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 ROYAL NAVY CUIRASSES CLASSE NELSON

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clausewitz
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MessageSujet: ROYAL NAVY CUIRASSES CLASSE NELSON   Dim 09 Mai 2010, 20:11

CUIRASSES CLASSE NELSON
(ROYAUME-UNI)


Le HMS Rodney à la mer en 1942 toujours muni de sa catapulte installée sur la tourelle n°3

AVANT PROPOS

Entre 1888 et 1914, la Grande Bretagne et l'Allemagne se lancent dans une formidable course aux armements navals. Albion défié par Germania. La géographie est défavorable à l'empire wilhelmien avec des mers fermés (Baltique, mer du Nord) mais cela n'empêche le Kaiser Guillaume II secondé par l'amiral Tirpitz de mettre sur cale des dizaines de cuirassés et de croiseurs de bataille auxquels la Grande Bretagne répond selon la théorie du «Two pounder standard plus ten» qui oblige la Royal Navy à avoir un tonnage égal aux deux marines qui lui succède c'est à dire l'Allemagne et les Etats Unis.

La Grande Guerre épuise la Grande Bretagne qui doit maintenir une marine imposante mais doit aussi déployer une armée de terre aux effectifs importants et aux pertes qui ne le sont pas moins. Il était désormais clair que la Royal Navy avait perdu la main et ce quelque soit le dénouement du premier conflit mondial.

La raison est le lancement d'une nouvelle course aux armements dans le Pacifique entre les Etats Unis et le Japon. Tokyo et Washington ont toujours eu des relations compliquées, mélange d'attirance, de respect mutuel et de haine.

Après tout n'es-ce pas le Commodore Perry de l'US Navy qui à sorti le Japon de son isolement et donné le signal de la modernisation mais parallèlement devient un concurrent à la maitrise du Pacifique.

La guerre russo-japonaise (8 février 1904-5 septembre 1905) marque l'entrée du Japon dans le cercle fermé des grandes puissances, éliminant un concurrent mais Tokyo repproche aux Etats Unis d'avoir limiter sa récolte des laurriers.

Dès la fin de cette guerre, le Japon se prépare à une guerre avec les Etats Unis ce qui nécessite une puissante marine. Du côté américain, on craint un scénario catastrophe qui nous parrait peu crédible aujourd'hui : une guerre opposant les Etats Unis à un bloc anglo-japonais, les deux pays étant alliés par un traité signé le 30 janvier 1902.

L'US Navy d'un côté et la Nihon Kaigun de l'autre se lance dans d'ambitieux programmes de construction de cuirassés, des navires plus puissants les uns que les autres.

Ce sont les américains qui tirent les premiers. Le 21 juillet 1915, le président Wilson demande à son secrétaire à la marine, Josephus Daniels un programme navale qui est établit à la fin du mois d'août 1915 et prevoit huit navires de ligne, cinq croiseurs, 65 destroyers et sous marins mais il est doublé en octobre avec seize navires de ligne et 140 autres navires à réaliser en cinq ans pour 481 millions de dollars. Le programme naval de 1916 est ainsi approuvé le 15 août 1916 et le Bill devient Act par signature du président Wilson le 29 août 1916. Le financement de dix cuirassés, six croiseurs de bataille, dix croiseurs,cinquante destroyers, soixante-sept destroyers et treize auxiliaires est étalé sur les années fiscales 1917 1918 et 1919.

Pour ce qui concerne les navires de ligne, les américains construisent dix cuirassés et six croiseurs de bataille. Les six croiseurs de bataille forment la classe Lexington, les dix cuirassés étant répartis entre la classe Colorado composée de quatre unités et la classe South Dakota composée de six unités, tous étant armés de canons de 406mm respectivement huit, huit et douze pièces.

Les cuirassés américains du programme naval de 1916

Croiseurs de bataille classe Lexington

A la différence des anglais et des allemands, les américains tardent à construire des croiseurs de bataille. La raison est semble-t-il le peu d'intérêt pour les cuirassés rapides, le cuirassé américain type étant un navire lent, bien protégé et bien armé. La construction des Queen Elizabeth souvent considérés comme les premiers cuirassés rapides (25 noeuds) et surtout des Kongo japonais capables de filer à 27 noeuds pousse les américains à étudier le cas du battlecruiser adopté avec enthousiasme par leurs cousins d'outre-Atlantique.

Pour retrouver l'initiative de la manoeuvre, les américains s'intéressent au croiseur de bataille au travers de plusieurs projets comme un navire de 34800 tonnes armés de dix canons de 356mm. Le projet définitif est un navire de 43500 tonnes, filant à 33.5 noeuds, un armement composé de 8 canons de 406mm en quatre tourelles doubles et une protection limitée (ceinture de 178mm alors qu'elle dépasse souvent 300mm).


Représentation d'artiste d'un croiseur de bataille de classe Lexington

Les six Lexington sont mis sur cale en 1920 et 1921 mais leur construction est stoppée par le traité de Washington sauf pour deux d'entre eux, les Lexington et Saratoga qui sont transformés en porte-avions.

-Le Lexington (CC-1) est mis sur cale le 8 janvier 1921 au Fore River Shipbuilding Company de Quincy dans le Massachusetts. La construction est suspendu le 8 février 1922 mais reprend le 1er juillet 1922 pour être achévé en porte-avions avec la marque de coque CV-2 (1er juillet 1922). Admis au service actif le 14 décembre 1927, il sera coulé le 8 mai 1942 lors de la bataille de la mer de Corail, premier coup d'arrêt de la conquête japonaise.

-Le Constellation (CC-2) est mis sur cale en août 1920 aux Newport News Shipbuilding en Virginie mais sa construction est suspendue le 8 février 1922 et la coque est démantelée sur la cale après sa condamnation le 17 août 1923

-Le Saratoga (CC-3) est mis sur cale le 25 septembre 1920 aux New York Shipbuilding Corporation de Camden. La construction est suspendue le 8 février 1922 mais il est sauvé de la démolition en étant converti en porte-avions avec la marque de coque CV-3 (1er juillet 1922).

Admis au service actif le 16 novembre 1927, il survivra à la Seconde guerre mondiale. Il est désigné pour servir de cible aux essais nucléaires de l'opération Crossroads. Endommagé par le tir Able le 1er juillet, il coule suite au tir Baker le 25 juillet et est rayé du Naval Vessel Register le 15 août 1946.

-Le Ranger (CC-4) est mis sur cale le 23 juin 1921 aux Newport News Shipbuilding. La construction est suspendue le 8 février 1922 alors qu'il est achevé à 4% puis annulé le 17 août 1923, la coque étant vendue à la démolition le 8 novembre 1923.

-Le Constitution (CC-5) est mis sur cale en septembre 1920 à l'arsenal de Philadelphie. La construction est suspendue le 8 février 1922 alors qu'il était achevé à 13.4%. La construction est annulée le 17 août 1923 et la coque est vendue à la démolition. A noter que durant la construction du croiseur, la frégate Constitution avait été rebaptisé Old Constitution.

-Le United States (CC-6) est mis sur cale le 25 septembre 1920 à l'arsenal de Philadelphie. La construction est suspendue le 8 février 1922 alors qu'il est achevé à 12%. La construction est annulée le 17 août 1923 et vendu à la démolition le 25 octobre 1923.


Caracteristiques Techniques de la classe Lexington

Déplacement : standard 43500 tonnes pleine charge 44638 tonnes

Dimensions : longueur 266m largeur 32.1m tirant d'eau 9m

Propulsion : Propulsion turbo-électrique avec 16 chaudières et 4 hélices

Performances : vitesse maximale 33.5 noeuds distance franchissable : 12000 miles nautiques à 10 noeuds

Protection : ceinture 178mm barbettes 130 à 230mm passerelle 305mm tourelle 280mm

Armement :

-8 canons de 406mm Mk2 en 4 tourelles doubles (2 à l'avant et 2 à l'arrière). Ce canon de 50 calibre tire des obus de 954kg à une distance maximale de 40691m (site : +45°) à raison de deux coups par minute. La tourelle double prévue pour ces navires peut pointer en site de -4° à +40° et en azimut sur 145° à raison de 1.7° par seconde. La dotation en munitions prévue était de 212 obus par tourelle soit un total de 896 coups pour l'ensemble du navire.

-16 canons de 152mm Mk12 en casemates. Ce canon de 53 calibres tire des obus de 47.6kg à une distance comprise entre 19290m (site : +20°) et 23130m (site : +30°) à raison de 6 à 7 coups par minute. L'affût casemate Mark 13 pèse 19 tonnes et peut pointer en site de -10° à +20° et en azimut de 75°. La dotation en munitions est inconnue mais les Omaha équipés de ces même casemates disposaient de 200 obus par affût, il est donc probable que la dotation était la même.

-4 canons de 76.2mm (3 inch) en affûts simples. Ce canon de 23 calibre tire des obus de 7.5kg à une distance maximale de 8050m (site : +45°) en tir surface et de 5490m en tir antiaérien (site : +75°)
L'affût simple pèse 241kg et peut pointer en site de -15° à +75° et en azimut sur 360°. La dotation en munitions est inconnue.

-8 tubes lance-torpilles de 533mm (21 inch) dont quatre sous marins. La torpille Mark 9 pèse 914kg (95kg de charge militaire) et peut atteindre des cibles à 6400m à la vitesse de 27 noeuds.
Equipage : 1500 hommes


Cuirassés classe Colorado

La classe Colorado composée de quatre navires est étroitement dérivée de classe précédente (la classe Tennessee (Tennessee et California), le principal changement concernant l'armement principal avec 8 canons de 406mm en quatre tourelles doubles au lieu de 12 canons de 356mm en quatre tourelles triples pour contrebalancer les Nagato armés de 8 canons de 410mm en quatre tourelles triples avec une protection tirant les leçons de la bataille du Jutland. Sur les quatre navires prévus, seulement trois seront achevés.


Le USS Colorado peu après sa mise en service

-Le USS Colorado (BB-45) est mis sur cale aux chantiers de la New York Shipbuilding Corporation de Camden dans le New Jersey le 29 mai 1919 lancé le 22 mars 1921 et admis au service actif le 23 août 1923. Il opère de 1924 à 1941 dans le Pacifique mais était absent de Pearl Harbor le 7 décembre 1941 puisque de juin 1941 à février 1942, il subit une importante refonte au Puget Sound Navy Yard.

Il participe aux dernières opérations dans l'archipel des Salomons, à l'appui des sanglants débarquements de Tarawa et des Mariannes, aux opérations au large des Phillipines, aux opérations au large d'Okinawa.

Il gagna ensuite Bremerton et le Puget Sound Navy Yard pour les travaux préliminaires à sa mise en réserve qui est effective le 7 janvier 1947. Après douze ans dans la naphtaline, le vénérable cuirassé est vendu à la démolition le 23 juillet 1959.

-Le USS Maryland (BB-46) est mis sur cale aux chantiers de la Newport News Shipbuilding Corporation de Newport News (Virginie) le 24 avril 1917 lancé le 20 mars 1920 et admis au service actif le 21 juillet 1921.

Déployé durant toute sa carrière dans le Pacifique, il est présent à Pearl Harbor le 7 décembre mais n'est que légèrement endommagé (deux bombes et quatre tués) protégé par l'infortuné Oklahoma qui encaisse moults bombes et torpilles.

Après réparations et modernisation, il protège les lignes de communications entre les Etats Unis, les îles Hawaï et l'Australie avant de participer aux opérations dans les Salomons à partir de juin 1943, participant ensuite aux opérations au large de Tarawa en novembre 1943, aux opérations dans les Mariannes (Saipan Tinian et Guam) en juin 1944, à la dernière bataille entre cuirassés (bataille du détroit de Surigao) puis à l'opération Iceberg contre Okinawa, sa dernière grosse opération de la guerre.

Arrivant à Seattle (Etat de Washington) le 17 décembre, il acheva là sa participation à Magic Carpet. Gagnant le Puget Sound Navy Yard le 15 avril 1946, il fût placé en réserve le 16 juillet et désarmé le 3 avril 1947. Son réarmement aurait pu être réalisé en particulier en cas d'appui à un débarquement ou en cas de conflit avec l'URSS. Cet événement ne se produisant pas, le vieux cuirassé est vendu à la démolition le 8 juillet 1959 à Learner Company d'Oakland (Californie).

-Le USS Washington (BB-47) est mis sur cale aux chantiers de la New York Shipbuilding Corporation de Camden dans le New Jersey le 30 juin 1919 et lancé le 1er septembre 1921. Le 6 février 1922, la signature du traité de Washington sonne le glas du gigantesque programme de construction lancé en 1916.

Pour respecter les limitations du traité, les américains doivent abandonner la construction des South Dakota, des Lexington et du Washington achevé à cette époque à 75%. Il termine sa courte comme cible de tir le 25 novembre 1924, sombrant sous les coups des premiers superdreadnought américains, les New York et Texas.

-Le USS West Virginia (BB-48) est mis sur cale aux chantiers de la Newport News Shipbuilding Company de Newport News (Virginie) le 12 avril 1920 lancé le 17 novembre 1921 et admis au service actif le 1er décembre 1923. Comme ses sister-ships, il passe toute la période du temps de paix dans le Pacifique, une flotte britannique alliée et une flotte allemande inexistante ne réclamant pas la présence de cuirassés sur la côte est.

Présent à Pearl Harbor le 7 décembre 1941, il est gravement endommagé, le plus touché avec le California, «We Vee» ayant encaissé neuf torpilles et deux bombes et 105 morts. Il est totalement reconstruit entre mai 1942 et juillet 1944, retrouvant la guerre en octobre 1944 et participant à la bataille du détroit de Surigao où il matraqua le Yamashiro, terminant sa courte guerre avec les batailles d'Iwo Jima et d'Okinawa puis au débarquement des forces d'occupation au Japon.

Après avoir participé à Magic Carpet, il gagna Bremerton où il arriva le 12 janvier 1946 pour commenrcer le long processus d'inactivation. Il effectua une dernière escale à Seattle le 16 janvier en compagnie de son sister-ship Colorado. Le processus d'inactivation s'acheva à la fin du mois de février et le cuirassé est désarmé le 9 janvier 1947 pour être placé en réserve mais «Wee Vee» ne sera jamais rappelée sous les drapeaux. Rayé du Naval Vessel Registry le 1er mars 1959, il est vendu à la démolition à Union Minerals and Alloys Corps de New York le 24 août 1959.


Caractéristiques Techniques de la classe Colorado

Déplacement : standard 29600 tonnes

Dimensions : longueur 190.3m largeur : 29.7m tirant d'eau : 12m

Propulsion : turbines à vapeur alimentées par des chaudières produisant de la vapeur qui alimente des moteurs électriques qui eux mêmes entrainent 4 hélices

Performances : vitesse maximale : 21 noeuds distance franchissable : 8000 miles nautiques à 10 noeuds

Protection : inconnue

Armement :

-8 canons de 406mm (16 inch) Mark I (modèle 1914) en 4 tourelles doubles (deux avant et deux arrières). Ce canon de 45 calibres tire des obus 957kg à une distance comprise entre 910m (+ 0.4°) et 31360m (site +30°) à raison de 1.5 coups par minute.

