés de l'America dès l'annonce de l'attaque

En 1967, la situation entre Israël et les pays arabes est toujours aussi tendue. Vu comme un corps étranger, Tel Aviv est un état en perpetuel sursis mais point une victime expiatoire car si lors de la 1ère guerre israélo-arabe, les arabes étaient les agresseurs, en 1956 c'est l'état Hebreux qui prit le dessus.

Le 23 mai 1967 le bouillant colonel Nasser ordonne le blocus du détroit de Tiran qui sépare le Sinaï egyptien et la péninsule ibérique et la mer Rouge et le golfe d'Aqaba. Pour Tel Aviv c'est un véritable cassus belli car cela vient à étouffer le port d'Eilat.

Le gouvernement israélien de Levi Eskhol décida d'agir préventivement. Le 5 juin 1967, Tsahal déclencha une offensive aérienne de grande ampleur. Parfaitement renseigné, la Hey Al Havir frappa avec une précision déconcertant anéantissant l'aviation egyptienne et privant ainsi Le Caire de toute possibilité de riposte face aux forces mécanisés israéliennes.

Les Etats Unis désireux de connaître réellement les résultats de l'offensive israliénne et les intentions de Tel Aviv déployèrent en Méditerranée orientale le USS Liberty. Ce dernier était un cargo de type Victory Ship connu à l'origine sous le nom de Simons Victory et mis en service en mai 1945 au profit d'un armateur privé et ce jusqu'en 1958 date de son retour en réserve. En 1964, il fût sorti de la naphtaline et transformer en navire de recueil du renseignement électronique au profit de la NSA (National Security Agency).


Le USS Liberty photographié en octobre 1966 en baie de Chesapeake

Le 8 juin 1967, le Liberty se trouve à environ 25 miles nautiques de la côte du Sinaï dans les eaux internationales. A 6h du matin, il est repéré par un Noratlas israélien et identifié comme américain mais le message est (volontairement ? ) mal transmis. Le message de rappel demanda au navire de s'éloigner des côtes n'est pas reçu non plus.

En début d'après midi, le navire-espion est à 13 miles des côtes, filant à 8-10 noeuds. La fausse nouvelle d'un bombardement naval d'El Arish provoque l'envoie d'avions israéliens et le Liberty est survolé à cinq reprises.

A 14h00, un Mirage IIICJ (Tayeset 101) effectue une passe de reconnaissance avant que quatre appareils du même type et de la même unité suivis par deux Super Mystère B2 du Tayeset 105 attaquent à la bombe et à la roquette endommageant gravement le navire.

A 15h, des vedettes lance-torpilles attaquèrent à 900m ouvrant le feu au canon de 40 et de 20mm, à la mitrailleuse de 12.7mm avant de lancer quatre torpilles dont l'une d'elle frappa le navire à l'avant avant qu'une cinquième ne rate. Une autre attaque fût tentée mais fût arrêtée par ordre du haut commandement israélien alors que deux Super Frelon chargés de commandos s'apprêtaient à prendre d'assaut le navire.

Non pas qu'ils avaient enfin correctement identifié le navire mais parce que les israéliens avaient intercepté les messages de détresse envoyés à la sixième flotte. Le porte-avions America était alors en plein exercice d'alerte nucléaire et doit se reconfigurer pour une mission d'appui tactique classique tandis que le croiseur lourd Little Rock fait route à pleine puissance.

Peu avant 15h, l'America catapulta des chasseurs-bombardiers A4C Skyhawk des VA-64 et 66 tandis que le Saratoga dépêcha des Douglas A-1H Skyraider du VA-176 couvert par des F4 Phantom mais ces appareils sont rappelés en vol après l'arrêt de l'attaque et les excuses (!) israéliennes.

Quand le Little Rock fit sa jonction avec le navire martyr, ce dernier se trainait péniblement en direction de Malte avec 34 blessés et 160 blessés. Arrivé à Malte le 14 juin, le USS Liberty fût sommairement reparé pour lui permettre de rentrer aux Etats Unis où il arriva le 27 juillet. Trop endommagé pour être réparé à un prix décent, le USS Liberty fût désarmé le 28 juin 1968 et vendu à la démolition en 1973.


Le USS Liberty après l'attaque

Pour son comportement héroïque durant l'attaque, le commandant du navire William McGonagle (1925-1999) reçut la Congressional Medal of Honor, la plus haute décoration militaire américaine.


Le capitaine du Liberty, le capitaine William McGonagle reçut pour son comportement héroïque au moment de l'attaque, la Congressional Medal of Honor

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MessageSujet: Re: DOUGLAS A-1 SKYRAIDER   Jeu 03 Déc 2009, 15:01

Guerre du Vietnam (1964-1973)

Préambule

C'est la France de Napoléon III qui entame la conquête de l'Indochine française avec tout d'abord la Cochinchine en 1862, le Cambodge en 1863, l'Annam et le Tonkin en 1884 avant d'être regroupé dans une Union indochinoise en 1887.


La formation de l'Indochine française

Si l'Algérie à marqué les consciences par son statut de colonie de peuplement, l'Indochine avait une place particulière dans l'Empire français. Colonie la plus peuplée avec 25 millions d'habitants, elle fascinait les métropolitains attirés par l'Asie et les mystères.

La défaite française de 1940 met le pouvoir colonial au péril. Le Japon transforme l'Indochine en véritable protectorat et favorise la défaite venant les nationalistes du Viet Minh. Le 9 mars 1945, une attaque surprise des troupes japonaise décapite l'administration coloniale française et provoque la mort de plusieurs milliers de civils et de militaires français.

«Protegez moi de mes amis, mes ennemis je m'en charge». Cette maxime ne pouvait que sied à la France qui voit ses alliés la pousser hors de l'Asie du Sud Est en divisant l'Indochine en deux zones d'occupation : chinoise au nord et britannique au sud chargée officiellement de désarmer les troupes japonaises encore présentes.

Si la France accorde l'indépendance au Laos et au Cambodge, il est hors de question de lâcher le Vietnam dont les enjeux économiques sont bien plus importants que les deux pays précités. La France reprend pied en 1946 en janvier dans le sud et en mars dans le nord.

De 1946 à 1949, la guerre semble être une guerre du faible au fort, une guerre de guerilla qui voit une armée française équipée à l'Européenne affronter une guerilla mal équipée mais connaissant parfaitement le terrain.

L'arrivée au pouvoir de Mao-Tse-Toung en octobre 1949 change la donne. Le Viet Minh bénéficie maintenant d'une puissante base arrière en Chine et se transforme en une véritable armée capable d'infliger des sévères défaites au corps expéditionnaire française comme à Cao Bang sur la RC4 en octobre 1950.

Suit une période de relatif redressement sous la houlette du général de Lattre de Tassigny qui «vietnamise» avant l'heure le combat, bénéficiant en parallèle d'un puissant soutien militaire américain qui revenant de leur anticolonialisme traditionnel voit désormais la guerre d'Indochine comme un affrontement de la guerre froide.

Si le Vietminh est de plus en plus puissant, il ne commet pas l'erreur d'accepter un affrontement en rase campagne où la puissance de feu française est encore écrasante avec une supériorité aérienne totale.
Le haut commandement français décide de fixer les forces Vietminh par un appat en installant un camp retranché à Dien Bien Phu. C'est l'opération Castor lancé le 20 novembre 1953. Sans le savoir, c'est le début de la fin du corps expéditionnaire français.


Photo de l'opération Castor

Cette idée de camp retranchée paraît absurde 55 ans plus tard mais à l'époque, elle semblait couler de source, le haut commandement français se rappelant le précédent de Na San (23 novembre-2 décembre 1952) où le Viet-Minh s'était cassé les dents sur ce camp retranché

Contrairement aux prévisions optimistes des officiers français, le Vietminh est capable de hisser sur les collines entourant la cuvette de Dien Bien Phu des canons que l'artillerie française du colonel Piroth sera incapable de neutraliser (le chef de l'artillerie française se suicidera trois jours après le début de la bataille dans la nuit du 15 au 16 mars 1954). Le soutien aérien insuffisant et le manque d'avions de transport condamne à brève échéance ce camp retranché qui se transforme en piège pour l'armée française.


Représentation du camp retranché de Dien Bien Phu

L'attaque lancée le 13 mars 1954 voit le Viet Minh submergée peu à peu les différents points d'appui français (Isabelle, Eliane Claudine, Françoise, Huguette, Dominique Anne Marie Gabrielle et Béatrice, du nom selon la légende des maitresses du colonel de Castries, le commandant du camp retranché).

Au même moment les Etats Unis se préoccupent de contenir l'expansion du communisme dans le monde dans la droite file de la doctrine Truman. Le 7 avril 1954, le président Eisenhower définit la «théorie des dominos».

Afin d'empêcher la chute du camp retranché, les américains préparent une opération baptisée «Vulture», un bombardement des positions vietminhs par soixante B29 pouvant être couverts contre la chasse chinoise par les chasseurs de la 7ème flotte, début avril huit porte-avions se trouvant à l'ouest d'Hawaï : au Japon le porte-avions léger Saipan et les porte-avions moyens Oriskany et Tarawa (classe Essex); le Philippine Sea venait de quitter les eaux hawaïennes pour relever l'Oriskany, le porte-avions d'escorte Rendova à Hong Kong en configuration CVS et dans les eaux philippines l'Essex, le Wasp et le Boxer. Ces trois derniers porte-avions embarquent chacun 70 appareils avec des Banshee, des Panther et des Skyraider.

Un bombardement nucléaire est même étudié mais au final l'opération ne se fera pas pour des raisons aussi diverses que la crainte d'une escalade avec la Chine et du refus des britanniques de soutenir cette opération.

Le camp retranché tombe le 7 mai 1954 et le cessez-le-feu se produit à la fin du moins de juillet.

