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 FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE

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LE BRETON
clausewitz
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MessageSujet: FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE   FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE EmptyMar 27 Juil 2021, 18:41

FREGATES ASM CLASSE TOURVILLE (TYPE F67)
(FRANCE)

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La frégate Tourville à la mer.

AVANT-PROPOS

Situation de la force de combat médiane de la Marine Nationale dans l'immédiat après guerre

Préambule

En septembre 1939 la Royale est la quatrième marine du monde en terme de tonnages derrière la Royal Navy, l'US Navy et la Nihon Kaigun.

FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE George22
Georges Leygues et l'amiral Darlan les pères de l'une des plus belles marines de notre histoire
FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE Franzo14

Grâce à l'oeuvre conjuguée de Georges Leygues et de l'amiral Darlan, la France est passée d'une marine fatiguée, usée, extenuée à une marine qui avait fière allure non sans avoir de sérieuses faiblesses dans le domaine de la DCA, de la détection, de l'aéronavale, de la fiabilité mécanique et du rayon d'action (nombre de navires français avaient les «jambes courtes»).

De nombreux navires doivent être construits quand la seconde guerre mondiale éclate et comme nous le savons la pire défaite militaire de notre histoire à stoppé la construction des porte-avions de classe Joffre, des cuirassés Clemenceau, Gascogne et de classe Province, les croiseurs lourds de classe Saint Louis, le croiseur léger De Grasse (qui sera achevé après guerre sous une forme différente), les contre-torpilleurs de classe Hoche et de classe Bayard, les torpilleurs légers classe Le Fier, des sous-marins….. .

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Sabordage et opération TORCH
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La marine nationale se déchire, certains marins continuant la lutte au sein de la Royal Navy ou au sein des Forces Navales Françaises Libres (FNFL) tandis que d'autres restent fidèles à Vichy jusqu'à l'opération TORCH et le sabordage de la flotte à Toulon le 27 novembre 1942.

La marine française réunifiée tant bien que mal va reprendre la lutte avec un mélange de navires hérités de l'avant guerre et de quelques navires cédés de mauvaise grâce par la Grande-Bretagne et les Etats-Unis.

Quand le second conflit mondial se termine, la marine française est dans un état proche de celui du premier conflit mondial à savoir une flotte usée, des équipages fatigués. Bref une crise matérielle et morale.

La situation est même pire qu'en 1918 car la France ne peut pas vraiment être considérée comme une puissance victorieuse et que l'outil industriel à été ravagé par les combats, les bombardements et les sabotages. Pour ne rien arranger dès 1946 la Marine Nationale doit engager des moyens en Indochine.

Fort heureusement la croissance va permettre de disposer de moyens importants sans oublier l'aide américaine particulièrement précieuse, aide qui va financer la construction de nombreux navires notamment une partie des escorteurs rapides et de nombreux dragueurs de mines, permettant à la France de concentrer ses moyens sur d'autres secteurs comme l'aéronavale que la France veut (re)constituer.

Les navires médians en service à l'époque

En septembre 1939 la marine française possédait trente-deux contre-torpilleurs et vingt-six torpilleurs d'escadre. D'autres navires sont en construction ou en projet mais très peu seront achevés.

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Les contre-torpilleurs Tigre et Albatros
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Six ans plus tard la Royale ne possède plus que six contre-torpilleurs. Si les Tigre et Albatros sont obsolètes et sans valeur militaire, les quatre contre-torpilleurs de classe Le Fantasque (Le Fantasque Le Malin Le Terrible Le Triomphant) reclassés croiseurs légers peuvent encore tenir leur rang pour quelques temps.

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Le contre-torpilleur Le Fantasque

En revanche les torpilleurs d'escadre encore en service sont tous obsolètes qu'il s'agisse des cinq unités de classe Bourrasque (Mistral Ouragan Simoun Tempête Trombe) ou des quatre unités de classe L'Adroit (Basque Forbin Fortuné L'Alcyon), les unités de classe Le Hardi péniblement achevés ayant toutes disparues notamment lors du sabordage de la flotte à Toulon le 27 novembre 1942.

Durant le second conflit mondial, la France à reçu des navires d'escorte plus modernes de conception et de fabrication américaine et britannique.

Parmi les navires transférés figure six destroyers d'escorte de type Cannon, des unités formant la Classe Le Sénégalais.

Ces navires véritable génération spontanée suite à une commande britannique ont aboutit à la commande de 1005 exemplaires en six variantes avec le type Evarts (105 commandés mais seulement 97 construits), le type Buckley (154 commandés et 154 construits), le type Cannon (116 commandés et 72 construits), le type Edsall (85 commandés et construits), le type Rudderow (252 commandés mais seulement 72 construits _32 en DE et 50 en transport rapide [APD]) et le type John C. Rudderow (292 commandés 83 construits) soit 513 DE et 50 APD construits.

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Le Sénégalais et ci-dessous l'Algérien
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Ces six destroyers d'escorte sont transférés à la France dès leur mise en service.  Le Sénégalais est en service du 2 janvier 1944 à 1964 (démoli en 1965), L'Algérien mis en service le 23 janvier 1944 rebaptisé Oise le 28 juin 1963 désarmé en 1964 et démoli en 1966, Le Tunisien en service du 11 février 1944 à 1957 (rendu aux EUA 1960 démoli en 1964), Le Marocain en service du 29 février 1944 à 1957 (rendu aux Etats-Unis en 1964 et démoli la même année), Le Hova en service du 18 mars 1944 à 1957 (rendu aux Etats-Unis et démoli en 1964), Le Somali en service le 9 avril 1944 rebaptisé Arago en 1968 utilisé comme navire d'essais jusqu'à son désarmement en 1972 (rendu aux Etats-Unis en 1975 démoli en 1976).

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L'Arabe

Dans le contexte de la guerre froide les Etats-Unis utilisent leurs immenses surplus pour permettre à leurs alliés européens de bénéficier de navires modernes ou du moins capable de faire la soudure en attendant l'arrivée de navires neufs.

La Royale va recevoir huit autres destroyers de type Cannon. Le USS Samuel S. Miles (DE-183) mis en service le 4 novembre 1943 est transféré le 12 août 1950. Rebaptisé Arabe (F-717), il est retiré du service en 1958 et démoli en 1968.

Le USS Riddle (DE-185) mis en service le 17 novembre 1943 est transféré à la marine nationale le 12 août 1950 et rebaptisé Kabyle (F-718). Désarmé en 1959, il est démoli en 1965.

Le USS Swearer (DE-186) mis en service le 24 novembre 1943 est transféré le 16 septembre 1950 où il devient le Bambara (F-719). Désarmé en 1959, il est rendu aux Etats-Unis en 1964 et démoli.

Le USS Wingfield (DE-194) mis en service le 28 janvier 1944 est transféré à la marine nationale le 16 septembre 1950. Rebaptisé Sakalave (F-720),  il est désarmé en 1959, rayé en 1960 et condamné en 1965.

Le USS Bright (DE-747) mis en service le 30 juin 1944 est transféré à la marine française le 11 novembre 1950 rebaptisé Touareg (F-721). Désarmé en 1957, il est démoli en 1966.

Le USS Cates (DE-763) est mis en service le 15 décembre 1943. Transféré le 11 novembre 1950, il est rebaptisé Soudanais (F-722). Désarmé en 1959, il est démoli en 1965.

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Le destroyer d'escorte Berbère

Le USS Clarence L. Evans (DE-113) est mis en service le 25 juin 1944. Transféré le 29 mars 1952, il devient le Berbere (F-723). Désarmé en 1958, il est démoli en 1965.

Le USS Baker (DE-190) est mis en service le 23 décembre 1943. Transféré le 29 mars 1952, il devient le Malgache (F-724). Désarmé en 1969, il est coulé comme cible par les américains.

Les destroyers de classe Le Sénégalais étaient des navires de 1240 tonnes, mesurant 93.27m de long pour 11.17m de large et un tirant d'eau de 2.67m. Pouvant atteindre la vitesse maximale de 21 nœuds avec une distance franchissable de 10800 miles nautiques à 12 nœuds, ils étaient armés de trois canons de 76mm en affûts simples, deux canons de 40mm, huit canons de 20mm, trois tubes lance-torpilles de 533mm, deux grenadeurs, huit mortiers et un lance-roquettes. Son équipage se compose de quinze officiers et 201 marins.

A ces destroyers d'escorte made in America vont s'ajouter des corvettes et des frégates de conception et de fabrication britannique.

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La corvette Aconit

Les premières formant la Classe Flower sont commandées avant même le second conflit mondial mais aucun navire n'est prêt avant la défaite de juin 1940.

La défaite de 1940 stoppe donc net ce programme de construction (aux quatre corvettes commandées en Grande-Bretagne devaient s'ajouter dix-huit navires à construire en France).

La première corvette baptisée La Malouine naviguera sous pavillon britannique, la deuxième baptisée La Bastiaise sautera sur une mine lors de ses essais en mer le 22 juin 1940 alors que les La Dieppoise et La Paimpolaise encore en construction au moment de l'armistice seront mises en service dans la Royal Navy sous les noms de Fleur de Lys et Nasturnium.

Au total la classe Flower sera produite à 256 exemplaires (135 en Grande-Bretagne et 121 au Canada)

Ce sont les Forces Navales Françaises Libres (FNFL) qui vont utiliser des Flower sous pavillon français. Pas moins de neuf corvettes vont ainsi combattre sous le pavillon à Croix de Lorraine et ce à partir du 5 mai 1941 : les Mimosa (ex Mimosa), Alysse (ex Alyssum), Aconit (ex Aconit), La Roselys (ex Sundex), La Renoncule (ex Renonculus), La Lobélia (ex Lobélia), Le Commandant Detroyat (ex Coriander), Le Commandant Drogou (ex Chrysanthenum) et le Commandant d'Estienne d'Orves (ex Lotus).

L'Alysse est coulée le 8 février 1942 et la Mimosa est coulée le 9 juin 1942. Trois sous-marins allemands sont coulés : le U-609 (type VIIC) par la Lobélia le 7 février 1943 et surtout les U-444 et U-432 (type VIIC) par l'Aconit le 11 mars 1943 en l'espace de cinq heures. Les corvettes survivantes sont rendues aux britanniques en 1947.

Les Flower étaient des navires de 1160 tonnes à pleine charge, mesurant 62.50m de long sur 10.10m de large et un tirant d'eau de 3.50m, une vitesse maximale de 16 nœuds, une distance franchissable de 4000 miles nautiques à 12 nœuds, un armement composé d'un canon de 102mm à l'avant, d'un affût quadruple «Pom Pom» de 2 livres, d'un affût quadruple de 12.7mm et de 70 grenades ASM. Son équipage est de 85 hommes.

Les Flower étaient de bons navires mais possédaient un certain nombre de limites. D'où la mise au point d'un escorteur plus gros qui permet la réintégration du terme frégate (frigate). C'est l'acte de naissance de la Classe River avec 127 navires produits (57 en Grande-Bretagne et 70 au Canada).  

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La frégate La Découverte (type River)

La marine nationale (issue de la fusion des forces navales françaises libres et de la marine «barbaresque» _marine ralliée après Torch_ en août 1943) arme à partir du 29 octobre 1943 six frégates de classe River : La Découverte (ex Windrush), L'Aventure (ex Braid), L'Escarmouche (ex-Frome, rebaptisée Ailette en 1957), La Surprise (ex Torridge), La Croix de Lorraine (ex Strule, ex Glenarn) et Le Tonkinois (ex Moyola), rebaptisée La Confiance en 1953.

Elles servent dans la marine nationale jusqu'au tout début des années soixante : les Croix de Lorraine et Escarmouche sont désarmées en 1961, La Découverte est désarmée en 1961 et utilisée comme bâtiment-école à l'Ecole de Sécurité de Querqueville jusqu'à son récent démantèlement, La Surprise est désarmée en 1961 puis cédée en 1964 à la marine marocaine, La Confiance et L'Aventure en 1961.

Les frégates de classe River étaient des navires de 2130 tonnes à pleine charge, mesurant 93.50m de long pour 11.16m de large et un tirant d'eau de 4.36m,  une vitesse maximale de 19 nœuds avec une distance franchissable de 7700 miles nautiques à 12 nœuds, un armement composé à l'origine de deux canons de 102mm, onze canons de 20mm Oerlikon, quatre mortiers, deux grenadeurs et un  Hedgehog. L'équipage se compose de 107 officiers et marins.

Pour compenser les pertes de la guerre et permettre la reconstitution de la flotte, la France va également récupérer des navires allemands et italiens.

Quatre Zerstorers sont récupérés, deux du type 1934A et deux type 1936A. Le KMS Paul Jacobi mis en service le 29 juin 1937 est transféré par les britanniques et remis en service le 4 février 1946 sous le nom de Desaix et mis en service en 1954.

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Le EE Kleber ex-Theodor Riedel

Le KMS Theodor Riedel mis en service le 2 juillet 1937 est transféré par les britanniques et remis en service le 4 février 1946 sous le nom de Kléber. Il est désarmé en 1956 et démoli en 1957.

Le KMS-25 mis en service le 30 novembre 1941 est transféré par les britanniques et mis en service sous le nom de Hoche le 4 février 1946. Il est mis en réserve en 1948, réarmer pour servir de navire d'essais de 1953 à 1956 et enfin démoli en 1958.

Le KMS-31 mis en service le 11 avril 1942 est remis en service dans la marine française le 1er avril 1946 sous le nom de Marceau. Il est désarmé en 1956 et démoli deux ans plus tard.

A ces quatre navires s'ajoute le Z-39 cédé par les américains mais qui en trop mauvais état va être utilisé pour cannibalisation. Il termine sa carrière comme ponton à Brest avant d'être démoli en 1964. Les Z-23 et Z-37 trouvés à l'état d'épave à Bordeaux sont démolis mais il est pas impossible que quelques pièces ont été récupérées.

A ces destroyers vont s'ajouter des torpilleurs. Les torpilleurs type Elbing T-23 et T-28 cédés par les britanniques en février 1946 sont remis en service en décembre 1949 sous les noms respectifs d'Alsacien et Lorrain, des noms prévus pour les torpilleurs type Le Fier (type 1010). Ces navires sont désarmés respectivement le 9 juin 1954 et le 31 octobre  1955 avant d'être démolis.

En revanche les torpilleurs T-11 T-14 et T-20  rebaptisés respectivement Bir Hakeim Dompaire Baccarat ne sont pas remis en service et démolis en 1951.

Dans le cadre du traité de paix signé avec l'Italie en 1947, des navires italiens ont été cédés à la Royale notamment deux croiseurs-éclaireurs et quatre destroyers.

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L'Escorteur d'Escadre Chateaurenault

Les croiseurs-éclaireurs Attilio Regolo et Scipione Africano sont remis en service dans la marine française en 1952 sous les noms respectifs de Chateaurenault et Guichen. Ils sont désarmés respectivement en 1962 et 1961 puis démolis respectivement en 1969 et 1976.

En ce qui concerne les destroyers si l'Alfredo Oriano (classe Oriani) mis en service dans la marine italienne le 15 juillet 1937 n'est finalement pas remis en service (bien qu'ayant été rebaptisé D'Estaing) en raison de son état et finalement démoli en 1954, les trois autres de classe Soldati vont connaître une seconde carrière sous le pavillon tricolore.

Le Mitragliere mis en service le 1er février 1942 est remis en service en 1948 sous le nom de Jurien de la Gravière. Il est finalement désarmé et démoli en 1956.

Le Legionario mis en service le 1er mars 19423 devient le Du Chaffault ene 1948. Il est désarmé dès juin 1954 puis démoli.

FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE Velite10
Le Velite futur Duperré

Enfin le Velite mis en service en août 1942 devient en France le Duperré. Il est désarmé en 1954 après six ans de service et démoli en 1961.
A SUIVRE

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MessageSujet: Re: FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE   FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE EmptyMer 28 Juil 2021, 20:45

De mémoire il me semble que les 4 destroyers italiens n'ont jamais été remis en service dans la royale et sont restés désarmés tout le temps.

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MessageSujet: Re: FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE   FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE EmptyJeu 29 Juil 2021, 00:42

LE BRETON a écrit:
De mémoire il me semble que les 4 destroyers italiens n'ont jamais été remis en service dans la royale et sont restés désarmés tout le temps.

Merci de la précision. Faudrait que je regarde dans le livre que j'ai sur la marine italienne pour vérifier si ces navires ont été employés.

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MessageSujet: Re: FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE   FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE EmptyJeu 29 Juil 2021, 13:11

La renaissance : escorteurs rapides et escorteurs d'escadre

Préambule

La reconstruction de la marine nationale est loin d'être la priorité dans l'immédiat d'après guerre. En fait, il faut quasiment repartir de zéro puisqu'il faut rebâtir l'industrie, reconstruire et réoutiller les arsenaux et les chantiers navals, reconstituer la marine marchande avant de penser à doter la marine nationale des moyens nécessaires à ses missions.

Les études qui n'ont pas cessé durant tout le conflit que ce soit à Vichy ou à Alger ont tiré les leçons du second conflit mondial. A la vitesse sanctifiée de l'avant guerre, on préfère des navires bien plus endurants, plus militaires.

Deux types de navires sont jugés nécessaires : un escorteur pour protéger les porte-avions et les deux cuirassés (futurs escorteurs d'escadre) et un escorteur pour protéger les convois de navires marchands (futurs escorteurs rapides).

Escorteurs rapides pour cargos lents
FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE Er_le_13
L'escorteur rapide Le Corse (F-761)

Comme nous venons de le voir, la marine française faute de constructions dans ses propres chantiers occupés par l'ennemi bénéficia de l'aide des alliés qui cédèrent des navires au top de la modernité notamment en terme de détection.

Ces navires sont rapidement dépassés par les spectaculaires progrès des submersibles qui deviennent suffisamment rapides pour pouvoir choisir ou non d'attaquer voir d'échapper après leur forfait aux escorteurs.

Toutes les marines vont ainsi développer de nouveaux navires plus rapides mais qui étaient armés comme leurs devanciers avec une artillerie légère pour la défense contre avions et un armement ASM composé de grenadeurs à sillage, de lance-roquettes, de mortiers et de torpilles.

Les études commencent sérieusement à la fin de 1947 et aboutissent en octobre 1950 au projet E-50 ,un escorteur de 1500 tW, filant à 27 noeuds avec une autonomie intéressante (presque 5000 miles nautiques à 15 noeuds) et un armement antiaérien et anti-sous-marin.

FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE Er_le_14
L'escorteur rapide Le Normand (F-765)

L'évolution de l'armement fera qu'on identifiera trois sous-classes dans la catégorie des escorteurs rapides qui seront financés pour une partie d'entre-eux par les crédits du Mutual Defence Allied Plan (MDAP), le type E-50 regroupant les ER Le Corse Le Brestois Le Boulonnais et Le Bordelais, le type E-52 regroupant les trois sous-séries avec le Type E-52A type Le Picard (Le Normand, Le Picard, Le Gascon, Le Lorrain, Le Bourguignon, Le Champenois, Le Savoyard), le Type E-52A type Le Breton (Le Breton, Le Basque) et le Type E-52A type l'Agenais avec  L'Agenais et Le Béarnais alors que le type E-52b regroupe les L'Alsacien Le Provençal et Le Vendéen.

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L'escorteur rapide Le Breton (F-772) en compagnie de l'escorteur d'escadre Surcouf (D-621) à Brest dans la Penfeld

Le Corse est en service de 1955 à 1975 (coulé comme cible par le sous-marin Psyché mi-novembre 1976), Le Brestois est en service de 1956 à 1975 (coulé comme cible en Méditerranée le 7 mai 1976), Le Boulonnais est en service de 1955 à 1976 (coulé comme cible en décembre 1994), Le bordelais est en service de 1955 à 1976 (démoli à Vigo en 1981).

Le Normand est en service de 1956 à 1983 (restitué aux américains, coulé comme cible par la 6ème flotte en Méditerranée), Le Picard est en service de 1956 à 1979 (coulé comme cible par l'USN dans l'Atlantique en 1981), Le Gascon est en service de 1957 à 1977 (sort final inconnu), le Lorrain est en service de 1957 à 1976 (démoli à Vigo en 1978), Le Bourguignon est en service de 1957 à 1976 (coulé comme cible ou démoli par les américains), le Champenois est en service de 1957 à 1975 (coulé comme cible dans l'Atlantique par l'USN en novembre 1978), le Savoyard est en service de 1957 à 1980 (coulé comme cible par la 6ème flotte en 1982).

FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE Er_l_a10
L'escorteur rapide L'Agenais (F-774) et ci-dessous l'escorteur rapide L'Alsacien (F-776)

Le Breton est en service de 1957 à 1976 (coulé comme cible en 1995), le Basque est en service de 1957 à 1979 (coulé comme cible en 1984).

L'Agenais est en service de 1958 à 1985 (EE puis navire d'expérimentation) (coulé comme cible le 11 octobre 1988) et le Béarnais est en service de 1958 à 1979 (coulé comme cible en Méditerranée en 1984).

L'Alsacien est en service de 1960 à 1981 (coulé comme cible le 21 octobre 1986), le Provencal est en service de 1959 à 1981 (coulé comme cible en 1992), le Vendéen est en service de 1960 à 1982 (coulé comme cible en même temps que Le Breton).

FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE E52b_p10

Caractéristiques Techniques des escorteurs rapides

Déplacement : aux essais 1528 tonnes à pleine charge 1702 tonnes

Dimensions : longueur (hors tout) 99.80m (entre perpendiculaires) 95m largeur 10.30m tirant d'eau 3.00m

Propulsion : deux groupes de turbines à engrenages alimentées par deux chaudières développant 20000ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 27 noeuds (29 noeuds réussis aux essais) distance franchissable 4500 miles nautiques à 15 noeuds

Electronique : un Asdic, un radar de veille aérienne, un radar de veille surface, un radar de conduite de tir et un détecteur d'alerte radar
Armement :

(type E-50) 6 canons de 57mm en trois affûts doubles, deux canons de 20mm, quatre plate-formes triples de 533mm et un lance-roquettes de 375mm Bofors et deux grenadeurs de sillage

(type E-52) 6 canons de 57mm en trois affûts doubles, 2 canons de 20mm, quatre plate-formes triples lance-torpilles de 533mm à l'arrière, un lance-roquettes de 375mm Bofors sur la plage avant

(type E-52b) 4 canons de 57mm en deux affûts doubles, 2 canons de 20mm, quatre plate-formes triples lance-torpilles de 533mm et un mortier ASM de 305mm à la place du lance-roquettes

Equipage : en début de carrière 13 officiers 185 officiers-mariniers, quartiers-maitres et matelots soit 198 hommes; en fin de carrière 9 officiers 52 officiers-mariniers et 109 quartiers-maitres et matelots soit 170 hommes.