La tourelle double pèse 894 tonnes à vide et 934 tonnes en ordre de combat, peut pointer en site de -4° à +30° à raison de 8° par seconde et en azimut sur 300° à raison de 2° par seconde. La dotation en munitions est de 100 coups par canon soit un total de 800 obus.

-12 canons de 127mm (5inch) Mark 5 ou 6 en casemates. Ce canon de 50 calibres tire des obus de 27kg à une distance maximale de 17370m (site = +25°) à raison de 6 à coups par minute. L'affût simple utilisé type Mark 9 ou 12 d'un poids respectif 9253 et 8482kg pointe en site de -10° à +15° pour le Mark 9 et de -10° à +25° pour le Mark 12 et en azimut sur 150°. la dotation en munitions est de 240 obus par canon soit un total de 3360 obus

-8 canons de 76mm (3inch) antiaérien en affûts simples Mark 10 . Ce canon de 50 calibres tire des obus de 6kg à une distance maximale comprise entre 2740m et 13350m en tir en antisurface et de 9270m en tir antiaérien et ce à raison de 15 à 20 coups par minute. L'affût Mark 11 qui pèse 3 tonnes peut pointe en site de -15° à +85° et en azimut sur 360°. La dotation en munitions est inconnue. Ils sont remplacés au cours des années trente par 8 canons de 127mm Mark 10 de 25 calibres en affûts simples.

-2 tubes lance-torpilles de 533mm sous marins. La torpille Bliss-Leavit Mark 3 pèse 680kg avec une charge militaire de 91kg. La portée maximale est de 3660m à 26 noeuds

Aviation : Dans les années vingt, peu après leur mise en service, les Colorado reçoivent deux catapultes : une à la poupe et une installée sur la tourelle n°3 de 406mm.

Les hydravions embarqués furent d'abord des Vought VE7 puis dès 1923, des Vought UO-1 qui n'est qu'une version améliorée du précédent. En 1928, l'UO-1 est remplacé par le O2U-1 et lui même par l'O3U à partir de 1931 et jusqu'en 1938 quand le Curtiss SOC-3 est embarqué. Le dernier hydravion embarqué par les Colorado est le Vought OS2U-1Kingfisher

Equipage : 1080 hommes


Cuirassés classe South Dakota

Cette classe de six cuirassés si elle avait été construite aurait la plus puissante de l'histoire de la marine américaine puisqu'elle aurait du être armées de 12 canons de 406mm en quatre tourelles triples.

Elle fait suite à la classe Colorado et par rapport à eaux, les South Dakota étaient mieux armés (12 canons au lieu de 8) plus rapides (23 noeuds au lieu de 21 noeuds) et plus gros avec presque 10000 tonnes de plus.

Le Traité de Washington qui limitait la marine américaine à 525850 tonnes de cuirassés empêcha la construction de ces navires.


Représentation d'artiste de la classe South Dakota

-Le USS South Dakota (BB-49) est mis sur cale le 15 mars 1920 au Brooklyn Navy Yard mais sa construction est suspendue le 8 février 1922 alors qu'il est construit à 38.5% . Sa construction est annulée le 17 août 1923, vendu à la démolition le 25 octobre, rayé du registre navale le 10
novembre, la démolition s'achevant le 15 novembre.

-Le USS Indiana (BB-50) est mis sur cale le 1er novembre 1920 au Brooklyn Navy Yard mais sa construction est suspendue le 8 février 1922 alors qu'il est construit à 34.7%. Sa construction est annulée le 17 août 1923, rayé du registre naval le 24 août et vendu à la démolition le 25 octobre 1923.

-Le USS Montana (BB-51) est mis sur cale le 1er septembre 1920 au Mare Island Navy Yard (50km au nord de San Francisco) mais sa construction est suspendue à 27.6% d'achèvement le 8 février 1922 avant d'être abandonnée le 17 août 1923. Il est rayé du registre naval le 24 août 1923 et vendu à la démolition le 25 octobre 1923

-Le USS North Carolina (BB-52) est mis sur cale au Norfolk Navy Yard le 12 janvier 1920 mais sa construction est suspendue à 36.7% le 8 février 1922 et abandonnée le 17 août 1923. Rayé du registre naval le 10 novembre 1923, 16 jours après avoir été vendu à la démolition (25 octobre 1923)

-Le USS Iowa (BB-53) est mis sur cale aux Newport News Shipbuilding & Drydock Company le 17 mai 1920 mais sa construction est suspendue à 31.8% le 8 février 1922 et abandonnée le 17 août 1923. il est rayé du registre naval le 24 août 1923 et vendu à la démolition de 8 novembre 1923.

-Le USS Massachusetts (BB-54) est mis sur cale aux chantiers Bethlehem Shipbuilding Corporation de San Francisco le 4 avril 1921 mais la construction est suspendue à 11% le 8 février 1922 et abandonnée le 17 août 1923. Il est rayé du registre naval le 24 août 1923 et vendu à la démolition le 8 novembre 1923

Caractéristiques Techniques des South Dakota


Déplacement : standard 43200 tonnes

Dimensions : longueur : 208m largeur 32m tirant d'eau : 10m

Propulsion : turbines à vapeurs entrainant une transmission électrique dévellopant une puissance totale de 60000ch

Performances : vitesse maximale : 23 noeuds distance franchissable : inconnue

Protection : ceinture de 8 à 13.5 inch (203 à 381mm) pont blindé de 88mm barbettes 114 à 381mm tourelles 127 à 457mm bloc passerelle 203 à 406mm

Armement :

-12 canons de 406mm Mk2 en 4 tourelles triples (deux avant et deux arrière). Ce canon de 50 calibre tire des obus de 954kg à une distance maximale de 40691m (site : +45°) à raison de deux coups par minute. La tourelle triple prévue pour ces navires pèse 1412 tonnes (1426 tonnes pour la tourelle N°2) et peut pointer en site de -4° à +40° et en azimut sur 145° à raison de 1.7° par seconde. La dotation en munitions prévue était de 212 obus par tourelle à quoi s'ajoutait 589 obus stockés dans des soutes indépendante soit un total de 1485 coups pour l'ensemble du navire.

-16 canons de 152mm Mk12 en casemates. Ce canon de 53 calibres tire des obus de 47.6kg à une distance comprise entre 19290m (site : +20°) et 23130m (site : +30°) à raison de 6 à 7 coups par minute. L'affût casemate Mark 13 pèse 19 tonnes et peut pointer en site de -10° à +20° et en azimut de 75°. La dotation en munitions est inconnue mais les Omaha équipés de ces même casemates disposaient de 200 obus par affût, il est donc probable que la dotation était la même.

-8 canons de 76.2mm (3 inch) en affûts simples. Ce canon de 23 calibre tire des obus de 7.5kg à une distance maximale de 8050m (site : +45°) en tir surface et de 5490m en tir antiaérien (site : +75°)
L'affût simple pèse 241kg et peut pointer en site de -15° à +75° et en azimut sur 360°. La dotation en munitions est inconnue.

-Deux tubes lance-torpilles de 533mm (21 inch). La torpille Mark 9 pèse 914kg (95kg de charge militaire) et peut atteindre des cibles à 6400m à la vitesse de 27 noeuds.

Equipage : 1191 hommes.

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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CUIRASSES CLASSE NELSON   Dim 09 Mai 2010, 20:28

Les cuirassés du programme japonais Hachi-Hachi Kantai (programme «8-8»)

Les japonais connaissent les détails du plan américain au début de 1917 et riposent le 14 juillet 1917 par le programme dit «8-4» qui prévoit huit cuirassés et quatre croiseurs de bataille pour 1924 mais l'augmentent bientôt avec le programme «8-8» pour huit cuirassés et huit croiseurs de bataille à achever avant le 1er avril 1928.

Dans la catégorie cuirassé, on trouve la classe Nagato (Nagato et Mutsu), la classe Tosa (Tosa et Kaga) et la classe Kii (Kii Owari et deux numérotés type 11 et type 12) tandis que pour les croiseurs de bataille se composait de la classe Amagi (Amagi, Akagi, Atago et Takao) et de la classe type 13 (type 13,14,15 et 16).

Cuirassés classe Nagato

Le Nagato à la mer en 1939

La classe Nagato composée de deux navires baptisés Nagato et Mutsu est la première classe de cuirassés tirant les leçons de la bataille du Jutland où la protection et la puissance de feu avaient primés sur la vitesse et la manoeuvrabilité.

Sur le plan technique, elle reprend la classe Ise qui la précède immédiatement avec un armement principal passant de douze canons de 14 pouces (356mm) à huit canons de 16 pouces (410mm), une protection améliorée ressemblant au «All or nothing» américain et un bloc passerelle de type heptagone, la future tour-pagode typique des cuirassés japonais.

-Le Nagato est mis sur cale à l'Arsenal Impérial de Kure le 28 août 1917 lancé le 9 novembre 1919 et admis au service actif le 15 novembre 1920. Il participa à l'attaque sur Pearl Harbor pour couvrir les porte-avions de Nagumo avant d'assister sans participer à la bataille de Midway. Il échappa à la destruction aussi bien à la bataille de la Mer des Phillipines qu'à la bataille du Golfe de Leyte. Placé en réserve en février 1945, il fût saisi intact par les américains en août 1945 avant d'être utilisé comme cible pour les expérimentations atomiques à Bikini («opération Crossroads), succombant après cinq jours d'agonie après avoir supporter les tirs Able et Baker en juillet 1946.

-Le Mutsu est mis sur cale à l'Arsenal Impérial de Yokosuka le 1er juin 1918 lancé le 31 mai 1920 et admis au service actif le 22 novembre 1921. Après avoir participé au raid contre Pearl Harbor et assister à la bataille de Midway, il est décidé de le transformer en navire école à son retour au Japon le 28 janvier 1943. Cette nouvelle carrière fût très courte car le 8 mai 1943 alors qu'il était mouillé à Hashirajima, un obus incendiaire type 3 détonna dans la soute de la tourelle n°3 ce qui entraina l'explosion des autres munitions. Le navire coupé en deux sombra en quelques minutes provoquant la mort de 1121 hommes.


Le Mutsu à la mer

Caractéristiques Techniques des cuirassés de la classe Nagato

Déplacement : standard 32270 tonnes pleine charge 42850 tonnes

Dimensions : longueur 224.6m largeur 34.59m tirant d'eau 9.50m

Propulsion : 4 turbines à engrenages Kampon alimentées par 10 chaudières Kampon dévellopant une puissance totale de 80000ch et entrainant 4 hélices

Performances : vitesse maximale 25 noeuds distance franchissable 5500 miles nautiques à 16 noeuds

Protection : ceinture blindée 305mm ponts blindés 76 à 180mm tourelles 356mm

Armement :

-8 canons de 410mm modèle 1914 (type 3) en quatre tourelles doubles d'un poids total de 1004 tonnes (deux tourelles avant et deux à l'arrière) pouvant pointer de -5° à +30° à l'origine et -3° à +43° après modernisation en site et de 130° en azimut. Le canon type 3 tire des obus d'une tonne à raison de 2.7 coups par minute pour une portée comprise entre 5000m (pointage en site 2.5°) et 38725m (pointage en site 43°). La dotation en munitions est de 90 obus par canon soit un total de 720 coups pour l'ensemble du navire.

-12 canons de 140mm modèle 1914 (type 3) en casemates latéraux. Ce canon d'un poids de 5.6 tonnes peut pointer en site de -7° à +35° et en azimut de 70° . Ce canon tire des obus de 38kg à raison de 6 à 10 coups par minute pour une portée comprise entre 15800 (20°) et 20074m (35°). La dotation en munitions est inconnue.

-8 canons de 127mm modèle 1928 (type 88) en tourelles simples. Ce canon peut pointer de -8° à 90° et à 150° en azimut. Le canon tire des obus de 35kg à raison de 8 à 14 obus par minute pour une portée comprise entre 9400 et 14800m.

-98 canons de 25mm modèle 1926 (type 96) en affûts simples doubles ou triples. La portée maximale de ce canon est de 6000m (tir à but surface) et 3980m (tir à but antiaérien) pour une cadence de tir de 450 coups minute. (configuration finale)

Equipage : 1368 hommes


Cuirassés classe Tosa

La croissance du Tosa s'arrêta net

La classe Tosa est directement dérivée de la classe Nagato. Les japonais sont conscients de l'infériorité de leur industrie par rapport à l'industrie américaine. Ils doivent donc jouer sur le qualitatif plutôt que le quantitatif et pour les Tosa augmente l'armement (10 canons de 410 au lieu de 8 et 20 canons de 140mm au lieu de 12).

Ces navires sont mis en chantier au début des années vingt mais leur construction est stoppée par le traité de Washington de 1922. Si le Tosa est démantelé, le Kaga est transformé en porte-avions profitant de la destruction lors du tremblement de terre de Tokyo du 1er septembre 1923 de l'Amagi, sister-ship de l'Akagi.

Le Tosa avait été mis sur cale le 16 février 1920 aux chantiers navals Mitsubishi de Nagasaki et le Kaga aux chantiers navals Kawasaki de Kobé. Ils avaient été lancés respectivement le 18 décembre et le 17 novembre 1921. L'achèvement du Tosa était prévu pour mars 1923 et celui du Kaga pour décembre 1922.

La construction est suspendue le 5 février 1922 et le Tosa est rayé des listes le 1er avril 1924. Il servit alors de cible dans le détroit de Bungo (entre Kyushu et Shikoku) le 5 février 1925, les leçons tirées servant pour la protection des Yamato.

Le Kaga quand à lui fût transformé en porte-avions entre 1923 et 1928. Admis au service actif le 1er novembre 1929, il participe aux opérations en Chine, au raid sur Pearl Harbor, à l'invasion de Rabaul, au bombardement sur Darwin, à l'invasion de Java dans les Indes Néerlandaises et enfin à la bataille de Midway au cours de laquelle il est coulé, le 4 juin 1942.


Dessin montra à quoi aurait pu ressembler le Tosa

Caractéristiques Techniques de la classe Tosa

Déplacement : standard 40500 tonnes pleine charge 44900 tonnes

Dimensions : longueur 230m largeur 30m tirant d'eau 9.4m

Propulsion : 4 groupes de turbines à engrenages Curtiss alimentées par 12 chaudières Kampon (8 fonctionnant au fioul et 4 pouvant utiliser également du charbon) dévellopant 91000ch et actionnant 4 hélices. Avec 3600 tonnes de pétrole et 1800 tonnes de charbon, il pouvait parcourir 6500 miles nautiques à 14 noeuds.

