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 LANDING PLATFORM HELICOPTER (LPH) CLASSE IWO JIMA

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clausewitz
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MessageSujet: LANDING PLATFORM HELICOPTER (LPH) CLASSE IWO JIMA   Mar 16 Oct 2012, 13:04

LANDING PLATFORM HELICOPTER (LPH) CLASSE IWO JIMA
(ETATS-UNIS)


Le USS Tripoli (LPH-10) arrivant à Sydney en novembre 1979

AVANT PROPOS

La seconde guerre mondiale peut être considérée comme l'âge d'or de l'amphibie avec la réalisation de nombreux débarquements qu'ils soient japonais au début de la guerre et alliés à partir de 1942 aussi bien dans le Pacifique, en Méditerranée ou en Manche.


Deux exemples de cette génération spontanée, le Landing Ship Tank ci-dessus et le Landing Craft Infantry ci-dessous


Une véritable génération spontanée de navires ou même de véhicules apparu pour permettre aux alliés de reprendre pied en Europe ou d'effectuer un saut de puce d'atolls en île et d'îles en archipels jusqu'à arriver aux portes du Japon.

La résistance acharnée opposée par les japonais à Iwo Jima et à Okinawa donna des sueurs froides et des nuits pénibles aux amiraux et généraux américains et alliés chargés de planifier les futurs débarquement sur le Japon métropolitain. Les cihffres sur les pertes les plus pessimistes étaient annoncées.

Voilà pourquoi quand il sut que la bombe atomique était viable et utilisable, le président Truman n'hésita pas à ordonner les seuls bombardements atomiques de l'histoire sur Hiroshima et Nagasaki qui abrégèrent la guerre de plusieurs mois et évitèrent par exemple un débarquement soviétique dans le nord de l'archipel et que le Japon ne connaise le même sort que l'Allemagne.

Le dévellopement de l'arme nucléaire et de l'aviation semblaient ranger les débarquements amphibies massifs dans les rayonnages de l'histoire militaire. L'imposante flotte nécessaire pour une opération de ce genre aurait été une cible idéale pour une bombe atomique.

Les expérimentations de Bikini (opération Crossroads) rassurèrent un peu les marins américains qui comprirent qu'avec quelques précautions et quelques parades preventives, les navires de guerre pouvaient combattre en milieu nucléaire.

Un autre problème se posait aux opérations amphibies. La battelerie dévellopée pour débarquer chars, camions, véhicules légers et soldats ne pouvaient accéder qu'à un faible pourcentage des plages car elles ne pouvaient s'échouer que sur des plages à faible gradiant.

Débarquer des troupes sur une plage c'est bien mais il fallait aussi leur permettre de quitter les plages et de gagner l'intérieur des terres ce que ne permettaient pas toujours la géographie.

Tous ces facteurs facilitaient grandement la défense, un commandant militaire intelligent pouvait avec un certain pourcentage de réussite identifier les plages sur lesquelles l'ennemi pouvait débarquer. Les batteries côtières, les mines, les pièges divers et variés pouvaient rendre un débarquement extrêment coûteux en vies humaines et en matériel sans parler du fait que si l'ennemi dispose d'une flotte encore respectable, le débarquement pouvait tourner à la catastrophe.

L'apparition de l'hélicoptère relança l'intérêt des opérations amphibies en rendant imprédictible les zones de débarquement. Ils permettaient d'éviter les défenses côtières puis de les prendre à revers, de changer au dernier moment le lieu du débarquement ou de faire basculer les renforts sur une autre plage.

Cela ne signifiait pas pour autant la fin des chalands et autres péniches de débarquement : les hélicoptères de plus en plus gros et de plus en plus fiables ne pouvaient pas transporter des chars de combat et des véhicules lourds.
Landing Platform Helicopter (LPH) : des conversions et des constructions neuves

Le Thetis Bay et trois Essex pour commencer

Mis à part le contexte particulier de la seconde guerre mondiale où le dévellopement fût accéléré par la pression des événements, le dévellopement d'un nouveau système d'armes prennait généralement du temps et commençait par des conversions plus économiques et moins risqués si jamais la réflexion conduisait militaires et ingénieurs dans le mur.

La mise en oeuvre de nombreux hélicoptères nécessitaient des navires semblables aux porte-avions avec un pont continu totalement dégagé. La conversion était cependant plus simple que celle qui avait transformé un charbonnier, un pétrolier ou une coque de cuirassé ou de croiseur de bataille en porte-avions. Généralement, il fallait débarquer les catapultes et les brins d'arrêt et aménager dans le hangar ou ailleurs dans le navires des logements pour les soldats _en l'occurence ici des Leathernecks, les soldats de l'United States Marines Corps (USMC_.

En décembre 1946, le commandant des Marines écrit au commandant en chef de l'US Navy pour souligner que 275 hélicoptères Piasecki R-16 pouvaient mettre à terre un régiment en une seule rotation. L'aviation embarquée remplaçeraient à cette occasion l'artillerie et des hydravions seraient utilisés pour les chars et le matériel lourd.

La vitesse fait des Indepedence des candidats idéaux pour une telle transformation d'autant qu'ils ne peuvent pas mettre en oeuvre des avions à réaction mais le projet n'aboutit pas car les hélicoptères de l'époque n'ont qu'une capacité limitée. Le USS Block Island aurait du devenir le premier LPH avec la marque de coque LPH-1 mais cette conversion fût annulée avant le début des travaux.

Le premier porte-avions transformé en porte-hélicoptère est un porte-avions d'escorte de classe Casablanca, le USS Thetis Bay (CVE-90).


Le USS Thetis Bay (CVHA-1) le 17 novembre 1956

Il est mis sur cale aux chantiers Kaiser de Vancouver le 22 décembre 1943 lancé le 16 mars 1944 et admis au service actif le 12 avril 1944. Il participe à la guerre du Pacifique essentiellement dans le transport d'aviation avant d'enchainer d'octobre 1945 à janvier 1946 par l'opération Magic Carpet destinée au rapatriement des Boys au pays. Il est désarmé à Bremerton le 7 août 1946.

En mai 1955, le porte-avions d'escorte est remorqué au San Francisco Naval Shipyard pour être converti en porte-hélicoptère. Il est reclassé CVHA-1 le 1er juillet 1955 et remis en service le 20 juillet 1956.

Réellement opérationnel le 1er septembre, il arriva à Long Beach le 20 septembre 1956. A nouveau reclassé le 28 mai 1959 (LPH-6), il fût déployé à plusieurs reprises en Extrême Orient et en mai 1960 réalisa le premier assaut héliporté nocturne, débarquant 1300 marines et 33 tonnes de matériel.

Transféré en décembre 1961 dans l'Atlantique, il passa la fin de sa carrière dans cet océan, participant notament à la crise des missiles de Cuba. Il est désarmé et rayé des registres le 1er mars 1964 avant d'être vendu à la démolition en décembre 1964.

Caractéristiques Techniques du Thetis Bay

Déplacement : standard 7076 tonnes pleine charge 9434 tonnes

Dimensions : longueur (hors tout) 156.13m largeur (flottaison) 19.86m (pont d'envol) 32.94m tirant d'eau : 6.86m
Propulsion : deux machines verticales à expansion à quintuple détente Skinner Unaflow alimentées par 4 chaudières à haute pression dévellopant 9000ch et entrainant deux hélices.

Performances : vitesse maximale 19 noeuds distance franchissable 10240 miles nautiques à 15 noeuds

Armement : un canon de 127mm, 16 canons de 40mm Bofors en huit affûts doubles et 20 canons de 20mm en affûts simples

Groupe aérien : 28 hélicoptères

Equipage (porte-avions) : 910 officiers et marins


La taille réduite du premier porte-hélicoptère américain poussa les américains à imaginer des LPH de plus grande taille. A cette époque, l'hélicoptère était encore un drôle engin aux capacités encore méconnues. Voilà pourquoi malgré le succès du Thetis Bay, il était hors de question pour le Congrès de délier les cordons de la bourse pour construire un navire neuf.

L'ère des conversions continua. Le choix des américains se porta sur trois porte-avions de classe Essex, les USS Boxer (CV-21) Princeton (CV-37) et Valley Forge (CV-45) qui perdirent catapultes et brins d'arrêts et furent amenagés pour recevoir hélicoptères et marines. Ils peuvent ainsi transporter 1950 hommes et 2000 tonnes de matériel.


Le USS Boxer (LPH-4)

-Le USS Boxer (CV-21) est mis sur cale aux chantiers de la Newport News Shipbuilding and Drydock Corporation de Newport News (Virginie) le 13 septembre 1943 lancé le 14 décembre 1944 et admis au service actif le 15 avril 1945. Il participe aux dernières opérations de la seconde guerre mondiale avant de participer à la guerre de Corée.

Reclassé porte-avions d'attaque (CVA-21) le 1er octobre 1952, il devient ensuite un porte-avions ASM (CVS-21) le 15 novembre 1955 avant d'être reclassé Landing Platform Helicopter et une nouvelle marque de coque, la LPH-4 le 30 janvier 1959. Il sert dix ans dans ce rôle avant d'être désarmé et rayé des registres le 1er décembre 1969 et démoli en 1971.


Le USS Princeton (LPH-5)

-Le USS Princeton (CV-37) est mis sur cale au Philadelphia Navy Yard (Pennsylvanie) sous le nom de Valley Forge le 14 septembre 1943 mais rebaptisé le 21 novembre 1944. Lancé le 18 juillet 1945, il est admis au service actif le 18 novembre 1945. Désarmé et placé en réserve le 21 juin 1949, il est réarmé le 28 août 1950 suite au déclenchement de la guerre de Corée. Il est reclassé porte-avions d'attaque (CVA-37) le 1er octobre 1952 et porte-avions ASM (CVS-37) le 12 novembre 1953.

Le 2 mars 1959, il est reclassé porte-hélicoptère avec LPH-5 comme nouvelle marque de coque, les travaux de conversion l'immobilisant au Long Beach Naval Shipyard du 19 mars au 19 mai 1959. il est désarmé et rayé des registres le 30 janvier 1970 avant d'être vendu à la démolition en septembre 1973.


Le USS Valley Forge (LPH-8)

-Le USS Valley Forge (CV-45) est mis sur cale au Philadelphia Navy Yard le 7 septembre 1944 lancé le 18 novembre 1945 et admis au service actif le 3 novembre 1946. il participe à la guerre de Corée, étant reclassé porte-avions d'attaque (CVA-45) le 1er octobre 1952 puis porte-avions ASM (CVS-45) le 1er janvier 1954. Reclassé porte-hélicoptère (LPH-8) le 1er juillet 1961, il à été converti au Norfolk Naval Shipyard de mars à juillet 1961. Il est désarmé et rayé des registres le 15 janvier 1970 et vendu à la démolition le 29 octobre 1971.

Caractéristiques Techniques de la classe Essex

Déplacement : standard 27600 tonnes pleine charge 33000 tonnes

Dimensions : longueur 266m largeur (flottaison) 28m tirant d'eau 7m

Propulsion : turbines à engrenages Westinghouse alimentées par huit chaudières Babcock &Wilcox dévellopant une puissance totale de 150000ch et entrainant quatre hélices

Performances : vitesse maximale 33 noeuds distance franchissable 15000 miles nautiques à 15 noeuds

Protection : ceinture 64 à 102mm pont blindé du hangar 38mm

Armement : 12 canons de 127mm en quatre tourelles doubles et quatre en affûts simples, 68 canons de 40mm en dix-sept affûts quadruples et 65 canons de 20mm

Groupe aérien en version porte-hélicoptères : inconnu

Equipage en version porte-hélicoptères : inconnu


Et finalement des constructions neuves........

C'est en 1958 que la décision à été prise de convertir trois Essex en porte-hélicoptères. Parallèlement, les américains travaillaient sur des porte-hélicoptères conçus dès l'origine comme tels.

Ces navires filant à 21 noeuds sont plus lents et plus petits que les Essex mais ces performances sont jugées suffisantes pour que ce projet aboutisse.

Avec leur pont d'envol entièrement dégagé et leur ilôt à tribord, ils rappelent furieusement les porte-avions d'escorte du second conflit mondial.

C'est tout sauf en hasard car en cas de guerre contre l'URSS, ces LPH doivent pouvoir mener des missions de lutte ASM au sein de groupes de recherche et de destruction, troquant les avions pour des hélicoptères qui s'est imposé comme le prédateur le plus mortel du sous-marin.

Ces navires financés aux budgets 1958 à 1966 sont baptisés Iwo Jima Okinawa Guadalcanal Guam Tripoli New Orleans et Inchon commémorant des batailles navales et des débarquements amphibies américains.


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Dernière édition par clausewitz le Mer 17 Oct 2012, 10:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: LANDING PLATFORM HELICOPTER (LPH) CLASSE IWO JIMA   Mar 16 Oct 2012, 13:44

LE USS IWO JIMA (LPH-2)

Le USS Jima (LPH-2) à la mer le 23 avril 1979

Présentation

L'Iwo Jima photographié peu après son lancement et ci-dessous un photo des travaux d'achèvement à flot


-Le USS Iwo Jima (LPH-2) est mis sur cale au Puget Sound Naval Shipyard de Bremerton (Etat de Washington) le 2 avril 1959 lancé le 17 septembre 1960 et admis au service actif le 26 août 1961.


Carte des opérations d'Iwo Jima

Le premier porte-hélicoptères américain conçu dès l'origine pour cette mission commémore la Bataille d'Iwo Jima (19 février-25 mars 1945)

Le 19 février 1945, les américains déclenchent l'opération Detachment qui vise à la prise de l'archipel des iles Volcano et notamment de l'île principale d'Iwo Jima (Ile du Souffre). Le contrôle de cet archipel situé à 650 miles nautiques du Japon rendrait encore plus incofortable la situation du Japon métropolitain qui serait plus que jamais à la merci des B-29.

70000 hommes sont engagés côté américain contre 22000 japonais mais ces derniers sont des soldats de métier, solidement retranchés et ayant reçu une consigne claire : c'est seulement en vainqueur qu'ils pourront rentrer au Japon.

Les combats sur terre et dans les airs sont féroces. Seulement 216 japonais sont capturés et côté américain on dénombre 6821 tués et plus de 19000 blessés. La résistance acharnée, suicidaire des japonais confirmée à Okinawa fût l'une des raisons qui poussèrent Truman à opter pour le bombardement atomique plutôt que pour le débarquement amphibie.


"Raising the Flag on Iwo Jima"

Cette bataille est aussi resté célèbre par une photo intitulée Raising the flag on Iwo Jima prise par Joe Rosenthal (Associated Press) , une photo représentant six marines (Franklin Sousley Harlon Block Michael Strank John Bradley Rene Gogon et Ira Hayes, seuls les trois derniers survivants à cette bataille) plantant le Star and Stripes au sommet du mont Suribachi le 23 février 1945. Cette photo à d'ailleurs inspiré le Marines War Monument inauguré le 10 novembre 1954, monument installé à proximité du Arlington National Cemetery où sont enterrés les héros américains.


Marines War Memorial

Un premier navire fût baptisé du nom de cette bataille, en l'occurence le CVA-46, un porte-avions de classe Essex. Il est mis sur cale aux chantiers navals Newports News Shipbuilding & Drydock Co le 29 janvier 1945 mais sa construction est annulée le 12 août 1945 et les éléments mis sur cale sont démantelés.


Le USS Iwo Jima (LHD-7) à New York en 2002

Un troisième navire à succédé au LPH-2 en l'occurence le LHD-7, un navire de classe Wasp. Mis sur cale aux chantiers Ingalls de Pascagoula le 12 décembre 1997, il est lancé le 25 mars 2001 et commissioné le 30 juin 2001. Basé à Norfolk, il à participé à la guerre en Irak, aux secours lancés suite à l'ouragan Katrina et autres déploiement notamment en Méditerranée. En 2013, il doit être redéployé à Mayport en Floride.

Carrière opérationnelle

L'Iwo Jima (LPH-2) à Puget Sound le 2 novembre 1961

Après sa mise en condition opérationnelle, le porte-hélicoptère passe la fin de l'année au large des côtes de Californie à mener de nombreux exercices amphibies. En avril 1962, il est déployé dans le Pacifique au sein de la Joint Task Force 8 déployée au large des îles Johnston pour une série d'essais nucléaires.