Escorteurs d'Escadre pour cuirassés et porte-avions

Pour remplacer les contre-torpilleurs, les torpilleurs d'escadre, les Zerstorers et les Cacciatorpidiniere la France décide de construire des Escorteurs d'Escadre formant la classe Surcouf, des navires issus des contre-torpilleurs d'avant guerre et étant fortement inspirés des derniers destroyers américains du second conflit mondial (Gearing et Allen M. Summers).

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Le USS Allen M. Summer (DD-692) à Gênes le 26 avril 1959

Pas moins de dix-huit navires vont être construits dans quatre chantiers, sept à l'Arsenal de Lorient, cinq à l'Arsenal de Brest, trois aux Ateliers et Chantiers de Bretagne (ACB) à Nantes et trois aux Forges et Chantiers de la Gironde (FCG).

NdA Je vais mentionner le chantier constructeur par une ou plusieurs lettres après le nom. L pour Lorient B pour Brest Bx pour Bordeaux et N pour Nantes.

Comme pour les escorteurs rapides les dix-huit navires sont répartis en trois sous-types avec le Type T-47 pour les douze premiers navires, le Type T-53R pour les cinq suivants et le Type T-56 pour le dernier navire La Galissonnière, véritable chainon manquant avec l'Aconit et les Tourville.

Ils sont financés pour les type T-47 aux budgets 1949 (Surcouf), 1950 (Kersaint), 1951 (Cassard Bouvet Dupetit-Thouars et Chevalier Paul) et 1952 (Maillé-Brézé, Vauquelin, D'Estrées, Du Chayla Casabianca et Guépratte)

Les cinq type T-53R sont financés au budget 1953 (Duperré, La Bourdonnais Forbin Tartu et Jaureguiberry)  et l'unique T-56 est financé au budget 1956.  

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Le Surcouf (D-621)

Le Surcouf (D-621) (L) mis en service le 1er novembre 1955 est victime d'un abordage par le pétrolier soviétique General Boucharov le 6 juin 1971. Coupé en deux, l'avant et l'arrière est remorqué à Toulon avant de servir de cible de tir quelques années plus tard.

Le Kersaint (L) est en service de mars 1956 à mars 1984 (coulé comme cible le 21 mai 1986), le Cassard (N) est en service d'avril 1956 à octobre 1974 (démoli en Espagne en 1989), le Bouvet (L) est en service du 13 mai 1956 au 1er janvier 1982 (brise-lame à Lorient, démoli à Gand en 2012), le Dupetit-Thouars (B) est en service du 15 septembre 1956 au 22 avril 1988 (sort final inconnu), le Chevalier Paul (Bx) est en service de décembre 1956 à juillet 1971 (coulé comme cible en mars 1987).

Le Maillé-Brézé (L) est en service de mai 1957 à avril 1988 (musée à flot à Nantes depuis juin 1988), le Vauquelin (L) est en service de novembre 1956 à novembre 1986 (coulé comme cible en 2004), le D'Estrées (B) est en service de mars 1957 à juillet 1985 (coulé comme cible), le Du Chayla (B) est en service de mai 1957 à septembre 1991 (coulé comme cible en 2001), le Casabianca (Bx) est en service de mai 1957 à septembre 1984 (démoli en 1987), le Guépratte est en service de juin 1957 à août 1985 (démoli en 2015).

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L'escorteur d'escadre Duperré (D-633)

Le Duperré (L) est en service d'octobre 1957 à juin 1992 (démoli en 2015), le La Bourdonnais est en service de mars 1958 à juillet 1976 (coulé comme cible en 1992), le Forbin (B) est en service de février 1958 à juin 1981 (coulé comme cible le 17 mai 1999), Le Tartu (N) est en service de février 1958 à décembre 1979 (coulé comme cible le 9 décembre 1988), le Jauréguiberry (Bx) en service de juillet 1958 à juillet 1977 (coulé comme cible le 30 mai 1986) et Le La Galissonnière en service de juillet 1962 à avril 1990 est démoli en 2015.

FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE Ee_la_11
L'escorteur d'escadre La Galissonnière (D-638)

Ces navires qui auraient été au top en 1945 sont clairement périmés en 1956 et ce pour plusieurs raisons (apparition du missile, artillerie de 127mm peu fiable). Voilà pourquoi une partie de la flotte va être refondue voir quasiment reconstruire pour les Surcouf transformés en ELM (Escorteurs Lance-Missiles) ou Escorteurs anti-sous-marins.

C'est ainsi que le Surcouf, le Cassard et le Chevalier Paul sont modifiés en conducteurs de flottille avec la suppression de la tourelle de 57mm avant remplacée par un rouf pour un amiral et son état major et ce entre 1960 et 1962.

Les escorteurs d'escadre La Bourdonnais, Jauréguiberry et Forbin subissent plusieurs modifications  pour leur permettre d'opérer au sein de la Force Alfa chargée en 1966 et 1968 de sécuriser la campagne d'essais nucléaires.    

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Le Duperré (D-633) refondu

Le Duperré sera refondu en bâtiment porte-hélicoptère ce qui le rendit méconnaissable par rapport à son aspect initial.

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L'Escorteur Lance-Missiles (ELM) Bouvet (D-624)

Les escorteurs d'escadre Dupetit-Thouars, Du Chayla Bouvet et Kersaint sont transformés en ELM (Escorteurs Lance-missiles), ne conservant de leur armement initial que trois tourelles doubles de 57mm, un lance-roquettes de 375mm ASM est installé à l'avant et l'arrière est occupé par un lanceur Mk13 pour missiles antiaériens Tartar.

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L'escorteur anti-sous-marin Maillé-Brézé (D-627)

Les escorteurs d'escadre D'Estrées Maillé-Brézé Vauquelin Casabianca Guépratte sont reconstruits en escorteurs ASM, La Galissonnière ayant servit de prototype. Tout l'armement d'origine est remplacé par deux canons de 100mm automatiques, deux canons de 20mm Oerlikon, un lance-roquettes ASM de 375mm, un lanceur pour treize missiles Malafon et deux plate-formes triples lance-torpilles pour douze torpilles.

Caractéristiques Techniques des Escorteurs d'Escadre à leur admission au service actif

Déplacement : lège 2846 tonnes (T47) 2950 tonnes (T53) 2938 tonnes (T56) pleine charge 3710 tonnes (T47) 3830 tonnes (T53)

Dimensions : longueur hors tout 128.62m (T47) 128.86m (T53) 132.70m (T56) largeur à la flottaison 12.71m tirant d'eau en charge à l'avant : 3.75m pour les T47, 3.93m pour les T53 et les T56.

Propulsion : deux groupes de turbines à engrenages alimentées en vapeur par quatre chaudières développant environ 64000ch et entrainant deux hélices quadripales

Performances : vitesse maximale 34 nœuds distance franchissable 5800 miles nautiques à 16 nœuds

Electronique : radar de veille combinée DRBV-11 et DRBV 22A , radar de veille aérienne DRBV 20A, radars de veille surface et navigation DRBV 30 31 et 50 Sonars DUBV1B et DUBA 1B Détecteur d'alerte radar ARBR10 et radio ARBA20, interrogateur IFF Mk10

Armement : (T47 ) 6 canons de 127mm en trois pseudo-tourelles doubles, 6 canons de 57mm en trois tourelles doubles, 6 canons de 20mm en affûts simples, deux plate-formes triples, lance-torpilles, deux affûts lance-torpilles ASM, deux grenadeurs et quatre mortiers (approvisionnés à 56 projectiles)

(T53) 6 canons de 127mm en trois pseudo-tourelles doubles, 6 canons de 57mm en trois tourelles doubles, 6 canons de 20mm en affûts simples, une plate-forme quadruple lance-torpilles, un lance-roquettes ASM sextuple ,deux grenadeurs et quatre mortiers (approvisionnés à 56 projectiles)

(T56) 2 canons de 100mm en deux pseudo-tourelles à l'avant, un mortier de 305mm ASM, un lanceur pour missiles Malafon

Aviation  : aucune sauf pour le T56 qui dispose d'une plate-forme et d'un hangar qui replie sur la plate-forme pour un hélicoptère type Alouette II ou III.

Equipage : 347 officiers et marins pour les T47B, 350 pour les T53R et 307 pour le T56


A SUIVRE

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MessageSujet: Re: FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE   FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE EmptyJeu 29 Juil 2021, 14:14

clausewitz a écrit:
LE BRETON a écrit:
De mémoire il me semble que les 4 destroyers italiens n'ont jamais été remis en service dans la royale et sont restés désarmés tout le temps.

Merci de la précision. Faudrait que je regarde dans le livre que j'ai sur la marine italienne pour vérifier si ces navires ont été employés.

Seul le Jurien de la Gravière ex Mitraglière a été armé pour essais le 21 mars 1949, ses essais n'ayant pas été concluant il est désarmé le 1er mars 1951; les trois autres restant désarmés; tous seront condamnés le 12 juin 1954.
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MessageSujet: Re: FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE   FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE EmptyJeu 29 Juil 2021, 14:37

NIALA a écrit:
clausewitz a écrit:
LE BRETON a écrit:
De mémoire il me semble que les 4 destroyers italiens n'ont jamais été remis en service dans la royale et sont restés désarmés tout le temps.

Merci de la précision. Faudrait que je regarde dans le livre que j'ai sur la marine italienne pour vérifier si ces navires ont été employés.

Seul le Jurien de la Gravière ex Mitraglière a été armé pour essais le 21 mars 1949, ses essais n'ayant pas été concluant il est désarmé le 1er mars 1951; les trois autres restant désarmés; tous seront condamnés le 12 juin 1954.

Merci de la précision.

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MessageSujet: Re: FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE   FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE EmptySam 31 Juil 2021, 17:34

Et la Royale entra dans l'ère du missile

Masurca, Tartar et Malafon des missiles pour la marine nationale
FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE Hensch10
Henschel Hs293

Le second conflit mondial est marqué par les balbutiements du missile qui fait son apparition sous la forme des V-1 et V-2 allemands mais aussi sous la forme d'armes air-surface comme le Henschel Hs-293 une arme radioguidée à l'origine de la destruction du cuirassé Roma. D'autres programmes étaient encore dans les limbes quand le Japon capitule notamment des missiles surface-air.

Si les allemands ont été proche de mettre en service le premier missile sol-air, les américains auraient probablement été les premiers à mettre en service le premier missile surface-air dans le but de combattre les kamikazes.

FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE Rim-8_14
RIM-8 Talos
FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE Rim-2414
RIM-24 Tartar
FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE Rampe_11
Rampe Mk26 avec un missile Standard à bord du USS Ticonderoga (CG-47)

Le programme Bumblebee (Bourdon) ne va aboutir que dans les années cinquante avec la trilogie Talos/Terrier/Tartar dont les descendants sont encore en service aujourd'hui sous la forme des SM-1, SM-2, SM-3 et SM-6.

Dans l'immédiat après guerre si l'aviation soviétique est vue comme une menace majeure par les alliés en mer c'est surtout l'immense flotte sous-marine soviétique qui donne des migraines, des nervous breakdown aux amiraux de l'OTAN.

Avec des dizaines d'unités inspirées des derniers U-Boot les alliés craignent une nouvelle bataille de l'Atlantique bien plus dévastatrice que la dernière.

Le contrôle des lignes de communication à travers l'Atlantique est d'autant plus vital que les forces occidentales savent qu'elles vont combattre en infériorité numérique les forces du Pacte du Varsovie et que les seuls renforts ne pouvaient venir que des Etats-Unis et du Canada.

Plutôt que d'attendre les sous-marins pourquoi ne pas aller les chercher ? L'idée émerge d'attaquer les sous-marins soviétiques avant qu'ils ne soient en mesure de lancer leurs torpilles. Une zone devient stratégique, le triangle GIUK (Groenland Iceland United Kingdom/Groenland Islande et Iles britannique), point de passage obligé vers l'Atlantique des sous-marins ennemis.

Véritable killing boxe cette zone peut être le cimetière des Loups Gris de l'Amiral Gorchkov et pour cela les occidentaux vont mettre au point un nouveau type d'arme, le missile ASM en associant une fusée et une torpille ou une charge de profondeur (souvent nucléaire) pour frapper le sous-marin à une distance bien plus importante qu'une torpille classique à savoir plus de dix kilomètres. C'est l'acte de naissance d'armes comme l'Asroc, l'Ikara ou encore le Malafon le premier missile 100% français mis en service dans la marine nationale.

Comme la France à été mise hors jeu dès juin 1940 elle est hors concours dans l'immédiat après guerre. On peut imaginer que si la guerre s'était poursuivie pour notre pays la situation aurait été différente mais malheureusement on ne refait pas l'histoire ou alors c'est de l'uchronie.

Elle peut cependant bénéficier de la relance de l'industrie de défense avant même la fin du conflit et surtout de la présence d'ingénieurs allemands «invités» à mettre leur savoir faire au service de la France et ce dans de nombreux domaines de pointe comme les fusées ou les moteurs à réaction.

FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE Rim-2415
Rampe Tartar à bord de l'Escorteur Lance-Missiles (ELM) Kersaint

Dans le domaine du missile la marine française va bénéficier de l'aide américaine avec la livraison de quatre systèmes Tartar qui vont équiper quatre escorteurs d'escadre refondus (Dupetit-Thouars Du Chayla Bouvet Kersaint).

-Le Dupetit-Thouars est refondu à l'Arsenal de Brest du 12 juillet 1961 au 5 mars 1963 (date du début des essais). Il est remis en service le 6 décembre 1963

-Le Du Chayla est refondu à l'Arsenal de Brest du 1er août 1962 au 15 janvier 1964 (date du début des essais). Il est remis en service le 23 septembre 1964.

-Le Bouvet est refondu à l'Arsenal de Brest du 24 juillet 1963 au 1er décembre 1964 (date du début des essais). Il est remis en service le 18 août 1965.

-Le Kersaint est refondu à l'Arsenal de Brest du 10janvier 1964 au 5 mai 1965 (date du début des essais). Il est remis en service le 23 décembre 1965.

La refonte Tartar voit d'abord le débarquement des trois tourelles doubles de 127mm, des deux plate-formes lance-torpilles, la mature et la plupart des superstructures. Les superstructures sont entièrement remaniées, un lanceur Mk13 est installé à l'arrière, les trois tourelles de 57mm sont maintenus et un lance-roquettes ASM de 375mm est installé à l'avant et des tubes lance-torpilles ASM sont également installés.

Les quatre ELM-Tartar sont modifiés ultérieurement avec notamment l'installation d'un système Senit et la modernisation du reste de l'électronique.

Pour ces modifications, le Dupetit-Thouars est en travaux du 17 octobre 1966 au 4 septembre 1967 (remis en service le 23 octobre 1967); le Du Chayla est en travaux du 1er février 1968 au 26 février 1969 (remis en service le 29 mars 1969); le Bouvet est en travaux du 15 janvier 1970 au 4 janvier 1971 (remis en service le 27 février 1971) et le Kersaint est en travaux du 1er décembre 1970 au 21 août 1972 (remis en service le 23 octobre 1972).

Les ELM subiront un dernier cycle de travaux concernant la digitalisation de leur système Tartar, le Kersaint subissant les travaux idoines du 1er décembre 1970 au 21 août 1972 (disponible le 23 octobre 1972), le Dupetit-Thouars du 1er juillet 1972 au 3 janvier 1974 (disponible le 22 mars 1974), le Du Chayla du 1er janvier 1974 à avril 1975 (disponible le 18 juillet 1975) et le Bouvet du 1er juillet 1975 au 29 novembre 1976 (disponible le 2 février 1977).

Le Bouvet est désarmé  le 1er janvier 1982, son système Tartar est démonté et expédié aux Etats Unis pour être modernisé avant d'être monté sur la corvette (puis frégate) antiaérienne Cassard.

Le Kersaint est désarmé le 3 mars 1984, son système Tartar démonté et expédié aux Etats Unis pour être modernisé avant d'être réinstallé sur la corvette (puis frégate) antiaérienne Jean Bart.

Le Dupetit-Thouars est désarmé le 22 avril 1988 et le Du Chayla le 2 septembre 1991. Leurs systèmes Tartar auraient du être réinstallés sur les frégates antiaériennes Courbet et Jaureguiberry mais des restrictions budgétaires limitèrent la classe Cassard à deux unités.

Aux côté de ce missile américain, les français vont mettre au point deux missiles nationaux, un missile surface-air de défense aérienne de zone et un missile anti-sous-marin.

FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE Lanceu11
Missiles Masurca sur rampe et en vol
FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE Missil11

Le système Masurca (MArine SURface Contre-Avions) est le premier missile surface-air de conception et de construction française suite à une collaboration entre la DCN et Matra et bénéficiant de l'échec du programme Maruca.

Appartenant à la même génération que le Terrier ou le Sea Slug, le Masurca est un missile moyenne portée à guidage radar semi-actif, régulièrement modernisé pour s'adapter aux progrès de l'électronique et à l'évolution des menaces.

C'est ainsi que le missile Mark 1 était une version de base utilisée surtout pour la mise au point, le Mark 2 mod 2 téléguidé suivant une trajectoire d'alignement, version assez primitive et enfin le Mark 2 mod 3, autoguidé.

La séquence de tir se passe ainsi : la cible est repérée par le DRBI-23 puis suivie par le radar de conduite de tir DRBR-51 qui transmet la vitesse et les coordonnées de la cible au Senit 2 qui se charge du lancement du missile. Le missile suit la trajectoire calculée et au dernier moment l'illuminateur du navire illumine la cible, illumination reçue par l'autodirecteur du missile jusqu'à explosion.

Le lanceur double du système Masurca pèse 40 tonnes, mesurant 4.45m de large et 4m de haut, pouvant pointer de -6° à +70° et peut embarquer un total de 36 missiles en deux barillets (2 missiles de manœuvre pour le calibrage et 34 missiles de guerre). Une soute auxiliaire peut abriter 10 missiles démontés. L'ensemble du système pèse 450 tonnes.

Le Masurca à équipé les deux FLE de classe Suffren mais aussi le croiseur Colbert après sa refonte lance-missiles.

Masse : 2098kg (950kg pour le missile et 1148kg pour l'accélérateur 100kg pour la charge militaire); Longueur : 8.70m (missile 5.38m accélérateur 3.32m); diamètre : 0.40m pour le missile et 0.57m pour l'accélérateur; Vitesse maximale : Mach 3 Portée maximale : 55km Volume d'interception : 100 à 75000 pieds

FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE Malafo10
Malafon sur le Maillé-Brézé

Le deuxième missile est donc un missile anti-sous-marin,  le Malafon (MArine LAtécoère FONd) issu d'un projet qui aboutit à sa mise en service en 1966 sur l'escorteur d'escadre type T56 La Galissonnière puis sur les cinq T47 refondus ASM (D'Estrées, Casabianca, Maillé-Brézé Vauquelin Guépratte), la corvette puis frégate type 65 (C puis F65) Aconit, les trois frégates type F67 (classe Tourville) et les deux FLE (Frégates Lance-Engins) classe Suffren.

Le Malafon est en réalité un planeur porte-torpilles dont la partie avant se compose d'une torpille ASM type L4. Une fois la cible détectée par les sonars ou le radar (le Malafon pouvait également être utilisé contre des cibles de surface), la vitesse et les coordonnées sont transmises au calculateur du système d'arme avant le lancement du missile qui bénéficie d'une poussée initiale à l'aide d'un double accélérateur à poudre avant que le missile ne poursuive son vol en planeur, une liaison radio pouvant actualiser les données.

En quatre secondes le planeur porte-torpilles atteint l'attitude de 200m. Les boosters tombent à l'eau et le Malafon continue son vol en mode planeur.

A proximité de la cible, un parachute freine le planeur et la torpille est larguée, torpille qui devient autonome puisqu'elle dispose de son propre sonar passif. La torpille rentre dans l'eau puis file vers sa cible.

Le système d'armes lourd et encombrant dispose de treize missiles qui ne sont prêts au tir qu'ne fois sur le lanceur. Ce système à été retiré du service en septembre 1997 et aurait du être remplacé par le missile franco-italien Milas mais la France s'est retiré du programme pour des raisons budgétaires en avril 1998. Désormais c'est l'hélicoptère qui sert à la lutte anti-sous-marine à longue portée, le Lynx ayant tiré sa révérence au profit du Caiman.

Masse maximale : 1500kg Longueur : 6.15m Envergure 3.30m Diamètre 0.65m Ogive : torpille L4  Portée maximale : 13km  

A SUIVRE

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MessageSujet: Re: FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE   FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE EmptyDim 01 Aoû 2021, 16:33

Petite correction de l'ami Starshyi sur le Masurca

Citation :
Hola
Ce que tu écris là:
"La séquence de tir se passe ainsi : la cible est repérée par le DRBI-23 puis suivie par le radar de conduite de tir DRBR-51 qui transmet la vitesse et les coordonnées de la cible au Senit 2 qui se charge du lancement du missile. Le missile suit la trajectoire calculée et au dernier moment l'illuminateur du navire illumine la cible, illumination reçue par l'autodirecteur du missile jusqu'à explosion."
N'a jamais existé sur le Masurca.
Pour le côté US, cette capacité n'est apparue qu'avec le SM-2
Pour le Masurca dernière version comme pour le Tartar et ses variantes, et le SM1, l'illuminateur associé au radar de tir possède deux faisceaux:
- le premier dit faisceau large permet au missile grâce à une antenne placée sur son arrière de savoir à quelle conduite de tir il est associé
- le second dit faisceau fin illumine la cible et c'est sa réflexion sur cette cible qui va permettre au missile de rallier la cible grâce à l'antenne avant de son autodirecteur

Pour le SM-2, il y a entre le radar SPY-2 et le missile une liaison dite montante qui informe le missile tout au long du vol des mouvements de la cible. Et c'est en fin de trajectoire (3 à 4 s) que l'illuminateur qui ne possède qu'un faisceau fin vient arroser la cible.
A+

La suite de l'article demain

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MessageSujet: Re: FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE   FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE EmptyLun 02 Aoû 2021, 13:15

Corvette Aconit (type C-65)
FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE F-asm_20
La frégate Aconit (D-609) en 1995

C'est en 1962 qu'on commence à réfléchir à une nouvelle génération de navires anti-sous-marins et ainsi faire face à l'amélioration des performances des sous-marins soviétiques.