Performances : vitesse maximale 26.5 noeuds distance franchissable : 6500 miles nautiques à 14 noeuds

Protection : ceinture 280mm pont blindé 101mm barbettes 228 à 305mm tour de commandement 355mm

Armement :

-10 canons de 410mm modèle 1914 (type 3) en 5 tourelles doubles d'un poids total de 1004 tonnes (2 tourelles avant et 3 à l'arrière) pouvant pointer de -5° à +30° à l'origine et -3° à +43° après modernisation en site et de 130° en azimut. Le canon type 3 tire des obus d'une tonne à raison de 2.7 coups par minute pour une portée comprise entre 5000m (pointage en site 2.5°) et 38725m (pointage en site 43°). La dotation en munitions est de 90 obus par canon soit un total de 900 coups pour l'ensemble du navire.

-20 canons de 140mm modèle 1914 (type 3) en casemates latéraux. Ce canon d'un poids de 5.6 tonnes peut pointer en site de -7° à +35° et en azimut de 70° . Ce canon tire des obus de 38kg à raison de 6 à 10 coups par minute pour une portée comprise entre 15800 (20°) et 20074m (35°). La dotation en munitions est inconnue.

-4 canons de 76mm antiaériens modèle 1908 (type 1941) en affûts simples sous masque. Ce canon d'un poids total de 510kg tire des obus de 5.67kg à une distance maximale de 10740m en tir antisurface (site = +40°) et de 5790m en tir antiaérien ( site = +70°). La dotation en munitions est inconnue.

-8 tubes lance-torpilles de 610mm (24in). La torpille type 8 pèse 2362kg (dont 425kg de charge militaire) et peut atteindre une cible à 10000 à 38 noeuds, 15000m à 27 noeuds et 20000m à 20 noeuds.

Equipage : 1333 hommes


Cuirassés classe Kii

La classe Kii

Cette classe composée de quatre navires dont seuls les deux premiers ont reçu un nom de baptême (Kii et Owari) étaient une version agrandie des Tosa avec un armement secondaire allégé (16 canons de 140 au lieu de 20). Leur construction n'avaient pas encore commencé quand le traité de Washington empêcha leur mise sur cale.

Le Kii aurait du être construit par l'arsenal de Kure mais à été annulé le 14 avril 1924

Le Owari aurait du être construit par l'arsenal de Yokosuka mais à été annulé le 14 avril 1924

Le numéro 11 qui aurait du être construit par Kawasaki à Kobé à été annulé le 19 novembre 1923 tout comme le numéro 12 qui aurait du être construit par Mitsubishi à Nagasaki.

Caractéristiques Techniques de la classe Kii

Déplacement : standard 42600 tonnes pleine charge 48500 tonnes

Dimensions : longueur 252m largeur 30m tirant d'eau 9.4m

Propulsion : 4 groupes de turbines à engrenages alimentées par 19 chaudières Kampon le tout dévellopant une puissance totale de 131200ch et actionnant deux hélices

Performances : vitesse maximale : 29.75 noeuds distance franchissable :
8000 miles nautiques à 14 noeuds

Protection : ceinture 292mm pont blindé 117mm barbettes 228 à 279mm passerelle : 356mm

Armement :

-10 canons de 410mm modèle 1914 (type 3) en 5 tourelles doubles d'un poids total de 1004 tonnes (2 tourelles avant et 3 à l'arrière) pouvant pointer de -5° à +30° à l'origine et -3° à +43° après modernisation en site et de 130° en azimut. Le canon type 3 tire des obus d'une tonne à raison de 2.7 coups par minute pour une portée comprise entre 5000m (pointage en site 2.5°) et 38725m (pointage en site 43°). La dotation en munitions est de 90 obus par canon soit un total de 900 coups pour l'ensemble du navire.

-16 canons de 140mm modèle 1914 (type 3) en casemates latéraux. Ce canon d'un poids de 5.6 tonnes peut pointer en site de -7° à +35° et en azimut de 70° . Ce canon tire des obus de 38kg à raison de 6 à 10 coups par minute pour une portée comprise entre 15800 (20°) et 20074m (35°). La dotation en munitions est inconnue.

-4 canons de 120mm (4.7 in) type 41 (modèle 1908) en affûts simple. Ce canon de 2.2 tonnes tire des obus de 20.4kg à une distance maximale de 9050m (site : +20°) à raison de 5 à 6 coups par minute. La dotation en munitions est inconnue.

-8 tubes lance-torpilles de 610mm (24in). La torpille type 8 pèse 2362kg (dont 425kg de charge militaire) et peut atteindre une cible à 10000 à 38 noeuds, 15000m à 27 noeuds et 20000m à 20 noeuds.

Equipage : inconnu


Croiseurs de bataille type 13

Représentation schématique des croiseurs de bataille type 13

Cette classe de navires dont quatre exemplaires étaient prévus se distinguaient des autres projets japonais par leur armement : des canons de 457mm imitant ainsi le HMS Furious (avant sa conversation en porte-avions)

Ces navires ne reçurent jamais de nom et ne sont connus que comme le type 13, 14, 15 et 16. Le premier devait être construit à l'Arsenal de Yokosuka, le second à l'Arsenal de Kure, le troisième chez Mitsubishi à Nagasaki et le dernier chez Kawasaki à Kobé.

Caractéristiques Techniques des type 13

Déplacement : standard 47500 tonnes

Dimensions : longueur 270m largeur 31m tirant d'eau 9.8m

Propulsion : 4 groupes de turbines à engrenages alimentées par 22 chaudières, le tout dévellopant 150000 ch et actionnant 4 hélices.

Performances : vitesse maximale : 30 noeuds

Protection : ceinture 332mm pont blindé 127mm

Armement :

-8 canons de 460mm modèle 1917 (type 5) en 4 tourelles doubles (deux avant et deux arrière). Ce canon de 45 calibres tire des obus 1360kg à une distance maximale de 32920m (site : +20°) à raison de 1.5 coup par minute. La tourelle double pouvait pointer de -5° à +30° en site et sur 150° en azimut. La dotation en munitions est de 60 coups par canon soit un total de 480 projectiles.

-16 canons de 140mm modèle 1914 (type 3) en casemates latéraux. Ce canon d'un poids de 5.6 tonnes peut pointer en site de -7° à +35° et en azimut de 70° . Ce canon tire des obus de 38kg à raison de 6 à 10 coups par minute pour une portée comprise entre 15800 (20°) et 20074m (35°). La dotation en munitions est inconnue.

-4 canons de 120mm (4.7 in) type 41 (modèle 1908) en affûts simple. Ce canon de 2.2 tonnes tire des obus de 20.4kg à une distance maximale de 9050m (site : +20°) à raison de 5 à 6 coups par minute. La dotation en munitions est inconnue.

-8 tubes lance-torpilles de 610mm (24in). La torpille type 8 pèse 2362kg (dont 425kg de charge militaire) et peut atteindre une cible à 10000 à 38 noeuds, 15000m à 27 noeuds et 20000m à 20 noeuds.

Equipage : inconnu


Croiseurs de bataille classe Amagi

Représentation d'artiste de la classe Amagi

Les Amagi dont quatre navires étaient prévus (Amagi Akagi Atago et Takao) étaient les pendants des cuirassés de classe Tosa dont ils se différençiaient par un blindage et un armement secondaire plus léger.

Comme nombre de programmes japonais, les Amagi furent annulés par le traité de Washington. L'Akagi et l'Amagi étaient sauvés par leur transformation en porte-avions mais seul le premier fût effectivement transformé, le second étant gravement endommagé par le tremblement de terre de Tokyo de 1923,les japonais préférant transformer le cuirassé Kaga.

-L'Amagi à été mis sur cale 16 décembre 1920 à l'Arsenal de Yokosuka mais la construction est stoppé le 5 février 1922 alors qu'il est rendu à 40% d'achèvement. L'Amagi fût alors choisit pour être transformé en porte-avions mais sa coque est gravement endommagé par le tremblement de terre de Tokyo du 1er septembre 1923 et la coque est démolie en 1924.

-L'Akagi est mis sur cale le 16 décembre 1920 à l'Arsenal de Yokosuka mais sa construction est stoppée le 5 février 1922. Choisit pour être transformé en porte-avions, il subit les travaux idoines à partir de 1923, est lancé le 22 avril 1925 et admis au service actif le 25 mars 1927. Il est profondément refondu en 1937/38 en raison d'un design initial peu satisfaisant. Il participe aux opérations au dessus de la Chine, au raid sur Pearl Harbor où il est le navire amiral de la force de l'amiral Nagumo, au raid dans l'Océan Indien avant d'être coulé le 4 juin 1942 lors de la bataille de Midway.

-L'Atago est mis sur cale aux chantiers Kawasaki de Kobé le 22 novembre 1921. La construction est arrêtée le 31 juillet 1922, il est rayé des listes le 14 avril 1924 et aussitôt démoli

-Le Takao (ex-Ashitaka) est mis sur cale aux chantiers Mitsubishi de Nagasaki le 19 décembre 1921 La construction est arrêtée le 31 juillet 1922, il est rayé des listes le 14 avril 1924 et aussitôt démoli.



Caractéristiques Techniques de la classe Amagi

Déplacement : standard 41217 tonnes pleine charge 47000 tonnes

Dimensions : longueur 251.8m largeur 30.8m tirant d'eau : 9.5m

Propulsion : 4 groupes de turbines à engrenages Gihon alimentées par 19 chaudières Kampon devellopant 131200ch et actionnant 4 hélices

Performances : vitesse maximale : 30 noeuds distance franchissable : 8000 miles nautiques à 14 noeuds

Protection : ceinture 254mm barbettes 229 à 280mm passerelle 76 à 356mm

Armement :

-10 canons de 410mm modèle 1914 (type 3) en 5 tourelles doubles d'un poids total de 1004 tonnes (2 tourelles avant et 3 à l'arrière) pouvant pointer de -5° à +30° à l'origine et -3° à +43° après modernisation en site et de 130° en azimut. Le canon type 3 tire des obus d'une tonne à raison de 2.7 coups par minute pour une portée comprise entre 5000m (pointage en site 2.5°) et 38725m (pointage en site 43°). La dotation en munitions est de 90 obus par canon soit un total de 900 coups pour l'ensemble du navire.

-16 canons de 140mm modèle 1914 (type 3) en casemates latéraux. Ce canon d'un poids de 5.6 tonnes peut pointer en site de -7° à +35° et en azimut de 70° . Ce canon tire des obus de 38kg à raison de 6 à 10 coups par minute pour une portée comprise entre 15800 (20°) et 20074m (35°). La dotation en munitions est inconnue.

-6 canons de 120mm (4.7 in) type 41 (modèle 1908) en affûts simple. Ce canon de 2.2 tonnes tire des obus de 20.4kg à une distance maximale de 9050m (site : +20°) à raison de 5 à 6 coups par minute. La dotation en munitions est inconnue.

-8 tubes lance-torpilles de 610mm (24in). La torpille type 8 pèse 2362kg (dont 425kg de charge militaire) et peut atteindre une cible à 10000 à 38 noeuds, 15000m à 27 noeuds et 20000m à 20 noeuds.

Equipage : inconnu

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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CUIRASSES CLASSE NELSON   Dim 09 Mai 2010, 20:44

GENESE DES NELSON

Et les britanniques dans tout ça ?

La puissance navale britannique faisait l'objet d'un véritable consensus politique, résumé par la célèbre boutade «En Grande Bretagne quand il s'agissait de construire des cuirassés l'Amirauté en veux six, le ministre des finances quatre. Finalement tout le monde s'accorde sur le chiffre huit.».

Les temps ont cependant changés et au sortir du premier conflit mondial, la Grande Bretagne ne peut que constater désabusée que son statut de première puissance navale appartient au passé face à l'apétit féroce de son allié japonais et de son cousin d'outre atlantique.

Comme tout ancienne gloire, elle tente de s'accrocher et la Royal Navy planifie la construction de quatre cuirassés de type N3 et de quatre croiseurs de bataille de type G3 respectivement armés de canons de 460 et de canons de 406mm.

Cuirassés type N3

Photomontage représentant les cuirassés type N3 à la mer

Au sortir de la grande guerre, la flotte de cuirassés britannique est encore imposante mais usée et largement dépassée notament au niveau de la protection et de l'armement surtout si on compare aux cuirassés en construction aux Etats Unis et au Japon. Elle marquait l'apparition sur les cuirassés britanniques de la tourelle triple.

Les cuirassés de type N3 étaient le pendant lent des croiseurs de bataille de type G3 dont la construction était prioritaire. La mise sur cale des cuirassés de type N3 était donc prévu en 1922 après celle des G3 qui aurait du avoir lieu à la fin de 1921.

Leur protection était semblable mais l'armement était bien plus puissant avec neuf canons de 460mm (18 pouces) en trois tourelles triples (deux avant et une au centre). Leur mise au point n'était cependant pas totalement arrêté au moment où ils furent annulés suite au traité de Washington. Il semble que même sans le traité ces navires auraient été abandonnés sous la pression du Trésor.

Aucun nom n'à été officiellement choisit mais il semble qu'on à envisagé de les baptiser du nom des saint patrons des nations britanniques : St Andrew (Ecosse) St David (Pays de Galles) St George (Angleterre) et St Patrick (Irlande).


Représentation schématique de la version finale des N3

Caractéristiques Techniques des cuirassés type N3

Déplacement : 48000 tonnes

Dimensions : longueur (hors tout) 250m (entre perpendiculaires) 240.8m largeur : 32m tirant d'eau 10m

Propulsion : quatre groupes de turbines à engrenages alimentées par des chaudières dévellopant une puissance totale de 80000ch

Performances : vitesse maximale 23.5 noeuds distance franchissable : inconnue

Protection : Ceinture 337 à 381mm bulkheads 356mm tourelles 457mm pont blindé 203mm tour de commandement 381mm

Armement :

-9 canons de 457mm (18 inch) MkII répartis en trois tourelles triples (deux avant et une arrière). Ce canon de 45 calibres tire des obus de 1506kg (perforant) ou de 1814kg (explosif) à une portée maximale de 38405m (site : +40°) à raison de 1.5 ou 2 coups à la minute. La tourelle triple MkIII aurait pu peser jusqu'à 1758 tonnes et pointer en site de -3° à +40° et en azimut sur 150/160°. l'approvisionement en munitions est de 100 coups par canons soit un total de 900 coups.

-16 canons de 152mm (6 inch) MkXXII en 8 tourelles doubles (4 à tribord et 4 à babord). Ce canon de 50 calibres tire des obus de 45kg à une distance comprise entre 4570m (site : +2°) et 23590m (site : +45)) à raison de 5 coups par minute. La tourelle MkVIII pèse 76 tonnes et peut pointer en site de -5° à +60) (à raison de 8° par seconde) et en azimut sur 100° (à raison de 5° par seconde). Le stock de munitions standard est de 100 coups par canon soit 1600 coups mais il peut monter à 2400 coups.

