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 JAPON PORTE-AVIONS RYUJO

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clausewitz
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MessageSujet: JAPON PORTE-AVIONS RYUJO   Lun 22 Fév 2010, 17:56

PORTE-AVIONS RYUJO
(JAPON)


Le porte-avions Ryujo à la mer

Avant propos

En l'espace d'uns quarantaine d'années, le Japon est littéralement passé du Moyen Age aux Temps Modernes. Pour se faire, il essaya de combiner les traditions avec les nouvelles technologies apprises et/ou copiées dans les pays occidentaux essentiellement en France, en Allemagne et en Grande Bretagne.

Les forces armées japonaises n'échappent à la règle et si l'armée de terre est particulièrement influencée par les méthodes prussiennes, la marine copie ce qui se fait de mieux en Grande Bretagne et en France. Aussi quand ces deux pays s'intéressent à l'aviation pour appuyer leur flotte, les japonais suivent le mouvement.

En juin 1910, la marine impériale créé le Comité de la Marine pour la Recherche Aéronautique, refusant toute collaboration avec l'Armée, inaugurant une rivalité qui allait perdurer jusqu'en 1945 et entraver le bon fonctionement de la machine de guerre nippone.

Les premiers vols ont lieu au Japon à l'automne 1912 avec deux hydravions français Farman et deux hydravions américains Curtiss mais ne font guère l'unanimité, la majorité des officiers de la marine japonaise estimant qu'il ne s'agit que d'un loisir sans aucune necéssité opérationnelle. Quand éclate la guerre en 1914, l'aviation de la marine japonaise ne dispose que de 12 appareils et va devoir justifier son existence.

Elle doit d'abord réduire les positions allemandes en Chine notament autour de la ville de Tsingtao mais doit d'abord résoudre le problème du transport, problème réglé en réquisitionnant un charbonnier, le Wakamiya qui peut embarquer deux appareils plus deux autres démontés, une capacité réduite mais qui permet à l'aéronavale nippone de participer au siège de Tsingtao en liaison avec les britanniques (31 octobre-7 novembre 1914), le navire arrivant sur zone dès septembre et ses appareils engageant de nombreuses opérations de reconnaissance mais aussi d'attaque (199 projectiles largués) et un quasi-combat aérien contre un Taube allemand qui parvient à fuir dans les nuages.

En dépit de ces prémices prometteurs, l'aviation navale nippone peine à décoller, victime à la fois du peu d'interêt de la majorité des officiers et de l'impossibilité d'acquérir une expérience certaine et une certaine expérience qui aurait permis de montrer la validité de ce concept.

Tout reste donc à faire mais en vingt ans, la marine japonaise allait se doter d'une des meilleurs force aéronavale du monde.

Genèse du Ryujo : une fausse bonne idée

Avec la première guerre mondiale, une nouvelle course aux armements démarre non plus entre la Grande Bretagne et l'Allemagne mais entre le Japon et les Etats Unis pour le contrôle de l'Océan Pacifique.

Les deux pays se lancent dans la construction d'un grand nombre de cuirassés mais ces cuirassés en l'absence de radar doit pouvoir bénéficier d'un éclairage à longue distance pour régler son tir. La catapulte et l'hydravion sont privilégiés par les japonais dans un premier temps mais ils se tournent rapidement vers le porte-avions puisque leur modèle, la Grande Bretagne, y crois.


Le Hosho dans sa configuration original avec ilôt qui sera ensuite supprimé car générant trop de turbulences

Le Japon met ainsi sur cale au chantier naval Asano de Yokohama, le premier porte-avions de son histoire. Baptisé Hosho («phenix volant»), il est mit sur cale le 16 décembre 1919 lancé le 13 novembre 1921 et admis au service actif le 27 décembre 1922. en dépit de la destruction complète, des archives, il semble avéré que les britanniques ont fortement aidé leur allié nippon, le plan du Hosho et sa coque de type croiseur étant trop proche du Hermes pour qu'il n'y ait pas eu au moins un échange informel d'informations entre officiers britanniques et japonais.

Le Hosho étant trop petit pour être réellement efficace, le Japon envisage la construction de nouveaux porte-avions mais il hésite encore, faute d'expérience importante dans ce domaine.

C'est finalement le traité de Washington qui lui donne un formidable coup de pouce. Ce dernier signé le 15 février 1922 limite drastiquement les armements navals. Il fait suite une conférence ouverte en novembre 1921 à la demande des britanniques pour mettre fin à la course au cuirassé que se livrait les américains et les japonais, chaque mise sur cale de l'un répondant à l'autre.

Outre les cuirassés, les capacités des porte-aéronefs sont limités, chaque pays reçoit un contingent précis en l'occurence 135000 tonnes pour les Etats Unis et la Grande Bretagne, 81000 tonnes pour le Japon et 60000 tonnes pour l'Italie et le France.

Les porte-avions ne doit pas dépasser 27000 tonnes de tonnage (ce qui permettrait au Japon de construire 3 porte-avions) mais pour éviter la mise à la feraille de coques de cuirassés bien avancées, les américains obtiennent de pouvoir intégrer dans leur contingent deux navires de 33000 tonnes, amendement qui est accordé aux autres pays.

Si les anglais transforment deux croiseurs de bataille déjà construits et en service (les Glorious) et que les américains transforment deux croiseurs de bataille, les Lexington et les Saratoga (qui déplacent au final 36000 tonnes mais par un tour de passe passe, les 3000 tonnes de la protection anti-torpilles ne sont pas inclus dans le total), les japonais choisissent deux croiseurs de bataille de classe Amagi, l'Amagi et l'Akagi. Seul l'Akagi sera effectivement transformé, l'Amagi étant gravement endommagé par le tremblement de terre de Tokyo le 1er septembre 1923 et remplacé par le cuirassé Kaga de classe Tosa.


