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 Projet uchronique : alternative historique

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clausewitz
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MessageSujet: Projet uchronique : alternative historique    Sam 10 Mar 2012, 11:34

Salut à tous. Je commence à poster aujourd'hui, la version Beta de mon uchronie, une sorte de plan enrichi. Bonne lecture

NdA : en italique, il s'agit d'extraits du texte définitif

ALTERNATIVE HISTORIQUE
«LA SECONDE GUERRE MONDIALE 1948-1954»

1-Arrière plan politique

A-Du Bleu Horizon au Rose pâle 1919-1936

-Pas de changement par rapport à l'histoire officielle

B-Du Front Populaire à la Révolution Nationale (1936-40)

-Comme OTL, la France et la Grande Bretagne déclarent la guerre à l'Allemagne le 3 septembre 1939 suite à l'invasion de la Pologne.


Georg Elser

-Point de divergence : attentat de la brasserie le 9 novembre 1939. Dans la réalité historique, Hitler à survécu mais là il est tué. Son auteur, Georg Elser est arrêté, jugé et exécuté le 4 janvier 1940.

«Un triumvirat Borman-Himmler-Goering remplace Hitler dont les funérailles le 13 novembre sont l'occasion de violentes émeutes antisemites dans de grandes villes allemandes et une émigration massive en direction du Danemark, des Pays Bas, de la Belgique, de la France et de la Suisse.

Ce triumvirat rappelle le vieux Kaiser Guillaume II de son exil néerlandais pour servir de vitrine plus rassurante aux alliés (elle est d'autant plus rassurante qu'il est de notoriété publique que Guillaume II n'à qu'aversion pour les nazis à la différence de son fils, le Kronprinz).

Le 15 décembre 1939, il annonce la suspension du conflit et propose la réunion d'une conférence pour décider du sort de la Pologne. La France et la Grande Bretagne envoient des délégations de second niveau à Coblence où doit avoir lieu la Conférence.

L'échec des discussions (27-30 décembre 1939) entraine la fin de l'espoir d'une sortie négociée de la Guerre de Pologne. Le 31 décembre 1939, le président du conseil Edouard Daladier et le premier ministre britannique, Neville Chamberlain reconnaissent le gouvernement provisoire polonais qui s'installe à Nantes.

Pour les gens qui connaissent cette belle ville de Nantes, un parlement provisoire tient session à l'opéra Graslin, la présidence s'installant au château des Ducs de Bretagne alors que le gouvernement occupe plusieurs immeubles de l'île Feydeau et du centre-ville de Nantes.»



Le colonel François de La Rocque

-Elections législatives du 28 avril et du 5 mai 1940 dans un climat tendu notamment avec le poids du Parti Social Français du colonel de La Rocque qui remporte les élections

«C'est le début de ce que les historiens ont appelé la «Révolution Nationale». Ses partisans n'hésitant pas à s'appeler «gaullistes» en référence «A nos ancètres les gaulois» qui n'avaient peur de rien à part que «le ciel leur tombe sur la tête».»

C-Réforme constitutionnelle et marche à la guerre (1940-1948)

-Les élections ont marqué la victoire des bellicisites sur les pacifistes : «La victoire du PSF marque le triomphe des bellicistes. Certes, les hommes du colonel de La Rocque ne sont pas prêts à chercher la guerre à tout prix (beaucoup de cadres dirigeants et même les simples militants sont d'anciens combattants encore traumatisés par la boucherie de 14-18) mais ils sont lucides : la question n'est pas de savoir si la guerre éclatera mais quand.»


André Tardieu

-André Tardieu président du conseil.

-Réforme constitutionnelle pour un renforcement du pouvoir exécutif, cette réforme est validée au cours d'un référendum consultatif le 22 septembre 1940. Les résultats conduisent le président Lebrun à démissionner (25 septembre 1940). C'est le président du Sénat, Jules Jeanneney qui assure l'interim. Loi organique votée le 7 octobre 1940


Carte des provinces de France

-Début de la décentralisation (loi du 15 novembre 1940) avec dix sept provinces métropolitaines :

-Province de Bretagne (Nantes) : Loire Inférieure (Atlantique à partir de 1944), Ile et Vilaine, Morbihan, Côtes du Nord et Finistère

-Province du Poitou (Poitiers) : Vendée, Charentes et Charentes-Maritime, Deux Sèvres, Vienne et Haute Vienne

-Province d'Aquitaine (Bordeaux) : Gironde, Dordogne, Lot et Garonne, Landes et Pyrénnées-Atlantique

-Province d'Occitanie (Toulouse) : Lot Aveyron Tarn et Garonne, Tarn, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrennées et Ariège.

-Province du Languedoc (Montpelier) : Pyrenées orientales, Lozère, Hérault, Gard et Aude

-Province de Provence (Marseille) : Corse, Bouches du Rhône, Var, Alpes Maritimes, Vaucluse, Hautes Alpes Alpes de Haute Provence

-Province Alpes-Savoie (Grenoble) : Isère, Ain, la Savoie et la Haute Savoie

-Province de Bourgogne (Dijon) : Yonne, Nièvre, Côte d'Or, Saône et Loire, Jura et Doubs

-Province d'Alsace (Strasbourg) : Haut-Rhin, Bas-Rhin et Territoire de Belfort

-Province de Lorraine (Metz) : Meuse, Meurthe et Moselle, Moselle, Vosges

-Province de Champagne (Chalons en Champagne) : Ardennes, Marne, Aube et Haute Marne

-Province de Flandre-Picardie (Lille) : Nord, Pas de Calais, Somme, Aisne, Oise

-Province d'Ile de France (Paris) : Seine, Seine et Oise et Seine et Marne

-Province de Normandie (Rouen) Seine-Maritime (à partir de 1944), Eure, Eure et Loire, Orne, Manche et Calvados

-Province du Val de Loire (Tours) Mayenne, Sarthe, Loir et Cher, Loiret, Indre, Indre et Loire, Cher, Maine et Loire

-Province d'Auvergne (Clermont-Ferrand) : Creuse, Allier, Puy de Dôme, Corrèze, Cantal Haute-Loire

-Province du val de Rhône (Lyon) : Loire, Rhône, Ardèche et Drôme

En ce qui concerne l'Algérie, aucun changement, elle est toujours divisée en cinq départements : Alger, Oran, Constantine, Bône et les Territoires du Sud, chaque département dirigé par un préfet qui est subordonné au gouverneur général installé à Alger. Aucun changement non plus concernant les Antilles, l'AEF et l'AOF jusqu'en 1945 quand la Martinique, la Guadeloupe, La Guyane et la Réunion reçoivent le statut de généralité à mi-chemin entre le département et la province.

-Elections présidentielles le 5 janvier 1941. (Le président de la République reste élu pour sept ans mais par un collège électoral élargi avec les députés, les sénateurs, les conseillers généraux et des représentants des conseils municipaux soit environ 75000 personnes) André Tardieu est élu avec 41000 voix contre 25700 pour le radical Camille Chautemps et 8300 voix pour Maurice Thorez, le candidat uni de la gauche.


Paul Reynaud

Le nouveau président nomme à la Présidence du Conseil, Paul Reynaud qui occupait le poste de ministre des Finances dans le gouvernement sortant.

«Le 5 juin 1941, Guillaume II décède à Berlin après dix-huit mois de pouvoir, un «pouvoir» très limité à la gallerie puisque la réalité du pouvoir appartenait au Triumvirat Borman-Himmler-Goering qui reste au pouvoir avec le Kronprinz comme nouvelle marionnette.

Cette mort ne rassure guère les chancelleries occidentales qui voyaient dans le vieil empereur, un antidote à l'aventurisme des plébéins nazis d'autant que le Kronprinz est bien moins hostile que son père à l'idéologie nazie.»


-La France en première ligne en cas de conflit avec l'Allemagne décide d'accélerer encore son réarmement.

Loi militaire votée le 15 septembre 1941 : service militaire de 28 mois (36 pour certains spécialités), réserve opérationnelle jusqu'à 50 ans seulement. En juin 1940, le général Pierre Harcourt de Villeneuve à remplacé Gamelin, le nouveau CEMA étant surnommé «Général Tornade» ou encore le «Patton français» par la presse anglo-saxonne.

-Démission du président Tardieu le 14 septembre 1944 suite à une attaque cérébrale (il succomba à Menton le 15 septembre 1945).

«Le nouveau président du Sénat, Léon Lauvray assume un interim jusqu'au 14 mai 1945 quand est organisé un nouveau scrutin présidentiel qui voit l'élection de Paul Reynaud par 42500 voix contre 26900 voix pour Edouard Daladier et 5600 voix pour Pierre Cot.


Paul Ramadier

Le nouveau président de la République nomme au poste de Président du Conseil, Paul Ramadier, un ancien socialiste rallié au PSF qui mène une politique autoritaire, accentuant encore davantage la politique déjà menée par le PSF.»


-Elections législatives 30 avril et 7 mai 1944 : majorité écrasante du PSF.

«Cette XVIIIème législature poursuit la politique de la précédente mais prépare déjà l'après guerre en autorisant le vote des femmes et préparant ce qu'on appelera l'Etat providence bien que l'application de la majorité des mesures soit reporté à des temps plus propices.

Le contexte n'est en effet guère favorable à la générosité puisque le 8 mars 1943, les S.S ont mené un coup d'Etat. Le Kronprinz soupçonné de vouloir s'entendre avec Paris et Londres est expulsé du territoire allemand. Exilé au Canada, il mouru en 1951 des suites d'une crise cardiaque.

Le triumvirat Borman-Himmler-Goering se fissure après qu'Himmler se soit proclamé Führer avec Reynhard Heydrich comme chancelier.

Goering est limogé de son poste de maréchal de l'air et commandant en chef de la Luftwafe alors que Borman parvient un temps à conserver la direction du NSDAP avant de se réfugier à Munich imité par Goering qui s'installe à Bonn.

Les germes de la guerre civile sont semés, germes qui éclatent au mois de septembre 1943 qui vont ensanglanter l'Allemagne jusqu'en mai 1945. Borman est exécuté le 7 mai 1945 à la prison de Plotenzee à Berlin alors que Goering est tué dans le bombardement de Bonn le 4 décembre 1944.»


Les élections du 25 avril et du 2 mai 1948 sont toujours favorables au PSF et plus généralement à la droite.


Haakon VII

«Le 5 septembre 1948, des raids aériens allemands sur le Danemark et la Norvège marque le début de la Deuxième Guerre Mondiale. Aussitôt Paris et Londres déclarent la guerre à l'Allemagne et décide d'apporter leur concours à la Norvège qui semble vouloir résister sous la direction d'un roi énergique, Haakon VII.»

A suivre

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MessageSujet: Re: Projet uchronique : alternative historique    Sam 10 Mar 2012, 13:26

belle entrée en matière même si certains détails m'ont fait tiquer maiq c'est une uchronie , sincèrement combien de nuit blanches ?

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MessageSujet: Re: Projet uchronique : alternative historique    Sam 10 Mar 2012, 14:05

david a écrit:
belle entrée en matière même si certains détails m'ont fait tiquer mais c'est une uchronie , sincèrement combien de nuit blanches ?

Pas tant que ça, je suis quelqu'un de solitaire donc je travaillais sur mon uchronie le soir après les cours et les devoirs et le week-end où au boulot, j'avais pas mal de temps libre entre les rondes.

Sinon quels détails t'ont fait tiqué ?

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MessageSujet: Re: Projet uchronique : alternative historique    Dim 11 Mar 2012, 17:36

tu donnes la listes des provinces françaises avec les départements d'avant le réforme adminstrative des années soixante et tu présentes une carte avec les départements actuels, je sais je pinaille lol!

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MessageSujet: Re: Projet uchronique : alternative historique    Dim 11 Mar 2012, 17:56

Ah j'ai pas fait gaffe. Merci de la "pinaillerie" lol! j'y repenserai au moment de la relecture finale

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MessageSujet: Re: Projet uchronique : alternative historique    Mar 13 Mar 2012, 13:56

2-Stratégie et ennemis potentiels

A-Une profonde coopération franco-anglaise

-Réunion franco-britannique au château de Windsor le 4 juin 1947 pour organiser la coopération dans la guerre qui s'annonce. Déjà depuis 1942, les deux pays échangeaient des renseignement et coordonnaient leurs productions respectives.

Par exemple, des chars légers AMX-42, moyens Somua S-40 et lourds B-1ter avaient été livrés à la Grande Bretagne qui céda en contrepartie radars et sonars, des domaines où la France affichait un un retard certain.


Le chateau de Vincennes et son donjon. Au cours de la guerre des blockaus furent construits, blockaus dont certains ont été conservé jusqu'à nos jours

Accord signé le 7 juin 1940 qui prévoit une fois la guerre déclarée la mise en place d'un état major combiné franco-britannique installé au château de Vincennes avec un généralissime français ou anglais (le général Villeneuve occupant ce poste en septembre 1948) et un adjoint de l'autre nationalité. Cet état-major devra coordonner les opérations menés en Europe mais également sur les autres théâtres d'opérations.

