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 JAPON PORTE-AVIONS SHINANO

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clausewitz
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MessageSujet: JAPON PORTE-AVIONS SHINANO   Dim 11 Avr 2010, 21:08

PORTE-AVIONS SHINANO
(JAPON)


Le Shinano affligé d'une légère gite lors de ses essais à la mer. C'est la seule photo connue du navire

AVANT PROPOS

L'histoire de l'aéronavale nippone commença en juin 1910 quand la marine impériale créé le Comité de la Marine pour la Recherche Aéronautique, refusant toute collaboration avec l'Armée, inaugurant une rivalité qui allait perdurer jusqu'en 1945 et entraver le bon fonctionement de la machine de guerre nippone.

Les premiers vols ont lieu au Japon à l'automne 1912 avec deux hydravions français Farman et deux hydravions américains Curtiss mais ne font guère l'unanimité, la majorité des officiers de la marine japonaise estimant qu'il ne s'agit que d'un loisir sans aucune necéssité opérationnelle. Quand éclate la guerre en 1914, l'aviation de la marine japonaise ne dispose que de 12 appareils et va devoir justifier son existence.


Le Wakamiya

Elle doit d'abord réduire les positions allemandes en Chine notament autour de la ville de Tsingtao mais doit d'abord résoudre le problème du transport, problème réglé en réquisitionnant un charbonnier, le Wakamiya qui peut embarquer deux appareils plus deux autres démontés, une capacité réduite mais qui permet à l'aéronavale nippone de participer au siège de Tsingtao en liaison avec les britanniques (31 octobre-7 novembre 1914), le navire arrivant sur zone dès septembre et ses appareils engageant de nombreuses opérations de reconnaissance mais aussi d'attaque (199 projectiles largués) et un quasi-combat aérien contre un Taube allemand qui parvient à fuir dans les nuages.

Il est intéressant de noter que les Etats Unis ont également utiliser plusieurs charbonniers dont le Jupiter qui devint le porte-avions Langley. Le choix d'un charbonnier s'explique par le pont bien dégagé avec des mats de charge et surtout des cales d'une taille généreuse pouvant être converties en hangar et en ateliers.

En dépit de ces prémices prometteurs, l'aviation navale nippone peine à décoller, victime à la fois du peu d'interêt de la majorité des officiers et de l'impossibilité d'acquérir une expérience certaine et une certaine expérience qui aurait permis de montrer la validité de ce concept.

Tout reste donc à faire mais en vingt ans, la marine japonaise allait se doter d'une des meilleurs force aéronavale du monde.

Avec la première guerre mondiale, une nouvelle course aux armements démarre non plus entre la Grande Bretagne et l'Allemagne mais entre le Japon et les Etats Unis pour le contrôle de l'Océan Pacifique.

Les deux pays se lancent dans la construction d'un grand nombre de cuirassés mais ces cuirassés en l'absence de radar doit pouvoir bénéficier d'un éclairage à longue distance pour régler son tir. La catapulte et l'hydravion sont privilégiés par les japonais dans un premier temps mais ils se tournent rapidement vers le porte-avions puisque leur modèle, la Grande Bretagne, y crois.


Le Hosho encore équipé de l'ilôt

Le Japon met ainsi sur cale au chantier naval Asano de Yokohama, le premier porte-avions de son histoire. Baptisé Hosho («phenix volant»), il est mit sur cale le 16 décembre 1919 lancé le 13 novembre 1921 et admis au service actif le 27 décembre 1922. Utilisé comme porte-avions opérationnel jusqu'en 1942 (il couvrit le cuirassé Yamato lors de la bataille de Midway), il termina sa carrière comme porte-avions d'entrainement, survivant ainsi à la guerre.

En dépit de la destruction complète, des archives, il semble avéré que les Britanniques ont fortement aidé leur allié nippon, le plan du Hosho et sa coque de type croiseur étant trop proche du Hermes pour qu'il n'y ait pas eu au moins un échange informel d'informations entre officiers britanniques et japonais. Le Hosho comme le Hermes britannique se révèlent rapidement trop petits et sont plus des navires expérimentaux que des navires opérationnels.

Caractéristiques Techniques du Hosho

Déplacement : standard 7470 tonnes pleine charge 9494 tonnes

Dimensions : longueur (hors tout) 165m (flottaison) 155.45m largeur 14.67m tirant d'eau 6.20m

Propulsion : deux turbines Parson alimentées par huit chaudières Kampon Ro dévellopant une puissance totale de 30000ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 25 noeuds distance franchissable 10000 miles nautiques à 14 noeuds

Armement : 4 canons de 140mm et 2 canons AA de 76.2mm composé en 1944 de deux affûts quadruples de 13.2mm et 8 affûts doubles de 25mm.

Installations Aéronautiques : pont d'envol de 158.20m sur 22.70m (longueur portée à 180.80m en 1944) deux ascenseurs 15 à 21 avions.

Equipage : 550 hommes


Le coup d'accélerateur décisif fût donné en 1925 quand le capitaine de vaisseau Isoroku Yamamoto est nommé à la tête du Kasumigaura Group, la première unité aérienne embarquée japonaise. Il n'y passe qu'un an mais son influence est décisive et évite tout retour en arrière.

Yamamoto n'est pas aviateur de formation mais il est convaincu de l'utilité de l'aviation dans la future bataille décisive. Dans l'esprit de nombre d'officiers, l'aviation doit éclairer la flotte et ralentir la ligne ennemie par des attaques à la bombe et à la torpille.

Passant lui même son brevet de pilote, il dévellope un cursus de formation qui transforme les pilotes embarqués nippons de simples aventuriers un peu acrobates à une véritable élite.

Les années vingt s'écoulent et peu à peu l'idée de posséder des porte-avions fait son chemin même dans l'esprit de ceux qui étaient les plus réfractaires. Si la majorité sont encore sceptiques sur les capacités de l'avion (qui après tout n'est né qu'il y à une vingtaine d'année seulement), ils ne remettent plus en question l'existence d'une aviation navale.

Le traité de Washington signé le 6 février 1922 est le deuxième accélérateur. Il limite le tonnage des cuirassés mais aussi celui des porte-avions. Les grandes marines ont ainsi sur les bras plusieurs coques de cuirassés. Le tonnage de chaque porte-avions ne doit pas dépasser 27000 tonnes de tonnage (ce qui permettrait au Japon de construire 3 porte-avions puisque la marine impériale peut construire 81000 tonnes) mais pour éviter la mise à la feraille de coques de cuirassés bien avancées, les américains obtiennent de pouvoir intégrer dans leur contingent deux navires de 33000 tonnes, amendement qui est accordé aux autres pays.


L'Akagi

L'Akagi est mis sur cale le 6 décembre 1920 lancé le 22 avril 1924 et admis au service actif le 25 mars 1927. Il participe aux opérations en Chine, étant refondu à plusieurs reprises.

Il participa au raid sur Pearl Harbor puis à la tornade japonaise qui balaya tout sur son passage jusqu'en avril 1942. Engagé dans la bataille de Midway, il fût coulé par les bombardiers en piqué américains.

Caracteristiques Techniques de l'Akagi

Déplacement : origine : standard 26900 tonnes pleine charge 34364 tonnes

après refonte : standard 36500 tonnes pleine charge 41300 tonnes

Dimensions :

A la construction : longueur (hors tout) 261.21m (flottaison) 248.95m largeur : 29m tirant d'eau : 8.07m

Après refonte : longueur (hors tout) 260.67m (flottaison) 250.36m largeur : 31.32m tirant d'eau : 8.71m

Propulsion : 8 turbines à engrenages Gihon alimentées par 19 chaudières Kampon Ro dévellopant une puissance totale de 131200 ch et actionnant 4 hélices

Performances : vitesse maximale 32.5 noeuds distance franchissable : 8000 miles à 14 noeuds à la construction, vitesse réduite à 31.5 noeuds après refonte tandis que le rayon d'action est de 8200 miles nautiques à 16 noeuds

Protection : ceinture latérale 254mm

Armememt : 10 canons de 200mm Type 3 (modèle 1914) en deux tourelles doubles et six affûts simples à l'arrière. 12 canons de 120mm Type 10 (modèle 1921) (4.7 inch) en six affûts doubles. Après refonte, l'armement fût réduit à 6 canons de 200mm en six casemates à l'arrière mais les 12 canons de 120mm sont maintenus et 14 affûts doubles de 25mm sont embarqués.