L'opération Dominic eut lieu d'avril à novembre 1962 avec pas moins de trente-six tests nucléaires atmosphériques dans le Pacifique dans un contexte de forte tension avec l'URSS.

L'Iwo Jima assista ainsi à 27 tests nucléaires jusqu'à la fin du mois de juillet, tests menés sur l'île Christmas notamment. Le 26 juillet, il quitte la zone de tests pour rallier Pearl Harbor puis San Diego où le porte-hélicoptères arrive le 10 août 1962.

En septembre 1962, il participe à un exercice amphibie à grande échelle avant d'appareiller le 17 octobre pour un premier déploiement en Extrême Orient au sein de la 7ème flotte. Entre-temps, cependant la crise des missiles des Cuba à éclaté.

Faisant demi-tour, l'Iwo Jima rentre à San Diego, embarque des Marines et leur matériel du 22 au 27 octobre et appareille en direction de Cuba, participant à l'opération de quarantaine pour pousser les soviétiques à retirer leurs missiles. Pendant treize jours (16-28 octobre), le monde est au bord de la guerre nucléaire. L'Iwo Jima lui reste prêt à lancer les marines sur Cuba mais il n'y aura aucune opération de guerre. La quarantaine est levée le 20 novembre 1962 et le porte-hélicoptère rentre à San Diego le 13 décembre 1962.

Après un entrainement amphibie l'occupant durant la première partie de l'année 1963, l'Iwo Jima quitte San Diego le 30 août pour le déploiement au sein de la septième flotte prévu à l'automne précédent mais retardé par la crise des missiles.

Après avoir opéré au large des Phillipines et de Taïwan, l'Iwo Jima quitte les Phillipines le 31 octobre 1963 pour le Sud-Vietnam afin de protéger les ressortissants américains menacés par la violence endemique frappant ce pays pro-occidental ravagé par une guerre civile opposant le FNL (le Viet-Cong) soutenu par le Nord-Vietnam et l'ARVN, l'armée sud-vietnamnienne créée par les français et désormais entrainée par des conseillers militaires américains (20000 en 1963).

Rentré à Subic Bay le 12 novembre 1963, il multiplia les entrainements amphibies au large de Taïwan et d'Okinawa, quittant Sasebo le 13 avril 1964 pour rallier San Diego le 28 avril 1964. Après un dernier entrainement au large de la Californie, l'Iwo Jiima subit son premier carénage au Long Beach Naval Shipyard jusqu'au 7 décembre 1964, date de la fin des travaux. Après une remise en condition dans les eaux hawaïennes, le porte-hélicoptère quitte Pearl Harbor le 13 mars 1965 pour rentrer à San Diego le 19.


Iwo Jima (LPH-2) Sud-Vietnam 1965

Le 12 avril 1965, le USS Iwo Jima quitte San Diego chargé d'hommes, d'hélicoptères et de véhicules de l'armée de terre direction le Sud-Vietnam qu'il atteint le 1er mai. Il fait décoller 77 hélicoptères qui vont débarquer du matériel destiné aux troupes américaines qui commencent à mettre un doigt, une main, un bras dans l'engrenages du conflit vietnamien. Il rallie Subic Bay pour embarquer des marines qui sont mis à terre à Chu Lai le 11 mai 1965.

Après un mois passé au large de Chulai, le porte-hélicoptères met à terre des hélicoptères, des hommes et du matériel à Hue-Phu Bai à 60km au nord de Da Nang qui allait devenir la principale base aérienne américaine au Vietnam.

Après quelques jours passés à Subic Bay, l'Iwo Jima gagne Sasebo puis de là la baie de Buckner à Okinawa pour embarquer des Marines et leur équipement. Ainsi chargé, le LPH-2 appareille le 26 juin 1965 pour Qui Nhon (200km au sud de Chu Lai) en compagnie du USS Taladega (APA-208) et USS Point Defiance (LSD-31), ces trois navires formant le TG 76.5 chargée de soutenir la Marine Special Landing Force.

Arrivé sur zone le 30 juin 1965, il met à terre les marines le lendemain, marines supportés par le porte-hélicoptère jusqu'au 20 juillet quand il appareille pour le banc de Pratas à 240 miles au sud-ouest de Taïwan pour sauver le destroyer USS Frank Knox (DD-742) échoué là bas depuis le 18 juillet. Remis à flot, le navire en dépit de son age et des dégâts subis fût remis en état au Japon.
Son travail de soutien terminé, il quitte la zone le 1er août et après une brève escale à Hong Kong rallie les Phillipines pour préparer un nouveau tour of duty au large du Vietnam.

Le 17 août, le USS Iwo Jima (LPH-2) quitte Subic Bay pour Vung Tau afin de participer à l'opération Starlite. Prévenus par un major sud-vietnamien ayant infiltré des agents au sein des unités Viet-Cong, les américains décident de contrer un régiment viet-cong qui visait la base de Chu-Lai.

L'Iwo Jima accompagné par les USS Talladega (APA-208) et USS Point Defiance (LSD-31) avait renforcé la garnison de la base avec le Régimental Landing Team 7 qui est mis à terre. 1550 autres marines sont réembarqués et vont participer à la neutralisation de 600 viet-congs pour ce qui constitue le premier véritable affrontement de la guerre du Vietnam qui vit la mort de 46 américains et de 614 vietcongs. Le 2 septembre, l'Iwo Jima quitte le Vietnam avec 800 marines en permission pour Okinawa.

Le porte-hélicoptère est de retour au large du Vietnam le 10 septembre 1965, héliportant des troupes à terre pour couvrir l'arrivée au Vietnam de la 1st Cavalry. Jusqu'au 1er octobre, le porte-hélicoptère participa à trois opérations recherche-destruction avant de mettre cap au sud pour évacuer si besoin est les ressortissants américains d'Indonésie alors que le pays était sécoué par une quasi-guerre civile.

Cette évacuation n'ayant pas eut lieu, il rallia Da Nang pour procéder à un échange d'unités d'hélicoptères avant de mettre cap sur Subic Bay où il est relevé par le USS Valley Forge (LPH-8) qui participait lui à son deuxième conflit après la Corée. Après une brève escale à Yokosuka, il met cap sur les Etats Unis, arrivant à San Diego le 17 novembre 1965.


Le USS Iwo Jima (LPH-2) à San Diego le 5 février 1966

Le USS Iwo Jima (LPH-2) effectue une série d'entrainements au large de San Diego de janvier à juin 1966. Le 24 juillet, alors en route pour le Vietnam, il passe au large d'Iwo Jima avec à bord des marines et des marins ayant combattu sur cette île. Il reste déployé au large du Vietnam jusqu'au mois de décembre, relâchant au Japon avant de retourner au Vietnam jusqu'au mois de mars 1967.

Le 1er juillet 1967, le USS Iwo Jima (LPH-2) quitte l'Amphibious Squadron 3 pour l'Amphibious Squadron 1.


L'Iwo Jima (LPH-2) en 1970 pour la récupération d'Apollo 13


Le 17 avril 1970, il devient le navire-amiral de la TF130 chargée de récupérer les capsules Apollo notamment celle d'Apollo 13 qui victime d'une avarie du revenir en catastrophe sur terre plus précisement au large des Samoa Américaines. En 1995, un film revint sur ces événements, le USS New Orleans (LPH-11) joua le rôle de l'Iwo Jima.


Deux photos de l'Iwo Jima en 1973

A partir de 1975, le Liban longtemps vu comme une sorte de «Suisse du Moyen Orient» avec une cohabitation de communautés ethnico-religieuses s'enfonce dans une atroce guerre civile où le pays du Cèdre devient le champ clos d'affrontements entre les pays de la région.


Le USS Iwo Jima (LPH-2) à la mer en juin 1976

Trois photos de l'Iwo Jima le 30 avril 1979




Du 10 mai au 8 décembre 1983, le USS Iwo Jima (LPH-2) est déployé au large du Liban pour participer à la tentative occidentale de stabiliser la situation dans la région, le porte-hélicoptère embarquant la 24th Marine Amphibious Unit (24th MAU) dont la majeure partie est mise à terre le 29 mai, relevant le 22nd MAU sur l'aéroport international de Beyrouth.


Le USS Iwo Jima (LPH-2) lors de l'exercice Team Work en Norvège en septembre 1980 et ci-dessous une photo de l'Iwo Jima dans les années quatre-vingt


Le 23 octobre 1983, un camion piégé explose contre les positions des marines, provoquant la mort de 241 marines pendant que 60 autres étaient blessés. Ce terrible attentat conjugé à celui visant les paras français à l'immeuble Drakkar (58 morts) accéléra le retrait occidental du guépier libanais ce qui était le but recherché par le Hezbollah, l'organisation à l'origine de l'attentat.


Le USS Iwo Jima (LPH-2) à Marseille. Date inconnue


Le USS Iwo Jima (LPH-2) exercice "Ocean Venture 84" le 24 avril 1984


Le USS Iwo Jima (LPH-2) à Gênes le 15 avril 1988

En août 1990, l'Iwo Jima est déployé dans le Golfe Persique dans le cadre de l'opération Desert Storm. Le déploiement d'un grand nombre de navires amphibies fait partie d'une gigantesque opération d'intoxication destiné à persuader le haut commandement irakien que les alliés allaient débarquer sur les côtes du Koweït.


L'Iwo Jima appareillant pour le Golfe Persique

Les mauvaises langues ajoutèrent que cela permettait aux américains de caréner à meilleur prix leurs navires amphibies, moins cher en tout cas qu'aux Etats Unis. Après deux mois d'opérations, le vénérable porte-hélicoptère (29 ans au compteur) à besoin d'entretien et les travaux sont confiés à une entreprise de Manama (Bahrein).


Le USS Iwo Jima (LPH-2) en 1990

Le 30 octobre 1990 alors que les travaux sont terminés, les chaudières sont rallumées mais quand la vapeur est envoyée vers les turbines, une valve cède innondant de vapeur le compartiment, vapeur surchauffée qui tue dix marins. L'enquête démontrera que l'entreprise chargée des travaux avait employé un matériau inadéquat et que l'inspection ultérieure n'avait pas remarqué.

Réparé, le navire continue sa carrière jusqu'au 14 juillet 1993 quand il est décommissioné. Il est rayé des registres le 24 septembre et vendu à la démolition le 18 décembre 1995. L'ilôt du porte-hélicoptères à été préservé au Museum of The American G.I à College Station (Texas)


L'Iwo Jima et le Guadalcanal désarmés au Naval Inactive Maintenance Ship Facility (NIMSF) de Philadelphie en 1995

En juillet 2012, le LPH-2 refit parler de lui. La newsletter du United States Naval Institute révéla qu'en 1982, l'administration Reagan avait prévu de prêter l'Iwo Jima aux britanniques en cas de perte de l'un de leurs porte-aéronefs.

Le porte-hélicoptère aurait été mis en oeuvre par des contractors notamment d'anciens marins ayant servit à bord d'un navire de ce type, les britanniques fournissant une bonne partie de l'équipage et le groupe aérien, cet arrangement étant comparé par certains analystes aux Tigres Volants du général Chennault.

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MessageSujet: Re: LANDING PLATFORM HELICOPTER (LPH) CLASSE IWO JIMA   Mar 16 Oct 2012, 14:08

LE USS OKINAWA (LPH-3)

Présentation

Le USS Okinawa (LPH-3) en 1962

-Le USS Okinawa (LPH-3) est mis sur cale au Philadelphia Naval Shipyard (Pennsylvanie) le 1er avril 1960 lancé le 19 août 1961 et admis au service actif le 14 avril 1962.


Carte de l'opération Iceberg

Le second porte-hélicoptère de classe Iwo Jima fait référence à la dernière bataille de la guerre du Pacifique, la bataille d'Okinawa (1er avril-22juin 1945).


Photographie de l'opération Iceberg

Depuis novembre 1943 et le lancement de l'opération Galvanic (reconquête des îles Gilbert), les américains effectuent un saut de puce à travers le Pacifique, le Pacifique central pour la marine et les marines et le “Pacifique oriental” pour l'armée de terre qui sous la direction du général MacArthur à pour objectif final les Phillipines.

A chaque fois, les porte-avions américains couvrent la mise à terre d'unités de Marines et de GI qui paye à chaque fois un lourd tribu à la reconquête, la résistance japonaise devenant de plus en plus acharnée au fur et à mesure que les américains se rapporchent du Japon métropolitain.

Après s'être emparés d'Iwo Jima au cours de l'opération Detachment, les américains lancent l'opération Iceberg pour s'emparer des Ryu Kyu et notamment de l'île d'Okinawa la plus importante de l'archipel.

La défense d'Okinawa était assurée par la 32ème armée japonaise qui alignait selon les sources 67 ou 77000 hommes auxquels pouvaient s'ajouter 9000 hommes de la marine impériale (mais seule une part infime de ses hommes étaient entrainés au combat) plus 39000 miliciens de recrutement locale de faible valeur militaire ce qui nous donne entre 115 à 125000 hommes auxquels s'ajoutaient les unités de kamikaze.

Pour s'emparer de ce gros morceau, les Etats Unis vont engager quatre divisions de la 10ème armée (7ème 27ème 77ème et 96ème) plus deux divisions de Marines (1ère et 6ème), la 2ème division de marines restant en réserve soit un total de près de 300000 hommes, un rapport d'un pour deux ce qui est peu pour la prise d'un tel objectif même si les unités destinées à être mises à terre bénéficiaient d'un important appui-feu.

Cet appui-feu était assuré par la TF50 commandé par l'amiral Raymond A. Spruance qui alignait la Fast Carrier Force (TF58) (vice-amiral Mitcher) qui disposait de 88 navires dont 17 porte-avions, 7 cuirassés et 18 croiseurs, la British Carrier Force (TF57) (vice-amiral Rawlings) composée de quatre porte-avions, deux cuirassés, cinq croiseurs, quatorze destroyers et un train d'escadre, une TF54 chargée de l'appui feu avec dix vieux cuirassés, onze croiseurs et trente destroyers, une TF51 (vice-amiral Richmond K. Turner) chargée du transport des troupes d'assaut, une TF52 de support (contre-amiral Blandy) disposant notamment de dix-huit porte-avions d'escorte, la TF56 qui regroupe les unités destinées à être mises à terre.

Au cours de cette bataille, le 7 avril 1945, le supercuirassé Yamato, un croiseur léger et sept croiseurs furent attaqués par l'aéronavale américaine, le cuirassé étant coulé après avoir encaissé dix torpilles et sept bombes.

Cette bataille fût absolument terrible. Les civils soufrirent également de la bataille, non seulement avec de nombreux bombardement mais également avec des excations comme les viols commis aussi bien par les japonais que par les américains (on cite le cas de trois soldats afro-américains assassinés par un groupe d'autodéfense villageois après qu'ils se soient vantés à de nombreuses reprises de violer les filles de la région).

Le Japon perdit 95400 soldats tués ou suicidés et 7400 prisonniers. Côté américain, les pertes furent de 12000 tués (dont les généraux Buckner et Esaley) et plus de 50000 blessés. Ces pertes colossales associées aux estimations pessimistes sur les pertes pour la conquête du Japon finirent de convaincre le président Truman d'utiliser la bombe atomique sur Hiroshima et Nagasaki pour abréger le conflit.

768 avions américains furent détruits contre 7830 appareils japonais. 368 navires dont 120 peniches de débarquement furent endommagés, 28 navires dont 15 navires amphibies et 12 destroyers furent coulés notamment par les kamikazes.


Célébrissime photo montrant les G.I de la 77ème DI apprenant la capitulation de l'Allemagne. Pour eux, encore presque deux mois de sanglants combats

La conquête d'Okinawa offrit aux américains un point d'appui inestimable dans une potentielle conquête du Japon (opération Downfall avec les débarquements “Olympic” et “Coronet” prévus respectivement en novembre 1945 et mars 1946) avec un mouillage bien protégé (Buckner Bay au sud de l'île, son nom officiel étant Nakagusuku Bay), des dépôts et des aérodromes qui augmentèrent la pression sur le Japon.

Un premier navire aurait du commémorer cette bataille, un porte-avions de classe Commencement Bay, le CVE-127. Mis sur cale aux chantiers navals Todd Pacific Shipyards de Tacoma (Washington) le 22 mai 1945, baptisé le 29 juin 1945, sa construction est annulée le 11 août 1945 (tout comme trois autres navires baptisés Bastogne Eniwetok et Lingayen) et les éléments montés sur cale sont démantelés.
Le LPH-3 est donc le premier et à ce jour le seul navire de l'US Navy à avoir porté le nom de cette bataille.

