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 JAPON CUIRASSES CLASSE ISE

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clausewitz
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MessageSujet: JAPON CUIRASSES CLASSE ISE   Mer 25 Nov 2009, 20:40

CUIRASSES CLASSE ISE
(JAPON)


Le cuirassé Ise à la mer en 1937. Il est dans sa configuration finale avant la transformation en hybride

Avant-propos


En matière de cuirassés, la France et le Japon ont un point commun : une seule classe de dreadnought avant de passer directement au superdreadnought. D'un côté les quatre navires de classe Courbet (Courbet Jean Bart France et Paris) mis en service en 1913 et 1914 et de l'autre côté, les deux navires de classe Kawachi (Kawachi et Settsu) mis en service en 1912.


Le Kawachi fût le premier et le seul dreadnought avec le Setssu à être mis en service par la marine japonaise


Cette différence par rapport aux Etats Unis, à la Grande Bretagne et à l'Allemagne s'explique à la fois par des questions de moyens mais aussi des questions de calendrier, les Courbet entrant en service au moment où les premiers superdreadnought britanniques, les Orion sont en service depuis un an.


Avec les Kongo, la marine japonaise passa du 305 au 356mm


Si on se focalise sur le Japon, le choix du passage s'explique à la fois par le calendrier comme je viens de le dire mais aussi sur la mise en service des croiseurs de bataille de classe Kongo armés de canons de 356mm.

Le choix de ce calibre s'explique par la volonté de surclasser les cuirassés américains encore armés de canons de 305mm et quand l'US Navy met en service ses premiers superdreadnought (la classe New York _New York et Texas_) armés de 10 canons de 356mm, le Japon n'à d'autre choix que de dôter ses propres superdreadnought de canons de même calibre (le choix d'un calibre plus important aurait pu être fait mais outre les problèmes logistiques, le dévellopement et la fabrication de pièces d'artillerie navale de gros calibre prend énormément de temps).


Avec son sister-ship le Texas, le New York est le premier superdreadnought américain avec pour armement 10 canons de 356mm en cinq tourelles doubles (2 avant 1 centrale et 2 arrières


Les premiers supercuirassés japonais sont les deux navires de classe Fuso armés de 12 canons de 356mm en six tourelles doubles mis en service en novembre 1915 et en mars 1917 et qui après une carrière sans histoire fût détruite dans le dernier affrontement (affrontement qui tourna au jeu de massacre) entre cuirassés de l'histoire : la bataille du détroit de Surigao dans la nuit du 24 au 25 octobre 1944 dans le cadre de la bataille de Leyte.


Le Fuso, premier superdreadnought de la marine impériale japonaise


Ces navires qui se caractérisaient par une installation d'artillerie principale hétérodoxe (deux tourelles avant, deux tourelles arrière et deux tourelles centrales séparées par la cheminée n°2) n'étaient pas exempts de défauts ce qui explique que les deux supercuirassés suivants, les Ise et Hyuga forment une classe différente au lieu d'être les Fuso n°3 et n°4.

Parmi les différences, figure notament une plage avant surelevée, un armement en casemates situé plus haut et donc utilisable même cas de mauvaise mer et comme sur le Yamashiro, les deux tourelles centrales de 356mm étaient orientées dans le même sens.

Plus que leur carrière sans histoire, c'est leur sort final qui rend les Ise si célèbres à savoir leur transformation en hybride cuirassés/porte-avions


Le Hyuga dans sa configuration originelle

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MessageSujet: Re: JAPON CUIRASSES CLASSE ISE   Mer 25 Nov 2009, 20:46

Du concept à la réalisation, il y à un gouffre que seuls les japonais franchirent

Au moment où apparaît ce drôle de navire qu'est le porte-avions, le roi des mers est encore le cuirassé. Les performances du porte-avions et de son groupe aérien embarqué sont encore inconnus et beaucoup d'officiers doutent de son utilité.


Le Glorious termina sa vie sous les obus de 280mm du Scharnorst et du Gneisenau

Pire encore on craint qu'un porte-avions lent à récupérer ses appareils, ne soit une proie rêvée pour un croiseur ou un cuirassé en maraude. Impossible dans les mentalités de l'époque de détacher un des précieux cuirassés de l'escadre pour protéger un porte-avions qui doit pouvoir se protéger lui même. Cette crainte n'était pas totalement infondée puisque le 8 juin 1940, le Glorious et ses deux destroyers d'escorte furent littéralement exécutés par les croiseurs de bataille Scharnorst et Gneisenau.

La première génération de porte-avions se caracterise donc par un fort armement antisurface censé lui permettre de repousser destroyers et croiseurs.

C'est ainsi que le Béarn français est armé de 8 canons de 155mm en casemates (canons identiques à ceux des croiseurs légers type Duguay Trouin), que l'Eagle britannique est armé de 9 canons de 152mm ou que le mort-né Graf Zeppelin allemand est armé de 16 canons de 150mm.

Le record en la matière vient des américains et des japonais qui veulent que leurs porte-avions d'escadre soit capable de terrasser les nouveaux croiseurs lourds type Washington et de faire bonne figure contre les cuirassés. Les Lexington et Saratoga _croiseurs de bataille convertis sur cale_ reçoivent 8 canons de 203mm en 4 tourelles doubles tandis que l'Akagi est armé de 8 canons de 200mm (2 tourelles doubles à l'avant débarquées lors de la refonte de 1934 à 1938 et 6 affûts simples en casemates) tandis que le Kaga est armé de 8 canons de 203mm (deux tourelles doubles à l'avant et six affûts simples en casemates remplacés après la refonte du début des années trente par dix affûts simples en casemates à l'arrière).


Tourelles doubles de 203mm (8 pouces) du Lexington. Elles furent débarquées peu après Pearl Harbor pour renforcer la DCA

Cet armement aussi puissant qu'il soit n'à qu'une vocation défensive : permettre au «pont plat» de repousser les croiseurs ennemis et de gagner le temps nécessaire à la fuite ou à l'arrivée de l'escadre.

Certains officiers pensent aller plus loin en profitant notament d'une faille dans les traités. Le traité de Washington limite la construction de porte-avions par un contingent global par pays (par exemple 81000 tonnes pour le Japon et 135000 tonnes pour les Etats Unis et la Grande Bretagne) et limite le tonnage unitaire à 27000 tonnes sauf deux unités de 36000 tonnes (cette dernière disposition permettant de convertir des cuirassés ou des croiseurs de bataille en service ou en construction).

Le traité de 1922 ne limite cependant pas la construction des porte-avions de moins de 10000 tonnes et le nombre d'avions embarqués sur les cuirassés et les croiseurs de bataille. Si peu de pays construiront des porte-avions de moins de 10000 tonnes (le Junyo japonais instable et surchargé se révélant raté), beaucoup envisageront la réalisation d'hybrides cuirassés/porte-avions ou croiseurs/porte-avions associant une puissante aviation embarquée à un non moins puissant armement principal.