La priorité est de remplacer les plus anciens des escorteurs rapides qui seront périmés en 1970. Dès le début, on abandonne l'idée de deux classes distinctes d'escorteurs, l'escorteur de deuxième génération devra pouvoir escorter aussi bien une force navale qu'un convoi marchand.

Plusieurs versions sont étudiées : une frégate lance-engins de 2ème génération succédant aux Suffren et Duquesne; un escorteur principal polyvalent, un escorteur principal non polyvalent et un escorteur pour courtes distances.

Très vite le premier projet est abandonné au profit des trois autres qui vont aboutir à un navire de 2700 tonnes avec deux canons de 100mm, un mortier de 305mm ou un lance-roquettes de 375mm avec 60 coups, douze torpilles L5 avec quatre catapultes et une capacité limitée d'accueil de l'hélicoptère (ni ravitaillement ni maintenance donc sans utilité).

La propulsion doit être assurée par soir des turbines à vapeur ou une combinaison de diesels rapides et de turbines à gaz pour une vitesse de 25 nœuds et une distance franchissable de 5000 miles nautiques à 18 nœuds.

Cinq corvettes sont prévues mais le projet bien que validé par un vote de décembre 1964 est critiqué ce qui explique qu'au final que le programme C65 (3200 tonnes et 26.5 nœuds) n'aboutira qu'à la construction d'un seul navire baptisé Aconit célébrant ainsi la mémoire de la corvette FNFL qui le même jour coula deux sous-marins allemands (U-444 et U-432) le 11 mars 1943.

-La corvette Aconit est mise sur cale dans la forme de Lanester de l'Arsenal de Lorient le 22 mars 1968 mise à flot le 7 mars 1970 et mise en service le 30  mars 1973.

Affectée en Méditerranée, la corvette est transférée dès le 1er juillet 1975 dans l'Escadre de l'Atlantique. Reclassée frégate le 6  juin 1988, l'Aconit continue sa carrière avec des croisières et des exercices.

Le 1er juin 1992 en application du plan Optimar 95, les escadres de l'Atlantique et de la Méditerranée disparaissent, laissant la place à la Force d'Action Navale en Méditerranée et au Groupe d'Action Sous-Marine (GASM) dans l'Atlantique.

Initialement la frégate Aconit devait être désarmée en 2004 mais en février 1996 Jacques Chirac annonce la suspension du service national. La marine doit faire une croix sur les appelés et doit dès à présent limiter le volume de ses forces.

Elle décide donc de désarmer une série d'unités en 1997 qu'il s'agisse du porte-avions Clemenceau, de l'aviso Détroyat et donc de la frégate Aconit.

La décision de désarmer l'unique F65 est officiellement prise en juillet 1996 et doit être réalisé au mois de janvier 1997.

L'Aconit est retirée du service actif le 1er janvier 1997. La frégate effectue une dernière sortie à la mer le 6 janvier 1997 avec dix de ses dix-sept anciens commandants.

La dernière cérémonie des couleurs à lieu le 28 février 1997. Elle est condamnée le 14 octobre 1998 sous le numéro Q731 et après quelques mois dans la Penfeld, la Q731 est remorquée en 2000 à Lanvéoc-Poulmic pour servir de brise lames. En 2014 la frégate rejoint le cimetière marin de Landevennec. Après quatre ans d'attente, elle est vendue à la démolition et démantelée, quittant Brest pour le chantier Galoo de Gand le 21 novembre 2018.

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Caractéristiques Technique

Déplacement :  3840 tonnes en charge

Dimensions : Longueur : (hors tout) 126.45m (entre perpendiculaires) 118m Largeur maximale (carène) 13.43m Tirant d'eau en charge : 4.57m

Propulsion : groupe turbo réducteur Rateau-Bretagne avec deux turbines (une HP et une BP) alimentée en vapeur par deux chaudières (45 kg/centimètres cubes  450°) développant 31500ch à feux poussés entrainant une ligne d'arbre et une hélice quadripale de 3.90m.

Le courant électrique nécessaire au service à bord est fourni par deux groupes turbo alternateurs de 1000kW, deux groupes de diesels alternateurs de 480kW qui alimente un réseau (450V et 60 Hz).

Un autre réseau de 450V triphasé à la fréquence de 400 Hz est alimentée par deux groupes de turbo alternateurs de 160kW.

Les soutes de l'Aconit contiennent 620.31 tonnes de mazout.

Performances :  vitesse maximale : 27 nœuds distance franchissable : 5000 miles nautiques à 18 nœuds 1600 miles nautiques à 27 nœuds

Electronique : radar de veille air-surface DRBV-13 puis DRBV-15, un radar de veille combinée DRBV-22, radar de navigation DRBN-32 puis Raccal-Decca 1226, radar de conduite de tir DRBC-32D, Sonar de coque DUBV-23 et sonar remorqué DUBV-43.

Antenne linéaire remorqué passive ETBF DSBV-62C installée en 1992, détecteur d'alerte radar ARBR-15 et ARBR-16, un intercepteur radar ARBR-10F, un brouilleur-répondeur ARBB-32, deux lance-leurres Syllex,

Système de traitement de l'information Senit 3 avec deux calculateurs. Les transmissions sont assurées par 7 récepteurs et 22 émetteurs-récepteurs avec un total de 24 antennes plus un  téléphone sous-marin TUUM 2B qui permet une liaison avec un sous-marin. Le système Syracuse est embarqué en 1992 tout comme un «équivalent» civil, le système Immarsat.

Armement : Deux canons de 100mm modèle 1968 (puis CADAM) en tourelles simples installées à l'avant et à l'arrière, deux canons de 20mm Oerlikon et deux mitrailleuses de 12.7mm embarquées en 1991/92, un mortier ASM de 305mm installé à l'avant (remplacé ultérieurement par des missiles Exocet), un lanceur Malafon avec treize missiles embarqués, deux berceaux à air comprimé pour dix torpilles L-5

Aviation :  aucune

Equipage : 232 hommes (15 officiers, 103 officiers mariniers et 114 quartiers-maitres et matelots)


Frégates lance-engins classe Suffren (type FLE-60)

Dès  1948 la France commence à travailler sur un projet de missile surface-air mais ce premier projet, un missile subsonique  à carburant liquide se révéla être un échec (Maruca). Un échec profitable puisque les leçons sont tirées pour un nouveau missile baptisé Masurca.

Qui dit missile dit bâtiment porteur. C'est l'acte de naissance des frégates lance-engins type 60 (FLE-60), un gros navire de plus de 150m de long et un déplacement de 6000 tonnes soit 30m et 2000 tonnes de plus que nos escorteurs d'escadre. Avant guerre des navires comparables auraient probablement été classés croiseurs.

Propulsés par des turbines à engrenages et des chaudières à vapeur, ces frégates étaient reconnaissable entre toutes avec l'immense radôme abritant le radar DRBI-23.

Sa mission principale est d'assurer la protection des porte-avions Clemenceau et Foch. Il faut donc des armes antiaériennes, anti-sous-marines et antinavires ce qui explique la taille imposante du navire ce qui entraina un coût qui réduisit le programme de six à trois puis finalement à deux, la FLE n°3 étant abandonnée au profit de l'acquisition de 42 Vought F-8E(FN) Crusader (la légende raconte que le Général De Gaulle aurait demandé à son officier de marine de fils son avis avant d'imposer cette décision, le capitaine de vaisseau De Gaulle ayant commandé la frégate Suffren du 4 février 1967 au 30 mars 1968).

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-La frégate Suffren (D-602) est mise sur cale à l'Arsenal de Lorient le 21 décembre 1962, mis à flot le 15 mai 1965 et admis au service actif le 20 juillet 1968.

Affectée dans l'Atlantique, la frégate lance-engins retourne en Méditerranée en 1975 quand les porte-avions affectés à Brest depuis 1967 retournent en Méditerranée suite à la réouverture du canal de Suez et surtout pour rendre moins pénibles les exercices aviation.

Il participe à différentes interventions au large du Liban (missions Olifant) mais bien que mise en alerte elle ne partira pas dans le Golfe Persique pour participer à la première guerre du  Golfe.

En 1992 les escadres de la Méditerranée et de l'Atlantique disparaissent remplacées respectivement par la Force d'Action Navale (FAN) et par le Groupe Anti-Sous-Marin (GASM). Il participe à l'intervention française en Adriatique dans le cadre du conflit qui ensanglante l'ex-Yougoslavie.

Placé en position de complément le 2 avril 2001, la frégate Suffren connait sa dernière cérémonie des couleurs le  20 septembre 2001. Elle est condamnée le 16  juillet 2009, la coque utilisée comme brise-lames à l'île du Levant où est implanté le centre d'essais de la DGA.

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-La frégate Duquesne (D-603) est mise sur cale à l'Arsenal de Brest le 1er février 1965 mise à flot le 12 février 1966 et mise en service le 1er avril 1970.

Affectée dans l'Atlantique en compagnie des porte-avions et son sister-ship Suffren, la frégate lance-engins future frégate lance-missiles est affectée à Toulon au sein de l'Escadre de la Méditerranée. Il est déployé à plusieurs reprises au large de Liban dans le cadre des missions Olifant. En 1987/88 il participe à l'opération PROMETHEE dans le Golfe Persique. Immobilisé pour refonte il ne peut participer à la première guerre du Golfe.

Le 1er juin 1992, la Force d'Action Navale remplace l'Escadre de la Méditerranée et le Duquesne y est naturellement affecté. Entre 1993 et 1995 il participe à l'opération BALBUZARD dans l'Adriatique. En 2004 il participe à l'opération AGAPANTHE 04.

Le Duquesne aurait du être relevé dès 2006 par la frégate de défense antiaérienne Forbin mais la première frégate Horizon française connait de nombreux soucis de jeunesses. En dépit du risque de lacune capacitaire, la frégate Duquesne est désarmée le 26 juin 2007.  

Le 18 août 2009, la coque de l'ex Duquesne est transférée de la base navale de Toulon à l'école de plongée de Saint-Mandrier. Cette coque servira de brise-lames et complètera le dispositif de protection du plan d'eau à côté de l'ex Rance. A ma connaissance c'est toujours le cas en 2021.

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Caractéristiques Techniques

Déplacement :  standard 5335 tonnes pleine charge 6780 tonnes

Dimensions :  longueur hors tout 157.60m longueur entre perpendiculaires 148m largeur 15.54m tirant d'eau en charge : 7.25m

Propulsion :  deux groupes de turbines à engrenages Rateau à double réduction alimentées en vapeur par quatre chaudières fonctionnant au mazout lourd timbrées à 4(kg/cm2 et surchauffe à 450°C développant 72500ch et entrainant deux hélices.

Performances : vitesse maximale 34 noeuds distance franchissable 5100 miles nautiques à 18 noeuds 2400 miles nautiques à 29 noeuds 2000 miles nautiques à 30 noeuds

Electronique :  Radar de veille tridimensionnelle DRBI-23,Radar de veille surface air basse altitude, DRBV-15, Radar de navigation DRBN-34 (Racal Decca),

Radar de conduite de tir DRBC-33A pour l'artillerie de 100mm. Ce radar est associé à une caméra de télévision avec écartomètre, pointeur infrarouge Piranha avec écartomètre télémètre laser, les calculs étant assuré par un des calculateurs du Senit, deux radars de conduite de tir DRBR-51 pour les missiles Masurca

-Sonar de coque DUBV-23 et sonar remorqué DUBV-43

-Détecteur d'alerte radar ARBR-17, deux brouilleurs ARBB-33, deux lance-leurres Sagaie et un bruiteur remorqué SLQ-25 Nixie

-Système de direction de combat Senit 2 à trois calculateurs pouvant suivre 128 pistes simultanément, associées aux liaisons 11 et 14

-Système de transmission par satellite Syracuse II et Immarsat

-TACAN NRBP-2A

Armement : deux canons de 100mm modèle 1964 en tourelles simples à l'avant, quatre canons de 20mm  F2, quatre mitrailleuses de 12.7mm Browning M-2, une rampe lance-missiles à la poupe pour un total de 36 missiles (34 bons de guerre et 2 de calibrage), une rampe pour planeurs porte-torpilles Malafon (13 missiles), quatre missiles MM-38, quatre catapultes pour un total de dix torpilles L5,

Aviation :  aucune

Equipage :  24 officiers, 209 officiers mariniers et 113 quartiers-maitres mariniers soit un total de 346 hommes


Genèse des Tourville

De nouvelles corvettes pour la marine nationale
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Comme nous l'avons vu plus haut le modèle choisit pour la corvette C-65 (future Aconit) était loin de faire l'unanimité. Ses détracteurs ont d'ailleurs eu sa peau car sur les cinq navires prévus seule l'unité tête de série verrait le jour dans la forme de Lanester.

Dès 1967 alors que l'Aconit n'est pas encore sur cale, l'Etat major de la marine demande au Service Technique des Constructions et Armes Navales (STCAN) de plancher sur un nouveau projet de navire de combat hauturier appelé C67 (corvette modèle 1967).

Le nouveau bâtiment doit disposer de deux lignes d'arbres, d'une vitesse maximale plus importante et doit pouvoir mettre en œuvre deux hélicoptères ASM et surtout assurer leur maintenance. Les missions de ce nouveau navire doit être la protection ASM d'une force navale tout en se protégeant des menaces antisurfaces et antiaériennes.

On prévoit d'abord de construire comme C67, les quatre sister-ships prévus pour la corvette Aconit avant d'envisager une classe de huit navires. Si les trois premières doivent recevoir le même système propulsif que la C65, la quatrième et les suivantes doit pouvoir mettre en œuvre des turbines à gaz.

Pour pouvoir embarquer les hélicoptères et le Malafon, on reprend en la raccourcissant la coque des frégates lance-engins de classe Suffren (142m contre 148m pour les FLE60) et la corvette C67 doit être armée de deux canons de 100mm, d'un système antiaérien courte portée Mandragore, de missiles Exocet, d'un système Malafon et d'hélicoptères. Le Mandragore est rapidement abandonné pour des raisons budgétaires au profit d'une troisième tourelle de 100mm.

Le budget de 1967 finance la construction des deux premières corvettes, la première est commandée  en février 1968 est baptisée Tourville le 12 août 1970, sa construction est confiée à l'Arsenal de Lorient.

La seconde commandée en 1968 est baptisée Duguay Trouin le 12 août 1970. Elle est suivie d'une troisième corvette financée par le budget de 1970, commandée la même année est baptisée De Grasse. Elle  est d'ailleurs mise sur cale comme frégate puisque les C67 deviennent F67 le 8 juillet 1971.

Finalement le coût trop important de ses navires limitera leur série à trois exemplaires. Le remplacement des escorteurs d'escadre sera en fait assuré par les corvettes type C70 (reclassées frégates en 1988), une version réduite des Tourville avec une tourelle de 100mm, des hélicoptères, pas de Malafon mais une propulsion turbines à gaz et diesel mais point commun avec les Tourville, le nombre prévu à l'origine (18 corvettes ASM et 6 corvettes antiaériennes) ne sera pas respecté puisque seulement sept corvettes ASM et deux corvettes antiaériennes seront mises en service.

Le chantier constructeur : l'Arsenal de Lorient
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La ville est créée officiellement en 1666 sous l'impulsion de Colbert pour permettre à la Compagnie Française pour le commerce des Indes Orientales créée le 27 août 1664 d'une base de départ. Une corderie est inaugurée en 1676. A la fin du 17ème siècle le chantier naval est réquisitionné par la marine, marquant la naissance de l'Arsenal de Lorient.

Des travaux sont régulièrement menés pour adapter le site aux évolutions techniques et technologiques des constructions navales.

La loi du 3 avril 1926 ferme l'Arsenal de Rochefort et fait de Lorient un site de construction d'unités légères (croiseurs et contre-torpilleurs essentiellement), le site morbihanais étant aussi chargé de tester les navires construits à Bordeaux, Saint-Nazaire et Nantes.

Le site original situé donc sur la confluence Scorff-Blavet dispose d'une forme de radoub (utilisée également pour l'armement des navires) de 240m de long sur 28m de large accompagnée de deux cales, les cales n°4 et n°7 qui mesurent 175m de long sur 20m de large. On trouve également deux autres bassins de carénage.

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Forme de Lanester

Sur la rive orientale du Scorff nous trouvons la forme dite de Lanester, une forme de 240m de long sur 30m de large. Elle est accompagnée de trois cales.

La cale n°1 (couverte) mesure 230m de long sur 32m de large pouvant donc construire tous les navires jusqu'au croiseur lourd. La cale n°2 mesure 195m de long sur 28m de large et la n°3 de 175m de long sur 25m de large.

Durant le second conflit mondial, le site fût transformé par la construction d'une base sous-marine pour les U-Boot. La ville est rasée par les bombardements alliés laissant la base sous-marine quasiment intacte.

Le site à été reconstruit après guerre, Lorient étant à la fois un arsenal et une base opérationnelle avec notamment une escadrille de sous-marins.

La base navale ferme en 1995 dans le cadre du programme OPTIMAR mais les installations d'entretien et de construction restent opérationnelles, étant actuellement le seul site de Naval Group à pouvoir produire des navires de surface avec actuellement la fin du programme FREMM et le début du programme FTI (Frégate de Taille Intermédiaire) sans oublier la construction d'unités destinées à l'export (corvettes Gowind par exemple).

De nombreux navires ont donc été construits à Lorient. Impossible et je dirais même inutile de les citer tous. Je me suis donc contenté d'une liste totalement arbitraire.

En dépit d'un site contraint, Lorient à construit quelques cuirassés en l'occurrence successivement le Hoche, le Brennus, le Bouvet, le Saint Louis, le Mirabeau, le Courbet et le Provence. Le cuirassé Gascogne (classe Normandie) lancé le 20 septembre 1914 ne sera jamais achevé, la coque étant vendue le 14 septembre 1923 à la Société d'Entreprise et de Produits Métallurgiques de l'Ouest pour démantèlement.

En ce qui concerne les croiseurs on trouve les croiseurs cuirassés La Gloire et Waldeck  Rousseau, le croiseur lourd Tourville, le croiseur mouilleur de mines Pluton, le croiseur léger De Grasse.

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Les contre-torpilleurs Le Fantasque et L'Audacieux en achèvement à flot à Lorient

On trouve dans la catégorie navire médian de combat des contre-torpilleurs comme Le Fantasque et l'Audacieux ou encore le Mogador, des frégates comme les rutilantes Chevalier-Paul (dont la ville marraine est ma bonne ville de Nantes) et Forbin, des frégates légères furtives de classe La Fayette, des avisos de classe d'Estienne d'Orves mais aussi plus ancien des escorteurs d'escadre en l'occurrence sept sur dix-huit (Surcouf, Kersaint, Bouvet, Maillé-Brézé, Vauquelin Duperré et La Galissonnière).

Il y eut également la construction de navires de soutien comme le ravitailleur de sous-marins Jules Verne ou les bâtiments de soutien logistique de classe Rhône. On ne trouve cependant que deux sous-marins, deux unités de moyenne patrouille, les Henri Poincaré et Poncelet.

A SUIVRE

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MessageSujet: Re: FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE   FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE EmptyMer 04 Aoû 2021, 17:09

CARRIERE OPERATIONNELLE

La frégate Tourville (D-610)
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La frégate Tourville (D-610) à la mer

Présentation
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Dans la forme de Lanester deux frégates ASM en construction (Tourville et Duguay Trouin)

C'est en avril 1969 que la première tôle de la corvette C67A1 est découpée sur le site de l'Arsenal de Lorient. La mise sur cale dans la forme de Lanester à lieu presqu'un an plus tard le 13 mars 1970.

Baptisée Tourville le 12 août 1970, la corvette devenue frégate (8 juillet 1971) est mise à flot le 13 mai 1972.

Armée pour essais le 4 novembre 1972, elle effectue ses essais à la mer du 17 janvier au 29 mars 1973, les 20 juin et 14 septembre 1973, du 11 mars au 5 avril et du 17 au 23 avril 1974, du  8 au 10 et les 28 et 29 mai.

Entre-temps la clôture d'armement (qui correspond au commissioned de nos «amis» anglo-saxons) à été prononcée le 31 mars 1974. Il réalise sa traversée longue durée du  1er juin au 13 juillet 1974 mais la mise en service est retardée par la commission supérieure d'armement.

Cela n'empêche pourtant pas la frégate de participer à la mission Saphir, une mission de présence dans l'Océan Indien en escorte du porte-avions Clemenceau du 8 octobre 1974 au 25 mars 1975

La frégate Tourville elle poursuit jusqu'à Lorient où elle arrive le 27 mars 1975. Elle est indisponible du 8 avril au 9 juin, faisant une sortie pour essais du 9 au 11 juin.

La frégate ASM Tourville est admise au service le 14 juin 1975 soit avec un an de retard sur le calendrier initial (mars 1974).

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Le comte de Tourville

La C67A1 est le septième navire à rendre hommage à Anne-Hilarion de Cotentin, comte de Tourville (1642-23 mai 1701), un amiral français du 17ème siècle.

Commandant la flotte française à partir de 1689 (flotte qui bénéficie des soins attentifs de Colbert et de Louis XIV), il s'illustre à la bataille de Bévéziers le 10 juillet 1690 contre les anglo-hollandais mais après la bataille de Barfleur du 29 mai 1692 qu'il remporte dans un état d'infériorité manifeste (44 vaisseaux contre 98 anglo-hollandais), il perd 15 navires faute d'abri ce qui conduira à l'aménagement de Cherbourg.

Il est élevé à la dignité de maréchal de France en 1693 et détruit en baie de Lagos un riche convoi venu de Smyrne. Après la paix de Ryswick en 1697, il quitte le service actif et malade meurt le 23 mai 1701.

-Le premier est un vaisseau de 74 canons lancé en 1787, désarmé en 1818 et démoli en 1841.

-Il est suivi par un vaisseau mis sur cale en Espagne sous le nom de San Gennaro en 1765, cédé à la France en 1801 et rebaptisé San Genard puis Ulysse en 1803 et enfin Tourville en 1811. Il sert alors de bâtiment-base pour l'école navale à Brest avant de terminer sa carrière comme ponton pour machine à mâter.

-Le troisième Tourville est un vaisseau transformé sur cale avec une machine à vapeur lancé en 1853, rayé en 1872 et démoli en 1878 et est suivi par un croiseur de 1ère classe de 5800 tonnes lancé en février 1876 désarmé en février 1902 et démoli en 1903.

-Le cinquième Tourville est un transport-hôpital lancé en 1884 sous le nom de Gironde mais rebaptisé Tourville en 1909, servant à l'école de canonnage jusqu'en 1914 avant de participer au premier conflit mondial comme navire-atelier. Rebaptisé Rhin en 1924, il est désarmé en 1933, coulé par un bombardement en 1944 avant que l'épave renflouée ne soit démolie en 1946.

