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 JAPON PORTE-AVIONS KAGA

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clausewitz
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MessageSujet: JAPON PORTE-AVIONS KAGA   Jeu 10 Sep 2009, 18:01

PORTE-AVIONS KAGA
(JAPON)


Le Kaga à la mer dans sa version définitive


Avant-propos

En l'espace d'uns quarantaine d'années, le Japon à rattrapé ses presque trois siècles de retard. Pour se faire, il essaya de combiner les traditions avec les nouvelles technologies apprises et/ou copiées dans les pays occidentaux essentiellement en France, en Allemagne et en Grande Bretagne.

Les forces armées japonaises n'échappent à la règle et si l'armée de terre est particulièrement influencée par les méthodes prussiennes, la marine copie ce qui se fait de mieux en Grande Bretagne et en France. Aussi quand ces deux pays s'intéressent à l'aviation pour appuyer leur flotte, les japonais suivent le mouvement.

En juin 1910, la marine impériale créé le Comité de la Marine pour la Recherche Aéronautique, refusant toute collaboration avec l'Armée, inaugurant une rivalité qui allait perdurer jusqu'en 1945 et entraver le bon fonctionement de la machine de guerre nippone.

Les premiers vols ont lieu au Japon à l'automne 1912 avec deux hydravions français Farman et deux hydravions américains Curtiss mais ne font guère l'unanimité, la majorité des officiers de la marine japonaise estimant qu'il ne s'agit que d'un loisir sans aucune necéssité opérationnelle. Quand éclate la guerre en 1914, l'aviation de la marine japonaise ne dispose que de 12 appareils et va devoir justifier son existence.


Le Wakamiya fût le premier porte-aéronefs de la marine impériale japonaise


Elle doit d'abord réduire les positions allemandes en Chine notament autour de la ville de Tsingtao mais doit d'abord résoudre le problème du transport, problème réglé en réquisitionnant un charbonnier, le Wakamiya qui peut embarquer deux appareils plus deux autres démontés, une capacité réduite mais qui permet à l'aéronavale nippone de participer au siège de Tsingtao en liaison avec les britanniques (31 octobre-7 novembre 1914), le navire arrivant sur zone dès septembre et ses appareils engageant de nombreuses opérations de reconnaissance mais aussi d'attaque (199 projectiles largués) et un quasi-combat aérien contre un Taube allemand qui parvient à fuir dans les nuages.

Il est intéressant de noter que les Etats Unis ont également utiliser plusieurs charbonniers dont le Jupiter qui devint le porte-avions Langley. Le choix d'un charbonnier s'explique par le pont bien dégagé avec des mats de charge et surtout des cales d'une taille généreuse pouvant être converties en hangar et en ateliers.

En dépit de ces prémices prometteurs, l'aviation navale nippone peine à décoller, victime à la fois du peu d'interêt de la majorité des officiers et de l'impossibilité d'acquérir une expérience certaine et une certaine expérience qui aurait permis de montrer la validité de ce concept.

Tout reste donc à faire mais en vingt ans, la marine japonaise allait se doter d'une des meilleurs force aéronavale du monde.

Le porte-avions made in Japan

Avec la première guerre mondiale, une nouvelle course aux armements démarre non plus entre la Grande Bretagne et l'Allemagne mais entre le Japon et les Etats Unis pour le contrôle de l'Océan Pacifique.

Les deux pays se lancent dans la construction d'un grand nombre de cuirassés mais ces cuirassés en l'absence de radar doit pouvoir bénéficier d'un éclairage à longue distance pour régler son tir. La catapulte et l'hydravion sont privilégiés par les japonais dans un premier temps mais ils se tournent rapidement vers le porte-avions puisque leur modèle, la Grande Bretagne, y crois.


Le Hosho fût le premier porte-avions japonais. Il perdit son ilôt au cours de sa carrière qui s'acheva par sa démolition après guerre


Le Japon met ainsi sur cale au chantier naval Asano de Yokohama, le premier porte-avions de son histoire. Baptisé Hosho («phenix volant»), il est mit sur cale le 16 décembre 1919 lancé le 13 novembre 1921 et admis au service actif le 27 décembre 1922. en dépit de la destruction complète, des archives, il semble avéré que les américains ont fortement aidé leur allié nippon, le plan du Hosho et sa coque de type croiseur étant trop proche du Hermes pour qu'il n'y ait pas eu au moins un échange informel d'informations entre officiers britanniques et japonais.

En attendant la mise en service du Hosho, les japonais expérimentent l'utilisation d'avions terrestres depuis un navire en marche. Le Wakamiya est ainsi équipé en 1920 d'une plate-forme en bois de 15m de long, installée à la poupe.

En juin de la même année, le lieutenant de vaisseau Torao Kuwabana décolle à l'aide du Sopwith Pup II (la marine impériale en possède trois issus des surplus anglais de la première guerre mondiale). Avec un vent de face soufflant à 20 noeuds, plus la vitesse du navire, le petit biplan parvient à décoller sur 8m.

D'autres tests sont réalisés à bord du cuirassé Yamashiro qui reçoit sur sa tourelle n°2, une plate-forme de 18m pour de nouveaux tests avec les biplans Pup, bilan satisfaisant puisque les trois avions parviennent à décoller de cette plate-forme.


Le cuirassé Yamashiro participa aussi au dévellopement de l'aviation embarquée japonaise


Le devellopement de l'aviation japonaise dans l'après guerre doit également beaucoup à la France et à la Grande Bretagne. Si la première au travers de la mission Faure forme les pilotes de l'aviation de l'armée de terre, la Grande Bretagne participe au dévellopement de l'aéronavale nippone au travers de la mission Sempill qui en un an (1921-22) pose les bases de la future puissance navale japonaise.

Genèse du Kaga

En 1925, le capitaine de vaisseau Isoroku Yamamoto est nommé à la tête du Kasumigaura Group, la première unité aérienne embarquée japonaise. Il n'y passe qu'un an mais son influence est décisive et évite tout retour en arrière.

Yamamoto n'est pas aviateur de formation mais il est convaincu de l'utilité de l'aviation dans la future bataille décisive. Dans l'esprit de nombre d'officiers, l'aviation doit éclairer la flotte et ralentir la ligne ennemie par des attaques à la bombe et à la torpille.

Passant lui même son brevet de pilote, il dévellope un cursus de formation qui transforme les pilotes embarqués nippons de simples aventuriers un peu acrobates à une véritable élite.

Les années vingt s'écoulent et peu à peu l'idée de posséder des porte-avions fait son chemin même dans l'esprit de ceux qui étaient les plus réfractaires. Si la majorité sont encore sceptiques sur les capacités de l'avion (qui après tout n'est né qu'il y à une vingtaine d'année seulement), ils ne remettent plus en question l'existence d'une aviation navale.

Le Hosho étant trop petit pour être réellement efficace, le Japon envisage la construction de nouveaux porte-avions mais il hésite encore, faute d'expérience importante dans ce domaine.

C'est finalement le traité de Washington qui lui donne un formidable coup de pouce. Ce dernier signé le 15 février 1922 limite drastiquement les armements navals.


Le Kaga aurait du être un cuirassé et non un porte-avions


Il fait suite une conférence ouverte en novembre 1921 à la demande des britanniques pour mettre fin à la course au cuirassé que se livrait les américains et les japonais, chaque mise sur cale de l'un répondant à l'autre.

Outre les cuirassés, les capacités des porte-aéronefs sont limités, chaque pays reçoit un contingent précis en l'occurence 135000 tonnes pour les Etats Unis et la Grande Bretagne, 81000 tonnes pour le Japon et 60000 tonnes pour l'Italie et le France.

Les porte-avions ne doit pas dépasser 27000 tonnes de tonnage (ce qui permettrait au Japon de construire 3 porte-avions) mais pour éviter la mise à la feraille de coques de cuirassés bien avancées, les américains obtiennent de pouvoir intégrer dans leur contingent deux navires de 33000 tonnes, amendement qui est accordé aux autres pays.

Si les anglais transforment deux croiseurs de bataille déjà construits et en service (les Glorious) et que les américains transforment deux croiseurs de bataille, les Lexington et les Saratoga (qui déplacent au final 36000 tonnes mais par un tour de passe passe, les 3000 tonnes de la protection anti-torpilles ne sont pas inclus dans le total), les japonais choisissent deux croiseurs de bataille de classe Amagi, l'Amagi et l'Akagi.

