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 CROISEURS LEGERS ANTIAERIENS (CLAA) CLASSE DIDO (Terminé)

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clausewitz
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MessageSujet: CROISEURS LEGERS ANTIAERIENS (CLAA) CLASSE DIDO (Terminé)   Ven 06 Avr 2018, 16:34

CROISEURS LEGERS ANTIAERIENS CLASSE DIDO
(GRANDE-BRETAGNE)


Le HMS Dido

AVANT-PROPOS

Révolution militaire : le facteur aérien dans la guerre navale

En 1903 l'avion apparaît. Très vite pour ne pas dire tout de suite les militaires soupçonnent un potentiel intéressant pour cette drôle de machine, cet assemblage incertain de bois et de toile qui semble bien fragile.

Et pourtant seulement quelques années après son apparition l'avion et son cousin l'hydravion sont intégrés aux différentes marines qui cherchent à voir toujours plus loin, qui cherchent à voir au delà de la ligne d'horizon et ainsi pouvoir guider les tirs d'une artillerie à la portée toujours plus importante.

Comme à terre les premiers avions et les premiers hydravions utilisés au dessus des flots sont destinés à la reconnaissance, l'observation et le réglage des tirs de l'artillerie.

A ces missions d'appui succèdent ensuite des missions de combat, le bombardement et le torpillage même si quand le premier conflit mondial se termine les attaques aériennes contre des navires sont rarissimes au delà des opérations contre les U-Boot.

Dans l'entre-deux-guerre tous les pays dévellopent leur aviation navale avec des avions et des hydravions de reconnaissance, de patrouille maritime, de torpillage et même de bombardement en piqué.

Cela nécessite le renforcement de la Défense Aérienne à la Mer (DAM), l'installation d'armes antiaériennes à bord des navires. Il s'agissait généralement de canons médians et de mitrailleuses, armes dont les performances étaient suffisantes pour contrer les avions de l'époque.

Avec l'augmentation des performances des avions ces armes furent peu à peu déclassées nécessitant toujours des canons médians mais surtout des canons légers à tir rapide pour remplacer et/ou compléter les mitrailleuses.

En dépit de ce développement des armes antiaériennes, nul ne pouvait imaginer que l'aviation pouvait interdire une zone à une escadre puissante. En effet bon nombre d'amiraux étaient persuadés qu'un croiseur ou un cuirassés disposant d'une puissante DCA pouvait résister à une aviation attaquant en force. Dès la campagne de Norvège au printemps 1940, cette certitude sera battue en brèche... .

Face au développement de l'aviation certaines marines ont l'idée de construire des navires spécialisés dans la défense aérienne à la mer.

C'est ainsi que le Japon construit des destroyers de classe Akizuki, que les Etats-Unis construisent des croiseurs de classe Atlanta et que la Grande-Bretagne construit des croiseurs de classe Dido.

Avec des canons médians automatiques, une puissante DCA légère, un équipement complet de radars et de communication ces navires vont se révéler redoutables contre l'aviation rendant plus délicate la maîtrise des airs surtout quand ces croiseurs opéraient avec l'aviation qu'elle soit basée à terre ou embarquée.

Panorama : les croiseurs légers modernes de la Royal Navy

En guise d'introduction

Après la course aux armements entre Londres et Berlin entre la fin du XIXème siècle et le premier conflit mondial une nouvelle course aux armements est déclenchée entre 1916/17 entre Tokyo et Washington pour le contrôle du Pacifique.

Incapable de suivre, la Grande-Bretagne épuisée par la première guerre mondiale propose une conférence navale pour limiter le tonnage des marines, profitant du profond pacifisme des opinions publiques qui après la boucherie du premier conflit mondial sont particulièrement choquées par la débauche de moyens pour l'armement.

Signe des temps la conférence n'à pas lieu à Londres mais à Washington. Elle s'ouvre en novembre 1921 avec les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, le Japon, la France et l'Italie. Après trois mois de négociations un traité est signé le 6 février 1922.

Ce traité interdit jusqu'en 1931 la construction de cuirassés (interdiction portée ensuite à 1936) ce qui va favoriser la construction de croiseurs d'abord des croiseurs lourds (environ 10000 tonnes, six à dix canons de 203mm) puis de croiseurs légers.

Si les Etats-Unis et le Japon avaient besoin de puissants croiseurs pour la «bataille décisive» les britanniques avaient davantage besoin de croiseurs destinés à protéger les lignes de communication d'un empire sur lequel le soleil ne se couche jamais.

Pas besoin de gros croiseurs puissamment armés mais plutôt des petites unités disposant d'un armement correct pour lutter contre des raiders et des croiseurs auxiliaires. Cela avait également l'avantage de limiter les dépenses dans ces périodes d'austérité budgétaire.


Le HMS Suffolk (classe County) en 1941

Après avoir construit des croiseurs lourds de classe County et York (qui étaient d'ailleurs les moins aboutis et les moins puissants des heavy cruiser), la Grande-Bretagne va construire des croiseurs légers plus adaptés à ces besoins.


Le HMS York

Comme elle doit naturellement tenir compte de ces ennemis potentiels, la Royal Navy va aussi construire des croiseurs plus puissants comme les unités de classe Town, des croiseurs clairement destinés à contrer les Mogami japonais.

Durant toute l'entre-deux-guerre Londres va donc osciller entre plusieurs conceptions du croiseur et aux côtés de croiseurs standards armés de canons de 6 pouces va également construire une classe de navires destinés à la DAM et à la défense des lignes de communication, la classe Dido et son inhabituel armement composé de canons de 133mm.

Des Leander aux Dido, un panorama des croiseurs légers modernes de la Royal Navy


HMS Leander

Si les Leander sont les premiers croiseurs légers construits après le traité de Washington ce ne sont pas les premiers light cruiser modernes de la Royal Navy puisqu'auparavant la marine de sa gracieuse majesté avait fait construire les vingt-huit croiseurs type C mis en service entre 1914 et 1922, les huit croiseurs type D mis en service entre 1918 et 1922 (avec quatre unités annulées) et les deux croiseurs type E (une unité annulée) mis en service en 1926.

Les huit unités de classe Leander sont construites après les croiseurs lourds type County et type York. N'appréciant pas le calibre de huit pouces qu'ils jugent trop lourd les britanniques veulent réduire le calibre de l'artillerie principale de leurs nouveaux croiseurs.

Après avoir étudié le 5.5 pouces (133mm), les britanniques décident de sélectionner le 6 pouces (152.4mm), un calibre déjà utilisé par le passé.

Ce calibre va devenir un calibre standard pour tous les nouveaux croiseurs légers même si pour éviter que les Duguay-Trouin français ne se retrouvent dans la catégorie croiseur lourd, la limite artillerie des croiseurs légers est fixée à 155mm au premier traité de Londres signé en avril 1930.

Initialement les Leander devaient être au nombre de huit (Leander, Achilles,Ajax,Neptune,Orion,Amphion,Apollo,Phaeton) mais au final seulement cinq navires seront mis en service dans la Royal Navy, les trois derniers faisant carrière dans la Royal Australian Navy (RAN) sous les noms respectifs de Perth,Hobart et Sydney.


Le HMAS Perth

Ces navires d'environ 7000 tonnes, filant à 32.5 noeuds sont admis au service actif en 1931 (Leander), en 1932 (Achilles Orion), en 1933 (Neptune), en 1934 (Ajax), en 1935 (Phaeton) et en 1936 (Amphion Apollo).

Les trois derniers sont donc vendus à la marine australienne en juin 1939 (Amphion devenu Perth), en septembre 1938 (Apollo devenu Hobart) et en septembre 1935 (Phaeton devenu Sydney sans avoir servit dans la Royal Navy).

Ils participent tous à la seconde guerre mondiale, trois n'y survivant pas : le Neptune sur des mines italiennes au large de la Libye le 18 décembre 1941, l'Amphion/Perth par les japonais à la bataille de la mer de Java (28 février/1er mars 1942) et le Phaeton/Sydney par le croiseur auxiliaire Kormoran le 19 novembre 1941.

Caractéristiques Techniques des Leander

Type Leander (Leander Neptune Orion Achilles Ajax)

Déplacement : standard 7096 tonnes pleine charge 7386 tonnes

Dimensions : longueur (hors tout) 169.01m (entre perpendiculaires) 159.1m largeur 16.76m (Leander) 17m (les autres) tirant d'eau 5.79m

Propulsion : quatre groupes de turbines Parsons alimentées en vapeur par six chaudières Admiralty à trois tubes développant 72000ch et entraînant quatre hélices.

Performances : vitesse maximale 32.5 noeuds distance franchissable 5730 miles nautiques à 13 noeuds

Protection : parois latérales des machines 76.2mm parois latérales des soutes à munitions 89mm toit des soutes à munitions 50.8mm pont 25.4mm tourelles 25.4mm

Radars :  (Leander) un radar de veille surface type 273, un radar de veille aérienne type 291 (Neptune) radar de veille aérienne type 281, radar de conduite de tir type 284 pour l'artillerie principale et radar de conduite de tir type 285 pour l'artillerie antiaérienne (Orion) un radar de veille aérienne type 279, un radar de veille surface type 273, radar de conduite de tir type 284 et radar de conduite de tir type 285. (Achilles)pas d'information à ce sujet (Ajax)  un radar de veille aérienne type 279, un radar de conduite de tir type 282 pour l'artillerie antiaérienne légère, un radar de conduite de tir type 285 et un radar de conduite de tir type 272

Armement (origine) : 8 canons de 152mm (6 pouces) BL Mark XXIII groupés en quatre tourelles doubles Mark XXI (deux avant et deux arrières), 4 canons de 102mm (4 pouces) QF Mark V en quatre affûts simples Mark IV installés de part et d'autre de la cheminée, 12 mitrailleuses de 12.7mm (0.5 inch) en trois affûts quadruples et huit tubes lance-torpilles de 533mm (21 pouces) en deux plate-formes quadruples installées au milieu du navire

Installations aéronautiques :  une catapulte installée à l'arrière sans hangar pour un hydravion Fairey Seafox ou Supermarine Walrus

Equipage : 570 officiers et marins


Type Leander modifié (Perth, Hobart et Sydney)

Déplacement : standard 6939 tonnes pleine charge 8891 tonnes

Dimensions : longueur (hors tout) 171.32m (entre perpendiculaires) 159.10m largeur 17.27m tirant d'eau 5.64m

Propulsion : quatre groupes de turbines à engrenages Parsons alimentées par quatre chaudières Amirauté à trois tubes dévellopant 72000ch et entrainant quatre hélices.

Performances : vitesse maximale 32.5 noeuds distance franchissable 7180 miles nautiques à 12 noeuds

Protection : ceinture blindée 25 à 76.2mm soutes à munitions 25 à 89mm tourelles 25mm

Electronique : (Sydney) aucun radar à ma connaissance (Perth) : un radar de veille surface type 271 (Hobart) un radar de veille aérienne type 281B, un radar de veille surface type 277, un radar de veille surface SG, un radar de veille surface et de veille aérienne rapprochée type 276, un radar de conduite de tir type 282, un radar de conduite de tir type 285 et un radar de conduite de tir type 283 pour l'artillerie principale.

Armement : 8 canons de 152mm (6 pouces) BL Mark XXIII groupés en quatre tourelles doubles Mark XXI (deux avant et deux arrières), 4 canons de 102mm (4 pouces) QF Mark V en quatre affûts simples Mark IV installés de part et d'autre de la cheminée, 12 mitrailleuses de 12.7mm en trois affûts quadruples et huit tubes lance-torpilles de 533mm (21 pouces) en deux plate-formes quadruples installées au milieu du navire.

Installations aéronautiques : Une catapulte entre les deux cheminées pour un Supermarine Walrus

Equipage : 570 officiers et marins


Si les Leander ont été prévus avant la crise de 1929, les Arethusa sont les croiseurs de la crise et leurs capacités  intrinsèques sont donc diminuées pour faire face à une politique d'austérité qui provoqua la mutinerie de la flotte en septembre 1931.

Cette réduction des capacités militaires des nouveaux croiseurs n'était pas trop impactante car les navires de classe Arethusa étaient principalement destinés à protéger les lignes de communication où la menace principale était le croiseur auxiliaire.

Il était prévu initialement six croiseurs mais au final seulement quatre seront construits, les deux derniers étant remplacés par les deux premiers Town. Par rapport aux Leander, les Arethusa avaient une coque plus courte, une puissance propulsive semblable, un armement plus faible (trois tourelles doubles de 152mm au lieu de quatre), leur protection était également plus faible.


Le HMS Arethusa

Ces navires d'environ 6800 tonnes et filant à 32.25 noeuds sont admis au service actif en 1935 (Arethusa Galatea), en 1936 (Penelope) et en 1937 (Aurora).

Ils participent tous au second conflit mondial, deux étant perdus, le Galatea coulé par le U-557 le 14 décembre 1941 et le Penelope coulé par le U-410 le 17 février 1944. L'Arethusa est démoli en 1955 et l'Aurora vendu à la Chine est démolit en 1968 après une carrière riche en péripéties.

Caractéristiques Techniques des croiseurs de classe Arethusa

Déplacement :  Standard 5354 tonnes Pleine Charge : 6771 tonnes (Arethusa Galatea) 6822 tonnes (Penelope Aurora)

Dimensions :  longueur hors tout : 154.22m longueur entre perpendiculaires 146.3m largeur 15.54m tirant d'eau 5.03m

Propulsion :  4 groupes de turbines à engrenages Parson alimentées en vapeur par quatre chaudières Amirauté dévellopant 64000ch et entrainant quatre hélices

Performances :  vitesse maximale 32.25 noeuds distance franchissable 5300 miles nautiques à 13 noeuds

Protection :  soutes à munitions : 1 à 3 pouces (26 à 76mm) ceinture 2.25 pouces (57mm) tourelles ponts et bulkheads 26mm

Electronique :  (Aurora) : radar de veille aérienne type 280, radar de veille combinée type 286, radar de conduite de type 284 et 285, radar de conduite de tir type 282 pour la DCA légère

(Galatea) : radar de veille aérienne type 279 radar de conduite de tir type 284 et type 285

(Arethusa) : un radar de veille aérienne type 286 (débarqué au cours du conflit), un radar de veille aérienne type 281, un radar d'acquisition de cibles type 273, radars de conduite de tir type 282, 284 et 285.

(Penelope) : radar de veille combinée type 286M, radar de veille aérienne type 281, radar de veille surface type 273 et un radar de conduite de tir type 284

Armement d'origine : 6 canons de 152mm (6 pouces) BL Mark XXIII groupés en trois tourelles doubles Mark XXI (deux avant et une arrière).

Les Arethusa et Galatea disposent de 4 canons de 102mm (4 pouces) QF Mark V en quatre affûts simples Mark IV installés derrière de la deuxième cheminée alors que les Aurora et Penelope disposent de 8 canons de 102mm (4 pouces) QF Mark XVI en quatre affûts doubles  HA Mk XIX,  

On trouve également 8 mitrailleuses de 12.7mm en deux affûts quadruples et 6 tubes lance-torpilles de 533mm en deux plate-formes triples.

Aviation : une catapulte et un hydravion sauf pour l'Aurora qui ne l'embarqua jamais.

Equipage : 500 officiers et marins en temps de paix


Le traité de Washington si il avait mis fin à la course au cuirassé entre japonais et américains n'avait pas mis fin à la volonté de construire la flotte la plus puissante possible. Cette rivalité s'était reportée sur les croiseurs lourds.

Ayant atteint le plafond en matière de croiseurs lourds, la marine japonaise décida de ruser en construisant des croiseurs légers à canons de 155mm (quinze en cinq tourelles triples) capables de recevoir ultérieurement des canons de 200mm. C'est l'acte de naissance des Mogami, quatre navires qui vont entrainer la riposte américaine (classe Brooklyn) et britannique (classe Town).


Le HMS Southampton en compagnie d'un croiseur lourd classe County

A l'époque la Royal Navy était lancée dans le programme Arethusa mais ces petits croiseurs étaient incapables de faire face aux Mogami. Il fallait donc un nouveau modèle et c'est ainsi qu'ils dessinèrent  un navire bien plus long que les Arethusa, mieux protégé, plus rapide et mieux armé avec douze canons de 152mm en quatre tourelles triples (deux avant et deux arrières).

C'est ainsi que les deux derniers Arethusa baptisés Polyphemus et Minotaur devinrent des Town avec pour nom de baptême Southampton et Newcastle.

Dix navires au total furent construits répartis en trois sous-classes : Le type I ou classe Southampton, le type II ou classe Liverpool  et le type III ou classe Belfast (Belfast Edinburgh). Si les deux premières classes étaient semblables, le type Belfast se distinguait par une coque plus longue de sept mètres.

Ce sont des navvires déplaçant environ 9000 tonnes standard (plus de 11000 tonnes à pleine charge), filant à 32 nœuds avec un armement composé de douze canons de 152mm en quatre tourelles triples, huit ou douze canons de 102mm en affûts doubles, une DCA légère et six tubes lance-torpilles en deux plate-formes triples.

Le Southampton est mis en service en mars 1937 (coulé en Méditerranée le 11 janvier 1941 par le Xème Fliegerkorps), le Newcastle est mis en service en mars 1937 (désarmé en 1958 et démoli l'année suivante), le Sheffield est mis en service en août 1937 (désarmé en 1964 démoli trois ans plus tard), le Glasgow est mis en service en novembre 1937 (démoli en 1958), le Birmingham est mis en service en novembre 1937 (désarmé en 1959 démoli en 1960).

Le Liverpool est mis en service en novembre 1938 (désarmé en 1952, démoli en 1958/59), le Manchester est mis en service en août 1938 (coulé le 13 août 1942 lors de l'opération Pedestal), le Gloucester est mis en service en janvier 1939 et coulé deux ans plus tard par l'aviation allemand au large de la Crète (22 mai 1941).

Si le Belfast mis en service le 5 août 1939 à survécu au conflit et est ouvert au public comme musée sur la Tamise depuis le 21 octobre 1937, son sister-ship Edinburgh mis en service le 31 juillet 1939 est sabordé le 2 mai 1942 dans l'Océan Glacial Arctique après avoir été gravement endommagé par un U-Boot.

Caractéristiques Techniques de la classe Town

Déplacement :  Southampton standard  9100 tonnes pleine charge 11730 tonnes Liverpool standard 9300 tonnes pleine charge 12120 tonnes Edinburgh standard 10000 tonnes pleine charge 13386 tonnes

Dimensions :  longueur hors tout (Southampton et Liverpool) 180.320m (Edinburgh) 187.025m largeur (Southampton) 18.99m (Liverpool et Edinburgh) 19.78m tirant d'eau : (Southampton) 6.1m (Liverpool) 6.28m (Edinburgh) 6.89m

Propulsion :  quatre groupes de turbines à engrenages Parsons alimentées en vapeur par quatre chaudières Amirauté à trois tubes dévellopant 75000ch (82500ch pour les Liverpool et Edinburgh) et entrainant quatre hélices.

Performances :  vitesse maximale 32 noeuds distance franchissable 5300 miles nautiques à 13 noeuds capacité carburant 12020 tonnes de mazout.

Protection :  ceinture 114mm pont blindé 51mm tourelles 25 à 63.5mm bloc-passerelle 102mm

Electronique : (Southampton) : un radar de veille aérienne type 279 installé en janvier 1940

(Newcastle) : un radar de veille combinée type 286M installé à l'hiver 1941 remplacé en octobre 1941 par un radar type 290. En janvier 1942, il dispose d'un radar d'acquisition de cibles type 273, un radar type 291 (dérivé du type 290) et un radar de conduite de tir type 285. En octobre 1942, il reçoit un  type 285 pour l'armement secondaire, un type 281 de veille aérienne et un radar type 284 pour la conduite de tir de l'artillerie principale.


(Sheffield) : un radar de veille aérienne type 79Y installé en octobre 1939. En juillet 1941, il reçoit un radar de conduite de tir type 284 pour l'artillerie principale et un type 285 pour l'artillerie secondaire. En avril 1942, il reçoit un radar d'acquisition de cibles type 273 et le type 79Y remplacé par un type 281.

(Glasgow) : un radar de veille combinée type 286M installée en mai 1940. En mai 1942, il dispose d'un radar de conduite de tir type 284, un radar de conduite de tir type 285 pour l'artillerie secondaire, un radar de conduite de tir type 282 pour la DCA, un radar de veille aérienne type 281 et un radar type 271 en remplacement du type 286M. En 1944, il reçoit un type 281B en remplacement du type 281, un type 293 remplaçant le type 273 et un type 274 à la place du type 284.

(Birmingham) : Un radar type 286M installé en août 1940. En février 1942, il dispose d'un radar de conduite de tir type 284 pour l'artillerie principale, un radar type 291 à remplacé le type 286M. En avril 1943, il reçoit un radar de conduite de tir type 285 pour la défense antiaérienne, un radar de veille aérienne type 281 tandis que le radar type 291 est remplacé par un radar type 273.

(Liverpool) : En janvier 1942, il dispose d'un radar de veille surface type 273, un radar de veille aérienne type 281, un radar de conduite de tir type 284 pour l'artillerie principale et un type 285 pour les canons de 102mm. Un type 282 aurait été également installé pour la DCA légère. En 1944, le type 281 à été remplacé par un type 281B, le type 273 remplacé par un type 293, le type 284 par un type 284, le type 274 étant complété par un type 283 pour le tir en barrage.