-Il aurait du être suivit par un cuirassé de classe Lyon (29000 tonnes, 21 noeuds, 16 canons de 340mm en quatre tourelles quadruples) dont la construction était prévue à partir de 1915 mais la guerre provoque la suspension du projet qui n'est pas repris après la fin du conflit.

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Le croiseur lourd Tourville lors de la guerre d'Espagne avec les marques de neutralité

Le sixième Tourville à être mis en service est un croiseur lourd de 10000 tonnes (croiseur de 1ère classe) de classe Duquesne mis sur cale à l'Arsenal de Lorient le 14 avril 1925 lancé le 24 août 1926 et admis au service actif le 19 mars 1929.

Après un tour du monde entre avril 1929 et janvier 1930, le seul «10000 tonnes» non construit à Brest est affecté à l'Escadre de la Méditerranée, participant à des transports d'or et des missions de surveillance.

Intégré à la Force X, il est immobilisé de juin 1940 à juillet 1943 à Alexandrie mais la fin de la guerre le voit le plus souvent en travaux ou en réserve plutôt qu'en service, les croiseurs lourds français étant jugés trop vieux par les américains pour justifier une remise en état.

Déployé en Indochine entre janvier et juillet 1946 puis entre novembre 1946 et novembre 1947, il sert de ponton à Brest de 1948 à 1961, mis en réserve spéciale B le 28 avril 1961, condamné le 8 mars 1962 et démantelé à la Seyne sur Mer en 1963.

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Un sous-marin nucléaire d'attaque de type Barracuda

Un huitième navire va porter le nom de ce grand marin, un sous-marin nucléaire d'attaque de classe Suffren (type Barracuda). Le Tourville (S-637) à été mis sur cale à Cherbourg le 28 juin 2011. La mise à flot est prévu pour 2023, les essais pour 2024 et l'admission au service actif pour 2025 (sauf nouveau retard dans le calendrier à cause de problèmes techniques et financiers).

Carrière opérationnelle

Jeunes années
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La frégate Tourville dans sa configuration initiale avec trois tourelles automatiques de 100mm

A son admission au service actif, la frégate Tourville est affectée à l'Escadre de l'Atlantique. Avec le retour des porte-avions à Toulon la mission principale de la F-67A1 est de protéger l'appareillage et le retour à Brest des SNLE de la FOST.

En dehors de cette mission vitale pour la crédibilité de la dissuasion nucléaire française, la frégate anti-sous-marine s'entraine régulièrement avec les autres unités de l'Escadre et avec des marines étrangères. Elle participe également à des opérations de relations publiques comme la revue navale du 11 juillet 1976 qui une fois n'est pas coutume est organisée au large de Nice.

Le 2 avril 1977, la frégate Tourville appareille de Brest, ralliant le groupe Saphir composé du porte-avion Clemenceau et du pétrolier ravitailleur La Saône. Le petit groupe franchit le canal de Suez le 11 avril et arrive à Djibouti cinq jours plus tard

La frégate opère avec d'autres navires français sortant du 6 au 12 mai et du 22 mai au 11 juin avant différentes escales durant toute l'été. De retour à Djibouti le 15 août, elle est de nouveau à la mer le 28 août avant de participer à un entrainement de groupe à la fin du mois de septembre.

Le Tourville quitte Djibouti le 24 octobre, franchit le canal de Suez le 28 octobre et après une escale technique à Augusta le 31 rentre directement à Brest.

Après une Iper, le Tourville est à la mer pour essais du 13 au 17 mars. L'année 1978 le voit participer notamment à l'exercice «Suroit 78» du 7 au 10 juin puis une nouvelle croisière dans le Nord du 3 au 23 septembre avec une escale à Cherbourg du 8 au 11 puis à Stavanger du 12 au 16 septembre.

Après une première sortie à la mer du 7 au 12 janvier 1979, la frégate participe à la sortie d'hiver  de l'escadre de l'Atlantique en compagnie des escorteurs d'escadre Bouvet et Du Chayla ainsi que de l'escorteur rapide Le Normand, appareillant de Brest le 17 faisant escale à Santa Cruz de Ténérife, Dakar, Funchal avant de rentrer à son port d'attache le 15 février.

Il ressort pour un exercice de groupe du 7 au 9 mai avant l'exercice «Coconut» du 20 au 26 mai en compagnie de l'escorteur anti-sous-marin Casabianca et des sous-marins Marsouin et Morse, rejoints du 21 au 25 mai par le croiseur-école Jeanne d'Arc, la frégate De Grasse et le pétrolier ravitailleur Durance.

Le reste de l'année est occupé par un entrainement de groupe du 20 au 23 août puis au mois de décembre 1979, l'exercice N'Djambour II en Casamance en compagnie du porte-avions Foch, du TCD Orage et des BDC Argens et Bidassoa. Il est de retour à Brest le 21 décembre.

Après une seule et modeste sortie à la mer les 3 et 4 janvier, la frégate Tourville passe huit mois en Iper à Lorient, immobilisation qui voit le remplacement de la troisième tourelle de 100mm baptisée Bévéziers (la tourelle I est baptisé Soleil Royal et la tourelle II Barfleur du nom de navires commandés par Tourville) par un lanceur octuple pour missiles Crotale Naval. Les travaux terminés, il passe la fin de l'année 1980 en essais.

La frégate Tourville dans les années quatre-vingt
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Nouvelle configuration pour le Tourville avec un lanceur octuple Crotale en remplacement de la tourelle de 100mm n°3

Le 21 janvier 1981, le Tourville appareille de Brest pour Toulon afin de participer à un stage CEF jusqu'au début du mois de février. Elle enchaine du 9 au 27 mars par l'exercice «Ares 81» avec le Clemenceau, le Colbert, le D'Estrées, le Guépratte, le D'Estiennes d'Orves et la Meuse. Elle rentrer à Brest après une escale à Tanger du 18 au 22 mars 1981.

Après un entrainement de groupe fin avril, la frégate ressort du 3 au 8 mai puis du 12 au 16 et enfin du 18 au 23 mai pour un entrainement de groupe avec les avisos Jean Moulin et Lieutenant de Vaisseau Lavallée.

Après un entrainement individuel du 28 au 30 juillet, la frégate sort le 5 octobre avec l'Aconit puis fait une longue escale au Havre jusqu'au 25 octobre avant de rentrer à Brest le 29 octobre. Le Tourville repart de Brest le 16 novembre, fait escale à Amsterdam du 24 au 28 novembre, rentrer au port le 1er décembre et termine l'année par la remise en condition du sous-marin Espadon, tâche menée avec le concours de l'escorteur anti-sous-marin Vauquelin.

Après un exercice franco-britannique à la mi-janvier 1982, la frégate anti-sous-marine reprend la mer le 11 mars pour une mise en condition d'un sous-marin avec les avisos Amyot D'Inville et Détroyat.

Le 24 avril, le Tourville appareille avec l'Aconit, l'escorteur Duperré et le pétrolier ravitailleur Durance  pour entrainement, faisant escale à Palma de Majorque du 29 avril au 3 mai avant les exercices «Distant Drum» et «Korrigan» avec le porte-avions Foch, les frégates lance-engins Suffren et Duquesne, la frégate anti-sous-marine Dupleix, les escorteurs Maillé-Brézé et Guépratte ainsi que les pétroliers Durance et Meuse.

Il est à Tanger le 17 mai puis à Lisbonne du 19 au 24 mai avant de rentrer à Brest le 27 mai 1982. Après l'exercice Suroit du 4 au 11 juin, la frégate est immobilisée comme Iper jusqu'en décembre et termine l'année par les essais à la mer.  

Après entrainement du 16 au 22 janvier et du 24 au 28 janvier, il est en mer le 1er février quand il doit être dérouté pour assister le pétrolier libérien Eleftheria de 76000 tonnes avant d'effectuer une nouvelle sortie du 23 au 25 mars.

Le 28 mars, la frégate Tourville appareille avec l'Aconit et la Durance pour la mission Caravelle, mouillant à Funchal le 1er avril, à San Juan de Porto Rico du 12 au 15 avril, à Fort de France du 19 au 23 avril, mouille aux Saintes le 26 avril puis est à Basse Terre jusqu'au 3 mai et à Wilhelmstadt jusqu'au 8 mai. Après un arrêt à Ponta Delgada le 20 mai, le groupe Caravelle reprend le chemin de la maison, arrivant à Brest le 25 mai 1983.

La frégate termine l'année par une sortie de groupe du 22 au 25 août avec l'escorteur anti-sous-marin Vauquelin, une sortie à la mer du 29 août au 1er septembre pour remise en condition du sous-marin Diane du 11 au 15 octobre pour entrainement puis deux sorties au profit du CIN et pour entrainement individuel.

Après un entrainement individuel du 12 au 14 janvier et du 23 au 28 janvier avec le pétrolier ravitailleur Durance, la frégate appareille le 5 février en compagnie de L'Aconit, des escorteurs Du Chayla et Vauquelin et du pétrolier Durance pour l'entrainement d'escadre «Tropique 84» faisant escale à Casablanca, Las Palmas, Dakar, Santa Cruz de Ténériffe et encore à Las Palmas avant de rentrer à Brest le 16 mars.

Le Tourville est engagé ensuite du 29 mai au 9 juin dans l'exercice «Suroit 84» et après différentes sorties, il prête son concours du 5 au 14 septembre au Centre d'Essais des Landes avec une sortie baptisée «Vendémiaire» jusqu'au 23 septembre.

Après une Iper de cinq mois, la frégate reprend la mer pour entrainement individuel puis un entrainement de groupe, appareillant de Brest le 3 mai en compagnie du Vauquelin, du Maillé-Brézé et de la Durance, manœuvrant avec le groupe Jeanne d'Arc (croiseur-école Jeanne d'Arc et aviso-escorteur Commandant Bourdais) qui rentrer à Brest le 6 mai, la frégate faisant escale à Bordeaux le 7 mai avant de rentrer à Brest le 14 mai.

Le 2 septembre 1985, il appareille pour l'exercice «Ocean Safari» en compagnie de l'escorteur lance-missiles Dupetit-Thouars, exercice qui à lieu après une escale à Lisbonne du 4 au 8 septembre. Le Tourville est de retour à Brest le 26 septembre. Il termine l'année par l'exercice Automne 85 du 29 octobre au 20 novembre.

Il commence l'année 1986 par l'exercice Suroit du 26 février au 6 mars puis à un entrainement de groupe du 8 au 14 avril et du 29 avril au 1er mai pour des essais de matériels. Le 21 juin, la frégate Tourville appareille de Brest en compagnie du croiseur-école Jeanne d'Arc, mouille à Ponta Delgada le 24 juin où les deux navires sont rejoints par la frégate anti-sous-marine Jeanne de Vienne et les trois bâtiments gagnent New York pour une escale du 3 au 8 juillet, participant le 4 à la revue navale de l'Independence Day et du centenaire de la statue de la liberté. Après une escale à Boston, ils rentrent à Brest le 17 juillet. L'année se termine par peu d'événements importants au delà de quelques sorties locales.

La frégate est en Iper pour cinq mois à partir du 10 novembre avant d'être en Stage CEF jusqu'au 21 mai 1987. De retour à Brest, il quitte son port d'attache pour l'exercice Medlant au mois de juin puis «Ocean Safari» au mois de septembre en compagnie de son sister-ship Duguay-Trouin, de la frégate anti-sous-marine Primauguet, les escorteurs Maillé-Brézé et Du Chayla ainsi que le pétrolier ravitailleur Durance. Il gagne ensuite l'Europe du Nord, faisant escale au mois d'octobre à Helsinki et à Hambourg et termine l'année par un entrainement individuel et une remise en condition de sous-marins.

Après des sorties individuelles au début de l'année 1988, la frégate participe à l'exercice «Team Work» du 5 au 30 septembre avec une escale à Oslo du 23 au 28 septembre. Après une sortie à la mer le 4 octobre pour un stage de commandant de sous-marins, il participe à partir du 24 octobre à l'exercice «Morgane 88» avec le croiseur-école Jeanne d'Arc, l'Aconit, La Motte-Picquet, le Du Chayla, le La Galissonnière et la Durance, faisant escale à Las Palmas, à Abidjan, à Libreville et à Dakar avant de rentrer à Brest le 14 décembre 1988.

Il commence l'année 1989 par un exercice «Korrigan» du 16 au 21 mai avant d'accompagner les 25 et 26 mai, le SNLE Tonnant sorti à la mer avec à son bord M. Michel Rocard, premier ministre et après plusieurs sorties individuelles, la frégate participe à l'exercice «Sharp Guard» du 7 au 19 septembre puis «Asterix» du 27 novembre au 18 décembre en compagnie du Duguay-Trouin, du Duquesne, du Du Chayla, l'aviso Commandant L'Herminier et le pétrolier Durance.

Après une Iper de janvier à avril 1990, il effectue ses essais et sa remise en condition individuelle au mois de mai avant de participer à l'exercice Suroit du 13 au 22 juin puis à la sortie «Vendémiaire 90» du 10 septembre au 18 octobre avec les frégates De Grasse, Primauguet, l'escorteur Duperré et le pétrolier Somme, faisant escale à cette occasion à Madère, Dakar, Santa Cruz et Lisbonne. Il termine l'année par plusieurs sorties pour entrainement individuel.

Nouvelle décennie
FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE F-asm_27
La frégate ASM Tourville à quai

Après un début d'année consacré à plusieurs sorties individuelles, le Tourville est en Iper de la fin du mois de février au début juin, passant l'été et le début de l'automne aux essais à la mer et à sa remise en condition en individuel et par un stage CEF.

Le 14 octobre 1991, il appareille pour la sortie Amadeus en compagnie de la frégate La Motte-Picquet, de l'aviso Commandant Bouan et du pétrolier Durance du 14 octobre au 16 novembre avec des escales à Madère et au Ferrol.

La frégate commence l'année 1992 par un entrainement individuel du 7 au 10 janvier puis un entrainement de groupe du 27 au 30 janvier et du 2 au 3 février. Elle participe ensuite à l'exercice «Team Work 92» du 5 au 27 mars avec une escale à Dublin du 2 au 5 mars et à Oslo du 28 au 30 mars avant de rentrer à Brest le 2 avril.

Le 1er juin 1992, les escadres de l'Atlantique et de la Méditerranée sont supprimées. L'escadre de la Méditerranée est remplacée par la Force d'Action Navale (FAN) et l'escadre de l'Atlantique est remplacée par le Groupe d'Action Sous-Marine (GASM).

Le Tourville est incorporé au GASM et termine l'année pour un entrainement avec la Somme du 26 au 27 octobre.

Après les quatre premiers mois consacrés à des sorties individuelles, la frégate effectue du 25 au 28 avril un Passex avec un groupe naval allemand et après une escale aux Açores du 29 avril au 3 mai avant de rentrer à Brest le 10 mai. Il effectue plusieurs sorties de «relations publiques» notamment du 10 au 14 juin à Bordeaux au moment de l'inauguration du croiseur Colbert comme musée flottant sur le quai des Chartrons.

Le 28 octobre, il appareille de Brest, fait relâche à Cherbourg le 29 octobre puis fait escale à Wilhelmshaven du 1er au 8 novembre à l'occasion de l'activation de la Force Navale Franco-Allemande (FNFA) composée à cette occasion outre de la frégate Tourville, de la frégate anti-sous-marine Latouche-Treville, du pétrolier ravitailleur Somme et des frégates allemandes Schleswig-Holstein et Bremen.

La frégate Tourville fait ensuite escale à Hambourg du 11 au 15 novembre, à Oslo du 20 au 22 novembre, à Kiel du 24 au 29 novembre avant de rentrer à Brest le 2 décembre. Il termine son année opérationnelle par un entrainement de groupe avec les avisos Lieutenant de Vaisseau Le Hénaff et Enseigne de Vaisseau Jacoubet jusqu'au 17 décembre.

La frégate Tourville entre alors en modernisation qui va l'éloigner de la mer pendant quatorze mois de février 1994 à avril 1995. Cette modernisation voit notamment l'installation du système SLASM (Système de Lutte Anti-sous-marine) et le débarquement du Malafon qui aurait du être remplacé par le Milas franco-italien mais la France à abandonné le projet qui à été poursuivit en solo par nos amis transalpins.

Le Tourville est à la mer pour essais le 3 avril, du 14 au 16 juin, du 19 au 24 juin, du 26 au 30 juin, du 8 au 11, du 21 au 25 août au large de Brest puis du 12 octobre au 13 novembre dans la région des Açores et dans les Canaries.

Le 26 janvier, la frégate appareille de Brest pour Toulon où elle arrive le 2 février pour un stage de remise en condition et le teste du SLASM en Méditerranée. Il quitte le Var le 24 février et rentre à Brest le 4 mars. Les essais se poursuivent durant toute l'année et entre le 1er et le 13 décembre, la frégate sort avec la Latouche-Treville et deux avisos pour un entrainement mutuel.

L'année 1997 est consacrée encore à l'entrainement, le Tourville étant absente de son port base du 16 au 24 janvier puis entre le 27 janvier et le 27 février.

La frégate ressort pour entrainement du 9 au 13 avril puis est à la mer du 25 au 28 août avant de gagner l'Europe du Nord, faisant escale à Wilhelmshaven du 7 au 9 septembre, Stavanger du 19 au 22 septembre, Wilhelmshaven du 28 au 30 septembre avant de rentrer à Brest le 3 octobre après deux jours à Cherbourg. Il termine l'année par une escale à Londres du 7 au 13 octobre, sort de Brest le 24 novembre et effectue une dernière sortie d'entrainement du 17 au 20 décembre.  

Après des sorties à la mer les 19 et 20 janvier et du 26 janvier au 6 février, la frégate est en Iper jusqu'au mois de septembre, subissant un stage de remise en condition du 28 septembre au 9 octobre 1998. Le Tourville quitte Brest le 21 octobre pour Falsane où elle arrive le 23 octobre pour un stage d'entrainement avec la marine britannique.

Elle repart de Falsane le 26 octobre, relâche à Leith du 7 au 9 novembre avant de rentrer à Brest le 11 novembre.

Elle passe au mois de décembre à Saint Malo lors d'un sommet franco-britannique consacré à la défense européenne, étant mouillé à couple avec le destroyer Birmingham dans le bassin Vauban.

Le 4 décembre, les ministres de la défense français et anglais signent un accord pour la gestion commune des situations de crise à bord de la frégate anti-sous-marine. Le Tourville termine l'année par un entrainement mutuel avec d'autres bâtiments du 17 au 20 décembre.

Le 6 février 1999, la frégate quitte Brest et après une escale à Tanger du 8 au 11 arrive à Toulon le 13. Elle s'intègre aussitôt à une force occasionnelle baptisées Task Force 470 pour la mission Trident dans l'Adriatique en compagnie du porte-avion Foch, de la frégate antiaérienne Cassard, de la frégate anti-sous-marine Montcalm, de la frégate légère Surcouf, des pétroliers ravitailleurs Meuse et Var, le navire-atelier Jules Verne et la frégate anti-sous-marine britannique HMS Sommerset (type 23 classe Duke).

La frégate F67 quitte la TF470 le 19 mars, mouille à Patras du 20 au 24 mars, à Rhodes du 29 mars au 2 avril avec le Commandant Bouan, à Alexandrie du 3 au 7 avril, effectue une escale technique à Toulon du 11 au 12 avril, relâche à Valence du 13 au 16 avril avant de rentrer à Brest le 19 avril.

Il sort ensuite du 31 mai au 4 juin pour remise en condition de sous-marins avant d'enchainer par une participation à l'Armada du Siècle au Havre du 13 au 18 juillet puis un exercice anti-sous-marin Pilou. Il travaille ensuite au profit du CEL du 4 au 8 octobre puis pour différents exercices du 22 au 28 octobre, du 3 au 4 novembre et enfin du 11 novembre au 2 décembre avec des escales à Portsmouth et à Rotterdam.

Il entame la dernière année du millénaire par la sortie «Myrrhe 2000», la dernière mission du porte-avions Foch avant son transfert à la marine brésilienne. Le Tourville quitte Toulon le 15 janvier en compagnie outre du porte-avions, de la frégate lance-engins Duquesne, du SNA Emeraude, du pétrolier ravitailleur Meuse et du navire-atelier Jules Verne.

La TF473 franchit le canal de Suez le 22 janvier et après une escale à Djeddah du 24 au 26 janvier, manœuvre avec la marine saoudienne puis participer à l'exercice «Golfe 2000» avec les forces armées émiraties et d'autres navires français. : la frégate Jean de Vienne, l'aviso Commandant Blaison, le TCD Foudre.

Après une escale à Abou Dhabi et à Bombay, le Tourville quitte la TF473 qui gagne l'Atlantique, la frégate faisant escale à Vishakapatnam du 2 au 6 mars avec le Commandant Blaison et le BCR Var, Djibouti du 13 au 15, Suez les 18 et 19, La Sude en Crète du 21 au 23 mars avant de rentrer à Brest le 29 mars 2000.

Il est ensuite intégré à la FNFA à partir du 30 mai en compagnie de la frégate Latouche-Tréville et l'aviso Second Maitre Le Bihan et après une escale à Kiel du 16 au 23 juin, la force navale franco-allemande est désactivée.

Le 1er juin 2000, en application du plan Optimar, le GASM disparaît et tous les bâtiments basés à Brest sont rattachés à la Force d'Action Navale (FAN)

Le 18 septembre 2000, le Tourville accompagné de la frégate anti-sous-marine Primauguet appareille de Brest pour une mission de deux mois dans l'Atlantique Nord et aux Etats Unis.

Le transit aller voir les deux frégates françaises naviguer avec un groupe allemand (destroyer Lütjens frégates Bremen Schleswig Holstein et le pétrolier ravitailleur Rhön) faisant escale pendant six jours à Halifax avant de gagner Norfolk.

Ils vont participer à l'exercice «Unified Spirit 2000» en compagnie des groupes de combat du porte-avions USS Harry S. Truman et du porte-hélicoptères Nassau ainsi que des bâtiments canadiens et britanniques.

Le Tourville fait escale à Charleston avant de rallier à la mer le Primauguet et les bâtiments britanniques, rentrant à Brest le 21 novembre, transit retour difficile avec plusieurs problèmes mécaniques.

Et la frégate entra dans le nouveau siècle

La frégate commence mal ce nouveau siècle puisqu'elle est immobilisée pendant quatre mois (trois mois à quai et un au bassin) pour réparer les problèmes techniques de la ligne d'arbre bâbord et notamment des vibrations sur le safran.

