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 CUIRASSES CLASSE COURBET (FRANCE)

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MessageSujet: Re: CUIRASSES CLASSE COURBET (FRANCE)   CUIRASSES CLASSE COURBET (FRANCE) - Page 2 EmptyLun 06 Jan 2020, 16:07

Merci Delambily, pour cette réponse qui est on ne peut plus claire Very Happy

Et milles excuses à Clausewitz pour la pollution de son sujet sur le Courbet, je râle assez lorsque l'on pollue l'un des miens pour faire amende honorable Boulet
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MessageSujet: Re: CUIRASSES CLASSE COURBET (FRANCE)   CUIRASSES CLASSE COURBET (FRANCE) - Page 2 EmptyLun 06 Jan 2020, 17:49

NIALA a écrit:
Merci Delambily, pour cette réponse qui est on ne peut plus claire Very Happy

Et milles excuses à Clausewitz pour la pollution de son sujet sur le Courbet, je râle assez lorsque l'on pollue l'un des miens pour faire amende honorable Boulet

Rassure-toi tout va bien, si je poste en plusieurs messages c'est pour permettre ce genre de débats (à condition que cela reste raisonnable bien sur)

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MessageSujet: Re: CUIRASSES CLASSE COURBET (FRANCE)   CUIRASSES CLASSE COURBET (FRANCE) - Page 2 EmptyLun 06 Jan 2020, 18:29

CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES
CUIRASSES CLASSE COURBET (FRANCE) - Page 2 Classe46

Déplacement :  Charge normale 23475 tonnes En surcharge 25579 tonnes

Dimensions : Longueur hors tout 166m (165m entre perpendiculaires) Largeur maximale de la  carène 27m Largeur de coque en dehors des encorbellements milieux 28.2m Tirant d'eau en charge normale (moyenne) 8.66m à l'avant 9.04m à l'arrière Tirant d'eau en surcharge (moyenne) 9.52m à l'avant et 9.45m à l'arrière

Propulsion :  Quatre turbines à attaque directe Parsons alimentées en vapeur par vingt-quatre chaudières Belleville (Niclause pour le Courbet) développant 28000ch et entraînant quatre hélices à quatre pales de 2.94m chacune.

Les chaudières marchaient au charbon, la capacité pouvait varier de 906 à 2700 tonnes.

Performances : Vitesse maximale 21 nœuds Vitesse de croisière 14 nœuds Distance Franchissable 4200 miles nautiques à 10 nœuds 1140 miles nautiques à 20 nœuds

Protection :

-Ceinture cuirassée inférieure de 270mm d'épaisseur au milieu du navire mais de seulement 180mm aux extrémités, ceinture de 4m de hauteur.

-Ceinture cuirassée supérieure de 4.50m de haut montant jusqu'au deuxième pont de 180mm d'épaisseur protégeant toute la partie centrale du bâtiment entre les deux tourelles axiales inférieures (tourelle I à l'avant et tourelle VI à l'arrière) y compris les casemates de 138mm.

-Les ponts sont blindés avec de haut en bas le 2ème pont (30mm), le 1er pont (30mm également), le pont principal (12mm) et le 1er faux-pont (40mm)

-Les tourelles de 305mm étaient blindées à 320mm, les barbettes à 280mm et le blockhaus à 300mm

Direction de tir :

-Initialement la télémétrie des Courbet est très inférieure à celle de ses homologues étrangers avec seulement deux télémètres à coïncidence de 2.74m de base sur pivot, disposés chacun au centre d'un petit abri blindé en forme de baignoire installé sur le toit du blockhaus.

-Heureusement (sic), chaque tourelle possédait un télémètre à coïncidence de 1.37m de base par tourelle pour permettre à chaque tourelle de tirer en autonomie. Ces télémétres étaient montés sous coupoles blindées sur l'arrière du toit de chaque tourelle de 305mm.

-Paradoxalement la conduite de tir est moderne avec transmission électrique à recopie sans lecture Le Comte-Aubry, conjugateur graphique Le Prieur et correcteurs mécaniques de distance et de dérive.

-Deux projecteurs de 750mm (une sur la passerelle supérieure avant en arrière et au dessus du blockhaus et des télémètres d'artillerie principale, une sur une hune basse du mat arrière).

-Huit projecteurs de 900mm montés sur rails sur le 2ème pont

Armement :

Artillerie principale
CUIRASSES CLASSE COURBET (FRANCE) - Page 2 Tourel16
Tourelles de 305mm arrières du Courbet

Les Courbet conservent le calibre de l'artillerie principale des derniers pré-dreadnought en l'occurence le 305mm, ce calibre que les anglo-saxons connaissent sous le nom de 12 pouces étant pour ainsi dire un calibre universel, seuls les allemands possédaient un autre calibre en l'occurence le 280mm.

Les premiers cuirassés à artillerie monocalibre français disposaient de douze canons de 305mm modèle 1910 regroupés en six tourelles doubles installées axialement pour quatre d'entre-elles (deux à l'avant et deux à l'arrière) et deux latéralement au milieu du navire.

Le canon de 305mm modèle 1910 est un canon de 45 calibres (soit une longueur de tube de 13.725m) pour un poids unitaire de 54 tonnes. Il tire des obus explosifs de 308kg et perforants de 432kg à une distance maximale de 13500m pour l'obus perforant (+12°) à raison de 1.5 à 2 coups par minute.

La tourelle double des Courbet pèse en ordre de combat 561 tonnes et permet aux canons abrités de pointer en site de -5° à +23° et en azimut sur 150° de chaque côté.