Cette idée semble avoir un début de réalisation quand les britanniques mettent en chantier les deux cuirassés autorisés par le traité de Washington. Ces derniers sont baptisés Nelson et Rodney et quand les informations concernant la concentration de leur armement sur la plage avant (3 tourelles triples de 406mm) commencent à circuler, le sénateur du Tennessee Kenneth McKellar craint que ces cuirassés ne soient en fait des hybrides avec une plage arrière pourvu d'un pont d'envol.

Cette crainte est si présente que des dessins d'anticipation sont publiées dans le prestigieux annuaire naval Bradley's en 1926 mais cette crainte se révéléra infondée quand les Nelson prendront la mer.

Ce concept intéresse également la France. Au moment de la controverse citée plus haut, le vice-amiral Amet défend l'idée du cuirassé porte-avions pour défendre les lignes de communication entre la métropole et l'Afrique du Nord.


L'histoire du porte-avions en France est connue et après le Béarn, la Royale attendra plus de quinze ans pour mettre en chantier deux porte-avions moderne, les Joffre et Painlevé, multipliant entre-temps les projets sans passer par le stade de la réalisation.

Parmi ces différents projets, plusieurs relèvent de la catégorie des hybrides, les projets PA 1, 2, 6 et 7 qui disposaient de six à huit canons de 203mm en tourelles doubles ou triples à l'avant pour les deux premiers et à l'arrière pour les deux dernières. Même situation pour l'éventuelle conversion des croiseurs lourds Duquesne et Tourville, certaines variantes prévoyait le maintien d'une ou deux tourelles à l'avant ou à l'arrière.

Cette question du porte-avions hybride se poursuivra en France durant la guerre où les études se multiplieront à défaut de réalisations concrètes. Le projet PA21 reprennant une coque d'un cuirassé type Richelieu aurait donné naissance à un navire de 30000 à 50000 tonnes avec pour armement une tourelles triple ou quadruple de 380mm installé à l'avant et une puissante DCA composée de 8 à 12 tourelles doubles de 100mm et neuf affûts quadruples de 25mm.


La France envisagea l'achèvement du Jean Bart en hybride

L'Allemagne s'intéresse également aux concepts hybrides. Peinant déjà à obtenir l'achèvement du Graf Zeppelin, l'amiral Raeder ne déborde pas moins de projets, voulant faire du porte-avions le coeur de la future marine allemande avec pas moins de quatre catégories de porte-avions :

-Des unités légères de 15 à 21000 tonnes correspondant aux porte-avions économiques britanniques

-Des porte-avions d'escadre à pont blindé de 58000 tonnes avec une centaine d'appareils

-Des croiseurs de porte-avions de 10 à 30000 tonnes armés de canons de 203mm et d'une vingtaine d'appareils pour attaquer les convois

-Des croiseurs de bataille porte-avions armés de canons de 280mm et d'une cinquantaine d'appareils.

La suite est connue : les études sont stoppées en novembre 1942 et les travaux sur le Graf Zeppelin définitivement arrêtés en janvier 1943.


Projet d'hybride allemand

L'URSS bien qu'handicapée par une géographie continentale et des mers régulièrement prises par les glaces cherche à se dôter de porte-avions mais peine à aboutir à des projets concrets.

Outre les porte-avions classiques, elle s'intéresse au cuirassé porte-avions.

Le 21 décembre 1937, le gouvernement américain autorise le bureau d'études Gibbs & Cox à vendre à l'URSS les plans pour trois variantes de cuirassés porte-avions ce qui aurait donné naissance à des navires de 66074 tonnes et 40 appareils, de 71859 tonnes et 40 appareils et enfin de 44200 tonnes et 28 appareils avec une artillerie principale de 8 canons de 460mm ou 12 canons de 406mm.


Dessin montrant l'un des projets d'hybride envisagé par la Russie avec 12 canons de 406mm

L'Italie n'est pas la dernière à s'intéresser au porte-avions et à sa variante hybride en dépit d'un terreau moins favorable que ces voisins : la position géographique au milieu de la Méditerranée et la prégnance des théories de Guilermo Douhet sur l'air intégral. Parmi les projets d'hybrides, notons celui de l'ingénieur Giuseppe Rota qui projette un croiseur porte-avions de 12480 tonnes armés de deux tourelles quadruples de 203mm et d'un pont d'envol avec une ouverture à la poupe pour récupérer les hydravions en marche. Il faudra en fait attendre Matapan pour que l'Italie prenne enfin conscience de l'utilité du porte-avions mais il sera alors bien tard.

Les américains ne sont pas les derniers à s'intéresser aux hybrides mais aux cuirassés porte-avions, ils préfèrent les croiseurs porte-avions ou dans leur terminologie, le Flight Deck Cruiser ou CLV pour Cruiser Light Vessel.

L'amiral Moffet surnomé «l'amiral de l'air» réclame la construction immédiate de sept croiseurs à pont d'envol entre 1930 et 1933, les treize études présentées entre décembre 1930 et janvier 1931 proposent des navires de 10000 tonnes avec 9 canons de 1527mm et six ou huit canons de 127mm.
Ils sont suivis par d'autres projets en 1931 qui dessinent des navires de 15200 à 27000 tonnes avec six à dix canons de 203 et 45 à 68 avions. Le premier CLV aurait du être mis sur cale en janvier 1932 mais la crise économique ne le permet pas.

Parmi ces études citons celle du capitaine de l'US Navy à la retraite André Procter qui proposa suite aux contraintes du traité de Londres un croiseur lourd hybride concentrant l'armement à l'avant et les installations aéronautiques à l'arrière. Son projet si il avait été réalisé aurait donné naissance à un navire de 13500 tonnes à pleine charge, filant à 31 noeuds avec ses moteurs diesels. L'armement se compose de 9 canons de 203mm en trois tourelles triples, 8 canons de 127mm en quatre affûts doubles, quatre tubes lance-torpilles tandis que les installations aviation prévoyait une catapulte et douze hydravions.


Le projet Procter

Le projet est relancé en 1938 par l'amiral Ghormley qui réclame un «scout-carrier» et les études idoines donnant naissance à des navires d'environ 12000 tonnes avec trois canons de 203mm ou six de 152mm et 36 avions.

Au final aucun navire ne sera construit peut être parce que les différentes marines mondiales avaient compris instinctivement que ce «système d'armes» était efficace sur le papier mais moins dans la réalité.