Les zones de coopération géographique sont clairement identifiées notamment sur le plan naval. La Grande Bretagne reçoit l'autorité sur la mer du Nord, la Manche et l'Atlantique Nord alors que la France à autorité sur le Golfe de Gascogne, la zone Antilles-Guyane, l'Océan Indien et surtout la Méditerranée.

Sur le plan naval, chaque zone est dirigée par un état-major bi-national à dominante française ou anglaise avec des officiers liaison du pays non dominant et des pays alliés, essentiellement issus des Dominions (Australie, Nouvelle Zélande, Canada, Afrique du Sud) en attendant le basculement de certains neutres (Grèce, Norvège, Turquie......). Une stratégie d'ensemble est clairement définie pour faire face à chaque adversaire.

B-Quels ennemis ?

Allemagne :


Porte-avions Graf Zeppelin

-La guerre civile s'achève en mai 1945 et les dégâts réparés, le réarmement est relancé, réarmement stimulé par la découverte de pétrole en mer Baltique et de nouvelles ressources minières.


Plans des Scharnhorst refondus

-Sur le plan naval, plan retaillé, prévoyant une marine organisée autour de deux porte-avions et de douze cuirassés (les deux Scharnhorst réarmés avec des canons de 380mm leurs canons d'origine vendus aux néerlandais, les deux Bismarck , les quatre cuirassé classe Hindenburg et les quatre croiseurs de bataille classe Oldenburg à huit canons de 380mm plus quatre cuirassés type H améliorés)


Plan des type H

-La Baltique lac allemand mais l'Allemagne est gênée par les détroits du Skagerrak et du Kattegatt sans oublier les deux puissants cuirassés de la Flotte soviétique (9 canons de 406mm en trois tourelles triples).

-Menaces évidentes sur le Danemark et la Norvège mais les alliés refusent une guerre préventive.

Le scénario envisagé est une bataille de rencontre type Jutland en mer du Nord avec pour objectif de contrôler la Norvège, bataille qui doit en partie décider du sort de la guerre notamment en terme de maitrise stratégique.

-En cas d'échec, on prévoit de rendre les nuits des allemands pénibles : mouillage de mines, campagne sous-marine et de l'aviation avant d'envisager des raids amphibies.

Italie :

Cuirassé Littorio

-Adversaire principal de la France, c'est dans l'optique de ce conflit que la Royale à été conçue et voilà pourquoi Paris à cherché et à obtenu le commandement des marines alliées en Méditerranée.

-La priorité est d'abord de couvrir le passage des convois de transports de troupes entre l'Afrique du Nord et la Métropole. La Flotte de la Méditerranée aura dans un premier temps pour mission principale d'empêcher la Regia Marina d'interférer dans ces transports.

-Dans le bassin oriental, la Mediteranean Fleet aura pour mission d'isoler le Dodécanèse italien, de soutenir une Grèce dont les sympathies alliées sont connues et d'empêcher les navires italiens stationnés en Adriatique de franchir le canal d'Otrante.

Une fois la majorité des convois de transports de troupes passés, les flottes alliées devraient adopter une attitude plus énergique. On rechercha la confrontation avec la marine italienne en neutralisant notamment la Libye. Des débarquements amphibies sont également prévus contre Lampedusa, la Sicile voir même la Sardaigne même si certains sont sceptiques sur les chances de réussite.

Japon et Siam : Les militaristes japonais ne font pas mystère de leur intérêt pour l'Indochine, intérêts bassements économiques enrobés d'une idéologie de «L'Asie aux asiatiques» qui séduira un temps des nationalistes contre Ho-Chi-Minh ou Sukarno avant que les exactions et la pressuration fiscale nippone fasse presque regretter le colonisateur français à une partie de la population.


Ho Chi Minh un temps tenté par le soutien aux japonais ne tarda pas à basculer du côté des anciens colonisateurs

En dépit de renforcements terrestres, aériens et navals, la France est consciente qu'elle ne pourra longtemps tenir l'Indochine.

Elle prévoit donc de couvrir Hanoï et Haïphong le plus longtemps possible par des combats retardateurs (à l'aide d'un Groupement Mécanisé Colonial qui est l'équivalent d'une division cuirassée renforcée), de faire de la base navale de Cam Ranh un point de fixation.

Au Sud, il faudra tenir Saïgon le plus longtemps possible pour permettre d'évacuer un maximum de civils, de militaires non indispensables, de réserves de caoutchouc et de riz en direction de la Malaisie. On envisage une guerilla dans le Delta en s'appuyant sur des sectes nationalistes qui détestent presque plus les japonais que les français.

Tenir le Golfe de Siam est vital et les FNFEO prévoient dès l'entrée en guerre du Japon de frapper la marine siamoise par surprise et de détruire au sol l'aviation de cet allié du Japon pour éviter que les convois entre Saigon et Singapour ou la Malaisie ne soient menacés. Le service de renseignement inter-colonial envisage même de provoquer un coup d'état pro-allié.

Le Japon va également menacer la Nouvelle-Calédonie qui doit bénéficier de renforts en hommes et en matériel (DCA et aviation moderne notamment), les américains s'inquiétant d'une prise du «Caillou» par les japonais qui menaçeraient clairement les communiations entre les Etats Unis, l'Australie et la Nouvelle-Zélande. La Polynésie devrait elle rester à l'écart du conflit et ne bénéficiera que de renforcements minimuns.

Turquie :

-Ankara à été amadouée par la cession en 1939 du Sandjak d'Alexandrette (Iskenderün) et la promesse que la Syrie et le Liban obtiendront leur indépendance d'ici 1955 (indépendance effective au printemps 1948). La Turquie devrait donc rester neutre d'autant qu'elle s'inquiète de la montée en puissance de la flotte soviétique de la mer Noire.

Espagne et Portugal :

La guerre n'est pas recherchée avec Madrid et Lisbonne. L'arrivée au pouvoir du PSF à agréablement surpris Madrid qui ne fera rien pour nous nuire ni pour nous aider.

La marine espagnole à en partie récupérée des pertes de la guerre civile mais bien que disposant en 1945 d'un croiseur lourd, de deux croiseurs légers, de douze destroyers et de quatre sous-marins elle ne représente pas une véritable menace bien que nous étudions avec intérêt la volonté de l'héritière de la Glorieuse Armada de s'équiper de trois cuirassés (une délégation italienne en 1942 à livré les plans des cuirassés de classe Littorio) et d'au moins un porte-avions (les espagnols espérant obtenir les plans du porte-avions Graf Zeppelin).

Le Portugal de Salazar à proclamé dès septembre 1939 sa neutralité, neutralité matinée de sympathie pour l'Allemagne même si à la fin du conflit, les alliés pourraient faire pression afin d'obtenir des avantages militaires et politiques. Des plans sont cependant dressés pour saisir les Açores, Madère et les colonies portugaises au cas où Lisbonne nous deviendrait hostile.

C-Forces et faiblesses de la marine nationale

«Le 28 juin 1940 à lieu Rue Saint Dominique au ministère de la Guerre une réunion au sommet entre le président du Conseil André Tardieu, le ministre de la Guerre Edouard Daladier, le ministre de l'Armement, Raoul Dautry et les chefs d'état major des trois armes : le général Villeneuve, l'amiral Darlan et le général Vuillemin.»

Elle doit faire le bilan de la récente guerre de Pologne et adapter les commandes et les tactiques à un futur conflit dont ignore la date mais dont on est sur de la réalisation.

-Faiblesses de la marine nationale : Matériel trop fragile, trop complexe et trop hétérogène; navires peu endurants au rayon d'action trop court, appareillage de détection quasiment inexistant, DCA dépassée

«Des améliorations étaient déjà apportées lors des petits carénages ou des refontes plus importantes mais l'objet de cette réunion était d'intégrer les leçons de la guerre de Pologne aux constructions prévues à la tranche 1941 et aux suivantes.»

-Effort de standardisation des calibres : abandon du 75mm (remplacé par du 90mm) et du 138mm

-On limite la vitesse maximale en charge à 32 noeuds et on augmente les capacités d'embarquement de carburant sans oublier le ravitaillement à la mer.

-Dévellopement des Asdic et des radards.

-Dévellopement des infrastructures : Mers-El-Kébir, modernisation des principales bases, construction d'une base à Cam Ranh.


Plan de la baie de Cam Ranh

A suivre

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MessageSujet: Re: Projet uchronique : alternative historique    Mar 13 Mar 2012, 22:21

Juste une remarque je suis pas sûr que la RN laisse le contrôle de l'ocean Indien à la MN et pour les Antilles idem.

et pour le Pacifique qui contrôle quoi ????

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MessageSujet: Re: Projet uchronique : alternative historique    Mar 13 Mar 2012, 22:38

Pour l'Océan Indien, la France à deux bases importantes (Djibouti et Diego Suarez) puis Fort de France aux Antilles mais c'est vrai je vais pouvoir retailler ainsi pour la version finale.

Pour le Pacifique, j'ai pas trancher sachant que ma WWII vera plus le Japon choisir l'Asie du Sud Est et l'Indochine plutôt que le Pacifique.

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MessageSujet: Re: Projet uchronique : alternative historique    Mar 13 Mar 2012, 23:25

clausewitz a écrit:
Pour l'Océan Indien, la France à deux bases importantes (Djibouti et Diego Suarez) puis Fort de France aux Antilles mais c'est vrai je vais pouvoir retailler ainsi pour la version finale.

Pour le Pacifique, j'ai pas trancher sachant que ma WWII vera plus le Japon choisir l'Asie du Sud Est et l'Indochine plutôt que le Pacifique.





donc pas de midway, de mer de corail ou de bataille de leyte ou marianne

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MessageSujet: Re: Projet uchronique : alternative historique    Mer 14 Mar 2012, 01:36

david a écrit:
clausewitz a écrit:
Pour l'Océan Indien, la France à deux bases importantes (Djibouti et Diego Suarez) puis Fort de France aux Antilles mais c'est vrai je vais pouvoir retailler ainsi pour la version finale.

Pour le Pacifique, j'ai pas trancher sachant que ma WWII vera plus le Japon choisir l'Asie du Sud Est et l'Indochine plutôt que le Pacifique.





donc pas de midway, de mer de corail ou de bataille de leyte ou marianne

Non mais il y aura des batailles aéronavales, je prévois un affrontement aéronaval au large de l'Indochine (les FNFEO avec un PA léger et peut être un porte-avions britannique voir un américain) et peut être une grande bataille au large des Phillipines (en balance avec l'attaque sur Pearl Harbor)

Il y aura une grande campagne dans les Salomons où la Légion Etrangère y écrira des pages glorieuses et probablement un débarquement japonais en Nouvelle Calédonie et/ou en Australie.

Pour les autres fronts en Méditerranée, il y aura probablement une opération Merkur contre la Corse (réussie) mais l'attaque contre Malte échouera ce qui devrait provoquer une grande bataille aéronavale entre P.A français et italiens avec la destruction du Joffre et peut être d'un PA transalpin

Tout ceci est encore assez nébuleux, je suis loin d'avoir choisit la preuve :

Citation :

SCENARIO POSSIBLE DE LA SECONDE GUERRE MONDIALE ALTERNATIVE

-Invasion de la Norvège et du Danemark en septembre 1948. Les alliés surpris réagissent vigoureusement mais trop tardivement pour empêcher l'occupation du pays. A deux doigts d'une nouvelle bataille du Jutland. Pertes navales sensibles une première bataille aéronavale ? Conquête de l'Islande par les allemands au cours de cette opération (le convoi de l'opération Siegfried est vu comme un convoi de renfort pour la Norvège en dépit de sa très forte escorte). Echec contre les îles Feroés, conquises par les britanniques quand l'invasion de l'Islande devint évidente.

Bataille de l'Atlantique «moins violente».

-Crainte des alliés d'une invasion à l'ouest. Les rapports mentionnant un renforcement du Deutsche Armee Korps-Italia (DAK-I) sont jugés trop alarmistes.

-Février 1949 : opération Merkur (?) contre Malte et contre la Corse. Echec soit à Malte soit en Corse. A l'heure actuelle (mai 2011), je privilégierai la conquête de la Corse et un échec à Malte.


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MessageSujet: Re: Projet uchronique : alternative historique    Mer 14 Mar 2012, 22:15

david a écrit:
clausewitz a écrit:
Pour l'Océan Indien, la France à deux bases importantes (Djibouti et Diego Suarez) puis Fort de France aux Antilles mais c'est vrai je vais pouvoir retailler ainsi pour la version finale.