La classe Amagi est une version allégée des cuirassés de classe Tosa. Composée de quatre navire baptisés Amagi, Akagi, Takao et Atago, ils auraient déplacé 47000 tonnes à pleine charge, mesurés 251m de long, une vitesse de 30 noeuds et un armement composé de 10 canons de 410mm en cinq tourelles doubles (identiques à ceux des Nagato et des Tosa) et 16 canons de 140mm (20 pour les Tosa).

Seul l'Akagi sera effectivement transformé, l'Amagi étant gravement endommagé par le tremblement de terre de Tokyo le 1er septembre 1923 et remplacé par le cuirassé Kaga de classe Tosa qui devait être démoli.

Les cuirassés de classe Tosa (Tosa et Kaga) si ils avaient été construits auraient été des navires de 44900 tonnes, longs de 230m et filant à 26.5 noeuds. L'armement aurait été composé de 10 canons de 410mm en cinq tourelles doubles et 20 canons de 140mm.


Dessin représentant le Kaga dans sa version d'origine

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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS KAGA   Jeu 10 Sep 2009, 18:14

Historique

Présentation

Le Kaga en achèvement à Yokosuka

Le Kaga est mis sur cale aux chantiers de Kawasaki Heavy Industries de Kobe le 19 juillet 1920 lancé le 17 novembre 1921. Le traité de Washington signé le 6 février 1922 stoppe tout le programme de construction japonais dit «programme 8-8». Deux navires sont cependant sauvés, les deux cuirassés les plus avancés de la classe Amagi (Amagi Akagi) pour être transformés en porte-avions.

Le 1er septembre 1923, un terrible tremblement de terre ravage la plaine du Kanto, la région de Tokyo, endommageant gravement la coque de l'Amagi. La remise en état étant trop couteuse, l'Amagi est feraillée et le cuirassé Kaga est choisit pour être transformé le 19 novembre 1923 mais les travaux ne commence qu'en 1925 en raison de la remise en état nécessaire de l'Arsenal de Yokosuka. Le Kaga est ainsi admis au service actif le 30 novembre 1929.

Jeunes années (1929-1932)

Le Kaga en 1932

Lors de sa mise en service, le Kaga ne dispose pas d'ilôt et possède pas moins de trois ponts d'envol superposés, les deux premiers au niveau des ponts de hangar et un troisième supérieur. Ce choix étrange s'explique par les nécessités de la mise en oeuvre de l'aviation, l'idée étant de pouvoir accélerer le décollage des avions et permettent de récupérer ses avions sur le pont supérieur tout en lançant des avions des ponts inférieurs.

Les anglais ont également eut cette idée avec les Furious, les Glorious et les premiers design de l'Ark Royal mais rapidement cette architecture pose plus de problèmes qu'elle n'apporte de solution.

Les avions sont en effet de plus en plus gros, de plus en plus puissants et nécessitent donc des ponts d'envol de plus en plus longs.

Comme l'Akagi, le Kaga sera refondu avec un pont d'envol unique entre 1933 et 1935 suivit d'une dernière refonte entre décembre 1938 et novembre 1940.

En attendant, le Kaga participa aux opérations au dessus de la Chine. La Chine et le Japon c'est une vieille histoire qui remonte au Moyen Age avec notament l'épisode de l'invasion mongole de 1274 dispersée par un typhon connu sous le nom de vent divin ou Kamikaze (Kami = dieu et Kaze = Vent).

Le repli sur eux de ses deux pays gela les relations pendant plusieurs siècles mais je reveil du Japon au milieu du 19ème siècle et les soubressauts d'une Chine alternant entre hostilité et soumission aux occidentaux provoqua une nouvelle période de tension qui dégénéra en guerre ouverte.

C'est ainsi qu'éclate le 1er août 1894 la première guerre sino-japonaise qui montre la décadence de la dynastie Qing et la montée en puissance du Japon de la dynastie Meiji. La guerre s'achève le 17 avril 1895 par le triomphe du Japon qui récupère Taiwan, les Pescadores et la péninsule de Liaodong au sud de la Mandchourie ainsi que le protectorat qu'exerçait les Qing sur la Corée.

La Chine assista ensuite impuissante à la guerre russo-japonaise (8 février 1904-5 septembre 1905) qui achevée par le traité de Porsmouth qui vit notament les russes évacuer Port Arthur et ses positions en Mandchourie, ouvrant la voie à une future conquête.


Carte de la Chine avec le futur Mandchukuo en vert et le Japon et ses possessions en rouge

Celle-ci commença le 19 septembre 1931 le lendemain de l'attentat de Mundken, une explosion contre le chemin de fer de la Mandchourie du sud dont on sait qu'aujourd'hui, qu'elle à été provoquée par les militaires japonais qui craignaient une véritable unification de la Chine alors qu'ils tentent de maintenir leur influence, influence prospère quand le pays est divisé.

La conquète de la Mandchourie (19 septembre 1931-27 février 1932) et la création de l'Etat fantoche (car non reconnu) du Mandchoukouo provoque une brusque montée du sentiment antijaponais en Chine qui se cristallise dans la grande ville de Shanghai.

Le 28 janvier 1932, les fusiliers marins japonais débarquèrent pour s'emparer de la ville. Ils se heurtent d'ailleurs à la 19ème armée de campagne chinoise. L'aviation embarquée japonais à une occasion unique de se faire les dents.

Le porte-hydravions Notoro était déjà sur zone quand le 29 janvier, la 1ère division de porte-avions, comprennant le Hosho et le Kaga appareillent de Sasebo pour rejoindre Shanghaï. Le groupe aérien du Hosho comprend 10 chasseurs Nakajima A1N2 et 9 bombardiers-torpilleurs Mitsubishi B1M3 alors que celui du Kaga se compose de 16 A1N2 et 32 B1M3.


Le porte-hydravions Notoro

Le Kaga et le Hosho arrivent sur zone le 31 janvier et pour marquer les esprits des troupes chinoises, les deux navires font décoller tous leurs avions soit 67 appareils.

La première mission se déroule le 3 février 1932 en fin de matinée. 18 A1N2 et 3 B1M3 s'attaquent à la ville mais certains appareils, surpris par l'intensinté de la DCA doivent faire demi-tour. Le lendemain, trois A1N2 du Kaga escortent 3 hydravions Yokosuka E1Y3 du Notoro, les six appareils mitraillent et bombardent des unités de la 19ème armée chinoise et reviennent à leur porte-avions sans aucune perte. Les opérations se succèdent durant les jours suivants, les appareils du Kaga opérant aussi depuis la terre.

Le 26 février 1932, les japonais veulent frapper fort et anéantir définitivement les quelques avions chinois qui perturbent sans arrêt les missions de bombardement. Ainsi à 5h05, 9 B1M3 décollent du Kaga et sont escortés par 6 A1N2 en provenance du Hosho pour bombarder l'aérodrome de Honchao près de la ville de Hangzhou à 180 kilomètres au sud-ouest de Shanghai.

Deux appareils chinois dispersent les appareils japonais mais ces derniers reviennent à la charge sans pour autant être capables de bombarder leur cible.

Les combats se terminent grâce à l'insistance des Occidentaux. De toute façon, les japonais ne parviennent pas à conquérir la ville de Shanghaï, malgré les renforts de l'Armée impériale; une trève est signée le 3 mars 1932, marquant le début des négociations. En mai, une partie de la ville est démilitarisée.


Deux avions engagés au dessus de Shanghai : le Mitsubishi B1M et ci-dessous, le Nakajima A1N2


Refonte (1933-1935)

De retour de Shanghaï le 22 mars 1932, le porte-avions fût placé en réserve le 20 octobre 1933 en vue d'être reconstruit. La reconstruction commença officiellement le 25 juin 1934. Les premières années de service prouvèrent que le Kaga était inférieur à l'Akagi en raison d'une vitesse inférieur, de ponts d'envols plus petits et de problèmes pour l'évacuation des fumées.