L'Engrenage vietnamien (1956-1964) : de l'assistance militaire à l'incident du golfe du Tonkin

La France quitte définitivement la région le 28 avril 1956 et au nom de la «théorie des dominos», les américains veillent à soutenir la république du Sud-Vietnam contre la guerilla communiste du Front de Libération National bientôt plus connu sous le surnom de Viet-Cong.

Des conseillers militaires américains sont en place au sein du Military Assistance Advisory Group (MAAG), 685 hommes en janvier 1960 chargés de réorganiser et de réentrainer l'ARVN (Army of the Republic of Vietnam).

En septembre 1960, sept militaires américains sont envoyés pour former les pilotes sud-vietnamiens sur Skyraider.

L'engagement américain va cependant prendre un tour plus concret avec l'incident du Golfe du Tonkin, pretexte idéal pour un engagement franc, clair et massif des troupes américaines puisque la Résolution du Golfe du Tonkin votée le 7 août 1964 sera la base juridique.


Représentation d'artiste de l'incident du golfe du Tonkin

Le 2 août 1964, le destroyer Maddox est en mission de renseignement électronique (Desoto) à 28 miles des côtes vietnamiennes. Quatre patrouilleurs sud-vietnamiens qui interveniennent pour la première fois sur la côte du nord ont bombardé un station radar sur l'île d'Hon Me et une station de radio sur l'île de Hon Ngu dans la nuit du 30 au 31 juillet. En se repliant vers le sud, ils croisent le destroyer américain poursuit sa mission le 31 juillet et le 1er août.

Le matin du 2 août, le capitaine de vaisseau John J. Herrick qui commande la DesDiv 192 et qui se trouve sur le Maddox est prévenue d'un risque d'attaque. Trois vedettes nord-vietnamiennes type P4 attaquent effectivement dans l'après midi. Ce dernier tire trois coups de semonce qui n'arrêtent par les navires communistes qui lancent leurs torpilles que le destroyer américain évite en ripostant, une vedette étant touchée.

Le Maddox réclame un support par le porte-avions en couverture qui est alors le Ticonderoga. Quatre Vought F8E Crusader en entrainement à 300 miles dans le sud du destroyer rallient et coulent probablement une des vedettes.

Le Maddox regagne le large dans la soirée et le porte-avions Constellation en escale à Hong Kong reçoit l'ordre de gagner le golfe du Tonkin.

Le 3 août 1964, le Maddox rejoint par le destroyer Turner Joy reprend sa mission sur l'ordre de Johnson et les deux destroyers se rapprochent de la côte le lendemain 3 août.

Les deux destroyers se retirent à une centaine de milles au large pour la nuit du 3 au 4 août pendant que des patrouilleurs sud-vietnamiens attaquent une station radar à Vinh Son et un poste militaire près de Cua Ron.

A la nuit tombée, le 4 août 1964, le Maddox repère au radar cinq contacts rapides à 36 miles et ouvrent le feu tout en demandant l'assistance à l'aviation. Deux Skyraider du VA-52 arrivent sur zone mais ne trouvent rien et pour cause puisqu'il n'y à pas eu d'attaques ce qu'ont affirmé dès le début les nord-vietnamiens et que confirme l'ouverture des archives de la NSA.

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MessageSujet: Re: DOUGLAS A-1 SKYRAIDER   Jeu 03 Déc 2009, 15:14

Le Skyraider au Vietnam (1964-1968)

Un A-1H du VA-152 Friendlies embarqué en 1966 à bord de l'Oriskany

Les Skyraider n'ont pas attendu l'incident du golfe du Tonkin pour intervenir au Vietnam. En juillet 1962, les Douglas AD-5Q Skyraider du Carrier Airborne Early Warning Squadron 13 (VAW-13) sont déployés par roulement à Than Son Nhut (aéroport international de Saigon) jusqu'en décembre 1963 pour détecter et détruire les Antonov An 2 et Lisunov Li 2 qui effectuaient des parachutages nocturnes au Laos et au Vietnam mais les EA-1F (nouvelle désignation des AD-5Q en septembre 1962) n'interceptèrent aucun appareil.

Il faut donc attendre août 1964 pour voir les Skyraider embarqués opérer au dessus du Vietnam. Le 5 août 1964, les porte-avions Ticonderoga et Constellation lancent l'opération «Pierce Arrow». Le Constellation lance les avions du Carrier Vessel Wing 14 (CVW-14) qui dispose notament du squadron VA-145 Swordsmen équipé d'A-1H et d'A-1J (anciennement AD-6 et AD-7 soit les versions les plus évolués du Skyraider) tandis que le Ticonderoga lance les avions du CVW-5 qui dispose notament du squadron VA-52 Knightriders équipé d'A-1H et J.

Accompagné par des Crusader et des Skyhawk, les Skyraider du Ticonderoga bombardèrent le dépôt pétrolier de Vinh et la base de vedettes lance-torpilles de Quang Khe tandis que les Skyhawk et les Skyraider du Constellation couvert par des Phantom II attaquèrent des installations portuaires à Ben Thuy, Hon Gai, Hon Me et Loc Chao.

Les dégâts étaient impressionant : destruction de 90% des stocks de carburant et 25 vedettes coulées mais en dépit d'une faible DCA, les américains perdirent deux appareils, deux du Constellation : l'A-1H de l'enseigne de vaisseau Richard C. Sather qui tué en s'écrasant dans l'estuaire du Loc Chau et un A-4C Skyhawk du VA-144 dont le pilote, l'enseigne de vaisseau Everett Alvarez est fait prisonnier.


Un Douglas EA-1F Skyraider sur l'Enterprise en 1966

Ce fût autour de l'USAF d'entrer en ligne avec l'opération Barrel Roll en décembre 1964. Cette campagne de bombardement à pour but de couper la piste Ho Chi Minh qui permet le ravitaillement depuis le Nord Vietnam du Viet Cong et du Pathet Lao au Laos.

L'US Navy y apporte sa contribution et le 17 décembre, trois jours après le début de l'opération, quatre A-1H du VA-95 et huit F-4B Phantom II (VF-92 ou 96) du CVW-9 basés sur le porte-avions Ranger survolent les routes 12 et 121 du Laos et bombardèrent sans succès un pont Ban Boung Bau.

Ce fût une constante jusqu'à la fin de la guerre du Vietnam : jamais les américains ne parvinrent à interrompre le trafic de la piste Ho-Chi-Minh en dépit de moyens toujours plus sophistiqués (sondes acoustiques, premiers drônes) et puissants (canonnières volantes AC-47 «Spooky» ou «Puff the Magic Dragon» et AC-130 Spectre, bombardiers B-52......... ).


Le Douglas Skyraider dispose d'un arsenal des plus variés : bombes, roquettes et cuvettes de toilette, lancée en octobre 1965 pour comémorer les 600000 livres de bombes larguées depuis 1964.

L'escalade franchit un nouveau pallier avec le lancement le 2 mars 1965 de l'opération Rolling Thunder («Tonnerre Roulant») qui pourrait être résumée par écraser tout ce qui bouge.

Dans un premier temps, ce fût l'USAF qui se chargea du travail, la TF77 couvrant le débarquement des Marines à Da Nang le 8 mars 1965, ces deux bataillons étant les premières troupes terrestres américains engagés dans un conflit qui hante encore aujourd'hui les américains (ne fait-on pas référence au bourbier vietnamien dès que l'armée américaine se trouve en difficulté ?).

La première contribution de l'aviation embarquée à Rolling Thunder eut lieu le 15 mars 1965 avec toujours à l'oeuvre le CVW-9 embarqué sur le USS Ranger qui bombarde un dépôt de munitions à Phu Qhi, le VA-95 perdant un A-1H et son pilote.

Le 26 mars 1965 ce sont les avions du Coral Sea (CVW-15 avec un squadron de Skyraider, le VA-165) et du Hancock (CVW-21 avec un squadron de Skyraider, le VA-215) qui s'attaquent aux radars de Bach Long Vi, Ha Tinh et Vinh Son, le VA-215 perdant à cette occasion un A-1H dont le pilote pu être récupéré.


Un Douglas Skyraider du VA-25 "Fist of fleet" (poing de la flotte) à bord du Coral Sea en 1967

Le 2 avril, les avions du Hancock attaquèrent la piste Ho Chi Minh au Laos et un autre Skyraider fût abattu, son pilote étant cette fois tué par la DCA.

Rolling Thunder I s'achève le 11 mai 1965, un geste de Johnson pour encourager Hanoï à faire pression sur le Viet Cong mais sans succès et Rolling Thunder II est lancée dès le 19 mai avec la participation de la TF77 qui commence à détacher un porte-avions au sud à «Dixie Station» à cent miles dans le sud-est de Cam Ranh, Rolling Thunder II s'achevant le 24 décembre 1965 après des résultats mitigés et des pertes de plus en plus lourdes liées à la mise en place de missiles sol-air SA-2..

A l'air du jet, il semble étonnant de voir un combat aérien entre avions à réaction et avion à hélice et pourtant c'est ce qui se produisit le 20 juin 1965 et le 10 octobre 1966.

Le 20 juin 1965, quatre A-1H du VA-25 (CVW-2) embarqués à bord du porte-avions lourds Midway furent envoyés en mission de reconnaissance armée à l'ouest de Than Hoa au dessus du Nord Vietnam. Les contrôleurs aériens du destroyer Ernest G. Small alertèrent la patrouille double du Lieutenant Commander Greathouse de la présence de Mig qui prirent à partie les vieux monomoteurs.

Cherchant refuge à basse altitude, les skyraider tentèrent d'échapper au Mig 17, engageant un combat tournoyant. Les avions nord-vietnamien lancèrent des missiles AA-2 Alkali (fait aujourd'hui remis en cause) et tirèrent des rafales de 23mm et de 37mm mais sans succès à la différence des canons de 20mm du lieutenant Clint Johnson et du Lieutenant Charlie Hartman qui désemparèrent le Mig 17 du lieutenant Nguyen Van Lai qui s'écrasa contre une montagne.

