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 Ca bouge à Toulon !

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clausewitz
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MessageSujet: Ca bouge à Toulon !   Mer 29 Aoû 2007, 16:17

Citation :
Mouvements de navires désarmés à Toulon

Citation :

Les ex-Dives et Argens à Saint-Mandrier, avant le déplacement.


En attendant l'arrivée de la Rance, seuls les ex-Argens et ex-Cdt Rivière servent de brise-lame à l'école de plongée

La Marine nationale vient de procéder au déplacement de plusieurs navires désarmés dans la rade de Toulon. Servant depuis plusieurs années de brise-lames à l'école de plongée de Saint-Mandrier, l'ex-Bâtiment de Débarquement de Chars (Q 645) Dives a été remorqué jusqu'à la base navale pour une opération de maintenance. Ce navire, qui a cessé son activité opérationnelle en 1986, va faire l'objet d'une expertise dans le cadre de la réflexion sur une future filière de déconstruction. Ce déplacement sera aussi l'occasion d'inspecter la coque, qui présente de gros signe de fatigue 21 ans après son retrait du service. A l'issue de cette opération, il ne devrait pas retrouver son mouillage et sera prochainement remplacé, à Saint-Mandrier, par l'ancien bâtiment de soutien santé Rance (Q 732). Placée début août devant la cale sèche du Charles de Gaulle (*), l'ex-Rance est revenue à quai avant son transfert vers la presqu'île. Elle y rejoindra un autre BDC, l'ex-Argens (Q 641), désarmé en 1985, ainsi que l'ancien aviso-escorteur Commandant Rivière (Q 698), mis en retraite en 1993. Ces trois coques sont jugées par la marine « essentielles à la tranquillisation du plan d'eau de l'école de plongée, où s'entraînent les plongeurs des trois armées ». A terme, lorsque ces vieux bâtiments seront déconstruits, la construction d'un ouvrage en dur, comme une digue, est envisagée.
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L'ex-BSM Rance et l'ex-frégates Suffren avaient été positionnés en août devant la cale sèche où est entré le porte-avions Charles de Gaulle

(*) La Rance et l'ex-frégate Suffren avaient été disposés devant l'entrée du bassin où le Charles de Gaulle débutera en septembre son premier grand carénage. Les deux bâtiments, ceinturés d'un barrage flottant, offraient une protection contre les curieux, les attaques terroristes et les éventuelles avaries de barre des ferries naviguant dans la rade. Après le déménagement de la Rance à Saint-Mandrier, une autre coque viendra la remplacer le long du bateau-porte.

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kleinst
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MessageSujet: Re: Ca bouge à Toulon !   Mer 29 Aoû 2007, 18:50


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MessageSujet: Re: Ca bouge à Toulon !   Mer 05 Sep 2007, 08:53

Et sur le même sujet

Citation :
Navires désarmés : Une flotte bien encombrante

Citation :

Le croiseur Colbert les anciens escorteurs d'escadre Duperré et La Galissonnière à Landévennec.

L'ex-EV Henri à Landévennec, sur la presqu'île de Crozon.
Plus de 40 navires, dont une trentaine d'un déplacement supérieur à 1000 tonnes : C'est la flotte que devra désarmer, dans les dix prochaines années, la Marine nationale. C'est ainsi un flux d'environ 3 grands navires ou 10 000 tonnes par an à déconstruire pour la marine sans compter les « petits navires » type vedettes. La France ne disposant pas de chantier de démolition capable de traiter un tel travail, le ministère de la Défense et le ministère des Finances avaient imaginé, en 2006, de faire émerger un partenariat avec un chantier indien en vue d'éliminer les vieilles coques. Cette tentative ayant avorté avec l'odyssée malheureuse du Q790, ex-Clemenceau, la marine n'a désormais plus d'autre solution que d'entasser les épaves dans ses ports, en attendant qu'une éventuelle filière de déconstruction voie le jour. En raison des nombreuses contraintes juridiques internationales, européennes et françaises, il y a peu d'avancée dans ce dossier : de véritables musées à flot se créent progressivement, de la Bretagne à la Provence, en passant par la Normandie. Dans la région de Brest, sont ainsi conservés l'ancien porte-avions Clemenceau, le croiseur Colbert, la frégate Duguay Trouin, les escorteurs d'escadre Duperré et La Galissonnière, ainsi que des avisos EV Henri, Détroyat et Jean Moulin. A Lorient, l'ancien escorteur d'escadre Bouvet et l'ex-bâtiment de soutien mobile Rhône servent quant à eux de brise-lames. Cherbourg n'est pas non plus épargné, le port militaire accueillant les ex-sous-marins nucléaires lanceurs d'engins Foudroyant, Indomptable, Terrible et Tonnant, pour lesquels seul le démantèlement des installations nucléaires est pour le moment mené mais qui devront, eux aussi, être déconstruits.
Face à l'accumulation des navires désarmés, plusieurs options ont été envisagées, notamment la désignation d'un port spécialement dédié à l'accueil provisoire de ces coques. L'essentiel de la Marine nationale (hors SNLE) ayant progressivement, depuis trente ans, quitté Brest pour Toulon, le choix du grand port breton était initialement privilégié. La base navale dispose en effet de beaucoup de place, alors que des sites de « stockage », comme Landevennec ou Lanvéoc, se situent à proximité. Cette solution se heurte néanmoins au peu d'entrain des élus locaux et de la population, peu enclins à voir Brest se transformer en cimetière géant pour bateaux gris. La situation est pourtant précaire à Toulon qui pourrait connaître, dans les toutes prochaines années, une véritable « crise du logement ».