Après guerre des travaux ont permis d'augmenter l'angle d'élévation des canons et d'augmenter ainsi la portée maximale des canons des Courbet. La faible portée s'explique par le scepticisme sur la possibilité de tirer vite et loin ce qui aurait pu poser des problèmes si nos braves cuirassés de 23500 tonnes avaient du affronter des congénères en bataille rangée.

Artillerie secondaire
CUIRASSES CLASSE COURBET (FRANCE) - Page 2 Canon_59
Canons de 138mm en casemate

Comme tous les cuirassés de l'époque, l'artillerie secondaire des Courbet est installée en casemates et non en tourelles, une disposition qui se révélera in fine problématique puisque nombre de navires avaient leurs canons rendus inutilisables dès que la mer était grosse.

En matière de calibre, il y avait un débat entre ceux partisans d'une artillerie légère à tir (très) rapide pour neutraliser les torpilleurs et ceux partisans d'une artillerie d'un calibre plus élevé capable de neutraliser les torpilleurs mais aussi les croiseurs légers employés pour l'éclairage et la reconnaissance.

La France se situe clairement dans cette deuxième catégorie en choisissant pour ses Courbet un canon de 138mm, un calibre qui se situe dans la fourchette haute, les plus gros calibres étant le 150mm allemand et le 152mm britannique.

Les vingt-deux canons de 138mm (en réalité 138.6mm) sont donc installés en casemates avec sur chaque bord quatre groupes de casemates : trois groupes de trois casemates sur le 1er pont et un groupe de deux casemates sur le pont principal.

Ce canon de 138mm modèle 1910 est un canon de 55 calibres (longueur du tube : 7.590m) tirant des obus de semi-perforants de 39.5kg et des obus explosifs de 31.5kg à une distance maximale de 15100m pour les obus explosifs et de 16100m pour les semi-perforants à une élévation de +25° à raison de 5 à 6 coups par minute.

L'affût simple sous casemate permet aux canons de pointer en site de -7° à +25° et en azimut sur 80° de chaque côté.

-On trouve également à bord des Courbet quatre canons de 47mm modèle 1902 installés sur le prolongement du rouf avant (Courbet Jean Bart Paris) ou pour le France deux sur l'avant du prolongement du rouf et deux la passerelle arrière.

Ce canon de 308kg (canon et affût compris), mesurant 50 calibres ( longueur du tube 2.350m) tire des obus de 2kg à une distance maximale de 1000m à raison dee 15 coups par minute.

Ces canons rapidement déclassés ont été retirés du service par la Marine en 1933 et cédés au Ministère de la Guerre qui les utilisa pour protéger les intervalles entre les ouvrages de la ligne Maginot.

Les Courbet embarquaient également deux canons de 65mm et un canon de 37mm pour armer les embarcations en cas d'engagement de la compagnie de débarquement.

Tubes lance-torpilles

Cela peut paraître étonnant mais jusqu'à une date assez avancée, les cuirassés possédaient des tubes lance-torpilles pour attaquer leurs congénères avec des anguilles (A ma connaissance les Nelson sont les derniers cuirassés concernés).

A l'usage cela se révéla une fausse bonne idée car non seulement les cuirassés arrivaient rarement à portée d'utilisation d'une torpille _plus faible qu'un canon lourd_ mais en plus l'installation de tubes lance-torpilles sous-marins fragilisait la structure et pouvait aggraver les avaries causées par des explosions sous-marines.

La plupart des cuirassés équipés de ces armes les ont perdu durant l'entre-deux-guerre.

Les Courbet disposaient eux de quatre tubes lance-torpilles de 450mm modèle 1909. Ils utilisaient la torpille de 450mm modèle 1912 pesant 1012kg (dont 145kg de charge militaire), mesurant 5.750m de long et pouvant atteindre la portée maximale de 8000m à 28 nœuds.

NdA Pour les modifications de l'armement voir la rubrique «Modifications» ci-après.

Equipage :

-En temps normal 1115 officiers et marins

-Avec Amiral et personnel de majorité : 1187 hommes

Miscellanées/Inclassables :

Ancres : Deux ancres principales type Marrei modifié d'un poids de 8950kg chacun, une ancre de rechange ou de veille (même type et même poids), deux ancres à jet de 1800kg

Drome d'embarcations :

-Sur le pont volant milieu on trouve deux canots à vapeur de 10m, trois vedettes de 11m (dont 2 entre les tourelles 3 et 4 de 305mm [Tourelles latérales]), une chaloupe de 11.50m et un canon de 10.50m.

-Sur le 2ème pont on trouve une chaloupe de 11m, un canot de 10.50m et deux youyous de 5m

-Sur bossoirs extérieurs : deux baleinières de 8.50m

Peintures et marques particulières

-Les œuvres mortes et les superstructures sont peintes en gris bleuté moyen, les œuvres vives en peintre spéciale pour carène de couleur rouge foncé (ou en vert de Schweinfurt). La limite entre la peinture de carène et le gris des œuvres mortes c'est la ligne de flottaison.

-Des éléments sont néanmoins peints en noir à savoir les capots de cheminée, les braies d'étanchéité des tourelles de 305mm et à partir de 1917/1918 le bas-mât avant depuis une hauteur sensiblement égale à celle du bas des collerettes de cheminées jusqu'à la hune (sur le France c'est depuis le haut de la manche de ventilation jusqu'à la hune).

-En application d'une circulaire ministérielle du 30 novembre 1920, la tranche de flottaison est peinte en noir sur une haute de 1.50m (0.50m de part et d'autre de la ligne d'eau n°10 c'est-à-dire la ligne d'eau matérialisant la flottaison normale).