Carrière opérationnelle

Le USS Okinawa (LPH-3) quitttant Norfolk le 20 juillet 1964

Après sa mise en service (le commissioned américain correspond à notre clôture d'armement, le navire est techniquement prêt mais son équipage est loin d'être opérationnellement prêt), le porte-hélicoptères rallie son port d'attache en l'occurence Norfolk la principale base navale américaine sur la côte est.

Arrivé en Virginie le 20 juin 1962, l'Okinawa entame puis poursuit sa mise en condition opérationnelle, six semaines d'exercices intenses au large de Guantanamo et un mois au large de Norfolk.

Il participa ensuite au dispositif américain déployé au large de Cuba au cours d'une crise des missiles qui faillit plonger le monde dans une troisième guerre mondiale d'autant plus terrible qu'elle aurait été nucléaire et ce compagnie du Boxer (LPH-4) et Thetis Bay (LPH-6). Le LPH-3 reste déployé dans la région jusqu'au 3 décembre 1962 quand il met cap sur Norfolk.

L'Okinawa passa la première partie de 1963 en entretien et en remise en condition. Du 9 juillet au 1er octobre, il est déployé dans les Caraïbes avant de terminer l'année au large de la côte est, occupé par un entrainement intensif.

Le 7 octobre 1964, il quitte Norfolk pour un premier déploiement en Europe, participa à un entrainement amphibie au large de l'Espagne (opération Steel Pike I) plus des escales en France et à Plymouth, rentrant à Norfolk au mois de novembre. Il est ensuite en grand carénage jusqu'à la fin du mois d'avril.


Le USS Okinawa (LPH-3) engagé dans l'opération Power Pack

Le 2 mai 1965, le porte-hélicoptères quitte Onslow Beach (Caroline du Nord) avec les hélicoptères Sikorsky UH-34 Sea Horse du HMM-263 et le 1er bataillon du 2ème régiment de Marines direction la République Domincaine. C'est l'opération Power Pack.

Cet état qui partageait l'île d'Hispanola avec Haïti était en pleine période de convulsion. Le 30 mai 1961, le dictateur Rafaël Trujillo au pouvoir depuis 1930 avait été renversé et assassiné. Un gouvernement libéral lui avait succédé mais il avait été renversé par des militaires conservateurs en avril 1965.

Une guerre civile oppose militaires libéraux et la populations aux putchistes, guerre civile qui va durer jusqu'aux élections de juin 1966.

Le Boxer (LPH-4) met à terre des marines qui protègent les ressortissants américains, évacuant ceux qui veulent partir. L'Okinawa le rejoint ultérieurement mettant à terre son bataillon qui est rejoint par d'autres unités des marines ainsi que par la 82ème division aéroportée. Les troupes américaines sont relevées par des unités des pays de l'Amérique Centrale entre le 25 mai et le 6 juin 1965 même si il faudra attendre le 1er juillet 1966 pour que les derniers soldats américains (en l'occurence la 1ère brigade de la 82ème aéroportée) ne quittent le pays.

Après un troisième déploiement dans les Caraïbes (juin-décembre 1966), l'Okinawa est transféré dans le Pacifique, appareillant pour la côte ouest le 24 janvier 1967, arrivant à San Diego _son nouveau port d'attache_ le 8 février suivant.


Le USS Okinawa (LPH-3) à la mer

Le 10 mars 1967, l'Okinawa quitte San Diego pour un premier déploiement au large du Vietnam. Le 13 avril, il reçoit un SOS émis par le cargo panaméen Silver Peak échoué près des îles Sento Shosho et récupèrent 38 naufragés.

Déployé au Vietnam, l'Okinawa va naviguer au large des côtes du Sud-Vietnam avec à bord marines et hélicoptères pour monter des missions Search and Destroy, Recherche et destruction. Le porte-hélicoptères est de retour à San Diego le 5 décembre 1967.

Le 4 avril 1968 après une période d'entrainement intensif, l'Okinawa récupère la capsule Apollo 6 (sans personnel à bord) à 380 miles au nord de Kauai (Hawaï).

Du 2 novembre 1968 au 26 juin 1969 _dates de départ et de retour à San Diego_, l'Okinawa effectue un deuxième déploiement au large du Vietnam pour la même mission que précédement : la traque du Viet-Cong à l'aide d'opérations dont la tactique avait été mise au point par la France en Algérie et perfectionnée par les américains.

En 1970, le USS Okinawa (LPH-3) renouant avec les manes des porte-avions d'escorte, transporte en Nouvelle Zélande dix monoplaces d'attaque légère Douglas A-4K Skyhawk et quatre biplaces d'entrainement TA-4K commandés par la Royal New Zealand Air Force.


L'Okinawa engagé dans l'opération de récupération d'Apollo 15 en 1971

Après Apollo 11 qui foula pour la première fois le sol lunaire en juillet 1969, le programme se poursuivit avec plus (Apollo 12 et 14) ou moins (Apollo 13) de bonheur. La mission Apollo 15 lancée le 26 juillet 1971 voit pour la première fois un véhicule rouler sur la lune. Les trois astronautes (Scott, James Irwin et Alfred Worden) sont récupérés le 7 août 1971 par un hélicoptère embarqué sur l'Okinawa.

Le 23 mars 1972, les négociations entre américains et nord-vietnamiens sont rompus et deux jours plus tard, les nord-vietnamiens lancent leur offensive de printemps repoussée par les sud-vietnamiens puissamment soutenus par l'USAF et l'US Navy qui lance l'opération Linebacker à partir du 10 mai 1972.

Dans le Golfe du Tonkin, les américains déploient croiseurs et destroyers pour des missions de bombardement du littoral mais également pour la mission Piraz, une mission de piquet radar mené à cette époque par le croiseur lance-missiles Chicago. L'Okinawa lui doit assurer les missions de recherche et de sauvetage des pilotes s'éjectant au dessus du Golfe du Tonkin.


Le USS Okinawa (LPH-3) se ravitaillant auprès du pétrolier USNS Kawishiwi (T-AO 146)

Le 10 mai, un engagement massif à lieu au dessus du Nord-Vietnam entre vingt Mig et onze avions américains dont un F-4J Phantom du VF-96 (USS Constellation) piloté par le lieutenant Cunningham avec le lieutenant Driscoll comme opérateur radar. Après une mission d'attaque au sol, ils abattent trois Mig 17 avant d'être victime d'un missile sol-air qui explose à 150m derrière l'avion l'endommageant sérieusement.

Arrivé au dessus du Golfe du Tonkin, les deux hommes s'éjectent et sont récupérés par un Sea King du HC-7 basé à bord de l'Okinawa. Un Sea Knight des Marines les ramènent à bord du Constellation où sont dignement fêtés les seuls as officiellement reconnus de la Navy au Vietnam.


Le USS Okinawa (LPH-3) engagé dans l'opération Eagle Pull en mars 1975

En avril 1975, l'Okinawa participe avec l'Hancock à l'opération Eagle Pull, l'évacuation de Phnom Penh peu avant sa prise par les khmers rouges. Les duex porte-aéronefs américains utilisent pour cela les hélicoptères CH-53 Super Tallion des squadrons HMH-462 et HMH-463 qui évacue 275 américains du 12 au 17 avril 1975 date de la prise de la capitale du Cambodge par les hommes du tristement célèbre Polt Pot. L'opération d'évacuation est couverte par le porte-avions USS Hancock (CVA-19).

Il participe ensuite à l'opération Frequent Wind, l'évacuation des derniers américains et de certains de leurs alliés sud-vietnamiens de Saïgon alors que le Sud-Vietnam vit ses derniers jours.


Le USS Okinawa (LPH-3) en mer en août 1979


Le USS Okinawa (LPH-3) en 1981


Le USS Okinawa (LPH-3) à la mer. Date inconnue

Du 7 octobre 1987 au 7 avril 1988, le USS Okinawa est déployé dans le Golfe Persique pour appuyer une opération de guerre des mines, le Golfe Persique théâtre depuis huit ans d'une guerre entre Iran et Irak s'étant internationalisé quand les deux belligérants ont attaqué les pétroliers de tous les pays à l'aide de missiles antinavires, de vedettes rapides et de mines. Ayant appareillé de Norfolk, il retrouve son port d'attache au printemps 1988 par l'ouest, ayant donc réalisé une circumnavigation.


Le USS Okinawa (LPH-3) à Hong Kong en 1989

Le conflit entre l'Irak et l'Iran se termine le 8 août 1988 par un statu-quo ante bellum mais la région ne retrouve pas la paix. Le 2 août 1990, l'Irak envahit le Koweït qui annexé devient la dix-septième provence irakienne.

Aussitôt les américains déclenchent l'opération Desert Shield (Bouclier du Désert) officiellement destinée à protéger l'Arabie Saoudite et ses sensibles puits de pétrole. Un immense dispositif va se mettre en place en cinq mois jusqu'à la mi-janvier 1991 quand Desert Shield cède la place à Desert Storm, une offensive aérienne suivit d'une offensive terrestre.

Le 7 septembre 1990, l'Okinawa arrive dans le Golfe d'Oman. Il transporte avec les transports de chalands de débarquement USS Ogden (LPD-5) et USS Fort McHenry (LSD 43), le bâtiment de débarquement de chars USS Cayuga (LST-1186) et le transport d'assaut USS Durham (LKA-114) la 13ème unité expéditionnaire des Marines (13th Marines Expeditionnary Unit), les différents navires formant l'Amphibous Ready Group Alpha.

Le 24 janvier 1991, l'Okinawa participe à l'exercice Sea Soldier IV, un exercice destiné à maintenir le haut commandement irakien dans la certitude qu'une opération amphibie majeure se prépare sur les côtes koweïtiennes.

En réalité, comme on l'à vu, il n'y aura pas de nouvelle opération Overlord, Galvanic ou Iceberg mais de simples raids sur des îles au large de Koweït notamment le 29 janvier quand l'Okinawa lance ses marines à l'assaut de l'île de Umm al Maradim. Ce bluff amphibie sera maintenu au cours de l'offensive terrestre, la 13ème MEU simulant une attaque au sud de Koweit City. Il rentre aux Etats Unis en avril 1991.


17 avril 1991 : l'Okinawa rentre à la maison

Après plus de trente années de bons et de loyaux services, le USS Okinawa (LPH-3) est désarmé et rayé du Naval Vessel Register le 17 décembre 1992. Il est confié aux bons soins de la MARAD (Maritime Administration) et mouillé à Suisun Bay en Californie, l'un des trois mouillages de la National Defense Reserve Fleet, les deux autres étant Fort Eustis dans l'estuaire de la rivière James en Virginie et Beaumont au Texas.


L'Okinawa rejoint Neptune. Ci-dessous la localisation de l'épave


Il va y passer attendant un hypothétique et de plus en plus improbable réarmement. Le 6 juin 2002, il participe à un exercice du Commandement des Sous-Marins du Pacifique (COMmand SUBmarine PACific COMSUBPAC), servant de cible, encaissant des Maverick, des Harpoon, des bombes et comme coup de grâce une torpille Mk48 du sous-marin USS Portsmouth. Il repose au large des côtes sud de la Californie à 3700m de profondeur aux coordonnées suivantes : 031°27′N 119°42′W.

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MessageSujet: Re: LANDING PLATFORM HELICOPTER (LPH) CLASSE IWO JIMA   Mar 16 Oct 2012, 14:45

LE USS GUADALCANAL (LPH-7)

Le USS Guadalcanal (LPH-7) à New York en 1992

Présentation

Le USS Guadalcanal au mouillage

-Le USS Guadalcanal (LPH-7) est mis sur cale au Philadelphia Naval Shipyard (Pennsylvanie)le 1er septembre 1961 lancé le 16 mars 1963 et admis au service actif le 20 juillet 1963.


Carte du théâtre d'opérations et ci-dessous photo de l'opération Watchtower


Le troisième porte-hélicoptère de classe Iwo Jima célèbre lui aussi la mémoire d'une bataille du Pacifique en l'occurence la Bataille de Guadalcanal (7 août 1942-9 février 1943) probablement la plus terrible bataille sur ce théâtre d'opérations, une bataille où les soldats, marins et aviateurs tant japonais qu'américains se battaient aussi bien contre l'ennemi d'en face mais également contre une nature hostile et maléfique, la maladie faisait parfois plus de victimes que les balles, les obus et les grenades.

Guadalcanal est une ile de l'archipel des Salomons, un archipel baigné par la mer de Corail. Suite à leur échec en mer de Corail et sur terre en Papouasie Nouvelle Guinée, les japonais décident d'établir un aérodrome sur Guadalcanal.

Les américains comprirent le danger car des bombardiers basés sur cet aérodrome aurait rendu infernale la navigation en mer de Corail, menaçant les communications entre les Etats Unis et l'Australie. Ils montèrent une opération destinée à s'emparer de cette île ainsi que des îles avoisinantes.

Baptisée Watchtower (ou plus famillièrement Shoestring «lacet de godasse» pour son caractère improvisé), elle débute le 7 août 1942 par le débarquement américain sur Guadalcanal, Florida et Tulagi. Les japonais sont surpris mais réagissent avec vigueur notamment dans la nuit du 8 au 9 août lors de la première bataille de l'île de Savo où quatre croiseurs lourds alliés furent coulés.

En l'espace de six mois, on assista à trois batailles terrestres et sept batailles navales dont deux affrontements au delà de l'horizon et cinq affrontements nocturnes où les japonais furent longtemps des maitres sévères face aux américains qui figuraient des élèves dissipés et inattentifs, souvent punis.

L'objectif de cet affrontement titanesque était un aérodrome, Henderson Field qui en dépit des efforts japonais resta aux mains des américains qui pouvaient ainsi contrôler la région de jour, perdant cette supériorité la nuit.

Le point culminant de cette bataille fut atteint en novembre 1942 au cours de la bataille navale de Guadalcanal du 12 au 15 novembre. Les japonais conjuguèrent l'envoi d'importants renforts pour reprendre l'aérodrome avec une opération de bombardement. Ces deux opérations échouèrent et l'aérodrome resta aux mains des américains.

Comprennant que la reprise d'Henderson Field nécessiterait un effort sans commune mesure avec leurs capacités et pour un intérêt discutable, les japonais se postèrent alors sur la défensive à partir de décembre 1942 notamment en raison de l'offensive alliée en Nouvelle Guinée. En février 1943, ils lancèrent l'opération KE GO qui sans interférence alliée évacuèrent les hommes basés à Guadalcanal.

La victoire alliée à Guadalcanal plus encore que celles de Midway ou de la mer de Corail marquèrent un tournant dans la guerre. Les japonais avaient non seulement été stoppés mais avaient été forcés à reculer. C'est en effet à partir du printemps 1943 que les alliés passèrent à l'offensive, offensive qui n'allait s'arrêter qu'avec la capitulation japonaise.


Le USS Guadalcanal (CVE-60) en mer le 28 septembre 1944

La mémoire de cette terrible bataille fût perpétuée par un porte-avions de classe Casablanca, le CVE-60. Mis sur cale le 5 janvier 1943, il est lancé le 5 juin et mis en service le 25 septembre 1943.

Il participe au second conflit mondial dans l'Atlantique, participant notamment à la capture du sous-marin allemand U-505 le 4 juin 1944 au large du Cap Brest (AOF). Il termina la guerre alternant entre des missions de lutte ASM et la formation de nouveaux pilotes.

Mis en réserve le 15 juillet 1946, il est rayé du Naval Vessel Register le 27 mai 1958 et vendu à la démolition au Japon le 30 avril 1959.

Le LPH-7 est donc le deuxième et actuellement le dernier navire de l'US Navy à porter ce nom.

Carrière opérationnelle

Le USS Guadalcanal à la mer et ci-dessous rentrant au port


A sa mise en service, le Guadalcanal est affecté dans l'Atlantique, étant basé à Norfolk. Le 23 octobre 1963, il appareille pour les Caraïbes où il passa les six semaines suivantes à s'entrainer sans relache aux opérations amphibies. Le 6 décembre 1963, il ralliaOnslow Beach en Caroline du Nord pour poursuivre son entrainement et celui des troupes embarquées à bord.


