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 JAPON DESTROYERS CLASSE AKITZUKI

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MessageSujet: JAPON DESTROYERS CLASSE AKITZUKI   Lun 05 Avr 2010, 21:06

DESTROYERS CLASSE AKITZUKI
(JAPON)


Le destroyer Akitzuki à la mer

AVANT PROPOS

Aujourd'hui, la Japanese Maritime Self Defense Force (JMSDF) est la 5ème marine du monde avec 432000 tonnes de navires particulièrement modernes. Les destroyers n'ont rien à envier avec les navires américains, les sous marins sont régulièrement renouvelés.

Il suffirait de peu de chose pour que le Japon retrouve une marine digne de la Nikon Kaïgun, la marine impériale japonaise qui fit trembler les alliés durant près de trois ans. Construisant certain des meilleurs destroyers du monde (Fubuki) et les plus puissants cuirassés (les Yamato), entrainant ses équipages dans un culte de l'offensive, elle se montra un adversaire coriace, d'autant plus coriace que les deux dernières années du conflit virent l'IJN (Imperial Japanese Navy).


Le supercuirassé Yamato à la mer

La tradition navale japonaise est ancienne. Au XIIIème siècle, les mongols envahirent le Japon et si la majeure partie des combats furent terrestres, les chroniques de l'époque citent l'exemple de samourais utilisant des petites embarcations pour s'emparer des navires mongols. C'est d'ailleurs à cette époque qu'apparu le mot de kamikaze «vent divin» : en 1274, les armées mongols envahirent le Japon provoquant de lourdes pertes mais à la fin de la journée, un typhoon se leva détruisant la majeure partie de la flotte de Kubilai Khan.

L'effort fût particulièrement intense au 16ème siècle quand les shoguns luttèrent pour le pouvoir central. Des navires équipés de canons furent construits, des plaques en fer équipaient même certains navires soit près de trois siècles avant la Gloire ! Ces navires appelés Tekkosen étaient plus des monitors côtiers plutôt que de vrais navires. En 1641 cependant, le Japon se ferma aux influences étrangères et se replia sur lui même.


Le Commodore Perry

Ce repli dura jusqu'au 8 juillet 1853 date à laquelle le Commodore Perry de la marine américaine jeta l'ancre en baie d'Edo (ancien nom de Tokyo) et s'imposa en tirant avec ces canons Paixhans équipés d'obus explosifs.

Le 31 mars 1854, la convention de Kanagawa imposée par le Commodore Perry ouvrit le Japon au commerce extérieur et ouvrit des relations diplomatiques avec les Etats Unis.

Le Japon aurait pu connaître le sort de la Chine menacée et dépecée par les pays occidentaux mais au contraire, profita de l'occasion pour moderniser le pays à marche forcée. C'est le début de l'ère Meiji (1867) qui supprime le shogunat, les samourais provoquant une révolte en 1877 dûrement reprimée mais qui ne fût pas «digérée» par le Japon avant quinze ans.

La Nikon Kaïgun est officiellement née en juillet 1869 même si il fallut attendre 1871 pour que la marine impériale japonaise absorbe toutes les marines privées. En octobre 1873, le ministère des affaires militaires se scinda en deux, donnant ainsi naissance à un ministère de la marine.

Comme tout pays neuf, le Japon se tourne vers l'étranger pour se dévelloper. Un effort éducatif sans précédent donne naissance à une vague de jeunes ingénieurs qui partent en Europe pour se former aux technologies de pointes notament en Grande Bretagne, en France, en Allemagne. Cela concerne également l'armée. Si l'armée de terre se tourne vers la France et la Prusse, la marine fait naturellement confiance à la Grande Bretagne, puissance navale dominante de l'époque et comme cette dernière se dôte de nombreux destroyers, la marine japonaise fait de même.

BREVE HISTOIRE DES DESTROYERS JAPONAIS

La torpille apparaît en temps qu'arme au 19ème siècle mais qu'il s'agisse de la guerre de sécession ou de la guerre russo-turque en 1877-1878, ces armes étaient assez proches de ce qui allait donner naissance aux mines. L'utilisation de la torpille était dangeureuse pour ne pas dire suicidaire, les armes étant portés au bout d'une hampe ce qui entrainait souvent la destruction de la cible comme le 26 octobre 1864 quand une chaloupe nordiste coula en coulant le cuirassé sudiste CSS Albermarle à l'aide d'une torpille portée.

Au milieu du 19ème siècle, un officier autrichien, le capitaine de frégate Giovanni Luppis reprennant l'idée d'un compatriote imagine un canot explosif propulsé par ressort et dirigé par des cables dont il fait une première démonstration devant l'empereur François Joseph en 1860.

En 1864, il fait la connaissance de l'ingénieur anglais Robert Whitehead qui va perfectionner son invention. Il abandonne l'idée de la navigation en surface pour une navigation sous marin afin de frapper les navires de guerre là où ils sont le plus vulnérables à savoir sous la flottaison. Pas besoin d'être Einstein pour comprendre qu'un trou sous la flottaison entraine le naufrage du navire.

Le premier essais à lieu le 21 décembre 1866 et la commission navale impressionée commande des torpilles dès 1867 suivie de l'Angleterre qui obtient la licence de fabrication en 1872.

La torpille Whitehead était difficile à contrôler et le taux de réussite limité jusqu'à son perfectionnement par l'amiral américain Howell qui en 1891 remplace le moteur à air comprimé âr un mécanisme à ressort : l'énergie est accumulée avant le lancement et est relachée au moment du lancement. Outre la discretion accrue au niveau visuel et sonore, la trajectoire était strictement rectiligne, garantie d'une précision accrue. Lors de tests menées par l'US Navy, la torpille Howell obtint 95% de réussite contre 37% pour la Whitehead.

Les destroyers apparaissent dans la marine impériale nippone à la fin du 19 siècle suite à la première guerre sino-japonaise (1894-1895) quand les japonais se rendirent compte de l'utilité de petits navires de combats. Financés au budget 1895, les six Ikazuchi sont commandés aux chantiers Yarrow de Poplar près de Londres.


Un destroyer classe Ikazuchi

Baptisés Ikazuchi, Inazuma, Niji, Akebono, Oboro et Sazanami, ils sont mis en service en 1899, participant notament à la répression de la rébellion des Boxers en 1900 mais aussi à la guerre russo-japonaise en 1904/05. Trois navires sont perdus par accident, le Niji par échouage dès 1900, le Inazuma est perdu par collision en décembre 1909 et le Ikazuchi par explosion de ses chaudières en octobre 1913.

Caractéristiques Techniques : déplacement standard 310 tonnes pleine charge 420 tonnes; longueur 68.4m (67.2m entre perpendiculaires) largeur 6.2m tirant d'eau 1.57m; vitesse : 30 noeuds; 1 canons de 76.2mm 5 canons de 57mm et deux tubes lance-torpilles de 450mm


Destroyers classe Murakuma

Ils sont suivis par la classe Murakuma composée elle aussi de six navires (Murakuma, Shinonome, Yugiri, Shiranui, Kagero et Usugumo) commandés aux chantiers anglais mais chez Thornycroft de Chiswick à l'ouest de Londres, le premier étant admis au service actif en 1898, les quatre suivants en 1899 et le dernier en 1900. Le Shinonome est perdu par échouage sur les côtes de Formose en juillet 1913 mais les autres survivent à la guerre et aux éléments, terminant leur carrière comme auxiliaires (navire-dépôts et dragueur de mines), le Yugiri étant désarmé et vendu à la démolition en 1922 et les quatre autres en 1925.

Caractéristiques Techniques : déplacement standard 279 tonnes pleine charge 367 tonnes; longueur 67.7m (63.2m entre les perpendiculaires) largeur 5.96m tirant d'eau 1.7mm; vitesse maximale 30 noeuds; armement 1 canons de 76mm 5 canons de 57mm et deux tubes lance-torpilles de 450mm


Le destroyer Kasumi

Aux Murakuma et aux Ikazuchi succèdent les deux destroyers de classe Aktasuki financés par le budget 1897. Baptisés Akatsuki et Kasumi, ils sont construits par Yarrow dans ses chantiers de la Clyde (région de Glasgow en Ecosse) et admis au service actif respectivement en 1901 et 1902. Si le premier est perdu durant la guerre russo-japonaise en sautant sur une mine au large de Port Arthur le 17 mai 1904, le second est démilitarisé en avril 1913 et désarmé en juillet 1920.

Caractéristiques Techniques : déplacement standard 369 tonnes pleine charge 422 tonnes longueur 68.45m (67.29 entre perpendiculaires) largeur 6.28m tirant d'eau 1.73m; vitesse maximale 30 noeuds; Armement 1 canon de 76mm 5 canons de 57mm et deux tubes lance-torpilles de 450mm


Destroyers classe Harusame

Les sept destroyers de classe Harusame sont les premiers destroyers construits au Japon plus précisément à l'Arsenal de Yokosuka. Baptisé Harusame Murasame Hayatori Asagiri Ariake Fubuki et Arare, ils sont admis au service en 1903 pour les quatre premiers et trois en 1905. Le Harusame est perdu par échouage en novembre 1911 et le Hayatori saute sur une mine en septembre 1904 au cours de la guerre russo-japonaise au large de Port Arthur. Les cinq autres navires sont transformés en dragueurs de mines auxiliaires en 1922 puis démoli entre 1924 et 1926.

Caractéristiques Techniques : déplacement standard 340 tonnes pleine charge 395 tonnes Longueur 71.4m (69.2m entre perpendiculaires) largeur 6.57m tirant d'eau 1.83m; vitesse maximale 29 noeuds; armement : deux canons de 76mm, quatre canons de 57mm, deux tubes lance-torpilles de 450mm.

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MessageSujet: Re: JAPON DESTROYERS CLASSE AKITZUKI   Lun 05 Avr 2010, 21:17

La classe Kamikaze qui suit les Harusame sont financés dans le cadre du programme d'expansion d'urgence de 1904 provoqué par la guerre russo japonaise. 32 navires sont ainsi construits mais seulement deux sont prêts au moment de la guerre russo-japonaise.

Leur construction est répartie entre les arsenaux de la marine (8 pour Yokosuka, 5 pour Maizuru, 4 pour Sasebo et 2 pour Kure soit un total de 19 navires) et les chantiers privés (5 pour les chantiers Mitsubishi de Nagasaki, 4 pour les chantiers Kawasaki de Kobe, 2 pour les chantiers Osaka Iron Works d'Osaka et 2 pour l'Uraga Dock Company à Uraga soit 13 navires).


Destroyer classe Kamikaze

Les navires de classe Kamikaze sont admis au service actif en 1905 pour six d'entre-eux (Kamikaze, Hatsushimo, Yayoi, Kisaragi, Ushio, Nenohi) quinze en 1906 (Asakaze, Shiratsuyu, Shirayuki,Harukaze, Shigure, Asatsuyu, Oite, Yunagi, Yugure, Yudachi, Mikazuki, Nowaki, Hibiki, Wakaba et Hatsuyuki), huit en 1907 (Matsukaze, Hayate, Shirotae, Hatsuharu, Uzuki, Minatsuki, Nagatsuki et Kikutsuki), le Uranami en 1908 et les Isonami et Ayanami en 1909.