(Manchester) : un radar type 279 installé en janvier 1941. En avril 1942, il reçoit un radar de veille combinée type 291, un radar de conduite de tir type 284 pour l'armement principal et un radar de conduite de tir type 285 pour l'armement secondaire. (Gloucester) : Aucun avant sa destruction

(Belfast) : En 1941 lors des réparations, il reçoit un radar de veille aérienne type 281, un radar de veille surface type 273, un radar de conduite de tir type 284 pour l'artillerie principale, un radar de conduite de tir type 285 pour l'artillerie secondaire et un type 283 pour l'artillerie légère. En 1944, il reçoit un radar type 281B en remplacement du type 281 et dispose d'un radar type 293 en remplacement du type 273Q, un radar type 274 en remplacement du type 284.

(Edinburgh) : Entre mars et septembre 1940, il reçoit un radar type 279. Pas d'autres informations disponibles sur d'éventuels radars supplémentaires

Armement : 12 canons de 152mm (6 pouces) Mak XXIII en quatre tourelles triples XXII (Southampton et Liverpool) ou XXIII (Edinburgh) (deux avant et deux arrières).

Les Southampton et les Liverpool disposent de quatre affûts doubles de 102mm alors que les Edinburgh disposent de six affûts doubles de 102mm, des affûts du même modèle en l'occurence le Mark HA XIX avec des canons Mark XVI.

-Deux affûts quadruples Pom-Pom Mark VIII et 8 mitrailleuses de 12.7mm Vickers en deux affûts quadruples pour les Southampton et les Liverpool, deux affûts octuples Pom-Pom Mark VIII et 8 mitrailleuses de 12.7mm Vickers en deux affûts quadruples pour les Edinburgh.

-6 tubes lance-torpilles de 533mm en deux plate-formes triples.

Aviation :  une catapulte et deux hydravions Supermarine Walrus

Equipage :  850 officiers et matelots


Genèse des Dido

Protection des lignes de communication et Défense Aérienne à la Mer (DAM)

Le HMS Argonaut

Comme nous l'avons vu la construction des Town répondait moins à un besoin immédiat de la Royal Navy qu'à la nécessité de répondre à la construction des Mogami par la marine japonaise.

On peut rapprocher cet état de fait avec la construction des «superdestroyer» de classe Tribal, une réponse directe aux Fubuki mais qui n'eurent aucune descendance, la Royal Navy revenant ensuite à des destroyers comparables aux Fleet Destroyer type A à I.

La construction des Town achevée, la marine britannique revint vers des croiseurs plus petits destinés davantage à la protection des  lignes de communication du premier empire du monde qu'au combat en escadre.

Seulement voilà se posait aussi la question de la protection des escadres à la mer contre une aviation mordante comme semblait devoir l'être la Luftwafe.

Contrairement à une idée reçue, la menace aérienne n'était pas ignorée par les amiraux mais de là à  imaginer qu'une aviation mordante serait capable d'interdire l'accès d'une zone à une escadre comme ce le serait en Norvège et en Crète il y à un pas que les hauts gradés des différentes marines refusaient de franchir tout comme d'imaginer que des bombardiers torpilleurs pouvaient couler deux cuirassés et mettre par terre tout un plan de défense.

Voilà pourquoi après la construction des Town les britanniques décidèrent de construire une nouvelle de classe de croiseurs légers d'une taille comparable à celle des Arethusa sauf que contrairement à ces derniers l'armement principal n'était pas composé de canons de 152mm mais de 133mm.

Ce canon d'un calibre inhabituel était le même que celui prévu comme artillerie secondaire sur les cuirassés de classe King George V (King George V, Prince of Wales, Duke of York, Anson et Howe).

C'est l'acte de naissance des croiseurs de classe Dido, des navires destinés donc à combattre en Méditerranée mais également à protéger les lignes de communication. L'importance de la DAM est visible dans le choix d'un calibre plus adapté à la lutte antiaérienne que le 152mm même si à l'usage le canon de 133mm ne sera pas aussi efficace que le 127mm américain.

Seize navires vont être construits pour la Royal Navy. Tous devaient être armés de dix canons de 133mm en cinq tourelles doubles mais devant les difficultés d'approvisionement de cette tourelle ce ne sera pas le cas.

Les trois premiers navires (Dido group 1) à savoir les HMS Dido HMS Charybdis et HMS Argonaut ne disposeront à leur mise en service que de quatre tourelles doubles et seul le Dido recevra ultérieurement sa cinquième tourelle.

Les six navires suivants (Dido group 2) ont tous reçu leurs cinq tourelles doubles de 133mm à l'exception du Bonaventure qui ne reçut pas immédiatement sa cinquième tourelle.

Les deux navires formant le Dido group 3 étaient armés de huit canons de 114mm en quatre tourelles doubles, le canon de 4.5 pouces était plus efficace dans le tir antiaérien que le canon de 133mm.  

Enfin les cinq derniers navires formant la sous-classe Bellona étaient à nouveau armés de canons de 133mm mais le nombre avait été réduit à huit en quatre tourelles doubles, la DCA légère, les équipements de détection et de télécommunications améliorant les performances du navire dans la Défense Aérienne à la Mer.

Construits pour une mission précise, dans un contexte de tensions voir de guerre, ces navires vont être rapidement désarmés car usés et difficiles à moderniser.

En 1967, le HMS Royalist est désarmé. C'est le dernier croiseur de la Royal Navy à quitté le service actif.

Les chantiers constructeurs

Neuf chantiers sont concernés par la construction des seize Dido/Bellona. On trouve sept chantiers privés («L'industrie» comme on disait à l'époque en France) et deux arsenaux (les arsenaux britanniques ont construit des navires jusque dans les années soixante avant de se contenter de l'entretien courant et des refontes).

-Les chantiers navals Cammell Laird sis à Birkenhead sur les rives de la Mersey (le fleuve arrosant Liverpool) créés en 1828 et fermés en 1993 sont chargés de la construction du Dido, de l'Argonaut et du Charybdis.

-Les chantiers navals Fairfield Shipbuilding and Engineering Company sis à Govan sur les rives de la Clyde (le fleuve arrosant Glasgow) créés en 1834 et fermés en 1968 sont chargés de la construction de deux navires, les HMS Phoebe et Bellona.

-Les chantiers navals Alexander Stephen & Sons installé à Linthouse (rivière Clyde) créés en 1750 et fermés en 1982 sont chargés de la construction d'un seul navire en l'occurence le HMS Hermione.



-Les chantiers navals Scotts Shipbuilding and Engineering Company installés à Greenock sur la rivière Clyde créés en 1711 et fermés en 1993 sont chargés de la construction de trois navires, les HMS Bonaventure, Scylla et Royalist.

-Les chantiers navals Hawthorn Leslie and Company installés sur la rivière Tyne à Newcastle sur les rives de la mer du Nord créés en 1886 et fermés en 1993 sont chargés de la construction des HMS Naiad, Cleopatra et Diadem.

-Les chantiers navals Harland & Wolff installés à Belfast en Irlande du Nord créés en 1861 et toujours actifs en 2018 (mais pour la réparation navale essentiellement) sont chargés de la construction du HMS Black Prince.

-Les chantiers navals Vickers Armstrong installés à Barrow-in-Furness créés en 1927 et nationalisés en 1977 sont chargés de la construction du HMS Spartan.


Vue aérienne de la base navale de Portsmouth

-Le Portsmouth Dockyard créé en 1495 par Henri VII et toujours actif en 2018 est chargé de la construction du HMS Sirius alors que le Chatham Dockyard créé en 1550 et fermé en 1984 est chargé de la construction du HMS Euryalus.

Le programme de construction navale de 1936 finance la construction des Dido, Euryalus,Naiad,Phoebe et Sirius, le programme de 1937 celle des Bonaventure et Hermione, le programme de 1938 permet la construction des Charybdis, Cleopatra,Scylla et Argonaut, les cinq derniers Dido appartenant à la sous-classe Bellona étant financés au titre de l'Emergency War Programm décidé dès l'entrée en guerre du Royaume Uni en septembre 1939.

A suivre

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Dernière édition par clausewitz le Jeu 12 Avr 2018, 22:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: CROISEURS LEGERS ANTIAERIENS (CLAA) CLASSE DIDO (Terminé)   Dim 08 Avr 2018, 14:44

HISTORIQUE

Le HMS Dido (37)



Présentation

-Le HMS Dido (37) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 20 octobre 1937 (sept mois après la notification de la commande le 21 mars 1937) lancé le 18 juillet 1939 et mis en service le 30 septembre 1940.


Statue de Dido

Le premier navire de la classe Dido est le sixième navire de la Royal Navy à porter le nom de la fondatrice et première reine de Carthage magnifiée dans l'Eneide de Virgile, sa romance malheureuse avec le héros troyen Enée, la fin tragique avec son suicide.

Avant le croiseur léger antiaérien on trouve un navire de sixième classe de 28 canons (1784-1817), une corvette de 18 canons (1836-1860), une corvette à hélice abandonnée sur cale (1861), une corvette à hélices de classe Eclipse (1869-1886) et un croiseur de deuxième classe (1896-1913).

Après le croiseur léger un septième navire de la Royal Navy à porté ce nom. Il s'agit d'une frégate de classe Leander, la F-104 mise en service en septembre 1963, vendue à la Nouvelle-Zélande en 1983 où elle servit sous le nom de HMNZS Southland jusqu'en 1995 avant d'être démolie à Goa (Inde).


HMS Dido (F-104) dans sa configuration d'origine


Carrière opérationnelle

Avant même sa mise en service officielle, le Dido est engagé dans une opération de recherche et de destruction du cuirassé de poche Admiral Scheer signalé dans le South-Western Approaches (région couvrant la mer Celtique, le canal de Bristol et les mers baignant le sud-ouest de l'Irlande, région bordée au nord par la mer d'Irlande, au sud-est par La Manche et à l'ouest par l'océan Atlantique), opération qui le voit opérer avec les croiseurs de bataille Hood et Repulse, ses sister-ship Naiad et Phoebe.

Il escorte ensuite un convoi amenant des troupes et des avions (embarqués sur le Furious) à Freetown dans ce qui n'est pas encore la Sierra Léone. Il est de retour en Grande-Bretagne au début du mois de décembre.

Rattaché à la Home Fleet, le HMS Dido participe en mars 1941 à la couverture de l'opération “CLAYMORE”, un raid de commandos britanniques sur les îles Lofoten en compagnie des cuirassés King George V et Nelson et du croiseur léger Nigeria.

Depuis le destroyer HMS Legion, les volutes de fumées des dépôts d'huile des îles Lofoten

Cette opération déclenchée le 4 mars 1941 à lieu donc en Norvège dans les îles Lofoten, îles situées à Bodo au delà du cercle polaire. Elle voit l'engagement de 800 commandos britanniques (3rd et 4th Commando,1st Special Service Brigade) accompagnés par 52 norvégiens de la Norwegian Independent Company 1 et de sapeurs du 55th Field Squadron,Royal Engineer.

Cette opération avait pour objectif de neutraliser les installations industrielles des Lofoten, de détruire les navires présents, de recruter des volontaires norvégiens et de capturer des partisans du chef collaborateur norvégien Vidkun Quisling dont le nom devint synonyme de trahison.

Ne rencontrant aucune opposition, les commandos alliés n'ont eut qu'un blessé pour un bilan plus que positif avec 3.5 millions de litres de pétrole brûlés, 3600 tonnes d'huile et de glycérine détruites, 266 prisonniers et 314 volontaires norvégiens recrutés. De plus une machine Enigma et un  livre de code furent récupérés permettant à Bletchley Park de faire des progrès considérables.

A la suite de ce raid les allemands réagirent de façon brutale en imposant une occupation impitoyable et surtout en maintenant des forces surdimensionnées en Norvège ce qui facilita ultérieurement les opérations alliées en Europe de l'Ouest.

En avril 1941, il est transféré en Méditerranée, franchissant le détroit de Gibraltar le 1er avril direction Alexandrie où il doit retrouver la 15ème division de croiseurs (15th Cruiser Squadron). A noter que durant le transit il protège le porte-avions HMS Ark Royal qui transfère des avions pour renforcer la défense de Malte dans le cadre de l'opération DUNLOP (24-27 avril 1941, envoi de 24 Hawker Hurricane, des Blenheim et des Beaufigther ralliant l'île-forteresse depuis Gibraltar).

Dans la Mare Nostrum, le Dido va d'abord participer à plusieurs escortes de convois pour renforcer  les forces britanniques dans la région (opérations SALIENT du 24 au 28 avril et TIGER du 5 au 12 mai 1941). Il participe ensuite à la défense de la Crète assailie par la dernière opération aéroportée majeure des allemands (opération MERKUR 20-31 mai 1941).

Si la force d'invasion navale est anéantie par la Mediterranean Fleet, les Fallschirmjäger parviennent à s'emparer des aérodromes. Associée à une supériorité aérienne écrasante de la Luftwafe et vous comprendrez la prise de la grande île et les lourdes pertes subies par la Royal Navy (quatre croiseurs _Gloucester, Fiji,Calcutta,York_ et six destroyers _Kelly Greyhound Kashmir Juno Imperial Hereward_ coulés sans compter de nombreux navires endommagés).

L'Orion subit de nombreuses attaques aériennes et le 29 mai 1941 est endommagé quand une bombe détruit la tourelle B (supérieure avant) dans le détroit de Kaso. Les pertes sont très élevées qu'il s'agisse de marins ou de troupes embarquées. Les dégâts matériels sont tels que tout l'armement avant est inutilisable.

Parvenu à Alexandrie il y subit des réparations d'urgence pour permettre de rallier de Durban puis les Etats-Unis pour permettre une remise en état complète. Sur le chemin du grand port sud-africain, l'Orion escorte les navires chargés de débarquer des troupes  à Assab en Erythrée.

D'août à octobre 1941 le HMS Orion est confié aux bons soins du Brooklyn Navy Yard, l'arsenal installé à New-York pour une remise en état complète. Le 1er novembre 1941 il quitte les Etats-Unis pour rentrer en Grande-Bretagne et subir des travaux complémentaires qui ne pouvaient pas être réalisés à New-York.

Les travaux terminés il reprend le chemin de la Méditerranée, arrivant à Malte le 24 décembre 1941 avant de retrouver Alexandrie et le 15th CS le 28.


Le HMS Orion entrant au port. Il n'à pas encore embarqué sa cinquième tourelle de 133mm

Le début de l'année 1942 voit l'Orion couvrir les navires ravitaillant Malte, un point d'appui essentiel pour la Grande-Bretagne. Ces convois sont violement attaqués par l'Axe mais les allemands et les italiens ne parviendront jamais à couper totalement les communications entre Malte et le reste de l'Empire.

Le 22 mars 1942 il participe à la deuxième bataille navale de Sirte et en juin de la même année il est engagé dans une nouvelle opération de ravitailement de Malte, l'opération VIGOUROUS, le croiseur léger opérant avec six autres croiseurs (Arethusa, Birmingham, Cleopatra,Euryalys,Hermione et Newcastle) mais également quatorze destroyers, ces vingt navires protégeant le convoi MW11.

Devant la vigueur de la réaction ennemie, la décision est prise d'abandonner l'opération le 16 juin et de replier la flotte sur Alexandrie.

En juillet 1942 il bombarde les positions ennemies à Mersa Matruh avant d'être mis au bassin à Massawa pour inspection des hélices pour trouver l'origine de vibrations anormales. De retour à Alexandrie en septembre, le croiseur léger bombarde El Daba le 13 septembre 1942 afin de détourner l'attention de l'ennemi de débarquements menés à Tobrouk (opération AGREEMENT).

Jusqu'à la fin de l'année le croiseur léger antiaérien va mener deux types de missions : l'escorte de convois (opérations QUADRANGLE et STONEAGE) et l'attaque de convois ennemis. Ces missions se poursuivent jusqu'en mars 1943 quand il est retiré des opérations afin de subir une refonte en Grande-Bretagne.

Les travaux vont l'immobiliser tout le mois de mai à Liverpool et si il rejoint la Home Fleet le 18 juin 1943 c'est uniquement pour sa remise en condition, l'Orion devant participer à l'opération HUSKY, le débarquement allié en Sicile.

Si le débarquement proprement dit à lieu le 8 juillet 1943, l'Orion n'y participe pas directement, assurant la couverture du dispositif contre une possible intervention navale italienne en compagnie des cuirassés King George V et Howe, de sons sister-ship Sirius et de destroyers. Il est ensuite déployé au sud de la Sardaigne et ce n'est que le 11 juillet 1943 qu'il appuie directement les troupes au sol.

Après avoir passé le mois d'août à bombarder le sud de la péninsule italienne, le Orion rallie Bizerte pour embarquer les hommes de la 1st Airborne Division en compagnie des croiseurs Aurora Penelope et Sirius ainsi que du mouilleur de mines Abdiel.

C'est l'opération SLAPSTICK qui voit les croiseurs et le mouilleur de mines débarquer des troupes à Tarente le 9 septembre 1943, couvert par les cuirassés King George V et Howe.

Après avoir débarqué le deuxième échelon de la 1st AD à Tarente, l'Orion rallie Salerne pour l'opération AVALANCHE, assurant l'appui feu des troupes débarquées à Salerne depuis le 9 septembre 1943. Il est ensuite engagé en mer Egée, sa collision avec l'Aurora nécessitant des réparations à Alexandrie.


Le croiseur léger HMS Dido dispose cette fois de l'armement prévu initialement : cinq tourelles doubles de 133mm

Le 22 janvier 1944 à lieu l'opération SHINGLE, le débarquement allié à Anzio, débarquement destiné à prendre la ligne Gustav à revers et obtenir enfin la percée que les alliés recherchent depuis plusieurs mois.

Tout comme lors de l'opération HUSKY, l'Orion participe à une opération de diversion, le bombardement de Civitavecchia aux portes de Rome en compagnie des croiseurs HMS Delhi, Phoebe, Orion,Penelope,Mauritius ainsi que des USS Philadelphia et Brooklyn. Le 29 janvier 1944 il récupère les survivants de son sister-ship Spartan coulé par une bombe guidée.

En février 1944 il est endommagé lors d'une collision avec des LST américains en baie de Naples. Il doit rallier Malte pour être remis en état. Il n'est de retour au combat que le 31 mars, assurant des missions d'appui-feu depuis son port d'attache de Naples.

Après deux mois à opérer en Méditerranée pour des opérations d'escorte de convois et de défense des lignes de communication, le croiseur léger est engagé dans l'opération DRAGOON, le débarquement de Provence exécutée à partir du 15 août 1944. Ses canons de 133mm couvrent ainsi un raid commando français sur le Cap Nègre puis toutes les opérations exécutées dans la zone Alfa (entre Cavalaire et Saint-Tropez).

Le 28 août 1944 il quitte la Méditerranée pour rallier le 10th Cruiser Squadron (10th CS) et la Home Fleet. Il va participer à de nouvelles escortes de convois mais cette fois les eaux chaudes de la Méditerranée ont cédé la place aux eaux glaciales de l'Océan Glacial Arctique ou à celles guère moins hospitalières de la mer du Nord.

En janvier 1945 il couvre les porte-avions d'escorte Premier et Trumpeter qui effectuent des missions de mouillage de mines aéroportés (opérations GRATIS et SPELLBINDER) avant de participer en février aux opérations SELENIUM (attaque de la navigation ennemie au large des côtes norvégiennes) et GROUNDSHEET (minage par voie aérienne). En avril 1945 c'est l'opération TRAMMEL, le mouillage d'un champ de mines anti-sous-marin dans Kola Inlet.

Quand le conflit se termine, le HMS Orion participe à l'opération CLEAVER à savoir la prise de contrôle de deux croiseurs allemands, le croiseur lourd Prinz Eugen et le croiseur léger Nuremberg.

Initialement il était prévu de l'envoyer dans le Pacifique au sein de la BPF (British Pacific Fleet) mais le conflit s'est terminé avant son arrivée dans la région.  

Il subit une refonte à Chatham à partir de 1945 mais au moment de la fin des travaux en 1947, des contraintes économiques et humaines impose sa mise en réserve. De 1952 à 1956 il est navire-amiral de la flotte de réserve depuis sa base de Portsmouth.

En 1953 il participe comme navire-amiral de la flotte de réserve à la revue navale de Spitehead donnée en l'honneur du couronnement d'Elisabeth II.

Ce n'est pas la première fois qu'il est lié à la famille royale puisqu'en juillet 1945 il transporte sur l'île de Man depuis Liverpool le roi George VI et son épouse Elisabeth qui était peut être toujours “la femme la plus dangereuse d'Europe” mais pas encore “Queen Mum”.

Jamais remis en service il est rayé des registres et vendu à la démolition. Il arrive aux chantiers Thos W Ward le 16 juillet 1956 et démantelé."

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MessageSujet: Re: CROISEURS LEGERS ANTIAERIENS (CLAA) CLASSE DIDO (Terminé)   Dim 08 Avr 2018, 14:56

Le HMS Euryalus (42)

Le HMS Euryalus sortant du port de La Valette sur l'île de Malte

Présentation

-Le HMS Euryalus (42) est mis sur cale à l'Arsenal de Chatham le 21 octobre 1937 lancé le 6 juin 1939 et mis en service le 30 juin 1941.