Installations aéronautiques/Groupe aérien :

A l'origine, l'Akagi possédait 2 hangars superposés ouverts vers l'avant, permettant aux avions de décoller directement du hangar. Le hangar supérieur était surmonté d'un pont d'envol généralement utilisé pour les appontages et relié au hangar par deux ascenseurs axiaux (longueur 190.20m sur 30.48m).

Après refonte entre 1935 et 1938, l'Akagi ne dispose plus que d'un seul pont d'envol long de 249.20m et large de 30.48m relié aux hangars par deux ascenseurs axiaux.

L'appontage est assuré par six brins d'arrêts tranversaux qui remplacent les brins d'arrêts longitudinaux d'origine.

Le groupe aérien se composait à l'origine de 60 avions (généralement 16 chasseurs 28 avions torpilleurs et 16 avions de reconnaissance) et après la refonte, l'Akagi pouvait embarquer 66 à 91 avions.

Equipage : 1297 hommes (2000 hommes après refonte)



Le Kaga

Le Kaga est mis sur cale le 19 juillet 1920 lancé le 17 novembre 1921 et admis au service actif le 31 mars 1928. Comme l'Akagi, il participa aux opérations au dessus de la Chine permettant à l'aéronavale japonaise de faire ses premières armes et de devenir l'outil qui allait symboliser la supériorité japonaise en 1941/1942. Engagé à Midway, il rejoignit lui aussi Neptune sous les coups des Dauntless du Yorktown, de l'Enterprise et du Hornet.

Caracteristiques Techniques du Kaga

Déplacement :
A la construction : standard 26900 tonnes pleine charge 33693 tonnes
Après refonte : standard 37900 tonnes pleine charge 42541 tonnes

Dimensions :

A la construction : longueur (hors tout) 238.50m (flottaison) 230m largeur 31.67m tirant d'eau : 7.92m

Après refonte : longueur (hors tout) 247.65m (flottaison) 240.30m largeur 31.67m tirant d'eau : 9.48m

Propulsion :

A la construction : 4 turbines à engrenages Brown-Curtiss alimentées par 12 chaudières Kampon Ro dévellopant une puissance totale de 91000 ch et actionnant 4 hélices

Après refonte : 2 turbines à engrenages Brown-Curtiss et 2 Kampon alimentées par 12 chaudières Kampon Ro dévellopant une puissance totale de 127400ch et actionnant 4 hélices

Performances :

A la construction : vitesse maximale 27.5 noeuds distance franchissable : 8000 miles nautiques à 14 noeuds

Après refonte : vitesse maximale 28.34 noeuds distance franchissable : 10000 miles nautiques à 15 noeuds

Protection : ceinture 152mm pont blindé 38mm

Armememt :

-10 canons de 200mm Type 3 (modèle 1914) en deux tourelles doubles et six affûts simples à l'arrière. 12 canons de 120mm Type 10 (modèle 1921) (4.7 inch) en six affûts doubles.

Après refonte, contrairement à l'Akagi, le Kaga conserva ses dix canons de 200mm qui étaient cette fois tous en casemate à l'arrière. Les canons de 120mm sont remplacés par 16 canons de 127mm en huits affûts doubles. 11 affûts doubles de 25mm sont également installés

Installations aéronautiques/Groupe aérien

A l'origine, le Kaga possédait 2 hangars superposés ouverts vers l'avant, permettant aux avions de décoller directement du hangar. Le hangar supérieur était surmonté d'un pont d'envol généralement utilisé pour les appontages et relié au hangar par deux ascenseurs axiaux (longueur 171.30m sur 30.48m).

Après refonte entre 1935 et 1938, l'Akagi ne dispose plus que d'un seul pont d'envol long de 248.58m et large de 30.48m relié aux hangars par trois ascenseurs axiaux.

L'appontage est assuré par six brins d'arrêts tranversaux qui remplacent les brins d'arrêts longitudinaux d'origine. A noter que les japonais ont appris la technique des brins tranversaux après un stage en France, le Béarn étant l'un des premiers porte-avions à avoir utilisé ce système

Le groupe aérien se composait à l'origine de 60 avions (généralement 16 chasseurs 28 avions torpilleurs et 16 avions de reconnaissance) et après la refonte, l'Akagi pouvait embarquer 66 à 91 avions.

Equipage : 1269 hommes à l'origine 2000 après refonte


Après avoir converti deux navires de ligne, l'Akagi et le Kaga, les japonais franchissent le pas de la construction neuve.

Le plan de rénovation de 1934 permet ainsi à la Nihon Kaïgun de commander deux porte-avions modernes.

Baptisés Soryu et Hiryu, ces deux navires étaient plus petits que l'Akagi et le Kaga mais leur architecture générale marquait une nette rupture par rapport aux deux premiers porte-avions japonais opérationnels.

Fini les trois ponts superposés, les Soryu et Hiryu étaient dôtés d'un pont d'envol unique couvrant la coque sur toute sa longueur. Il était également équipé d'un ilôt qui allait équiper les Akagi et Kaga après leur refonte mais ils conservaient les cheminées rabattables.


Le Soryu

Le Soryu est mis sur cale au Kaigun Kosho (Arsenal Impérial) de Kure le 20 novembre 1934 lancé le 23 décembre 1935 et admis au service actif le 29 décembre 1937. Il participe au raid contre Pearl Harbor, à la réduction de la petite mais coriace garnison de Wake. Il participa ensuite aux opérations contre les colonies européennes dans le sud-est asiatique (notament le raid dans l'océan indien) avant de participer à la bataille de Midway et comme l'Akagi le Kaga et le Hiryu, il retrouva le fond des océans sous les coups de l'aéronavale américaine.


Le Hiryu

Le Hiryu est mis sur cale au Kaigun Kosho (Arsenal impérial) de Yokosuka le 8 juillet 1936 lancé le 16 novembre 1937 et admis au service actif le 5 juillet 1939. Il participe au raid contre Pearl Harbor, à la réduction de la petite mais coriace garnison de Wake. Il participa ensuite aux opérations contre les colonies européennes dans le sud-est asiatique (notament le raid dans l'océan indien) avant de participer à la bataille de Midway et comme l'Akagi le Kaga et le Soryu, il retrouva Neptune pour lui tenir compagnie.

Caracteristiques Techniques des Soryu

Déplacement : (Soryu) standard 15900 tonnes pleine charge 18800 tonnes (Hiryu) standard 17300 tonnes pleine charge 20250 tonnes

Dimensions : longueur : (hors tout) 227.50m (ligne de flottaison) 222m (222.93m pour le Hiryu) largeur : 21.30m (22.32m pour le Hiryu) tirant d'eau : 7.62m (7.74m pour le Hiryu)

Propulsion : 4 turbines à engrenages Kampon alimentées par 8 chaudières Kampon Ro dévellopant une puissance totale de 152000 ch et entrainant 4 hélices

Performances : vitesse maximale : 34.5 noeuds distance franchissable : 7680 miles nautiques à 18 noeuds (7670 miles nautiques à 18 noeuds)
Protection : inconnue

Armement :

12 canons de 127mm type 89 (modèle 1929) en six affûts doubles latéraux. 28 canons de 25mm type 96 en 14 affûts doubles. Le Hiryu dispose lui de 31 canons de 25mm du même modèle en 5 affûts doubles et 7 affûts triples.