Comme pour l'Akagi, le Kaga perdit ses trois pont d'envol pour un seul pont d'envol couvrant deux hangars permettant de porter le nombre d'avions à 90 (72 plus 18 démontés) au lieu de 60 appareils, le pont d'envol étant servit par trois ascenseurs (au lieu de deux à l'origine) et les élévateurs à munitions sont modifiés pour livrer les bombes et les torpilles directement sur le pont d'envol.


Dessin représentant le Kaga dans sa version post-refonte

Les brins d'arrêts furent installés et un petit ilôt installé à tribord. La coque est allongée de 10m et un bulge installé pour améliorer la stabilité.

Le système propulsif est totalement remplacé avec de nouvelles turbines et de nouvelles chaudières portant la puissance de 91000 à 127400ch. Des cheminées rabattable suivant un modèle proche de l'Akagi fût installé avec un système de refroidissement d'eau et un système empêcha les fumées de trop gênées les manoeuvres aériennes.

Toutes ses modifications font prendre du poids près de 11000 tonnes (26900 à 37900 tonnes) ce qui fit que la vitesse fût augmenté de presque un noeuds (27.5 à 28.34) et l'augmentation de la distance franchissable.

Au niveau de l'armement, les deux tourelles installées de part et d'autre du pont d'envol milieu furent débarquées et quatre canons de 200mm sont installés en casemates à l'avant. Les canons antiaériens de 120mm sont remplacés par des canons de 127mm (huit affûts doubles). 11 affûts doubles de 25mm furent installés tout comme six mitrailleuses de 6.5mm dont on peut douter de l'efficacité dans le domaine antiaérien.

La refonte s'acheva le 25 juin 1935 lors de la remise en service du porte-avions qui allait de nouveau être engagé en Chine pour la seconde guerre sino-japonaise

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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS KAGA   Jeu 10 Sep 2009, 18:24

Le Kaga et la seconde guerre sino-japonaise (1937-1941)

Le fameux Pont Marco-Polo

L'échec devant Shanghaï en 1932 n'avait pas découragé les militaires japonais de conquérir la Chine en dépit de l'apparente disproporsion des forces entre le «petit Japon» (70 millions) et la «grande Chine» (500 millions soit 7 fois plus). Ils ne cherchent plus que le prétexte idéal.

Ce pretexte c'est l'incident du pont Marco-Polo. Le 7 juillet 1937, des troupes japonaises à la suite d'un accord lié à la révolte de Boxer en 1900 s'entrainant dans le quartier de Wanping à proximité du pont Marco-Polo.

Les japonais accusèrent les chinois d'avoir enlever un de leur soldat ce que les chinois nièrent avec la dernière énergie. Les japonais sautèrent sur l'occasion et demandèrent de pouvoir fouiller les maisons du quartier s'attendant à une réponse négative des chinois.

La réponse ayant été négative, les japonais amenèrent des renforts qui leur permirent de prendre Pekin le 7 août soit 9 jours après le début officiel d'une guerre qui allait durer huit ans et qui marque le début de la seconde guerre mondiale.

Rapidement, l'Armée et la marine impériale se partagent les responsabilités. A l'armée (et donc son aviation) les opérations autour de Pekin et à la marine impériale et son aviation embarquée les opérations dans le centre et dans le sud du pays.

Cette guerre intervient au pire moment pour l'aviation embarquée en pleine réorganisation et croissance, obligée de participer à un nouveau conflit continental alors que son rôle premier dans l'esprit des stratèges nippon est l'éclairage et les opérations au profit de la flotte.


Le Kaga à la mer survolé par un biplan japonais

Au début du conflit, le Kaga dispose comme appareils des chasseurs Nakajima A1N2 ou Type 90, des bombardiers en piqué Aichi D1A1 ou type 94 et des bombardiers torpilleurs Mitsubishi B2M2 ou type 89. Généralement, il embarque 16 A1N2, 16 D1A1, 22 B2M2 et parfois des bombardiers torpilleurs Yokosuka B3Y1.

Le Kaga appareille du Japon le 11 août en escorte des convois de troupes vers le continent. Les navires de la 1ère division de porte-avions (Ryujo et Hosho) quittant Sasebo le 12 août, direction la Chine.

Les trois porte-avions arrivent sur zone le 13 août à 8h00 mais pendant deux jours, un typhon empêchent les opérations aériennes. Il faut donc attendre le 15 août pour qu'une première opération soit menée.

Les avions embarqués ont pour mission de neutraliser l'aviation chinoise sur ses bases. En raison d'un rayon d'action insuffisant, les 16 D1A1, les 13 B3Y1 et les 16 B2M2 du Kaga doivent s'envoler sans escorte de chasse.

La mission est un véritable fiasco entre les B3Y1 qui en raison de la météo doivent faire demi-tour et ne peuvent bombarder Nankin. Les 16 D1A1 qui ne peuvent attaquer Sou-Tchéou doivent se rebattre sur Chao-Chin mais sont interceptés par l'aviation chinoise qui les dispersent. Les pertes japonais ne sont pas connues avec précision mais elles ont du être suffisament graves pour que désormais, les bombardiers ne puissent sortir sans escorte de chasse.

Les B2M2 n'est guère mieux loti. Les 16 avions japonais sont interceptés par 21 Curtiss Hawk III qui ne font pas de quartier : 9 appareils sont abattus.

Le lendemain, 16 août 1937, à 3h00, le Kaga lance 12 D1A1, 12 B3Y1 et 4 A2N1-3 pour bombarder Sou-Tchéou. Le temps est plus clément et les bombardiers qui se séparent en deux groupes arrivent sur l'objectif après une heure de vol et réussisse leur mission en dépit d'une DCA chinoise particulièrement chaleureuse. Un appareil du Kaga est abattu mais parallèlement les chasseurs du Kaga abattent trois avions d'observation chinois.


Intense activité sur le pont d'envol du Kaga

Le 22 août, les avions du Kaga sont engagés au dessus de Shanghai où l'armée chinoise résiste avec acharnement. Les 6 D1A1 engagés détruisent le dépôt de mines marines à 150km au sud-ouest de la ville pour le prix de deux appareils. Le même jour, de nouveaux appareils arrivent sur le Kaga qu'il s'agisse du D1A2, version améliorée du D1A1 et surtout deux Mitsubishi A5M2, un chasseur monoplan à train fixe qui allait devenir un adversaire redoutable pour les pilotes chinois.

A la mi-septembre 1937, bien que des combats ont encore lieu, l'état major japonais estime que la situation est sous contrôle et envoie le Kaga au large de Nankin à 270km au nord-ouest de Shanghai mais le groupe aérien va le plus souvent opérer depuis la terre et l'aérodrome de Kunda. Les premières opérations ont lieu à partir du 19 septembre jusqu'à 24 date à laquelle le groupe aérien cesse ses opérations tandis que le porte-avions regagne Sasebo le 26 pour ravitaillement en carburant et recomplément de son groupe aérien avec 16 A5M2, 16 D1A2 et 32 B4Y1, certaines sources faisant également mention d'A4N1.


Le Mitsubishi A5M2 et ci-dessous le Aichi D1A


Le Kaga quitte le Japon le 4 octobre 1937 et arrive sur zone quelques jours plus tard pour des opérations au dessus de Canton mais dont on ne sait rien faute d'archives. A l'issue de ce tour d'opérations, il se ravitaille à Sasebo le 27 octobre

Appareillant du Japon le 1er novembre en escorte des transports de troupes qui doivent être débarquées à Hang Tchéou (auj Hanghzou) ce qui est chose faite le 5 novembre 1937. le 11 novembre, le porte-avions est attaqué par 3 avions chinois mais dégâts puisque deux appareils est abattu et le dernier doit s'enfuir.

Le 17 novembre 1937, le porte-avions regagne Sasebo pour se ravitailler. Il en repart le 21 pour participer aux opérations au dessus de Canton du 24 au 29 novembre. L'éloignement du front rend les opérations embarquées difficiles.

Le Kaga regagne Sasebo le 2 décembre 1937 en laissant à terre une partie de son groupe aérien pour se ravitailler jusqu'à son départ le 10 décembre pour Canton où il opère jusqu'au 21 janvier 1938 dans des missions d'appui, peu d'avions chinois se trouvant à cette époque dans le secteur.