Le deuxième croiseur léger de classe Dido est le cinquième navire à porté le nom d'un des Argonautes, un groupe de marins de la mythologie grecque qui ramena la fameuse Toison d'or.

Il succède à une frégate lancée en 1803 puis démolie en 1860,une frégate à hélices lancée en 1853 (sort final inconnu), une corvette à hélice de classe Bacchante lancée en 1877 puis vendue en 1897, un croiseur cuirassé de classe Cressy lancé en 1901 puis vendu à la démolition en 1920.


Le HMS Euryalus, croiseur cuirassé de classe Cressy

Lui à succédé une frégate classe Leander la F-15 mise en service le 16 septembre 1964, désarmée le 31 mars 1989 et démolie l'année suivante après l'échec d'une revente à l'étranger.

Carrière opérationnelle

Après des essais au sein de la Home Fleet, le croiseur léger est désigné pour opérer en Méditerranée, ralliant la mare nostrum en protection du convoi WS-11X, protection qui se doublait du transport de 300 hommes de la Royal Air Force (RAF). C'est l'opération “HALBERD”.

Après avoir couvert le convoi jusqu'à Malte (28 septembre 1941), le croiseur léger rallie Gibraltar le 1er octobre pour retourner en Méditerranée via le Cap de Bonne Espérance avec escale sur l'île de Saint Hélène. Il arrive à Alexandrie le 11 novembre 1941 et intègre le 15th Cruiser Squadron (15th CS).

Il participe à des missions d'escorte de convois, des missions de recherche et de destruction ainsi que du bombardement de cibles littorales comme à Bardia dans la nuit du 18 novembre 1941 en compagnie de son sister-ship Naiad et du Galatea. Le 17 décembre 1941 il participe à la 1er bataille de Sirte et deux jours plus tard il était présent à Alexandrie quand la Decima-MAS attaqua les cuirassés Queen Elizabeth et Valiant.


Cette fois l'Euryalus rentre dans le port de La Valette à Malte

Il passe le mois de janvier 1942 à escorter des convois en Méditerranée, direction Malte depuis Alexandrie. Ce sont les convois MF-2, MF-4, MW-9A, MW-9B, MG-1. Il participe à la deuxième bataille de Sirte, étant légèrement endommagé par des éclats d'obus italiens de 381mm.

Il passe le printemps et l'été à escorter des convois comme le convoi MW-11, participant à des missions de contrôle océanique et de défense des lignes de communication, bombardant Mersa Matruh en compagnie du Dido et de quatre destroyers.

Il participe ensuite à une opération de diversion pour faciliter le passage jusqu'à Malte du convoi de l'opération PEDESTAL, le convoi de la dernière chance pour éviter que l'île-forteresse ne succombe.

Au mois d'octobre 1942 il est immobilisé à Massawa pour réparations et inspection du système propulsif. Il est de retour à Alexandrie le 14 octobre.

Il termine l'année 1942 en participant à l'opération “STONEGAGE” (escorte du convoi MW-13 en direction de Malte) et à l'opération “PORTCULLIS”, une nouvelle escorte de convois et la dernière concernant un convoi venant de l'est en raison de l'avance de la 8ème armée en Tunisie.

Le 13 décembre 1942, il attaque un convoi ennemi au large de la Tunisie en compagnie du Dido, du Cleopatra et de quatre destroyers, coulant trois navires.

Les trois premiers mois l'Euryalus participe à des missions de défense de convois et de contrôle océanique avant de subir une période d'entretien à Alexandrie où de nouveaux radars plus performants sont embarqués. Il rallie ensuite Malte pour mener ces missions, la Tunisie où la Deutsche Armee Afrika étant le dernier territoire nord-africain où les troupes de l'Axe sont encore stationnées.

Le 8 juin 1943 il participe à l'opération “CORKSCREW” en compagnie des croiseurs légers Aurora, Newfoundland,Orion,Penelope et de destroyers, opération qui voit le débarquement de la 1ère division britannique à Pantelleria.

Il enchaine par l'opération “HUSKY”, le débarquement allié en Sicile. Transféré au 10th Cruiser Squadron (10th CS), il couvre les débarquements en compagnie des cuirassés Nelson et Rodney, le croiseur léger Cleopatra et de huit destroyers.

Il participe à des missions de couverture et d'interception de potentiels navires ennemis en compagnie des cuirassés Warspite et Valiant, du porte-avions Formidable, des croiseurs Aurora et Penelope. Il rallie à la fin du mois de juillet la force Q pour assurer l'appui rapproché des troupes au sol.


Les Dido ne sont pas dépourvus d'une certaine élégance

Le 27 août 1943, l'Euryalus est tranféré avec ses sister-ship Scylla et Charybdis à la TF-88 pour protéger les porte-avions Unicorn, Battler,Attacker,Hunter et Stalker engagés dans les bombardements préliminaires de l'opération “AVALANCHE”, le débarquement allié à Salerne près de Naples.

Le débarquement à lieu le 9 septembre mais dès le 12 les croiseurs Euryalus Scylla Charybdis en ravitailement à Palerme recoivent l'ordre de rallier Bizerte pour embarquer des troupes britanniques et les débarquer à Salerne. Les troupes sont embarquées le 13 et mises à terre deux jours plus tard.

De retour à Salerne le 16 septembre il tente de prendre en remorque le cuirassé Warspite sérieusement endommagé par une attaque menée par une bombe guidée. La prise en remorque échoue et en attendant l'arrivée d'un remorqueur assure la défense aérienne de l'éclopé en compagnie du Delhi (un croiseur léger type D reconstruit avec des canons de 127mm et capables de mener des missions antiaériennes) et du Scylla.

A la fin du mois les porte-avions regagnent la Grande-Bretagne alors que le croiseur léger reste en Méditerranée, transportant le commandant en chef de la flotte de la Méditerranée pour Tarente où des discussions sont engagées concernant le sort des navires italiens.

Il est alors retiré des opérations pour subir une période d'entretien. Ce sont les chantiers John Brown sis sur la Clyde qui sont chargés des travaux. Il va être immobilisé d'octobre 1943 à juin 1944, n'étant officiellement remis en service que le 28 au sein du 10th Cruiser Squadron (10th CS) de la Home Fleet.

Outre une remise en état complète le sister-ship du Dido perd sa tourelle “Q” pour réduire la surcharge dans les eaux, reçoit un Central Opérations spécialisé dans la coordination des opérations aériennes, de nouveaux radars plus performants sont également embarqués.

Il doit encore cependant encore réaliser des essais et être remis en condition avant d'être à nouveau engagé au combat. Le 19 août 1944 il est victime d'un incendie et les réparations retardent son retour au combat qui n'aura lieu qu'à la fin du mois de septembre.

La première missions de sa nouvelle carrière opérationnelle est la mission “LUCIDAS” à savoir la couverture avec les porte-avions d'escorte Trumpeter et Fencer et six destroyers d'une mission de mouillage de mines (mouillages de surface et aériens).  

En novembre 1944 il est choisit pour être déployé au sein de la British Pacific Fleet (BPF) mais en attendant continue d'opérer au large de la Norvège, la BPF étant officiellement créé le 22 novembre 1944 à Trincomalee (Ceylan).

Le 16 décembre 1944, le HMS Euryalus quitte Liverpool en compagnie des destroyers Ulster et Undine assurant l'escorte du paquebot Rimutaka qui transportait le duc de Gloucester en Australie  où il allait prendre son poste de gouverneur général.

Il est à Gibraltar le 21 décembre, à Malte le 25, à Suez le 29, à Aden le 2 janvier avant d'arriver à Colombo le 5 janvier où il quitte le paquebot pour retrouver le 4th Cruiser Squadron (4th CS) à Trincomalee.  

Après avoir participé à l'opération “MERIDIAN I” (frappes de l'aéronavale embarquée contre les raffineries japonaises à Sumatra, 24 janvier 1945), le croiseur léger quitte Trincomalee le 30 janvier 1945, faisant escale à Fremantle le 2 février arrivant neuf jours plus tard à Sydney. Deux jours plus tard le 13 février le croiseur léger est mis au bassin pour inspections et travaux.

Le 28 février il quitte l'Australie direction Manus (îles de l'Amirauté) en compagnie du cuirassé HMS King George V, arrivant sur place le 7 mars 1945. Dix jours plus tard il reprend la mer pour rallier Ulithi où il arrive le 20 février, l'Euryalus retrouvant la 5ème flotte, la BPF devenant alors la Task Force 57.

Son baptême du feu à  lieu à partir du 23 mars quand la TF-57 est engagée dans l'opération “ICEBERG”, le débarquement à Okinawa, le dernier du second conflit mondial (mais ça on l'ignore encore à l'époque).


Le HMS Euryalus à la mer

Durant cette campagne l'Euryalus mène la mission pour laquelle il à été conçu à savoir la Défense Aérienne à la Mer (DAM) et notamment la protection des porte-avions britanniques HMS Illustrious, Indefatigable,Indomitable et Victorious.

Il opère en compagnie de ses sister-ship Black Prince et Argonaut. Le 27 mai 1945, la TF-57 devient la TF-37 suite au changement de dénomination de la Fast Carrier Task Fleet, la 5ème flotte devenant la 3ème.

Le 4 juin 1945 le croiseur arrive à Brisbane pour réparations et remise en état, ralliant ensuite Sydney qu'il quitte le 28 juin pour retrouver le “front”, l'Euryalus quittant le port australien en compagnie du cuirassé King George V, des porte-avions Formidable Indefatigable et Victorious sans oublier les autres croiseurs du 4th Cruiser Squadron (4th CS) _HMS Swiftsure, HMS Argonaut, HMS Black Prince et HMNZS Gambia_ainsi que des destroyers britanniques et australiens.

Le 6 juillet 1945 il quitte Manus pour participer à la couverture des frappes aériennes contre le Japon, frappes qui annoncent la future opération “OLYMPIC” à savoir le débarquement allié au Japon métropolitain.

Après la capitulation du Japon, la TF-37 repasse sous le contrôle opérationnel de la Royal Navy, le croiseur léger ralliant Manus le 18 puis Leyte où le croiseur arrive le 22 en compagnie du croiseur léger Swiftsure et des porte-avions Indomitable et Venerable.

Cinq jours plus tard il reprend la mer en compagnie de son sister-ship Black Prince et de trois destroyers pour réoccuper la colonie de Hong-Kong. Il arrive à destination le 29, couvrant la mise à terre de troupes transportées par le transport canadien Prince Robert.

De retour en Grande-Bretagne en février 1947, le croiseur est mis en réserve à Rosyth quelques mois plus tard. Après des travaux il est envoyé en Méditerranée pour remplacer le HMS Ajax. Il est déployé en Méditerranée jusqu'en mars 1953 quand il rallie l'Atlantique-Sud.

Désarmé en 1954 et mis en réserve, il est vendu à la société BISCO en octobre 1958 et démantelé à partir de juillet 1959.

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MessageSujet: Re: CROISEURS LEGERS ANTIAERIENS (CLAA) CLASSE DIDO (Terminé)   Dim 08 Avr 2018, 15:13

Le HMS Naiad (93)

Le croiseur léger HMS Naiad et son élégant camouflage

Présentation

-Le HMS Naiad (93) est mis sur cale aux chantiers navals  Hawthorn Leslie and Companysis à Newcastle-upon-Tyne le 26 août 1937 lancé le 3 février 1939 et mis en service le 24 juillet 1940.


Tableau anglais du 19ème siècle représentant une naïade

Le troisième croiseur léger de classe Dido est le quatrième navire de la Royal Navy à porter le nom de cette créature fantastique peuplant les rivières, les fontaines et autres milieux aquatiques, entités souvent bienfaisantes mais qui parfois pouvaient comme les sirènes faire tourner la tête des hommes en général et des marins en particulier.

Le croiseur léger antiaérien succède à une corvette......française capturée par le HMS Sceptre au large de Trincomalee dans la nuit du 11 avril 1783 lors du volet “océan indien” de la guerre d'indépendance américaine. Elle est finalement vendue le 17 août 1784 sans avoir servit sous le pavillon de la White Ensign.

A la corvette succède une frégate de cinquième classe mise en service en 1798, désarmée en 1826 mais démolie seulement en 1898 puis un croiseur protégé de deuxième classe, une unité appartenant à la classe Apollo mise en service en 1890 et vendu en 1922.


Le HMS Naiad de classe Apollo

Au CLAA succédera une frégate type 12M, la fameuse classe Leander. Immatriculée F-39, cette unité est mise en service le 17 mars 1965, désarmée en avril 1987 et coulée comme cible en septembre 1990 après avoir été utilisée pour des essais d'armement.

Carrière opérationnelle

Le HMS Naiad dans le Firth of Forth en 1940

Mis en service le 24 juillet 1940 le croiseur est endommagé durant son achèvement à flot, un bombardement aérien le touchant le 10 avril. Les avaries sont aggravées par une collision lors de sa mise au bassin ce qui retarde naturellement sa mise en service.

Il arrive à Scapa Flow le 26 pour intégrer le 10th Cruiser Squadron (10th CS), le mois d'août le voyant travailler d'arrache pour intégrer cette unité. Il entame réellement sa carrière opérationnelle au mois de septembre dans des escortes de convois et des patrouilles en mer du Bord et dans les North-Western Approaches.

En octobre il intercepte un chalutier allemand servant de navire météo au large du Groenland et le détruit. Il escorte ensuite le cuirassé HMS King George V de l'estuaire de la Tyne à Rosyth en compagnie de son sister-ship Bonaventure et de destroyers d'escadre.

En novembre il opère dans le Golfe de Gascogne en compagnie de ses sister-ship Dido et Phoebe pour protéger les croiseurs de bataille Hood Renown et Repulse à la recherche du cuirassé de poche Admiral Scheer.

Le 19 décembre 1940 il retrouve le convoi WS5A en compagnie du Bonaventure pour en assurer la protection. Cette mission s'achève le 24 quand les deux CLAA sont relevés par le croiseur lourd Berwick et le croiseur léger Dunedin.

Il commence l'année 1941 en assurant la protection du convoi WS5B du 12 au 15 janvier puis en participant à l'opération “RUBBLE”, la protection de cinq navires marchands norvégiens s'échappant de Suède. Les navires parviennent à destination sans dommages.

Le 28 janvier 1941 il repère les croiseurs de bataille Gneiseneau et Scharnhorst au sud de l'Islande (opération “BERLIN”) mais perd le contact dans un temps épouvantable, météo qui l'oblige à rallier son chantier constructeur pour réparer.

En avril 1941 il est choisit pour rallier la Méditerranée et renforcer la présence britannique dans la région. Ce transfert va avoir lieu dans le cadre de l'opération TIGER, un puissant convoi de ravitaillement.

Le 26 il rallie le convoi WS8A en compagnie du croiseur de bataille HMS Repulse, un convoi de 14 navires dont cinq sont destinés à Malte dans le cadre de l'opération TIGER, le reliquat des navires transportant des troupes à Suez mais via le cap de Bonne Espérance. A noter que l'escorte intègre trois destroyers qui doivent rallier la force H.


Le HMS Naiad vu de bâbord avant


La séparation à lieu le 2 mai, le Naiad devant rallier Gibraltar avec les cinq navires de l'opération TIGER et les trois destroyers cités plus haut. Quatre jours plus tard il rallie la force F composée du cuirassé Queen Elizabeth, des  croiseurs Fiji et Gloucester ainsi que de huit destroyers pour protéger un convoi transportant des chars en direction d'Alexandrie ainsi que des fournitures logistiques au Pirée.

Le 9 mai 1941 il retrouve les croiseurs légers Orion, Ajax,Perth,Dido et Phoebe lors de l'arrivée du convoi TIGER à Malte. Il couvre ensuite des convois en direction de la Crète en compagnie du Perth, du Phoebe et de deux destroyers. Il rentre à Alexandrie le 18 mai 1941.

Deux jours plus tard il reprend la mer en compagnie du Perth et de quatre destroyers, cette force B étant chargée de détruire la force navale d'invasion allemande qui doit renforcer les Fallschirmjäger parachutés sur la Crète pour ce qui sera la dernière opération aéroportée massive de l'Axe.

La petite escadre est renforcée par les croiseurs légers Calcutta et Carlisle et trois destroyers pour continuer à intercepter tout navire ennemi, le tout en évitant les attaques de vedettes lance-torpilles italiennes ainsi que de violentes attaques aériennes.

Le HMS Naiad (93) est ainsi sérieusement endommagé, deux tourelles de 133mm étant mises hors service, la vitesse tombant à 16 noeuds avec plusieurs compartiments inondés. Il rallie Alexandrie le 25 mai pour être réparé.

Il participe à l'opération “EXPORTER” (début le 8 juin), l'intervention britannique (plus français libres) en Syrie pour prendre le contrôle des mandats français, la Syrie et le Liban ayant accueillit des escales d'avions allemands ralliant l'Irak pour soutenir la rébellion de Rachid Ali.

Il opère ainsi au Levant en compagnie des destroyers Kingston et Nizam, cherchant à empêcher tout renfort venu de France. Il effectue des raids le long de la côte en compagnie du HMS Leander engageant les contre-torpilleurs Guepard et Valmy mais sans grands résultats, le Naiad devant se retirer après un duel contre des batteries côtières.

Le 2 juillet 1941 il bombarde des cibles littorales (Abey, Damour) en compagnie du Perth et de quatre destroyers, étant attaqué par un avion britannique mais heureusement sans dommages. Il réitère ce type de mission le 4. Le 14 juillet il est retiré de l'opération EXPORTER et rentre à Alexandrie.

Il participe ensuite à l'opération TREACLE, un convoi de ravitaillement à destination de Tobrouk puis à l'opération HALBERD/MD-6 et plus précisément le volet diversion en compagnie des cuirassés Queen Elizabeth, Valiant et Barham. Il est de retour à Alexandrie le 27 septembre 1941.

Il continue ses missions en Méditerranée orientale participant ainsi à l'opération “CRUSADER” (19 novembre-17 décembre 1941), une offensive britannique dans le désert libyen contre les troupes de l'Axe.

Il est de retour à Alexandrie le 28 novembre 1941. Il termine l'année par des missions d'appui aux troupes au sol ainsi que des escortes de convois. Il participe également à la 1ère bataille de Sirte.

Il entame l'année 1942 par plusieurs escortes de convois (opération MF-2, MF-3, MF-5), retournant à Alexandrie le 14 février 1942.

A partir du 10 mars 1942 le Naiad est déployé en compagnie de ses sister-ship Dido et Euryalus au sein de la force B pour intercepter les convois ennemis tant de rallier Tripoli mais sans succès.

Le lendemain, 11 mars 1942, le croiseur léger est surpris au large de Sollum par le sous-marin U-565 (type VIIC mis en service le 10 avril 1941 sabordé au Pirée le 30 septembre 1944) qui le touche à tribord-milieu. Le navire chavire et coule en 35 minutes ce qui explique qu'il n'y eut “que” 86 morts et disparus, 582 membres d'équipage survivant. Suite à cette destruction le pavillon du 15th CS est transféré sur le Dido.


Le sous-marin U-565, le bourreau du HMS Naiad

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MessageSujet: Re: CROISEURS LEGERS ANTIAERIENS (CLAA) CLASSE DIDO (Terminé)   Dim 08 Avr 2018, 15:20

Le HMS Phoebe (43)

Le port de La Valette était une base majeure de la Royal Navy durant le second conflit mondial

Présentation

-Le HMS Phoebe (43) est mis sur cale aux chantiers navals Fairfield Shipbuilding & Engineering Company le 2 septembre 1937 lancé le 25 mars 1939 et mis en service le 27 septembre 1940.

Le quatrième Dido est le cinquième navire de la Royal Navy à porté le nom de cette  titanide, fille d'Ouranos (le ciel) et de Gaïa (la terre) et mère de Léto qui en s'unissant à Zeus donna naissance aux jumeaux Artemis et Apollon, ce dernier recevant de sa grand mère, le contrôle de l'Oracle de Delphes.

Il succède ainsi à une frégate de 36 canons de 1795, un navire de ligne de 51 canons lancé en 1854, un croiseur de 2ème classe de classe Pearl de 1890 et un destroyer de classe Admiralty-M de 1916.


Le destroyer HMS Phoebe

Lui à succédé une frégate de classe Leander, la F-42 mise en service le 15 mai 1966 désarmé le 14 février 1991 et démolie l'année suivante.

Carrière opérationnelle


Affecté à la Home Fleet, le nouveau croiseur est stationné à Scapa Flow participant en novembre 1940 à la traque dans le Golfe de Gascogne du cuirassé de poche Admiral Scheer en compagnie notamment de ses sister-ship Dido et Naiad.

Cette carrière dans la flotte métropolitaine est cependant courte car dès le mois de décembre il est décidé de l'envoyer en Méditerranée.

Après un passage de routine au bassin le croiseur retrouve la Home Fleet assurant l'escorte du convoi WS-5B du 12 au 15 janvier avant d’enchaîner par la protection du convoi WS-6A en direction de Freetown, le Phoebe arrivant en Afrique noire le 1er mars 1941.

Il reprend la mer le 8 en compagnie des convois WS-6A et B direction du cap de Bonne Espérance, assurant leur protection jusqu'à Durban.

Il est alors détaché de toute escorte de convois pour rallier la Méditerranée, devant passer par Aden pour rallier Suez. Il arrive enfin à destination en avril, étant affecté au 7th Cruiser Squadron (7th CS).

