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 BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé)

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clausewitz
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MessageSujet: BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé)   BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) EmptyLun 13 Mai 2019, 11:31

BATAILLE DE LA MER DE CORAIL
(4-8 MAI 1942)
LA PREMIERE BATAILLE AU DELA DE L'HORIZON

BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Uss_le12
La fin d'un porte-avions : le USS Lexington (CV-2) à l'agonie

1-AVANT PROPOS

Avec cet article sur la bataille de la mer de Corail je poursuis ma série d'articles sur les grandes batailles navale de l'ère moderne (acier et vapeur) (NdA Je n'exclu pas pourquoi faire un article sur les batailles de la marine à voile même si je ne suis pas très à l'aise dans ce domaine).

Après avoir réalisé un article sur la bataille du Jutland (1916), j'ai réalisé un article sur la bataille de Savo (1942), sur celle du Cap Matapan (1942), sur celle du Dogger Bank (1915) sur celle de Midway que l'on peut considérer comme la conséquence de la bataille que je vais décrire maintenant et enfin la bataille de Tsushima (1905), le seul affrontement entre cuirassés à tourelle avant le premier conflit mondial.

Ces articles ont une forme différente de mes autres articles, plus synthétiques, plus courts. Les passionnés et les connaisseurs de l'histoire navale n'apprendront rien sur la bataille de la mer de Corail mais j'espère attirer de nouveaux lecteurs et en faire de nouveaux passionnés.

Par rapport aux précédents, je vais innover avec notamment une annexe précisant les modèles des principaux bâtiments engagés ainsi que les avions utilisés par les deux belligérants.

Pour le moment le seul projet de bataille navale concerne la série de batailles navales de Guadalcanal mais il est probable que d'autres sujets vont émerger (NdA si des lecteurs ont des propositions, mes MP sont ouverts).

Sur ce comme on dit Bonne lecture........ .

2-CONTEXTE

Le 7 décembre 1941, les Etats-Unis sont poussés dans la guerre suite à un raid audacieux de l'aéronavale japonaise contre leur base de Pearl Harbor.

Cette guerre est l'aboutissement d'un long processus, une rivalité qui émerge en 1905 après la victoire de Tokyo dans la guerre russo-japonaise, éliminant la Russie des Romanov de la scène Asie-Pacifique, ne laissant en piste que l'immense Amérique et le «minuscule» Japon qui en quelques décennies s'est ouvert au monde, se modernisant à marche forcée pour éviter de subir le même sort que la Chine.

Une telle rivalité s'explique par la géographie mais aussi parce que la médiation américaine était accusée par les nationalistes nippons d'avoir minoré, mutilé une victoire militaire incontestable. Un conflit est cependant impossible à l'époque car depuis 1902 un traité d'alliance à été signé entre la Grande-Bretagne et le Japon.

Avant le premier conflit mondial une course aux armements navals avait opposé la Grande-Bretagne et l'Allemagne. Cette course est arrêtée par le début du premier conflit mondial mais est bientôt remplacée par une autre course ayant le Pacifique pour cadre.

L'US Navy d'un côté, la Nihon Kaigun de l'autre se lancent dans la construction de nombreuses unités de ligne, dix cuirassés et six croiseurs de bataille d'un côté, huit cuirassés et huit croiseurs de bataille de l'autre.

BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Traitz12
Photo de la conférence navale de Washington

Ce programme ne sera que (très) partiellement achevé en raison de la signature du traité de Washington signé le 6 février 1922 qui limite drastiquement le tonnage des flottes ainsi que les caractéristiques individuelles des navires mais selon un mode de calcul autorisant tous les arrangements.

Ce traité est le triomphe de l'alliance anglo-saxonne face au Japon, les marines américaines et britanniques conservant leur suprématie mondiale, les deux pays faisant bloc face au Japon ce qui alimente le ressentiment des nationalistes qui ne rêvent que d'une chose : en découdre avec les américains.

Washington n'est pas naïf et sait qu'un conflit peut éclater avec Tokyo. Des plans de guerre sont dressés pour faire face. Les plans concernant le Japon reçoivent la couleur orange d'où le nom de plans Orange donnés aux plans de guerre concernant le Japon.

Ces plans évolue en fonction de l'évolution politique, géopolitique, stratégique mais aussi avec l'intégration de nouvelles armes comme les porte-avions, les hydravions de patrouille et de bombardement notamment le plus célèbre d'entre-eux, le Consolidated PBY Catalina.

L'étude des plans Orange est arrêtée en 1938, les plans étant officiellement abandonnés en juillet 1941. Ils sont remplacés par les plans Rainbow. C'est ainsi que le plan Rainbow 1 prévoit une alliance germano-japonaise contre les Etats-Unis, la priorité étant donnée au Pacifique, les américains prévoyant rester sur la défensive dans l'Atlantique.

Le plan Rainbow 2 est original avec l'envoi de la flotte en direction de Singapour (J+70) avant une action contre Manille avec potentiellement l'utilisation de la baie de Cam-Ranh en Indochine.

Le plan Rainbow 3 se divise en deux possibilités, un volet défensif avec le maintien de la flotte à Pearl-Harbor à l'abri de l'aviation japonaise et un volet offensif avec une base à Eniwetok et la prise de la base japonaise de Truk.

Le dernier plan baptisé Rainbow 5 intègre la Grande-Bretagne, le Canada et les Pays-Bas dans la manœuvre.

Aucun plan Rainbow ne sera exécuté, la priorité fin 1940 étant donnée au soutien de la Grande-Bretagne seule face à l'Allemagne.

Les tensions s'accroissent dans les années trente notamment à propos de la Chine mais l'opinion publique américaine refuse d'entrer en conflit y compris après le début de la guerre en Europe.

La classe politique et même les militaires japonais sont partagés entre les pragmatiques et les intransigeants.  

Le conflit devient une évidence à partir de l'été 1941. le 5 juillet 1941 le président Roosevelt bloque l'exportation vers le Japon de minéraux stratégiques, de moteurs d'avions et de divers équipements. Le 26 juillet c'est l'essence d'aviation et certains aciers qui sont touchés.

Le 26 juillet 1941 les avoirs japonais aux Etats-Unis sont bloqués et le 1er août l'exportation de  pétrole et d'essence d'aviation est interdite en direction de régions qui ne sont pas sous contrôle britannique et hors de l’hémisphère occidental.

C'est pousser le Japon à la guerre puisque les américains savent pertinemment que le pays n'à plus que six à dix mois de réserve.

BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Pearl_11
Une des plus célèbres photos du raid japonais sur Pearl Harbor, photo prise par les japonais eux mêmes

Le 7 décembre 1941 la flotte du Pacifique est surprise à Pearl Harbor par l'aviation embarquée japonaise. Si l'attaque est spectaculaire le bilan est in fine limité avec deux cuirassés totalement détruits, cuirassés qui plus est totalement dépassés (Arizona, Oklahoma), les porte-avions ont été épargnés tout comme les dépôts de carburant et l'arsenal.

En clair Pearl Harbor reste une base navale opérationnelle. On imagine clairement ce qui ce serait passé si l'US Navy avait du se replier sur la côte ouest pour repousser l'offensive japonaise qui est un véritable déferlement sur les possessions coloniales européennes.

BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Guerre15
La tornade japonaise balaye le Pacifique

En quelques semaines les Philippines, la Malaisie et Singapour sont envahies et occupées par les forces armées japonaises sans compter des possessions isolées comme Guam et Wake.

Les américains ne savent plus où donner de la tête. Ils ne sont de toute façon pas en mesure de lancer une offensive générale. Le réarmement accéléré par les commandes franco-britanniques en 1939/40 n'à pas encore porté ses fruits.

Ce n'est qu'une question de temps avant que l'industrie américaine ne fasse parler sa puissance donnant raison à l'amiral Yamamoto qui estimait que si le Japon ne pouvait l'emporter en six mois il ne pourrait pas l'emporter, ulcérant les extrémistes qui voyaient en lui un timoré, un tiède qu'on devait éliminer. Si il n'avait pas été tué par les américains dans les Salomons en 1943 pas certain qu'il aurait survécu à la série de défaites infligée par les américains à partir de 1942/43.

BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Uss_ho12
Un B-25 décollant du Hornet le 18 avril 1942. Si les dégâts sont symboliques, l'impact psychologique et stratégique est très important

Le 18 avril 1942, seize North American B-25 Mitchell décollent du porte-avions USS Hornet (CV-Cool pour bombarder Tokyo et d'autres villes japonaises. Les dégâts militaires sont symboliques mais l'impact psychologique et géostratégique sera très important, remontant le moral chancelant des américains et poussant les japonais à lancer une opération pour neutraliser Midway. On connait la suite.

En ce printemps 1942 les affrontements ont lieu essentiellement dans l'Océan Indien et en mer de Corail, une mer baignant l'Australie.

BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Raid_j10
Carte représentant le raid japonais dans l'Océan Indien

Début avril, la flotte japonaise lance un raid sans lendemain dans l'Océan Indien pour neutraliser la British Eastern Fleet et l'empêcher de joindre ses forces à la marine américaine et bloquer l'avancée nippone en direction de l'Australie, de la Nouvelle-Guinée et de la Nouvelle Calédonie.

Après une folle avancée très en avance sur le tableau de marche, les japonais décident de créer un glacis défensif pour protéger leur sphère de co-prospérité. Pour cela ils décident d'envahir les Salomons et la Nouvelle-Guinée.

C'est l'acte de naissance de l'opération MO qui doit permettre l'occupation de Tulagi (une île de l'archipel des Salomons) et de Port Moresby. Ses positions auraient reçu des aérodromes et des unités de bombardement-torpillage, unités dont les alliés ne sous-estimait plus l'efficacité depuis la destruction du cuirassé Prince of Wales et du croiseur de bataille Repulse.

Les 3 et 4 mai 1942, les japonais s'emparent de Tulagi mais avertis de la présence des porte-avions américains ils renoncent à l'opération MO et à l'occupation de Port Moresby pour affronter une flotte ennemie composée de deux groupes de porte-avions et d'une force de croiseurs américano-australienne.

C'est le début de la bataille de la mer de Corail, la première bataille au delà de l'horizon (over the horizon), la première bataille dans laquelle les ennemis ne vont ni se voir ni se tirer directement dessus.

A SUIVRE

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Dernière édition par clausewitz le Mer 22 Mai 2019, 11:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé)   BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) EmptyLun 13 Mai 2019, 22:24

Si je puis me permettre:
Citation :
Les 3 et 4 mai 1942, les japonais s'emparent de Tulagi mais avertis de la présence des porte-avions américains ils renoncent à l'opération MO et à l'occupation de Port Moresby pour affronter une flotte ennemie composée de deux groupes de porte-avions et d'une force de croiseurs américano-australienne.
Petite précision
Les Japonais ne renoncent à leur débarquement autour de Port-Moresby qu'après la mise hors de combat du Shokaku et les très lourdes pertes des groupes aériens embarqués de la 5e Division de porte-avions (CA Hara) c'est à dire après le 8 mai et la bataille de la Mer de Corail en elle même.
La Force Mobile de Hara centrée autour des deux p-a de la 5e Division a pour mission - entre autres - de protéger l'opération MO en acquérant la > aérienne sur la Mer de Corail en détruisant si possible les p-a US partis de la zone Samoa. Ceci explique notamment l'audacieux trajet par le nord des Salomon qui devait permet d'arriver dans le dos des Américains en échappant autant que faire se peut aux recos notamment des B-17 basés en Australie.
L'échec rencontré dans la réalisation de cet objectif (du fait des pertes subies), l'impossibilité d'opérer une série de secondes frappes prévues sur les bases australiennes conduisent Inoue à ajourner l'opération après l'engagement du 8 mai. Yamamoto en est d'ailleurs furieux ...
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MessageSujet: Re: BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé)   BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) EmptyLun 13 Mai 2019, 23:13

pascal a écrit:
Si je puis me permettre:
Citation :
Les 3 et 4 mai 1942, les japonais s'emparent de Tulagi mais avertis de la présence des porte-avions américains ils renoncent à l'opération MO et à l'occupation de Port Moresby pour affronter une flotte ennemie composée de deux groupes de porte-avions et d'une force de croiseurs américano-australienne.
Petite précision
Les Japonais ne renoncent à leur débarquement autour de Port-Moresby qu'après la mise hors de combat du Shokaku et les très lourdes pertes des groupes aériens embarqués de la 5e Division de porte-avions (CA Hara) c'est à dire après le 8 mai et la bataille de la Mer de Corail en elle même.
La Force Mobile de Hara centrée autour des deux p-a de la 5e Division a pour mission - entre autres - de protéger l'opération MO en acquérant la > aérienne sur la Mer de Corail en détruisant si possible les p-a US partis de la zone Samoa. Ceci explique notamment l'audacieux trajet par le nord des Salomon qui devait permet d'arriver dans le dos des Américains en échappant autant que faire se peut aux recos notamment des B-17 basés en Australie.
L'échec rencontré dans la réalisation de cet objectif (du fait des pertes subies), l'impossibilité d'opérer une série de secondes frappes prévues sur les bases australiennes conduisent Inoue à ajourner l'opération après l'engagement du 8 mai. Yamamoto en est d'ailleurs furieux ...

Merci de la précision. La suite demain normalement

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MessageSujet: Re: BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé)   BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) EmptyMar 14 Mai 2019, 11:28

3-ORDRE DE BATAILLE

Nihon Kaigun (Task Force MO)

BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Ijn_ka12
Le croiseur léger Kashima à Shanghai en 1940

-Le navire-amiral de la 4ème flotte, le croiseur léger Kashima (classe Katori) est ancré à Rabaul avec à son bord son chef le vice-amiral Shigeyoshi Inoue.

-Tulagi Invasion Group (contre-amiral Kiyohide Shima)

-mouilleurs de mines Okinoshima (navire-amiral) et Koei Maru

-transport Azumasan Maru

-destroyers classe Mutsuki Kikuzuki et Yuzuki

-Dragueurs de mines Wa-1 et Wa-2, Hagoromo Maru, Noshiro Maru 2 et Tama Naru

-Chasseurs de sous-marins Toshi Maru 3 et Tama Maru 8

-400 fusiliers marins de la 3ème force navale spéciale de débarquement de Kure

-Un détachement de constructeurs du 7th Establishment Squad

-Force de soutien et de couverture rapprochée (contre-amiral Kluninori Marumo)

BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Ijn_te10
Le croiseur léger Tenryu lors de ses essais en 1919

-Croiseurs légers classe Tenryu Tenryu (Al) et Tatsuta

-ravitailleur d'hydravions Kamikawa Maru avec douze hydravions sans compter les hydravions du groupe aérien du Kiyokawa Maru

-canonnières Keijo Maru Seikai Maru et Nikkai Maru

-Groupe de couverture/groupe principal de la force de soutien (contre-amiral Arimoto Goto)

BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Shuhu_10
Le porte-avions Shoho

-Porte-avions léger Shoho avec huit Mitsubishi A6M Zero, quatre Mitsubishi A5M et six Nakajima B5N soit un total de dix-huit appareils.

BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Ijn_ao10
Le croiseur lourd Aoba

-Croiseurs lourds classe Aoba (Al) et Kinugasa,croiseurs lourds classe Furutaka Kako et Furutaka

-Destroyer classe Fubuki Sazanami

Groupe d'invasion de Port Moresby (contre-amiral Sadamichi Kajioka)

-croiseur léger Yubari (Al)

BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Asanag10
Le destroyer Asanagi de classe Kamikaze

-destroyers classe Kamikaze Oite et Asanagi

BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Mutsuk10
Le destroyer Mutsuki de la classe éponyme

-destroyers classe Mutsuki Mutsuki Uzuki Mochizuki et Yayoi

-Deux patrouilleurs

-L'unité de transport placée sous l'autorité du contre-amiral Koso Abe regroupe le mouilleur de mines Tsugaru, onze transports qu'ils appartiennent soit à la marine (Mogamigawa Maru, Chōwa Maru, Goyō Maru,Akiba Maru et Shōka Maru) ou à l'armée de terre (Asakasan Maru, China Maru, Mito Maru, Matsue Maru, Taifuku Maru et Hibi Maru) mais aussi le remorqueur de sauvetage Woshima, les pétroliers Hoyo Maru et Iro, les dragueurs de mines W-20, Hagoromo Maru, Noshiro Maru 2, Fumi Maru 2 et Seki Maru 3.

-500 hommes de la 3ème force navale spéciale de débarquement de Kure et des contructeurs du 10th Establishment Squad (embarqués sur les transports de la marine), les transports de l'armée embarquant 5000 soldats de l'armée de terre.

-Force d'attaque embarquée (Carrier Striking Force) (vice-amiral Takeo Takagi)

BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Shukak10
Le porte-avions Shokaku

-Porte-avions Zuikaku et Shokaku (5ème division de porte-avions)

BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Zuikak10
Le porte-avions Zuikaku

-Le Shokaku embarque un groupe aérien composé de 21 Mitsubishi A6M Zero, de 20 Aichi D3A Val et de 19 Nakajima B5N type 97 soit 60 appareils

-Le Zuikaku embarque un groupe aérien composé de 25 Mitsubishi A6M Zeo, 22 Aichi D3A Val et 20 Nakajima B5N Kate type 97 soit un total de 67 appareils

BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Ca_myo10
Le croiseur lourd Myoko

-Croiseurs lourds classe Myoko Myoko et Haguro

BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Ushio_10
Le destroyer Ushio

-Destroyers classe Fubuki Ushio et Akebono

-Destroyers classe Hatsuharu Ariake et Yugure

-Destroyers classe Shiratsuyu Shiratsuyu et Shigure

-Pétrolier Toho Maru

-Force sous-marine (capitaine Noburu Ishizaki)

BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) I-2110
Le sous-marin I-21

-Sous-marins I-21, I-22,I-24, I-28 et I-29

-Sous-marins Ro-33 et Ro-34

-25ème Flottille Aérienne (appelée également 5ème force d'attaque aérienne) contre-amiral Sladayoshi Yamada

BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Mitsub10
Mitsubishi G4M

-4ème groupe aérien (Rabaul) : dix-sept bombardiers bimoteurs Mitsubishi G4M type 1

-Groupe aérien de Tainan (Lae et Rabaul) : dix-huit chasseurs Mitsubishi A6M Zero et six Mitsubishi A5M

-Groupe aérien de Yokohama (déployé à Rabaul, dans les îles Shortland et à Tulagi) : douze hydravions de reconnaissance Kawanishi H6K et neuf hydravions de chasse Nakajima A6M2-N

BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Mitsub11
Mitsubishi G3M

-Groupe aérien de Genzan (basé à Rabaul) : vingt-cinq Mitsubishi G3M type 96

US Navy

Task Force 17 (contre-amiral Frank Jack Fletcher)

-Task Group 17-2 (Attack Group) (contre-amiral Thomas C. Kinkaid)

BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Uss_mi10
Le croiseur lourd USS Minneapolis (CA-36)

-Croiseurs lourds USS Minneapolis (CA-36) New Orleans (CA-32) Astoria (CA-34) Chester (CA-27) et Portland (CA-33)

BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Uss_ph10
Le destroyer USS Phelps (DD-360)

-Destroyers USS Phelps (DD-360) (classe Porter) USS Farragut (DD-348) Dewey (DD-349) Monaghan (DD-354) et Aylwin (DD-355) (classe Farragut)

-Task Group 17.3 (groupe de soutien) contre-amiral John Gregory Crace (RN)

BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Hmas_a10
Le croiseur lourd HMAS Australia

-Croiseurs lourds HMAS Australia (classe County) USS Chicago (CA-29) (classe Northampton)

-Croiseur léger HMAS Hobart (classe Leander)

BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Uss_wa25
Le destroyer USS Walke (DD-416)

-Destroyers USS Perkins (DD-377) (classe Mahan) et USS Walke (DD-416) (classe Sims)

-Task Groupe 17-5 (Carrier Air Group) (contre-amiral Aubrey Fitch)

BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Uss_yo12
Le USS Yorktown (CV-5)

-Porte-avions USS Yorktown (CV-5) avec le squadron VF-42 (17 Grumman F4F Wildcat), le squadron VB-5 (18 Douglas SBD Dauntless), le squadron VS-5 (17 Douglas SBD Dauntless) et le squadron VT-5 (13 Douglas TBD Devastator) soit un total 65 appareils.

BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Uss_le13
Le USS Lexington (CV-2)

-Porte-avions USS Lexington (CV-2) avec le squadron VF-2 (21 Grumman F4F), le squadron VB-2 avec 18 Douglas SBD Dauntless, le squadron VS-2 avec 17 Douglas SBD Dauntless et le squadron VT-2 avec 12 Douglas TBD Devastator soit 68 aappareils.

-Destroyers USS Anderson (DD-411) Hamman (DD-412) Russell (DD-414) et Morris (DD-417) (classe Sims)

-Task Group 17.6 (groupe de ravitaillement) (capitaine John S. Phillips)

-Pétroliers Neosho et Tippecanoe

-Destroyers USS Sims (DD-409)

-Task Group 17.9 (groupe de surveillance maritime) (Commander George H. DeBaun)

-Ravitailleur d'hydravions USS Tangier (AV-8) basé à Nouméa

-Squadron de patrouille maritime VP-71 avec six Consolidated PBY-5 Catalina

-Squadron de patrouille maritime VP-72 avec six Consolidated PBY-5 Catalina

South West Pacific Area (général Douglas MacArthur)

-Allied Naval Forces (vice-amiral Herbert F. Leary)

Task Group 42-1 (TG-42.1) : groupement de sous-marins avec pour navire-amiral, le ravitailleur de sous-marins USS Griffin (AS-13) mouillé à Brisbane. Il regroupe la division de sous-marins n°53 (Subdiv 53) avec les sous-marins S-42, S-43,S-44,S-45,S-46 et S-47 mais aussi la division de sous-marins n°201 (SubDiv 201) avec les sous-marins S-37, S-38,S-39, S-40 et S-41.

-La Task Force 44 est temporairement affectée à la Task Force 17 et devient le TG 17.3

-Allied Air Forces (Lieutenant General George Brett)

United States Army Air Forces (USAAF) avec le 8th Pursuit Group stationné à Port Moresby (26 Bell P-39 Airacobra), le 49th Pursuit Group à Darwin (90 Curtiss P-40 Warhawk), le 3rd Light Bombardment Group avec deux squadrons de North American B-25 Mitchell et un squadron de Douglas A-24, le 19th Bombardment Group (17 Boeing B-17 stationnés à Townsville) et le 22nd Bombardment Group (48 Martin B-26 Marauder).

Royal Australian Air Force (RAAF) avec deux squadrons de Consolidated PBY Catalina (squadron 11 et 20), un squadron de CAC Wirraways (squadron 24), un squadron de Lockheed Hudson (squadron 32) et un squadron de Curtiss P-40 (squadron 75).

-A cela s'ajoute des troupes terrestres de la garnison de Port Moresby (5000 hommes essentiellement australiens)

A SUIVRE

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MessageSujet: Re: BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé)   BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) EmptyMer 15 Mai 2019, 15:20

4-LES CHEFS

US Navy

Fleet Admiral Chester W. Nimitz (Fredericksburg, Texas 24 février 1885 Yerba Buena Island 20 février 1966).
BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Cheste11

Né au Texas de parents d'origine allemande, le jeune Chester envisageait initialement d'intégrer West Point mais faute de place, il du choisir l'Académie Navale d'Annapolis dont il sort 7ème sur 114 en 1905.

Sa carrière avance régulièrement mais l'entrée en guerre des Etats-Unis le 7 décembre 1941 accélère clairement sa carrière. Le 17 décembre 1941, il devient commandant en chef de la flotte du Pacifique, devenant amiral le 31 décembre 1941.

Il contient la progression japonaise, attendant que l'industrie américaine fournisse les moyens de la riposte et de la contre-attaque. Des coups d'arrêts décisifs sont portés en mer de Corail et à Midway mais il faut attendre Guadalcanal pour aboutir à un basculement décisif. Désormais la question n'est pas de savoir si les Etats-Unis vont gagner la guerre mais quand.

Devenu Amiral de la flotte de la marine américaine (Fleet Admiral of the United States Navy) effective le 19 décembre 1944. Il signe la capitulation japonaise en baie de Tokyo à bord du USS Missouri (BB-63) le 2 septembre 1945.

Chief of Naval Operations (CNO) le 26 novembre 1945 il remplace l'amiral King, y passant deux ans en gérant la démobilisation puis en préparant le passage de l'US Navy dans l'ère nucléaire.

Au procès de Nuremberg, il témoigna en faveur du Grand Amiral Karl Dönitz en rappelant que lui aussi avait pratiqué la guerre sous-marine à outrance. Cela explique peut être pourquoi Dönitz n'à été condamné qu'à dix ans de prison.

Le 15 décembre 1947, il est remplacé au poste du CNO par l'amiral Louis Denfeld. Il n'occupera plus aucun poste mais ne partit pas à la retraite.

Marié et père de quatre enfants, l'amiral Nimitz est décédé en 1966 à 80 ans, étant enterré au Golden Gate National Cemetery à San Francisco.

Sa mémoire à été célébrée par l'US Navy en donnant son nom à son deuxième porte-avions à propulsion nucléaire le CVN-68 mis en service en 1975 et qui doit être remplacé prochainement par le USS John F. Kennedy (CVN-79) (classe Gerald Ford).

Franck Jack «Black Jack » Fletcher (Marshaltown, Iowa 29 avril 1885-Bethesda, Maryland 25 avril 1973)
BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Amiral14

Diplômé de l'académie navale d'Annapolis le 12 février 1906, il devient enseigne le 13 février 1908 passant l'essentiel de sa carrière en mer, servant notamment sur le cuirassé Florida commandé par son oncle.

Il se distingue lors de l'opération contre Veracruz (1914) recevant la médaille d'honneur du Congrès (Congressional Medal of Honor). Il participe au premier conflit mondial sur différents destroyers mais aussi dans des postes à terre.

Dans l'après guerre, il se prépare aux postes les plus élevés toujours en alternant postes à terre et postes en mer. Commandant de croiseurs il opère en compagnie des porte-avions, participant aux grandes opérations du second conflit mondial dans le Pacifique. A l'issue de la bataille de Midway, il est promu au grade de vice-amiral

Il est ensuite engagé dans la campagne des Salomons, étant blessé lors du torpillage du porte-avions USS Saratoga (CV-3) le 31 août 1942. Il peut ainsi souffler après huit mois de combats continus.

A partir de la fin 1942 il assume des postes à terre, cessant d'être un véritable commandant de première ligne. Il prend la tête du General Board de l'US Navy le 1er mai 1946 et y reste un an quand il prend sa retraite avec le rang d'amiral.

Après guerre il refuse de reconstituer ses papiers ou de se confier sur son action durant le second conflit mondial. Ce qui explique peut être pourquoi il à parfois une mauvaise image dans certains écrits sur le second conflit mondial voir dans les films comme celui de la Bataille de Midway.

L'amiral Fletcher est mort le 25 avril 1973, quatre jours avant son 88ème anniversaire à l'hôpital naval de Bethesda.

Il est enterré au cimetière national d'Arlington. Sa mémoire à été célébrée par un destroyer de classe Spruance, le DD-992 en service du 12 juillet 1980 au 1er octobre 2004 (coulé comme cible le 16 juillet 2008).

Amiral Thomas C. Kinkaid (Hannover, New Hampshire 3 avril 1888 Bethesda, Maryland 17 novembre 1972)
BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Amiral15

Thomas Cassin Kinkaid à servit dans l'US Navy de 1908 à 1950, acquérant une réputation d'amiral énergique et combatif dans les grandes batailles aéronavales de 1942. En récompense il commanda les forces navales engagées dans la campagne des Aléoutiennes.

Il commanda les forces navales de la 7ème flotte qui regroupe les moyens navals assurant l'appui des opérations menées dans la zone Pacifique Sud-Ouest par Douglas MacArthur. Cela lui permet de participer à la bataille du golfe de Leyte avec notamment le dernier affrontement entre cuirassés.

Issu d'une famille de marins, il sort dans les derniers de sa promotion de l'Académie Navale d'Annapolis en juin 1908. Sa carrière commence à bord de différents cuirassés, servant ensuite dans les bureaux mais participe en 1916 à l'occupation américaine de la République Dominicaine.

Il obtient son premier commandement à bord du destroyer Isherwood en 1924 avant de devenir commandant en second du cuirassé Colorado. Il commanda ensuite le croiseur lourd Indianapolis avant de servir de 1938 à 1941 comme attaché naval en Italie et Yougoslavie.

Contre-amiral en 1941, il commande les croiseurs de la flotte du Pacifique ce qui lui permet de participer aux batailles de la mer de Corail et de Midway.

Il joue ensuite un rôle clé dans la campagne des Salomons avant d'être engagé dans la campagne des Aléoutiennes. Il est vice-amiral en juin 1943. Il commande ensuite la 7ème flotte jusqu'à la fin du conflit avant de devenir amiral le 3 avril 1945.

La guerre dans le Pacifique terminée, la 7ème flotte soutien les opérations d'occupation en Corée et en Chine. Il commande ensuite l'Eastern Sea Frontier et la 16th Fleet de 1946 à mai 1950 date de sa retraite.

Sa mémoire à été célébrée par un destroyer de classe Spruance, le USS Kinkaid (DD-965) en service du 10 juillet 1976 au 7 janvier 2003. Il est coulé comme cible le 14 juillet 2004.

Aubrey Fitch (Saint Ignace 11 juin 1883 Newcastle, Maine 22 mai 1978)
BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Aubrey10

Aubrey Wray Fitch est un amiral de la marine américaine qui à servit au sein de l'US Navy de 1906 à 1947. Sorti de l'Académie Navale d'Annapolis le 12 février 1906, il se spécialise dans l'utilisation de la torpille. Comme tout officier de marine, il alterne entre postes à terre et postes en mer. Il reçoit son premier commandement en janvier 1915 (yacht Yankton).

Il participe au  premier conflit mondial  à bord du cuirassé Wyoming qui opère en mer du Nord au sein de la Grand Fleet. Il se spécialise dans l'aviation navale à partir de juin 1929, commandant notamment le porte-avions Langley. Il va également commander les porte-avions Lexington et Saratoga.

Il participe à la bataille de la mer de Corail, étant l'officier tactique de l'amiral Fletcher. Il doit évacuer le Lexington se repliant sur le croiseur lourd Minneapolis. Pour son action il reçoit la Distinguished Service Medal. Il est ensuite affecté à nouveau sur le Saratoga mais arrive trop tard pour participer à la bataille de Midway.  

Il commande ensuite l'aviation du Pacifique Sud, multipliant les inspections et les vols risqués en zone de guerre ce qui explique qu'il ait reçut la Distinguished Flying Cross. Il joue un rôle important dans le retour d'expérience et l'intégration de nouvelles technologies.

Deputy of Chief Naval Operations (Air) à l'été 1944 il réorganise l'aéronavale américaine, améliorant la planification et le soutien logistique. Il reçoit la Légion du Mérit. Il participe à la mise en place du Department of Aeronautics qui est officiellement créé le 28 novembre 1945. Il prend sa retraite le 1er juillet 1947.

Sa mémoire à été célébrée par une frégate de classe Oliver Hazard Perry, la USS Aubrey Fitch (FFG-34) en service du 9 octobre 1982 au 12 décembre 1997. Rayée du NVR le 3 mai 1999, elle est vendue à la démolition le 11 mars 2004, son démantèlement étant achevée le 19 mai 2005.

John Crace (RN) (Gungahlin Australie 6 février 1887 Hampshire Grande-Bretagne 11 mai 1968)
BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) John_g10

John Crace est un officier de marine né en Australie qui à servit de 1902 à 1946, au sein de la Royal Navy de 1902 à 1939, dans la marine australienne de 1939 à 1942 (participant à la bataille de la mer de Corail) puis à nouveau dans la marine britannique jusqu'à sa retraite en 1946.

Nihon Kaigun

Isoroku Yamamoto (Nagaoka 4 avril 1884 Buin Nouvelle Guinée 18 avril 1943)
BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Yamamo11

Né Isoroku («56» l'âge de son père à sa naissance) Takano, il est adopté en 1916 pour préserver le nom d'une famille de la région (c'était une pratique courante à l'époque).

Il sort breveté de l'académie navale en 1904, participant à la guerre russo-japonaise. Il est blessé à la bataille de Tsushima en mai 1905.

Il étudie à Harvard entre 1919 et 1921 puis occupe à deux reprises le poste d'attaché naval à Washington. Il connait donc bien les Etats-Unis et se montre très réservé en ce qui concerne un conflit avec ce pays.

Canonnier de marine, il s'intéresse à l'aviation navale et va jouer un rôle clé dans son développement. Vu comme un modéré et un tiède, il est menacé de mort par les plus extrémistes.

C'est sa nomination comme commandant en chef de la Flotte Combinée le 30 août 1939 qui vraisemblablement le sauve. Il devient amiral le 15 novembre 1940 en dépit du fait qu'il soit un ennemi politique du nouveau premier ministre, Tojo.

Les six premiers mois du conflit sont triomphaux pour les japonais mais Yamamoto ne cède pas à l'euphorie ambiante, connaissant parfaitement la puissance de son adversaire. Il n'ait donc pas surpris par le coup d'arrêt de la bataille de la mer de Corail puis par la défaite de Midway un mois plus tard.

Pour remonter le moral des troupes, l'amiral Yamamoto décide d'effectuer une inspection dans le Pacifique Sud. Le 14 avril 1943 les cryptographes de l'US Navy interceptent un message détaillant le vol de l'amiral (date, heures d'arrivée et de départ, type d'avion, personnes l'accompagnant).

Le vol est prévu le 18 avril 1943. La veille les américains décident d'intercepter les deux Mitsubishi G4M et de les abattre. La mission est confiée à l'USAAF, le bimoteur Lockheed P-38 Ligthning étant le seul appareil à disposer du rayon d'action nécessaire. Les pilotes sont informés du caractère de la mission mais l'identité de la cible n'est pas révélée.

Au matin du 18 avril les deux G4M décollent de Rabaul pour un vol de 507km. Seize P-38 interceptent les deux avions et leur escorte de six A6M Zero. Le lieutenant de 1er classe Rex T. Barber ouvre le feu sur l'appareil codé T1-323 (transportant l'amiral), l'appareil est abattu et s'écrase dans la jungle.

Le site du crash est découvert le lendemain par une unité de l'armée. L'amiral Yamamoto à été tué par deux balles de 12.7mm. Le corps est incinéré à Buin et ses cendres ramenées au Japon par le cuirassé Musashi. Les funérailles ont lieu le 5 juin 1943. Il est remplacé à la tête de la flotte combinée par l'amiral Koga.

Shigeyoshi Inoue (Sendai, Miyagi 9 décembre 1889 Yokosuka Kanagawa 15 décembre 1975)
BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Shigey10

Shigeyoshi Inoue est un amiral japonais dont la carrière opérationnelle débute en 1909 et s'achève en 1945. Théoricien, il commande la 4ème flotte avant de devenir vice-ministre de la marine. Tout comme Yamamoto c'est un ardent partisan de l'aéronavale.

Originaire de la région de Tokohu, il entre à la 37ème place et sort deuxième de sa promotion sur 179 cadets en 1909. Enseigne en décembre 1910, il est affecté au croiseur Kurama et participe à la revue navale célébrant en 1911 le couronnement de George V.

Il obtient son premier commandement en 1917 mais en 1918 il est attaché militaire en Suisse, devant apprendre l'allemand. Il participe à la conférence de paix de Paris en 1919 avant de devenir attaché militaire en France, devant donc apprendre le français.

Lieutenant en 1921, il retourne au Japon, enchaînant les postes embarqués mais aussi à terre. Il continue à parfaire sa formation, suivant des cours destinés à le préparer aux plus hautes fonction au sein de la marine impériale japonaise. Il est capitaine en 1929 après avoir passé deux ans comme attaché naval en Italie (1927-1929).

Protégé de Yamamoto, on le préfère à terre qu'en mer en raison de ses grandes capacités d'administrateur et de gestionnaire. Contre-amiral le 15 novembre 1935, il est l'adjoint au commandant de la 3ème flotte qui couvre les opérations en Chine.

Vice-amiral en 1939, il prend la tête en 1940 du bureau de l'aviation navale de la marine impériale japonaise, proposant un programme audacieux de réforme. Il critique ouvertement le programme de construction naval japonais.

Il prend la tête de la 4ème flotte et rejoint Truk. Il participe aux opérations contre Guam et Wake avant de rallier Rabaul pour l'opération MO destiné à s'emparer de Port Moresby mais la bataille de la mer de Corail rend impossible cette conquête. Il est relevé de son commandement puis ramené au Japon. Amiral le 15 mai 1945, il devient vice-ministre de la marine dans les dernières semaines du second conflit mondial. Il prend officiellement sa retraite le 15 octobre. Il termine sa vie comme professeur d'anglais et de musique.

Takeo Takagi (Iwaki, préfecture de Fukushima 25 janvier 1892 Saipan 8 juillet 1944)
BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Takeo_10

Sorti 17ème (sur 148) de la 39ème promotion de l'académie navale impériale en 1911, Takeo Takagi sert sur des croiseurs puis sur des cuirassés avant d'être affectés sur des sous-marins. Après avoir été envoyé aux Etats-Unis puis en Europe, il est promu au grade de capitaine en 1932.

Après avoir effectué plusieurs commandements à la mer, il est promu au grade de contre-amiral le 15 novembre 1938. Quand la seconde guerre mondiale éclate dans le Pacifique il commande les forces soutenant l'invasion des Philippines. Il est ensuite engagé aux Indes Néerlandaises, commandant les forces japonaises lors de la bataille de la mer de Java qui voit la perte d'un destroyer contre deux croiseurs et trois destroyers pour les alliés.

Vice-amiral le 1er mai 1942, il commande la force de porte-avions de l'opération MO et donc le principal officier japonais de la bataille de la mer de Corail. Après plusieurs postes au Japon, il est affecté le 21 juin 1943 à la tête de la 6ème flotte (sous-marins).

Le vice-amiral Takagi meurt le 8 juillet 1944 dans des circonstances incertaines (soit un suicide soit la mort dans le naufrage d'un sous-marin). Il est promu au grade d'amiral à titre posthume.

Kiyohide Shima (25 février 1890 7 novembre 1973)
BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Kiyohi10

Sorti de la même promotion que Takagi (39ème sur 148 lors de la promotion de 1911), Kiyohide Shima  sert essentiellement sur des cuirassés et quelques croiseurs. Lieutenant en 1918, il passe comme Takagi par le collège de guerre navale qui comme dans toutes les marines préparent les jeunes officiers les plus méritants aux responsabilités les plus élevées.

Il est envoyé en Europe et aux Etats-Unis en 1928/29 pour parfaire sa formation. Capitaine en 1933, il devient contre-amiral le 15 novembre 1939 et chef d'état-major du district naval de Maizuru.

Quand la guerre éclate dans le Pacifique, le contre-amiral Shima reçoit un commandement en première ligne, participant à l'invasion de Tulagi (Salomons) le 3 mai 1942 dans le cadre de l'opération MO.

Vice-amiral le 1er mai 1943, il prend le 15 février 1944 le commandement de la 5ème flotte. Il participe à la bataille du Golfe de Leyte à la tête de la 2ème force d'attaque composée de trois croiseurs et de sept destroyers, force engagée dans la bataille du détroit du Surigao, bataille à laquelle participe également le vice-amiral Nishimura (à la tête de trois croiseurs et de quatre destroyers), les deux forces formant la Southern Force.