Quatorze mois plus tard, le 9 octobre 1966, quatre Skyraider du VA-176 appartenant au CVW-10 et embarqué à bord de l'Intrepid sont appelés à escorter un hélicoptère Kaman UH-2 Seasprite parti récupérer l'équipage d'un F-4B du Coral Sea qui s'était éjecté à environ 30km au sud-ouest d'Hanoï.

Au cours de cette mission, les quatre «Spads» se retrouvèrent nez à nez avec quatre Mig 17. Plus manoeuvrables à basse altitude, l'appareil du lieutenant Tom Patton piqua et se plaça derrière un Mig 17 du 923ème régiment de chasse et l'envoya au tapis à l'aide d'une rafale de 20mm et de quatre roquettes Zuni (le pilote ennemi s'éjecta) mais cette victoire fût ternie par la non récupération de l'équipage du Phantom de la VF-154 (Lieutenant Commander C. N. Tanner et Lieutenant R. Terry ) qui fût capturé près du pont ferroviaire de Phu Ly et passa plus de six ans en captivité.

Le Skyraider fût retiré du service le 20 février 1968 quand le VA-25 du CVW-15 du Coral Sea acheva son «tour of duty», les EA-1F quadriplaces de guerre électronique eux furent retirés du service le 27 décembre 1968 quand s'acheva le déploiement de la VAQ-33 (Det. 11) (Carrier Tactical Electronic Warfare Squadron) au sein du CVW-11 sur l'Intrepid.


Le lieutenant Tom Patton explique à son leader, le lieutenant Peter Russell comment il à abattu le Mig 17

Unités de l'US Navy équipés de Skyraider

Au total, 29 squadrons d'attaque, 5 squadrons d'alerte aérienne avancée et un squadron de guerre électronique ont été équipé. Les sources variant, je précise que cette liste est à prendre avec des pincettes.

-Squadron VA-15 créé en janvier 1942, fût équipé de Douglas Skyraider en mars 1949 mais dès le mois de mai 1950, il ne sert plus que de squadron d'entrainement et d'expérimentation jusqu'en 1965 quand les Skyraider sont remplacés par des Skyhawk

-Squadron VA-16 équipé d'A-1H Skyraider de 1955 à 1958

-Squadron VA-24 équipé de Skyraider de 1947 à 1948

-Squadron VA-25 créé le 1er janvier 1943 et dôté de Douglas Skyraider en septembre 1947, participant à la guerre de Corée à partir de septembre 1950 à bord du USS Boxer puis diverses opérations au large de la Chine.

D'avril 1965 à avril 1968, le squadron effectua trois déploiements au dessus du Vietnam. Le VA-25 fût le dernier squadron équipé d'avions à moteur à piston de l'US Navy, les Spads cédant la place aux A-7 Corsair II.

-Squadron VA-34 est équipé de Skyraider de 1948 à 1950

-Squadron VA-35 est équipé de Skyraider de 1949 à 1959, participant à la guerre de Corée avant d'être transformé sur A-6A Intruder

-Squadron VA-42 créé le 1er septembre 1950 est dôté de F-4U Corsair et rééquipé en septembre 1943 d'AD-4. Le 24 octobre 1958, il est chargé de missions d'entrainement de pilotes de Skyraider avant de troquer ses A-1 contre des T-28 en mars 1959.

-Squadron VA-45 est équipé de Skyraider de 1947 à 1957, participant à la guerre de Corée

-Squadron VA-52 est équipé de Skyraider de 1959 à 1967 participant à trois campagnes de la guerre du Vietnam

-Squadron VA-54 est équipé de Skyraider de 1949 à 1957, participant à la guerre de Corée à bord de l'Essex

-Squadron VA-55 est équipé de Skyraider de 1949 à 1957, le squadron participant à la guerre de Corée

-Squadron VA-64 est équipé de Skyraider en 1947/48

-Squadron VA-65 créé le 1er mai 1945 est équipé de Skyraider de juillet 1947 à mars 1965 avec différentes versions de l'appareil avant d'être transformé sur Intruder.


-Squadron VA-75 créé le 20 juillet 1943 est équipé de Skyraider de 1949 à 1963, participant notament à la guerre de Corée avant d'être transformé sur Intruder.

-Squadron VA-95 est équipé de Skyraider de 1952 à 1963 qui remplacent les Hellcat. Il participe à la guerre du Vietnam avec ses vieux Skyraiders avant d'être transformé sur Skyhawk

-Squadron VA-105 créé le 1er mai 1952 est équipé de Skyraider et participe à bord de l'Essex à différentes opérations au Liban et à Matsu et Quemoy en 1958. En novembre 1958, il est chargé de l'entrainement des équipages de Skyraider avant d'être désactivé le 1er février 1959.

-Squadron VA-115 créé le 10 octobre 1942 est équipé de Skyraider à partir de juillet 1948, participant à la guerre de Corée et à la guerre du Vietnam. En 1967, il troque ses Skyraider contre des A-6 Intruder.

-Squadron VA-122 équipé de Skyraider de 1959 à 1968

-Squadron VA-125 créé en septembre 1950 par l'activation du squadron de réserve VA-923 avec des Skyraider jusqu'à sa désactivation le 10 avril 1958. Un autre VA-125 à été équipé de Skyraider de 1960 à 62

-Squadron VA-145 issu de l'activation d'un squadron de réserve (VA-702) en 1950, troquant à cette occasion ses Avenger pour des Skyraider. Il participe ainsi à la guerre de Corée et à la guerre du Vietnam avant d'être transformé sur Intruder en 1968

-Squadron VA-152 équipé de Skyraiders en 1959, participant à trois campagnes au Vietnam avant d'être transformé en 1968 sur A-4 Skyhawk

-Squadron VA-155 issu de l'activation d'un squadron de réserve (VA-728) équipé en 1951 de Skyraider, participant à la guerre de Corée avant d'être transformé sur Skyhawk en 1958

-Squadron VA-165 est équipé de Skyraider en 1960 (AH-1J et H) participant à trois campagnes au Vietnam avant d'être transformé sur Skyhawk en 1966

-Squadron VA-175 créé en 1944 avec des Grumman Avenger avant d'être réequipé avec des Skyraider en février 1949 jusqu'au 15 mars 1958 date de sa désactivation.

-Squadron VA-176 créé le 1er juin 1955 avec des AD-6 Skyraider. Il participa avec la guerre du Vietnam, l'un de ses appareils descendant un Mig 17. Il fût équipé de Skyraider jusqu'en 1967.

-Squadron VA-194 est créé le 15 juillet 1948 avec des F8F-2 Bearcat, les troquant en 1951 contre des Douglas Skyraider. Les «Spads» sont remplacés par des Intruder en 1966.

-Squadron VA-195 créé le 15 août 1943 et équipé de Skyraider à partir de mai 1947, participant à la guerre de Corée avant de troquer ses Skyraider contre des Skyhawk en juillet 1959.

-Squadron VA-196 équipé de Skyraiders de 1951 à 1966, participant à la guerre de Corée et du Vietnam avant de les troquer contre des Skyhawk en 1966

-Squadron VA-215 équipé de Skyraiders de 1955 à 1965 avec des AH-1J et H, participant à la guerre du Vietnam avant d'être transformé sur Corsair II.

-Squadron VFAW-4 équipé de Skyraider d'alerte aérienne entre 1955 et 1958

-Squadron VAW-11 équipé de Skyraider d'alerte aérienne entre 1949 et 1960 qui participa à la guerre de Corée et à la guerre du Vietnam

-Squadron VAW-12 équipé de Skyraider d'alerte aérienne entre 1949 et 1961 qui participa à la guerre de Corée avant d'être transformé sur E-1B Tracer.

-Squadron VAW-13 équipé de Skyraider d'alerte aérienne de 1962 à 1968, étant la première unité à étre déployée à terre au Vietnam avant d'être réequipé de Douglas EKA-3B Skywarrior

-Squadron VAAW-35 équipé de 1950 à 1960 d'AD-4N, une version triplace d'attaque nocturne du Skyraider, l'unité participant à la guerre de Corée

-Squadron VAQ-33 équipé de Skyraider de guerre électronique de 1950 à 1968, participant à la guerre de Corée et à la guerre de Vietnam. Ce fût d'ailleurs la dernière unité de l'US Navy opérationnelle sur EA-1F avant de passer à l'air du jet avec l'EA-6B Prowler.

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MessageSujet: Re: DOUGLAS A-1 SKYRAIDER   Jeu 03 Déc 2009, 15:27

Carrière opérationnelle (2) : United States Marines Corps et United States Air Force

USMC

Un Douglas AD-5 du VMA-331 Bumblebee opérant sur le porte-avions Leyte dans les années cinquante

A la différence de l'US Navy, les Skyraider des «Leatherneck» ne furent pas utilisés au Vietnam puisque les derniers «Spads» furent retirés du service à la fin de 1960. 13 squadrons de l'USMC furent équipés de cet appareil :


Un Skyraider du VMA-211 appuyant un exercice amphibie à Onslow Beach au Camp Lejeune en Caroline du Nord

-Squadron VMC-1 équipé de 1952 à 1958 qui furent remplacés par des F3D Skynight et qui fût déployé en Corée

-Squadron VMC-2 équipé de 1953 à 1958 qui furent remplacés par des F3D Skynight

-Squadron VMC-3 équipé de 1952 à 1958 qui furent remplacés par des F3D Skynight

-Squadron VMAT-10 équipé en 1952 à 1953 pour assurer la transformation des pilotes

-Squadron VMAT-20 équipé de 1952 à 1957 qui remplacèrent des F4U Corsair et qui furent remplacés par des F9F-6 et -8 Panther

-Squadron VMA-121 équipé de 1951 à 1960 qui furent remplacés par des A-4 Skyhawk et qui fût déployé en Corée.