-Les embarcations sont peintes en gris bleuté moyen avec un liston en bois verni sauf la vedette-amiral qui est peinte en blanc, les chaloupes à vapeur ont une cheminée en cuivre.

-Les ponts étaient partiellement recouverts de linoléum rouge bordeaux avant guerre mais dès le 1er août, ils apparaissent «tole nue», le linoléum étant considéré comme une matière trop combustible.

-Les tourelles de 305mm étaient entièrement peintes en gris mais à l'entrée en guerre par crainte des incendies, ordre est donné de gratter la peinture ce qui à pour effet d'exposer les tubes à l'air marin et dont à l'oxydation (les canons de 138mm en casemate sont dans la même situation).

Les canons prirent donc une belle couleur rouille et pour éviter les problèmes, une corvée était chargée de passer les canons au chiffon gras ce qui donnait une étonnante couleur brunatre. Cette pratique que l'on pensait réservée au temps de guerre allait durer jusqu'au début des années trente.

On trouve également des marques particulières, la 1ère division disposait d'un anneau blanc, la 2ème division de deux anneaux blancs et enfin la 3ème division de trois anneaux blancs.

Suivant la place du bâtiment dans la ligne de file de sa division, l'anneau était porté à la 1ère, la 2ème ou à la 3ème cheminée.

-Nombreux changements entre 1914 et 1922.

-En 1914, le Courbet étant le navire-amiral de l'Armée Navale, il portait la marque de l'amiral Boué de Lapeyrère en l'occurence un pavillon tricolore carré portant dans le bleu trois étoiles blanches.

Modifications :

1914-1919

-Les cuirassés Courbet et Jean Bart reçoivent un nouveau mât de flèche arrière plus long (44m au dessus de la flottaison au lieu de 35m)

-En 1915, le mât avant est muni d'une petite plate-forme entoilée pour recevoir un veilleur

-Les baleinières de sauvetages installées entre les tourelles 3 et 4 sont déplacées d'environ 25m et positionnées à l'aplomb des autres embarcations. Cette modification est apportée dès l'achèvement aux deux autres unités de la classe.

-En avril 1915 (Courbet), juillet 1915 (Jean Bart) où dès l'achèvement pour le Paris et le France, les télémètres de 2.74m sont remplacés par trois télémètres Barr & Stroud à coïncidence de 4.57m de base, montée sur affût triplex. Cela entraîne naturellement la suppression des deux petites baignoires blindées correspondantes.

Ces télémètres de 4.57m sont complétés par des télémètres de 2m pour donner si besoin une distance de but secondaire. Ultérieurement des capots de bois vont couvrir les triplex. Des télémètres identiques remplacent sur le Courbet et le Jean Bart les télémètres d'origine des tourelles alors que leurs compères plus jeunes disposent dès l'achèvement de télémètres de 2m.

Ce changement à lieu à bord du Jean Bart en janvier 1914 pour la tourelle IV mais beaucoup plus tard pour les autres tourelles alors que le Courbet reçoit ses six télémètres de 2m pour ses tourelles en octobre 1916.

-Les deux ancres à jet de 1800kg chacune sont remplacées par quatre ancres (deux de 1500kg et deux de 500kg).

-Les projecteurs de 900mm trop soumis au souffle des canons de 305mm sont remontés d'un pont

CUIRASSES CLASSE COURBET (FRANCE) - Page 2 Canon_60
Canon de 75mm à bord du torpilleur d'escadre Tempête

-A partir de 1915, une DCA est installée avec des affûts adaptés pour leurs canons de 47mm et surtout l'installation de deux (Courbet Jean Bart) et de quatre (Paris France) canons de 75mm CA modèle 1897G.

Ce canon est tout simplement une adaptation antiaérienne et navale du célèbre «75», un canon qui marqua son époque mais qui au cours du premier conflit mondial qu'avoir une artillerie lourde était indispensable et que le vénérable canon de 75mm modèle 1897 ne pouvait pas tout faire.

Ce canon qui pesait en batterie terrestre 1140kg tirait des obus de 6.195kg à une distance maximale horizontale de 11100m à raison de vingt coups par minute.

-En 1918 sur le Courbet, le mât arrière est coupé au dessus de la hune du projecteur afin de permettre l'installation d'un ballon captif et de ses treuils. La vergue des signaux est rehaussée de deux ou trois mètres.

Les modifications de l'après guerre

Paris

Refonte du 25 octobre 1922 au 25 novembre 1923 (Arsenal de Brest)

Ces travaux concernent l'amélioration de la tenue à la mer par le décuirassement de l'avant, la mise en place d'une chauffe au mazout partielle avec une rue de chauffe sur cinq, l'augmentation de la portée de l'artillerie principale et l'installation d'une direction de tir avec des vues lointaines. Les travaux suivants sont réalisés :

-Pour compenser l'installation d'un tripode, on décuirasse le navire du couple 151 à l'étrave

-Une rue de chauffe sur cinq adaptée à la chauffe au mazout avec l'installation de quatre chaudières Du Temple adaptées

-La hausse de l'artillerie principale passe de +12° à +23° ce qui fait quasiment doubler la portée maximale de 13500 à 26000m.

-Installation de braies d'étanchéité

-Débarquement de la DCA d'origine qui est remplacée par quatre canons de 75mm modèle 1918 (deux à plat pont à l'extérieur des jambes de force du tripode et les deux autres à l'emplacement des canons de 47mm d'origine), ce modèle étant une évolution du modèle 1897.

-Embarquement de quatre canons de 47mm modèle 1885 (deux comme canons de salut et deux sur embarcations), un canon dont le modèle 1902 était lui aussi une évolution et donc dont les performances étaient similaires.