Il participe à la couverture de convois notamment ceux de l'opération «DEMON», l'évacuation des troupes britanniques de Grèce continentale. Il couvre ensuite le passage du convoi de l'opération TIGER.

Il assure ensuite la défense de la Crète attaquée dans le cadre de l'opération MERKUR, une opération combinant assaut aéroporté et assaut amphibie. Si l'assaut aéroporté est une réussite (mais une réussite à la Pyrrhus), l'assaut amphibie est un échec, la flotte d'invasion étant massacrée par la Royal Navy qui dispose là d'une vrai supériorité sur les moyens navals italiens et allemands.

Il est ensuite engagé dans l'opération «EXPORTER» où après avoir couvert le débarquement de troupes près de Litania le croiseur bombarde par erreur des troupes australiennes. Il échappe aussi à une attaque menée par un sous-marin vichyste. Le 19 juin 1941 il est relevé par le Naiad et rentre à Alexandrie.

Il assure ensuite la couverture et l'appui de la garnison de Tobrouk. Si il échappe le 3 juillet à l'attaque du sous-marin italien Malachite, il est sérieusement endommagé par l'aviation italienne au large de Bardia. Touché à tribord-avant, il doit rallier Alexandrie pour des réparations temporaires.

Il doit être ensuite remis en état au Brooklyn Navy Yard, arrivant dans les eaux new-yorkaises le 21 novembre 1941. Outre la remise en état les travaux prévoient l'accroissement de la DCA légère, un affût quadruple de 40mm et des canons de 20mm étant embarqués en échange d'un affût double de 102mm.

Les travaux vont immobiliser le croiseur jusqu'à la fin du mois d'avril, le HMS Phoebe quittant les Etats-Unis le 27 avril pour rallier Plymouth et subir des travaux complémentaires à l'Arsenal de Devonport. Il ne va ainsi rallier la flotte qu'au mois de juillet 1942.

Il est de retour en Méditerranée au mois d'août pour mener des missions de protection antiaérienne et de défense des convois. Il est ainsi engagé dans l'opération PEDESTAL, opération considéré comme le convoi de la dernière chance pour sauver Malte de l'asphyxie.

A l'automne 1942 il rallie avec le HMS Sirius l'Atlantique Sud pour aider la South African Naval Force à traquer et détruire les forceurs de blocus qui tentaient d'amener en Europe des produits introuvables mais vitaux pour la machine de guerre allemande (métaux rares comme le titane et le cuivre, caoutchouc......).  

Le 23 octobre 1942 alors qu'il ralliait Freetown le croiseur est frappé au large de Pointe-Noire par une torpille tirée par le U-161, une torpille qui frappe le croiseur au niveau de la tourelle Q. Les dommages sont sérieux et toutes les tourelles avant sont inutilisables. Il est escorté à la vitesse de 6 nœuds à Pointe-Noire en compagnie du Sirius.

Arrivé sur place le 25 octobre, des réparations provisoires sont menées, la tourelle B étant débarquée. La remise en état complète ne peut évidement pas être réalisée sur place et le croiseur va retourner à New-York escorté cette fois par le sloop HMS Bridgewater.

Arrivé à New-York le 15 janvier 1943 il est aussitôt pris en charge par le Brooklyn Navy Yard, les réparations l'y immobilisant jusqu'à la fin du mois de mai. Après des essais de bon fonctionnement, le croiseur quitte la Nouvelle-Angleterre direction la Grande-Bretagne via les Bermudes.

Comme pour les précédentes réparations, le croiseur subit des travaux complémentaires aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness, travaux voyant le remplacement de la tourelle A, l'installation d'une suite de radars et de systèmes électroniques britanniques.

Il rallie Scapa Flow le 2 août pour travailler en compagnie de la Home Fleet. Une fois opérationnel, le croiseur rallie Plymouth pour participer à l'interception de convois côtiers au large des côtes françaises (opérations TUNNEL).

Dès le mois d'octobre 1943 il rallie la Méditerranée et le 15th Cruiser Squadron (15th CS), opérant essentiellement en mer Egée, traquant les navires allemands, bombardement des cibles littorales et appuyant les troupes alliées dans la région. Il est relevé le 27 octobre par le HMS Ajax et rentre dans la foulée à Alexandrie. Il termine l'année par une série d'opérations en mer Egée avant de soutenir la lente remontée de la péninsule italienne par les troupes alliées.

Il est engagé en janvier 1944 dans l'opération «SHINGLE», le débarquement allié à Anzio (débarquement qui manque de tourner à la catastrophe). En mars il est choisit pour un futur déploiement au sein de l'Eastern Fleet avec comme mission un rôle de commandement de la chasse (Fighter Direction Ship).

Des travaux sont menés à Alexandrie dans ce sens, travaux qui s'achèvent à la fin du mois d'avril avant qu'en mai 1944 il mette cap à l'est pour rallier l'île de Ceylan, le Phoebe arrivant à Trincomalee le 2 juin 1944, intégrant la 4th Cruiser Squadron (4th CS) pour mener des missions «recherche et destruction» dans l'océan Indien.

Il participe aussi à des missions combinant raids aériens et bombardements navals, opérations menées notamment par les cuirassés Valiant, Richelieu et Renown.

C'est le cas de l'opération CRIMSON où le Phoebe assure la protection antiaérienne des cuirassés mais surtout des porte-avions Illustrious et Victorious dont les avions attaquent Sabang (27 juillet 1944). Avec ses canons de 133mm, le croiseur léger antiaérien bombarde des cibles littorales.

Après des réparations menées en août et septembre 1944, le croiseur léger reprend ses missions en participant à l'opération «MILLET», un raid aérien sur Nicobar mené par les porte-avions Indomitable et Victorious sur Nicobar pour détourner l'attention des japonais sur le débarquement américain à Leyte (17 octobre 1944).

Le 17 novembre 1944 il participe à l'opération «AVON» les débarquements à Arakan en Birmanie.

Le 1er décembre il rallie les croiseurs légers Newcastle (classe Town) Kenya et Nigeria (classe Crown Colony) au sein du 5th Cruiser Squadron (5th CS).

Il participe ensuite à la couverture de débarquements à Akyab puis à un autre débarquement entre Akyab et l'île de Ramree.

Il est ensuite engagé dans l'opération «MATADOS» (débarquement dans le nord de l'île Ramree le 14 janvier 1945, combats jusqu'au 22 février) puis aux opérations «SANKEY» (débarquement à Cheduba 26-31 janvier 1945) et «DRACULA» (débarquement à Rangoon à partir du 20 avril 1945).

En février/mars 1945 le croiseur assure des missions classique pour un croiseur à savoir la défense des lignes de communication ennemies ainsi que l'interception de tout navire ennemi même si au printemps 1945 les navires japonais se font plutôt rares.

Après la capitulation japonaise le croiseur léger ne s'attarde pas dans la région, rentrant directement en Grande-Bretagne, le HMS Phoebe arrivant à Chatham le 29 octobre 1945. Une fois les travaux terminés le croiseur est envoyé en Méditerranée où il sert jusqu'en 1952 quand il est mis en réserve. Désarmé en 1956, il est démoli à  l'automne 1956 à Blyth.

A suivre

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MessageSujet: Re: CROISEURS LEGERS ANTIAERIENS (CLAA) CLASSE DIDO (Terminé)   Dim 08 Avr 2018, 17:02

Pour compléter

Les disparités dans l'équipement en tourelles de 133 mm s'explique par la pénurie des tourelles doubles de 5.25 qui au même moment doivent équiper les KGV et le Vanguard (mod 2)
Les Dido sont considérés comme surchargés dans les hauts ce qui explique que les Bellona sont conçus avec 4 tourelles au lieu de 5 que leurs superstructures soient abaissées et leurs cheminées arasées.
Le 133 mm ne donna jamais totalement satisfaction en AA (obus lourds, vitesse de pointage des tourelles ...) contrairement au 114 mm

Le débat 152/203 est récurrent dans les années 20, notamment pour la protection des lignes commerciales où les considérations liées à l'endurance l'habitabilité et la fiabilité priment sur le poids de la bordée.
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MessageSujet: Re: CROISEURS LEGERS ANTIAERIENS (CLAA) CLASSE DIDO (Terminé)   Mar 10 Avr 2018, 14:32

Merci de ces compléments pascal. Il me semble que les premiers RETEX de la guerre du Pacifique ont montré que la différence entre un obus de 6 pouces et un obus de 8 pouces était assez faible.

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MessageSujet: Re: CROISEURS LEGERS ANTIAERIENS (CLAA) CLASSE DIDO (Terminé)   Mar 10 Avr 2018, 14:36

Le HMS Sirius (82)

Le HMS Sirius à la mer dans un élégant camouflage

Présentation

-Le HMS Sirius (82) est mis sur cale à l'Arsenal de Portsmouth (His Majesty Dockyard Portsmouth) le 6 avril 1938 mais les travaux sont suspendus en novembre 1939 au profit de travaux plus urgents.

Lancé le 18 septembre 1940, le cinquième Dido connait un achèvement compliqué par une bombe qui le touche 5 avril 1941 quand des bombardiers allemands attaquent Portsmouth. Il ne sera mis en service que le 9 mai 1942.



Le croiseur léger antiaérien est le sixième navire à porter le nom de l'étoile la plus brillante de notre ciel.

Il succède à un navire de 1786 ayant participé à la première expédition de colonisation de l'Australie en 1786, une frégate de 36 canons de 1797, une frégate de 36 canons de 1816, un sloop à hélice en service de 1868 à 1895 et enfin un croiseur protégé de classe Apollo mis en service en 1892 et ayant servit jusqu'au premier conflit mondial.

Un septième navire de la Royal Navy à porté ce nom. Il s'agit d'une frégate type 12M (classe Leander), frégate mise en service le 15 juin 1966 et désarmée en février 1993, la coque étant océanisée comme récif artificiel en 1998.


La frégate HMS Sirius (F-40) et un Lynx

Carrière opérationnelle

A sa mise en service il est affecté à la Home Fleet, opérant comme ses sister-ship dans des missions de recherche/destruction mais également d'escorte de convois. Il participe ainsi à l'opération PEDESTAL au mois de juillet, le convoi de la dernière chance destinée à ravitailler Malte.

En septembre 1942 le HMS Sirius est sélectionné pour participer à la défense de convois dans l'Atlantique Sud et l'Océan Indien en compagnie de son sister-ship Phoebe. Il va ainsi protéger le HMS Phoebe jusqu'à Pointe-Noire après son torpillage par un sous-marin allemand.



Il participe ensuite à l'opération TORCH, le débarquement anglo-américain en Afrique du Nord (Maroc et Algérie). Il participe plus précisément aux opérations dans la région d'Alger, opérant en compagnie du cuirassé HMS Duke of York, du croiseur de bataille HMS Renown, des porte-avions Victorious et Formidable, de son sister-ship Argonaut et du Bermuda, un croiseur léger de classe Crown Colony.

Après avoir couvert la mise à terre des troupes le Sirius intègre le 12th Cruiser Squadron (12th CS) pour assurer la protection des ports algériens ainsi que des convois allant et venant, le 12th CS appartenant à la force Q. Le 2 décembre 1942 il participe à la destruction d'un convoi italien dans le détroit de Sicile.

L'année 1943 commence comme l'année 1942 s'était terminée à savoir des patrouilles pour couper les lignes de communication de l'Axe avec l'Afrique du Nord, la Tunisie étant toujours occupée par les troupes germano-italiennes. Le 12 mars 1943 il combat des vedettes lance-torpilles allemandes au large de Bizerte en compagnie du croiseur Aurora et de trois destroyers et si le Sirius en ressort indemne, le destroyer HMS Lightning est coulé.

Les forces de l'Axe éliminées de l'Afrique du Nord le croiseur léger est choisit pour participer à l'opération «HUSKY», le débarquement allié en Sicile prévu pour juillet 1943. Il assure la couverture lointaine de l'opération puisqu'il appartient à une escadre déployée au sud de la Sardaigne, escadre composée de deux cuirassés (King George V et Howe), des croiseurs Dido et Sirius et de six destroyers.

La menace d'une intervention de la flotte italienne s'étant estompée, le Sirius peut participer de manière plus active à la campagne de Sicile notamment en bombardant des cibles au sol comme la ville de Marsala, cible de l'opération «FRACTURE». Il bombarde même la côte italienne pour préparer les futurs débarquements dans la péninsule.

Le 8 septembre 1943 il embarque des hommes de la 1st British Airborne Division à Bizerte en compagnie de son sister-ship Dido, des croiseurs légers Aurora et Penelope, du mouilleur de mines Abdiel.

C'est l'opération  «SLAPSTICK» qui le voit transporter les troupes embarquées à Tarente. Il participe ensuite à l'appui-feu des troupes mises à terre à Salerne dans le cadre de l'opération «AVALANCHE». Il est endommagé par des coups à toucher (bombes d'avions) mais reste opérationnel, rentrant à Malte le 25 septembre 1943.

Il participe ensuite aux combats menés en mer Egée pour occuper les îles après l'armistice et le basculement de l'Italie dans le camp allié. Il assure des missions de transport, d'appui-feu et d'interdiction navale.

Le 17 octobre 1943 il est touché par une bombe de 250kg et frôlé par quatre autres projectiles qui provoquent des dégâts assez sérieux, 14 membres d'équipage étant tués et 30 blessés. Retiré des combats il rallie Massawa pour être réparer.

Les travaux s'achèvent le 19 février 1944 et le croiseur peut rentrer en Méditerranée pour reprendre sa carrière opérationnelle au sein du 15th Cruiser Squadron (15th CS) qu'il retrouve à Naples en avril 1944.

Le 20 mai 1944 il est de retour en Grande-Bretagne pour participer à l'opération NEPTUNE, le volet naval et amphibie de l'opération «OVERLORD». Il est affecté à la force de bombardement de réserve de la Task Force orientale en compagnie du vénérable cuirassé HMS Rodney. Il tire ainsi contre terre au début de l'opération et couvre le croiseur lourd HMS Frobisher lors des bombardements de ce dernier sur Sword Beach.

En juillet 1944 il reçoit l'ordre de retourner en Méditerranée pour participer à l'opération «DRAGOON», le débarquement de Provence. Comme pour Overlord, il est maintenu en réserve avec pour compagnie le croiseur français Jeanne d'Arc. Il rejoint la région de Toulon le 24 (soit neuf jours après le débarquement) pour bombarder Toulon et ses batteries côtières.

Le 30 août il repasse sous commandement britannique et reprend ses missions en Méditerranée, ayant l'honneur de représenter la Grande-Bretagne lors de l'entrée solenelle de la flotte alliée à Toulon le 13 septembre 1944.

En octobre 1944 il participe à l'opération «MANNA», la réoccupation des îles de la mer Egée et de la Grèce continentale. Il est ainsi à Athènes le 15 et débarque des troupes à Diskopi douze jours plus tard le 27 octobre 1944.

Redéployé à Malte en janvier 1945, le croiseur léger était toujours dans la région le 8 mai 1945 quand l'Allemagne capitule. Il s'est entrainé activement pour un déploiement en Extrême-Orient mais cet entrainement ne servit à rien.

Le HMS Sirius va rester déployé en Méditerranée jusqu'au 17 février 1946 quand il rallie la Grande-Bretagne pour remise en état à Portsmouth. Mis en réserve en 1947 suite à un manque de personnels, le croiseur est remis en service en 1948.

Désarmé en avril 1949 et mis en réserve le croiseur va y passer six ans jusqu'à sa vente à la démolition, la démolition commençant à l'automne 1956.

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MessageSujet: Re: CROISEURS LEGERS ANTIAERIENS (CLAA) CLASSE DIDO (Terminé)   Mar 10 Avr 2018, 14:42

Le HMS Bonaventure (31)

Vue aérienne du Bonaventure. Les Dido ne manquent pas d'élégance

Présentation

-Le HMS Bonaventure (31) est mis sur cale aux chantiers navals  Scotts Shipbuilding and Engineering Company installés à Greenock le 30 août 1937 lancé le 19 avril 1939 et mis en service le 19 juin  1940.

Le sixième navire de classe Dido n'est pas le premier navire de la Royal Navy à porté ce nom puisqu'il succède à un navire en service de 1489 à 1509, un autre navire armé en 1551 et perdu par échouage cinq ans plus tard.

On trouve ensuite un navire de 47 canons de 1567 (vendu en 1599), un navire de 32 canons mis en service en 1621 et perdu au combat en 1653, un navire de 42 canons de 1650 coulé comme brise-lames en 1748 après de multiples reconstructions.

A l'époque moderne on trouve un croiseur de 2ème classe de classe Astraea lancé en 1892, converti en bâtiment-base de sous-marins en 1910 et démoli en 1920.

Après l'infortuné croiseur léger de classe Dido figure un bâtiment-base pour sous-marins de poche lancé en 1942 et vendu en 1948. Un navire de la marine canadienne, un porte-avions (l'ex-HMS Powerful) à porté ce nom durant sa carrière au sein de la Royal Canadian Navy (RCN) de 1952 à 1971.


Le HMCS Bonaventure (CVL-22)

Carrière opérationnelle

Le HMS Bonaventure en action

Tout juste en service le croiseur léger antiaérien assure l'escorte des paquebots Sobieski Monarch of Bermuda et Batory en direction d'Halifax, ces navires également protégés par le cuirassé Revenge étaient chargés d'or qui était mis à l'abri des allemands de l'autre côté de l'Atlantique.

Il quitte Halifax le 18 juillet 1940 pour rallier Scapa Flow via les Bermudes. Arrivé à destination une semaine plus tard il intègre aussitôt le 10th Cruiser Squadron (15th CS), division de croiseurs intégré à la Home Fleet.

Il assure à la fois des escortes de convois et des patrouilles à la recherche de tout navire ennemi à détruire. Il assure également la protection du cuirassé King George V qui venait d'appareiller de Newcastle pour rallier Rosyth.

µDébut novembre il est choisit pour rallier la Méditerranée et opérer au sein du 15th CS. Endommagé par des conditions météos difficiles il doit être réparé à Rosyth avant de reprendre sa carrière opérationnelle qui le voit rallier la Méditerranée en escorte du convoi WS5.

Il rallie le convoi le 18 décembre 1940, repoussant les tirs du croiseur lourd allemand Admiral Hipper en compagnie du croiseur lourd Berwick, du croiseur léger Dunedin et du porte-avions Furious. Il est détaché du convoi le 28 décembre 1940 et rallie la Méditerranée.

Il participe début 1941 à l'opération “EXCESS”, un convoi à destination de Malte. Il est soumis à d'intenses attaques aériennes et navales italiennes, subissant des dégâts superficiels. Il arrive à Malte le 11 mais trois jours plus tard reprend la mer pour rallier Alexandrie.

Il paticipe à la campagne de Grèce, escortant les convois destinés à renforcer les troupes britanniques déployées dans la région. Transféré le 1er mars 1941 au 3rd Cruiser Squadron (3rd CS),il continue à assurer des escortes de convois.

Endommagé dans le port de Malte par un bombardement aérien, il subit des travaux de remise en état avant de reprendre la mer pour des escortes de convois (opération “LUSTRE”).

Le 30 mars il retrouve les destroyers HMAS Stuart, HMS Hereward et HMS Griffin pour une escorte du convoi GAS en direction d'Alexandrie. Il subit l'attaque du sous-marin italien Dagabur qui échoue à la différence de l'Ambra qui large de Sollum place une torpille à tribord-milieu. Le navire coule en six minutes mais 310 membres d'équipage peuvent être récupérés.


L'Ambra, le bourreau du Bonaventure

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MessageSujet: Re: CROISEURS LEGERS ANTIAERIENS (CLAA) CLASSE DIDO (Terminé)   Mar 10 Avr 2018, 15:22

Le HMS Hermione (74)

Le HMS Hermione vue de bâbord arrière

Présentation

-Le HMS Hermione (74) est mis sur cale aux chantiers navals Alexander Stephens & Sons de Glasgow le 6 octobre 1937 lancé le 18 mai 1939 et mis en service le 25 mars 1941.


Hermione et Oreste

Le septième navire de classe Dido est le troisième navire de la Royal Navy à porter le nom de la fille de Menelas, roi de Sparte et d'Hélène. L'enlèvement de cette dernière par le troyen Paris provoqua la guerre de Troyes où selon la légende s'illustrèrent Achille et Ulysse.

Le premier navire fût une frégate de 32 canons lancée en 1782. Livrée par son équipage mutiné à l'Espagne en 1797, elle fût reprise en 1799 et repris du service sous deux autres noms (Retaliation puis Retribution en 1800) avant d'être démolie en 1805. Elle fût suivie par un croiseur protégé de classe Astraea lancé en 1893 et vendu à la démolition en 1921.


HMS Hermione, classe Astraea

Un quatrième navire à porté ce nom au sein de la Royal Navy. Il s'agit d'une frégate de classe Leander mise en service le 11 juillet 1969, désarmée le 30 juin 1992 et vendue à la démolition à un chantier indien en 1997.

Carrière opérationnelle

Le HMS Hermione au mouillage

A sa mise en service il est affecté au 10th Cruiser Squadron (10th CS), division affectée à la Home Fleet. Il patrouille dans les North-Western Approaches (comprennant notamment le détroit du Danemark entre Islande et Groenland) assurant des escortes de convois mais également la traque de forceurs de blocus et de raiders cherchant à détruire les convois alliés.  Il participe également la traque du cuirassé Bismarck, couvrant notamment le porte-avions Victorious.