-Squadron VMA-151 équipé de 1952 à 1957 qui furent remplacés par des A-4 Skyhawk

-Squadron VMA-211 équipé de 1952 à 1957 qui furent remplacés par des A-4 Skyhawk

-Squadron VMA-212 équipé de 1954 à 1957 qui remplacèrent les F-4U et qui fût déployé en Corée avant de céder la place au F-4 Phantom

-Squadron VMA-225 équipé de 1954 à 1957 avant qu'ils ne soient remplacés par des A-4 Skyhawk

-Squadron VMA-251 équipé de 1951 à 1957 participant à la guerre de Corée avant d'être transformé sur FJ-4 Fury

-Squadron VMA-324 équipé de 1954 à 1958

-Squadron VMA-331 équipé de Skyraider de 1954 à 58 qui remplacèrent les F4U Corsair avant de céder la place aux A-4 Skyhwak

-Squadron VMA-332 équipé de Skyraider de 1954 à 1956, remplaçant des F-4U Corsair avant de céder la place aux A-4 Skyhawk.


Un Skyraider du squadron VMA-121 Wolfraiders au début des années cinquante

USAF

Des Douglas Skyraider rassemblées sur la base thaïlandaise de Nakom Phanomh

En 1963, l'US Air Force récupère 150 Douglas A-1E Skyraider pour équiper le 1st Air Commando Wing qui déploya ses avions à partir de 1964 et jusqu'en 1972 quand les derniers appareils furent cédés à l'armée de l'air sud-vietnamienne. Les Skyraider de l'USAF furent utilisés principalement pour trois missions : missions d'interdiction contre la piste Ho Chi Minh, soutien au gouvernement pro-américain du Laos contre le Pathet Lao et le soutien aux missions SAR (Search and Rescue) sous le nom de code de «Sandy» pour escorter les hélicoptères HH-3 et HH-53.

Le Skyraider était parfaitement adapté à son rôle d'appareil anti-guérilla avec une vitesse correcte, une excellente protection et un armement adapté. Lors des missions Sandy, les Skyraider de l'USAF embarquaient généralement outre leurs canons de 20mm, des CBU-25 à sous munitions et des roquettes de 70mm. Des Minigun SUU-11 de 7.62mm, des bombes à fumigènes M-47 et des CBU-22 étaient également utilisés.


Un Douglas Skyraider du 1st Special Operations Squadron armés d'une bombe Fuel Air Explosive BLU-72/B

Les squadrons suivants ont été équipés d'A-1 Skyraider :

-1st Special Operation Squadron équipé de Skyraider de 1964 à 1972, basé à Bien Hoa, Quin Hon, Nha Trang et Pleiku. Le 1st SOS effectua sa dernière mission sur A-1 le 7 novembre 1972 avant que les appareils survivants soient transferés à l'armée de l'air sud-vietnamienne.

-6th Special Operation Squadron équipé de Skyraider en 1968-1969, basé à Pleiku.

-22nd Special Operation Sqaudron équipé de Skyraider en 1968-1970, basé à Nakhom Phanom en Thaïlande

-602nd Special Operation Squadron équipé de Skyraider de 1964 à 1970, basé à Bien Hoa, Pleiku, Udorn et Nakhom Phanom.

-4407th Combat Crew Training Squadron équipé de Skyraider jusqu'en 1972 et basé à Hurlburt Field (Floride) pour l'entrainement des pilotes des quatre squadrons précités.


Un Douglas Skyraider du 6th Special Operations Squadron

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MessageSujet: Re: DOUGLAS A-1 SKYRAIDER   Jeu 03 Déc 2009, 15:35

Carrière opérationnelle (3) : Les Skyraider de l'armée de l'air

L'avion de police d'outre mer : une succession d'échec et l'improvisation permanente

Le maintien de l'ordre dans l'empire nécessita pendant longtemps des effectifs relativement importants en raison de l'étendue du dit empire. Le dévellopement de l'aviation soulage les autorités coloniales, l'avion permettant de maintenir l'ordre avec des effectifs plus clairsemés et plus mobiles (en attendant l'hélicoptère).

En septembre 1954, deux mois avant le début de la rébellion algérienne, le secrétariat d'Etat à l'Air était toujours à la recherche d'un avion dit de «police d'outre mer», euphémisme pour un avion de contre-guérilla.
Cette situation est d'autant plus paradoxale que depuis 1945 la France était confronté à de nombreuses révoltes et d'opérations anti-guérilla en Afrique et en Extrême Orient.

Cette situation est à mettre sur le compte d'un manque de crédit et d'un manque de volonté politique, la France préférant utiliser des avions de seconde main comme le Spitfire, le Kingcobra, le Dauntless, le Helldiver, le Corsair, le Hellcat, le Bearcat, le Invader........ .

L'expérience acquise en Indochine permet le lancement en septembre 1955 d'une fiche programme pour un bimoteur d'appui léger, bien protégé et bien armé.

Deux appareils sont proposés, le Sipa 1100 et le SNACSE SE 116 Voltigeur qui auraient du remplacer en 1959, le MD-315 Flamant, le P-47 et le B-26 mais au budget 1957, la commande de cent Sipa 1100 est remplacée par l'achat de B26 et de P47.

A ces deux avions succédèrent deux autres appareils, le MD410 Spirale et le SE117, amélioration du SE 116 mais comme les précédents ils ne furent pas commandés tout comme le Potez 75, un monomoteur lourdement blindé destiné à l'origine à la lutte antichar en Europe.

De 1954 à 1957, la France du utiliser une flotte hétérogène et hétéroclite comme le Morane Saulnier MS500 Criquet, une sorte Fieseler Storch français armé d'une mitrailleuse en sabord, des Sipa S.111A et S.12, des monomoteurs d'entrainement au moteur peu puissant et donc dôté d'un armement assez faible, le Morane-Saulnier MS 733 Alcyon sous motorisé en altitude, le Dassault MD315 Flamant _bonne plate-forme de tir mais ayant une faible charge_, des P47D Thunderbolt, des SNCASE Mistral _version produite sous licence du Vampire rapide, agile mais à l'autonomie trop faible_,

La France multiplia les pis aller pour améliorer l'appui de ses troupes au sol comme l'achat d'avions d'entrainement North American T6 Texan et North American T28 Trojan/Fennec modifiés pour l'appui au sol.


Le Vultur aurait constitué un excellent avion COIN : rapide et endurant, bien protégé et bien armé

Ce pis-aller n'aurait pas eu lieu si deux projets avaient été menés à bout : le Bréguet Br961 Vultur, un avion d'attaque propulsé par un réacteur et un turbropulseur avec pour armement interne 2 canons de 30mm et 9.8 tonnes à pleine charge (8.3 tonnes pour le Skyraider) et si cet appareil n'entra jamais en version d'attaque (le projet avait été initié par la marine), il servit de base au Bréguet Br1050 Alizé de lutte ASM. Le second projet était un avion d'entrainement, le Morane Saulnier MS1550 Epervier, proposé en avril 1957 pour remplacer les T6 mais comme le Vultur, ce projet n'aboutit pas à la commande d'appareils.


Le SNCASE était rapide, bien armé mais avait les pattes trop courtes

Genèse de l'achat de Skyraider par la France.

En septembre 1956, dans aviation Magazine n°201, le journaliste Lucien Espinasse critique le manque d'avions d'appui de feu en Algérie, le Mistral ayant des pattes trop courtes et le P47 étant désormais bien vieux et propose l'achat de Corsair et de Skyraider, des appareils qui venaient de faire leurs preuves en Corée dans cette mission d'appui feu.

Le 12 avril 1959, le colonel Pierre Delachenal, inspecteur de la chasse fut envoyé aux Etats Unis par le chef d'état major de l'armée de l'air, le général Jouhaud afin de trouver un remplaçant au T6. Il se rendit avec une délégation à la base de Litchfield à Phoenix (Arizona) où étaient stockés des avions en surplus.

A l'origine, il s'agissait de récupérer des T28 Fennec à bas prix pour remplacer les T6 mais le dépôt de Lichfield avaient un grand nombre d'AD-4. Le général Jouhaud ayant donné son accord, le colonel Delachenal s'intéressa à l'AD-5 en service.

Sa mission s'acheva le 2 mai 1959 et les américains affirmèrent pouvoir livrer les appareils à Norfolk six semaines après la signature du contrat de vente mais au final ce délai fût bien trop court en raison d'un stockage assez aléatoire.

Une première commande de 103 Skyraider fût passée en novembre 1959 (3 de pré-série non opérationnels, 80 appareils actifs et 20 appareils destinés à la cannibalisation) suivit de 42 autres en juillet 1960 mais sur ces 42 appareils, 12 devaient servir de réserve de pièces de réchange.

Convoyés en vol de Lichfield Park à Norfolk par l'US Navy, ils furent transportés jusqu'à Saint Nazaire par les porte-avions français (notament le Bois Belleau) avant de gagner Merignac pour être remis en condition opérationnelle.

Une fois remis en état, ils étaient envoyés à châteaudun pour les tests menés par le CEV (Centre d'Essais en Vol) avant d'être convoyés en Algérie, le premier appareil se posant à Boufarik le 4 février 1960. Au final, l'armée de l'air disposera de 113 Skyraider : 20 AD-4, 80 AD-4N et 13 AD-4NA, le dernier étant livré le 30 mars 1962. Le cessez-le-feu en Algérie ayant pris effet le 19 mars 1962, l'activité de l'armée de terre se réduisit fortement et sept appareils (type AD-4) furent directement stockés à Chateaudun.

Unités équipées

Préambule : la 20ème Escadre de Chasse (20ème EC)

La 20ème EC est issu de l'activation le 1er avril 1956 de l'escadron d'entrainement opérationnel et de calibration 1/17 (EEOC 1/17) et stationné d'abord sur la BA141 d'Oran puis sur la BA142 de Boufarik à partir de novembre 1959.