Après ce désastre, le vice-amiral est affecté à la tête du district de garde Takao et ce du 10 mai au 30 novembre 1945. Du 10 mai au 15 juin il assure également le commandement de la 1ère flotte aérienne. La fin du second conflit mondial coincide avec sa retraite.

Aritomo Goto (Ibaraki 23 janvier 1888 Iles Salomons 12 octobre 1942)
BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Aritom10

Sorti 30ème sur les 149 cadets de la promotion 1910, Aritomo Goto est fait enseigne en 1911 puis sous-lieutenant en 1913 et enfin lieutenant en 1917. Il sert essentiellement sur des destroyers, devenant capitaine le 15 novembre 1933.

Contre-amiral le 15 novembre 1939, il prend la tête de la 2ème division de croiseurs avant de prendre la tête le 10 septembre 1941 de la 6ème division de croiseurs composée des croiseurs lourds Aoba (qui est son navire-amiral), Furutaka, Kinugasa et Kako.

Sa division de croiseurs est engagée à Wake puis en Nouvelle-Guinée dans le cadre de l'opération MO qui ne réussit que partiellement. Si les japonais s'emparent de Tulagi dans les Salomons, ils échouent à s'emparer de Port Moresby suite à la bataille de la mer de Corail.

Il participe ensuite à la campagne de Guadalcanal, sa division étant engagée dans la bataille de l'île de Savo qui voit les alliées perdre quatre croiseurs lourds (trois américains et un australien). Le lendemain de la bataille le Kako est torpillé ce qui réduit la division à trois unités.

Le 11 octobre, la 6ème division de croiseurs approchent Guadalcanal pour bombarder de nuit l'aérodrome d'Henderson Field. Il s'agit de couvrir l'arrivée d'un nouveau convoi du «Tokyo Express».

La force du contre-amiral Goto est surprise par les croiseurs et les destroyers du contre-amiral Norman Scott. C'est la bataille du cap Esperance au cours de laquelle Goto est mortellement blessé, décédant dans la journée du 12 octobre 1942.

Chuichi Hara (15 marrs 1889 17 février 1964)

Sorti 85ème sur 149 lors de la promotion 1911 de l'académie navale impériale, Chuichi Hara (surnommé King Kong en raison d'une taille et d'un poids supérieur à la norme japonaise de l'époque) sert sur différents navires, se spécialisant en 1918/1919 dans l'usage des torpilles, une arme sanctifiée, sacralisée par les japonais.

Après un passage par le Collège de guerre navale (1923/24), il obtient en 1926 son premier commandement celui du destroyer Tsuga. Capitaine en 1933, il est attaché naval à Washington en 1933/34.

Contre-amiral le 15 novembre 1939, il commande la 5ème division de porte-avions (Zuikaku Shokaku) dans le raid sur Pearl Harbor mais aussi durant la bataille de la mer de Corail. Le Shokaku est sérieusement endommagé, le Zuikaku à perdu une grande partie de son groupe aérien. Les deux navires ne pourront être présents à Midway mais es-ce que la présence de deux autres porte-avions aurait changé la donne.......... .

Chuichi Hara est affecté au commandement de la 8ème division de croiseurs composée des croiseurs lourds Tone et Chikuma. Il participe à la guerre dans les Salomons notamment la bataille des Salomons Orientales et celle de l'île de Santa Cruz.

Après l'opération Hailstone de neutralisation de Truk (17-18 février 1944), il remplace l'amiral Kobayashi à la tête de la 4ème flotte. Truk ayant été sauté par les américains, le «Pearl Harbor» périclite peu à peu et ne joue aucun rôle majeur jusqu'à la capitulation du Japon le 2 septembre 1945.

Après guerre il est jugé pour crime de guerre par un tribunal militaire américain réuni sur l'île de Guam. Il est condamné à six ans de prisons et est libéré le 19 avril 1951. Il sert ensuite de conseiller auprès du ministre de la Justice et ce jusqu'à son décès.

Sadamichi Kajioka (18 mai 1891-12 septembre 1944)
BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Sadami10

Sorti 6ème sur les 138 cadets de la promotion 1911, il sert essentiellement comme officier navigateur sur des croiseurs. Il obtient son premier commandement à la mer le 1er décembre 1935 quand il devient commandant du croiseur Nagara.

Contre-amiral le 15 novembre 1940, il commande le dispositif naval engagé dans l'invasion de Wake mais ses forces (trois destroyers et six destroyers) sont repoussées par une défense vigoureuse. Il n'est pas relevé de ses fonctions mais reçoit d'importants renforts notamment ceux des porte-avions Soryu et Hiryu.

Il couvre l'invasion de la Nouvelle-Guinée et notamment le débarquement de Lae en mars 1942. Il échappe de peu à un nouveau désastre quand l'aviation embarquée américaine bombarde la flotte d'invasion mais la majorité des hommes et du matériel étaient déjà à terre.

Il participe ensuite à la bataille de la mer de Corail, commandant la force d'invasion de Port Moresby mais ce débarquement n'aura jamais lieu. Rappelé au Japon, il est affecté à des postes subalternes avant de prendre la tête de la 6ème division d'escorte le 8 avril 1944. Il est tué le 12 septembre 1944 quand le destroyer Shikinami sur lequel il se trouvait est torpillé par le Growler. Il est promu vice-amiral à titre posthume.

A SUIVRE

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MessageSujet: Re: BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé)   BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) EmptyJeu 16 Mai 2019, 15:01

5-LE DEROULEMENT DE LA BATAILLE

BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Batail21
Carte de la bataille de la mer de Corail

Contexte

Le 7 décembre 1941, les japonais attaquent la flotte américaine dans la rade de Pearl Harbor. Ce raid est le prémisse d'une série d'offensives en direction des colonies d'Asie du Sud-Est. L'Indochine n'est hélas pas concernée puisque depuis juin 1940 la défaite de la France l'à neutralisé.

La Malaisie, Singapour et Hong-Kong en attendant les Indes Néerlandaises sont attaqués pour créer une sphère de coprospérité (en réalité un empire colonial) où les ressources naturelles (riz, caoutchouc, pétrole, métaux divers et variés) pourront être exploités pour alimenter l'industrie de guerre japonaise et lui permettre de repousser les américains et leurs alliés jusqu'à ce que de guerre lasse un compromis soit trouvé.

Successivement les Philippines, Singapour, les Indes Orientales, Wake, la Nouvelle Bretagne, les Gilbert et Guam sont conquises avec une rapidité et une vitesse qui surprend les japonais eux mêmes.  

Début 1942 se pose la question de la prochaine étape. Que faire maintenant que les colonies européennes d'Asie du Sud-Est sont conquises ? Doit-on foncer vers l'ouest, vers l'Inde et Ceylan ? Doit-on regarder à nouveau vers le nord pour régler la «question chinoise» ou relancer l'«Option Nord» contre l'URSS ? Doit regarder vers le sud-ouest et le sud-est et couper les liaisons entre les dominions, la Nouvelle-Calédonie et les Etats-Unis ?

Peu après le début du conflit dans la zone Pacifique, l'état-major de la marine impériale recommande la conquête du nord de l'Australie pour éviter que l'île-continent ne serve de tremplin à la contre-attaque alliée. L'état-major de l'armée rejette ce projet qu'elle estime hors de portée de ses forces.

Au même moment, le vice-amiral Shigeyoshi Inoue propose un plan moins ambitieux avec la conquête de Tulagi (sud-est des Salomons) et celle de Port Moresby en Nouvelle-Guinée ce qui mettrait le nord de l'Australie à porter des bombardiers japonais et améliorait la sécurité de Rabaul.

Une fois n'est pas coutume, les état-major de la marine et de l'armée de terre acceptèrent cette proposition. Aussitôt les différents état-majors commencèrent la planification d'une opération baptisée Opération MO.

Cette opération si elle réussit devait permettre ultérieurement la conquête de la Nouvelle-Calédonie, des Samoa et des Fidji. En contrôlant ces territoires, le Japon pouvait couper la liaison entre les Etats-Unis et l'Australie et rendre la contre-offensive alliée bien plus difficile.

Le plan MO est prêt en avril 1942. Il prévoit la conquête et la sécurisation de Port Moresby le 10 mai, une semaine après la conquête de Tulagi où une hydrobase doit être aménagée pour assurer la couverture aérienne de la zone avec des hydravions de chasse mais aussi pour mener des missions de reconnaissance.

A l'opération MO doit suivre l'opération RY qui prévoit la capture de Nauru et de l'île Ocean, deux îles riches en phosphates le 15 mai. Ensuite une opération FS doit viser Fidji, Samoa et la Nouvelle-Calédonie.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                  

L'initiateur de l'opération MO, le vice-amiral Inoue réclame une puissante couverture aérienne et demande donc l'utilisation des porte-avions de la flotte combinée. Deux porte-avions d'escadre, un porte-avions léger, une division de croiseurs et deux divisions de destroyers vont ainsi être détachés pour soutenir MO, autant de moyens qui ne pourront être utilisé pour une future opération prévue contre Midway afin d'élargir le glacis défensif japonais et ainsi éviter un nouveau raid sur Tokyo comme  celui mené par les seize B-25 de Doolitle partis du porte-avions Hornet.

Les japonais l'ignorent à l'époque mais les américains sont parvenus à casser leurs codes et à «lire par dessus leur épaule». A l'époque seulement 15% des messages peuvent être décryptés mais avec un solide bon sens et un bon travail d'analyse, les américains peuvent prévoir les futurs mouvements ennemis avec un bon taux de certitude. Les américains bénéficient aussi de l'aide des britanniques dans ce domaine.

Très vite les alliés sont convaincus que Port Moresby est la cible de l'opération MO. Or pour la future contre-offensive il est capitale de conserver le contrôle.

L'amiral Nimitz est tellement certain de l'importance du résultat de cette bataille qu'il décide de faire tapis en envoyant en mer de Corail les quatre porte-avions disponibles même si au final seul le Yorktown et le Lexington seront en mesure de combattre.

De leur côté les japonais sont persuadés que tous les porte-avions de l'US Navy sauf un sont dans le Pacifique Centrale. La position du dernier leur est inconnue mais ils sont persuadés qu'aucun porte-avions américain ne sera déployé en mer de Corail.

Prélude

BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Ro-3310
Le sous-marin Ro-33

A la fin du mois d'avril, deux sous-marins japonais (Ro-33 et Ro-34) effectuent des missions de reconnaissance dans les zones prévues pour les débarquement. Aucun navire ennemi n'est repéré et les deux navires rentrent à Rabaul les 23 et 24 avril respectivement.

BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Guerre16
Carte de l'immense théâtre d'opérations Asie-Pacifique

La force d'invasion de Port Moresby sous les ordres du contre-amiral Koso Abe appareile de Rabaul le 4 mai 1942. Le lendemain, la force d'escorte de l'amiral Sadachimi Kajioka composée d'un croiseur, de six destroyers et de deux patrouilleurs la rejoint. A la vitesse de 8 nœuds, les navires doivent arriver à Port Moresby le 10 mai 1942.

Avant l'opération contre Port Moresby, les japonais prévoient de s'emparer de Tulagi. Cette opération est à la charge du contre-amiral Kiyohide Shima composée de deux mouilleurs de mines, deux destroyers, cinq dragueurs de mines, deux chasseurs de sous-marins et un navire, le tout transportant 400 hommes de la 3ème force spéciale navale de débarquement de Kure.

BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Guadal10
Guadalcanal et Tulagi

Cette force est couverte par un groupe placé sous l'autorité du contre-amiral Kiyohide Shima, groupe composé du porte-avions léger Shoho, de quatre croiseurs lourds Aoba Kinugasa Kako Furutaka ainsi que d'un destroyer, le Sazanami.

A cela s'ajoute une force supplémentaire de couverture composée de croiseurs légers Tenryu et Tatsuta, du ravitailleur d'hydravions Kamikawa Maru et des canonnières Keijo Maru Seikai Maru et Nikkai Maru, le tout placé sous l'autorité du contre-amiral Kluninori Marumo.

Tulagi est sécurisée les 3 et 4 mai 1942, les forces de couverture doivent se repositionner pour couvrir le débarquement à Port Moresby. Pour assurer le commandement des opérations, le contre-amiral Inoue est arrivé à bord de son navire, le croiseur léger Kashima qui jette l'ancre à Truk le 4 mai 1942.

Le 28 avril 1942, la force du vice-amiral Goto quitte Truk, traverse les Salomons entre Bougainville et Choiseul et prend position près de l'île de la Nouvelle Géorgie. Le groupe du contre-amiral Marumo quitte l'île de Nouvelle-Irlande le 29 avril pour rallier la baie des mille navires sur l'île de Santa Isabel pour y implanter une hydrobase qui à appuyé l'assaut sur Tulagi.

La force d'invasion du vice-amiral Shima quitte Rabaul le 30 avril, la Carrier Strike Force quitte Truk le lendemain 1er mai 1942. Cette force est placée sous le commandement du vice-amiral Takeo Takagi, le contre-amiral Chuichi Hara sur le Zuikaku assurant le commandement des opérations aériennes.

La force de porte-avions passe dans la partie orientale des Salomons, pénétrant en mer de Corail au sud de Guadalcanal. Une fois en mer de Corail, les porte-avions doivent assurer la couverture aérienne de l'invasion, neutraliser les moyens aériens ennemis à Port Moresby mais aussi intercepter et détruire tout navire ennemi entrant en mer de Corail.

A noter que les porte-avions devaient assurer une mission de transport d'avions à Rabaul mais cette opération fût annulée à cause du mauvais temps.

Soucieux de repérer le plus rapidement possible la flotte ennemie, les japonais décident de déployer en guise de sonnettes des sous-marins mais les I-22, I-24, I-28 et I-29 se mettent en position à 450 miles nautiques au sud-ouest de Guadalcanal après le passage des porte-avions de l'amiral Fletcher (ce sera la même chose à Midway).

Le I-21 envoyé pour surveiller Nouméa est attaqué par un avion du USS Yorktown (CV-5). Le sous-marin échappe à la destruction et n'à visiblement pas compris qu'il avait été attaqué par un avion embarqué. Les sous-marins Ro-33 et Ro-34 sont envoyés pour bloquer la rade de Port Moresby le 5 mai. Durant toute la bataille, aucun sous-marin ne va attaquer de navires ennemis.

Le 1er mai 1942, les TF-17 et TF-11 font leur jonction à 300 miles nautiques au nord-ouest de la Nouvelle-Calédonie. Les deux groupes de combat se ravitaillent immédiatement, la première auprès du Neosho et le second auprès du Tippecanoe. Si la TF-17 achève son ravitaillement à la mer le lendemain, la TF-11 elle ne terminera son ravitaillement que le 4 mai 1942.

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Les pétroliers USS Neosho (AO-23) (ci-dessus) et le USS Tippecanoe (AO-21)
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Fletcher choisit la TF-17 pour mettre cap au nord-ouest direction les Louisiades. Il ordonne à la TF-11 une fois son ravitaillement terminé de rallier la TF-44, une force de croiseurs et de destroyers américano-australienne placée sous le commandement du contre-amiral John Crace. Une fois le ravitaillement de la TF-11 terminée, le Tippecanoe rallie Efate pour permettre à d'autres navires de mazouter.

Le 3 mai à l'aube, la force du vice-amiral Shima arriva au large de Tulagi et commence le débarquement des troupes qui occupent l'île sans opposition, la petite garnison australienne (des commandos et une unité de reconnaissance de la RAAF) ayant évacué avant l'arrivée de la force japonaise bien supérieure en nombre et en puissance.

Les travaux de l'hydrobase et des installations de télécommunications commencent immédiatement sous la couverture de la force du vice-amiral Goto qui en fin d'après midi rallie Bougainville pour se ravitailler et être prêt à soutenir les débarquement à Port Moresby.

Le même jour à 17.00, l'amiral Fletcher est informé que la force d'invasion de Tulagi à été repérée la veille approchant au sud des Salomons.

Ce que Fletcher ignorait c'est que la TF-11 qui avait achevé son ravitaillement le matin était à seulement 60 miles nautiques (110km) à l'est de la TF-17 mais comme l'amiral américain avait ordonné le silence radio, le groupe occasionnel ne put informer la TF-17 de cette situation.

La Task Force Seventeen met le cap sur Guadalcanal à 27 nœuds pour lancer des frappes aériennes contre les forces japonaises mouillées à Tulagi. C'est chose possible le lendemain, 4 mai 1942 quand 60 avions sont lancés à 100 miles nautiques au sud de Guadalcanal.

Trois raids consécutifs sont menés, les avions du Yorktown coulant le destroyer Kikuzuki et trois dragueurs de mines, quatre hydravions étant également détruits et quatre navires sont endommagés, le tout pour le prix d'un avion-torpilleur et de deux chasseurs (sans pertes humaines).

La TF 17 se retire ensuite vers le sud. Au final les dégâts sont limités puisque les japonais continuent de construire leur hydrobase, lançant leurs premières opérations de reconnaissance depuis Tulagi à partir du 6 mai 1942.

Quand la Carrier Striking Force de Takagi est avertie des raids de Fletcher, elle se ravitaillait à 400 miles nautiques au nord de Tulagi. Le ravitaillement à la mer terminé, la force de porte-avions met cap au sud-est, lançant ses avions de reconnaissance dans l'est des Salomons pour retrouver les porte-avions américains. Aucun navire allié n'est repéré dans le secteur.

A 8.16 le 5 mai, la TF-17 prend contact avec la TF-11 et la TF-44 à 320 miles nautiques au sud de Guadalcanal à un point de rendez-vous prévu à l'avance (15°S 160°E).

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Kawanishi H6K "MARVIS"

Quatre Grumman F4F Wildcat du USS Yorktown (CV-5) en patrouille de combat aérien (Combat Air Patrol CAP) interceptent un hydravion Kawanishi H6K «Marvis» du groupe aérien de Yokohama de la 25ème flottille aérienne basée dans les Shortlands.

L'appareil est abattu à 11 miles nautiques de la TF-11 avant de transmettre une information mais son absence était en soit une information puisque les japonais analysèrent correctement le fait qu'il à été abattu par un avion embarqué sur porte-avions.

L'amiral Fletcher reçut également un message de Pearl Harbor. Les services de renseignement l'informèrent que les japonais devraient lancer leurs opérations de débarquement à Port Moresby le 10 mai ce qui signifiait dès à présent que les porte-avions ne devaient pas être loin pour couvrir et appuyer l'opération.

Fletcher ordonna à la TF-17 de ravitailler auprès du pétrolier Neosho, ravitaillement qui se termina le 6 mai. L'amiral américain prit une route qui devait lui permettre de livrer bataille le 7 mai.

Au même moment, la force de porte-avions japonaise passait dans la partie orientale des Salomons le 5 mai mettant cap à l'ouest pour passer au sud de San Cristobal (auj. Makira) et entrer en mer de Corail après être passé entre l'île de Guadalcanal et celle de Rennell dans les premières heures du 6 mai.

Takagi commença le ravitaillement de ses navires alors qu'il se trouvait à 180 miles nautiques à l'ouest de Tulagi pour permettre à sa force d'être opérationnelle pour l'affrontement contre les porte-avions américains qu'il prédisait pour le lendemain.

Le même jour, Fletcher intégra les TF-11 et TF-44 au sein de la TF-17. Pensant que les porte-avions japonais étaient toujours au nord de Bougainville, Fletcher continua son ravitaillement. Les patrouilles de reconnaissance menées par les porte-avions américains échouèrent à localiser la flotte japonaise tout simplement parce que cette dernière se trouvait juste au delà du rayon d'action des missions de reconnaissance.

A 10.00, un hydravion japonais décollant de Tulagi repéra la TF-17 et transmis l'information au quartier général. Takagi en fût informé à 10.50 alors qu'il se trouvait à 300 miles nautiques au nord de Fletcher soit le rayon d'action maximal de ses avions embarqués.