L'Akagi (ci-dessus) et le Kaga (ci-dessous) auraient du être des cuirassés, ils furent finalement des porte-avions

Les japonais se heurtent bien vite à un problème. Elle n'à le droit qu'à 81000 tonnes de porte-avions contre 135000 tonnes pour les Etats Unis. Or avec le Hosho, l'Akagi et le Kaga, le Japon à déjà dépensé une bonne partie de son contingent. Le Japon décide alors d'exploiter une faille du traité de Washington.

Ce dernier fixe le déplacement minimal d'un porte-avions à 10000 tonnes ce qui signifie qu'un navire de 8 à 9000 tonnes n'est pas considéré comme un porte-avions. Les japonais pensent alors pouvoir compenser les 54000 tonnes qui les séparent en construisant de petits porte-avions. En réalité, le Ryujo se révéla bien vite instable et trop petit pour être efficace.


Dessins montrant le Ryujo dans sa configuration d'origine

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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS RYUJO   Lun 22 Fév 2010, 18:08

Historique

Le Ryujo en 1933

Premières années

Le Ryujo peu après son lancement

-Le Ryujo (ryu = dragon jo = sacré «dragon sacré») est mis sur cale aux chantiers Mitsubishi de Yokohama le 26 novembre 1929 lancé le 2 avril 1931 et admis au service actif le 9 mai 1933.

Les premiers essais montrent que le navire est particulièrement instable en mer un peu formé. La marine impériale japonaise avait en effet insisté pour dôter son nouveau porte-avions d'un deuxième hangar ce qui rendit le navire haut sur l'eau et donc instable.

En mars 1934, il subit de sérieux dégâts au cours d'une tempête mais les travaux destinés à améliorer sa stabilité sont peu efficaces. Lors d'une nouvelle tempête en septembre 1935, le château avant fût enfoncé par les vagues ce qui obligea le porte-avions à passer en cale-sêche pour réparations et modifications, la passerelle étant surelevée pour être mise à l'abri des paquets de vague.

A sa mise en service, le Ryujo est affecté à la 2ème division de porte-avions en compagnie de l'Akagi. En décembre 1934, il participe aux essais de bombardement en piqué avec des appareils inadaptés qui rendent les pilotes malades ! Cependant la marine impériale est convaincue du bien fondé de l'expérience et attend avec impatience son premier bombardement en piqué qui sera l'Aichi D1A1 qui va équiper le Ryujo à partir de 1936 à raison de 15 exemplaires. Le 29 octobre 1936, les escadrilles de bombardement en piqué participent pour la première fois aux manoeuvres de la flotte, devenant un corps d'élite au sein de l'aéronavale japonaise, corps qui allait bientôt s'illustrer au combat.

Le Ryujo dans la guerre sino-japonaise

Le Ryujo en 1938

L'échec devant Shanghaï en 1932 n'avait pas découragé les militaires japonais de conquérir la Chine en dépit de l'apparente disproporsion des forces entre le «petit Japon» (70 millions) et la «grande Chine» (500 millions soit 7 fois plus). Ils ne cherchent plus que le prétexte idéal.

Ce pretexte c'est l'incident du pont Marco-Polo. Le 7 juillet 1937, des troupes japonaises à la suite d'un accord lié à la révolte de Boxer en 1900 s'entrainant dans le quartier de Wanping à proximité du pont Marco-Polo.

Les japonais accusèrent les chinois d'avoir enlever un de leur soldat ce que les chinois nièrent avec la dernière énergie. Les japonais sautèrent sur l'occasion et demandèrent de pouvoir fouiller les maisons du quartier s'attendant à une réponse négative des chinois.

La réponse ayant été négative, les japonais amenèrent des renforts qui leur permirent de prendre Pekin le 7 août soit 9 jours après le début officiel d'une guerre qui allait durer huit ans et qui marque le début de la seconde guerre mondiale.

Rapidement, l'Armée et la marine impériale se partagent les responsabilités. A l'armée (et donc son aviation) les opérations autour de Pekin et à la marine impériale et son aviation embarquée les opérations dans le centre et dans le sud du pays.

Cette guerre intervient au pire moment pour l'aviation embarquée en pleine réorganisation et croissance, obligée de participer à un nouveau conflit continental alors que son rôle premier dans l'esprit des stratèges nippon est l'éclairage et les opérations au profit de la flotte. De plus les appareils étaient largement dépassés.

Le Ryujo disposait ainsi de 12 chasseurs Nakajima A4N1 et 15 Aichi D1A1, des biplans dépassés mais qui pouvaient faire encore bonne figure sur le front chinois puisque l'armée de Tchang Kaï Chek ne dispose pas d'un matériel réellement plus moderne. Le nouveau porte-avions opère au sein de la 1ère division de porte-avions en compagnie du Hosho (9 Nakajima A4N1 et 6 Yokosuka B3Y1 de bombardement et de torpillage).

Les groupes aériens des Ryujo et Hosho entrent en action le 16 août, devant frapper à l'aube les terrains d'aviation autour de Shanghai, Hia-King étant la cible des D1A1 du Ryujo mais au moment où leur cible était proche, des Curtiss Hawk III chinois interceptèrent les bombardiers en piqué qui n'eurent leur salut que dans la fuite après avoir largué leurs bombes de 60kg dans la nature.