Le Asatsuyu est perdu par échouage en novembre 1913 et son sister-ship Shirohae est coulé par le torpilleur allemand SMS Jaguar au large de Tsingtao le 3 septembre 1914. Les autres sont relégués au statut de navire auxiliaire avant d'être démoli en 1924.

Caractéristiques Techniques : déplacement standard 387 tonnes pleine charge 460 tonnes longueur : 72m (69.2m entre perpendiculaires) largeur 6.57m tirant d'eau 1.8m Vitesse maximale 29 noeuds; Armement : 2 canons de 76mm, 4 canons de 80mm et deux tubes lance-torpilles de 450mm.

La classe suivante, la classe Umikaze marque une véritable rupture avec le passé. Il s'agit non seulement des premiers destroyers vraiment océaniques de la marine impériale japonaise mais également les premiers à utiliser des turbines (à la place des machines à triple expansion) et des chaudières à mazout au lieu des chaudières à charbon.


Destroyers classe Umikaze

Deux navires sont construits, le premie baptisé Umikaze est construit par l'Arsenal de Maizuru et admis au service actif en septembre 1911 et le second baptisé Yamakaze est construit aux chantiers Mitsubishi de Nagasaki et admis au service actif en octobre 1911. Ils sont transformés en dragueurs de mines en juin 1930 et désarmés en 1936.

Caractéristiques Techniques : déplacement standard 1050 tonnes pleine charge 1170 tonnes longueur : 98.5m (94.5m entre perpendiculaires) largeur 8.6m tirant d'eau 2.7m; Vitesse maximale 33 noeuds; Armement :deux canons de 120mm (un avant et un arrière), cinq canons de 80mm et deux tubes lance-torpilles de 450mm.

Jugeant les Umikaze trop couteux, le parlement japonais refuse la commande d'autres navires de ce type lors du budget 1907 et la marine japonaise doit se résoudre à commander des navires étroitement dérivés des Kamikaze mais plus gros, une sorte d'intermédiaires. Baptisés Sakura et Tachibana, ils sont construits à l'Arsenal de Maizuru et admis au service actif respectivement en mai et en juin 1912. Ils participent à la première guerre mondiale et ne sont désarmés que le 1er avril 1932.


Destroyer classe Sakura

Caractéristiques Techniques : déplacement standard 481 tonnes pleine charge 753 tonnes longueur : 83.6m (entre perpendiculaires 79.2m) largeur 7.3m tirant d'eau 2.2m Vitesse maximale 30 noeuds Armement : un canon de 120mm à l'avant, quatre canons de 80mm et deux tubes lance-torpilles de 450mm.

Les difficultés des chantiers japonais à construire des destroyers océaniques efficaces (les Umikaze s'étant révélés délicats à utiliser et des navires aux «jambes courtes») échauda suffisament la marine japonaise pour la pousser à commander de nouveau des navires à des chantiers étrangers (ce fût d'ailleurs les derniers dans ce cas). C'est ainsi qu'elle commanda deux destroyers aux chantiers Yarrow de la Clyde en Ecosse.


Le destroyer Urakaze

Le premier baptisé Urakaze est admis au service actif en octobre 1915. Utilisé comme navire opérationnel jusqu'en avril 1936 quand il est désarmé et utilisé comme navire d'entrainement à quai à Yokosuka au profit de l'infanterie de marine japonaise (Kaigun Tokubetsu Rikusendai) sous le nom d'escorteur côtier n°18. Il termine sa carrière sous les bombes de l'aviation embarquée américaine, victime du raid du 18 juillet 1945.

Le second baptisé Kawakaze connait une destinée singulière puisqu'alors qu'il est encore en construction en Ecosse, il est vendu à l'Italie le 7 octobre 1915 après accord du gouvernement japonais. Rebaptisé Audace puis San Marco, il est utilisé par les italiens jusqu'à l'armistice de septembre 1943. Capturé par les allemands le 20 septembre et rebaptisé TA20, il est coulé en Adriatique près de Venise le 1er novembre 1944.

Caractéristiques Techniques : déplacement standard 922 tonnes pleine charge 1102 tonnes Longueur 87.2m (entre perpendiculaires 83.9m) largeur 8.4m tirant d'eau 2.4m; Vitesse maximale 30 noeuds Armement : 1 canon de 120mm, 4 canons de 76.2mm et 4 tubes lance-torpilles de 533mm en deux plate-formes doubles axiales.

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MessageSujet: Re: JAPON DESTROYERS CLASSE AKITZUKI   Lun 05 Avr 2010, 21:32

Avec la classe Kaba, la marine japonaise revint aux grandes séries du début du siècle. Leur construction fût extrêmemt rapide (mis sur cale entre octobre et décembre 1914, lancement ent février et mars 1915 et admission au service en mars et avril 1915) grâce à leur répartition entre sept chantiers puisque le Kaba fût construit par l'Arsenal de Yokosuka, le Kashiwa et le Matsu par les chantiers Mitsubishi implantés à Nagasaki, le Sakaki à l'Arsenal de Sasebo, le Sugi chez Osaka Irons Works à Osaka, le Kaede à l'Arsenal de Maizuru, le Ume et le Kusunaki chez Kawasaki à Kobe et le Kiri par la Uraga Dock Company à Uraga. Huit d'entre-eux participèrent à la guerre en Europe et tous survécurent bien que le Sakaki ait été gravement endommagé par le sous marin austro-hongrois U-27 le 11 juin 1917 au large de la Crète avec 62 morts sur 98. Tous ces navires ont été désarmés en même temps le 1er avril 1932.


Destroyer classe Kaba

Caractéristiques Techniques : déplacement standard 66 tonnes pleine charge 820 tonnes Longueur 83.6m (entre perpendiculaires 79.2m) largeur 7.3m tirant d'eau 2.3m vitesse maximale 30 noeuds Armement 1 canon de 120mm 4 canons de 76mm et 4 tubes lance-torpilles de 533mm.

La Classe Kaba est probablement la plus célèbre des classes de destroyers japonais de cette période pour la simple raison que ce type à été exporté en France. L'Armée Navale qui regroupe les forces navales françaises en Méditerranée manque à cette époque cruellement d'escorteurs, de torpilleurs alors que la menace des sous marins allemands et austro-hongrois se fait chaque jour sentir davantage. Aussi quand en 1916, l'attaché naval japonais à Paris propose de faire construire dans son pays une série de torpilleurs, l'état major français accepte avec empressement. Tout va alors très vite : le contrat est signé le 12 novembre 1916 pour douze bâtiments construits deux par deux par les Arsenaux de Yokosuka, de Kure, de Sasebo, de Maizuru mais aussi les chantiers Kawasaki de Kobe et Mitsubishi à Nagasaki et leur livraison à lieu entre le 15 septembre et le 26 octobre 1917 !

Ils sont baptisés de noms d'habitants de l'Empire (Algérien, Annamite, Arabe, Bambara _une ethnie du Mali actuel_ , Hova _une ethnie malgache_ , Kabyle, Marocain, Sakalave _autre ethnie malgache_ , Sénégalais, Somali, Tonkinois et Touareg) et sont identiques aux bâtiments japonais, connaissant une longue carrière puisqu'ils sont désarmés pour deux d'entre eux en 1933, trois en 1935 et les sept derniers en 1936.


Destroyer classe Isokaze

Aux Kaba succédèrent les quatre destroyers de classe Isokaze. Ces navires financés au titre du programme Hachi-Hachi Kantai de 1917 (programme «8-8» qui prévoyait la construction de huit cuirassés et de huit croiseurs de bataille) étaient les premiers vrais destroyers océaniques japonais capables de naviguer mais surtout de combattre en milieu océanique.

L'Isokaze et le Amatsukaze sont construits par l'Arsenal de Kure et admis au service actif respectivement en février et avril 1917, le Hamakaze est construit par Mitsubishi à Nagasaki et admis au service actif en mars 1917 et le dernier baptisé Tokitsukaze est construit par Kawasaki à Kobé et admis au service actif en mai 1917.

Si les trois premiers connaissent une carrière opérationnelle sans historie jusqu'à leur désarmement en avril 1936, le quatrième est gravement endommagé par échouage le 30 mars 1918 et n'est remis en service qu'en février 1920 mais sa coque affaiblie oblige la marine japonaise à l'utiliser comme navire école à Etajima jusqu'à son désarmement en avril 1936.

Caractéristiques Techniques : déplacement standard 1247 tonnes pleine charge 1570 tonnes Longueur 96.9m (94.5m entre perpendiculaires) largeuru 8.5m tirant d'eau 2.8m; vitesse maximale 34 noeuds; armement : 4 canons de 120mm en affûts simples, 4 mitrailleuses de 6.5mm antiaériennes et 6 tubes lance-torpilles de 533mm en trois plate-formes doubles.

Toujours dans le cadre du programme «8-8», les japonais firent construire les quatre destroyers de classe Momo, des versions plus petites de la classe précédente. Les Momo et Yanagi sont construits par l'Arsenal de Sasebo et admis au service actif respectivement en décembre 1916 et mai 1917, les Kaishi et Hinoki sont construits par l'Arsenal de Maizuru et admis au service actif en mars 1917.


Destroyer classe Momo

Les quatre Momo sont déployés en Méditerranée pour assurer des missions d'escorte et de lutte ASM. Le Momo est désarmé le 1er avril 1940, le Hinoki en mai 1940. Le Kashi est transféré le 1er mai 1937 à la marine du Mandchoukuo et rebaptisé Hai Wei mais il est récupéré par la marine nippone en juin 1942 où il est utilisé comme escorteur et coulé par les avions embarqués de la TF38 à Okinawa le 10 octobre 1944. le Yanagi désarmé le 1er mai 1940 est utilisé comme ponton école jusqu'à sa vente à la démolition le 1er avril 1947.

Caractéristiques Techniques : déplacement standard 848 tonnes pleine charge 1100 tonnes Longueur 85.8m (83.8m entre perpendiculaires) largeur 7.7m tirant d'eau 2.3m vitesse maximale : 31.5 noeuds Armement : 3 canons de 120mm, 2 mitrailleuses de 6.5mm antiaériennes et 6 tubes lance-torpilles de 533mm en trois affûts doubles.


Destroyer classe Enoki

La classe Enoki qui suit est quasiment identique à la classe Momo. L'Enoki est construit par l'arsenal de Maizuru et admis au service actif en avril 1918 tout comme les Maki et Keyaki construits par l'Arsenal de Sasebo. Le Kuwa et le Tsubaki sont construits par l'Arsenal de Kure et admis au service actif en mars 1918 pour le premier et en avril 1918 pour le second et enfin le Nara construit par l'Arsenal de Yokosuka et admis au service actif en avril 1918.

Déployés dans les eaux métropolitaines, les navires sortent indemnes du premier conflit mondial, les Maki Keyaki Kuwa et Tsubaki sont désarmés en avril 1934, les Enoki et Nara sont transformés en dragueurs de mines en juin 1930 et désarmés respectivement en juillet et avril 1936.

Caractéristiques Techniques : déplacement standard 860 tonnes pleine charge 1100 tonnes Longueur 85.8m (83.8m entre perpendiculaires) largeur 7.7m tirant d'eau 2.3m vitesse maximale : 31.5 noeuds Armement : 3 canons de 120mm, 2 mitrailleuses de 6.5mm antiaériennes et 6 tubes lance-torpilles de 533mm en trois affûts doubles.