Chopper (un CH-46) en approche

Le 11 février 1964, il appareille pour Panama, passant les deux mois suivants au large de l'Amérique Centrale. Navire amiral de l'Amphibious Squadron 12 (PhibRon 12) , embarquant la 12ème Unité expéditionnaire des Marines (12th MEU) et se tenant prêt à les déployer dans n'importe quel pays de la région.

Après un petit carénage au Philadelphia Naval Shipyard, le porte-hélicoptère est déployé en Europe en octobre 1964, participant à «Steel Pike I», un important exercice amphibie dans le sud de l'Espagne.

Entre avril 1965 et septembre 1966, le Guadalcanal va participer à l'intervention américaine en République Dominicaine pour mettre fin à la guerre civile qui frappait ce pays.

Le 21 juillet 1966, le USS Guadalcanal (LPH-7) est placé sous les feux de la rampe quand un hélicoptère Sea King du HS-3 récupère la capsule Gemini 10 et ses deux passagers, le capitaine de corvette John W. Young et Michael Collins, futur pilote de l'Eagle de l'historique mission Apollo 11.

Il est en grand carénage à l'Arsenal de Philadelphie d'octobre 1966 à mars 1967.


Le USS Guadalcanal (LPH-7) à Guantanamo en 1967

Quasiment trois ans plus tard, le 13 mars 1969, le Guadalcanal participa à la récupération de la capsule Apollo 9, la première à tester le module LEM en orbite terrestre avec à son bord McDivitt Scott et Russell Schweickart.


Le USS Guadalcanal (LPH-7) en 1967/68


Le Guadalcanal (LPH-7) à Norfolk 17 marrs 1969 et ci-dessous la même année à Saint Eustache


Le USS Guadalcanal à la mer

Il est ensuite déployé en Méditerranée en octobre-novembre 1971, entre février et août 1972 et entre mai et novembre 1973. Entre juin 1975 et janvier 1976, il est déployé dans l'Atlantique puis de janvier à juillet 1976 en Méditerranée, notamment au large du Liban où venait d'éclater une terrible guerre civile. Il ne retourne ensuite en Méditerranée qu'entre de septembre 1977 à mars 1978.


Le Guadalcanal à Norfolk en avril 1975 et ci-dessous à Port au Prince



Le Guadalcanal (LPH-7) le 25 juillet 1976


Le USS Guadalcanal en baie d'Augusta (Sicile) en 1976

De mars à novembre 1979, il est immobilisé pour un grand carénage, retournant en Méditerranée de mai à novembre 1981, de janvier à juin 1983 et de janvier 1984 à janvier 1985. Il est à nouveau dans la Mare Nostrum de novembre 1985 à juin 1986. De mai à décembre 1987, il est déployé dans l'Océan Indien et le Golfe Persique, participant notamment à l'opération Earnest Will.


Le Guadalcanal en mai 1977 et ci-dessous à Barcelone en décembre 1977



Le Guadalcanal dans l'Atlantique le 25 mai 1978

Le 21 juillet 1987, alors que la guerre Iran-Irak fait rage depuis sept ans, les américains lancent l'opération Earnest Will. La législation américaine interdisant théoriquement la protection des navires marchands étrangers en temps de paix, les pétroliers koweïtiens passent sous pavillon américain et sont escortés par l'US Navy qui doit faire face à une menace qui la prend au dépourvu : les mines.


Le USS Guadalcanal (LPH-7) ravitaillant le destroyer USS Semmes (DDG-18)

A l'époque, la force de guerre des mines est réduite à trois dragueurs anciens, sept chasseurs de mines et vingt-trois hélicoptères RH-53 Super Tallion. Huit d'entre-eux sont envoyés à Diego Garcia. Le USS Guadalcanal qui était présent sur zone avec la 24th MAU est aménagé en bâtiment-base pour ces puissants hélicos.

Cherchant à stopper les mouillages de mines, les américains repèrent le mouilleur de mines iranien Ajar qui est prit d'assaut par les hélicoptères du porte-hélicoptère qui renoue avec les manes de son précedesseur, le CVE-60 qui lui avait capturé un sous-marin.






Le US Guadalcanal (LPH-7) à Gênes le 16 février 1986

De novembre 1988 à mai 1989, il est déployé en Méditerranée puis subit un grand carénage de juillet à octobre 1990, participant ensuite à la guerre du Golfe, non pas dans le Golfe Persique mais en Méditerranée où il est déployé de janvier à juillet 1991, participant notamment à l'opération Provide Comfort

La guerre du Golfe s'était terminée en février 1991 par une victoire écrasante de la coalition qui n'avait pas cherché à renverser Saddam Hussein et son régime dictorial.

Ce dernier cherche à prendre sa revanche en liquidant le problème kurde. Pour empêcher une intervention de l'armée irakienne dans le nord du Pays, l'opération Provide Comfort est déclenchée le 5 avril 1991.

L'aviation alliée (Etats Unis, Grande Bretagne et France) bloque les interventions irakiennes et parachute des vivres et des produits de première nécessité. Des troupes au sol des trois pays précipités (treize autres états soutenaient l'opération) sont déployés au Kurdistan de fin avril au 25 juin.

Deux porte-avions, les USS Theodore Roosevelt et Forrestal participent à l'opération, le Guadalcanal assurant des transports par hélicoptères qui avec des transports par camions succèdent aux parachutages stoppés le 10 mai 1991.


Deux photos de USS Guadalcanal (LPH-7) à New York


De septembre à novembre 1993, il est déployé en Somalie dans le cadre de l'intervention occidentale pour tenter de ramener la paix et de lutter contre la faim qui ravageait ce pays.


Deux photos du Guadalcanal désarmé, la seconde prise en 2001 alors que le navire était dans la James River en 2001


Désarmé à Philadelphie le 31 août 1994 et rayé des registres le même jour, il est coulé comme cible 19 mai 2005.

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MessageSujet: Re: LANDING PLATFORM HELICOPTER (LPH) CLASSE IWO JIMA   Mar 16 Oct 2012, 15:24

LE USS GUAM (LPH-Cool

Le USS Guam (LPH-9) à la mer

Présentation

Le USS Guam à la mer

-Le USS Guam (LPH-9) est mis sur cale au Philadelphia Naval Shipyard le 15 novembre 1962 lancé le 22 août 1964 et admis au service actif le 16 janvier 1965.


Vue aérienne de Guam et ci-dessous, la base aérienne d'Andersen d'où décollaient de nombreux B-52 pendant la guerre du Vietnam


Guam est une île située dans l'océan Pacifique. Elle est rattachée aux États-Unis bien qu'elle fasse partie de l'archipel des îles Mariannes. C'est officiellement un territoire non-incorporé organisé des États-Unis avec à sa tête un gouverneur élu. Une importante base aérienne (Andersen Air Force Base) et des installations portuaires dévellopées font de Guam un point d'appui majeur des Etats Unis dans la région.


Carte de la reconquête américaine de Guam

Le quatrième porte-hélicoptère de classe Iwo Jima ne porte cependant pas le nom de l'île mais celui d'une bataille, la Bataille de Guam (21 juillet-10 août 1944).

Cette bataille est à intégrer au contexte plus général de l'opération Forager qui visait à la conquête des îles Mariannes. Après la conquête de Tinian et de Saïpan, les américains débarquent à Guam le 21 juillet 1944 avec 55000 hommes pour déloger 18500 japonais.

Les américains comprennant que la tache sera compliquée engagent trois divisions, la 3ème division de Marines, la 1ère division provisoire (provisional ?) de Marines et la 27ème Division d'Infanterie pour affronter une garnison japonais nettement plus faible mais composée de soldats experimentés et motivés. Deux autres divisions américaines étaient en réserve (77ème DI et 26ème DI).

Après une semaine de durs combats, les deux têtes de pont américaines font leur jonction et l'aérodrome d'Orote le 30 juillet.

Les japonais se replièrent alors dans la partie centrale montagneuse de l'île, les positions japonaises étant prises lors de la bataille du mont Barrigada du 2 au 4 août 1944. Peu de japonais se sont rendus. Les pertes sont importantes : 3000 tués et 6000 blessés côté américain, 18000 tués et seulement 500 prisonniers côté japonais.

Quelques soldats japonais se cachèrent dans les grottes. Le 8 décembre 1945, trois Marines furent tués au cours d'une embuscade. Le sergent Shoichi Yokoi fut découvert en janvier 1972 par des chasseurs. Il avait vécu 27 ans dans les grottes.

Comme Saipan et Tinian, Guam devint une base pour les opérations alliées. Cinq grands aérodromes furent construits d'où partirent notamment des raids de B-29 vers divers objectifs dans l'ouest de Pacifique et le Japon.

Le LPH-9 est le premier navire à commémorer cette bataille. D'autres USS Guam existaient cependant auparavant :

-Le premier était une cannonière, la PR3. Construit à Shanghaï, elle est lancée le 28 mai 1927 et mise en service le 28 décembre 1927 sous le nom de USS Guam avec PG-43 comme marque de coque. Reclassé PR-3 (Patrol boat River) le 15 juin 1928, elle est rebaptisée Wake en janvier 1941 et est capturée par la marine japonaise le 8 décembre 1941. Elle est rayé des registres le 25 mars 1942.


Le croiseur de bataille USS Guam (CB-2) à Pearl Harbor le 21 février 1945

-Le deuxième navire de ce type est un croiseur de bataille (officiellement un large cruiser) de classe Alaska. Le USS Guam (CB-2) est mis sur cale le 2 février 1942 aux New York Shipbuilding Corporation situés à Camden (New Jersey), lancé le 12 novembre 1943 et admis au service actif le 17 septembre 1944.

Le 17 février 1947, le Guam fût désarmé, étant intégré au New York Group de l'Atlantic Reserve Fleet jusqu'au 1er juin 1960 date à laquelle son nom fût rayé du Naval Vessel Register et le vétéran du second conflit mondial est vendu à la démolition à Baltimore le 24 mai 1961.

Depuis le LPH-9, un autre navire à été baptisé Guam. Le USNS Guam est un ferry rapide lancé en septembre 2008 sous le nom de Huakai. Il n'à jamais été mis en service comme ferry civil. Acquis le 12 décembre 2011 par l'US Navy, il doit transporter des troupes à partir d'Okinawa.

Carrière opérationnelle
Trois photos sucessives du USS Guam (LPH-9) à la mer




A sa mise en service, le Guam est affecté à la Flotte de l'Atlantique à partir du 21 avril 1965, date de ton arrivée à Norfolk, son port d'attache. Il repart dès le lendemain pour Hampton Roads pour entrainement aux opérations héliportées d'abord en baie de Chesapeake puis dans les Caraïbes au large de Guantanamo, la principale base américaine dans la région. Il est de retour à Norfolk le 5 juillet 1965.

Le 29 novembre 1965, il quitte Hampton Roads pour participer à une série d'exercices amphibies et de lutte anti-sous-marins durant son transit en direction des Caraïbes. Le 10 décembre 1965, le porte-hélicoptères Guam rejoint l'Amphibious Ready Squadron devenant navire-amiral du PhibRon 12 (Amphibious Squadron 12).

Du 16 au 28 février 1966, il est déployé au large de la République Dominicaine, un état caribéén fort instable depuis la mort du dictateur Rafael Trujillo en 1961. Rentré aux Etats Unis, il est immobilisé pour des travaux au Philadelphia Nabal Shipyard du 1er juin au 2 août 1966.

Le 2 août 1966, il quitte la Pennsylvanie pour se préparer à récupérer la capsule Gemini 11 en orbite du 12 au 15 septembre. Le 18 septembre à 09.59 heure locale, le porte-hélicoptère à l'aide d'un hélicoptère Sihorsky SH-3 Sea King du squadron HS-3 récupère la capsule avec ses deux passagers, Pete Conrad et Dick Gordon à 710 miles à l'est de Cap Kennedy en Floride.


Le USS Guam dans les Caraïbes en mars 1967

Du 28 novembre au 12 décembre 1966, le USS Guam (LPH-9)participe à l'exercice «Lantflex 66» avant de devenir le navire-amiral de l'Amphibious Squadron 8 et du Caribean Amphibious Ready Group.


Le Guam à la mer et ci-dessous à la mer à Barcelone en compagnie du USS Trenton (LPD-14) le 14 janvier 1977


Au début des années soixante dix, le nouveau CNO (Chief of Naval Operations), l'amiral Elmo Zumwalt réoriente la doctrine de la marine américaine. Pour lui l'important n'est plus de gagner une grande bataille de rencontre en mer du Nord mais de protéger les convois amenant en Europe les renforts venant des Etats Unis et du Canada.

Le déclin de la flotte de porte-avions lié au désarmement des Essex entraine une modification des groupes aériens, tous les porte-avions d'attaque devenant des porte-avions polyvalents, perdant une partie de ses avions d'attaque pour des avions de lutte ASM Lockeed S3 Viking _successeur du S2 Tracker_ et des hélicoptères Sikorsky SH3 Sea King (changement effectif le 30 juin 1975). La réorganisation des groupes aériens s'étend jusqu'en 1977.

En 1973, le scénario de la mobilisation (M-Day) prévoit le déploiement de trois porte-avions pour la couverture des communications en Atlantique, trois en Méditerranée et que trois des porte-avions du Pacifique passeraient en Atlantique par le Cap Horn pour participer à la protection des voies de communication dans l'Atlantique Nord.

Les trois porte-avions restant dans le Pacifique couvriraient le trafic commercial dans le Pacifique Nord après adaptation de leur groupe aérien avec des Viking. Dans un premier temps, seuls les porte-avions déployés en Méditerranée meneraient des missions de bombardement contre la terre.

Au cours du deuxième mois d'opérations, deux des porte-avions en Atlantique meneraient des missions d'interdiction et d'appui au profit des troupes au sol depuis la mer du Nord et le Golfe de Gascogne. Au troisième mois, la menace sous marine ayant été jugulée, tous les porte-avions peuvent être engagés dans l'appui des troupes au sol.

Le plus jeune CNO de l'histoire de l'US Navy (50 ans en 1970) se préoccupe également de l'expansion de la marine soviétique et du vieillissement des navires de l'US Navy qui intègre un certain nombre de navires conçus ou ayant été mis en service durant la seconde guerre mondiale. Il créé la doctrine «High-Low» avec des navires très couteux et très effiaces et des navires plus simples que l'on pourrait construire en grand nombre. L'une des illustrations de ce concept est le duo Spruance/Oliver Hazard Perry.


Le Guam en Sea Control Ship et ci-dessous, le schéma du SCS qui finalement fût construit par la marine espagnole


Le 21 septembre 1972, le secrétaite à la défense Melvin Laird présente deux projets de porte-aéronefs, le Sea Control Ship coûtant 100 millions de dollars et le CVV, un porte-avions de 50000 tonnes coûtant 550 millions de dollars soit beaucoup moins qu'un Nimitz.

La multiplication des sous marins soviétiques fait craindre une redite de la bataille de l'Atlantique où les «Loups gris» de l'amiral Gorchkov auraient remplacés ceux de l'amiral Doenitz, les SCS/VSS protégeant une vingtaine de convois jusqu'à la zone opérationelle des gros porte-avions au large de l'Europe.

La mission des SCS était la protection des convois contre les sous marins avec les hélicoptères, contre les bombardiers à l'aide des Harrier. Il devait aussi assurer la maintenance des hélicoptères des frégates classe Oliver Hazard Perry.

Plusieurs variantes sont étudiées pour un tonnage de 8400 à 21480 tonnes, le modèle retenu étant un navire de 13736 tonnes.

Pour valider ce concept, le Guam est choisit pour devenir un Sea Control Ship avec des Harrier du VMA-513 et les hélicoptères anti-sous-marins SH-3 Sea King du HS-15. Prêt en janvier 1972, il va tester ce concept à partir du 18 janvier 1972 et jusqu'en avril 1974. Le 1er juillet 1974, il redevient navire amphibie, conservant de sa période de SCS son centre de commandement et de contrôle pour opérations anti-sous-marines.

Le lobby nucléaire à fait rejeter le projet de construire huit navires de ce type tout comme son successeur le VSS plus gros (22490 à 29130 tonnes) avec 22 hélicoptères (12 pour le SCS) et 4 Harrier (4 pour le SCS) et une vitesse plus importante (29 noeuds contre 26). les projets de porte-aéronefs et de porte-avions économiques sont enterrés après le départ de l'amiral Holloway, CNO, en 1978 qui avait succédé à Zumwalt en 1974.