Leur seconde mission à lieu le 18 août 1937. Les D1A1 et B3Y1 se dirigent sur un objectif situé au sud-ouest de Shanghai mais ne le trouvant pas, ils bombardent des concentrations de troupes chinoises sur le campus de l'université de Ten-Ji. Le lendemain 19 août, les D1A1 et les B3Y1 du Hosho bombardent les aérodromes de Cha-Hsing et de Hang-Tchéou.

Le 22 août 1937, ce sont les chasseurs du Ryujo qui ont l'occasion de s'illustrer puisque quatre A4N1 tombant sur 18 Curtiss Hawk III en abattent cinq et peut être six sans que l'on sache les pertes japonaises.Le lendemain, le 23 août 1937, 4 A4N1 décollent à 8h40 se heurtant à 19 chasseurs chinois, des Boeing 281 (version export du P26) et de Hawk III. Les chinois sont de nouveau surpris par les japonais et perdent deux appareils (neuf revendiqués). Quatre jours plus tard, un D1A1 est abattu par les chinois et sont équipage tué, même chose le lendemain.

A la fin du mois d'août 1937, la 1ère division est à bout de potentiel opérationnel : équipages et rampants épuisés, avions ayant besoin d'une importante remise à niveau, soutes presque vide. Aussi le 1er septembre , les deux navires quittent Shanghai pour Sasebo où ils arrivent le lendemain.

Le répit est bref car dès le 5 septembre 1937, les deux porte-avions doivent regagner la Chine mais non pas au dessus de Shanghaï mais plus au sud, au dessus de Canton. Le mauvais temps retarde leurs actions et la première attaque n'à lieu que le 21 septembre quand 12 bombardiers en piqué D1A1 du Ryujo accompagnés par 3 bombardiers-torpilleurs B3Y1 et couverts par 15 chasseurs A4N1 (9 du Ryujo et 6 du Hosho) sont envoyés pour bombarder Canton. Ils sont interceptés par 7 Curtiss Hawk III du 26th PS (Pursuit Squadron) auxquels s'opposent 6 chasseurs du Hosho pendant que le reste de la formation poursuit sa mission. Deux chasseurs chinois sont abattus mais au retour cinq A4N1 doivent amerrir, leurs pilotes étant récupérés par des navires japonais. Durant l'attaque, les A4N1 du Ryujo revendiquent six victoires sans que l'on puisse confirmer puisque les archives chinoises sont muettes.

Dans l'après midi, 9 A4N1 du Ryujo accompagnant un groupe de 15 bombardiers issus des deux porte-avions sont interceptés par trois Hawk III dont un est abattu même si les japonais revendiquent jusqu'à six avions ennemis ! Les actions de l'aviation embarquée de la 1ère division semble quotidienne jusqu'au 3 octobre quand elle est relevée par le Kaga pour regagner la région de Shanghaï. Sur zone le 5 octobre, les groupes aériens sont mis à terre pour opérer depuis l'aérodrome de Kunda.

Le 17 octobre 1937, le Hosho retourne en métropole après avoir transféré son groupe aérien sur le Ryujo. Il est mis en réserve le 1er décembre pour subir une grande refonte et le jour même, le Ryujo regagne le Japon. La 1ère division est dissoute et le Ryujo utilisé pour l'entrainement.

Le 29 décembre 1937, le Soryu est admis au service actif au sein de la marine impériale japonaise formant une nouvelle 2ème division de porte-avions en compagnie du Ryujo (le Kaga formant une nouvelle 1ère division).

Le groupe aérien du Ryujo se renouvèle partiellement puisqu'à la place des A4N1 il embarque neuf A5M4 et à la place des D1A1, 15 D1A2. Il est de nouveau engagé au dessus de Canton à partir de mars 1938 et ce jusqu'à la fin de l'année sans que l'on sache grand chose des opérations. Le Ryujo regagne alors le Japon pour subir des travaux destinés à améliorer une stabilité toujours préoccupante, le Hiryu _sister-ship du Soryu_ le remplaçant au sein de la 2ème division de porte-avions.


Aspect du Ryujo en 1939

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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS RYUJO   Lun 22 Fév 2010, 18:24

Le Ryujo en guerre (1) : des Phillipines aux Aléoutiennes (décembre 1941-juin 1942)

Tornade japonaise sur les Phillipines et la Malaisie

Dessin du Ryujo

Les japonais ont miticuleusement préparé leur plan d'attaque. La neutralisation de la flotte du Pacifique à Pearl Harbor doit s'accompagner d'une attaque contre les Phillipines, un protectorat américain très avancé sur le chemin de l'indépendance mais aussi contre Hong Kong et la Malaisie (colonies britanniques) et les Indes Néerlandaises, colonie des Pays Bas qui regorgeaient de pétrole et de caoutchouc indispensable pour la machine de guerre nippone.

Les grands porte-avions (Akagi Kaga Soryu Hiryu Shokaku et Zuikaku) étant occupés à Pearl Harbor, ce sont les plus petits qui sont chargés d'appuyer les assauts amphibies de l'armée japonaise . Cependant en raison d'un manque d'appareils et d'entrainement, seuls les Zuiho et Ryujo seront engagés, le Hosho et le Shoho étant réservés à l'entrainement.


Le Ryujo dans son aspect final

Le 29 novembre 1941, le Ryujo est officiellement affecté aux opérations de débarquement amphibies aux Phillipines. Le navire quitte Saeki le jour même et arrive à Palau le 5 décembre 1941. Il appareille le lendemain en compagnie de la 5ème division de croiseurs direction l'île de Mindanao pour neutraliser l'hydrobase de Davao. Le 8 décembre 1941 entre 4h00 et 4h45, le Ryujo lance 9 chasseurs A5M4 «Claude» et 13 bombardiers-torpilleurs B5N1 et 2 «Kate».