Destroyer classe Kawakaze

La classe Kawakaze qui suivit est bien plus grosse que les Momo et Enoki, ce sont de véritables destroyers océaniques. Le Kawakaze est construit par l'Arsenal de Yokosuka, admis au service le 11 novembre 1918 et utilisé jusqu'à son désarmement en avril 1934. Son sister-ship Tanikaze est construit par l'Arsenal de Maizuru, admis au service actif le 30 janvier 1919 et désarmé le 1er avril 1935.

Caractéristiques Techniques : déplacement standard 1300 tonnes pleine charge 1610 tonnes longueur 103.6m (97.3m entre perpendiculaires) largeur 8.8m tirant d'eau 2.8m Vitesse maximale 37.5 noeuds Armement : 3 canons de 120mm, 2 mitrailleuses de 6.5mm antiaériennes et 6 tubes lance-torpilles de 533mm en trois plate-formes doubles.

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MessageSujet: Re: JAPON DESTROYERS CLASSE AKITZUKI   Lun 05 Avr 2010, 21:47


Destroyer classe Momi

La classe Momi qui suivit était une classe de destroyers de deuxième classe, des navires qu'on aurait probablement classé en France comme des torpilleurs. Ces navires financés dans le cadre du programme «8-8» étaient destinés à accompagner les Minekaze plus gros. 28 destroyers furent prévus mais seulement 21 furent construits, construction répartie entre l'Arsenal de Yokosuka (Momi et Kaya), l'Arsenal de Kure (Nire et Kuri), les chantiers Kawasaki à Kobé qui se taille la part du lion avec six navires (Nashi Take Kiku Aoi Tsuta Ashi), les chantiers navals d'Uraga (Kaki, Hagi Hishi Hasu), les chantiers navals de Ishikawajima (Tsuga Susuki Sumire et Yanogi) et les chantiers navals de Fujinagata (Fuji Warabi Tade), leur admission au service actif s'échelonna entre 1919 et 1923 ( trois en 1919, sept en 1920, six en 1921, quatre en 1922 et un en 1923).

Obsolètes à la fin des années trente, les Momi sont progressivement désarmés et au moment où éclate la guerre du Pacifique, il en reste 13 en service (Tsuga Kuri Kiku Aoi Hagi Fuji Susuki Hishi Hasu Tade Tsuta Ashi et Yamagi),tous convertis en escorteur, payant un lourd tribu aux forces américaines notament les américains car seuls les Fuji et Hasu survivent à la guerre, le premier se rendant aux forces néerlandaises à Surabaya avant d'être sabordé et le second est sabordé au Japon en 1948. Six autres qui ne servaient plus que d'auxiliaires survivent à la guerre et sont démolis après guerre (Ashi Sumire Hasu Nire Kaki et Take).

Caractéristiques Techniques : déplacement standard 860 tonnes pleine charge 1040 tonnes Longueur 85.3m (83.8m entre perpendiculaires) largeur 7.93m tirant d'eau 2.44m Vitesse maximale 36 noeuds Armement : 3 canons de 120mm, 2 mitrailleuses de 7.7mm, 4 tubes lance-torpilles de 533mm en deux plate-formes doubles. Les Momi transformés en escorteurs avaient un armement composé d'un canon de 120mm, d'un canon de 76.2mm antiaérien, de 15 canons de 25mm et de 2 mitrailleuses de 13.2mm antiaériens ainsi qu'au moins 36 charges de profondeur.

Dans le cadre du grand programme d'expansion navale destiné à contrer la marine américaine, le Japon prévoyait une très grande flotte de destroyers avec un triptyque composé des Minekaze, des Momi et des Wakatake qui devaient faire la jonction entre les deux classes précédement citées. A l'origine, il était prévu la construction de 23 navires mais en raison des limitations du traité de Washington seulement huit unités furent construites.


Destroyer classe Wakatake

La construction fût répartie entre les chantiers Kawasaki de Kobé (Wakatake), l'Arsenal de Maizuru (Kuratake), les chantiers navals d'Uraga (Sanae Sarawabi), les chantiers navals d'Ishikawajima (Asago Yugao) et les chantiers navals de Fujinagata (Fuyo Karukaya) respectivement mis en service en 1922 (Wakatake Kuratake) en 1923 (Sanae Asagao Fuyo et Karukaya) et 1924 (Sarawabi Yugao).

A part le Sarawabi qui chavire et coule au large de Keelung (Formose) le 5 décembre 1932, tous sont coulés par la marine américaine alors qu'ils tentaient de protéger les convois de pétroliers et de cargos qui ramenaient au Japon les matières premières de la «sphère de coprospérité», cinq par sous marins, un par une attaque aérienne (Wakatake) et un autre par mine (Asagao).

Caractéristiques Techniques : déplacement standard 910 tonnes pleine charge 1100 tonnes Longueur : 85.3m (83.8m entre perpendiculaires) largeur 7.9m tirant d'eau 2.5m Vitesse maximale 36 noeuds Armement 3 canons de 120mm, deux mitrailleuses de 7.7mm antiaériennes 4 tubes lance-torpilles de 533mm et 20 mines. L'Asagao après juillet 1944 disposait de deux canons de 120mm, de 4 canons de 25mm et 4 mitrailleuses de 13mm à but antiaérien, de deux tubes lance-torpilles de 533mm et d'au moins 36 charges de profondeur.

Comme je l'ai déjà dit plus haut, les japonais prévoyaient dans le cadre de leur programme «8-8» trois classes de destroyers et la classe Minekaze devait constituer le sommet de la pyramide. Conçus pour pouvoir opérer avec les croiseurs de bataille de classe Amagi (qui ne virent jamais le jour, seul l'Akagi fût achevé mais en porte-avions), les 15 Minekaze furent financés par les budgets 1917 (deux unités), 1918 (cinq unités), 1919 (cinq unités) et 1920 (trois unités).


Destroyer classe Minekaze

Les Minekaze sont les principaux destroyers de la marine japonaise durant les années vingt et trente en attendant l'arrivée de navires plus modernes. Ils participent naturellement aux opérations de la seconde guerre mondiale. Sur les quinze navires de cette classe, onze sont perdus (dix par torpille et un par une attaque aérienne) et quatre survivent à la guerre : le Sawakaze, le Shiokaze, le Yukaze qui est cédé comme dommage de guerre à la Grande Bretagne en 1947 et démoli en 1948 et enfin le Namikaze qui est cédé à la Chine nationaliste en 1948 et n'est démoli que par la marine communiste en 1960. Les deux premiers sont également démolis en 1948.

Caractéristiques Techniques : déplacement standard 1367 tonnes pleine charge 1680 tonnes Longueur : 102.6m (97.5m entre perpendiculaires) largeur : 9m tirant d'eau : 2.9m Vitesse maximale 39 noeuds Armement : 4 canons de 120mm, 2 mitrailleuses de 7.7mm, 6 tubes lance-torpilles de 533mm en trois plate-formes doubles et au moins 20 mines.


Destroyer classe Kamikaze

La classe Kamikaze qui suit est également financée dans le cadre du programme «8-8» mais comme la précédente elle subit de plein fouet les conséquences du traité du Washington. Sur les 27 unités prévues, seulement neuf sont achevés.

La construction est répartie entre les chantiers Mitsubishi de Nagasaki (Kamikaze et Asakaze), l'Arsenal de Maizuru (Harukaze, Matsukaze, Hatakaze), les chantiers navals d'Uraga (Oite), les chantiers navals d'Ishikawajima (Hayate), les chantiers navals de Fujinagata (Asanagi) et enfin l'Arsenal de Sasebo (Yunagi). Le Kamikaze est admis au service actif en 1922, les Asakaze et Harukaze en 1923, les Matsukaze et Hatakaze en 1924 et enfin en 1925 les Oite Hayate Asanagi et Yunagi.

Deux navires survivent au second conflit mondial : le Harukaze qui se rend aux américains le 10 novembre 1945 et qui est démoli en 1947 et enfin le Kamikaze est démilitarisé le 1er décembre 1945 pour rapatrier les troupes japonaises mais s'échoué à Omaezaki en juin 1946 et considéré comme perdu.

Caractéristiques Techniques : déplacement standard 1400 tonnes pleine charge 1750 tonnes Longueur : 102.6m (97.5m entre perpendiculaires) largeur 9.1m tirant d'eau : 2.9m Vitesse maximale : 36-37 noeuds Armement 4 canons de 120mm, 2 mitrailleuses de 7.7mm antiaériennes, 6 tubes lance-torpilles de 533mm en trois plate-formes doubles et 20 mines.


Destroyer classe Mutsuki

Aux Kamikaze succédèrent les douze navires de classe Mutsuki. Les limites du traité de Washington eurent un impact direct sur les caractéristiques techniques des nouveaux destroyers. La construction de ces douze navires fût répartie entre plusieurs chantiers : l'Arsenal de Sasebo se chargea de la construction des Mutsuki et Mikazuki, l'Arsenal de Maizuru se chargea de la construction des Kisaragi et Kikuzuki, les chantiers navals d'Uraga de la construction des Yayoi Mimazuki et Mochizuki, les chantiers navals de Ishikawajima de la construction des Uzuki et Nagatsuki et enfin les chantiers navals de Fujinagata furent chargés de la construction des Satsuki Fumizuki et Yuzuki.

Les Kisaragi et Satsuki sont admis au service actif en 1925, les Mutsuki Kikizuki Yayoi Uzuki et Fumizuki en 1926 et enfin les Mikazuki Mimazuki Mochizuki Nagatsuki et Yuzuki en 1927.Aucun destroyer de cette classe ne survécu à la guerre, un certain nombre étant perdus dans les Salomons après avoir participé au célébrissime «Tokyo Express».

Caractéristiques Techniques : déplacement standard 1336 tonnes pleine charge 1468 tonnes Longueur : 102.72m (97.54m entre les perpendiculaires) largeur : 9.16m tirant d'eau 2.96m Vitesse maximale : 37.25 noeuds Armement : 4 canons de 120mm, 2 mitrailleuses de 7.7mm, 2 affûts triples de 610mm et 12 torpilles, 16 mines. Au moment de sa destruction en décembre 1944, l'Uzuki disposait de 2 canons de 120mm, 16 canons de 25mm antiaériens, un affût triple lance-torpilles de 610mm avec 6 torpilles et 36 charges de profondeur.

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MessageSujet: Re: JAPON DESTROYERS CLASSE AKITZUKI   Lun 05 Avr 2010, 22:08

La classe Fubuki qui succéda aux Kamikaze marqua une véritable rupture technologique avec un armement bien plus puissant que les destroyers étrangers obligeant les britanniques et les américains à se dôter de navires équivalents (Tribal pour la Royal Navy et Porter pour l'US Navy).

Mieux encore à partir de l'Ayanami (le 11ème navire de la classe), les canons de 127mm pouvaient pointer en site à +75° et donc prendre à partie les avions. Les 24 Fubuki sont répartis en trois sous-séries.


