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 JAPON PORTE-AVIONS AKAGI

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clausewitz
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MessageSujet: JAPON PORTE-AVIONS AKAGI   Jeu 27 Aoû 2009, 09:26

PORTE-AVIONS AKAGI
(JAPON)


L'Akagi à la mer ici dans sa version définitive avec un pont d'envol unique


Avant-propos

En l'espace d'uns quarantaine d'années, le Japon est littéralement passé du Moyen Age aux Temps Modernes. Pour se faire, il essaya de combiner les traditions avec les nouvelles technologies apprises et/ou copiées dans les pays occidentaux essentiellement en France, en Allemagne et en Grande Bretagne.

Les forces armées japonaises n'échappent à la règle et si l'armée de terre est particulièrement influencée par les méthodes prussiennes, la marine copie ce qui se fait de mieux en Grande Bretagne et en France. Aussi quand ces deux pays s'intéressent à l'aviation pour appuyer leur flotte, les japonais suivent le mouvement.

En juin 1910, la marine impériale créé le Comité de la Marine pour la Recherche Aéronautique, refusant toute collaboration avec l'Armée, inaugurant une rivalité qui allait perdurer jusqu'en 1945 et entraver le bon fonctionement de la machine de guerre nippone.

Les premiers vols ont lieu au Japon à l'automne 1912 avec deux hydravions français Farman et deux hydravions américains Curtiss mais ne font guère l'unanimité, la majorité des officiers de la marine japonaise estimant qu'il ne s'agit que d'un loisir sans aucune necéssité opérationnelle. Quand éclate la guerre en 1914, l'aviation de la marine japonaise ne dispose que de 12 appareils et va devoir justifier son existence.


Ancien charbonnier, le Wakamiya est le premier porte-aéronefs japonais


Elle doit d'abord réduire les positions allemandes en Chine notament autour de la ville de Tsingtao mais doit d'abord résoudre le problème du transport, problème réglé en réquisitionnant un charbonnier, le Wakamiya qui peut embarquer deux appareils plus deux autres démontés, une capacité réduite mais qui permet à l'aéronavale nippone de participer au siège de Tsingtao en liaison avec les britanniques (31 octobre-7 novembre 1914), le navire arrivant sur zone dès septembre et ses appareils engageant de nombreuses opérations de reconnaissance mais aussi d'attaque (199 projectiles largués) et un quasi-combat aérien contre un Taube allemand qui parvient à fuir dans les nuages.

En dépit de ces prémices prometteurs, l'aviation navale nippone peine à décoller, victime à la fois du peu d'interêt de la majorité des officiers et de l'impossibilité d'acquérir une expérience certaine et une certaine expérience qui aurait permis de montrer la validité de ce concept.

Tout reste donc à faire mais en vingt ans, la marine japonaise allait se doter d'une des meilleurs force aéronavale du monde.

Le porte-avions made in Japan

Avec la première guerre mondiale, une nouvelle course aux armements démarre non plus entre la Grande Bretagne et l'Allemagne mais entre le Japon et les Etats Unis pour le contrôle de l'Océan Pacifique.

Les deux pays se lancent dans la construction d'un grand nombre de cuirassés mais ces cuirassés en l'absence de radar doit pouvoir bénéficier d'un éclairage à longue distance pour régler son tir. La catapulte et l'hydravion sont privilégiés par les japonais dans un premier temps mais ils se tournent rapidement vers le porte-avions puisque leur modèle, la Grande Bretagne, y crois.

Le Japon met ainsi sur cale au chantier naval Asano de Yokohama, le premier porte-avions de son histoire. Baptisé Hosho («phenix volant»), il est mit sur cale le 16 décembre 1919 lancé le 13 novembre 1921 et admis au service actif le 27 décembre 1922. en dépit de la destruction complète, des archives, il semble avéré que les américains ont fortement aidé leur allié nippon, le plan du Hosho et sa coque de type croiseur étant trop proche du Hermes pour qu'il n'y ait pas eu au moins un échange informel d'informations entre officiers britanniques et japonais.


Le Hosho (phenix volant) est trop semblable au Hermes pour que les japonais nient un échange d'informations avec les anglais



En attendant la mise en service du Hosho, les japonais expérimentent l'utilisation d'avions terrestres depuis un navire en marche. Le Wakamiya est ainsi équipé en 1920 d'une plate-forme en bois de 15m de long, installée à la poupe.

En juin de la même année, le lieutenant de vaisseau Torao Kuwabana décolle à l'aide du Sopwith Pup II (la marine impériale en possède trois issus des surplus anglais de la première guerre mondiale). Avec un vent de face soufflant à 20 noeuds, plus la vitesse du navire, le petit biplan parvient à décoller sur 8m.

D'autres tests sont réalisés à bord du cuirassé Yamashiro qui reçoit sur sa tourelle n°2, une plate-forme de 18m pour de nouveaux tests avec les biplans Pup, bilan satisfaisant puisque les trois avions parviennent à décoller de cette plate-forme.

Le devellopement de l'aviation japonaise dans l'après guerre doit également beaucoup à la France et à la Grande Bretagne. Si la première au travers de la mission Faure forme les pilotes de l'aviation de l'armée de terre, la Grande Bretagne participe au dévellopement de l'aéronavale nippone au travers de la mission Sempill qui en un an (1921-22) pose les bases de la future puissance navale japonaise.

Genèse de l'Akagi

Alors simple capitaine de vaisseau, l'amiral Yamamoto va jouer un rôle capitaile dans le dévellopement de l'aviation embarquée


En 1925, le capitaine de vaisseau Isoroku Yamamoto est nommé à la tête du Kasumigaura Group, la première unité aérienne embarquée japonaise. Il n'y passe qu'un an mais son influence est décisive et évite tout retour en arrière.

Yamamoto n'est pas aviateur de formation mais il est convaincu de l'utilité de l'aviation dans la future bataille décisive. Dans l'esprit de nombre d'officiers, l'aviation doit éclairer la flotte et ralentir la ligne ennemie par des attaques à la bombe et à la torpille.

Passant lui même son brevet de pilote, il dévellope un cursus de formation qui transforme les pilotes embarqués nippons de simples aventuriers un peu acrobates à une véritable élite.

Les années vingt s'écoulent et peu à peu l'idée de posséder des porte-avions fait son chemin même dans l'esprit de ceux qui étaient les plus réfractaires. Si la majorité sont encore sceptiques sur les capacités de l'avion (qui après tout n'est né qu'il y à une vingtaine d'année seulement), ils ne remettent plus en question l'existence d'une aviation navale.

Le Hosho étant trop petit pour être réellement efficace, le Japon envisage la construction de nouveaux porte-avions mais il hésite encore, faute d'expérience importante dans ce domaine.

C'est finalement le traité de Washington qui lui donne un formidable coup de pouce. Ce dernier signé le 15 février 1922 limite drastiquement les armements navals.

Il fait suite une conférence ouverte en novembre 1921 à la demande des britanniques pour mettre fin à la course au cuirassé que se livrait les américains et les japonais, chaque mise sur cale de l'un répondant à l'autre.

Outre les cuirassés, les capacités des porte-aéronefs sont limités, chaque pays reçoit un contingent précis en l'occurence 135000 tonnes pour les Etats Unis et la Grande Bretagne, 81000 tonnes pour le Japon et 60000 tonnes pour l'Italie et le France.

Les porte-avions ne doit pas dépasser 27000 tonnes de tonnage (ce qui permettrait au Japon de construire 3 porte-avions) mais pour éviter la mise à la feraille de coques de cuirassés bien avancées, les américains obtiennent de pouvoir intégrer dans leur contingent deux navires de 33000 tonnes, amendement qui est accordé aux autres pays.


Voilà à quoi aurait ressemblé l'Akagi sans le traité de Washington


Si les anglais transforment deux croiseurs de bataille déjà construits et en service (les Glorious) et que les américains transforment deux croiseurs de bataille, les Lexington et les Saratoga (qui déplacent au final 36000 tonnes mais par un tour de passe passe, les 3000 tonnes de la protection anti-torpilles ne sont pas inclus dans le total), les japonais choisissent deux croiseurs de bataille de classe Amagi, l'Amagi et l'Akagi.