Sur place, au lieu des nombreux hydravions pressentis par les japonais, les aviateurs nippons ne trouvent que deux Catalina et le tender d'hydravions USS William B. Preston. Le navire échappe aux bombes des Kate mais les deux Catalina sont mitraillés et incendiés par les Claude. La DCA américaine n'est pas inactive touchant un bombardier et deux chasseurs, le premier devant amerrir à proximité du porte-avions et l'équipage recueilli par un destroyer. Dans l'après midi, un nouveau raid est lancé contre les infrastructures à terre mais les deux B5N et les trois A5M4 ne trouvent que peu de cibles. Un chasseur est touché par la DCA et se pose à terre, son pilote préférant se suicider plutôt que d'être fait prisonnier.

Le 12 décembre, il couvre les débarquements à Legaspi dans le centre des Phillipines puis après une courte escale à Palau, appuie la prise de Davao effective le 20 décembre 1941. Le 23 décembre, 7 A5M4 et 2 B5N2 sont mis à terre pour protéger le terrain de Davao essentiel pour l'appui des opérations contre les Indes Néerlandaises mais les appareils regagnent le Ryujo rapidement après l'arrivée de Zero nettement plus performants. Le 25 décembre, le Ryujo couvre le débarquement sur Jolo avant de gagner Palau le lendemain 26 décembre 1941.


Carte des opérations japonais dans l'Asie du Sud Est

le 28 décembre 1941, le petit porte-avions deécidément fort actif quitte Palau pour gagner Mako puis Cam Ranh Bay en Indochine où il arriva le 7 janvier 1942. Le 23 janvier, il appareilla pour la Malaisie afin d'appuyer les opérations d'occupation de la colonie britannique, opérations qui durèrent quatre jours du 23 au 27 janvier 1942 avant que le Ryujo ne retourne en baie de Cam Ranh le 30 janvier 1942.

Après quelques jours de repos et de réparations, le Ryujo quitta Cam Ranh pour appuyer l'occupation de Palembang puis des Indes Néerlandaises. Le 15 février, des A5M4 du porte-avions interceptèrent 11 bombardiers Bristol Blenheim venus s'attaquer aux navires de transport japonais, en descendant deux et en endommageant six.

Le 14 février à 16h00, une force alliée de cinq croiseurs et de dix destroyers prit la mer pour attaquer les transports japonais. Après avoir perdu dans la nuit un destroyer, les forces du contre-amiral Karel Doorman furent repérés par un hydravion du croiseur lourd Chokaï.
Sept B5N du Ryujo sont envoyés à l'attaque pour affaiblir les alliés et favoriser l'attaque des croiseurs de l'amiral Ozawa. L'attaque fait peu de dégât, l'Exeter perdant son hydravion Walrus et c'est la même chose pour l'attaque menée par des bombardiers G3M2. Une troisième attaque lancée par 6 B5N mais sans effet tout comme celle des G4M1 à cause d'une puissante DCA mais cela ne change rien car l'amiral néerlandais avait décidé de se replier, l'effet de surprise ayant été éventé.

Trois jours plus tard, le 17 février 1942, le destroyer néerlandais Van Nes escortant le paquebot Sloet Van de Beele transportant des troupes entre Oosthaven et Java est attaqué par 15 G3M2 qui parviennent à couler le transport. Le destroyer ne survit quelques minutes puisqu'il coule après avoit été touché par trois bombes lancés par une dizaine de Kate du Ryujo.

Il fût ensuite affecté à la protection des navires transportants les troupes japonaises destinés à la conquête de Java. Il quitte Saint James le 27 février 1942, les troupes japonais débarquant à l'aube le 1er mars. Dans la nuit, l'ABDA est quasiment anéantie par une force de croiseurs et de destroyers mais le destroyer USS Pope parvint à s'enfuir. Pas pour longtemps car il est coulé en début d'après midi le 1er mars par 6 B5N du Ryujo.

Le Raid dans l'Océan Indien

Le Ryujo à la mer

A partir de décembre 1941, une véritable tornade s'abat sur les possession européennes en Asie du Sud-Est. En trois mois, les japonais écrasent les Phillipines, la Malaisie et les Indes Néerlandaises, les rares contre-offensives alliées comme l'ABDA commandée par l'amiral néerlandais Karel Doorman sont écrasés par des navires japonais plus modernes, plus puissants et dont les équipages sont remarquablement entrainés notament au combat de nuit. L'Eastern Fleet britannique comprennant que la situation était sans issue s'était repliée dans l'Océan Indien notament à Ceylan et même au Kenya où ses plus anciens navires avaient été envoyés pour échapper aux japonais.

Les japonais n'ont aucunement l'intention de laisser une telle force menacer leur flanc et notament la Malaisie et les Indes Néerlandaises riches en pétrole et caoutchouc dont ils ont un immense besoin puisque l'Eastern Fleet alignait encore trois porte-avions (Indomitable, Formidable et Hermes) et cinq cuirassés (Warspite de classe Queen Elisabeth et les quatre survivants de la classe Revenge les Ramilies Revenge, Resolution et Royal Sovereign).

Pour écraser cette menace, la marine japonaise choisit deux de ses meilleurs amiraux, l'amiral Chuichi Nagumo, l'homme qui à commandé la force de porte-avions sur Pearl Harbor et le vice-amiral Jisaburo Ozawa qui partisan de l'aéronavale avait recommandé de regrouper les porte-avions en une force commune pour obtenir un impact militaire maximal. Le plan japonais était simple : l'Amiral Nagumo devait se concentrer sur Ceylan et ses approches tandis que le vice-amiral Ozawa devait nettoyer le golfe du Bengale de toute présence britannique.