-Installation de vingt-quatre mitrailleuses Hotchkiss de 8mm modèle 1916 regroupées quatre par quatre (armes stockées en magasin et pas montées en permanence)

-L’approvisionnement en munitions est le suivant (NdA j'ignore si c'était celui d'origine) à savoir 1200 coups de 305mm, 44730 coups de 138.6mm, 1800 coups de 75mm et 480 obus de 47mm.

-La mise en place d'une direction de tir avec des vues lointaines impose l'installation d'un tripode avec au sommet une hune de tir et en son centre l'abri du directeur de tir.

-La cheminée n°1 est reculée de 2.5m, sa hauteur augmentée de 2m

-Installation d'une passerelle de navigation prolongée sur sa face avant par un petit abri vitré et d'une passerelle supérieure avec un abri de majorité mais aussi d'un kiosque avec abri autour du mât arrière pour faciliter le travail de la timonerie.

-Le mât de flèche avant fait corps avec le tripode, le mât arrière est à peine modifié

-Les canons de 138mm reçoivent deux télémètres C de 2m installés de part et d'autre de la passerelle supérieure.

-Deux télémètres S de 1.5m pour le tir contre-avions sont installés de part et d'autre de la passerelle de navigation.

-Installation de deux cadrans optiques et le nombre de projecteurs passe de neuf à sept

-La drome d'embarcations comprend trois canots à vapeur de 10m, deux vedettes à essence de 11m, une chaloupe à moteur de 12m, une chaloupe à moteur de 10.50m, deux canots de 10.50m, un canot de 9m, deux baleinières de 8.50m, deux youyous de 5m et pour les navires-amiraux, deux vedettes de 9m (une pour l'amiral et une pour la majorité).

Modification effectuée du 20 décembre 1924 et le 9 janvier 1925 : Abri de majorité agrandit et fermé dans sa partie avant

Modifications effectuées fin 1926 : Mât de flèche arrière raccourci, deux projecteurs de 90cm sur la plate-forme avant, les deux à l'arrière de cette plate-forme sont des Siemens de 110cm

Refonte du 16 août 1927 au 15 janvier 1929 :

-Télépointage type Saint-Chamond-Granat pour les canons de 305mm et de 138mm

-Disparition de l'ancienne télémétrie à l'exception des télémètres C de 2m des tourelles de 305mm

-Installation d'une tourelle de télémétrie dans la hune de tir avec un télémètre C de 4.57m et un télémètre S de 3m, une tourelle de télémétrie duplex sur le blockhaus avec deux télémètres C de 4.57m, une tourelle de télémétrie capitée autour du mât arrière avec un télémètre C de 4.57m, deux télémètres C de 2m (un dans chaque tourelle de télépointage) et pour la défense contre-avions trois télémètres S de 1.50m.

-Modification de l'emplacement des cadrans optiques et des projecteurs et la flèche de la grue bâbord est allongée pour permettre de hisser un hydravion de 6 tonnes

Modification effectuée début 1930 : Une petite tourelle de télémétrie (avec un télémètre C de 8.20m) est installée sue le toit de tourelle II (supérieure avant) à la place du télémètre de DCA de 1.5m

Courant 1932 la drome est modifiée, Elle se compose désormais de deux canots à vapeur de 10m, de deux vedettes à moteur de 11m, une chaloupe à moteur de 13m (remplacée en 1935 par une de 11m car elle gêne les 75mm contre-avions), une chaloupe à moteur de 11m, une chaloupe de 13m, deux canots de 10.50m, deux baleinières de 8.50m, deux youyous de 5m, deux plates ou radeaux. Les navires-amiraux disposent de deux vedettes de 9m

Refonte du 1er juillet 1934 au 21 mai 1935 (Arsenal de Toulon) :

-Remise en état des quatre chaudières à mazout

-Démontage, réparation et réinstallation des chaudières à charbon

-Changement des tubes de 305mm

-Les canons de 75mm modèle 1918 sont remplacés par sept canons de 75mm modèle 1932. Ce canon conçu dès l'origine comme un canon antiaérien était un canon de 50 calibres tirant des obus de 6.44kg à une distance maximale pratique de 8000m à une cadence de tir de cinq à dix coups par minute.

-Rénovation des installations radioélectriques.

Modifications effectuées entre mars et mai 1938 à Toulon : installation d'une cabine sur le toit de la passerelle de majorité

Modifications du printemps 1940 : Installation d'une DCA légère composée de six affûts doubles de 13.2mm et deux mitrailleuses Browning de même calibre en affûts simples

Courbet

Modifications effectuées à Toulon du 20 octobre 1920 au 20 avril 1921 :

-Remise en état complète du bâtiment

-Débarquement des canons de 75mm modèle 1897 et des quatre canons de 47mm modèle 1902, ils sont respectivement remplacés par quatre canons de 75mm modèle 1918 (deux de chaque bord en avant des tourelles 3 et 4) et deux canons de 47mm modèle 1885 pour le salut de part et d'autre du blockhaus.

Refonte aux chantiers navals FCM de La Seyne-Sur-Mer (9 juillet 1923 au 16 avril 1924) :

-Travaux similaires à ceux réalisés sur le Paris

-Décuirassement de la partie avant à des fins d'allègement

-Amélioration de la fermeture des casemates des 138mm

-Passage partiel à la chauffe à mazout avec les chaudières de la rue 1, les rues 2,3,4 et 5 restant au charbon

-L'angle de pointage des canons de 305mm est porté à +23° ce qui double quasiment la portée

-Installation d'un tripode et d'une direction de tir, le télémètre triplex est conservé tout comme les télémètres de 2m des tourelles de 305mm. Installation d'un télémètre C de 4.57m est mis en place sur la hune de tir et sur le toit de la tourelle 5 est gréé un télémètre C de 7.60m à titre expérimental. Aucune télémétrie n'est prévue pour les 75mm qui peuvent tirer en autonomie.