Deux photos du USS Guam à New York le 23 janvier 1977, une semaine après un terrible drame.......commémoré par un mémorial



Le 17 janvier 1977, à Barcelone, un chaland de débarquement utilisé comme tender entre le Guam et le transport de chalands de débarquement Trenton est heurté par un cargo. Le LCM Mk8 chavire contre le ponton, emprisonant sous les flots une centaine de marines et de marins. Quarante-neuf d'entre-eux succombent. Un mémorial à été érigé en mémoire des victimes.


Le Guam en Méditerranée le 10 octobre 1979

Le 19 juillet 1981, alors qu'il opérait à 25 miles au large de Morehead (Caroline du Nord), un Sikorsky CH-53 s'écrase sur un CH-53 et un UH-1N en plein appontage provoquant la mort de quatre membres d'équipage alors que dix autres sont blessés.


Le Guam opérant au large du Liban, un Cobra décollant du porte-hélicoptères

Toujours au large du Liban, des Super Tallion sur le pont du Guam

Comme nombre de navires de la marine américaine, le Guam participe aux tentatives occidentales de mettre fin à la guerre civile libanaise et ce en 1982.

En 1974, l'île de Grenade alors colonie britannique devient indépendante. Cinq ans plus tard, le 13 mars 1979, un coup d'état mené par des éléments marxistes renverse le premier ministre Eric Gairy alors à l'étranger.

Dirigé par Maurice Bishop, ce gouvernement entame aussitôt la construction de l'aéroport de Pointe Salinas avec une piste capable d'accueillir les plus gros avions civils du monde. Telle est du moins la thèse officielle car pour l'administration Reagan, la véritable de cette construction c'est d'importer dans les Caraïbes les armes soviétiques qui seront ensuite livrées aux guerillas d'Extrême Gauche en Amérique Centrale et Latine.

Le 14 octobre 1983, Bishop est renversé par un coup d'état avant d'être assasiné. Son successeur Bernard Coad tient cinq jours avant d'être renversé par un coup d'état militaire dont le meneur est le général Hudson Austin.

L'OECS (Organisation of East Caribean States/Organisation des Etats Est-Caribééns) demande l'intervention des Etats Unis, demande qui aurait émanée de l'administration américaine elle-même pour donner un semblant de légitimité à une intervention déjà prévue notamment en raison de la présence de nombreux étudiants américains sur l'île.


Le Guam au large de la Grenade en 1983

Baptisée Urgent Fury, cette opération voit l'engagement de la 22nd Marines Amphibious Unit (22nd MAU), de la 82nd Airborne (82ème division aéroportée «The All American»), des Rangers du 75th Rangers Regiment, des SEAL Team 4 et 6 et enfin de la Delta Force.

La 22nd MAU était à bord du Guam qui devait se rendre au Liban pour y relever les marines déjà déployés dans le pays du Cèdre. Le porte-hélicoptère est donc détourné pour cette intervention qui renoue avec le Gros Baton (The Bick Stick) cherche à Théodore Roosevelt.


Cobra et Super Tallion à bord du Guam au large de la Grenade

Le porte-hélicoptère Guam navire-amiral du PhibRon 4 est accompagné par les transports de chalands de débarquement USS Trenton (LPD-14) et USS Fort Snelling (LSD-30), les bâtiments de débarquement de chars USS Barnstable County (LST 1197) et USS Manitowoc (LST-1180).

Au niveau des navires de combat, on trouve le groupe de combat organisé autour du porte-avions USS Independence (CV-62), le croiseur USS Richmond K. Turner (CG-20), les destroyers USS Caron (DD-970) USS Moosbruger (DD-980) et USS Coontz (Ddg-40), la frégate Clifton Sprague (FFG-16) et le ravitailleur de combat Suribachi (AE-21).

D'autres navires sont également engagés dans cette opération : le porte-avions USS America (CV-66), le destroyers Briscoe (DD-977) Kidd (DDG-933) et Sampson (DDG-10), les frégates USS Aubrey Fitch (FFG-34), USS John L. Hall (FFG-32) et USS Samuel Eliot Morison (FFG-13), le cutter USCGC Chase (WHEC-718), le porte-hélicoptère d'assaut USS Saipan (LHA-2), les sous-marins USS Portsmouth (SSN-707) et Silverside (SSN-679), les hydroptères lance-missiles USS Aquila (PHM-4) et Taurus (PHM-3) et le navire-auxiliaire USS Recovery (ARS-43).

Les premières troupes américaines sont mises à terre le 25 octobre et le gros de la force d'invasion suit le lendemain 26 octobre. La supériorité américaine est telle que les combats cessent dès le 1er novembre même si il est comunément admis que l'opération ne s'achève officiellement que le 15 décembre 1983.

En 1985, le porte-hélicoptères fût immobilisé plusieurs mois pour une importante refonte au Philadelphia Naval Shipyard qui vit notamment l'installation de deux systèmes Phalanx destinés à améliorer sa défense rapprochée. Dans le déploiement qui suivit ces travaux en Méditerranée, le Guam fût endommagé par une tempête, perdant deux hélicoptères et devant passer trois semaines à Marseille pour y être réparé.

Cinq ans plus tard, le porte-hélicoptères va participer à une nouvelle intervention, cette fois au Moyen Orient. Le 2 août 1990, l'Irak de Saddam Hussein envahit le Koweit. Aussitôt les américains déclenchent l'opération Desert Shield pour protéger l'Arabie Saoudite. Un gigantesque pont aéro-maritime est déclenché pour déployer des troupes dans cette région.

Le 16 septembre 1990, le Guam arrive sur zone en compagnie de son sister-ship Iwo Jima, du transport de chalands de débarquement Raleigh et le bâtiment de débarquement de chars Lamoure County, ces navires transportant une partie de la 4th Marines Expeditionnary Brigade (4th MEB) dont les éléments avancés avaient déployés dès le 11 septembre avec les transports de chalands de débarquement Shreveport Trenton Gunston Hall Portland ainsi que le bâtiment de débarquement de chars Spartanburg County. Ils sont suivis le 14 septembre à bord du porte-hélicoptères d'assaut Nassau, du transport de chalands de débarquement Pensacola et du bâtiment de débarquement de chars Saginaw.

Durant l'opération Desert Shield, le Guam ne reste pas inactif, participant à de nombreuses exercices amphibies destinés à persuader le haut commandement irakien de l'imminence d'une opération amphibie au Koweit notamment du 8 au 18 décembre 1990.

Le 14 décembre 1990, des mouvements ennemis au dictateur somalien Syaad Barré au pouvoir depuis 1989 lancent une offensive contre Mogadishio, le début d'une véritable descente aux enfers de ce pays de la Corne de l'Afrique, régulièrement sous le feu de l'actualité depuis.

Devant la dégradation de la situation, les américains décident d'évacuer leurs ressortissants. C'est l'opération Eastern Exit. Des Marines de la 4ème MEB sont mis à terre par des hélicoptères qui effectuent un vol record de 460 miles avec un ravitaillement en vol.

Soixante marines sont mis à terre les 4 et 5 janvier pour couvrir l'évacuation de 258 américains, de l'ambassadeur américain et celui de l'Union Soviétique qui sont débarqués sur le Guam et le Trenton. Si la majorité des passagers sont débarqués au Kenya sauf l'ambassadeur d'URSS qui doit débarqué à Mascate. Le Guam retrouve ensuite le Golfe Persique et le dispositif Desert Shield.

Cinq ans plus tard, en 1996, le Guam embarquant la 22nd MEU participe à l'opération Assured Response au large du Liberia toujours déchiré par une terrible guerre civile. Décidée le 6 avril par le président Clinton, cette opération est destinée à exfiltrer du pays ressortissants américains et autres réfugiés regroupés dans et à proximité de l'ambassade des Etats-Unis à Monrovia.

Du 9 avril au 18 juin, une task-force américaine va évacuer 2444 personnes (485 américains et 1959 personnes d'autres nationalités). Des Marines et des forces Spéciales américaines venues d'Europe sont déployées à Monrovia pour couvrir l'évacuation menée par le porte-hélicoptères Guam et le transport de chalands de débarquement Ponce.

Après un dernier déploiement opérationnel de septembre 1997 à avril 1998, le Guam est décommissioné le 25 août 1998, étant mouillé à Norfolk le temps que la marine américaine décide quoi faire de ce navire.

Il est décidé de l'utiliser comme cible au cours d'un exercice de tir. Le remorqueur de haute mer USNS Mohawk (T-ATF 170) le remorque en haute mer le 16 octobre 2001 où l'ancien porte-hélicoptère va servir de cible au groupe aérien du porte-avions USS John F. Kennedy (CV-67) qui va s'acharner sur le navire pendant douze heures. Le navire finit pas sombrer aux coordonnées 031° 14' 22.0" North, 071° 16' 35.0" West.


Emplacement de l'épave du Guam
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MessageSujet: Re: LANDING PLATFORM HELICOPTER (LPH) CLASSE IWO JIMA   Mar 16 Oct 2012, 15:45

LE USS TRIPOLI (LPH-10)

Le USS Tripoli en mer 10 septembre 1979

Présentation

31 juillet 1965 : lancement du futur USS Tripoli

-Le USS Tripoli (LPH-10) est mis sur cale aux chantiers navals Ingalls Shipbuilding Corporation installés à Pascagoula dans le Mississippi le 15 juin 1964 lancé le 31 juillet 1965 et admis au service actif le 6 août 1966

Le cinquième navire de classe Iwo Jima célèbre une bataille méconnue du public français, la bataille de Tripoli le 16 février 1804 dans le cadre des guerres barbaresques. Alors jeune et vigoureuse nation, les Etats Unis sont légitimement exaspérés par la piraterie qui sévit en Méditerranée, piraterie qui à pour origine les états barbaresques d'Afrique du Nord théoriquement vassaux de la Sublime Porte.


Tableau représentant l'explosion du USS Philadelphia

Parmi ces états on trouve le bey de Tripoli. Les américains engagent les négociations mais ces dernières trainent, poussant le chef tripolitain à déclarer la guerre aux Etats Unis en mai 1801. En juillet, trois frégates et une goélette mettent en place un blocus du port de Tripoli.

Malheureusement le 31 octobre 1803, la frégate Philadelphia s'échoue et est prise d'assaut par les forces tripolitaines qui capturent son commandant le capitaine Bainbridge et son équipage.

Le 16 février 1804, un raid commando mené par l'Intrepid (un bâtiment tripolitain capturé) avec les marines du lieutenant Decatur s'empare de la frégate américaine utilisée comme batterie flottante et la détruise, un acte de bravoure salué par Horatio Nelson.

Tripoli étant bombardée à nouveau les 3 et 7 août puis les 25 août et 3 septembre, le bey finit par signer un traité de paix le 4 juin 1805. Il faudra cependant attendre la conquête de l'Algérie par la France en 1830 pour que la piraterie soit éradiquée.


Le USS Tripoli (CVE-64) à Hampton Roads le 24 mai 1944

Le LPH-10 succède à un premier navire ayant célébrer la mémoire de cette bataille en l'occurence un porte-avions de classe Casablanca, le CVE-64.

Mis sur cale aux Kaiser Shipbuilding de Vancouver, il est mis sur cale sous le nom de Didrickson Bay le 1er février 1943. Rebaptisé Tripoli le 3 avril 1943, il est lancé le 13 juillet 1943 et mis en service le 31 octobre 1943. Il participe à la guerre dans l'Atlantique, traquant les sous-marins allemands alors que la bataille de l'Atlantique touche à sa fin. En janvier 1945, il est redéployé dans le Pacifique.

Après avoir participé à l'opération Magic Carpet, il est désarmé à Norfolk le 22 mai 1946 et mis en réserve. Le début de la guerre de Corée entraine la réactivation du Tripoli à New York le 5 janvier 1952. Il effectua des transports d''aviation en direction de l'Europe, de la Méditerranée puis de l'extrême orient.

Reclassé CVU-64 le 12 juin 1955 puis T-CVU le 1er juillet 1958, le Tripoli est décommissioné à la Nouvelle Orléans le 25 novembre 1958. Rayé du Naval Vessel Register le 1er février 1959, il est vendu à la démolition à un chantier japonais en janvier 1960.

Au LPH-10 va succéder un troisième navire, un porte-hélicoptères de classe America, le LHA-7 dont la mise sur cale est prévue pour 2013, son admission au service actif est planifiée pour 2018.

Carrière opérationnelle

Okinawa : le Tripoli (LPH-10) accompagnant le transport d'assaut USS Union (LKA-106)

Comme nous l'avons déjà vu, le terme commissioné correspond en France à celui de clôture d'armement. Le navire est techniquement prêt mais il reste à entrainer l'équipage aux missions qui l'attendent.

Après trois mois d'entrainement et de tests complémentaires, le porte-hélicoptère quitte Philadelphie le 6 novembre 1966 pour la côte ouest. Il franchit le canal de Panama à la mi-novembre et rallie San Diego _son port d'attache_ le 22 novembre 1966.

Après entrainement au large de la Californie, le USS Tripoli (LPH-10) quitte San Diego le 1er mai 1967 pour un premier déploiement en Extrême Orient et notamment au Vietnam. Il arrive sur zone le 22 mai 1967, mettant à terre un squadron d'hélicoptères et un squadron d'avions légers d'observation avant de rejoindre le TG 76.5 pour participer aux opérations contre le Vietminh.

Le 27 mai 1967, il rallie Subic Bay pour relever le USS Princeton (LPH-5) comme navire-amiral du Amphibious Ready Group (ARG) «Bravo» embarquant un état-major, le 2nd Batallion 3rd Regiment du corps des Marines et les hélicoptères du Marine Medium Helicopter Squadron HMM-164 et d'autres unités de support.

Le 8 juin 1967, le porte-hélicoptère quitte Subic Bay pour son premier tour of duty au large du Vietnam, participant à huit opérations amphibies exécutées toutes dans la 1ère région maritime qui englobe la région au sud de la DMZ (Demilitarized Zone).

La première opération baptisée Beacon Torch à lieu du 18 juin au 2 juillet, opération marquée par un contact avec l'ennemi. L'approche tactique est la même : un pilonnage aérien pour affaiblir l'ennemi et la mission classique Search et Destroy où là c'est un homme et un fusil contre un autre homme et un fusil. Le porte-hélicoptères reste à proximité des côtes pour assurer leur soutien logistique et sanitaire ainsi que l'appui-feu.

Le 2 juillet 1967, il rembarque ses marines à proximité de Quang Tri pour assister des marines accrochés par des troupes régulières nord-vietnamiennes à proximité de Con Thien. C'est l'opération Beaver Track qui voit également l'engagement de la 3rd Marine Amphibious Force, cette opération est coordonnée avec celle de l'opération Bear Claw qui voit l'engagement des troupes embarquées sur le USS Okinawa (LPH-3). Pendant douze jours, pas moins de huit bataillons de marines vont traquer l'ennemi qui subit de lourdes pertes juqu'au 14 juillet 1967 date de la fin des opérations.

Trois jours plus tard, les marines embarqués sur le Tripoli rembarquent à bord de leurs hélicos pour traquer à nouveau le Viet-Cong du 806ème bataillon. Les marines mis à terre par hélicos et par chalands de débarquement vont traquer cette unité repérée près de Quang Tri.

L'ennemi échappent aux marines mais sont durement étrillées par les troupes sud-vietnamiennes. Le 2ème bataillon du 3ème régiment rembarque sur le Tripoli le 27 juillet pour un bref moment de repos avant de repartir au combat.

Quatre jours plus tard, le 1er août, les marines du Tripoli participent à l'opération Kangaroo Kick, toujours dans la province de Quang tri au nord de Hué. Si l'opération s'acheva dès le 4 août, les marines restèrent à terre, passant sous le contrôle de la 3rd Marines Amphibious Force et non du TG 76.5. Le porte-hélicoptère rallie lui Subic Bay pour deux semaines d'entretien et de repos pour l'équipage.