-6 canons antiaériens de 120mm (4.7 inch) MkVIII en affût simples. Ce canon de 40 calibres tire des obus de 22.68kg à une distance maximale de 14780m en tir surface (site : +45°) et de 9750m en tir AA. L'affût MkXII pèse 12561kg et peut pointer en site de -5° à +90° (à raison de 10° par seconde) et en azimut sur 360° (à raison de 10° par seconde)

-4 affûts quadruples QF Mk2 «Pom Pom» (40mm)

-2 tubes lance-torpilles de 622mm (24.5 inch). La torpille modèle 1923 pèse 2585kg (charge militaire : 337kg de TNT) et peut atteindre des cibles à une distance maximale de 13700 (à 35 noeuds) et 18300m (vitesse : 30 noeuds).

Equipage : inconnu


Croiseurs de bataille type G3

Photomontage représentant un croiseur de bataille type G3

C'était la deuxième face de la pièce. Les 4 croiseurs de bataille de type G3 étaient considérés comme prioritaires puisqu'ils tiraient les leçons de la bataille du Jutland où plusieurs croiseurs de batailles britanniques sautèrent dès qu'ils furent touchés par un obus allemand en raison d'une protection inexistante.

Ils partagaient le même design que les N3 mais un armement composé de canons de 406mm comparable aux croiseurs de bataille américains (les Lexington) ou japonais (Amagi) en construction à l'époque. Comme pour les N3, aucun G3 ne fût construit mais leur armement principal fût repris sur les Nelson.

Le design fût accepté en février 1921 et définitivement validé en août 1921. Les contrats sont passés le 26 octobre, un croiseur de bataille de type G3 devant être construit par Beardmore à Glasgow, un autre chez John Brown (toujours à Glasgow), le troisième à Fairfield et le dernier chez Swan Hunter mais dès le 18 novembre 1921, leur construction est suspendue et définitivement abandonnée le 18 février 1922, conséquence du traité de Washington.

Plusieurs noms de baptême ont circulé que ce soit Invincible, Inflexible, Indomitable, Indefatigable pour rendre hommage aux croiseurs de bataille de la 1ère guerre mondiale ou Nelson, Rodney, Anson, and Howe, noms déjà proposés pour les sister-ship du HMS Hood qui ne furent jamais construits.


Dessin schématique représentant la version finale des croiseurs de bataille classe G3

Caractéristiques Techniques du type G3

Déplacement : standard 48400 tonnes pleine charge 53900 tonnes

Dimensions : longueur (hors tout) 260.9m (entre perpendiculaires) 249.9m largeur 32.3m tirant d'eau : 10.9m

Propulsion : quatre turbines à engrenages Parson alimentées par 20 chaudières dévellopant une puissance totale de 160000ch et entrainant 4 hélices

Performances : vitesse maximale : 31.5 32 noeuds distance franchissable : inconnue

Protection : ceinture blindée de 305 à 356mm bulkheads 254 à 305mm Tourelles 430mm ponts blindés de 102 à 203mm tour de commandement 254 à 356mm

Armement :

-9 canons de 406mm (16 inch) Mk1. Ce canon de 45 calibres tire des obus de 929kg à une distance comprise entre 4570m (élévation à +2°) et 34570m (élévation +40°) à raison de 1.5 coups par minute.

La tourelle Mk1 pèse 1503 tonnes et peut pointer en site de -3° à +40° (à raison de 10° par seconde) et en azimut sur 150° (à raison de 10° par seconde), l'angle de rechargement étant à +3°.
Chaque canon dispose de 116 obus soit un total de 1046 coups.

-16 canons de 152mm (6 inch) MkXXII en 8 tourelles doubles (4 à tribord et 4 à babord). Ce canon de 50 calibres tire des obus de 45kg à une distance comprise entre 4570m (site : +2°) et 23590m (site : +45)) à raison de 5 coups par minute.

La tourelle MkVIII pèse 76 tonnes et peut pointer en site de -5° à +60) (à raison de 8° par seconde) et en azimut sur 100° (à raison de 5° par seconde). Le stock de munitions standard est de 100 coups par canon soit 1600 coups mais il peut monter à 2400 coups.

-6 canons antiaériens de 120mm (4.7 inch) MkVIII en affût simples. Ce canon de 40 calibres tire des obus de 22.68kg à une distance maximale de 14780m en tir surface (site : +45°) et de 9750m en tir AA. L'affût MkXII pèse 12561kg et peut pointer en site de -5° à +90° (à raison de 10° par seconde) et en azimut sur 360° (à raison de 10° par seconde)

-4 affûts quadruples QF Mk2 «Pom Pom» (40mm)

Equipage : 1716 hommes


Le traité de Washington

Cette course choque de plus en plus les opinions publiques qui réclament une réduction des armements navals. Le 10 juillet 1921, le président américain Harding envoie à la Grande Bretagne, au Japon, à la France, la Chine et l'Italie une invitation à une conférence sur le désarmement.

Comme toujours dans ses grandes messes internationales, l'hypocrisie et les faux-semblants sont maitres et chacun calculant les avantages et les inconvénients d'une telle conférence sur leur situation stratégique et la défense de leurs intérêts.

La conférence de Washington s'ouvre le 12 novembre 1921 sous la présidence de Charles Evans Hughes, le secrétaire d'Etat américain. Ce dernier propose le gel de la construction des cuirassés pour dix ans et la limitation des caractéristiques des autres catégories de navires. Les britanniques auraient voulu interdire le sous marin mais ils ne peuvent obtenir gain de cause en raison de l'opposition de la France, du Japon, de l'Italie et plus discrète des Etats Unis.

Le traité de Washington signé le 6 février 1922 met fin à la course aux armements navals en imposant à la fois des contingents globaux par pays et des limites pour chaque type de navire. Les Etats Unis pouvaient posséder 500600 tonnes de cuirassés et 135000 tonnes de porte-avions, l'Empire Britannique (Grande Bretagne + Dominions) 580450 tonnes de cuirassés et 135000 tonnes de porte-avions, le Japon 301320 tonnes de cuirassés et 81000 tonnes de porte-avions, La France 220170 tonnes de cuirassés et 60000 tonnes de porte-avions et enfin l'Italie 180800 tonnes de cuirassés et 60000 tonnes de porte-avions

La construction de nouveaux cuirassés était interdire jusqu'en 1931 dans le cadre de la battleship holiday sauf exceptions notament pour remplacer des unités détruites (Grande Bretagne avec les deux Nelson, France avec les Dunkerque mais l'Italie n'utilisera pas cette possibilité).

Sur le plan technique, le traité définissait les différentes catégories de navires. Le cuirassé était un navire de 10 à 35000 tonnes armés de canons d'un calibre supérieur ou égal à 203mm et inférieur à 406mm; le croiseur un navire d'un tonnage maximal de 10000 tonnes armé de canons d'un calibre maximal de 203mm alors que les porte-avions ne pouvaient pas dépasser le tonnage de 27000 tonnes et être armé de canons d'un calibre supérieur à 203mm même si les américains réussissent à faire passer un amendement autorisant chaque marine à posséder deux porte-avions d'un tonnage supérieur à 27000 mais inférieur à 33000 tonnes et ce pour éviter la mise à la casse des croiseurs de bataille USS Lexington et USS Saratoga _candidats à une transformation en porte-avions_ .

Des cuirassés atypiques : la maturation de la classe Nelson

Aspect initial du HMS Nelson

Comme nous l'avons vu plus haut, la flotte britannique de cuirassés était encore imposante mais cette masse n'était efficace que sur le papier car les navires utilisés intensivement durant le premier conflit mondial était à bout de souffle et surtout dépassés techniquement notament en termes de protection.

L'Amirauté est persuadée de la nécessité d'une profonde modernisation et planifie la construction de quatre croiseurs de bataille et de quatre cuirassés puissament armés et bien protégés au détriment de la vitesse, tournant ainsi le dos aux conceptions fisheriennes mais tirant les leçons de la bataille du Jutland où les navires allemands mieux protégés ont survécu à un déluge de feu alors que les navires anglais sautaient comme des bouchons au moindre obus encaissé (outre la protection, il y avait le non respect des règles de sécurité élémentaires dans la manipulation des explosifs).

La crise économique de l'après guerre, l'endettement britannique et le puissant pacifisme de l'opinion fait tanguer le projet qui est coulé par le traité de Washington qui accorde la possibilité pour la Royal Navy de construire deux cuirassés.

Les deux nouveaux cuirassés devaient donc respecter les limites du traité de Washington ce qui obligeait à faire des sacrifices. L'armement et la protection étaient protégés car il était évident que les britanniques allaient refuser de construire des navires sous armés et mal protégés. C'est donc la vitesse qui fût sacrifiée avec une puissance propulsive assez faible. Pour résumer grossièrement, on pourrait considérer que les Nelson ont repris le design des G3 avec la vitesse des N3.

La limitation du déplacement obligea également les architectes navals britanniques à faire preuve d'imagination et pour économiser le poids sans trop rogner sur le blindage, on décida de concentrer l'armement principal à l'avant ce qui ne c'était jamais encore fait, les trois tourelles triples furent donc installées sur la plage avant, les tourelles A et Q au même niveau alors que la tourelle B encadrée par les deux précédentes était surélevé. L'armement secondaire lui était monté en tourelles et non en casemates ce qui le mettait à l'abri des paquets de mer et permettait une utilisation par tous les temps.


Coupe de la protection de la classe Nelson

En ce qui concerne la protection, l'usage d'une ceinture blindée inclinée permettait un certain allègement tout en concervant la même efficacité. Suivant le schéma désormais classique du «All or nothing», les extrémités étaient peu protégés. Après guerre, on appris que la protection conventionnelle était doublée par un ballast rempli d'eau mer et de combustible s'étendant sur toute la longueur de la coque et quand une torpille touche le navire, l'énergie de l'impact au lieu de se concentrer sur un point est répartie sur toute la coque ce qui réduit l'importance des dégâts.

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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CUIRASSES CLASSE NELSON   Dim 09 Mai 2010, 20:59

HISTORIQUE

Le HMS Nelson

Le HMS Nelson au mouillage

Présentation

-Le Nelson est mis sur cale aux chantiers navals Armstrong Whitworth de Newcastle le 28 décembre 1922 lancé le 3 septembre 1925 et admis au service actif le 10 septembre 1930.


Horatio Nelson

Il rend hommage au plus célèbre et au plus respecté des marins britanniques, Horatio Nelson, 1er vicomte de Nelson, 1er duc de Bronté (Burnham Thorpe 29 septembre 1758-au large du cap Trafalgar 21 octobre 1805).

Fils d'un révérend anglican et petit-neveu de Sir Robert Waphole (sa mère était la nièce de celui qui est considéré comme le premier premier ministre anglais), il entre très jeune dans la marine, devenant capitaine de vaisseau à 20 ans, étant de toutes les guerres dans lesquelles la marine de sa majesté était engagée.

Sa réputation de brillant tacticien (mais également d'officier insubordonné) émergea au cours des guerres contre la France révolutionnaire à partir de 1793. Au cours d'une bataille contre la France en 1794, il perd l'oeil droit.

Après avoir remporté la bataille au Cap Saint Vincent en 1797, il est promu contre-amiral et perd son bras droit au cours d'une nouvelle bataille. Chargé de surveiller la flotte française en partance de Toulon pour l'Egypte, il ne parvint à la rattraper qu'à Aboukir, lui infligeant une cuisante défaite en août 1798. Sur tous les fronts, il assure la protection du trône des Bourbons à Naples, menacé par les troupes françaises. Il fait alors la rencontre de Lady Emma Hamilton, épouse de l'ambassadeur britannique à Naples, Sir William Hamilton qui devient sa maitresse.

Il reçut en Sicile le titre de duc de Bronte avant de vaincre la flotte danoise au large de Copenhague le 2 avril 1801, en outrepassant les ordres, affirmant n'avoir pas vu les pavillons lui ordonnant de se replier après avoir placé sa longue vue sur son oeil droit......... .

Nommé commandant en chef de la flotte anglaise en Méditerranée, il déjoua le plan de Napoléon 1er consistant à attirer sa flotte aux Antilles afin d'assurer le débarquement de la Grande Armée en Angleterre.

La flotte française conduite par l'amiral Villeneuve, revint en Europe, mais suivie par les navires de Nelson. Villeneuve, obligé, sur ordre de Napoléon, de sortir de Cadix où il s'était réfugié pour protéger sa flotte, rencontra celle de Nelson au large de Trafalgar et fut anéanti.

Nelson ne vit cependant pas les résultats de ses efforts. Alors qu'il avait pris d'assaut le Redoutable, il fût mortellement touché par un tireur français placé dans une dunette. La balle entra par l'épaule gauche, brisa la clavicule et le toucha à la colonne vertébrale, le faisant agoniser de longues minutes. Ramené en Angleterre, il est inhumé à la cathédrale Saint Paul après des funerailles nationales.

Le premier cuirassé britannique post-Washington est le quatrième navire à porter ce nom, trois avaient été simplement baptisés Nelson et un autre Lord Nelson.

Le premier avait été un navire de ligne de 120 canons lancé en 1814 et converti en navire de ligne à 90 canons muni d'hélices en 1860. Transformé comme magasin flottant en 1898 puis comme citerne à charbon puis démoli en 1928.


Le croiseur cuirassé HMS Nelson

Le second est un croiseur cuirassé admis au service actif en 1880, d'abord affecté en Australie, il retrouve la Grande Bretagne en 1889 pour une refonte de deux ans avant de servir à Porsmouth de 1891 à 1894 avant d'être placé en réserve. Il est ensuite utilisé comme bâtiment d'instruction à quai avant d'être démoli en 1910.


Le HMS Lord Nelson

Le troisième était un cuirassé de type prédreadnought, le HMS Lord Nelson l'avant dernier cuirassé de type prédreadnought (le dernier étant son sister-ship, le HMS Agamemnon) admis au service actif en octobre 1908, couvrant le transport en France des troupes britanniques avant de participer à l'opération des Dardanelles tout en gardant à l'oeil le Goeben et le Breslau réfugiés dans les eaux ottomanes. Placé en réserve en mai 1919, il est vendu à la démolition en août 1919 et démantelé en 1922 en Allemagne.

Depuis aucun navire de la marine britannique n'à été baptisé de ce nom mais il à été attribué à la base navale de Portsmouth.

Temps de paix (1927-1939)

Au mouillage, le HMS Nelson et sa silhouette inimitable

Dès sa mise en service, le HMS Nelson est affecté à l'Escadre de l'Atlantique (qui en 1932 reprendra le nom de Home Fleet). Sa carrière commence de façon fracassante avec la mutinerie d'Inverogordon. Cette mutinerie qui eut lieu en septembre 1931 était liée à la politique d'austérité décidée par le gouvernement d'union nationale dirigé par le travailliste Ramsay MacDonald. Comme toute politique d'austérité, elle prévoit l'augmentation des impôts et la baisse du traitement des fonctionnaires y compris pour les marins de la Royal Navy, l'orgueil de toute une nation.

Pour atténuer le choc, l'Amirauté prévoit de diffuser le 10 septembre une lettre expliquant les décrets et appelant les marins au loyalisme mais les cafouillages de l'administration feront que la lettre sera diffusée après la publication des décrets officiels.

