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 [Article] BATAILLE DE MIDWAY (4-7 JUIN 1942) (Terminé)

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ironclaude
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MessageSujet: Re: [Article] BATAILLE DE MIDWAY (4-7 JUIN 1942) (Terminé)   Dim 02 Déc 2018, 22:11

clausewitz a écrit:

...
En 1970 les premières mesures de protection de la faune sauvage sont prises et en 1978 la base aéronavale est à nouveau rétrogradée au statut de NAF. Midway cesse d'être une base opérationnelle le 1er octobre 1993. L'aérodrome devient un aéroport civil sous le nom de Henderson Field, rendant hommage au major Henderson tué à bord de son Buffalo lors de la bataille de Midway.
D'après ce que j'ai lu ailleurs, cet aérodrome n'est plus en service régulier mais a un rôle de terrain de secours et/ou de déroutement, en raison de sa situation au milieu du Pacifique.

La majorité des avions qui traversent la Pacifique aujourd'hui sont des bimoteurs, modifiés /améliorés pour répondre aux normes ETOPS afin de supporter des vols longs comme les transpacifiques en toute sécurité.

Enfin, c'est relatif, car se retrouver au dessus du milieu du Pacifique après la perte d'un moteur ne doit pas être agréable... Il y a plusieurs catégories d'ETOPS, par exemple ETOPS 300 signifie qu'après la perte d'un moteur on est certifié pour voler encore 5 heures avant de se poser... y compris si c'est "seulement" sur un aérodrome de secours comme la piste de Midway au milieu du Pacifique...

Attention, il n'y a pas sur place un Hilton ni même un Best Western de 300 chambres pour loger les passagers... ceux ci devront se contenter d'être encore vivants et d'attendre qu'un autre avion vienne les chercher! (et même s'ils ont des gilets (de sauvetage) jaunes, c'est le même prix Mr.Red ).

Enfin, c'est la théorie, je ne sais pas si c'est déjà arrivé dans la réalité...
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Francis Marliere
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MessageSujet: Re: [Article] BATAILLE DE MIDWAY (4-7 JUIN 1942) (Terminé)   Lun 03 Déc 2018, 08:52

clausewitz a écrit:

-Croiseurs légers classe Sendai (Sendai Jintsu) : Ces deux navires sont mis en service respectivement les 29 avril 1924 et 31 juillet 1975.

Avec des navires aussi modernes, je me demande comment les Japonais ont fait pour perdre ...
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pascal
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MessageSujet: Re: [Article] BATAILLE DE MIDWAY (4-7 JUIN 1942) (Terminé)   Lun 03 Déc 2018, 09:29

Francis Marliere a écrit:
clausewitz a écrit:

-Croiseurs légers classe Sendai (Sendai Jintsu) : Ces deux navires sont mis en service respectivement les 29 avril 1924 et 31 juillet 1975.

Avec des navires aussi modernes, je me demande comment les Japonais ont fait pour perdre ...

En 30 ans ... perte de compétences ...
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MessageSujet: Re: [Article] BATAILLE DE MIDWAY (4-7 JUIN 1942) (Terminé)   Lun 03 Déc 2018, 12:29

Citation :
Croiseurs légers […] Nihon Kaigun Le croiseur léger Sendai en 1925 […] -Croiseurs légers classe Sendai (Sendai, Jintsu) : Ces deux navires sont mis en service respectivement les 29 avril 1924 et 31 juillet 1975. […]
Francis Marliere a écrit:
[…] Avec des navires aussi modernes, je me demande comment les Japonais ont fait pour perdre ...
Citation :
[…]En 30 ans ... perte de compétences ...
Surtout pour le Jintsu qui, lui, avait trente-trois ans d'avance bounce
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clausewitz
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MessageSujet: Re: [Article] BATAILLE DE MIDWAY (4-7 JUIN 1942) (Terminé)   Mar 04 Déc 2018, 09:24

Francis Marliere a écrit:
clausewitz a écrit:

-Croiseurs légers classe Sendai (Sendai Jintsu) : Ces deux navires sont mis en service respectivement les 29 avril 1924 et 31 juillet 1975.

Avec des navires aussi modernes, je me demande comment les Japonais ont fait pour perdre ...