Pour le Pacifique, j'ai pas trancher sachant que ma WWII vera plus le Japon choisir l'Asie du Sud Est et l'Indochine plutôt que le Pacifique.





donc pas de midway, de mer de corail ou de bataille de leyte ou marianne


Je suis pas d'accord avec toi

Le Japon est obligé de déplacer des forces dans la Pacifique pour empècher les Amércains d'atteindre le Japon.

Si les Américains envahissent les îles Mariannes le Japon est mort

Surtout si tu maintent les programmes US décidés en 1940.

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MessageSujet: Re: Projet uchronique : alternative historique    Mer 14 Mar 2012, 23:16

Je connais mal la guerre du Pacifique OTL pour savoir encore le scénario exact. J'ai imaginé qu'en 1943, le Japon à conquis une grande partie de la Chine ce qui menace bien davantage l'Indochine. Le Japon devrait lancer en 1949-50 une offensive terrestre en Indochine, contre les Phillipines, la Malaisie et les Indes Néerlandaises.

J'ai bien envie aus d'imaginer une sorte de bataille du Jutland au large des Phillipines quasiment la guerre

Mais bon d'ici à ce que je m'intéresse au scénario exact de ma WWII...........

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MessageSujet: Re: Projet uchronique : alternative historique    Jeu 15 Mar 2012, 15:42

NdA : Pour les parties D- et E-, les informations sont à prendre avec précaution, j'ai écris ses lignes il y à longtemps sans documentation très précise. Elles sont donc sujettes à caution.

D-Armée de terre : une profonde métamorphose : l'armée Villeneuvienne

D'importantes réformes structurelles

-Etat-major général dirigé par le général Villeneuve n'ayant pleine autorité que sur l'armée de terre en temps de paix, la marine et l'armée de l'air passant sous autorité qu'en temps de guerre.

-Armée de terre divisée en quatre groupements avec le Corps d'Armée Cuirassé et trois groupes d'armée : Le GA1 allant de la mer du Nord aux Ardennes, le GA2 chargé de la défense de la zone arrière de la ligne Maginot mais également du Jura, la limite entre le GA2 et le GA3 étant fixé au lac Leman. Le GA3 lui couvre les Alpes face à la menace italienne.

En 1943, un GA4 est créé sur les Pyrennées pour couvrir une éventuelle menace espagnole. Ce dernier ne dispose que de faibles troupes de couverture, la barrière pyréenéenne et la volonté de Franco d'asseoir son pouvoir rendant peu probable une attaque espagnole en force.

Les quatre puis cinq groupements forment la «force de manoeuvre» de l'armée de terre mais le général Villeneuve pense aussi à une guerre longue. Il obtient du ministre de la Défense une réorganisation des régions militaires dont le tracé est désormais calqué sur les provinces, leur nombre passant donc de 20 en 1929 à 17.

A la tête de chaque RM se trouve un gouverneur militaire, chargé de préparer la mobilisation pour renforcer la force de manoeuvre mais également pour mettre sur pied les régiments territoriaux formés de réservistes agés pour tenir le terrain.

-Allègement des structures de division, purge des stocks de matériel obsolète et constitution de stocks modernes. On planifie la déconcentration industrielle.

-Partisan acharné de la mécanisation : les DCR devient des DC en 1943. En 1946, l'armée de terre dispose de dix divisions blindées-mécanisées : quatre DC intégrées au corps d'armée cuirassé et six divisions légères mécaniques intégrées aux groupes d'armées.
Dans le même domaine, il va créer deux autres Divisions Légères Mécaniques (DLM) affectés aux GA 1 (1ère, 3ème, 5ème DLM), au GA2 (2ème et 4ème DLM) et au GA3 (6ème DLM), les 5ème et 6ème DLM étant créées par mécanisation d'unités à cheval.

En 1947, quatre autres divisions blindées-mécanisées sont mises sur pied : les 5ème et 6ème DC ainsi que les 7ème et 8ème DLM mais leur mise sur pied, leur équipement et leur entrainement était loin d'être achevé en septembre 1948.

Il mécanise intégralement les unités d'infanterie d'active ainsi que les unités de réserve de type A mais le temps et les ressources manquent pour les unités de type B qui conservent des unités hippomobiles notamment l'artillerie.

Au niveau de l'artillerie, la modernisation continue. Si l'artillerie lourde sur voie ferrée est peu touchée par les modifications, l'artillerie de campagne subit de sérieux bouleversement au niveau du matériel comme des tactiques.

Le génie reste l'arme savante par excellence et le choix d'une armée motorisée oblige le génie à dévelloper de nouvelles techniques de combat pour faciliter la progression des unités cuirassées.

Même situation pour la logistique qui fait des progrès spectaculaires entre 1940 et 1948 avec de nouveaux matériels et une nouvelle organisation copiée sur le système tayloriste en vigueur dans l'industrie.

Quel matériel pour l'armée villeneuvienne ?

Infanterie

-Le calibre de 7.5mm devient le calibre standard, la production du 8mm est arrêté et les stocks réservé à l'Empire. Les unités métropolitaines allaient donc disposer d'armes en calibre 7.5mm, un compromis entre le 7.92mm allemand et le 8mm.


MAS 36

-Le MAS-36 fusil standard avec des versions spécialisées : MAS-36/39 (version courte pour la cavalerie et l'artillerie), MAS-36CR à crosse pliante pour les parachutistes. En dépit d'une production toujours plus grande, en 1946, on trouvait encore des Berthier modèle 1908 modifié 1915 dans les unités de seconde ligne et les régiments territoriaux.


MAS 36CR destinée aux parachutistes

-Dévellopement du MAS-40 semi-automatique, distribué en priorité aux unités d'infanterie des DCR et des dragons portés des DLM. Ce fusil évolue vers un MAS-44 avec un chargeur de 25 cartouches, identique à celui du fusil-mitrailleur (10 cartouches seulement pour le MAS-40)


Fusil-mitrailleur modèle 1924 modifié 1929

-Fusil mitrailleur Mac modèle 1924 modifié 29 toujours en service même si une version plus moderne avec canon démontable apparaît en 1942.

-Mitrailleuses : les Hotchkiss modèle 1914 dont la production à repris en 1938 sont remplacées peu à peu par une mitrailleuse moderne, la Mac modèle 1944 dérivée de la MAC34 équipant les chars, l'aviation et des ouvrages de la ligne Maginot.


MAS 38

-Pistolet mitrailleur : MAS-38 en 7.65mm peu à peu remplacé (munition trop faible, trop compliqué à produire en temps de guerre) par le MAT modèle 1942, très inspiré sur le MP-40 et qui comme lui utilise le 9mm.

Cette arme va ainsi équiper les équipages des blindés, les opérateurs d'armes lourdes et tous ceux dont la possession d'un fusil n'était pas nécessaire mais qui avaient besoin de se défendre. Le MAS-38 lui à été relegué aux unités de gendarmerie et aux unités de réserve.

A noter pour l'anecdote qu'un petit nombre de mitraillettes Thompson ont été acquises au printemps 1940. Rendue célèbres par Al Capone, elles furent semble-t-il peu utilisés en dehors des corps Francs qui comprirent l'intérêt de cette arme lors des combats rapprochés notamment la puissance de sa munition de 11.43mm par rapport au 9mm et a fortiori le 7.65mm.

D'autres armes de type pistolets-mitrailleurs ont été utilisés mais en nombre restraint comme le STA modèle 1924, le Petter modèle 1939, l'ETVS, les MP-28 et 34, les EMP, les Steyr, des Suomi M-31 .

-Pistolets et revolvers : pistolets Browning modèle 1906 en 7.65mm (en faible nombre), pistolets SACM modèle 1935 en 9mm

-Quelques PIAT.

Chars et véhicules blindés

Char B1bis

-char B1bis : 369 exemplaires produits jusqu'en juin 1940 + 115 B1ter de juillet 1940 à mars 1941.

Chacune des 4 Divisions Cuirassés du Corps d'Armée Cuirassé (CAC) disposait de deux bataillons de 33 B1bis/ter soit un total de 264 véhicules en ligne, le reste servant de réserve stratégique. Un petit nombre de véhicules de ce type ont été transformés en véhicules de dépannage pour soutenir les puissants mais fragiles mastodontes tandis que d'autres servirent de prototypes à des engins spécialisés comme un canon automoteur, un char lance-flammes......... .

Ce char va rester en service dans les 4 Divisions Cuirassées jusqu'en 1947 quand il sera remplacé par l'ARL-44 armé d'un canon de 90mm en tourelle.


Somua S-35

-Somua S-35 : 430 exemplaires produits jusqu'en juin 1940 quand il est remplacé sur les chaines de production par le S-40 produit à 120 exemplaires.

Il est remplacé par le S-45 à tourelle biplace et est produit en France mais également aux Etats-Unis dans une usine construite près de Savannah à près de 700 exemplaires jusqu'en 1949 pour rééquiper entièrement les six DLM. Les S-35 et les S-40 sont envoyés ensuite dans les colonies notamment en Indochine où ils forment la colonne vertébrale du Groupe Mécanisé Colonial.

Les S-45 dont l'armement sera rapidement dépassé seront peu à peu remplacé par le Somua S-50, un S-45 équipé d'un canon de 75mm même si quand le conflit éclate, les S-50 sont minoritaires.

-Renault R-35 : 945 exemplaires en métropole + 243 outre-mer en Indochine, au Levant, en Afrique du Nord........... . Ce véhicule était ainsi intégré aux 4 DCR à raison de deux bataillons de 36 chars soit 72 chars par division et un total de véhicules en ligne dans ces unités de 288 véhicules plus douze bataillons indépendants qui disposaient chacun de 36 chars soit un total de 432 véhicules. 720 véhicules étaient donc en ligne soit le principal char français en terme numérique.

-Renault R-40 : 120 exemplaires produits mais la production est revendue à la Belgique (48 exemplaires), aux Pays Bas (16 exemplaires envoyés aux Indes Néerlandaises) et à l'armée polonaise en France (48 exemplaires), la France conservant pour l'entrainement huit exemplaires qui servaient également de peloton d'honneur à l'Ecole des chars de Versailles.

Les douze bataillons indépendants équipés de Renault R-35 furent d'abord rééquipés avec un mélange de Hotchkiss H-39 et de R-35 retrofités (suspension améliorée, canon de long de 37mm) puis rééquipés avec AMX-42, un nouveau char léger mis en service en dépit de son nom seulement en 1946. A la mobilisation en septembre 1948, ces bataillons sont intégrés aux DI avant d'être remplacés au cours du conflit par de véritables canons d'assaut comme le Sau40.

-Hotchkiss H-35 : 100 exemplaires seulement furent produits pour équiper deux bataillons autonomes destinés au soutien d'infanterie, ces deux bataillons recevant ensuite des Hotchkiss H-39 puis des AMX-42, ces bataillons intégrant à la mobilisation en 1948 les divisions d'infanterie.


Hotchkiss H-39

Le Hotchkiss H-39 mieux motorisés furent produits à près de 900 exemplaires pour équiper partiellement les six DLM (qui disposaient également de Somua S-35/40/45) et des bataillons indépendants destinés au soutien d'infanterie.

Choisi comme char interallié, le Hotchkiss H-39 fût également produit sous licence en Grande Bretagne et aux Pays Bas. Paradoxalement donc, le H-39 dérivé d'un char destiné à soutenir l'infanterie devint un char de cavalerie même si les Somua lui furent toujours préférés.

On trouvait également deux autres chars légers construits en petit nombre : le Renault D2 et le FCM-36 qui n'équipaient respectivement qu'un et deux bataillon. Ils furent remplacés par des AMX-42.

La construction de la ligne Siegfried poussa la France à construire un char de forteresse destiné à percer cette fortification que la propagande allemande présentait comme l'équivalent de la Ligne Maginot.

D'où la mise au point du FCM F1, un char de 140 tonnes armé d'un canon de 105mm et d'un canon de 47mm et 4 mitrailleuses de 7.5mm. Quatorze exemplaires étaient prévus pour équiper un Bataillon de Chars de Forteresse (BCF) mais au final seulement huit seront construits et utilisés plus pour la propagande que pour les manoeuvres.

Outre les chars de cavalerie et les chars d'accompagnement d'infanterie, on trouve les chars légers de reconnaissance. Les automitrailleuses de découverte Renault AMR-33 et 35 étaient encore en service en 1940.

L'AMR-33 équipée d'une mitrailleuse de 7.5mm fût maintenue dans des tâches de liaison alors que l'AMR-35 équipée d'une mitrailleuse de 13.2mm reste en service jusqu'en 1948 avec pour certains un canon de 25mm en tourelle ou en casemates.

Il est remplacé par des automitrailleuses AMD 178 4X4 et des AMD 201 8x8 mais également par des chars légers FCM-40, une évolution du prometteur mais coûteux FCM-36 avec un canon de 47mm. Quelques exemplaires de l'AMR-35 sont encore en service en 1948 mais en voie de déclassement.