Destroyer classe Fubuki

Le type I ou type Fubuki se compose de dix navires construits par l'Arsenal de Maizuru (Fubuki Hatsuyuki), l'Arsenal de Yokohama (Shirayuki), les chantiers navals d'Uraga (Miyuki Isonami), les chantiers navals de Fujinagata (Murakumo Shirakumo) l'Arsenal de Sasebo (Shinonome Uranami) et enfin les chantiers navals d'Ishikawajima (Usugumo). Ils sont admis au service actif en 1928 (Fubuki Shirayuki Isonami Shirakumo Shinonome et Usugumo) et 1929 (Hatsuyuki Miyuki Murakumo Uranami).

Mis à part le Miyuki coulé le 29 juin 1934 lors d'une collision avec son sister-ship l'Ikazuchi, tous participent à la guerre du Pacifique mais aucune n'y survit le dernier à être coulé, le Ayanami l'étant le 26 octobre 1944 au cours de la bataille du golfe de Leyte.


Destroyer classe Fubuki type Ayanami

Le Type II ou type Ayanami se compose de dix navires construits par les chantiers navals de Fujinagata (Ayanami), l'Arsenal de Maizuru (Shikinami Yugiri Sazanami), l'Arsenal de Sasebo (Asagiri Oboio Akebono), les chantiers navals de Ishikawajima (Amagiri) et les chantiers navals d'Uraga (Sagiri Ushio) étant mis en service en 1929 (Shikinami), en 1930 (Ayanami Yugiri Asagiri Amagiri) en 1931 (Oboio Akebono Sagiri Ushio) et en 1932 (Sazanami).

Ils participent tous à la guerre du Pacifique, l'Amagiri coulant le 2 août 1943 la vedette lance-torpilles PT-109 dont le commandant était un certain John F. Kennedy. Seul le Ushio survécu au conflit, se rendant aux alliés le 15 septembre 1945 avant d'être démoli en 1948.


Destroyer classe Fubuki type Akatsuki

Le type III ou type Akatsuki (parfois considéré comme une classe propre) se compose de quatre navires construits à l'Arsenal de Sasebo (Akatsuki) aux chantiers navals de Fujinagata (Inazuma), aux chantiers navals d'Uraga (Ikazuchi) et à l'Arsenal de Maizuru (Hibiki) mis en service en 1932 sauf l'Ibiki qui est admis au service actif en 1933. Les trois premiers sont coulés sauf l'Hibiki qui se rend aux alliés le 5 octobre 1945. Cédé à l'URSS le 5 avril 1947, il est rebaptisé Verniy puis Dekabrist en juillet 1948, étant réarmé avec des armes soviétiques. Il est désarmé le 20 février 1953 et démoli.

Caractéristiques Techniques : déplacement standard 1780 tonnes pleine charge 2080 tonnes Longueur : 118.41m (111.96m entre perpendiculaires) largeur : 10.4m tirant d'eau 3.2m Vitesse maximale : 38 noeuds Armement : 6 canons de 127mm en trois tourelles doubles (une avant et deux arrières), 2 mitrailleuses de 13mm, 9 tubes lance-torpilles de 610mm en trois plate-formes triples et 18 torpilles, 18 charges de profondeur. Certains au cours de la guerre perdirent leur tourelle X pour embarquer 14 canons de 25mm, 2 mitrailleuses de 13mm et 18 charges de profondeur.

Le traité de Londres signé le 22 avril 1930 limita le tonnage des destroyers à 1850 tonnes et un armement de 130mm. Les Fubuki étaient dans les clous pour ce qui concerne l'armement (127mm) mais dépassaient allégrement le tonnage autorisé. Aussi les japonais décidèrent de réduire la voilure avec leurs successeurs, les six navires de classe Hatsuharu mais voulurent préserver leur puissance offensive.


Destroyer classe Hatsuharu

Cela aboutit à des navires très chargés sur les hauts et très instables notament en mer formant obligeant les japonais à modifier l'ensemble de leurs navires. L'accident du Tomozuru le 12 mars 1934 (100 morts sur les 113 membres d'équipage, le navire ayant chaviré dans une mer houleuse en raison d'un centre de gravité trop haut qui rendait le navire instable surtout lors des manoeuvres) montra l'urgence de tels travaux.

Les Hatsuharu sont financés au budget 1931 pour les trois premiers et 1933 pour les trois derniers et comme souvent leur construction est répartie entre plusieurs chantiers : l'Arsenal de Sasebo se chargea de la construction des Hatsuharu et Wakaba admis au service actif respectivement en 1933 et 1934, les chantiers navals d'Uraga de la construction des Nenohi et Hatsushimo respectivement mis en service en 1931 et 1934, les chantiers navals Kawasaki de Kobe de la construction du Ariake admis au service actif en 1935 tout comme le Yugure construit à l'Arsenal de Maizuru. Aucun de ces navires ne survécu à la guerre. Mention spéciale pour le Hatsushimo qui fût le dernier destroyer japonais détruit, le 30 juillet 1945 quand il sauta sur une mine alors qu'il tentait d'échapper à une attaque aérienne.

Caractéristiques Techniques : déplacement standard 1530 tonnes longueur 109.5m (103.5m entre les perpendiculaires) largeur 10m tirant d'eau 3.38m Vitesse maximale 34 noeuds
Armement : 5 canons de 127mm (une tourelle double avant, une tourelle simple avant et une tourelle double arrière, la tourelle simple étant débarquée sur les destroyers encore à flot en 1943), 2 canons Vickers Pom-Pom de 40mm (remplacés durant la guerre par des canons de 25mm Hotchkiss dont le nombre varia de 13 à 21 profitant du débarquement de la tourelle simple de 127mm), 9 tubes lance-torpilles de 610mm en trois plate-formes triples (une plate-forme rapidement débarquée pour améliorer la stabilité), 18 charges de profondeur.


Les destroyers qui succèdent aux Hatsuharu devaient être identiques mais l'instabilité de ces derniers oblige la marine impériale japonaise à de telles modifications que les navires qui en résulte forment une nouvelle classe, la classe Shiratsuyu.


Destroyer classe Shiratsuyu

Dix navires au total sont construits par l'Arsenal de Sasebo (Shiratsuyu Yudachi), les chantiers navals d'Uraga (Shigure Samidare Harusame Yanakaze Suzukaze) les chantiers navals de Fujinagata (Murasame Kawakaze) et l'Arsenal de Maizuru (Unikaze). Le Shiratsuyu et le Shigure sont admis au service actif en 1936 et les huit autres en 1937. Aucun ne survit à la guerre, tous étant coulés par l'ennemi sauf le Shiratsuyu qui le 15 juin 1944 entre en collision avec le pétrolier Seyo Maru à 90 miles au sud est du détroit de Surigao. Les dégâts de la collision sont aggravés par l'explosion des charges de profondeur qui provoquent un véritable carnage parmi les survivants et au final sur 180 membres d'équipage 104 sont tués.

Caractéristiques Techniques : déplacement standard 1712 tonnes longueur (flottaison) 107.5m (entre perpendiculaires) 103.5m largeur 9.9m tirant d'eau 3.5m Vitesse maximale 34 noeuds
Armement : 5 canons de 127mm (deux tourelles doubles et une simple), 2 mitrailleuses de 13mm antiaériennes, 8 tubes lance-torpilles de 610mm en deux plate-formes quadruples et 16 charges de profondeur. La tourelle simple fût débarquée durant la guerre pour permettre de renforcer la DCA légère avec 13 à 21 canons de 25mm en affûts simples, doubles et triples.



Destroyer classe Asashio

La classe Asashio qui suit la classe Shiratsuyu est la première à ne pas tenir compte du traité de Londres puisque le Japon avait dénoncé les traités de Washington et de Londres dès 1934. Dix navires au total ont été construits baptisés Asashio Oshio Michishio Arashio Natsugumo Yamagumo Minegumo Asagumo Arare et Kasumi mis en service en 1937 pour les quatre premiers, en 1938 pour les quatre suivants et en 1939 pour les deux derniers. Aucun n'à survécu au conflit.

Caractéristiques Techniques : déplacement standard 2408 tonnes longueur 118.3m largeur 10.3m tirant d'eau 3.7m vitesse maximale 35 noeuds Armement : 6 canons de 127mm en trois tourelles doubles (une avant et deux arrières), 4 canons de 25mm (porté à 28 sur certaines unités au cours du conflit) 4 mitrailleuses de 13mm au minimum (mais souvent plus) 8 tubes lance-torpilles de 610mm en deux plate-formes quadruples et 36 charges de profondeur.

A la classe Asashio succèda la classe Kagero composée de pas moins de 19 navires de conception semblables aux précédents(il était prévu à l'origine dix huit puis vingt-deux navires mais la construction de trois d'entre-eux fût annulée pour financer la construction des Yamato). Comme d'habitude, la construction est répartie entre les arsenaux de la marine impériale et les chantiers privés : L'Arsenal de Maizuru se chargea de la construction des Kagero Oyashio Amatsukaze Nowaki et Arashi; les chantiers navals d'Uraga de la construction des Shiranui Hayashio Tokitsukaze Hanakaze Hagikaze et Akigumo; les chantiers navals de Fujinagata de la construction des Kuroshio Natsushio Urakaze Tanikaze et Maikaze; les chantiers navals Kawasaki de Kobé de la construction de l'Hatsukaze et enfin l'Arsenal de Sasebo de la construction des Yukikaze et Isokaze.


Destroyer classe Kagero

La mise en service s'échelonne de 1939 à 1941, le Kagero et le Shiranui ouvrant le bal suivis en 1940 par pas moins de dix unités (Oyashio Amatsukaze Hayashio Kuroshio Tokitsukaze Natsushio Urakaze Hatsukaze Yukikaze Isokaze), les Nowaki Arashi Hanakaze Hagikaze Akigumo Tanikaze et Maikaze fermant le bal en 1941.

Sur ces 19 unités, une seule survit au conflit, le Yukikaze qui se rend aux alliés au moment de la capitulation japonaise et qui participe au rapatriement des garnisons nippones dispersées dans les îles du Pacifique et en Asie du Sud-Est. Il est ensuite cédé à la Chine le 6 juillet 1947 où il est remis en service le 1er mai 1948 sous le nom de Tang Ya. Il sert dans la marine nationaliste jusqu'à son désarmement le 16 novembre 1966 puis sa démolition en 1970.

Caractéristiques Techniques : déplacement standard 2530 tonnes longueur : 118.5m largeur 10.8m tirant d'eau 3.8m vitesse maximale 35 noeuds Armement : 6 canons de 127mm en trois tourelles doubles (une avant et deux arrières) 4 canons de 25mm antiaériens, 8 tubes lance-torpilles de 610mm en deux plate-formes quadruples avec un total de 16 torpilles et 18 charges de profondeur. Le Yukikaze en avril 1945 disposait d'un armement composé de 4 canons de 127mm en deux tourelles doubles (une avant et une arrière) 27 canons de 25mm antiaériens, 4 mitrailleuses de 13mm antiaériennes, 8 tubes lance-torpilles de 610mm en deux plate-formes quadruples avec 16 torpilles et 36 charges de profondeur.