Il participe ensuite à la protection de convois amenant des avions à Malte pour renforcer la défense de l'île contre les attaques de l'Axe. Ce sont les opérations RAILWAY I et II avec les porte-avions Victorious, Ark Royal et Furious.

Après des réparations à Gibraltar, il participe à l'opération «SUBSTANCE», une opération de ravitaillement de Malte, le croiseur léger protégeant le HMS Breconshire en compagnie du croiseur de bataille Renown, du cuirassé Nelson et du porte-avions Ark Royal. Il remplace ensuite le HMS Manchester pour assurer la protection rapprochée du Breconshire.

De retour à Gibraltar, il prend en charge le transport Leinster pour transporter du ravitaillement à Malte, le mouilleur de mines Manxman et le croiseur léger Arethusa assurant également la protection du transport (opération «STYLE»).

Le 2 août 1941 il éperonne et coule le sous-marin italien Tembien au large de Tunis ce qui l'oblige à des réparations à Gibraltar avant de reprendre le cours des opérations et notamment le volet diversion de l'opération «MINCEMEAT» (mouillage de mines au large des côtes italiennes par le HMS Manxman).

Il enchaine ensuite par les opérations «STATUS 1,2 et 3» (livraison d'avions à Malte),l'opération «HALBERD» mais aussi l'opération «CALLBOY» une autre livraison d'avions à Malte.

Il termine l'année par une ultime livraison d'avions à Malte à savoir l'opération «PERPETUAL», opération qui voit le torpillage et la destruction du porte-avions HMS Ark Royal par le sous-marin allemand U-81 (Type VIIC). Torpillé le 13 novembre 1941, le premier porte-avions «moderne» de la Royal Navy coule le lendemain après avoir chaviré.  

Après deux mois au bassin à Gibraltar pour des travaux de maintenance, le croiseur léger rentre en Grande-Bretagne avec à son bord l'amiral Somerville qui devait prendre la tête de l'East Indies Station (Station des Indes Orientales, QG à Hong-Kong).

Il repart quelques jours plus tard pour la Méditerranée en assurant l'escorte du convoi WS16 qui avait quitté la Clyde. Il rallie ensuite Gibraltar en compagnie du cuirassé Malaya et des porte-avions Argus et Eagle qui ralliaient comme lui la Méditerranée.

Il participe à des opérations de transports d'avions à Malte (opérations «SPOTTER», «PICKET I», «PICKET II») avant de quitter la Méditerranée pour participer à l'opération «IRONCLAD» à savoir un débarquement britannique à Madagascar alors que Londres craint que Vichy n'ouvre la «Grande île» aux japonais.

Le 1er avril, le croiseur léger Hermione est détaché de la Mediterranean Fleet en compagnie du cuirassé Malaya et des destroyers Active, Anthony,Laforey, Lightning et Duncan sans oublier six corvettes et six dragueurs de mines.

Il rallie l'Océan Indien via Freetown et Le Cap, arrivant à Dutban le 22 avril 1942. Il assure l'escorte du cuirassé Ramilies et du porte-avions Illustrious en compagnie de six destroyers, cette force Y couvrant la force d'assaut principale sur Diego Suarez. D'autres navires sont engagés dans cette opération à savoir le croiseur lourd Devonshire, le porte-avions Indomitable et deux destroyers.


Le HMS Hermione à la mer en 1942

Le 3 mai l'Hermione pilonne les batteries côtières, deux jours avant l'assaut amphibie qui à lieu le 5 mai 1942. Le 10, le HMS Hermione est rappelé en Méditerranée pour remplacer les croiseurs perdus au large de la Crète (Gloucester Fiji Calcutta York).

Il arrive à Alexandrie le 7 juin, intégrant le 15th Cruiser Squadron (15th CS) pour reprendre des missions d'escorte et de protection des convois à destination de Malte.

Le 11 juin 1942 il retrouve le convoi MW-11 (opération «VIGOROUS»), appareillant le 13 en compagnie du vieux cuirassé Centurion déguisé en cuirassé type KGV, des croiseurs Newcastle, Birmingham,Cleopatra,Dido, Euryalus,Arethusa, Coventry ainsi que 17 destroyers et neuf destroyers d'escorte type Hunt, ces derniers assurant la protection rapprochée des navires marchands.

A partir du 14 les italiens attaquent massivement le convoi avec leur aviation tout en menaçant le convoi d'une intervention de leurs grandes unités de surface. Des vedettes lance-torpilles attaquent même à la tombée de la nuit mais l'escorte la repousse.

Le 15 juin, le commandement ordonne au convoi de faire demi-tour alors que les attaques italiennes se font de plus en plus fortes, de plus en plus menaçantes. Plusieurs destroyers sont coulés au cours de la bataille soit directement par l'ennemi ou soit par sabordage pour éviter le «suraccident».

Le lendemain 16 juin 1942, l'Hermione est torpillé par le sous-marin U-205 (type VIIC) au sud de la Crète. Les compartiments machines sont inondés rapidement et le navire prend une gite de 22° avant de chavirer vingt et une minutes plus tard, laissant 440 survivants récupérés par les destroyers.


Le U-205, le bourreau du HMS Hermione

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MessageSujet: Re: CROISEURS LEGERS ANTIAERIENS (CLAA) CLASSE DIDO (Terminé)   Mar 10 Avr 2018, 15:31

Le HMS Charybdis (88)


Présentation

-Le HMS Charybdis (88) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 9 novembre 1938 lancé le 17 septembre 1940 et mis en service le 3 décembre 1941.

Le huitième croiseur léger de classe Dido est le cinquième navire à porté le nom de  ce monstre (parfois dépeint sous les traits d'une accorte naïade) et qui selon la légende gardait le détroit de Messine côté sicilien et déclenchait des tempêtes sur ordre de son père Poseïdon et cohabitait avec Scylla côté italien d'où l'expression «Tomber de Charybde en Scylla».


Charybde et Scylla

Il succède à un sloop de 18 canons (1809-1819), un sloop de dix canons (1831-1843), une corvette à hélices (1859-1884) et un croiseur de 2ème classe lancé en 1893, converti en navire marchand en 1918 et venu à la démolition en 1922.

Après le croiseur de classe Dido un sixième navire à porté ce nom en l'occurence une frégate de classe Leander en service du 2 juin 1969  au 30 septembre 1991, la coque étant coulée comme cible le 11 juillet 1993.


La frégate HMS Charybdis (F-75) en compagnie du porte-avions HMS Bulwark

Carrière opérationnelle


Affecté à la Home Fleet le nouveau croiseur participe à l'opération «SN-81» à savoir la couverture du mouillage de mines en mer du Nord. Il enchaine par des missions de patrouille, d'escorte et à nouveau de couverture d'opérations de mouillage de mines comme l'opération «SN-87» en mars 1941.

En avril 1941 il est choisit pour intégrer la force H basée à Gibraltar. Le 13 il appareille en escorte  du croiseur de bataille Renown et du croiseur léger antiaérien Cairo. Il retrouve le 19 le porte-avions Wasp et six destroyers, le porte-avions américain transportant des avions à Malte dans le cadre de l'opération «CALENDAR». Il est de retour à Gibraltar le 23 avril.  

Il enchaîne ensuite par deux autres opérations de transport d'avions à Malte, opérations nom de code «BOWERY» et «LB», les porte-avions Wasp, Eagle et Argus transportant de nombreux chasseurs à Malte pour renforcer les défenses d'une île qui était une véritable épine dans les lignes de communication de l'axe, Malte accueillant avions de combat et sous-marins pour couper l'Italie et l'Africa Septentrionale Italiana (ASI).

En juin le HMS Charybdis couvre le porte-avions Eagle pour deux nouvelles opérations de transport d'avions à Malte, les opérations «STYLE» et «SALIENT».

Le 11 juin 1941 il retrouve la force W (cuirassé Malaya, porte-avions Eagle et Argus, croiseurs Kenya et Liverpool, huit destroyers) pour couvrir dans le cadre de l'opération «HARPOON» un convoi à destination de Malte. Il est de retour à Gibraltar avec la force W le 17 juin.

Il enchaine par de nouvelles opérations de livraison d'avions en couvrant le porte-avions Eagle avec le croiseur léger Cairo et cinq destroyers (opérations «PINT POINT» et «INSECT»). Après l'exercice de DAM (Défense Aérienne à la Mer) «BERSERK» dans l'Atlantique, le croiseur léger antiaérien participe à l'opération «PEDESTAL» à laquelle il survit, rentrant à Gibraltar le 15 août 1942.

Après avoir passe l'automne à patrouiller dans l'Atlantique pour intercepter d'éventuels forceurs de blocus, le Charybdis participe à une nouvelle opération de transport d'avions, couvrant le porte-avions Furious dans le cadre de l'opération «TRAIN».

Il participe ensuite à l'opération «TORCH», le débarquement allié en Afrique du Nord. Il est déployé dans la région d'Alger, opérant également au large de Bougie et de Bone. Outre la défense aérienne à la mer des navires amphibies, le Charybdis tire contre terre pour museler la résistance des troupes de Vichy.

Le 11 décembre 1942 il est retiré de la zone des opérations pour subir un grand carénage en Grande-Bretagne. Il quitte la Méditerranée le 12 et arrive à Barrow-in-Furness le 15 où les travaux commencent immédiatement.

Il retrouve la Home Fleet à Scapa Flow le 7 mars pour sa remise en condition puis pour reprendre le cours de sa carrière opérationnelle. Le 28 mars il est transféré au Plymouth Command pour couvrir les South-Western Approaches. Détourné dans la région des Féroés pour une urgence opérationnelle, il n'arrive à destination que le 4 avril 1943.

Depuis le port du sud de l'Angleterre, le croiseur léger opère en Manche et dans le Golfe de Gascogne pour tenter d'intercepter et de détruire les forceurs de blocus.

En mai 1943 il effectue une mission de prestige puisqu'il est chargé de protéger avec les croiseurs légers Uganda et Bermuda (classe Crown Colony) le paquebot Queen Mary qui transportait aux Etats-Unis le premier ministre Winston Churchill qui se rendait à Washington pour la conférence TRIDENT ou troisième conférence de Washington du 12 au 27 mai pour préparer la future campagne d'Italie.

Il stoppe cette mission quand deux destroyers américains prennent le relais le 8 mai après trois jours de navigation. Il couvre ensuite le passage au large des côtes françaises de convois destinés à la future opération «HUSKY» mais aussi d'autres convois de «routine».



Le 31 août 1943 il arrive à Gibraltar pour toujours mener de ce type de missions de couverture de convois à destination du Moyen-Orient via le cap de Bonne Espérance. Dès septembre 1943 il rallie Bizerte en vue de participer à l'opération «AVALANCHE», le débarquement allié à Salerne près de Naples.

Il intègre ainsi la TF-88 en compagnie de ses sister-ships Euryalus et Scylla pour protéger les porte-avions Unicorn, Hunter,Battler,Attacker et Stricker chargés eux de la couverture aérienne et de l'appui-feu des troupes au sol.

Le 11 septembre 1943 il rallie Palerme, embarquant le général Eisenhower pour le transporter à Salerne. Il assure aussi des missions de transport rapide entre l'Afrique du Nord et la péninsule italienne.

Le 18 septembre il quitte la Méditerranée pour retourner à ses premières amours à savoir des patrouilles et la couverture de convois traversant le golfe de Gascogne, rentrant à la fin octobre à Plymouth.  

Le 20 octobre 1943 le HMS Charybdis est choisit pour participer à une opération «TUNNEL» à savoir l'interception du forceur de blocus allemand Munsterland qui devait quitter Brest pour Cherbourg.

Il appareille deux jours plus tard de Plymouth en compagnie des destroyers Grenville, Rocket, Limbourne,Talybont,Stevenstone et Wensleydale.

Dans la nuit du 22 au 23 octobre 1943, la petite escadre britannique est surprise au large de la Bretagne par des navires allemands protégeant un convoi côtier (huit escorteurs côtiers et cinq torpilleurs).

A 1.30 le croiseur répère au radar les navires allemands, la distance étant de 14000 yards. Il augmente sa vitesse mais ne prévient pas le reste de l'escadre du contact ! Quinze minutes plus tard à 4000 yards, le Charybdis tire des obus éclairants signalant sa présence aux navires allemands qui l'avait déjà répéré. Les torpilleurs allemands lancent leurs torpilles.

Le croiseur est touché à babord par deux torpilles lancées par le T-23 et coule en moins de trente minutes. Les pertes sont effroyables avec 426 morts et seulement 107 survivants. Le destroyer Limbourne à aussi été coulé dans l'opération.

La perte du croiseur léger s'explique essentiellement par un manque de coordination entre des navires ayant des capacités différentes et n'ayant pas l'habitude de travailler ensemble. Face à un ennemi déterminé les conséquences étaient immédiates.


Le torpilleur T-23, bourreau du croiseur léger anglais

A suivre

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MessageSujet: Re: CROISEURS LEGERS ANTIAERIENS (CLAA) CLASSE DIDO (Terminé)   Mar 10 Avr 2018, 15:52

La différence entre l'obus de 8" de 116 kg et celui de 6" de 50 kg est très importante en terme de pénétration ...

En revanche le volume de feu des pièces de 6" avec des cadences de tir plus de 2 x > à celles de 8" s'avèrera particulièrement utile en combat de nuit rapproché ... ce que l'USN privilégiera avec les Brooklyn/Saint Louis et les Cleveland, sur une minute de feu le poids de bordée d'un Southampton ou d'un Brooklyn est = ou > à celui d'un croiseur lourd. Contre des cibles faiblement blindées çà a un avantage certain.

A Guadalcanal l'Helena tirera jusqu'à 120 obus à la minute le Boise au Cap Esperance tire 400 obus en 5 minutes à Surigao le Columbia tire plus de 1100 obus de 6" en 15 minutes
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MessageSujet: Re: CROISEURS LEGERS ANTIAERIENS (CLAA) CLASSE DIDO (Terminé)   Mar 10 Avr 2018, 16:59

C'est un peu je crois comme les anglais pendant le premier conflit mondial. Sachant qu'ils n'avaient pas d'aussi bonnes optiques que les allemands, les britanniques ont privilégié la cadence de tir sur la précision au point de prendre des risques en matière de stockage de munitions (surcharge, portes étanches ouvertes) ce qui explique en partie la perte de trois croiseurs de bataille au Jutland.

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MessageSujet: Re: CROISEURS LEGERS ANTIAERIENS (CLAA) CLASSE DIDO (Terminé)   Mar 10 Avr 2018, 17:01

Es-ce que le radar à changé ce choix (volume de feu par rapport à la précision) ?

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MessageSujet: Re: CROISEURS LEGERS ANTIAERIENS (CLAA) CLASSE DIDO (Terminé)   Mer 11 Avr 2018, 21:24

Le HMS Cleopatra (33)

Le HMS Cleopatra à la mer

Présentation

-Le HMS Cleopatra (33) est mis sur cale aux chantiers navals Hawthorn Leslie de Hebburn près de Newcastle-upon-Tyne le 5 janvier 1939 lancé le 27 mars 1940 et mis en service le 5 décembre 1941.


la reine Cléopatre Ptolémée ici représentée sous les traits de l'immortelle Elisabeth Taylor

Le neuvième croiseur léger de classe Dido est le sixième navire de la Royal Navy à porter le nom de la  célèbre reine d'Egypte Cléopâtre VII (51-30 a.C) connue pour avoir eut une liaison avec César puis avec Marc-Antoine.

Immortalisée par Elisabeth Taylor au cinéma, la dernière reine des Lagides (issue du diadoque Ptolémée, un des lieutenants d'Alexandre le Grand) fût vaincue par Octave-Auguste à Actium (-31 a.C) avant de se suicider selon la légende en se laissant piquer au sein par  un aspic.

Il succède à un navire de ligne de 5ème classe armé de 32 canons (1779-1817), un navire de ligne de 6ème classe armé de 26 canons (1835-1862), un sloop (1839-1847), une corvette à hélice (1878-1931) et un croiseur léger de classe type C (1915-1931).


croiseur léger type C HMS Cleopatre

Depuis un septième navire à porté ce nom dans la Royal Navy. Il s'agit d'une frégate de classe Leander, la F-28 mise en service le 4 janvier 1966, désarmée le 31 janvier 1992 et démolie en 1993.

Carrière opérationnelle

Le HMS Cleopatra

Affecté au 15th Cruiser Squadron (15th CS) au sein de la Mediterranean Fleet le nouveau croiseur quitte l'estuaire de la Clyde le 5 février pour rallier Malte le 11. Le jour de son arrivée il est touché par une bombe de 500kg qui provoque un certain nombre de dégâts. Il est immobilisé pour réparations au His Majesty Dockyard, Malta jusqu'au 10 mars 1942.

Il assure des patrouilles et des couvertures de convois, devenant après la perte du Naiad le navire-amiral du 15th CS. Le 15 mars 1942 il bombarde Rhodes avant de participer à la protection du convoi MW-10 (opération MG-1).

Il affronte alors une puissante force italienne qui provoque un certain nombre de dégâts puisqu'un obus de 152mm le touche au niveau de la passerelle dans ce qui constituait la 2ème bataille navale de Sirte. Il est de retour à Alexandrie le 28 mars 1942.


Le HMS Cleopatra à faible vitesse

Suite au déclenchement de l'opération IRONCLAD les forces de la Mediterranean Fleet sont sensiblement réduites ce qui explique l'absence en avril et en mai de convois de ravitaillement à destination de Malte.

En juin il couvre le passage à Malte du convoi MW-11 (opération «VIGOROUS»), cette opération est aussi une diversion pour couvrir le passage d'un autre convoi, le convoi de l'opération «HARPOON» qui doit amener du matériel et des hommes depuis Gibraltar.

Le convoi MW-11 est soumis à de violentes attaques aériennes et navales. La consommation de munitions antiaériennes est telle que le haut-commandement ordonne le retour du convoi à Alexandrie et l'abandon de l'opération VIGOROUS. Il est ensuite basé à Haïfa pour des missions de patrouille. En août 1942 il bombarde Rhodes en compagnie de l'Arethusa et de 4 destroyers en diversion pour faciliter le passage du convoi de l'opération «PEDESTAL».

Après un mois d'entretien à Massawa en Erythrée, le croiseur reprend ses opérations en Méditerranée participant notamment à l'opération «STONEAGE», l'escorte du convoi MW-13 de Port-Saïd à Malte. Il intègre ensuite la force K basée à Malte, force également composée de ses sister-ship Dido et Euryalus ainsi que des destroyers Jervis, Javeline,Kelvin et Nubian.

Transféré à Bone (Algérie) le 10 décembre 1942 il traque les derniers convois de ravitaillement à destination de la Tunisie encore sous contrôle germano-italien. Le 12, le Cleopatra, l'Euryalus et quatre destroyers intercepte un convoi, coulant trois navires.

Il entame l'année 1943 en menant des missions de patrouilles, d'escorte de convois et de bombardement des côtes. En mai 1943 il est transféré au 12th Cruiser Squadron (12th CS) basé à Bone.

Il participe ensuite à l'opération «HUSKY», le débarquement anglo-américain en Sicile exécuté le 10 juillet 1943.  Il assure la couverture de convois et l'appui-feu des troupes débarquées.

Le 12 juillet 1943 il est déployé en couverture avec son sister-ship Euryalus et les destroyers Ilex et Echo. Les deux destroyers coulent le sous-marin Nereide mais quatre jours plus tard le Cleopatra est touché par la torpille d'un sous-marin.

Les dégâts sont sérieux, 30 hommes sont tués ou disparus avec 23 blessés. Il doit retourner à dix nœuds à Malte protégé par les destroyers Quiberon et Quail et par son sister-ship Euryalus.

Après des travaux d'urgence à Malte le croiseur gagne les Etats-Unis pour une remise en état complète. Il rallie Gibraltar d'où il repart le 7 novembre 1943 direction Philadelphie où il doit subir les travaux.

Les travaux s'achèvent  à la fin du mois d'août 1944. Des essais ont lieu en septembre avant que le croisière ne rallie les Bermudes où il va être remis en condition avant de rentrer en Grande-Bretagne, arrivant dans l'estuaire de la Clyde le 28 novembre 1944.  


Le HMS Cleopatra en 1945

Des travaux complémentaires ont lieu en Grande-Bretagne jusqu'au mois d'avril 1945. Il est choisit pour aller combattre en Extrême-Orient. Il est de retour à Malte le 12 mai 1945 alors que le conflit est terminé.

Il appareille alors pour l'Extrême-Orient, arrivant à Colombo le 12 juillet, étant alors affecté au 5th Cruiser Squadron de la East Indies Fleet. Il devait participer à l'opération ZIPPER en Malaisie mais le Japon capitule avant le déclenchement de l'opération. Il sert ensuite de navire-amiral pour l'opération «TIDERACE», la réoccupation de Singapour.

Le HMS Cleopatra reste dans la région jusqu'au 7 janvier 1946 date à laquelle il met cap sur la métropole, arrivant à Portsmouth le 7 février. Mis un temps en sommeil en raison d'un manque d'effectifs, le croiseur est finalement remis en service au sein du 2nd Cruiser Squadron (2nd CS).