La force de porte-avions de Takagi était de toute façon «non-opérationnelle» puisque toujours en ravitaillement. Takagi détacha une partie de ses forces sous le commandement de Chuichi Hara (ddeux porte-avions et deux destroyers) pour être prêt à passer à l'attaque le lendemain pendant que le reste de sa force était toujours en plein ravitaillement.

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Boeing B-17E

Toujours le 6 mai, des Boeing B-17 de l'USAAF basés en Australie attaquent la force d'invasion de Port Moresby à plusieurs reprises mais sans succès. Le quartier général de MacArthur avertit Fletcher de l'insuccès des attaques mais surtout de la position de la force d'invasion qui comprend un porte-avions (le Shoho) qui est répéré à 425 miles nautiques au nord-ouest de la TF-17.

A 18.00, la TF-17 achève son ravitaillement et Fletcher détache le pétrolier Neosho avec pour escorteur le destroyer Sims qui doivent rallier un point de rendez-vous précis ( 16°S 158°E) pour un futur ravitaillement. On verra que cette décision allait avoir de sérieuses conséquences.......... .

La TF-17 met cap nord-ouest direction les îles Rossel dans les Louisiades. Sans le savoir les deux belligérants sont à 70 miles nautiques (140km environ) mais il est 20.00 et la nuit tombe ce qui rend peu probable toute opération de guerre.

De toute façon à la même heure, Chuichi Hara ordonne de faire demi-tour pour rallier Takagi qui venait de compléter son ravitaillement.  

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Le ravitailleur d'hydravions Kamikawa Maru

Dans la nuit du 6 au 7 mai, le ravitailleur d'hydravions Kamikawa Maru met en place une hydrobase dans les îles Deboyne pour assurer la couverture de la force d'invasion qui approchait Port Moresby.

La bataille de la mer de Corail pouvait commencer............. . Pour la première fois les deux marines vont d'affronter sans se voir directement, c'est la première bataille au delà de l'horizon (battle over the horizon).

A SUIVRE

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MessageSujet: Re: BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé)   BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) EmptyVen 17 Mai 2019, 19:20

Jour 1 : 7 mai 1942

A 06.25, la Task Force Seventeen se situe à 115 miles nautiques (213km) au sud de l'île Rossel  (13°20′S 154°21′E). Fletcher ordonne au contre-amiral Crace, commandant du Task Group 17.3 (ex-TF-44) d'aller bloquer le détroit de Jomard.

C'est une décision risquée car non seulement les croiseurs vont opérer en dehors de toute couverture aérienne mais en plus cela va diminuer les défenses antiaériennes des porte-avions. Fletcher assume car il veut pas que la force d'invasion de Port Moresby puisse se glisser entre les mailles du filet pendant l'affrontement des porte-avions.

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Le USS Yorktown (CV-5) en mer de Corail. La photo est prise depuis un Douglas SBD Dauntless

Parallèlement l'amiral Fletcher avait ordonné au porte-avions USS Yorktown (CV-5) de lancer dix Douglas SBD Dauntless, des Scout-Bomber, des bombardiers-éclaireurs destinés aussi bien à l'attaque qu'à la reconnaissance.

Ce concept imaginé avant guerre va être perfectionné durant la guerre du Pacifique, les Dauntless envoyés en éclaireurs avec une bombe pouvaient ainsi attaquer une cible d'opportunité. Les japonais eux n'eurent jamais un concept aussi huilé, utilisant d'ailleurs plutôt les hydravions de leurs croiseurs.

Les Slow but Deadly sont lancés en direction du nord là où doivent se trouver les japonais selon les américains.

De leur côté les japonais pensaient que les américains se trouvaient au sud car qu'ils se trouvaient à 300 miles nautiques à l'est des américains. C'est une véritable partie de cache cache qui commence.

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Kawanishi E7K2 en vol

Les japonais ont ainsi lancé douze Nakajima B5N à 06.00 accompagnés par quatre Kawanishi E7K2 catapultés par les croiseurs Kinugasa et Furutaka. Les avions sont lancés au sud, les hydravions au sud-est des Louisiades.

Bientôt quatre Kawanishi H6K venus de Tuilagi et trois Mitsubishi G4M venus de Rabaul se joignent à la mission de recherche. A bord des porte-avions, tout le monde se prépare pour lancer l'assaut dès que l'ennemi sera répéré.

A 07.22, un B5N du Shokaku repère des navires américains dans le 182 à 163 miles nautiques de Takagi. A 07.45, l'éclaireur confirme sa découverte en annonce «un porte-avions, un croiseur et trois destroyers», découverte confirmée par un autre éclaireur.

En réalité ce que les avions japonais ont repéré c'est le duo formé du pétrolier USS Neosho (AO-23) et du destroyer USS Sims (DD-409) qui se seraient bien passé de cette erreur d'identification.

Soixante-huit avions (18 chasseurs A6M Zero, 36 Aichi D3A et 24 Nakajima B5N) sont lancés depuis les porte-avions Shokaku et Zuikaku sont lancés à 08.00. Un quart d'heure plus tard à 08.15, les avions regroupés peuvent mettre cap sur leur cible.

A 08.20, un hydravion du Furutaka trouve les porte-avions de Fletcher et transmet l'information au quartier général d'Inoue à Rabaul qui relaya l'information à Takagi. L'information est confirmé dix minutes plus tard (08.30) par un hydravions du Kinugasa.

Cette information rend perplexe Takagi et Hara qui hésitent. Ils décident de ne pas rappeler les avions lancés à 08.00 mais décident de mettre cap au nord-ouest pour réduire la distance avec les porte-avions repérés par le Furutaka, les deux amiraux japonais estimant tout simplement que les porte-avions américains opéraient en deux groupes séparés.  

Au moment où les avions japonais mettent cap sur le duo Neosho/Sims, un Dauntless du Yorktown repère la force de protection de Goto qui protégeait le convoi de la force d'invasion. Le pilote fait une erreur d'identification en annonçant la présence de deux porte-avions et de quatre croiseurs lourds à 225 miles au nord-ouest de la TF-17 ( 10°3′S 152°27′E).

Fletcher convaincu qu'il avait découvert la force de porte-avions japonaise décida de lancer tous les avions disponibles. A 10.13, 93 avions (18 Grumman F4F Wildcat, 53 Douglas SBD Dauntless et 22 Doublas TBD Devastator) sont lancés.

Six minutes plus tard à 10.19, John L. Nielsen apponte et découvre son erreur de codage, déclarant qu'il avait repéré deux croiseurs et quatre destroyers.

Entre temps à 10.12, Fletcher avait reçut un rapport d'un B-17 qui avait vu un porte-avions, dix transports et seize navires de guerre à 30 miles nautiques au sud de l'observation de Nielsen. En réalité la forteresse volante avait repéré la même chose que le Dauntless.

Après une heure de vol, les avions japonais arrivent sur zone à 09.15. Ils ont bien repéré le pétrolier et le destroyer mais cherchent en vain (et pour cause) les porte-avions américains  pendant plus d'une heure, les japonais se rendant compte de leur erreur à 10.51.

Takagi comprend avec horreur que les porte-avions américains sont entre lui et la force d'invasion ce qui place cette dernière en situation périlleuse. Il ordonne aux avion de rallier le plus vite possible les porte-avions pour se ravitailler et ensuite attaquer une cible militairement plus importante.

A 11.15, les chasseurs et les bombardiers-torpilleurs regagnent les porte-avions avec leur projectile pendant que les bombardiers en piqué attaquent les deux navires américains. Quatre bombardiers en piqué attaquent le destroyer, les autres visant le pétrolier.

BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Uss_ne15
Le pétrolier USS Neosho (AO-23) attaqué par l'aviation embarquée japonaise

Le Sims est touché par trois bombes qui le coupe en deux, son naufrage est immédiat ne laissant que 14 survivants sur 192 membres d'équipage.

Le Neosho est touché par sept bombes à quoi s'ajoute un bombardier en piqué qui touché par la DCA s'écrase sur le pétrolier. Gravement endommagé et sans propulsion, le pétrolier est laissé ainsi blessé à mort, coulant doucement. Il prévient Fletcher mais donne de mauvaises coordonnées.

A 10.40, la force d'attaque américaine repère le Shoho au nord-est de l'île de Misima. Elle se déploie pour attaquer. Le porte-avions japonais pour se défendre ne possède que six A6M Zero et deux A5M «Claude», tous les autres avions étant dans le hangar où il sont ravitaillés et réarmés.

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Le Shoho tente d'échapper à son destin

Les croiseurs japonais se positionnèrent en formation diamant pour entourer le porte-avions à une distance comprise entre 2700 et 4600m. Le groupe aérien du Lexington (Commander William B. Ault) est le premier à attaquer. Deux bombes de 454kg et cinq torpilles frappent le porte-avions provoquant vous l'imaginez de très sérieux dégâts.

A 11.00, le groupe aérien du Yorktown attaque à son tour le porte-avions en flamme immobilisé au milieu de la mer de Corail.

Ce fût un véritable exercice de tir avec plus de onze bombes de 454kg et deux torpilles portant le total respectif à treize bombes et sept torpilles. Le porte-avions léger coule à 11.35 (10°29′S 152°55′E).

BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Shuhu_12
Schéma des impacts sur le Shoho

Craignant de nouvelles attaques, Goto se retire vers le nord mais renvoie le destroyer Sazanami à 14.00 pour récupérer les survivants qui se débattaient dans les flots (203 sur 834). De leur côté les américains ont perdu trois appareils (deux Dauntless du Lexington et un du Yorktown), les japonais perdant l'intégralité du groupe aérien du Shoho moins trois chasseurs qui parviennent à se poser à Deboyne.

A 12.10, le LtCdr Dixon, pilote de Dauntless et chef de squadron embarqué (VS-2) sur le USS Lexington (CV-2) envoie le message radio resté célèbre «Scratch one flat top ! Signed Bob» (rayez un pont-plat ! Signé Bob). A 13.38, les avions se posent sur leurs porte-avions respectifs. Immédiatement les avions sont ravitaillés et réarmés, opérations terminées à 14.20.

La question est de savoir quelle cible frapper en priorité. La force d'invasion de Port Moresby ou les croiseurs de Goto. Fletcher était de plus préoccupé par la localisation des autres porte-avions japonais, les services de renseignement alliés estimant que quatre porte-avions pourraient participer à l'opération MO.

Après réflexion, Fletcher décide de ne pas lancer une nouvelle frappe estimant manquer de temps entre le temps de lancer les avions de reconnaissance, de les récupérer puis de lancer une force de frappe. Il donne ensuite l'ordre de mettre cap au sud-ouest.

En apprenant la destruction du Shoho, Inoue ordonne à la force d'invasion de se retirer temporairement vers le nord. Il donne également l'ordre à Takagi alors situé à 225 miles nautiques à l'est de la TF-17 de détruire les porte-avions américains. Au cours de sa retraite, le convoi de la force d'invasion est attaqué par huit Boeing B-17 mais n'est pas endommagé.

Goto et Kajioka se mettent d'accord pour rassembler leurs navires au sud de Rossel pour une éventuelle bataille nocturne si les navires américains arrivaient à portée (à l'époque la marine japonaise surclasse son homologue américaine dans l'art difficile et délicat du combat nocturne).

A 12.40, un hydravion japonais basé à Deboyne répère les croiseurs et les destroyers  du contre-amiral Crace dans le 175 à 78 miles nautiques de sa base.

Trente-cinq minutes plus tard à 13.15, un avion basé à Rabaul confirme la découvre de l'hydravion mais transmet un rapport erroné non seulement sur la composition de la force (deux porte-avions) et sur sa position (dans le 205 à 115 miles nautiques).

En s'appuyant sur ces rapports, Takagi qui attendait encore le retour des avions ayant attaqué l'infortuné Neosho fait mettre cap à l'ouest à 13.30, avertissant Inoue que les porte-avions américains se trouvaient à 430 miles nautiques à l'ouest de sa position et qu'il n'était pas en mesure de lancer une attaque aujourd'hui.

Inoue fit décoller deux groupes de bombardiers venus de Rabaul pour attaquer le groupe de combat du contre-amiral Crace, le premier groupe se composant de douze Mitsubishi G4M armés de torpilles et le second de dix-neuf Mitsubishi G3M armés de bombes.

Les bombardiers japonais passent à l'attaque vers 14.30 revendiquant la destruction d'un cuirassé type California (sic) plus un cuirassé et un croiseur endommagé. En réalité aucun navire de Crace ne fût endommagé et quatre G4M abattus. Peu après la force de Crace fût attaquée par des...B-17 de l'USAAF mais il n'y eu heureusement aucun dommage.

A 15.26, Crace envoya un message radio à Fletcher dans lequel il déclara ne pouvoir assumer sa mission sans soutien aérien et qu'il mettait cap au sud à une position située à 220 miles nautiques au sud-est de Port Moresby pour mettre de la distance avec les avions japonais qu'ils soient basés à terre ou embarqués tout en étant plus proche pour intercepter toute force navale japonaise avançant à travers les Louisiades via le passage de Jomard ou le détroit de Chine.

Les navires de Crace étaient à court de carburant et pour ne rien arranger Fletcher garda le silence radio ce qui laissait le contre-amiral australien dans l'incertitude la plus complète.

Peu après 15.00, le porte-avions Zuikaku reçoit le message d'un hydravion basé à Deboyne qui lui indiquait la position de la force du contre-amiral Crace, une position aux coordonnées incorrectes.

L'état-major de Takagi pensant que l'avion avait repéré les porte-avions de Fletcher estimait pouvoir frapper avant la nuit. Takagi et Hara déterminés à attaquer décidèrent d'envoyer un petit groupe de combat avec une escorte de chasse minimale même si les avions devaient se poser de nuit, une manœuvre pour le moins délicate.

A 15.15, Hara envoie huit bombardiers-torpilleurs en missions de reconnaissance pour balayer sur 200 miles nautiques vers l'ouest. Peu après les bombardiers en piqué revenant de l'attaque sur le Neosho appontèrent, six équipages se considérèrent comme capables de redécoller immédiatement.

A 16.15, Hara lança douze bombardiers en piqué et quinze bombardiers-torpilleurs qui prirent une route au 277 jusqu'à 280 miles nautiques (560km) du porte-avions. Les avions de reconnaissance atteignirent les 200 miles nautiques sans trouver les navires de Fletcher et firent donc demi-tour.

A 17.47, la TF-17 qui se trouvait à 200 miles nautiques à l'ouest de Takagi détecta la vague d'assaut japonaise au radar. Elle manœuvra en direction du sud-est pour se mettre face au vent et faciliter le décollage de onze Grumman F4F Wildcat en Combat Air Patrol (CAP) pour intercepter les avions japonais.

Les chasseurs américains surprennent les avions japonais, abattant sept bombardiers-torpilleurs et un bombardier en piqué, un bombardier-torpilleur étant gravement endommagé (il finira par se crasher ultérieurement) pour le prix de trois Wildcat. Les avions japonais renoncent à leur mission, larguent leurs munitions et retournent vers leurs porte-avions.

Le soleil se couchant à 18.30, les avions volant dans le noir, s'approchant des porte-avions.......américains, l'escorte ouvrant le feu ce qui leur fait rapidement comprendre leur méprise.

Sur les coups de 20.00, la TF-17 et la force des porte-avions japonais se trouvait à 100 miles nautiques l'une de l'autre. Takagi allume les projecteurs pour guider les 18 avions survivants qui sont tous récupérés sur les coups de 22.00.

Entre-temps à 15.18 et 17.18, le pétrolier Neosho fût capable de contacter par radio la TF-17 pour donner sa position et sa situation à savoir qu'il était entrain de couler mais le deuxième message comprennait des coordonnées erronées ! De plus il informait que le carburant prévu pour ravitailler ultérieurement la TF-17 n'était plus disponible.

A la tombée de la nuit, Fletcher ordonna à la TF-17 de mettre cap à l'ouest et de lancer des opérations de reconnaissance sur 360° dès que la luminosité naturelle le permettra. Crace imite Fletcher en mettant cap à l'ouest pour rester à portée des Louisiades.

Inoue contacta Takagi pour être sur qu'il détruirait les porte-avions américains le lendemain, repoussant le débarquement à Port Moresby au 12 mai. Takagi met cap au nord dans la nuit pour concentrer ses recherches en direction de l'ouest et du sud pour retrouver les navires américains et mieux protéger le convoi transportant les troupes d'invasion destinées à Port Moresby.

Après une journée du 7 mai confuse et incertaine, tout le monde était persuadé que le jour décisif allait être pour le lendemain, 8 mai 1942.

A SUIVRE

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Dernière édition par clausewitz le Sam 18 Mai 2019, 12:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé)   BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) EmptySam 18 Mai 2019, 10:46

Citation :
A 12.10, Robert E. Nixon,
LtCdr Dixon commandant la VS-2 du Lexington
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MessageSujet: Re: BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé)   BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) EmptySam 18 Mai 2019, 12:58

pascal a écrit:
Citation :
A 12.10, Robert E. Nixon,
LtCdr Dixon commandant la VS-2 du Lexington

Merci je vais corriger ça tout de suite

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MessageSujet: Re: BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé)   BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) EmptySam 18 Mai 2019, 17:22

Jour 2 : 8 mai 1942

BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Nakaji10
Nakajima B5N2 en vol

A 06.15, les japonais lancent une mission de reconnaissance. Sept bombardiers-torpilleurs Nakajima B5N2 «Kate» décollent alors que la force de porte-avions japonaise se trouvait à 100 miles à l'est de l'île Rossel.

Le secteur de recherche est compris entre 140 et 230° à une distance maximale de 250 miles nautiques soit 500km dans le but de récupérer rapidement les avions pour pouvoir lancer la force d'attaque puis-qu’à l'époque les porte-avions devaient choisir entre récupérer les avions ou en lancer d'autres. Les Kate sont assistés dans leur mission par trois Kawanishi H6K venus de Tulagi et quatre Mitsubishi G4M venus de Rabaul.

BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Kawani12
Kawanishi H6K en vol

Trois quarts d'heures plus tard à 07.00, la force de porte-avions japonaise met cap au sud-ouest pour retrouver les croiseurs lourds Kinugasa et Furutaka qui doivent renforcer la protection des porte-avions.

La force d'invasion elle rallie un point de rendez-vous à 40 miles à l'est de l'île de Woodlark pour rester à l'écart de la bataille entre porte-avions.

La météo à changé dans la nuit. Le 7 mai, les nuages bas avait permis aux porte-avions américains  de rester dissimulés à la vue des japonais mais le 8 c'est les japonais qui profitent de ce temps difficile, la visibilité étant comprise entre 2 et 15 miles.

A 06.35, la TF-17 positionnée à 180 miles nautiques dans le sud-est des Louisiades lance une mission de reconnaissance avec dix-huit Doublas SBD. A la différence des japonais les américains lancent leurs avions dans une mission de reconnaissance tous azimut dans un rayon de 200 miles nautiques.

A 08.20, un Dauntless du Lexington repère les porte-avions japonais dans une trouée de la couverture nuageuse et en informe immédiatement la TF-17. A 08.22, un Kate du Shokaku repère la TF-17 et en informe sa flotte. A cet instant les deux flottes sont séparées par 210 miles nautiques soit environ 390km.

Immédiatement les deux escadres de porte-avions lancent leurs forces d'assaut. Les japonais lancent à 09.15 dix-huit chasseurs, trente-trois bombardiers en piqué et dix-huit bombardiers-torpilleurs soit un total de soixante-neuf appareils.

De leur côté les américains lancent au même moment trente-neuf appareils venant du Yorktown (six chasseurs vingt-quatre bombardiers en piqué et neuf bombardiers-torpilleurs) à 09.15 et trente-six appareils venant du Lexington (neuf chasseurs, quinze bombardiers en piqué et douze bombardiers-torpilleurs) à 09.25 soit un total de soixante-quinze appareils.