Le USS Tripoli (LPH-10) à la mer

Le 20 août 1967, le Tripoli est de retour au large de Hué, rembarquant les marines pour participer à l'opération «Belt Drive». Le 27 août, le bataillon est mis à terre par hélicoptères (et une partie par chalands de débarquement) toujours dans la province de Quang Tri pour trois jours de combat, les marines après une opération dans la forêt de Hai Lang rembarquant à bord du LPH-10 le 5 septembre 1967.

Le même jour, le destroyer USS Dupont (DD-941) est touché par une batterie côtière nord-vietnamienne près du Cap Lay. Le Tripoli lui porte assistance, évacuant les douze blessés par hélicoptères pour les soigner à bord du porte-hélicoptère.

Le 17 septembre, le porte-hélicoptère lance sa première opération amphibie avec des chalands de débarquement faute d'hélicoptères disponibles, le tout dans des conditions difficiles. L'opération «Fortress Sentry» se heurtant à une faible résistance à onze kilomètres au sud de la DMZ. Le contact ennemi eut lieu à partir du 23 septembre, l'artillerie et l'aviation neutralisant l'opposition ennemie jusqu'au 25 septembre date de la fin de l'opération. Les marines à bord, le porte-hélicoptères rallie Subic Bay à la fin septembre pour six jours de repos.

Début octobre, le Tripoli rallie Da Nang début octobre, embarquant 39 Boeing CH-46 Sea Knight non opérationnels pour les débarquer à Okinawa pour qu'ils soient réparés. Lors de son appareillage de Da Nang, un hélicoptère du bord récupère le pilote d'un Republic F-105 Thunderchief qui s'était crashé à deux miles du Tripoli. Quand au navigateur présumé disparu, il avait été récupéré par un hélicoptère de l'USAF.

Le 17 octobre, des CH-53 embarquèrent les marines du Tripoli pour les héliporter à 10 miles au sud de Phu Bai dans la province de Thua Thien. Le lendemain, les marines passent sous le contrôle de la 3rd Marines Amphibious Force.

Le Tripoli assura l'appui feu, le soutien sanitaire et logistique jusqu'au 1er novembre quand il transporte à nouveau 18 CH-46 défectueux jusqu'à Okinawa avant de rallier Da Nang le 10 novembre pour rembarquer ses marines pour préparer la dernière opération amphibie de ce déploiement. Baptisée «Badger Hunt», les marines sont héliportés le 14 novembre 1967 à proximité d'An Hoa dans la province de Quang Nam. L'opération s'achève le 27 novembre quand les marines rembarquent sur le navire.

Rentré à Da Nang le 29 novembre, il commença à transférer hommes et matériels à bord du USS Valley Forge (LPH-Cool qui va relever le Tripoli. Le lendemain, le Valley Forge relève officiellement le Tripoli comme navire-amiral du TG 76.5, le porte-hélicoptère reprennant la mer pour rentrer au pays arrivant à San Diego le 23 décembre 1967 après des escales à Okinawa et Yokosuka.

Le Tripoli est immobilisé pour entretien de janvier à mars 1968 au Long Beach Naval Shipyard avant de passer les trois premières semaines d'avril en essais et remise en condition.

Du 6 au 17 mai, il effectue une véritable remise en condition avant de rallier San Diego pour préparer son deuxième déploiement au Vietnam.

Le 12 juin 1968, le USS Tripoli quitte San Diego pour son deuxième déploiement en Extrême Orient, faisant escale à Pearl Harbor, Hawaï et Okinawa, arrivant à Subic Bay le 1er juillet. Du 2 au 5 juillet, il embarrque le 2nd Battalion 7th Marines, le squadron HMM-265, le détachement «Bravo» du Tactical Squadron 13 et d'autres unités de soutien de l'ARG Bravo. Il appareille le lendemain 6 juillet, direction la zone des combats.

Ce second déploiement fût assez similaire au précédent, le porte-hélicoptère naviguant au large des côtes sud-vietnamienne avec pour zone de prédilection, la proximité de la DMZ pour soutenir à la demande les troupes au sol en envoyant promptement un renfort de marines.

Il participa ainsi successivement à «Eager Yankee» du 7 au 16 juillet, à «Houston IV» du 16 au 22 juillet, «Swift Play» les 22 et 23 juillet. Cette opération s'étant révélée non concluante, les marines restent à terre, le Tripoli servant de base mobile de soutien du 22 juillet au 5 novembre, passant quelques jours à la mi-août pour réparations à Subic Bay et quelques jours début octobre à Kaoshiung pour repos de l'équipage.

Le 5 novembre 1968, les marines du Tripoli après trois mois de combat à terre réembarque à bord du Tripoli. Cinq jours plus tard, ils sont de nouveau sur le pont, les hélicoptères du squadron HMM-165 et des chalands de débarquement les transportant à terre pour l'opération «Daring Endeavor», opération qui s'acheva le 17 novembre, les marines retournant à bord du porte-hélicoptère le jour même.

Trois jours plus tard, le Tripoli lance ses marines dans l'opération «Swift Move», un raid amphibie dans la province de Quang Nam au sud de Da Nang. Les marines basés sur le Tripoli passent alors sous le contrôle de la 1ère division de Marines. Les marines rembarquent sur le Tripoli le 3 décembre pour permettre aux marines de se détendre à Hong Kong pendant cinq jours avant un retour à Subic Bay pour deux semaines d'entretien du navire.

Le 27 décembre 1968, il est de retour à Da Nang, embarquant le Batallion Landing Team 3/26 et le squadron HMM-164 pour reconstituer la Special Landing Force «Bravo». Le porte-hélicoptères va alors participer à deux autres opérations amphibies.

La première nom de code «Bold Mariner» vise la péninsule de Batangan dans la province de Quang Ngai, une région extrêmement hostile, la population étant considérée comme totalement acquise à la guerilla. Les SLF «Alfa» et «Bravo» formaient la force d'intervention, la division Americal et les troupes sud-vietnamiennes formant un cordon pour empêcher la fuite de l'ennemi. Déclenchée le 13 janvier, l'opération est considérée comme achevée le 6 février, les marines achevant le rembarquement le 9 février.

La dernière opération amphibie du Tripoli de ce déploiement à lieu début février. L'offensive du Têt provoque le retrait des troupes sud-vietnamiens de l'opération «Taylor Common» alors en cours dans la province de Quand Nam près d'An Hoa. La SLF «Bravo» va les remplacer dans une opération concomitante baptisée «Defiant Measure». Déclenchée le 10 février 1969 à 08.00, elle s'achève le 16, le Tripoli servant comme souvent de base de soutien, les marines restant ensuite à terre pour participer à la suite de «Taylor Common».

Le Tripoli quitte le Vietnam le 16 février pour rallier Subic Bay où arrive le 18, il est relevé par le Valley Forge. Il quitte les Phillipines le 22 pour Yokosuka où il doit subir des réparations avant de pouvoir rallier San Diego où il arrive le 19 mars 1969.
Après six mois de travaux et d'entretien, il reprend l'entrainement en septembre et le poursuit en octobre. Le 1er novembre 1969, il quitte San Diego pour son troisième déploiement au Vietnam, arrivant à Da Nang le 20 novembre après une escale de ravitaillement à Guam le 15.

A la différence de ses deux premiers déploiements, le troisième fût marqué par l'absence d'actions opérationnelles. Le Tripoli ne fût pas inactif pour autant participant à des exercices amphibies aux Phillipines et au transport des unités de Marines direction Okinawa.

En effet, les Leathernecks commencent à quitter le Vietnam alors que le nouveau président américian, Richard Nixon à entamé le processus de «vietnamisation» qui voit le dévellopement de l'ARVN et le retrait progressif des troupes américains de ce conflit de plus en plus impopulaire outre-Atlantique. Les premiers marines quittent le Vietnam le 15 juillet 1969 et les derniers en 1971, presque deux ans avant le départ des derniers soldats américains du Vietnam. Le Tripoli est de retour à San Diego le 16 février 1970.

Le 23 février, il passe en travaux au Long Beach Naval Shipyard pour changer une hélice endommagé et quitte ce port le 27 pour retourner en Extrême Orient, arrivant à Subic Bay le 15 mars 1970.

Il s'entraine alors intensivement entre les Philippines et Okinawa pour préparer un entrainement commun avec les forces sud-coréennes. Il arrive dans les eaux du pays du matin calme le 18 avril et deux jours plus tard, participe à l'exercice «Golden Dragon» qui s'achève le 25 avril avant de rallier Okinawa le 27. Il opère ensuite au large de Da Nang durant la première semaine de mai puis passe une semaine à Hong Kong.

A la fin du mois de mai, le porte-hélicoptère rallie Okinawa via Subic Bay, débarquant sur l'île japonaise la SLF «Alpha» puis à Da Nang le ComPhibRon 9, chargeant du matériel pour rentrer aux Etats Unis. Il quitte le Vietnam le 7 juin 1970 et rallie San Diego le 24 juin 1970.

Durant les quinze mois suivants, le Tripoli ne s'éloigna pas de la côte ouest, effectuant une remise en condition technique du navire puis sa remise en condition opérationnelle de l'équipage et des marines transportés. Du 1er février au 1er juin 1971, il est immobilisé pour un grand carénage au Hunters Point Naval Shipyard, ralliant San Diego le 3 pour effectuer sa remise en condition qui l'occupa tout le mois de juin et le début du mois de juillet.

Il effectue ensuite plusieurs entrainements amphibies et deux croisières d'instruction, l'une avec des officiers mariniers et l'autre avec des réservistes de l'USMC. La fin du mois d'août et le mois de septembre fûrentt consacrée à la préparation d'un quatrième déploiement en Extrême Orient.


Le Tripoli à la mer

Le 1er octobre 1971, le Tripoli quitte San Diego pour l'Extrême Orient, faisant escale à Pearl Harbor et Okinawa avant de rallier Subic Bay le 28. Il effectue de nombreux exercices amphibies aux Phillipines ainsi que des escales à Keelung, Kaohsiung (Taiwan) et à Sasebo (Japon).

Alors qu'il ralliait Subic Bay, le Tripoli reçoit l'ordre de rallier l'Océan Indien et la TF74. Ce groupe occassionnel constitué autour du porte-avions USS Enterprise (CVAN-65) était destiné à surveiller la troisième guerre indo-pakistanaise qui avait commencé le 3 décembre et qui s'acheva le 15 décembre, marquant l'indépendance du Pakistan oriental qui devint le Bangladesh.

La TF74 resta déployé dans la région jusqu'au début 1972, le Tripoli ralliant Subic Bay le 14 janvier avant de reprendre son programme habituel entre entrainements et escales à Singapour, Hong Kong et Kobe.

Il effectua néanmoins une courte incursion dans les eaux vietnamiennes en avril, opérant comme bâtiment SAR à Yankee Station. Au mois de juin, il participa à l'évacuation de troupes vietnamiennes de points chauds mais transporta également des marines sud-vietnamiens entre Tam My et Quang Tri durant la contre-offensive sud-vietnamienne destinée à repoussée l'offensive de Pâques. La participation à l'opération «Lam Son 72» du Tripoli se déroula du 29 juin au 11 juillet.

Le 20 juillet 1972, il quitte les eaux vietnamiennes pour rallier Subic Bay le 23 juillet, restant sur zone jusqu'au 4 août, date à laquelle il met cap à l'ouest, ralliant San Diego le 20 août, restant sur place jusqu'au 10 octobre.

Après un exercice amphibie de six jours à proximité de Hunter Liggett Point (250 miles au nord de Los Angeles), le porte-hélicoptère rentre à San Diego où il reste jusqu'à la fin de l'année. Les deux premiers mois de 1973 sont consacrés à la préparation à un nouveau déploiement en Extrême Orient.

Il quitte San Diego le 6 mars 1973 pour son cinquième déploiement en Extrême Orient. Il fait escale trois semaines à Pearl Harbor pour réparer une turbine haute-pression, arrivant à Subic Bay le 17 avril. Il devait participer à l'opération «End Sweep» mais une propulsion récalcitrante l'empêcha de participer à l'opération, le LPH-10 arrivant le 19 juillet à Haïphong à une époque où le gros du déminage est achevé. L'opération End Sweep s'achève le 27 juillet et le Tripoli rentre au mois d'août à San Diego.


Le USS Tripoli (LPH-10) lors de l'opération End Sweep

Entre janvier 1974 et la fin de 1976, le Tripoli va retourner deux fois en Extrême Orient, la première fois de juillet 1974 à janvier 1975 et le second de la mi-février à octobre 1976. Si le premier fût marqué par aucun événement saillant, le second fût marqué par l'assistance à l'île de Guam frappée par le typhon Pamela en mai 1976. Il participa également à deux exercices amphibies américano-coréens. Il rentre à San Diego le 25 octobre 1976.

Les six premiers mois de 1977 voient le Tripoli être immobilisé pour entretien (Planned Restricted Availability PRAV) à San Diego, travaux concernant notamment sa capricieuse et rebelle propulsion.

Les travaux s'achèvent le 28 juin mais le Tripoli n'en à pas fini avec les travaux, le porte-hélicoptères étant remorqué au Long Beach Naval Shipyard pour réinstaller la turbine basse pression. Les travaux sont complétés le 26 juillet et les essais terminés, le porte-hélicoptère rallie San Diego le 28 juillet.

Le 3 novembre, le porte-hélicoptères Tripoli quitte San Diego pour son septième déploiement en Extrême Orient qui commence officiellement le 25 novembre 1977 (quand il passe sous le contrôle de la 7ème flotte) et qui s'achève le 22 juillet 1978 quand il rentre à San Diego, enchaina par une PRAV de trois mois pour préparer un nouveau déploiement en Extrême Orient en 1979.

En 1974, il est le premier navire-amphibie de la marine américaine à mettre en oeuvre le Harrier en l'occurence du 17 juin au 13 août avant de tester le convertible Bell XV-15, l'ancêtre du Bell MV-22 Osprey en 1982.


1983 : le Tripoli teste le convertible Bell XV-15


Le 2 août 1990, l'Irak de Saddam Hussein envahit le petit émirat du Koweit. Aussitôt, les américains déclenchent l'opération Desert Shield (bouclier du désert) destiné à protéger l'Arabie Saoudite et ses précieux puits de pétrole.


Le Tripoli à Vancouver le 19 mai 1989

Le Tripoli va participer à ce conflit, arrivant sur zone le 1er décembre 1990 non pas comme porte-hélicoptères amphibie mais comme bâtiment de commandement et de soutien aux opérations antimines avec à bord, un squadron spécialisé, le HM-14 équipé de Sikorsky MH-53E Sea Dragon.
Le 18 février 1991, à 4h37 du matin, le Tripoli est touché par une mine (mine de fond ou une mine flottante) qui explose à tribord avant, provoquant une brève de 4.87m de long sur 6m de haut, sous la ligne de flottaison. Il n'y à heureusement que quatre blessés mais six compartiments sont envahis.


Deux photos du Tripoli victime d'une mine irakienne


Quelques heures plus tard, le croiseur lance-missiles USS Princeton (CG-59) est victime de deux mines de fond Manta de fabrication italienne, deux explosions qui rappellent à une marine américaine jamais très intéressée par la guerre des mines qu'un engin de quelques milliers de dollars pouvait faire du dégat.

Alors que le Princeton est hors de combat, le Tripoli après vingt-heures de lutte des équipes de contrôle des dommages peut reprendre son rôle opérationnel et ce pendant une semaine quand il est finalement décidé de le réparer après transfert du HM-14 sur le New Orleans, le La Salle (AGF-3) servant de navire de commandement. Après un mois de réparations à Dubai, le Tripoli pu reprendre ses opérations

Le Tripoli à également participé à l'intervention occidentale en Somalie destinée à faire cesser la famine et la guerre civile qui ravageait le pays depuis 1991. L'opération Restore Hope est ainsi déclenchée le 3 décembre 1992, le Tripoli héliportant les marines de la 15ème MEU (SOC) sur l'aéroport et le port de Mogadishio, la capitale de la Somalie.

La dernière opération du Tripoli fût l'opération Vigilant Warrior, une démonstration de force fin 1994 pour dissuader Saddam Hussein de menacer à nouveau le Koweit. Cette démonstration porta apparemment ses fruits car les troupes irakiennes se replièrent de la frontière irakienne.