La classe Amagi est une version allégée des cuirassés de classe Tosa. Composée de quatre navire baptisés Amagi, Akagi, Takao et Atago, ils auraient déplacé 47000 tonnes à pleine charge, mesurés 251m de long, une vitesse de 30 noeuds et un armement composé de 10 canons de 410mm en cinq tourelles doubles (identiques à ceux des Nagato et des Tosa) et 16 canons de 140mm (20 pour les Tosa).

Seul l'Akagi sera effectivement transformé, l'Amagi étant gravement endommagé par le tremblement de terre de Tokyo le 1er septembre 1923 et remplacé par le cuirassé Kaga de classe Tosa.


L'Akagi en cours de transformation en 1925

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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS AKAGI   Jeu 27 Aoû 2009, 09:36

Historique

Peu de différences entre la photo précédente et celle-ci : l'Akagi en cours de transformation à l'Arsenal de Kure

Jeunes années (1927-1941)

L'Akagi est mis sur cale comme cuirassé à l'Arsenal de Kure le 7 décembre 1920. La construction est stoppée le 5 février 1922 alors qu'il est achevé à 40%. Choisit pour être transformé en porte-avions le 19 novembre 1923, l'Akagi est lancé le 22 avril 1925 et admis au service actif le 27 mars 1927.

Lors de sa mise en service, l'Akagi ne dispose pas d'ilôt et possède pas moins de trois ponts d'envol superposés, les deux premiers au niveau des ponts de hangar et un troisième supérieur. Ce choix étrange s'explique par les nécessités de la mise en oeuvre de l'aviation, l'idée étant de pouvoir accélerer le décollage des avions et permettent de récupérer ses avions sur le pont supérieur tout en lançant des avions des ponts inférieurs.


L'Akagi dans ses premières années à une architecture pour le moins étrange : trois pont d'envol superposés (ci-dessus) et un massif conduit de cheminée se rabattant vers le bas pour éviter les turbulences (ci-dessous)


Les anglais ont également eut cette idée avec les Furious, les Glorious et les premiers design de l'Ark Royal mais rapidement cette architecture pose plus de problèmes qu'elle n'apporte de solution.

Les avions sont en effet de plus en plus gros, de plus en plus puissants et nécessitent donc des ponts d'envol de plus en plus longs.


Octobre 1934 : l'Akagi en baie d'Osaka

Il faut cependant attendre les années trente pour voir le porte-avions être totalement refondu. Il est condui à l'Arsenal de Sasebo et refondu du 24 octobre 1935 au 31 août 1938 : les trois ponts d'envol sont supprimés remplacés par un pont d'envol continu et un ilôt est installé à babord à la différence des autres marines qui l'installait à tribord.

Son groupe aérien est reconstituée au début de 1939 se composa de 12 chasseurs Mitsubishi A5M4, de 35 torpilleurs Yokosuka B4Y1 et 19 bombardiers en piqué D1A2 soit un total de 66 appareils.

Il opère ainsi jusqu'en 1940 au large de la Chine pour mener une mission de blocus et de couvrir les opérations de l'armée de terre notament sur l'île d'Haïnan au large de l'Indochine française.

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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS AKAGI   Jeu 27 Aoû 2009, 09:49

Pearl Harbor (7 décembre 1941)

deux Dessins de l'Akagi après refonte


La tension avec les Etats Unis devenait de plus en plus palpable, le Japon se prépare activement à la guerre. En fait depuis vingt-cinq, les japonais sont convaincus qu'une guerre avec les Etats Unis est inévitable tant leurs intérêts étaient opposés.

Surtout l'industrie japonaise est terriblement dépendante du pétrole des Indes Néerlandaises et du caoutchouc de Malaisie et les différents embargos imposés par les occidentaux ne peux que pousser le Japon dans une véritable fuite en avant.

Les japonais souhaitent se construire un véritable empire colonial aux dépens des puissances coloniales européennes mais aussi des Etats Unis qui contrôlent les Phillipines.

Une fois cet empire conquis, le Japon devra le défendre contre les Etats Unis, aboutissant à une bataille navale de grande ampleur au cours de laquelle la supériorité technique et tactique de la marine japonaise aboutirait à une victoire décisive de la Nihon Kaigun obligeant les Etats Unis à demander la paix.

A l'automne 1940, la flotte américaine du Pacifique est stationnée à Pearl Harbor dans les îles Hawaï ce qui constitue une menace terrible sur les lignes de communications entre le Japon et ses futures conquêtes, elle doit donc être neutralisée avant toute attaque.

L'éloignement du Japon de la cible rend cette attaque impossible sans l'utilisation de porte-avions et cette voie qui est choisie, les japonais ayant parfaitement pris connaissance de l'attaque britannique sur Tarente en novembre 1940 sans parler des manoeuvres américaines en 1932 et 1933.

L'aéronavale japonaise passe toute l'année 1940 à s'entrainer au torpillage en eaux peu profondes mais aussi au bombardement en piqué et au bombardement horizontal. Le plan est régulièrement remis à jour en fonction des informations recueillis par les japonais d'Oahu.

Le plan définitif est validé le 3 novembre et le 21 novembre 1941, la flotte destinée à cette opération se rassemble en baie d'Hitokappu dans l'île Etorofu dans l'archipel des Kouriles.


Vue arrière de l'Akagi lors du transit vers Pearl Harbor


Cette flotte se compose de la 1ère division de porte-avions (Akagi et Kaga) ; la 7ème division de destroyers avec les Ushio et Sazanami de classe Fubuki; la 2ème division de porte-avions (Soryu et Hiryu ) et de la 5ème division de porte-avions (Shokaku et Zuikaku).

Le destroyer Akigumo de classe Yugumo; la 3ème division de cuirassés composée des cuirassés rapides Hiei et Kirishima de classe Kongo; la 8ème division de croiseurs composée des croiseurs lourds Tone et Chikuma; la 1ère escadron de destroyers composé du croiseur léger Abukuma de classe Nagara et des 17ème (Urakaze, Isokaze, Tanikaze et Hamakaze de classe Kabero) et 18ème divisions (Kagero et Shiranuhi de classe Kagero, Arare et Kasumi de classe Asashio) de destroyers.

31 sous marins sont également engagés dont cinq transportant des sous marins de poche chargés d'achever les navires endommagés par le bombardement aérien.

La flotte appareille le 26 novembre dans le silence radio absolu. Elle doit même faire demi-tour en cas de rencontre avec un navire ou de succès des négociations avec les Etats Unis. Le 2 décembre, l'amiral Nagumo reçoit le message «Niitaka Yama Noboru» (Gravir le mont Niitaka). Après un dernier ravitaillement les 5 et 6 décembre 1941, la flotte se prépare à lancer l'attaque qui allait provoquer le début de la guerre du Pacifique.

A 5h00 du matin le 7 décembre, les croiseurs lourds Tone et Chikuma catapultent chacun un hydravion Aichi E13A1 tandis que le sous marin I-36 envoie son hydravion Yokosuka E14Y1.


Maquette représentant le pont de l'Akagi au moment du raid sur Pearl Harbor

Les porte-avions se mettent face au vent à 5h30 pour lancer la première vague d'assaut composée de 183 appareils (89 bombardiers-torpilleurs Nakajima B5N2 _50 avec torpilles et 40 avec bombes_ 51 bombardiers en piqué Aichi D3A1 et 43 chasseurs Mitsubishi A6M2).

L'Akagi est le premier à faire décoller ses avions à partir de 6h15. Il lance 15 Mitsubishi B5N2 Kate armés d'une bombe de 800kg, 12 B5N2 armés d'une torpille et 9 Mitsubishi A6M2 soit un total de 36 appareils.

La première vague se regroupe à 6h30 et à 7h40, le commandant Fuchida lance l'ordre d'attaque convenu «Tora Tora Tora». Les B5N2 de l'Akagi sont chargés de l'allée des cuirassés tandis que les chasseurs sont chargés de détruire l'aérodrome de l'armée à Hickam Field et de contrôler l'espace aérien.

La deuxième vague est sur zone à 8h40 et ne peut naturellement bénéficier de l'effet de surprise. Les japonais ont donc décidé de ne pas engager de bombardiers-torpilleurs trop vulnérables. Un total de 168 appareils se dirigent sur Pearl Harbor sur les 172 prévus puisque deux Aichi D3A1 ne peuvent décoller et 2 Zero doivent faire demi-tour.