Oh la boulette Embarassed Embarassed Je vais me fouetter avec des orties et je reviens

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MessageSujet: Re: [Article] BATAILLE DE MIDWAY (4-7 JUIN 1942) (Terminé)   Mar 04 Déc 2018, 10:16

Sous-marins

Nihon Kaigun

La marine japonaise engage seize sous-marins dans cette bataille. Ils étaient censés servir de sonnette pour avertir le haut-commandement japonais du passage de la flotte américaine mais comme nous l'avons vu ce ne sera pas le cas.



Ces sous-marins appartiennent à différentes classes. On trouve d'abord le I-9, un sous-marin type A1, un navire de 2966 tonnes en surface, 4195 tonnes en plongée, une vitesse maximale de 23.5 nœuds en surface, 8 nœuds en plongée avec un armement composé d'un canon de 140mm et de six tubes lance-torpilles de 533mm. Mis en service le 13 février 1941, il est coulé au large de Kiska dans les Aléoutiennes par un destroyer américain le 13 juin 1943.

-Quatre sous-marins type B1 sont également employés. Il s'agit de navires déplaçant 2631 tonnes en surface, 3713 tonnes en plongée, une vitesse maximale de 23.5 nœuds en surface, de 8 nœuds en plongée avec un armement composé d'un canon de 140mm et de six tubes lance-torpilles de 533mm.


Le I-15

Le I-15 mis en service le 30 septembre 1940 est coulé par un dragueur de mines rapides le 10 novembre 1942, le I-17 mis en service le 24 janvier 1941 est coulé le 19 août 1943 par un dragueur de mines néo-zélandais et des hydravions américains, le I-19 mis en service le 28 avril 1941 et coulé deux ans plus tard par le destroyer USS Radford le 25 novembre 1943.

Le I-25 mis en service en 1941 est coulé par un destroyer américain  le 3 septembre 1943 alors que l I-26 mis en service le 6 novembre 1941 et coulé par des destroyers américains le 26 octobre 1944.


Le I-156

-On trouve également quatre sous-marins type Kadai III, trois IIIb (I-156, I-157 et I-159) et un IIIa (I-158). Le I-156 est mis en service le 31 mars 1929, le I-157 est mis en service le 24 décembre 1929, le I-158 est mis en service le 15 mai 1928 et le I-159 le 31 mars 1930.

Ces quatre navires qui survivent tous au conflit sont désarmés le 30 novembre 1945 et coulés comme cible le 1er avril suivant. Ils déplaçaient 1661 tonnes en surface (2337 tonnes en plongée), pouvaient filer à 20 nœuds en surface et 8 nœuds en plongée avec pour armement un canon de 120mm et huit tubes lance-torpilles de 533mm (six avant et deux arrières).


Le I-121

-Les I-121,I-122 et I-123 sont des sous-marins mouilleurs de mines de 1160 tonnes (1796 tonnes en plongée), une vitesse maximale en surface de 14.9 nœuds (6.5 nœuds en plongée) avec pour armement un canon de 140mm, quatre tubes lance-torpilles de 533mm et 40 mines.

Mis en service respectivement le 31 mars 1927, le 28 octobre 1927 et le 28 avril 1928,  deux de ces trois sous-marins sont perdus durant le conflit. Le premier capturé est sabordé au large de Maizuru le 30 avril 1946 alors que les deux autres sont victimes de sous-marins américains, le I-122 est torpillé par le USS Skate le 9 juin 1945 alors que le I-123 est victime du USS Gamble dans les Salomons le 29 août 1942.

Le I-162 (sous-marin Kadai type IV) est mis en service le 24 mars 1930, capturé le 30 novembre 1945 et coulé comme cible le 1er avril 1946. Il s'agit d'un sous-marin de 1600 tonnes en surface et 2337 tonnes en plongée, une vitesse maximale de 20 nœuds en surface et de 8.5 nœuds en plongée avec pour armement un canon de 120mm, six tubes lance-torpilles de 533mm (quatre avant et deux arrières) avec 14 torpilles.


Le I-165

Les I-165 et I-166 sont des sous-marins Kadai type V, des navires de 1600 tonnes en surface (2367 tonnes en plongée), une vitesse maximale de 20.5 nœuds en surface et de 8.2 nœuds en plongée, un canon de 100mm, six tubes lance-torpilles de 533mm et 14 torpilles.