Mis en réserve en janvier 1951, le croiseur est remis en service le 30 octobre 1951 au sein du 1st Cruiser Squadron de la Mediterranean Fleet.

En février 1953, le croiseur rentre en Grande-Bretagne, participant en juin à la revue navale organisée dans les cadres des festivités du couronnement d'Elisabeth II. Mis en réserve à Chatham, le croiseur sert de navire-amiral à la flotte de réserve de 1954 à 1956. Il est vendu à la démolition en 1958 et démantelé à partir du mois de décembre.

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MessageSujet: Re: CROISEURS LEGERS ANTIAERIENS (CLAA) CLASSE DIDO (Terminé)   Mer 11 Avr 2018, 21:41

Le HMS Scylla (98)

Le HMS Scylla à grande vitesse

Présentation

-Le HMS Scylla (98) est mis sur cale aux chantiers navals  Scotts Shipbuilding and Engineering Company sis à Greenock le 19 avril 1939 lancé le 24 juillet 1940 et mis en service le 12 juin 1942.


Charybde et Scylla qui selon la mythologie défendaient le détroit de Messine

La dixième unité de classe Dido est le quatrième navire de la Royal Navy à porter le nom de ce monstre de la mythologie souvent associé à Charybde d'où l'expression bien connue “tomber de Charybde en Scylla”.

Elle succède à un sloop de 18 canons (1809-1846), une corvette à hélice lancée (1856-1882) et un croiseur de 2ème classe appartenant à la classe Apollo en service de 1891 à 1914.


La frégate de classe Leander HMS Scylla

Après la démolition du croiseur léger antiaérien, un cinquième navire battant pavillon avec la White Ensign à porté ce nom. Il s'agit comme souvent d'une frégate de classe Leander mise en service le 12 février 1970, désarmée en décembre 1993 puis océanisée à -24m dans la baie de Whitsand (Cornouailles).

Carrière opérationnelle

Le HMS Scylla toutes dents dehors !

Comme vous pouvez le constater il à fallu quasiment deux ans entre le lancement et la mise en service ce qui représente un délai assez long notamment en temps de guerre. Ce délai s'explique par la pénurie de certains équipements et des constructions plus urgentes notamment celles d'escorteurs pour gagner la bataille de l'Atlantique.

Stationné à Scapa Flow, il est affecté au 10th Cruiser Squadron (10th CS), Home Fleet pour des missions de défense de convoi et d'attaque des lignes de communication ennemies.

Il connait sa première expérience opérationnelle en septembre 1942 en servant de navire-amiral pour l'escorte du convoi PQ-18 qui ravitaillait l'URSS en armes, matières premières et autres produits nécessaires à la guerre sur le front russe.

Il rentre ensuite en Ecosse en assurant la protection du convoi QP-14 qui intégrait des survivants du convoi PQ-17, un convoi dispersé pour éviter l'interception par une unité de surface ce qui facilita le travail de l'aviation et des sous-marins.

Le 28 octobre 1942 il est transféré au 12th Cruiser Squadron,Mediterranean Fleet en vue de participer à l'opération “TORCH” le premier débarquement amphibie mené par les britanniques et les américains.

Il intègre pour cela l'Eastern Task Force à Gibraltar, un groupe occassionnel composé également des porte-avions Argus et Avenger, du monitor Roberts, de son sister-ship Charybdis et du croiseur léger Sheffield. Il couvre la zone de débarquement, assurant la protection antiaérienne mais également la protection antisurface.

Le débarquement terminé il intègre la force Q en compagnie des croiseurs Aurora, Argonaut,Charybdis et Sirius pour des missions de protection des convois amis et d'attaque des convois ennemis. Cette mission est cependant éphémère puisque le 28 décembre il rallie la Grande-Bretagne.

Au cours de ce transit il coule le forceur de blocus Rhakotis venu du Japon, ne récupérant pas des survivants de crainte d'être torpillé. Il est ensuite confié aux chantiers navals de la Tyne pour des travaux d'entretien.

Il reprend ensuite à partir de la mi-février 1943 ses missions de couverture des convois arctiques à destination des ports soviétiques. Le 10 mars il embarque le roi George VI en visite à Scapa Flow pour le ramener à Scrabster. Il participe ultérieurement à la protection du paquebot Queen Mary qui transportait au Canada le premier ministre Winston Churchill pour la conférence TRIDENT, étant relevé par le Bermuda qui opéra également avec le Charybdis et l'Uganda.


(Visiblement c'est la même photo que la précédente)

Après ces deux missions “VIP”, il participe à une mission bien plus militaire en l'occurence la relève de la garnison alliée à Spitzberg, missions menée avec les croiseurs Bermuda et Cumberland (opération “GEARBOX I”).

En juin 1943 il rallie les eaux plus clémentes météorologiquement parlant de la Manche, devant assurer depuis Plymouth des missions de défense de convois et d'attaque des convois côtiers allemands. Ce sont les opérations “SEASLUG” et “MUSKETRY”, la couverture avec ses sister-ship Charybdis et Royalist des navires anti-sous-marins du 2ème groupe d'escorte dans le golfe de Gascogne.

En août 1943 il retourne en Méditerranée en compagnie de son sister-ship Charybdis pour remplacer les HMS Cleopatra et Newfoundland endommagés. Il participe ainsi au débarquement de Salerne (opération “AVALANCHE”) au sein de la TF-88.

Durant cette opération le croiseur léger assure la défense aérienne à la mer, l'appui-feu des troupes au sol mais également des transports de troupes. A noter pour l'anecdote que le Scylla et le Charybdis ont traversé le détroit de Messine, lieu où les deux créatures mythologiques sont censées être nées.

Ayant été endommagé dans le golfe de Gascogne par une bombe planante, le Scylla connait des problèmes récurrents de turbines qui impose un retour prématuré en Grande-Bretagne pour des travaux de remise en état, travaux menés par l'Arsenal de Chatham en novembre et décembre 1943. On profite de ces travaux pour l'adapter à un nouveau rôle à savoir celui de navire-amiral d'un groupe de porte-avions d'escorte.

De nouveau opérationnel le 1er avril 1944, le HMS Scylla suit une période d'entrainement intense au sein du 10th Cruiser Squadron (10th CS),Home Fleet, opérant depuis Scapa Flow. Il est choisit pour participer à l'opération “NEPTUNE”, le volet amphibie et naval de l'opération “OVERLORD”, le débarquement de Normandie, le fameux “deuxième front” que Staline réclamait à cor et à cris depuis bientôt trois ans.

Affecté au secteur SWORD, le Scylla passe le mois de mai 1944 à se préparer à son futur rôle de couverture aérienne et d'appui-feu des troupes au sol. Il doit également coordonner la défense pendant la nuit où les alliés craignent les S-Boot allemandes.

Le 23 juin 1944 il est sérieusement endommagé par une mine à tribord à proximité des machines ce qui provoque des problèmes de turbines et surtout une perte totale de courant électrique. Il est remorqué à Spithead puis à Chatham.

Après inspection les dégâts sont tels qu'il est décidé de ne pas le réparer. Le projet de l'envoyer dans le Pacifique est donc abandonné. Il est confié aux bons soins de l'Arsenal de Chatham mais le navire cesse d'être un navire opérationnel.

Mis en réserve à la fin du conflit, il est rayé des registres en 1948, servant d'abord de bâtiment-cible pour des essais d'armes avant d'être vendu à la démolition et démantelée à Barrow-in-Furness par les chantiers navals Vickers-Armstrong.

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MessageSujet: Re: CROISEURS LEGERS ANTIAERIENS (CLAA) CLASSE DIDO (Terminé)   Mer 11 Avr 2018, 21:55

Le HMS Argonaut (61)

Le HMS Argonaut (61)

Présentation

-Le HMS Argonaut (61) est mis sut cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 21 novembre 1939 lancé le 6 septembre 1941 et mis en service le 8 août 1942.


Les argonautes

Le onzième croiseur léger de classe Dido est le troisième navire de la Royal Navy à porter le nom de ce groupe d'aventuriers mythiques de la Grèce Antique qui lors d'une expédition mémorable sous les ordres de leur chef Jason rapporta la non moins mythique Toison d'Or.

Il succède à un navire de ligne.....français de 64 canons capturé en 1782 mais démoli en 1831 et à un croiseur cuirassé de classe Argonaut en service de 1900 à 1921 mais précède la quinzième frégate de classe Leander mise en service le 17 août 1967, désarmée le 31 mars 1993 et démolie deux ans plus tard.


La frégate HMS Argonaut de classe Leander

Carrière opérationnelle

l'élégant HMS Argonaut

Après une mise en service retardée par un manque de matériel, le croiseur léger est choisit pour opérer en Méditerranée mais en attendant opère au sein de la Home Fleet et de son 10th Cruiser Squadron (10th CS).

Il participe ainsi à la couverture de convois en direction de l'URSS avant d'être envoyé au large de l'Afrique du Nord pour participer à l'opération “TORCH”. Il effectue le transit en compagnie des cuirassés HMS Duke of York et Nelson, du croiseur de bataille HMS Renown, des porte-avions Formidable et Victorious, du croiseur léger Bermuda et de destroyers.

Il arrive à Gibraltar le 6 novembre, intégrant la force H, participant avec le destroyer Ashanti à une opération de déception, l'utilisation de faux signaux radios devant tromper l'ennemi sur le lieu exact des débarquements.

L'opération “TORCH” terminée, le croiseur léger antiaérien intégre la force Q basée à Bone composée également des croiseurs Aurora Charybdis Scylla et Sirius ainsi que de destroyers, cette force devant couvrir les convois amis et attaquer ceux de l'ennemi. Le 2 décembre 1943 il intercepte un convoi italien au nord de Tunis, participant à la destruction de quatre transports et du destroyer Folgore.


Le HMS Argonaut recevant une nouvelle poupe après le torpillage du 14 décembre 1942

Le 14 décembre 1942, l'Argonaut est touché par une torpille du sous-marin italien Mocenigo qui le frappe à tribord. Les dégâts sont sérieux, le gouvernail étant hors service tout comme  les  deux tourelles arrières de l'armement principal. Il doit rallier Alger.

Il gagne ensuite Gibraltar où il est prit en main pour des travaux provisoires par le HM Dockyard Gibraltar avant une remise en état complète prévue aux Etats-Unis. Il quitte le Rocher pour les Etats-Unis le 5 avril arrivant à Philadelphie le 30 après une escale aux Bermudes.

Les travaux vont durer jusqu'à la fin du mois de septembre 1943. Les essais ont lieu en octobre et les travaux terminés en novembre. De retour en Grande-Bretagne le 2 décembre 1943 il subit des travaux complémentaires par les chantiers navals de la Tyne, travaux qui ne pouvaient être menés aux Etats-Unis.
Les travaux menés en janvier/février 1944 voit la tourelle Q (tourelle supérieure avant) être débarquée pour réduire la surcharge dans les hauts, la tourelle double étant remplacée par un Pom-Pom quadruple. De nouveaux radars et de nouveaux équipements électroniques étant embarqués.

Après des essais en mars, le croiseur léger peut enfin reprendre sa carrière opérationnelle après plus d'un an d'immobilisation. Il est choisit pour participer au sein de la force G à l'opération “NEPTUNE”, le volet naval et amphibie de l'opération “OVERLORD”, le débarquement allié en Normandie.

En attendant le jour J le croiseur léger réintègre le 10th Cruiser Squadron (10th CS) de la Home Fleet pour des opérations de contrôle océanique et de défense de convois. Durant la phase initiale du débarquement, le croiseur léger bombarde les batteries côtières allemandes pour faciliter le débarquement des troupes britanniques.

Une fois les troupes alliées solidement implantées, le croiseur léger appui la progression des troupes britanniques jusqu'à ce que le front soit hors de portée des canons de l'Argonaut. Il est touché le 26 juin par un obus de 150mm qui n'explose pas.

En juillet 1944 il rallie Devonport pour retubage des tubes de l'artillerie principale mais quand les travaux s'achèvent le front est hors de portée des canons du croiseur de classe Dido.

Il est ensuite choisit pour participer à l'opération “DRAGOON”, le débarquement allié en Provence qui est exécuté à partir du 15 août 1944. Il appartient à la TF-87, quittant Salerne le 11 en compagnie du cuirassé Arkansas, du croiseur lourd Tuscaloosa, des croiseurs légers Marblehead et Brooklyn et de destroyers.

Le jour du débarquement le croiseur léger tire 394 obus sur les batteries entre Cannes et Antibes mais aussi sur l'île Saint Marguerite. Les jours suivants il bombarde des cibles dans le Golfe de Frejus.

Retiré de l'opération le 22 août, il reprend des missions de contrôle océanique en Méditerranée, d'abord dans le bassin occidental puis en mer Egée pour appuyer la réoccupation des îles de la région.

Le 22 november 1944 il reçoit l'ordre de rallier la British Pacific Fleet (BPF) en formation. Trois jours plus tard il appareille d'Alexandrie pour rallier Trincomalee, arrivant à Ceylan début décembre.

Il participe à l'opération ROBSON, des raids aéronavals menés par les porte-avions Indomitable et Illustrious dans le nord de Sumatra, les croiseurs légers Argonaut, Newcastle Black Prince et cinq destroyers couvrant les deux porte-avions (13 décembre 1944).

L'Argonaut commence l'année 1945 par l'opération LENTIL, un bombardement de l'aéronavale britannique contre les raffineries de Pangkalan Brandan (Sumatra) menés par les groupes aériens des porte-avions Indomitable, Victorious et Indefatigable, les ponts plats étant couverts par les croiseurs Argonaut et Black Prince (classe Dido), Ceylon (classe Crown Colony) et Suffolk (classe County) et huit destroyers.

Il enchaine par l'opération MERIDIAN (bombardement des porte-avions Indomitable Illustrious Victorious) contre les raffineries de Pladjoe au nord de Palembang puis contre celle de Soengi-Gerong.


Le HMS Argonaut à Sydney

Le 10 février 1945 il arrive à Sydney au sein de la TF-113 (future TF-63). Il mène des exercices avec la 5ème flotte américaine pour habituer les unités britanniques à opérer avec des unités rodées par plus de trois années d'un conflit aéronaval particulièrement intense.

Le 18 mars 1945, la TF-63 rallie Manus, devenant à cette occasion la TF-57. La BPF est engagée dans l'opération “ICEBERG”, le HMS Argonaut servant de piquet-radar en compagnie du destroyer HMS Wager à 30 miles (60km) de la flotte. Il attire logiquement les avions japonais notamment les kamikazes.

Du 9 au 14 avril, l'Argonaut participe à des bombardements contre Formose pour neutraliser la menace kamikaze. La TF-57 est de retour au large d'Okinawa le 15 pour de nouvelles opérations.

Le 4 mai 1945 il appareille direction Sydney en compagnie du porte-avions Illustrious et des destroyers Wager et Whelp. L'Argonaut subit des travaux de remise en état à partir du 15 mai 1945, les travaux s'achevant à la fin du mois de juin.

En juillet il rallie la TF-37 (nouvelle désignation de la TF-57 quand la 5ème flotte est devenue la 3ème flotte) pour relever le croiseur léger HMS Uganda. Ce dernier était un navire de la RCN et comme seuls des volontaires pouvaient servir dans le Pacifique le croiseur à du quitter le front...... .

La relève à lieu officiellement le 27 juillet, l'Argonaut bombardant des cibles littorales japonaises en vue d'un débarquement qui n'aurait finalement pas lieu. A partir du 31 août il sert de relais de communications entre les groupes de ravitaillement et les navires de combat.

Il est de retour à Manus le 12 août en compagnie de navires qui n'étaient plus nécessaires, les britanniques manquant de pétrole pour soutenir tous les navires disponibles.

Le 15 août 1945 il rallie la Task Unit 111.3 en compagnie du porte-avions Colossus, du croiseur Bermuda et de quatre destroyers pour prendre en charge les anciens prisonniers britanniques présents à Formose et en Chine continentale.

Basé à Hong-Kong le croiseur léger rallie Portsmouth en 1946, étant mis en réserve. Le croiseur ne sera jamais réarmé jusqu'à sa vente à la démolition en 1955, le navire arrivant à Newport (Pays de Galles) pour être démantelé en novembre 1955.

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MessageSujet: Re: CROISEURS LEGERS ANTIAERIENS (CLAA) CLASSE DIDO (Terminé)   Mer 11 Avr 2018, 21:57

Avant la généralisation du radar toute fin des années 30 les Américains mettent au point la tactiques des rocking salvoes. Jouant sur le fait qu'un Brooklyn peut tirer 10 salves complètes à la minute le but en combat rapprocher est de déterminer les coordonnées de tir sommairement puis de les modifier en fonctions des gerbes observées, peu importe la précision des premières salves mais généralement en une minute on peu encadrer la cible.
Les radars de veille permettent dans un premier temps d'allonger le délai de préavis de nuit et de donner les premiers éléments à la DT notamment un gisement et une distance approximative, l'amélioration de la télémétrie qui permet de distinguer les gerbes offre encore de meilleurs perfs fin 42 début 43.
Pour ce qui est du calibre le choix est vite fait ... En 1 minute de feu un New Orleans délivre environ 4.2 t de munitions un Brooklyn environ 9 t (15 x 10 x 0.06) - disons entre 7.5 et 9 - sur des cibles telles que les croiseurs ou les destroyers c'est no match
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MessageSujet: Re: CROISEURS LEGERS ANTIAERIENS (CLAA) CLASSE DIDO (Terminé)   Mer 11 Avr 2018, 22:10

Le HMS Bellona (63)


Présentation

-Le HMS Bellona (63) est mis sur cale aux chantiers navals  Fairfield Shipbuilding and Engineering Company sis à Govan le 30 novembre 1939 lancé le 29 septembre 1942 et mis en service le 29 octobre 1943.

Le douzième croiseur léger de classe Dido est le huitième et actuellement dernier navire de la Royal Navy à porter le nom de la déesse romaine de la guerre, la fille de Jupiter (Zeus) et de Junon (Héra).

Le croiseur léger antiaérien succède à un corsaire français capturé en 1747 et vendu en 1749, un navire de 3ème classe de 74 canons (1760-1814), un navire de 3 canons acquis en 1794 et vendu en 1805, un corsaire français de 28 canons capturé en 1806, rebaptisé en 1809 et démoli en 1914.

Lui succède un navire de 74 canons lancé en 1812, rebaptisé en 1818 et démoli en 1868, lui même étant remplacé un croiseur de 3ème classe (1890-1906) avant que lui succède un croiseur éclaireur de classe Boadicea en service de 1909 à 1921.


Le croiseur léger HMS Bellona classe Boadicea

Carrière opérationnelle


Officiellement mis en service le 29 octobre 1943, le croiseur peine à devenir opérationnel suite à diverses pénuries et à des problèmes techniques. Affecté au 10th Cruiser Squadron (10th CS) de la Home Fleet, il est stationné à Scapa Flow.

Il est rapidement transféré dans le sud de l'Angleterre pour participer à des missions “recherche et destruction” en Manche et dans le Golfe de Gascogne. Il relève son sister-ship Charybdis coulé en octobre 1943 par des torpilleurs allemands.

Le 15 mars 1944, il combat les S-Boot des 5ème et 9ème flottilles en compagnie des destroyers Tartar et Ashanti (classe Tribal) lors du passage du convoi côtier WP-492 dans les South-Western Approaches.

Après avoir été relevé par le Black Prince le Bellona est au bassin à Pymouth pour un entretien de routine. Il est choisit pour participer à l'opération NEPTUNE, le volet naval et amphibie de l'opération OVERLORD, le débarquement en Normandie.

Le 16 mai il est impliqué dans un tir fratricide, le Bellona accompagné de trois destroyers ouvrant le feu sur le croiseur Apollo qui couvrait une mission de mouillage de mines suite visiblement à un problème d'information entre la Force 26 et l'unité chargée de mouiller les mines.

Pour le D-Day il est déployé au large d'OMAHA BEACH pour la Défense Aérienne à la Mer (DAM) (même si la Luftwafe était très affaiblie) et pour l'appui-feu des troupes au sol. Il est retiré du front le 16 et mis en réserve à Plymouth.

Au mois de juillet 1944 il gagne la mer du nord pour participer à des opérations au large de la Norvège.

C'est ainsi l'opération “MASCOT”, une attaque contre le Tirpitz menée par les groupes aériens des porte-avions Formidable, Indefatigable et Furious le 17 juillet, une attaque qui se révéla infructueuse. Il est de retour à Scapa Flow le 19.

Il retrouve ensuite La Manche et le port de Plymouth pour participer notamment à l'opération “KINETIC”, une surveillance des ports entre Brest et La Rochelle pour éviter que des U-Boot n'évacuent du personnel ou du matériel. Il mène d'autres opérations de recherche et de destruction dans le golfe de Gascogne jusqu'à la fin du mois d'août.

Après un mois de septembre 1944 passé en entretien dans un chantier naval de la Clyde, le croiseur léger effectue essais et remise en condition avant de participer à l'opération “ATHLETIC”, la couverture des raids aériens menés par le groupe aérien HMS Implacable contre Sorreisa et Bardufoss en Norvège.

C'est ensuite la destruction du convoi KS-357 au large du Listerfjord lors de l'opération “COUNTERBLAST”, l'Argonaut opérant avec le croiseur lourd Kent et quatre destroyers. Il bombarde aussi des batteries cotières. Selon une enquête d'après guerre deux navires marchands et deux dragueurs de mines ont été coulés.