L'amiral Nagumo disposait ainsi de la 1st Carrier Air Fleet composé des porte-avions Akagi (navire amiral de Nagumo) de l'Hiryu, du Soryu; du Zuikaku et du Shokaku; du 3rd Battleship Squadron composé des quatre cuirassés rapides de classe Kongo (Kongo Haruna Hiei et Kirishima); du 8th Cruiser Squadron avec les croiseurs lourds Tone et Chikuma, des destroyers Abukuma (Desron 1) Urakaze Tanikaze Isokaze et Hamakaze (Desdiv 17) Kasumi Arare Kagero Shiranushi et Akigumo (Desdiv 17).
Le vice-amiral Ozawa disposait de la Malay Force composée du 7th Cruiser Squadron avec les croiseurs lourds classe Mogami (Mogami Suzuya Mikuma et Kumano), du porte-avions Ryujo avec 16 bombardiers-torpilleurs B5N2, des destroyers Yura (Desron 3) Fubuki Shirayuki, Hatsuyki Murakumo (Desdiv 11) remplacée le 3 avril 1942 par la Desdiv 20 composée des destroyers Amagiri Asagiri Shirakumo et Yugiri. Il disposait également des sous marins I-2, I-3, I-4, I-6 et I-7 positionnés à l'ouest de l'Inde.

Face à cette formidable puissance, l'amiral James Sommerville commandant de la Eastern Fleet dispose de la Force A (Fast Force) composée des porte-avions Indomitable et Formidable, du cuirassé Warspite, des croiseurs lourds Cornwall et Dorsetshire, des croiseurs légers Emerald et Enterprise et des destroyers Napier Nestor (Royal Australian Navy) Paladin, Panther Hotspur et Foxhound.

La Force B ou Slow Force est composée des cuirassés Resolution Ramilles Royal Sovereign et Revenge, du porte-avions Hermes (capitaine Onslow) avec un groupe aérien de 12 Swordfish, les croiseurs légers Caledon, Dragon et Jacob Van Heemskerck (néerlandais) et les destroyers Griffin Norman (australien) Arrow Vampire (australien) Decoy Fortune Scout et Isaac Sweers (néerlandais) sans parler des navires immobilisés à Colombo : le croiseur auxiliaire Hector et le destroyer Tenedos.

Les deux forces japonaises appareillent de Staring Bay dans les Célebes le 26 mars 1942 et les britanniques mis au courant, décide de replier ses forces de Ceylan, direction l'atoll d'Addu dans les Maldives pour limiter les effets d'une attaque prévue pour le 1er ou 2 avril 1942.

C'est le vice-amiral Ozawa qui est le premier à se mette en évidence en attaquant avec le porte-avions Ryujo et ses quatre croiseurs la navigation commerciale britannique dans le golfe de Bengale

Il entre en action le 4 avril 1942, profitant d'une décision curieuse des autorités britanniques à savoir l'évacuation des cargos des ports du nord de l'Inde sans aucune escorte. Le 5 avril, un hydravion repère un groupe d'une dizaine de navires marchands qui est bientôt attaqué par dix B5N qui endommageant le cargo de 7726t Dardanus qui prit en remorque par un autre cargo le Gandara mais ces deux navires seront coulés le lendemain par les obus des croiseurs japonais.

Le lendemain 6 avril, les B5N du Ryujo attaquent les ports de Cocanada et Vizagatapam et sans opposition des avions britanniques, coulent deux cargos, en endommageant six autres puis incendient un pétrolier. Ils s'attaquent aux installations portuaires qui ne sont que légèrement endommagés mais cela provoque une panique monstre chez les habitants qui fuient vers l'intérieur des terres.

Le 7 avril, Ozawa regroupe ses navires et se dirige vers le détroit de Malaisie, arrivant à Singapour le 11 avril où il reste deux jours. Le 13 avril, il repart en compagnie des navires de Nagumo et de Kondo puis il s'en sépare à nouveau pour gagner la Baie de Cam Ranh où il mouille le 16.

Le 18 avril 1942, les B5N sont envoyés à Takao (Formose) pour s'entrainer notament au lancement de torpilles pendant que les chasseurs à bord du Ryujo rentrent avec le porte-avions au Japon arrivant le 23 avril à Kure, les A5M4 étant enfin remplacés par des A6M2 qui sont pris en compte le 1er mai.

Dans les eaux glaciales des Aléoutiennes

Carte des Aléoutiennnes

En mars 1942, les japonais ont atteint la majorité de leurs objectifs avec des pertes ridicules. Ils hésitent alors sur la marche à suivre : poursuivre sur le continent en Chine et en URSS, continuer dans le Pacifique est (Hawaï et la côte ouest des Etats Unis) ou direction l'Australie et la Nouvelle Calédonie. Les options continentales (Chine, URSS et Inde) sont rapidement abandonnées et au final, le Japon décide de poursuivre dans le Pacifique au sud et à l'est. Le raid des B25 sur Tokyo le 18 avril 1942 ulcère les japonais qui décident d'éliminer la menace posée par les bases américaines du Pacifique : Midway et Hawaï (opération MI)

Comme souvent chez les japonais, le plan choisit est particulièrement complexe. L'objectif principal est l'atoll de Midway situé à mi-chemin entre le Japon et les Etats Unis mais dans l'espoir d'affaiblir les américains, les japonais décident d'attaquer les Aléoutiennes à plus de 3000km de Midway pour occuper Attu, Kiska et Adak. Ce que Yamamoto et les japonais ignorent c'est que la cellule de cryptographie commandée par le capitaine de vaisseau Rochefort à depuis longtemps cassé le code JN-25 (Code pourpre pour les japonais) et son parfaitement au courant du plan japonais.