Les décrets sont publiés le 12 septembre 1931 et naturellement les journaux du lendemain dimanche 13 septembre y consacre une bonne part de leur pagination. Les marins s'arrachent les numéros pour connaître avec angoisse les conséquences des décrets. Partout c'est une immense déception : les plus petites soldes vont être plus touchées que les grosses et sont mécontents d'apprendre par la presse ce que les soldats de l'armée de terre on appris par leur hierarchie.

Dans l'après midi du 13 septembre, la bordée de repos est autorisée à se rendre à terre où la pression du groupe et des agitateurs font monter la pression alors qu'en fin d'après midi arrive à Invergordon, le cuirassé HMS Nelson, navire amiral de l'Escadre de l'Atlantique, transportant les fameuses lettres explicatives. Normalement, il aurait du les remettre immédiatement au HMS Hood mais il ne le fera que lundi matin.


Le HMS Nelson sous le soleil

A terre, les événements se précipitent. Les marins les plus décidés appelent à la grève, se gardant d'employer le mot tabou de mutinerie même si en appelant à la constitution d'un «soviet des marins», la différence est mince.

Tôt le lundi 14 septembre, les cuirassés Warspite et Malaya prennent la mer pour des exercices pendant que les autres navires se livrent au port à un entrainement individuel. Aucun incident grave ne se produit et les officiers se gardent bien de repprocher aux marins leur monchalance et le peu d'entrain qu'ils manifestent dans l'accomplissement de leurs tâches.
La fameuse lettre explicative est distribuée en cours de matinée et confirme les craintes des marins et ceux qui descendent à terre se réunissent à nouveau pour préparer la suite de leur mouvement, sachant que les matelots sont favorables à un mouvement de protestation et que les officiers mariniers sans y être favorables ne feront guère pour s'y opposer.

Une patrouille du Hood est envoyée au foyer des équipages mais l'officier qui tente de parlementer est mis dehors et demande des renforts au navire amiral qui les envoient mais ceux ci arrivent quand le foyer est vide, les marins ayant poursuivit leur réunion dans un parc de la ville, décidant une grève générale pour le lendemain alors qu'un grand exercice engageant les cuirassés Rodney et Valiant ainsi que les croiseurs de bataille Repulse et Hood est prévu. Un nouvel affrontement à lieu entre les mutins et la patrouille qui occupe le foyer mais cela ne dégénère pas en affrontement physique. La tension est cependant palpable.

A l'aube, le mardi 15 septembre 1931, le branle-bas retentit à bord du Rodney et du Valiant, l'équipage est nerveux et refuse de préparer l'appareillage, les officiers et les officiers mariniers doivent ainsi s'occuper de remonter les coupées, les embarcations mais quand ces dernier tentent de remonter les ancres, les matelots leur bloque l'accès et le commandant du Valiant doit informer l'amiral Tomkinson (qui fût le premier commandant du Hood en 1920) de son impossibilté d'appareiller. Ce dernier qui est un intérimaire sait qu'une réaction autoritaire pourrait avoir l'effet inverse que celui escompté et il annule l'ordre d'appareillage du Rodney, du Valiant et rappelle le Malaya qui à passé la nuit dans un mouillage voisin.

Sur les autres navires, la mutinerie éclate après la cérémonie des couleurs à 8h. Si les équipages refusent de travailler, tout ceci se passe sans incident, les matelots réalisant même certains travaux de sécurité et de proprété. On frôle cependant à plusieurs reprises l'incident grave, certains matelots récement enrôlés se comportant en véritables «Hooligans» plutôt qu'en marins de sa Gracieuse Majesté.

Le matelot Wilcott du croiseur lourd Norfolk qui apparaît comme le véritable leader de ce mouvement exprime dans un manifeste la mentalité des mutins : une loyauté foncière poussée à la mutinerie par une mesure injuste. La situation reste confuse jusqu'à la tombée de la nuit, les mutins rassemblés à la proue des bâtiments prolongeant leur tapage pendant une partie de la nuit avant de regagner leurs hamacs.

Le lendemain, 16 septembre, la mutinerie à gagné presque tous les bâtiments basés à Invergordon notament les navires de ligne Valiant, Hood, Rodney et Warspite et les croiseurs lourds Dorsetshire et Norfolk. Deux navires sont épargnés, le croiseur lourd York _dont l'équipage à été impressioné par le geste héroïque du commandant en second qui le lundi précédent à plongé pour sauver un matelot ayant raté la coupée_ et le cuirassé Malaya où les officiers font tout pour limiter la contagion. Des Royal Marines rejoignent le mouvement et des déprédations sont commises faisant redouter le pire.


Vue aérienne du HMS Nelson

Le Conseil de l'Amirauté parvint à ramener peu à peu le calme en maniant habilement la carotte et le baton, seul le Nelson s'en tête mais une fois tous les navires appareillés, les mutins comprennent qu'ils ont perdu la partie et le cuirassé appareille à son tour, les navires ayant reçut l'ordre de regagner leurs ports d'attache.

Finalement le 21 septembre, le premier ministre annonce que les réductions de salaires des fonctionnaires ne dépasseront pas 10% ce qui ramène peu à peu le calme et la sérénité au sein des équipages de la marine britannique.Il faut noter qu'ailleurs, le mouvement n'à quasiment aucun impact, le loyalisme l'ayant emporté sur la sédition, un agitateur est même jeté hors du foyer à Rosyth.

Le 12 janvier 1934, il s'échoua sur le banc de sable Hamilton à la sortie de Portsmouth alors qu'il se rendait dans les Antilles britanniques. Comme les autres cuirassés britanniques (à l'exception des Queen Elisabeth), les Nelson ne furent pas profondément modernisés ce qui allait avoir des conséquences sur leur carrière après la guerre.


Le HMS Nelson (franchissant le canal de Panama ?)

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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CUIRASSES CLASSE NELSON   Dim 09 Mai 2010, 21:15

Le Nelson en guerre (1) : dans les eaux froides de l'Atlantique et de la Mer du Nord (septembre 1939-juin 1941)

Dessin représentant le Nelson en 1940

Au moment où éclate la seconde guerre mondiale, le HMS Nelson est déployé dans les eaux britanniques comme navire amiral de la Home Fleet. Il est déployé en mer du Nord pour tenter d'intercepter les navires allemands qui tentaient de rentrer en Allemagne.

Le 22 septembre 1939, il appareille de Scapa Flow pour couvrir l'opération SK en compagnie de son sister-ship, le cuirassé HMS Rodney, le porte-avions HMS Ark Royal et six destroyers. Cette opération d'attaque du trafic commercial allemand au large de la Norvège fût annulée par la collision en deux destroyers et tous les navires rentrèrent à leur base le 23 septembre 1939.

Deux jours plus tard, 25 septembre 1939, il appareila de Scapa Flow en compagnie du Rodney, de l'Ark Royal et de trois destroyers pour couvrir la Humber Force (cette force destinée à empêcher des raids de navires allemands sur la côte est était composée du 2nd Cruiser Squadron avec les croiseurs légers Southampton et Glasgow, les 9 destroyers de la 7th Destroyer Flottilla et deux dragueurs de mines) qui assurait le sauvetage du sous marin HMS Spearfish échoué sur un haut fond au large du Danemark après une violente attaque allemande. Le Nelson était de retour à Scapa Flow le 26 septembre 1939.

L'attaque audacieuse du sous marin U-47 contre Scapa Flow dans la nuit du 14 octobre 1939 qui aboutit à la destruction du cuirassé Royal Oak entraina la dispersion des forces navales britanniques entre les différentes bases britanniques et le Nelson gagna le Loch Ewe au nord-ouest de l'Ecosse.

Le 30 octobre 1939 alors qu'il était de retour d'une mission d'escorte d'un convoi transportant du fer norvégien en Grande Bretagne en compagnie du Rodney, du Hood et de cinq destroyers, le Nelson et les autres navires tombèrent sur quatre sous marins dont le U-56 qui lança trois torpilles sur le Nelson mais aucune ne provoqua de dommage, les deux premières se brisant avant de toucher la cible et la troisième toucha la cible mais sans exploser.

De retour au Loch Ewe, il abrita une réunion au sommet entre le premier lord de l'Amirauté Winston Churchill, le premier lord de la mer, l'amiral Sir Dudley Pound et le commandant en chef de la Home Fleet pour réorganiser le dispositif naval britannique et notament l'utilisation des bases.

Décision fût prise de regagner Scapa Flow au printemps 1940 quand les nouvelles défenses seraient prêtes.

Alors qu'il effectuait une patrouille et une escorte de convois en mer du Nord, le besoin pour les destroyers de se ravitailler en carburant oblige le cuirassé à les accompagner dans le Loch Ewe. Le 4 décembre 1939, il remonte le Loch à 13 noeuds quand à 7.52, il provoqua la détonation d'une arme encore nimbée de mystères : la mine magnétique. Les dégâts furent cependant relativement limité avec une gite de 3° sur tribord et un trou de 11m.

Les dégâts furent vite contrôlés et le cuirassé pu jeter l'ancre à 12.10. les défenses du Loch furent renforcés par la présence des trois destroyers d'escorte puis du croiseur antiaérien Cairo arrivé sur place le 7 décembre de crainte que la Luftwafe ne fasse un carton sur une si belle cible.



Le 4 janvier, il gagna Portsmouth pour réparations en compagnie des destroyers Faulknor Fame Foxhound Foresight Isis et Impulsive, arrivant à destination le 8 janvier pour réparations qui s'étalèrent de février à mai 1940.

le 6 juin 1940 à 17.00, il appareilla de Portsmouth pour la Clyde pour achever sa refonte. Avant l'appareillage, deux dragueurs de mines inspectèrent minutieusement le chenal et firent détonner deux mines. Arrivé à Greenock le 8 juin, il reçut un important équipement radar et ces travaux achevés, il appareilla le 29 juin pour Scapa Flow en compagnie des destroyers HMS Fury et Fame et arriva à destination le 1er juillet 1940.

De nouveau opérationnel au mois d'août, il passa tout le mois d'août et le mois de septembre dans des patrouilles destinées à contrer une possible invasion allemande des îles britanniques. Il gagna en septembre Rosyth pour être plus à portée d'un débarquement allemand et continua ses patrouilles qui visaient également à empêcher les navires allemands de pénétrer dans l'Atlantique pour se livrer à la chasse aux convois.



Le 23 janvier 1941, l'Amirauté fût informée par des agents britanniques au Danemark que deux navires allemands venaient de passer le Great Belt. Ces deux navires étaient les frères siamois, les croiseurs de bataille Scharnhorst et Gneisenau. Le Nelson quitta donc Scapa Flow le 25 janvier et se positionna dans le sud de l'Islande pour couvrir le détroit du Danemark en compagnie du Rodney, du Repulse, des croiseurs légers Arethusa, Galatea, Aurora, Mauritius, Naiad Phoebe Edinburgh et Birmingham ainsi que onze destroyers (dix britanniques et un polonais).

Le 28 janvier, le croiseur Naiad et le croiseur de bataille Scharnhorst se repérèrent mutuellement au sud-est de l'Islande à une distance de 14400m. Le Scharnhorst ayant compris que le croiseur léger était un élément d'une force navale plus importante préféra rompre le contact et se replier, le Naiad perdant le contact et l'ensemble de la force navale regagna Scapa Flow le 30 janvier 1941.

Huit jours plus tard, le 8 février 1941, le Scharnhorst eut un contact radar avec le convoi HX106 escorté par le cuirassé Ramillies, un adversaire coriace par le croiseur de bataille allemand qui prudent préféra se replier.

Le cuirassé type R signala ce contact et à 19.00 (mais identifia le navire comme un cuirassé de classe Amiral Hipper), le Nelson appareilla de Scapa Flow en compagnie des croiseurs légers Mauritius et Dido et de trois destroyers, renforçant un dispositif conséquent composé du Repulse, des croiseurs légers Galatea, Nigeria, Arethusa et Aurora ainsi que trois destroyers. Ce dispositif resta infructueux et le Nelson était de retour à Scapa Flow le 11 février.

Le 2 mars 1941, il appareilla de Scapa Flow en compagnie du cuirassé King George V, des croiseurs légers Edinburgh et Nigeria et de cinq destroyers pour couvrir les navires transportant en Grande Bretagne les commandos britanniques ayant participé aux raids dans les îles Lofoten (opération Claymore) qui eut lieu le 4 mars 1941. Le Nelson était de retour à Scapa Flow le 6 mars 1941.

Le 24 mars 1941, le Nelson cessa d'être le navire amiral de la Home Fleet et à 12.02, il appareilla de Scapa Flow en compagnie des destroyers HMS Arrow, Eclipse et Eskimo pour renforcer l'escorte du convoi WS7 qui gagnait l'Océan Indien. Ce convoi arriva à Freetown le 4 avril et le Nelson après s'être ravitaillé, appareillant le 7 avril pour escorter le convoi jusqu'au large de l'Afrique du Sud quand il fût relevé par le Newcastle le 15 avril. Il se ravitailla à Capetown le 16 avant de gagner Durban pour carénage.



Il appareilla de Durban le 10 mai pour Capetown qu'il quitta le 13 en compagnie du porte-avions Eagle, direction Freetown, cette traversée étant également mise à profit pour traquer le corsaire allemand Atlantis qui leur échappa de peu. Le 18 mai, il se ravitailla à Saint Helena en quelques heures et repris sa route direction Frettown où il arriva le 25 mai 1941.

La menace du Bismarck fit que le Nelson ne s'attarda pas en Sierra Leone et dès le 26 après avoir ravitailler, il gagna Gibraltar à pleine vitesse en compagnie de deux destroyers mais la destruction du cuirassé allemand le lendemain notament grâce au Rodney fit que le Nelson fût détourné vers le convoi SL75 qui avait appareillé de Freetown pour Liverpool le 17 mai.

Il intercepta avec le croiseur léger Neptune le ravitailleur allemand Gonzenheim qui se saborda avant l'arrivée des navires britanniques, le croiseur léger récupéra 63 hommes. Le 6 juin 1941, il fût détaché du convoi pour gagner Scapa Flow où il arriva le 8 juin 1941.

Le Nelson en guerre (2) : Méditerranée (juin 1941-novembre 1943)


Le 11 juillet 1941, il appareilla de Scapa Flow en compagnie de trois destroyers pour Greenock où il arriva le lendemain afin d'assurer la couverture du convoi WS.9C formé à la mer le 13 avec des navires venant de Newport, Swansea, Liverpool et de la Clyde. Ce convoi était destiné à ravitailler Malte (opération Substance) et son escorte était composé des croiseurs légers Manchester, Arethusa, Edinburgh, Jacob Van Heemskerk (Pays Bas), le mouilleur de mines rapide Manxman et neuf destroyers, nombre qui passa au large de Gibraltar à quatorze le 18 juillet.