Trois photos du Tripoli désarmé : 1) 2000 2) 2002 3) 2003




Le Tripoli est décommissioné en 1995 et aurait pu finir comme cible ou démoli mais en 2004, il est cédé à l'armée de terre pour servir de plate-forme de lancement de missiles destiné au dévellopement du programme National Missile Defence plus connu sous le nom de bouclier anti-missiles. Après avoir servit à Mare Island, en décembre 2006, il est remorqué à Pearl Harbor où il sert à lancer des missiles cibles. Il assure toujours ce rôle à l'heure où nous parlons.


Le Tripoli sert donc de bâtiment mobile de lancement de missiles pour mettre au point le bouclier anti-missiles




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MessageSujet: Re: LANDING PLATFORM HELICOPTER (LPH) CLASSE IWO JIMA   Mar 16 Oct 2012, 16:07

LE USS NEW ORLEANS (LPH-10)

Le USS New Orleans (LPH-11) à San Diego en 1988. En arrière plan, le ravitailleur de destroyers USS McKee (AD-41)

Présentation

Construction en Pennsylvanie du USS New Orleans

-Le USS New Orleans (LPH-11) est mis sur cale au Philadelphia Naval Shipyard le 1er mars 1966 lancé le 3 février 1968 et admis au service actif le 16 novembre 1968.


Gravure représentant la bataille de la Nouvelle Orléans

Si la Nouvelle Orléans est une ville du sud des Etats Unis, capitale de la Louisiane, connue pour son imprégnante culture française, sa douceur et sa folie de vivre notamment au moment du Carnaval, les navires de l'US Navy portant ce nom font référence à une bataille, la Bataille de la Nouvelle Orléans (8 janvier 1815), ultime bataille de la guerre de 1812 entre les Etats Unis et la Grande Bretagne.

Depuis 1803, les incidents se multiplient entre les Etats Unis et leur ancienne puissance coloniale, incidents qui se transforment en guerre à partir du 18 juin 1812. Washington est prise et incendiée le 24 août 1813 et si les navires britanniques du lac Erié sont pris par les britanniques, ces derniers bloquent la côte.

Les opérations terrestres sont globalement favorables aux britanniques mais le 11 septembre 1814, les troupes du Commodore MacDonough défont les troupes du commodore Downie sur le lac Champlain, stoppant net une offensive terrestre anglaise.

La dernière grande bataille de ce conflit est la bataille de la Nouvelle Orléans, bataille victorieuse pour les américains du major général Andrew Jackson qui empêchent les britanniques de s'emparer de la Louisiane. Le traité de Gand est signé le 24 décembre 1814 mais le temps que la nouvelle parvienne outre-Atlantique, les combats ne s'achèvent qu'au février 1815.

Le LPH-11 est le quatrième navire de l'US Navy à avoir été baptisé du nom de cette ville de Louisiane et donc de cette bataille. Le premier navire ne fût jamais mis en service. Navire de ligne mis sur cale en janvier 1815, il ne fût jamais lancé et le bois mis sur cale ne fût démantelé qu'en septembre 1883 !

Il fût suivi par un croiseur léger de classe New Orleans, le CL-22 admis au service actif en mars 1898. Le New Orleans et l'Albany étaient à l'origine des navires construits en Grande Bretagne et destinés à la marine brésilienne que Washington racheta quand le Brésil fût dans l'incapacité de payer pour éviter un rachat par l'Espagne. Le New Orleans (ex-Amazonas) est ainsi mis en service en mars 1898, en réserve de 1905 à 1909 puis est est réarmé de 1909 à 1922, date de son désarmement. Il est démoli en 1929.

Le troisième est un croiseur lourd de classe New Orleans, le CA-2. Mis sur cale au New York Navy Yard sis dans le quartier de Brooklyn le 14 mars 1931, il est lancé le 12 avril 1933 et admis au service actif le 15 février 1934. Il participe à la guerre du Pacifique, survivant au second conflit mondial. Il est désarmé à Philadelphie le 10 février 1947 et mis en réserve jusqu'au 1er mars 1959 quand il fût rayé des registres et vendu à la démolition le 22 septembre à la Boston Metals Company installé à Baltimore (Maryland) et promptement démantelé.


Le LPD USS New Orleans (LPD-18)

Depuis le LPH-11, un cinquième navire à porté ce nom, un autre navire amphibie, un transport de chaland de débarquement de classe San Antonio. Deuxième unité de cette classe, le LPD-18 à été mis sur cale aux chantiers Northrop Grumman d'Avondale (Mississippi) le 8 novembre 2002, lancé le 20 novembre 2004 et mis en service le 10 mars 2007. Il est basé à San Diego et toujours en service en 2012.

A noter que la marine confédérée, The Confederate Navy disposa d'un navire portant le nom de cette ville surnomée Big Easy. Il s'agissait d'une batterie flottante utilisée pour la défense du Mississipi mais dont j'ignore tout.

Carrière opérationnelle

Le USS New Orleans à la mer

La première mission opérationnelle du New Orleans à lieu en août 1969 quand il rallie l'Extrême Orient comme navire-amiral de l'Amphibious Ready Group (ARG) Bravo. Il embarqua un squadron d'hélicoptères et une unité de marines pour pouvoir intervenir rapidement.

En octobre 1969, il participa à l'opération Keystone Cardinal, le rapatriement de la 3ème brigade de la 82ème division aéroportée aux Etats Unis. Ce premier déploiement en extrême orient s'achève en mars 1970 après cinq exercices amphibies et des escales de courtoisie à Hong Kong, Manille, Okinawa et Tapei avant de rentrer à San Diego.

En août 1970, le New Orleans servit de navire-amiral pour la 1ère flotte, embarquant également le président Richard Nixon pour la visite de ce dernier au Mexique. A la fin de 1970, il commença à se préparer à la récupération de l'Apollo 14.

Le 9 février 1971, à l'aide d'un hélicoptère du bord, il récupère la capsule de la mission Apollo 14 lancée le 31 janvier et embarquant les astronautes Alan Shepard, Stuart Roosa et Edgar Mitchell à 900 miles au sud des Samoa Americaines.

En mars 1971, le porte-hélicoptères quitte San Diego pour son deuxième déploiement en Extrême Orient, multipliant les exercices mais ne participant à aucune opération au Vietnam où l'ère des raids Search & Destroy des Marines était révolue. Ce second déploiement s'acheva en novembre 1971 quand le LPH-11 rentra à San Diego.

Après une période d'entretien, le New Orleans appareille de San Diego le 17 juillet 1972 pour un troisième déploiement en Extrême Orient en qualité de navire-amiral du PhibRon Three (Amphibious Squadron Three) puis ultérieurement comme navire-amiral de l'Amphibious Ready Group Alfa. Aux Phillipines, il participa ainsi à une opération humanitaire suite à d'importantes inondations.


Le New Orleans engagé dans l'opération End Sweep


Au début du mois de février 1973, le porte-hélicoptère fût à nouveau engagé au Vietnam dans le cadre de l'opération End Sweep, le déminage des ports nord-vietnamiens bloqués par des mines depuis le printemps 1972 afin d'asphyxier l'économie nord-vietnamienne. Les accords de Paris prévoient le déminage en échange de la libération des prisonniers américains. Le New Orleans va servir de navire de commandement de la TF78 jusqu'au 17 avril 1973.


Deux photos du New Orleans à la mer


Le New Orleans participa ensuite au soutien de plusieurs opérations aérospatiales qu'il s'agisse de Skylab 3 le 25 septembre 1973 et de Skylab 4 le 8 février 1974. Le 17 juillet 1975, une capsule Apollo s'amarre à un vaisseau soviétique Soyouz. La capsule Apollo est récupéré le 24 juillet par un hélicoptère du New Orleans.


Vue aérienne du porte-hélicoptère

En 1980, le USS New Orleans (LPH-11) passe plusieurs mois dans l'Océan Indien dans le cadre de la crise des otages et notamment de l'intervention ratée en avril 1980 (opération Eagle Claw) même si le porte-hélicoptères n'eut aucun rôle directe dans cette désastreuse opération qui montra que l'expérience du conflit vietnamien avait été dilapidée.

Après un grand carénage au Puget Sound Naval Shipyard en 1981, le porte-hélicoptères enchaine les exercices en 1982 (RIMPAC) et en 1983 (WESTPAC).

De mai à décembre 1984, le New Orleans est déployé dans l'Océan Indien et l'Extrême Orient, effectuant huit exercices amphibies. En 1986, il fût mis en alerte durant les élections phillipines de 1986 et la même année, il servit de bâtiment de soutien à la visite du président Reagan à Bali (soutien médical et communications).

En 1988/89, il effectua son treizième déploiement en Extrême Orient, participant à quatre exercices amphibies dont Cobra Gold 88, Valiant Usher 89-1 et Valiant Blitz 89-1 sans oublier la participation aux célébrations du bicentennaire australien en 1988 (La France elle fût representée par le croiseur Colbert).

Après une période de maintenance, le USS New Orleans appareille pour le moyen Orient afin de participer à l'opération Desert Shield. Il y est déployé du 1er décembre 1990 au 28 août 1991, intégré au sein de la TF 156.

Après un grand carénage de novembre 1991 à avril 1992 à San Diego, le New Orleans participa à son quinzième déploiement en Extrême Orient et dans l'Océan Indien à partir de novembre 1993, participant notamment à l'opération Restore Hope.

En novembre 1994, le vénérable porte-hélicoptère devint une vedette de cinéma, jouant le rôle de l'Iwo Jima dans le cadre du film Apollo 13. le LPH-11 accueillit ainsi le réalisateur Ron Howard et les acteurs Tom Hanks (Jim Lovell) Kevin Bacon (Jack Swigert) et Bill Paxton (Fred Haise).

Avant son désarmement, le New Orleans va encore effectuer deux déploiements en Extrême Orient et dans l'Océan Indien, le premier de juin à décembre 1995 et le second de janvier à mai 1997, participant notamment à l'exercice Tandem Thrust 97 en Australie.


Le New Orleans désarmé est mouillé à Suisun Bay le 26 mars 2006

Le USS New Orleans est décommissioné et mis en réserve à San Diego en octobre 1997. Il est ensuite confiés aux bons soins de la MARAD (Maritime Administration) qui l'envoie passer ses derniers jours au sein de la National Reserve Fleet de Suisun Bay (Californie).

En 2006, son sort est scellé. Le projet de le conserver comme musée à Long Beach ayant échoué, il est décidé de l'utiliser comme cible lors d'un exercice de tir (SINKEX). Il est donc remorqué à Pearl Harbor pour préparer son dernier voyage qui doit l'enmener chez le père Neptune.


Le 19 octobre 2006, le remorqueur USNS Navajo (T-ATF 169) remorque l'ex-New Orleans à Pearl Harbor

En février 2008, changement de programme, le vénérable porte-hélicoptère est placé sur la liste des navires à démolir mais en juin 2010, il est finalement décidé de le couler comme cible au cours de l'exercice RIMPAC 2010 (Rim of the Pacific, exercice exécuté tous les deux ans dans le Pacifique depuis 1971 avec des pays riverains de cet océan).

L'ex-New Orleans est ainsi coulé le 10 juillet 2010 à 18.15 à 70 miles au nord-ouest de Kauai après avoir subit un rude traitement : cinq bombes guidés de 907kg GBU-10 après avoir encaissé missiles Harpoon et tirs d'artillerie navale des pays participants.

sucession de photos montrant la destruction du New Orleans





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MessageSujet: Re: LANDING PLATFORM HELICOPTER (LPH) CLASSE IWO JIMA   Mar 16 Oct 2012, 16:30

LE USS INCHON (LPH-12)


Vue aérienne du USS Inchon à la mer

Présentation

Vue aérienne plongeante du Inchon

Le USS Inchon (LPH-12) est mis sur cale aux chantiers navals Ingalls Shipbuilding le 8 avril 1968 lancé le 24 mai 1969 et admis au service actif le 20 juin 1970.

Le septième et dernier porte-hélicoptère de classe Iwo Jima commémore une bataille clée de la guerre de Corée, le débarquement amphibie d'Inchon ou opération Chromite exécuté le 15 septembre 1950.


Carte de l'opération Chromite

Le 25 juin 1950, l'armée nord-coréen de Kim Il Sung franchit la frontière la séparant de la Corée du Sud (le long du 38ème parallèle) et déclenche un terrible conflit de plus de trois ans, la première poussée de fièvre de la guerre froide.

Surprise, inférieure en nombre et en équipements, l'armée sud-coréenne n'à de choix que de battre en retraite, abandonnant la capitale Séoul. Dès le début du mois de juillet, les troupes de l'ONU (essentiellement américaines) interviennent mais à la fin août, leur situation est critique puisqu'ils ne contrôlent plus qu'une poche autour de Pusan au sud-est de la péninsule coréenne.

MacArthur, commandant des troupes des Nations Unies tente un pari audacieux : un débarquement loin derrière le front pour couper les nord-coréens de leurs bases-arrières. C'est l'opération Chromite qui voit le débarquement à Inchon de deux divisions américaines. La bataille d'exploitation dure quatre jours mais dès l'annonce du débarquement, les nord-coréens battent en retraite.

Le LPH-12 est le premier et à ce jour l'unique navire de la marine américaine à avoir porté le nom du dernier grand débarquement amphibie américain.

Carrière opérationnelle

Le USS Inchon à la mer

Mis en service en 1970, le USS Inchon ne participa donc pas aux heures les plus chaudes du conflit vietnamien, les marines se retirant du Vietnam à cette époque, démarrant le processus qui allait conduire au retrait complet des troupes américains de cette guerre, retrait effectif en 1973 après les accords de Paris.


L'Inchon engagé dans l'opération End Sweep

Le USS Inchon va néanmoins participer à l'opération End Sweep, les déminage des accès des ports nord-vietnamiens bloqués depuis le printemps 1972 pour asphyxier l'économie de guerre nord-vietnamienne. Il opère comme bâtiment-base d'hélicoptères antimines en compagnie de son sister-ship New Orleans qui assure plus lui des missions de commandement, de surveillance et d'appui. L'opération End Sweep s'achève le 27 juillet 1973.


1975, un drôle d'avion le Harrier fait des siennes sur le Inchon



Retour à la normale en novembre 1975 : que des hélicos sur le pont


Deux photos non datées du Inchon


En 1980, l'Inchon vit une folle passion italienne : 1) l'Inchon à Gênes le 28 avril 1980 2) l'Inchon à Gênes le 4 mai 1905 3) L'Inchon à Palerme (date précise inconnue)




Après avoir participé à l'intervention américaine au Liban en 1982, le USS Inchon est engagé dans la guerre du Golfe mais en Méditerranée, prêt à assurer des missions d'évacuation qui ne se révèlèrent pas nécessaires.


Si en 1982, l'Inchon est en mer en Méditerranée, à la Noël 1991, il est sagement à quai à Palma de Majorque


Quatre ans plus tard, en 1994, l'Inchon fût engagé en Adriatique en soutien de l'opération Deny Flight (interdiction de vol au dessus de la Bosnie 12 avril 1993-20 décembre 1995) en se tenant prêt à lancer une mission C/SAR puis participe à l'opération Continue Hope au large de la Somalie.


Le USS Inchon à quai. Date et lieu inconnu

Rentré aux Etats Unis, il ne reste que deux semaines à quai, devant participer au soutien de l'opération Uphold Democracy en Haïti, une intervention sous mandat onusien (résolution 940 du 31 juillet 1994 12 voix pour, deux abstensions _Brésil et Chine_ et un absent _Rwanda_)

Cette intervention menée de19 septembre 1994 au 31 mars 1995 vit l'engagement de troupes américaines, polonaises et argentines pour installer le président Aristide élu en 1991 mais aussitôt chassé par un coup d'état militaire.

En 1991, le Tripoli et le Princeton avaient été victimes de mines irakiennes. Ces deux navires endommagés rappelèrent aux américains l'importance de la guerre des mines (importance qui les à poussé à mettre en réserve une grande partie de leur flotte de guerre des mines........).

Ayant dévellopé le déminage aéroporté, ils identifient le besoin d'un bâtiment-base spécialisé pouvant embarquer des hélicoptères et commander une opération de déminage.

En novembre 1994, un contrat est signé entre la marine américaine et les chantiers Ingalls de Pascagoula _le chantier qui avait construit jadis le LPH-12_ pour transformer l'Inchon en bâtiment de soutien antimines, dans le jargon de l'US Navy en Mine Countermeasures Support Ship (MCS).