La guerre devenant chaque jour inévitable, les japonais ne prirent pas le temps de créer une nouvelle classe de destroyers. Peut être satisfaits de leurs grands destroyers depuis les Fubuki, les japonais décidèrent de poursuivre dans cette voie et les Yugumo furent directement dérivés des Kagero.


Destroyer classe Yugumo

14 navires furent prévus pour le budget 1939 suivis de 16 en 1941 et de 8 en 1942 soit un total de 38 navires mais seulement 19 furent construits : l'Akigumo fût finalement intégré à la classe Kagero, deux furent annulés pour financer la construction des Yamato et les seize derniers furent abandonnés le 11 août 1943, les huit derniers devaient être d'un modèle amélioré.

La construction est répartie entre l'Arsenal de Maizuru (Yugumo Makinami Hayanami Hamanami Okinami Hayashimo), les chantiers navals de Fujinagata (Makigumo Naganami Onami Tamanami Fujinami Asashimo Akishimo) et les chantiers navals d'Uraga (Kazagumo Takanami Kiyonami Suzunami Kishinami Kiyoshino).

Leur admission au service actif à lieu en 1941 (Yugumo), en 1942 (Makinami Makigumo Naganami Onami Kazagumo Takanami), en 1943 (Hayanami Hamanami Okinami Tamanami Fujinami Asashimo Kiyonami Suzunami Kishinami) et en 1944 (Hayashimo Akishimo Kiyoshimo). Aucun ne survit à la guerre.

Caractéristiques Techniques : déplacement standard 2077 tonnes pleine charge 2520 tonnes longueur 119.03m largeur 10.80m tirant d'eau 3.76m Vitesse maximale 35.5 noeuds Armement : 6 canons de 127mm en trois tourelles doubles (une avant et deux arrières), 4 canons de 25mm, 8 tubes lance-torpilles de 610mm en deux plate-formes quadruples avec 16 torpilles, 18 charges de profondeur. L'Asashimo le dernier de la classe encore à flot en avril 1945 (il sera coulé le 7 avril par les avions embarqués de la TF58 alors qu'il avait accompagné le cuirassé Yamato) disposait de 6 canons de 127mm, de 20 canons de 25mm antiaériens, de 8 tubes lance-torpilles de 610mm en deux plate-formes quadruples avec 16 torpilles et 36 charges de profondeur.

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MessageSujet: Re: JAPON DESTROYERS CLASSE AKITZUKI   Lun 05 Avr 2010, 22:14

GENESE DES AKITZUKI

Longtemps les navires de guerre n'avaient comme adversaires que leurs congénères. Le vingtième siècle marqua la fin de cette situation «confortable». Coup sur coup apparurent le sous marin et l'avion qui ne tardèrent pas à montrer leur efficacité.

L'avion en particulier devenait chaque jour une menace plus importante pour les forces de surface, il était de plus en plus performant, de plus en plus endurant et de plus en plus efficace, opérant non seulement depuis la terre mais également depuis la mer qu'il s'agisse des hydravions ou des avions embarqués sur porte-avions.

Les navires de surface durent prendre en compte cette menace et renforcer la DCA. Néanmoins au moment où éclate la seconde guerre mondiale, on ne peut pas dire que les avions tremblent devant la puissance de feu antiaérienne des navires de surface, composée généralement de canons légers et de mitrailleuses.

Seule la marine japonaise semble avoir pris réellement en compte l'efficacité de l'aviation contre des navires de surface peut être parce qu'elle à construit un outil aéronaval parfaitement affuté et qu'elle en connait ou du moins en soupçonne les possibilités (sinon comment expliquer la décision d'attaquer Pearl Harbor avec six porte-avions et près de 400 chasseurs, bombardiers-torpilleurs et bombardiers en piqué ?).


Le HMS Argonaut class Dido

Pour protéger leurs précieux porte-avions, les japonais envisagent dès la fin des années de se dôter de navires spécialisés dans la défense antiaérienne à la mer. C'est là que je relativiserait l'idée que seule la marine japonaise avait réellement pris en compte la menace aérienne à la mer puisqu'au même moment, la Grande Bretagne décidait la construction des croiseurs légers antiaériens classe Dido armés de dix canons de 133mm en cinq tourelles doubles (nombre réduit à huit en quatre tourelles doubles dans la sous-classe Bellona) et que les Etats Unis faisaient de même avec la classe Atlanta armée de 16 canons de 127mm en huit tourelles doubles.


Le USS Atlanta

Les japonais choisirent une solution moins chère sous la forme d'un super-destroyer armé de 8 canons de 100mm en quatre tourelles doubles. Signe qui ne trompait pas, la future classe Akitzuki ne disposait pas à l'origine de tubes lance-torpilles alors qu'il s'agissait de l'arme reine de la marine impériale nippone. La mission première _la défense antiaérienne_ était clairement mise en évidence par les choix architecturaux : tourelles doubles superposées, superstructures réduites et une seule et massive cheminée inclinée pour réduire l'impact de la fumée sur la conduite de tir.


Evolution des Akitzuki


La construction des Akitzuki était prévue au programme 1939 en compagnie des Yugumo avec un total de six navires. Dix autres navires furent ajoutées dans le programme de 1941 formant la sous-classe Fuyuzuki. En 1942, 23 navires supplémentaires s'ajoutèrent soit un total de 39 navires mais les choses ne tardèrent pas à se compliquer puisque les bureaux d'études japonais étudiaient une classe améliorée baptisée Super-Akitzuki.

Les 23 derniers Akitzuki furent donc prévus comme des Super-Akitzuki mais le 30 juin 1942, les sept premiers Super-Akitzuki furent replanifiés comme des Akitzuki. Les 16 derniers Akitzuki furent de nouveau prévus comme semblables aux Akitzuki et aux Fuyuzuki mais leur construction fût abandonnée en 1944 (la classe Super Akitzuki prévoyait tout de même la construction de 16 navires mais la construction fût abandonnée en 1944).

Au final, sur un total de 39 navires prévus, 13 furent mis sur cale mais 12 seulement furent achevés, le Michizuki mis sur cale en janvier 1945 et au moment de la capitulation, il était achevé à 16%. La construction de trois autres baptisés Kiyotsuki Otsuki et Atsuki fût abandonnée en décembre 1944.

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MessageSujet: Re: JAPON DESTROYERS CLASSE AKITZUKI   Lun 05 Avr 2010, 22:21

HISTORIQUE

L'Akitzuki

L'Akitzuki à la mer

-L'Akitzuki est mis sur cale à l'Arsenal de Maizuru le 30 juillet 1940 lancé le 2 juillet 1941 et admis au service actif à la base navale de Yokosuka le 11 juin 1942.

Peu de temps après sa mise en service, l'Akitzuki participe à différentes missions d'escorte avant d'être engagé dans l'éreintante campagne des Salomons, participant par exemple à la bataille des Salomons orientales au mois d'août. Le 7 octobre 1942, il est affecté à la 61ème division de destroyers du 10ème escadron au sein de la 3ème flotte. Le 1er novembre il appareilla de Truk pour escorter le porte-avions Shokaku et le croiseur lourd Chikuma où ces derniers devaient être réparés après les dommages de la campagne des Salomons.

Le destroyer fût également mis au bassin à Yokosuka pour un carénage bien mérité, carénage achevé le 16 décembre 1942. Après une courte remise en condition, il quitta Yokosuka ke 31 décembre 1942, escortant jusqu'à Truk le porte-avions Zuikaku où il arriva le 4 janvier 1943.

Devenu navire amiral du 10ème escadron de destroyer (CA Kimura Susumu), il participa aux combats autour de Guadalcanal, couvrant les transports menés par le célébrissime «Tokyo Express»

Le 19 janvier 1943 alors qu'il assistait le transport Myoho Maru, il est attaqué par le sous marin USS Nautilus qui lança deux torpilles. Les deux torpilles touchèrent le destroyer mais une seule détonant provoquant l'inondation de la salle des machines tribord et la mort de 14 marins (63 étant blessés dont l'amiral Kimura) ce qui ne l'empêchait pas de filer encore à 20 noeuds.

Les dégâts furent réparés du 2 février au 11 mars 1943 à Truk à couple du navire atelier Akashi mais trois jours plus tard, alors qu'il quittait Saipan, la coque fragilisée par les dégâts du 19 janvier céda au niveau de la quille et la voie menaçant d'envoyer le destroyer rejoindre Neptune. Il est remorqué à Saipan par la canonnière auxiliaire Shoei Maru le 15 mars et échoué.

Le navire de sauvetage Matsunouri Maru effectue les réparations d'urgence de mars à juin 1943, les tourelles arrières et une partie des superstructures arrières sont enlevés pour alléger le navire. Le 24 juin 1943, il appareille à la remorque du Shinko Maru pour Nagasaki où il arriva le 2 juillet 1943.

Le 30 juin, le navire est placé en réserve le temps des réparations qui sont achevées le 31 octobre 1943. Après une remise en condition au Japon, il regagna Truk en décembre 1943 en compagnie des porte-avions Shokaku et Chitose. Il reprit alors ses missions d'escorte et de transport entre les différentes positions japonaises dans la région.

Au mois de juin 1944, il participa à la bataille de la mer des Philippines, l'un des derniers grands affrontements entre les marines américaines et japonaises. Intégré à la Force A de l'amiral Ozawa, l'Akitzuki escorta le porte-avions Taiho et une fois ce dernier détruit, récupéra des survivants. Il regagna alors le Japon où il resta jusqu'au mois d'octobre, ces quatre mois étant occupés par des missions d'entrainement et les immobilisations pour réparations.

Au mois d'octobre 1944, la majeure partie de la flotte japonaise était au fond de l'eau et la majorité des rares unités encore à flot et en état de combattre furent rassemblées dans l'opération de la dernière chance destinée à sauver les Philippines des américains.

Ce fût les préliminaires à la bataille du golfe de Leyte (23-25 octobre 1944) qui dispute à la bataille du Jutland (31 mai-1er juin 1916) le titre de plus grande bataille de l'histoire. L'Akitzuki était à cette occasion intégrée à la Force Nord de l'amiral Ozawa.

Lors de la bataille du Cap Engano (25 octobre), il fût coulé par une attaque aérienne de la TF38. Néanmoins, certaines sources accordent sa destruction au USS Halibut et les investigations japonais d'après guère appuient cette dernière hypothèse.


Destruction du Akitsuki

Toutes les zones d'ombres de ce naufrage qui provoqua la mort de 183 officiers et marins (146 survivants dont un récupéré par les américains) n'ont pas encore été levées, une explosion interne (chaudières ou tubes lance-torpilles) ayant aggravé les dégâts. L'Akitzuki est rayé des registres le 10 décembre 1944.

Le Teruzuki

Dessin représentant le Teruzuki

-Le Teruzuki est lancé par les chantiers navals Mitsubishi de Nagasaki le 21 novembre 1941 et admis au service actif le 11 juin 1942. Il est affecté le 7 octobre 1942 à la 61ème division, 10ème escadron, 3ème flotte et arriva à Truk le 14 octobre 1942 après quatre jours de transit depuis Yokosuka.

Il ne tarde pas à connaître son baptême du feu puisqu'il participe du 25 au 28 octobre 1942 à la bataille de Santa Cruz, au sein de la force de l'amiral Nagumo. Il escorta le porte-avions léger Zuiho endommagé et fût légèrement endommagé par une bombe lancée par un PBY qui en explosant dans l'eau provoqua de légers dommages à la coque et la mort de sept hommes. Il fût réparé par le navire atelier Akaski à Truk.