Les unités de combat disposaient également de mules mécaniques en l'occurence des tracteurs Lorraine et des tracteurs Renault UE utilisés pour le ravitaillement sous le feu.

-Nombreux projets en cours ne 1939/40 pour adapter le matériel à la théorie

-Les B1bis et ter sont remplacés par le véhicule issu du programme baptisé Char Lourd de Combat (CLC) à savoir l'ARL-44 armé d'un canon de 90mm. Adopté en juin 1943, ce char était un char de 55 tonnes, assez lent faute d'un moteur puissant (25 km/h en tout terrain et 40 km/h sur route) mais était puissamment armé avec un canon de 90mm et une mitrailleuse de 7.5mm en tourelle et une mitrailleuse de 7.5mm en caisse pour un équipage de cinq hommes dont trois en tourelle.

Ce char qui entra en service en mars 1944 remplaça les B1bis et ter au sein des Divisions Cuirassés et au sein de huit bataillons de réserve de quartier général, remplacement achevé en 1947.


Maquette du Renault G1R

-Les Renault R-35 est remplacé par le char de bataille, le Renault G1R armé d'un canon de 75mm en tourelle et de deux mitrailleuses de 7.5mm. Il est officiellement adopté en mars 1942 sous le nom de Renault R-42.

La production fût lancée en septembre 1942 et la 1ère DC commença sont rééquipement en novembre 1942 pour l'achever au mois d'avril 1943. La 2ème DC entre juin 1943 et janvier 1944, la 3ème DC entre mars et septembre 1944 et la 4ème DC entre décembre 1944 et juin 1945. D'autres chars furent produits pour équiper de nouvelles divisions mise sur pied en 1947 (5ème et 6ème DC).

En ce qui concerne les chars Renault R-35, Hotchkiss H-35 et 39, FCM-36 et D-2, ils furent remplacés entre 1944 et 1946 par deux modèles : l'AMX-42 et le FCM-40, le premier servant au sein de bataillons indépendants intégrés aux divisions d'infanterie à la mobilisation alors que le second est destiné à remplacer les Automitrailleuses de Reconnaissance (AMR) modèle 1933 et 1935.

L'AMX-42 peut être considéré comme un char franco-britannique puisqu'il reprend la suspension Christie des chars Cruisers, l'un des fruits de la coopération entre Paris et Londres. Char livré entre janvier 1945 et septembre 1948. char de 18 tonnes, 50km/h et un armement composé d'un canon de 47mm long et de deux mitrailleuses de 7.5mm, la première coaxiale à l'armement principal et la seconde en caisse, servie par le pilote à l'aide d'un bouton poussoir. Un FM Chatelleraut pouvait être installée sur la tourelle pour un semblant de défense antiaérienne plus psychologique que réellement efficiente.

Le FCM-40 était comme nous l'avons vu une évolution du FCM-36 qui équipa seulement deux bataillons en raison d'un prix prohibitif qui effaca deux qualités majeures : un blindage laminé soudé et un moteur diesel. Il est équipé de la même tourelle que l'AMX-42.

La cavalerie ce n'est pas que des véhicules chenillées. Elle dispose également de véhicules à roues, des Automitrailleuses de Découverte (AMD). La première est une auto blindée 4X4, la Panhard AMD-178 armée d'un canon de 25mm et d'une mitrailleuse de 7.5mm en tourelle. 300 exemplaires sont produits auxquels s'ajoutent 120 AMD-178B armés d'un canon de 47mm. Le projet d'une version d'appui rapproché avec un canon de 75mm court et d'une variante dépannage n'à pas aboutit avant le début de la guerre.


Panhard AMD-178

Un nouveau programme d'automitrailleuse de découverte est lancé en 1938. Ce programme à été lancé suite aux informations recueillies par le 2ème bureau faisant état de la mise au point par l'Allemagne d 'autos blindés fortement armées et plus rapides.

Panhard met au point la Panhard 201, une auto blindée 8X8, aussi bien protégée que le B1bis avec un blindage atteignant 60mm. Un moteur diesel lui donne une autonomie appréciable et une vitesse de pointe de 110 km/h. Il est armé d'un canon de 47mm long à très haute vitesse initiale avec une mitrailleuse coaxiale de 7.5mm. 600 exemplaires sont commandés et livrés entre juin 1942 et septembre 1945 sous le nom d'AM40P.

De là nait une famille de véhicules avec une variante d'appui rapproché à canon de 75mm court, un véhicule de commandement, un véhicule de dépannage et un véhicule du génie. Au cours du conflit, une version armée d'un canon de 75mm long fût mise au point, réponse à des autos blindés allemandes armées d'un canon d'un calibre identique.

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MessageSujet: Re: Projet uchronique : alternative historique    Jeu 15 Mar 2012, 16:14

Artillerie

Canon de 340mm modèle 1912

-Quasi abandon de l'Artillerie Lourde sur Voie Ferrée (ALVF) dont le parc est rationnalisé avec seize canons de 340mm répartis entre la 1ère batterie (Epinal) et la 2ème (Grenoble), une troisième batterie étant maintenue à Verdun avec six canons de 400mm


Canon de 75mm modèle 1897 avec un train pneumatique

-Canon de 75mm modèle 1897 : 4500 pièces sont encore en service au printemps 1940, la plupart ayant reçu un train pneumatique pour la traction automobile mais certains concervant le train d'origine.

Son remplacement devenant nécessaire, l'artillerie pensa lancer un concours pour un nouveau canon en 1941 mais la volonté d'accélerer le processus fit qu'on décida d'adopter le canon antichar de 75mm TAZ (Tous Azimut) modèle 1939 dont la production devait être lancé au printemps 1940.

-Canon Schneider L13S de 105mm : retiré du service en 1944 et remplacé par un nouveau canon de 105mm

-Obusiers de 155mm modèle 1915 et 1917 : pour les remplacer, un projet d'obusier court de 155mm fût lancé en 1944 mais n'aboutit pas et faute de pièces détachées, les obusiers modèle 1915 et 1917 furent peu à peu retirés du service, une poignée de pièces restant encore en service en 1948 mais pour l'entrainement uniquement, les RA intégrant soit un quatrième groupe de 75mm ou un troisième groupe de 105mm.


Canon de 155mm GPF (Grande Puissance Filloux) modèle 1917

-Canon de 155mm modèle 1917 ou Grande Puissance Filloux : toujours en service en 1948 même si les pièces ont été largement modernisées.

-Les différentes pièces de montagne présentes au printemps 1940 ( canon de 65mm modèle 1906, les canons de 75mm modèle 1919 et 1928 (qui n'ont remplacé que partiellement le canon de 65mm) canon de montagne de 105mm modèle 1909). Ce parc hétéroclite fût remplacé par un canon de 105mm modèle 1944 et un obusier de montagne de 75mm modèle 1942.


Somua Sau40

-Canons automoteurs : Commande en septembre 1940 de 96 Somua Sau40, un véhicule dérivé du S-35 dont il reprend le chassis mais l'armement principal est placé non pas en tourelle mais dans la caisse à savoir un canon de 75mm APX. Une tourelle d'observation monté sur la caisse est armé d'une mitrailleuse de 7.5mm pour l'autodéfense du véhicule. La totalité de la commande est livrée entre décembre 1940 et septembre 1941, toutes les unités étant déclarées opérationnelles sur ce nouvel engin en juin 1942.

Les DC(R) sont équipés non pas du Sau40 mais d'un véhicule issu du projet ADC (Automoteur de Division Cuirassé) lancé au printemps 1942. 144 exemplaires de l'ARL-42 sont commandés, ce véhicule issu de l'ARL-39 étant équipé d'un obusier de 105mm en casemate, obusier dérivé de l'obusier modèle 1935 avec un canon plus long.

A ces véhicules produits aussi bien par ARL que par d'autres industriels comme Renault et Peugeot (qui avaient présenté des projets concurrents) s'ajoutent un petit nombre de véhicules de commandement identiques aux automoteurs sauf que le canon est ici factice.

En 1944, un projet d'automoteur à canon de 155mm est presenté par Renault mais la mise au point est longue et le projet n'à pas encore aboutit en 1948.


Canon de 25mm Hotchkiss modèle 1934

En terme de calibre, le premier canon antichar français est le Hochkiss modèle 1934 de 25mm et son cousin germain, le Puteaux modèle 1937, ce dernier étant plus léger et avait un tube plus long.

Ces deux canons produits à plusieurs milliers d'exemplaires (6500 au total) étaient toujours en service en 1948 bien que la production eut été arrêté dès 1942 en raison de la priorité donnée aux canons antichars de 47 et de 75mm jugés plus à même d'affronter les nouveaux chars allemands dont on connaissait ou soupçonnait l'existence.


Canon de 47mm modèle 1937 couvert par une vénérable mitrailleuse St Etienne modèle 1907

Le deuxième canon antichar utilisé par l'armée de terre était donc un canon de 47mm, le modèle 1937 et le modèle 1939, le second partageant le même tube que son dévancier mais avec un affût d'un nouveau modèle permettant de pointer à 360° ce qui n'était pas négligeable dans le domaine de la lutte antichar où il faut passer d'une cible à l'autre très rapidement.

L'artillerie antichar français va également disposer d'un canon antichar lourd en l'occurence le canon de 75mm TAZ modèle 1939 qui équipa d'abord en priorité les régiments d'artillerie comme pièce de campagne. Chaque division va ainsi disposer d'un groupe de douze pièces.

Un projet de canon de 90mm antichar dérivé du canon de 90mm antiaérien modèle 1926 ne dépassa pas le stade de l'étude de faisabilité. Néanmoins, tout était près pour lancer rapidement la production quite à détourner la production des canons destinés à la Défense Aérienne du Territoire.

Les DLM et les DCR reçoivent également des canons antichars mais montés sur véhicules à roues pour à la fois renforcer les unités de reconnaissance et pour couvrir les blindés amis.

Les dix divisions lourdes disposent chacune d'un bataillon d'autocanons antichars (BAAC) qui dispose de trois batteries d'automoteurs antichars chenillés, des ARL AC-41 armé d'un canon de 47mm puis après la découverte du dévellopement par les allemands du Panther (en réponse au Renault G1R), ces automoteurs sont réarmés d'un canon de 75mm et rebaptisés AC-44.

Les GRDI, unités essentiellement équipés de véhicules à roues furent ainsi renforcés d'une batterie d'artillerie antichar avec comme véhicule le Tracteur Chasseur de Chars (TCC) Laffly W15 armé d'un canon de 47mm sous bouclier tirant vers l'arrière ce qui en faisait de redoutables engins d'embuscade, les commandants des GRDI les plaçant souvent pour couvrir les axes soit de retraite en cas de coup de sonde ou les axes de pénétration de l'ennemi en cas de reconnaissance plus offensives.

-Artillerie antiaérienne : Le choix résolu de la mécanisation nécessite une véritable unité de DCA chargée de couvrir les DLM et les DC en mouvement en attendant que la chasse balaye l'aviation d'assaut ennemi du secteur. Ces divisions disposaient bien d'une batterie antiaérienne équipés de six canons de 25mm mais cela était bien insuffisant.

En 1943, un véritable bataillon antiaérien divisionnaire est créé dans chaque division y compris les DIM qui devaient elles aussi se protéger de la Luftwafe ou de la Regia Aeronautica. Ce bataillon disposait d'une batterie de commandement et de soutien et de quatre batteries de canons antiaériens.

Les quatre batteries des bataillons antiaériens divisionnaires des DLM et DC disposaient du matériel suivant :

-La 1ère batterie dispose de 12 canon antiaériens de 25mm montés en affûts doubles sur six semi-chenillés Citroen-Kergresse. Elle est plus destinée à protéger l'état-major et les unités de soutien.

-Les 2ème et 3ème batteries sont également équipés de canons de 25mm mais leurs huit affûts doubles (soit 16 canons) sont montés sur un chassis chenillé en l'occurence celui du Somua S-35 ce qui leur permet de suivre les chars en tout terrain.


Canon de 37mm Schneider

-La 4ème batterie est équipée de 12 canons de 37mm Schneider modèle 1941 montés en affûts doubles sur des camions tout-chemin.

Le BAAD Moto disposait donc au total de 56 canons antiaériens.

Le BAAD des DIM disposait lui des matériels suivants :

-La 1ère batterie dispose de 12 canon antiaériens de 25mm montés en affûts doubles sur six semi-chenillés Citroen-Kergresse. Elle est plus destinée à protéger l'état-major et les unités de soutien.

-Les 2ème et 3ème batterie disposaient chacun de 12 canons de 25mm tractés par des véhicules légers Laffly

-La 4ème batterie disposait de de 12 canons de 37mm Schneider modèle 1941 montés en affûts doubles sur des camions tout-chemin.

Le BAAD-Inf disposait donc au total de 48 canons


Canon de 90mm Schneider à Bizerte

Les canons lourds de DCA (75 et 90mm) étaient du ressort de la Défense Aérienne du Territoire (DAT) rattachée à l'armée de l'air.