Le 25 janvier, le Kaga est de retour à Sasebo puis se rend à Yokosuka probablement pour maintenance jusqu'au 28 février. Il se dirige ensuite vers le sud pour opérer au dessus de Canton, opérations assez intense en raison de la présence renforcée des chasseurs chinois notament de Gloster Gladiator notament le 13 avril 1938 avec quatre bombardiers et un chasseur abattus contre quatre Gladiator chinois.

Après une courte interruption, le Kaga opère tout l'été 1938 au dessus de Canton. Le 30 août, une formation de 6 A5M4, 4B4Y1 et 5D1A2 est envoyée à l'attaque d'un terrain d'aviation mais sont interceptés par des Gladiator chinois qui perdent six appareils contre deux chasseurs japonais.

Canton est finalement pris le 28 octobre après deux mois de durs combats pour lesquels l'aviation embarqué à pesé de tout son poids en deux ravitaillement à Taïwan.

En cette fin d'année 1938, le Kaga regagne le Japon et est remplacé par l'Akagi. Il va ainsi subir une refonte de presque deux ans qui commença officiellement le 15 novembre 1939 et s'acheva le 15 novembre 1940 avant d'être affecté à la 1ère division de porte-avions en compagnie de l'Akagi le 10 avril 1941 et de commencer la préparation à la guerre.

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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS KAGA   Jeu 10 Sep 2009, 18:31

Pearl Harbor (7 décembre 1941)

Le plan de l'attaque japonaise

La tension avec les Etats Unis devenait de plus en plus palpable, le Japon se prépare activement à la guerre. En fait depuis vingt-cinq, les japonais sont convaincus qu'une guerre avec les Etats Unis est inévitable tant leurs intérêts étaient opposés.

Surtout l'industrie japonaise est terriblement dépendante du pétrole des Indes Néerlandaises et du caoutchouc de Malaisie et les différents embargos imposés par les occidentaux ne peux que pousser le Japon dans une véritable fuite en avant.

Les japonais souhaitent se construire un véritable empire colonial aux dépens des puissances coloniales européennes mais aussi des Etats Unis qui contrôlent les Phillipines.

Une fois cet empire conquis, le Japon devra le défendre contre les Etats Unis, aboutissant à une bataille navale de grande ampleur au cours de laquelle la supériorité technique et tactique de la marine japonaise aboutirait à une victoire décisive de la Nihon Kaigun obligeant les Etats Unis à demander la paix.

A l'automne 1940, la flotte américaine du Pacifique est stationnée à Pearl Harbor dans les îles Hawaï ce qui constitue une menace terrible sur les lignes de communications entre le Japon et ses futures conquêtes, elle doit donc être neutralisée avant toute attaque.

L'éloignement du Japon de la cible rend cette attaque impossible sans l'utilisation de porte-avions et cette voie qui est choisie, les japonais ayant parfaitement pris connaissance de l'attaque britannique sur Tarente en novembre 1940 sans parler des manoeuvres américaines en 1932 et 1933.

L'aéronavale japonaise passe toute l'année 1940 à s'entrainer au torpillage en eaux peu profondes mais aussi au bombardement en piqué et au bombardement horizontal. Le plan est régulièrement remis à jour en fonction des informations recueillis par les japonais d'Oahu.

Le plan définitif est validé le 3 novembre et le 21 novembre 1941, la flotte destinée à cette opération se rassemble en baie d'Hitokappu dans l'île Etorofu dans l'archipel des Kouriles.

Cette flotte se compose de la 1ère division de porte-avions (Akagi et Kaga) ; la 7ème division de destroyers avec les Ushio et Sazanami de classe Fubuki; la 2ème division de porte-avions (Soryu et Hiryu ) et de la 5ème division de porte-avions (Shokaku et Zuikaku).

Le destroyer Akigumo de classe Yugumo; la 3ème division de cuirassés composée des cuirassés rapides Hiei et Kirishima de classe Kongo; la 8ème division de croiseurs composée des croiseurs lourds Tone et Chikuma; la 1ère escadron de destroyers composé du croiseur léger Abukuma de classe Nagara et des 17ème (Urakaze, Isokaze, Tanikaze et Hamakaze de classe Kabero) et 18ème divisions (Kagero et Shiranuhi de classe Kagero, Arare et Kasumi de classe Asashio) de destroyers.

31 sous marins sont également engagés dont cinq transportant des sous marins de poche chargés d'achever les navires endommagés par le bombardement aérien.

La flotte appareille le 26 novembre dans le silence radio absolu. Elle doit même faire demi-tour en cas de rencontre avec un navire ou de succès des négociations avec les Etats Unis. Le 2 décembre, l'amiral Nagumo reçoit le message «Niitaka Yama Noboru» (Gravir le mont Niitaka). Après un dernier ravitaillement les 5 et 6 décembre 1941, la flotte se prépare à lancer l'attaque qui allait provoquer le début de la guerre du Pacifique.

A 5h00 du matin le 7 décembre, les croiseurs lourds Tone et Chikuma catapultent chacun un hydravion Aichi E13A1 tandis que le sous marin I-36 envoie son hydravion Yokosuka E14Y1.

Les porte-avions se mettent face au vent à 5h30 pour lancer la première vague d'assaut composée de 183 appareils (89 bombardiers-torpilleurs Nakajima B5N2 _50 avec torpilles et 40 avec bombes_ 51 bombardiers en piqué Aichi D3A1 et 43 chasseurs Mitsubishi A6M2).

Le Kaga lance à partir de 6h15 comme les autres porte-avions. Pour cette première vague, il lance 14 B5N2 Kate avec une bombe de 800kg, 12 B5N2 Kate avec une torpille type 91 chargés d'attaquer «L'allée des cuirassés» ainsi que 9 A6M2 Zero chargés de l'attaque (mitraillage) des aérodromes et du contrôle de l'espace aérien. La première vague se regroupe à 6h30 et à 7h40, le commandant Fuchida lance l'ordre d'attaque convenu «Tora Tora Tora».

La deuxième vague est sur zone à 8h40 et ne peut naturellement bénéficier de l'effet de surprise. Les japonais ont donc décidé de ne pas engager de bombardiers-torpilleurs trop vulnérables. Un total de 168 appareils se dirigent sur Pearl Harbor sur les 172 prévus puisque deux Aichi D3A1 ne peuvent décoller et 2 Zero doivent faire demi-tour.

Le Kaga lance pour cette seconde vague 26 bombardiers en piqué Aichi D3A1 Val et 9 chasseurs A6M2 Zero. Les premiers doivent attaquer les navires de l'allée des cuirassés tandis que les seconds sont chargés de parachever le travail de la première vague sur Hickam Field et Wheeler Field.


L'Ile Ford et l'allée des cuirassés (à gauche sur la photo) vue depuis un avion japonais

L'attaque terminée, l'escadre de l'amiral Nagumo se rapproche à 190 miles des îles Hawaï pour faciliter la récupération d'appareils souvent au bord de la panne sèche.

Les premiers appareils, ceux de la première vague, apparaissent au dessus des porte-avions vers 10h15. Tous les appareils sont récupérés à 13h30 et la flotte fait ensuite demi-tour, Nagumo refusant de tenter le sort en lançant une troisième vague.

Au total les japonais perdent 39 appareils. La première vague perd 9 appareils : 5 B5N2 (tous du Kaga), 3 A6M2 (deux appartenaient au Kaga) et 1 D3A1 et la seconde vague pas moins de 20 appareils : 6 A6M2 (deux du Kaga) et 14 D3A1 (six du Kaga).

Les 1er et 5ème divisions de porte-avions arrivent à Hashirajima les 23 et 24 décembre 1941 avant d'aller mouiller à Kure le lendemain, 25 décembre tandis que la 2ème division revient le 28 décembre 1941.

Le Kaga en guerre : Australie et Indes Néerlandaises

Dessin du Kaga

Une fois les équipages reposés et les navires réparés et ravitaillés, les porte-avions sont engagés dans la conquête de la «sphère de coprospérité» en réalité de l'empire colonial japonais. Le Kaga ne fait pas exception à la règle et en compagnie de l'Akagi, du Shokaku et du Zuikaku, il est engagé dans la conquête de Rabaul, appareillant du Japon le 8 janvier et arrivant sur zone le 14 janvier 1942.