Arrivé à Gibraltar le 20 juillet, il se ravitailla en carburant et le WS.6C devenu GM1 appareillera dans la nuit suivit quelques heures plus tard par la force H qui se composait du Nelson, du Renown, du porte-avions Ark Royal, du croiseur léger Hermione et huit destroyers chargé de couvrir le convois jusqu'au large de la Sicile.

Le 23 juillet, le convoi, la force H et la force X furent attaquées par les italiens qui endommagèrent le croiseur léger Manchester et le destroyer Firedrake mais la force H pu faire demi-tour pour couvrir les navires endommagés et le convoi MG1. Les navires britanniques gagnèrent à la vitesse maximale pour Gibraltar où ils arrivèrent le 26 juillet.

Le 30 juillet, il quitta à nouveau Gibraltar en compagnie du Renown, du porte-avions Ark Royal et de dix destroyers pour assurer un transport de troupes, des rampants de la RAF qui présents à bord du Leinster échoué au large de Gibraltar. Les rampants furent embarqués à bord des croiseurs légers Arethusa et Hermione, du mouilleur de mines Manxman et de deux destroyers qui appareillèrent le 31 juillet, la force H couvrant ces navires jusqu'au 3 août quand elle fait demi-tour pour rentrer à Gibraltar le 4 août (opération Style).

Le 21 août 1941, il appareilla en compagnie du croiseur léger Hermione et de cinq destroyers pour effectuer une démonstration au large de Valence pour couvrir un raid aérien de l'Ark Royal sur Tempia (Sardaigne) et un mouillage de mines mené par le Manxman (opération Mincemeat). Le Nelson était de retour à Gibraltar le 26 août 1941.

Quinze jours plus tard, le 10 septembre 1941, il appareilla de Gibraltar en compagnie du porte-avions Ark Royal, du croiseur léger Hermione et de quatre destroyers pour l'opération «Status II» rejoint à la mer par le porte-avions Furious et trois destroyers, les deux porte-avions britannique transportant respectivement vingt-six et dix-neuf Hurricane destinésà Malte qui furent envoyés le 12 septembre 1941, les navires étant de retour à Gibraltar le 14 septembre.

Le 20 septembre 1941, il fût attaqué par trois Maiale de la Decimas Mas mais cette attaque échoua suite à une patrouille britannique. Quatre jours plus tard, le 24 septembre 1941, le Nelson quitta le Rocher en compagnie de trois destroyers (un hollandais, un polonais et un britannique) pour escorter un convoi de 9 navires (opération Halberb). Le 24, il fût attaqué par des avions torpilleurs italiens qui placèrent une torpille au niveau de la proue, réduisant sa vitesse à seulement 18 noeuds mais c'était suffisant pour lui permettre de suivre le convoi mais le 28, la vitesse était tombée à 14 noeuds et du rentrer à Gibraltar pour réparations le 29 septembre, arrivant à destination le 30.

Il passa au bassin du 2 octobre au 5 novembre 1941 pour des réparations provisoires. L'examen de la coque avait montré que les dégâts étaient plus importants que prévus. Il appareilla le 16 novembre pour la Grande Bretagne avec à son bord 970 survivants de l'Ark Royal, arrivant à Scapa Flow le 22 novembre avant de gagner Rosyth pour réparations et refonte.

La refonte s'acheva le 20 avril 1942 et furent suivis par dix jours d'essais à la mer avant qu'il ne regagne Scapa Flow. Il reprit son service en mai pour des patrouilles dans les North Western Approaches avant une mission d'escorte direction Freetown qui l'immobilisa jusqu'à la fin du mois de mai. Il passa le mois de juin et de juillet 1942 à protéger le commerce britannique dans l'Atlantique.


Vue aérienne du HMS Nelson prise en 1942

Le 17 juillet 1942, le HMS Nelson appareilla de Freetown pour Scapa Flow en compagnie du Rodney et de quatre destroyers, les navires arrivant à destination le 26 juillet. Cette escale ne devait qu'éphémère car l'opération Pedestal était en préparation.

Cette opération est le convoi de la dernière chance pour sauver Malte. Lancé le 9 août 1942, il se compose de 14 navires marchands (Brisbane Star, Clan Ferguson, Deucalion,Dorset,Empire Hope, Glenorchy, Melbourne Star, Port Chalmers, Rochester Castle,Wairangi, les américains Almeria Lykes, Ohio, Santa Elisa et Waimarana [pétrolier]) étaient escortés par les cuirassés Nelson et Rodney; les porte-avions Eagle, Victorious, Indomitable et Furious qui transportait des Spitfire destinés à renforcer la défense aérienne de l'île; les croiseurs légers Phoebe, Syrius, Charybdis, Nigeria, Kenya, Manchester, Cairo et 16 destroyers (Ashanti, Badsworth, Bramham, Bicester, Derwent, Foresight, Fury, Intrepid, Ithuriel, Icarus, Ledbury, Matchless, Pathfinder,Penn, Tartar et Zetland). Cet effort était tel que les convois à destination de l'URSS furent même interrompus un temps.

Le convoi de l'opération Pedestal arriva à Malte le 13 août. Le Nelson lui avait fait demi tour, arrivant le 15 à Gibraltar pour se ravitailler avant de reprendre la mer le 20 mai, emportant des survivants du porte-avions Eagle, accompagné de l'Argus, du Furious et du croiseur léger Kenya pour rentrer en Grande Bretagne, arrivant à Greenock le 25 août 1942.

En septembre et octobre 1942, il fût en réparations à Rosyth avant que le Nelson ne gagna Scapa Flow pour des tests et une remise en condition du 16 au 30 octobre 1942, date de son départ des Orcades en compagnies du cuirassé Duke of York, du croiseur de bataille Renown, du croiseur léger Argonaut et de sept destroyers pour participer au débarquement allié en Afrique du Nord (opération Torch).

Le 31 octobre, il retrouva au nord-ouest de l'Irlande les porte-avions Formidable et Victorious ainsi que six destroyers. Les deux forces fusionnèrent sous le nom de force H, leur mission étant d'empêcher une éventuelle intervention de la marine française basée à Toulon. Il arriva à Gibraltar le 6 novembre. Il passa toute la fin de l'année dans des missions de patrouille et de couverture de convois, mission qui se prolongea au début de l'année 1943 (on craignait notament une intervention de la flotte italienne mais cette dernière était handicapée par un manque chronique de carburant).


Le HMS Nelson à la mer

Le 26 mai 1943, le Nelson fût relevé par le cuirassé HMS Howe (classe King George V) et gagna Plymouth escorté par trois destroyers où il arriva le 30 mai pour un grand carénage où son armement et son système radar modernisé. Il quitta Plymouth le 7 juin pour Scapa Flow où il arriva le 9 avant de s'entrainer en vue de l'opération Husky (débarquement en Sicile).

Le 17 juin, il appareilla de Scapa Flow en compagnie du Rodney, du Valiant, du Warspite, du porte-avions Indomitable et des destroyers et douze destroyers pour Gibraltar où il arriva le 23 juin 1943, retrouvant la force H. Il assura la couverture lointaine de la force d'invasion de la Sicile déclenchée le 10 juillet 1943.

Après un ravitaillement à Malte le 15 juin, il repris sa mission de patrouille qui le vit escorter le porte-avions Indomitable endommagé par un avion torpilleur Ju88 le 16, participer à une bombardement dans la région de Catane et de revenir à Malte le 17 juin.

Le 30 juin, il quitta Malte en compagnie du cuirassé Rodney, du croiseur léger Orion et de dix destroyers dont un polonais pour participer à l'opération Hammer, le bombardement des batteries côtières dans la région de Reggio di Calabria, une préparation des débarquements en Italie péninsulaire. La force H est de retour à Malte dans la soirée.

Le 7 septembre 1943, il quitta Malte en compagnie de son sister-ship Rodney, du porte-avions Illustrious et de onze destroyers dont un polonais et deux français (Le Fantasque et Le Terrible) pour l'opération Avalanche, rejoints dans le détroit du Sicile par les cuirassés Warspite et Valiant, le porte-avions Formidable et huit destroyers.

L'opération Avalanche eut lieu le 9 septembre, les alliés débarquant à Salerne et dans la nuit du 9 au 10 septembre 1943, le Nelson du faire aboyer toutes ses pièces pour repousser une puissante attaque aérienne.

De retour à Malte le 15 septembre, il abrita l'armistice entre les italiens et les alliés respectivement représenté par le maréchal Pietro Badoglio et le général Eisenhower en présence de l'amira Cunningham, du vice-amiral Willis, du général Alexander et du gouverneur de Malte, lors Gort. La capitulation italienne entraina la dissolution de la force H le 18 octobre 1943.

Le 28 octobre 1943, il appareilla de Malte pour Scapa Flow en compagnie du Rodney et du destroyer HMS Offa, faisant escale à Gibraltar le 1er novembre avant d'arriver à Scapa Flow le 4 novembre. Il gagna Rosyth le 6 novembre pour un petit carénage limité au strict essentiel en raison de la présence et de la menace du Scharnhorst et du Tirpitz. Il était de retour à Scapa Flow le 3 décembre et était toujours là à la fin de l'année.


Dessin représentant l'aspect du Nelson en 1943

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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CUIRASSES CLASSE NELSON   Dim 09 Mai 2010, 21:28

Le Nelson en guerre (3) : Normandie et Extrême Orient (1944-1945).

A son retour en Grande Bretagne, la Kriegsmarine avait perdu de sa superbe et le besoin de nombreux cuirassés avait diminué. Aussi le HMS Nelson pu se consacrer à une période d'entrainement intensive jusqu'au mois de mars 1944 avant d'entrer à Rosyth pour réparations jusqu'au mois de mai 1944.

Il est alors choisit pour être placé sur la «liste cachée» des cuirassés amenés à appuyer les forces alliées qui devaient débarquer en Normandie au cas où la résistance allemande était plus forte que prévue ou en cas de problèmes sur l'un des cuirassé mobilisé pour Overlord.


Le HMS Nelson dispose d'une puissance de feu très dissuasive

Le 2 juin 1944, il appareilla de Scapa Flow pour Milford Haven où il arriva le 4 juin, attendant d'être éventuellement appelé par l'une des Task Force.
Le 8 juin, il appareilla de Milford Haven escorté par des dragueurs de mines pour Plymouth où il arriva le lendemain. Il gagna ensuite Gold Beach pour appuyer les forces canadiennes en matraquant notament la batterie de Houlgate composée de 6 canons de 155mm mais deux furent neutralisés par la RAF et deux le 6 juin par le monitor HMS Roberts et le croiseurs léger HMS Arethusa. C'est le Nelson qui neutralisa les deux derniers, des pièces mobiles.

Le lendemain, 12 juin, le Nelson et le Rodney bombardèrent la région de Caen pendant près d'une semaine, tirant près de 1000 coups de 16 pouces mais le 18 juin 1944 alors qu'il gagnait Portsmouth pour se ravitailler en munitions, il fit exploser deux mines acoustiques ce qui provoqua de sérieux dommages. Après des réparations provisoires du 19 au 22 juin, il gagna les Etats Unis pour réparations et modernisations, arrivant à Philadelphie le 5 juillet 1944.

Choisit pour être déployé dans l'Océan Indien, le HMS Nelson fût immobilisé pour réparations et modernisation jusqu'en janvier 1945, plus précisément le 14 janvier quand il gagna New York. Il quitta les Etats Unis le 18 janvier pour Portsmouth arrivant à destination le 28 janvier 1945.


Le HMS Nelson en 1945

Il commença sa remise en condition en mer du Nord avant d'appareiller de Plymouth pour la Méditerranée le 29 avril 1945, arrivant à Malte le 5 mai pour poursuivre sa remise en condition jusqu'à son départ pour Port Said le 14 juin 1945. Il franchit le canal de Suez le 27 juin en compagnie du croiseur lourd Sussex et du croiseur léger Cléopatra, arrivant à Colombo le 7 juillet puis Trincomalee le 10 juillet, étant affecté deux jours plus tard à l'Eastern Fleet relevant le Queen Elizabeth comme navire amiral du 3rd Battle Squadron.


Aspect final du Nelson

Il quitta Trincomalee le 19 juillet au sein de la TF63 composée du cuirassé Nelson, des porte-avions d'escorte Emperess et Ameer, du croiseur lourd Sussex et de quatre destroyers, couvrant la 7th Minesweeping Flotilla chargée de nettoyer le détroit de Malacca de ses mines au nord de Phuket tout en bombardant les aérodromes de la région.

L'opération Livery eut lieu le 24 juillet sous quelques japonaises, un dragueur de mines étant perdu le 24 juillet suivit d'attaques kamikaze qui provoquèrent la destruction de deux autres dragueurs de mines. La Task Force 63 était de retour à Trincomalee le 29 juillet 1945, l'opération se termina après la destruction de 24 mines et la destruction de 30 avions au sol après 150 sorties aériennes.

Après la capitulation japonaise, le HMS Nelson quitta Trincomalee le 17 août en compagnie du croiseur lourd London, des croiseurs légers Ceylon et Nigeria, des porte-avions d'escorte Attacker Hunter Shah et Stalker, de deux LSI et de destroyers pour participer à l'opération Zipper, la reprise en main de la Malaisie opération qui fût retardée jusqu'à la fin du mois d'août, le 28. La rédition officielle eut lieu le 2 septembre 1945. Le 8 septembre 1945, il gagna Singapour où il arriva le 10 septembre, recevant la rédition des forces japonaises deux jours plus tard.

Crépuscule

Le HMS Nelson le 9 novembre 1945

Le HMS Nelson retourna à Trincomalee puis à Colombo d'où il appareilla le 11 octobre 1945 pour rentrer en Grande Bretagne via Kilindini (Kenya), Malte et Gibraltar, arrivant à Portsmouth le 17 novembre 1945.


Le HMS Nelson en 1947 à Portland

Il remplaça alors le HMS Valiant comme navire amiral du Training Battleship Squadron, arrivant à Portland le 27 décembre de la même année. Il assuma ce rôle jusqu'au 22 septembre 1947 quand il fût relevé par le porte-avions HMS Victorious.

Le HMS Nelson fût placé en réserve puis désarmé en février 1948. Il est alors utilisé comme cible pour des essais de bombardement dans le Firth of Forth. Il est vendu à la démolition le 19 mars 1948, arrivant à Inverkeithing à la remorque le 15 mars 1949 et promptement démantelé.


Le HMS Nelson en 1948

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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CUIRASSES CLASSE NELSON   Dim 09 Mai 2010, 21:41

Le HMS Rodney

Le HMS Rodney en majesté

Présentation

-Le HMS Rodney est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead sur la rivière Mersey le 28 décembre 1922 lancé le 17 décembre 1925 et admis au service actif le 10 novembre 1927.


L'Amiral George Rodney

Il rend hommage à l'amiral Georges Brydges Rodney, premier baron Rodney (Walton-on-Thames 13 février 1719-24 mai 1792). Il s'engage dans la marine en 1732, obtenant un premier commandement en 1742 et s'illustant dans la bataille du Cap Finisterre contre la France le 14 octobre 1747.