Il participa ensuite aux deux batailles navales de Guadalcanal (respectivement les 12 et 13 novembre et les 14-15 novembre 1942) et lors de cette deuxième bataille, il couvrit les cuirassés japonais en compagnie de l'Asagumo, assistant le cuirassé Kirishima mortellement endommagé par le Washington et qui finira par couler après que les survivants fussent évacués.

Le 3 décembre 1942, il est légèrement endommagé suite à un échouage à Truk. Alors navire amiral du 10ème escadron, il gagna les Shortlands où il devint le navire amiral du 2ème escadron de destroyers.

Dans la nuit du 11 au 12 décembre 1942 alors qu'il couvrait un convoi de ravitaillement du «Tokyo Express», le Teruzuki fût attaqué par les vedettes lance-torpilles PT-37 et PT-40 qui le laissèrent totalement désemparé, brûlant de la poupe à la proue. Alors que l'incendie faisait rage depuis trois heures et que les survivants avaient évacués, les charges de profondeur explosèrent achevant le destroyer. Le Teruzuki est rayé des registres le 15 janvier 1943.

Le Suzutsuki

Le Suzutsuki

-Le Suzutsuki est mis sur cale aux chantiers navals Mitsubishi de Nagasaki le 15 mars 1941 lancé le 4 mars 1942 et admis au service actif le 29 décembre 1942. Le 15 janvier 1943, il est affecté à la 61ème division de destroyers, 10ème escadron (3ème flotte).

Comme ses sister-ship, il passa le plus clair de son temps à des missions d'escorte, bien loin des charges rageuses et dévastatrices des premiers mois de la guerre quand les alliés furent traumatisés par la maitrise du combat nocturne par les japonais.

Le 15 janvier 1944, il appareilal d'Unajima avec le cargo Akagi Maru pour une nouvelle mission de transport de troupes pour renforcer la garnison de l'île de Wake. Il est gravement endommagé par duex torpilles lancées par le sous marin Sturgeon. Le Suzutsuki se retrouva amputé de sa proue et de poupe provoquant la mort de 135 marins et de 89 soldats transportés. Il est remorqué à Kure par le Hatsuzuki le 18 janvier et mis au bassin pour des réparations qui furent achevées le 12 octobre 1944.

Jouant de malchance, le 16 octobre 1944 alors qu'il escortait un convoi entre Oita et Formose il est de nouveau torpillé par le sous marin Besugo qui lui emporte une partie de la proue. Il passa ainsi près d'un mois (17 octobre-11 novembre 1944) à Kure pour réparations.

Remis en service le 15 novembre, il fût affecté le même jour à la 41ème divsion de destroyers, 2ème escadron (2ème flotte) et repris ses missions d'escorte, faisant notament équipe avec le porte-avions Junyo et le croiseur de bataille Haruna. De décembre 1944 à mars 1945, il n'effectua que des missions d'entrainement dans la Mer Intérieure.

Le 1er avril 1945, les américains déclenchèrent l'opération «Iceberg», le débarquement des Marines et des troupes de l'Armée à Okinawa. Les japonais totalement désespérés lancèrent une opération sans espoir. Sous le code «Ten Go», le cuirassé Yamato (accompagné du croiseur Yahagi et de sept destroyers dont le Suzutsuki) devait gagner Okinawa, s'échouer et devenir un blockaus mobile. Les américains veillaient au grain et engagèrent plus de 400 avions contre cette force navale.

Le Suzutsuki survécu en dépit d'une bombe encaissée à l'avant et de plusieurs coups à touchés qui provoquent la mise hors de combat des tourelles arrières de 100mm, l'inondation de la poupe et sur le plan humain la mort de 57 hommes tandis que 34 étaient blessés. Le destroyer parvint cependant à rentrer à Sasebo où il passa près d'un mois au bassin (8 avril-5 mai 1945) mais sans que les dégâts ne soient totalement réparés faute de temps, de moyens et d'autres priorités.

Le 1er juin 1945, la 41ème division de destroyers fût réaffectée au 31ème escadron d'escorte de la flotte combinée mais ce changement n'avait guère d'impact opérationnel car le 10 juin, le manque de carburant le réduisit au rôle de batterie antiaérienne.

Placé en réserve le 5 juillet 1945, il fût saisit à Sasebo. Dans un piètre état matériel, il ne fût même pas utilisé pour le rapatriement des troupes japonaises. Rayé des registres le 20 novembre 1945, il fût utilisé comme brise-lâme à Takamatsu puis ultérieurement démoli.

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MessageSujet: Re: JAPON DESTROYERS CLASSE AKITZUKI   Lun 05 Avr 2010, 22:27

Le Hatsuzuki

Le Hatsuzuki

-Le Hatsuzuki est mis sur cale à l'Arsenal de Maizuru le 25 avril 1941 lancé le 3 avril 1942 et admis au service actif le 29 décembre 1942. Le 15 janvier 1943, il est affecté à la 61ème division de destroyers, 10ème escadron (3ème flotte).

Admis au service actif à une période où la roue commençait à tourner à la défaveur du Japon, le Hatsuzuki passa le plus clair de son temps dans des missions de transport rapide et d'escorte. Il passa ensuite le mois de juin 1943 à l'entrainement au Japon.

Il reprit ensuite ses missions d'escorte et de transport qui l'occupèrent durant toute la fin de l'année 1943 et le début de l'année 1944. Le 15 janvier 1944, il appareilla d'Unajima en compagnie du Suzutsuki, escortant l'Akagi Maru qui transport des renforts à Wake. Il assista ainsi son sister-ship torpillé et le ramena à Kure, la mission de transport de troupes étant naturellement annulée.

Il participa ensuite à la bataille de la mer des Philippines (19-20 juin) au sein de la Force A de l'amiral Ozawa en sortant indemne et participa au sauvetage des survivants du porte-avions Taiho.

Revenu au Japon, il passa les mois de juillet à octobre 1944 à l'entrainement. Il participa ensuite à la bataille du golfe de Leyte et notament la bataille du Cap Engano. Il est coulé le 25 octobre 1944 par des croiseurs et des destroyers américains à l'est-nord est du cap Engano alors qu'il couvrait le sauvetage par les destroyers Wakatsuki et Kuwa des survivants des porte-avions Zuikaku et Zuiho.

Seulement 8 marins du destroyers (et 17 rescapés du Zuikaku) survécurent, parvenant après un voyage de 21 jours à gagner Formose où ils arrivèrent le 14 novembre 1944. le Hatsuzuki est rayé des registres le 10 décembre 1944.

Le Niizuki

Le Niizuki

-Le Niizuki est mis sur cale aux chantiers navals Mitsubishi de Nagasaki le 8 décembre 1941 lancé le 29 juin 1942 et admis au service actif le 31 mars 1943. Il est d'abord affecté pour entrainement au 11ème escadron de destroyers de la 1ère flotte avant d'être affecté à la 8ème flotte responsable des opérations dans la région des Salomons et des franges occidentales du Pacifique le 31 mai 1943.

Il quitta Kure le 8 juin pour Yokosuka où il intégra l'escorte d'un force navale qui appareilla le 16 juin pour Truk où elle arriva le 21 juin. Deux jours après son arrivée, il escorta les croiseurs lourds Kumano et Suzuya pour une mission de transport de troupes à Rabaul. Il devint alors le navire amiral du 3ème escadron de destroyers (contre-amiral Akiyama Teruo).

Gagnant les Shortlands, le Niizuki participa à plusieurs missions de transport dans les Salomons, engageant le 2 juillet des vedettes lance-torpilles puis des destroyers américains dans la nuit du 4 au 5 juillet, ses torpilles contribuant à la destruction du destroyer USS Strong (classe Fletcher).

Dans la nuit du 5 au 6 juillet, il participa à la bataille du golfe de Kula alors qu'il couvrait un convoi de transport de troupes direction Kolombangara. Engagé par les destroyers et les croiseurs américains, il est coulé laissant un nombre inconnu de survivants. Le Niizuki est rayé des registres de la marine le 10 septembre 1943.

Le Wakatsuki

Le Wakatsuki

-Le Wakatsuki est mis sur cale aux chantiers navals Mitsubishi de Nagasaki le 9 mars 1942 lancé le 24 novembre 1942 et admis au service actif le 31 mai 1943. le 8 juin 1943, il est présente à Hashirijima et assiste le cuirassé Mutsu eut explosé et coulé.

Le 15 août 1943, il appareille de Kure pour gagner Truk. D'août à octobre 1943, il est régulièrement déployé au large d'Eniwetok pour tenter de protéger les positions japonaises contre les raids de l'aviation embarquée américaine. Il assura également le transports d'équipages d'avions de Truk à Rabaul.

Le 2 novembre 1943, il participe à la bataille de la baie de l'impératrice Augusta s'en sortant sans dommages. Il à moins de chance le 5 novembre 1943 quand il est légèrement endommagé par un raid aérien américain sur Rabaul, une bombe explosant à proximité et fragilisant la structure de la coque. Il assura ensuite jusqu'à la fin de l'année 1943 des missions d'escorte et de transport.

Les 19 et 20 juin, il participa à la bataille de la mer des Phillipines, passant au travers des bombes et des torpilles américaines, assurant la récupération des survivants du porte-avions Taiho dont l'amiral Ozawa qu'il transfera sur le croiseur lourd Haguro.

Après de nouvelles missions d'escorte, il participe à la bataille du Golfe de Leyte au sein de la Force Nord de l'amiral Ozawa à la bataille du Cap Engano, aidant le Kuwa à sauver les rescapés du Zuikaku et du Zuiho.
Le 8 novembre 1944, il appareilla de Manille direction Ormoc sur l'ile de Leyte en escorte du convoi TA n°4. Le 10 novembre 1944, il renforça l'escorte du convoi TA n°3 qui approchait d'Ormoc.

Mouillé en baie d'Ormoc sur la côte ouest de l'île de Leyte, il fût attaqué par les avions de la TF38 laissant un nombre de survivants incertain (probablement 131hommes). Il est rayé des registres de la marine le 10 janvier 1945.

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MessageSujet: Re: JAPON DESTROYERS CLASSE AKITZUKI   Lun 05 Avr 2010, 22:33

Le Shimotsuki

Le Shimotsuki

-Le Shimotsuki est mis sur cale aux chantiers navals Mitsubishi de Nagasaki le 6 juillet 1942 lancé le 7 avril 1943 et admis au service actif le 31 mars 1944. Il est affecté au 11ème escadron de destroyers de la flotte combinée pour parfaite son entrainement depuis la base de Kure avec la mer Intérieure comme terrain de jeu.

Il est ensuite affecté au 10ème escadron (3ème flotte) quittant le Japon pour Guimarras (une île dans le centre des Philippines). Il participa ensuite à la bataille de la mer des Philippines les 19 et 20 juin puis est affecté à la 41ème division de destroyers, 10ème escadron et 3ème flotte.