L'Akagi lance 18 Aichi D3A1 et 9 Mitsubishi A6M2, les premiers doivent bombarder l'île Ford et les navires au mouillage tandis que les seconds attaquent Hickam Field.

L'attaque terminée, l'escadre de l'amiral Nagumo se rapproche à 190 miles des îles Hawaï pour faciliter la récupération d'appareils souvent au bord de la panne sèche.

Les premiers appareils, ceux de la première vague, apparaissent au dessus des porte-avions vers 10h15. Tous les appareils sont récupérés à 13h30 et la flotte fait ensuite demi-tour, Nagumo refusant de tenter le sort en lançant une troisième vague.

Au total les japonais perdent 39 appareils. La première vague perd 9 appareils : 5 B5N2, 3 A6M2 et 1 D3A1 (un A6M2 appartenait à l'Akagi) et la seconde vague pas moins de 20 appareils : 6 A6M2 et 14 D3A1 (4 D3A1 appartenaient à l'Akagi).

Les 1er et 5ème divisions de porte-avions arrivent à Hashirajima les 23 et 24 décembre 1941 avant d'aller mouiller à Kure le lendemain, 25 décembre tandis que la 2ème division revient le 28 décembre 1941.

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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS AKAGI   Jeu 27 Aoû 2009, 10:00

L'Akagi en guerre : Pacifique-sud et le raid dans l'océan indien

Explosion d'un réservoir de carburant lors du raid sur Darwin en 1942

Une fois les équipages reposés et les navires réparés et ravitaillés, les porte-avions sont engagés dans la conquête de la «sphère de coprospérité» en réalité de l'empire colonial japonais. L'Akagi ne fait pas exception à la règle et en compagnie du Kaga, du Shokaku et du Zuikaku, il est engagé dans la conquête de Rabaul, appareillant du Japon le 8 janvier et arrivant sur zone le 14 janvier 1942.

109 avions sont lancés le 20 janvier mais ils trouvent fort peu d'objectif, le plus gros navire touché est un vieux cargo norvégien. Les Wirraway australiens n'arrivent même pas à intercepter les bombardiers japonais, les Zero ayant facilement le dessus. Après un nouveau raid le 22 janvier, les japonais débarquent sur Rabaul et Kavieng le 23.

Les porte-avions japonais regagnent ensuite Truk entre le 25 et le 29 janvier. Le 1er février 1942, les porte-avions Akagi, Kaga et Zuikaku quittent Truk pour intercepter les porte-avions américains qui bombardent les îles Marshall mais la poursuite ne donne rien et les trois navires rentrent à Palau le 8 février pour les prochaines opérations.

Alors que la conquête des Indes Néerlandaises se poursuivent, l'amiral Nagumo reçoit l'ordre avec ses porte-avions de nettoyer la mer de Java de la présence alliée.

Le 9 février 1942, Nagumo reçoit de l'amiral Yamamoto l'ordre d'attaque Darwin, le grand port australien. Les japonais ont eu vent de la possibilité de voir les alliés utiliser ce port ce que les américains ne feront pas, préférant Tjilatap (Java).

Les 1ère et 2ème division de porte-avions sont ainsi mobilisés dans cette attaque (Akagi Kaga Soryu et Hiryu) qui appareille de Palau le 15 février en compagnie des cuirassés Hiei et Kirishima, des croiseurs lourds Tone et Chikuma et des destroyers des 17ème et 18ème divisions.

Face à ce déploiement de force, les alliés ne disposent que de 10 Curtiss P40 ce qui est bien peu face aux groupes aériens de quatre porte-avions japonais.

La première vague décolle le 19 février à 8h30. Elle se compose 99 appareils : 81 B5N2 et 18 A6M2, l'Akagi faisant décoller 18 Kate. A 9h00, la deuxième vague décolle, composée de 89 appareils : 71 Aichi D3A1 Val et 18 A6M2 Zero, l'Akagi fournissant 18 Val et 9 Zero soit 27 appareils. Au final le «Chateau Rouge» (traduction du mot Akagi) fournit 45 appareils sur 188 engagés.

Les avions japonais sont bien signalés mais des problèmes de transmission font qu'aucune mesure défensive n'est prise et les rares attaques de P40 sont assez facilement repoussées par les Zero de couverture.

Les B5N2 et les A3D1 se déchainent sur le port : les cargos et pétroliers Neptuna, British Motorist Zelandia et Admiral Halstaed sont complètement détruits ou gravement endommagés tout comme le navire-hôpital Mamunda pris pour un cargo. Le destroyer USS Peary reçoit une bombe et explose, coulant en quelques minutes. Le tender d'hydravions William B. Preston encaisse une bombe et prend feu mais parvient à s'éloigner des autres navires. D'autres navires sont touchés doivent s'échouer. La DCA entre en action mais n'endommage que quatre Kate qui ne sont pas abattus.

Les Val prennent aussi leur part du gateau, attaquant le port et l'aérodrome détruisant les derniers P40 encore opérationnels.

Le raid s'achève à 10h40. Les pertes japonaises sont negligeables avec seulement quatre appareils perdus (un Zero, deux Val et un Kate) et 34 appareils endommagés, la plupart légèrement. Tous les avions récupérés, les porte-avions regagnent la baie de Sterling le 21 février.

L'Akagi participe également à la prise de Java mais ses avions ne jouent qu'un rôle mineur à comparer avec ceux des autres porte-avions.

A partir de décembre 1941, une véritable tornade s'abat sur les possession européennes en Asie du Sud-Est. En trois mois, les japonais écrasent les Phillipines, la Malaisie et les Indes Néerlandaises, les rares contre-offensives alliées comme l'ABDA commandée par l'amiral néerlandais Karel Doorman sont écrasés par des navires japonais plus modernes, plus puissants et dont les équipages sont remarquablement entrainés notament au combat de nuit.

L'Eastern Fleet britannique comprennant que la situation était sans issue s'était repliée dans l'Océan Indien notament à Ceylan et même au Kenya où ses plus anciens navires avaient été envoyés pour échapper aux japonais.

Les japonais n'ont aucunement l'intention de laisser une telle force menacer leur flanc et notament la Malaisie et les Indes Néerlandaises riches en pétrole et caoutchouc dont ils ont un immense besoin puisque l'Eastern Fleet alignait encore trois porte-avions (Indomitable, Formidable et Hermes) et cinq cuirassés (Warspite de classe Queen Elisabeth et les quatre survivants de la classe Revenge les Ramilies Revenge, Resolution et Royal Sovereign).

Pour écraser cette menace, la marine japonaise choisit deux de ses meilleurs amiraux, l'amiral Chuichi Nagumo, l'homme qui à commandé la force de porte-avions sur Pearl Harbor et le vice-amiral Jisaburo Ozawa qui partisan de l'aéronavale avait recommandé de regrouper les porte-avions en une force commune pour obtenir un impact militaire maximal.


L'Akagi lors du raid dans l'Océan Indien. Derrière lui le Hiryu et le Soryu puis les cuirassés classe Kongo

Le plan japonais était simple : l'Amiral Nagumo devait se concentrer sur Ceylan et ses approches tandis que le vice-amiral Ozawa devait nettoyer le golfe du Bengale de toute présence britannique.


