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 FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN

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MessageSujet: FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN   FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN EmptyLun 11 Jan 2021, 16:19



FREGATES LANCE-MISSILES CLASSE ALVARO DE BAZAN (TYPE F-100)
(ESPAGNE)

FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN Alvaro10
La frégate lance-missiles Alvaro de Bazan (F-101)

AVANT-PROPOS

Réflexions sur la Défense Aérienne à la Mer (DAM)

L'artillerie pour commencer

Dès l'apparition du plus lourd que l'air, les différentes marines s'y sont intéressés y voyant le moyen parfait pour voir au delà de l'horizon. Cela posa immédiatement la question de savoir comment s'en protéger.

Certes les avions et les hydravions n'étaient pas encore engagés dans des missions offensives mais la possibilité de crever cet œil indiscret entraina une réflexion sur les moyens de défense contre ces appareils.

FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN Kamika11
Un Mitsubishi A6M Zero en version kamikaze attaquant le USS Iowa (BB-61)

C'est la naissance de la Défense Aérienne à la Mer (DAM) qui dans un premier temps utilise les mêmes recettes qu'à terre avec des canons médians tirant pour des raisons de cadence de tir des obus encartouchés (l'obus et la douille ne font qu'un) et surtout des mitrailleuses, les premiers se chargeant de la moyenne altitude, les seconds de la basse et de la très basse altitude.

Après le premier conflit mondial, la situation évolue a minima même si contrairement à ce qu'on écrit parfois les différents amiraux étaient parfaitement conscients de la menace aérienne. Il est cependant probable que si en 1939 vous aviez dit à un amiral qu'une escadre ne pourrait résister à la puissance aérienne ennemie en absence d'une couverture de chasse il aurait été sceptique.

FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN 5_inch10
Canon de 127mm en action

Les canons médians sont toujours là en affûts simples ou doubles, le calibre augmentant, la France passant par exemple du 75 au 90mm (en attendant le 100mm), la Grande-Bretagne du 3 au 4 pouces soit en bonnes mesures du 76.2 au 102mm, l'Allemagne utilise quelques canons de 88mm et surtout des canons de 105mm (en attendant le 127mm), l'Italie utilise essentiellement des canons de 90mm, l'URSS des canons de 100mm, le Japon des canons de 127mm et les Etats-Unis des canons de 102 et de 127mm.

En revanche les mitrailleuses sont peu à peu déclassées en raison d'une portée mais aussi d'une puissance insuffisante pour abattre des avions plus solides, plus rapides et mieux protégés.

Si certaines marines conservant des mitrailleuses lourdes (12.7mm pour la Grande-Bretagne, 13.2mm pour la France et l'Italie), d'autres préfèrent se concentrer sur des canons à tir rapide déployés en nombre croissant en affûts simples, doubles, triples et même quadruples.

L'Allemagne déploient ainsi des canons de 20 et de 37mm, la Grande-Bretagne des canons de 20 et de 40mm, la France quelques canons de 25mm mais surtout des mitrailleuses de 13.2mm avec des canons de 37mm, l'Italie essentiellement des canons de 20 et de 37mm, l'URSS des canons de 25,37 et 45mm alors que les Etats-Unis mettent d'abord au point un canon de 28mm qui se révèle assez inefficace avant de faire confiance à un duo rentré dans l'histoire, dans l'immortalité même : le 20mm Oerlikon et le 40mm Bofors.
Durant le second conflit mondial, l'utilisation des canons est associée à des radars et des moyens de communication qui vont démultiplier leur efficacité.

FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN Oerlik13
Le 20mm Oerlikon et ci-dessous le 40mm Bofors, deux légendes du second conflit mondial
FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN 40mm_b14

Les alliés vont ainsi mettre au point une série de tactiques comme l'invention du FDO (Fighter Director Officer), l'officier directeur de chasse qui coordonne l'action entre la DCA et la chasse et la pratique du tir de barrage avec l'utilisation de canons médians pour maintenir à distance l'aviation ennemie et de nombreux canons légers à tir rapide pour faire «boule de feu» et repousser l'ennemi.

L'exemple le plus connu est celui du cuirassé USS South Dakota (BB-57) lors de la bataille de Santa Cruz le 26 octobre 1942 dans la campagne de Salomons qui sauve la mise du porte-avions USS Enterprise (CV-6) en abattant 32 avions japonais (26 officiellement validés).

FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN Fritz_10
La bombe guidée Fritz X et l'avion-fusée japonais Okha (ci-dessous larguée par un G4M Betty) vont faire entrer la DAM dans une nouvelle ère
FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN Bombe_10

Néanmoins à la fin du conflit, la DCA traditionnelle à base de canons commence à atteindre ses limites. Les avions sont de plus en plus rapides et de plus en plus puissants, les allemands engagent les premières bombes guidées que les bombardiers peuvent lancer hors de portée de la DCA ennemie tandis que les japonais utilisent l'arme du désespoir le kamikaze ce qui nécessite non pas de simplement abattre l'avion mais de le désintégrer.

FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN Canon_80
Affût double de 76mm à bord du porte-avions USS Ticonderoga (CVA-14)

Si les américains travaillent sur un canon de 76mm automatique capable de pulvériser un bombardier en piqué ou un avion torpilleur, l'avenir est clairement à une autre forme d'arme, le missile surface-air mais ces armes n'apparaitront qu'une fois le second conflit mondial terminé.

Le missile surface-air : révolution pour la DAM !

L'apparition des bombes guidées allemandes (qui détruisent notamment le cuirassé italien Roma) puis l'emploi par les japonais de ce qui peut être considéré comme l'ancêtre du missile air-surface la bombe-suicide Okha impose de repenser totalement la Défense Aérienne à la Mer (DAM).

Il faut désormais réagir en quelques instants. Pour contrer les bombes guidées, on utilise d'abord le brouillage mais ce n'est qu'un pis-aller. Il faut abattre le bombardier avant qu'il ait pu lancer son engin de mort.

Les américains relancent à la fin du second conflit mondial leurs études sur un missile surface-air études initiées en 1937 mais abandonnées en 1943 en l'absence de technologies suffisamment matures pour cela.

Le 2 août 1944 est créé le «Guided Missile Subcomitee» (sous-comité du missile guidé) qui lance le projet «Blumblebee» (bourdon) le 4 décembre suivant.