Le directeur des constructions navales britanniques, sir Stanley Goodall, le père des porte-avions blindés de la Royal Navy calculera que cinq cuirassés porte-avions embarqueraient autant de canons et d'avions que trois cuirassés et trois porte-avions. Seuls les japonais iront au bout du concept pour se rendre compte d'une chose : son inanité.

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MessageSujet: Re: JAPON CUIRASSES CLASSE ISE   Mer 25 Nov 2009, 20:59

Historique

L'Ise

Présentation et jeunes années


L'Ise dans sa configuration initiale

L'Ise est mis sur cale aux chantiers navals du groupe Kawasaki Heavy Industries installés à Kobe le 5 mai 1915 lancé le 12 novembre 1916 et admis au service actif le 15 décembre 1917, rattaché au district naval de Kure.

Admis au service actif à une époque où aucune menace ne justifiait un déploiement de cuirassés, le Ise ne participa à sa première opération qu''au début des années vingt quand le Japon intervint en Sibérie pour soutenir les armées blanches contre les bolchéviques (août 1918-octobre 1922).

Le 12 avril 1922 alors qu'il était ancré à Yokohama, le prince de Galle, Edouard (futur Edouard VIII) et son cousin, le futur Lord Mounbatten of Burma visitèrent le navire. L'Ise passa le plus clair de son temps à patrouiller au large des côtes chinoises, un pays en pleine instabilité sur lequel lorgnait Tokyo.

Une succession de refonte

Le traité de Washington interdisant toute construction de cuirassés jusqu'au 31 décembre 1936, les différentes marines n'avaient d'autre choix que de moderniser leurs vieux cuirassés pour maintenir leur puissance navale à un niveau descent.

Une première refonte eut lieu en 1928-1929 à l'Arsenal de Kure avec le remplacement des superstructures avant par la tour-pagode, marque distinctive des cuirassés japonais, un échappement incurvé équipa la cheminée avant, une plate-forme aviation installée sur la tourelle double n°5 ainsi qu'une grue.


L'Ise en 1930

Une refonte plus complète eut lieu du 20 novembre 1931 au 10 février 1932 toujours à l'Arsenal de Kure. Les travaux consistèrent en un raccoursissement du mat principal, le remplacement des canons de 76mm antiaériens par huit canons de 127mm type 89, l'installation de deux affûts doubles de 40mm, le débarquement des canons de 140mm sous bouclier tandis que la plate-forme aviation était remplacée par une catapulte qui fût suivit d'une deuxième le 14 mai 1933 avec trois hydravions.


L'Ise à la mer à la fin des années trente ou au début des années quarante

Une véritable reconstruction immobilisa l'Ise du 1er août 1935 au 27 mars 1937 toujours à l'Arsenal de Kure. L'appareil propulsif est entièrement remplacé par de nouvelles turbines et les 24 chaudières mixtes charbon/mazout remplacées par 8 chaudières à mazout.

La cheminée arrière fût ainsi débarquées et la coque allongée de 7.62m, des bulges anti-torpilles sont installés et les tubes lance-torpilles sous marins sont débarqués.

Au niveau de l'artillerie principale, l'élevation maximale passe pour toutes les tourelles (sauf la n°6) à 43° et l'élévation de l'artillerie secondaire passe de 20 à 30° augmentant la portée maximale de 15800 à 19100m. Les quatre canons de 40mm Vickers sont remplacés par dix affûts doubles de 25mm type 96. Les catapultes installées en 1931 et 1933 sont remplacés par une catapulte plus moderne.

Une carrière sans gloire........

En dépit de cette modernisation, les Ise (comme d'ailleurs les Fuso) étaient considérés comme trop vieux pour être engagés au combat. Leur vitesse de 25 noeuds les empêchaient de pouvoir accompagner les porte-avions et à part une sortie aux îles Bonin du 8 au 11 décembre 1941 et une infructueuse poursuite des porte-avions Hornet et Enterprise engagés de le raid Doolitle le 18 avril 1942, ils ne quittèrent pas le Japon.

En mai, l'Ise eut un accident : une voie d'eau innonda la salle des machines n°2 et durant les réparations au bassin, il fût l'un des premiers navires japonais à recevoir le radar type 21.

......Avant une nouvelle reconstruction


L'Ise devenu hybride

A la bataille de Midway, la marine japonaise perdit quatre porte-avions avec leurs groupes aériens les plus entrainés. Pour compenser cette perte, la marine japonaise décida de transformer les Ise en porte-avions pour pouvoir embarquer 54 avions.

Devant le manque de temps et de ressources, la marine japonaise décida de se limiter à la transformation des Ise en hybrides de cuirassés et de porte-avions.

A l'origine, il était prévu de débarquer les tourelles n°3 à 6 et de les remplacer par un hangar et un pont d'envol de 110m mais pour ne pas perdre trop de puissance offensive, on ne débarqua que les tourelles n°5 et 6 qui furent remplacées par un hangar et un pont d'envol de 70m, suffisant pour lancer des appareils terrestres mais insuffisant pour l'appontage des 22 appareils embarqués. Deux catapultes model 11 de 25m furent installés à l'avant du pont d'envol pour l'envoi d'hydravions.
La DCA fût renforcée : les 8 canons de 127mm d'origine furent remplacés par 16 canons de 127mm en affûts doubles, le nombre de canons de 25mm fût porté de 20 à 57 en 19 affûts triples. L'Ise fût également équipé d'un radar type 21 de veille aérienne et deux radars type 22 de veille surface

Deux types d'appareils furent embarqués sur ces drôles de navires : 11 bombardiers en piqué Yokosuka D4Y2 Suisei («Judy») et 11 hydravions Aichi E16A Zuiun («Paul»), les premiers devant une fois la mission accomplie se poser sur un porte-avions classique tandis que les seconds étaient récupérés par la grue du bord. Au final, les Ise embarquèrent 14 Zuiun et 8 Judy.

La reconstruction commença officiellement le 23 février 1943 et s'acheva le 8 octobre 1943. Les tests et l'entrainement durèrent jusqu'à l'automne 1944, entrainement inutile car l'Ise ne participa à aucune opération dans sa configuration prouvant l'inanité du concept. Les avions prévus pour les hybrides furent utilisés depuis la terre et les Ise utilisés comme cuirassés classiques.

L'Ise effectua notament une sortie en direction de Truk en octobre 1943 pour couvrir un convoi transportant un détachement de la 52ème division d'infanterie et des fournitures.


Dessin montrant la transformation par rapport au cuirassé originel

En refonte à Kure en mai 1944, l'Ise reçut 47 canons de 25mm supplémentaires répartis en 12 affûts triples et 11 affûts simples portant le total à 104 canons. Deux IFF type 2, deux radars de veille air type 13 et un détecteur de radar E27 furent installés. A la fin du mois de septembre 1944, six lance-roquettes à 30 tubes de 127mm furent installés pour renforcer la DCA mais on peut se douter de l'efficacité de cet armement pour la DCA.