Installations Aéronautiques/Groupe Aérien

-Pont d'envol de 227.50m de long sur 21.30m reliés à deux hangars superposés par trois ascenseurs
-Aucune catapulte
-Sept brins d'arrêts et trois barrières

Le groupe aérien se compose de 57 appareils (en 1941 18 Val 18 Kate et 18 Zero) et 16 appareils démontés peuvent être transportés

Equipage : 1101 hommes et 23 hommes de plus quand il sert de navire amiral

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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS SHINANO   Dim 11 Avr 2010, 21:24

Les japonais se heurtent bien vite à un problème. Elle n'à le droit qu'à 81000 tonnes de porte-avions contre 135000 tonnes pour les Etats Unis. Or avec le Hosho, l'Akagi et le Kaga, le Japon à déjà dépensé une bonne partie de son contingent. Le Japon décide alors d'exploiter une faille du traité de Washington.

Ce dernier fixe le déplacement minimal d'un porte-avions à 10000 tonnes ce qui signifie qu'un navire de 8 à 9000 tonnes n'est pas considéré comme un porte-avions. Les japonais pensent alors pouvoir compenser les 54000 tonnes qui les séparent en construisant de petits porte-avions. En réalité, le Ryujo se révéla bien vite instable et trop petit pour être efficace.


Le Ryujo, une fausse bonne idée

Le Ryujo est mis sur cale aux chantiers Mitsubishi de Yokohama le 26 novembre 1929 lancé le 2 avril 1931 et admis au service actif le 9 mai 1933.

Il participe aux opérations de la guerre sino-japonaise avant d'être engagé dans la guerre du Pacifique. Trop petit pour avoir l'honneur de participer au raid sur Pearl Harbor, il appui les troupes japonaises engagées aux Phillipines et en Malaisie avant de participer sous le commandement d'Ozawa au raid de l'Océan Indien puis à la partie Aléoutiennes de la bataille de Midway.

La construction d'un aérodrome à Guadalcanal puis l'opération américaine Watchtower (7 août 1942) marquent le début de l'ereintante bataille de Guadalcanal dont le Ryujo ne verra pas la fin car il est coulé le 24 août 1942 lors de la bataille des Salomons Orientales.

Caracteristiques Techniques du Ryujo

Déplacement : standard 10600 tonnes pleine charge 13500 tonnes

Dimensions : longueur (hors tout) 180m (à la flottaison) 175.39m largeur 20.32m tirant d'eau 5.56m

Propulsion : 4 turbines à engrenages Kampon alimentées par 6 chaudières Kampon Ro dévellopant une puissance totale de 65000 ch et entrainent deux hélices

Performances : vitesse maximale 29 noeuds distance franchissable : 10000 miles nautiques à 14 noeuds

Armement :

-12 canons de 127mm type 89 (modèle 1929) en six affûts doubles latéraux. (Deux affûts doubles de 127mm furent débarqués à la fin des années trente pour compenser l'augmentation de poids liés aux travaux destinés à améliorer sa stabilité).

-24 mitrailleuses de 13mm en six affûts quadruples.

-4 canons de 25mm type 96 en deux affûts doubles installés à la fin des années trente.

Installations aéronautiques/groupe aérien

-Pont d'envol de 158.60m de long sur 23m de large
-Deus ascenseurs axiaux
-Deux hangars superposés
-Pas de catapultes
-Six brins d'arrêts tranversaux.
-Le groupe aérien se compose de 36 appareils plus 12 en réserve démontés.

Equipage : 924 officiers et marins


Le traité de Washington n'était qu'un traité provisoire, destiné à mettre fin à la surchauffe des constructions navales génératrices de guerre. Il était évident qu'un jour au l'autre ce traité deviendrait caduque et c'est ce qui arriva quand en 1934 le Japon dénonça le traité qui prit fin officiellement le 31 décembre 1936.

Libérée des contraintes du traité de Washington, la marine japonaise peut se dôter des porte-avions qu'elle estime nécessaire pour sa guerre future qu'elle sait inévitable contre les Etats Unis. Les Soryu et les Hiryu se révèle à l'usage mal adaptés en raison d'un hangar trop étroit et de machines trop faibles.

Les Shokaku reçurent les machines les plus puissantes jamais installées sur un navire de guerre japonais (160000 ch contre 150000ch pour les Yamato) et d'abondantes réserves de carburant leur donnant un excellent rayon d'action.


Le Shokaku

Le Shokaku est mis sur cale à l'Arsenal deYokosuka le 12 décembre 1937 lancé le 1er juin 1939 et admis au service actif le 8 août 1941. La mise en service du Shokaku et du Zuikaku est accelerée pour participer à l'opération qui allait ouvrir la seconde guerre mondiale dans le Pacifique : l'attaque sur Pearl Harbor. Il participa ensuite aux opérations dans le sud-est asiatique puis au raid dans l'océan Indien. Après la bataille de la mer de Corail, le Shokaku fût engagé dans la bataille de la mer de Corail puis aux opérations dans les Salomons. Il fût coulé par l'aviation embarquée le 19 juin 1944 lors de la bataille de la mer des Phillipines.


Le Zuikaku

Le Zuikaku est mis sur cale aux chantiers Kawasaki de Kobé le 25 mai 1938 lancé le 27 novembre 1939 et admis au service actif le 25 septembre 1941. La mise en service du Shokaku et du Zuikaku est accelerée pour participer à l'opération qui allait ouvrir la seconde guerre mondiale dans le Pacifique : l'attaque sur Pearl Harbor. Après l'attaque qui provoqua l'entrée en guerre des américains, le Zuikaku suivit son sister-ship comme son nombre, ne lui survivant que quelques mois puisqu'il fût coulé lors de la bataille de la mer de Sibuyan le 24 octobre 1944.

Caractéristiques Techniques des Shokaku

Déplacement : standard 25675 tonnes pleine charge 29800 tonnes

Dimensions : longueur (hors tout) 257.50m (flottaison) 250m largeur : 28m tirant d'eau : 8.87m

Propulsion : 4 turbines à engrenages Kampon alimentées par 8 chaudières Kampon Ro dévellopant une puissance totale de 160000 ch et entrainant 4 hélices

Performances : vitesse maximale 34.2 noeuds distance franchissable : 9700 miles nautiques à 18 noeuds en début de carrière portée ensuite à 12251 miles nautiques pour le Shokaku et 11789 miles nautiques pour le Zuikaku

Protection : ceinture blindée 51 à 150mm

Electronique : un radar type 13 de veille aérienne et un radar type 21 de veille combinée

Armement :
-12 canons de 127mm type 89 (modèle 1929) en six affûts doubles latéraux.

-36 canons de 25mm type 96 en 12 affûts triples. En juin 1942, le Shokaku reçut 4 affûs triples supplémentaires de 25mm et en juillet 1943 deux affûts triples et 16 affûts simples de 25mm. Le Zuikaku reçut 26 pièces supplémentaires de 25mm en juillet 1944 et 6 lance-roquettes AA

Installations Aéronautiques/Groupe d'aérien :

-Pont d'envol de 242.50m de long sur 29m de large relié à deux hangars superposés par trois ascenseurs.
-Sept brins d'arrêt et trois ascenseurs
-Groupe aérien de 72 appareils et 12 en réserve (en décembre 1942, 18 Zero, 27 Val et 27 Kate)

Equipage : 1660 officiers et marins


En septembre 1939, le Japon lance son 4ème plan naval qui prévoit la construction de deux cuirassés (les 3ème et 4ème Yamato), un porte-avions, six porte-avions d'escorte, six croiseurs, 22 destroyers et 25 sous marins.

Le plan suivant, le plan n°5 prévoit la construction de trois cuirassés, trois porte-avions, deux super-croiseurs (à canons de 305mm) 32 destroyers et 45 sous marins mais il est révisé après la connaissance du programme américain de la marine des deux océans (Two Ocean Navy) des 14 juin et 19 juillet 1940. Au final, les plans 5 et 6 totaliseraient sept cuirassés (des Super Yamato armés de 6 canons de 510mm) et pas moins de vingt-un porte-avions : cinq dérivés du Taiho et seize d'un nouveau type, une version simplifiée des Soryu, la classe Unryu.