A l'époque, la menace des bombes guidées allemandes s'est estompée et c'est désormais la menace des kamikaze et notamment les avions fusées Yokosuka MXY-7 Ohka qui stimulent les recherches car une fois larguée, il est quasiment inarrêtable.

FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN Rim-8_12
RIM-8 Thalos

Du projet Blumblebee vont naitre les premiers missiles surface-air américains mais aucun ne sera mis en ligne avant la fin de la guerre. Le premier à être mis en service en 1952 est le missile à longue portée baptisé Talos et propulsé par statoréacteur.

FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN Rim-2_12
Terrier en haut et Tartar en bas
FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN Rim-2413

Il est suivi en 1955 par le missile moyenne portée baptisé Terrier qui était à l'origine un simple engin cible pour les Talos et enfin le dernier de la bande, le Tartar entre en service en 1962 mais sa mise au point est loin d'être achevée.

On envisage même un missile baptisé Typhon capable de faire face aux attaques saturantes que les soviétiques ne manqueront pas de lancer sur les marines de l'OTAN. Il aurait été également capable d'intercepter une cible volant à Mach 3 à 370km de son bâtiment porteur !

FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN Aegis_10
Fonctionnement du système Aegis

Seulement les idées sont trop en avance sur la technologie et le projet aboutit à une impasse. Il faudra attendre des progrès en matière d'électronique pour que les idées initiées par le Typhon voient le jour sous la forme d'un système connu sous le nom d'Aegis (bouclier).

De haut en bas, missile RIM-66 Standard MR, missile RIM-67 Standard ER _plus connu sous le nom de SM-1 et SM-2_ et enffin le RIM-161 Standard Missile 3 ou SM-3
FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN Rim-6611
FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN Rim-6711
FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN Rim-1611

Si le Talos est retiré du service en 1979 sans être remplacé par un missile équivalent, le duo Terrier et Tartar (que la France à utilisé sur quatre Escorteurs d'Escadre refondus) à cédé la place à la famille SM (Standard Missile) avec le SM-1 puis le SM-2. Si le SM-1 n'est plus en service dans l'US Navy, le SM-2 l'est toujours étant complété sur certains navires par le SM-3 destiné à la lutte anti-missiles balistique.

A SUIVRE

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MessageSujet: Re: FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN   FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN EmptyMer 13 Jan 2021, 10:36

Una breve historia de la Armada española (Une brève histoire de la marine espagnole)
FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN Gallio10
Un gallion espagnol affrontant un navire des Provinces-Unies

Comme les navires espagnols sont peu abordés dans mes articles je me suis dit que quelques informations sur l'Armada Espanola.

La marine espagnole apparaît avant même la naissance de l'état espagnole avec notamment une marine aragonaise (troisième plus grande flotte de Méditerranée) et une marine castillane qui participa à la guerre de Cent Ans aux côtés des français tout en menant la Reconquista.

FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN Lepant10
Fresque représentant la bataille de Lepante dans la galerie des cartes au Vatican

La puissance navale espagnole participe aux Grandes Découvertes puis à la colonisation d'un nouveau continent. Elle s'illustre en Méditerranée à Lépante en 1571 où la marine coalisée (espagnols, vénitiens, états pontificaux) était dirigée par le demi-frère adulterin de Philippe II, Don Juan de Austria.

FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN Invinc10
L'Invincible Armada ou le chant du cygne de la puissance navale espagnole

En 1588 l'échec de l'Invincible Armada dans sa conquête de l'Angleterre marque le début du déclin de la puissance navale espagnole au profit des Provinces Unies et de la Grande-Bretagne.

A la fin du 17ème siècle, les Habsbourgs délaissent la marine de guerre, estimant que l'investissement n'est pas rentable. Un relatif redressement à lieu sous les Bourbons, la France contant sur l'Espagne pour contrer la puissance navale britannique avec plus ou moins de réussite.

Elle subit de lourdes pertes à la Bataille de Trafalgar (1805) perdant onze navires de ligne et un quart du reste de sa flotte.

Dans les années 1820 l'empire colonial espagnol essentiellement concentré en Amérique du Sud tombe. La marine perd de son importance, le déclin de l'Armada Espanola étant à l'image d'une Espagne figée dans la recherche d'un Siècle d'Or mythifié, d'une Espagne manquant le virage de la Révolution Industrielle à l'exception de quelques régions périphériques (Catalogne, Pays Basque).

Signe qui ne trompe pas, les premiers bateaux à vapeur sont acquis en 1846....au Mexique, des bateaux certes construits en Grande-Bretagne mais c'est quand même révélateur.
Dans les années 1850 et 1860 des investissements non négligeables sont réalisés pour les forces navales espagnoles déployées dans le Pacifique.

Dans les années 1890 des croiseurs cuirassés sont acquis par la marine espagnole. En 1896, la marine espagnole comprend trois divisions basées à Cadix, au Ferrol et à Carthagène. Chaque division dispose également de monitors alors que les côtes sont défendues par des navires spécifiques.

A cette époque on trouve un cuirassé, huit croiseurs de première classe, six croiseurs de deuxième classe, neuf croiseurs de troisième classe et 38 torpilleurs. Dix navires sont également en construction, les effectifs étant de 1002 officiers, 725 mécaniciens, 14000 marins et 9000 marines, l'Infanteria de Marina étant créée le 27 février 1537 ce qui en fait le corps d'infanterie de marine le plus ancien du monde.

En dépit d'un effort de modernisation, elle affronte une marine américaine plus moderne et qui rentre en 1898 dans la cour des grands. La marine espagnole subit de lourdes pertes à Cuba et aux Philippines.

L'Espagne reste neutre durant la première guerre mondiale et sa première opération réelle depuis 1898 est la Guerre du Rif, la révolte d'Abd-El-Krim écrasée par les français et les espagnols qui débarquent en baie d'Alhucemas le 8 septembre 1925.

En 1931 la marine royale devient la marine républicaine. Elle se divise entre républicains et nationalistes avec des affrontements fratricides même si la marine républicaine privée de ses cadres se révélant incapables d'empêcher le passage de l'Armée d'Afrique dans la Péninsule ibérique.