-Deux cadrans optiques

-En ce qui concerne les projecteurs, quatre projecteurs Sperry de 90cm sur le toit du kiosque avant et un projecteur du même type sur une petite plate-forme à tribord du mât arrière.

-Extérieurement, l'impact est plus que sur le Paris puisque les deux cheminées avant sont regroupées en une seule plus large et plus haute.

-De nouvelles installations apparaissent : abri vitré derrière le blockhaus au niveau de la passerelle de navigation, une nouvelle passerelle supérieure, une passerelle de majorité avec kiosque.

-Sur la hune de tir au sommet du tripode, un télémètre de 4.57m est placé dans une petite baignoire qui repose sur un toit plat

-Modification du mât arrière

Refonte du 15 janvier 1927 au 12 janvier 1931 (FCM La Seyne-Sur-Mer) :

-Changement des chaudières, deux rues de chauffe au mazout, aménagement de soutes à combustibles et de citernes pour l'eau, installation de diesels de secours. On trouve ainsi seize chaudières Belleville chauffant au charbon (rues 2,4 et 5), chaudières initialement destinées aux cuirassés Languedoc et Flandre et six chaudières Guyot du Temple chauffant au mazout pour les rues 1 et 3 (elles étaient destinées au cuirassé Normandie).

-Changement des turbines

-Les canons de 75mm modèle 1918 sont débarqués et remplacés par sept canons de 75mm modèle 1922/24.

Ce canon de 50 calibres pesant une tonne (cinq tonnes si on prend également en compte l'affût) tire des obus de 5.93kg (avec la douille de 6.08kg, le poids du projectile est de 12.01kg) à une distance maximale de 14900m en tir horizontal et de 8000m en tir antiaérien à raison de huit à quinze coups par minute.

-Installation d'un système de télépointage type Saint-Chamond-Granat pour l'artillerie principale et l'artillerie secondaire

-Télémétrie totalement modifiée avec dans la tourelle de télépointage de la hune de tir un télémètre C de 4.57m et un télémètre S de 3m; dans la tourelle de télémétrie du duplex au-dessus du blockhaus deux télémètres C de 4.57m; dans une petite tourelle capotée autour du mât arrière un télémètre C de 4.57m; sur le toit de la tourelle 2 : un télémètre C de 8.20m (le télémètre de 7.60m à été débarqué); dans les cuves bâbord et tribord des ailerons de la passerelle de navigation une tourelle de télépointage avec un télémètre C de 2m et enfin pour la défense contre-avions on trouve deux télémètres S de 1.50m.

-Sept projecteurs (cinq de 90cm et deux de 110cm)

-La Drome est alors composée de trois canots de 10m à vapeur, deux vedettes à pétrole de 11m, une vedette à moteur de 11m, un canot à moteur de 11m, un canot de 10.50m, deux grands canots de 10.50m, deux baleinières de 8.50m, deux youyous de 5m et deux plates de 3.50m. La grue est allongée pour permettre le hissage d'un hydravion

Modifications effectuées entre le 6 juin et le 20 juillet 1933 à Toulon :

-La direction de tir contre-avions est améliorée par l'installation de deux télémètres S de 1.50m de part et d'autre de la première cheminée sur la passerelle enrobant celle-ci.

-Huit mitrailleuses de 8mm Hotchkiss sont implantées sur le toit des tourelles de 305mm, un affût quadruple antiaérien de 13.2mm Hotchkiss est placé sur la cage de ventilation de l'ancien mât

-Deux projecteurs de 90cm sont débarqués de la plate-forme du tripode, l'artillerie principale est rajeunie et une plate-forme universelle pour essais de canons est mise en place à tribord milieu.

Refonte effectuée du 1er avril 1937 au 19 septembre 1938 à Toulon

-Refonte des chaudières à charbon et à mazout

-Débarquement des tubes lance-torpilles sous-marins

-Modification de tout le gréement

Modifications effectuées en mai 1940 à Brest

Elles sont identiques à celles entreprises sur le Paris. Le Courbet reçoit un canon de 37mm sur le toit de la tourelle V.

Jean Bart

Refonte effectuée du 12 octobre 1923 au 29 janvier 1925

-Décuirassement de l'avant, amélioration de la fermeture des casemates de 138mm

-Les chaudières de la rue de chauffe n°1 sont transformés pour la chauffe au mazout

-L'angle de pointage des pièces de 305mm passe de +12° à +23°

-Les canons de 75mm modèle 1897 sont remplacés par des canons modèle 1918, les canons de 47mm sont conservés, vingt-quatre mitrailleuses Hotchkiss de 8mm sont embarqués

-Installation d'un mât tripode mais aucun changement dans la télémétrie existante. Deux télémètres C de 2m pour le télépointage des 138mm seront installés ultérieurement tout comme un télémètre S de 1m et de 1m50 sont installés pour la défense contre-avions.

-Installation de deux cadrans optiques

-La dotation en projecteur se compose de six projecteurs de 90cm Sperry et de deux projecteurs de 75cm

-Installation d'un détecteur à ultrasons

-La drome est identique à celle du Paris.

Modifications effectuées à Toulon entre 1926 et 1928 :

-Le mât-flèche arrière est raccourci de 9m

-Les deux cuves de télépointage contenant les télémètres contre-avions sont supprimées car elles gênaient le triplex au-delà du gisement 90°. Les télémètres contre-avions sont reportés sur la passerelle de majorité au niveau des jambes de force du tripode.