Une fois les avions lancés, les porte-avions qu'ils soient américains ou japonais accélèrent pour réduire la distance qu'auront à parcourir leurs appareils pour revenir de l'attaque, appareils manquant de carburant et parfois endommagés.

Ce sont les américains qui repèrent leur cible les premiers. Les Dauntless du Yorktown dirigés par William O. Burch repèrent les porte-avions japonais à 10.32 attendant les bombardiers-torpilleurs plus lents pour mener une attaque coordonnée.  

Quand les américains arrivent sur zone, les deux porte-avions sont séparés par 9100m avec le Zuikaku caché par un grain. La protection est assurée par seize chasseurs Mitsubishi A6M Zero.

BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Shukak11
Le Shokaku sous les bombes américaines

Les Dauntless du Yorktown piquent sur leur cible à 10.57, visant le Shokaku qui est touché par deux bombes de 1000 livres (454kg), endommageant sérieusement l'îlot, le pont d'envol et le hangar. Les Devastator du CV-5 ont moins de chance, aucune torpille ne parvenant à sa cible. Deux Dauntless et deux Zero ont été abattus durant cette première attaque.  

Les avions du Lexington attaquent à 11.30. Deux Douglas SBD Dauntless attaquent le Shokaku qui reçoit une troisième bombe de 1000 livres, deux autres appareils visent l'infortuné porte-avions mais ratent leur cible.

BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Shukak12
Scracht a second flatop ?

Les onze autres dive bomber venus du «Lady Lex» sont incapables de retrouver leur cible dans les épais nuages qui dominent leur cible, les avions-torpilleurs ne font guère mieux car tous leurs projectiles manquent le coche. Trois Wildcat son abattus par les chasseurs japonais de couverture.

Le Shokaku est hors de combat, son pont d'envol sérieusement endommagé et 223 marins et aviateurs blessés ou tués. Son commandant, Takatsugu Jojima demande la permission de se retirer du champ de bataille ce qui lui est accordé. A 12.10 avec deux destroyers il se replie en direction du nord-est.

BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Shukak13
Le Shokaku à souffert et va manquer la bataille de Midway un mois plus tard

A 10.55, le radar du Lexington détecte la force d'attaque japonaise à 68 miles nautiques (126km) et guide neuf Grumman F4F Wildcat pour l'intercepter. Malheureusement les américains analysent mal la situation tactique et six Wildcat sont trop bas pour intercepter les avions japonais. 14 avions-torpilleurs attaquent le Lexington et seulement 4 le Yorktown.

Un F4F descend un B5N2 et huit des Douglas Dauntless en patrouille abattent trois autres alors que les japonais allaient se mettent en formation pour le prix de quatre SBD abattus par les Zero d'escorte.

L'attaque japonaise commence à 11.13 ce 8 mai 1942 alors que les porte-avions sont séparés de seulement 2700m. Cette proximité s'explique par la différence de tactiques défensives entre les deux camps.

Là où les japonais préféraient esquiver et manœuvrer, les américains estimaient plus judicieux de regrouper les porte-avions et leur escorte pour créer un mur de feu infranchissable pour faire face aux attaques aériennes massives.

Les quatre Kate qui visaient le Yorktown manquent tous leur attaque mais ceux visant le Lexington sont plus chanceux, l'ex-croiseur de bataille manœuvrant moins facilement que son cadet. A 11.20, deux torpilles type 91 touchent le porte-avions.

BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Uss_le14
Le USS Lexington (CV-2) touché par les japonais

La première touche le porte-avions à bâbord au niveau des réservoirs d'essence aviation qui percés émettent des vapeurs d'essence qui vont jouer ultérieurement un bien sinistre rôle. La deuxième frappe également à bâbord provoquant une baisse de la pression de l'eau dans les trois chaufferies avant obligeant les mécaniciens à stopper ces chaudières. Le navire était cependant encore capable de filer à 24 nœuds. Quatre bombardiers-torpilleurs japonais sont abattus par la DCA de la Task Force.

Les trente-trois bombardiers en piqué nippons lancent leurs attaques en piquant de 4300m trois ou quatre minutes après le début de l'attaque des bombardiers-torpilleurs. Dix-neuf Val attaquent le Lexington, les quatorze restants visant le Yorktown. Les Zero d'escorte dispersent les Wildcat du Lexington mais deux Wildcat protégeant le Yorktown sont capables de perturber l'attaque.

BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Uss_le15
Le USS Lexington (CV-2) à l'agonie

Le Lexington encaisse deux bombes sans compter de nombreux coups à toucher qui entrainent un certain nombre d'incendies qui sont contenus à 12.33.

A 11.27, le Yorktown est touché au centre de son pont d'envol par une bombe semi-perforante de 250kg qui traversa quatre ponts avant d'exploser provoquant de sérieux dégâts dans les stocks de pièces détachées aviation.

A cela s'ajoute douze coups à toucher qui fragilisent la structure du porte-avions. Le bilan humain est lourd avec 66 morts et blessés graves. Deux Val sont abattus par les chasseurs de protection du porte-avions.

Les avions japonais se replient mais au cours de leur retour vers leur porte-avions ils tombent sur des Wildcat et des Dauntless. Dans le combat qui s'en suivit, six appareils américains furent abattus (trois Dauntless et trois Wildcat) contre cinq avions japonais (trois Kate, deux Val et un Zero).

A 12.00, les groupes aériens américains et japonais regagnèrent leurs porte-avions, passant l'un au dessus de l'autre ce qui généra de nouveaux duels. Les avions appontent plus ou moins endommagés entre 12.50 et 14.30.

En dépit des dommages, les deux porte-avions américains étaient capables de récupérer leurs groupes aériens. Pour des raisons variables, d'autres appareils furent perdus en l’occurrence huit côté américain (cinq Dauntless, deux Devastator et un Wildcat) et huit côté japonais (deux Zero, cinq Val et un Kate).

Cela laissait aux japonais quarante-six appareils sur les soixante-neuf ayant décollé pour frapper les porte-avions américains. Sur ce total seulement trente-quatre appareils étaient encore opérationnels, trois Zero, quatre Val et cinq Kate considérés comme trop endommagés furent immédiatement réformés et tout aussi immédiatement balancés par dessus bord.

De leur côté les américains avaient un porte-avions lourdement endommagé, un deuxième légèrement esquinté. Les groupes aériens avaient subit des pertes et les réserves en carburant sont très faibles, le ravitaillement impossible après la perte du Neosho.

A 14.22, Fitch informa Fletcher qu'il y avait encore deux porte-avions japonais intacts. Fletcher décida de retirer la TF-17 du champ de bataille, contactant MacArthur en lui envoyant les coordonnées approximatives des porte-avions japonais en suggérant que des bombardiers basés à terre se chargent de l'attaque.

Vers 14.30, Hara informa Takagi en lui annonçant qu'il ne possédait plus que vingt-quatre Zero, huit Val et quatre Kate soit seulement trente-six appareils (NdA le chiffre est différent de celui cité plus haut mais j'ignore pourquoi).

Le groupe aérien était donc très affaiblit et les réserves de carburant guère plus importantes que celles des américains. Autant dire que la poursuite de la guerre était peu probable.

A 15.00, Takagi informa Inoue qu'il avait coulé deux porte-avions américains, le Yorktown et une unité de classe Saratoga mais il ne cacha pas les lourdes pertes subies par les groupes aériens et son impossibilité d'assurer la couverture aérienne de l'invasion contre Port Moresby.

De son côté Inoue avait repéré la force du contre-amiral Crace par des reconnaissances aériennes et avait rappelé la force d'invasion à Rabaul, repoussant l'opération MO jusqu'au 3 juillet 1942. Ses forces devaient être engagées dans l'opération RY contre Nauru et l'île Ocean planifiée le 15 mai 1942.

Si le Zuikaku devait rallier Rabaul pour se ravitailler, le Shokaku sérieusement endommagé devait rallier le Japon pour subir de tels travaux.

Côté américain le Lexington semblait récupérable mais semblait seulement. A 12.47, l'étincelle d'un générateur électrique mit le feu aux vapeurs d'essence qui s'étaient accumulées dans les fonds du navire. L'explosion qui s'ensuivit provoqua la mort de 25 marins et surtout un incendie qui ne cessait de prendre de l'ampleur.

A 14.42, une autre explosion provoqua un nouvel incendie, une troisième explosion survient à 15.25 et treize minutes plus tard, l'équipage annonça que les incendies étaient devenus incontrôlables. Le navire était clairement perdu et l'équipage commença à évacuer à 17.07.

BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Uss_ph11
Le destroyer USS Phelps (DD-360)

L'évacuation terminée, le destroyer USS Phelps (DD-360) lança cinq torpilles à 19.15 qui envoyèrent le porte-avions par le fond qui sombra à 19.52. 236 hommes sur 2951 accompagnèrent le navire en compagnie de trente-six appareils. Les anciens escorteurs du Lexington rallient le Yorktown pour en assurer la protection, la TF-17 se retirant en direction du sud-ouest.

Dans la soirée, MacArthur informa Fletcher que huit Boeing B-17 ont attaqué le convoi de la force d'invasion qui se retirait vers le nord-ouest. A la même période, le contre-amiral Crace détache le croiseur léger HMAS Hobart (qui n'avait quasiment plus de carburant) et le destroyer USS Walke qui rallièrent Townsville. Ignorant le retrait de Fletcher et celui de la force d'invasion, Crace resta sur place au cas où avant de replier à son tour.

Le groupe du Yorktown se replie sur Pearl Harbor, le porte-avions est endommagé mais bien moins sérieusement qu'annoncé à l'époque. Les groupes de combat organisé autour des porte-avions USS Enterprise (CV-6) et USS Hornet (CV-Cool présents dans les Salomons orientales se replient également sur Pearl Harbor.

BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Uss_yo14
Le USS Yorktown (CV-5) au bassin à Pearl Harbor

6-CONSEQUENCES

Quel bilan faire de cette bataille ? Difficile à dire qui est le vainqueur. Si sur le plan tactique les japonais sont vainqueurs en raison de pertes plus faibles que les américains mais sur le plan stratégique, c'est différent.

En effet, les japonais ont été stoppés dans leur progression. L'invasion de Port Moresby est abandonnée, une offensive terrestre échouera devant la résistance des australiens (la Nouvelle-Guinée était un territoire sous mandat australien). De plus les futures opérations envisagées contre la Nouvelle-Calédonie, les Fidji et les Samoa passent également à la trappe.

Sur le plan moral, les américains reprennent du poil de la bête en contenant l'avancée japonaise même si ils savent que la victoire n'est pas encore à portée de main. Néanmoins le temps joue pour eux, l'industrie commence à produire des quantités phénoménales d'armes, de munitions, de véhicules, d'avions et même de navires.

Sur le plan pratique les japonais ont deux porte-avions hors de combat, le Shokaku doit être réparé (il sera disponible au mois de juillet) alors que le Zuikaku doit reconstituer son groupe aérien. Ces deux porte-avions ne pourront pas participer à l'opération contre Midway ce qui aura un impact évident sur la conduite de la bataille côté japonais et des réactions côté américain.

Sur le plan tactique, cette première bataille au delà de l'horizon est riche d'enseignement en terme de coordination de la défense, de coordination des attaques et de lutte contre les avaries de combat.
Néanmoins la bataille de Midway arrivera trop tôt pour que les américains intègrent le retour d'expérience de la bataille de la mer de Corail. Il y aura du chemin à parcourir pour aboutir à des attaques coordonnées.

Quant à la maîtrise des avaries de combat, les progrès sont rapides et certains navires sérieusement endommagés lors de la terrible campagne de Guadalcanal auraient sûrement sombré à Midway ou en mer de Corail.

A SUIVRE

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MessageSujet: Re: BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé)   BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) EmptyDim 19 Mai 2019, 21:05

7-ANNEXES

La mer de Corail

BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Mer_de10

La mer de Corail (Coral Sea) est une mer périphérique du sud de l'Océan Pacifique qui baigne la côte nord-est de l'Australie sur 2000km mais aussi la Nouvelle-Calédonie, la Papouasie Nouvelle-Guinée, les Salomons et le Vanuatu. Elle s'étend sur 4 791 000 de km² avec une profondeur moyenne de 2394m, la profondeur maximale étant de 9140m. Elle est connectée avec la mer des Salomons, la mer de Tasmanie et la mer d'Arafura qui est séparée de la mer de Corail par le détroit de Torres.

Cette mer est caractérisée par un climat chaud et stable avec précipitations fréquentes et des cyclones tropicaux. C'est un milieu archipélagique avec de nombreuses îles, îlots et autres archipels sans oublier la célèbre Grande Barrière de Corail inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1981.

Les navires engagés dans la bataille de la mer de Corail

Porte-Avions

Porte-avions Shoho
BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Shuhu_13

Le porte-avions Shoho est l'ancien ravitailleur de sous-marins Tsurugizaki transformé en porte-avions avant le début du second conflit mondial dans le Pacifique. Il est mis en service le 3 décembre 1934 lancé le 1er juin 1935 et mis en service le 30 novembre 1941.

BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Shuhu_14

Déplaçant 11443 tonnes, mesurant 205.5 de long sur 18.2m de large et 6.6m de tirant d'eau, filant à 28 nœuds, il était armé de huit canons de 127mm (quatre affûts doubles) et huit canons de 25mm (quatre affûts doubles), un groupe aérien de trente appareils avec un équipage de 785 officiers et marins.

Porte-avions Shokaku et Zuikaku

BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Shukak14

-Le Shokaku est mis sur cale à l'Arsenal de Yokosuka le 12 décembre 1937 lancé le 1er juin 1939 et admis au service actif le 8 août 1941. Il participe au raid contre Pearl Harbor avant d'être engagé contre Wake puis contre les différentes colonies européennes d'Asie du Sud-Est.

Après avoir participé au raid dans l'Océan Indien, le Shokaku est engagé dans la bataille de la mer de Corail au cours de laquelle il est sérieusement endommagé nécessitant un retour au Japon. Il est réparé avant de participer à l'usante campagne des Salomons. Il y est de nouveau endommagé, imposant un nouveau retour au Japon pour des réparations de grande ampleur.  

Engagé dans la bataille de la mer des Philippines, le Shokaku est torpillé par le USS Cavalla (SS-244) qui place trois torpilles qui sont fatales au porte-avions. 1272 marins et aviateurs sont tués, ne laissant que 570 survivants.

BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Zuikak11

-Le Zuikaku est mis sur cale aux chantiers Kawasaki de Kobé le 25 mai 1938 lancé le 27 novembre 1939 et admis au service actif le 25 septembre 1941.

Il participe au raid de Pearl Harbor en compagnie de son sister-ship Shokaku avec qui il forme un duo terrible (un peu comme les Scharnhorst et Gneisenau longtemps inséparables). Il est engagé à Wake puis en Asie du Sud-Est en attendant le raid dans l'Océan Indien. Il participe à la bataille de la mer de Corail au cours de laquelle il n'est pas endommagé. C'est ensuite la campagne des Salomons et notamment l'usante bataille de Guadalcanal.

Il participe ensuite à la bataille de la mer des Philippines au cours de laquelle il est légèrement endommagé. Il est ensuite engagé dans la titanesque bataille du golfe de Leyte (23-25 octobre 1944) au cours de laquelle il est coulé par l'aviation américaine (842 tués, 862 survivants).

Les deux unités de classe Shokaku sont des navires déplaçant 29800 tonnes à pleine charge, mesurant 257.50m de long sur 28m de large et un tirant d'eau de 8.87m, filant à 34.2 nœuds avec pour armement douze canons de 127mm en six affûts doubles, trente-six canons en douze affûts triples, le groupe aérien se composant de soixante-douze appareils avec 1660 officiers et marins comme équipage.

Porte-avions Lexington

BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Uss_le16

-Le USS Lexington est mis sur cale aux chantiers navals de Fore River le 8 janvier 1921 lancé le 3 octobre  1925 et mis en service le 14 décembre 1927, le traité de Washington l'ayant transformé en porte-avions alors qu'il était initialement destiné à devenir un croiseur de bataille.

Comme les autres porte-avions américains, il échappe au raid japonais contre Pearl Harbor. Dans un premier temps faute de mieux, les américains se contentent de quelques coups d'épingle pour couvrir leurs lignes de communication et attaquer celles de l'ennemi en veillant toujours à ne pas trop exposer leur seul atout.  

Le 10 mars 1942 son groupe aérien attaque Lae et Salamaua en Nouvelle-Guinée offrant à peu de frais une précieuse expérience à son groupe aérien. Il va ensuite participer à la bataille de la mer de Corail qui lui sera fatale.

Sérieusement endommagé par les japonais, il semble survivre aux avaries quoi que bien éclopé mais à 12h47 l'étincelle d'un générateur met le feu aux vapeurs d'essence qui s'étaient accumulées  dans les fonds. Évacué, «Lady Lex» est achevé par cinq torpilles du destroyer USS Phelps (DD-360) et coule à 19h56 avec 216 hommes. L'épave repose aujourd'hui à plus de 3900m de profondeur.

Le Lexington était un porte-avions de 50000 tonnes à pleine charge, mesurant 271m de long sur 32m de large avec un tirant d'eau de 7.4m, une vitesse de pointe de 33.25 nœuds, un armement composé de huit canons de 203mm en quatre tourelles doubles, douze canons de 127mm en douze affûts simples (en attendant des canons de 20mm Oerlikon et des canons de 40mm Bofors), le groupe aérien se composant de 83 appareils avec un équipage composé de 2122 officiers et marins.

Porte-avions Yorktown
BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Uss_yo15

-Le USS Yorktown (CV-5) est mis sur cale aux chantiers navals de Newport News le 21 mai 1934 lancé le 4 avril 1936 et mis en service le 30 septembre 1937.

Echappant aux bombes japonaises à Pearl Harbor, il est engagé dans différentes opérations avant de participer à la bataille de la mer de Corail au cours de laquelle il est sérieusement endommagé (mais moins qu'annoncé à l'épqoue) nécessitant des réparations à Pearl Harbor avant d'être engagé à Midway au cours d'une bataille qui lui sera fatale.

Le 4 juin 1942, les américains attaquent les premiers, subissant des pertes très lourdes mais coulant trois des quatre porte-avions nippons. Le Hiryu parvient à lancer deux attaques qui endommagent sérieusement le porte-avions qui sera coulé par deux torpilles du sous-marin japonais I-168.

Le Yorktown était un porte-avions de 25900 tonnes, mesurant 251m de long sur 33.4m de large (pont d'envol) et un tirant d'eau de 7.9m, une vitesse maximale de 32.5 nœuds, un armement composé de huit canons de 127mm en affûts simples, seize canons de 28mm en affûts quadruples et 24 mitrailleuses de 12.7mm, un groupe aérien de 90 appareils et un équipage de 2217 hommes.

Croiseurs lourds

Nihon Kaigun

BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Ijn_ha10
Le croiseur lourd Haguro

-Croiseurs lourds classe Myoko (Myoko et Haguro) : Ces deux navires sont mis en service respectivement le 31 juillet 1929 et le 25 avril 1929.

Déplaçant 11633 tonnes (14980t à pleine charge), ces navires pouvaient filer à 35.5 nœuds. Ils étaient armés dix canons de 203mm (cinq tourelles doubles), six canons de 120mm et douze tubes lance-torpilles de 610mm (quatre plate-formes triples).

Si le Myoko est sabordé dans le détroit de Malacca par les britanniques le 8 juillet 1946 après avoir été capturé par la Royal Navy à Singapour, le Haguro est torpillé dans l'Océan Indine par les destroyers de la 26ème flottille (Royal Navy).

BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Ca_fur10
Le croiseur lourd Furutaka en 1939

-Croiseurs lourds classe Furutaka (Furutaka et Kako). Ces deux navires sont mis en service respectivement le 31 mars et le 20 juillet 1926.

déplaçant 8560 tonnes (11273 tonnes), ces deux navires pouvaient filer à 33 nœuds avec pour armement six canons de 203mm en tourelles doubles, quatre canons de 120mm et huit tubes lance-torpilles de 610mm en deux plate-formes quadruples.

Le Furutaka est coulé lors de la bataille du Cap Espérance (11 octobre 1942) (campagne de Guadalcanal) alors que le Kako est coulé le 10 août 1942 par le sous-marin S-42 au lendemain de la terrible bataille de l'île de Savo, vengeant un peu les Canberra, Vincennes,Quincy et Astoria.

BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Ijn_ao11
Le croiseur lourd Aoba

-Croiseurs lourds classe Aoba (Aoba Kinugasa). Ces deux navires sont mis en service respectivement le 20 septembre 1927 et 30 septembre 1927.

Déplaçant 8738 tonnes (11660 tonnes), filant à 34.5 nœuds, il étaient armés de six canons de 203mm en trois tourelles doubles, quatre canons de 120mm en quatre affûts simples, douze canons de 25mm et quatre mitrailleuses de 13.2mm ainsi que huit tubes lance-torpilles de 610mm en deux plate-formes quadruples.

L'Aoba rentré au Japon le 12 décembre 1944 est mis en réserve car sa réparation était jugée peu économique. Coulé par petits fonds le 24 avril 1945 par l'aviation américaine, il sert de batterie antiaérienne flottant jusqu'en juillet 1945 quand il est détruit par de nouveaux raids aériens. L'épave est démantelée en 1946/47. Le Kinugasa lui à été coulé par l'aviation embarquée américaine lors de la bataille navale de Guadalcanal le 14 novembre 1942.

US Navy/Royal Australian Navy

BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Uss_ne16
Le USS New Orleans (CA-32)

-Croiseurs lourds USS New Orleans (CA-32) USS Astoria (CA-34) et USS Minneapolis (CA-36) appartiennent à la classe New Orleans. Ils sont mis en service respectivement le 15 février 1934, le 28 avril 1934 et le 19 mai 1934.

Déplaçant 10110 tonnes avec une vitesse maximale de 32.7 nœuds et un armement principal composé de neuf canons de 203mm (trois tourelles triples) et huit canons de 127mm, ces trois croiseurs connaissent un sort différent. Si l'Astoria est coulé le 9 août 1942 à Savo, les deux autres survivent au conflit, le CA-32 étant désarmé le 10 février 1947 (vendu à la démolition le 22 septembre 1959) et le CA-36 désarmé le même jour est vendu à la démolition le 14 août 1959.

BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Uss_po12
Le USS Portland (CA-33)

-Croiseur lourd USS Portland (CA-33) : Mis en service le 23 février 1933, c'est le premier croiseur de la classe éponyme, il déplace 10000 tonnes, peux filer à 32.7 nœuds avec un armement composé de neuf canons de 203mm (trois tourelles triples) et huit canons de 127mm. Désarmé le 12 juillet 1946, il est mis en réserve où il va rester jusqu'au 1er mars 1959 date à laquelle il est rayé des registres puis vendu à la démolition.

BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Uss_ch10
Le USS Chicago (CA-28)

-Les croiseurs lourds USS Chester (CA-27) et Chicago (CA-28) de la classe Northampton sont mis en service respectivement le 24 juin 1930 et le 9 mars 1931.

Ces deux navires déplaçaient 9200 tonnes, atteignaient une vitesse maximale de 32.5 nœuds avec un armement composé de neuf canons de 203mm (trois tourelles triples), huit canons de 127mm et deux plate-formes triples lance-torpilles de 533mm.

Si le Chester survit au conflit (désarmé et mis en réserve le 10 juin 1946, vendu à la démolition le 11 août 1959), le Chicago est coulé le 29 janvier 1943 lors de la bataille de l'île Renell, encaissant six torpilles lancées lors de deux attaques par des bombardiers-torpilleurs japonais.

BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Hmas_a11
Le HMAS Australia

-Le HMAS Australia est l'un des treize croiseurs lourds type County construit par la marine britannique suite au traité de Washington. Mis en service le 24 avril 1928, il est désarmé le 31 août 1954 après avoir passé neuf ans comme navire d'entrainement. Il est vendu à la démolition le 25 janvier 1955 et démantelé à Barrow-in-Furness en 1956.

Sur le plan technique, appartenant à la sous-classe Kent, il déplaçait 11074 tonnes (15138 tonnes à pleine charge), filait à 31.5 nœuds avec pour armement principal huit canons de 203mm en quatre tourelles doubles, quatre affûts doubles de 102mm et huit tubes lance-torpilles de 533mm en deux plate-formes quadruples.
Croiseurs légers

Nihon Kaigun

BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Ijn_yu10
Le Yubari

-Le croiseur léger Yubari mis en service le 23 juillet 1923 est coulé par le sous-marin USS Bluegill (SS-242) de classe Gato au cours de sa première patrouille de guerre le 28 avril 1944, frappé par deux des six torpilles lancées.

Ce croiseur léger déplaçait 2890 tonnes (4075 tonnes à pleine charge), pouvait filer à 35.5 nœuds avec pour armement quatre canons de 140mm en deux tourelles doubles, un canon de 120mm, quinze canons de 25mm et deux plate-formes doubles lance-torpilles de 610mm.

BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Ijn_ta10
Le Tatsuta

-Les deux croiseurs légers de classe Tenryu (Tenryu et Tatsuta) sont mis en service respectivement le 20 novembre et 31 mars 1919.

Déplaçant 4011 tonnes (4420 tonnes à pleine charge), filant à 33 nœuds, ils étaient armés à leur mise en service de quatre canons de 120mm, un canon de 80mm et six tubes lance-torpilles de 610mm en deux plate-formes triples.

Aucun des deux navires ne survit à la guerre dans le Pacifique. Le premier est coulé par le USS Albacore (SS-218) (classe Gato) le 19 décembre 1942 alors que le second est coulé le 13 mars 1944 par un sous-marin de classe Balao, le USS Sand Lance (SS-381).

Royal Australian Navy (RAN)

BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Hmas_h10

-L'unique croiseur léger allié engagé dans cette bataille est un croiseur léger de la marine royale australienne, le HMAS Hobart, un croiseur léger type Modified Lander. Mis en service le 13 janvier 1936 sous le nom de HMS Apollon, il est vendu à la RAN le 23 septembre 1938 et rebaptisé Hobart. Survivant au conflit, il est mis en réserve le 20 décembre 1947 puis vendu à la démolition à un chantier......japonais le 22 février 1962 et démantelé.

Sur le plan technique, il déplaçait 6939 tonnes (8891 tonnes à pleine charge), filait à 32.5 nœuds avec pour armement huit canons de 152mm en quatre tourelles doubles, huit canons de 102mm en quatre affûts doubles, douze mitrailleuses de 12.7mm (remplacées durant le conflit par des canons de 20mm Oerlikon et de 40mm Bofors) et huit tubes lance-torpilles de 533mm (deux plate-formes quadruples).

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MessageSujet: Re: BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé)   BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) EmptyLun 20 Mai 2019, 17:22

Destroyers

Nihon Kaigun

BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Ariake10
L'Ariake

-Deux destroyers de classe Hatsuharu sont engagés dans l'opération, l'Ariake mis en service le 25 mars 1935 et le Yugure le 30 mars 1935. Le premier est coulé à Cap Gloucester le 28 juillet 1943, le Yugure l'est à Kolombangara le 20 juillet 1943.

Il s'agissait de navires de 1530 tonnes, filant à 36 nœuds avec un armement principal composé de cinq canons de 127mm (deux tourelles doubles et un affût simple) et six tubes lance-torpilles de 610mm (deux affûts triples).

BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Shirat10
Le Shiratsuyu

-Les destroyers Shiratsuyu et Shigure de classe Shiratsuyu sont mis en service en 1936, le 20 août pour le premier et le 7 septembre pour le second. Le Shiratsuyu coule suite à une collision le 15 juin 1944, le Shigure étant torpillé dans le Golfe de Siam le 24 janvier 1945.

Déplaçant 1712 tonnes, pouvant filer à 33.3 nœuds, ils disposaient comme armement principal cinq canons de 127mm (deux affûts doubles et un affût simple) et huit tubes lance-torpilles de 610mm (deux plate-formes quadruples) avec seize projectiles.

BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Dd_ake10
L'Akebono

-Trois destroyers de classe Fubuki participent à cette bataille en l'occurence les Sazanami (1932), Ushio et Akebono (1931). Si l'Ushio survit au conflit (démolition en 1948), le Sazanami (torpillé par un sous-marin au large de Palau le 14 janvier 1944) et l'Akebono (aviation en baie de Manille le 13 novembre 1944) succombent au cours du conflit.

Ce sont des navires de 1780 tonnes (2080t à pleine charge), filant à 38 nœuds avec pour armement principal six canons de 127mm (trois tourelles doubles) et neuf tubes lance-torpilles de 610mm (trois plate-formes triples) avec dix-huit projectiles.

BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Kikuzu10
Le Kikuzuki

-Cinq destroyers de classe Mutsuki sont engagés en mer de Corail avec le Kikuzuki (20 novembre 1926), le Yuzuki (25 juillet 1927), le Uzuki (14 septembre 1926), le Mochizuki (31 octobre 1927) et le Yayoi (28 août 1926).

Ces cinq navires sont tous coulés durant le conflit, le premier par l'aviation à Tulagi (4 mai 1942), le second également par l'aviation mais à Cebu le 12 décembre 1944, l'Uzuki est coulé en baie d'Omoc le 12 décembre 1944, les deux derniers sont coulés dans les Salomons (Mochizuki le 24 octobre 1943 et Yayoi le 11 septembre 1942).

Ils déplaçaient 1336 tonnes (1468t à pleine charge), pouvaient filer à 37.25 nœuds avec un armement principal composé de quatre canons de 120mm et de deux affûts triples lance-torpilles de 610mm (douze projectiles).

BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Asanag11
L'Asanagi

-Deux destroyers de classe Kamikaze sont également engagés, l'Oite mis en service le 30 octobre 1925 et l'Asanagi est mis en service le 29 décembre 1925. Le premier est coulé par l'aviation à Truk le 18 février 1944 alors que le second est torpillé le 22 mai 1944 à l'ouest d'Asagawara.

Ces deux navires déplaçaient 1400 tonnes (1750 tonnes pleine charge), filaient à 36.88 nœuds avec pour armement quatre canons de 120mm, deux mitrailleuses de 7.7mm, trois plate-formes doubles lance-torpilles de 533mm.

US Navy

BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Uss_si10
Le USS Sims (DD-409)

-Six destroyers classe Sims sont engagés dans cette bataille en l'occurence le USS Sims (DD-409) le 1er août 1939,le USS Anderson (DD-411) commissioned le 19 mai 1939, le USS Hamman (DD-412) mis en service le 11 août 1939, le USS Russell (DD-414) l'étant le 3 novembre 1939, le USS Walke (DD-416) l'est le 27 avril 1940 le USS Morris (DD-417) étant mis en service le 5 mars 1940.

Ces navires déplaçaient 1600 tonnes (2246 à pleine charge), filaient à 35 nœuds avec un armement principal composé de cinq canons de 127mm et de huit tubes lance-torpilles de 533mm (deux plate-formes quadruple).

Si le Sims est coulé en mer de Corail le 7 mai, que l'Hamman l'imite à Midway, le Walke coule lors de la bataille navale de Guadalcanal le 15 novembre 1942, les trois autres survivent au second conflit mondial qu'il s'agisse de l'Anderson (coulé comme cible à Bikini lors de l'opération Crossroads le 1er juillet 1946), du Morris (désarmé le 9 novembre 1945 vendu à la démolition le 2 août 1947) ou du Russel (désarmé le 15 novembre 1945, vendu à la démolition en septembre 1947).

BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Uss_de10
Le USS Dewey (DD-349)

-Quatre destroyers de classe Farragut sont engagés en l’occurrence le USS Farragut (DD-348) mis en service le 18 juin 1934, le USS Dewey (DD-349) mis en service le 4 octobre 1939,  le USS Monaghan (DD-354) mis en service le 19 avril 1935 et le USS Aylwin (DD-355) commissioned le 1er mars 1935.

Le Farragut est désarmé le 23 octobre 1945 (vendu à la démolition le 14 août 1947),le Aylwin (désarmé le 18 octobre 1945 vendu à la démolition le 20 décembre 1946) le Dewey est désarmé le 19 octobre 1945 et vendu à la démolition le 20 décembre 1946, le Monagham est victime du typhon Cobra le 18 décembre 1944.

Il s'agissait de navires de 1375 tonnes, filant à 37 nœuds avec pour armement principal cinq canons de 127mm et huit tubes lance-torpilles de 533mm en deux plate-formes quadruples.

BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Uss_ph12
Le USS Phelps (DD-360)

-On trouve une unité de classe Porter, le USS Phelps (DD-360) mis en service le 26 février 1936. Ce navire déplaçait 1850 tonnes, filait à 35 nœuds avec pour armement huit canons de 127mm (quatre tourelles doubles) et huit tubes lance-torpilles de 533mm (deux plate-formes quadruples) Il est désarmé le 6 novembre 1945.

BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Uss_pe27
Le USS Perkins (DD-377)

-Le USS Perkins (DD-377) est l'unique destroyer de classe Mahan engagé dans cette campagne. Il est mis en service le 18 septembre 1936. Il est perdu suite à une collision avec le transport de troupes australien Dumbartoon au large de Milne Bay le 28 novembre 1943. Il déplaçait 1500 tonnes, filait à 37 nœuds avec pour armement cinq canons de 127mm et trois plate-formes quadruples de tubes lance-torpilles de 533mm.

Sous-marins

Nihon Kaigun

BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) I-2111
Le sous-marin I-21

-Trois sous-marins type B-1 sont déployés dans cette bataille en l'occurence le I-21 ( mis en service le 15 juillet 1941 et coulé après le 27 novembre 1943 (probablement le 29 novembre par des Avengers du porte-avions d'escorte USS Chenango (CVE-28) (classe Sangamon) au large de Tarawa lors de l'opération GALVANIC) mais aussi le I-28 (mis en service le 6 février 1942 coulé le 17 mai 1942 par le USS Tautog [SS-199] de classe Tambor) et le I-29 (mis en service le 27 février 1942 et coulé le 26 juillet 1944 par le sous-marin USS Sawfish [SS-276] de classe Gato)

Ils déplaçaient 2625 tonnes en surface 3713 tonnes en plongée, filant à 23.5 nœuds en surface (8 nœuds en plongée), une immersion maximale de 100m et un armement composé d'un canon de 140mm, six tubes lance-torpilles de 533mm avec 17 torpilles et d'un hydravion.

-Les sous-marins I-22 et I-24 sont des  sous-marin croiseur type C-1 mis en service respectivement le 10 mars 1941 et le 31 octobre 1941. Le premier est coulé en mer de Corail par un Consolidated Catalina le 6 octobre 1942 et le second est envoyé ad patres par le chasseur de sous-marins USS Lorchmont (PC-487) au large de Shemya (Alaska).

Ils déplaçaient 2595 tonnes en surface (et 3618 tonnes en plongée), filant à 23.5 nœuds en surface (et à 8 nœuds en plongée), une immersion maximale de 100m et avec pour armement un canon de 140mm, huit tubes lance-torpilles de 533mm, deux ou quatre canons de 25mm.

BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Ro-3311
Le Ro-33

-Deux sous-marin type Kaichu (type K5) sont également engagés en l’occurrence le Ro-33 et le Ro-34 mis en service respectivement le 7 octobre 1935 et le 31 mai 1937. Ils succombent au cours du conflit, le premier par des navires australiens le 29 août 1942 et le second par les destroyers de classe Fletcher USS O'Bannon (DD-450) et Strong (DD-467) dans les Salomons le 5 avril 1943.

Ils déplaçaient 955 tonnes en surface (1219 en plongée), filaient à 19 nœuds en surface (8.25 nœuds en plongée), une immersion maximale de 75m, un armement composé d'un canon de 76.2mm, une mitrailleuse de 13.2mm et quatre tubes lance-torpilles de 533mm concentrés à la proue.

US Navy

Côté américain onze sous-marins sont déployés, des sous-marins anciens type S, les célébrissimes Fleet Submarine sont encore en chantier ou juste mis en service (le premier le Gato à été mis en service le 31 décembre 1941).

BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Uss_s-10
Le sous-marin S-38 et ci-dessous le sous-marin S-44
BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Uss_s-11

Les sous-marins en question sont les S-37, S-38,S-39,S-40,S-41,S-42,S-43,S-44,S-45,S-46 et S-47, des sous-marins mis en service en 1923 (S-37 à S-40), 1924 (S-41 à S-43) et 1925 (S-44 à S-47).

Deux seulement sont perdus pendant le conflit, le S-39 qui s'échoue sur un récif à proximité de l'île Rossel le 13 août 1942 et le S-44 victime de la frégate japonaise Ishigaki le 7 octobre 1943.

Ces submersibles étaient comparables à nos sous-marins de 2ème classe avec un déplacement en surface de 868 tonnes (1079 tonnes en plongée), une vitesse maximale de 14.5 nœuds (11 nœuds en plongée) avec un armement composé d'un canon de 102mm et de quatre tubes lance-torpilles de 533mm avec douze torpilles.

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MessageSujet: Re: BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé)   BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) EmptyMar 21 Mai 2019, 18:39

Les avions engagés lors de la bataille de la mer de Corail

Mitsubishi A5M
BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Mitsub12

Le Mitsubishi A5M est un chasseur monoplan monomoteur embarqué à train fixe et cockpit ouvert issu du programme 9-Shi lancé en février 1934. Destiné à remplacer le Nakajima A2N, le nouvel appareil doit donner naissance à un appareil atteignant la vitesse maximale de 350km/h à 3000m (+20% par rapport à l'A2N) et pouvant atteindre 5000m d'altitude en six minutes trente, un armement composé de deux mitrailleuses de 7.7mm, une envergure maximale de 11m et une longueur qui ne doit pas dépasser 8m.

L'appareil effectue son vol inaugural le 4 février 1935. Au total 1094 exemplaires vont être produits, les premiers «CLAUDE» entrant en service en 1936 à temps pour participer à la deuxième guerre sino-japonaise.

Quand le second conflit mondial éclate en décembre 1941, l'A6M à largement remplacé l'A5M mais quatre appareils sont toujours embarqués sur le Shoho ainsi que des appareils stationnés à Lae et Rabaul mais pas directement engagés dans la bataille.

Plusieurs variantes ont été mises au point. Après six prototypes, la première version de série fût logiquement baptisée A5M1 suivit d'une deuxième version baptisée A5M2. Si la version A5M3 ne dépassa pas le stade du prototype, le A5M4 fût produite avec un certain nombre de modifications notamment un cockpit fermé. 1080 exemplaires furent produits toutes versions confondues (A5M1 à 4) auxquelles il faut ajouter 103 biplaces pour l'entrainement.

A noter qu'après une évaluation comparative, l'aviation de l'armée impériale nippone étudia l'acquisition d'une version adaptée du A5M mais au final à l'acquisition du Ki-18 préféra l'achat du Nakajima Ki-27. Le projet du Nakajima Ki-33 ne connu pas non plus le succès.

Caractéristiques Techniques

Type : chasseur monoplan monoplace embarqué

Masse à vide 1216kg en charge 1705kg maximale au décollage 1822kg

Dimensions : longueur 7.55m envergure 11m hauteur 3.20m

Motorisation : un moteur radial Nakajima Kotobuki développant 785ch à 3000m et entraînant une hélice tripale

Performances : vitesse maximale 440 km/h à 3000m distance franchissable 1200km plafond opérationnel 9800m

Armement : deux mitrailleuses de 7.7mm type 97 dans le nez synchronisées avec l'hélice


Mitsubishi A6M Reisen (Zero)
BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Mitsub13
Mitsubishi A6M3 (model 22) en vol

Plus célèbre chasseur japonais du second conflit mondial, le Zero (de sa désignation officielle «chasseur type 0» en référence à son année de mise en service dans le calendrier japonais à savoir 2600 ce qui donne 1940 dans notre calendrier) est un chasseur rapide, maniable mais vulnérable aux coups.