Fin de carrière

L'Ise participa au sein de la 4ème division de porte-avions (Junyo, Ise et Hyuga) à la bataille du Cap Engano le 25 octobre 1944 dans le cadre de la bataille de Leyte :

Après l'envoi de reconnaissances, une première vague est lancée par la TF38 un peu avant 6h du matin. Elle attaque à 8h40, détruisant 15 Zero et coule le porte-avions Chitose tandis que le croiseur léger Tama torpillé doit se replier sur Okinawa. La seconde attaque à 10h10 avarie les trois porte-avions restants. Vers 11h comprenant qu'il était tombé dans un piège, Halsey renvoie vers Samar le TG 38.2 (Intrepid, Independence Cabot) et la TF34 (six cuirassés sept croiseurs et des destroyers)
Cela n'empêche pas la TF38 de lancer trois autres raids contre l'amiral Ozawa. La troisième vague comprend 200 avions décollant du Lexington, de l'Essex, du Langley et du Franklin qui attaquent à 13h10 visant notament le cuirassé Hyuga, le croiseur léger Tama et un destroyer ainsi que les porte-avions Zuikaku (qui incendié finira par couler) et le Zuiho qui bien que touché ne ralentit.

Une quatrième vague est lancée à 13h15 et l'attaque à lieu une heure et demi plus tard à 14h45 alors que le Zuikaku à coulé depuis une demi-heure (il était le dernier des six porte-avions à avoir attaqué Pearl Harbor). Le Zuiho est coulé à 15h26 mais l'Ise frôlé par quatre bombes est indemne.

La cinquième vague décolle à 16h10. Composée d'appareils de l'Essex, de l'Enterprise, du Lexington, du Franklin et du Langley, elle attaque peu après 17h mais sans résultat, l'Ise et le Hyuga bien manoeuvrés et disposant d'une DCA agressive ajouté une dose de chance et la fatigue des pilotes américains parvenant à rentrer au Japon.

Le Chiyoda dernier porte-avions encore à flot est achevé par les croiseurs etl es destroyers du contre-amiral DuBose. Le sacrifice du destroyer Hatsuzuki permet aux destroyers Wakatsuki et Kuwa de s'échapper. La force américaine se replie cependant car Ozawa avec l'Ise, le Hyuga, le croiseur léger Oyodo et le destroyer Shimotsuki se rapprochait pour porter assistance aux trois destroyers.

L'Ise à relativement souffert de cette bataille, étant attaqué par 85 bombardiers qui ne portèrent aucun coup au but mais les 34 coups à toucher firent leur oeuvre : les plaques de blindage rompirent et la salle des chaudières babord fût endommagé et la catapulte babord était également endommagé. Les pertes humaines étaient heureusement plus faibles : 5 tués et 71 blessés.

De retour au Japon le 27 octobre 1944, les catapultes furent débarqués pour augmenter le champ de tir des tourelles n°3 et n°4. Déployé à Lingga et Singapour au début de 1945 pour l'opération Kita, une opération de transport de matière stratrégique mais le 6 février 1945, il fût légèrement endommagé par une mine.

De retour au Japon le 19 février 1945, l'Ise ne quitta plus Kure du 25 février 1945 à la capitulation japonaise. Le 19 mars 1945, pas moins de 245 avions de la TF58 attaquèrent Kure et l'Ise fût touché par deux bombes.

Placé en réserve le 20 avril 1945, l'Ise fût remorqué à Ondo Seto entre Kure et Kurahashijima pour servir de batterie flottante antiaérienne. Attaqué de nouveau le 24 juillet par 60 avions et l'Ise encaissant quatre bombes qui l'endommagèrent gravement.

Le 28 juillet 1945, il fût victime d'une nouvelle attaque : cinq bombes de 454kg furent lancés par les Corsair du USS Hancock. Onze autres bombes furent lancés par les avions de la TF58 et le cuirassé coula en eaux peu profonde.

Rayé des registres le 20 novembre 1945, l''épave étant démantelée entre le 9 octobre 1946 et le 4 juillet 1947.


Le sort final de l'Ise : coulé en eau peu profonde

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MessageSujet: Re: JAPON CUIRASSES CLASSE ISE   Mer 25 Nov 2009, 21:11

L'Hyuga

Présentation et jeunes années (1918-1927)


-Le Hyuga à été mis sur cale aux chantiers navals Mitsubishi de Nagasaki le 6 mai 1915, lancé le 27 janvier 1917 et admis au service actif le 30 avril 1918 étant basé à Sasebo (1ère division de cuirassés).

Le 24 octobre 1919 alors qu'il effectuait une campagne de feu au large de la péninsule de Boso (qui est la côte fermant à l'est la baie de Tokyo), une explosion dans la tourelle n°3 tue 11 marins et en blesse 25 l'obligeant à regagner l'Arsenal de Yokosuka pour réparations. Au mois d'août 1920, il participa aux opérations japonaises au large de la Sibérie.

Une succession de refonte


Une première refonte eut lieu en 1927-28 à l'Arsenal de Kure avec le remplacement des superstructures avant par la tour-pagode, marque distinctive des cuirassés japonais, un échappement incurvé équipa la cheminée avant, une plate-forme aviation installée sur la tourelle double n°5 ainsi qu'une grue.

Une refonte plus complète eut lieu de 1928 à 1931 toujours à l'Arsenal de Kure. Les travaux consistèrent en un raccoursissement du mat principal, le remplacement des canons de 76mm antiaériens par huit canons de 127mm type 89, l'installation de deux affûts doubles de 40mm, le débarquement des canons de 140mm sous bouclier tandis que la plate-forme aviation était remplacée par une catapulte qui fût suivit d'une deuxième le 14 mai 1933 avec trois hydravions.

Une véritable reconstruction immobilisa l'Hyuga du 24 octobre 1934 au 7 septembre 1936 toujours à l'Arsenal de Kure. L'appareil propulsif est entièrement remplacé par de nouvelles turbines et les 24 chaudières mixtes charbon/mazout remplacées par 8 chaudières à mazout.
La cheminée arrière fût ainsi débarquées et la coque allongée de 7.62m, des bulges anti-torpilles sont installés et les tubes lance-torpilles sous marins sont débarqués.

Au niveau de l'artillerie principale, l'élevation maximale passe pour toutes les tourelles (sauf la n°6) à 43° et l'élévation de l'artillerie secondaire passe de 20 à 30° augmentant la portée maximale de 15800 à 19100m. Les quatre canons de 40mm Vickers sont remplacés par dix affûts doubles de 25mm type 96. Les catapultes installées en 1931 et 1933 sont remplacés par une catapulte plus moderne.