Dépendant directement du général commandant la 5ème région aérienne, elle avait pour mission principale l'appui aux troupes au sol engagée dans ce qu'on appelait officiellement «opérations de maintien de l'ordre» sous le prétexte qu'un état ne peut être en guerre avec lui même puisque comme le disait un certain François Mitterand, ministre de l'intérieur en 1954 «L'Algérie c'est la France».

Lorsqu'elle receptionna son premier Skyraider sur la BA142 le 4 février 1960, la 20ème escadre se composait de deux escadrons : l'escadron 1/20 «Aurès Nementcha» et l'EC 2/20 «Ouarsenis» équipés pour le premier de SNACSE Mistral et pour le second de P47D Thunderbolt.

EC 1/20 «Aurès Nementcha»

Un Skyraider de l'EC 1/20

Cet escadron à été constitué le 1er avril 1956 en même temps que la 20ème escadre. Il reçoit son nom de tradition que le 26 mars 1957. D'abord équipé de P47D, il fût rapidement transformé sur Mistral avec comme mission d'assurer l'instruction à la chasse des jeunes pilotes sortant de l'Ecole de l'air de Meknes.

A la fin du premier semestre 1960, le 1/20 abandonne ses Mistral reversés à la 7ème escadre et commença sa transformation sur Skyraider, étant la deuxième unité après l'EC 2/20. Les deux premiers appareils furent livrés au mois de juillet et en octobre, il en possédait 19 mais le vingtième n'arriva que le 20 février 1961.

Après 300h d'entrainement en juillet et en août, l'escadron commença ses missions au profit des troupes au sol. Ces missions étaient du type «reconnaissance armée» : le Skyraider orbitait dans un secteur donné et intervenait à la demande pour appuyer des troupes au contact des Fellaghas ou pour détruire des cibles et des colonnes de l'ALN.
A partir du mois de novembre, l'escadron détacha plusieurs appareils à Biskra en plus d'un détachement à Zeralda.

L'année se termine sur un bilan éloquant : 2240 missions opérationnelles (3720h de vol), 90800 obus de 20mm, 5285 roquettes, 1285 bidons spéciaux, 65 bombes de 450kg, 116 bombes de 225kg, 245 à fragmentation de 118kg et plus de 500 de 125, 120 et 50kg.

Le 19 mars 1962 au lendemain de la signature des accords d'Evian, le cessez le feu entra en vigueur mais les missions ne s'achevèrent pas bien qu'à partir du 5 juillet 1962 et la déclaration d'indépendance, l'escadron ne fasse plus que de la présence.

En septembre 1962, l'escadron fit mouvement sur Bône avant de participer en octobre aux manoeuvres «Assas». Au mois de mars 1963, six appareils de l'escadron furent envoyés en détachement à Djibouti. La relève du 2/20 arrivant en juin, les personnels rentrèrent sans les avions non pas à Bône mais à Boufarik où le reste de l'unité avait fait mouvement le 10 avril 1963.

Au mois de mai, le 1/20 participa à l'exercice franco-américain «Fair Game» avant de participer au mois de juin à l'exercice «Dragon» depuis la base aérienne de Solenzara. La France réduisant son dispositif aérien en Algérie, l'escadron fût dissous le 30 septembre 1963, une partie de son personnel participant à la création de l'Escadron d'Appui Aérien 1/21 à Djibouti.

EC 2/20 «Ouarsenis»

Un Skyraider de l'EC 2/20 : la bête en impose

Héritier des traditions de l'EEC 3/10 (escadron d'entrainement et de calibration mis sur pied à Dijon le 1er novembre 1951 sur P47D, renuméroté 3/17 le 1er juin 1954 et dissous à la fin de l'année), l'EC 2/20 est créé le 1er avril 1956 à Oran-La Sénia d'où son nom de tradition officiellement attribué le 26 mars 1957.

Equipé de P47D, il s'installa au début du mois de décembre 1959 à Boufarik, recevant ses premiers appareils dès le mois de février et effectuant sa première mission le 27 février 1960 alors qu'il ne devait être déclaré opérationnel qu'en avril.

Une fois la dotation complète (juin 1960), le régime d'alerte _valable également pour les autres escadrons_ prévoyait 8 avions en 15min du lever au coucher du soleil, quatre pilotes à 15min sur la base et quatre autres à 1h30 chez eux.

A partir du mois de septembre, l'escadron détacha quatre avions et cinq pilotes à Zénata puis à partir du 2 octobre, un détachement de deux à quatre avions à Biskra en alternance avec le 1/20 (même chose pour celui de Zénata).

A la fin de l'année 1960, le bilan était éloquant : 50000 obus de 20mm tirés, 4730 roquettes tirées (celles tirées par les P47D inclues) 100 bombes de 450kg, 100 de 225kg, 630 de 113kg, 2155 bidons spéciaux (napalm) et 265500 cartouches de 12.7mm pour les P47D.

A partir de février 1961, seul le détachement de Biskra continua d'être assuré. Les missions s'enchainaient avec une moyenne de 225 sorties par mois. A partir du 1er juin 1961, l'EC 2/20 mis en place un nouveau détachement à Tébessa constitué de six AD-4 et de six pilotes près de la frontière tunisienne.

Du 15 au 21 décembre, quatre pilotes et quatre avions participèrent depuis Saint Dizier à l'exercice «Nivose», effectuant 20 sorties et 26 heures de vol.

L'année 1961 se terminait sur un bilan impressionant : 103000 obus de 20mm, 2800 roquettes, 5000 bidons spéciaux et 2200 bombes de 50 à 450kg sans oublier les munitions d'exercice.

Au 1er janvier 1962, l'escadron alignait vingt pilotes et vingt quatre avions (16 à Boufarik et 8 à Tebessa) mais le nombre d'appareils redescendit à vingt et un dès la fin du mois. Les sorties opérationnelles se poursuivirent mais le rythme descendit à 150/160 par mois pour tomber à moins d'une dizaine après l'indépendance en juillet.

Du 2 au 8 octobre 1962, l'escadron participa avec 14 appareils aux manoeuvres Valmy qui se déroulaient à Reims avant de participer au mois de mai 1963 à l'exercice franco-américain «Fair Game» tandis qu'une partie de l'escadron releva le personnel du détachement de l'EC 1/20 déployé à Djibouti.

Toutes les unités étant appelées à quitter le territoire algérien courant 1964, l'état-majot décida de procéder à la déflation de la 20ème escadre. L'EC 2/20 fût dissous le 31 octobre 1963 suivit de l'état major de la «Vingt» et de l'escadron de maintenance technique EMT 12/142 le 31 décembre 1963, l'escadron 3/20 étant transformée en groupe de chasse depuis le 1er novembre 1963 avant d'être dissous en mars 1964.

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MessageSujet: Re: DOUGLAS A-1 SKYRAIDER   Jeu 03 Déc 2009, 15:42

EC 3/20 «Oranie»

Un Skyraider de l'EC 3/20 sur le tarmac.......

Le 1er octobre 1952 est créé l'EC 1/6 au sein de la 6ème escadre basée à Oran-La Sénia avec des SNCASE Mistral 535. Le 25 août 1960, il reçoit l'ordre de faire mouvement sur Boufarik pour être transformé sur Skyraider et rejoindre la 20ème escadre de chasse et logiquement au mois de septembre, l'escadron 1/6 devient l'escadron 3/20 avec comme nom de tradition «Oranie».

Les deux premiers appareils n'étant réceptionné que le 18 octobre 1960, les pilotes et les mécaniciens de l'escadron commencèrent leur formation au sein des EC 1/20 et 2/20 et participèrent au mois de novembre à leurs premières missions, l'escadron étant déclaré opérationnel avec 10 avions le 30 décembre.

A partir du 1er janvier 1961, l'EC 3/20 détacha deux puis quatre appareils à Zenata chargés de missions de reconnaissance, d'appui ainsi que la surveillance et l'intervention en cas de brèche sur la ligne Morice (le barrage électrifié séparant l'Algérie du Maroc).


..........Et un autre dans le bac à sable

Le 2 mars 1961, les avions de l'escadron effectuèrent une première liaison vers le Sahara, direction Fort-Flatters à 1100km au sud d'Alger et le 20 avril, des Skyraider assurèrent la couverture d'une opération héliportée dans le djebel Zni au cours de laquelle un hélicoptère de l'ALAT fût abattu par des tirs des fells et les Skyraiders intervinrent immédiatement pour nettoyer le secteur.

Le 30 avril, six pilotes, six mécaniciens et quatre avions furent déployés sur la base aérienne secondaire de Méchéria où ils furent rejoints le 15 mai par les appareils de Zénata mais dans les jours qui suivirent la dotation fût réduite et varia entre six et huit appareils.

Les opérations se poursuivaient à un rythme toujours soutenu avec près de 200 missions par mois et à la fin de l'année 1961, l'escadron avait effectué près de 2200 sorties opérationnelles, 96200 obus de 20mm, 4360 roquettes, 1660 bidons spéciaux et 720 bombes de 50 à 450kg.

Malgré le cessez-le-feu et la déclaration d'indépendance, l'unité effectuait encore près de 200 missions opérationnelles par mois avec toujours un détachement de six à huit avions à Méchéria plus deux avions détachés à Bône en renfort de ceux déployés par l'EC 1/20.

A la fin du mois de juillet 1962, le détachement quita Méchéria pour Oran-La Sénia, anticipant le mouvement du reste de l'escadron qui eut lieu le 24 septembre 1962, un nouveau détachement étant mis en place à Colomb-Béchar à l'ouest du Sahara à 1150km d'Alger.