Le raid de l'océan indien fût l'une des plus grandes réussites de la marine japonaise

L'amiral Nagumo disposait ainsi de la 1st Carrier Air Fleet composé des porte-avions Akagi (navire amiral de Nagumo) qui embarquait 27 chasseurs A6M2, 18 bombardiers en piqué D3A1 et 27 bombardiers-torpilleurs B5N2, de l'Hiryu (21 chasseurs A6M2, 21 bombardiers en piqué D3A1 et 21 bombardiers torpilleurs B5N2) du Soryu (21 chasseurs A6M2, 21 bombardiers en piqué D3A1 et 21 bombardiers torpilleurs B5N2) du Zuikaku (18 chasseurs A6M2, 27 bombardiers en piqué D3A1 et 27 bombardiers torpilleurs B5N2 ) et du Shokaku (18 chasseurs A6M2, 27 bombardiers en piqué D3A1 et 27 bombardiers torpilleurs B5N2 ); du 3rd Battleship Squadron composé des quatre cuirassés rapides de classe Kongo (Kongo Haruna Hiei et Kirishima); du 8th Cruiser Squadron avec les croiseurs lourds Tone et Chikuma, des destroyers Abukuma (Desron 1) Urakaze Tanikaze Isokaze et Hamakaze (Desdiv 17) Kasumi Arare Kagero Shiranushi et Akigumo (Desdiv 17).

le vice-amiral Ozawa disposait de la Malay Force composée du 7th Cruiser Squadron avec les croiseurs lourds classe Mogami (Mogami Suzuya Mikuma et Kumano), du porte-avions Ryujo avec 16 bombardiers-torpilleurs B5N2, des destroyers Yura (Desron 3) Fubuki Shirayuki, Hatsuyki Murakumo (Desdiv 11) remplacée le 3 avril 1942 par la Desdiv 20 composée des destroyers Amagiri Asagiri Shirakumo et Yugiri. Il disposait également des sous marins I-2, I-3, I-4, I-6 et I-7 positionnés à l'ouest de l'Inde.

Face à cette formidable puissance, l'amiral James Sommerville commandant de la Eastern Fleet dispose de la Force A (Fast Force) composée des porte-avions Indomitable (9 Sea Hurricane 12 Fulmar et 24 Albacore) et Formidable (16 Martlet, 21 Albacore et 1 Swordfish), du cuirassé Warspite, des croiseurs lourds Cornwall et Dorsetshire, des croiseurs légers Emerald et Enterprise et des destroyers Napier Nestor (Royal Australian Navy) Paladin, Panther Hotspur et Foxhound.

La Force B ou Slow Force est composée des cuirassés Resolution Ramilles Royal Sovereign et Revenge, du porte-avions Hermes (capitaine Onslow) avec un groupe aérien de 12 Swordfish, les croiseurs légers Caledon, Dragon et Jacob Van Heemskerck (néerlandais) et les destroyers Griffin Norman (australien) Arrow Vampire (australien) Decoy Fortune Scout et Isaac Sweers (néerlandais) sans parler des navires immobilisés à Colombo : le croiseur auxiliaire Hector et le destroyer Tenedos.

Les deux forces japonaises appareillent de Staring Bay dans les Célebes le 26 mars 1942 et les britanniques mis au courant, décide de replier ses forces de Ceylan, direction l'atoll d'Addu dans les Maldives pour limiter les effets d'une attaque prévue pour le 1er ou 2 avril 1942.

C'est le vice-amiral Ozawa qui est le premier à se mette en évidence en attaquant avec le porte-avions Ryujo et ses quatre croiseurs la navigation commerciale britannique dans le golfe de Bengale détruisant 23 navires auxquels s'ajoutentcinq autres navires marchands torpillés par les sous marins japonais déployés sur la côte occidentale de l'Inde.

Quand il se rendit compte que l'attaque qu'il avait escompté sur Ceylan ne s'était pas produite, l'amiral Somerville décida de se renvoyer le porte-avions Hermes sur Trincomalee pour réparations avec comme escorte les croiseurs lourds Cornwall et Dorsetshire et le destroyer australien Vampire.

Le 4 avril au soir, la flotte japonaise fût localisée à 400 miles au sud de Ceylan par un hydravion PBY Catalina piloté par le Squadron Leader Leonard Birchall, 413 Squadron Royal Canadian Air Force qui réussit à transmettre l'information avant d'être abattu par un Zero du Hiryu.

Le 5 avril 1942, les japonais lancèrent 125 avions : 36 bombardiers en piqué Aichi D3A1 Val, 53 bombardiers torpilleurs Nakajima B5N2 Kate et 36 chasseurs Mitsubishi A6M2 Zero comme escorte, le tout sous le commandement du Commander Mitsuo Fuchida de l'Akagi qui avait conduit la première vague d'assaut sur Pearl Harbor.

Les japonais furent bien répérés mais personne ne pensa à prevenir à temps la RAF qui ne put donc défendre efficacement la base navale de Colombo, copieusement bombardée par les japonais qui coulèrent le croiseur auxiliaire Hector et le vieux destroyer Tenedos dans le port. La puissante DCA revendica la destruction de 18 avions japonais mais ces derniers ne reconnurent la perte que de 5 appareils dont trois au dessus de l'objectif et trois fût effectivement le nombre de carcasses d'avions de la Nihon Kaigun retrouvés à proximité de Ceylan. Quand à la RAF elle avait perdu pas moins de 27 appareils.

Le calvaire des britanniques n'était pas terminée car peu avant midi, un hydravion Aichi E13A lancé par le croiseur lourd Tone repéra deux croiseurs lourds (les Dorsetshire et Cornwall) qui avaient quitté Colombo pour rejoindre Sommerville à 200 miles du port attaqué le matin.
L'hydravion garda le contact pendant le temps que les japonais lancent 90 avions qui harcelèrent les deux vieux croiseurs, dépourvus de couverture aérienne et ne disposant que d'une DCA limitée ( 4 affûts doubles de 102mm (4 inch) deux affûts Pom-Pom octuples et deux affûts quadruples de 12.7mm).


L'agonie des croiseurs lourds Cornwall et Dorsetshire

Leur destruction confirma que des navires de surface sans couverture aérienne ne peuvent rien face à une attaque aérienne décidé. Le Cornwall encaissa 9 bombes auxquels s'ajoutèrent six coups à toucher (des bombes tombant à l'eau mais dont le souffle faisait travailler la coque) coulant à 14.00 dix minutes après le Dorsetshire qui avait lui encaissé dix bombes. 1120 survivants furent récupérés sur les 1544 membres d'équipage dont le commandant du Dorsetshire, Augustine Agar qui reçut la Victoria Cross pour le courage manifesté durant cette opération.

La flotte de l'amiral Sommerville tenta de retrouver la flotte de Nagumo pour venger cette attaque mais la flotte japonais s'était retiré plus au nord. Le lendemain 6 avril 1942, le sloop indien Indus fût coulé au large d'Akyab (Birmanie).

Le 9 avril 1942, les avions japonais attaquèrent le port de Trincomalee à 7h00 du matin mais les britanniques prévus avaient évacué le port la veille au soir, la flotte japonaise ayant été repérée dès le 7 avril, le port de Madras étant aussi évacuée par précaution.

Cette fois la RAF était sur le pied de guerre mais face à la puissance japonaise, cela ressemblait à un baroud d'honneur qui vit l'armée de l'air britannique perdre neuf avions pour trois victoires aériennes. Dans le port, un cargo et un dock flottant avaient été coulés ce qui était bien maigre mais comme à Colombo le dieu de la guerre était japonais.

Un «Jake» du cuirassé Haruna repéra le porte-avions Hermes à proximité de la côte vers 8.55, ce dernier avait évacué le port mais s'était rapproché une fois l'attaque terminée. Sans appareil embarqué (mais qu'auraient pu faire une poignée de Swordfish face à la puissance japonaise) et n'ayant pu demander l'aide de la RAF, en raison de problèmes radio, le vénérable porte-avions était condamné.

85 bombardiers l'attaquèrent vers 10.35 au large de Batticaloa (ville à 69 miles au sud est de Tricomalee). Ce fût une véritable exécution, le porte-avions encaissant 40 bombes de 250kg en vingt minutes, chavirant et coulant emportant 307 marins. Le destroyer australien Vampire et la corvette classe Flower HMS Hollyhock ainsi que deux pétroliers connurent le même sort. Le navire hôpital récupéra plus tard 590 survivants.
Au final le raid sur Trincomalee avait coûté aux anglais 8 Hawker Hurricane et un Fairey Fulmar pour cinq bombardiers et six chasseurs japonais dont un qui s'écrasa volontairement sur les réservoirs de carburant.

Suite à ce raid, les japonais regagnèrent le Japon et n'effectuèrent plus aucune incursion aussi importante dans l'Océan Indien. Un raid était prévu en août 1942 mais le déclenchement de l'opération Watchtower par les américains (débarquement à Florida et Tulagi sur l'île de Guadalcanal dans l'archipel des Salomons) annula ce raid et les navires quittèrent Mergui en Birmanie pour les Salomons.