Conforme à la politique du qualitatif sur le quantitatif, les japonais cherchent à faire mieux que les américains et leurs services de renseignement sont avertis que les futurs porte-avions britanniques de classe Illustrious seront dôtés d'un pont d'envol blindé. Cette idée est reprise pour le futur Taiho qui allait bénéficier d'autres raffinements comme une bonne DCA avec le nouveau canon de 100mm et les premiers radars japonais.


Le Taiho

-Le Taiho (grand phoenix) est mis sur cale aux chantiers Kawasaki de Kobe le 10 juillet 1941 lancé le 7 avril 1943 et admis au service actif le 7 mars 1944. Sa carrière opérationnelle fût des plus courtes puisqu'il fût coulé par le sous marin USS Albacore le 19 juin 1944 lors de la bataille de la mer des Philippines.

Caracteristiques Techniques du Taiho

Déplacement : standard 29300 tonnes pleine charge 34200 tonnes

Dimensions : longueur (hors tout)260.50m (flottaison) 253m largeur : 27.70m tirant d'eau : 9.67m

Propulsion : 4 turbines à engrenages Kampon alimentées par 8 chaudières Kampon Ro dévellopant une puissance totale de 160000ch et actionnant 4 hélices

Performances : vitesse maximale : 33.3 noeuds distance franchissable : 10000 miles nautiques à 18 noeuds

Protection : ceinture de 55 à 152mm pont d'envol 75 à 80mm pont du hangar et parois latérales blindées à 32mm

Electronique : un radar de veille combinée type 21 (Radar de veille combinée disposant de deux antennes fonctionnant sur une longueur d'ondes métrique (1.5m) et pouvant détecter une formation aérienne à 120km et un avion isolé à 70km.)

un radar de veille aérienne type 13 (Un radar de veille aérienne équipé de deux antennes, l'une pour émettre et l'autre pour recevoir. C'était un radar métrique (longueur 2.0m) pouvant détecter un groupe d'avions à 100km et un avion isolé à 50km avec une marge d'erreur de 2 à 3km et de 10°.)

Armement :

-12 canons de 100mm type 98 en six tourelles doubles (trois tribord et trois babord) et 66 canons de 25mm type 96 en 22 affûts triples.

Installations aéronautiques

-Pont d'envol de 257.50m de long sur 30m de large relié aux deux hangars de 150m de long sur 5m de haut (largeur inconnue) superposés par deux ascenseurs axiaux. Le pont d'envol est en acier recouvert d'une couche de latex de 6mm d'épaisseur.

-Les deux ascenseurs d'une capacité de 7.5 tonnes mesurent 14m de long sur 14m de large. Un troisième était prévu dans les plans originaux mais abandonné pour accélerer la construction

-14 brins d'arrêt longitudinaux

-Deux catapultes prévues à l'origine mais non installées (aucun porte-avions japonais ne reçut de catapultes)

Groupe aérien

Entre le design et la construction, le nombre d'appareils du Taiho connu des variations considérables. Il était prévu à l'origine pas moins de 126 appareils embarquables dont 30 en réserve démontés.

Il fût ensuite réduit à 64 appareils puis porté à 78 et enfin réduit à 53. cette variation s'explique par le fait que les appareils qui devaient être embarqués à l'origine n'étaient plus ceux que le Taiho pouvait espérer embarquer.

Ainsi, il n'embarqua jamais les 24 chasseurs Mitsubishi A7M2 Reppu («Sam»), 25 bombardiers-torpilleurs Aichi B7A2 Ryusei («Grace») et 4 avions de reconnaissance Nakajima C6N1 Saiun («Myrt»).

A la place, il embarqua 65 appareils dont 22 Mitsubishi A6M5 Reisen («Zero»), 22 Yokosuka D4Y1 Susei («Judy») dont 4 en version de reconnaissance D4Y1-C, 3 Aichi D3A2 («Val») et 18 Nakajima B6N2 Tenzan («Jill») (réduit à 56 le 19 juin 1944)

Equipage : 1649 hommes


La Classe Unryu devait être la classe standard de la flotte de porte-avions japonais, la marine impériale ayant compris qu'il fallait mieux construire un modèle de porte-avions économique (le design était dérivé des Soryu) que multiplier les prototypes. Seize porte-avions étaient prévus mais seulement six navires furent mis sur cale et lancés (Unryu Amagi Katsuragi Kasagi Aso et Ikoma) mais seuls les trois premiers furent mis en service, l'Amagi étant coulé le 19 décembre 1944, les deux autres survivants à la guerre.


Le Unryu à la mer

Caracteristiques Techniques des Unryu

Déplacement : standard : 17150 tonnes (Unryu) 17460 tonnes (Amagi) 17260 tonnes (Katsuragi)
pleine charge : 20400 tonnes (Unryu) 20450 tonnes (Amagi) 20200 tonnes (Katsuragi)

Dimensions : longueur (hors tout) 227.35m (à la flottaison) 223m largeur : 22m tirant d'eau : 7.76m

Propulsion : 4 turbines à engrenages Kampon alimentées par 8 chaudières Kampon Ro dévellopant une puissance totale de 152000 ch (104000 ch pour le Katsuragi et l'Aso munis du système de propulsif d'un destroyer) entrainant 4 hélices

Performances : vitesse maximale 34 noeuds (32 noeuds pour le Katsuragi et l'Aso) distance franchissable : 8000 miles nautiques à 18 noeuds.
Protection : pont blindé (probablement celui du hangar) 25mm ceinture blindée 46mm (50mm pour le Katsuragi et l'Aso)

Electronique : un radar de veille combinée type 21 et un radar de veille aérienne type 13

Armement :

-12 canons de 127mm type 89 (modèle 1929) en six affûts doubles latéraux.

-63 canons de 25mm type 96 en 13 affûts triples et 24 affûts simples.

Le Katsuragi reçut également en 1944, 180 roquettes de 120mm antiaériennes en six affûts à 30 tubes. L'Aso inachevé aurait du également recevoir un tel armement. Les autres Unryu disposaient eux de 168 roquettes de 120mm antiaériennes en six affûts à 28 tubes.

Installations aéronautiques et groupe aérien
-Pont d'envol de 216.90m de long sur 27m de large
-Deux hangars
-Deux ascenseurs axiaux
-Pas de catapulte
-neuf brins d'arrêts

-Groupe aérien de 57 appareils plus 8 en réserve.

Equipage : 1376 officiers et marins pour l'Unryu et l'Amagi et 1500 officiers et marins pour les autres.

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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS SHINANO   Dim 11 Avr 2010, 21:49

GENESE DU SHINANO

Une fois la Russie neutralisée, les japonais entrent en concurrence avec les américains qui eux aussi convoitent le Pacifique. Une course au cuirassé s'engage comme cela avait été le cas avant la première guerre mondiale entre la Grande Bretagne et l'Allemagne.

Le déclencheur date de 1916 avec le programme américain qui prévoit 10 cuirassés et 6 croiseurs de bataille. Les japonais en prennent connaissance au début de 1917 et adoptent le 14 juillet 1917, un programme dit «8-4» prévoyant 8 cuirassés et 4 croiseurs de bataille pour 1924 mais ce programme est abandonné au profit du programme «8-8» prévoyant comme son nom l'indique 8 cuirassés et 8 croiseurs de bataille qui doivent être achevés le 1er avril 1928.


Le Nagato à la mer en 1939

Chaque mise sur cale répond à une autre, au grand dam des britanniques qui peinent à suivre la cadence effrenée suivi par leur allié et par leur cousin d'outre-atlantique. Le 14 avril 1917, les américains mettent sur cale le Maryland, les japonais riposent par la mise sur cale su Nagato le 28 août suivi le 1er juin 1918 par celle de son sister-ship, le Mutsu alors que les américains sont arrêtés par leur entrée en guerre.