Les missions d'entrainement se poursuivirent et du 10 au 18 octobre 1962, participe aux manoeuvres «D'Assas» depuis le terrain de Lyon-Bron. La routine s'intalla, routine à peine troublée par l'envoi à Djibouti en juillet 1963 du personnel nécessaire à la relève du détachement fourni par l'escadron 1/20.

La 20ème escadre ayant été dissoute avec les EC 1/20 et 2/20, l'EC 3/20 fût promu au rang de groupe de chasse avec 24 appareils et des appuis logistiques renforcés. Au 1er janvier 1964 alors que les forces françaises s'apprétaient à quitter l'Algérie, l'EC 3/20 disposait de 26 appareils.

Le 24 mars 1964, l'escadron fût rassemblé au complet à Chateaudun et dissout le même jour, achevant l'histoire des Skyraider en Algérie.

Escadron d'appui aérien 1/21

Un Skyraider l'EAA 1/21

Suite au retrait progressif des forces aériennes françaises d'Algérie, l'état major se penchant sur la réorganisation des forces aériennes outre mer et décida en septembre 1963, la création à Djibouti sur la BA188 d'un escadron d'appui aérien équipé de Skyraider.

L'unité baptisée Escadron d'appui aérien 1/21 vit le jout le 1er octobre 1963 avec pour équipement, les appareils du EC 1/20 dissous la veille. Six appareils de l'ancien EC 1/20 étaient présents et furent suivis par six autres appareils livrés par le porte-avions Foch le 30 octobre 1963.

Après une série d'ennuis de moteur, l'unité participa le 19 mai 1964 aux manoeuvres «Mirador» entre Loyada et l'oued Eatar, un exercice consistant en des attaques et contre-attaques d'engins blindés avec l'appui feu de l'aviation. La solution des problèmes moteurs permis aux appareils de l'unité de manoeuvrer jusqu'en Ethiopie et au Yémen.

C'est en juin 1965 que les EAA 1/21 et 2/21 commencèrent à s'affronter dans le cadre de concours de tir organisés deux fois par anà Ivato (Madagascar) et Djibouti en alternance. L'année 1965 s'acheva avec une moyenne mensuelle de 165 sorties représentant 235 h de vol.

Du 25 au 30 août 1965, l'escadron se mit sur son trente et un en l'honneur de la visite sur la Grande Île du président de la république, Charles de Gaule. A partir du 15 septembre 1965, l'escadron participa à l'exercice «Pinocchio» et les 21 et 22 décembre 1966, l'escadron participa à des manoeuvres de nuit.

Du 13 au 15 février 1967, les Skyraider de l'escadron participèrent aux manoeuvres «Corbières» permettant aux pilotes de réaliser de l'appui feu rapproché, des sorties de nuit sous luciolage ainsi que des démonstrations de tir canon, roquettes et de largage de bidons spéciaux.

Au mois de mars, des tensions apparurent au moment de la préparation du référendum prévu pour le 19 et à l'issue duquel la Côte Française des Somalis choisit de rester attachée à la métropole sous le nouveau nom de Territoire français des Afars et des Issas (TFAI), un Noratlas effectuant une mission de recherche avec deux Skyraider en appui.

Le 27 juin 1967 sur le terrain d'Obock, quatre pilotes réalisèrent les premiers atterissages de nuit sous balisage réduit, nouveauté introduite par le ccommandant de l'escadron au mois de mars.

Le 8 janvier 1968, trois AD-4 furent déployés à Obock pour participer à l'exercice «Ecarlate» et à la même période, pour que les missions de surveillance ne consomme pas trop d'heures, il fût décidé de le mener sur le chemin du retour après les exercices de tir et ce en liaison avec la marine nationale.

Les 21 et 22 mai 1968 eut lieu un exercice de recherche et de sauvetage avec la participation d'un H-34 de l'EOM 88 (Escadrille d'Outre Mer 88) et d'un Constellation de l'ERS99 permettant de tester les transmissions en tre Djibouti et le centre de contrôle aérien régional d'Addis-Abeba. Un exercice similaire eut lieu le 28 juillet avec cette fois des T-28 et un C-47 de l'Imperial Ethiopian Air Force.

Le 24 août, une partie du personnel se rendit à Ivato afin de participer au concours de tir interescadrons mais dès le lendemain l'EAA 1/21 fut placé en alerte opérationnelle. Le 27, tout le monde revint à Djibouti en vue d'intervenir au Tchad dans le Tibesti. Au total, 42 sorties de convoyages, représentant 115h55 min de vol, furent nécessaires à la mise en place de ce détachement qui fût de retour les 7 et 8 novembre, le 1/21 retournant au Tchad le 27 décembre 1968.

Au début de 1969, le nombre d'appareils fût réduit de 12 à 8 appareils, les heures de vol de 245 à 160 et si le nombre de pilotes lui fût maintenu mais celui des mécaniciens tomba à trente. Le 31 janvier, deux avions basés à Fort Lamy furent envoyés à Libreville (Gabon) pour une durée de huit jours dans le but de réaliser des démonstrations d'appui feu et de montrer la présence française. Le détachement rentra à Fort Lamy le 8 février 1969.

Le 1er mars 1969, l'Escadrille légère d'appui aérien 1/22 «Ain» fût créée au Tchad mais peu à peu à Djibouti, le nombre d'appareils se réduisit avec également une baisse du nombre des heures de vol.

Un exercice conjoint avec la marine nationale baptisé «Damex» eut lieu en mars 1972, les skyraider de Djibouti manoeuvrèrent avec le croiseur école Jeanne d'Arc, l'escorteur d'escadre Le Bourbonnais, le pétrolier La Seine et le bâtiment de soutien logistique Rhin et simulèrent des attaques pour entrainer les canonniers de la 60ème Batterie antiaérienne de marine.

L'escadron fût dissous le 31 décembre 1972 et remplacé par l'escadron 4/11 «Jura» équipé de North American F100D/F Super Sabre. Le dernier vol eut lieu le 29 décembre et sur les six appareils restant, cinq gagnèrent Madagascar pour l'EC 2/21 tandis que le sixième gagnait Chateaudun pour être stocké.

Escadron d'appui aérien 2/21

Une partie des Skyraider de l'EAA 2/21 sur le tarmac

Le GC 3/20 fût dissous le 24 mars 1964 et trois semaines auparavant le 1er mars avait été créé l'escadron de marche 2/21 qui devait récupérer les avions de cette unité du mois dix des douze appareils d'«Oranie».

Les appareils rejoignèrent Madgascar lors d'un long voyage du 2 au 21 juin 1964 pour huit d'entre-eux, les deux dernies victimes de problèmes mécaniques arrivèrent à Ivato le 25 juin 1964. Le 1er juillet 1964, l'escadron de marche devint l'escadron d'appui aérien 2/21.

Les missions de l'unité étaient d'assurer l'appui aérien en zone sud de l'Océan Indien, la surveillance des côtes malgaches au profit du gouvernement malgache, l'entrainement de base au pilotage et à la mission opérationnelle.

Du 21 au 23 septembre 1964, l'unité participa aux manoeuvres «Fiarovana» organisées avec les forces locales, le 5ème Bataillon Parachutiste d'Infanterie de Marine (5ème BPIMa) et le 7ème Régiment Interarmes d'Outre Mer (7ème RIAOM).

Le 24 mars 1965, deux pilotes effectuèrent à bord d'un Skyraider la première liaison entre Madagascar et Morono dans les Comores dans le cadre d'un exercice avec les troupes aéroportées et la marine nationale, effectua un exercice de tir avant de revenir à la base le 26 novembre.

Du 5 au 13 juin 1967, cinq AD-4 et une Alouette II accompagné par deux C-47 du GAM 50 furent déployés à Diego Suarez pour les manoeuvres «Kangourou» auxquelles participèrent également l'aviso-escorteur Commandant Bory.

Le 24 juin, la piste d'Ivato prolongée à 3100m est inaugurée en présence du ministre de la défense Pierre Messmer. L'année 1967 se termina avec un rythme de 135 missions par mois soit 180h de vol en moyenne.

Du 6 au 11 avril 1968, de nouvelles manoeuvres furent organisées à Diégo-Suarez, étendues cette fois au terrain de Nossi-Bé. huit des dix appareils, neuf pilotes et vingt-deux mécaniciens firent le déplacement pour l'exercice «Lémurien» au cours duquel l'escadron exécuta 55 sorties en 99h de vol avec peu de panne, preuve de dévouement des mécaniciens de l'escadron.

A la fin octobre 1968, cinq pilotes et quatorze mécaniciens soit la moitié des effectifs rejoignirent Fort-Lamy afin d'y relever le détachement du 1/21. Au total, 1670 sorties (hors opérations au Tchad) furent réalisées au cours de l'année 1968 soit un moyenne de 140 par mois représentant 2310 heures de vol (192 par mois).

Le 10 juin 1969, deux pilotes furent envoyés en renfort à Fort Lamy et le 29 juillet, neuf des dix avions volèrent ensemble. Au début de l'année 1970, l'unité n'alignait plus que huit avions dont six opérationnels. Outre des exercices interarmées, l'escadron fût chargé à partir du mois de mai de la transformation de tous les pilotes des unités de Skyraider mais avec parfois seulement quatre machines opérationnelles............. .

Du 6 au 12 novembre 1972, trois avions furent détachés à La Réunion dans le cadre des manoeuvres Bourbon. La dissolution de l'EC 1/21 permis le renforcement de l'unité qui reçut quatre appareils le 12 janvier 1973 convoyé par l'escadron de convoyage 70 de Chateaudun suivi d'un cinquième le 1er février.

Les nouveaux accords franco-malgaches entrainèrent la fermeture de la BA181 et l'unité en voie de dissolution fût partiellement transferé à La Réunion le 30 août avant d'être chargé sur le BDC Argens à destination de Bordeaux. Les cinq autres furent expédiés de Tamatave le 6 juillet par voie maritime sur le cargo Ville de Sète, l'escadron étant dissous en août 1973.