Retour au service actif (1936-1941)

Le Hyuga en 1926

Remis en service le 1er décembre 1936, le Hyuga participa l'année suivante aux opérations de la deuxième guerre sino-japonaise (1937-45). Le 21 août 1937, il débarqua à Port Arthur les soldats de la 3ème force spéciale de débarquement de Sasebo soit 2000 hommes avant de gagner en septembre le sud de la Chine pour une mission de blocus des côtes chinoises. Cette mission se poursuivit l'année suivante dans le sud de la Chine.

Le 30 juin 1940, le Hyuga arriva à Yokohama venant de Dairen, transportant l'empereur fantôche Pu-Yi durant une visite d'état au Japon avant de servir de navire d'entrainement du 16 juillet 1940 au 23 février 1941.

Le 24 février 1941, l'Ise accompagné par le croiseur de bataille Hiei appareilla de Sasebo pour participer à des opérations au large de la Chine jusqu'à la fin du mois de mars.

Une guerre peu active (1941-1943)

Le 26 novembre 1941, le Hyuga gagna Hashirajima pour préparer l'opération Z, l'attaque de Pearl Harbor. Le Hyuga et le Ise n'étaient pas destinés à participer au raid mais devait servir de flotte de réserve, peut être pour soutenir Nagumo si la flotte américaine avait repéré les porte-avions américains.

Les Ise n'étaient pas les seuls navires concentrés en baie d'Hiroshima puis dans les îles Bonin avec les cuirassés Nagato et Mutsu, le porte-avions léger Hosho et 10 destroyers.

De retour à Hashirajima le 13 décembre, la 2ème division de cuirassés (Ise et Hyuga) reprit sa mission d'alerte entrecoupée d'entrainements en mer Intérieure.

Le 4 mars 1942, la TF16 de l'amiral Halsey organisée autour de l'Enterprise bombarda les îles Marcus à 2000 km de Tokyo. Les porte-avions Shokaku et Zuikaku reçurent l'ordre le 6 mars d'intercepter les forces de «Bill» Halsey en cas de menace contre le Japon. Le 11 mars, le Ise et le Hyuga se joignirent à la traque en compagnie de deux croiseurs légers et de destroyers mais les forces japonais ne trouvèrent rien et regagnèrent leurs ports le 15 mars 1942.

Le 18 avril 1942, les B25 du lieutenant colonel Doolitle bombardèrent le Japon après avoir décollé du porte-avions Hornet. Les 16 bombardiers américains provoquèrent des dégâts insignifiants sur Tokyo Yokohama, Osaka, Nagoya et Kobe, les dégâts les plus graves concernant le porte-avions Ryuho, endommagé à Yokohama. Comme au mois de mars, la 2ème division de cuirassés tentant de retrouver les navires américains mais échoua à nouveau. Le Hyuga était de retour à Hashirajima le 22 avril 1942.

le 5 mai 1942, les deux Ise appareillèrent pour un exercice de tir en compagnie de la 1ère division de cuirassés (Nagato et Mutsu) mais au cours de cette école de feu, un obus explosa dans le canon gauche de la tourelle n°5 provoquant la mort de 51 morts, les deux soutes arrière furent inondés pour sauver le navire.

Le Hyuga regagna Kure pour réparations alors que l'Ise regagnait Hashirajima. Les réparations immobilisèrent le cuirassé du 6 au 25 mai 1942 mais la tourelle n°5 ne fût pas réparée, elle fût débarquée et à la place furent installés trois affûts triples de 25mm.

Du 29 au 14 juin 1942, le Hyuga et son sister-ship participèrent à l'opération MI, plus précisément aux Aléoutiennes en diversion de l'attaque principale sur Midway en compagnie des croiseurs légers Kitakami et Oi, 12 destroyers et des pétroliers.

......Avant une nouvelle reconstruction

A la bataille de Midway, la marine japonaise perdit quatre porte-avions avec leurs groupes aériens les plus entrainés. Pour compenser cette perte, la marine japonaise décida de transformer les Ise en porte-avions pour pouvoir embarquer 54 avions.

Devant le manque de temps et de ressources, la marine japonaise décida de se limiter à la transformation des Ise en hybrides de cuirassés et de porte-avions.

A l'origine, il était prévu de débarquer les tourelles n°3 à 6 et de les remplacer par un hangar et un pont d'envol de 110m mais pour ne pas perdre trop de puissance offensive, on ne débarqua que les tourelles n°5 et 6 qui furent remplacées par un hangar et un pont d'envol de 70m, suffisant pour lancer des appareils terrestres mais insuffisant pour l'appontage des 22 appareils embarqués. Deux catapultes model 11 de 25m furent installés à l'avant du pont d'envol pour l'envoi d'hydravions.

La DCA fût renforcée : les 8 canons de 127mm d'origine furent remplacés par 16 canons de 127mm en affûts doubles, le nombre de canons de 25mm fût porté de 20 à 57 en 19 affûts triples. L'Ise fût également équipé d'un radar type 21 de veille aérienne et deux radars type 22 de veille surface

Deux types d'appareils furent embarqués sur ces drôles de navires : 11 bombardiers en piqué Yokosuka D4Y2 Suisei («Judy») et 11 hydravions Aichi E16A Zuiun («Paul»), les premiers devant une fois la mission accomplie se poser sur un porte-avions classique tandis que les seconds étaient récupérés par la grue du bord. Au final, les Ise embarquèrent 14 Zuiun et 8 Judy.

La reconstruction commença officiellement le 1er mai 1943 et s'acheva le 18 novembre 1943. Les tests et l'entrainement durèrent jusqu'à l'automne 1944, entrainement inutile car le Hyuga ne participa à aucune opération dans sa configuration prouvant l'inanité du concept. Les avions prévus pour les hybrides furent utilisés depuis la terre et les Ise utilisés comme cuirassés classiques.

Mis au bassin le 24 mai 1944, il reçut 24 canons de 25mm en huit affûts doubles portant le total des canons de ce calibre à 104. Il reçut également deux radars de veille surface type 22, deux radars de veille air type 13 et un détecteur d'alerte radar E27. Au mois de septembre 1944, six lance-roquettes à 30 tubes de 127mm furent installés pour renforcer la DCA mais on peut se douter de l'efficacité de cet armement pour la DCA.

Fin de carrière (1944-1945)

L'hybride Hyuga à la mer

Les 24 et 25 octobre, les deux hybrides participèrent à la bataille de Leyte comme cuirassés, les avions qu'ils devaient embarqués étant basés à Formose mais avaient été décimés par la TF38. Le 24 octobre 1944 en début d'après midi, les deux hybrides furent repérés par des avions de la TF38 mais le temps que l'information soit répercuté, il était trop tard.