Le USS Colorado

Cette compétition reprend en 1919 : les américains mettent sur cale le Colorado et le Washington (classe Maryland) suivi en 1920 du quatrième classe Maryland, le West Virginia suivi de quatre des cinq South Dakota (South Dakota, Indiana, Montana, North Carolina, Iowa et Massachussett) et des deux premiers croiseurs de bataille de classe Lexington (Lexington, Constellation, Saratoga, Ranger, Constitution et United States).


Deux projets américains abandonnés : les cuirassés classe South Dakota et ci-dessous les croiseurs de bataille Lexington


Les japonais eux ne mettent sur cale que deux cuirassés de 39900 tonnes (Kaga et Tosa) et deux croiseurs de bataille de 41127 tonnes (Amagi et Akagi).


Ci-dessus le Tosa et ci-dessous l'Amagi


En 1921, la course se poursuit avec la mise sur cale du dernier South Dakota et des deux derniers Lexington tandis que les japonais mettent sur cale les croiseurs de bataille Atago et Takao du type Amagi.


Photomontage représentant un croiseur de bataille type G3

Le traité de Washington signé en 1922 à l'instigation des britanniques (qui faute de moyen avaient renoncé aux cuirassés type N3 et aux croiseurs de bataille G3) met un terme à cette course qui empêche le japon de mettre sur cale quatre cuirassés de type Kii (42600 tonnes) et quatre croiseurs de bataille type n°13 (47500 tonnes).

Le Japon ne pouvant construire de nouveaux cuirassés ils doivent donc se contenter de moderniser en profondeur les cuirassés existants qu'il s'agisse des Nagato (Nagato Mutsu) des Kongo (Kongo Haruna Kirishima et Hiei) des Ise (Ise et Hyuga) et des Fuso (Fuso et Yamashiro) tout en préparant la construction de nouveaux cuirassés quand les traités deviendraient caducs.

En dépit des discours et des rotomontades nationalistes, les japonais étaient conscients de la supériorité industrielle des Etats Unis. Comme le dit l'amiral Yamamoto après Pearl Harbor «Je crains avoir réveillé un dragon qui dort». Ne pouvant égaler la marine américaine sur le plan quantitatif, les japonais décidèrent de se dôter de navires plus puissants : plus rapides, mieux protégés et mieux armés que les américains.

La première trace du projet Yamato date d'octobre 1934 quand le chef d'état major demande au bureau de construction navale un projet de cuirassé pour contrer les derniers cuirassés américains armés de canons de 406mm et filant à 24-25 noeuds (classe Colorado) ce qui aboutit à une première esquisse prévoyant un navire filant à 30 noeuds et armés de canons de 460mm.

Le premier projet finalisé est présenté le 10 mars 1935. Baptisé A-140, il prévoit un navire de 294m (263m pour le Yamato) 42m de large (39m pour le Yamato) et un déplacement standard de 69500 tonnes (65000 tonnes pour le Yamato). Ce projet dépassait les capacités industielles et techniques du Japon et les capacités du projet furent grandement réduite comme la vitesse qui passe de 30 à 27 noeuds ce qui était un sacrifice douloureux pour les stratèges japonais.

Il faut rappeler qu'à l'époque la stratégie navale japonaise réposait sur une conception extrêmement agressive du combat, basé sur la vitesse et un usage immodéré de la torpille (les fameuses «Long Lance).

Les projets se multiplièrent, pas moins de 23 projets furent ainsi dessinés de mars 1935 à mars 1937. Des innovations intéressantes furent ainsi imaginées comme un système propulsif mixte combinant moteurs diesels et turbines à engrenages. Ce système peut être jugé trop compliqué fût abandonné, l'autre ecueil étant l'absence de moteur suffisament puissant.

Je ne vais pas ici résumer tous les projets ayant donné naissance au Yamato mais on peut simplifier en donnant les limites entre basse et grandes eaux. Le plus petit projet est le projet K du 1er août 1935 avec un navire de 50059 tonnes, 235m de long 37m de large et 10.3m de tirant d'eau, une propulsion mixte avec des turbines à vapeur (puissance totale 50000ch) et des moteurs diesel (45000ch) pour une vitesse 26 noeuds, une distance franchissable de 6600 miles nautiques à 16 noeuds, 8 canons de 460mm en 4 tourelles doubles, 12 canons de 155mm en 4 tourelles triples, 12 canons de 127mm en 6 tourelles doubles et 24 canons de 25mm en 12 affûts doubles.

Le projet le plus imposant étant le projet A-140 déjà cité et datant du 10 mars 1935 avec une propulsion par turbines à engrenages dévellopant 200000ch pour une vitesse de 31 noeuds, une distance franchissable de 8000 miles nautiques à 18 noeuds pour un armement de 9 canons de 460mm en trois tourelles triples, 12 canons de 155mm en quatre tourelles triples, 12 canons de 127mm en six tourelles doubles et 24 canons de 25mm en douze affûts doubles.

Le projet final fût finalement approuvé en mars 1937 avec un déplacement aux essais de 68200 tonnes, une longueur de 256m à la flottaison (263m hors tout) une largeur de 38.9m et un tirant d'eau de 10.4m, une propulsion assurée par des turbines à engrenages dévellopant de 150000ch, permettant une vitesse de 27 noeuds, une distance franchissable de 7200 miles nautiques à 16 noeuds. L'armement se compose de 9 canons de 460mm en trois tourelles triples, 12 canons de 155mm en quatre tourelles triples, 12 canons de 127mm en six tourelles doubles,24 canons de 25mm en douze affûts doubles et 8 mitrailleuses de 13.2mm en 4 affûts doubles.


Le Yamato lors de ses essais à la mer

-Le Yamato est mis sur cale au Kure Kaïgun Kosho (Arsenal de Kure) le 4 novembre 1937 et lancé le 8 août 1940. Les moteurs ont été installés entre septembre et novembre 1939 et les chaudières entre mai et octobre 1939. L'artillerie principale est mise en place entre mai et juillet 1941. Son admission au service actif est prononcée le 16 décembre 1941, retrouvant la First Battleship's Division composée des Nagato et des Mutsu.

Navire de prestige, le cuirassé Yamato participa bien à la bataille de Midway mais restant à l'écart du désastre qui frappa la flotte de l'amiral Nagumo. Il gagna ensuite Truk où il resta à l'ancre (en raison notament d'une consommation importante de carburant), étant ainsi ironiquement «Hotel Yamato» par les équipages des croiseurs et des destroyers.

Il regagna le Japon en mai 1943 pour des travaux avant un nouveau déploiement à Truk d'août à novembre 1943. En 1944, il participa à la bataille de la Mer des Phillipines en juin 1944 puis à la bataille du golfe de Leyte au mois d'octobre 1944.

La fin de la guerre approchant, les japonais décidèrent de risquer le tout pour le tout : c'est l'opération Ten-Go. C'est une véritable opétation suicide car le navire n'avait pas assez de carburant pour revenir au Japon, le navire devant s'échouer à Okinawa pour servir de super-blockaus.
Les navires japonais (cuirassé Yamato, croiseur Yahagi et sept destroyers) qui avaient appareillé le 29 mars 1945, furent reperés par les sous marins Threadfin et Hackleback qui transmirent l'information à la TF58.

A 12.32, le 7 avril 1945, le Yamato fût attaqué par une première vague de 280 appareils de la TF58 qui obtinrent trois coups au but (deux bombes et une torpilles). A 14.00, deux navires furent coulés peu avant l'arrivée d'une seconde vague d'attaque, de 100 appareils.

A 14.23, après avoir encaissé 10 torpilles et 7 bombes, la soute à munitions avant explosa, la fumée monta à 6.4km de haut et visible à plus de 100 miles (160km), le navire sombra entrainant 2498 des 2700 marins dont le vice-amiral Seiichi Ito, le commandement de la flotte.