A suivre

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MessageSujet: Re: Projet uchronique : alternative historique    Jeu 15 Mar 2012, 21:58

clausewitz a écrit:
Je connais mal la guerre du Pacifique OTL pour savoir encore le scénario exact. J'ai imaginé qu'en 1943, le Japon à conquis une grande partie de la Chine ce qui menace bien davantage l'Indochine. Le Japon devrait lancer en 1949-50 une offensive terrestre en Indochine, contre les Phillipines, la Malaisie et les Indes Néerlandaises.

J'ai bien envie aus d'imaginer une sorte de bataille du Jutland au large des Phillipines quasiment la guerre

Mais bon d'ici à ce que je m'intéresse au scénario exact de ma WWII...........


Je peut te donner des conseils étant un jouer de War in the Pacific........... thumleft


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MessageSujet: Re: Projet uchronique : alternative historique    Ven 16 Mar 2012, 00:17

Ah je suis prenneur.

Mon objectif c'est si possible d'éviter un copié-coller de la WWII OTL.

d'avance

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MessageSujet: Re: Projet uchronique : alternative historique    Mar 20 Mar 2012, 13:49

E-L'armée de l'air s'adapte : appui-tactique et bombardement stratégique

Réformes structurelles

Le 21 mars 1943, le général Vuillemin décède tragiquement dans un accident d'avion alors qu'il partait pour une tournée destinée à vérifier le renforcement de l'aviation dans l'Empire. L'avion en question, un CAO-700 adapté pour le transport du VIP heurta violement le sol lors d'un atterissage par temps brumeux à Colomb-Béchar (Algérie), s'embrasant ne laissant aucun chance aux quatre membres d'équipage et aux cinq passagers.

-Lui succède le général d'armée aérienne Mondory, un partisan des thèses villeneuvienne même si il défendra soigneusement son pré-carré

-Réforme structurelle en janvier 1944 inspirée de l'organisation de la RAF avec des commandements spécialisés à savoir le Commandement de la Défense Aérienne du Territoire (CDAT) qui regroupe des unités de chasse diurne et nocturne et la DCA , le Commandement des Forces Aériennes Tactiques (CFAT) chargées de l'appui des unités au sol (chasse, bombardement, reconnaissance et observation), le Commandement du Bombardement Lourd (CBL) et enfin le Commandement de la Formation et de l'Entrainement (CFE). Un cinquième commandement ne tardera pas à s'ajouter chargé du Transport et de la Liaison (Commandement du Transport Aérien Militaire ou CoTAM).

Ces commandements sont organisés en escadres, en groupes et en escadrilles. Ils sont chargés en temps de paix de la préparation de leurs unités au combat.

La gestion administrative elle est assurée par les zones aériennes militaires (ZAM) au nombre de huit en Métropole, de trois en Afrique du Nord (une au Maroc, une en Algérie et une troisième en Tunisie), une aux Antilles, une pour l'AOF, une pour l'AEF, une pour l'Océan Indien, trois pour l'Indochine (une pour le Tonkin et le Laos, une autre pour l'Annam et la Cochinchine et une troisième pour le Cambodge) et une pour le Pacifique.

En temps de guerre, le CDAT reste sous l'autorité du chef d'état-major de l'armée de l'air mais les unités de la CFAT sont mises à la disposition pour emploi des Groupes d'Armées ou des différentes armées, étant théoriquement prévu une Escadre Aérienne de 200 à 500 appareils par Groupe d'Armées. Le CBL reste sous le commandement du CEMAA tout comme le CFE et le CoTAM.

Pour la chasse, l'unité de base est l'escadrille composée de trois patrouilles triples soit neuf appareils. A l'origine, trois escadrilles formaient un groupe soit 27 appareils mais la réforme de janvier 1944 intègre une quatrième escadrille pour permettre une plus grande rotation des effectifs avec deux escadrilles en alerte (une maintenant des patrouilles en vol et une autre avec des pilotes prêts à décoller), une en réserve et une quatrième au repos, à l'entrainement ou en transformation sur un nouvel appareil. Généralement, une des quatre escadrilles est équipés de chasseurs lourds bimoteurs.

Chaque groupe dispose donc de 36 appareils, quatre groupes formant une escadre de chasse soit un total de 144 chasseurs. A noter que chaque groupe est une entité autonome puisqu'elle dispose d'un groupement logistique, d'un groupement de génie de l'air et d'un groupement antiaérien ce qui permet à un groupe de changer facilement de terrain qu'il s'agisse d'une base préparée ou d'un terrain sommairement aménagé

Au printemps 1940, l'armée de l'air disposait de vingt-deux groupes de chasse soit théoriquement 594 chasseurs. Le nombre de groupes de chasse augmente régulièrement, passant à vingt-huit au printemps 1941, trente-deux en septembre 1941, trente-six en mars 1942, quarante-deux en juin 1943 et enfin quarante-huit groupes en juin 1944, nombre qui n'évolua pas jusqu'à la guerre quand le rappel des réservistes, la mobilisation de pilotes civils et la formation accéléré de jeunes pilotes («Les Marie-Louise» en référence aux jeunes conscrits de 1814) permis d'augmenter ce nombre.

Ces quarante-huit groupes de chasse de jour étaient donc répartis en douze escadres de chasse, concentrées essentiellement dans le Nord-Est et l'Est du territoire (huit escadres soit 1152 chasseurs), deux escadres couvrant le Sud-Est (288 appareils), une dans le Sud-Ouest (144 appareils) et une dernière pour couvrir l'Afrique du Nord (144 appareils). Les quarante-huit groupes de chasse alignent un total de 1728 chasseurs.

La défense nocturne du territoire est assurée par quatre escadres de chasse nocturne à trois groupes de trois escadrilles de 9 appareils soit un total de 324 appareils, deux escadres étant stationnées dans le nord-est, une troisième dans le sud-est et une quatrième en Afrique du Nord. Ces escadres dépendent du CDAT.

Les quarante-huit groupes de chasse précités étaient surtout destinés à la protection des unités en campagne et moins pour le territoire même si il est évident qu'en cas de conflit ses subtiles distinctions du temps de paix s'effacent.

Néanmois, le CDAT dispose de ses propres escadrilles de chasse destinés à la protection de certains pans du territoire comme Paris et les grandes villes. Il existe en 1948 vingt-quatre escadrilles régionales de chasse équipées chacune de douze appareils soit un total de 288 appareils.

En ce qui concerne les colonies et les territoires insulaires, il existe des groupes coloniaux ou régionaux de chasse (GCC ou GRC).

La Corse dispose d'un GRC (Groupe Régional de Chasse) à quatre escadrilles de neuf appareils soit 36 chasseurs. Les mandats du Liban et de Syrie disposent d'un GCC à quatre escadrilles de neuf appareils soit 36 chasseurs.

L'AOF (Afrique Occidentale Française) dispose d'un GCC à quatre escadrilles de neuf appareils soit un total de 36 chasseurs. L'AEF (Afrique Equatoriale Française) dispose d'un GCC à trois escadrilles de neuf appareils soit un total de 27 chasseurs.

Madagascar dispose d'une escadrille indépendante de chasse basée à Antannarive équipée de douze appareils. La Martinique dispose d'une escadrille de seize appareils, la Guadeloupe d'une escadrille de douze appareils et la Guyane d'une escadrille de douze appareils

L'Indochine dispose d'un groupe de chasse colonial (GCC) à quatre escadrilles de neuf appareils, dispersé entre Saïgon (deux), Hanoï (une) et Haïphong (une) soit 36 appareils, le nombre augmentera sensiblement entre 1945 et 1948 à tel point que quand le conflit éclatera en Europe, l'Indochine disposera de trois GCC, un couvrant la conurbation Hanoï-Haïphong, une seconde couvrant la région de Cam-Ranh et une troisième couvrant Saïgon.

Quand la France entre en guerre, l'armée de l'air dispose donc de 2635 chasseurs dont une majorité stationnée en métropole.

Pour le bombardement et la reconnaissance, l'escadrille dispose de neuf appareils avec trois escadrilles par groupe soit 27 appareils, trois groupes formant une escadre soit 81 appareils. En 1948, l'armée de l'air dispose de trente-six groupes de bombardiers répartis en douze escadres soit un total théorique de 972 bombardiers moyens, sous le contrôle du CFAT, ces appareils sont chargés de l'appui des troupes en campagne et de missions d'interdiction, tous stationnés en métropoles.

Un groupe indépendant est néanmoins basé en Corse, seize bombardiers moyens Lioré et Olivier Léo 451 occupant la base aérienne de Calvi-Sainte Catherine. En cas de conflit avec l'Italie, il devra mener des bombardements sur la Sardaigne mais également des missions d'interdiction maritime.

Les colonies disposent également de quelques bombardiers bien que pour la plupart des possessions impériales, la menace soit inexistante. Aussi les bombardiers stationnés sont des avions légers ou en voie de déclassement.

En Afrique du Nord, une escadre de bombardement est stationné au Maroc (81 appareils),une deuxième en Algérie (81 appareils) et une troisième en Tunisie soit un total de 243 bombardiers moyens.

A Djibouti, un groupe de 27 bombardiers est une assurance précieuse pour défendre ce petit mais stratégique territoire alors qu'en Martinique existe une escadrille de seize bombardiers et la Guyane dispose de huit vieux bombardiers Bloch MB-210. Enfin l'Indochine dispose en 1948 d'une escadre de 81 bombardiers répartis en trois groupes, deux près de Saïgon et un près de Hanoï.

Le CFAT dispose également d'unités spécialisées : quatre groupes indépendants d'appui rapproché équipés de bimoteurs Potez 640 (108 appareils) et deux escadres de bombardement en piqué soit huit groupes et 216 appareils.

Le CBL chargé du bombardement stratégique et du bombardement lourd dispose trois escadres de 120 appareils chacuns répartis en trois groupes à quatre escadrilles de dix appareils soit un total 360 appareils de différents types, la première escadre étant basée dans le nord-est, la deuxième dans le sud-est et la troisième en Tunisie.

Le CFAT était également chargé de missions de reconnaissance et d'observation au profit des différents groupes d'armées. Il existe plusieurs types d'unités, certaines chargées de missions de reconnaissance stratégique (au dessus du territoire ennemi) tactique (sur le front et dans les 20 à 100km derrière ce dernier) et d'observation et de réglage d'artillerie (juste au dessus du front).

La reconnaissance stratégique est assurée par deux escadres de trois groupes de trois escadrilles de huit appareils type Bloch MB-178, un bombardier haut altitude utilisé le plus souvent comme avion de reconnaissance soit un total de 144 appareils chargés de surveiller certains sites en Allemagne et en Italie. La première escadre est basé à Reims et la seconde à Orange.

La reconnaissance tactique est assurée par quatre escadres de quatre groupes de quatre escadrilles de huit appareils de différents type soit un total de 512 appareils. La première et la deuxième escadre sont affectés au GA1, la troisième GA2 et la quatrième au GA3.

L'observation et le réglage d'artillerie sont assurés par des Groupes Aériens d'Observation (GAO), des entités indépendantes qui en temps de guerre sont rattachés à une division. En temps de paix, ils sont intégrés au CFAT. En 1948, il existe trente-six GAO soit un total de 972 appareils, tous stationnés en métropole.

En Corse et dans les colonies, on trouve des GCRO ou Groupes Coloniaux de Reconnaissance et d'Observation, des groupes mixtes équipés de plusieurs types d'appareils à la fois des bimoteurs de coopération Dewoitine D-720 et des monomoteurs destinés au réglage d'artillerie, des ANF-Mureaux AN-121, le dernier-né d'une prolifique famille de monoplans.

Un GCRO était déployé en Corse (plus précisement à Solenzara dont la base aérienne est inaugurée en 1944), un à Fort de France, un à Dakar, un à Djibouti, un à Madagascar, un au Levant, un en Nouvelle Calédonie et deux en Indochine, ces derniers disposant de Dewoitine D-720, de quelques Bloch MB-174 et d'ANF-Mureaux AN-121. Ces GCRO dépendent des commandements locaux.

A partir de 1940, l'armée de l'air commence à dévelloper une nouvelle branche de son arbre de mission à savoir le transport aérien ce qui entraina la création en janvier 1945 du CoTAM ou Commandement du Transport Aérien Militaire.

L'acquisition d'avions de transport était destiné principalement au soutien logistique, le ravitaillement d'une tête de pont ou d'un aérodrome avancé mais également le soutien des deux groupes d'infanterie de l'air (GIA), le 601ème basé à Reims et le 602ème basé d'abord à Baraki en Algérie puis à Orange.

Les premiers avions équipant les deux escadres de transport militaire (ETM) (deux escadres à quatre groupes de douze appareils soit un total de 96 appareils) étaient d'abord d'anciens bombardiers réformés comme le Farman 222 ou l'Amiot 143 avant d'être remplacés peu à peu par des avions de transport spécifiquement conçus pour ce rôle comme le Douglas DC-3 ou le Bloch MB-160 mais également le Farman 224, la version transport du bombardier Farman 222.