Il devient ensuite gouverneur de Terre-Neuve le 9 mai 1749 avec le rang de Commodore avant d'être élu député en 1751. Il reprend cependant les armes au cours de la guerre de Sept Ans, y prennant une part active. Le 19 mai 1759, il est promu vice-amiral et placé à la tête d'une escadre chargée de détruire les bâtiments rassemblés au Havre pour une «descente» en Grande Bretagne provoquant de sérieux dommage. Il récidiva en 1760 contre Dieppe avant de redevenir député en 1761 tout en continuant à combattre la France jusqu'au traité de Paris en 1763.

Commandant en chef des forces stationnées à la Jamaïque en 1771, il fût promu Contre-Amiral de Grande Bretagne quelques mois plus tard tout en conservant son poste à la Jamaïque juqqu'en 1774 quand ruiné, il du se réfugier à Paris, accable de dettes. Promu Amiral de la Blanche, il pu revenir en Grande Bretagne après que le maréchal de Biron eut payé ses dettes en 1779.

Il participa ensuite à la guerre d'indépendance américaine, affrontant les espagnols, les hollandais et les français mais le convoi renvoyé par Rodney en Grande Bretagne fût pris par l'amiral de La Motte Piquet. Il participa le 12 avril 1782 à la bataille des Saintes au résultat très incertain tout comme le responsable de la «victoire» britannique (contre-amiral Hood ou l'amiral Rodney).

Fait Baron de Rodney, il obtint une pension de la part des Communes le 19 juin 1782. Il ne fit plus parler demi-tour jusqu'à la fin de sa vie.

Six navires furent baptisés de ce nom, un septième ayant été envisagé mais fût finalement annulé. Le premier fût un cutter de 4 canons utilisé en 1759 suivit par un brick-sloop de 16 canons en service en 1781 mais capturé par les français en 1782, un navire de ligne de 74 canons de 3ème classe lancé en 1809 réduit à 50 canons et rebaptisé Greenwich en 1827 avant d'être vendu à la démolition en 1836.


Le HMS Rodney (cuirassé classe Admiral)

Le quatrième Rodney fût un navire de ligne de 2ème classe de 92 canons lancé en 1833 converti en navire à hélices et réarmé avec 70 canons en 1860 et démoli en 1884. Il est suivi par un cuirassé de classe Admiral admis au service actif en juin 1888, mis un temps en réserve (juillet 1889-septembre 1889) avant d'être affecté en Manche de septembre 1889 à mai 1894 puis en Méditerranée de 1894 à 1897 puis de nouveau en Manche de 1897 à 1901 avant d'être placé en réserve puis démoli en 1909.

Il aurait du être suivi par un croiseur de bataille de classe Admiral mais mis sur cale calle en avril 1916, sa construction fût suspendue en mars 1917 et abandonnée en octobre 1918 tout comme celle des deux autres sister-ship du Hood (Anson Howe et Nelson).

Le sister-ship du Nelson est donc le sixième Rodney de la marine britannique. Sa carrière du temps de paix fût marquée par peu d'événements majeurs à part la participation de son équipage à la mutinerie d'Inverogordon en 1931.

Le Rodney en guerre (1) : Atlantique et mer du Nord (septembre 1939-mai 1941)

Le Rodney au mouillage

Au moment où éclate le second conflit mondial, le HMS Rodney est basé à Scapa Flow, intégré au sein du 2nd Battleship Squadron composé également de son sister-ship le Nelson et de trois des cinq cuirassés de classe R à savoir les Royal Oak, Royal Sovereign et Ramillies. Une refonte était prévue mais reportée sine die en raison de l'éclatement de la guerre.

Patrouillant dans les North Western Approaches; il échoua à rattraper le paquebot Bremen qui réussit à rentrer en Allemagne puis participa à la fin du mois à la protection de la force qui ramena au bercail le sous marin HMS Spearfish endommagé sur un haut fond au large du Danemark.

Le 8 octobre 1939, le Rodney appareilla pour tenter d'intercepter le croiseur de bataille Gneisenau accompagné par neuf destroyers mais cette interception échoua à nouveau car les navires allemands se replièrent en direction de l'Allemagne à l'annonce de l'appareillage des navires britanniques. Il assura ensuite la couverture d'un convoi de minerais de fer venant de Narvik mais ne regagna pas Scapa Flow mais la Clyde suite à la destruction du cuirassé Royal Oak par le U-47 le 14 octobre 1939.

Il poursuivit ses missions de patrouilles au mois de novembre jusqu'au 23 novembre quand il appareilla de l'estuaire de la Clyde en compagnie du Nelson, du croiseur lourd Devonshire et de sept destroyers pour gagner le détroit du Danemark afin d'intercepter les Scharnhorst et Gneisenau qui avaient attaqué un convoi et coulé le croiseur auxiliaire HMS Rawalpindi mais cette patrouille ne donna rien.


Les canonniers du Rodney en action

Il assura ensuite l'escorte du convoi TC1 à partir du 1er décembre transportant en Grande Bretagne, les troupes canadiennes mais des problèmes d'hélices l'obligèrent à gagner Liverpool le 9 décembre pour être réparé. Reprennant le service actif le 31 décembre, il remplaça au Loch Ewe le Nelson comme navire amiral, le sister-ship du Rodney ayant été endommagé le 4 décembre par une mine magnétique.

Il poursuivit ses missions de patrouilles depuis l'estuaire de la Clyde jusqu'en mars 1940 quand il pu regagner Scapa Flow après que les défenses de la bases eurent été renforcées. La base navale britannique est attaqué par la Luftwafe le 16 mars mais le cuirassé en ressort indemne.

Le 7 avril 1940, il quitte Scapa Flow en compagnie du cuirassé Valiant, du croiseur de bataille Repulse, des croiseurs légers Sheffield, Penelope et Emile Bertin, le tout escorté par dix destroyers et à l'annonce de l'invasion allemande de la Norvège (opération Weserübung), il fût chargé de traquer les navires allemands notament le croiseur lourd Admiral Hipper qui venait de couler le destroyer Glowworm. Le 9 avril, il fût attaqué par des avions allemands et touché par une bombe qui tomba à proximité de la cheminée provoqua 18 blessés (dans cette attaque, le destroyer HMS Gurkha fût coulé).


Le HMS Rodney au mouillage

Le 10 avril 1940, il assura la protection du porte-avions HMS Furious qui avait lancé des attaques aériennes contre Trondheim avant de gagner la région de Narvik où le cuirassé Warspite s'illustra contre les destroyers allemands embusqués dans le fjord. La menace aérienne allemande devint telle que la Royal Navy décida de replier les cuirassés et les croiseurs de bataille sur ses bases et le Rodney encore endommagé par des bombes qui tombèrent à proximité du cuirassé était de retour à Scapa Flow le 17 avril 1940.

Le 9 juin 1940, il quitta Scapa Flow et retrouva à la mer le cuirassé Valiant, le croiseur de bataille Renown et des destroyers pour couvrir le convoi raptriant les troupes alliées de Norvège (opération Alphabet). Trois jours plus tard, il fût déployé en mer avec le Renown pour couvrir avec des destroyers le porte-avions Ark Royal qui bombardait Trondheim sans succès pour la perte de huit appareils.

Le 24 juillet, le HMS Nelson redevint navire amiral de la Home Fleet pendant que le Rodney gagnait Rosyth pour un grand carénage qui l'immobilisa tout le mois d'août. Il reprit son service opérationnel depuis Rosyth dans des patrouilles anti-invasions pour empêcher la percée en Atlantique des raiders allemands.



Au mois de novembre, il fût détaché de Rosyth en compagnie de son sister-ship pour mener des missions de patrouilles dans les approches des îles Feroés et de l'Islande (Faroes-Iceland Gap) suite à la destruction du croiseur auxiliaire HMS Jervis Bay _assurant la protection du convoi HX84_ par le croiseur lourd Admiral Scheer. Il assura ensuite la couverture des convois Atlantique à partie du 17 novembre. Cette mission s'acheva brutalement le 8 décembre 1940 quand le mauvais provoqua de tels dégâts structurels que le cuirassé du rentrer au port pour réparations.

Le mois de janvier 1941 fût consacré à des patrouilles et des escortes de convois dans l'Atlantique avant de couvrir le 6 février le mouillage d'un barrage de mines en mer du Nord (opération SN7A) avant d'assurer l'escorte du convoi WS6A du 15 au 17 février 1941.

Le 16 mars, il fût détaché auprès du convoi HX114, répérant le Gneisenau et le mit en fuite, le croiseur de bataille étant bien plus rapide mais bien moins puissant que le cuirassé britannique. Les deux frères siamois (Scharnhorst et Gneisenau avaient coulé 13 navires avant de gagner Brest le 22 mars 1941 dans le cadre de l'opération Berlin).

Après avoir passé le mois d'avril à patrouiller dans l'Atlantique, le Rodney est choisit pour subir une importante refonte aux Etats Unis notament pour résoudre les problèmes structurels qui perturbait le service du cuirassé. Le 22 mai, il appareille de la Clyde, escortant le paquebot Britannic en compagnie des destroyers HMS Eskimo Somali Mashona et Tartar mais le 24 mai à la suite de la destruction du Hood par le Bismarck, le Rodney reçut l'ordre de participer à la traque.

Le 26 mai au matin, le Bismarck n'était plus qu'à 700 miles nautiques de la côte française quand un hydravion Catalina du Coastal Command le repéra mais peu de navires étaient en état d'intervenir à part la force H située à 110 miles nautiques. Dès la réception du signal de contact, l'amiral James Sommerville à bord du Renown envoya deux avions de reconnaissance qui arrivèrent juste à temps pour relever le Catalina pris pour cible par la DCA du cuirassé.

Le temps pressait car le Bismarck allait entrer sous l'ombrelle protectrice de la Luftwaffe (qui engagea on ne le sut que postérieurement deux Fw200, sept Ju 88 d'éclairage, 42 Ju 88 d'assaut, 29 He 111 et 15 He 115). A 13h50, quatorze Swordfish décollèrent de l'Ark Royal, attaquant le croiseur Sheffield mais fort heureusement cette attaque ne donna rien en raison d'une mise à feu magnétique deffectueuse.

Les britanniques ne perdirent pas espoir et à 20h55, les appareils décollèrent à nouveau avec des torpilles avec un détonateur fonctionnant au choc. La DCA du cuirassé se mit à aboyer et il fallut un sacré courage pour les pilotes britanniques à bord de leurs fragiles biplans filant à 250 km/h pour mener l'attaque.

Deux torpilles avaient touché et si la première n'avait pas provoqué de dégâts majeurs, la seconde avait explosé dans l'appareil à gouverner alors que le bâtiment était en pleine giration avec 15° de barre à gauche. Les allemands espérèrent armer la commande à bras de la barre mais ils durent y renoncer car le local était envahi par l'eau. Le capitaine Lindeman compris que le navire était condamné et envoyé deux messages peu avant minuit affirmant qu'il combatterait jusqu'au dernier obus.

A la nuit tombée, les cinq destroyers de la 4ème flottille du capitiane Vian (le héros de l'Altmark) arrivèrent sur zone pour garder le contact mais cela ne l'empêcha de lancer des attaques, quatorze torpilles étant lancées mais sans succès, l'artillerie du Bismarck poussant à des lancements lointains et donc relativement inefficace.

A 8h47, les cuirassés King George V (10 canons de 356mm) et Rodney (9 canons de 406mm) ouvrirent le feu avec leur artillerie principal puis avec leur artillerie secondaire _respectivement canons de 133mm et de 152mm_ et furent bientôt rejoints par les croiseurs lourds Norfolk et Dorsetshire et leurs canons de 203mm.

Le Bismarck riposta mais il ne pouvait manoeuvrer et cela ressembla à une véritable exécution d'autant qu'à partir de 10h l'artillerie principale devint muette suivie de l'artilerie secondaire dix minutes plus tard (on calcula que les cuirassés britanniques avaient tirer 719 obus de 356 et de 406mm, 1376 obus de 133 et de 152mm tandis que les croiseurs lourds avaient manqué 781 obus de 203mm).

Craignant de manquer d'obus et de combustible, l'amiral Tovey ordonna au Dorsetshire d'achever le cuirassé à la torpille. Le croiseur lourd lança quatre torpilles, trois touchant effectivement le navire qui s'enfonça par l'arrière et chavira à 10h40 sans que l'on sache encore aujourd'hui si le navire à été effectivement coulé par les torpilles ou le sabordage ordonné par le commandant en second du navire, le capitaine de frégate Oels (Lindeman et Lütjens auraient été tués dès le début du combat). Il est probable que les deux effets se sont cumulés.

Le Dorsetshire et le Maori sauvèrent cent hommes (respectivement 85 et 25) mais l'opération fût suspendue de crainte d'attirer des sous marins envoyés pour soutenir le Bismarck et récupéré le journal de bord. Trois autres marins furent sauvés par le U74, deux autres par le bâtiment-météo Sachsenwald. Le SKL demanda l'aide de la marine espagnole mais le croiseur lourd Canarias arrivera trop tard. Au final sur les 2092 membres d'équipage, 115 hommes dont trois officiers purent être sauvés.

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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CUIRASSES CLASSE NELSON   Dim 09 Mai 2010, 21:54

Le Rodney en guerre (2) : refonte, Méditerranée et retour dans la Home Fleet (juin 1941-décembre 1944)

Le HMS Rodney en 1941

Le bourreau du Bismarck gagna ensuite l'Arsenal de Boston (Boston Naval Shipyard) pour réparations et refonte, arrivant à destination le 13 juin 1941 et aussitôt pris en main par les ouvriers américains qui travaillèrent à bord jusqu'au 12 août 1941 suivi par des essais qui furent l'occasion de naviguer avec les navires américains chargés de préserver la neutralité américaine.

Il fût ensuite affecté à la force H pour assurer la couverture des inombrables convois qui maintenaient Malte sous perfusion. Le Nelson ayant été endommagé, le rodney devint le 1er octobre 1941 navire amiral de la force H. Le 16 octobre, il assura la couverture d'un convoi transportant notament des chasseurs embarqués à bord de l'Ark Royal, en compagnie du croiseur léger Hermione et de sept destroyers (opération Callboy) avant de couvrir l'arrivée à Malte des croiseurs légers Aurora et Penelope chargés d'attaquer les convois ennemis au sein de la force K.


Le HMS Rodney au mouillage

En novembre 1941, il fût relevé par le Malaya et regagna la Home Fleet, terminant l'année par des missions de couverture de convois en mer du Nord et dans l'Atlantique. Après un mois de janvier consacré à des missions de couverture de convois depuis la Clyde, il gagna Liverpool pour un carénage qui l'immobilisa jusqu'au 5 mai 1942 avec des travaux consacrés notament au renforcement de la DCA et aux radars.