Le premier navire mis en service le 1er décembre 1932 est coulé par l'aviation au large des Mariannes le 27 juin 1945 alors que le second mis en service le 10 novembre 1932 est coulé le 17 juillet 1945 par le sous-marin britannique HMS Telemachus.

US Navy

La marine américaine aligne dix-neuf sous-marins mais tous les submersibles ne sont pas engagés directement au large de Midway.


Le USS Plunger (SS-179)

-On trouve trois sous-marins de classe Porpoise, les USS Plunger (SS-179) USS Tarpon (SS-175) et USS Pike (SS-173) mis en service respectivement les 19 novembre 1936, 12 mars 1936 et 2 décembre 1935. Survivants au conflit, ils sont désarmés le 15 novembre 1945 et démolis en 1957.

Ces navires déplaçaient 1316 tonnes en surface (1934 en plongée), une vitesse maximale de 18 nœuds en surface et de 8 nœuds en plongée avec un armement composé d'un canon de 76mm et six tubes lance-torpilles de 533mm (quatre avant et deux arrières avec seize torpilles).


Le USS Tambor (SS-198)

-On trouve également cinq  sous-marins classe Tambor. Il s'agit du USS Tambor (SS-198) USS Trout (SS-202) USS Grayling (SS-209) USS Grenadier (SS-210) et USS Gudgeon (SS-211).

Il s'agit de sous-marins de 1499 tonnes en surface et de 2410 tonnes en plongée, une vitesse maximale 20.4 nœuds en surface et de 8.75 nœuds en plongée, un armement composé d'un canon de 76mm et de dix tubes lance-torpilles de 533mm (six avant, quatre arrières) avec 24 torpilles.

Le Tambor mis en service le 3 juin 1940, désarmé le 10 décembre 1945 et démoli le 1er septembre 1959 alors que le Trout mis en service le 15 novembre 1940 est perdu le 29 février 1944. Le Grayling est mis en service le 1er mars 1941 et perdu entre le 9 et le 12 septembre 1943 alors que le Grenadier mis en service le 1er mai 1941 est sabordé le 22 avril 1943 après avoir été sérieusement endommagé par l'ennemi. Le Gudgeon est mis en service le 21 avril 1941, il est perdu (accident ou destruction par l'ennemi) entre le 7 avril et le 7 juin 1943.


Le USS Nautilus (SS-168)

-Cinq vénérables sous-marins de type V sont ainsi déployés dans cette bataille avec le USS Narwhal (SS-167),USS Nautilus (SS-168), le USS Dolphin (SS-169), le USS Cachalot (SS-170) et le USS Cuttlefish (SS-171).


Le USS Dolphin (SS-169)

Ces navires sont mis en service respectivement le 15 mai 1930, le 1er juillet 1930, le 1er juin 1932, le 1er décembre 1933 et le 8 juin 1934. Le Narwhal désarmé le 23 avril 1945 est démoli dans la foulée alors que le Nautilus désarmé le 30 juin 1945 et démoli dans la foulée.


Le USS Cachalot (SS-170)

Le Dolphin désarmé le 2 octobre 1945 est démoli en 1946, le Cachalot désarmé le 17 octobre 1945 et démoli en 1947 alors que le Cuttlefish désarmé le 24 octobre 1945 est démoli dans la foulée.

Les Narwhal et Nautilus déplaçaient 2770 tonnes en surface (4000 en plongée), filant à 17.5 nœuds en surface et 8 nœuds en plongée, un armement composé de deux canons de 152mm et six tubes lance-torpilles de 533mm (quatre avant et deux arrières) avec vingt-quatre torpilles.

Le Dolphin déplaçait 1746 tonnes en surface et 2280 en plongée, une vitesse maximale de 17 nœuds en surface et 8 en plongée, un armement composé d'un canon de 102mm et de six tubes lance-torpilles de 533mm (quatre avant et deux arrières) avec dix-huit torpilles.

Les Cachalot et Cuttlefish déplaçaient 1100 en surface et 1680 tonnes en plongée, une vitesse maximale en surface de 17 nœuds (et de 7 nœuds en plongée) avec un armement composé d'un canon de 76.2mm et de six tubes lance-torpilles de 533mm (quatre avant et deux arrières) avec 16 torpilles.