Outre ces deux escadres, il existait des détachements appelés Groupes Légers de Transport (GLT) déployés aussi bien en Afrique du Nord (quatre), en AOF (deux), en AEF (un) à Djibouti et à Madagascar (un), au Levant (deux), en Nouvelle Calédonie (un) en Polynésie (un), en Indochine (trois) et aux Antilles (un) soit seize groupes représentant environ deux-cents appareils.

Le CFE (Commandement de la Formation et de l'Entrainement) installé à Salon de Provence était chargé de la formation des nouveaux pilotes et disposait de monomoteurs Morane Saulnier MS-435 (dérivé du MS-406) ou de bimoteurs Bloch MB-131 et Dewoitine D.720 sans oublier des appareils américains.

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MessageSujet: Re: Projet uchronique : alternative historique    Mar 20 Mar 2012, 14:22

Quels avions pour l'armée de l'air ?

Quand l'armée de l'air entre en guerre en septembre 1939, elle est en pleine période de croissance et de modernisation, elle est donc loin d'être prête à faire la guerre.

Si le conflit polonais s'était prolongé par une attaque à l'ouest, les pilotes français auraient mené le combat sur un matériel sensiblement inférieur à celui aligné par la Luftwafe soit en raison de sa vétusté soit parce non débarassé de ses maladies de jeunesse..

Chasse


-Morane-Saulnier MS-406 : 600 exemplaires sont en service quand éclate la guerre de Pologne, 1000 en juin 1940 et 1100 quand la production est arrêtée en septembre 1940. Ces appareils sont peu à peu remplacés par des chasseurs plus modernes même si 500 MS-406 furent transformés en MS-410.

Le MS-406 équipa jusqu'à dix groupes de chasse sans compter les appareils dispersés dans l'Empire notamment en Indochine. L'appareil commença à être remplacé dès le printemps 1940 notamment par le Dewoitine D-520 (mais également par l'Arsenal VG-33 ou les Bloch MB-155) mais la décision prise de privilégier l'équipement des nouveaux groupes fit que les derniers MS-406/410 ne furent remplacés qu'en 1945.

Quelques appareils furent revendus à la Belgique pour remplacer les Fiat CR-42 sans parler de quelques exemplaires préservées comme souvenirs et comme avions d'essais. Douze furent envoyés en Guyane pour assurer la défense aérienne de la colonie et future généralité, l'absence de menace réelle permettant d'y déployer des appareils assez anciens.



-Bloch MB-152 : C'est l'autre chasseur important de l'armée de l'air au printemps 1944. Il était issu du MB-151 (144 exemplaires produits répartis de la façon suivante : 85 pour l'armée de l'air, 30 pour l'aéronavale, 4 pour essais à la SNACSO et 25 à l'armée de l'air grecque). Produit à 700 exemplaires, il va équipé neuf groupes de chasse et des Escadrilles Régionales de Chasse.

Cet appareil est suivi par le Bloch MB-155 produit à 400 exemplaires dans la proportion de 150 appareils neufs et de 250 conversions de MB-152 pour équiper essentiellement les GRC/GCC soit des théâtres d'opérations coloniaux. Les MB-152 dont la production s'arrête en décembre 1940 vont être peu à peu remplacé par des appareils plus modernes.



-Curtiss H-75 : cet appareil qui avait perdu dans une compétition de l'USAAC l'opposant au futur Seversky P-35 est commandé à 730 exemplaires en quatre versions (H-75A1 à A-4) tous livrés jusqu'au printemps 1942, remplaçant les derniers biplans et monoplans à train fixe (Bleriot Spad 510 et Dewoitine D-501 et 510) et étant envoyé dans les colonies, une centaine d'appareils restant encore en service en septembre 1948.

Le 10 mai 1939, 185 Curtiss H-81 sont commandés (désignation américain : P-40) et livrés entre septembre 1940 et janvier 1942.



-Dewoitine D-520 : c'est le chasseur français le plus moderne en service en ce printemps 1940. un total de 1068 exemplaires seront produits jusqu'en septembre 1941 quand il sera remplacé sur les chaines de montage par le D-550, ce chiffre (1068) incluant des hydravions de chasse HD-780 (32 exemplaires) et des chasseurs embarqués D-790 (120 appareils).



-L'armée de l'air dispose également de bimoteurs de chasse avec tout d'abord le Potez 631 produit à 400 exemplaires qui équipa notamment le quatrième groupe des escadrilles de chasse. Sous-motorisé et mal-armée, il va rapiement céder à la place à de nouveaux appareils.



-Nombreux projets en cours en 1939-40. On trouve notamment l'Arsenal VG-33 commandé à 8é0 appareils mais seulement 220 appareils furent construits, le reliquat étant produit sous la forme du VG-36 (400 exemplaires) et du VG-39 (200 exemplaires) soit un total de 820 appareils.

La production stoppée en mars 1943 reprend dès le mois de septembre, 150 VG-39 et 150 VG-40 sont encore produits soit un total de 1120 appareils fabriqués et ce jusqu'en décembre 1945.



-Bloch MB-157 : bien que son nom indique un lien de parenté avec les MB-152/155, il s'agit d'un nouvel appareil pour permette de tirer la quintessence du Gnôme-Rhône 14R Météore de 1700cv.

Le Bloch MB-152 et le Bloch MB-155 étaient de bons appareils mais au potentiel d'évolution limité ce qui explique qu'ils furent rapidement déclassés. Ils furent remplacés pour certains par le Bloch MB-157. 400 appareils sont produits entre janvier 1942 et janvier 1944 suivis d'une versions améliorée appelée MB-159 produite à 600 exemplaires plus 48 MB-159M, une version embarquée, les 648 exemplaires étant produits entre septembre 1945 et septembre 1948.



-Caudron CR714 : chasseur léger peu performant produit à 56 exemplaires qui sont rapidement stockés. A noter que des versions dérivées (Caudron CR-760 et 770) ne dépassèrent pas le stade du prototype



-Bloch MB-700 : chasseur léger répondant au même programme que le CR-714. Il est produit à 250 exemplaires pour la Force Aérienne Polonaise Libre (FAPL) (Darmowe Polskie Siły Powietrzne). Une version embarquée baptisée MB-720 ne dépasse pas le stade du prototype.



-CAO-200 : un prototype et et douze appareils de pré-série



-Dewoitine D-551 : version militaire de l'avion de record Dewoitine D-550. 120 D-551 sont produits entre septembre 1941 et juillet 1942 suivis par 600 D-552 produits entre août 1942 à janvier 1946 aux quels s'ajoute 60 Dewoitine D-795 _version embarquée du D-551_

Aux 860 D-551/552/D-795 succèdent 150 Dewoitine D-555, un intercepteur/escorteur lourdement armé (trois canons de 20mm et quatre mitrailleuses de 7.5mm) destiné à s'opposer aux nouveaux bombardiers lourds allemands, ces exemplaires étant produits entre mars 1946 et décembre 1948.



-Hanriot NC-600 : c'est le principal bimoteur de chasse en service en septembre 1948 avec 1200 exemplaires en ligne qui ont été livrés entre janvier 1941 et septembre 1946, les améliorations régulièrement apportés étant symbolisés par les lettes A à F. Une version embarquée, le NC-650 ne dépassa pas le stade du prototype.



-Bréguet Br700C2 : C'est en septembre 1948, le principal chasseur de nuit de l'armée de l'air. Un total de 850 appareils sont commandés et livrés entre décembre 1941 et septembre 1945 à la cadence moyenne élevée de 19 appareils par mois.

A suivre

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MessageSujet: Re: Projet uchronique : alternative historique    Jeu 22 Mar 2012, 14:01

Bombardement et Assaut

-En septembre 1939, les unités de bombardement disposent d'un grand nombre d'appareils dépassés voir carrement périmés et d'une poignée d'avions modernes dont les maladies de jeunesse n'ont pas été toutes éradiquées.



-Amiot 143 : répond au concept BCR (Bombardement Combat Reconnaissance) cher aux théories de Douhet. Produit à 96 exemplaires, il est peu à peu remplacé par le Glenn-Martin 167F et le Bréguet Br693. Quelques exemplaires encore en service en 1948 mais pour des taches secondaires (entrainement, transport, liaison et essais).



-Bloch MB-200 : environ 200 appareils sont construits et 92 toujours en service en septembre 1939, les derniers exemplaires étant retirés du service et feraillés en décembre 1941.



-Bloch MB-210 : 277 exemplaires construits (dont 24 pour la Roumanie) et 238 exemplaires sont encore en service en septembre 1939. Ils sont retirés des unités de première ligne en janvier 1942 quand ils sont définitivement relégués à l'entrainement et aux essais sauf pour les douze appareils déployés en Guyane.



-Farman F-221 : quatorze exemplaires commandés et dix construits, carrière assez courte. Il est est suivit par les trente-six Farman F-222, vingt-cinq Farman F-223 et six avions de transport Farman F-224.

Ces 71 bombardiers furent peu à peu retirés du service avec la livraison des Consolidated modèle 32, des quadrimoteurs américains plus connus sous le nom de B-24 dont les 120 exemplaires commandés furent livrés entre janvier 1941 et mars 1943, équipant une escadre basée dans le nord-est.



-Douglas DB-7 : 670 appareils commandés et livrés entre octobre 1939 et novembre 1942 qui en dépit de leur modernité commencèrent fin 1946 à quitter les unités de première ligne même si en septembre 1948, l'immense majorité des DB-7 étaient encore en service dans des unités de combat.



-Glenn-Martin 167F : 245 appareils commandés et livrés entre janvier 1940 et novembre 1943 auxquels s'ajouteront une version améliorée baptisée Glenn-Martin 187.

-Consolidated model 32 : bombardier lourd quadrimoteur commandé à 120 exemplaires pour équiper la 1ère Escadre de Bombardiers Lourds basée à Evreux, capable à la fois de frapper l'Allemagne mais également d'être à l'abri de représailles allemandes. Ils sont livrés entre janvier 1942 et mars 1943.



-Bréguet 691/693/695 : appareils d'assaut chargé d'appuyer les DC et les DLM. Aux 78 exemplaires du Bréguet Br691 succèdent 250 Bréguet Br693, 400 Bréguet Br695 à moteurs américains, 180 Bréguet Br694 (cent autres furent produits sous licence en Belgique) et 120 exemplaires d'une version de bombardement piqué baptisé Bréguet Br698.

Les autres projets ne dépassèrent pas le stade du prototype : le Bréguet Br692AB2 de bombardement biplace, le Bréguet Br696 de bombardement biplace, le Bréguet Br699 équipé de moteurs Pratt & Whitney SB4G et le Bréguet Br810 d'assaut embarqué.


Bloch MB-175

-Bloch MB-174/175/176/177/178 : issu du prototype MB-170, le MB-174 est destiné à la reconnaissance tactique mais il est produit à 50 exemplaires, cédant la place au MB-175 produit à 800 exemplaires auxquels s'ajoute 120 MB-175T destinés à l'aéronavale. Au MB-175 succède le MB-176 propulsé par des moteurs américains et produite à 400 exemplaires

Si les projets Bloch MB175A (attaque) et MB175B (chasseur lourd biplace) ne dépassèrent pas le stade du prototype en dépit de performances intéressantes, le Bloch MB-178 de bombardement à haute altitude fût produit. 144 exemplaires furent utilisés pour la reconnaissance stratégique et 144 autres exemplaires utilisés pour le bombardement de précision soit un total de 288 exemplaires.



-Douglas SBD-3 Dauntless : 174 exemplaires de ce bombardier biplace furent commandés par l'armée de l'air alors qu'ils furent un temps prévu pour la marine. Deux escadres de bombardement en piqué furent mises sur pied avec 216 appareils, étant équipés de 120 bimoteurs Bréguet Br698 et de 96 Douglas SBD-3, les autres appareils étant stockés.

Le Dauntless rapidement dépassé fût remplacé à partir de la fin de 1945 par le Loire-Nieuport LN430, un bombardier en piqué biplace à moteur radial dont une version embarquée (LN-420) équipa la marine.

-Potez 640 : c'est la réponse française au Henschel Hs129, appareil dérivé d'un projet inabouti de la célèbre firme, le Potez 221. 180 exemplaires de cet appareils furent commandés et livrés entre septembre 1944 et juin 1946 mais seulement 108 appareils furent mis en ligne, répartis en quatre groupes de 27 appareils. L'armement était particulièrement imposant avec 6 mitrailleuses de 7.5mm (deux dans le nez et quatre dans les ailes), un canon de 25mm à haute vitesse initiale en nacelle ventrale juste devant la soute à bombes (qui pouvait embarquer 400kg de bombes).