De retour au Japon, il passe au bassin à Yokosula du 17 au 24 août 1944 avant d'être à l'entrainement. Il participa à la bataille du golfe de Leyte le 25 octobre au sein de la force Nord de l'Amiral Ozawa. Il aida l'Isuzu à récupérer les survivants du Chitose avant de protéger les cuirassés hybrides Ise et Hyuga lors de leur retour au Japon.

Alors qu'il escortait l'Ise et le Hyuga dans une mission de transport d'aviation entre Kure et Manille, il fût détourné vers les îles Spratlys. Le 24 novembre 1944, il devient le navire amiral du 31ème escadron d'escorte à Singapore même si il était régulièrement déployé à Brunei.

Le lendemain, 25 novembre, il est torpillé par le sous marin américain Cavalla qui lança pas moins de quatre torpilles à 220 miles à l'est-nord est de Singapour avec de lourdes pertes en vie humaine puisque le navire coula quasiment instantanément., les survivants étant récupérés par le Momo. Le Shimotsuki est rayé des registres de la marine le 10 janvier 1945.

Le Fuyuzuki

Le Fuyuzuki

-Le Fuyuzuki est mis sur cale à l'Arsenal de Maizuru le 8 mai 1943 lancé le 20 janvier 1944 et admis au service actif le 30 avril 1944. Après une mission de transport entre Yokosuka et Chichi-Jima, il est affecté officiellement le 15 juillet à la 41ème division de destroyers, 10ème escadron, 3ème flotte.

Après plusieurs missions de transport, il subit un petit carénage à Yokosuka du 21 au 25 septembre 1944. Le 12 octobre, alors qu'il escortait le croiseur léger Oyodo de Yokosuka à la mer intérieur, il est légèrement endommagé par le Trepang qui lui lança une torpille qui endommagea la proue et la tourelle avant. Il doit regagner Kure et passer au bassin du 14 octobre au 20 novembre 1944.

Après des missions d'escorte, il regagne le Japon et de décembre 1944 à mars 1945 est immobilisé pour réparations et pour des missions d'entrainement. Le 31 janvier 1945, il est légèrement endommagé par un échouage sur un banc de sable près de Oita. Il est réparé à Kure du 23 au 27 février 1945.

Les 6 et 7 avril 1945, il accompagne le cuirassé Yamato lors de l'opération Ten Go, une véritable opération suicide en direction d'Okinawa. Il est légèrement endommagé par des roquettes et des mitraillages (12 morts et 12 blessés) et récupère les survivants du Yamato puis ceux du Kasumi qu'il acheva avec ses torpilles.

Le 1er juin 1945, la 41ème division de destroyers est affecté au 31ème escadron d'escorte de la flotte combinée et le Fuyuzuki gagne Moji. Le 20 août, il est gravement endommagé par une mine et n'est pas réparé avant la capitulation où il est retrouvé sans armement. Le 20 novembre 1945, il rayé des registres et plus tard utilisé comme brise-lame à Takamatsu avant d'être démantelé.

Le Hanazuki

Le Hanazuki

-Le Hanazuki est mis sur cale à l'Arsenal de Maizuru le 10 février 1944 lancé le 10 octobre 1944 et admis au service actif le 26 décembre 1944. Il est alors affecté au 11ème escadron de la flotte combinée pour compléter son entrainement.

Le 21 janvier 1945, il arriva à Kure pour une campagne d'entrainement en mer intérieure. Le 15 mars 1945, il devient le navire amiral du 31ème escadron d'escorte (Deuxième flotte). Le 6 avril 1945, avec les destroyers Kaya et Maki, il escorta le Yamato de Tokuyama jusqu'au détroit de Bungo.

Transféré au sein de la flotte combinée le 20 avril 1945, il ne quitta plus guère sa base faute de carburant disponible. Il est à plusieurs reprises attaqué par l'aviation américaine mais échappe à la destruction. Le 5 octobre 1945, il est rayé des registres puis transféré en juin 1947 à l'US Navy où il devint le DD-934 puis plus tard coulé comme cible au large des îles Gotto le 3 janvier 1948.

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MessageSujet: Re: JAPON DESTROYERS CLASSE AKITZUKI   Lun 05 Avr 2010, 22:38

Le Yoizuki

Le Yoizuki

-Le Yoizuki est mis sur cale aux chantiers navals d'Uraga le 25 août 1943 lancé le 25 septembre 1944 et admis au service actif le 31 janvier 1945. Le 16 février alors qu'il était en achèvement à Yokosuka, il sert de batterie antiaérienne contre les avions américains.

Le 23 février 1945, il arriva à Kure pour s'entrainer dans la mer intérieure. Le 25 mai, il est affecté à la 41ème division de destroyers, 31ème escadron d'escorte de la flotte combinée. Il est légèrement endommagé par une mine alors qu'il quittait Kure et réparé à quai.

Le 2 août 1945, il est camouflé en mer intérieure et se rend dans cet état aux américains. Le 5 octobre 1945, il est rayé des registres puis utilisé comme navire pour rapatrier les prisonniers japonais au Japon. En mars 1946, il transporte près de 1000 formosans, phillipins et japonais depuis Sydney dans de telles conditions que cela suscita une réelle controverse en Australie.

Le 29 août 1947, il est transféré à la Chine et rebaptisé Fen Yang en février 1949. Il est utilisé par la marine nationaliste comme navire d'entrainement jusqu'en 1962 date de son désarmement, son démantelement ayant lieu en 1963.

Le Harutsuki

Le Harutsuki

-Le Harutsuki est mis sur cale à l'Arsenal de Sasebo le 23 décembre 1943 lancé le 3 août 1944 et admis au service le 29 décembre 1944 au sein du 11ème escadron de destroyers de la flotte combinée pour compléter son entrainement.

Le 20 janvier 1945, le Harutsuki devient le navire amiral du 103ème escadron d'escorte intégré au sein de la 1ère flotte d'escorte tout en continuant son entrainement en mer intérieure avec parfois des missions locales d'escorte.

Rayé des registres de la marine impériale japonaise le 5 octobre 1945, il est utilisé pour des missions de rapatriement des troupes japonais et des prisonniers de guerre nippons. Le 28 août 1947, il est transféré à la marine soviétique et rebaptisé Vnezapny et réarmé avec des canons soviétiques. Il relégué au statut de navire d'entrainement en 1949 et rebaptisé Oskol. Devenu bâtiment cible TSL-64 en 1955 puis baraquement flottant PKZ-37 avant d'être démoli en 1969.

Le Natsuzuki

Le Natsuzuki

-Le Natsuzuki est mis sur cale à l'Arsenal de Sasebo le 1er mai 1944 lancé le 2 décembre 1944 et admis au service actif le 8 avril 1945.

Il est affecté au 11ème escadron de destroyers de la deuxième flotte pour entrainement. Le 20 avril 1945, le 11ème escadron est réaffecté à la flotte combinée. A peine un mois plus tard, le Natsuzuki est affecté à la 41ème division de destroyers, 31ème squadron d'escorte de la flotte combinée.

Le 16 juin 1945, il est gravement endommagé par une mine et doit regagner Sasebo pour réparations. Saisi par les américains, il est rayé des registres le 5 octobre 1945 puis utilisé comme navire de rapatriement.

Le 25 août 1947, il est cédé à la Grande Bretagne mais contrairement aux marines chinoises et soviétiques, la Royal Navy n'avait pas besoin de destroyers. Il est donc démantelé à Uraga en 1948.

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MessageSujet: Re: JAPON DESTROYERS CLASSE AKITZUKI   Lun 05 Avr 2010, 22:49

CARACTERISTIQUES TECHNIQUES


Déplacement : standard 2743 tonnes pleine charge 3759 tonnes

Dimensions : longueur 134.2m largeur 11.6m tirant d'eau 4.15m

Propulsion : deux turbines à engrenages Kampon alimentées par trois chaudières Kampon Ro-Go dévellopant une puissance totale de 52000ch et entrainant deux hélices.

Performances : vitesse maximale 33 noeuds distance franchissable : 8300 miles nautiques à 18 noeuds

Electronique : un radar de veille aérienne type 22

Armement :


Dessin d'une tourelle double de 100mm

-8 canons de 100mm type 98 en quatre tourelles doubles (deux avants et deux arrières). Ce canon de 65 calibres tire des obus explosifs de 28kg à une distance maximale de 19500m en tir antisurface (+45°) et de 13000m en tir antiaérien à raison de 15 à 21 coups par minute.

La tourelle Model A pèse 34.5 tonnes en ordre de combat et peut pointer en site de -10° à +90° à raison de 16° par seconde et en azimut sur 70° à raison de 11 à 16° par seconde. La dotation en munitions est de 400 obus par canon soit un total de 3200 obus pour le navire.


Affût double de 25mm abandonné par les japonais à Guam

-4 canons de 25mm type 96 en deux affûts doubles. Ce canon de 60 calibres tire des obus de 250° à une distance maximale comprise de 7500m en tir à but surface (+50°) et de 3000m en tir antiaérien (+85°) à raison de 220 à 260 coups/minute (théorique, la cadence pratique est de 110 à 120 coups).

L'affût double pèse 1100kg et peut pointer en site de -10° à +85° et en azimut sur 360° . La dotation en munitions est de 2000 obus par canon soit un total de 8000 projectiles.


Schéma des affûts simples et des affûts triples de 25mm


Le Suzutsuki en 1945 disposait de 47 canons de 25mm en sept affûts triples et vingt-six affûts simples. L'affût triple pèse 1800kg et peut pointer en site de -10° à +85° et en azimut sur 360° et l'affût simple pèse 785kg. La dotation globale en munitions est inconnue.


mitrailleuse de 13.2mm

-3 mitrailleuses de 13.2mm type 93 en trois affûts simples. Cette mitrailleuse munie d'un canon de 76 calibres tirant des projectiles de 0.119kg à une distance maximale de 6500m en tir antisurface (site : +50°) et de 3980m en tir antiaérien (site : +80°) à raison de 250 coups par minute. L'affût simple pèse 113 à 213kg et peut pointer en site de -10° à +85° et en azimut sur 360°. 2500 cartouches sont stockées par mitrailleuse soit un total de 7500 projectiles.


Une Long Lance Type 93 et ci-dessous un affût triple lance-torpilles


-4 tubes lance-torpilles de 610mm en une plate-forme quadruple type 92 et un total de huit torpilles. Les torpilles embarquées sont les type 93 plus connues sous le nom de Long Lance, propulsé par un moteur aliménté en kérosène et oxygène liquide. Pesant 2800kg avec une charge explosive de 780kg, elle était capable de toucher une cible à 30000m (vitesse 36-38 noeuds), à 25000m (vitesse 40-42 noeuds) et à 15000m (48-50 noeuds).

-56 charges de profondeur type 95. Pesant 160kg avec une charge militaire de 100kg efficace jusqu'à -90m de profondeur.

Equipage : 263 officiers et marins à la mise en service, 315 officiers et marins à la fin de la carrière.

SOURCES

-Encyclopédie des armes éditions Atlans tome 9 «Les destroyers de l'Axe 1939-1945» p2121-2140
(Classe Akitzuki p2132)
-Marines et forces navales HS n°10 «1939-1945 Les flottes en présence et l'évolution des navires»
-Marines et forces navales HS n°12 «1939-1945 Armes et équipements»
-Ressources internet diverses
-Photos et un PdF de l'ami Vautour

FIN DE L'ARTICLE
A VENIR : SOUS MARINS CLASSE ARETHUSE


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MessageSujet: Re: JAPON DESTROYERS CLASSE AKITZUKI   Mer 07 Avr 2010, 11:15

Encore un article très intéressant de notre ami claus!