Le lendemain, 25 octobre, les Ise et Hyuga furent engagés dans la bataille du Cap Engano, étant attaqués toute la joutnée par les avions de l'Enterprise, de l'Essex, de l'Intrepid, du Franklin, du Lexington, de l'Independence, du Belleau Wood, du Langley, du Cabot et du San Jacinto qui lancèrent 527 sorties en cinq vagues. Le Hyuga fût légèrement endommagé par les «coups à toucher» affichant une gite de 5°. Son sort fût plus enviable que les porte-avions Zuiho, Chitose et du destroyer Akizuki qui fût coulé.

De retour au Japon le 27 octobre 1944, le Hyuga perdit ses deux catapultes pour augmenter le champ de tir des tourelles n°3 et 4. Le 11 novembre 1944, les deux Ise appareillèrent pour Manille en compagnie de trois destroyers, transportant 1000 mètres cubes de munitions mais aussi des éléments du 3110th Naval Construction Battalion (Setsueitai). A l'annonce d'importants raids aériens sur Manille, les deux hybrides se replièrent sur les Spratley où il arrivèrent le 16 novembre.

Quittant les îles le 20 novembre 1944 en compagnie de l'Haruna et des croiseurs Ashigara, Haguro et Oyodo plus des destroyers, il arriva à Lingga à proximité de Singapour le 22 novembre, restant jusqu'au 10 décembre 1944. le 12 décembre, il quitta Lingga pour Cam Ranh où il arriva le 14 décembre 1944. Il gagna ensuite Singapour où il arriva le 1er janvier 1945.

Du 7 au 11 février 1945, le Hyuga et le Ise participèrent à l'opération Kita («North»), le transport de matériaux stratégique entre Singapour et le Japon mais le 7 février, il fût légèrement endommagé quand une mine magnétique détona. Echappant à plusieurs attaques de sous marins, les Ise et Hyuga arrivèrent à Kure le 20 février 1945.

La 4ème division de porte-avions est dissoute le 1er mars 1945 et le Hyuga comme son sister-ship est placé en réserve. Le 19 mars 1945, la TF58 de l'amiral Mitscher attaqua l'Arsenal de Kure où se trouvaient les Hyuga, Ise, Yamato, Haruna et les porte-avions Amagi, Katsuragi, Ryuho et Kaiyo.

Le Hyuga reçut trois bombes provoquant la mort de 37 membres d'équipage (52 sont blessés) ainsi que de nombreux dégâts matériels, dégâts aggravés par les nombreux coups à toucher. Les canonniers japonais revendiquèrent la destruction d'un Helldiver. Une autre attaque menée le 28 mars échoua.

Le 1er juin 1945, le Hyuga, le Ise, le Nagato et le Haruna furent affectés à la flotte spéciale de défense côtière. Le 24 juillet, plus de 200 avions de la TF38 attaquèrent la région de Kure.

De 9h15 à 16h30, le Hyuga fût attaqué à six reprises, encaissant 10 bombes tandis que 30 autres étaient à toucher. Le mitraillage causa des pertes sévères à l'équipage. Durant l'avant-dernière attaque, trois bombes provoquèrent une série d'incendies, le cuirassé finissant par couler le 26 juillet par la poupe. 200 marins furent tués et 600 blessés et évacués.

Le 29 juillet 1945, 24 Consolidated B24 Liberator de la 7th Air Force attaquèrent à nouveau le Hyuga et l'épave fût définitivement abandonné par son équipage le 1er août 1945.

Rayé des registes le 20 novembre 1945, l'épave fût inspectée par les américains le 30 novembre. L'épave fût relevée et démantelée entre le 2 juillet 1946 et le 4 juillet 1947.

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MessageSujet: Re: JAPON CUIRASSES CLASSE ISE   Mer 25 Nov 2009, 21:20

Caractéristiques Techniques (après refonte années trente)


Déplacement : standard 35800 tonnes pleine charge 40169 tonnes

Dimensions : longueur : 215.8m largeur : 31.7m tirant d'eau : 9.2m

Propulsion : 4 turbines à engrenages Kampon alimentées par 8 chaudières à mazout Kampon Ro dévellopant une puissance totale de 80000ch et actionnant 4 hélices

Performances : vitesse maximale : 25.3 noeuds distance franchissable : 7870 miles nautiques à 16 noeuds

Protection : ceinture 305mm pont blindé 96mm tourelles 305mm

Armement :


Tourelle B du Hyuga après son naufrage

-12 canons de 356mm (14 pouces) modèle 1910 en six tourelles doubles (deux à l'avant, deux au centre et deux à l'arrière). Ce canon de 45 pouces tire des obus perforants de 673kg à des distances comprises entre 5000m (site = +2.6°) et 35450m (site = +43°) et des obus explosids de 625kg (portée maximale : 28025m à +43°) à raison de 2 coups par minute.

La tourelle double semblable à celle des Kongo pèse 699 tonnes (634 pour les Kongo) et peut pointer en site de -5° à +43° (+25° à l'origine) à raison de 5° par seconde et en azimut sur 150° pour les tourelles avant et arrière et de 30 à 150° pour les tourelles centrales à raison de 3° par seconde.

La dotation en munitions est de 90 obus par canon soit un total de 1080 obus


Un canon de 140mm identique à ceux des Ise

-20 canons de 140mm modèle 1914 (type 3) ( seize en casemates latéraux et quatre en deux tourelle doubles à l'avant). Ce canon de 50 calibres tire des obus de 38kg à raison de 6 à 10 coups par minute pour une portée comprise entre 15800 (20°) et 20074m (35°).

Ce canon d'un poids de 5.6 tonnes peut pointer en site de -7° à +35° et en azimut de 70°

-8 canons de 127mm type 89 (modèle 1929) en quatre affûts doubles. Ce canon de 40 calibres tire des obus de de 35kg (explosif, perforant, éclairant) à une distance maximale de 14800m en tir à but surface (site : +45°) et de 9400m en tir antiaérien (site : +75°) à raison de 8 à 14 coups par minute.

L'affût double A1mod.3 pèse 29 tonnes et peut pointer en site de -7° à +90° (+8 à +85° selon d'autres sources) à raison de 12° par seconde et en azimut de 70 ou 150° en fonction de l'emplacement à raison de 6° par seconde. Chaque canon dispose de 300 obus soit un total de 2400.

-20 canons de 25mm type 96 (modèle 1936) en dix affûts doubles. Ce canon de 60 calibres tire des obus de 250° à une distance maximale comprise de 7500m en tir à but surface (+50°) et de 3000m en tir antiaérien (+85°) à raison de 220 à 260 coups/minute (théorique, la cadence pratique est de 110 à 120 coups).