Escadrille légère d'appui aérien 1/22 puis escadron d'appui aérien 1/22 «Ain»

Un Skyraider armés de roquettes au décollage

Le 16 octobre 1968 alors que des Skyraider étaient déployés au Tchad depuis le début du mois de septembre, le chef d'état major de l'armée de l'air décida d'en affecter quatre en détachement à Fort Lamy. Prenant acte de ce détachement, l'état major créa l'escadrille légère d'appui aérien 1/22 «Ain» le 1er mars 1969 équipé de six appareils.

A partir du 2 août 1969, des avions de l'unité furent déployés à Faya-Largeau pour des missions d'appui aux troupes au sol.

A la fin du mois d'avril 1970, l'ELAA 1/22 reprit l'insigne et les traditions de l'EALA 6/72 sur T-6G2 dissoute à Batna en novembre 1959. A la fin octobre 1970, la dotation de Skyraider passa à huit appareils.

Une importante opération interarmées fut lancée dans la région de Bedo à partir du 13 janvier 1971, suivie de l'opération «Bison» dans le secteur d'Ounianga à compter du 21 janvier 1971, avec ouverture du feu réelle.

Les opérations s'enchainèrent au rythme d'une à deux par mois, leur durée étant en moyenne de 15 jours mais certaines trainaient en longueur.
Dans le cadre du désengagement des forces françaises au Tchad, le détachement de Faya fut rapatrié également sur ce terrain le 29 juin 1972.

C'est le 1er juillet 1972 que l'escadrille devint escadron d'appui aérien 1/22 sans modification de structure et d'équipement. A partir de cette même date, les français n'intervinrent plus dans le conflit tchado-tchadien, n'intervenant qu'en cas de force majeur. L'escadron assurait désormais des missions de surveillance, d'escorte des héliportages ou de convois terrestres.

Lors de l'opération «Koro» qui se déroula d'octobre à décembre 1974, quatre puis six AD-4 furent desserrés à Abéché afin de participer à la neutralisation de quatre cents rebelles qui s'étaient retranchés dans des grottes. Les remises en oeuvre étaient effectuées à Berdoba au Nord-est d'Iriba où les C 160 ravitaillaient les Skyraider ainsi que les Puma de l'Alat chargés d'héliporter les troupes tchadiennes. Les opérations aériennes étaient placées sous le contrôle d'un officier Air de l'état major de Fort Lamy embarqué à bord d'une Alouette II.

De juillet 1972 à juin 1975, l'EAA 1/22 réalisa en moyenne trente cinq sorties opérationnelles par mois avec fort peu d'incidents mécaniques.

En septembre 1975, l'escadron reçut l'ordre de quitter le Tchad et de se replier provisoirement sur la BA 279 de Châteaudun. Le 17 octobre, cinq appareils s'envolèrent de la capitale tchadienne pour arriver à Châteaudun le 23 avec des pilotes de l'Escadrille de convoyage 70, les quatre machines restantes effectuant le même trajet du 24 au 30 octobre avec des pilotes de l'unité cette fois.

Après une période de sommeil à Chateaudun, la dissolution effective de l'EAA 1/22 fût prononcée le 1er septembre 1976, marquant la fin de la carrière opérationnelle des Skyraiders dans l'armée de l'air.

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MessageSujet: Re: DOUGLAS A-1 SKYRAIDER   Jeu 03 Déc 2009, 15:57

Carrière opérationnelle (4) : autres utilisateurs étrangers

South Vietnamese Air Force/Armée de l'air sud-vietnamienne

Da Nang 1967 : un Skyraider du squadron 520 de l'armée de l'air sud-vietnamienne

C'est en septembre 1960 que l'armée de l'air sud-vietnamiene mis en service ses premiers Skyraider, des appareils issus des surplus de l'US Navy pour remplacer ses Grumman F8F Bearcat et en 1962, elle disposait de 22 appareils et 153 en 1968. L'entrainement et la formation fût d'abord assuré par l'US Navy puis par l'USAF.

Les premiers pilotes sud-vietnamiens furent sélectionnés parmis les pilotes de Bearcat ayant accumulé 800 à 1200h de vol sur Bearcat. L'entrainement commença à Corpus Christi au Texas avant de gagner la base de LeMoore en Californie puis le Vietnam où avait lieu une évaluation finale avant l'engagement au combat.

Au final, l'armée de l'air de la république du sud-vietnam se porta acquéreur de 308 appareils répartis entre sept squadrons mais à partir de 1968 et jusqu'en 1972, trois de ces escadrons remplacèrent leurs vieux Spads par des A-37 Dragonfly et des F-5 Freedom Figther.A partir de 1973 et le retrait américain, tous les Skyraider de l'USAF furent cédés à l'armée de l'air sud-vietnamienne.

Les squadrons suivants furent équipés de Skyraiders :

-514th Figther Squadron équipé d'A-1H de 1963 à 1975

-516th Figther Squadron équipé d'A-1H de 1963 à 1975

-518th Figther Squadron équipé d'A-1H de 1963 à 1975

-520 th Figther Squadron équipé d'A-1H 1964 à 1968 avant d'être équipé d'A-37 Dragonfly

-522nd Figther Squadron équipé d'A-1E et H de 1964 à 1968 avant d'être équipé de F5A

-524th Figther Squadron équipé d'A-1E et H de 1965 à 1969 avant d'être équipé d'A-37B

-530th Figther Squadron équipé d'A-1E et H de 1969 à 1975.


Un Skyraider sud-vietnamien larguant du Napalm

Armée de l'air cambodgienne


En mai 1964, l'armée de l'air réforma 24 Skyraider qui bénéficiaient encore d'un potentiel non négligeable. Les américains proposèrent de les racheter pour les céder à l'armée de l'air du Sud-Vietnam mais le général De Gaule y mit son véto et demanda à ce que ces appareils soient cédés au Cambodge.

C'est ainsi que le 22 septembre furent sélectionnés huit AD-4N et deux AD-4NA qui furent mis en caisse, embarqués sur le SS Nausicaa (six le 15 décembre) deux sur le SS Tidra (28 décembre) et les deux derniers sur le SS Yama le 16 janvier 1965. Sur ces dix appareils, quatre fût rapidement déclassés pour servir de magasins de pièces détachées.

Dès leur mise en service en 1965, les appareils furent engagés dans des opérations antiguerilla dans les environs d'Angkor (théâtre d'incursions de la part de rebelles appuyés par la Thaïlande et le Sud-Vietnam) ainsi que des reconnaissances armées le long des frontières avec le Sud-Vietnam.

En 1968 quand cessèrent les livraisons de matériels et d'armements au Cambodge, ils furent de nouveau engagés dans la région de Takeo. Ce l'une de leur dernière opération puisqu'en 1970, ils n'étaient plus opérationnels.

Armée de l'air gabonaise


Ce sont cinq AD-4 qui furent cédés au Gabon pour équiper la Garde Présidentielle du président Omar Bongo soit quatre en février 1976 et un dans le courant de l'année 1977, l'un ayant pu servir d'avion magasin. Trois avions ont été livrés par la suite mais il est peu probable qu'il ait servit à autre chose qu'à la cannibalisation.

Ces appareils étaient pilotés et entretenus par des français sous contrat, ayant quitté l'armée de l'air et ont été utilisé jusqu'en 1982.

Armée de l'air tchadienne

Un Skyraider tchadien larguant une bombe lors de l'opération Tacaud

Les quatre Skyraider livrés le 7 avril 1976 furent également les premiers avions de combat de l'armée de l'air tchadienne. Ils furent rejoints par trois autres appareils le 15 février 1977. Ces chasseurs furent notament utilisés dans le nord du Tchad contre les forces de Hissène Habré et de Goukouni Oueddei, alliés pour un temps et appuyés évidement par les lybiens.

Les Skyraiders tchadiens furent d'abord pilotés par d'anciens pilotes de l'armée de l'air qui cédèrent bientôt la place à de véritables mercenaires, les français estimant que les risques étaient trop grand puisqu'en face, il y avait des missiles SA-7 qui descendit un appareil piloté par un français le 16 avril 1978.

Ces appareils restèrent opérationnels jusqu'en janvier 1979, participant à l'opération Tacaud avant d'être stockés jusqu'en 1982 date à laquelle ils furent rachetés par des collectioneurs.

Fleet Air Arm

Douglas Skyraider AEW Mk1 du squadron 778 en vol

Dans le cadre du Military Assistance Program (MAP), la Royal Navy et plus précisément sont aéronavale, la Fleet Air arm fit l'acquisition de 50 Douglas AD-4W Skyraider, la version de veille aérienne avancée du «Spads».

Les Skyraider AEW Mk1 furent tous utilisés par le squadron 849, les différents porte-avions britanniques recevant des détachements de quatre appareils. L'un de ces détachements participa à l'opération Mousquetaire en novembre 1956 à bord du HMS Bulwark. Le squadron 778 était lui chargé de l'entrainement des équipages à Culdrose.

En 1960, le Fairet Gannet AEW Mk 3 remplaça les Skyraiders, récupérant leur radar APS-20, les derniers Skyraiders britanniques étant retirés du service en 1962. Outre les Gannet, des radars APS-20 furent montés sur des Avro Shackleton AEW Mk2 de la RAF qui les utilisa jusqu'en........1991.