Le Tourville appareille ensuite le 11 avril pour une mission en Méditerranée, faisant escale à Toulon le 27 avril puis à Beyrouth. Elle participe à l'exercice franco-américain «Shark Hunt», sauvant deux personnes en mer avant une escale à Naples le 11 mai. Il enchaine par «Trident d'Or 2000» du 27 mai au 1er juin qui voit la première apparition du porte-avions nucléaire Charles de Gaulle. La frégate rentre ensuite à Brest après des escales à Rota et à Bordeaux le 22 juin 2001.

Après une fin d'année 2001 sans événements croustillants, la frégate est immobilisé pour Iper de février à septembre 2002, étant en essais et remise en condition individuelle jusqu'en novembre avant de terminer l'année par l'exercice Péan du 12 au 22 novembre en compagnie du porte-avions Charles de Gaulle, de la frégate antiaérienne Cassard, de la frégate furtive Courbet, de la frégate Aconit, du SNA Améthyste et du pétrolier ravitailleur Meuse et un stage de cinq semaines au Centre d'Evaluation de Combat (CEVACO) de la marine espagnole à Cadix en compagnie de la frégate antiaérienne Cataluna, faisant à cette occasion escale à Rota, au Ferrol et à Cadix.

L'année 2003 comme pour la frégate anti-sous-marine par un exercice multinational. Baptisé «Spontex 3» et consacré à la lutte anti-sous-marine par petits fonds, il voit la frégate être engagée avec la Latouche-Tréville, les avisos Commandant Bouan Premier Maitre L'Her et Lieutenant de Vaisseau Lavallée, le SNA Rubis; la frégate Asturias et le sous-marin Marsopa pour la marine espagnole; la frégate Tjerk Hiddes de la marine néerlandaise; la frégate Argyll de la marine britannique et le sous-marin U15 de la marine allemande.

Le Tourville enchaine par un déploiement dans l'Océan Indien, le centre de gravité des opérations de la marine nationale depuis 2001. Elle quitte Brest le 3 septembre relevant l'aviso Commandant Ducuing. Durant le transit il participe à la mise en condition de la frégate Makkah, franchissant le canal de suez le 21 septembre et après une escale technique du 25 au 27 septembre à Djibouti, intègre l'EUROMARFOR en remplacement de la Nivose.

Le 3 janvier 2004, un Boeing 737 égyptien s'écrase au large Sharm-El-Sheik en mer Rouge avec 148 passagers, majoritairement français à bord.

Deux jours plus tard, la frégate Tourville est sur zone pour aider les recherches de l'épave et des boites noires. Un robot plongeur venant de Djibouti, le tout soutenu par le BCR Somme rallient la zone. Une cérémonie à lieu le 10 janvier, un membre de l'équipage lisant les noms des 148 victimes en présence de leurs familles. Le Tourville est de retour à Brest le 12 février après cinq mois d'absence.

En septembre 2004, le Tourville manœuvre dans l'Atlantique avec le SNA Emeraude et deux bâtiments russes, le sous-marin Vepr (Akula II) et le destroyer Admiral Chabaneko (Udaloy Mod) avant l'escale des deux derniers nommés à Brest du 21 au 26 octobre.

Le Tourville commence l'année 2005 par la sortie Frame 05 dans l'Atlantique en compagnie du porte-avions Charles de Gaulle, de la frégate antiaérienne Jean Bart, du pétrolier ravitailleur Meuse et du sous-marin Rubis. La frégate participe à l'exercice franco-américain Multi-National Maritime Exercise (MNME) du 23 au 27 mai 2005 au large de Norfolk.

Après une escale à New York du 27 mai au 2 juin, la frégate participe à l'exercice franco-canadien Canfrex avant de faire relâche à Halifax du 8 au 13 mai puis de retraverser l'Atlantique direction Cherbourg où il fait escale les 23 et 24 avant de participer le 25 juin à l'International Fleet Review de Portsmouth avant de rentrer à Brest le 30 juin 2005.

Du 12 au 24 septembre 2005, le Tourville est le bâtiment amiral de l'exercice Spontex qui voit l'engagement côté français des frégates Latouche-Tréville Primauguet et De Grasse, des avisos Lieutenant de Vaisseau Lavallée et Commandant L'Herminier, du SNA Saphir, du patrouilleur Cormoran et du remorqueur Tenace plus la frégate HMS Monmouth, le sous-marin HMS Trenchant et le ravitailleur polyvalent Fort Victoria pour la Royal Navy; le destroyer américain Mahan, le pétrolier-ravitailleur Tergernesee allemand et le sous-marin portugais Barracuda. La frégate termine l'année 2005 par un exercice antiterroriste le 10 novembre.

Le Tourville est ensuite en Iper du 9 janvier au 29 juin avec passage au bassin 4 du 23 février au 18 avril. Elle quitte Brest le 20 octobre 2006 pour la Méditerranée, faisant escale à Casablanca le 10 novembre, étant engagée dans «Pean 06» du 13 au 24 novembre en compagnie du Charles de Gaulle, des frégates Jean Bart et La Motte-Picquet et du pétrolier ravitailleur Meuse avant de mener une mission de sûreté maritime en compagnie de la frégate Dupleix et du sous-marin Casabianca. Il est de retour à Brest le 17 décembre 2006.

Le 5 février 2007, la frégate appareille de Brest, retrouvant au large de Toulon le 11 février, la TF473 composée du porte-avions Charles de Gaulle, de la frégate antiaérienne Cassard, de la frégate espagnole Blas de Lezo (type F100 classe Alvaro de Bazan), du pétrolier-ravitailleur Marne et du SNA Perle, tous ces navires participant à Agapanthe 07. Des problèmes avec le Sonar remorqué DSBX-1A l'oblige à des réparations à Toulon avant qu'il ne retrouve la TF473 et de franchir avec elle le canal de Suez le 21 février 2007.

Durant ce déploiement, il participe à l'exercice franco-saoudien White Shark du 23 au 28 février, un passex avec la frégate pakistanaise Tippu Sultan (ex-Avenger classe Amazone ou type 21) le 31 mars et après des escales à Mascate et Abu Dhabi, la frégate repasse en Méditerranée (escale à Héraklion du 8 au 10 mai) et rentrer à Brest le 20 mai.

Elle termine l'année par Spontex 2007 du 2 au 10 octobre dans le Golfe de Gascogne en compagnie du Primauguet, du Premier Maitre L'Her, du Lieutenant de Vaisseau Le Hénaff et du Casabianca avant de rester immobiliser pour une Période d'Entretien et d'Indisponibilité (PEI) d'octobre 2007 à janvier 2008.

Reprenant la mer le 21 janvier, il passe une semaine pour essais à la mer et remise en condition, manœuvrant le 24 janvier avec le destroyer russe Admiral Chabanenko, détaché du groupe de combat du porte-aéronefs Admiral Kuznetsov qui remontait de Méditerranée regagnait son antre située dans l'Océan Arctique.

La frégate participe ensuite du 11 au 21 mars à l'exercice «Morskoul», l'entrainement annuel de la Force d'Action Navale au large des côtes bretonnes et normandes.

Il enchaine par l'exercice «Grampus» au début du mois d'avril avec le Latouche-Tréville, la Meuse, la frégate britannique Richmond, les sous-marins Saphir, Torbay (RN) et Hartford (US Navy) ainsi que des avions de patrouille maritime français britanniques, américains et canadiens.

Il enchaine par une mission en Arctique, faisant escale à Reykjavik (30 mai), Nuuk au Groenland et Severomorsk en Russie où il repart le 16 juin effectuant un Passex avec le destroyer.....Severomorsk (classe Udaloy) avant de rentrer à Brest le 7 juillet après une escale à Stavanger.

Après avoir participé à «Brest 2008» du 11 au 17 juillet, la frégate participa du 21 septembre au 3 octobre à un entrainement conjoint avec son sister-ship le De Grasse, ressort encore une dizaine de jours fin octobre avant de rester en arrêt technique de novembre 2008 à février 2009 qui doit normalement être le dernier avant son retrait du service actif .

Elle  à ensuite participé en juin 2009 à l'exercice Frukus (France Russie United Kingdom United States), un exercice franco-russo-britannico-américain dans l'Atlantique avec notamment le destroyer russe Severomorsk, la frégate britannique York et le destroyer américain Klakring.

D'octobre 2010 à mars 2011 la frégate Tourville à participé à  la mission Agapanthe 2010 au sein du groupe de combat de notre hélas unique porte-avions, le Charles de Gaulle.

Outre le porte-avions et la frégate Tourville, le groupe de combat se compose de la frégate de défense aérienne Forbin, du sous-marin nucléaire d'attaque Améthyste et du pétrolier-ravitailleur Meuse qui sera remplacé au cours du déploiement par le  bâtiment de commandement et de ravitaillement Somme.

Le groupe aérien du porte-avions se compose de dix Rafale M de la 12F, douze Super Etendard Modernisés (SEM) de la 17F, deux Hawkeye de la AF, deux AS-365 Dauphin de la 35F et un Puma de l'armée de terre.

Comme pour les déploiements précédents, le porte-avions et son escorte vont alterner mission de contrôle océanique et exercices que ce soit avec la marine italienne (Passex avec la frégate antiaérienne Andrea Doria), la marine et l'armée de l'air grecque, la marine et l'armée de l'air d'Arabie Saoudite en mer Rouge, le groupe aéronaval indien organisé autour du porte-avions Viraat dans le cadre de l'exercice VARUNA 10 ou encore avec les forces armées des Emirats Arabes Unis.

Les avions du Charles de Gaulle vont également assurer l'appui des forces afghanes et des troupes de la coalition. Naviguant à environ 1h30 de l'espace aérien afghan, les Rafale et les SEM vont effectuer des missions de 4 à 6h.

Le 14 octobre 2010 suite à un souci électrique le porte-avions doit rentrer au port. Dans un premier temps on pense que cela sera régler rapidement mais le 15 octobre 2010 on annonce que le porte-avions va être immobilisé plusieurs semaines.

Le porte-avions reprend la mer le 30 octobre 2010 pour une mission de quatre mois en Méditerranée, en mer Rouge, dans l'Océan Indien et le Golfe Persique.

Il franchit le canal de Suez le 11 novembre, le détroit de Bab-el-Mandeb le 14, entraine son groupe aérien à l'appui-aérien rapproché au dessus de Djibouti du 16 au 19 novembre avant de faire relâche à Djibouti.

Le groupe aéronaval croise le Carrier Strike Groupe Nine organisé autour du USS Abraham Lincoln (CVN-72) avec à son bord le CVW-2.

Quittant Djibouti le 26 novembre, le porte-avions prend position dans le nord de l'Océan Indien pour soutenir les troupes au sol et notamment les troupes françaises de la Brigade La Fayette. Les Rafale et les SEM sont engagés, les Rafale pouvant avec leur nacelle Reco NG de mener des missions de reconnaissance.

Le 10 décembre 2010 les marines françaises et américaines réalisent un Photex, une photo de grande ampleur avec côte français le porte-avions Charles de Gaulle (R-91) et les frégates Forbin (D-620) et Tourville (D-610) alors que côté américain on trouve le USS Abraham Lincoln (CVN-72), le destroyer lance-missiles USS Halsey (DDG-97) et le pétrolier-ravitailleur USNS Rainier (T-AOE-7).

Du 27 décembre 2010 au 2 janvier 2011 le porte-avions fait relâche à Abou Dhabi où la France dispose d'une base interarmées.

Du 7 au 11 janvier 2011 il fait escale à Mormugao (province de Goa, Inde) pour préparer l'exercice VARUNA avec les forces armées indiennes.

Du 19 au 22 janvier 2011 le porte-avions fait escale à Khor Fakhan, petite ville baignée par la mer d'Oman à une vingtaine de kilomètres de Fujairah dans l'emirat de Sharjah (EAU). Cette escale permet la préparation de l'exercice franco-émirati BIG FOX exécuté du 23 au 26 janvier 2011.

Du 12 au 14 février 2011 à lieu l'exercice franco-saoudien WHITE SHARK, exercice auquel assiste le premier ministre François Fillon en visite à bord du porte-avions alors qu'il était en visite officielle en Arabie Saoudite.

Le GAN entame alors le voyage retour vers la France, pénétrant dans le canal de Suez le 17, traversant le 18 pour pénétrer en Méditerranée, arrivant à Toulon le 21 février  2011.

Durant ce déploiement, le porte-avions à passé 116 jours en opérations, à parcouru 31136 miles nautiques, à réalisé 2078 catapultages et 3280h de vol.

En février 2011 la ville de Benghazi se révolte contre le régime de Khadafi. Face à la menace d'une intervention sanglante des troupes du régime libyen, l'ONU décide de voter le 17 mars 2011 la résolution 1973 qui impose une zone d'exclusion aérienne, un embargo sur les armes et un gel des avoirs du régime.

Quasi-immédiatement une intervention militaire est décidée, opération qui portent des noms de code différent. Si le volet américain est baptisé Dawn Odyssey, pour la France c'est l'opération Harmattan, du nom d'un vent chaud et sec du nord-ouest, très présent en Afrique centrale et de l'ouest.

Initialement il était question simplement d'interdire au régime libyen l'usage de son aviation (ce qui explique par exemple que la Russie allié du régime libyen n'à pas mis son veto) mais très vite le mandat est dépassé et des frappes air-sol vont être menées, aboutissant au renversement et à la mort de Khadafi.

Depuis la Libye s'est effondrée, une guerre civile opposant deux gouvernements, l'un soutenu par l'Egypte et la Russie, le second soutenu par la Turquie et le Qatar. Cela à entrainé une déstabilisation durable de la région et même de la Bande Saharo-Sahélienne (BSS) ce qui explique pourquoi la France à du intervenir au Mali en 2013 et y est toujours en 2021 (opérations Serval puis Barkhane).

La frégate Tourville est détachée dès l'entrée en Méditerranée du GAN pour comme on dit monitorer la situation. Elle est relevée dès le 8 mars par la frégate Jean Bart et rentre ensuite à Brest.

Crépuscule
FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE F-asm_28
L'ancienne frégate Tourville remorquée (en direction de Lanveoc ou de Landevennec)

La frégate anti-sous-marine Tourville (D-610) est désarmée le 10 novembre 2011 après trente-six années de carrière. Elle est remplacée au sein de la marine française par la frégate européenne multi-missions Aquitaine même si cette dernière ne sera officiellement opérationnelle qu'en 2015.

Après avoir débarqué ses munitions et vidangé ses soutes, l'ancienne frégate est mouillée dans la Penfeld puis transférée en septembre 2013 au cimetière marin de Landevennec pour attendre que l'on décide de son sort.

Puisque les vieilles coques ne sont plus utilisées comme cibles de tir _parait-il que c'est pas écologique_  il ne reste que deux solutions : la démolition ou le brise-lames.

C'est la deuxième solution qui est choisit en octobre 2014 quand avec son sister-ship De Grasse et la (frégate) Georges Leygues, l'ex-Tourville va servir de brise-lames pour protéger le plan d'eau de l'Ecole Navale implantée à Lanvéoc-Poulmic. Une antichambre avant une déconstruction en bonne et due forme.

A SUIVRE

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MessageSujet: Re: FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE   FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE EmptyVen 06 Aoû 2021, 10:03

Citation :
Puisque les vieilles coques ne sont plus utilisées comme cibles de tir _parait-il que c'est pas écologique_  il ne reste que deux solutions : la démolition ou le brise-lames.

À ce sujet a-t-on plus d'infos d'ailleurs, qui justifient ce choix ?
Je me dis, naïvement certainement, qu'après vidange et nettoyage des soutes, et peut-être désamiantage, ce ne serait pas si polluant que cela et que cela ferait de beaux récifs artificiels ? On a déjà vu des cas comme cela non ?

On ne serait plus dans le cas de ces bombes à retardement que constituent de nombreux navires coulés durant la deuxième guerre mondiale avec encore des soutes plus ou moins pleines.


Après je comprends aussi que cela fait marcher la filière de déconstruction.
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MessageSujet: Re: FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE   FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE EmptyVen 06 Aoû 2021, 11:01

la déconstruction implique une vente donc un bénéfice ...
Servir de cible permettait surtout de faire disparaître un objet devenu encombrant en joignant deux utilités ... on peut très bien s'entrainer sur d'autres types de cibles.

Décontaminer au sein de la MN avant de couler comme cible a un coût car la décontamination est une affaire de spécialistes qui mobilise du personnel et des installations.
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MessageSujet: Re: FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE   FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE EmptyVen 06 Aoû 2021, 11:11

Je vois, merci.
C'est vrai que quand tu vois les petits reportages sur le démentellement de la Jeanne ou de nos vieux SNLE, c'est un sacré chantier en amont pour tout décontaminer.
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MessageSujet: Re: FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE   FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE EmptyVen 06 Aoû 2021, 13:14

La frégate Duguay-Trouin (D-611)
FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE F-asm_29

Présentation
FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE F-asm_30
Les frégates Tourville et Duguay-Trouin en construction

-La corvette C67A2 est mise en chantier le 10 juillet 1968, les usinages commençant à l'Arsenal de Lorient le 17 mars 1969 et la préfabrication le 15 mars 1970.

Baptisée Duguay-Trouin le 12 août 1970, la corvette est mis sur cale dans la forme de Lanester le 25 février 1971 aux côtés de son sister-ship Tourville. Le 8 juillet 1971, la corvette devient frégate.

La mise à flot à lieu le 1er juin 1973 en même temps que l'aviso D'Estiennes d'Orves, premier navire type A69.

FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE F-asm_31
1er juin 1973 la frégate Duguay-Trouin est mise à flot

La frégate est armée pour essais le 19 janvier 1974, effectuant sa première sortie à la mer du 27 au 29 mars. Après un passage au bassin du 10 au 16 mai, le navire commence les essais officiels le 27 mai pour un mois avant une période de démontage puis un passage au bassin.

Reprenant la mer fin septembre pour la suite de ses essais, le navire appareille le 30 mai 1975 pour sa traversée longue durée, faisant escale à Toulon, à Las Palmas, San Juan de Porto Rico, Fort de France, mouille aux Saintes, à Saint Barthelemy, Ponta Delgada le 21 juin. Il passe à Saint-Malo du 24 au 28 juin pour les cérémonies du parrainage du bâtiment par la cité corsaire. Il est de retour à Lorient le 29 juillet.

La frégate anti-sous-marine Duguay-Trouin est admise au service actif le 17 septembre 1975

FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE Renzo_12

La deuxième frégate de classe Tourville est le dix-neuvième navire à porter le nom de ce illustre marin, René Duguay-Trouin (10 juin 1673-27 septembre 1736), un corsaire malouin qui servit dès l'âge de 16 ans qui devint ensuite officier dans la Marine Royale à l'âge de 24 ans.

Anobli en 1709, il captura seize navires de guerre et plus de trois cents navires marchands, expliquant sa devise nobiliaire "Dedit haec insigna virtus" (le courage lui a donné sa noblesse).

Son plus haut d'arme fût la prise de Rio de Janeiro le 21 septembre 1711 avec sept navires et 3200 soldats face à sept navires portugais, sept forts et 12000 soldats. Débarquant après cet exploit, il termina sa vie comme lieutenant général de la Marine, commandant la marine à Saint-Malo, Brest, l'escadre du Levant et enfin le port de Toulon.

La frégate anti-sous-marine type F-67 succède aux navires suivants :

-un navire réquisitionné en 1777

-une corvette capturée par les anglais en 1790

-un vaisseau de 74 canons lancé en 1788 et incendié à Toulon en 1793

-un navire anglais, le Princess Royal capturé le 27 septembre 1793 mais repris le 5 mai 1794

-un corsaire de Saint-Malo de 1793 pris en juillet 1797

-une corvette corsaire lancée en février 1971 à Lorient, réquisitionnée en mai 1794 sous le nom de Duguay-Trouin mais rebaptisée Calypso dès mai 1795

-une tartane mise en chantier en 1796 mais rebaptisée Dangereuse avant son lancement

-un brick corsaire nantais lancé en 1797 mais pris par les anglais en 1798

-un corsaire de 1797 pris par les anglais encore en 1798

-un bâtiment mamelouk capturé à Suez fin 1798 durant l'expédition d'Egypte

-un vaisseau de 74 canons mis sur cale à Rochefort en 1794, lancé en 1800 et capturé par les anglais le 4 novembre 1805 après avoir participé le 21 octobre à la funeste bataille de Trafalgar

-un corsaire capturé par les anglais 1810

-un vaisseau de 74 canons lancé à Cherbourg le 10 novembre 1813 et rayé en 1826

-un vaisseau de 90 canons lancé à Lorient le 29 mars 1854 transformé en vaisseau mixte en 1856/57 puis désarmé en 1863. Rebaptisé Vétéran, il sert de caserne flottante jusqu'à sa démolition en 1875/76

-un croiseur à batterie barbette lancé en 1877 à Cherbourg, désarmé à Saïgon et rayé des listes le 25 novembre 1899

-un transport baptisé Tonkin lancé en 1878 utilisé pour l'école d'application sous le nom de Duguay-Trouin de 1900 à 1912 puis de navire-hôpital pendant la Grande Guerre. Rebaptisé Moselle en 1922, il est rayé en 1927.

-un voilier réquisitionné en 1917.

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Le croiseur léger Duguay Trouin en 1936

-un croiseur léger (dit de 2ème classe) de classe Duguay-Trouin. Mis sur cale à l'Arsenal de Brest en août 1922 lancé le 14 août 1923 et admis au service actif en septembre 1926. Affecté tantôt dans l'Atlantique (1926-1928; 1933-1936) ou en Méditerranée (1928-1933 1936-1939), il aurait du être basé à Lorient au sein de la 5ème escadre mais participe aux patrouilles anti-raiders depuis Dakar avant d'intégrer à la force X en Méditerranée orientale.

Immobilisé à Alexandrie de juillet 1940 à juillet 1943, il est engagé comme transport et navire d'appui-feu à partir de janvier 1944, participant au débarquement de Provence avant d'intégrer en avril 1945 la Flank Force.

Après des travaux de novembre 1945 à avril 1947, il rallie Madagascar (mai-octobre 1947) puis l'Indochine (novembre 1947 à septembre 1951). Le vieux croiseur mis en réserve le 15 septembre 1951, condamné le 29 mars 1952 et vendu à la démolition en 1953.

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Le futur SNA Duguay-Trouin en construction

Un vingtième navire va poursuivre cette prestigieuse lignée et ce sera un sous-marin nucléaire d'attaque de type Barracuda, le premier sister-ship du Suffren. Le Duguay-Trouin (S-636) à été mis sur cale à l'Arsenal de Cherbourg le 26 juin 2009 sa mise à flot doit avoir lieu cet été pour une mise en service prévue pour fin 2022 et un statut opérationnel prévu pour fin 2023.