Vers une « crise du logement » dans les ports ?
Dans le port du Var, la liste des gros bâtiments en attente, constituée depuis plusieurs années de deux vieux bâtiments de débarquement de chars (Dives et Argens), de l'aviso-escorteur Commandant Rivière, de la frégate Suffren et du bâtiment de soutien santé Rance, s'est allongée en 2006 et 2007 avec la frégate Duquesne et les transports de chalands de débarquement Ouragan et Orage. Alors que le bâtiment de soutien Bougainville pourrait suivre l'an prochain le même chemin, l'actuelle flotte en service, dont nombre d'unités ont plus de vingt ans, arrivera à bout de potentiel au début de la prochaine décennie. Pour Toulon, il est notamment prévu de désarmer le bâtiment atelier Jules Verne et la frégate Dupleix en 2012, puis le Montcalm (2013) et le Jean de Vienne (2015). Se posera également la question des pétroliers ravitailleurs, dont les deux plus vieux représentants, les Meuse et Var, doivent être désarmés en 2010 et 2012. Ils pourraient être toutefois prolongés, faute de remplaçants. Dans le même temps, les nouveaux navires vont eux aussi prendre de la place, d'autant qu'ils sont généralement nettement plus gros. Après la livraison des bâtiments de projection Mistral et Tonnerre en 2006 et 2007, à peu près aussi encombrant qu'un porte-avions, les deux grandes frégates de la classe Horizon rejoindront la Méditerranée en 2008 et 2009. Elles seront suivies, à compter de 2011, par les frégates de la classe Aquitaine, qui seront livrées au rythme d'une unité tous les 7 mois. Plusieurs projets d'aménagement, notamment de l'îlot Castigneau, sont d'ailleurs à l'étude, afin d'accroître les capacités d'accueil de la base navale.
Brest ne sera pas, non plus, épargné par cette tendance. Le bâtiment de soutien Loire, prévu pour être désarmé en 2008, sera suivi en 2011 par la frégate Tourville puis en 2012 par le De Grasse, sans oublier le Georges Leygues et le porte-hélicoptère Jeanne d'Arc, qui cessera son activité en 2010. Alors que le retrait du service du patrouilleur d'Entrecasteaux pourrait intervenir prochainement, les 9 avisos basés à Brest et à Toulon cesseront leur vie active entre 2013 et 2018. Quant aux 13 chasseurs de mines de la flotte, ils commenceront à être retirés du service à partir de 2013. Enfin, Cherbourg accueillera le sixième et dernier SNLE du type Redoutable, l'Inflexible, dont la dernière patrouille interviendra en 2008. A cette unité il conviendra d'ajouter les six sous-marins nucléaires d'attaque de la classe Rubis, dont la mise au rebut doit commencer au milieu de la prochaine décennie.