Un Skyraider AEW mk1 du squadron 849 appontant sur le porte-avions Albion à la fin des années cinquante

Armée de l'air suédoise

Douze des cinquante Skyraiders britanniques furent rachétés par la Svenska Flygvapnet qui les utiilisa comme remorqueurs de cibles

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MessageSujet: Re: DOUGLAS A-1 SKYRAIDER   Jeu 03 Déc 2009, 16:06

Versions

Dessin fourni par l'ami Vautour représentant un Skyraider français en vol

XBT2D-1 : prototype un exemplaire construit

XBT2D-1N : trois prototypes d'une version triplace d'attaque de nuit

XBT2D-1P : un prototype d'une version de reconnaissance photographique

XBT2D-1Q : un prototype d'une version biplace de guerre électronique

BT2D-2 (XAD-2) un prototype d'une version d'attaque plus moderne

AD-1 : première version de série. 242 exemplaires

AD-1Q : version biplace de guerre électronique du précédent. 35 exemplaires construits

AD-1U : AD-1 équipé de systèmes de contre-mesures antiradars et d'un système de remorquage de cibles. Pas d'armement ni de système d'injection d'eau pour augmenter la puissance du moteur.

XAD-1W : version triplace d'alerte aérienne avancée qui servit de prototype à l'AD-3W

AD-2 : version améliorée de l'AD-1 avec un moteur plus puissant. 156 exemplaires construits

AD-2D : désignation officielle d'une version radiocommandée du précédent pour le recueil d'éléments radioactifs après les essais nucléaires

AD-2Q : version biplace de l'AD-2 spécialisée dans la guerre électronique. 21 exemplaires construits

AD-2QU : AD-2 équipé de systèmes de contre-mesures antiradars et d'un système de remorquage de cibles. Pas d'armement ni de système d'injection d'eau pour augmenter la puissance du moteur.

XAD-2 : prototype de l'AD-2

AD-3 : projet d'une version turbopropulsé qui aboutit au Douglas A2D Skyshark

AD-3 : version améliorée de l'AD-2 avec un fuselage renforcé, un train d'atterrissage améliorée et une verrière mieux dessinée. 125 exemplaires construits

AD-3S : deux prototypes d'une version ASM

AD-3N : version triplace d'attaque de nuit. 15 exemplaires construits

AD-3Q : version de guerre électronique. 31 exemplaires construits

XAD-3E : AD-3W modifié pour la détection des sous marins en surface

AD-4 : version améliorée de l'AD-3 avec un train d'atterrissage renforcée, un radar et une avionique améliorée, quatre canons de 20mm au lieu de deux, 14 rails pour le lancement de roquettes ou de bombes. 372 exemplaires construits

AD-4B : Version adaptée de la précédente pour pouvoir embarquer une arme nucléaire. 165 exemplaires construits plus 28 conversions

AD-4L : version adaptée pour les opérations hivernales en Corée. 63 conversions

AD-4N : version triplace d'attaque de nuit. 307 exemplaires construits

AD-4NA : version dérivée de la précédente pour 100 AD-4N sans l'équipement d'attaque nocturne mais avec 4 canons de 20mm. Utilisé en Corée

AD-4NL : conversions de 36 AD-4N

AD-4Q : version biplace de l'AD-4 destiné à la guerre électronique. 39 exemplaires construits

AD-4W : version triplace d'alerte aérienne avancée. 168 exemplaires construits dont 50 transferés à la Fleet Air Arm où ils étaient désignés Skyraider AEW Mk1

AD-5 (A-1E) version biplace côte à côte sans freins de piqué. 212 exemplaires construits

AD-5N (A-1G) : version quadriplace d'attaque de nuit avec système de constre-mesures électroniques. 239 exemplaires construits

AD-5Q (EA-1F) : version quadriplace de guerre électronique. 54 conversions

AD-5S : un prototype utilisé pour tester un MAD (détecteur d'anomalie magnétique)

AD-5W (EA-1E) version triplace d'alerte aérienne avancée. 218 exemplaires construits

UA-1E : version utilitaire de l'AD-5

AD-6 (A-1H) : version monoplace d'attaque avec trois freins de braquage, des points d'attache pouvant supporter des charges plus importantes. 713 exemplaires construits

AD-7 (A-1J) : dernière version produite avec un moteur plus puissant, une structure de fuselage renforcée. 72 exemplaires construits.

Caractéristiques Techniques (A-1H)

Dessin 3 vues du Skyraider fourni par l'ami Vautour

Avion d'attaque monoplace

Masse : à vide 5429kg à pleine charge 8213kg poids maximal au décollage : 11340kg

Dimensions : longueur 11.84m envergure : 15.25m hauteur : 4.78m

Propulsion : un moteur radial Wright R-3350-26WA de 2700ch actionnant une hélice à quatre pales

Performances : vitesse maximale : 518 km/h à 5500m vitesse de croisière : 319 km/h distance franchissable : 2115km plafond opérationnel : 8685m


Schéma (fourni par l'ami Vautour) représentant un canon de 20mm du Skyraider

Armement : interne 4 canons AN M3 de 20mm avec 200 obus chacun
externe : 3600kg de charge avec quinze point d'attache (un sous le fuselage et quatorze sous les ailes) pour des bombes, des roquettes, des bidons spéciaux (napalms)


Un Douglas Skyraider les ailes repliées armées ce qui signifie qui'il s'apprête à être catapulté (photo de l'ami Vautour)

Sources

-US Navy Tome 2 1945-2001 De Nimitz au Nimitz

-Encyclopédie des armes éditions atlas Tome 5 p1081-1100 «L'aviation embarquée de l'après guerre»

-Le Fana de l'aviation HS n°33 «L'aéronautique navale américaine au Vietnam»

-Air Fan Hors série n°2 «Les skyraider dans l'armée de l'air»

-Ressources internet diverses

-Documents et photos fournis par l'ami Vautour

FIN DE L'ARTICLE
A VENIR : PORTE-AVIONS CLASSE JUNYO


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MessageSujet: Re: DOUGLAS A-1 SKYRAIDER   Jeu 03 Déc 2009, 20:30

une belle page d'histoire que tu nous fais là ^^

Bravo

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MessageSujet: Re: DOUGLAS A-1 SKYRAIDER   Jeu 03 Déc 2009, 20:48

Merci Jolly. J'ai passé un temps conséquent sur cet article mais cela en vallait la peine, c'est l'un de mes avions préférés.

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MessageSujet: Re: DOUGLAS A-1 SKYRAIDER   Jeu 03 Déc 2009, 21:09

clausewitz a écrit:


Le Douglas Skyraider dispose d'un arsenal des plus variés : bombes, roquettes et cuvettes de toilette, lancée en octobre 1965 pour comémorer les 600000 livres de bombes larguées depuis 1964.

j'adore cette photo, elle est exceptionnelle !
à la place d'une bombe, les américains ont mis des toilettes (WC), histoire de célébrer les 1 ou 2 millionièmes tonnes de bombes largué sur le Vietnam (j'avais posté un sujet dessus). Énorme

comme quoi, la guerre, c'est de la merde, et ce dans tous les sens du terme !
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MessageSujet: Re: DOUGLAS A-1 SKYRAIDER   Jeu 03 Déc 2009, 21:11

J'ai hésité à citer cette anedocte et je me suis dit aller pourquoi pas (il me semble que les américains ont fait pareil en Corée mais c'est à vérifier). Quand le pilote à larguer la cuvette, l'avion à fait un bon en l'air comme un bouchon de champagne Mr. Green lol!

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MessageSujet: Re: DOUGLAS A-1 SKYRAIDER   Jeu 03 Déc 2009, 21:18

En Corée, ce fut un évier attaché à une bombe de 907 kg, comme le montre ta photo.

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MessageSujet: Re: DOUGLAS A-1 SKYRAIDER   Jeu 03 Déc 2009, 21:20

Ah oui exact, j'avais même pas fait gaffe Embarassed

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MessageSujet: Re: DOUGLAS A-1 SKYRAIDER   Sam 05 Déc 2009, 12:49

Sacré zoiseau que le "SPAD" et aussi un monument incontournable de l'aviation d'après guerre ! salut

Merci Clauss !
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MessageSujet: Re: DOUGLAS A-1 SKYRAIDER   Sam 05 Déc 2009, 13:41

De rien. Ca été un plaisir de faire cet article, je me demande même pourquoi j'ai attendu aussi longtemps pour le faire. Par contre pour les Junyo, je suis un chouya moins motivé Mr. Green lol!

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MessageSujet: Re: DOUGLAS A-1 SKYRAIDER   Sam 05 Déc 2009, 15:44

clausewitz a écrit:
Par contre pour les Junyo, je suis un chouya moins motivé Mr. Green lol!
Je te comprend, car il n'ont eux, n'y brillante carriere des "SHOKAKU", n'y la "gueule" des "AKAGI" et "KAGA" ou la perfection technique du "TAIHO"!

D'ailleurs, si il venait un jour à l'idée à la marine Japonaise de faire construire à nouveau un (véritable)porte-avions, elle n'irait certainement pas le baptisé "JUNYO" ou "HIYO" ! Mr. Green

(Pour ma par, je pense que serait très probablement l'"AKAGI" qui tiendrait la corde thumright )
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MessageSujet: Re: DOUGLAS A-1 SKYRAIDER   Dim 06 Déc 2009, 11:56

Je l'ai terminé hier (postage lundi) et le tableau de marche sur combinedfleet.com comprend le plus souvent des aller et retour entre Truk et Kure avec quelques rares affrontements avec les sous marins américains. Pour les Daphné, je suis bien plus motivé.

Pour un hypothétique porte-avions japonais, le Taiho pourrait tenir la corde mais déjà que les japonais baptisent destroyer un porte-hélicoptère de 13000 tonnes en 2009, pour un vrai porte-avions avec catapultes et brins d'arrêts, peut être quand les chinois mettront en service leur premier PA.

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MessageSujet: Re: DOUGLAS A-1 SKYRAIDER   Dim 06 Déc 2009, 14:13

tente le shinano (je sais plus si tu l'as déja fait )
même si sa carrière fut météorique
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MessageSujet: Re: DOUGLAS A-1 SKYRAIDER   Dim 06 Déc 2009, 15:09

J'ai prévu de le faire en 2010. C'est sur que ce sera pas le plus long article à faire Mr. Green

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