Il termine l'année en escortant le convoi JW-62 en direction de l'URSS puis dans le sens URSS-Ecosse le convoi RA-62 avant de participer à une nouvelle opération “COUNTERBLAST” contre la navigation allemande au large de la Norvège.

Après des travaux à Rosyth, le croiseur léger participe en ce début d'année 1945 à l'opération “GRATIS”, la couverture d'une opération de mouillage de mines au large de l'île d'Utsira. Il enchaine par l'opération “SPELLBINDER”, un raid contre la navigation côtière allemande au large de la Norvège. Il échappe à une attaque de l'U-427 (type VIIC).

Le mois de février 1945 le voit participer à l'escorte du convoi JW-64 puis au convoi RA-64, ralliant Scapa Flow le 27.

En mars 1945 il couvre les porte-avions Premier, Searcher et Queen en compagnie de cinq destroyers pour l'opération “CUPOLA”, une mission de mouillage de mines et de frappe contre la navigation ennemie.

Il termine le conflit en Europe en menant des missions de lutte contre la navigation ennemie, en couvrant les porte-avions engagés dans des raids en Norvège sans oublier des escortes de convois, la menace sous-marine allemande étant toujours présente. En juin 1945 il participe à la parade de la victoire organisée à Oslo.

En 1948 le HMS Bellona est loué à la Royal New Zealand Navy qui va l'utiliser jusqu'en 1956 date à laquelle la RNZN le rend à son premier propriétaire. Mis en réserve, il est rayé des registres en 1957 et vendu à la démolition deux ans plus tard, le démantèlement commençant en février 1959.

A suivre

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MessageSujet: Re: CROISEURS LEGERS ANTIAERIENS (CLAA) CLASSE DIDO (Terminé)   Mer 11 Avr 2018, 22:10

pascal a écrit:
Avant la généralisation du radar toute fin des années 30 les Américains mettent au point la tactiques des rocking salvoes. Jouant sur le fait qu'un Brooklyn peut tirer 10 salves complètes à la minute le but en combat rapprocher est de déterminer les coordonnées de tir sommairement puis de les modifier en fonctions des gerbes observées, peu importe la précision des premières salves mais généralement en une minute on peu encadrer la cible.
Les radars de veille permettent dans un premier temps d'allonger le délai de préavis de nuit et de donner les premiers éléments à la DT notamment un gisement et une distance approximative, l'amélioration de la télémétrie qui permet de distinguer les gerbes offre encore de meilleurs perfs fin 42 début 43.
Pour ce qui est du calibre le choix est vite fait ... En 1 minute de feu un New Orleans délivre environ 4.2 t de munitions un Brooklyn environ 9 t (15 x 10 x 0.06) - disons entre 7.5 et 9 - sur des cibles telles que les croiseurs ou les destroyers c'est no match

Merci de l'explication

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MessageSujet: Re: CROISEURS LEGERS ANTIAERIENS (CLAA) CLASSE DIDO (Terminé)   Jeu 12 Avr 2018, 21:20

Le HMS Diadem (84)


Présentation

-Le HMS Diadem (84) est mis sur cale aux chantiers navals Hawtorn Leslie & Company Ltd de Newcastle le 15 décembre 1939 lancé le 26 août 1942 et mis en service en janvier 1944.

Ce navire qui porte le nom d'une coiffe royale est le cinquième et actuellement dernier navire de la Royal Navy à porter ce nom après un navire de ligne de 64 canons (1782-1832), un sloop de 14 canons (1798-1802), une frégate à hélices (1856-1875) et un croiseur protégé de classe Diadem (1896-1921).


Le croiseur protégé HMS Diadem de la classe éponyme

Carrière opérationnelle


A sa mise en service le Diadem est affecté à la Home Fleet et plus précisément à la 10ème division de croiseurs (10th Cruiser Squadron [10th CS]) avec Scapa Flow comme port d'attache. Il participe à des escortes de convois entre les îles britanniques et la Russie.

Ce théâtre d'opérations est un théâtre particulièrement compliqué car les menaces sont multiples, les convois pouvant être aussi bien attaqués par des sous-marins, des avions ou des bâtiments de surface. A cela s'ajoute des conditions météorologiques épouvantables.

Le 30 mai 1944 le Diadem est désigné pour intégrer la Bombarding Force E, une unité d'appui-feu destiné à l'opération “NEPTUNE”, le volet naval et amphibie de l'opération “OVERLORD”. Il assure le bombardement préliminaire puis l'appui-feu des troupes au sol notamment dans la région de Caen.



En juillet 1944 les canons du Diadem n'ont plus une portée suffisante pour appuyer les troupes britanniques. Le croiseur léger est donc transféré à Plymouth pour participer à la traque des navires allemands dans le Golfe de Gascogne. Il est légèrement endommagé début août, coulant le 12 août un forceur de blocus (Sperbrecher 7).

En septembre 1944 il reprend sa mission de couverture de convoi en protégeant le convoi JW-60 (îles britanniques-URSS) et le convoi RA-60 (URSS-îles britanniques).

Il est immobilisé pour réparations et entretien en novembre avant de reprendre sa carrière opérationnelle avec l'opération “HANDFAST”, un mouillage de mines aérien au large des côtes de Norvège mené par les porte-avions d'escorte Premier et Pursuer.

Il termine l'année 1944 par une opération de mouillage de mines aérien et par une attaque de la navigation ennemie (opération “URBANE”).

Après avoir escorté les convois JW-63 et RA-63, le Diadem et le croiseur léger Mauritius (classe Crown Colony) interceptent les zerstörer de la 4ème flottille de la Kriegsmarine qui cherchait à quitter Bergen pour rallier la mer Baltique.

Le Z-31 est endommagé et la flottille fait demi-tour non sans montrer les griffes puisque le HMS Diadem est endommagé par un obus de 150mm. Le lendemain deux destroyers parviennent à quitter Bergen pour rallier la Baltique.

Après deux semaines de réparations en février, le croiseur léger antiaérien reprend ses missions d'escorte de convois (JW-65, RA-65, JW-66 et RA-66) avant d'attaquer à la fin avril la navigation côtière en soutien des porte-avions d'escorte engagés.

Il participe à l'opération “JUDGMENT” le 4 mai 1945 en soutien des porte-avions d'escorte Searcher, Queen et Trumpeter, porte-avions également soutenus par le croiseur lourd Norfolk. 44 avions de la Fleet Air Arm attaquant une base de sous-marin au sud de Harstadt, un sous-marin et deux navires étant coulés pour la perte de deux avions.

Ce sera sa dernière opération, le croiseur léger ralliant Copenhague le 23 mai 1945. Il rallie ensuite Oslo pour participer avec le Bellona à la parade navale de la victoire exécutée à Oslo. Il est de retour à Copenhague le 28 juin 1945.

De retour au sein de la Home Fleet, le Diadem sert de navire-amiral pour le 2nd Cruiser Squadron (2nd CS) jusqu'en 1950 quand il est désarmé et mis en réserve.

En 1956 il est vendu au Pakistan où il reprend sa carrière sous le nom de Babur. Après des travaux financés dans le cadre du Mutual Defence Aid Programm (MDAP), le croiseur est livré en juillet 1957, participant à deux guerres contre l'Inde (1965 et 1971). Il à été relégué au statut de navire-école en 1975 avant d'être démoli dix ans plus tard.


PNS Babur

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MessageSujet: Re: CROISEURS LEGERS ANTIAERIENS (CLAA) CLASSE DIDO (Terminé)   Jeu 12 Avr 2018, 21:26

Le HMS Royalist (89)


Présentation

-Le HMS Royalist (89) est mis sur cale aux chantiers navals Scotts Shipbuilding & Engineering Company sis à Greenock sur la Clyde le 21 mai 1940 lancé le 30 mai 1942 et mis en service le 10 septembre 1943.

C'est le dixième navire de la Royal Navy à porter ce nom après un vaisseau de quatre canons de 1798, un schooner de 14 canons (1797-1801),un brick-sloop de 18 canons (1807-1819), un brick-sloop (1823-1838), un navire acquis en Chine en 1841 et utilisé jusqu'en 1856, un sloop à hélice de onze canons (1861-1875), une corvette de classe Satellite (1883-1923), un croiseur léger de classe Arethusa (1915-1922) et un sous-marin mis sur cale en 1929 mais annulé peu après.


Le HMS Royalist classe Arethusa (1913)

Carrière opérationnelle


Officiellement mis en service le 10 septembre 1943, le croiseur connait des problèmes techniques qui retardent son arrivée au combat. Ce n'est que le 30 mars 1944 que le croiseur de classe Dido connait son baptême du feu.

Il participe à l'opération “TUNGSTEN”, un raid de l'aviation embarquée contre le cuirassé Tirpitz tapis dans les fjord de Norvège (en l'occurence l'Altenfjord).

Les avions sont engagés depuis le Furious et Victorious, la couverture étant assuré par les cuirassés Anson et Duke of York, les croiseurs Royalist Belfast, Sheffield et Jamaica ainsi que des destroyers.

A noter que cette opération permet aussi le passage en Union Soviétique du convoi JW-58.

Cette opération est un nouvel échec et il faudra attendre le 12 novembre 1944 et l'opération “CATECHISM” pour que les britanniques parviennent à neutraliser le cuirassé allemand quand des Avro Lancaster de la RAF envoient le sister-ship du Bismarck par le fond à l'aide de bombes Tallboy de 6 tonnes.

Après avoir couvert avec le Sheffield les porte-avions d'escorte Emperor et Striker dans des raids contre la navigation littorale allemande, le Royalist subit des travaux d'entretien et de préparation à son futur rôle à savoir celui de navire-amiral du TG-881, un groupe occasionnel engagé en Méditerranée pour l'opération “DRAGOON”, le débarquement de Provence dont le jour J est prévu pour le 15 août 1944.

Il arrive en Méditerranée en juillet, retrouvant le croiseur Delhi mais aussi les porte-avions d'escorte Attacker, Emperor,Khedive,Searcher et Pursuer. Le Royalist va essentiellement servir à la direction de la chasse pour couvrir la zone du débarquement.


Le Royalist en service dans la marine néo-zélandaise

Retiré de l'opération DRAGOON le 28 août 1944, le Royalist rallie la mer Egée pour contrer l'évacuation des îles par les allemands. A cette opération nom de code “OUTING I” succède une opération de réoccupation des îles et de la Grèce continentale (opération “MANNA”). Il rallie Alexandrie le 30 octobre 1944 où il est décidé de l'envoyer au sein de l'Eastern Fleet dans l'Océan Indien.

Après avoir passé la fin de l'année dans le bassin oriental de la Méditerranée, le croiseur est immobilisé en janvier 1945 pour des travaux d'entretien et de remise en état. Le transit en direction de Ceylan et de Trincomalee à lieu en février, le croiseur étant affecté à la 21ème division de porte-avions (21st Aircraft Carrier Squadron) en mars 1945.

Il participe ainsi à l'opération “DRACULA”, le débarquement mené à proximité de Rangoon (Birmanie), le HMS Royalist opérant avec son sister-ship HMS Phoebe pour couvrir les porte-avions d'escorte Hunter, Stalker,Emperor et Khedive (20-30 avril 1945).

Il participe ensuite à des opérations de recherche et de destruction des navires japonais qui tentaient d'évacuer Nicobar les îles Andaman. Le dispositif allié devient conséquent avec la fin de la guerre en Europe puisque sont déployés deux cuirassés (Queen Elizabeth,Richelieu), le croiseur lourd Cumberland, le croiseur léger néerlandais Tromp et huit destroyers.

Il assure ensuite la couverture des porte-avions bombardant Car Nicobar (opération “MIRE”) puis enchaine par l'opération “BALSAM”, la couverture des raids aériens sur Sumatra des porte-avions d'escorte Stalker, Khedive et Ameer, couverture assurée avec le croiseur lourd Suffolk. Des opérations de reconnaissance aérienne sont également menés.

Sans la capitulation japonaise le Royalist aurait participé à une série de débarquements amphibies en Malaisie (opération “ZIPPER”). Il couvrira bien des débarquements mais il s'agira uniquement de reprendre possession des colonies et de désarmer les unités japonaises encore présentes. Il est présent le 11 septembre 1945 à la cérémonie de rédition des japonais à Singapour.

Il rentre quelques mois plus tard en Grande-Bretagne, étant mis en réserve en janvier 1946. Dix ans plus tard, il est sorti de la naphtaline, modernisé et transféré à la marine néo-zélandaise. Après dix ans de service sous le nouveau pavillon, le croiseur est rendu à son ancien propriétaire qui le fait démolir à Osaka (Japon).

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MessageSujet: Re: CROISEURS LEGERS ANTIAERIENS (CLAA) CLASSE DIDO (Terminé)   Jeu 12 Avr 2018, 21:35

Le HMS Black Prince (81)


Présentation

-Le HMS Black Prince (81) est mis sur cale aux chantiers navals Harland & Wolff de Belfast le 2 novembre 1939 lancé le 27 août 1942 et mis en service (completed) le 30 novembre 1943.

L'avant-dernier croiseur léger de classe Dido est le cinquième et dernier navire à porter le nom d'Edouard dit le Prince Noir (en référence à la couleur de son armure), le fils aîné d'Edouard III d'Angleterre et de Philippina de Hainaut.

Né en 1320, il s'illustre durant la guerre de Cent Ans notamment durant la bataille de Poitiers (1356) où le roi de France Jean II le Bon est capturé. Il meurt un an avant son  père et n'est jamais devenu Edouard IV, son fils Richard II succèdant à son grand-père.


Le Prince Noir devant le corps de Jean de Bohème à la bataille de Crecy (1346)

L'unité de classe Dido succède à un vaisseau de dix canons acheté par les royalistes en mars 1650 mais perdu quelques mois plus tard, à un navire de ligne de 3ème classe de 74 canons de 1816, à un cuirassé de classe Warrior (1861-1896), un croiseur cuirassé de classe Duke of Edimburgh de 1904 et coulé durant la bataille du Jutland (31 mai-1er juin 1916).


Le HMS Black Prince, croiseur cuirassé classe Duke of Edimburgh

Carrière opérationnelle


A sa mise en service le croiseur léger antiaérien est affecté à la Home Fleet. Il s'entraine d'abord depuis Scapa Flow avant de rallier Plymouth et les South Western Approaches, le croiseur participant aux opérations “TUNNEL”, une série de raids en Manche et dans le Golfe de Gascogne pour attaquer la navigation ennemie. Cette mission est tout sauf une promenade de santé, la perte du Charybdis étant là pour le rappeler à qui en doutait.

En février 1944 il retrouve Scapa Flow pour participer à des escortes de convois, couvrant par exemple le convoi JW-57, le Black Prince servant de navire-amiral de la force d'escorte composée du porte-avions d'escorte Chaser et de 13 destroyers, un navire étant coulé avec peu de survivants (HMS Mahratta). Au retour il protège le convoi RA-57 avant de rallier Plymouth pour participer à de nouvelles missions “TUNNEL”.

Le 26 avril 1944, il surprend avec les destroyers de la 10th Flotilla les torpilleurs allemands qui mouillaient des mines au nord de l'archipel des Sept Iles (Côte d'Armor au large de Perros-Guirec), le T-29 étant coulé à cette occasion.

Il est ensuite engagé dans l'opération “NEPTUNE”, le volet naval et amphibie du débarquement de Normandie (opération “OVERLORD”). Plus précisément il est affecté à la Force de Bombardement A de la Western Task Force.

Il s’entraîne ainsi au bombardement littoral dans le nord-ouest de l'Ecosse avant de rallier les autres navires de la force A en l’occurrence le cuirassé USS Nevada, les croiseurs lourds USS Quincy, USSTuscaloosa et HMS Hawkins ainsi que le croiseur léger HMS Enterprise.


Le HMS Black Prince dans l'estuaire de la Clyde en 1944

Il rallie ensuite La Manche dans le convoi U-1A avec la protection anti-sous-marine assurée par quatre destroyers. Le débarquement initialement prévu le 5 juin est retardé par la météo de 24h, le D-Day ayant finalement lieu le 6 juin.

La Force de Bombardement A renforcée par le monitor HMS Erebus va pilonner le secteur de Utah Beach, le monitor néerlandais Soemba ralliant au dernier moment la force de bombardement. Le HMS Black Prince bombarde les batteries côtières allemandes à Saint Vaast-la-Hogue.

Retiré des opérations de Normandie, le HMS Black Prince (81) est choisit pour participer à l'opération “DRAGOON”, le débarquement de Provence. Il rallie la Mare Nostrum après des réparations dans des chantiers de la Tyne.

Affecté au 15th Cruiser Squadron (15th CS) stationné à Gibraltar, le croiseur léger est affecté au groupe d'appui-feu ALPHA, groupe intégré à la TF-84 sous commandement américain. Il opère ainsi en compagnie du cuirassé HMS Ramillies, des croiseurs Orion, Ajax,Aurora,Quincy et Gloire, ces deux derniers appartenant respectivement à la marine américaine et à la marine française.

Le Black Prince favorise l'action de la 3ème Division d'Infanterie Américaine, tirant 80 coups le jour J (15 août 1944), un appui de feu organisé à la demande.

Le 20 août il bombarde les batteries installées sur la presqu'île de Giens en compagnie du croiseur français Emile Bertin ainsi que des croiseurs américains Augusta et Philadelphia, le premier étant un croiseur lourd, le second un croiseur léger.

Une fois retiré de l'opération “DRAGOON”, le croiseur retourne sous commandement britannique, opérant en mer Egée en compagnie de ses sister-ship Orion, Royalist et Argonaut mais également les croiseurs légers Ajax, Aurora et Ceylon ainsi que les porte-avions d'escorte Stalker Attacker et Emperor (opération MANNA).

Cette puissante force assure à la fois l'interception de la navigation allemande mais également l'appui-feu pour la mise à terre des troupes britanniques réoccupant la région. C'est ainsi que le Black Prince bombarde Skyros et l'aérodrome de Maleme en Crète.

Le 25 octobre 1944 décision est prise de l'envoyer à l'Eastern Fleet avec Trincomalee comme nouveau port d'attache. Il est engagé dès le 20 novembre dans l'opération “OUTFLANK”, des raids aériens menés par les porte-avions Indomitable et Illustrious contre Deli et Belawan (île de Java).

Le HMS Black Prince assure la protection des porte-avions en compagnie de son sister-ship Argonaut mais également du HMS Newcastle et de cinq destroyers.

Le 22 novembre 1944, il est transféré à la British Pacific Fleet (BPF) alors en cours de formation, devant être déployé au sein de la 4th Cruiser Squadron.

En attendant que la BPF devienne active, le Black Prince continue à opérer au sein de l'Eastern Fleet, participant à l'opération “ROBSON” à savoir la couverture de raids aériens contre Belewan, Deli et Sumatra.

Le HMS Black Prince (81) commence l'année 1945 par l'opération “LENTIL” à savoir la couverture des raids aériens menés par les porte-avions Indomitable, Indefatigable et Victorious contre les raffineries de Pangkalan Brendan (Sumatra), le CLAA assurant la protection en compagnie de son sister-ship Argonaut, du croiseur léger Ceylon, du croiseur lourd Suffolk et de destroyers (TF-67).

Le 16 janvier 1945 le croiseur léger quitte Trincomalee pour rallier la BPF au sein d'un groupe occasionnel baptisé TF-63.

Le 24, il couvre les frappes aériennes menées par les porte-avions Indomitable, Indefatigable, Illustrious et Victorious contre la raffinerie de Pladjoe (Sumatra), c'est l'opération “MERIDIAN ONE”. Le 29, il couvre les porte-avions qui bombardent les raffineries de Soengi-Gerong. Un avion kamikaze attaque la TF-63 mais l'avion est abattu avant de menacer les porte-avions.

Il arrive  à Sydney début février et se prépare à opérer avec les porte-avions américains de la 5ème flotte. Le 20 mars 1945 la TF-57 arrive à Ulithi.

Cette TF-57 qui est la désignation américaine de la British Pacific Fleet (BPF) qui aligne les cuirassés HMS King George V et Howe (le premier étant le navire-amiral), les porte-avions Indomitable, Indefatigable, Victorious et Implacable, le 4th Cruiser Squadron composé du HMS Swiftsure, Gambia (RNZN), Black Prince et de l'Argonaut, le croiseur léger Euryalus et trois flottilles de destroyers (24th, 25th et 27th Flottillas).

La 24th Destroyer Flottilla est composée des HMS Tenacious, Termagant, Terpsichore et Teazer, la 25th Destroyer Flotilla est composée des HMS Grenville, HMS Ulster, HMS Undine, HMS Urania, HMS Undaunted, HMS Ursa, HMS Ulysses, HMS Urchin alors que la 27th  Destroyer Flotilla aligne les HMS Kempenfelt, HMS Wager, HMS Wakeful, HMS Wessex, HMS Whelp, HMS Whirlwind et HMS Wizard.

Le baptême du feu de la Flotte Britannique du Pacifique à lieu à la fin du mois de mars quand les porte-avions mènent des raids contre les aérodromes situés sur les îles de Sakishima Gunto en préparation de l'opération “ICEBERG”.