Les travaux commencent en mars 1995 et l'Inchon devenu MCS-12 est remis en service en juin 1996. Cette transformation s'accompagne d'un changement de port d'attache, Norfolk étant remplacé par Ingleside (Texas) où était installée le Navy's Mine Warfare Center of Excellence.

En opération, l'Inchon assurait à la fois le soutien des hélicoptères MH-53E Sea Dragon mais également celui des navires antimines type Avenger et Osprey, la première mission de ce type ayant lieu entre mars et juillet 1997.


Le USS Inchon (MCS-12) en septembre 1997 et ci-dessous en mars 1999


En 1999, il participa à l'opération Shining Hope, une opération de soutien humanitaire aux nombreux réfugiés kosovars qui fuyant les combats s'étaient installés en Macédoine et en Albanie.

Affecté à l'Active Navale Reserve Force le 30 septembre 1996, l'Inchon continue sa mission de soutien à la guerre des mines jusqu'au 19 octobre 2001 quand il est gravement endommagé par un incendie de chaudière qui fit un mort.


L'Inchon désarmé à Philadelphie en 2002 et 2004


Après inspection, l'US Navy estime qu'il est peu rentable de réparer un navire agé de 32 ans. L'Inchon est donc désarmé le 20 juin 2002 à Ingleside. Remorqué à Philadelphie, il est rayé du Naval Vessel Register le 24 mai 2004 et coulé comme cible le 5 décembre 2004 à la position 36°42′30″N 71°40′0″W, l'Inchon reposant par 3900m de fond à 207 miles nautiques de Virginia Beach.

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MessageSujet: Re: LANDING PLATFORM HELICOPTER (LPH) CLASSE IWO JIMA   Mar 16 Oct 2012, 16:52

CARACTERISTIQUES TECHNIQUES

Schéma de la classe Iwo Jima

Déplacement : pleine charge 18300 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 183.70m largeur 25.60m tirant d'eau 7.90m

Appareil propulsif : groupe de turbines Westinghouse alimentée en vapeur par deux chaudières dévellopant 23000ch et entrainant une hélice

Performances : vitesse maximale théorique 23 noeuds (20 noeuds en service courant) distance franchissable : inconnue

Electronique : un radar de navigation LN-66, un radar de veille surface SPS-10, un radar de veille aérienne SPS-40, un radar SPN-10 ou SPN-43 d'assistance aérienne,un système ESM et des lance-leurres SRBOC

Armement :

Armement d'origine

La frégate norvégienne HMNS Narvik ouvre le feu avec sa tourelle de 76mm Mk33 installée à l'avant

-4 canons de 76mm modèle 1948 (Mark 22) en deux tourelles doubles Mark 33 installés à l'avant de l'ilôt. Ce canon de 50 calibres tire des obus de 11kg à une distance maximale de 13350m en tir antisurface (site = +45°) et de 9266m en tir antiaérien (site = +85°) à raison de 45 à 50 coups par minute.

La tourelle double Mark 33 pèse 15 tonnes et peut pointer en site de -15° à +85° à raison de 30° par seconde et en azimut sur 360° à raison de 24° par seconde. En pratique, chaque tourelle disposait de 200 à 300 obus immédiatement prêts à l'emploi et de 1200 stockés en soute.

En fin de carrière

-Une tourelle double de 76mm Mark 33


Le USS Inchon tirant un missile Sea Sparrow

-un lanceur octuple pour missiles Sea Sparrow


Le Phalanx

-deux systèmes antimissiles CIWS Phalanx Mk 15

Installations aéronautiques/capacités

Pont d'envol du Guadalcanal. On distingue clairement les deux ascenseurs et les cinq spots d'appontage

-Pont d'envol entièrement dégagé pour pouvoir mettre en oeuvre de 11 à 25 hélicoptères en fonction de la taille, les appareils les plus couramment engagés étant le CH-46 Sea Knight, le CH-53 Sea Tallion, l'UH-1N Huey et le AH-1 Cobra.


Boeing Vertol CH-46 Sea Knight en vol


Des Marines du Batallion Landing Team 2/2 embarquant sur des CH-53E posés sur le USS Bataan (LHD-5) en 2007


Sikorsky MH-53E Sea Dragon


Un Bell UH-1N de l'USMC engagé en Irak en 2003


Bell AH-1W Super Cobra aujourd'hui remplacé (ou en cours de remplacement ?) par le AH-1Z Viper, dernier rejeton d'une prolifique lignée

-Deux ascenseurs de 20000kg (22227kg pour l'Okinawa, le Guadalcanal et le Inchon) le premier installé à tribord arrière et le second à babord avant

-Le USS Inchon dispose de deux LCVP sur bossoirs

-Cinq spots d'appontage

-Peuvent embarquer 190 officiers et 1900 marines

Equipage : 47 officiers et 605 hommes

SOURCES

-Encyclopédie des Armes Editions Atlas Tome 1 les navires d'assaut (classe Iwo Jima p153-136)

-Les navires de l'US Navy 1960-80 en images (le USS Tripoli p80)

-Ressources internet diverses


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MessageSujet: Re: LANDING PLATFORM HELICOPTER (LPH) CLASSE IWO JIMA   Mar 16 Oct 2012, 20:29

thumright Comme d'habitude, splendide exposé ! study Et très complet. thumleft

Je n'avais jamais pensé que le "P" de LPH puisse signifier « PLATFORME » (ni même « PLATFORM », en anglais). scratch

Je voyais plutôt cette initiale en rapport avec le « Personnel » [pə'sə'nel], comme cela semble être le cas pour les LCP, les APD, les LPD, les LPA et autres APA (qui ne sont, pour aucun d'entre eux, dotés de plateforme).
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MessageSujet: Re: LANDING PLATFORM HELICOPTER (LPH) CLASSE IWO JIMA   Mar 16 Oct 2012, 20:35

Merci

C'est vrai que c'est étonnant (comme dirait le regretté monsieur Cyclopède) mais en traduisant c'est logique "plate-forme de débarquement héliporté"

J'ai déjà le prochain article dans les tuyaux et pour ne pas gâcher la surprise de certains, j'annonce que je vais faire le
Spoiler:
 
, je l'ai déjà fait en article mais en le relisant, je me suis dit qu'il était facilement perfectible.

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MessageSujet: Re: LANDING PLATFORM HELICOPTER (LPH) CLASSE IWO JIMA   Mar 16 Oct 2012, 21:13

Si je me souviens bien la coque est quasi identique à celle des Blue Ridge et Mount Whitney
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MessageSujet: Re: LANDING PLATFORM HELICOPTER (LPH) CLASSE IWO JIMA   Mar 16 Oct 2012, 21:41

pascal a écrit:
Si je me souviens bien la coque est quasi identique à celle des Blue Ridge et Mount Whitney

Ces 2 navires de Commandement (construits vers 1967-1971), sont dérivés des LPH type Iwo-Jima (eux construits vers 1959-1970).
Il me semble qu'ils ont la même coque (ou quasi identique).

C'est aussi (peut-être) pour cela qu'actuellement les Américains envisagent d'utiliser la coque des LPD San-Antonio pour leurs prochains LSD(X) vers 2016-2025...(apparemment il y a même dans les cartons 1 version "plate-forme lance-missiles"...bref 1 "plan-Z" aux Arleigh-Burke III Rolling Eyes auquel je ne crois pas (ou du moins je ne suis pas "Fan").
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MessageSujet: Re: LANDING PLATFORM HELICOPTER (LPH) CLASSE IWO JIMA   Mar 16 Oct 2012, 22:16

clausewitz a écrit:
[…] en traduisant c'est logique "plate-forme de débarquement héliporté"[…]
La traduction (de l'anglais) est en effet logique.

Mais il semble que "Landing Platform Helicopter" ne soit usité que dans la Royal Navy, et non dans l'US Navy (ni dans la nomenclature Otan) où cet acronyme (LPH) définit un "Amphibious Assault Ship, Helicopter" ou encore un "Amphibious Assault Ship (Helicopter)".
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MessageSujet: Re: LANDING PLATFORM HELICOPTER (LPH) CLASSE IWO JIMA   Mar 16 Oct 2012, 22:44

Colombamike a écrit:
pascal a écrit:
Si je me souviens bien la coque est quasi identique à celle des Blue Ridge et Mount Whitney

Ces 2 navires de Commandement (construits vers 1967-1971), sont dérivés des LPH type Iwo-Jima (eux construits vers 1959-1970).
Il me semble qu'ils ont la même coque (ou quasi identique).

C'est aussi (peut-être) pour cela qu'actuellement les Américains envisagent d'utiliser la coque des LPD San-Antonio pour leurs prochains LSD(X) vers 2016-2025...(apparemment il y a même dans les cartons 1 version "plate-forme lance-missiles"...bref 1 "plan-Z" aux Arleigh-Burke III Rolling Eyes auquel je ne crois pas (ou du moins je ne suis pas "Fan").

Exact, les Blue Ridge ont la coque et la propulsion des Iwo Jima. Le Blue Ridge est toujours en service avec 42 printemps au compteur, le Mount Whitney est lui aussi toujours en service avec 41 printemps, le premier est basé à Yokosuka (commandement de la 7ème flotte) et le second à Gaète près de Naples pour le commandement de la 6ème flotte.

DahliaBleue a écrit:
clausewitz a écrit:
[…] en traduisant c'est logique "plate-forme de débarquement héliporté"[…]
La traduction (de l'anglais) est en effet logique.

Mais il semble que "Landing Platform Helicopter" ne soit usité que dans la Royal Navy, et non dans l'US Navy (ni dans la nomenclature Otan) où cet acronyme (LPH) définit un "Amphibious Assault Ship, Helicopter" ou encore un "Amphibious Assault Ship (Helicopter)".

Je sais c'était une traduction littérale de ce terme thumleft

@Mike : il me semble que sur ce forum on à acté les Burke Block III et que l'on parle même des Block IV qui si ils sont construits seront mis en service alors que les plus anciens pourraient être retirés du service actif (Rappel, le Burke à été mis en service en 1991).

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MessageSujet: Re: LANDING PLATFORM HELICOPTER (LPH) CLASSE IWO JIMA   Mar 16 Oct 2012, 23:04

clausewitz a écrit:
@Mike : il me semble que sur ce forum on à acté les Burke Block III et que l'on parle même des Block IV qui si ils sont construits seront mis en service alors que les plus anciens pourraient être retirés du service actif (Rappel, le Burke à été mis en service en 1991).

NON NON NON TRÈS TRÈS JEUNE PADAWAN
TU as acté sur les Arleigh-Burke Flight III (les études sont ENCORES en cours, TU travaille dans l'US Navy ??? Rolling Eyes Mr. Green ).
Pour le choix FINAL sur un "éventuel" Arleigh-Burke Flight-III, celui-ci devrait ? avoir lieux vers FY-2014/2015 (construction du 1er en FY-2016.......Normalement Rolling Eyes ).



(même si j'ai d'énormes doutes sur le "sérieux" de ce Flight-III, je ne parle même pas d'un éventuel Flight-IV vers 2032, ce qui serait une COLOSSALE FARCE pour la démocratie (et la liberté affraid en ce bas-monde)) ).

M'enfin, il est encore trop "tôt" pour s'exprimer sur ce forum, sur ce sujet la....
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MessageSujet: Re: LANDING PLATFORM HELICOPTER (LPH) CLASSE IWO JIMA   Mar 16 Oct 2012, 23:18

Et pourtant............

FORBIN a écrit:
Commissionné le 6 octobre

http://www.navy.mil/submit/display.asp?story_id=70016

C 'est le 62è, dernier des Burke/Austin prévus à l' origine.
Ce destroyer à était commandé sur la FY ( fiscal year ) 2005.
Il sera basé à Pearl Harbor avec le Destroyer Squadron 31, qui possède déjà 6 Burke, ainsi que 2 frégates Perry.


Mais suite la réduction de la classe des destroyers Zumwalt ( en fait croiseurs ) à 3 unités et l' annulation du proramme CG(X) ( croiseur ), l' USN à décidée de relancer la construction de cette classe, 13 nouveaux sont prévus et financés FY 2010/17.

Et surtout il à était décidé de faire une nouvelle version le Flight III, environ 10000 t, nouveau radar meilleur ( mais moins grand 12 au lieu de 14 pieds et puissant que ceux prévus pour les CG-X ).

Le premier Fl III serait financé par la FY 2016.

NB :
les CG-X plus ou moins dérivés des Zumwalt auraient eu 1 canon de 155 mais beaucoup plus de missiles que ceux-ci.

Pour la classe Burke ils comportent 2 versions principales : je simplifie :

Burke Flight I/II Burke : pas de hangar pour hél., VLS + miss Harpoon et 2 ciws Phalanx. Certains emportent des miss anti-missiles SM-3
Austin Flight IIA : 2 hél, VLS mais sans miss Harpoon et ciws Phalanx ( quelques uns en ont et à partir de 2013 tous équippés d' un Phalanx ) mais ils ont des missiles ESSM.

Pour des bâtiments de 9000 t c 'est une classe énorme de 62 navires, certaines années jusqu' à 4 rentraient en service !

FORBIN a écrit:
Encore du nouveau, 93 + 21 : 114 affraid

http://rpdefense.over-blog.com/article-la-serie-des-arleigh-burke-americains-n-est-pas-prete-de-s-arreter-111089635.html

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MessageSujet: Re: LANDING PLATFORM HELICOPTER (LPH) CLASSE IWO JIMA   Mar 16 Oct 2012, 23:25

clausewitz a écrit:
Et pourtant............

Les 1ers heureux dans toute cette farce sont les...Chinois Mr. Green (Ont en reparle quand tu aura arrêté de te baser sur les sources-officielles Laughing Laughing Laughing Laughing ).

(après y'a les Russes, mais çà, c'est plutôt une histoire de "ranqueur" disons Rolling Eyes "historique"....entre 1948-1991 Mr.Red ).
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MessageSujet: Re: LANDING PLATFORM HELICOPTER (LPH) CLASSE IWO JIMA   Mar 16 Oct 2012, 23:31

Le III est encore en étude, il y a me semble-t-il une image CG qui a fait bander les forumeurs US, mais au final rien de plus...

Le IV... Et bien, qui en a parlé?

Au fait, on s'éloigne du sujet de ce fil, non?

Edit : Au passage, je remercie clause pour ses fils dans ce forum, j'en ai appris plein de choses.

study
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MessageSujet: Re: LANDING PLATFORM HELICOPTER (LPH) CLASSE IWO JIMA   Mar 16 Oct 2012, 23:53

Merci et je te renvoie le compliment sur tes posts sur la Chine avec un nombre de photos assez stupéfiante

Plus qu'à te lancer dans des articles sur les navires de la marine chinoise Mr. Green

Pour en revenir au sujet, je me demande pourquoi après avoir fusionné les LPH et les LPD en un LHA ou LHD, les américains semblent revenir au LPH avec l'America et le Tripoli (en attendant les trois autres prévus) qui devraient opérer avec les San Antonio

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MessageSujet: Re: LANDING PLATFORM HELICOPTER (LPH) CLASSE IWO JIMA   Jeu 18 Oct 2012, 14:25

au USA, on parle en effet de AMPHIBIOUS ASSAULT SHIP ...

mais le terme pour le LPH est assez revelateur du principe du navire ... Landing Platform Helicoptere

bon pour couper court aux rumeur , y un projet de flight III (amelioration radar etc etc) mais ce ne serait qu'un dévellopement du IIa afin de casser la continuité de la construction des Arleight... la I n'avait pas de support hélico, la II avait un hangar pour le support hélico et la IIa avait des amélioration de l'electronique (plus quelques autres choses pour faire court car pas le bon endroit)

il y a effectivement une volonté de poursuivre la construction des Burke, surement au dela d'un flight III ... la III compenserait le manque causé par les DDG-1000 ("30" unites vouée a devenir 3), la suivante serait là pour remplacer les CG qui n'ont a l'heure actuelle aucun remplacant prévu vu les coûts pharaoniques des actuels projets...

ben oui, pas souvent là, mais je lis encore un peu partout les news ^^ lol!

beau reportage comme a ton habitude Claus ^^ thumright

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MessageSujet: Re: LANDING PLATFORM HELICOPTER (LPH) CLASSE IWO JIMA   Jeu 18 Oct 2012, 16:49

Merci Jolly thumleft

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