A la fin de la guerre civile la marine espagnole dispose des moyens suivants :

FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN Ca_can10
Le croiseur lourd Canarias. Après guerre les espagnols envisagèrent sa transformation en porte-avions

-Croiseur lourd Canarias

-Croiseur léger Navarra   Mendez Nunez Galicia Almirante Cervera Miguel Cervantes

FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN Joszo_10
Le destroyer José Luiz Diez de classe Churucca

-Quinze destroyers classe Churruca

-Sept sous-marins (trois de classe B et quatre de classe C)

L'aéronavale espagnole voit le jour en 1920 quatre jours après un décret royal qui approuvait sa création. Son berceau est situé à El Prat sur le site de l'actuel aéroport de Barcelone. En septembre 1936 elle fusionne avec l'armée de l'air républicaine après la réorganisation des forces armées suite au coup d'Etat. L'équipement est obsolète.

FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN Infant10
Insigne de l'infanterie de marine espagnole

A noter également que sans le déclenchement de la guerre  d'Espagne, l'infanterie de marine aurait été également dissoute par le gouvernement républicain.

Après la victoire de Franco, la marine espagnole retrouve quelques couleurs. Le pays ravagé et épuisé ne participe pas au second conflit mondial. Après une période au ban des nations, l'Espagne guerre froide oblige devient un allié privilégié des américains qui disposent de plusieurs bases dans la péninsule ibérique et surtout offre à l'Armada Espanola des navires modernes.

Des aides financières permettent également la construction de navires neufs comme des sous-marins et probablement en raison du choix américain du tout nucléaire, les espagnols se tournent vers la France avec la construction de sous-marins de classe Daphné puis de classe Agosta.

FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN Classe63
Sous-marin type Galerna

Mieux même les espagnols ont de grandes ambitions puisque selon une note du 2 avril 1963 l'Espagne envisageait rien de moins que la construction de deux porte-avions type Clemenceau, huit frégates lance-missiles classe Suffren, douze escorteurs, huit sous-marins, un TCD (Transport de Chalands de Débarquement) et cinquante unités diverses.

En ce qui concerne les sous-marins les espagnols vont faire construire sous licence quatre Daphne et quatre Agosta. Cette coopération donna naissance au type Scorpène exporté au Chili, en Malaisie et en Inde mais suite à une brouille, les espagnols décidèrent de se lancer en solo dans le type S-80 avec des résultats catastrophiques puisque les navires ne sont toujours pas en service.

Actuellement la marine espagnole est à la croisée des chemins avec des navires modernes (un porte-hélicoptères amphibie, cinq frégates antiaériennes notamment) mais aussi des navires anciens à renouveler (frégates classe Santa Maria, sous-marins) sans compter un certain nombre de problèmes sur les plans du recrutement ainsi que des problèmes financiers.

Les prédécesseurs des F-100 : la classe Baleares
FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN Uss_kn10
La frégate USS Knox (FF-1052)

Avant de parler des cinq unités de classe Baléares, concentrons-nous sur leur parent à savoir les quarante-six unités de classe Knox. Désignés initialement comme destroyer d'escorte puis comme escorteurs océaniques (oceanic escort), les quarante-six navires sur un total initialement envisagé de cinquante-cinq ont été reclassés frégates le 30 juin 1975.

Désignés SCB N°199C, les Knox sont les derniers navires de combat de la marine américaine disposant de la classique propulsion turbines à engrenages/chaudière à vapeur. Avec son unique ligne d'arbre, son armement jugé trop léger, ces navires furent baptisés «McNamara's Folly» (la folie de McNamara).

10 navires sont autorisés à l'année fiscale 1964, 16 pour l'année fiscale en 1965 et dix en 1966, en 1967 et 1968, six navires étant annulés en 1968 et quatre en 1969. Si les navires des années fiscales 1964 et 1965 sont commandés dans quatre chantiers différents, les navires suivants furent tous commandés aux chantiers navals Avondale de la Nouvelle-Orléans pour réduire les coûts de production.

Suite à la fin de la guerre froide ces navires vont être retirés du service pour des raisons budgétaires et en raison d'un certain déclassement en terme de performances dans le domaine de lutte anti-sous-marine. Les premiers navires sont désarmés dès 1991 et les derniers quittent les rangs de l'US Navy en 1994. Ces navires vont connaître une seconde carrière en Turquie, en Egypte, à Taïwan, en Thaïlande et au Mexique.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : pleine charge 4130 tonnes

Dimensions : longueur 134m largeur 14.25m tirant d'eau 7.54m

Propulsion : une turbine à engrenages Westinghouse alimentées en vapeur par deux chaudières à vapeur développant 35000ch et entrainant une hélice

Performances : vitesse maximale 27 nœuds distance franchissable 4500 miles nautiques à 20 nœuds

Electronique : un radar de veille surface AN/SPS-10, un radar de veille air AN/SPS-40, un radar de veille surface AN/SPS-67, un sonar actif/passif AN/SQS-26, un sonar remorqué AN/SQR-18, un système de conduite de tir de l'artillerie AN/SPG-53 Mk68, contre-mesures électroniques

Armement : (origine) un canon de 127mm Mk 42 à l'avant, un lanceur à huit cellules Mark  16 pour missiles Asroc, deux plate-formes lance-torpilles Mark 32 pour torpilles Mark 46

(première refonte) un lanceur octuple Mark 25 pour missiles Sea Sparrow (DE-1052 à 1069 et DE-1071 à DE-1083), un lanceur octuple Mark 29 pour missiles Sea Sparrow (DE-1070), deux cellules du lanceur Mark 16 adapté pour lancer des missiles antinavires Harpoon, le reste de l'armement ne change pas

(seconde refonte) un système de défense rapprochée Phalanx en remplacement du lanceur Sea Sparrow

Aviation : un drone QH-50 DASH puis un Kaman SH-2 Seasprite

Equipage : 17 officiers et 240 officiers mariniers et marins


Les espagnols s'intéressent au type Knox pour renforcer leur puissance navale mais leurs besoins en matière anti-sous-marine étant couverts ils déclinèrent le concept SCB n°199 en version antiaérienne pour assurer la défense aérienne à la mer.

Par rapport aux Knox les Baléares remplacent les installations aéronautiques et le lanceur Sea Sparrow par un lanceur utilisant des missiles surface-air Standard SM-1. Le reste de l'armement reste identique. Ces frégates sont construites aux chantiers navals Navantia du Ferrol en Galice et forment la 31ème escadrille d'escorte.

FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN Balear10

-La frégate Baléares (F-71) est mise sur cale en octobre 1968 lancée le 20 août 1970 et mise en service le 24 septembre 1973. Elle à été désarmée en 2004.

FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN Andalu10

-La frégate Andalucia (F-72) est mise sur cale en juillet 1969 lancée le 30 mars 1971 et mise en service le 23 mai 1974. Elle à été désarmée en 2005.

FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN Catalu10

-La frégate Catalunia (F-73) est mise sur cale en août 1970 lancée le 3 novembre 1971 et mise en service le 16 janvier 1975. Elle à été désarmée en 2004.

FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN Asturi10

-La frégate Asturias (F-74) est mise sur cale en mars 1971 lancée le 13 mars 1972 et mise en service le 2 décembre 1975. Elle à été désarmée le 30 juin 2009.

FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN Extrem10

-La frégate Extremadura (F-75) est mise sur cale en novembre 1971 lancée le 21 novembre 1972 et mise en service le 10 novembre 1976. Elle à été désarmée en 2006.


Caracteristiques Techniques

Déplacement : standard 2735 tonnes pleine charge 3789 tonnes

Dimensions : longueur 134m largeur 14.25m tirant d'eau 7.54m

Propulsion : une turbine à engrenages Westinghouse alimentée en vapeur par deux chaudières à vapeur développant 35000ch et entrainant une hélice

Performances : vitesse maximale 28 nœuds

Electronique : un radar de veille aérienne AN/SPS-52B, un radar de veille aérienne RAN-12-L/X, un radar de veille surface AN/SPS-10F, un sonar de coque DE 1160 LF, un sonar remorqué AN/SQS-35N, système de contrôle de tir AN/SPQ-53 Mark 68, lance-leurres Super RBOC Mk 36

Armement : un canon de 127mm Mark 42 en tourelle simple à l'avant, deux systèmes de défense rapprochée Meroka, un lanceur Mk 13 pour seize missiles Standard SM-1, huit missiles surface-surface Harpoon en deux lanceurs quadruples, un lanceur octuple Mark 16 pour missiles anti-sous-marins Asroc, quatre tubes lance-torpilles simples pour torpilles Mark 46.

Aviation : aucune

Equipage : 256 officiers, officiers-mariniers et marins


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MessageSujet: Re: FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN   FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN EmptyJeu 14 Jan 2021, 17:10

clausewitz a écrit:
[…] Mieux même, les Espagnols ont de grandes ambitions puisque selon une note du 2 avril 1963 l'Espagne envisageait rien de moins que la construction de deux porte-avions type Clemenceau, huit frégates lance-missiles classe Suffren, douze escorteurs, huit sous-marins, un TCD (Transport de Chalands de Débarquement) et cinquante unités diverses.[…]
Impressionnant, en effet ! FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN Bide
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MessageSujet: Re: FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN   FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN EmptyVen 15 Jan 2021, 11:50

Genèse des Alvaro de Bazan

Un long processus
FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN Nfr-9011
Maquette du projet NFR-90

Dans les années quatre-vingt face au coût de plus en plus important des navires de guerre, l'OTAN envisage de construire un seul et unique modèle de frégate, le projet NFR-90 (Nato Frigate Replacement 90) censé équiper tous les pays de l'Alliance possédant une marine c'est-à-dire tous sauf le Luxembourg et l'Islande, le premier étant un pays enclavé et le second étant dépourvu de forces armées.

Comme souvent ce projet se heurte à de nombreux problèmes politico-industriels notamment le partage du gateau entre les différents chantiers. Le projet est finalement abandonné au profit d'aventures tripartites exclusivement européennes.

On trouve d'abord le Programme Horizon franco-italo-britannique, un programme ambitieux puisque les différents partenaires du programme prévoit la construction de pas moins de vingt navires (douze pour la Perfide Albion, quatre pour chacune des deux marines latines).

FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN Fda_ch11
Frégate de Défense Aérienne (FDA) Chevalier Paul photographiée à Nantes en 2012 lors de son unique visite dans sa ville marraine

Hélas pour le symbole la Grande-Bretagne décide de faire cavalier seul avec son type 45 tout en conservant le système d'arme centré autour du remarquable missile Aster. La France et l'Italie continuent leur coopération mais des aléas financiers et des choix politiques critiquables et critiqués aboutiront finalement à la construction de seulement deux unités pour chacun des pays partenaires, le Forbin et le Chevalier Paul (dont la ville-marraine est ma bonne ville de Nantes) côté français, Andrea Doria et Caio Duilio côté italien.

FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN Ddg_an10
Qui d'autre qu'Andrea Doria pouvait donner son nom à le fleuron de la Marina Militare ?

De l'autre côté on trouve un programme appelé Charles Quint (officiellement Trilateral Frigate Cooperation) car regroupant l'Espagne, les Pays-Bas et l'Allemagne.

FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN Fgs_sa10
Même si cela ne saute pas aux yeux, le type 124 (ci-dessus la FGS Saschen) et la classe De Zeven Provincien ont été développées en même temps
FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN Hnlms_11

Là encore ce programme de tri devient binational, l'Allemagne et les Pays-Bas continuant le programme pendant que l'Espagne tout en conservant un pied dans le programme néerlando-germano-espagnol adopte le système Aegis, devenant le troisième pays à le faire après les Etats-Unis et le Japon en attendant la Corée du Sud et la Norvège (dans une version dégradée) mais le premier pays européen.

L'Espagne n'à pas attendu le lancement du programme trinational pour les études techniques. Elle lance ses premières études dès 1991 mais à l'époque nous sommes davantage sur une frégate anti-sous-marine de 3 à 3500 tonnes soit le tonnage de nos La Fayette.

Comme souvent le projet prend du poids et dès mai 1992 nous atteignons des tonnages de 4 à 4500 tonnes. En 1994 la barre des 5000 tonnes est franchie et la mission principale est passée de la lutte anti-sous-marine à la défense aérienne à la mer. Comme nous le savons un temps l'Espagne intègre un programme commun avec les néerlandais et les allemands avant de préférer faire cavalier seul.

Le 31 janvier 1997 le gouvernement espagnol donne son feu vert pour la construction de quatre Frégates type F-100. Une cinquième est commandée en 2006 mais la commande d'une sixième autorisé en mars  2007 est ajournée en 2009 en raison de la crise économique frappant l'Espagne avant d'être finalement abandonnée en 2012.

FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN Schzom10
Schéma des frégates type F-100

Ces navires sont baptisés du nom de grands marins espagnols à savoir Alvaro de Bazan (F-101), Almirante Juan de Borbon (ex-Roger de Lauria) (F-102), Blas de Lézo (F-103), Mendez Nunez (F-104), Cristobal Colon (F-105), la sixième annulée ayant été baptisée successivement Roger de Lauria puis  Juan de Austria (F-106).

Le système Aegis
FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN Aegis_11
Schéma de fonctionnement du système Aegis

A la fin du second conflit mondial les américains furent confrontés à un problématique de taille pour la défense antiaérienne de leur flotte : les attaques saturantes menées par les kamikazes. Si ces dernières n'ont pas eu un impact stratégique (cela n'à pas changé le cours de la guerre) et tactique (les pertes ont été minimes) majeur elles ont mis les nerfs des marins à rude épreuve et poussé les amiraux américain à réfléchir à l'avenir de la DAM.

Que-se passerait-il si au lieu d'un ennemi aux abois les attaques saturantes étaient menées par un ennemi possédant des moyens militaires conséquents ?

Tout en développant des missiles toujours plus performants (les Talos, Terrier et Tartar en attendant la famille Standard) les américains s'interrogèrent sur le traitement des données pour accélérer la boucle Détection/Analyse/Décision/Action (DADA).

Le processus qui allait conduire à la mise au point du système Aegis (bouclier en grec) à été long et va bénéficier de l'expérience tirée de l'échec du programme Typhon, une idée brillante mais inadaptée aux technologies de l'époque (projet lancé en 1958 et annulé en 1963).

Le programme Aegis est lancé en 1964 et officiellement baptisé en 1969. En 1973 le système est installé sur le bâtiment d'essais USS Norton Sound et en attendant la fin des tests la marine américaine étudie les navires les mieux adaptés à recevoir le système.

FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN Uss_ti18
Le USS Ticonderoga (CG-47) à la mer. Les Ticonderoga seront le sujet de l'article suivant de votre serviteur

Si le projet de croiseur lance-missiles appelé CSGN et dérivé des classes California et Virginia n'allait pas aboutir en revanche les croiseurs lance-missiles classe Ticonderoga allaient être construits et mis en service (ils le sont toujours en 2020 mais sont en fin de carrière). Si les premiers aujourd'hui désarmés disposaient de deux lanceurs doubles Mk26 les suivants à partir du Bunker Hill (CG-52) disposaient de cellules de lancement vertical Mk41.

FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN Uss_ar44
Le USS Arleigh Burke (DDG-51).

Après les Ticonderoga, les navires suivants à être équipés d'Aegis furent les destroyers de classe Arleigh Burke dont le nombre de navires en service est en passe d'approcher les classes de destroyers les plus nombreuses de l'histoire de la marine américaine.

En effet il est actuellement prévu la construction de quatre-vingt neufs unités type Burke (DDG-51 à DDG-139). Soixante-huit sont en service, trois sont officiellement en commande et six sont en construction. Après l'échec du programme CG(X) l'US Navy à décidé sauf nouveau changement de remplacer les Ticonderoga par une nouvelle évolution des Burke à savoir les Arleigh Burke Block III

Il à d'abord été utilisé par les Etats-Unis avant d'être mis en service dans la force autodéfense maritime japonaise, la marine espagnole, la marine norvégienne (dans une version dégradée), la marine sud-coréenne, la marine australienne en attendant la marine canadienne, Canberra comme Ottawa adoptant la frégate type 26 et le système Aegis pour remplacer respectivement les Anzac et les Halifax.

FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN Type_210
Représentation informatique du type 26

A terme la marine australienne disposera de neuf frégates de classe Hunter (type 26) et de trois destroyers de classe Hobart soit douze navires, la marine canadienne de quinze frégates type 26.

FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN Js_kon10
Le destroyer japonais Kongo (DDG-173) et ci-dessous la frégate norvégienne Otto Sverdrup (F-312)
FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN Knm_ot10

Le Japon dispose de douze destroyers de classe Maya, deux destroyers de classe Atago, quatre de classe Kongo (d'autres navires doivent être construits), la marine sud-coréenne de six destroyers classe Sejong le Grand (trois actuellement en service), la marine norvégiennes quatre frégates de classe Fridjof Nansen (l'une d'elle la La Helge Instadà coulée et ne sera pas réparée car trop endommagé), la marine espagnole de cinq frégates type F-100 (en attendant les F-110) alors que la marine américaine disposera à terme de vingt frégates de classe Constellation, de destroyers de classe Arleigh Burke et des vingt-deux croiseurs lance-missiles de classe Ticonderoga.

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Le destroyer Saeyong Doewang (991) de la marine sud-coréenne (type KDX-III) et ci-dessous le destroyer HMAS Brisbane (DDG-41)
FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN Hmas_b11

Le système Aegis était plus qu'un système de détection mais un système de commandement et de contrôle qui utilise de puissants ordinateurs et de puissants radars pour détecter et poursuivre un grand nombre de cibles et en engager le plus possible. L'électronique est régulièrement mise à jour.

Le cœur du système est composé du radar AN/SPY-1, du système de contrôle de tir Mk99 et le système de contrôle et de gestion. Il peut suivre plus de 100 cibles à une distance supérieure à 190km. Le radar SPY-1 voit son action relayé par des radars SPS-49 de veille aérienne et SPG-62 de conduite de tir terminale.

Son bras armé est constitué par des missiles Standard SM-2 avec parfois des ESSM (Evolved Sea Sparrow Missile) pour assurer une défense aérienne à courte portée. Certains navires américains disposent également de SM-3, une évolution pour la lutte anti-missiles balistiques du SM-2. Ce missile équipe aussi le Japon.

Le chantier naval Navantia
FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN Navant10
Photo de l'un des chantiers de la firme Navantia

Les cinq frégates de classe Alvaro de Bazan ont été construites aux chantiers navals Navantia sis au Ferrol en Galice. C'est le cinquième plus gros chantier naval d'Europe et le 9ème plus gros du monde.