Carrière opérationnelle

Jeunes années
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La frégate ASM Duguay-Trouin (D-611) entre 1977 et 1979

Tout comme son sister-ship Tourville, la frégate Duguay-Trouin est affecté à sa mise en service dans l'Atlantique non pas pour escorter les porte-avions repartis à Toulon mais pour protéger les mouvements des SNLE. Le 11 juillet 1976 il participe à la revue navale organisée devant Nice en présence du président Valery Giscard d'Estaing.

Le 28 février 1978, la frégate Duguay-Trouin appareille pour une mission en Océan Indien et en Extrême-Orient.

Il relâche en baie d'Augusta (Sicile) le 5 mars, fait une première escale à Djibouti du 12 au 14 mars avant de gagner l'Extrême Orient, faisant successivement escale à Singapour, Shanghaï, à Manille, Subic Bay, Singapour et de nouveau Djibouti.

La frégate reprend la mer faisant escale à Bandar Abbas, Mahé et regagne Djibouti le 14, effectuant quelques sorties dans les atterrages immédiats avant de reprendre sa mission de présence à partir du 6 juillet faisant escale aux Seychelles, à La Réunion, à Dzaoudzi (Tanzanie). Après une dernier séjour à Djibouti du 17 au 27 août, la frégate est de retour à Brest le 9 septembre.

Le Duguay-Trouin est en Iper dans son chantier constructeur de janvier à octobre 1979 (missiles Crotale, chauffe au gazole) et occupe le reste de l'année par des essais avant de rentrer à Brest le 21 décembre.

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La frégate Duguay-Trouin (D-611) avec des missiles Crotale

Le 3 janvier 1980, la frégate appareille pour Toulon où elle arrive le 7 pour un stage au Centre d'Entrainement de la Flotte (CEF). Elle fait escale à Malaga le 22 février avec l'Aconit et Le Normand, passant à Lisbonne le 2 mars avant de rentrer à Brest le 6 mars 1980.

Après plusieurs sorties seule ou en groupe, la frégate participe à la corvette d'été de l'Ecole Navale en compagnie du patrouiller côtier Le Fringant et des avisos Amyot d'Inville et Détroyat, faisant notamment escale à Narvik du 27 au 30 mai pour commémorer la prise du port par les alliés le 28 mai 1940. Le reste de l'année n'est marqué par aucun événement marquant.

Après une sortie du 12 au 22 janvier 1981 avec le Dupetit-Thouars et le 5 mars avec le ministre de la Défense, la frégate quitte son port d'attache le 8 mars pour une sortie d'escadre qui se termine par une escale à Tanger le 18 mars avant d'enchainer par une mission Okoumé en compagnie de l'escorteur anti-sous-marin D'Estrées et le pétrolier-ravitailleur Durance, les trois bâtiments faisant escale à Dakar, Abidjan, Libreville, Lomé, Conakry où les deux navires de combat arrivent le 8 mai. Le Duguay-Trouin part de Dakar le 13 mai avec le pétrolier-ravitailleur et est de retour à Brest le 23 mai.

Après l'entrainement de groupe «Golfe Clair» du 3 au 6 septembre, la frégate participe à «Ocean Safari» jusqu'au 18 septembre en compagnie du porte-avion Clemenceau, des frégates Georges Leygues et Aconit, des escorteurs Dupetit-Thouars et Bouvet, des avisos Amyot D'Inville et Jean Moulin, des sous-marins Junon Sirène Psyché et du pétrolier-ravitailleur Meuse.

Elle fait ensuite escale à Lisbonne du 21 au 26 septembre avec l'Aconit et la Meuse puis participe à «Post Scriptum» avant de rentrer à Brest le 29 septembre. Elle sort une dernière fois le 20 octobre pour une escale à Nantes le 23 octobre 1981.

L'année 1982 commence après une période d'entretien et les essais qui sont liés par l'exercice Suroit  au mois de mai, l'exercice Short Engagement du 31 août au 7 septembre avant la sortie d'automne de l'escadre du 18 octobre au 23 novembre avec des escales au Ferrol, à Las Palmas, à Funchal, à Dakar, à Conakry, Abidjan et Rio de Janeiro avant de rentrer à Brest.

Le Duguay-Trouin et le Casabianca sont à Casablanca avec le Rubis du 13 au 16 janvier avant de rentrer à Brest le 21 janvier. Le 20 février, il appareille pour entrainement individuel mais le 22 février, un incendie se déclare suite à la rupture d'une canalisation d'huile à haute pression, l'incendie se propageant à travers les gaines. L'incendie est maitrisé mais les dégâts colossaux immobilisent le navire jusqu'à la fin de 1984 (essais inclus).

Une frégate française dans les années quatre-vingt
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La frégate Duguay-Trouin (D-611) à Saint Malo

Le 27 janvier 1985, le Duguay-Trouin appareille de Brest pour une nouvelle mission Okoumé en compagnie des escorteurs Duperré et La Galissonnière, des avisos Jean Moulin et Second Maitre Le Bihan et le pétrolier-ravitailleur Durance, faisant escale à Funchal, Dakar, Libreville, Abidjan, Conakry avant de rentrer à Brest le 25 mars.

Le Duguay-Trouin est à la mer pour un stage CEF du 30 au 31 mai et du 5 au 26 juin avant des sorties pour entrainement individuel du 1er au 5 juillet et le 16 juillet. Il participe ensuite à l'exercice Ocean Safari du 8 au 20 septembre avant un retour à Brest le 29 juin après une escale à Portsmouth.

Du 29 octobre au 2 novembre, la frégate participe à la sortie Automne 85 en compagnie de La Galissonnière, du Tourville, du Vauquelin, du Dupetit-Thouars et du Maillé Brézé avant une escale à Nantes les 8 et 9 novembre dans le cadre de la visite du préfet de la 2ème région maritime. Elle termine l'année par la sortie Automne 85 du 16 au 21 novembre avant d'être présent dans les Antilles jusqu'à son retour à Brest le 21 décembre 1985.

Le 14 février 1986, la frégate appareille pour l'exercice Western Chance jusqu'au 19 février puis participe à l'exercice Suroit du 26 février au 5 mars.

En août 1986, le Duguay-Trouin devient le bâtiment amiral de l'Escadre de l'Atlantique en remplacement du Duperré.

Du 12 novembre au 5 décembre, il participe à une sortie de groupe «Brumaire» en compagnie des escorteurs La Galissonnière, Du Chayla et du Maillé-Brézé avec l'aviso Commandant Birot. Il termine l'année 1986 par une sortie pour entrainement et mise en condition de sous-marins du 9 au 15 décembre avec La Galissonnière et le Détroyat.

Le 23 février 1987, la frégate appareille pour une nouvelle mission Okoumé avec la corvette Aconit, l'escorteur lance-missiles Du Chayla, les avisos Lieutenant de Vaisseau Lavallée et Commandant Bouan et le pétrolier-ravitailleur Durance. Elle fait escale successivement à Santa Cruz de Ténérife, Dakar, Abidjan et Madère avant de rentrer à Brest le 7 avril. Le Duguay-Trouin est engagé ensuite dans un entrainement de force du 29 mai au 4 juin puis à un entrainement de groupe du 3 au 7 août avant de participer à l'exercice «Ocean Safari» qui est le dernier grand événement de l'année.

L'année 1988 commence par une sortie baptisée «Albacore» du 12 février au 23 mars avec les frégates Primauguet La Motte-Picquet et Aconit, l'escorteur d'escadre La Galissonnière et l'aviso l'Enseigne de Vaisseau Jacoubet. Il fait successivement escale à Madère, Cadix, Casablanca et le Ferrol avant de rentrer à Brest le 23.

Après une Iper de juin à octobre 1988, il reprend la mer du 3 au 21 octobre pour un stage CEF avant une remise en condition de sous-marin le 23 octobre et enfin un entrainement dans le Golfe de Gascogne du 4 au 14 décembre.

Le 15 janvier 1989 , la frégate anti-sous-marine appareille de Brest pour la sortie Mélusine en compagnie de La Galissonnière, l'aviso Commandant Bouan et du pétrolier-ravitailleur Durance qui le conduit jusqu'aux Antilles, faisant escale à Recife, aux îles de Salut, à Fort de France, à Saint Barthelemy avant de rentrer à Brest le 3 mars.

Le 24 avril 1989, la frégate appareille pour une nouvelle mission dans l'Océan Indien, franchissant le détroit de Gibraltar le 26, fait une escale en baie d'Augusta (Sicile) les 30 avril et 1er mai.

Il est à Port-Saïd les 3 et 4 mai arrivant à Djibouti quatre jours plus tard, relevant la frégate Jean de Vienne. Du 15 mai au 24 août, il fait escale à Bahrein, Dubaï, Djibouti, aux Seychelles, à Sharjah (Emirats Arabes Unis) le 27 juillet, à Abu Dhabi le 8 août et Karachi avant de rentrer à Djibouti.

Il en repart le 28 août, retrouvant la Méditerranée et participant à la mission Capselle avec le porte-avions Foch, la frégate antiaérienne Cassard, le TCD Orage et les pétroliers Meuse et le Var. La frégate mouille au Pirée le 25 septembre après une présence au large du Liban du 4 au 19 septembre avant de rentrer à Brest le 2 octobre.

Il termine l'année 1989 par l'entrainement de groupe Asterix dans le sud du Golfe de Gascogne avec son sister-ship Tourville, les frégates lance-engins Suffren et Duquesne, l'escorteur lance-missiles Du Chayla, l'aviso Commandant L'Herminier, le pétrolier-ravitailleur Durance et deux sous-marins du 27 novembre au 18 décembre.

L'année 1990 commence par une sortie Margaux à laquelle le Duguay-Trouin participe seulement aux prémices du 5 au 8 mars. Le lendemain au sud de Groix, il accueille avec la frégate De Grasse et l'escorteur La Galissonnière le bâtiment de commandement et de ravitaillement (BCR) Somme affecté à l'escadre de l'Atlantique (ce BCR commandé initialement pour l'exportation pour garantir le plan de charge des Chantiers Navals de la Seyne sur Mer à finalement été acquis par la Royale).

Il est ensuite en Iper jusqu'à la fin septembre avant des essais jusqu'à la fin octobre suivit d'un entrainement de groupe avec notamment un stage CEF en compagnie du Latouche-Treville et de la Somme. Il termine l'année par des sorties locales puis un entrainement individuel du 12 au 15 décembre 1990.

La frégate Duguay-Trouin dans une nouvelle décennie.

Après une sortie avec son sister-ship Tourville du 16 au 18 janvier, il appareille le 22 janvier avec le Tourville, le Latouche-Treville et la Somme pour l'exercice franco-allemand Euryanthe 91.

Le 30 mars 1991, il appareille pour l'Atlantique Sud, faisant notamment escale à Dakar du 25 au 29 avril pour le soutien du SNLE Le Redoutable qui effectue sa dernière sortie avant son désarmement ce qui explique qu'il est pour le moment le seul SNLE à avoir fait escale dans un  port et a fortiori dans un port étranger.

Cette mission baptisée Jubarte rassemble également le SNA Emeraude, l'aviso-escorteur Commandant Rivière, le TCD Orage, le BCR Somme et les navires auxiliaires Buffle et Ailette.

Il enchaine par l'exercice Ocean Safari 91 du 6 au 18 juin avec 110 navires dont 22 français venant de onze nations. Le reste de l'année n'est occupé que par des sorties d'entrainement individuel dont une au profit du CEF du 8 au 11 octobre.

Le 2 février 1992, la frégate ASM appareille pour la sortie «Recouvrance 92» dans le golfe de Gascogne et sur les côtes d'Afrique occidentale avec son sister-ship De Grasse et le pétrolier-ravitailleur Durance. La frégate Duguay-Trouin fait escale à Casablanca, Santa Cruz de Ténérife, Abidjan et Dakar avant de rentrer à Brest le 14 mars.

Le 1er mai 1992, il appareille pour la Sierra Léone pour une éventuelle évacuation de ressortissants mais la situation s'étant stabilisée, la frégate restée en attente à Dakar du 4 au 6 mai rentre à Brest le 11 mai avant d'enchainer par l'exercice Suroit du 13 au 22 mai.

Le 1er juin 1992, l'Escadre de l'Atlantique est supprimée et remplacée par le Groupe d'Action Sous Marine.

La frégate ASM participe à la première sortie de la nouvelle entité du 21 septembre au 4 octobre avec l'Aconit, l'Enseigne de Vaisseau Jacoubet, le Second Maitre Le Bihan, La Somme, la frégate allemande Köln avec une escale à Cadix du 25 au 29 septembre.

Elle  termine l'année par deux sorties, une du 3 au 9 novembre et du 3 au 8 décembre avec une escale à Amsterdam du 4 au 7 décembre.

Après une sortie du 27 au 31 janvier, Elle entre en Iper/modernisation le 15 février, mis au sec au bassin Tourville (N°1) de l'Arsenal de Brest (seul bassin situé sur la rive gauche de la Penfeld). Cette modernisation est moins poussée que celle de ses sister-ship, il ne reçoit par exemple pas le SLASM (Système de Lutte Anti-Sous-Marine).

L'Iper s'achève le 4 janvier 1994, sortant pour essais du 10 au 17 janvier avant d'appareiller le 24 janvier pour un stage de remise en condition à Toulon, faisant escale à Lisbonne du 28 au 31 décembre avant d'arriver à Toulon le 5 février. Le stage achevé, il quitte Toulon le 4 mars et arrive à Brest le 8 mars 1994.

Après des sorties du 28 mars au 12 avril et du 16 au 19 mai, il participe aux célébrations du cinquantième anniversaire du débarquement de Normandie, quittant Brest le 31 mai pour Plymouth où il participe à la revue navale le 6 juin (cinquantième anniversaire du débarquement de Normandie) avant de mouiller le jour même au large des côtes normandes puis de rentrer à Brest le lendemain.

Il termine l'année par une sortie au profit de sous-marins du 28 août au 3 septembre puis à un stage ASM au large de l'Ecole du 20 octobre au 15 novembre.

Après l'exercice annuel d'entrainement du GASM (GASMEXP) du 8 au 10 février, il participe à l'exercice interallié Suroit-Norminex 95 en Atlantique Est du 8 au 18 mai avec 72 unités de dix nations, la France mobilisant la frégate Duguay-Trouin donc, la frégate De Grasse, quatre avisos, sept chasseurs de mines, des Atlantique, des Crusader, des Mirage 2000 et des AWACS.

Il sort ensuite le 30 juin au profit du sous-marin nucléaire Casabianca avant un arrêt technique du 10 au 12 juillet puis après une escale à Saint Malo du 13 au 16 juillet avant de rentrer au port le 19 juillet. Il termine l'année par l'exercice Spontex (lutte ASM par petits fonds) avec la Jeanne d'Arc, le Primauguet, le Germinal, deux avisos, des Atlantique et des sous-marins du 25 au 30 septembre avant une sortie pour entrainement du 2 au 3 octobre puis pour le Saphir du 10 au 12 octobre.

Le 17 janvier,il appareille pour la sortie annuelle du GASM en compagnie de la frégate Dupleix venue de Toulon, le Latouche-Treville, le Drogou, le Commandant L'Herminier et la Durance. Il fait escale à Funchal du 30 janvier au 2 février avant de rentrer à Brest le 8 février. C'est ensuite un nouvel exercice Spontex du 25 mars au 2 avril avec le Second Maitre le Bihan.

En juillet 1996, on annonce le désarmement de la frégate pour 1999.

Après une sortie pour entrainement les 27 et 28 août puis une remise en condition du 2 au 6 septembre, le Duguay-Trouin participe du 12 au 31 octobre à l'exercice Autumn 96 coupé par une escale à Hambourg du 25 au 29 octobre.

Du 16 au 27 mars 1997, la frégate participe à Spontex 97 en compagnie de son sister-ship De Grasse, de l'aviso Second Maitre Le Bihan, des sous-marins Ouessant, La Praya et U-14, du pétrolier-ravitailleur Durance, du destroyer américain Comte de Grasse (classe Spruance), de la frégate britanniques Argyll (type 23 classe Duke), de la frégate espagnole Asturias (classe Baléares) plus des avions et des hélicoptères.

En 1997, la Jeanne d'Arc, trente-trois printemps est immobilisée pour remise en état de ses machines et ne peut réaliser la campagne 1997/98.

Un Groupe Tactique Ecole (GTE) est mise sur pied avec le BCR Marne, la frégate ASM Duguay-Trouin et la frégate de surveillance Germinal alors basée à Brest. La promotion est divisée en deux avec une relève à la Réunion, la formation nautique et opérationnelle se faisant en mer et la formation générale à quai à Brest.

La campagne 1997/98 commence quand les trois navires quittent Brest le 25 octobre. Ils font escale à Tunis du 31 octobre au 4 novembre, franchissent le canal de Suez le 9, relâchent à Djibouti du 13 au 17 novembre, Bombay du 24 au 27 novembre, Abu Dhabi du 1er au 4 décembre, Seychelles du 16 au 20 et l'Ile Maurice du 26 au 31 décembre.

Le périple des futurs officiers de marine se poursuit avec des escales à La Réunion du 2 au 8 janvier, Antsiranana du 12 au 16, Durban du 22 au 27 janvier, Monbassa du 2 au 7 février, Djibouti du 17 au 21 février, franchit le canal de Suez le 26 février, Port Saïd le 27, Alexandrie du 28 février au 4 mars et Carthagène les 14 et 15 mars.

Pour la campagne 1998/99, la frégate Duguay-Trouin devient la conserve du croiseur-école. Le GEAOM (Groupe Ecole d'Application des Officiers de Marine) appareille de Brest le 2 novembre 1998, faisant escale successivement à Puerto Barrios (Guatemala) du 14 au 22 novembre (au lieu de Baltimore pour assister jusqu'au 28 novembre les sinistrés du cyclone Mitch), La Havane du 28 novembre au 3 décembre, franchit le canal de Panama le 8 décembre avant une escale à Acapulco du 14 au 19 décembre, à San Francisco du 29 décembre au 4 janvier 1999, Pearl Harbor du 15 au 20 janvier, Tokyo du 1er au 6 février, Phuket (frégate seule, la Jeanne d'Arc est à Singapour) du 16 au 20 février, Djibouti du 4 au 9 mars, franchit le canal de Suez le 14 mars avant des escales à Istanbul du 19 au 24 mars puis à Lisbonne du 1er au 6 avril. Le GEAOM est de retour à Brest le 9 avril après cinq mois de mer.  

Des navires français se sont joints temporairement au GEAOM comme la FS Prairial à Tokyo, les CMT Persée et Verseau plus leur «nounou», La Loire à Istanbul et en mer Egée. Le passage dans les eaux portugaises est l'occasion d'un Passex (Passage Exercice/Exercice en transit) avec l'EUROMARFOR composée à cette occasion de la frégate portugaise Alvares Cabral (type Meko), de la frégate italienne Libeccio (classe Maestrale) et la frégate espagnole Extremadura (classe Baleares).

Après une dernière escale à Saint Malo du 7 au 10 mai, il effectue une dernière sortie à la mer le 12 mai.

FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE F-asm_35
La frégate Duguay-Trouin (D-611) désarmée au bassin

La frégate Duguay-Trouin est désarmée le 13 juillet 1999 pour des raisons budgétaires et mise en réserve spéciale le même jour après avoir parcouru 650000 miles, 177 escales et huit Iper. Elle est condamnée le 6 août 2004.

FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE F-asm_36
L'ex-frégate Duguay-Trouin (D-611) en brise-lames à Lanveoc

La coque amarrée à un épi porte-avions, rejoint un temps la Penfeld en juillet 2006 avant d'être utilisée comme brise-lames à Lanveoc.

FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE F-asm_37
L'ex-frégate Duguay-Trouin (D-611) remorquée en direction de son chantier de démolition

Le 30 juin 2020 elle à été prise en charge par un remorqueur néerlandais le Multratug 3 direction Gand où à l'heure où j'écris ces lignes (21 juillet 2021) elle n'existe plus que dans les souvenirs de ceux qui ont servi à bord.

A SUIVRE

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MessageSujet: Re: FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE   FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE EmptyVen 06 Aoû 2021, 21:06

Ça démarre plutôt bien thumleft

Mais pourquoi qualifier ces bateaux de frégages ?

Pour une gageure ?  scratch
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MessageSujet: Re: FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE   FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE EmptyVen 06 Aoû 2021, 21:54

DahliaBleue a écrit:
Ça démarre plutôt bien thumleft

Mais pourquoi qualifier ces bateaux de frégages ?

Pour une gageure ?  scratch

C'est à quel endroit ? Parce que quand je regarde mon document open office je trouve pas le mot frégages

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MessageSujet: Re: FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE   FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE EmptyVen 06 Aoû 2021, 22:00

clausewitz a écrit:
[…] C'est à quel endroit ? Parce que quand je regarde mon document open office je trouve pas le mot frégages
C'est dans le TITRE du SUJET (en lettres capitales).
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MessageSujet: Re: FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE   FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE EmptyVen 06 Aoû 2021, 23:18

DahliaBleue a écrit:
clausewitz a écrit:
[…] C'est à quel endroit ? Parce que quand je regarde mon document open office je trouve pas le mot frégages
C'est dans le TITRE du SUJET (en lettres capitales).

Oh bordel lol! lol!

Merci je vais corriger ça de suite

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MessageSujet: Re: FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE   FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE EmptyDim 08 Aoû 2021, 21:22

La frégate De Grasse
FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE F-asm_38
La frégate De Grasse (D-612) en 2005

Présentation
FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE F-asm_39
Construction de la frégate De Grasse

La corvette C-67A3 est mise en chantier à l'Arsenal de Lorient à partir du 14 janvier 1971, l'usinage commençant le 15 mars 1971. Devenue frégate le 8 juillet 1971, le nouveau navire entre en préfabrication le 1er octobre 1971.

La troisième frégate de classe Tourville est mise sur cale dans la forme de Lanester aux côtés de son sister-ship Duguay-Trouin le 25 juillet 1972, elle flotte d'ailleurs pour la première dès le 1er juin 1973 quand la coque de ce dernier est sortie pour rejoindre le quai d'armement.

Le 4 avril 1974 suite à la condamnation du croiseur antiaérien De Grasse (Q-251) le 25 janvier précédent, la frégate est baptisée De Grasse.

La mise à flot officielle à lieu le 30 novembre 1974 précédée par celle des avisos type A69 Drogou et Amyot D'Inville qui avaient pris la place du Duguay-Trouin.