Le HMS Rodney en couleur et en mai 1942

Il reprit sa carrière opérationnelle dans l'Atlantique pour la protection de convois avec tout de même une incursion en août 1942 pour couvrir le convoi de l'opération Pedestal du 10 au 12 août quand il laissa le convoi à proximité de la Sicile pour rentrer à Gibraltar avec les autres navires de la force H. Il regagna ensuite Scapa Flow le 16 août, reprennant sa routine opérationnelle, routine entrecoupé de périodes d'entretien à Rosyth.

En octobre 1942, il fût choisit pour participer à l'opération Torch, le débarquement anglo-américain en Afrique du Nord en compagnie de son sister-ship mais également du Duke of York et du croiseur de bataille Renown. Arrivé à Gibraltar pour ravitaillement, il reprit la mer le 6 novembre pour couvrir le 8 novembre, les débarquements dans la région d'Oran et notament une éventuelle intervention de la flotte française basée à Toulon. Il regagna Gibraltar le 10 novembre avant de rester en position dans la région.


Vue aérienne du Rodney

Le 7 mai 1943, il quitta Gibraltar pour Plymouth où il arriva le 13 mai pour un petit carénage jusqu'à la fin du mois de mai 1943 avant de se préparer à l'opération Husky _le débarquement allié en Sicile_ .

Le 17 juin, il quitta la Grande Bretagne en compagnie du Nelson, du Valiant, du porte-avions Indomitable et de destroyers pour Oran où il prépara l'opération amphibie à venir. Le 9 juillet, il assura la protection de transports convoyant la force d'assaut avant que le jour-J _10 juillet 1943_, il n'assure la couverture lointaine en mer Ionienne en compagnie de son sister-ship Nelson, des Warspite et Valiant, des porte-avions Formidable et Indomitable, des croiseurs légers Aurora, Penelope Cleopatra et Euryalus plus des destroyers.


L'artillerie principale du Rodney à la bougeote

La Regia Marina ne s'étant pas manifesté, le Rodney gagna Malte pour repos et ravitaillement avant de se préparer aux débarquements sur l'Italie péninsulaire. Il bombarda ainsi la région entre Reggio di Calabria et Pessaro en compagnie du Nelson, du croiseur léger Orion et de destroyers le 31 juillet en vue de l'opération Baytown le 3 septembre 1943.

Le 9 septembre 1943, il participa à l'opération Avalanche, appuyant les troupes alliées à Salerne en compagnie du Warspite et du Formidable. Il subit des attaques aériennes allemandes mais sans subir aucun dommage. En octobre, il quitta la Méditerranée pour gagner Scapa Flow en compagnie du Nelson pour reprendre son rôle dans la Home Fleet.

Connaissant d'importants problèmes techniques, il du subir d'importants travaux à Rosyth avant de reprendre un rôle opérationnel réduit à Scapa Flow en avril 1944. Cela n'empêcha pas la Royal Navy de le choisir pour participer à l'opération Overlord et notament son volet naval, l'opération Neptune.

Il gagna le Solent (le bras de mer séparant la Grande Bretagne de l'île de Wight) le 3 juin et trois jours plus tard, pilonna les batteries allemandes dans la région du Havre à un tel rythme que le soir même, il du se ravitailler en munitions avant de reprendre sa mission de matraqueur, le lendemain, 7 mai cette fois dans la région de Caen pilonnée les 7 et 8 juin. Le 9 juin, il bombarda les batteries de Benerville et de Houlgate avant de se ravitailler en munitions le 10 puis de relever le Nelson le 18 juin 1944.



Le 30 juin, il bombarda la région d'Arromanches puis de nouveau la région de Caen lors des différentes offensives britanniques pour tenter de percer le front, tache qu'il partageait avec le monitor HMS Roberts et les croiseurs légers Belfast et Emerald. Il resta sur zone jusqu'au 30 juillet avant de regagner la Grande Bretagne et d'être à la disposition des forces terrestres pour faciliter leur progression.

Le front étant désormais trop éloigné pour que ses canons de 16 pouces soit efficaces, le Rodney quitta Portland le 14 septembre pour retrouver les eaux froides de la mer du Nord afin de couvrir les convois à destination de l'URSS. Ses machines étant très usées, il fût réduit au mois d'octobre au rôle de navire amiral static de la Home Fleet à Scapa Flow.

Crépuscule

Autre vue aérienne du Rodney

Il continua ce rôle de navire amiral statique jusqu'en mai 1945 quand il fût relevé par le croiseur de bataille HMS Renown et envoyé à rosyth où il eut le privilège de recevoir la visite du roi George VI le 29 septembre 1945.

Désarmé le 30 novembre1945 et placé en réserve, il fût rayé des registres en mars 1948 avant d'être vendu à la démolition et démantelé comme le Nelson à Inverkeithing, démantèlement qui commença le 26 mars 1948.

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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CUIRASSES CLASSE NELSON   Dim 09 Mai 2010, 22:09

CARACTERISTIQUES TECHNIQUES


Déplacement : standard 33313 tonnes (33730 tonnes pour le Rodney) pleine charge 41250 tonnes

Dimensions : longueur (hors tout) 216.4m (entre perpendiculaires) 201.2m largeur 32.3m tirant d'eau : 8.6m (10.2m en charge maximale)

Propulsion : deux groupes de turbines Brown Curtiss alimentées par huit chaudières Admiralty dévellopant une puissance totale de 45000ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 23 noeuds distance franchissable : 16500 miles nautiques à 12 noeuds 5500 miles nautiques à 23 noeuds

Protection : ceinture 330 à 356mm bulkheads 102 à 305mm protection des cheminées 178 à 229mm barbettes 305 à 381mm tourelles de 16 pouces 190 à 406mm bloc passerelle 159 à 356mm

Armement :

Tourelles de 406mm du Rodney

-9 canons de 406mm (16 inch) Mk1 en trois tourelles triples concentrées sur la plage avant. Ce canon de 45 calibres tire des obus de 929kg à une distance comprise entre 4570m (élévation à +2°) et 34570m (élévation +40°) à raison de 1.5 coups par minute.


Schéma en coupe de la tourelle triple de 406mm

La tourelle Mk1 pèse 1503 tonnes et peut pointer en site de -3° à +40° (à raison de 10° par seconde) et en azimut sur 150° (à raison de 10° par seconde), l'angle de rechargement étant à +3°.
Chaque canon dispose de 116 obus soit un total de 1046 coups.


Les tourelles de 152mm du Rodney sont battantes

-12 canons de 152mm (6 inch) MkXXII en 8 tourelles doubles (3 à tribord et 3 à babord). Ce canon de 50 calibres tire des obus de 45kg à une distance comprise entre 4570m (site : +2°) et 23590m (site : +45)) à raison de 5 coups par minute.

La tourelle MkVIII pèse 76 tonnes et peut pointer en site de -5° à +60) (à raison de 8° par seconde) et en azimut sur 100° (à raison de 5° par seconde). Le stock de munitions standard est de 100 coups par canon soit 1600 coups mais il peut monter à 2400 coups.


Canon de 120mm du Rodney

-6 canons antiaériens de 120mm (4.7 inch) MkVIII en affût simples. Ce canon de 40 calibres tire des obus de 22.68kg à une distance maximale de 14780m en tir surface (site : +45°) et de 9750m en tir AA. L'affût MkXII pèse 12561kg et peut pointer en site de -5° à +90° (à raison de 10° par seconde) et en azimut sur 360° (à raison de 10° par seconde)

-3 affûts octuples QF Mk2 «Pom Pom» (40mm), nombre porté à six au cours de la guerre. Le Nelson reçut en novembre 1944 quatre affûts quadruples Bofors de 40mm et le Nelson comme le Rodney reçurent un grand nombre de Oerlikon entre 60 et 70 en affûts simples.

-Deux tubes lance-torpilles de 622mm

Aviation : Le Rodney à reçut sur la tourelle «Q» (n°3) une catapulte en 1936, catapulte débarquée en 1941/42.

Equipage : 1361 officiers et marins

SOURCES

-Encyclopédie des armes Editions Atlas Tome 2 «Les cuirassés de la Seconde Guerre Mondiale» p341-360 (HMS Nelson p342)

-Jean Moulin Les cuirassés de la Seconde Guerre Mondiale en images (Le Rodney p34-35)

-Marines Hors Série n°4 Royal Navy 1939-1941

-Les photos ont été fournies en très grande partie par l'ami Vautour et l'ami Le Breton .

-Ressources internet diverses

-Pdf de l'ami Vautour


FIN DE L'ARTICLE
A VENIR : DASSAULT AVIATION ETENDARD IV


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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CUIRASSES CLASSE NELSON   Lun 10 Mai 2010, 20:42

Malgré leur aspect peu orthodoxe, ces cuirassés je les vois comme la transition entre les derniers Dreadnought et les premiers "35 000 tonnes"!
Des premiers, il en ont gardé les antédiluvien tubes lance-torpilles sous-marin et le mat arrière au look si délicieusement désuet !
Des second, ils en ont le schémas de protection, la configuration des tourelles et les superstructures!
Je les considère aussi comme ayant été les plus puissant cuirassé de l'histoire à avoir été mis en service, juste derrière la classe Yamato.
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clausewitz
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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CUIRASSES CLASSE NELSON   Lun 10 Mai 2010, 20:44

C'est une façon de voir effectivement. C'est dommage qu'une bataille navale n'ait pu valider ou non cette conception (le Bismarck ce n'est pas une bataille mais quasiment du tir sur cible)

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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CUIRASSES CLASSE NELSON   Lun 10 Mai 2010, 21:14

Même à 1 contre 1, je ne croie pas que le Bismarck aurait eu une chance dans un duel d'artillerie avec le Rodney!
L'écart dans le domaine du blindage me parais beaucoup trop important!
Mais ceci dit tu as raison, tout cela ne restera qu'une théorie, qui ne sera jamais confirmer ou infirmer par les faits!
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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CUIRASSES CLASSE NELSON   Lun 10 Mai 2010, 21:26

Merci Claus
Super comme d'ab
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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CUIRASSES CLASSE NELSON   Lun 10 Mai 2010, 21:31

De Rien.

En parlant de Clem', je vais bientôt faire un article sur les deux porte-avions français. thumleft

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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CUIRASSES CLASSE NELSON   Lun 10 Mai 2010, 21:33

Ils m'ont toujours intrigué question armement ceux là

tout a l'avant, mais rien derriere

C'est vrai qu'on a jamais eu de duels entre tout ces gros là pour savoir qui gagne

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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CUIRASSES CLASSE NELSON   Lun 10 Mai 2010, 21:48

Claus, j'ai remarqué cela depuis quelques temps... Tu généralises toujours plus les avants-sujets en raccourcissant le sujet lui-même...
Cela ne gâte en rien ton travail, mais parfois, je ne sais plus où tu veux nous mener...
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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CUIRASSES CLASSE NELSON   Lun 10 Mai 2010, 21:51

Je sais c'est ma déformation d'historien, j'aime bien résumer en détail le contexte. L"historique des Nelson que j'ai pris sur naval history.net est assez long mais j'ai volontairement sabré car c'était beaucoup d'escorte de convois assez soporifique.

Pour l'Etendard IVM j'ai également parler de nombreux appareils avant mais moins pour le Seydlitz.

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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CUIRASSES CLASSE NELSON   Lun 10 Mai 2010, 21:59

Face au Rodney la vitesse est un argument de poids ...

23 noeuds c'est peu mais il faut se rappeler qu'à l'époque le combat entre flottes de ligne n'est pas synonyme de vitesse. Ceux qui dictent les "modes" sont les anglais les américains et les japonais.
Tout au long des années 30 le cuirassé emporte la décision et la recherche d'une grande confrontation entre flottes cuirassées reste l'aboutissement de la guerre sur mer

Face au pur produit du traîté de Versailles que furent les trois Panzerschiffen (qui sans cela n'auraient jamais existé) ce sont en quelque sorte les Dunkerque qui vont lancer véritablement la course à la vitesse vers 1934.

Mais encore les anglo-saxons et les japonais resteront pragmatiques sans jamais sacrifier la protection et l'endurance à la vitesse. Ces trois nations envisagent avant-tout la guerre sur mer sur d'immenses surfaces le Pacifique ou les routes coloniales ... Italiens et Français eux ont pour cadre essentiellement la Méditerranée avec l'idée des raids et l'Allemagne ne développe pas vraiment véritable vision navale.

Les américains ne viendront vraiment à la conception des cuirassés rapides qu'avec l'arrivée à maturité de la notion de "Carriers forces" toute fin des années 30 avec les premières entrées en service vers 42
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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CUIRASSES CLASSE NELSON   Lun 10 Mai 2010, 22:06

Il me semble que je le dis dans l'article. La vitesse réduite des Nelson (23 noeuds maximum donc dans la pratique avec une carène sale probablement pas plus de 20-21) est aussi une question de devis de poids : comme on ne pouvait pas sacrifier l'armement et la protection, on à sacrifier la vitesse et donc la puissance propulsive et donc le poids des turbines et des chaudières.

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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CUIRASSES CLASSE NELSON   Lun 10 Mai 2010, 23:00

clausewitz a écrit:
De Rien.

En parlant de Clem', je vais bientôt faire un article sur les deux porte-avions français.
La tu me touches au coeur Claus, j'attends ton article avec impatience, en attendant je me régale avec les autres
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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CUIRASSES CLASSE NELSON   Lun 10 Mai 2010, 23:03

Demain je poste l'Etendard IV et j'espère poster mercredi ou jeudi le Seydlitz avant de commencer les Clémenceau, j'espère pouvoir les poster au plus tard d'ici le 22 ou 23 mai.

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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CUIRASSES CLASSE NELSON   Lun 10 Mai 2010, 23:45

Bravo Claus, encore un super article.



Les point fort de ces navires sont l'armement très puissant et l'exellente protection.
le point faible, la vitesse.

Exellent Cuirassé thumright thumright thumright


Jef salut
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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CUIRASSES CLASSE NELSON   Lun 10 Mai 2010, 23:47

Merci Jef. Je pense que les Nelson dans l'esprit des anglais devaient rester à l'arrière, laissant d'abord les croiseurs de bataille s'expliquer avant que les "gros" arrivent pour s'expliquer.

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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CUIRASSES CLASSE NELSON   Mar 11 Mai 2010, 12:33

Pendant la WWI la RN avait opté de sacrifier le blindage pour la vitesse, erreur grave, et il l'ont appris à leur dépend à la bataille du Jutland, après ils ont rectifié le tir (si j'ose dire)
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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CUIRASSES CLASSE NELSON   Mar 11 Mai 2010, 13:44

Il y à également le fait que les croiseurs de bataille ont été employés dans un rôle que Fisher n'avait pas prévu pour eux. Les allemands ont fait pareil sauf que leurs battlecruiser étaient bien mieux protégés et surtout qu'ils respectaient les mesures de sécurité élémentaire dans la manipulation d'explosifs contrairement à la RN (gargousses en toile de jute et non en laiton, portes étanches ouverte)

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