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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS AKAGI   Jeu 27 Aoû 2009, 10:14

La fin de l'Akagi : la bataille de Midway (4-5 juin 1942)

Midway et les Aléoutiennes

Alors que la bataille de la mer de Corail se déroule, les japonais préparent déjà le coup suivant, la conquête de Midway, un atoll perdu dans le Pacifique à mi-chemin entre le Japon et les Etats Unis.

Cette opération MI va aboutir à une gigantesque bataille aéronavale, le tournant de la guerre du Pacifique au cours de laquelle, l'aéronavale japonaise va perdre pas moins de quatre porte-avions et plus grave encore des pilotes et des rampants bien entrainés et expérimentés.

A cette opération MI, s'ajoute l'opération AL, la conquête des îles d'Attu et de Kiska dans les Aléoutiennes pour distraire les forces américains, Yamamoto ignorant que ces derniers ont réussi à casser le code JN-25 et connaissent le plan dans ses moindres détails.

Les porte-avions de l'amiral Nagumo (Akagi Kaha Soryu et Hiryu) appareillent du Japon le 27 mai accompagnés par les cuirassés Haruna et Kirishima, les croiseurs lourds Tone et Chikuma, le croiseur léger Nagara et 11 destroyers et sont à pied d'oeuvre le 4 juin à l'aube en même temps que les porte-avions américains : le Hornet et l'Enterprise du contre-amiral Raymons Spruance (surnomé la machine humaine pour son sang froid) et le Yorktown de l'amiral Fletcher qui commande le tout.


La complexité du plan japonais se retourna contre eux


Des 4h30, des Dauntless du Yorktown décollent pour trouver les porte-avions japonais. Les japonais envoient également des appareils depuis l'Akagi et le Kaga en même temps que les croiseurs Tone et Chikuma, en même temps que la vague d'assaut. On verra que ce choix aura de lourdes conséquences d'autant que l'appareil du Tone ne sera catapulté qu'à 5h00 du matin.

La première vague d'assaut japonaise décollent juste après les appareils de reconnaissance. Elle se compose de 108 appareils (36 Zero, 36 Val et( 36 B5N2) et doit pilonner Midway, anéantir son aérodrome et ses positions défensives en vue du débarquement prévu le 7 juin à l'aube.

Les appareils japonais sont en vue de Midway vers 5h00 du matin et les 25 chasseurs américians décollent pour les intercepter, nombre bientôt réduit à 23. Les japonais sont d'abord surpris et perdent trois bombardiers mais une fois ressaisis, ils prennent rapidement le dessus sur les pilotes américains qui commettent l'erreur de se lancer dans un combat tournoyant avec les Zero. Sur les 19 Buffalo, 13 sont abattus et sur les 5 Wildcat, deux sont abattus.

Les dégats du bombardement sont importants, normal avec autant d'appareils sur une si petite surface. Sur l'ilôt Eastern, la centrale électrique est détruite et sur l'ilôt Sand le hangar à hydravions et les réservoirs à carburant sont détruits.

L'attaque est achevée à 7h15 mais aussitôt le lieutenant Tomonago demande de préparer une nouvelle attaque. Nagumo ordonne que les appareils prévus pour attaquer les porte-avions japonais et armés de torpilles soient réarmés avec des bombes.

Les japonais revendiquent 47 avions ennemis abattus et les américains revendiquent 11 appareils ennemis abattus plus un probable et quatre endommagés.


Le plan général de la bataille

A 7h28, l'hydravion n°4 catapulté par le croiseur lourd Tonne annonce la présence de navires américains à 240 miles de Midway. Cette nouvelle fait l'effet d'une bombe et signifie que les américains sont au courant du plan japonais. Nagumo ne sait que faire, il hésite entre envoyer une deuxième attaque sur Midway ou attaquer les navires américains. Cette hésitation s'explique probablement par la série d'attaques menées par les avions basés à Midway qu'il s'agisse des Vindicator ou des B17.
A 7h30, Nagumo ordonne au Soryu d'envoyer un avion de reconnaissance qui n'est autre que le prototype du Yokosuka D4Y1 Suisei.

Les japonais sont dans une situation incofortable puisque la première vague doit revenir de Midway tandis que les chasseurs de couverture commence à manquer de carburant et vont devoir également être ravitaillés.

A 7h00, l'Hornet et l'Enterprise lancent leurs premiers appareils, le Yorktown devant suivre dès qu'il aura récupéré ses Dauntless de reconnaissance. Cette première vague se compose au total de 106 appareils (Enterprise : 14 Douglas Devastator de la VT-6; 33 Douglas Dauntless des VB-6, VS-6 et AGC et 10 Grumman F4F de la VF-6 soit 57 appareils Hornet : 15 Douglas Devastator de la VT-8 et 34 Douglas Dauntless des VB-8, VS-8 et AGC).

Ce n'est qu'à 7h52 que les américains peuvent doncer vers l'objectif. A 8h38, Fletcher décide de faire décoller ses avions, il garde la VS-5 en réserve et envoie un total de 35 appareils : 6 Grumman F4F de la VF-3, 17 Douglas Dauntless de la VB-3 et 12 Douglas Devastator de la VT-3. A 9h05, le formation est rassemblée et peut gagner ses objectifs.


La route des vague d'assaut de l'US Navy et les attaques dévastatrices des SBD


Pendant ce temps, Nagumo fait récupérer les avions de la première vague qui apponte entre 8h35 et 9h18 avant de se retirer vers le nord pour préparer l'attaque des porte-avions ennemis.

Les deux camps maintiennent des Combat Air Patrol (CAP) au dessus de leur porte-avions. Une première patrouille de 8 Wildcat apponte à 9h45 relevée par 8 autres Wildcat qui vont tenir l'air de 9h29 à 11h16.

Le groupe de Hornet du capitaine de corvette Ring est séparée du reste de la force. Ils arrivent à 9h à la position esperée mais ne trouvent rien. 22 Dauntless rentrent sur le Hornet alors que 13 Dauntless et les dix Wildcat gagnent Midway mais les Wildcat et deux Dauntless sont perdus faute de carburant.

Le groupe de l'Enterprise dirigée par le capitaine de corvette Clarence MacClusky se dirige au 239 au lieu du 240 pour le groupe du Hornet. A 9h20, horizon vide, il continue au sud-ouest puis commence une recherche en carré et tourne de 90° à droite à 9h35. A 9h55, un destroyer japonais est repéré. Les Wildcat de la VT-6 doivent eux revenir sur l'Enterprise où ils appontent à 11h.

La VT-8 de Waldron attaque le Soryu à 9h25 sans attendre l'arrivée des Wildcat. C'est un massacre puisqu'aucune torpille ne touche et que tous les avions sont détruits. Un pilote survit, l'enseigne de vaisseau George Gray. Immédiatement derrière vers 9h40, les Devastator de l'Enterprise attaquent le Kaga pour le même résultat, quatre appareils parviennent à regagner le porte-avions mais aucun coup au but n'est enregistré.

Le massacre des avions torpilleurs américains favorisent l'action des bombardiers en piqué de l'Enterprise à 6000m ont repéré la flotte ennemie à 10h02, deux minutes après ceux du Yorktown.

Les japonais ne repèrent pas les bombardiers américains faute de radar et leurs chasseurs sont encore à basse altitude à pourchasser les Devastator et les Wildcat du Yorktown.

Il est 10h22 quand les bombardiers en piqué américains passent à l'attaque. Le premier porte-avions attaqué est le Kaga. Si les trois premières bombes manquent leur cible, la quatrième touche l'arrière du pont suivies de deux autres bombes qui transforme le cuirassé transformé en enfer de flamme. Le nombre de coups de but n'est pas connu avec certitude car si les japonais annonce quatre coups au but, les américains annoncent huit coups au but.

Le Kaga hors de combat, les bombardiers américains se dirigent vers l'Akagi. L'attaque commence à 10h26. Une première bombe touche l'ascenseur central et explose dans le hangar où les munitions entreposées là détonnent. Une deuxième bombe touche le porte-avions au même endroit.

A 10h25, c'est le Soryu qui est attaqué, qui encaisse entre trois (sources japonaises) et six bombes (sources américaines) mais le résultat est le même : le porte-avions est hors de combat. A 10h40, les machines stoppent et le commandant du navire, le capitaine de vaisseau Ryusaku Yanagimoto se laisse périr au milieu des flammes.