Le Musashi à la mer

-Le Musashi est mis sur cale aux chantiers Mitsubishi de Nagasaki le 29 mars 1938 lancé le 1er novembre 1940 et admis au service actif le 5 août 1942. Il est affecté à la First Battleship Division en compagnie de son sister-ship Yamato, du Nagato et du Mutsu. Il n'était cependant pas encore opérationnel puisqu'il reçut encore 12 canons de 127mm, 36 canons de 25mm et 4 mitrailleuses de 13.2mm sans oublier un équipement radar supplémentaire.

Sa carrière opérationnelle ne fût guère brillante, le Musashi passant une bonne partie de son temps à l'ancre, situation statique entrecoupée de missions de transports et de vaines poursuite des groupes de porte-avions américains.

Le débarquement aux Phillipines des américains en octobre 1944 provoqua une réaction japonaise qui déboucha sur la bataille du Golfe de Leyte. Le 24 octobre 1944, la Force A dont faisait partie le Musashi pénétra dans la mer de Sibuyan et fût attaquée par cinq vagues d'avions embarqués américains qui s'acharnèrent notament sur le Musashi. Désemparé après avoir encaissé 19 ou 20 torpilles et 17 bombes (plus 16 «coups à toucher» !), le Musashi chavira et coula à 19h35 emportant dans ses flancs 1039 de ses 1399 hommes d'équipage.

Deux autres navires devaient suivre mais seul le premier baptisé Shinano fût achevé non pas en cuirassé mais en porte-avions.



Caractéristiques Techniques des cuirassés de classe Yamato

Déplacement : standard 65000 tonnes pleine charge 72809 tonnes

Dimensions : longueur (hors tout) 263m (flottaison) 256m largeur : 38.9m tirant d'eau 10.4m

Propulsion : 4 turbines à engrenages Kampon alimentées par 12 chaudières Kampon dévellopant une puissance totale de 150000ch et entrainant 4 hélices.

Performances : vitesse maximale 27 noeuds (27.8 aux essais) distance franchissable : 7200 miles nautiques à 16 noeuds

Protection : ceinture blindée à 409mm pont blindé à 221mm tourelles 650mm passerelle à 500mm

Electronique :

-Radar type 21 : c'est le premier radar installé sur le Yamato en septembre 1923. C'est un radar de veille combinée disposant de deux antennes fonctionnant sur une longueur d'ondes métrique (1.5m) et pouvant détecter une formation aérienne à 120km et un avion isolé à 70km.

-Radar type 22. C'est un radar de veille surface installé sur le Yamato durant le carénage de janvier-avril 1944. Il était équipé de deux antennes, une antenne supérieure pour recevoir et une antenne inférieure pour émettre. Deux exemplaires furent installés sur le cuirassé. C'était un radar centimétrique (longueur d'onde : 10cm) pouvant détecter un cuirassé à 35km, un croiseur à 20 et un destroyer à 17km avec une marge d'erreur de 5°

-Radar type 13. C'est un radar de veille aérienne installé entre janvier et avril 1944 équipé de deux antennes, l'une pour émettre et l'autre pour recevoir. C'était un radar métrique (longueur 2.0m) pouvant détecter un groupe d'avions à 100km et un avion isolé à 50km avec une marge d'erreur de 2à3km et de 10°.

-Sonar type 0 utilisable quand le navire évolue à faible vitesse.

Armement

-9 canons de 460mm type 94 (modèle 1934) en trois tourelles triples (deux avant et une arrière). Ce canon de 45 calibres tire des obus de 1360kg (explosif) ou 1460kg (perforant) à une distance maximale comprise entre 5000m (élévation : +2.4°) à 42030m (élévation : +45°) pour l'obus perforant, la portée maximale pour l'obus explosif étant de 32550m (site : +45°) à raison de 1.5 à 2 coups par minute.

La tourelle triple pèse au complet 2274 tonnes et peut pointer en site de -5° à +45° à raison de 10° par seconde et en azimut sur 150° à raison de 2° par seconde, le rechargement se faisant à +3°. Chaque canon dispose de 100 obus soit un total de 900 obus pour le cuirassé.

Ce canon utilisait aussi un projectile antiaérien spécial baptisé «San Shiki» (projectile commun type 3), un obus de 1360kg composé de 900 tubes incendiaires censé créé un barrage contre une attaque aérienne mais selon les pilotes américains, l'effet était plus spectaculaire qu'efficace.

-12 canons de 155mm type 3 (modèle 1914) en quatre tourelles triples (une à l'avant derrière les deux tourelles de 460mm, deux latérales et une arrière juste derrière la tourelle arrière de 460mm). Ce canon de 60 calibres tire des obus de 56kg à une distance maximale comprise entre 5000m (site : +2.3°) à 12000 (site : +55°) à raison de 5 à 6 coups par minute.

La tourelle triple pèse 180 tonnes et peut pointer en site (chaque peut avoir un angle différent) de -7° à +55° à raison de 10° par seconde et sur 150° en azimut à raison de 5à 6° par seconde sachant que le rechargement s'effectue à +7°. la dotation en munitions est de 150 obus par canon soit 450 par tourelle et 1800 pour le cuirassé.

-12 canons de 127mm type 89 (modèle 1929) en six affûts doubles latéraux. Ce canon de 40 calibres tire des obus de de 35kg (explosif, perforant, éclairant) à une distance maximale de 14800m en tir à but surface (site : +45°) et de 9400m en tir antiaérien (site : +75°) à raison de 8 à 14 coups par minute.

L'affût double A1mod.3 pèse 29 tonnes et peut pointer en site de -7° à +90° (+8 à +85° selon d'autres sources) à raison de 12° par seconde et en azimut de 70 ou 150° en fonction de l'emplacement à raison de 6° par seconde. Chaque canon dispose de 300 obus soit un total de 3600.

-24 canons de 25mm type 96 (modèle 1936) en douze affûts doubles. Ce canon de 60 calibres tire des obus de 250° à une distance maximale comprise de 7500m en tir à but surface (+50°) et de 3000m en tir antiaérien (+85°) à raison de 220 à 260 coups/minute (théorique, la cadence pratique est de 110 à 120 coups). L'affût double pèse 1100kg et peut pointer en site de -10° à +85° et en azimut sur 360° . La dotation en munitions est de 2000 obus par canon soit un total de 48000 projectiles. Le nombre par pièce à probablement décru avec l'augmentation du nombre des pièces.

-4 mitrailleuses de 13.2mm type 93 (modèle 1933). Cette mitrailleuse de 70 calibres inspiré comme le canon de 25mm par les réalisations de la maison Hotchkiss avait une portée maximale de 6500m en tir à but surface (site +50) et de 3980m en tir antiaérien (site +85°) à raison de 250 coups par minute. Le pointage en site est de -15° à +85° et en azimut sur 360°. La dotation en munitions est de 2500 coups par mitrailleuse.

Aviation :

-Les Yamato ont été dessinés avec deux catapultes de 19.5m de long et une grue de 6 tonne avec un bras de 20m. Pas moins de sept hydravions pouvaient être embarqués soit des Mitsubishi F1M2 «Pete» pour la reconnaissance et le soutien ou des hydravions de reconnaissance Aichi E13A1 «Jake»

Embarcations : Les Yamato embarquent en théorie 16 embarcations mais dans la pratique 14, toutes protégées par un hangar : deux de 17m avec un moteur de 150ch, un de 15m avec un moteur de 150ch, une de 11m avec moteur de 60ch, quatre de 12m avec un moteur de 30ch, un de 8m avec un moteur de 10ch, quatre de 9m sans moteur et un de 6m sans moteur

Equipage : En décembre 1941, l'équipage du navire hors état major se composait de 2300 hommes dont 150 officiers. Lors de sa destruction le 7 avril 1945, il était de 2767 hommes.