Sa maniabilité, le savoir-faire de ses pilotes et les erreurs des pilotés alliés (pourtant avertis par le général Chennault des Tigres Volants) va faire de lui le maitre des airs dans la zone Asie-Pacifique pendant les premiers mois de la guerre.

Une fois les alliés vaccinés contre le combat tournoyant avec les Zero, l'A6M devient une proie de choix d'autant que les chasseurs alliés sont plus modernes et les pilotes de mieux en mieux formés.

De plus les pilotes américains et britanniques font de plus en plus face à des pilotes inexpérimentés, rapidement formés et qui n'ont ni le temps d'acquérir de l'expérience et n'ont aucun mentor sur lequel s'appuyer.

Les dernières années du conflit vont donc ressembler à un long calvaire pour les unités de chasse de la marine, le Mitsubishi A7M Reppu arrivant trop tard pour remplacer son ainé.

Le Mitsubishi A6M Zero succède au Mitsubishi A5M. Elégant chasseur monoplan à aile basse, il se caractérise par un rayon d'action très important mais au détriment d'une protection inexistante et d'une radio qui fonctionnait tellement mal que les pilotes préféraient la laisser au sol !

Il effectue son premier vol le 1er avril 1939, le deuxième prototype suivant en octobre 1939 et un troisième le 28 décembre 1939.

Engagé en Chine, il permet aux japonais de prendre définitivement l'ascendant sur les chinois, le rayon d'action permettant l'escorte jusqu'au plus profond du territoire chinois des bombardiers bimoteurs G3M et G4M.

Il va ensuite participer à toutes les opérations de la guerre du Pacifique, plusieurs version étant produites avec 803 A6M2, 1463 A6M3 et 5000 A6M5. A cela s'ajoute 508 A6M2-K et 7 A6M5-K d'entrainement. A cela s'ajoute la production d'une variante hydravion, le A6M-2N Rufe destiné à opérer depuis les îles, ilôts et autres atolls du Pacifique, variante produite à 327 exemplaires.

Caracteristiques Techniques (A6M2 type 0 Model 21)

Type : Monoplace de chasse monoplan embarqué

Masse : à vide 1680kg à pleine charge 2410kg

Dimensions : longueur 9.06m envergure 12m hauteur : 3.05m

Motorisation : un moteur radial Nakajima Sakae 12 de 950ch

Performances : vitesse maximale 533 km/h à 4550m Distance franchissable 3105kg plafond opérationnel 10000m

Armement : deux mitrailleuses de 7.7mm type 97 dans le nez avec 500 cartouches par mitrailleuse
deux canons de 20mm type 99 dans les ailes avec 60 obus par canon. Deux bombes de 60kg sous les ailes ou deux bombes de 250kg pour les attaques kamikazes


Nakajima B5N «Kate»
BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Nakaji11

Le Nakajima B5N est un monoplan monomoteur triplace embarqué destiné principalement au torpillage mais pouvant également être utilisé pour la reconnaissance et le bombardement. Il est la réponse de Nakajima à une demande de 1935 pour un nouvel avion-torpilleur.

Le premier vol à lieu en janvier 1937 et après sa victoire sur le Mitsubishi B5M, la production démarré à l'usine de Koizumi en novembre 1937.

Il connait son baptême du feu en Chine comme bombardier horizontal faute de marine chinoise crédible et puissante. Cela permet de se rendre compte de la vulnérabilité du B5N1 et de procéder à des modifications qui donnent naissance au B5N2 plus sûr.

Il est ensuite engagé dans le Pacifique, participant à l'expédition contre Pearl Harbor (cinq appareils perdus), à la prise de Wake, aux opérations au dessus des Philippines, de la Malaisie et des Indes Néerlandaises, aux bombardement sur l'Australie ainsi qu'au raid dans l'Océan Indien pour neutraliser l'Eastern Fleet britannique.

Ce sont ensuite les batailles de la mer de Corail et de Midway en attendant la terrible bataille de Guadalcanal, le vrai tournant de la guerre du Pacifique où les américains prennent définitivement l'ascendant stratégique (même si tout n'est pas gagné pour autant).

Avec le recul de plus en plus rapide des japonais, les Kate ont de moins en moins souvent l'occasion d'opérer depuis un porte-avions et de plus en plus souvent depuis la terre. Cette prolongation de carrière s'explique par les difficultés de mise au point de son successeur, le Nakajima B6N Reisan «Jill».

Le 20 novembre 1943, les américains débarquent dans les îles Gilbert (opérations Galvanic) et lors des opérations suivantes, les Kate sont les principaux avions engagés dans des contre-attaques notamment le 4 décembre quand deux groupes de quatre Kate attaquent les navires américains attaquant Kwajalein mais sans aucun résultat.

Le Nakajima B5N fût progressivement remplacé par le B6N Jill à partir du printemps 1944 mais des Kate étaient encore en service en octobre 1944, participant avec de lourdes pertes à la défense des Phillipines. Comme nombre d'avions japonais, ils terminèrent leur carrière comme kamikaze.

Outre leurs missions de bombardement et de torpillage, les B5N2 Kate furent également utilisés pour la reconnaissance et la lutte ASM avec notamment les premiers radars japonais.

Au total, Nakajima à construit 669 B5N1 et 2 entre 1936 et 41, Aichi fabrique 200 exemplaires en 1942 et 1943, le 21ème arsenal de la marine 280 exemplaires en 1942 et 1943 soit un total de 1149 exemplaires produits toutes versions confondues

Caracteristiques Techniques (B5N1)

Type : Bombardier-torpilleur triplace monomoteur monoplan

Masse à vide (B5N1) 2099kg à pleine charge 3700kg (B5N2) Masse à vide 2279kg à pleine charge 3800kg

Dimensions : Longueur : 10.30m envergure : 15.518m hauteur : 3.70m

Propulsion : le B5N1 dispose d'un Nakajima Hikari 3 à 9 cylindres en étoile de 770ch au décollage, entraînant une hélice tripale métallique Hamilton de 3.30m alors que le B5N2 dispose d'un Nakajima Sakae 11 à 14 cylindres en double étoile de 1000ch au décollage entraînant une hélice métallique Hamilton de 3.20m de diamètre

Vitesse maximale : 350 km/h à 2380m Vitesse atterissage : 115 km/h Plafond opérationnel : 7400m  Distance franchissable : 1093 à 2259km

Armement : une mitrailleuse type 92 de 7.7mm en poste arrière. Certains B5N1 avaient deux mitrailleuses de ce modèle dans les ailes. L'armement se compose également d'une torpille type 91 de 450mm ou une bombe de 800kg ou trois bombes de 250kg ou 6 bombes de 60kg.



Aichi D3A «Val»
BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Aichi_10

L'Aichi D3A est le bombardier en piqué standard de l'aéronavale japonaise quand éclate le second conflit mondial dans le Pacifique. Monoplan monomoteur à aile basse et train fixe, il va se montrer longtemps redoutable, étant l'appareil japonais le plus efficace en terme de coups au but.

Avec le chasseur et l'avion-torpilleur, le bombardier en piqué est le troisième membre de la «sainte trinité» aéronavale. Après avoir utilisé le biplan Aichi D1A, la marine japonaise fait confiance à la même firme pour son successeur, le D3A à la mise au point laborieuse.

Les essais en vol commencent en janvier 1938, la mise au point va donc être longue, le deuxième prototype devant être profondément modifié pour résoudre la quasi-totalité des défauts rencontrés sur le premier.

Après avoir triomphé du Nakajima D3N1, l'Aichi D3A ou bombardier en piqué embarqué type 99 (correspondant à l'an 2599 du calendrier japonais soit 1939) est mis en service en décembre 1939 et deux ans plus tard, tous les Val ont remplacé les Susie dans les unités de première ligne.

Après avoir participé au raid de décapitation sur Pearl Harbor le 7 décembre 1941 où 15 Val sont abattus, l'Aichi D3A participe à la folle avancée des troupes japonaises en Asie du Sud-Est, le bombardier en piqué étant utilisé aussi bien sur terre qu'en mer. Il est ensuite engagé en mer de Corail lors de la bataille du même nom (7-8 mai 1942) puis à la célèbre bataille de Midway (4-7 juin 1942).

A l'automne 1942 alors que la campagne des Salomons fait rage notamment pour le contrôle d'un aérodrome sur l'île de Guadalacanal, l'Aichi D3A1 est totalement remplacé par l'Aichi D3A2, un appareil au moteur plus puissant mais à la distance franchissable plus faible ce qui imposait l'emport de réservoirs supplémentaires.

L'Aichi A3D2 commence à être remplacé au cours de l'année 1942 par un nouveau bombardier en piqué, le Yokosuka D4Y Suisei (Judy) un monoplan biplace à train rétractable dont l'étude avait été lancé dès 1938.

Le Val était cependant encore adapté aux petits porte-avions qui ne pouvaient recevoir le D4Y dont la vitesse à l'appontage était plus importante que le Val. Beaucoup de Val étaient également utilisés pour l'entrainement avec un système de double commande sous le nom d'avion d'entrainement type 99 Model 12 (D3A2-K) et furent également utilisés pour des missions kamikaze.

En 1944, des Val basés à terre attaquèrent les forces américaines débarquant aux Philippines mais à cette époque, l'Aichi D3A était totalement dépassé et les pertes furent terribles face aux chasseurs américains.  

En 1945, la guérilla indonésienne captura un certain nombre de bases aériennes japonaises où un certain nombre de Val furent capturés mais la plupart des appareils furent détruits par les troupes néerlandaises engagées dans des opérations de police qui se terminèrent par l'indépendance le 27 décembre 1949.

Caractéristiques Techniques

Type : Biplace (pilote et mitrailleur) monoplan à train fixe de bombardement en piqué

Masse à vide : (D3A1) 2408kg  Masse à pleine charge 3650kg (D3A2) Masse à vide : 2570kg  Masse à pleine charge 4122kg

Dimensions : Longueur : 10.2m Envergure : 14.37m Hauteur : 3.85m

Moteur : un Mitsubishi Kinsei 44 en étoile de 1070ch remplacé sur le D3A2 par un Mitsubishi Kinsei 54 en étoile de 1300ch

Vitesse maximale : (D3A1) 389 km/h Distance franchissable : 1472 km/h (795 miles nautiques) plafond opérationnel : 9300m (D3A2) Vitesse maximale : 430 km/h Distance franchissable : 1352 km/h (795 miles nautiques) plafond opérationnel : 10500m

Armement : deux mitrailleuses type 97 de 7.7mm dans le nez, une mitrailleuse type 92 de 7.7mm dans le poste arrière; Une bombe de 250kg sous le fuselage et deux de 60kg sous les ailes.


Kawanishi H6K
BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Kawani13

Le Kawanishi H6K (désignation officielle : grand hydravion type 97) est un hydravion à coque de patrouille maritime quadrimoteur. Connu sous le nom de «Marvis», il était la réponse à un appel d'offre de 1934 pour un appareil de patrouille maritime à long rayon d'action.

Effectuant son premier vol le 14 juillet 1936, le Kawanishi H6K allait être produit à 217 exemplaires, les premiers étant mis en service en 1938 ce qui lui permet de participer à la guerre sino-japonaise  avant d'être engagé dans la guerre du Pacifique. Il est progressivement remplacé par le Kawanishi H8K plus moderne.

Caractéristiques Techniques

Type : hydravion de patrouille maritime à long rayon d'action

Masse à vide 11707kg en charge 17000kg maximale au décollage 21500kg

Dimensions : longueur 25.63m envergure 40.00m hauteur 6.27m

Motorisation : quatre moteurs radiaux Mitsubishi Kinsei 43 ou 46 de 1000ch chacun

Performances : vitesse maximale 331 km/h vitesse de croisière 216 km/h distance franchissable 6580km plafond opérationnel 9610m

Armement : une mitrailleuse de 7.7mm type 92 dans le nez, une mitrailleuse identique à l'arrière, deux type 92 dans des sabords latéraux, un canon de 20mm type 99 dans la tourelle de queue deux torpilles de 800kg ou 1000kg de bombes

Equipage : 9 hommes


Kawanishi E7K
BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Kawani14

Le Kawanishi E7K est un hydravion de reconnaissance triplace biplan à double flotteur. Connu par les alliés sous le nom de code de ALF, Il effectue son premier vol le 6 février 1933, est mis en service en 1935 pour une carrière assez longue pour l'époque puisqu'il est retiré des unités de première ligne à la fin de 1943. La production s'est finalement élevée à 533 exemplaires (183 E7K1 et 350 E7K2).

A l'origine de cet appareil figure une demande de la marine impériale datant de 1932, l'appareil étant destiné à remplacer le E5K lui aussi produit par Kawanishi. Dans cette compétition, il était opposé à l'Aichi AB-6.

L'appareil de Kawanishi est adopté sous la désignation officielle d'hydravion de reconnaissance de la marine type 94. Sa mise en service à lieu au début de 1935.

Appareil populaire chez ses équipages, le E7K connu des problèmes de moteur imposant le développement en 1938 du E7K2 avec un nouveau moteur.

Comme cet appareil est connu comme l'hydravion de reconnaissance de la marine type 94 model 2, les E7K1 deviennent logiquement des type 94 model 1.

Après avoir connu son baptême du feu en Chine, l'hydravion est engagé dans la guerre du Pacifique même si à partir de 1943 il n'assure plus que des missions secondaires. Quelques appareils seront sacrifiés dans les missions kamikazes.

Caracteristiques Techniques

Type : hydravion triplace biplan de reconnaissance

Masse à vide 2100kg en charge 3300kg

Dimensions : longueur 10.50m envergure 14m hauteur 4.85m

Motorisation : un moteur radial Mitsubishi Zuisei 11 de 870ch

Performances : vitesse maximale 275 km/h plafond opérationnel 7060m distance franchissable : nc

Armement : une mitrailleuse type 97 (Vickers) fixe vers l'avant et deux mitrailleuses type 92 (Lewis) (une dorsale et une ventrale) + 120kg de bombes.


Mitsubishi G3M
BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Mitsub14

Officiellement connu comme le bombardier basé à terre type 96, le Mitsubishi G3M «Nell» (nom de code américian) est un élégant bombardier bimoteur qui à effectué son premier vol en juillet 1935.

Son fuselage long et élancé quasiment aussi fin que le «crayon volant» (Dornier Do-17), sa double dérive, ses gros moteurs radiaux et son aile médiane lui donnait une véritable «gueule» pour parler familièrement. Pas moins de 1048 exemplaires ont été produits jusqu'en septembre 1944 quand la production cesse au profit du G4M.

A l'origine du G3M figure une demande de la marine impériale japonaise pour un bombardier lourd à long rayon d'action disposant d'une charge militaire importante. Sa vitesse devait être élevée pour réduire la durée de transit vers la cible et surprendre si possible l'ennemi.

Ses demandes étaient élevées et pas forcément compatibles avec les technologies japonaises ou mondiales de l'époque. Voilà pourquoi les premiers modèles ne prévoyaient aucun armement défensif, sa vitesse et son plafond élevé devant éliminer tout besoin en la matière, des chasseurs d'escorte comme le Mitsubishi A5M devant assurer la protection des bombardiers.

Au final, trois postes de mitrailleurs furent installés pour assurer la protection du bombardier mais en l'absence de blindage et de réservoirs auto-obturants, les G3M allaient toujours être légers et vulnérables aux coups. Opérationnel en 1937, le bombardier bimoteur fût engagé dans le second conflit sino-japonais non pas contre des cibles navales mais comme des cibles terrestres.

Dans le Pacifique il s'illustra en envoyant par le fond avec le G4M le cuirassé HMS Prince of Wales et le croiseur de bataille HMS Repulse le 10 décembre 1941, cette attaque montrant le savoir faire des pilotes nippons dans le domaine de la navigation en haute-mer et dans l'attaque à la torpille à très basse altitude (-de 10m).

Il participe à l'attaque de Darwin en liaison avec l'aviation embarquée le 19 février 1942 puis coule le croiseur lourd USS Chicago (CA-29) lors de la bataille de l'île de Rennell le 29 janvier 1943. Après 1943 il est peu à peu relégué à des missions secondaires comme le transport, la liaison et le remorquage de planeurs.

Caracteristiques Techniques

Type : bombardier-torpilleur bimoteur basé à terre

Masse : à vide 4965kg en charge 8000kg

Dimensions : longueur 16.45m envergure 25m hauteur 3.68m

Motorisation : deux moteurs radiaux Mitsubishi Kinsei de 1061ch chacun entraînant une hélice tripale

Performances : vitesse maximale 375 km/h vitesse de croisière 280 km/h distance franchissable 4400km plafond opérationnel 9200m

Armement : un canon de 20mm type 99 dans la tourelle dorsale, quatre mitrailleuses de 7.7mm type 92 (une dans le cockpit, deux dans des postes latéraux et une dans la tourelle dorsale avant retractable) 800kg de bombes ou une torpille d'un poids équivalent  

Equipage : 7 hommes


Mitsubishi G4M
BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Mitsub15

Alors que le G3M était tout juste en service, la marine japonaise décida de travailler à un remplaçant, un appareil plus rapide, mieux armé et plus performant.

Officiellement connu comme le bombardier d'attaque de la marine type 1, le «Betty» était d'un aspect différent du «Nelly» avec un fuselage nettement plus trapu, une dérive unique mais toujours des ailles médianes et deux gros moteurs radiaux.

Bon appareil notamment en terme de distance franchissable, l'appareil était fragile et mal protégé, un point commun à tous les avions japonais qui ne disposaient ni de blindages pour les pilotes ni de réservoirs auto-obturants.

L'appareil effectue son premier vol le 23 octobre 1939. Sa mise au point est rapide puisqu'il est mis en service en juin 1941 à temps pour participer aux premières opérations dans la guerre du Pacifique. Produit à 2435 exemplaires, le «Betty» allait participer à toutes les opérations de l'aéronavale japonaise dans le Pacifique.

Son fait d'arme le plus notable est la destruction avec des G3M du cuirassé Prince of Wales et du croiseur de bataille Repulse le 10 décembre 1941, montrant le savoir faire des pilotes nippons dans le domaine de la navigation en haute-mer et dans l'attaque à la torpille à très basse altitude (- de 10m).

Souffrant terriblement de la chasse américaine, le G4M termina sa carrière en devenant lanceur de fusées Okha, des bombes suicides. Il aurait du être remplacé par le Yokosuka P1Y Ginga mais l'appareil arriva trop tard pour remplacer le G4M.

Caractéristiques Techniques (Mitsubishi G4M3)

Type : bombardier-torpilleur bimoteur basé à terre

Masse à vide 6714kg en charge 9500kg maximale au décollage 12860kg

Dimensions : longueur 19.97m envergure 24.89m hauteur 4.9m

Motorisation : deux moteurs radiaux Mitsubishi MK4A-11 de 1530ch chacun entraînant des hélices quadripales

Performances : vitesse maximale 428 km/h vitesse de croisière 315 km/h distance franchissable 2852km (5040km en convoyage) plafond opérationnel 8500m

Armement : un canon de 20mm type 99 dans la tourelle de queue, quatre mitrailleuses de 7.7mm type 92 (une dans le nez, deux en postes latéraux et une dans la tourelle dorsale), une torpille aéroportée ou une bombe de 800kg ou quatre bombes de 250kg

Equipage : sept hommes (deux pilotes, un navigateur/bombardier/mitrailleur de nez, un mitrailleur en tourelle dorsale, un opérateur radio/mitrailleur latéral, un mécanicien de vol/mitrailleur latéral, un mitrailleur de queue)


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MessageSujet: Re: BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé)   BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) EmptyMer 22 Mai 2019, 11:00

Grumman F4F Wildcat
BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Grumma86

Chasseur costaud et trapu, le «chat sauvage» est le principal chasseur embarqué de l'US Navy, l'appareil qui allait tenir le choc face à la tornade japonaise, son successeur le Hellcat se chargeant de transformer l'essai.