Le Ryujo appareille ainsi du Japon le 26 mai 1942 et vers 2h00, le 3 juin 1942, les porte-avions Ryujo et Junyo (4ème division amiral Kakuta) sont prêts à lancer leurs avions contre Dutch Harbor.

Le temps est complètement bouché et le décollage est retardé. Ce n'est qu'à 2h43 que les avions sont lancés à savoir 12 Aichi D3A1 et 6 A6M2 (Junyo) et 6 A6M2 et 14 B5N1 (Ryujo) soit 38 avions mais le temps provoqua la dispersion du groupe d'avions japonais et si les pilotes du Ryujo bien entrainés peuvent supporter, ce n'est pas la même chose pour les pilotes du Junyo bien moins entrainés.

C'est ainsi que seuls deux Zero du Junyo poursuivent la route en compagnie des avions du Ryujo (moins un B5N1 qui s'est crashé à la mer). Alors qu'il sort du port, le ravitailleur d'hydravions Gillis repère au radar les avions japonais et donnant l'alerte en prévénant le port.

Le temps s'étant éclaircit, les avions japonais s'en donnent à coeur joie provoquant de sérieux dégâts sur le port et les environs sans que les américains ne réagissent, les P40 arrivant alors que les avions japonais sont déjà repartis.

Cinq destroyers américains sont bien repérés mais les avions envoyés pour les attaquer (18 Val du Junyo et des B5N du Ryujo) sont obligés de faire demi-tour.

Durant la nuit du 2 au 3 juin, une terrible tempête disperse la flotte japonaise l'obligeant à renoncer au débarquement sur Adak et Kakuta décide de lancer le 3 juin un nouveau raid contre Dutch Harbor.

C'est ainsi qu'à 17h40, une vague de 10 A6M2, 11 D3A1 et 6 B5N soit 27 avions. Un Zero piloté par le second-maitre Koga endommagé se pose en catastrophe sur l'île d'Akutan et en théorie ses deux alliers doivent détruire l'appareil mais pensant le pilote encore en vie ils s'abstiennent (le pilote est en fait décédé sur le coup les vertébres brisées).

Les américains récupéreront l'avion, le remettront en état de vol et pourront ainsi trouver un moyen de le neutraliser. Certains historiens de la guerre du Pacifique estimant que la récupération de l'appareil à été un coup bien plus sévère porté aux japonais que la perte de quatre porte-avions.

Le raid terminé, les avions japonais sont surpris par neuf P40 qui abattent deux Val et endommagent deux Zero en l'échange (selon les japonais) de cinq P40. Vers 10h00, les avions de reconnaissance américains repère la flotte et donnent l'alerte. Six B-26 Marauder armés de torpilles décollent mais un seul appareil parvient à attaquer mais sans succès.

L'attaque de Dutch Harbor est terminée et avec elle la pseudo-diversion qui n'en est pas une. Entre-temps, l'amiral Kakuta à reçu de très mauvaises nouvelles de Yamamoto au sujet du revers subi à Midway et il ordonne aux deux porte-avions de descendre le rejoindre pour reprendre les combats....avant de se retracter et d'ordonner le retour au Japon.

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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS RYUJO   Lun 22 Fév 2010, 18:28

Dans l'enfer de Guadalcanal, un enfer fatal au Ryujo

Le Ryujo à la mer

Quelques considérations préliminaires

Carte de l'archipel des Salomons

Sur le Front du Pacifique, les américains souhaitent maintenir sures les interminables lignes de communications entre les Etats Unis, Hawaï et l'Australie, lignes que les japonais souhaient bien entendu couper.

L'avancée du «soleil levant» à été stoppée dans le Pacifique par les défaites de Midway et de la mer de Corail mais la marine japonaise est bien décidée à les reprendre et pour cela débarqué 2000 hommes à Buna le 21 juillet et pour couvrir l'opération de la prise de Port Moresby, ils décident de construire un aérodrome dans le nord de l'île de Guadalcanal face à Tulagi qui abrite une base d'hydravions.

Les américains comprennent rapidement le danger de cet aérodrome : des bombardiers à long rayon d'action installés à Guadalcanal et la navigation entre la Nouvelle Calédonie et l'Australie deviendrait problématique pour les alliés.

Le 7 août 1942, les américains lancent l'opération «Watchtower», un débarquement réalisé au nord de Guadalcanal à Florida et sur les îlots de Tulagi, Gavutu et Tanambogo au sud de Florida. La résistance japonaise est féroce mais sans issue et le 8 août au soir, les Marines de la 1ère division contrôlent le terrain d'aviation qui est rebaptisé Henderson Field.

Les américains et les japonais ne le savent pas encore mais cette bataille est le prémice d'une campagne de six mois, d'une férocité et d'une intensité qui lui valu le surnom de «Verdun du Pacifique».

Globalement, les américains contrôlent les eaux dans la journée avec notament une supériorité aérienne de plus en plus évidente mais les japonais passés maitre dans le combat nocturne contrôlent généralement les eaux des Salomons une fois la nuit tombée avec notament le célèbre «Tokyo Express».

La bataille des Salomons Orientales (24 août 1942)

Carte de la bataille des Salomons Orientales

L'une des premières batailles à lieu à la fin du mois d'août. La flotte japonaise se compose de trois cuirassés (Mutsu Hiei et Kirishima), de neuf croiseurs lourds, un croiseur léger, 18 destroyers et surtout les porte-avions Shokaku et Zuikaku sans oublier une force de réserve composée de quatre croiseurs lourds, un croiseur léger et six destroyers.