La frégate est armée pour essais le 25 octobre 1975 suivis des essais préliminaires du 13 au 19 février, les 1er et 2 mars et du 15 au 24 mars, la présentation aux essais officiels étant réalisée dès le 20 mars.

Au cours de la période des démontages du 8 juin au 15 août, l'armement définitif est prononcé le 1er juillet avec des essais de bon fonctionnement du 30 août au 24 septembre.

L'armement du bâtiment est provisoirement clos pour permettre au navire de représenter la France lors des cérémonies célébrant le bicentenaire des Etats Unis.

La frégate porte la marque du vice-amiral Philippe de Gaulle, commandant de l'escadre de l'Atlantique se rend outre-Atlantique accompagné de l'escorteur lance-missiles Tartu et de l'escorteur rapide Le Gascon. Les trois bâtiments français font successivement escale à Norfolk du 14 au 17 octobre, Yorktown du 17 au 21 octobre, Baltimore du 22 au 25 octobre avant de rentrer à Brest le 4 novembre 1976.

L'armement du bâtiment reprend dès le 5 novembre mais il est indisponible jusqu'au 13 décembre 1976. Des essais ont lieu du 3 au 21 janvier avant une nouvelle période d'indisponibilité du 24 janvier au 25 mars avant de nouveaux essais du 28 mars au 14 avril.

La procédure d'armement est à nouveau suspendue du 16 avril au 9 mai pour une participation à l'exercice SUBEX en compagnie de l'Aconit, du Duquesne, du Duperré et Le Normand. Elle arrive à Brest le 9 mai et mise à la disposition de l'Escadre de l'Atlantique jusqu'au 15 juin avant une nouvelle période d'indisponibilité du 15 juin au 1er août et après essais, la clôture d'armement est prononcée le 6 août 1977.

Le 8 août, la frégate De Grasse appareille de Lorient pour la traversée de longue durée, faisant escale à Las Palmas, Abidjan et Dakar avant de rentrer à Lorient le 1er septembre. Elle quitte à nouveau Lorient pour un stage au CEF à Toulon le 15 septembre 1977.

La De Grasse est admise au service actif au sein de l'Escadre de l'Atlantique le 1er octobre 1977.

FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE Amiral29
Le comte De Grasse

La troisième frégate de classe Tourville est le deuxième navire à rendre hommage à François-Joseph, comte de Grasse, de Rouville et de Bar, des Princes souverains d'Antibes, Marquis de Tilly (13 septembre 1722-11 janvier 1788), un amiral français.

Entré dans l'ordre de Malte en 1733, il passe au service de la France en 1740. Il participe à la bataille d'Ouessant (23-27 juillet 1778) puis à la prise de Grenade avant de participer aux combats de Guichen contre Rodney.

Répondant aux appels pressants de Washington et de Rochambeau luttant pour l'indépendance de l'Amérique, De Grasse embarque a Saint-Dominique avec 3 000 hommes.

Arrivé à l'entrée de la Cheasapeake en septembre 1781, il en chasse les forces anglaises, puis assure le blocus de la côte jusqu'à la capitulation de l'armée de Cornwallis.

Cette victoire assurait définitivement l'indépendance des Etats Unis. Après avoir servi sur mer plus de 50 ans, il meurt à Paris le 14 janvier 1788.

Avant la frégate anti-sous-marine, un premier navire de la Royale à donc porté le nom de ce grand marin en l'occurrence un croiseur léger de classe De Grasse.

FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE De_gra29
Le croiseur léger antiaérien De Grasse (C-610)

Mis sur cale le 28 août 1939, il aurait du être une version améliorée des Galissonnière avec ses sister-ship Guichen et Chateaurenault mais la défaite de 1940 bloque la construction du De Grasse à 28% d'achèvement (la construction des deux autres avait été suspendue à l'entrée en guerre).

Miraculeusement préservé des allemands et des bombardements anglais sur Lorient, la coque fut mise à l'eau le 11 septembre 1946 à Lorient. Laissée inachevée de 1946 à 1951, la coque fut remorquée pour achèvement à Brest en 1951. La construction reprit de 1951 à 1954. Il fut armé pour essais le 17 août 1954 et admis au service actif le 10 septembre 1956.

Il servit comme croiseur antiaérien avec ses huit tourelles doubles de 127mm et dix tourelles de 57mm, il est transformé entre juin 1964 et début 1966 en bâtiment de commandement pour le Centre des Expérimentations du Pacifique (CEP), passant la campagne de tir dans le Pacifique de 1966 à 1972 (sauf en 1969 où la campagne de tir est annulée).

Le croiseur est désarmé le 28 février 1973, condamné le 24 janvier 1974 et vendu à la démolition en Italie en 1975.

A la frégate va succéder un sous-marin nucléaire d'attaque de classe Suffren, le S-638 quatrième unité de la classe dont la construction à commencé en 2015. La mise  à flot est prévue pour 2025 pour une livraison prévue pour 2026 et une mise en service actuellement planifiée pour 2027.

Carrière opérationnelle

Jeunes années (1977-1987)
FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE F-asm_40
La frégate De Grasse en escale dans les années soixante-dix ou quatre-vingt

Rentrée à Brest le 21 novembre 1977, la frégate va assurer différentes missions comme la couverture des SNLE, des croisières de présence et différents exercices français et multinationaux. Il termine l'année par le pistage du porte-aéronefs Kiev en transit entre la mer des Barents et la Méditerranée.

La frégate est immobilisée par une première IPER (Indisponibilité Périodique pour Entretien et Réparations) du 23 mars au 1er septembre avant de terminer l'année par les essais, la remise en condition et la surveillance du rail d'Ouessant (mission suite à la catastrophe de l'Amoco-Cadiz).

En juin 1979 elle participe à la mission Samovar en URSS avec une escale à Leningrad du 18 au 23 juin. Elle est de retour à Brest le 28 juin 1979.

Le 26 septembre, la frégate ASM quitte Brest en compagnie de l'ELM Kersaint pour une mission Savannah aux Etats Unis et dans les Antilles, faisant escale à Savannah, Filipsburg (Antilles Néerlandaises), Saint Barthélémy, Fort de France, Saint Martin puis Las Palmas avant de rentrer sur Brest le 15 novembre.

Après des sorties individuelles, la frégate participe à l'exercice Suroit 80 au début du mois de juin avant de participer à la corvette d'été de l'Ecole Militaire de la Flotte.

Elle appareille pour cela de Brest en compagnie de l'aviso Lieutenant de Vaisseau Le Hénaff et le patrouilleur La Pertuisane le 7 juillet, faisant escale à Copenhague du 11 au 15 juillet, à Ostende du 17 au 20 pour le 150ème anniversaire de l'indépendance de la Belgique et Anvers du 20 au 22 juillet avant de rentrer à Brest le 26.

La frégate De Grasse termine l'année par la mission «Antinéa 80» avec les escorteurs ASM Casabianca, Vauquelin et Duperré du 6 au 30 octobre et une sortie le 12 novembre pour un cours de commandement de sous-marins.

Après une IPER qui l'immobilise dans son chantier constructeur du 19 janvier au 18 septembre 1981 (remise en état, installation du système Crotale et renforcement de la coque), la frégate anti-sous-marine retourne à Brest le 2 octobre.

Dès le 6 octobre elle reprend la mer direction les Etats-Unis pour participer au commémorations du bicentenaire de la victoire franco-américaine à Yorktown. Ralliée par la frégate Georges Leygues, elle est présente à Yorktown du 15 au 19 octobre en compagnie du USS Comte De Grasse (DD-974) de classe Spruance.

Les présidents Mitterrand et Reagan déjeunent à bord de la frégate le 18 octobre. Après des escales à Norfolk et Hamilton, la frégate rentre à Lorient le 2 novembre, terminant l'année par des sorties d'essais notamment au large du CEL (Centre d'Essais des Landes) pour roder son système Crotale Navale.

Après un stage au CEF à la fin du mois de janvier 1982, la frégate participe à l'exercice «Tamerlan» en compagnie du porte-avion Foch, de la frégate lance-engins Suffren, de la frégate anti-sous-marine Dupleix, le navire d'expérimentation (ex-escorteur rapide) Agenais et les sous-marins Agosta et Diane.

La frégate prend le porte-avions en remorque et revient à Toulon avec ce dernier le 16 février. Elle est de retour à Brest le 28 février, cinq jours après avoir mouillé à Cannes en compagnie du destroyer américain Comte de Grasse et d'avoir signé une charte de jumelage entre les deux navires.

Elle enchaine par une mission de présence en Ecosse du 10 au 21 mai puis l'exercice Suroit 82 du 4 au 11 juin. C'est ensuite l'exercice «Short Engagement» du 31 août au 7 septembre puis un entrainement de groupe du 18 au 20 octobre en compagnie des escorteurs Vauquelin et Maillé-Brézé et de l'aviso-escorteur Doudard de Lagrée. Elle termine l'année par une sortie d'entrainement du 19 au 24 décembre.

L'année 1983 commence par une nouvelle Iper du 3 janvier au 18 avril avant remise en condition et entrainement jusqu'à la mi-mai. Il participe du 2 au 17 juin 1983 à l'exercice «Ocean Safari», rentrant à Brest le 27 juin après une escale à Plymouth.

Après des sorties d'entrainement  du 26 au 30 juillet et du 14 au 17 septembre, le De Grasse participe à la mission «Nord 83» (20 septembre-14 octobre) en compagnie des escorteurs Duperré, Casabianca et Du Chayla plus le pétrolier-ravitailleur Durance, mission de présence marquée par des escales à Bergen et à Hambourg, terminant l'année par un entrainement individuel et la remise en condition du sous-marin Diane.

Après des sorties individuelles au large de Brest, la frégate est en stage CEF, appareillant de Brest le 1er janvier 1984 et étant de retour à son port d'attache le 19. Il participe ensuite à la sortie «Vendémiaire» en compagnie de son sister-ship Tourville et des escorteurs Duperré, Vauquelin, Maillé-Brézé et Du Chayla, rentrant seul le 27 septembre.

Il ressort du 21 au 23 novembre puis le 27 novembre pour une escale à Glasgow du 29 novembre au 3 décembre avant de terminer l'année en prêtant son concours à la mise en condition de la frégate Madina de la marine saoudienne (programme Sawari, les quatre Madina sont des dérivés des Georges Leygues).

La frégate De Grasse commence l'année par des entrainements individuels ou en groupes (12 au 16 février, 18 au 22 février, 17 au 25 mars) avant d'entrer en Iper le 1er avril et d'y être immobilisé jusqu'au 30 août avant les traditionnels essais et remise en condition.

Le 15 octobre 1985, la frégate appareille pour une mission dans l'Océan Indien, relâchant à La Sude du 22 au 24 octobre avant d'arriver à Djibouti le 31 octobre puis de faire escale à Karachi le 14 novembre et du 27 novembre au 2 décembre. De retour à Djibouti le 21 décembre, elle y reste en escale jusqu'au 5 janvier.

Le 13 janvier 1986, le Yémen du Sud est secoué par un coup d'état. La frégate sur zone rend compte de la situation en temps réel grâce au système Syracuse installé lors de la dernière Iper.

L'évacuation des ressortissants est ordonnée, la frégate De Grasse étant rallié par l'aviso-escorteur Amiral Charner, le navire-atelier Jules Verne et le porte-conteneur Ile de la Réunion puis l'aviso-escorteur Doudart de Lagrée, l'EDIC L9091 et le porte-conteneurs Normandia, 7500 personnes sont ainsi évacuées du 17 au 23 janvier avec le concours de navires soviétiques et britanniques.

La frégate est à Djibouti du 23 janvier au 8 février 1986 avant une patrouille dans le Golfe d'Aden puis des escales à Karachi à Abu Dhabi avant une nouvelle escale à Djibouti du 19 mars au 7 avril puis une escale à Mombassa en compagnie du navire-atelier Jules Verne du 14 au 19 avril et une nouvelle escale à Djibouti du 23 au 26 avril. Après une ultime escale à Alexandrie (3 au 8 mai), la frégate est de retour à Brest le 15 mai 1986. Elle termine l'année par des entrainements individuels, un stage CEF au mois de septembre et l'escorte du sous-marin Redoutable partant en patrouille de dissuasion.

La frégate De Grasse (1987-1997)
FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE F-asm_41
La frégate De Gasse (D-612) en mer

Après plusieurs sorties d'entrainement, la frégate anti-sous-marin participe à la corvette de l'Ecole Navale marquée par une escale à Londres du 10 au 13 mars.

Elle enchaine par un exercice «Medlant» avec l'Escadre de la Méditerranée du 29 mai au 4 juin puis met en condition un sous-marin au mois de juillet. Après une Iper du 5 octobre 1987 au 31 mars 1988, la frégate participe à l'exercice «Suroit» du 24 mai au 1er juin.

Le 26 août, la frégate appareille pour une nouvelle mission de présence en Océan Indien mouillant à Cannes les 17 et 18 avant une escale à Toulon du 19 au 22 septembre, franchit le canal de Suez le 27 septembre et arrive à Djibouti le 3 octobre, commençant sa mission le 8 octobre 1988, relevant la frégate Georges Leygues le 12 octobre au large de Mascate.

Après des escales à Mina Sulman (Bahrein), Mina Qabous (Mascate), Dubai, Abu Dhabi, Sharjah et Bombay, la frégate remet cap sur la métropole, quittant Djibouti le 13 février, franchissant le canal les 16 et 17 février, s'arrêtant à Augusta le 22 et faisant escale à Tanger du 25 au 28 février avant d'arriver à Brest le 3 mars 1989.

Il enchaine au mois de mai en apportant son concours au CEF (Centre d'Entrainement de la Flotte), l'exercice Korrigan du 16 au 21 mai et l'exercice Sharp Spear avant d'être en Iper du 2 octobre 1989 au 26 janvier 1990 avant essais et remise en condition jusqu'au mois de mars 1990.

La frégate De Grasse enchaine par la sortie «Margaux 90» en compagnie de la frégate La Motte-Picquet, des escorteurs Du Chayla et La Galissonnière et de l'aviso Détroyat du 5 au 14 mars avec une escale à Bordeaux du 9 au 11 mars.

C'est ensuite l'exercice «Medlant 90» à partir du 19 avril en compagnie de l'Aconit, du Primauguet, du Du Chayla, de la Durance et de la Somme et ce jusqu'au 3 mai date de son retour à Brest après une escale de quatre jours  au Ferrol.

Elle participe ensuite à l'exercice «Suroit 90»  du 15 au 22 juin puis «Vendémiaire 90» du 10 septembre au 18 octobre en compagnie du Tourville, du Primauguet, du Duperré et de la Somme avec des escales à Dakar et à Lisbonne. Elle termine l'année par un stage ASM en Ecosse an mois de novembre.

Après un début d'année avec des sorties d'entrainement individuel, la frégate participe à l'exercice «Ocean Safari» du 3 au 21 juin avant de rentrer à Brest le 27 juin après une escale à Lisbonne. La frégate ressort en août pour des exercices avant d'appareiller pour la Baltique le 1er octobre, faisant escale à Rostock du 4 au 8 octobre et rentrer le 11 avant de ressortir du 14 au 19 octobre pour exercices avec le croiseur-école Jeanne d'Arc.

Le 2 février 1992, la frégate De Grasse appareille pour la sortie «Recouvrance 92» en compagnie du Duguay-Trouin et de La Durance pour ce qui constitue la dernière sortie de l'Escadre de l'Atlantique, sortie marquée par des escales à Casablanca, Santa Cruz de Ténérife, Cotonou et Dakar avant de rentrer à Brest le 14 mars. La frégate sort ensuite pour l'exercice «Suroit 92» du 12 au 22 mai.

Le 1er juin, les escadre de la Méditerranée et de l'Atlantique sont supprimées remplacées pour la première par la Force d'Action Navale (FAN) et la seconde par le Groupe d'Action Sous-Marine ou GASM.

La frégate reste affectée dans l'Atlantique et est en Iper du 17 août au 20 novembre (au bassin du 2 septembre au 2 octobre). Les essais à la mer ont lieu en novembre et en décembre, faisant le 24 novembre, un essai à puissance maximale, atteignant la vitesse de 33.5 noeuds.

Le 15 janvier 1993 lors d'une sortie pour essais, la frégate De Grasse est victime de trois vagues scélérates qui endommagent suffisamment sérieusement la frégate pour l'obliger à rentrer à Brest le jour même et ne repartir pour Toulon que le 21 janvier. Arrivé dans le Var le 30 mai, il y effectue son stage de remise en condition auprès du CEF.

Le 8 février 1993, elle appareille pour l'Adriatique afin de participer à l'opération Balbuzard où elle relève le Georges Leygues le 11 février.

Relevé à nouveau par la première frégate F70, la De Grasse passe dans l'Atlantique, faisant escale à Madère du 9 au 12 mars avant de rentrer à Brest le 18 mars 1993.

Le 1er juin, la frégate ASM repart pour des exercices avec la marine britannique puis un stage d'entrainement interallié du 6 au 17 juin en Ecosse avant de rentrer à Brest le 25 juin. Après des exercices du 15 au 23 juillet, elle est en PEI (Période d'Entretien et d'Indisponibilité) du 2 septembre au 5 octobre et du 1er au 5 décembre.

Encore en PEI du 13 au 17 janvier 1994, elle sort ensuite à plusieurs reprises, participant du 21 au 25 mars à l'exercice anti-sous-marin «Spontex 94» suivi par «Resolute Response» (exercice OTAN) du 6 avril au 14 mai avant une nouvelle PEI du 16 mai au 10 juin 1994. Le 13 juin, elle appareille pour l'Europe du Nord, faisant escale à Severomorsk du 20 au 24 juin puis Reykjavik du 29 juin au 4 juillet avant un retour à Brest le 8 juillet 1994.

La frégate  De Grasse sort à nouveau du 18 au 26 septembre pour couvrir le test du système DSRV (Deep Submarine Recovery Vehicle que le grand public à découvert dans ce merveilleux film qu'est A La Poursuite d'Octobre Rouge) par le SNLE Tonnant qui porte secours au sous-marin classique Bévéziers (classe Agosta).

Après une nouvelle sortie du 1er au 15 octobre (escale à Lisbonne du 3 au 6), la frégate est à nouveau en PEI du 20 octobre au 4 décembre avant de terminer l'année par l'exercice Spontex du 5 au 9 décembre puis une sortie d'entrainement du 13 au 18 décembre.

Après «Gasmexp» du 23 janvier au 10 février et une PEI du 11 février au 10 mars, le De Grasse participe à la manœuvre Datex 95 jusqu'au 15 mars avant de rentrer à Brest le 23 mars après une escale à Bordeaux puis à Spontex 1/95 du  du 26 au 31 mai.

Le 24 avril, la FNFA est activée jusqu'au 19 mai avec côté français outre la frégate De Grasse, l'aviso Lieutenant de Vaisseau Lavallée et le pétrolier-ravitailleur Durance alors les allemands mobilisent les frégates Köln et Emden plus le pétrolier Rhön.

Elle est en Iper du 6 juin 1995 au 16 août 1996 (au bassin 9 du Laninon jusqu'au mois d'avril), Iper qui correspond à une véritable modernisation à mi-vie après dix-neuf ans de service, les travaux voient la modernisation de l'appareil propulsif, l'installation du système SLASM et le débarquement du système Malafon qui faute de financement ne sera pas remplacé par le missile franco-italien Milas.

Les essais à la mer ont lieu fin août et au mois de septembre avant de gagner Toulon début octobre pour un stage de remise en condition qui s'achève par son retour à Brest le 6 novembre 1996.

Après des sorties à la mer individuelles ou en groupe, la frégate ASM sort du 23 au 28 mars pour «Spontex 97» avant de nouvelles PEI du 1er au 29 avril et du 10 juin au 21 juillet.

Le 11 octobre, la frégate quitte Brest pour la sortie «Autumn 97», faisant escale à Kristiansand du 17 au 20 octobre et Faslane du 24 au 27 octobre avec un stage ASM en Ecosse du 28 octobre au 7 novembre avant une escale Edimbourg jusqu'au 11 novembre, date à laquelle, elle met cap sur Brest où elle arrive le 12 novembre pour une nouvelle PEI du 13 novembre 1997 au 23 janvier 1998.

La frégate De Grasse (1998-2013)
FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE F-asm_42
La frégate De Grasse au bassin

Après une sortie du 25 au 27 janvier pour un stage de commandants, la frégate participe du 6 au 22 mars 1998 aux exercices Safran et Strong Resolve avant une PEI du 23 mars au 24 avril puis une sortie pour un stage de commandant du 27 avril au 6 mai avant plusieurs sorties pour essais.

Le 2 juillet 1998, elle appareille pour les Etats Unis, faisant escale à Ponta Delgada aux Açores le 6 puis à Norfolk du 13 au 18 puis Boston du 21 au 26, participant à une revue navale en l'honneur du bicentenaire du «Old Ironside», la frégate USS Constitution, pieusement conservée depuis la guerre d'Indépendance. Elle est de retour à Brest le 2 août 1998.

L'année 1998 se termine par un exercice Spontex du 3 au 9 octobre, un stage de remise en condition les 20 et 21 octobre avant une PEI le 27 octobre.

En Iper du 4 janvier au 30 avril 1999, la frégate sort pour essais le 17 avril, du 24 au 30 avril ainsi que les 3 et 4 mai. Elle quitte Brest pour Toulon le 17 mai pour un stage de remise en condition opérationnelle en Méditerranée en compagnie de la frégate Dupleix et de l'aviso Commandant Bouan. Elle repart de Toulon le 18 juin et arrive à Brest le 23.

Après une PEI du 6 au 29 septembre, la De Grasse est engagée dans l'exercice «Péan 99» en compagnie du porte-avions Foch, de la frégate antiaérienne Jean Bart, de la frégate légère Courbet, du sous-marin Saphir, du BCR Somme et du navire-atelier Jules Verne.

Au cours de cet exercice, elle rencontre les groupes de combat organisés autour du porte-aéronefs Principe de Asturias, Giuseppe Garibaldi et Illustrious. Le De Grasse fait ainsi escale à Carthagène du 8 au 13 octobre, La Spézia du 21 au 25 octobre puis à Toulon les 29 et 30 octobre avant de rentrer à Brest le 3 novembre.

L'année 1999 se termine par une PEI jusqu'au 10 décembre et une sortie du 13 au 16 décembre pour porter son concours au CEL.