Ces premiers raids ont lieu du 26 au 31 mars, la flotte se ravitaillant pour être opérationnel le jour J prévu le lendemain 1er avril 1945. Il assure des missions d'appui-feu, de défense aérienne à la mer contre Okinawa mais aussi dans des raids menés contre Formose pour stopper l'arrivée des kamikazes (opération “ICEBERG OOLONG”).

Le 20 avril 1945 le Black Prince rallie Leyte pour maintenance et réparations des navires endommagés par les kamikazes. Il quitte Leyte le 1er mai pour participer à l'opération “ICEBERG II” à savoir l'appui-feu des troupes au sol.

Le 4 mai 1945, il est détaché avec les cuirassés King George V et Howe, les croiseurs légers Swiftsure,Uganda,Gambia,Euryalus et les destroyers de la 25ème flottille.

Les navires bombardent Miyako Shima et Nobara. Il retrouve alors les porte-avions pour les protéger des kamikazes. Le 25 mai la TF-57 est repliée à Sydney pour réparations et surtout repos de l'équipage. Elle devient la TF-37 puisque la 5ème flotte à été remplacée par la 3ème flotte.

Cette TF-37 dispose du cuirassé King George V, des porte-avions Formidable, Victorious et Implacable, les croiseurs légers Black Prince, Euryalus, Achilles (RNZN), Uganda (RCN) et Gambia, la 4th Destroyer Flottilla (HMS Undine, Urania, Urchin,Undaunted, Quiberon, Quickmatch, Quality et Quadrant _les quatre derniers appartenant à la Royal Australian Navy_) et la 24th Destroyer Flottilla.

Il quitte Sydney le 28 juin direction Manus, multipliant les exercices durant le transit, le croiseur léger antiaérien arrivant à destination le 4 juillet.

Il reprend la mer deux jours plus tard, ralliant la 3ème flotte au large du Japon pour les phases préparatoires de l'opération OLYMPIC, le premier débarquement allié au Japon prévu pour novembre 1945 dans le sud de l'île de Kyushu, le premier volet de l'opération DOWNFALL, le deuxième débarquement (nom de code : CORONET) étant prévu pour le 1er mars 1946 dans le Kanto, la plaine de Tokyo.

Comme on le sait, deux bombes atomiques, “Little Boy” et “Fat Man” largués les 6 et 9 août sur Hiroshima et Nagasaki se chargèrent de ranger ces projets dans les archives militaires.

Le HMS Black Prince est victime peu après le départ d'un obus défectueux dans un affût avant qui retarde son engagement au combat. Le 16 juillet 1945 il couvre les opérations aériennes menées par les porte-avions britanniques dans la région Yokohama-Tokyo, opérations continuant les jours suivants. A partir du 2 août 1945 le Black Prince sert de relais de communication entre la TF-37 et la TF-38.

Le 12 août 1945 en raison d'un manque de carburant, le Black Prince rentre à Manus, reprenant le combat le 27 août quand il est redéployé sous commandement de la Royal Navy au sein du TG 111-2 pour réoccuper Hong-Kong. Ce groupe occasionnel est composé également des porte-avions Indomitable et Venerable, du croiseur léger Swfitsure et de destroyers.

De retour en Grande-Bretagne en 1947, le croiseur léger est mis en réserve en 1947. L'année suivante il est loué à la Royal New-Zealand Navy où il servit jusqu'en 1962, date à laquelle il est mis vendu à la démolition. Il est démantelé au Japon dès son arrivée le 2 mars 1962.


Le HMNZS Black Prince

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MessageSujet: Re: CROISEURS LEGERS ANTIAERIENS (CLAA) CLASSE DIDO (Terminé)   Jeu 12 Avr 2018, 21:41

Le HMS Spartan (95)


Présentation

-Le HMS Sparant (95) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 21 décembre 1939 lancé le 27 août 1942 et mis en service le 10 août 1943.

La dernière unité de classe Dido est le cinquième navire à porter ce nom (six en comptant un navire annulé). Il succède à un navire de ligne de 5ème classe et de 38 canons (180-1822), un navire de ligne de 5ème classe et 46 canons mis sur cale en 1824 mais annulé en 1831, un navire de ligne de 6ème classe armé de 26 canons (1841-1862), un sloop à hélices de classe Eclipse (1868-1882), un croiseur de 2ème classe de classe Apollo (1891-1931).


Le croiseur protégé HMS Spartan de classe Apollo

Après le croiseur léger de classe Dido, un sixième ou un septième navire à porté ce nom en l'occurence un sous-marin nucléaire d'attaque de classe Swiftsure en service de septembre 1979 à janvier 2006.

Carrière opérationnelle


A sa mise en service il s’entraîne à Scapa Flow en compagnie d'autres unités de la Home Fleet, subissant ensuite des travaux pour devenir le navire-amiral d'une division de porte-avions. Il est ensuite affecté à Plymouth pour opérer dans les South-Western Approaches.

Néanmoins il est rapidement affecté en Méditerranée, devant être déployé depuis Malte. Le 8 novembre 1943, il retrouve Naples la force K pour différentes opérations dans le bassin occidental de la Méditerranée.

Il est choisit pour participer à l'opération “SHINGLE”, le débarquement allié à Anzio, un débarquement destiné à prendre à revers la ligne Gustav. Le 15 janvier 1944 il bombarde la région de Gaète près de Naples en compagnie de plusieurs destroyers.

Le 21 janvier 1944 il retrouve les croiseurs légers Orion et Penelope ainsi que les destroyers Inglefield et Loyal, ces navires formant la Northern Attack Force (Peter) à Anzio.

Il couvre le transit des LST transportant la 1st British Infantry Division en compagnie du croiseur léger Orion et de douze destroyers. Il assure l'appui-feu des troupes au sol, un débarquement qui faillit tourner à la catastrophe en raison notamment de l'indécision du général Lucas.

Le 29 janvier 1944 il est touché à bâbord par une bombe planante Hs-293 qui explose dans la salle des machines (plus précisément le compartiment de la chaufferie arrière).

Le compartiment est inondé et le feu dévore les superstructures arrières, provoquant un grand nombre d'explosions. Le croiseur chavire après une heure d'agonie, laissant 523 survivants.

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MessageSujet: Re: CROISEURS LEGERS ANTIAERIENS (CLAA) CLASSE DIDO (Terminé)   Jeu 12 Avr 2018, 22:05

CARACTERISTIQUES TECHNIQUES


Déplacement : standard 5700/5900 tonnes pleine charge 6900/7600 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 156m largeur 15.39m tirant d'eau 4.3m (4.6m pour la sous-classe Bellona)

Propulsion : Quatre turbines à engrenages Parsons alimentées en vapeur par quatre chaudières à trois tubes Amirauté développant 62000ch et entraînant quatre hélices

Performances : vitesse maximale 32.25 noeuds distance franchissable 1500 miles nautiques à 30 noeuds, 4240 miles nautiques à 16 noeuds

Protection : ceinture 76mm pont blindé 25mm

Electronique : Les croiseurs légers type Dido disposent d'un radar de veille aérienne type 279, d'un radar de veille combinée type 290, d'un radar d'acquisition de cibles type 273, d'un radar de conduite de tir type 285 (artillerie secondaire), un radar de conduite de tir type 282 pour l'artillerie légère et d'un radar de conduite de tir type 284 pour l'artillerie principale.

Armement :

Armement des Dido planifié


Tourelles de 133mm du HMS Argonaut

-Dix canons de 133mm (5.25 inch) en cinq tourelles doubles (trois à l'avant et deux à l'arrière)

-Deux affûts quadruples de 12.7mm Vickers et deux affûts quadruples QF-2 Pounder (40mm)

-Deux affûts triples lance-torpilles de 533mm

Armement des Bellona planifié

Tourelles de 5.25 pouces sur le HMS Bellona

-Huit canons de 133mm (5.25 inch) en quatre tourelles doubles (deux à l'avant et deux arrières)

-Douze canons de 20mm en six affûts doubles assistés électriquement

-Trois affûts quadruples QF-2 Pounder (40mm)

-Deux affûts triples lance-torpilles de 533mm

Evolution de l'armement

Généralités

Comme nous venons de le voir les Dido devaient initialement recevoir dix canons de 133mm en cinq tourelles doubles. Devant la difficulté à produire suffisamment de canons de ce type, les Dido du premier groupe ne reçurent que huit canons de 133mm en quatre tourelles doubles. Seul le HMS Dido reçut ultérieurement sa cinquième tourelle.

Les Dido du premier groupe ont également reçut un canon de 102mm (4 pouces) pour le tir d'obus éclairants et deux affûts quadruples 2 pounder (40mm).

Le deuxième groupe à reçut les cinq tourelles doubles de 133mm initialement prévues mais n'à pas embarqué de canon de 102mm tirant des obus éclairants.

Le troisième groupe en raison d'une pénurie de canons de 133m embarqua huit canons de 114mm en quatre tourelles doubles, pièces se révélant plus efficaces pour la défense antiaérienne à la mer. Ils embarquaient un canon de 4 pouces (102mm) tandis que le nombre de canons de 2 livres passe de huit à dix.

Les Bellona disposaient de huit canons de 133mm en quatre tourelles doubles, un armement antiaérien léger renforcé (douze 2-Pounder et douze canons de 20mm Oerlikon).

Bonaventure

Tourelles de 133mm du cuirassé HMS King George V

Le HMS Bonaventure est achevé avec seulement quatre tourelles doubles de 133mm, un canon de 102mm pour obus éclairants étant installés en position X. Il reçut une suite radar complète en octobre 1940.

Naiad

Intérieur d'une tourelle double de 133mm sur le cuirassé HMS King George V

Le HMS Naiad fût achevé avec cinq tourelles doubles de 133mm. En septembre 1941 le croiseur à reçut cinq canons de 20mm et un radar type 279.

Phoebe

Le HMS Phoebe est achevé avec quatre tourelles et reçut un canon de 102mm tirant des obus éclairants en position Q, canon déposé lors d'une refonte réalisée à New-York de novembre 1941 à avril 1942.

Sont également débarquées les mitrailleuses de 12.7mm et le radar type 279. Un affût quadruple 2 pounder remplace le canon de 102mm en compagnie de onze canons de 20mm. Les radars embarqués sont du type 281, 284 et 285.

La tourelle “A”  est temporairement débarquée fin 1942 après les dommages provoqués par une torpille. Durant les réparations exécutées jusqu'en juin 1943, les trois affûts quadruples 2 pounder sont mis à terre alors que les sept canons de 20mm étaient remplacés par trois affûts quadruples de 40mm et six affûts doubles de 20mm. Un radar type 272 est également embarqué, la tourelle “A” étant embarqué à nouveau en juillet 1943.

En avril 1944, l'artillerie légère antiaérienne du Phoebe était composée de douze canons de 40mm en trois affûts quadruples et seize canons de 20mm (six affûts doubles et quatre simples).

Dido

A sa mise en service, le HMS Dido disposait de quatre tourelles doubles de 133mm et un canon de 102mm (4 inch) destiné au tir d'obus d'éclairants.

Le canon de 4 pouces et les mitrailleuses sont débarquées fin 1941 au Brooklyn Navy Yard quand la cinquième tourelle de 133mm est embarquée en compagnie de cinq canons de 20mm.

A l'été 1943, trois canons de 20mm furent remplacés par huit canons de 20mm en quatre affûts doubles, de nouveaux radars étant embarqués (type 272, type 282,type 284 et type 285). En avril 1944 le nombre de canons de 20mm est tombé à huit.

Euryalus

Achevé avec l'armement prévu, l'Euryalus remplace en septembre 1941 ses mitrailleuses de 12.7mm par cinq canons de 20mm, nombre qui passe à sept en septembre 1942. Mi-1943 deux canons de 20mm simples sont remplacés  par quatre affûts doubles de 20mm, le radar type 279 étant remplacé par des radars type 272, 281,282 et 285.

Lors des travaux menés d'octobre 1943 à juilet 1944, la tourelle Q est remplacée par un affût quadruple 2 pounderr et deux affûts doubles de 20mm, les radars type 271 et 272 sont débarqués au profit des radars 279b, 277 et 293.

Hermione

Le HMS Hermione est lui aussi achevé avec cinq tourelles doubles. Les mitrailleuses de 12.7mm sont remplacées en octobre/novembre 1941 par cinq canons de 20mm (affûts simples).

Sirius

Le HMS Sirius est achevé avec cinq tourelles doubles de 133mm et cinq canons de 20mm. Il reçut deux canons de 20mm supplémentaires mi-1943. Un canon de 20mm est débarqué fin 1943 et deux canons de 40mm Bofors Mk III sont embarqués. En avril 1944 il n'à plus que sept canons de 20mm et un an plus tard, il à deux canons de 40mm Bofors Mk III et seulement cinq canons de 20mm.

Cleopatra

Le HMS Cleopatra est achevé en 1942 avec deux 2 pounder au lieu des mitrailleuses de 12.7mm mais ces derniers sont débarqués mi-1942 et remplacés par cinq canons de 20mm. Un sixième canon de 20mm est embarqués mi-1943.

Durant les réparations menées de novembre 1943 à novembre 1944, la tourelle Q est débarquée, remplacée par deux affûts quadruples 2-pounder et cinq canons de 20mm. Trois affûts quadruples de 40mm Bofors et six affûts doubles de 20mm sont également embarqués et le nombre de canons de 20mm est réduit à quatre. En 1951, la DCA légère est composée de trois affûts doubles de 40mm et huit affûts simples.

Argonaut

Le HMS Argonaut est achevé avec quatre canons de 20mm en remplacement des mitrailleuses de 12.7mm. La tourelle Q est débarquée en 1943/44, le croiseur léger perdant au même moment quatre des cinq canons de 20mm. Il reçut un affût quadruple 2-pounder et dix canons de 20mm en cinq affûts doubles.

En avril 1944, la DCA légère du croiseur se composait de trois affûts quadruples 2-pounder, douze canons de 20mm en six affûts doubles motorisés et cinq affûts simples. A la fin de la seconde guerre mondiale, il reçut huit canons de 40mm.

Scylla

-Le HMS Scylla est achevé avec quatre tourelles doubles de 114mm en raison d'un manque d'affûts doubles de 133mm. Les structures sont modifiées pour accueillir les pièces et leurs servants.

La DCA légère était composée de huit canons de 20mm, nombre porté fin 1943 à quatorze avec six affûts doubles motorisées.

Charybdis

-Le HMS Charybdis est achevé lui aussi avec quatre tourelles doubles de 114mm plus un canon de 102mm pour obus éclairants installé sur la position X.

Sa DCA légère était composée de quatre canons de 20mm en affûts simples et quatre 2-pounder simple. Ultérieurement (en 1943 ?), le canon de 102mm et deux affûts simples 2-pounder sont débarquées et remplacés par deux affûts doubles et deux affûts simples de 20mm.

Spartan

A notre connaissance aucune modifications de l'armement

Royalist

-Le HMS Royalist est modifié immédiatement après sa mise en service en navire-amiral de groupe de porte-avions (escort carrier squadrron flagship) avec l'embarquement de deux affûts doubles supplémentaires en plus des quatre canons de 20mm embarqués à la mise en service.

Après guerre le HMS Royalist devait être modernisé de manière importante mais il est vendu à la Nouvelle-Zélande et tous les travaux ne sont pas menés à bien.

Des plans sont dressés pour moderniser les Bellona survivants avec quatre affûts doubles de 76mm ou des canons de 114mm Mk6. Ces projets furent finalement abandonnés en raison d'un manque d'espace et de la nécessité d'embarquer de nouvelles turbines ce qui faisait exploser les coûts. Les modernisations furent donc menées à minima.

Bellona

-Le HMS Bellona reçoit quatre canons de 20mm supplémentaires en avril 1944 et huit autres un an plus tard. Dans sa carrière néo-zélandaise les canons de 20mm en affûts doubles sont remplacés par six canons de 40mm Bofors en affûts simples à assistance électrique.

Black Prince et Diadem

-Les deux croiseurs ont reçut huit canons de 20mm simples et reçut deux affûts doubles supplémentaires début 1945.

Loué à la marine néo-zélandaise, le Black Prince reçut en 1952 huit canons de 40mm en affûts simples avec assistance électrique.

Vendu au Pakistan en 1956, le HMS Diadem reçut comme DCA légère des canons de 40mm en affûts doubles simples.

5.25 Inch QF Mark I (canon de 133mm modèle 1940)


Ce canon à double usage est mis au point à la fin des années trente pour équiper les croiseurs légers de classe Dido comme armement principal, les cuirassés King George V et Lion pour un armement secondaire polyvalent.

Ce canon se révéla médiocre. Il était trop peu puissant pour le combat antisurface et trop lourd pour le tir antiaérien, les obus encartouchés étant délicats à manipuler, les tourelles lentes à la manœuvre.

Les 5.25 Inch Mark II, III et IV ont été développés pour l'armée, servant de canons antiaériens à terre mais également de pièce de défense côtière.

Ce canon de 50 calibres (longueur du tube : 6.67m) tire des obus de 36.3kg (semi-perforant et explosifs) à une distance maximale de 21397m (+45°) en tir antisurface et de 14170m en tir antiaérien (+70°) à raison de huit coups par minute.

La tourelle double Mark I utilisée par les cuirassés pèse 78 tonnes, la tourelle double Mark II des croiseurs légers pèse 98 tonnes mais leurs performances sont identiques avec un pointage de -5° à +70° à raison de 10° par seconde en site et en azimut sur 80° de part et d'autre de l'axe pour les cuirassés, 150° de part et d'autre de l'axe pour les croiseurs, à chaque fois à raison de 10° par seconde.

La dotation en munitions est de 400 coups par canon pour les cuirassés et de 340 par canon pour les croiseurs légers ce qui donne pour les Dido un total de 2720 à 3400 obus.

4.5 Inch QF Mk II, III et IV (canon de 114mm modèle 1935)

Le HMS Ark Royal était armé de canons de 114mm

Ces différents modèles de canons sont mis au point au court des années trente dans le but initial d'équiper les nouveaux porte-avions (Ark Royal et suivants) d'un armement polyvalent aussi efficace contre les avions que contre l'assaut de bâtiments de surface.

Le choix de ce calibre était la réponse à l'échec d'un canon de 130mm et qu'avec 38kg, le projectile complet de 114mm semblait avoir atteint une limite qu'on ne pouvait dépasser celle des servants appelés à manipuler au combat ces projectiles. Les différents modèles sont assez proches, les différences étant peu nombreuses.

Ces canons équipèrent en premier le HMS Ark Royal considéré comme le premier porte-avions moderne de la Royal Navy. Il va équiper tous les porte-avions de la marine britannique à l'exception des Colossus qui n'embarquaient qu'une DCA légère.

Il va également équiper les cuirassés refondus (Queen Elisabeth, Revenge, Repulse et Renown), toujours en affûts doubles mais également certains navires en affûts simples notamment les destroyers du programme de guerre. Ces affûts doubles vont aussi équiper des Dido en raison d'un manque d'affûts doubles de 133mm (et probablement d'une déception vis à vis de ses performances).

Ce canon de 45 calibres (longueur du tube : 5.538m) tire des obus de 38kg (projectile de 26kg plus douze kilos pour la charge propulsive à une distance maximale de 18970m en tir antisurface et de 12500m en tir antiaérien à raison de douze coups à la minute (quatorze coups pour les affûts simples des destroyers du programme de guerre).

L'emport de munitions varie naturellement en fonction des navires. Les porte-avions embarquent 400 projectiles par canon tous comme les cuirassés alors que les destroyers en embarqueront 250 par affût double soit 750 obus de 114mm. J'ignore la capacité en munitions des croiseurs légers.

L'affût double RP Mark II  pesait 46 tonnes, permettant aux canons de pointer en site de -5° à +80° à raison de 20° par seconde et en azimut sur 150° de part et d'autre de l'axe à raison de 15° par seconde.

4 Inch QF Mark V (canon de 102mm modèle 1914)

Canon de 102mm (4 pouces) sur le cuirassé HMS Nelson

Le canon de 102mm QF Mk V est embarqué sur les Dido pour tirer des obus éclairants et compléter l'armement principal composé uniquement de quatre tourelles doubles de 133mm au lieu des cinq prévus.

Ce canon de 45 calibres (longueur du tube : 4.590m) tire des obus de 14 (explosif) ou 15 kg (semi-perforants (poids du projectile complet 24 ou 25kg) à une distance maximale de 14590m (+45°) en tir antisurface et de 8763m en tir antiaérien (+80°) à raison de 10 à 15 coups par minute (9 coups seulement pour la version Mark XV).

Les affûts pèsent 5 à 7 tonnes, permettant aux canons de pointer en site de -10° à +30° pour les premiers et de -5° à +85° pour les derniers modèles. En azimut, le canon peut pointer sur 360° avec naturellement des sécurités pour éviter les tirs fratricides. La dotation en munitions est de 150 à 250 coups par canon.

Artillerie légère

Les Dido disposaient de mitrailleuses de 12.7mm Vickers, de canons de 20mm Oerlikon et de canons de 40mm Bofors.

Tubes lance-torpilles

Torpille de 21 pouces (533mm) Mk IX

Les Dido et les Bellona embarquaient deux plate-formes triples de 533mm. Ils utilisaient la torpille Mk IX. Ces projectiles pèsent 1693kg avec une charge militaire de 340kg. La portée maximale est de 9600m à 36 noeuds et de 12350m à 30 noeuds.

Equipage

480 officiers et marins pour les Dido, 530 officiers et marins pour les Bellona


FIN

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