Les américains sont à 150 miles dans l'est des Salomons avec la TF11 (porte-avions Saratoga, croiseur lourd Minneapolis et croiseur léger Atlanta, cinq destroyers); la TF16 (porte-avions Enterprise, cuirassé North Carolina, croiseur lourd Portland et six destroyers) et la TF18 (porte-avions Wasp, croiseurs San Francisco Salt Lake City et croiseur léger San Juan plus sept destroyers).

Un convoi japonais en route vers Guadalcanal est découvert le 23 août. Des avions du Saratoga (31 Dauntless et 6 Avenger) et d'Henderson Field (23 appareils) puis cinq Catalina ne le retrouvent pas.

Le 24, un hydravion américain découvre un porte-avions léger, un croiseur et deux destroyers dans le nord de Malaita. Fletcher lance 23 Dauntless et Avenger de reconnaissance vers 12h30 alors qu'Henderson Field est attaqué par les japonais.

Les américains repèrent les porte-avions japonais en début d'après midi. Deux Dauntless de l'Enterprise retrouvent un grand porte-avions japonais l'attaquent à 15h15, mettant deux bombes à toucher le Shokaku. A 15h30, les Dauntless du Saratoga attaquent le Ryujo, suivis par les Avenger qui lancent leur torpilles à moins de 900m. Touché par peut être dix bombes et une torpille, le Ryujo coulera à 20h.

Les japonais font décoller 20 Val 9 Kate et 12 Zero entre 15h07 et 16h00. Malgré des problèmes de transmission et un système IFF encore immature, les cinquante-trois Wildcat de couverture interceptent les japonais alors que 13 Dauntless (11 de l'Enterprise et 2 du Saratoga) et 12 Avenger (7 de l'Enterprise et 5 du Saratoga) décollent pour détruire la flotte ennemie.

Des Val franchissent le barrage de chasseurs à 17h11 et, malgré la DCA, attaquent le «Big E» qui encaisse trois bombes (74 morts et 95 blessés) mais marche toujours à 30 noeuds malgré une gîte de 3°. le North Carolina, à deux miles derrière l'Enterprise est attaqué par des Val et huit Betty de Rabaul et n'est raté que de peu.

L'Enterprise dont le gouvernail a été avarié, est encore attaqué par six Val mais n'est pas touché et peut recueillir ses appareils à partir de 17h49. Douze Avenger de l'Enterprise rentrent à 20h sans avoir trouvé l'ennemi, treize Dauntless vont se poser à Henderson Field, cinq Avenger du Saratoga attaquent les croiseurs de la force avancée, sans coup au but, et les deux Dauntless du même groupe bombardent et avarient le transport d'hydravions Chitose. Les japonais persuadés d'avoir détruit l'aviation américaine se retirent vers Truk.

Fletcher craignant une attaque de nuit de surface se replie vers le sud et rappelle le Wasp. Le 25, ce dernier lance des reconnaissances qui ne trouvent rien et les deux autres porte-avions se ravitaillent.

Deux sous marins japonais sont détectés et avariés, le I-9 par un destroyer et l'I-7 par un Dauntless du Wasp. L'Enterprise rallie Tongatabu puis Pearl Harbor avec le Portland et quatre destroyers, laissant une partie de son groupe aérien à Henderson Field.

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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS RYUJO   Lun 22 Fév 2010, 18:33

Caractéristiques Techniques


Déplacement : standard 10600 tonnes pleine charge 13500 tonnes

Dimensions : longueur (hors tout) 180m (à la flottaison) 175.39m largeur 20.32m tirant d'eau 5.56m

Propulsion : 4 turbines à engrenages Kampon alimentées par 6 chaudières Kampon Ro dévellopant une puissance totale de 65000 ch et entrainent deux hélices

Performances : vitesse maximale 29 noeuds distance franchissable : 10000 miles nautiques à 14 noeuds

Armement :

Affût double de 127mm du cuirassé Nagato

-12 canons de 127mm type 89 (modèle 1929) en six affûts doubles latéraux. Ce canon de 40 calibres tire des obus de de 35kg (explosif, perforant, éclairant) à une distance maximale de 14800m en tir à but surface (site : +45°) et de 9400m en tir antiaérien (site : +75°) à raison de 8 à 14 coups par minute.

L'affût double A1mod.3 pèse 29 tonnes et peut pointer en site de -7° à +90° (+8 à +85° selon d'autres sources) à raison de 12° par seconde et en azimut de 70 ou 150° en fonction de l'emplacement à raison de 6° par seconde. Chaque canon dispose de 300 obus soit un total de 3600.
Deux affûts doubles de 127mm furent débarqués à la fin des années trente pour compenser l'augmentation de poids liés aux travaux destinés à améliorer sa stabilité.

-24 mitrailleuses de 13mm en six affûts quadruples.

-4 canons de 25mm type 96 en deux affûts doubles installés à la fin des années trente. Ce canon de 60 calibres tire des obus de 250° à une distance maximale comprise de 7500m en tir à but surface (+50°) et de 3000m en tir antiaérien (+85°) à raison de 220 à 260 coups/minute (théorique, la cadence pratique est de 110 à 120 coups). L'affût double pèse 1100kg et peut pointer en site de -10° à +85° et en azimut sur 360° . La dotation en munitions est de 2000 obus par canon soit 8000 obus au total.