109 avions sont lancés le 20 janvier mais ils trouvent fort peu d'objectif, le plus gros navire touché est un vieux cargo norvégien. Les Wirraway australiens n'arrivent même pas à intercepter les bombardiers japonais, les Zero ayant facilement le dessus. Après un nouveau raid le 22 janvier, les japonais débarquent sur Rabaul et Kavieng le 23.

Les porte-avions japonais regagnent ensuite Truk entre le 25 et le 29 janvier. Le 1er février 1942, les porte-avions Akagi, Kaga et Zuikaku quittent Truk pour intercepter les porte-avions américains qui bombardent les îles Marshall mais la poursuite ne donne rien et les trois navires rentrent à Palau le 8 février pour les prochaines opérations.

Alors que la conquête des Indes Néerlandaises se poursuivent, l'amiral Nagumo reçoit l'ordre avec ses porte-avions de nettoyer la mer de Java de la présence alliée.

Le 9 février 1942, Nagumo reçoit de l'amiral Yamamoto l'ordre d'attaque Darwin, le grand port australien. Les japonais ont eu vent de la possibilité de voir les alliés utiliser ce port ce que les américains ne feront pas, préférant Tjilatap (Java).

Les 1ère et 2ème division de porte-avions sont ainsi mobilisés dans cette attaque (Akagi Kaga Soryu et Hiryu) qui appareille de Palau le 15 février en compagnie des cuirassés Hiei et Kirishima, des croiseurs lourds Tone et Chikuma et des destroyers des 17ème et 18ème divisions.

Face à ce déploiement de force, les alliés ne disposent que de 10 Curtiss P40 ce qui est bien peu face aux groupes aériens de quatre porte-avions japonais.

La première vague décolle le 19 février à 8h30. Elle se compose 99 appareils : 81 B5N2 et 18 A6M2, le Kaga faisant décoller 27 B5N2 Kate. A 9h00, la deuxième vague décolle, composée de 89 appareils : 71 Aichi D3A1 Val et 18 A6M2 Zero, le Kaga fournissant 18 Val et 9 Zero soit 27 appareils. Au final, le Kaga à fournit 54 appareils pour ce raid.

Les avions japonais sont bien signalés mais des problèmes de transmission font qu'aucune mesure défensive n'est prise et les rares attaques de P40 sont assez facilement repoussées par les Zero de couverture.

Les B5N2 et les A3D1 se déchainent sur le port : les cargos et pétroliers Neptuna, British Motorist Zelandia et Admiral Halstaed sont complètement détruits ou gravement endommagés tout comme le navire-hôpital Mamunda pris pour un cargo. Le destroyer USS Peary reçoit une bombe et explose, coulant en quelques minutes. Le tender d'hydravions William B. Preston encaisse une bombe et prend feu mais parvient à s'éloigner des autres navires. D'autres navires sont touchés doivent s'échouer. La DCA entre en action mais n'endommage que quatre Kate qui ne sont pas abattus.

Les Val prennent aussi leur part du gateau, attaquant le port et l'aérodrome détruisant les derniers P40 encore opérationnels.

Le raid s'achève à 10h40. Les pertes japonaises sont negligeables avec seulement quatre appareils perdus (un Zero, deux Val et un Kate) et 34 appareils endommagés, la plupart légèrement. Tous les avions récupérés, les porte-avions regagnent la baie de Sterling le 21 février.

Le Kaga participe également aux opérations contre les Indes Néerlandaises. C'est ainsi que le 1er mars, un B5N2 du Kaga repère le vieux pétrolier américain Pecos qui est attaqué et coulé par trois attaques (!) des bombardiers en piqué du Soryu. Le 5 mars, 180 avions bombardent le port de Tjilatap favorisant grandement la chute du joyau de l'empire néerlandais qui tombe le 8 mars 1942.

A la différence de son compère de la 1ère division de porte-avions, le Kaga ne participe pas au raid dans l'Océan Indien. Le 9 février 1942, alors qu'il se trouvait à Palau, il à heurté un récif ce qui à endommagé sa coque. Si cela n'était guère gênant pour une attaque contre la terre, cela posait davantage de problèmes pour un raid au long cours. Il gagne donc Sasebo où il arrive le 15 mars avant d'entrer au bassin le 27 mars 1942.

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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS KAGA   Jeu 10 Sep 2009, 18:37

La fin du Kaga : la bataille de Midway (4-6 juin 1942)

Dessin deux vues du Kaga avec notament le soleil rouge du drapeau japonais qui servit de repère aux pilotes américains

Alors que la bataille de la mer de Corail se déroule, les japonais préparent déjà le coup suivant, la conquête de Midway, un atoll perdu dans le Pacifique à mi-chemin entre le Japon et les Etats Unis.

Cette opération MI va aboutir à une gigantesque bataille aéronavale, le tournant de la guerre du Pacifique au cours de laquelle, l'aéronavale japonaise va perdre pas moins de quatre porte-avions et plus grave encore des pilotes et des rampants bien entrainés et expérimentés.

A cette opération MI, s'ajoute l'opération AL, la conquête des îles d'Attu et de Kiska dans les Aléoutiennes pour distraire les forces américains, Yamamoto ignorant que ces derniers ont réussi à casser le code JN-25 et connaissent le plan dans ses moindres détails.

Les porte-avions de l'amiral Nagumo (Akagi Kaha Soryu et Hiryu) appareillent du Japon le 27 mai accompagnés par les cuirassés Haruna et Kirishima, les croiseurs lourds Tone et Chikuma, le croiseur léger Nagara et 11 destroyers et sont à pied d'oeuvre le 4 juin à l'aube en même temps que les porte-avions américains : le Hornet et l'Enterprise du contre-amiral Raymons Spruance (surnomé la machine humaine pour son sang froid) et le Yorktown de l'amiral Fletcher qui commande le tout.


Le plan général de la bataille de Midway

Des 4h30, des Dauntless du Yorktown décollent pour trouver les porte-avions japonais. Les japonais envoient également des appareils depuis l'Akagi et le Kaga en même temps que les croiseurs Tone et Chikuma, en même temps que la vague d'assaut. On verra que ce choix aura de lourdes conséquences d'autant que l'appareil du Tone ne sera catapulté qu'à 5h00 du matin.

La première vague d'assaut japonaise décollent juste après les appareils de reconnaissance. Elle se compose de 108 appareils (36 Zero, 36 Val et( 36 B5N2) et doit pilonner Midway, anéantir son aérodrome et ses positions défensives en vue du débarquement prévu le 7 juin à l'aube.

Les appareils japonais sont en vue de Midway vers 5h00 du matin et les 25 chasseurs américians décollent pour les intercepter, nombre bientôt réduit à 23. Les japonais sont d'abord surpris et perdent trois bombardiers mais une fois ressaisis, ils prennent rapidement le dessus sur les pilotes américains qui commettent l'erreur de se lancer dans un combat tournoyant avec les Zero. Sur les 19 Buffalo, 13 sont abattus et sur les 5 Wildcat, deux sont abattus.

Les dégats du bombardement sont importants, normal avec autant d'appareils sur une si petite surface. Sur l'ilôt Eastern, la centrale électrique est détruite et sur l'ilôt Sand le hangar à hydravions et les réservoirs à carburant sont détruits.

L'attaque est achevée à 7h15 mais aussitôt le lieutenant Tomonago demande de préparer une nouvelle attaque. Nagumo ordonne que les appareils prévus pour attaquer les porte-avions japonais et armés de torpilles soient réarmés avec des bombes.

Les japonais revendiquent 47 avions ennemis abattus et les américains revendiquent 11 appareils ennemis abattus plus un probable et quatre endommagés.

A 7h28, l'hydravion n°4 catapulté par le croiseur lourd Tonne annonce la présence de navires américains à 240 miles de Midway. Cette nouvelle fait l'effet d'une bombe et signifie que les américains sont au courant du plan japonais. Nagumo ne sait que faire, il hésite entre envoyer une deuxième attaque sur Midway ou attaquer les navires américains. Cette hésitation s'explique probablement par la série d'attaques menées par les avions basés à Midway qu'il s'agisse des Vindicator ou des B17.

A 7h30, Nagumo ordonne au Soryu d'envoyer un avion de reconnaissance qui n'est autre que le prototype du Yokosuka D4Y1 Suisei.