Le USS Gato (SS-212)

-Six sous-marins de classe Gato sont engagés dans cette bataille avec le USS Gato (SS-212), le USS Grouper (SS-214), le USS Growler (SS-215), le USS Flying Fish (SS-229), le USS Finback (SS-230) et le USS Trigger (SS-237).

Ces navires déplaçaient 1549 tonnes en surface, 2463 tonnes en plongée avec une vitesse maximale de 21 nœuds en surface (9 en plongée), un armement composé d'un canon de 76.2mm et dix tubes lance-torpilles de 533mm (six tubes avant et quatre tubes arrière) avec vingt-quatre torpilles.

Le Gato mis en service le 31 décembre 1941, désarmé en 1946, réarmé entre 1952 et 1960 avant d'être démoli alors que le Grouper mis en service le 12 février 1942 est désarmé le 2 décembre 1968 avant d'être démoli.

Le Growler mis en service le 20 mars 1942 est coulé par les japonais le 8 novembre 1944 alors que le Flying Fish mis en service le 10 décembre 1941 est désarmé le 28 mai 1954 avant d'être démoli en 1959.

Le Finback mis en service le 31 janvier 1942 est désarmé le 21 avril 1950 avant d'être démoli en 1959 alors que le Trigger mis en service le 31 janvier 1942 est coulé par des navires japonais le 28 mars 1945.

A SUIVRE

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MessageSujet: Re: [Article] BATAILLE DE MIDWAY (4-7 JUIN 1942) (Terminé)   Jeu 06 Déc 2018, 10:21

Les avions engagés

Mitsubishi A6M Reisen (Zero)


Plus célèbre chasseur japonais du second conflit mondial, le Zero (de sa désignation officielle «chasseur type 0» en référence à son année de mise en service dans le calendrier japonais à savoir 2600 ce qui donne 1940 dans notre calendrier) est un chasseur rapide, maniable mais vulnérable aux coups.

Sa maniabilité, le savoir-faire de ses pilotes et les erreurs des pilotés alliés (pourtant avertis par le général Chennault des Tigres Volants) va faire de lui le maître des airs dans la zone Asie-Pacifique pendant les premiers mois de la guerre.

Une fois les alliés vaccinés contre le combat tournoyant avec les Zero, l'A6M devient une proie de choix d'autant que les chasseurs alliés sont plus modernes et les pilotes de mieux en mieux formés.

De plus les pilotes américains et britanniques font de plus en plus face à des pilotes inexpérimentés, rapidement formés et qui n'ont ni le temps d'acquérir de l'expérience et n'ont aucun mentor sur lequel s'appuyer. Les dernières années du conflit vont donc ressembler à un long calvaire pour les unités de chasse de la marine, le Mitsubishi A7M Reppu arrivant trop tard pour remplacer son aîné.

Le Mitsubishi A6M Zero succède au Mitsubishi A5M. Élégant chasseur monoplan à aile basse, il se caractérise par un rayon d'action très important mais au détriment d'une protection inexistante et d'une radio qui fonctionnant tellement mal que les pilotes préféraient la laisser au sol !

Il effectue son premier vol le 1er avril 1939, le deuxième prototype suivant en octobre 1939 et un troisième le 28 décembre 1939.

Engagé en Chine, il permet aux japonais de prendre définitivement l'ascendant sur les chinois, le rayon d'action permettant l'escorte jusqu'au plus profond du territoire chinois des bombardiers bimoteurs G3M et G4M.

Il va ensuite participer à toutes les opérations de la guerre du Pacifique, plusieurs version étant produites avec 803 A6M2, 1463 A6M3 et 5000 A6M5. A cela s'ajoute 508 A6M2-K et 7 A6M5-K d'entrainement. A cela s'ajoute la production d'une variante hydravion, le A6M-2N Rufe destiné à opérer depuis les îles, ilôts et autres atolls du Pacifique, variante produite à 327 exemplaires.