Installations aéronautiques/groupe aérien

-Pont d'envol de 158.60m de long sur 23m de large
-Deus ascenseurs axiaux
-Deux hangars superposés
-Pas de catapultes
-Six brins d'arrêts tranversaux.
-Le groupe aérien se compose de 36 appareils plus 12 en réserve démontés.

Equipage : 924 officiers et marins

Sources

Simon Liot de Nobrecourt La Flotte Combinée japonaise de Pearl Harbor à Hiroshima
Michel Ledet Samourais sur porte-avions : les groupes embarqués japonais et leurs porte-avions 1922-1944
Encyclopédie des armes éditions atlas tome 4 «les porte-avions du Pacifique» P881-900
Ressources internet diverses
Photos et docs de l'ami Vautour

FIN DE L'ARTICLE
A VENIR : CUIRASSES CLASSE BISMARCK


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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS RYUJO   Lun 22 Fév 2010, 19:48

ils etait assez special le Ryu ... la salle de conduite en front de piste ca fait assez curieux et en même temps assez logique ...

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MessageSujet: Petit complément modeste   Lun 06 Sep 2010, 22:40

Article remarquablement documenté !

Je me permets d'apporter modestement quelques petits compléments.

La fin du Ryujyo est décrite dans le livre "Japanese destroyer captain" de Tameichi Hara ("Torpilleurs du Soleil Levant", traduction française malheureusement très tronquée). Il y est expliqué que le Ryujyo avait été envoyé en appât, en avant-garde de la force principale comprenant le Shokaku et le Zuikaku. Il était escorté du Tone et des destroyers Tokitsukaze et Amatsukaze (commandé par Tameichi Hara). Son rôle devait être d'attirer les foudres des porte-avions US (ce qu'il fit...) permettant ainsi aux avions des Shokaku et Zuikaku d'attaquer ces derniers pendant ce temps.

La décision de sacrifier ainsi le Ryujyo avait été, paraît-il, motivée par les piètres qualités nautiques du Ryujyo et par une autre de ses limitations : l'ascenseur arrière, fort étroit et conçu à l'époque du biplan, ne pouvait manoeuvrer que les B5N Kate ailes repliées, et ne pouvait accueillir ni les Zéros ni les Vals, de soirte que le Ryujyo était pratiquement devenu un porte-avions à un seul ascenseur, ce qui rendait ses manoeuvres aéro particulièrement lentes.


Dernière édition par Takagi le Dim 07 Aoû 2011, 09:25, édité 1 fois (Raison : Fautes de frappe corrigées)
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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS RYUJO   Sam 06 Aoû 2011, 12:36

Citation :
une autre de ses limitations : l'escenseur arrière, fort étroit et conçu à l'époque du biplan, ne pouvait manoeuvrer que les B5N Kate ailes repliées, et ne pouvait accueillir ni les Zéros ni les Vals, de soirte que le Ryujyo était pratiquement devenu un porte-avions à un seul ascenseur, ce qui rendait ses manoeuvres aéro particulièrement lentes.

cette caractéristique (un ascenseur arrière étroit souvent le même que celui de l'avant ou du milieu mais monté "dans l'autre sens") se retrouve sur de nombreux PA japonais il faudra attendre le Taiho et les Unryu pour voir des ascenseurs quasiment carrés (14x14) sur les PA japonais du Kido Butaï l'ascenseur avant et le hangar supérieur (notamment sa partie avant) étaient le plus souvent réservé aux chasseurs et aux Val
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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS RYUJO   Sam 06 Aoû 2011, 16:12

JollyRogers a écrit:
[…] la salle de conduite en front de piste ca fait assez curieux et en même temps assez logique […]
[…] Une implantation de la passerelle pour le moins inhabituelle, mais non dénuée d’une certaine logique fonctionnelle. Au point que ce concept se retrouve dans la disposition de la passerelle de secours des PA modernes (depuis ceux de la clase MIDWAY jusqu’aux derniers CVN, en passant par nos propres PA54, PA55 et PAN).
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MessageSujet: Complément   Dim 07 Aoû 2011, 09:41

pascal a écrit:
(...) sur les PA japonais (...) l'ascenseur avant et le hangar supérieur (notamment sa partie avant) étaient le plus souvent réservé aux chasseurs et aux Val
C'était d'abord par commodité : les Zeros étaient toujours lancés en premier (donc placés sur l'avant du pont lors de l'organisation des pontées) parce qu'ils avaient une distance de roulage très faible, de l'ordre d'une vingtaine de mètres, et parce qu'ils devaient pourvoir décoller en urgence sans être gênés par d'autres appareils placés sur le pont. Les mêmes considérations avaient présidé au design des Akagi et Kaga à trois ponts : le pont inférieur à l'extrême avant était réservé aux chasseurs, tellements légers à l'époque du biplan qu'ils décollaient en quelques mètres.

Sans leurs bombes, les Vals avaient été conçus pour servir d'intercepteur d'appoint (ce qu'ils ne firent presque jamais), et (sans bombes) ils décollaient assez rapidement. Les Kates étaient donc rangés à l'arrière dans les hangars, puis les Vals, puis les Zeros, et les ascenseurs étaient dimensionnés en conséquence.

Ce n'est que lorsque les Japonais décidèrent de réduire de 3 à 2 le nombre d'ascenseurs sur leurs grands porte-avions (Taiho, Unryu, Shinano) qu'ils ont abandonné la pratique de l'ascenseur arrière dédié aux avions torpilleurs.

Le Ryujyo, navire expérimental construit avant les "grands" Soryu et Hiryu, avait gardé le concept des ascenseurs dédiés alors qu'il n'en avait que deux, et ça l'a desservi pendant sa brève carrière opérationnelle.
Neutral
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