Refonte du 7 août 1929 au 28 septembre 1931 à Toulon :

-Installation d'une deuxième rue de chauffe au mazout (n°3) et le remplacement des turbines de croisière par des turbines à engrenages

-Sept canons de 75mm modèle 1922 contre-avions remplacent quatre canons de 75mm modèle 1918. Ils n'ont pas de télépointage

-Installation du télépointage Saint-Chamond-Granat pour l'artillerie principale et l'artillerie secondaire

-La nouvelle télémétrie comprend un télémètre C de 8.20m sur le toit de la tourelle II (débarqué fin 1932), deux télémètres C de 4.57m en tourelle duplex, un télémètre C de 4.57m en tourelle autour du mât arrière, deux télémètres C de 2m dans les deux télépointeurs de l'artillerie secondaire à bâbord et tribord de la passerelle de navigation, deux télémètres S de 1.50m pour la défense contre-avions. Pour le tir de concentration, quatre cadrans sont gréés.

-Cinq Sperry de 90cm et deux Siemens de 110cm

-La Flèche de la grue bâbord est allongée pour permettre le hissage d'un hydravion de 6 tonnes

-Un abri de navigation plus spacieux est installé devant le blockhaus

-Déplacement des ancres à jet

-Drome identique à celle du Courbet

Modifications effectuées du 5 octobre au 20 décembre 1933 à Toulon

-L'artillerie principale est rajeunie, les tubes lance-torpilles sous-marins débarqués

-Les antennes TSF sont modifiées

-Un télémètre de 1.50m est installé derrière la première cheminée.

Modifications générales des peintures

En 1920, les peintures des cuirassés de classe Courbet sont encore semblables à celles qu'ils portaient durant le premier conflit mondial à savoir des œuvres mortes peintes en gris bleuté sauf quelques éléments peints en noir qu'il s'agisse de la tranche de flottaison, des capots de cheminées, de la hune et des pieds du tripode, des parties du mât arrière exposée aux salissures des fumées. Le Jean Bart à également peints en noirs ces écubiers et ces ancres principales.

Les tubes de 305 et de 138mm sont toujours en acier nu passé au bouchon gras (ce qui donne une teinte oscillant entre le cuivré et le chocolat), les braies des canons sont en noir mais les télémètres sont peints en blancs (NdA pour ne pas absorber la chaleur et fausser les calculs ?).

La composition des peintures est modifiée en 1922 mais c'est à la marge, il faut en réalité attendre fin 1929 pour que des changements notables se produisent.
En effet une circulaire ministérielle adopte le gris clair n°1 pour les bâtiments chauffant totalement au mazout, le gris bleuté étant conservé pour les bâtiments chauffant au charbon.

Le 4 avril 1932, une dépêche ministérielle autorise le gris clair n°1 pour les cuirassés Courbet, Jean Bart,Paris,Lorraine ainsi que pour le porte-avions éearn.

De 1935 à 1939, les tourelles sont peintes en gris presque blanc (beaucoup plus clair que le gris clair n°1).

Le 1er janvier 1937, l'Océan ex-Jean Bart alors relégué au statut de ponton à son tripode peint entièrement en gris clair.

De 1935 à 1939 les braies des canons de 305mm sont blanches avant de redevenir noir mais à la mi-1939, le Courbet dispose de braies noires pour ses tourelles avant et de braies blanches pour les tourelles arrières et latérales.

En 1939, les cuirassés Courbet et Paris sont repeints en gris très foncé avec une fausse vague d'étrave qui faisaient de ses pesants chevaux de labour des chevaux de course.

Les ponts sont en acier nu jusqu'en 1934 quand ils sont alors recouverts d'une peinture anti-rouille spéciale pour la protection des ponts, cette peinture étant d'une teinte gris foncé. La plage arrière est à nouveau recouverte de linoléum brun rouge maintenu par des lattes de cuivre amovibles.

Les boulevards (parties horizontales au pied des casemates des 138mm avant et arrière) et les parties horizontales les plus exposées à la mer sont enduits d'une peinture au bitume.
Sur les passerelles, le sol est recouvert de caillebotis en bois.

FIN

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MessageSujet: Re: CUIRASSES CLASSE COURBET (FRANCE)   CUIRASSES CLASSE COURBET (FRANCE) - Page 2 EmptyMar 07 Jan 2020, 11:00

Bonjour,

Je me permets une petite intervention dans ton historique (bien soigné, comme d'habitude thumright )

Citation :


Direction de tir :

-Initialement la télémétrie des Courbet est très inférieure à celle de ses homologues étrangers avec seulement deux télémètres à coïncidence de 2.74m de base sur pivot, disposés chacun au centre d'un petit abri blindé en forme de baignoire installé sur le toit du blockhaus.


Je ne sais pas de quel ouvrage proviennent ces informations, mais la télémétrie principale, montée d'origine sur cette classe de cuirassés français, est équivalente à celle qui équipera la plupart des navires de ligne britanniques, depuis l'entrée en guerre, jusque, au moins, la Bataille du Jutland, en mai 1916, à savoir des télémètres à coïncidence Barr & Stroud Mark II & II*, d'une envergure de 9 pieds -  9 x 30,48 cm = 2,74 m Very Happy -. Seules, quelques unités les plus récentes de la RN (battleships & battlecruisers) bénéficieront, début 1916, de télémètres de 15' (4,57 m).