Les japonais sont dans une situation incofortable puisque la première vague doit revenir de Midway tandis que les chasseurs de couverture commence à manquer de carburant et vont devoir également être ravitaillés.

A 7h00, l'Hornet et l'Enterprise lancent leurs premiers appareils, le Yorktown devant suivre dès qu'il aura récupéré ses Dauntless de reconnaissance. Cette première vague se compose au total de 106 appareils (Enterprise : 14 Douglas Devastator de la VT-6; 33 Douglas Dauntless des VB-6, VS-6 et AGC et 10 Grumman F4F de la VF-6 soit 57 appareils Hornet : 15 Douglas Devastator de la VT-8 et 34 Douglas Dauntless des VB-8, VS-8 et AGC).

Ce n'est qu'à 7h52 que les américains peuvent doncer vers l'objectif. A 8h38, Fletcher décide de faire décoller ses avions, il garde la VS-5 en réserve et envoie un total de 35 appareils : 6 Grumman F4F de la VF-3, 17 Douglas Dauntless de la VB-3 et 12 Douglas Devastator de la VT-3. A 9h05, le formation est rassemblée et peut gagner ses objectifs.

Pendant ce temps, Nagumo fait récupérer les avions de la première vague qui apponte entre 8h35 et 9h18 avant de se retirer vers le nord pour préparer l'attaque des porte-avions ennemis.

Les deux camps maintiennent des Combat Air Patrol (CAP) au dessus de leur porte-avions. Une première patrouille de 8 Wildcat apponte à 9h45 relevée par 8 autres Wildcat qui vont tenir l'air de 9h29 à 11h16.

Le groupe de Hornet du capitaine de corvette Ring est séparée du reste de la force. Ils arrivent à 9h à la position esperée mais ne trouvent rien. 22 Dauntless rentrent sur le Hornet alors que 13 Dauntless et les dix Wildcat gagnent Midway mais les Wildcat et deux Dauntless sont perdus faute de carburant.


Les attaques décisives de l'aviation embarquée américaines sur les porte-avions japonais

Le groupe de l'Enterprise dirigée par le capitaine de corvette Clarence MacClusky se dirige au 239 au lieu du 240 pour le groupe du Hornet. A 9h20, horizon vide, il continue au sud-ouest puis commence une recherche en carré et tourne de 90° à droite à 9h35. A 9h55, un destroyer japonais est repéré. Les Wildcat de la VT-6 doivent eux revenir sur l'Enterprise où ils appontent à 11h.

La VT-8 de Waldron attaque le Soryu à 9h25 sans attendre l'arrivée des Wildcat. C'est un massacre puisqu'aucune torpille ne touche et que tous les avions sont détruits. Un pilote survit, l'enseigne de vaisseau George Gray. Immédiatement derrière vers 9h40, les Devastator de l'Enterprise attaquent le Kaga pour le même résultat, quatre appareils parviennent à regagner le porte-avions mais aucun coup au but n'est enregistré.

Le massacre des avions torpilleurs américains favorisent l'action des bombardiers en piqué de l'Enterprise à 6000m ont repéré la flotte ennemie à 10h02, deux minutes après ceux du Yorktown.

Les japonais ne repèrent pas les bombardiers américains faute de radar et leurs chasseurs sont encore à basse altitude à pourchasser les Devastator et les Wildcat du Yorktown.

Il est 10h22 quand les bombardiers en piqué américains passent à l'attaque. Le premier porte-avions attaqué est le Kaga. Si les trois premières bombes manquent leur cible, la quatrième touche l'arrière du pont suivies de deux autres bombes qui transforme le cuirassé transformé en enfer de flammes.

Le nombre de coups de but n'est pas connu avec certitude car si les japonais annonce quatre coups au but, les américains annoncent huit coups au but.

Le Kaga hors de combat, les bombardiers américains se dirigent vers l'Akagi. L'attaque commence à 10h26. Une première bombe touche l'ascenseur central et explose dans le hangar où les munitions entreposées là détonnent. Une deuxième bombe touche le porte-avions au même endroit.

A 10h25, c'est le Soryu qui est attaqué, qui encaisse entre trois (sources japonaises) et six bombes (sources américaines) mais le résultat est le même : le porte-avions est hors de combat. A 10h40, les machines stoppent et le commandant du navire, le capitaine de vaisseau Ryusaku Yanagimoto se laissent périr au milieu des flammes.

Les japonais riposent. Le Hiryu seul porte-avions japonais intact lance à 10h45 une formation de 19 bombardiers en piqué Aichi D3A Val escorté par 6 Mitsubishi A6M Zero. Les Val attaquent sans escorte mais 8 d'entre eux réussissent à franchir le rideau de 12 Wildcat et placent trois bombes qui stoppent le porte-avions de 12h15 à 14h40.

Le Hiryu lance une seconde vague à 12h45 avec les avions qui restent en état à savoir dix avions torpilleurs Nakajima B5N «Kate» couverts par six Zero. Cette fois le Yorktown encaisse deux torpilles à bâbord à 14h46 pour la perte de trois chasseurs et cinq avions torpilleurs. Le Yorktown prend une giye de 26° et l'ordre d'évacuation est donnée à 15h. Le grand porte-avions finira par couler le 7 juin à 4h58 après avoir été touché par les torpilles du I-168

A la suite de cette attaque le Hiryu est repéré par deux Dauntless. Les porte-avions Hornet et Enterprise lancent un total de 39 bombardiers Dauntless qui attaquent à 16h45. Les 14 Zero ne peuvent faire grand chose et le dernier porte-avions encaisse 4 bombes. Le souffle est si puissant que l'ascenseur avant est projeté au pied de la passerelle !

A bord des quatre porte-avions japonais, les équipés de sécurité essaient de circonscrire les incendies mais les dégâts sont deviennent trop importants.

Le premier porte-avions à couler est le Soryu qui coule à 19h18 entrainant 718 membres de son équipage dont son commandant. Il est suivi par le Kaga qui coule à 19h25 après deux explosions internes qui achèvent le travail des bombes américaines.

L'Akagi coule à son tour à son tour le 5 juin à 4h55 après avoir été achevé par les torpilles du destroyer Novaki.

Le Hiryu est le dernier porte-avions touché et le dernier à sombrer. Il stoppe à 21h23 et le destroyer Kazagumo accoste pour l'aider à stopper les incendies via ses propres lances et fournis des vivres aux équipes de secours. A 2h30, l'amiral Yamaguchi ordonne l'évacuation mais reste à bord tout comme le commandant du navire.

A 5h10, les destroyers Kazagumo et Yugumo lancent des torpilles avant de s'éloigner mais un B4Y1 du Hosho (le vieux porte-avions assurait la protection ASM du Yamato) repère que l'épave flotte toujours à 7h00 avant de couler à 8h20, de rares rescapés sont fait prisonniers le 19 juin par les américains.

Le 5 juin 1942, les Dauntless sont les maitres du secteur. Les reconnaissances rassurent rapidement les américains sur l'absence de porte-avions japonais (le Ryujo et le Junyo rappelés des Aléoutiennes sont à quatre jours de mer).

Les avions américains retrouvent deux croiseurs lourds japonais, quatre croiseurs les Kumano, Suzuya, Mikuma et Mogami de la force de soutien rapprochée du contre-amiral Takeo Kurita devaient bombarder Midway dans la nuit du 4 au 5 juin mais l'opération annulée, il font demi-tour.

Un sous marin américain, le Tambor (SS 198) les obligent à manoeuvrer dans la nuit et le Mogami aborde le Mikuma. Ralentis par leurs avaries, ils sont ainsi retrouvés par les américains à 6h30 et attaqués (sans dommage) par six Dauntless et six Vindicator de Midway dont un appareil est perdu.

L'Enterprise lance 32 Dauntless et le Hornet 26 qui ne trouvent que le destroyer Tanikaze qui évite tout et descend même un bombardier. Les appontages se font au crépuscule dans des conditions difficiles.

Le 6 juin, trois raids de Dauntless, deux du Hornet et un de l'Enterprise parviennent à couler le Mikuma et endommagé le Mogami (deux bombes), ce dernier pouvant rentrer au Japon. Le même jour le Yorktown que les américains pensaient pouvoir sauver est torpillé par le sous marin I68 dirigé par un hydravion du Chikuma qui lance quatre torpilles à 14h : deux sont encaissées par le destroyer Hamman qui coule alors en faisant sauter ses charges de profondeur et les deux dernières par le porte-avions qui coule le 7 peu après 5 heures.