L'affût double pèse 1100kg et peut pointer en site de -10° à +85° et en azimut sur 360° . La dotation en munitions est de 2000 obus par canon soit un total de 48000 projectiles. Le nombre d'obus par pièce à probablement décru avec l'augmentation du nombre des pièces qui atteignirent le chiffre de 104 canons.

Aviation : Un catapulte et trois hydravions

Equipage : 1376 officiers et marins

Sources

-Simon Liot de Nortbécourt La Flotte Combinée japonaise De Pearl Harbor à Hiroshima


-Jean Moulin US Navy T1 1898-1945 du Maine au Missouri

-Jean Moulin Les cuirassés de la seconde guerre mondiale en images

-R.D Layman et Stephen Maclaughlin The Hybrid Warship (version PDF fournie par Vautour)

-Ressources internet diverses : wikipedia, navweaps

-Photos et un PDF de l'ami Vautour.

FIN DE L'ARTICLE
A VENIR : DESTROYERS CLASSE AUDACE


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MessageSujet: Re: JAPON CUIRASSES CLASSE ISE   Jeu 26 Nov 2009, 09:13

Bonne démo claus!!

La transformation de ces deux cuirs montre que
-après Midway le manque de plate-formes au sein de la flotte est latent
-Ces deux vieux navires puissants mais lents (conçus pour le combay de ligne) n'ont plus leur place au sein de la flotte combinée oeuvre comme force de raid

Leur rôle durant la bataille d'Engano fut quasi pathétique. Ils furent littéralement agités sous le nez de Halsey en avant des Quatre PA d'Ozawa pour attirer les raids US.
Repérés près de 45 minutes avant les PA leur découverte ne décida pas l'EM de la TF 58 à agir contre eux il est 1600. Il fallu attendre que les pilotes américains découvrent les quatre malheureux PA japonais survivants pour que Halsey (dont c'était la cible prioritaire) mette le clignotant à droite cap au nord.

pour le plus grand malheur du TG 77 4 3
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MessageSujet: Re: JAPON CUIRASSES CLASSE ISE   Jeu 26 Nov 2009, 18:34

Effectivement les Ise et les Fuso étaient totalement dépassés et ne pouvaient servir qu'en réserve ou dans la "bataille finale" attendue fébrilement par l'état major japonais.

Cette transformation ne fût pas la seule puisque les japonais transformèrent des ravitailleurs d'hydravions, de sous marins et de paquebots encore sur cale.

Je vais commencer les Audace ce soir, cela devrait être rapide avant de passer aux Skyraider ce week-end en espérant que la poste daigne me livrer le HS sur les Skyraider français commandé depuis plus d'une semaine Evil or Very Mad

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MessageSujet: Re: JAPON CUIRASSES CLASSE ISE   Jeu 26 Nov 2009, 19:12

Comme toujours , très bien fait Claus , merci et bravo
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MessageSujet: Re: JAPON CUIRASSES CLASSE ISE   Jeu 26 Nov 2009, 19:16

De rien mon cher, c'est un vrai plaisir de rediger ces articles, de faire les recherches, de comparer, de recouper, de choisir les photos (notament celles de l'ami Vautour)

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MessageSujet: Re: JAPON CUIRASSES CLASSE ISE   Jeu 26 Nov 2009, 21:10

Merci pour cette bio sur ces navires peut banal!

Peut banal! mais la marine Japonaise n'a effectivement pas gagner grand chose avec ces hybrides!
Elle a échangé de vieux navire de ligne, encore valable, contre de bien faible cuirassé, sans pour autant y gagner des porte-avions réellement utilisable!

Pour ce qui est de celui du Jean Bart, c'est un peut plus passable, car contrairement aux navire Nippons, il aurait conservé la totalité de son artillerie lourde et aurait eu réellement les possibilité à peut près équivalente à celle d'un (petit) porte-avions, ce qui lui aurait donné des moyen de reconnaissance beaucoup souple et efficace que celle que lui offraient les hydravions !
Mais bien entendu, un tel hybride aurait été complètement absurde dans contexte de l'après guerre!
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MessageSujet: Re: JAPON CUIRASSES CLASSE ISE   Jeu 26 Nov 2009, 21:15

Je me demande si ce genre d'hybride aurait un sens aujourd'hui par exemple sous la forme d'un croiseur porte-hélicoptère avec deux tourelles doubles de 155mm, une flopée de missiles, une DCA légère fournie et un groupe aérien d'une dizaine d'hélicoptères.

Pour revenir au Jean Bart, cela me fait penser à la refonte la plus poussée des Iowa, cela aurait donné de sacrés navires à l'US Navy.

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MessageSujet: Re: JAPON CUIRASSES CLASSE ISE   Jeu 26 Nov 2009, 21:31

Citation :
Je me demande si ce genre d'hybride aurait un sens aujourd'hui par exemple sous la forme d'un croiseur porte-hélicoptère avec deux tourelles doubles de 155mm, une flopée de missiles, une DCA légère fournie et un groupe aérien d'une dizaine d'hélicoptères.

Jette un coup d'oeil aux Moskva et aux Minsk soviétiques. Voire aux Kirov.

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MessageSujet: Re: JAPON CUIRASSES CLASSE ISE   Jeu 26 Nov 2009, 23:29

Bon , arrêtez de toucher au Jean Bart ,

Toutes transformations auraient été un Sacrilège

Il était tellement Beau comme je l' ai vu en 1968
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MessageSujet: Re: JAPON CUIRASSES CLASSE ISE   Ven 27 Nov 2009, 18:03

le yamato etait le plus grand cuirasser de son epoque je crois ???
merci
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MessageSujet: Re: JAPON CUIRASSES CLASSE ISE   Ven 27 Nov 2009, 18:05

De mémoire oui, le plus lourd c'est certain. D'ailleurs le Shinano fût le plus lourd porte-avions du monde jusqu'à la mise en service des Forrestal

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MessageSujet: Re: JAPON CUIRASSES CLASSE ISE   Ven 27 Nov 2009, 18:37

Et il reste a ce jour le plus gros navire de guerre coulé par un sous-marin
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MessageSujet: Re: JAPON CUIRASSES CLASSE ISE   Ven 27 Nov 2009, 18:38

Le Yamato n'à pas été coulé par un sous marin mais par l'aviation embarquée américaine le 7 avril 1945 à proximité d'Okinawa. Le Musashi itou.