Répondant à un appel d'offre de 1935, le Wildcat est initialement un biplan qui effectue son premier vol le 2 septembre 1937. Le F4F perd face au F2A-1 Buffalo un monoplan.

Comme l'US Navy doute de la capacité de la firme Brewster à produire l'appareil, elle demande à Grumman une version monoplan du XF4F-2 qui devient le XF4F-3, l'appareil effectuant son premier vol le 12 février 1939.

L'appareil est accepté par l'US Navy en février 1941 mais avant même les Etats-Unis, l'appareil est commandé par la France et par la Grande-Bretagne mais seul Londres mettra en œuvre cet appareil.

250 appareils sont en service en décembre 1941 au sein de l'US Navy et de l'USMC. L'appareil va combattre à Wake, en mer de Corail, à Midway, à Guadalcanal, dans les Salomons mais aussi dans l'Atlantique sur les porte-avions d'escorte et en Afrique du Nord lors de l'opération Torch.

A la mi-1943, tous les squadrons de chasse (VF) de première ligne ont remplacé leurs Wildcat par des Hellcat. Seul exception, les porte-avions d'escorte ne pouvant mettre en œuvre le F6F, les F4F continuent à combattre depuis les CVE pour des escortes de convois.

Outre les Etats-Unis, l'appareil à été utilisé par la Grande-Bretagne (sous le nom initial de Martlet) pour toutes les opérations menées par la FAA aux côtés du Hawker Sea Hurricane et du Supermarine Seafire.

Au niveau industriel on été produits 285 F4F-3, 95 F4F-3A, 17 F4F-3P, 1168 F4F-4, 220 F4F-4B, 21 F4F-7, 1060 FM-1, 4777 FM-2 et 181 G-36 soit un total de 7824 exemplaires sans compter les prototypes.

Caractéristiques Techniques du Grumman F4F-3

Type : chasseur monomoteur monoplace embarqué

Masse à pleine charge 3200 kg

Dimensions : Longueur : 8.76m envergure : 11.58m hauteur : 3.60m

Moteur : un Pratt & Whitney R-1830-76 radial à deux étages dévellopant 1200ch

Performances : Vitesse maximale : 531 km/h distance franchissable : 1360km plafond opérationnel : 12000m

Armement : 4 mitrailleuses de 12.7mm Browning M2 armés de 450 cartouches chacune soit un total de 1800 coups. Deux bombes de 45kg ou deux réservoirs de 220 l sous les ailes


Douglas SBD Dauntless
BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Dougla14
Douglas SBD-5 Dauntless

Le Douglas SBD Dauntless est un bombardier biplace embarqué mis au point dans les années trente.

Véritablement mythe de la guerre du Pacifique, le Slow but Deadly joue un rôle clé notamment à Midway où les Dauntless envoient pas le fond quatre porte-avions japonais.

Peu à peu déclassé il est remplacé par le Curtiss SB2C Helldiver qui va montrer aussi efficace mais ne va jamais acquérir l'aura du Dauntless.

L'appareil effectue son  premier vol le 25 avril 1938 mais doit subir un grand nombre de modifications pour être accepté par l'US Navy en 1939.

Le Dauntless connait son baptême du feu au début de la guerre du Pacifique qu'il s'agisse du raid sur Pearl Harbor où des Dauntless cherchent la flotte japonaise ou encore de différentes opérations destinées davantage à soutenir le moral de l'opinion qu'à vaincre les japonais.

Il participe ensuite à la bataille de la mer de Corail (7-8 mai 1942), à la bataille de Midway en juin 1942, à l'opération Torch (8 novembre 1942), à des raids contre la navigation allemande au large de la Norvège, à la campagne de Guadalacanal et des Salomons (1942-1943) et à d'autres raids dans tout le Pacifique.

La dernière grande opération du Dauntless est la bataille de la mer des Philippines (19-20 juin 1944) avec notamment le tir aux pigeons des Mariannes (près de 400 appareils japonais abattus) suivis d'une riposte contre la flotte japonaise («Mission beyond Darkness»). Il est alors relevé par le Curtiss SB2C Helldiver.

Le Douglas Dauntless est aussi utilisé par les Marines mais l'USAAF après avoir commandé une version terrestre du Dautless baptisée Banshee renonça à les employer au combat.

Le Dauntless fût évalué par la Grande-Bretagne mais ne l'employa jamais au combat à la différence de la Nouvelle-Zélande et de la France qui l'utilisa en Europe et en Indochine (sur terre et embarquée). Le second conflit mondial terminé, l'appareil fût également utilisé par le Mexique, le Chili et le Maroc.  

Sur le plan industriel on trouve un prototype, 57 SBD-1, 87 SBD-2, 584 SBD-3, 780 SBD-4, 2965 SBD-5, 60 SBD-5A et 450 SBD-6 soit un total de 4924 exemplaires. A cela s'ajoute 863 A-24 Banshee portant le total final à 5787 exemplaires.

Caractéristiques Techniques du Douglas SBD-5 Dauntless

Type : Biplace monoplan de bombardement en piqué

Masse : à vide 2905kg à pleine charge 4843kg masse maximale au décollage 4853kg

Dimensions : envergure 12.65m longueur 10.08m hauteur 4.14m

Propulsion : un moteur radial Wright R-1820-60 de 1200ch

Performances : Vitesse maximale : 410 km/h distance franchissable : 1240km plafond opérationnel 7780m

Armement : deux mitrailleuses de 12.7mm dans le nez, une puis deux mitrailleuses de 7.62mm en position arrière, 1020kg de bombes.


Douglas TBD Devastator
BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Dougla15
Torpedo !

Le Douglas TBD Devastator est un bombardier-torpilleur triplace embarqué. Commandé le 30 juin 1934 et effectuant son premier vol le 15 avril 1935, il est mis en service le 3 août 1937.

Toujours en service en décembre 1941, il est brutalement retiré des unités de première ligne après les lourdes pertes subies à Midway, pertes davantage dues à un mauvais emploi qu'aux défauts d'un appareil.

De toute façon le Grumman Avenger était sur le point de le remplacer. Au final de 1937 à 1939 130 exemplaires sont sortis des chaines de montage.

Il à ainsi équipé les unités de torpillage embarquées sur les porte-avions Saratoga, Enterprise, Lexington, Wasp,Hornet,Yorktown et Ranger. Après son retrait des unités de première ligne, il fût utilisé pour l'entrainement et le remorquage de cibles.

Caractéristiques Techniques

Type : bombardier-torpilleur triplace embarqué

Masse à vide 2540kg en charge 4213kg maximale au décollage 4624kg

Dimensions : longueur 10.67m envergure 15.24m hauteur 4.60m

Motorisation : un moteur radial Pratt & Whitney R-1830-64 Twin Wasp de 900ch

Performances : vitesse maximale 331 km/h à 2400m vitesse de croisière 206km/h distance franchissable 700km avec une torpille MkIII, 1152km avec une bombe de 454kg plafond opérationnel 5945m

Armement : une mitrailleuse de 7.62mm ou de 12.7mm tirant vers l'avant, une mitrailleuse de 7.62mm dans le poste arrière, une torpille MkIII ou une bombe de 454kg ou deux de 227kg ou encore douze de 45kg.


Consolidated PBY Catalina
BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Consol12

Après avoir forcé le Japon à s'ouvrir au monde (1853), les Etats-Unis commencèrent peu à peu à voir dans l'Empire du Soleil Levant une menace pour le contrôle du Pacifique.

En jouant les modérateurs lors des négociations suivant la guerre russo-japonaise de 1904/05, ils privèrent selon Tokyo des fruits politiques d'une victoire militairement incontestable notamment sur mer.

Néanmoins à l'époque, l'alliance anglo-japonaise de 1902 interdisait toute aventure militaire américaine. Le traité de Washington de 1922 vit l'abandon par Londres de cette alliance au nom d'une certaine solidarité anglo-saxonne.

La question était de savoir désormais non pas si il y aurait un conflit entre Washington et Tokyo mais quand.

Ce conflit devait avoir pour théâtre le Pacifique, une zone immense où les contraintes logistiques pesaient presque plus que les forces militaires.

Le contrôle des bases et des voies de communication étaient donc des facteurs cruciaux tout comme l'attaque des lignes de communication de l'ennemi.

C'est dans ce contexte que les américains rédigèrent une série de plan Orange préparant la bataille décisive entre les deux marines. Ces plans qui situaient grosso modo la bataille entre Okinawa et les Phillipines auraient été précédée de frappes aériennes contre la “queue”, la logistique adverse.

D'où le développement du concept du “Patrol Bomber”, du patrouilleur-bombardier, un aéronef à très long rayon d'action capable de détecter l'ennemi et de l'attaquer à la bombe ou à la torpille.

Comme à l'époque l'hydravion semblait mieux adapté à la guerre aéronavale que l'avion, nombre de PB étaient des hydravions comme le Consolidated PBY Catalina, le Y désignant la firme constructrice.

A l'origine directe du Catalina figure une demande d'octobre 1933 pour des prototypes de patrouilleur-bombardiers,demande transmise à Consolidated, Martin et Douglas. Le ou les appareils développés dans le cadre de cette demande devaient remplacés les imparfaits Consolidated P2Y et Martin P3M mis en service seulement en 1931.

La compétition finale opposa Consolidated et son XP3Y-1 à Douglas et son XP3D-1. Bien que l'appareil Douglas soit meilleur, le projet de Consolidated moins cher lui fût préféré. Quand on voit la carrière du Catalina on se dit que les évaluateurs de l'US Navy ont fait le bon choix.

Le vol inaugural du Consolidated XP3Y-1 eut lieu le 28 mars 1935. Bien que prometteur l'appareil fût renvoyé chez Consolidated pour quelques modifications (moteurs plus puissants notamment).

Rebaptisé XPBY-1, l'appareil effectua un nouveau vol inaugural le 19 mai 1936 avant que les premiers appareils de série ne soit livrés en octobre 1936. Jusqu'en 1939, le Catalina évolua avec des modifications successives.

Outre leur pays d'origine et la Grande-Bretagne, le Catalina à été exporté en Argentine, en Australie, en France, au Brésil, au Canada, au Chili, en Chine nationaliste, aux Pays-Bas, en Nouvelle-Zélande, en Suède et en Afrique du Sud. Outre les missions militaires, le Catalina à aussi été utilisé pour le sauvetage en mer et la lutte contre les incendies de forêt.

Caractéristiques Techniques du Consolidated Catalina Mk I

Type : hydravion de patrouille maritime à long rayon d'action

Masse : à vide 9485kg maximale au décollage 16066kg

Dimensions : longueur 19.46m envergure 31.70m hauteur 6.15m

Motorisation : deux moteurs radiaux Pratt & Whitney R-1830-92 Twin Wasp de 1200ch chacun

Performances : vitesse maximale 314 km/h vitesse de croisire 201 km/h distance franchissable 4030km plafond opérationnel 4000m

Armement : cinq mitrailleuses Browning ou Vickers de 7.7mm (deux en tourelle de nez, une ventrale à l'arrière et deux dans chaque postes arrières) 1814kg de charge militaire (bombes, charges de profondeurs voir torpilles)

Equipage : dix hommes (pilote, copilote, mitrailleur tourelle avant, ingénieur de vol, opérateur radio, navigateur, opérateur radar, trois mitrailleurs _deux latéraux et un ventral_)


Boeing B-17 Flying Fortress
BATAILLE DE LA MER DE CORAIL (MAI 1942) (Terminé) Boeing18

Au cours du premier conflit mondial l'aviation de bombardement est apparue et s'est développée de manière impressionnante au point qu'à la fin du conflit les bombardiers lourds sont engagés dans une stratégie anti-cités, prenant la relève côté allemand des dirigeables trop lents et trop vulnérables pour être pleinement efficaces.

Durant l'entre-deux-guerre, plusieurs pays s'équipèrent de bombardiers lourds. Influencés par des penseurs comme Douhet et Mitchell, les pays équipés de bombardiers lourds espéraient ainsi éviter la guerre en dissuadant l'ennemi d'attaquer de crainte de subir le feu de Wotan par des escadres invulnérables de bombardiers lourds.

Et si le conflit avait éclaté, des bombardements massifs contre les villes l'aurait vite interrompu tant les pertes seraient abominables.

Le second conflit mondial montrera les limites de cette stratégie. Non seulement les bombardiers lourds auront besoin d'une escorte de chasse mais en plus les bombardements massifs sur les villes allemandes auront pour effet de souder le peuple autour de son chef.

Le Boeing model 299, élégant quadrimoteur à ailes basses et dérive unique effectue son premier le 28 juillet 1935. Mis en service en avril 1938, il va former l'ossature des unités de bombardement lourd de l'USAAC/USAAF en compagnie du B-24 Liberator.

A l'origine de la Forteresse Volante figure une demande de l'USAAC datée de juin 1934 pour un bombardier multi-moteurs pouvant transporter une tonne de bombes à plus de 3000km à une vitesse moyenne de 320 km/h. Le Boeing model 299 est opposé au Douglas DB-1 (futur B-18) et au Martin model 146.

Le Boeing model 299 est largement supérieur aux autres mais le prototype s'écrase le 30 octobre 1935 ce qui semble refroidir un temps les ardeurs de l'USAAC qui sélectionne également le DB-1 qui avait l'avantage d'être bien moins cher.  

Résultat la commande initiale est abandonnée mais le 17 janvier 1936, l'USAAC qui avait fait la part des choses dans la perte du prototype (qui résultait plus d'une erreur humaine que d'une problème de conception) décide de commander 13 YB-17 qui se différenciaient du Boeing model 299 avec des moteurs plus puissants.

Douze des treize appareils sont livrés entre le 1er mars et le 4 août 1937 au 2nd Bombardment Group stationné à Langley en Virginie. Pour éviter que l'accident du prototype ne se reproduise, est suggérée la mise en place d'une check-list à effectuer avant le décollage, chose devenue courante et même banale dans l'aviation tant civile que militaire.

Trois de ces appareils «interceptent» le paquebot italien Rex montrant la capacité du B-17 à opérer à plusieurs centaines de miles au large des côtes (l'interception s'est faite à 610 miles _980 km_ des côtes).

Le treizième appareil est livré à la Material Division de Wright Field (Ohio) pour des tests en vol. Un 14ème appareil est ultérieurement acquis avec des moteurs à turbocompresseurs dont la mise au point retarde le premier vol jusqu'au 29 avril 1938 et sa livraison à l'USAAC le 31 janvier 1939. Les Y1B-17 deviennent ultérieurement des B-17A

L'opposition à l'acquisition de bombardiers lourds ayant disparue, l'USAAC peut passer commander dès la fin de 1937 de dix nouveaux B-17, des appareils désignés B-17B, les «Bravo» se distinguant des précédents par un vitrage en plexiglas, le renforcement des ailerons et des gouvernes (plus larges et plus solides), ces dix appareils étant livrés entre juillet 1939 et mars 1940.

La première commande massive concerne le B-17E avec 512 exemplaires, le premier exemplaire effectuant son vol inaugural le 5 septembre 1941. Après l'entrée en guerre des Etats-Unis, les commandes s'emballent avec 3405 B-17F (vol inaugural le 30 mai 1942 répartis entre 2300 B-17F-BO, 605 B-17FDL et 500 B-17F-VE).

La version suivante logiquement baptisée B-17G est produite à 8680 exemplaires (vol inaugural le 16 août 1943 répartis entre 4035 B-17G-BO, 2395 B-17G-DL et 2250 B-17G-VE), version qui est aussi la dernière du bombardier. La production finale atteint le chiffre important de 12731 exemplaires auxquels il faut ajoute des variantes d'escorte (YB-40 et XB-38) et de transport (C-108), variantes produites en petit nombre.

L'appareil est engagé au combat d'abord par les britanniques. Peu satisfait de l'appareil ils vont le reléguer à des missions de patrouille maritime.

Une fois en guerre, les américains vont l'employer au dessus de l'Allemagne selon la théorie de Douhet à savoir des boxes de bombardiers massifs pouvant se défendre par le tir croisé de centaines de mitrailleuses.

Cette tactique va se heurter à une dure réalité. L'escorte de chasse devient une nécessité mais il manque un appareil disposant à la fois d'un grand rayon d'action et d'une bonne maniabilité. Ce n'est qu'avec le North American P-51 Mustang que les américains vont bénéficier de l'appareil idéal.

A cela s'ajoute un changement de tactique. Impulsée par le général James Doolite (le héros du raid sur Tokyo) commandant la 8th Air Force, il décide de faire _au grand dam des équipages de bombardiers_ des quadrimoteurs des appâts pour attirer la chasse allemande et la détruire.

Cette tactique associée à des consignes pour mener des missions de chasse libre contre des avions au sol va provoquer un affaiblissement durable de la Luftwafe, affaiblissement qui était la condition sine qua none du débarquement en Normandie.

Dans le Pacifique, le  Boeing B-17 était censé dissuader le Japon d'attaquer les intérêts américains, des escadres déployées en Alaska, aux îles Hawaï et aux Philippines devaient assurer la protection éloignée du territoire américain.

Cette stratégie se révéla inefficace tant il paraît illusoire qu'un bombardier quadrimoteur attaquant en vol horizontal puis toucher facilement un navire de guerre à savoir une cible de taille réduite et pouvant manœuvrer facilement.

Le B-17 joua cependant un rôle important à Midway puisque les attaques menées contre la force de porte-avions de l'amiral Nagumo provoqua une dispersion des forces et surtout poussa l'amiral japonais à accepter l'idée d'un second raid sur Midway.

En 1942 il restait 168 B-17 sur le théâtre d'opérations du Pacifique. A la mi-1943 ils avaient tous été remplacés par des B-24 et par des B-29 jugés plus adaptés aux missions demandées.  

Des appareils ont cependant été encore utilisés sur ce théâtre d'opérations pour des missions de recherche et de sauvetage mais aussi de largage au profit de commandos opérant loin derrière les lignes ennemies.

Des B-17 furent aussi convertis en appareils radiocommandés pour des missions particulièrement dangereuses.

Au final le B-17 fût utilisé par mes Etats-Unis, la Grande-Bretagne, l'Argentine, la Bolivie, le Brésil, le Canada, la Colombie, le Danemark, la République Dominicaine, la France, l'Allemagne (appareils capturés pendant la guerre), l'Iran, l'Arabie-Saoudite, Israël, le Japon (plusieurs appareils reconstruits pendant la guerre à partir d'épaves capturées aux Philippines et aux Indes néerlandaises), le Mexique, le Nicaragua, le Pérou, le Portugal, l'Afrique du Sud, la Chine, l'URSS (appareils internés), la Suisse (appareils internés pendant la deuxième guerre mondiale) et la Suède.

Caractéristiques Techniques du Boeing B-17 Flying Fortress

Type : bombardier lourd quadrimoteur (USAAF)

Masse : à vide 16390kg en charge 24495kg maximale 29710kg

Dimensions : envergure 31.62m longueur 22.66m hauteur 5.8m

Motorisation : quatre moteurs radiaux Wright R-1820-97 Cyclone 9 cylindres en étoile avec turbocompresseur de 1200ch chacun

Performances : vitesse maximale 462 km/h rayon d'action aller-retour avec 2700 kg de bombes 1610kg plafond opérationnel 10850m

Armement : treize mitrailleuses de 12.7mm et 2724kg de bombes

Equipage : dix hommes



FIN

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