Caractéristiques Techniques (A6M2 type 0 Model 21)

Type : Monoplace de chasse monoplan embarqué

Masse : à vide 1680kg à pleine charge 2410kg

Dimensions : longueur 9.06m envergure 12m hauteur : 3.05m

Motorisation : un moteur radial Nakajima Sakae 12 de 950ch

Performances : vitesse maximale 533 km/h à 4550m Distance franchissable 3105kg plafond opérationel 10000m

Armement : deux mitrailleuses de 7.7mm type 97 dans le nez avec 500 cartouches par mitrailleuse
deux canons de 20mm type 99 dans les ailes avec 60 obus par canon. Deux bombes de 60kg sous les ailes ou deux bombes de 250kg pour les attaques kamikazes


Nakajima B5N «Kate»


Le Nakajima B5N est un monoplan monomoteur triplace embarqué destiné principalement au torpillage mais pouvant également être utilisé pour la reconnaissance et le bombardement. Il est la réponse de Nakajima à une demande de 1935 pour un nouvel avion-torpilleur.

Le premier vol à lieu en janvier 1937 et après sa victoire sur le Mitsubishi B5M, la production démarré à l'usine de Koizumi en novembre 1937.

Il connait son baptême du feu en Chine comme bombardier horizontal faute de marine chinoise crédible et puissante. Cela permet de se rendre compte de la vulnérabilité du B5N1 et de procéder à des modifications qui donnent naissance au B5N2 plus sûr.

Il est ensuite engagé dans le Pacifique, participant à l'expédition contre Pearl Harbor (cinq appareils perdus), à la prise de Wake, aux opérations au dessus des Philippines, de la Malaisie et des Indes Néerlandaises, aux bombardement sur l'Australie ainsi qu'au raid dans l'Océan Indien pour neutraliser l'Eastern Fleet britannique.

Ce sont ensuite les batailles de la mer de Corail et de Midway en attendant la terrible bataille de Guadalcanal, le vrai tournant de la guerre du Pacifique où les américains prennent définitivement l'ascendant stratégique (même si tout n'est pas gagné pour autant).

Avec le recul de plus en plus rapide des japonais, les Kate ont de moins en moins souvent l'occasion d'opérer depuis un porte-avions et de plus en plus souvent depuis la terre. Cette prolongation de carrière s'explique par les difficultés de mise au point de son successeur, le Nakajima B6N Reisan «Jill».

Le 20 novembre 1943, les américains débarquent dans les îles Gilbert (opérations Galvanic) et lors des opérations suivantes, les Kate sont les principaux avions engagés dans des contre-attaques notamment le 4 décembre quand deux groupes de quatre Kate attaquent les navires américains attaquant Kwajalein mais sans aucun résultat.

Le Nakajima B5N fût progressivement remplacé par le B6N Jill à partir du printemps 1944 mais des Kate étaient encore en service en octobre 1944, participant avec de lourdes pertes à la défense des Philippines. Comme nombre d'avions japonais, ils terminèrent leur carrière comme kamikaze.

Outre leurs missions de bombardement et de torpillage, les B5N2 Kate furent également utilisés pour la reconnaissance et la lutte ASM avec notamment les premiers radars japonais.

Au total, Nakajima à construit 669 B5N1 et 2 entre 1936 et 41, Aichi fabrique 200 exemplaires en 1942 et 1943, le 21ème arsenal de la marine 280 exemplaires en 1942 et 1943 soit un total de 1149 exemplaires produits toutes versions confondues

Caracteristiques Techniques

B5N1

Type : Bombardier-torpilleur triplace monomoteur monoplan

Masse à vide (B5N1) 2099kg à pleine charge 3700kg (B5N2) Masse à vide 2279kg à pleine charge 3800kg

Dimensions : Longueur : 10.30m envergure : 15.518m hauteur : 3.70m

Propulsion : le B5N1 dispose d'un Nakajima Hikari 3 à 9 cylindres en étoile de 770ch au décollage, entraînant une hélice tripale métallique Hamilton de 3.30m alors que le B5N2 dispose d'un Nakajima Sakae 11 à 14 cylindres en double étoile de 1000ch au décollage entrainant une hélice métallique Hamilton de 3.20m de diamètre

Vitesse maximale : 350 km/h à 2380m Vitesse atterissage : 115 km/h Plafond opérationnel : 7400m  Distance franchissable : 1093 à 2259km

Armement : une mitrailleuse type 92 de 7.7mm en poste arrière. Certains B5N1 avaient deux mitrailleuses de ce modèle dans les ailes. L'armement se compose également d'une torpille type 91 de 450mm ou une bombe de 800kg ou trois bombes de 250kg ou 6 bombes de 60kg.