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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS KAGA   Jeu 10 Sep 2009, 18:46

tout simplement superbe

bon à quant un livre ?

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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS KAGA   Jeu 10 Sep 2009, 19:12

Caracteristiques Techniques


Déplacement :
A la construction : standard 26900 tonnes pleine charge 33693 tonnes
Après refonte : standard 37900 tonnes pleine charge 42541 tonnes

Dimensions :

A la construction : longueur (hors tout) 238.50m (flottaison) 230m largeur 31.67m tirant d'eau : 7.92m
Après refonte : longueur (hors tout) 247.65m (flottaison) 240.30m largeur 31.67m tirant d'eau : 9.48m

Propulsion :

A la construction : 4 turbines à engrenages Brown-Curtiss alimentées par 12 chaudières Kampon Ro dévellopant une puissance totale de 91000 ch et actionnant 4 hélices
Après refonte : 2 turbines à engrenages Brown-Curtiss et 2 Kampon alimentées par 12 chaudières Kampon Ro dévellopant une puissance totale de 127400ch et actionnant 4 hélices

Performances :

A la construction : vitesse maximale 27.5 noeuds distance franchissable : 8000 miles nautiques à 14 noeuds
Après refonte : vitesse maximale 28.34 noeuds distance franchissable : 10000 miles nautiques à 15 noeuds

Protection : ceinture 152mm pont blindé 38mm

Armememt :

Tourelle avant de 200mm du Kaga. Il les perdit lors de la refonte de 1933 à 1935

-10 canons de 200mm Type 3 (modèle 1914) en deux tourelles doubles et six affûts simples à l'arrière. Ce canon de 50 calibres tire des obus de 110kg à une distance maximale de 26700m (site +40°) à raison de 3 à 5 coups par minute. La tourelle double type D pèse 157 tonnes et peut pointer de -5° à +40° à raison de 6° par seconde et en azimut sur 150° à raison de 4° par seconde. La dotation en munitions est de 120 coups par canon soit un total de 1200 coups au total.

-12 canons de 120mm Type 10 (modèle 1921) (4.7 inch) en six affûts doubles. Ce canon de 45 calibres tire des obus de 34kg à une distance maximale en tir antisurface de 16000 (site +45°) et de 10000m en tir antiaérien (site +75°). La dotation en munitions est de 2400 à 3000 obus

Après refonte, contrairement à l'Akagi, le Kaga conserva ses dix canons de 200mm qui étaient cette fois tous en casemate à l'arrière. Les canons de 120mm sont remplacés par 16 canons de 127mm en huits affûts doubles. 11 affûts doubles de 25mm sont également installés

-12 canons de 127mm type89 (modèle 1929) en six affûts doubles latéraux. Ce canon de 40 calibres tire des obus de de 35kg (explosif, perforant, éclairant) à une distance maximale de 14800m en tir à but surface (site : +45°) et de 9400m en tir antiaérien (site : +75°) à raison de 8 à 14 coups par minute.

L'affût double A1mod.3 pèse 29 tonnes et peut pointer en site de -7° à +90° (+8 à +85° selon d'autres sources) à raison de 12° par seconde et en azimut de 70 ou 150° en fonction de l'emplacement à raison de 6° par seconde. Chaque canon dispose de 300 obus soit un total de 3600.

Installations aéronautiques/Groupe aérien

A l'origine, le Kaga possédait 2 hangars superposés ouverts vers l'avant, permettant aux avions de décoller directement du hangar. Le hangar supérieur était surmonté d'un pont d'envol généralement utilisé pour les appontages et relié au hangar par deux ascenseurs axiaux (longueur 171.30m sur 30.48m).

Après refonte entre 1935 et 1938, l'Akagi ne dispose plus que d'un seul pont d'envol long de 248.58m et large de 30.48m relié aux hangars par trois ascenseurs axiaux.

L'appontage est assuré par six brins d'arrêts tranversaux qui remplacent les brins d'arrêts longitudinaux d'origine. A noter que les japonais ont appris la technique des brins tranversaux après un stage en France, le Béarn étant l'un des premiers porte-avions à avoir utilisé ce système

Le groupe aérien se composait à l'origine de 60 avions (généralement 16 chasseurs 28 avions torpilleurs et 16 avions de reconnaissance) et après la refonte, l'Akagi pouvait embarquer 66 à 91 avions.

Equipage : 1269 hommes à l'origine 2000 après refonte

Sources
Simon Liot de Nobrecourt La Flotte Combinée japonaise de Pearl Harbor à Hiroshima

Michel Ledet Samourais sur porte-avions : les groupes embarqués japonais et leurs porte-avions 1922-1944

Encyclopédie des armes éditions atlas tome 4 «les porte-avions du Pacifique» P881-900

Ressources internet diverses

Photos de l'ami Vautour

FIN DE L'ARTICLE
A VENIR : CUIRASSES CLASSE NORTH CAROLINA


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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS KAGA   Jeu 10 Sep 2009, 19:35

Encore une fois un 9/10 (le 10 c'est pour DIEU parait il lol)

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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS KAGA   Jeu 10 Sep 2009, 19:55

Merci Jolly. 9/10 cela me va très bien d'autant que je ne le considère pas comme le meilleur. Je vais commencer les North Carolina demain et je suis assez impatient surtout pour parler de tous les projets américains de cuirassés dans les années vingt et trente.

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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS KAGA   Jeu 10 Sep 2009, 20:06

Tu n'avait pas déjà le Kaga une fois
C'est fou comme j'ai l'impression que beaucoup de sujets ont disparus...
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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS KAGA   Jeu 10 Sep 2009, 20:09

Personellement je n'ai pas fait le Kaga, c'est l'Akagi que j'ai fait. Jusqu'au moment où j'ai terminé les porte-avions américains et britanniques (sauf l'Argus j'arrive pas à me motiver) je ne m'intéressai guère aux PA japonais.

Quand au livre, pour l'instant j'y pense pas trop mais une fois devenu prof, j'envisage de refaire de la recherche et peut être faire un sujet en lien avec la marine.

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MessageSujet: Fantaisie ou scoop ?   Mar 03 Mai 2011, 23:02

Erreur, fantaisie ou scoop ?

Sur ces deux croquis (ci-après), il semble (mais ce n’est peut-être qu’une impression ?) que le Kaga soit doté de catapulte(s) (une ? deux ?) à l’avant de son pont d’envol.
clausewitz a écrit:
Historique

Dessin représentant le Kaga dans sa version post-refonte

clausewitz a écrit:
Caracteristiques Techniques

Je pensais (jusqu’à présent) qu’aucun PA nippon n’en avait jamais disposé…

Le Kaga en aurait-il eu besoin pour compenser sa vitesse inférieure à celle de l’Akagi ?
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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS KAGA   Mer 04 Mai 2011, 09:36

les PA japonais n'ont jamais utilisé de catapulte et à ce propos après guerre quand des officiers de la Marine Japonais firent une visite sur un porte-avions américain ils furent particulièrement surpris de l'utilisation des catapultes à vapeur dont ils n'avaient jamais enteNdu parlé auparavant (je dis bien des catapultes à vapeur).

quand le Kaga et l'Akagi sont refondus les appareils même les torpilleurs ont des vitesses de décrochement très basses et peuvent décoller sur 100/150 mètres. Les catapultes sont considérées comme un frein aux opérations aériennes en ce sens qu'elles les ralentissent.
Les américains pensent la même chose, et la catapulte à roue des Lexington est déposée.