En 1967 l'entreprise Astilleros Espagnoles S.A (Arsenaux d'Espagne) voit le jour par la fusion des chantiers navals Euskalduna de Bilbao, la Naval de Sestao et les Astilleros de Cadiz. Cette fusion est le moyen de sauver la construction navale espagnole qui connait de sérieuses difficultés.

En juillet 2000 l'entreprise fusionne avec les chantiers navals Empressa Nacional de Bazan pour former le groupe IZAR.

En mars 2005 la branche navale IZAR fusionne avec la Sociedad Estabal de Participaciones Indusriales (SEPI) pour former le groupe Navantia. Actuellement le groupe comprend 5500  salariés (NdA chiffres de 2016).

Parmi les principaux navires militaires construits par Navantia ou ses ascendants nous trouvons les porte-aéronefs Principe de Asturias et Chakri Naruebet, le porte-hélicoptères amphibie Juan Carlos I (qui à remplacé le premier nommé comme porte-aéronefs de la marine espagnole), les porte-hélicoptères amphibies Canberra et Adelaïde, les transports de chalands de débarquement de classe Galicia, les pétroliers ravitailleurs Cantabria et Patino, les frégates type F-100 et leurs cousines norvégiennes Fridjof Nansen, des navires légers pour la marine espagnole et l'export (Venezuela, Arabie Saoudite).

NdA j'aborderai à la fin de l'historique des Alvaro de Bazan le programme F-110 et les unités de classe Hobart mais pas les Fridjof Nansen car si les deux premières classes sont étroitement dérivées des Bazan, les frégates norvégiennes sont plus des dérivés légers qu'une variante légère des F-100.

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MessageSujet: Re: FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN   FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN EmptyDim 17 Jan 2021, 10:33

HISTORIQUE

Frégate Alvaro de Bazan (F-101)
FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN Alvaro18
La frégate Alvaro de Bazan (F-101) à la mer

Présentation
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La frégate Alvaro de Bazan parée au lancement

-L'Alvaro de Bazan (F-101) est mise sur cale le 14 juin 1999 lancée le 31 octobre 2000 et mise en service le 19 septembre 2002.

FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN Alvaro19

La frégate F-101 rend hommage à Alvaro de Bazan y Guzman (Grenade 22 décembre 1526 Lisbonne 9 février 1588).

Premier marquis de Santa-Cruz, c'est un amiral et un général espagnol, loyal et fidèle serviteur de Charles Quint puis de son fils Philippe II. Il est issu d'une famille de soldats et de marins puisque son grand-père à participé à la conquête de Grenade et son père à celle de Tunis en 1535.

Chevalier de Malte de l'Ordre de Saint Jean de Jérusalem, prieur de Crato, il s'empare du Penon de Velez, d'Alger en 1564, participe à la bataille de Lepante en 1571 puis à l'expédition de Tunis en 1573.

En 1582 il bat lors de la bataille des Açores la flotte française de Philippe Strozzi qui soutenait le Prieur de Crato, prétendant au trône du Portugal.

Nommé Capitan de la Mar Oceana y Almirante de la Marina (capitaine de la mer Océane et amiral de marine), il aurait du être commandant de l'Invincible Armada mais il meurt avant l'appareillage de la flotte en direction de l'Angleterre. Il est inhumé au Panthéon des Marins Illustres situé à Cadix.

Carrière opérationnelle
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La frégate Alvaro de Bazan à quai

A la fin de l'année 2005 il intègre le groupe de combat centré autour du porte-avions USS Theodore Roosevelt (CVN-71) (classe Nimitz), groupe avec lequel il va opérer dans le Golfe Persique ce qui représente une première pour un navire espagnol.

En mars 2007 il est le premier navire de la marine espagnole à faire escale en Australie depuis près de 150 ans. Cette escale est destinée à promouvoir les produits de la firme Navantia en vue de combler les besoins d'une marine australienne qui avait décidé de passer un cap. Cette escale se révéla fructueuse puisque la Royal Australian Navy (RAN) sélectionna le modèle F-100 pour ses trois destroyers (plus une option jamais exercée) du programme AWD sans compter d'autres navires proposés par les chantiers espagnols comme des pétroliers ravitailleurs et des navires amphibies.

Toujours en 2007 il est le navire-amiral du premier groupe naval permanent de l'OTAN (SNMG-1), étant remplacé par son sister-ship Blas de Lézo.

FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN Alvaro24
Un SH-60 appontant sur la frégate Alvaro de Bazan

Le 11 septembre 2009 l'Alvaro de Bazan accompagné de son sister-ship Mendez Nunez et de la frégate Navarra effectuent une démonstration de leurs capacités dans l'estuaire du Montevedra en Galice au profit des éléves de l'Ecole Navale.

Du 2 au 5 juillet 2012 en compagnie de son sister-ship Mendez-Nunez, du sous-marin Galerna, des Harrier du 9ème escadron et du pétrolier ravitailleur Cantabria, il participe à l'exercice MAR-22

En 2013 il participe à l'exercice amphibie BRILLANT MARINER. Il participe ensuite à l'opération ATALANTA, ce déploiement s'achevant le 16 mars 2014 quand il est relevé par son sister-ship Cristobal Colon.

Le 11 juillet 2014 la frégate Cristobal Colon rentre de son déploiement dans l'Océan Indien (opération anti-piraterie ATALANTA) et dans les atterrages immédiats du Ferrol ses quatre sister-ship forment le comité d'accueil. C'est la première fois que les cinq navires de la 31ème escadrille d'escorte opèrent ensemble.

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La frégate Alvaro de Bazan naviguant de conserve avec le USS Theodore Roosevelt (CVN-71). La présence d'un Tomcat sur le pont d'envol situe cette photo avant 2006 date du retrait du service du Matou

En septembre 2014 il participe avec le Mendez-Nunez à l'exercice DACEX-14, un exercice de défense aérienne des îles Canaries. Il intègre ensuite le SNMG-1 comme navire-amiral, rôle qu'il cède à son sister-ship Mendez Nunez. En septembre 2016 l'Alvaro de Bazan lui rendra la politesse.

En  janvier et février 2017 il participe avec son sister-ship Blas de Lézo à l'exercice de défense aérienne à la mer EAGLE EXE.