Les japonais riposent. Le Hiryu seul porte-avions japonais intact lance à 10h45 une formation de 19 bombardiers en piqué Aichi D3A Val escorté par 6 Mitsubishi A6M Zero. Les Val attaquent sans escorte mais 8 d'entre eux réussissent à franchir le rideau de 12 Wildcat et placent trois bombes qui stoppent le porte-avions de 12h15 à 14h40.

Le Hiryu lance une seconde vague à 12h45 avec les avions qui restent en état à savoir dix avions torpilleurs Nakajima B5N «Kate» couverts par six Zero. Cette fois le Yorktown encaisse deux torpilles à bâbord à 14h46 pour la perte de trois chasseurs et cinq avions torpilleurs. Le Yorktown prend une giye de 26° et l'ordre d'évacuation est donnée à 15h. Le grand porte-avions finira par couler le 7 juin à 4h58 après avoir été touché par les torpilles du I-168

A la suite de cette attaque le Hiryu est repéré par deux Dauntless. Les porte-avions Hornet et Enterprise lancent un total de 39 bombardiers Dauntless qui attaquent à 16h45. Les 14 Zero ne peuvent faire grand chose et le dernier porte-avions encaisse 4 bombes. Le souffle est si puissant que l'ascenseur avant est projeté au pied de la passerelle !


Dessin de l'Akagi au moment de Midway

A bord des quatre porte-avions japonais, les équipés de sécurité essaient de circonscrire les incendies mais les dégâts sont deviennent trop importants.

Le premier porte-avions à couler est le Soryu qui coule à 19h18 entrainant 718 membres de son équipage dont son commandant. Il est suivi par le Kaga qui coule à 19h25 après deux explosions internes qui achèvent le travail des bombes américaines.

L'Akagi coule à son tour à son tour le 5 juin à 4h55 après avoir été achevé par les torpilles du destroyer Novaki.

Le Hiryu est le dernier porte-avions touché et le dernier à sombrer. Il stoppe à 21h23 et le destroyer Kazagumo accoste pour l'aider à stopper les incendies via ses propres lances et fournis des vivres aux équipes de secours. A 2h30, l'amiral Yamaguchi ordonne l'évacuation mais reste à bord tout comme le commandant du navire.

A 5h10, les destroyers Kazagumo et Yugumo lancent des torpilles avant de s'éloigner mais un B4Y1 du Hosho (le vieux porte-avions assurait la protection ASM du Yamato) repère que l'épave flotte toujours à 7h00 avant de couler à 8h20, de rares rescapés sont fait prisonniers le 19 juin par les américains.

Le 5 juin 1942, les Dauntless sont les maitres du secteur. Les reconnaissances rassurent rapidement les américains sur l'absence de porte-avions japonais (le Ryujo et le Junyo rappelés des Aléoutiennes sont à quatre jours de mer).

Les avions américains retrouvent deux croiseurs lourds japonais, quatre croiseurs les Kumano, Suzuya, Mikuma et Mogami de la force de soutien rapprochée du contre-amiral Takeo Kurita devaient bombarder Midway dans la nuit du 4 au 5 juin mais l'opération annulée, il font demi-tour.

Un sous marin américain, le Tambor (SS 198) les obligent à manoeuvrer dans la nuit et le Mogami aborde le Mikuma. Ralentis par leurs avaries, ils sont ainsi retrouvés par les américains à 6h30 et attaqués (sans dommage) par six Dauntless et six Vindicator de Midway dont un appareil est perdu.

L'Enterprise lance 32 Dauntless et le Hornet 26 qui ne trouvent que le destroyer Tanikaze qui évite tout et descend même un bombardier. Les appontages se font au crépuscule dans des conditions difficiles.

Le 6 juin, trois raids de Dauntless, deux du Hornet et un de l'Enterprise parviennent à couler le Mikuma et endommagé le Mogami (deux bombes), ce dernier pouvant rentrer au Japon. Le même jour le Yorktown que les américains pensaient pouvoir sauver est torpillé par le sous marin I68 dirigé par un hydravion du Chikuma qui lance quatre torpilles à 14h : deux sont encaissées par le destroyer Hamman qui coule alors en faisant sauter ses charges de profondeur et les deux dernières par le porte-avions qui coule le 7 peu après 5 heures.

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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS AKAGI   Jeu 27 Aoû 2009, 10:26

Caracteristiques Techniques

Superbe dessin de l'Akagi avec deux Kate en vol au premier plan. En arrière plan un croiseur lourd et des Zero

Déplacement :
origines : standard 26900 tonnes pleine charge 34364 tonnes
après refonte : standard 36500 tonnes pleine charge 41300 tonnes

Dimensions :

A la construction : longueur (hors tout) 261.21m (flottaison) 248.95m largeur : 29m tirant d'eau : 8.07m

Après refonte : longueur (hors tout) 260.67m (flottaison) 250.36m largeur : 31.32m tirant d'eau : 8.71m

Propulsion :

8 turbines à engrenages Gihon alimentées par 19 chaudières Kampon Ro dévellopant une puissance totale de 131200 ch et actionnant 4 hélices

Performances :
vitesse maximale 32.5 noeuds distance franchissable : 8000 miles à 14 noeuds à la construction, vitesse réduite à 31.5 noeuds après refonte tandis que le rayon d'action est de 8200 miles nautiques à 16 noeuds

Protection : ceinture latérale 254mm

Armememt :

Tourelle de 200mm du Kaga. L'Akagi disposait également de deux tourelles installés de part et d'autre du pont d'envol inférieur

-10 canons de 200mm Type 3 (modèle 1914) en deux tourelles doubles et six affûts simples à l'arrière. Ce canon de 50 calibres tire des obus de 110kg à une distance maximale de 26700m (site +40°) à raison de 3 à 5 coups par minute. La tourelle double type D pèse 157 tonnes et peut pointer de -5° à +40° à raison de 6° par seconde et en azimut sur 150° à raison de 4° par seconde. La dotation en munitions est de 120 coups par canon soit un total de 1200 coups au total.

-12 canons de 120mm Type 10 (modèle 1921) (4.7 inch) en six affûts doubles. Ce canon de 45 calibres tire des obus de 34kg à une distance maximale en tir antisurface de 16000 (site +45°) et de 10000m en tir antiaérien (site +75°). La dotation en munitions est de 2400 à 3000 obus

Après refonte, l'armement fût réduit à 6 canons de 200mm en six casemates à l'arrière mais les 12 canons de 120mm sont maintenus et 14 affûts doubles de 25mm


Canons de 120mm de l'Akagi

Installations aéronautiques/Groupe aérien


Le choix d'un conduit de cheminée rabattable avait de sérieuses incidences sur l'architecture interne du porte-avions


A l'origine, l'Akagi possédait 2 hangars superposés ouverts vers l'avant, permettant aux avions de décoller directement du hangar. Le hangar supérieur était surmonté d'un pont d'envol généralement utilisé pour les appontages et relié au hangar par deux ascenseurs axiaux (longueur 190.20m sur 30.48m).

Après refonte entre 1935 et 1938, l'Akagi ne dispose plus que d'un seul pont d'envol long de 249.20m et large de 30.48m relié aux hangars par deux ascenseurs axiaux.

L'appontage est assuré par six brins d'arrêts tranversaux qui remplacent les brins d'arrêts longitudinaux d'origine.

Le groupe aérien se composait à l'origine de 60 avions (généralement 16 chasseurs 28 avions torpilleurs et 16 avions de reconnaissance) et après la refonte, l'Akagi pouvait embarquer 66 à 91 avions.

Equipage : 1297 hommes (2000 hommes après refonte)

Sources

Simon Liot de Nobrecourt La Flotte Combinée japonaise de Pearl Harbor à Hiroshima

Michel Ledet Samourais sur porte-avions : les groupes embarqués japonais et leurs porte-avions 1922-1944

Encyclopédie des armes éditions atlas tome 4 «les porte-avions du Pacifique» P881-900

Ressources internet diverses

Photos de l'ami Vautour

FIN DE L'ARTICLE
A VENIR : SUPERMARINE SEAFIRE


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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS AKAGI   Jeu 27 Aoû 2009, 15:27

très bien Monsieur

thumleft

Où as-tu trouvé les dessins relatifs aux attaques de la bataille de Midway ?
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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS AKAGI   Jeu 27 Aoû 2009, 15:30

Les cartes m'ont été fournie par Vautour qui m'envoie beaucoup de cartes et de photos pour mes articles.