Pas mal du tout ces destroyers anti-aérien!
Je trouve que face à la menace des avion, leur canon de 100mm étaient des armes d'un calibre beaucoup mieux adapté à cette tache que les 114, 127 & 130mm des croiseurs anti-aérien occidentaux!
par ailleurs l'idée du destroyer anti-aérien plutôt que celle du croiseur, était une solution que je trouve beaucoup plus rentable et polivalente!
En usage anti-navire, le calibre des canon des Akitzuki était suffisant face à des destroyers "classique", alors que ceux des Dido et Atlanta étaient plutot leger face au blindage des croiseurs léger "standart"!
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MessageSujet: Re: JAPON DESTROYERS CLASSE AKITZUKI   Mer 07 Avr 2010, 20:50

Merci l'ami. J'adore surtout leur ligne : avec leurs quatre tourelles doubles et les faibles superstructures, ils ont une vrai gueule de tueur.

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MessageSujet: Re: JAPON DESTROYERS CLASSE AKITZUKI   Mer 07 Avr 2010, 21:15

vautour a écrit:
Je trouve que face à la menace des avion, leur canon de 100mm étaient des armes d'un calibre beaucoup mieux adapté à cette tache que les 114, 127 & 130mm des croiseurs anti-aérien occidentaux!

Faux, le 127 us est le meilleur canon lourd naval AA de la guerre (le meilleur canon lourd terrestre AA étant allemand, le 128)

vautour a écrit:
En usage anti-navire, le calibre des canon des Akitzuki était suffisant face à des destroyers "classique", alors que ceux des Dido et Atlanta étaient plutot leger face au blindage des croiseurs léger "standart"!

Totalement faux
Un 100mm face à un 130 (torpilleurs/destroyers français/russes), à un 127 (US/allemands) ne tient absolument pas la route.
Un 100 ne fait "correctement" face qu'aux 105 et 114...(la différence de calibre/puissance est moindre).

Quand aux Dido (qui portaient du 133), leurs canons suffisaient très largement face à certains croiseurs légers ennemies (italiens "Cadorna/Guissano", Japonais "nagara/Kuma")...
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MessageSujet: Re: JAPON DESTROYERS CLASSE AKITZUKI   Mer 07 Avr 2010, 22:12

Pour les DIDO c'est les deux armés de 114 qui donnèrent les meilleurs résultats contre les avions.

Le 133 n'étant pas le meilleur calibre de la marine britannique.

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MessageSujet: Re: JAPON DESTROYERS CLASSE AKITZUKI   Mer 07 Avr 2010, 22:19

C'est surtout que le 133 était une arme "batarde" : trop puissante et à la cadence de tir trop lente pour la DCA et trop légère pour le combat antisurface. Je suivrai Mike pour le 127mm qui me semble un excellent compromis entre puissance et cadence de tir. Par contre pour la DCA terrestre, j'emet de sérieuses réserves sur le 128mm

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MessageSujet: Re: JAPON DESTROYERS CLASSE AKITZUKI   Mer 07 Avr 2010, 23:21

le 5.25 était surtout une tourelle complexe surtout ses premières versions un peu comme les tourelles de nos Mogador ...

Les Dido ont eu surtout à lutter contre des croiseurs 152 et 203 voir des cuirassés ainsi que des destroyers et n'ont jamais démérité (les deux batailles du Golfe de Syrte notamment)

même le Cairo avec ses 102 mm a tenu mieux que son rang face aux italiens

mais pour les brits il est certain que les deux meilleurs Dido furent le Charybdis et le Scylla "the Toothless Terror" (çà ne s'invente pas) équipés de tourelles doubles de 114 en raison de la pénurie des 133 mm
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MessageSujet: Re: JAPON DESTROYERS CLASSE AKITZUKI   Mer 07 Avr 2010, 23:44

les DD type L armés de 114 mm furent aussi d'excellents navires

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MessageSujet: Re: JAPON DESTROYERS CLASSE AKITZUKI   Jeu 08 Avr 2010, 00:00

colombamike a écrit:
vautour a écrit:
Je trouve que face à la menace des avion, leur canon de 100mm étaient des armes d'un calibre beaucoup mieux adapté à cette tache que les 114, 127 & 130mm des croiseurs anti-aérien occidentaux!

Faux, le 127 us est le meilleur canon lourd naval AA de la guerre (le meilleur canon lourd terrestre AA étant allemand, le 128)
Heu ce ne serait pas plutôt, le meilleur canon double-emploi de la guerre!
Si il avait été vraiment meilleur (en usage purement Antiaérien) que l'ensemble des canon AA de calibre 100mm (ou proche) que l'ont m'explique, dans ce cas pourquoi les 100mm du Richelieu et les 90mm des Galisonnière, n'ont pas été remplacer par du 127mm lors de leur refonte au USA?
alors que ce type de canon à bien été installé sur le vénérable Béarn (qui n'avait que du 75mm AA)
Quand au 128mm Allemand, pour ma par j'ai lu des avis très différent à son sujet!
A savoir qu'il était bien trop lourd et bien trop lent pour un usage antiaérien efficace!

Citation :
vautour a écrit:
En usage anti-navire, le calibre des canon des Akitzuki était suffisant face à des destroyers "classique", alors que ceux des Dido et Atlanta étaient plutot leger face au blindage des croiseurs léger "standart"!

Totalement faux
Un 100mm face à un 130 (torpilleurs/destroyers français/russes), à un 127 (US/allemands) ne tient absolument pas la route.
Un 100 ne fait "correctement" face qu'aux 105 et 114...(la différence de calibre/puissance est moindre).

Quand aux Dido (qui portaient du 133), leurs canons suffisaient très largement face à certains croiseurs légers ennemies (italiens "Cadorna/Guissano", Japonais "nagara/Kuma")...
Que son adversaire ait du 127 ou du 130mm, je ne vois pas ce que cela changera au fait que les canons de 100mm des Akitzuki étaient tout à fait capable de ravager des navires très faiblement blindé comme les destroyer, alors qu'il aurait été beaucoup plus difficile pour l'artillerie des Atlanta et les Dido d'en faire de même avec des croiseur léger moderne (et corectement blindé).

Je continu donc à trouver le compromis des Japonais plus rentable que celui qui avait été choisi la RN & L'USN !
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MessageSujet: Re: JAPON DESTROYERS CLASSE AKITZUKI   Jeu 08 Avr 2010, 10:22

vautour a écrit:
Si il avait été vraiment meilleur (en usage purement Antiaérien) que l'ensemble des canon AA de calibre 100mm (ou proche) que l'ont m'explique, dans ce cas pourquoi les 100mm du Richelieu et les 90mm des Galisonnière, n'ont pas été remplacer par du 127mm lors de leur refonte au USA?

Les ricains acceptèrent de moderniser le Richelieu.....pas de le reconstruire

vautour a écrit:
alors que ce type de canon à bien été installé sur le vénérable Béarn (qui n'avait que du 75mm AA)

Si ma mémoire est bonne, c'était des 5"/38 open mount (bref canon sans tourelle, donc ne nécessitant pas de gros travaux d'installation, comparer à l'installation d'une tourelle). Bein faut dire aussi que sur le Béarn les américains y installèrent des affuts quadruples de 28 obsolète dans le même temps. Concernant la modernisation du Béarn, peut être que l'ingénieur artilleur US du moment était ivre au moment des choix

vautour a écrit:
Quand au 128mm Allemand, pour ma par j'ai lu des avis très différent à son sujet! A savoir qu'il était bien trop lourd et bien trop lent pour un usage antiaérien efficace!

Lourd (26/28 tonnes) pour être déplacé certes, mais le canon lui même fut excellant face aux bombardiers à haute altitude (6000+m) de l'époque. Les 105 et surtout 88 avaient de meilleurs cadences de tirs, mais vers la fin de la guerre, le 88, bien qu'excellent, commençait à montrer ses limites face à des avions volant toujours plus hauts
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MessageSujet: Re: JAPON DESTROYERS CLASSE AKITZUKI   Jeu 08 Avr 2010, 10:53

les 100 mm installés sur l'Algérie et le Richelieu (pour ce dernier à défaut des nouvelles tourelles entièrement closes et blindées qui d'ailleurs ressemblaient à celles de l'Akitzuki) étaient réputés pour être des matériels fiables et précis qui donnaient toute satisfaction en AA.

le Béarn fut équipé à l'économie comme transport d'avions et nullment comme bâtiment de combat de première ligne
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MessageSujet: Petit complément modeste   Lun 06 Sep 2010, 22:58

Une limitation propre à tous les destroyers du type Ko (des FUBUKI aux YUGUMO) tenait aux faibles performances de leur conduite de tir principale en tir anti-aérien. Cette faiblesse contribua à la décision d'abandonner la construction des derniers YUGUMO et des SHIMAKAZE au profit des AKIZUKI et des MATSU, ces derniers étant initialement destinés à l'escorte ASM des convois pour en délester les destroyers d'escadre.
Les AKIZUKI avaient à l'origine deux télépointeurs et deux conduites de tir à vocation principale antiaérienne. La CT arrière fut ensuite débarquée pour pouvoir rajouter un à trois postes triples de 25mm.

Outre le radar type 22, la plupart des AKIZUKI avaient un radar type 13 (veille air) sur le mât arrière et un ou deux radars type 21 à antennes coniques.

De remarquables navires, même si l'aménagement de leurs locaux-vie était resté au standard japonais et ne supportait pas la comparaison avec les américains ou les anglais.


Dernière édition par Takagi le Sam 08 Fév 2014, 01:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: JAPON DESTROYERS CLASSE AKITZUKI   Mer 05 Fév 2014, 17:13

clausewitz a écrit:
[…] Le SuzutsukiLe Suzutsuki […]
Cette classe de destroyers est très élégante !
Citation :
Le Shimotsuki Le Shimotsuki
[…] Le FuyuzukiLe Fuyuzuki […].
Il semble qu'il y ait quelques mélanges de références iconographiques. Bien qu'avec une légende différente, les deux dernières photos ont l'air identiques (et se rapporter au seul Fuyuzuki).
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MessageSujet: Re: JAPON DESTROYERS CLASSE AKITZUKI   Jeu 06 Fév 2014, 11:00

Citation :
et un ou deux radars type 21 à antennes coniques.
Il me semble bien que c'étaient les 22 qui avaient des antennes conique le 21 avait des antennes grilles
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MessageSujet: Re: JAPON DESTROYERS CLASSE AKITZUKI   Jeu 06 Fév 2014, 18:16

Starling a écrit:
Citation :
et un ou deux radars type 21 à antennes coniques.
Il me semble bien que c'était les 22 qui avaient des antennes coniques, le 21 avait des antennes grilles

Fort juste. Le type 22 avait deux antennes coniques (une pour l'émission, une pour la réception), le type 21 avait une antenne grille rectangulaire, et le type 13 (veille air) avait une antenne en forme d'échelle verticale.

 thumright
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