De son côté, la Kaiserliche Marine était entrée en guerre avec des télémètres stéréoscopiques Zeiß de 3 m d'envergure, à l'exception de la classe des Großlinienschiffe König, qui, elle, était équipée d'un nouveau modèle de 4 m.
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MessageSujet: Re: CUIRASSES CLASSE COURBET (FRANCE)   CUIRASSES CLASSE COURBET (FRANCE) - Page 2 EmptyMar 07 Jan 2020, 11:11

Loïc Charpentier a écrit:
Bonjour,

Je me permets une petite intervention dans ton historique (bien soigné, comme d'habitude thumright )

Citation :


Direction de tir :

-Initialement la télémétrie des Courbet est très inférieure à celle de ses homologues étrangers avec seulement deux télémètres à coïncidence de 2.74m de base sur pivot, disposés chacun au centre d'un petit abri blindé en forme de baignoire installé sur le toit du blockhaus.


Je ne sais pas de quel ouvrage proviennent ces informations, mais la télémétrie principale, montée d'origine sur cette classe de cuirassés français, est équivalente à celle qui équipera la plupart des navires de ligne britanniques, depuis l'entrée en guerre, jusque, au moins, la Bataille du Jutland, en mai 1916, à savoir des télémètres à coïncidence Barr & Stroud Mark II & II*, d'une envergure de 9 pieds -  9 x 30,48 cm = 2,74 m Very Happy -. Seules, quelques unités les plus récentes de la RN (battleships & battlecruisers) bénéficieront, début 1916, de télémètres de 15' (4,57 m).

De son côté, la Kaiserliche Marine était entrée en guerre avec des télémètres stéréoscopiques Zeiß de 3 m d'envergure, à l'exception de la classe des Großlinienschiffe König, qui, elle, était équipée d'un nouveau modèle de 4 m.

Informations trouvées dans le livre sur les cuirassés de 23500 tonnes.

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MessageSujet: Re: CUIRASSES CLASSE COURBET (FRANCE)   CUIRASSES CLASSE COURBET (FRANCE) - Page 2 EmptyMar 07 Jan 2020, 11:37

clausewitz a écrit:

Informations trouvées dans le livre sur les cuirassés de 23500 tonnes.

Je te cite...

Citation :
En avril 1915 (Courbet), juillet 1915 (Jean Bart) où dès l'achèvement pour le Paris et le France, les télémètres de 2.74m sont remplacés par trois télémètres Barr & Stroud à coïncidence de 4.57m de base, montée sur affût triplex.

Ce qui tend à confirmer que la Marine Nationale, dans ce domaine, n'était pas particulièrement à la ramasse, car la mise en place de ce nouvel équipement coïncide avec celle des 15', prévue par la RN, qui, au passage, elle, avait un problème, car elle ne disposait pas d'un pas de tir suffisamment "spacieux" pour exercer  ses canonniers et télémétreurs aux tirs à 10 000 yards et plus. Ce n'est que début 1916, que Jellicoe créera une école de canonnage "à longue distance", où les escadres de cuirassés et croiseurs de bataille iront s’exercer à tour de rôle, rotation qui n'était pas achevée en mai 1916. La RN ne commencera à installer les premiers modèles de télémètres de 25', puis 30', qu'à partir de 1917. Wink
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MessageSujet: Re: CUIRASSES CLASSE COURBET (FRANCE)   CUIRASSES CLASSE COURBET (FRANCE) - Page 2 EmptyMar 07 Jan 2020, 20:42

Code:
Cela peut paraître étonnant mais jusqu'à une date assez avancée, les cuirassés possédaient des tubes lance-torpilles pour attaquer leurs congénères avec des anguilles (A ma connaissance les Nelson sont les derniers cuirassés concernés).

Tubes sous-marins tu veux dire?

Le Tirpitz en avait, mais non sous-marins je crois? scratch

Intéressant que la marine n'ait fait qu'un passage partiel vers la chauffe au mazout. On se doutait déjà que cela ne valait pas nécessairement le coup, à la différence des trois Bretagne.

Merci pour ce bel article.
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MessageSujet: Re: CUIRASSES CLASSE COURBET (FRANCE)   CUIRASSES CLASSE COURBET (FRANCE) - Page 2 EmptyMer 08 Jan 2020, 11:50

ecourtial a écrit:
Code:
Cela peut paraître étonnant mais jusqu'à une date assez avancée, les cuirassés possédaient des tubes lance-torpilles pour attaquer leurs congénères avec des anguilles (A ma connaissance les Nelson sont les derniers cuirassés concernés).

Tubes sous-marins tu veux dire?

Le Tirpitz en avait, mais non sous-marins je crois? scratch

Intéressant que la marine n'ait fait qu'un passage partiel vers la chauffe au mazout. On se doutait déjà que cela ne valait pas nécessairement le coup, à la différence des trois Bretagne.

Merci pour ce bel article.

Tubes sous-marins effectivement. Pour la chauffe mazout, ce passage partiel s'explique probablement par l'absence de source facile d'accès pour la France.

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MessageSujet: Re: CUIRASSES CLASSE COURBET (FRANCE)   CUIRASSES CLASSE COURBET (FRANCE) - Page 2 EmptyMer 08 Jan 2020, 14:16

ecourtial a écrit:


Intéressant que la marine n'ait fait qu'un passage partiel vers la chauffe au mazout. On se doutait déjà que cela ne valait pas nécessairement le coup, à la différence des trois Bretagne.


Bonjour,

Selon leurs plans  de construction de 1913, la chaufferie des cuirassés de la classe Bretagne était mixte, comme celle de leurs prédécesseurs, la classe Courbet-Jean Bart.