Aichi D3A «Val»


L'Aichi D3A est le bombardier en piqué standard de l'aéronavale japonaise quand éclate le second conflit mondial dans le Pacifique. Monoplan monomoteur à aile basse et train fixe, il va se montrer longtemps redoutable, étant l'appareil japonais le plus efficace en terme de coups au but.

Avec le chasseur et l'avion-torpilleur, le bombardier en piqué est le troisième membre de la «sainte trinité» aéronavale. Après avoir utilisé le biplan Aichi D1A, la marine japonaise fait confiance à la même firme pour son successeur, le D3A à la mise au point laborieuse.

Les essais en vol commencent en janvier 1938, la mise au point va donc être longue, le deuxième prototype devant être profondément modifié pour résoudre la quasi-totalité des défauts rencontrés sur le premier.

Après avoir triomphé du Nakajima D3N1, l'Aichi D3A ou bombardier en piqué embarqué type 99 (correspondant à l'an 2599 du calendrier japonais soit 1939) est mis en service en décembre 1939 et deux ans plus tard, tous les Val ont remplacé les Susie dans les unités de première ligne.

Après avoir participé au raid de décapitation sur Pearl Harbor le 7 décembre 1941 où 15 Val sont abattus, l'Aichi D3A participe à la folle avancée des troupes japonaises en Asie du Sud-Est, le bombardier en piqué étant utilisé aussi bien sur terre qu'en mer.

Il est ensuite engagé en mer de Corail lors de la bataille du même nom (7-8 mai 1942) puis à la célèbre bataille de Midway (4-7 juin 1942).

A l'automne 1942 alors que la campagne des Salomons fait rage notamment pour le contrôle d'un aérodrome sur l'île de Guadalacanal, l'Aichi D3A1 est totalement remplacé par l'Aichi D3A2, un appareil au moteur plus puissant mais à la distance franchissable plus faible ce qui imposait l'emport de réservoirs supplémentaires.

L'Aichi A3D2 commence à être remplacé au cours de l'année 1942 par un nouveau bombardier en piqué, le Yokosuka D4Y Suisei (Judy) un monoplan biplace à trait rétractable dont l'étude avait été lancée dès 1938.

Le Val était cependant encore adapté aux petits porte-avions qui ne pouvaient recevoir le D4Y dont la vitesse à l'appontage était plus importante que le Val. Beaucoup de Val étaient également utilisés pour l'entrainement avec un système de double commande sous le nom d'avion d'entrainement type 99 Model 12 (D3A2-K) et furent également utilisés pour des missions kamikaze.

En 1944, des Val basés à terre attaquèrent les forces américaines débarquant aux Philippines mais à cette époque, l'Aichi D3A était totalement dépassé et les pertes furent terribles face aux chasseurs américains.  

En 1945, la guérilla indonésienne s'empara un certain nombre de bases aériennes japonaises où un certain nombre de Val furent capturés mais la plupart des appareils furent détruits par les troupes néerlandaises engagées dans des opérations de police qui se terminèrent par l'indépendance le 27 décembre 1949.

Caractéristiques Techniques

Type : Biplace (pilote et mitrailleur) monoplan à train fixe de bombardement en piqué

Masse à vide : (D3A1) 2408kg  Masse à pleine charge 3650kg (D3A2) Masse à vide : 2570kg  Masse à pleine charge 4122kg

Dimensions : Longueur : 10.2m Envergure : 14.37m Hauteur : 3.85m

Moteur : un Mitsubishi Kinsei 44 en étoile de 1070ch remplacé sur le D3A2 par un Mitsubishi Kinsei 54 en étoile de 1300ch

Vitesse maximale : (D3A1) 389 km/h Distance franchissable : 1472 km/h (795 miles nautiques) plafond opérationnel : 9300m (D3A2) Vitesse maximale : 430 km/h Distance franchissable : 1352 km/h (795 miles nautiques) plafond opérationnel : 10500m

Armement : deux mitrailleuses type 97 de 7.7mm dans le nez, une mitrailleuse type 92 de 7.7mm dans le poste arrière; Une bombe de 250kg sous le fuselage et deux de 60kg sous les ailes.