-Lioré et Olivier Léo 451 : bombardier moyen quadriplace. Première commande de 20 exemplaires type Léo 45 mais des problèmes de moteurs firent que le modèle fût suffisamment modifié pour être rebaptisé Léo 451, modèle commandé à 120 exemplaires puis les avenants se succédant à 749 exemplaires dont douze à destination de la Grèce. Ce sont au final 1950 appareils qui furent commandés dont 250 pour l'aéronavale.

Ces appareils sont répartis entre le Léo 451 (400 exemplaires), le Léo 453 à moteurs américains (350 exemplaires), le Léo 455 qui revenait à des moteurs français (500 exemplaires) et le Léo 458 (450 exemplaires). A noter que les appareils de l'aéronavale furent rebaptisés Léo 456 bien qu'ils sont issus de plusieurs lots de production, 116 appareils étant seulement mis en ligne, le reste étant stocké ou servant pour essais. Tous ces appareils furent livrés entre août 1939 et mars 1944.

A ces 1700 appareils (appareils en ligne + ceux stockés et ceux utilisés pour essais et entrainement) s'ajoutèrent 180 Léo 457, un bombardier pressurisé destiné à opérer à haute altitude. Ce projet lancé en juin 1939 avec la commande de cinq prototypes fût suspendu en juillet 1940 pour donner la priorité à la production des appareils plus conventionnels. Il fût relancé en juin 1942 et cette fois mené au bout, 180 exemplaires étant commandés en septembre 1942, appareils livrés entre mars 1943 et juin 1944.


Amiot 354

-Amiot 351/352/353/354/356/357/370 : issu de l'Amiot 340, cet élégant bimoteur (que je préfère esthétiquement parlant au Léo 451) va être commandé d'abord à 130 exemplaires puis des avenants successifs portent le total à 880 appareils.

Sur ces 880 appareils commandés, 300 étaient des Amiot 351, 400 des Amiot 354, 100 des Amiot 356 et 80 Amiot 357 auxquels s'ajoutèrent 20 Amiot 370 destinés à des missions d'essais. Ces appareils furent livrés entre novembre 1939 et décembre 1945.



-Bloch MB-162 : quadrimoteur issu du MB-135 avec huit appareils prototypes plus 120 appareils de série qui vont équiper la 2ème EBL basée à Lyon-Bron. Ces appareils furent tous livrés entre septembre 1941 et et décembre 1942.

A noter que deux prototypes d'une version de reconnaissance maritime baptisée Bloch MB-163 fût mis au point mais ne débouchèrent pas sur une commande de série, ces deux appareils et les huit prototypes étant transformés en appareils de transport et de liaison sous le nom de Bloch MB-164.



-Bréguet 482 : 40 appareils commandés pour équiper le 1er groupe de la 3ème EBL basée à Tunis.



-CAO-700 : 40 appareils commandés pour équiper le 2ème groupe de la 3ème EBL basée à Tunis

Trois appareils furent dérivés de ce quadrimoteur robuste et endurant. La première fût une version de reconnaissance maritime destinée à l'aéronavale, version baptisée CAO-700M et la seconde version était un appareil de transport baptisé CAO-720 dont deux exemplaires furent construits, l'un pour le président de la République et le second pour le chef d'état-major des armées.

Le CAO-710 commandé à trente exemplaires pour équiper le 3ème groupe de la 3ème EBL en compagnie de l'escadrille spéciale équipée d'Amiot 415 hexamoteurs.

-Amiot 415 : appareil hexamoteur commandé à neuf appareils de série plus un prototype reconditionné qui équipe le 3ème groupe de la 3ème EBL.

A suivre

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MessageSujet: Re: Projet uchronique : alternative historique    Lun 26 Mar 2012, 14:55

Reconnaissance et observation :

Dewoitine D-720

-Le Dewoitine D-720 est un bimoteur à dérive double, aile haute et train retractable (il était fixe à l'origine) destiné à repondre au programme T3 (triplace de travail) emis en 1937 pour un avion menant des missions de reconnaissance, d'observation et de bombardement léger voir d'entrainement et de liaison. Le prototype effectua son premier vol le 10 juillet 1939 et après les essais constructeurs aussitôt envoyé au CEMA de Villacoublay pour les essais en vol.

Les essais officiels s'étant révélés concluants, une importante commande fût passée en l'occurence 528 appareils pour l'équipement des GAO/GCRO, 200 appareils destinés à la réserve générale et 180 appareils pour des missions de servitude (remorquage de cibles, liaison, transport léger, entrainement) soit un total de 908 appareils.

A ces 908 appareils s'ajoutèrent des commandes export : Belgique (16 exemplaires) Pologne libre (24 exemplaires), Suisse (32 exemplaires) et Yougoslavie (24 exemplaires) soit un total de 1004 appareils produits. Les appareils destinés à l'armée de l'air furent livrés de novembre 1940 à janvier 1943.

-L'ANF-Mureaux ANF-121 est un petit monoplan à aile haute, à train fixe et à décollage court destiné au réglage de l'artillerie. Cet appareil était l'héritier des monoplans produits par le passé par la firme, ce monoplan remplaçant également le Bréguet 270 et le Potez 39.

Le prototype vola pour la première fois le 15 septembre 1941 et après des essais concluants est commandé en série. 660 exemplaires vont équiper les GAO/GCRO plus 40 exemplaires destinés à des missions de liaison soit un total de 700 exemplaires livrés entre mars 1942 et septembre 1944.

Transport et liaison :

Il faut atteindre 1945 pour que des appareils neufs et spécifiquement conçus pour la mission de transport en lien avec la création du CoTAM (Commandement du Transport Aérien Militaire) qui dispose en septembre 1948 de deux escadres de transport militaire (ETM) (deux escadres à quatre groupes de douze appareils soit un total de 96 appareils) et des détachements appelés Groupes Légers de Transport (GLT) déployés aussi bien en Afrique du Nord (quatre), en AOF (deux), en AEF (un) à Djibouti et à Madagascar (un), au Levant (deux), en Nouvelle Calédonie (un) en Polynésie (un), en Indochine (trois) et aux Antilles (un) soit seize groupes représentant environ deux-cents appareils soit quasiment 300 appareils de transport.


Bloch MB-160

Chaque ETM dispose de 48 appareils dont 12 Bloch MB-160 et 36 Douglas DC-3 neufs ou d'occasion alors que les GLT disposaient de Bloch MB-140, version bimoteur du MB-160 et adaptés aux théâtres d'opérations extérieurs avec des moteurs plus puissants et un meilleur refroidissement.

Les 180 Dewoitine D-720 un tant intégré au CoTAM seront finalement mis en oeuvre par le CFE (Commandement de la Formation et de l'Entrainement).

Entrainement

Morane-Saulnier MS-435

-Le groupe d'entrainement initial (GEI) disposait de 48 Morane Saulnier MS-435, un appareil d'entrainement dérivé du Morane-Saulnier MS-406. Lors de la déclaration de guerre, le GEI quitte Salon de Provence pour Meknès.

-Le Groupe d'entrainement à la chasse (GEC) disposait de 36 Morane Saulnier MS-435, le GEC restant à Salon de Provence après la déclaration de guerre. Un petit nombre de chasseurs opérationnels étaient également détachés en Provence.


Bloch MB-131

-Le Groupe Ecole Multimoteurs (GEM) disposait de 24 Bloch MB-131 et de 36 Dewoitine D-720 pour entrainer les équipages des bombardiers et des avions de transport

-144 Dewoitine D-720 forment douze détachements tactiques chargés de mission de soutien à l'écolage et de soutien dans les colonies par exemple du transport léger d'un poste à l'autre.

A suivre

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MessageSujet: Re: Projet uchronique : alternative historique    Sam 31 Mar 2012, 21:53

3-Les chantiers et l'industrie

A-Les chantiers de construction navale

A la fin des années trente et au début des années quarante, la perspective d'importantes commandes poussent les industriels français à investir dans les infrastructures : construction et agrandissement des cales et des formes, modernisation des ateliers et des techniques de construction (soudure)....... .

-Dévellopement de l'industrie siderurgique avec la construction de hauts-fourneaux à Port de Bouc et à Arzew.

-Principaux chantiers navals :

-les Ateliers et Chantiers de France (ACF) à Dunkerque (quatre cales de 180m plus une cinquième cale de 220m inaugurée en 1943). Une forme de radoub est également mise en chantier mais les travaux interrompus par la guerre ne furent pas repris après la fin du conflit, la forme servant de simple bassin de mouillage pour l'armement de navires.

-Ateliers et Chantiers du Havre (ACH) : quatre cales : la n°1 de 250m, la n°2 de 190m, les n°3 et 4 de 150m prolongées à 190m plus une cale n°5 de 200m inaugurée en 1944. Un projet de bassin couvert n'aboutit finalement pas.

-Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) : trois cales : la n°1 de 175m prolongée à 215m, la n°2 de 150 puis 180m et la n°3 de 150 puis 170m. Un bassin d'armement devait être construit mais on lui à finalement substitué un dock flottant de 220m et 30000 tonnes, dock flottant construit aux Etats Unis et livré en 1943.

-Chantiers Auguste Normand : trois cales de 120m, ces chantiers deviennent en 1946 une filiale des ACH.

-Ateliers et Chantiers de Seine Inférieure (Worms & Cie) installés au Trait (Seine-Maritime) : En 1940, ce chantier dispose de huit cales, les n°1 et n°8 mesurant 170m, les n°2, 3 et 4 140m et les n°5, 6 et 7 plus spécifiquement consacrées aux sous-marins, 115m. En 1948, les installations de préfabrication sont modernisées, les capacités de levage augmentées mais les cales faute de place ne sont pas agrandies.

-Chantiers Navals Français (CNF) de Caen : trois cales, une de 140m (n°1), une de 100m (n°2) suivit en 1948 d'une cale n°3 longue de 120m;

-Anciens Chantiers Dubigeon de Nantes : quatre cales de construction : n°1 et n°2 qui passent de 150 à 180m; les n°3 et 4 qui passent de 115 à 140m de long.

-Ateliers et Chantiers de Bretagne (ACB) de Nantes : cale n°1 de 180m, cale n°2 et n°3 de 150m, l'armement se faisant à bord d'un dock flottant de 150m et de 9000 tonnes.

-Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) site de Nantes : une cale de 170m et trois de 150m auxquels s'ajoute une forme de 180m pour la construction de sous-marins et l'armement des navires lancés notamment la mise en place des hélices.

-Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) site de Saint Nazaire : une cale de 270m, deux cales de 230m de long et deux autres de 180m plus la célèbre forme Caquot

-Ateliers et Chantiers de Saint Nazaire-Penhoët : cale de 340m, une cale de 270m et deux cales de 180m, l'armement des navires se faisant généralement dans la Forme Joubert.

-Ateliers et Chantiers Maritimes du Sud-Ouest & de Bacalan réunis de Bordeaux : une forme de construction de 210m, trois cales de 150m prolongées à 190m, les travaux d'extension se poursuivant durant la construction des navires.

-Société des Ateliers et Chantiers de la Gironde installés à Bordeaux : trois cales de 190m + une forme de 200m pour l'armement des navires inaugurée en 1945.

-Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) de la Seyne sur Mer : quatre cales : deux de 200m (n°1 et 2) et deux de 175m (n°3 et 4) auxquelles s'ajoute un dock flottant de 200m et 25000 tonnes.

-Ateliers et Chantiers de Provence (ACP) de Port de Bouc : deux cales de 190m (les n°1 et n°2), deux cales de 175m (n°3 et 4) et deux cales de 150m (n°5 et 6) plus un dock flottant de 200m et de 25000 tonnes.

-Société Provençale de Construction Navale (SPCN) (1948 : Société Anonyme des Chantiers Navals de la Ciotat (SACNC) : Installés à La Ciotat, ces chantiers disposent d'une forme de 275m utilisée pour l'armement des navires et les carénages plus quatre cales de 240m.

-Chantiers Schneider de Chalons sur Saône : quatre cales de 120m

Quand éclate le second conflit mondial, l'industrie navale française dispose d'une importante capacité de construction avec dix cales de moins de 150m, trente-neuf entre 150 et 220m et dix de plus de 220m.

Plus important encore, les ateliers et les capacités de levage ont été modernisés augmentant la rapidité de construction qui voit l'introduction de la préfabrication durant les années précédent le conflit.

A ces grands chantiers hauturiers s'ajoutent un petit nombre de chantiers spécialisés dans les constructions fluviales et la poussière navale :

-Chantiers Ziegler de Dunkerque : une cale de 100m et d'un slipway de 75m

-Socarenam de Boulogne sur Mer : deux cales de 75m

-Chantiers Leroux de Lorient : une cale couverte de 100m

-Chantiers Garand de La Rochelle : une cale de 75m et un slipway de 50m

C-Les Arsenaux métropolitains et coloniaux

En 1926, l'Arsenal de Rochefort sur Mer est fermé en raison de l'envasement de La Charente qui rendait son utilisation problématique. Cette fermeture laisse en Métropole un total de quatre Arsenaux : Cherbourg sur la Manche, Brest et Lorient sur l'Atlantique et Toulon en Méditerranée.