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MessageSujet: Re: Ca bouge à Toulon !   Mer 05 Sep 2007, 09:00

Citation :
Toulon : le déménagement des vieilles coques continue


L'ex-BSM Rance a été déplacée vers Saint-Mandrier pour servir de brise-lames à l'école de plongée
Le déménagement des navires désarmés se poursuit dans la rade de Toulon. L'ex-Bâtiment de Soutien Santé Rance a rejoint hier Saint-Mandrier, où il a été placé entre deux autres navires désarmés, le Bâtiment de Débarquement de Chars Argens et l'aviso-escorteur Commandant Rivière. La Rance remplace le BDC Dives pour former avec les deux autres coques le brise-lame indispensable à la tranquillisation du plan d'eau de l'école de plongée. La Dives, désarmée il y a 21 ans et dont la coque semble en piteux état, a été déplacé cette semaine vers la base navale pour une « opération de maintenance » selon le termes de la Marine nationale. L'ex-frégate Suffren avait également été déménagée cet été, quittant son quai pour être mouillée devant l'entrée de la cale où se trouve actuellement le porte-avions Charles de Gaulle. Cette première protection était initialement doublée de la Rance, collée au bateau-porte du bassin. L'ex-BSM, finalement envoyé à Saint-Mandrier, sera remplacé prochainement par un autre bateau.
Citation :

La marine se réserve la possibilité de tirer sur ses vieilles coques

Citation :

Torpillage d'une ancienne frégate australienne, le HMAS Torrens
crédits : ROYAL AUSTRALIAN NAVY
Par le passé, la marine française, comme ses homologues étrangères, a eu recours à la destruction volontaire de ses vieux navires en pleine mer. L'immersion délibérée de coques est maintenant régie par différents accords internationaux (Convention pour la protection du milieu marin de l'Atlantique du Nord-Est de 1992, Protocole de 1995 relatif à la prévention et à l'élimination de la pollution de la mer Méditerranée par les opérations d'immersion...) Il est interdit de couler volontairement des navires en Méditerranée depuis 2001 et en Atlantique depuis 2005. Lors de la signature des textes, la France a, néanmoins, apporté une réserve quant à ses activités militaires. Tirs en mer avec des missiles, torpilles, canons... La destruction des coques en mer, conséquence des tirs d'exercices ou de qualification de systèmes d'armes, reste ainsi juridiquement possible (Les marines anglaise et espagnole poursuivent d'ailleurs toujours ce type d'opérations). Elle est toutefois très encadrée, avec notamment une dépollution préalable des coques et le retrait des matériaux dangereux : « Ces immersions font l'objet d'une étude d'impact sur l'environnement, menée au préalable par un organisme extérieur à la marine », explique-t-on à l'état-major de la flotte française. La dernière opération du genre s'est déroulée en octobre 2005 avec un ancien sous-marin diesel du type Daphné. A cette occasion, la Sirène a été coulée très au large de Toulon lors d'une campagne au profit de la torpille lourde F17. Le dernier tir sur navire de surface a, quant à lui, été réalisé en octobre 2003 sur l'ex-bâtiment de soutien mobile Garonne, coulé à un peu moins de 200 kilomètres de la Réunion.

Une ou deux fois par an sur chaque façade de la métropole
Si la marine s'est engagée dans une démarche de protection de l'environnement, l'arrêt de cette pratique lors d'activités opérationnelles militaires par les navires de guerre ou les aéronefs militaires n'est pas sans poser problème : « Pour l'entraînement régulier des équipages, (la marine) réalise des tirs sur moyens légers flottants ou aériens. Dispositifs éphémères prévus uniquement à cet effet, ces outils ne présentent en revanche pas les garanties suffisantes pour la qualification des systèmes d'armes en service ou ceux en cours d'acquisition. Il convient de retenir que l'utilisation de coques comme cibles répond à un besoin réel de la marine et non comme substitut à une action de démantèlement », note Margueritte Lamour, députée du Finistère, dans son rapport d'information sur le démantèlement des navires de guerre. De plus, souligne la parlementaire, « la coque immergée devient un dispositif de concentration de poisson naturel ». Par ailleurs, Rue Royale, on explique que « l'utilisation des coques de navires désarmés est un enjeu d'importance pour la pérennisation des systèmes d'armes, en service ou en développement. L'objectif est de préparer la marine à ses missions de défense dans des conditions réalistes, tout en limitant volontairement en nombre l'utilisation de ces coques et de veiller à l'environnement ». Il n'est donc pas question de se servir de ces opérations comme supplétif à une filière de déconstruction. Bien qu'aucun tir sur cible navale ne soit à ce jour programmé, les militaires souhaitent pouvoir, le moment venu, y avoir de nouveau recours au moins une ou deux fois par an sur chaque façade maritime de la métropole.

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