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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS SHINANO   Dim 11 Avr 2010, 22:02

HISTORIQUE


-Le Shinano fût mis sur cale le 4 mai 1940 à l'Arsenal de Yokosuka. Baptisé du nom d'une ancienne province du Japon (ile de Kyushu, aujourd'hui préfecture de Nagano), les travaux furent stoppés une première fois à l'été 1941, l'imminence de la guerre obligeant la marine japonaise à allouer le matériel prévu pour le troisième Yamato à d'autres navires dont l'achèvement rapide était nécessaire.



Le désastre de Midway (perte des porte-avions Akagi Kaga Soryu et Hiryu plus des pilotes et des rampants expérimentés) en juin 1942 poussa les japonais à faire feu de tout bois. Ils n'avaient pas renoncé à l'espoir d'une bataille navale décisive dans laquelle leurs supercuirassés feraient merveille mais ils s'étaient rendus compte que sans une force aéronavale digne de ce nom, leurs beaux cuirassés ne connaitraient qu'un seul sort : la destruction.

Les travaux reprirent après la bataille de Midway mais non pas pour l'achever en cuirassé mais en porte-avions. L'ilôt et la cheminée étaient installés suivant un modèle proche du Junyo et du Taiho tandis que le hangar était construit selon un modèle à mi-chemin entre les modèles britanniques et américains puisque le Shinano possédait un hangar unique largement ouvert mais que le pont d'envol était solidement blindé (80mm).

Lancé le 8 octobre 1944, le Shinano n'était pas considéré comme un véritable porte-avions de combat. En effet dans l'esprit des amiraux nippons, le plus gros porte-avions du monde (titre qu'il conserva jusqu'à l'apparition des Forrestal) n'était qu'un porte-auxiliaire chargé de ravitailler les porte-avions d'escadre en appareils neufs, de les ravitailler en pièces détachées et munitions et de réparer les appareils endommagés. Ainsi sur les 139 appareils que le porte-avions pouvait embarquer, seulement 47 servaient à l'autodéfense du Shinano.

La situation désespéré du Japon bouscula les choses et les essais se limitèrent à une seule journée à la mer le 11 novembre 1944, jour où fut prise la seule photo connue du navire.

Repéré par un B29 de reconnaissance photo le 1er novembre, il fût déplacé à Kure, le navire appareillant le 28 novembre en début d'après midi, embarquant des bombes volantes pilotées «Okha».

Le sous marin américain Archerfish pourtant veillait et le détecta sans parvenir à l'identifié. Le 29 novembre à 3h17, il lança une gerbe de six torpilles à courte distance. Quatre explosèrent, provoquant une gite importante à cause d'un problème d'étanchéité de certaines cloisons. Le navire réussit à se maintenir à flot et le capitaine de vaisseau Abe décida de continuer sa route mais malgré les efforts de l'équipage qui se démenèrent pendant sept heures, le navire s'enfonça inexorablement et l'ordre d'évacuation du être donné, le navire coulant à 10h55.

Encore aujourd'hui, le Shinano reste le plus gros navire de guerre à avoir été coulé par un sous marin (et probablement le plus gros navire de guerre avoir tout simplement rejoint le royaume de Neptune).




Un quatrième Yamato était prévu dans les plans japonais. Connu sous le numéro 111 mais jamais baptisé, il fût mis sur cale à l'Arsenal de Kure le 7 novembre 1940 mais sa construction fût suspendue en 1941 tout comme celle du Shinano et sa construction définitivement abandonnée en 1942 avant un démantelement en 1943.



CARACTERISTIQUES TECHNIQUES


Déplacement : standard 62000 tonnes pleine charge 73000 tonnes

Dimensions : longueur (hors tout) 266m (à la flottaison) 256m largeur 38m tirant d'eau 10.31m

Propulsion : 4 turbines à engrenages Kampon alimentées par 12 chaudières Kampon Ro dévellopa une puissance totale de 150000ch et entrainant 4 hélices

Performances : vitesse maximale 27 noeuds distance franchissable : 10000 miles nautiques à 18 noeuds

Protection : Ceinture blindée 208mm pont d'envol blindé 80mm pont du hangar 180mm

Armement :

-16 canons de 127mm type 89 (modèle 1929) en huit affûts doubles latéraux (deux à babord avant, deux à tribord avant, deux à babord arrière, deux à tribord arrière). Ce canon de 40 calibres tire des obus de de 35kg (explosif, perforant, éclairant) à une distance maximale de 14800m en tir à but surface (site : +45°) et de 9400m en tir antiaérien (site : +75°) à raison de 8 à 14 coups par minute.

L'affût double A1mod.3 pèse 29 tonnes et peut pointer en site de -7° à +90° (+8 à +85° selon d'autres sources) à raison de 12° par seconde et en azimut de 70 ou 150° en fonction de l'emplacement à raison de 6° par seconde. Chaque canon dispose de 300 obus soit un total de 4800.

-145 canons de 25mm type 96 (modèle 1936) en quarante affûts simples et en trente-cinq affûts triples. Ce canon de 60 calibres tire des obus de 250° à une distance maximale comprise de 7500m en tir à but surface (+50°) et de 3000m en tir antiaérien (+85°) à raison de 220 à 260 coups/minute (théorique, la cadence pratique est de 110 à 120 coups).L'affût triple pèse 1800kg et peut pointer en site de -10° à +85° et en azimut sur 360° et l'affût simple pèse 785kg . La dotation en munitions est inconnue.

-336 roquettes antiaériennes de 120mm (12 lanceurs ) 28 tubes). Cette roquette censée créer un véritable barrage contre les attaques aériennes massives avait une portée comprise entre 1000 et 4800m mais comme toutes les tentatives de roquettes antiaériennes, le système semble avoir été assez peu efficace.

Installations aéronautiques/groupe aérien

-Pont d'envol de 256m de long sur 40m de large relié au hangar unique par deux ascenseurs axiaux

-Groupe aérien propre de 47 appareils

-Capacité de transport d'appareils : 139 appareils

-Nombre de brins d'arrêt inconnus

-Pas de catapultes

Equipage : 2400 officiers et marins

SOURCES

Simon Liot de Nobrecourt La Flotte Combinée japonaise de Pearl Harbor à Hiroshima

Michel Ledet Samourais sur porte-avions : les groupes embarqués japonais et leurs porte-avions 1922-1944

Alexandre Sheldon-Duplaix Histoire mondiale des porte-avions des origines à nos jours

Encyclopédie des armes éditions atlas tome 4 «les porte-avions du Pacifique» P881-900

Ressources internet diverses

Photos et docs de l'ami Vautour

FIN DE L'ARTICLE
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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS SHINANO   Lun 12 Avr 2010, 19:12

Les bateaux des deux premiers post ont une forme bizarre, mais intelligement pensée
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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS SHINANO   Lun 12 Avr 2010, 21:10

encore un beau post de Claus le professeur

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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS SHINANO   Lun 12 Avr 2010, 22:22

la question à se poser est la suivante :

fallait-il le convertir en CV

l'achever et en faire le 3ème Yamato

ou le démolir sur cale et construire autre chose

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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS SHINANO   Mar 13 Avr 2010, 08:50

En 44 le principal pb de la Marine japonaise en dehors de l'aéronavale c'est le mazout. Les réserves sont si faibles qu'on a dut se résoudre à pomper les soutes du Mutsu coulé sur explosion accidentelle en 43. Alors un troisième Yamato ?

Je crois Claus que toute causes confondues c'est l'America océanisé il y a qq années qui doit être le plus gros navire coulé (je crois...)
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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS SHINANO   Mar 13 Avr 2010, 12:33

Merci les gars. Je pense que plutôt que transformer le Shinano en porte-avions, il aurait mieux fait d'utiliser l'acier pour construire des Unryu surtout que faire embarquer que 50 appareils sur un navire de cette taille, c'est un vrai gâchis.