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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS AKAGI   Ven 28 Aoû 2009, 12:45

Bel article thumleft Bravo claus thumright

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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS AKAGI   Ven 28 Aoû 2009, 14:27

Merci Jolly. J'ai bien aimé écrire cet article, je me suis surtout appuyé sur le livre Samourai sur porte-avions qui est incroyablement riche. Le prochain sur ma liste est le Kaga que je ferais d'ici une dizaine de jours le temps de faire les Colorado (en cours) les Mogami et le Grumman Avenger.

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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS AKAGI   Dim 27 Juin 2010, 22:55

clausewitz a écrit:
Historique

Jeunes années (1927-1941)

L'Akagi est mis sur cale comme cuirassé ]…].

Lors de sa mise en service, l'Akagi ne dispose pas d'ilôt ]…].

]…] le porte-avions ]…] refondu du 24 octobre 1935 au 31 août 1938 : les trois ponts d'envol sont supprimés remplacés par un pont d'envol continu et un ilôt est installé à babord à la différence des autres marines qui l'installait à tribord. ]…].

En effet la marine impériale nippone est la seule à avoir disposé de porte-avions avec îlot à babord. Mais ce n'est pas pour se différencier "des autres marines".

Concevant alors leur emploi tactique par paire, la marine impériale endivisionne ses porte-avions deux par deux. Parmi ces divisions homogènes de porte-avions, trois d’entre elles se distinguent par la symétrie qu’elles présentent en ligne de front :
Première division de PA : Kaga et Akagi ;
Deuxième division de PA : Soryu et Hiryu ;
Cinquième division de PA : Shokaku et Zuikaku .
Cette symétrie vise à permettre, y compris et surtout, en phase de ramassage, la mise en œuvre simultanée des deux groupes aériens, sans risque d'interférence, en séparant les orbites d’attente. Le groupe du PA dont l’îlot est à tribord orbite donc en circuit gauche, à l’opposé de celui du PA dont l’îlot est à bâbord.
Par ailleurs semblables entre eux dans leurs grandes lignes, les PA de ces divisions ne diffèrent que par la disposition de leur îlot respectif. Ou plutôt par la disposition de leur passerelle. Kaga et Soryu ont leur îlot à tribord, alors que celui de l'Akagi et de l'Hiryu est à bâbord. Dans la troisième paire, le Shokaku est normalement construit avec un îlot à tribord, alors que le Zuikaku est prévu avec le sien à bâbord, à l’instar des Akagi et Hiryu. Cependant, les essais de l’Hiryu ayant mis en évidence les inconvénients de ne pas avoir inversé (aussi) les cheminées, le Zuikaku est finalement achevé à l’identique du Shokaku, avec son îlot à tribord.
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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS AKAGI   Dim 27 Juin 2010, 23:03

Merci de cette précision thumleft

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MessageSujet: Le Hosho, le Hermes et les Britanniques   Lun 28 Juin 2010, 15:54

clausewitz a écrit:

Le porte-avions made in Japan

[…] Baptisé Hosho […] en dépit de la destruction complète, des archives, il semble avéré que les Américains ont fortement aidé leur allié nippon, le plan du Hosho et sa coque de type croiseur étant trop proche du Hermes pour qu'il n'y ait pas eu au moins un échange informel d'informations entre officiers britanniques et japonais.


Le Hosho (phenix volant) est trop semblable au Hermes pour que les Japonais nient un échange d'informations avec les Anglais



[…]

Excellent article, précis et documenté à souhait !
Notre Clausewitz serait-il étudiant en histoire ?

Un lapsus semble cependant s'y être glissé (les mots soulignés par moi dans la citation en témoignent).
HMS Hermes étant un PA de la Royal Navy, l'aide étrangère reçue pour la construction du Hosho provenait non pas des Américains mais, bien évidemment, des Britanniques !
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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS AKAGI   Lun 28 Juin 2010, 16:56

Je suis effectivement étudiant en histoire, je prépare le concours et après deux échecs, j'espère que la troisième sera la bonne.

Effectivement le Hermes est bien britannique, merci pour la correction.

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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS AKAGI   Lun 28 Juin 2010, 17:51

ce brave Hermès fut d'ailleurs mis à toutes les sauces puisque c'est avec ses plans sous le bras que Stanley Goodall arriva à Washington en 1917 pour une série de conférences auprès de ses collèges du Bureau of Constructions and Repairs desquelles sortirent les premiers projets US de porte-avions. Qui en restèrent là d'ailleurs; mais néanmoins certaines informations de Goodall se retrouvèrent sur la conversion des deux ex croiseurs de bataille classe Lexington
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MessageSujet: Hermes encore...   Lun 28 Juin 2010, 22:16

pascal a écrit:
ce brave Hermès fut d'ailleurs mis à toutes les sauces puisque c'est avec ses plans sous le bras que Stanley Goodall arriva à Washington en 1917 pour une série de conférences auprès de ses collèges du Bureau of Constructions and Repairs desquelles sortirent les premiers projets US de porte-avions. Qui en restèrent là d'ailleurs; mais néanmoins certaines informations de Goodall se retrouvèrent sur la conversion des deux ex croiseurs de bataille classe Lexington

Complément très intéressant ! Stanley Goodall serait donc le véritable "inventeur" du concept !
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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS AKAGI   Lun 28 Juin 2010, 22:22

clausewitz a écrit:
Je suis effectivement étudiant en histoire, je prépare le concours et après deux échecs, j'espère que la troisième sera la bonne.

Effectivement le Hermes est bien britannique, merci pour la correction.

Tous nos vœux sont avec vous pour un prochain succès (agrégation ?) bien mérité !
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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS AKAGI   Mar 29 Juin 2010, 06:32

Goodall était architecte naval futur Directeur des Constructions Navales.
Je ne pense pas qu'il puisse à lui tout seul revendiquer la paternité du concept, en revanche lui et ses collègues imaginèrent le pont d'envol continu de l'Argus.
La naissance du porte-avions fut partout un ouvrage collectif et en GB par exemple elle dut beaucoup à des amiraux tels Beatty ou Pakenham qui encouragèrent les aviateurs et participèrent plus ou moins directement aux travaux de commissions techniques, ne serait-ce que parce qu'il croyait dans le potentiel offensif des avions torpilleurs.

Pour le Japon, Beatty était contre toute aide et c'est finalement le Ministère de l'Air et le Foreign Office qui avalisèrent l'envoi de la Mission Sempill à Tokyo.
Rutland pionnier anglais de l'aéronavale fut employé de Mitsubishi au Japon et apporta une aide précieuse dans le développement de l'aviation embarquée.
Il avait noué des liens tellement étroits avec les Japonais qu'en 1941 il fut tout simplement assigné à résidence en Grande-Bretagne.
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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS AKAGI   Mar 29 Juin 2010, 10:22

Pour ceux que çà intéresse voici la transcription d'un commentaire d'article paru à l'Université John Hopkins sur la collaboration anglo-américaine en matière navale en 1917-18 où on peut lire que les Saratoga étaient d'inspiration britannique
Citation :


This paper examines the role of the exchange engineer in international technology transfer. It takes as example the transfer of aircraft carrier technology from Great Britain to the United States during World War I, and describes how that individual interpreted the design knowledge from the drawings, allowing the U.S. engineers to grasp the underlying principles of the new technology and adapt it to their own needs. The exchange engineer, a British constructor named Stanley V. Goodall, was brought to the United States to help lead the nascent effort in battlecruiser design. Within months of his arrival, he was assisting in the design of the then-novel aircraft carrier. The United States had plans and drawings of similar British ships, but this on its own would not allow a new design based on U.S. military needs. Using Goodall's designs and interpretation of the strategic and tactical requirements that led to the technical characteristics of the British carriers, the U.S. designers developed their own version of this new ship. The 1922 Washington Treaty stopped the construction of the battlecruisers (which were based on Goodall's designs), and instead the U.S. Navy built on their half-finished hulls, a pair of aircraft carriers Lexington and Saratoga, that also came from Goodall's designs. The first U.S. fleet aircraft carriers were therefore designed by a British constructor, demonstrating the utility of the exchange engineer as a vector in technology transfer. The conclusions argue that such exchanges bear the greatest fruit when the technologies address novel concepts of operation, rather than simply improving upon well-understood doctrine.
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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS AKAGI   Mar 29 Juin 2010, 15:55

pascal a écrit:
[…] les Saratoga étaient d'inspiration britannique


Parfaitement convaincante, cette précision confirme que le porte-avions doit (presque) tout aux Britanniques.