Après une nouvelle PEI du 24 janvier au 1er mars 2000, la frégate sort seule le 3 mars puis participe du 7 au 13 mars à l'exercice «Nevez Amzer» avant de faire escale à Casablanca jusqu'au 17 mars en compagnie du Primauguet et de navires belges et néerlandais.

Après un exercice Courco du 7 au 12 avril, la frégate est déployée pour trois mois dans l'Atlantique-ouest, faisant escale à La Barbade, Fort de France, Roosevelt Roads à Porto Rico, Key West, Norfolk, New York du 3 au 9 juillet, participant à l'International Fleet Review le 4 juillet en présence du président Clinton. Le retour se fait via Ponto Delgada (16 au 18 juillet) avant de rentrer à Brest le 24 juillet.

Après une PEI du 24 au 28 juillet, la frégate effectue une tournée en Europe du Nord avec le SNA Perle, faisant notamment escale à Narvik et à Olavsvern près Tromsoe. Elle couvre le sommet européen de Biarritz du 12 au 14 octobre avant une nouvelle PEI du 17 octobre au 15 décembre 2000.

Présente à Wilhelmshaven du 16 au 20 février 2001, la frégate est intégrée à la Force Navale Franco-Allemande (FNFA) en compagnie des avisos Commandant Blaison et Second Maitre Le Bihan, le BCR Marne et côté allemand les frégartes Lubeck, Augsburg, Bremen ainsi que le bâtiment de soutien Rhein.

Cette force occasionnelle participe au Joint Maritime Course en Ecosse du 26 février au 9 mars avec des escales à Dundee et Faslane avant un exercice Spontex en compagnie de la frégate Primauguet, de l'aviso Lieutenant de Vaisseau Lavallée, du SNA Emeraude, du porte-aéronefs Principe de Asturias, de la frégate Argyll et du sous-marin Triumph de la marine britannique, de la frégate polonaise Kaszub et le sous-marin néerlandais Zeeleeuw. La FNFA est désactivée le 2 avril à Brest.

Le 1er juin 2000, en application du plan Optimar, le GASM disparaît et tous les bâtiments basés à Brest sont rattachés à la Force d'Action Navale (FAN). Tous les navires dépendent d'AlFan (Amiral FAN) avec des adjoints basés à Toulon et Brest.

Du 23 au 28 août, la frégate représente la France au festival International of the seas (IFOS). Elle fait une sortie d'entrainement du 24 au 30 septembre puis abrite à Bordeaux du 22 au 26 novembre une conférence sur l'Action de l'Etat en Mer (AEM) dans le Sud Ouest en liaison avec la catastrophe de l'Erika de l'année précédente.

Le 7 janvier 2002, la frégate De Grasse appareille de Brest en compagnie de l'aviso Second Maitre Le Bihan pour une mission de présence dans l'Océan Indien. Les deux bâtiments font une escale technique à Toulon jusqu'au 14 janvier avant de gagner Djibouti où ils arrivent le 23.

La frégate De Grasse relève la frégate Jean de Vienne le 28 janvier au sein de la TF473 au large des côtes pakistanaises, groupe occasionnel organisé autour du porte-avions Charles de Gaulle avec la frégate ASM La Motte-Picquet et le BCR Somme.

La frégate fait escale à Doha, Mascate et Bombay. Relevée le 13 mai 2002 par le Latouche-Treville, elle participe du 19 au 29 mai à l'exercice Red Shark I avec la TF473 et la marine saoudienne avant de rentrer sur Brest le 12 juin 2002. Le reste de l'année est avare d'événements saillants.

La frégate est  en Iper du 6 janvier au 11 juillet 2003. Le 30 juillet, un Bréguet Atlantique en mission de surveillance maritime repère dans le sud-sud-ouest de l'île de Sein une trainée d'hydrocarbure longue de cinq kilomètres sur 700m de large.

Le Doburdja, un cargo battant pavillon bulgare est fortement suspecté de dégazage sauvage et dérouté sur Brest sous la garde vigilante de la frégate De Grasse. L'aviso Commandant Blaison effectura des prélèvements qui concluront à la culpabilité du navire bulgare qui ne pourra quitter le port qu'après le paiement d'une caution de 300000 euros. Comme la fin de l'année 2002, la fin de 2003 est avare d'événements marquants.

Du 17 mai au 6 octobre 2004 la frégate est déployée dans l'Océan Indien pour participer au volet maritime de l'opération Enduring Freedom.

Enttre deux patrouilles elle fait escale à Manama, à Mascate, à Dubaï, à Djibouti, à Doha, Abu Dhabi et Manama. Elle termine l'année 2004 par une nouvelle PEI (2 novembre 2004-21 janvier 2005).

Le 4 avril 2005, la frégate De Grasse appareille pour l'Europe du Nord, faisant escale à Bergen du 7 au 11 avril, participant à «Loyal Mariner» du 11 au 29 avril dans le Skagerrak et le Kattegat avant une escale à Aalborg du 15 au 18 avril.

Après une escale à Olavsvern (Norvège) du 3 au 5 mai, la frégate effectue une mission en mer de Norvège et en mer de Barents. Faisant escale à Severomorsk du 7 au 12 mai, elle participe aux commémorations du soixantième anniversaire de la capitulation allemande. Elle rentre à Brest le 17 mai 2005.

Du 20 au 25 juin 2005, la frégate anti-sous-marine participe à l'exercice multinational «Frukus 05» au large de Brest avec la frégate Admiral Levchenko, le destroyer américain Mahan et de la frégate britannique Montrose.

Après une escale à Faslane du 9 au 13 septembre, le De Grasse participe jusqu'au 23 septembre à «Spontex 2005», un exercice anti-sous-marin par petits fonds en compagnie de son sister-ship Tourville, la frégate Latouche-Treville, les avisos Lieutenant de Vaisseau Lavallée et Commandant L'Herminier, le SNA Saphir, le patrouilleur Cormoran et le remorqueur de haute mer Tenace. Elle est ensuite indisponible du 3 octobre au 16 décembre 2005.

A la fin du mois de février 2006, la frégate De Grasse est en exercice anti-sous-marin dans le Golfe de Gascogne. Dans la nuit du 24 au 25 février, elle perd le corps remorqué (poisson) contenant l'antenne ATBF du SLASM, la perte étant du au câble qui sortant du rail lors de la remontée du poisson à provoqué la perte de celui ci par des fonds dépassant les 3000m ce qui implique la destruction de l'appareil. L'enquête de commandement a établi de façon claire qu'aucune faute de commandement n'a été commise.

Le De Grasse embarque temporairement le poisson du Tourville alors en Iper, les deux frégates se partageant l'appareil jusqu'en avril 2008 quand un nouveau poisson fait d'éléments récupérés à droite et à gauche et donc moins performant que l'origine est embarqué.

Après Shart Hunt jusqu'au 18 mai 2006, la frégate est engagée dans un exercice dans l'Atlantique du 12 au 16 juin en compagnie du Tourville, du Lieutenant de Vaisseau Lavallée, Lieutenant de Vaisseau Le Hénaff, Commandant L'Herminier et Premier Maitre L'Her. Le 14 juin, les capacités de détection anti-sous-marine de la frégate connaissent une détérioration liée à une coupure du bout de l'antenne linéaire remorquée qui est immédiatement remplacée.

La frégate participe à l'exercice Frukus 2006 puis en «escale» dans le port de commerce de Brest et ainsi ouverte au public. Elle retourne ensuite aux Etats Unis faisant escale à Norfolk du 13 au 20 octobre pour participer aux commémorations du 225ème anniversaire de la bataille de Yorktown  (19 octobre 1781).

De retour à Brest mi-novembre, elle entre en Iper le 20 novembre, échouée dans le bassin n°9 du Laninon. Elle sort du bassin le 9 mars et l'Iper s'achève le 11 mai après une intervention sur les chaudières, la visite des deux lignes d'arbre, la remise à niveau du système Crotale, la révision du mécanisme du sonar remorqué, le décapage et la réfection de la peinture de la carène.

Le 5 juin 2007, son Lynx intime l'ordre au cargo lituanien Vyautas de se dérouter sur Brest pour suspicion de dégazage, le cargo rentrant au port sous la garde de l'aviso Lieutenant de Vaisseau Le Hénaff.

Après une période d'entretien de janvier à avril 2008, elle est présente à Rouen du 4 au 14 juillet pour l'Armada. Elle aurait due se rendre aux Etats Unis en juillet mais elle est annulée pour des raisons économiques (manque de fonds pour le carburant).

Le 24 novembre 2008, la frégate quitte Brest pour la Méditerranée orientale afin de participer à la mission Imperial Behaviour, la partie navale de la FINUL II déployée depuis l'été 2006 pour faire tampon entre Israël et le Hezbollah, la TF448 étant composée de bâtiments Français, espagnols, grecs, turcs, allemands et italiens.

Cette opération à pour but d'empêcher la livraison d'armes au Liban, à rétablir la souveraineté de Beyrouth sur ses eaux territoriales et à entrainer la marine libanaise.

La frégate passe à Toulon pour embarquer du matériel le 29 novembre et repart le lendemain pour une mission de quatre mois, rentrant à Brest à la fin du mois de mars 2009. Elle à ensuite participé d'août à décembre 2010 à l'opération Atalante, la mission anti-piraterie de l'Union Européenne.

Crépuscule

La frégate anti-sous-marine De Grasse est désarmée le 5 mai 2013. Le 6 mai, elle réalise une ultime sortie à la mer avec ses anciens commandants. Le dernier Pacha, le capitaine de vaisseau Le Claire prononce dans les haut-parleurs le dernier «Terminé Barre et Machines».

Elle aurait du être remplacée par la frégate Normandie, sister-ship de l'Aquitaine mais elle à été vendue à l'Egypte et c'est donc la frégate Provence mise en service le 9 juin 2016 qui à remplacé numériquement la frégate De Grasse.

Après avoir vidé ses soutes à carburant et ses soutes à munitions, la frégate est mouillée dans la Penfeld. En septembre 2013 elle à rejoint le cimetière marin de Landevennec.

Si certaines vieilles coques ont passé des années avant démantèlement, l'ancienne frégate ASM n'y resté qu'un an puisqu'en octobre 2014 elle à rejoint avec les ex-frégates Tourville et Georges Leygues Lanvéoc-Poulmic pour servir de brise-lames et protéger le plan d'eau de l'Ecole Navale.

A SUIVRE

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MessageSujet: Re: FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE   FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE EmptyMar 10 Aoû 2021, 17:05

CARACTERISTIQUES TECHNIQUES
FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE Classe73

Généralités :
FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE F-asm_43
Les frégates Tourville et Duguay-Trouin en construction

La coque des Tourville est étroitement dérivée des Suffren, étant plus courte de six mètres entre perpendiculaires (142m contre 148m) avec deux paires d'ailerons stabilisateurs ACH (Ateliers et Chantiers du Havre) au lieu de trois.

Elle est divisée en seize tranches (A à P) par quinze cloisons étanches avec un total de huit niveaux en comptant le bloc-passerelle. Suite à la découverte de fissures, elle est renforcée par un bulge en 1981/82.

L'abri de navigation comporte deux niveaux. La passerelle proprement dite où se tient l'officier de quart et sur l'avant en contre-bas de 70cm, une fosse (trou de souris) avec la commande de barre et le transmetteur d'ordres aux machines. Deux périscopes un de chaque bord permettent une vue sur l'extérieur en cas de navigation en condition NBC.
Déplacement : Déplacement : standard 4580 tonnes charge normale 5325 tonnes pleine charge 5825 tonnes

Dimensions : Dimensions :  Longueur (hors tout) 152.75m (entre perpendiculaires) 142m Largeur hors tout : 15.8m Tirant d'eau : 6.48m Tirant d'air : 43.2m

Propulsion :

Les Tourville sont les derniers bâtiments de la marine nationale propulsés par le couple «chaudières vapeur-turbines à vapeur».

Les deux groupes propulsifs comportent chacun deux turbines Rateau avec une turbine HP et une turbine BP plus un groupe turbo-réducteur associé, séparés par une tranche auxiliaire avec les diesels et l'usine de conditionnement d'air.

La machine avant entraîne la ligne d'arbre tribord et la machine arrière entraine la ligne d'arbre bâbord.

Les turbines sont alimentées en vapeur par quatre chaudières multitubulaires, dissymétriques et à fonctionnement automatique, un timbre de 45 bars et la température de surchauffe de 450°C.  

Les turbines entrainent deux hélices quadripales à pas fixe. La puissance maximum développée est de 58200ch

La capacité des soutes est de 930 tonnes de mazout puis de gazole, chauffe au gazole installée dès la construction pour le De Grasse, en 1979 sur le Duguay-Trouin et en 1980 sur le Tourville

Le courant électrique est produit par deux turbo alternateurs de 750 k, un par compartiment propulsion et trois diesels alternateurs de 500 kW placés dans la tranche auxiliaire, ces derniers sont normalement utilisés au mouillage quand les chaudières sont éteintes et son démarrés aux postes de combat pour éviter qu'un mauvais coup ne prive le navire de toute puissance électrique.

Performances :  vitesse maximale 32 noeuds  distance franchissable : 5000 miles à 18 noeuds 4550 miles à 20 noeuds 3600 miles à 24 noeuds et 1900 miles à 30 noeuds (mazout) 4500 miles à 18 noeuds (gazole)

Electronique :

-Deux radars de navigation Racal-Decca 1226

FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE Drbv-510

-Un radar de veille air à basse altitude DRBV-51B

-Un radar de veille air DRBV-26 (portée : 280 km)

FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE Drbc-310

-Un radar de conduite de tir DRBC-32D

FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE Dubv-210
DUBV-23 et ci-dessous DUBV-43A
FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE Dubv-410

-Sonar de coque DUBV-23 et sonar remorqué DUBV-43. Les deux systèmes fonctionnent en miroir, le poisson du DUBV-34 pouvant être immergé à 280m avec une portée variant de 10 à 20km en fonction des conditions de mer. Le Tourville et le De Grasse reçoivent respectivement en 1995 et 1996 à la place du DUBV-43 le système SLASM DSBX-1.

FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE Slasm10
Système de Lutte Anti-Sous-Marine (SLASM)

Le système SLASM se compose d'un sonar actif (émission et réception) basse fréquence dans la base du bulbe d'étrave, un sonar actif moyenne fréquence (AMF) dans le corps remorqué, un sonar actif très basse fréquence (ATBF) dans le corps remorqué, un sonar passif à très basse fréquence dans l'antenne linéaire remorquée, un sonar d'alerte torpille dans le corps remorqué et un sonar d'alerte torpille dans l'antenne linéaire remorqué.

-Détecteur ARBR-16, Brouilleur ARBB-32, Fréquencemètre ARBX-10, lance-leurres Syllex, Brouilleurs Simplifiés Marine embarquables à partir de 1985

-Communications radios, système Syracuse et Immarsat

-Système de direction de combat Senit 3

Armement :

Artillerie

Canon de 100mm modèle 1968
FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE Canon_87
Canon de 100mm modèle 1968

-Trois canons de 100mm Creusot-Loire modèle 1968 (deux à l'avant et un à l'arrière). Ce canon de 55 calibres tire des obus de 23.5kg à une distance maximale de 17260m (12000m en pratique) en tir antisurface et de 6000m en  tir antiaérien à raison de 60 coups par minute.

La tourelle pèse 22 tonnes et permet aux canons de pointer en site de -15° à +80°  à raison de 40° par seconde et en azimut sur 150° à tribord et à bâbord. La dotation en munitions est inconnue.

Pour renforcer la défense antiaérienne, le De Grasse ne reçoit que deux tourelles de 100mm en attendant que le Crotale Naval soit prêt. Le Duguay-Trouin perd sa troisième tourelle en 1977 et Le Tourville en 1977/78.

Artillerie légère de défense rapprochée
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Canon de 20mm Oerlikon

-Deux canons de 20mm Oerlikon et deux mitrailleuses de 12.7mm sont embarquées à partir de 1979 et en 2005, les Oerlikon ont cédé la place à des F2 et le nombre de mitrailleuses porté à 4.

Le canon de 20mm Oerlikon qu'on à plus besoin de présenter pèse 480kg, mesure 2.20m et pouvait atteindre une cible à 5700m (3000m en pratique) à raison de 450 coups par minute sachant que cette pièce qui était servie par trois hommes était alimentée par des chargeurs tambours de soixante coups. Le pointage en site allait de -15° à +90°.

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Canon de 20mm F-2

Le canon de 20mm F-2 est un canon de conception et de fabrication française. C'est la version navalisée du GIAT M-693 produit pour l'armée de terre. Monté lui aussi en affût simple, il pèse 332kg à vide (470kg avec), son tube mesure 2.60m de long et permet le tir des projectiles par des caissons de 300 cartouches placées sur l'affût. La portée maximale est de 10km à raison de 720 coups par minute. L'arme est comme sa devancière servie par trois hommes.

Missiles

Crotale Naval
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-Un lanceur octuple Crotale Naval installé à l'arrière sur le hangar hélicoptères.

Ce missile œuvre de Matra et de Thomson CSF est issu d'une demande sud-africaine et d'un besoin de l'armée de l'air française. La marine signe un contrat de développement pour une version navalisée le 1er février 1974.

Le lanceur repose sur un shelter qui intègre une soute comprenant dix-huit engins de réserve (le rechargement de la tourelle complète prend 30 minutes) et un télépointeur muni d'un radar Castor 2J. Le guidage se fait par alignement, l'explosion étant commandée par une fusée de proximité.

Le Crotale est un missile de 85.1kg (dont 14kg pour la charge militaire) mesurant 2.93m de long pour une envergure de 0.54m et un diamètre de 0.15m avec une vitesse maximale de Mach 2.4 et une portée maximale de 13km.

Le système Crotale est embarqué sur le Duguay-Trouin en 1979, le Tourville en 1980 et le De Grasse en 1981. Le système est porté au standard EDIR (Ecartrométrie Différentielle à Infrarouge) entre 1988 et 1990 rendant le missile plus apte à l'interception de missile antinavire à vol rasant. Il à été utilisé par les Tourville jusqu'à leur désarmement même si à l'époque le système est déclassé.

Malafon
FREGATES ANTI-SOUS-MARINES CLASSE TOURVILLE Malafo11

-Une rampe Malafon avec treize missiles située entre le bloc-passerelle et les superstructures arrières.

Le Malafon (MArine LAtécoère FONd) est le premier missile de conception française mis en service dans la marine nationale pour traquer à longue distance les sous-marins ennemis aka soviétiques.

Après des essais réalisés à bord de l'Ile d'Oleron et de La Galissonnière, le Malafon est mis en service en 1966.

C'est un planeur porte-torpilles. Après assemblage (fusées et empênages, ailes), le missile est installé sur la rampe de lancement. La rampe est pointée à tribord pour permettre le lancement du planeur porte-torpilles qui va déposer à distance la torpille L4 qui ensuite traque la cible jusqu'à ce qu'elle se verrouille sur le submersible et qu'elle explose.

Ce système à été retiré du service en septembre 1997 et aurait du être remplacé par le missile franco-italien Milas mais la France s'est retiré du programme pour des raisons budgétaires en avril 1998. Il est débarqué lors des refontes du début ou milieu des années quatre-vingt dix.

Le Malafon est un missile porte-torpilles de conception et de fabrication française pesant 1500kg mesurant 6.15m de long pour 3.30m d'envergure et un diamètre de 0.65m, la portée maximale étant de 13km. L'ogive est la Torpille L4, une torpille pesant 540kg d'un diamètre de 533mm et d'une longueur de 3.13m, une vitesse maximale de 30 nœuds, une immersion maximale de 300m pour une portée maximale de 5km.

Exocet
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MM-38

Le missile Exocet est mis au point suite à la destruction du destroyer israélien Eilat par un missile surface-surface soviétique le SS-N-2C Styx.

C'est la frégate Tourville qui est le  premier navire à embarquer cette arme novatrice, six missiles étant embarqués en deux groupes de trois à l'arrière du bloc-passerelle.

Ce missile MM-38 est ensuite remplacé par son évolution plus performante, le MM-40 . Pesant 735kg, le MM-38 disposait d'une charge militaire de 165kg. Mesurant 5.20m de long, d'un diamètre de 0.35m et d'une envergure de 1m, il pouvait atteindre la vitesse maximale Mach 1 et sa portée maximale est de  42km.

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MM-40
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Le MM-40 mesurait 5.80m de long pour 1.13m d'envergure et un diamètre de 0.35m. Pesant 850kg, il disposait d'une charge militaire de 165kg. Il pouvait atteindre la même vitesse que son devancier mais sa portée étant quasiment doublée puisqu'elle passée à 72km.

Torpilles

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Torpille L-5

-Deux berceaux pour torpilles avec dix torpilles L5. La torpille L-5 mod3 pèse 1000kg avec une charge militaire de 533kg, une longueur de 4.40m et un diamètre de 550mm. La portée maximale est de 9.5km, une vitesse de 35 noeuds et une immersion maximale de 550m.

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MU-90

Elle à été remplacée à partir de 2004 à bord de la Tourville et De la Grasse par la torpille MU-90. Cette torpille à haute performances est une torpille franco-italienne suite à la fusion le 16 mai 1991 du programme français Murène et du programme italien A-290.

La MU-90 pesait 295kg (32.7kg pour la charge militaire) mesurait 2.96m de long pour un diamètre 324mm. Elle pouvait atteindre un sous-marin à 1000m de profondeur avec une vitesse maximale de  55 nœuds pour une portée maximale de 15km.

Aviation embarquée :
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Westland Lynx de l'Aéronavale

-Plate-forme de 234 m² mesurant 22m de long sur 12m de large et un hangar fixe de 155m² mesurant 13.60m de long, 11.40m de large et 4.80m de haut

-Un spot d'hélitreuillage à l'avant

-Les hélicoptères embarqués sont des Alouette III ASM puis des Lynx une fois cet appareil en service en 1979 (il est mis en œuvre par les 31F et 34F).

A partir de 2000 environ, les détachements sont réduits à un seul appareil pour économiser le potentiel des Lynx en attendant l'arrivée du NH90 Caïman, les F-67 ont conservé l'hélicoptère franco-britannique jusqu'à leur désarmement.

-Manutention réalisée à l'aide du système SPHEX (Système Pousseur pour Hélicoptère embarqué)

Equipage:  24 officiers, 178 officiers-mariniers supérieurs et officiers mariniers et 96 quartiers-maitres et matelots soit un total de 298 hommes. Peut embarquer 30 passagers (commando-marines, état major embarqué)


FIN

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"Lorsqu'un Targaryen nait, les dieux jettent une pièce en l'air en jouant à pile ou face pour savoir si l'enfant sera un génie ou un fou" (Jaehaerys II Targaryen)
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