Pour ce qui est de l'America c'est possible pascal mais je suis certain que le Shinano est encore aujourd'hui le plus gros navire de guerre coulé par un fait de guerre et à part un Nimitz coulé par un SM chinois je vois mal comment il serait remplacé dans les annales.

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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS SHINANO   Mar 13 Avr 2010, 21:55

USS America 62000 normal 83 000 PC

Ayant été coulé comme cible, ils ont dû le vider donc apriori le Shinano est le plus grand navire coulé

Perso : aurait dû être démolis sur cale et soit remplacé par Unryu soit par des DD supp.

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MessageSujet: Hangar ?   Sam 03 Juil 2010, 11:24

clausewitz a écrit:

GENESE DU SHINANO
[…] Caractéristiques Techniques des cuirassés de classe Yamato
[…] Embarcations : Les Yamato embarquent en théorie 16 embarcations mais dans la pratique 14, toutes protégées par un hangar […]
Ce hangar dont il est ici question, est-il bien matérialisé par cette espèce d’orifice que l’on aperçoit (ou que l’on devine) sur le franc-bord arrière, juste après la tourelle III de 460 ? Si oui, ce serait donc un tunnel-hangar. [Deux, en fait, puisqu’il y en a à tribord comme à bâbord, mais de taille différente selon le schéma]
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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS SHINANO   Lun 05 Juil 2010, 22:38

Oui ce sont les 2 sorties que l'ont repere sur les flancs
Toutes les embarcations y etaient cachées ...

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MessageSujet: Gîte ou bande ?   Jeu 08 Juil 2010, 23:09

clausewitz a écrit:
PORTE-AVIONS SHINANO
(JAPON)


Le Shinano affligé d'une légère gite lors de ses essais à la mer. C'est la seule photo connue du navire

[…]

légère … oui, même très légère ! Peut-être simplement provoquée par un virage ?

Merci en tout cas à JollyRogers pour sa réponse convaincante.
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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS SHINANO   Ven 09 Juil 2010, 01:31

le shinano etait plus un transport qu'un PA, ses 50 avions etaient pour son auto defense !

sinon, la peinture etais verte pour la coque et un joli rose pour le pont

la raison etait que le camouflage devait etre utile sur fond d'ile tropicale a la jungle luxuriante et pour le pont, c'est il etais recouvert d'un revetement a base de brique concasse, donc rose

mignon n'est ce pas

il ferait bien a cote du Jean Bart Jaune
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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS SHINANO   Ven 09 Juil 2010, 10:18

Bill a écrit:

[…] verte pour la coque et un joli rose pour le pont
[…] mignon n'est ce pas
[…] a cote du Jean Bart Jaune


Mignon ? Vert et rose, il faut reconnaître que c’est même ravissant : pas étonnant de la part de cette culture raffinée qu’est celle du Japon.

Bel effet en effet, que ce voisinage avec le Jean Bart jaune ! Ça rappelle aussi le "sous-marin vert"… ou plutôt sa version d’origine Yellow Submarine !! Et mieux encore, le sous-marin rose du film Opération jupons (Operation Pettycoat) !!
Comme quoi la fantaisie n’est pas proscrite en matière navale ! Mais c’est aussi, parfois, une question de nécessité.
Avec les tendances actuelles au pacifisme généralisé [les forces n’ont plus d’objectif que de maintenir la paix] et à la féminisation des armées , on devrait bientôt rendre réglementaire cette teinte de coque…
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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS SHINANO   Ven 09 Juil 2010, 11:38

La couleur jaune du Jean Bart s'explique par le fait qu'il était amarré devant des silos à blés jaune à Casablanca. Le sous marin rose était le USS Sea Dragon qui avait quitté en catastrophe Cavite avec une peinture pas achevée ce qui fait que rapidement la couche recouverte de minium à été mise à nue et les japonais d'accuser les américains de mettre en ligne des "sous marins pirates rouges".

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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS SHINANO   Lun 12 Juil 2010, 09:21

Les japonais ayant comprit que leurs porte-avions étaient la cible principale de l'aéronavale US, leur ponts d'envol étaient parfois peints d'une manière très surprenante.
Ainsi le Zuiho en 44 aux Philippines avait un pont d'envol peint à la manière d'un pont de cuirassé avec notamment uner superbe tourelle stylisée. La photo est très connue et c'est l'une des plus célèbre de ce PA
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MessageSujet: Fausse tourelle...   Lun 12 Juil 2010, 18:40

pascal a écrit:
Les japonais ayant comprit que leurs porte-avions étaient la cible principale de l'aéronavale US, leur ponts d'envol étaient parfois peints d'une manière très surprenante.
Ainsi le Zuiho en 44 aux Philippines avait un pont d'envol peint à la manière d'un pont de cuirassé avec notamment uner superbe tourelle stylisée. La photo est très connue et c'est l'une des plus célèbre de ce PA

Je n'avais pas fait attention à ce détail... Je me précipite vers la rubrique correspondante, en espérant l'y voir !
Merci en tout cas de ces précieuses indications.
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MessageSujet: Zuiho...   Lun 12 Juil 2010, 19:08

pascal a écrit:
Les japonais ayant comprit que leurs porte-avions étaient la cible principale de l'aéronavale US, leur ponts d'envol étaient parfois peints d'une manière très surprenante.
Ainsi le Zuiho en 44 aux Philippines avait un pont d'envol peint à la manière d'un pont de cuirassé avec notamment uner superbe tourelle stylisée. La photo est très connue et c'est l'une des plus célèbre de ce PA

En effet, après vérification, on observe sur l'arrière du milieu du pont d'envol (! donc au tiers arrière) une striure de quatre bandes noires, orientées au gisement tribord 030, qui pourrait rappeler l'ombre portée d'une (grosse) tourelle quadruple, ou, selon la hauteur du soleil, de deux tourelles doubles superposées.
Il y a tout à fait à l'arrière du pont une deuxième striure du même style (mais moins prononcée).
Toutefois, les seuls bâtiments de ligne dotés de tourelles quadruples n'étaient-ils pas français ?

En tout cas, cette photo très connue est spectaculaire !
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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS SHINANO   Lun 12 Juil 2010, 19:16

[quoteToutefois, les seuls bâtiments de ligne dotés de tourelles quadruples n'étaient-ils pas français ?

[/quote]
Tu avais les King George V, qui avais des tourelles cuadruples
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MessageSujet: diversion...   Lun 12 Juil 2010, 19:51

Clem R98 a écrit:
Citation :
Toutefois, les seuls bâtiments de ligne dotés de tourelles quadruples n'étaient-ils pas français ?
Tu avais les King George V, qui avaient des tourelles quadruples
Bien vu, en effet ! Cela aurait donc pu semer le doute chez les Américains, ainsi conduits à éviter une méprise fratricide avec un supposé allié…


Dernière édition par DahliaBleue le Mer 11 Nov 2015, 22:50, édité 1 fois (Raison : rectifié faute de frappe)
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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS SHINANO   Lun 12 Juil 2010, 21:55

je pense plutôt à deux tourelles doubles comme celles équipant la plupart des cuirassés et tous les croiseurs lourds japonais de l'époque à part les deux énormes
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MessageSujet: D'autres aussi   Lun 06 Sep 2010, 22:46

Les ZUIKAKU, UNRYU, AMAGI, KATSURAGI, ZUIHO, CHITOSE et CHIYODA avaient tous reçu en 1944 un camouflage à double vocation :
- coque peinte en vert avec, en surimpression, une silhouette de cargo en couleur plus claire (généralement gris clair ou vert eau), destinée à leurrer les sous-marins.
- pont d'envol peint en couleurs très contrastées, avec de grosses formes géométriques rappelant tantôt des tourelles et des canons (ZUIHO, ZUIKAKU), tantôt des superstructures vues de dessus avec des ombres portées (AMAGI) pour leurrer les bombardiers.

Apparemment, ça n'a leurré personne...
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