A ces quatre arsenaux métropolitains s'ajoute l'Arsenal de Bizerte en Méditerranée et celui de Saïgon en Indochine. Peu de choses sont faites durant l'entre-deux-guerre, les budgets étant largement consacrés au renouvellement de la flotte. Ce n'est qu'à la fin des années trente qu'un effort significatif sur les infrastructures est lancé pour augmenter la survivabilité de la flotte.

Les arsenaux existant en 1918 : des travaux importants

*Cherbourg : Il dispose en 1948 de deux bassins de 215m de long sur 36m de large donnant sur le premier bassin, de quatre cales de 150m donnant sur le bassin Charles X alors que sur le bassin Napoléon III, l'Arsenal de Cherbourg dispose de deux cales de 180m et d'une forme de radoub de 200m.

Le port de commerce dispose également d'une forme de radoub, la Forme du Hornet qui longue de 249m sur 35m de large avec un tirant d'eau de 8m. En 1948, elle est prolongée à 260m et élargit à 38m pour pouvoir si nécessaire accueillir un cuirassé de classe Alsace.

Les ateliers sont modernisés et les capacités de levage augmentées. Un dépôt pétrolier est également implanté en janvier 1948 pour le ravitaillement rapide avec des réservoirs enterrés et trois postes de ravitaillement.

*Brest : L'Arsenal du Ponnant aménagé depuis le dix-septième siècle dispose à la fin des années trente de huit formes de radoub numérotés 1,2,3,4,6,7,8 et 9.

Sur les rives de la Penfeld :

-Bassin Tourville ou n°1 : 115m de long sur 25m de large

-Bassin n°2 et 3 : 178 sur 27m puis 190m sur 30m. Cet allongement nécessita de très gros travaux de génie civile en raison d'un terrain ingrat.

Au niveau du Salou :

-Bassin n°4 : 200m de long sur 35m de large

-Bassin n°6 : désaffecté pour permettre l'extension du bassin n°7

-Bassin n°7 : 118m de long sur 26m de large allongé à 130m

-Cale du Point au Jour : désaffecté en juin 1947 et remplacée par un bassin de radoub, le n°12, un bassin de 160m de long sur 30m de large qui n'est achevé que début 1949

Au niveau du Laninon

-Bassin n°8 et 9 : 250m de long sur 36m de large

-Bassin n°10 : inaugurée en 1942 à gauche du bassin n°9 après quatre ans de travail à 275m de long sur 58m de large avec un tirant d'eau de 13m. Elle est prolongée à 300m mais la guerre stoppe les travaux préparatoires à son extension à 360m.

-Bassin n°11 : inaugurée en 1946 située à droite du bassin n°9, une forme de 320m de long sur 58m de large

-A proximité de la forme n°10, un vrai complexe industriel est aménagée avec de nouveaux ateliers, de nouveaux magasins et deux plans inclinés, un de 220m et un autre de 175m pour la construction mais également pour le carénage d'unités légères. Ces installations sont toutes inaugurées en 1944.

*Lorient :

-Forme de Lanester sur la rive orientale : 240m de long sur 30m de large

-Trois cales sur la rive orientale : n°1 (couverte) de 230m de long sur 32m de large, la n°2 de 195m de long sur 28m de large et la n°3 de 175m de long sur 25m de large, le tout accompagné d'ateliers notament pour la préfabrication.

-Forme occidentale sur la rive occidentale : 240m de long sur 28m de large

-Deux cales sur la rive occidentale, les cales n°4 et n°7 de 175m de long sur 20m de large

-Base de ravitaillement avec des dépôts de carburant souterrains et quatre postes

*Toulon :

-Bassins du Missiessy : le n°1 (215m de long sur 31m de large) le n°2 (215m de long sur 31m de large) et le n°3 (205m de long sur 32m de large).

-Bassins du Castigneau : n°4 (163m de long sur 23m puis 175m de long sur 25m) et n°5 (114m de long sur 22m de large puis 130m de long sur 25m de large)

-Bassins Vauban : n°6 (90m de long sur 15m de large allongé à 120m et élargit à 20m), n°7 (408m de long sur 42m de large) et n°8 (408m de long sur 42m de large)

Entre 1944 et 1946, une cale de 150m pour carénage ou constructions est construite au Mourillon complètant deux cales plus anciennes de 110m utilisées pour la construction de sous-marins.

*Bizerte (Arsenal de Sidi-Abdallah) : bassin n°1 et n°2 de 250m de long sur 32m de large allongés à 280m basin n°3 et 4 de 120m de long sur 20m de large allongées à 195m et élargies à 24m

*Saigon : l'Arsenal d'Indochine est officiellement créé en 1922 mais en 1936, il est cédé à un usage civil mais repris en 1941 par la marine qui espère l'agrandir mais faute de place, elle se contente de moderniser la forme qui passe de 152 à 190m avec des ateliers plus modernes, ateliers qui peu à peu fabriqueront également des véhicules blindés et des armes allant du fusil au mortier.

De nouveaux Arsenaux pour la marine : Mers-El-Kebir, Diego-Suarez, Cam Ranh, Dakar

*Mers-El-Kébir : Les installations d'entretien sont assez limitées quoique plus importantes que celles prévues à l'origine qui prévoyait un slipway de 120m, un dock flottant de 90m et un ponton de 120m pour sous-marins. Un dock flottant de 210m pouvant caréner un croiseur lourd est ainsi acquis aux Etats Unis et opérationnel à partir de 1943.

*Diego-Suarez : les deux bassins de 150m sont allongés à 230m mais la guerre stoppe le projet d'un bassin de 265m de long sur 40m de large pour pouvoir caréner un cuirassé de type Alsace, laissant la marine française dépendante de Singapour ou de l'Egypte. Les ateliers sont modernisés et les capacités de stockage largement augmentés.

*Dakar : la forme du port de Dakar est allongée à 220m et une forme de 260m de long sur 40m de large est construite tout comme un slipway de 130m

*Cam Ranh : une forme de 265m de long sur 40m de large, deux formes de 200m de long sur 20m et un slipway de 130m, les installations d'entretien étant organisées autour du navire-atelier Albert Caquot (ex porte-hydravions Commandant Teste)

Et ailleurs

Les importants budgets débloqués pour les bases de Mers-El-Kebir, de Dakar, de Cam Ranh et de Diego-Suarez ne permettent pas d'outiller de manière satisfaisante d'autres point d'appui comme Fort de France, Nouméa et Papeete. Seuls des travaux de modernisation sont entrepris.

-Fort de France : base de souveraineté et de soutien, elle dispose en 1948 d'une forme de radoub de 210m, d'un slipway de 75m et d'une cale de 100m pour la construction d'unités légères destinées à un usage local. Présence d'une base aéronavale appelée Base Aéronavale de Fort de France-Schoelcher.

-Nouméa : une forme de 150m à été allongée à 200m pour caréner tous les navires jusqu'aux croiseurs légers. Un slipway de 100m à été également construit pour l'entretien des unités légères.

-Papeete : un dock flottant de 150m à été commandé aux Etats Unis et livré en 1943. Des ateliers et une fonderie ont également été construites pour soutenir les forces de souveraineté. Une cale de 100m à également été construite, cale construisant des navires civils et militaires.

-Djibouti : un bassin de 200m sur 25m inauguré en 1942 avec quelques ateliers et bâtiments de stockage. Néanmoins pour les travaux importants, les navires doivent se rendre à Diego-Suarez.

-Casablanca : un point d'appui pour navires légers et sous-marins à été mis en place au printemps 1945 avec plusieurs réservoirs enterrés et deux postes de ravitaillement protégé, un dépôt de munitions pour cartouches de mitrailleuses et obus du 25 au 130mm, un atelier à torpilles et un atelier de réparations d'urgence.

-Gabès : implantation d'un dépôt pétrolier pour le ravitaillement de la 6ème Escadre Légère

-Beyrouth : pas de forme de radoub mais une station navale avec ateliers de réparations, un dépôt pétrolier et un dépôt de munitions.

D-Les autres industries liées à la construction navale

Les nationalisations voulues par le Front Populaire ont gravement entamé la compétivité des industries qui doivent digérer un important bouleversement dans leurs structures profondes. Elles doivent également digérer le passage de l'artisanal ou semi-industriel à la production de masse qui ne laisse pas de place pour l'improvisation.

En 1942, Raoul Dautry quitte son poste de Ministre de l'Armement et de la Production de Guerre pour prendre la têtre de la Mission Française d'Achats aux Etats Unis (MFAE). Il est remplacé par un jeune normalien, Raoul Bichelonne qui va passer la démultiplier en terme de production industrielle.

Bénéficiant de la confiance du président Tardieu et du président du conseil Reynaud, il va encore accélerer la production militaire. Plus que de prévoir le lendemain, il va également préparer l'avenir en favorisant notamment les travaux sur l'atome menés par Irène et Frédéric Joliot-Curie ou ceux sur la propulsion à réaction menés par René Leduc.

A l'époque de sa nomination en mars 1942, la société Schneider souhaite installer un nouveau haut fourneau soit en Lorraine à Pont-A-Mousson ou en Alsace à Fessenheim. Le jeune ministre y met son véto provoquant la colère de la firme du Creusot qui se ravise bien vite puisqu'une aide conséquente est débloquée pour permettre l'installation d'un haut fourneau à Port de Bouc en Provence sur l'Etang de Berre, à l'abri des bombardements allemands.

Ce coup d'éclat du jeune ministre marque le début d'une politique en vigueur jusqu'aux années quatre-vingt à savoir une politique de décentralisation industrielle qui voyait l'Etat décider de l'implantation de telle ou telle usine même si les grands groupes nationaux n'étaient pas les derniers à influencer de manière plus ou moins discrète telle ou telle décision.

C'est ainsi que janvier 1943, la société Wendel accepte sans rechigner d'implanter son nouvel haut-fourneau à Arzew près d'Oran.

L'attention du ministre Bichelonne se porte également sur l'Empire à savoir en particulier l'Afrique du Nord. Les mines de charbon de Tunisie et du Maroc sont modernisées et parviennent à produire presque autant que les mines de métropole et ce dès 1946. La découverte de pétrole dans le Sud-Sahara permet à la France de réduire sa dépendance au pétrole arabe et texan.

Les premiers puits sont forés en 1940 et la production atteint son rythme de croisière en 1946, ce pétrole brut étant raffiné d'abord à Port de Bouc, faute de raffinerie en Afrique du Nord, le projet d'une raffinerie près d'Alger autorisé en 1946 étant encore dans les limbes quand éclate la seconde guerre mondiale (elle sera construire après guerre entre 1955 et 1958 et inaugurée en 1959).

L'action énergique de ce technocrate ambitieux permet à l'industrie française de faire jeu égal avec l'industrie allemande.

Dévellopement de l'industrie des moteurs avec notamment la Société Nazairienne de Motorisation (SNM) dirigée par un brillant ingénieur juif-allemand Hans Pielstick qui permet à la France de rattraper son retard avec l'Allemagne. La jeune entreprise disposa d'une première unité de production à Saint Nazaire suivit d'une seconde à Bordeaux et d'une troisième à Marignane près de Marseille.

Cela créa une saine émulation avec la société Sulzer permettant à la France de rattraper le retard important qui la séparait de l'Allemagne, pionnière de l'utilisation du moteur diesel pour la propulsion marine.

La SNM songea un temps à se lancer dans les moteurs d'avions avant de finalement renoncer officiellement par manque de financement, officieusement suite à l'intense lobbying d'Hispano-Suiza et de Gnôme et Rhone qui furent au moins obligés de dévelloper des moteurs plus puissants et surtout plus fiable.

Cela n'empêcha pas la France d'acheter des moteurs à l'étranger notamment des moteurs américains à la fois en raisons de besoins gigantesques mais également de crainte de voir les usines perdues en cas d'invasion du territoire. C'est ainsi qu'à partir de 1942, les prototypes devaient être devellopé avec un moteur produit en France et un moteur produit en Grande Bretagne ou aux Etats Unis.

En ce qui concerne les radars, c'est une entreprise nationale, la Generale d'Electronique qui reçut en 1943 le monopole dans la fabrication des détecteurs électromagnétiques même si dans le langage courant, le terme radar était le plus usite tout comme le mot Asdic à la place de détecteur sous-marin.

A suivre

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MessageSujet: Re: Projet uchronique : alternative historique    Ven 27 Avr 2012, 11:27

Information importante : Bien qu'il n'y ait eut que peu de réponses sur ce sujet, j'ai décidé d'arrêter cette version austère de mon uchronie car je me suis rendu compte que cela me détournait de mon uchronie principale. thumleft

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