Courbet

Soutes à charbon  :
Bâbord : 90,210 + 76,493 + 74,589 + 80,616 + 72,681 + 90,667 m3
Tribord : 96,700 + 76,492 + 74,589 + 81,406 + 72,581 + 90,667 m3

Total (arrondi) : 485,300  + 492,500  = 977,800 m3

Soutes à pétrole :
Bâbord : 92,350 m3
Tribord : 92,350 m3
Transversalement (à l'avant de chaufferie AV) : 40,500 + 52,100 m3

Total : 277,300 m3

Rapport Pétrole/Charbon : 0,283

Bretagne

Soutes à charbon :
Bâbord : 97,400 + 114,600 + 105,700 + 79,000 + 79,700 + 82,400 m3
Tribord : 100,600 + 114,600 + 105,700 +  81,800 + 77,700 +  82,400 m3
Transversalement : 65,700 m3

Total (arrondi) : 558,8 + 562,8 + 65,7 =  1187,300 m3
Soutes à mazout :
Bâbord : 92,800 m3
Tribord : 92,800 m3

Total :  185,600 m3

Rapport Mazout/Charbon : 0,156

... Au final, l'emport en combustible "liquide" (Pétrole ou Mazout), à bord de la classe Bretagne était inférieur à celle des Courbet, et, de surcroit, son rapport avec le charbon s'était sérieusement cassé la gueule  (0,156, contre 0,283, pour la classe précédente!).

Dans les deux cas, la chauffe au combustible liquide était un complément, le charbon constituant le combustible principal. En ce qui concerne la classe Bretagne, le mazout devait, probablement, être injecté, via un circuit de pompe, dans le fourneau de la chaudière, mais, à bord de la classe Courbet, il est possible que le pétrole était, encore, répandu sur la grille de chauffe, selon l'ancienne technique de la chauffe mixte. Malheureusement, je ne dispose pas d'infos sur l'alimentation en combustible liquide des chaudières... plus exactement, je n'ai pas fouillé dans "ma" doc technique! Boulet lol!

Clausewitz a raison en évoquant  le risque des difficultés d'approvisionnement en mazout, en cas de conflit, la France étant, alors, tributaire de ses possibilités d'importation, alors qu'elle disposait, en 1913-1914, de ressources nationales en charbon. A dater de 1917 - il conviendrait de vérifier la date que j'indique -, la Kaiserliche Marine avait, elle-même, "converti" bon nombre de ses chaufferies au mazout, à la chauffe au charbon, un combustible dont elle maitrisait, sans problème, l'approvisionnement, pour se libérer des risques de fourniture du mazout, que l'Allemagne était, aussi, obligée d'importer. La Royal Navy, elle, était devenue "actionnaire" dans la structure décisionnaire du consortium pétrolier qui avait été mis en place, en 1913, pour exploiter les ressources persannes.   Very Happy
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MessageSujet: Re: CUIRASSES CLASSE COURBET (FRANCE)   CUIRASSES CLASSE COURBET (FRANCE) - Page 2 EmptyJeu 09 Jan 2020, 18:16

Merci pour ce complément d'infos.
De mémoire les anglois avaient aussi des bâtiments à chauffe mixte, notamment les 5 "R".
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MessageSujet: Re: CUIRASSES CLASSE COURBET (FRANCE)   CUIRASSES CLASSE COURBET (FRANCE) - Page 2 EmptyJeu 09 Jan 2020, 19:12

ecourtial a écrit:
Merci pour ce complément d'infos.
De mémoire les anglois avaient aussi des bâtiments à chauffe mixte, notamment les 5 "R".

Contrairement à la classe Queen Elisabeth, où la chauffe était entièrement "mazoutée", la classe Royal Sovereign ou Revenge avait été, effectivement, conçue, au départ, avec une chauffe mixte, mais, en cours de construction, ils avaient, tous, été modifiés en "tout mazout". Wink
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MessageSujet: VOYAGE DE POINCARE SUR LE CUIRASSE FRANCE   CUIRASSES CLASSE COURBET (FRANCE) - Page 2 EmptyVen 04 Sep 2020, 08:21

20 juillet 1914. Arrivée à Crondstadt du Président de la République Raymond Poincaré et du Président du Conseil René Viviani pour une visite d'état auprès du tsar Nicolas II.

Voyage effectué sur le cuirassé FRANCE flambant neuf.

Dix jours plus tard la Première Guerre mondiale se déclenche.

Source https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8432491q/f1.item.r=poincar%C3%A9%20russie
CUIRASSES CLASSE COURBET (FRANCE) - Page 2 8c433710
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CUIRASSES CLASSE COURBET (FRANCE) - Page 2 France11
CUIRASSES CLASSE COURBET (FRANCE) - Page 2 Voyage10
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MessageSujet: Re: CUIRASSES CLASSE COURBET (FRANCE)   CUIRASSES CLASSE COURBET (FRANCE) - Page 2 EmptyVen 04 Sep 2020, 08:32

Beau reportage sur le cuirassé France, ce malheureux navire qui aura une courte carrière puisque le 26 août 1922 il coule devant la presqu'île de Quiberon, après avoir heurté une roche inconnue.
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MessageSujet: Re: CUIRASSES CLASSE COURBET (FRANCE)   CUIRASSES CLASSE COURBET (FRANCE) - Page 2 EmptyVen 04 Sep 2020, 10:15

Merci pour ces photos thumleft thumleft

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MessageSujet: Re: CUIRASSES CLASSE COURBET (FRANCE)   CUIRASSES CLASSE COURBET (FRANCE) - Page 2 EmptyVen 04 Sep 2020, 20:47

bonjour a tous , il me semble avoir lut que pendent cette tourné , il était pas encor entièrement équiper de son artillerie principal et que les tubes arrière était des faux en bois . vrai ou faux ?
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