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MessageSujet: Re: JAPON CUIRASSES CLASSE ISE   Ven 27 Nov 2009, 18:52

JB52 a écrit:
Bon , arrêtez de toucher au Jean Bart ,

Toutes transformations auraient été un Sacrilège

Il était tellement Beau comme je l' ai vu en 1968

Alors surtout ne regarde pas çà Mr.Red
http://forummarine.forumactif.com/Les-Marines-du-monde-c3/Europe-c6/France-f1/Modernisation-des-cuirasses-francais-t1245.htm?highlight
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MessageSujet: Re: JAPON CUIRASSES CLASSE ISE   Ven 27 Nov 2009, 19:47

clausewitz a écrit:
Le Yamato n'à pas été coulé par un sous marin mais par l'aviation embarquée américaine le 7 avril 1945 à proximité d'Okinawa. Le Musashi itou.

Oui bien sur, mais moi je parlais du Shinano, qui lui meme etait cençé devenir le 3éme cuirassé de la classe Yamato a l'origine
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MessageSujet: Re: JAPON CUIRASSES CLASSE ISE   Ven 27 Nov 2009, 20:40

Me culpa, j'y ai repensé sous la douche et effectivement cela est plus compréhensible (ne pas confondre vitesse et précipitation comme on dit Mr.Red )

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MessageSujet: Re: JAPON CUIRASSES CLASSE ISE   Ven 27 Nov 2009, 20:53

Aucun souci t'inquiete Wink

Au fait, moi aussi je viens de finir de lire cet article, j'ai beaucoup aimé
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MessageSujet: Complément : concept d'emploi   Mer 08 Sep 2010, 03:07

Le concept d'emploi de ces navires est certainement un des plus flous de l'histoire navale. De fait, il a changé à plusieurs reprises, mais comme il n'a jamais été clarifié, les deux conversions ont commencé sans qu'il soit bien clair. La suite est connue.

Voire...

Les hésitations japonaises quant au rôle de ces navires tenaient en partie à la rivalité qui opposait partisans et fossoyeurs du cuirassé. Les premiers rechignaient à voir deux (et peut-être quatre avec les Fuso) cuirassés devenir des succédanés de porte-avions, les seconds voulaient absolument trouver une utilité, même minime, à ces navires qu'ils savaient inutiles désormais.

L'idée des tenants des porte-avions (Yamamoto en tête) était d'utiliser les Ise convertis en accompagnateurs de porte-avions : une artillerie lourde pour tenir à distance les intrus, un hangar, un pont de manutention et des catapultes pour épauler les porte-avions : fournir des hydravions de reconnaissance, éventuellement une force d'appoint grâce aux hydravions E16A qui étaient assez lourdement armés (2x20mm, bombe de 250kg, freins de piqué pour bombardement en piqué) et aux D4Y. Ces derniers pouvaient également servir d'appareils de remplacement pour ceux des porte-avions, les Ise servant alors de pourvoyeurs d'avions de réserve. Il est à noter que ce concept d'emploi était proche de celui retenu pour la conversion du Shinano, qui ruina définitivement les illusions des pro-cuirassés.

Le concept fut finalement ruiné par l'inefficacité des hydravions devant la flotte US de 1943-44 et par la raréfaction des pilotes. Finalement, les catapultes furent démontées pour dégager le champ de tir des tourelles 3 et 4. Beaucoup de travail au chantier pour un résultat décevant, en fin de compte.
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MessageSujet: Re: JAPON CUIRASSES CLASSE ISE   Mer 08 Sep 2010, 09:56

On pourrait faire remonter ce débat à la naissance du concept de porte-avions.

Quel rôle donner au PA ? telle était la grande question des années 20.
Initialement il en avait trois
-reconnaissance
-guidage du tir des cuirassés
-protection de chasse au dessus de la Flotte

on ne croyait pas chez les uns et les autres initialement au fait que l'aviation embarquée puisse attaquer et détruire un navire moderne en pleine mer et à pleine vitesse (trois éléments qui étaient absent des fameux tests américains de juin juillet 21)

Quand cette idée à commencé à faire son chemin et que les bombardiers ont fait leur apparition timide sur les PA rapidement on s'est aperçu notamment chez les américains et les japonais que plus on disposait de bombardiers plus on avait une force de frappe de raid importante... le nombre de chasseurs diminua, mais quid des actions de reco

il y eut deux solutions

-les américains créèrent les Scout Bombers qui firent l'objet de fiches programmes très claires du BuAer. Le dernier véritable SB américain fut le SBD (Scout Bomber Douglas: le Dauntless). Les PA en 42 emportaient 4 flottilles DE 18 environ dont deux de SBD une VB (bombardement) une VS (reco) mais qui en fait faisaient un peu la même chose avec le même matos. A Midway les SBD venaient des deux types de formations...

-Les Japonais firent migrer peu à peu leurs avions de reco sur les bâtiments de ligne et les croiseurs, allant même avec les Tone à créer un croiseur lourd autour même du concept de reco aérienne. Le Jake était un Kate à flotteurs.


La perte des 4 grands PA à Midway et surtout les faibles perspectives industrielles de constructions neuves RAPIDEMENT disponibles entraînèrent les refontes de l'Ise du Huyga et du Mogami mis hors de combat à Midway avec une partie arrière ruinée...

Le concept était une erreur. Ces plate formes n'avaient aucune des qualités des porte-avions désormais requises au vu de l'expérience des 18 premiers mois de la guerre:
-vitesse
-capacités d'emport
-performance des avions

Utilité minime voir nulle, concept en forme d'impasse, absence chronique de pilotes

Les Isé servirent toute leur carrière comme cuirassés et le Mogami eut une carrière des plus ternes
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Colombamike
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MessageSujet: Re: JAPON CUIRASSES CLASSE ISE   Mer 08 Sep 2010, 13:47

pascal a écrit:
On pourrait faire remonter ce débat à la naissance du concept de porte-avions. Quel rôle donner au PA ? telle était la grande question des années 20. Initialement il en avait trois
-reconnaissance
-guidage du tir des cuirassés
-protection de chasse au dessus de la Flotte

Foutaise tout ca,
Les anglais avaient compris dès 1918...
Dès mi-1918, les anglais avaient planifiés l'usage très offensive pour les PA.
Ils préparaient l'attaque des cuirassés allemands au mouillage en rade de Jade, et ce grâce à des avions torpilleurs "Cuckoo" lancés depuis le Furious. L'armistice arriva trop tôt...
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clausewitz
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MessageSujet: Re: JAPON CUIRASSES CLASSE ISE   Mer 08 Sep 2010, 14:33

Pour une fois je suis d'accord avec Mike. Sans ce foutu armistice, la flotte britannique aurait anéanti la flotte allemande dans ces ports et les armées alliées seraient allées jusqu'au coeur de l'Allemagne au printemps 1919 pour vaincre définitivement l'armée allemande. Peut être aurait-été on évité un nouveau suicide collectif vingt ans plus tard mais on ne peut pas refaire l'histoire.

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