C'est l'alourdissement des avions ET SURTOUT l'entrée en service des CVE (avec usage des TBF/M torpilleurs) qui va systématiser dans l'USN l'utilisation de la catapulte

Les japonais s'en affranchiront durant toute la guerre

Les jets de vapeur visibles sont liés au système d'indication du vent relatif sur le pont.
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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS KAGA   Ven 03 Jan 2014, 19:12

clausewitz a écrit:
[…] Sources
Simon Liot de Nobrecourt La Flotte Combinée japonaise de Pearl Harbor à Hiroshima […]
Simon Liot de Nortbécourt, en fait…
 Embarassed  n'en rate pas une ! Et non plus !  Embarassed 

pascal a écrit:
les PA japonais n'ont jamais utilisé de catapulte […] Les Japonais s'en affranchiront durant toute la guerre
Ce qui confirme mes propres références… (
Citation :
Je pensais (jusqu’à présent) qu’aucun PA nippon n’en avait jamais disposé…
)
Citation :
[…] quand le Kaga et l'Akagi sont refondus les appareils même les torpilleurs ont des vitesses de décrochement très basses et peuvent décoller sur 100/150 mètres. Les catapultes sont considérées comme un frein aux opérations aériennes en ce sens qu'elles les ralentissent.
Les Américains pensent la même chose, et la catapulte à roue des LEXINGTON est déposée.
Observations conformes aux publications historiques courantes… thumleft
Citation :
C'est l'alourdissement des avions ET SURTOUT l'entrée en service des CVE (avec usage des TBF/M torpilleurs) qui va systématiser dans l'USN l'utilisation de la catapulte
… en raison, précisément, de la longueur réduite des ponts et de la modeste vitesse des CVE…  thumright ça se tient parfaitement.
Citation :
Les jets de vapeur visibles sont liés au système d'indication du vent relatif sur le pont.
scratch Visibles ?… C’est sûr que, entre 1941 et 1945, ça ne risquait pas d’être produit par des catapultes à vapeur…
Citation :
[…] après guerre quand des officiers de la Marine Japonais firent une visite sur un porte-avions américain ils furent particulièrement surpris de l'utilisation des catapultes à vapeur dont ils n'avaient jamais entendu parler auparavant […]
Des catapultes à vapeur ? Donc sur les CVA classe FORRESTAL ou INTREPID (SCB-27/125A) ? Donc vers 1956 (au plus tôt) ou après ?
Ces officiers n’avaient donc pas du tout suivi les fameuses innovations britanniques (piste oblique, optique d’appontage, catapultes)…
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MessageSujet: Triple-ponts d'envol   Ven 13 Mai 2016, 17:29

En cherchant les raisons de la destruction du croiseur de bataille Amagi (au cours du séisme de 1923), trouvé ici une allusion aux "triple-ponts" d'envol des PA Akagi et Kaga.

Ce tremblement de terre aurait-il fait "tomber" l'Amagi dans le bassin ?
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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS KAGA   Ven 13 Mai 2016, 18:15

DahliaBleue a écrit:
En cherchant les raisons de la destruction du croiseur de bataille Amagi (au cours du séisme de 1923), trouvé ici une allusion aux "triple-ponts" d'envol des PA Akagi et Kaga.

Ce tremblement de terre aurait-il fait "tomber" l'Amagi dans le bassin ?

Dans ce article dont je suis l'auteur j'ai simplement indiqué que l' Amagi sister-ship de l'Akagi devait être transformé comme ce dernier en porte avions; des croiseurs de batailles de 131 200 cv; 30 noeuds et plus longs que les cuirassés étaient plus adaptés pour cette transformation; cependant le séisme de septembre 1923 ayant détruit l'Amagi, les japonais se sont reporté sur le cuirassé Kaga plus lent et plus court donc nettement moins adapté.

Je ne sais pas le niveau d'avancement de l'Amagi lors du séisme de 1923, ni la nature des dégâts subis, qui ont été considérés comme irréparables par les japonais.
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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS KAGA   Ven 13 Mai 2016, 19:17

NIALA a écrit:
Citation :
[…] trouvé ici une allusion aux "triple-ponts" d'envol des PA Akagi et Kaga.
Dans cet article dont je suis l'auteur j'ai simplement indiqué que l'Amagi […] devait être transformé […] en porte avions ; […].
En effet. Mais une phrase de l'article évoque l'étrange disposition architecturale que 高木 Takagi avait analysée et démontée avec pertinence :
Citation :
[…] Ces porte-avions photographiés à leur entrée en service n'auront plus la même silhouette durant la Seconde Guerre mondiale ; les trois ponts d'envol superposés ne donnant pas satisfaction, seront remplacés par un pont continu en 1938, lors d'une refonte.
Citation :
[…]
Citation :
[…] Ce tremblement de terre aurait-il fait "tomber" l'Amagi dans le bassin ?
Je ne sais pas le niveau d'avancement de l'Amagi lors du séisme de 1923, ni la nature des dégâts subis, qui ont été considérés comme irréparables par les Japonais.
C'est effectivement ce que je cherchais à savoir.
En supposant que les dommages n'étaient pas seulement dus à l'ébranlement de la coque (en principe capable d'endurer des chocs importants) mais que ladite coque avait dû plus ou moins cabaner sur ses lignes de tins.
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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS KAGA   Sam 14 Mai 2016, 14:34

J'ai trouvé une photo de l'Amagi après le tremblement de terre du 1 er septembre 1923, malheureusement elle est prise de trop loin pour se rendre compte des dégâts subi ayant justifié l'abandon de la transformation en porte-avions.


Le chantier de l'Amagi à Yokosuka.
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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS KAGA   Sam 14 Mai 2016, 19:31

Citation :
[…] photo de l'Amagi après le tremblement de terre du 1er septembre 1923, malheureusement elle est prise de trop loin pour se rendre compte des dégâts subis ayant justifié l'abandon de la transformation en porte-avions.
Le chantier de l'Amagi à Yokosuka.
Dommage, en effet…
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MessageSujet: JAPON PORTE-AVIONS KAGA   Dim 15 Mai 2016, 11:39

bonjours , pour une photo prise après le tremblement de terre , on ne vois pas beaucoup de dégât !!

a première vue , pas de bâtiment détruit ou effondrer , et surtout les deux cale sèche sont encor étanche !!

se pourrait il que la photo est était prise avant le tremblement de terre ?
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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS KAGA   Dim 15 Mai 2016, 11:55

La légende de la photo indique bien qu'elle a été prise après le tremblement de terre; il se peut que les dégâts ne soient pas visibles à cause de l'éloignement.
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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS KAGA   Dim 15 Mai 2016, 12:02

NIALA a écrit:
La légende de la photo indique bien qu'elle a été prise après le tremblement de terre; il se peut que les dégâts ne soient pas visibles à cause de l'éloignement.


je comprend !! je viens de regarder se que me donne google en postant la photo ! elle est donner pour après le tremblement !

et surtout je suis tomber sur un wiki écrit en japonais japonais qui parle des dégât sur la coque !!
d’après se que j ai compris de la traduction , la coque se serait vriller sur deux axes :
dans la longueur sur 17 degrés
et l'avant serait tomber de ses support et la coque aurait pris 5 degrés de contre arc !


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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS KAGA   Dim 15 Mai 2016, 12:10

C'est vrai qu'a cette distance un coque vrillée de 17 degrés cela ne se voit pas.
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MessageSujet: JAPON PORTE-AVIONS KAGA   Dim 15 Mai 2016, 12:23

pour qui veut tout savoir il y a wiki !!!! lol!

donc la page en japonais

https://ja.wikipedia.org/wiki/%E5%A4%A9%E5%9F%8E_%28%E8%B5%A4%E5%9F%8E%E5%9E%8B%E7%A9%BA%E6%AF%8D%29

si quelle qu un arrive a avoir une meilleur traduction que Google je suis preneur

et un petit rajout !! l'historique wiki de Yokosuka

https://ja.wikipedia.org/wiki/横須賀海軍工廠
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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS KAGA   Dim 15 Mai 2016, 22:56

valdechalvagne a écrit:
[…]je comprends !! je viens de regarder ce que me donne google en postant la photo ! elle est donnée pour après le tremblement !
et surtout je suis tombé sur un wiki écrit en japonais qui parle des dégât sur la coque !!
d’après ce que j'ai compris de la traduction, la coque se serait vrillée sur deux axes :
dans la longueur sur 17 degrés
et l'avant serait tombé de ses supports et la coque aurait pris 5 degrés de contre arc !
Difficile d'imaginer ce que peut donner 5° de contre-arc… mesurés où ? au niveau des perpendiculaires (avant et arrière) ? Ça paraît énorme… Et la coque se serait donc plutôt fléchie en son milieu, au lieu d'avoir vu son avant s'effondrer…
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