Dernière édition par DahliaBleue le Dim 24 Avr 2011, 09:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Petit complément sur les appareils de réserve   Lun 06 Sep 2010, 23:07

Les porte-avions japonais emportaient des appareils dits de réserve. Ainsi la dotation "normale" de l'Akagi est souvent donnée pour 66 à 72 appareils (1941, après refonte), auxquels s'ajoutent un certain nombre d'appareils de réserve.

En fait, l'Akagi pouvait embarquer 91 avions, mais les premiers essais après refonte ayant montré que les hangars étaient trop emcombrés et le personnel pas assez nombreux pour les entretenir tous, l'habitude fut prise de démonter un certain nombre d'avions (ailes, fuselage, empennage séparés) et de les stocker ainsi sur les parois ou au plafond des hangars. L'idée était de les réassembler et les mettre en ligne après les premières inévitables pertes au combat.
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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS AKAGI   Mar 07 Sep 2010, 06:21

Il en allait de même chez les américains notamment sur les Saratoga et le Ranger où les fuselages étaient rangés au plafond. Mais ces avions de réserves disparurent à l'épreuve des faits car n s'aperçut notamment sur les Saratoga que leur stockage était problématique et que çà prenait du temps pour les remonter. Sur les Sara les magasins étaient situés un pont sous le pont du hangar.

L'alourdissement et la complexification des appareils mit aussi un terme à cela.
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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS AKAGI   Sam 23 Avr 2011, 16:00

Si on en croit les derniers travaux américains sur le sujet l'Akagi fut touché par une seule bombe de 500 kg au centre et connu deux near-misses dont un à l'arrière au droit des deux gouvernails.
A priori l'impact au centre scella à lui seul le sort du navire. La bombe détonna dans le hangar où les appareils d'assaut de son groupe aérien étaient en cours de réapprovisionnement. On a longtemps cru (notamment les auteurs US) à la suite des écrits de Fuchida dans les années 60/70 que de nombreux appareils armés et prêts à décoller se trouvaient sur le pont d'envol au moment de l'impact ce qui est faux. Il s'avère que seuls une demi douzaine de Zero des CAP du matin se trouvaient sur le pont d'envol la plupart des autres chasseurs étaient en l'air à la poursuite des TBD ou en train de s'expliquer avec les Wildcat du Yorktown.

La perte de l'Akagi et de ses trois conserves est due avant tout aux incendies incontrôlables et surtout aux explosions qui se déclenchèrent dans les hangars pleins d'avions bombardiers et torpilleurs en cours de réarmement et de réapprovisionnement en carburant.
Les hangars des PA japonais de l'époque étant clos, le souffle des explosions ne pouvait s'évacuer par les ouvertures latérales présentes par exemple sur les PA US. Dès lors les pressions formidables dues aux explosions eurent des effets catastrophiques et totalement incontrôlables.
Le Kaga quand il fut sabordé avait perdu 50% de ses superstructures au dessus de la flottaison, en clair vu de profil le PA présentait à partir de l'îlot et vers l'arrière un trou de 150 mètres de long sur 15/20 mètres de haut ... encore plus impressionnant que l'Hiryu mais les photos du Kaga sont inexistantes et ce sont des témoignages visuels récoltés longtemps après la guerre qui décrivirent l'état du navire totalement soufflé par les explosions
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MessageSujet: Re: JAPON PORTE-AVIONS AKAGI   Dim 24 Avr 2011, 10:13

Takagi a écrit:
Les porte-avions japonais emportaient des appareils dits de réserve. Ainsi la dotation "normale" de l'Akagi est souvent donnée pour 66 à 72 appareils (1941, après refonte), auxquels s'ajoutent un certain nombre d'appareils de réserve.[…]
L'idée était de les réassembler et les mettre en ligne après les premières inévitables pertes au combat.[…]

pascal a écrit:
Il en allait de même chez les américains notamment sur les Saratoga et le Ranger où les fuselages étaient rangés au plafond. […]
L'alourdissement et la complexification des appareils mit aussi un terme à cela.
Cela témoigne d’un concept d’emploi fort différent de l’actuel.

La fiabilité des appareils était-elle douteuse au point de prévoir une telle redondance de "rechanges" ?

Ou bien, rustiques et bon marché (en comparaison avec ceux d’aujourd’hui) les appareils étaient-ils considérés comme du consommable, voire comme des munitions ?

Et les pilotes ? Y en avait-il autant en «spare» ?
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MessageSujet: Fiabilité   Dim 24 Avr 2011, 10:48

DahliaBleue a écrit:
(...)
Cela témoigne d’un concept d’emploi fort différent de l’actuel.

La fiabilité des appareils était-elle douteuse au point de prévoir une telle redondance de "rechanges" ?

Ou bien, rustiques et bon marché (en comparaison avec ceux d’aujourd’hui) les appareils étaient-ils considérés comme du consommable, voire comme des munitions ?

Et les pilotes ? Y en avait-il autant en «spare» ?

Il y a plusieurs preuves que les avions étaient considérés (dans toutes les marines) comme du consommable. Ce n'est pas forcément par manque de fiabilité : les réparations coûtaient souvent plus cher qu'un avion neuf...

Dans notre Marine Nationale, on se souvient que les avions du Béarn, du Joffre et du Painlevé avaient été commandés avec un stock limité de pièces et de moteurs de rechange, sans que soient mises en places des circuits de réparation ou des chaînes de production ultérieure de pièces de rechange. Il n'était pas prévu de les utiliser plus de quelques mois au combat. Idem, après la guerre de 39-45, la France a acheté un certain nombre d'avions d'occasion (Bearcat, Avenger, Helldiver) dans l'idée de ne les utiliser que quelques mois, au mieux quelques années.

Les porte-avions japonais emportaient un certain nombre d'appareils "de réserve" démontés (les fuselages et les ailes étaient accrochés au plafond ou sur les parois des hangars, pour prendre moins de place.) Dans les programmes d'armement, la Marine Impériale commandait généralement trois moteurs pour une cellule, parce que les moteurs étaient eux aussi du consommable.

L'US Navy et la Royal Navy faisaient de même, avec des dispositions différentes. Les "avions de réserve" n'étaient plus stockés à bord dès la fin des années 30. C'est pour les transporter que les Américains ont construit les premiers "porte-avions jeep" dès 1941 qui sont devenus, la guerre venue, les premiers porte-avions d'escorte ASM.

Les deux cuirassés hybrides Ise et Hyuga, le porte-avions Shinano, les Fuso et Yamashiro s'ils avaient été convertis comme les Ise, devaient aussi transporter un certain nombre d' "avions de rechange" pour les porte-avions. Le parc aérien des Ise / Hyuga devait être de 11 bombardiers en piqué D4Y et 11 hydravions E11A. Les D4Y ne pouvaient pas apponter sur les Ise, ils étaient destinés à recompléter les groupes aériens des porte-avions après les premières pertes.

Ce n'est qu'après la guerre que l'augmentation du prix des avions a mis fin à cette pratique.

Pour les pilotes, c'est un peu différent. Les porte-avions américains embarquaient plus de pilotes que d'avions, ce n'était pas le cas des japonais. D'ailleurs, la seule immatriculation d'un avion japonais suffisait à savoir qui le pilotait, parce que les pilotes ne changeaint pas d'avion. Les "pilotes de rechange" de la marine impériale étaient en fait les pilotes des "avions de rechange", ils n'arrivaient sur le porte-avions qu'avec leur avion.
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Je ne sais pas ce qu'en pense Dassault...
Pour les hélicoptères, c'est un peu pareil : le prix d'un NH90 interdit de le considérer comme un "consommable"...
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