En septembre et octobre 2017 il participe à l'exercices FORMIDABLE SHIELD 17 en Ecosse (région des Nouvelles Hébrides)


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MessageSujet: Re: FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN   FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN EmptyMar 19 Jan 2021, 10:33

Frégate Almirante Juan de Borbon (F-102)
FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN Almira12
L'Almirante Juan de Borbon (F-102) à faible vitesse quittant un port

Présentation

-L'Almirante Juan de Borbon (F-102) est mise sur cale le 27 octobre 2000 lancée le 28 février 2002 et mise en service le 2 décembre 2003.

FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN Juan_d10

La deuxième unité de classe Alvaro de Bazan rend hommage à Juan de Borbon y Battenberg (San Ildefonso 20 juin 1913 Pampelune 1er avril 1993).

Infant d'Espagne, comte de Barcelone en 1977, c'est le troisième fils et avant-dernier enfant d'Alphonse XIII, roi d'Espagne de 1886 à 1931 et de Victoire Eugénie de Battenberg. Il est le père de Juan Carlos 1er et grand-père de l'actuel roi Felipe VI.

Un temps prétendant au trône d'Espagne sous le nom de Juan III, il accepte de s'effacer au profit de son fils, ayant compris que Franco ne l'accepterait jamais comme roi en cas de restauration car jugé trop libéral alors qu'à l'époque son fils Juan Carlos pouvait être encore formé pour préserver l'héritage franquiste après la mort du dictateur espagnol.

Il n'aurait jamais du régner ni même être en position de l'être mais en 1933 ses deux frères ainés renoncent, Alphonse hémophile car il veut épouser une roturière cubaine alors que Jacques est sourd.

Au moment de la guerre d'Espagne il veut combattre  dans le camp nationaliste mais on lui refuse tout engagement.

Le 15 janvier 1941 son père abdique officiellement en sa faveur faisant de don Juan le nouveau chef de la famille. A partir de 1943 il représente une alternative à Franco surtout si les alliés se décident à envahir la péninsule ibérique.

Comme nous le savons ce ne sera pas le cas et en 1946 il s'installe à Estoril (Portugal), le lieu où nombre de monarques déchus comme le Régent Horthy ou Carol II de Roumanie.

En 1969 Franco fait de Juan Carlos son successeur. Pour marquer la rupture, il est fait prince d'Espagne et non prince des Asturies, le titre traditionnel des héritiers à la couronne d'Espagne.

La famille se divise, Jacques renonce à sa renonciation ce qui relance les querelles de famille heureusement sans conséquences. Don Juan renonce officiellement à ses droits à la couronne d'Espagne le 14 mai 1977 et son fils le fait officiellement comte de Barcelone.

En 1978 il est fait amiral honoraire de la marine espagnole. Cela couronne également son service au sein de la marine britannique durant son exil.

Carrière opérationnelle
FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN Almira13
La frégate Almirante Juan de Borbon (F-102) à la mer. Notons le Seahawk sur la plate-forme hélicoptère

Le 8 septembre 2006 il quitte la base navale de Rota près de Cadix pour escorter les navires amenant au Liban le contingent espagnol d'une FINUL renforcée suite au conflit entre le Hezbollah et Israël. Il est de retour au Ferrol le 12 novembre 2006.

En février 2007 il participe à l'exercice GALIBER et en mai il mène des essais au large de Carthagène.

En juin 2007 il voit du pays puisqu'il fait escale à Stavanger (Norvège) mais aussi à Chania et Heraklion (Grèce).

FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN Almira14
L'Almirante Juan de Borbon (F-102) à la mer. Les F-100 ne manquent pas d'élégance

En janvier 2008 il rentre à Cadix pour des réparations suite à une série de malfaçons. En avril il rallie Brest pour des exercices avec la Marine Nationale. De juin à décembre 2008 il est déployé en Estonie dans le cadre OTAN.

En janvier 2010 il est déployé au large des côtes portugaises pour une série d'exercices. En mai et juin de la même année après entretien il effectue différents essais et différentes évaluations de ses capacités.

FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN Almira15
L'Almirante Juan de Borbon (F-102) à la mer avec l'équipage d'un porte-avions américaine au poste de bande

Le 12 janvier 2011 après avoir traversé l'Atlantique il arrive à Norfolk pour participer à des opérations avec le Carrier Strike Group Two (CSG-2). Ce groupe organisé autour du USS George H. W. Bush (CVN-77) préparait son premier déploiement outre-mer au Moyen-Orient en relève du USS Enterprise (CVN-65) sur le point d'être désarmé.

Le 11 juillet 2014 avec ses trois sister-ship il accueille le dernier rejeton de la famille, la frégate Cristobal Colon rentré d'un déploiement au large de la Somalie dans le cadre de l'opération ATALANTA.

FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN Almira16
L'Almirante Juan de Borbon (F-102) en escorte du dernier porte-avions de classe Nimitz, le USS George H. W. Bush (CVN-77)

En 2015 il teste les capacités ABM (Anti-Balistic Missiles) du système Aegis en compagnie du destroyer USS Ross (DDG-71).

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MessageSujet: Re: FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN   FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN EmptyHier à 15:12

Frégate Blas de Lézo (F-103)

Présentation
FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN Blas_d11
La frégate Blas de Lézo à la mer

-La frégate Blas de Lézo (F-103) est mise sur cale le 28 février 2002 lancée le 16 mai 2003 et mise en service le 15 décembre 2004.

La troisième unité de classe Alvaro de Bazan rend hommage à un illustre marin espagnol de la trempe d'un Duguay-Trouin, d'un Suffren, d'un Nelson.

FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN Blas_d10

Il s'agit de Blas de Lézo y Olavarrieta (San Pedro 3 février 1689 Carthagène 7 septembre 1941). Amiral basque espagnol, il est l'un des plus grands stratèges de la marine espagnole.

Aspirant dans la Royale en 1701 à l'âge de douze ans, il participe à la guerre de Succession d'Espagne, perdant sa jambe gauche à la bataille de Velez Malaga. Son courage lui vaut d'être promu enseigne de vaisseau par Louis XIV. Il est ensuite fait lieutenant de vaisseau pour d'autres faits d'armes.

Après avoir ravitaillé clandestinement la ville de Barcelone il entre dans la légende quand avec la pinasse Renard il prend à l'abordage le HMS Resolution un vaisseau de 80 canons que les marins espagnols incendient pour ne pas le voir retomber aux mains des anglais.

Au siège de Toulon en 1707 il perd l'oeil gauche puis lors d'une mission de patrouille depuis le port de Rochefort il capture dix navires britanniques.

En 1711 il intègre la marine espagnole. Capitaine en 1713 il participe au siège de Barcelone en 1714 où il perd son bras droit. Il reçoit le surnom de Mediohombre (le demi-homme).

En 1723 il lutte contre les pirates britanniques et néerlandais opérant dans le Pacifique. Deux ans plus tard en 1725 il se marie. En 1730 il est fait commandant de la flotte Méditerranée, s'illustrant devant Oran en 1732.

Lieutenant Général en 1734 il rallie Carthagène en 1737. Il repousse les britanniques qui se replient après avoir vainement assiégé la ville de mars à mai 1741. Il est emporté par l'épidémie de peste qui ravage la ville. Le lieu de sa sépulture est inconnu.

Carrière opérationnelle
FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN Blas_d12
La frégate Blas de Lézo à quai

Après avoir réalisé ses essais à la mer du 7 au 11 septembre 2004, il retourne à son chantier constructeur pour les traditionnelles modifications et réparations. En septembre 2005 il teste ses systèmes de lancement de missiles en compagnie de deux destroyers de classe Arleigh Burke, les USS Howard (DDG-83) et USS Halsey (DDG-97).

Le 11 février 2007 il quitte le port de Toulon au sein d'un groupe occasionnel organisé autour du porte-avions Charles de Gaule, des frégates françaises Tourville (lance-missiles), Cassard (antiaérienne) et Dupleix (anti-sous-marine), du pétrolier-ravitailleur Marne en attendant l'arrivée dans l'Océan Indien du sous-marin nucléaire d'attaque Casabianca.

FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN Blas_d14
La frégate Blas de Lézo en compagnie du porte-avions USS Dwight D. Eisenhower (CVN-69), un F-18 viens d'être catapulté

A bord du porte-avions on trouve un groupe aérien composé de 16 Super Etendard, 11 Rafale dont deux en version F2, 2 Hawkeye, 3 hélicoptères Dauphin et Alouette III et deux Puma de l'armée de Terre et de l'armée de l'Air.

Le GAN commence par l'entrainement des pilotes avec notamment un exercice avec le porte-aéronefs  espagnol Principe de Asturias où se trouve à bord le roi d'Espagne Juan Carlos et lors du transit vers le canal de Suez, les Rafale effectuent des combats simulés avec les Eurofighter de l'armée de l'air italienne les 15 et 16 février 2007.

FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN Blas_d13
La frégate Blas de Lézo (F-103) à la mer en compagnie du sous-marin américain USS Springfield (SSN-761)

Le porte-avions et ses escorteurs franchissent le canal de Suez le 25 février avant d'arriver à Djibouti le 3 mars pour une escale de quatre jours jusqu'au 7. Le 5 mars, deux SEM standard 5  décollent de Landivisiau pour rallier le porte-avions à Djibouti. Début mars, la frégate espagnole regagne sa base du Ferrol et est remplacée par la frégate britannique HMS Sutherland qui accompagnera le groupe jusqu'au 26 mars 2007.

Le 25 septembre 2007 il est victime d'un accident lors de l'exercice OTAN NEPTUNE WARRIOR, exercice exécuté au large de l'Ecosse.

Réparé en urgence à Fenne (région du Ferrol), il rallie le Danemark pour prendre la tête du premier groupe naval permanent de l'OTAN (SNMG-1) où il remplace son sister-ship Alvaro de Bazan.

A partir d'avril 2009 il participe avec le SNMG-1 à l'opération ALLIED PROTECTOR une opération de lutte anti-piraterie dans le Golfe d'Aden.

Le 9 avril 2012 la frégate quitte sa base galicienne pour les Etats-Unis intégrant la Task Force 8. Il rejoint le porte-avions USS Dwight D. Eisenhower (CVN-69), un croiseur lance-missiles classe Ticonderoga et trois destroyers de classe Burke. Après un entraînement commun, la frégate participe à des opérations anti-drogue dans les Caraïbes. Elle rentre au Ferrol le 31 mai 2012.

FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN Blas_d15
La frégate Blas de Lézo (F-103) à quai en compagnie de la frégate portugaise Vasco de Gama (F-330)

Le 11 juin 2013 il quitte le port de Rota pour prendre la tête du SNMG-2 basé à Ahsaz en Turquie, arrivant à destination le 15. Il participe à l'opération OCEAN SHIELD (lutte anti-piraterie dans l'Océan Indien) et ACTIVE ENDEAVOR (lutte anti-terroriste en Méditerranée). Le 26 juin 2013 il fait escale à Istanbul pour promouvoir les produits de Navantia auprès de la marine turque.

Après une période de maintenance au Ferrol, il participe à BRILLANT MARINER 2013. Le 11 juillet 2014 en compagnie des autres frégates de la classe il accueille la frégate Cristobal Colon (F-105) de retour de l'opération ATALANTA.

Le 28 juin 2015 la frégate reçoit son pavillon de combat et en octobre 2015 il participe aux exercices JOINT VENTURE et TRIDENT JUNCTURE. Si le premier se déroule au large des côtes écossaises, le second se déroule au large des côtes espagnoles, portugaises et italiennes.

En  janvier et février 2017 il participe avec son sister-ship Alvaro de Bazan à l'exercice de défense aérienne à la mer EAGLE EXE.

Du 29 septembre au 13 octobre 2017 il participe dans le golfe du Lion en Méditerranée à l'exercice BRILLANT MARINER.


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MessageSujet: Re: FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN   FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN EmptyHier à 19:04

petite faute de frappe dans l'année du décès 1741 au lieu de 1941.... corrige vite avant que Dahlia la voie.......

PS supprime mon message après...pas laisser de traces.........

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MessageSujet: Re: FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN   FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN EmptyHier à 21:05

LE BRETON a écrit:
petite faute de frappe dans l'année du décès 1741 au lieu de 1941.... corrige vite avant que Dahlia la voie.......

PS supprime mon message après... pas laisser de traces.........
hé hé… trop tard Embarassed FREGATE DE DEFENSE AERIENNE CLASSE ALVARO DE BAZAN Vince_as
Ceci dit, c'est vraiment une faute de frappe anodine, car seulement sur la légende de la photo du tableau_portrait. Pas dans le texte, évidemment study salut
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