Nakajima E8N2


L'apparition de l'avion et surtout de l'hydravion offre aux marines de l'entre-deux-guerre de nouvelles possibilités en matière de reconnaissance et d'observation. Mis en œuvre depuis une catapulte, ils offraient aux croiseurs et aux cuirassés équipés la faculté de voir au delà de l'horizon pour guider le navire et une artillerie dont la portée pouvait dépasser les 40km.

Sur le papier c'était parfait mais dans la pratique l'utilisation de l'hydravion se heurta à des problèmes insolubles qu'il s'agisse de la vulnérabilité de l'essence d'hydravion aux coups (au point que lors d'une bataille navale certaine on laissait souvent les hydravions à terre) ou de la récupération des appareils qui imposait de dangereuses et périlleuses manœuvres.

Voilà pourquoi au cours du conflit les hydravions et leurs encombrantes installations laissèrent souvent la place à de nouvelles pièces de DCA, l'embarquement du radar dans de nombreuses marines permettant aux croiseurs et aux cuirassés de se passer d'hydravions.

La marine japonaise n'échappe pas à la règle. Elle va même parfois plus loin en construisant des croiseurs lourds spécialement adaptés à une mission d'éclairage, les Tone et Chikuma qui avaient leur artillerie principale concentrée à l'avant pour libérer la plage arrière au profit d'installations d'hydraviation. Parmi les appareils embarqués figure le Nakajima E8N, un biplan biplace à flotteur central et stabilisateurs latéraux.

Effectuant son premier vol en avril 1934, l'appareil connu sous le nom de code allié de «Dave» est mis en service l'année suivante en 1935.

Au total se sont 755 exemplaires qui sont produits entre 1935 et 1940, ces appareils étant utilisés par le Japon, par la Thaïlande mais aussi par le corsaire allemand Orion.

Evolution de l'E4N, l'hydravion de reconnaissance tyê 95 model 1 va être utilisé par les cuirassés, seize croiseurs et cinq ravitailleurs d'hydravions. Outre la reconnaissance cet appareil connait son baptême du feu en Chine où il mène aussi des missions de réglage des tirs de l'artillerie et de bombardement léger.

L'appareil est utilisé jusqu'à la bataille de Midway dans les unités de première ligne. Il est ensuite remplacé par le Aichi E13A et le Mitsubishi F1M, ne menant plus que des missions secondaires loin des unités de première ligne.

Caracteristiques Techniques

Type : hydravion biplace biplan de reconnaissance embarqué

Masse à vide 1320kg maximale au décollage 1900kg

Dimensions : longueur 8.81m envergure 10.81m hauteur 3.84m

Motorisation : un moteur radial Nakajima Kotobuki KAI 2 de 630ch

Performances : vitesse maximale 301km/h vitesse de croisière 186km/h distance franchissable 90
km plafond opérationnel 7270m

Armement : deux mitrailleuses de 7.7mm et deux bombes de 30kg


Aichi E13A1


L'Aichi E13A1 connu par les alliés sous le nom de Jake était un hydravion de reconnaissance à long rayon d'action embarqué sur les cuirassés et les croiseurs de la marine impériale. Monoplan monomoteur bi-flotteurs, il effectue son premier vol fin 1939 et une fois adopté sous le nom d'hydravion de reconnaissance de la marine type 0 (en référence à l'an 2600 du calendrier japonais qui correspond à l'an 1940) mis en service ne 1941.

Outre la reconnaissance, l'observation et le guidage de l'artillerie, l'Aichi E13A participe à des missions de liaison, de transport de VIP, de sauvetage et même à la fin des missions kamikazes.

Le second conflit mondial terminé, huit appareils capturés par la France sont utilisés par l'Aéronavale de 1945 à 1947. La Thaïlande, la Chine et la Nouvelle Zélande ont aussi utilisé ce petit hydravion.

Caractéristiques Techniques

Type : hydravion de reconnaissance embarqué triplace

Masse à vide 2642kg en charge 3640kg maximale au décollage 4000kg

Dimensions : longueur 11.31m envergure 14.50m hauteur 4.70m

Motorisation : un moteur radial Mitsubishi MK8 Kinsei 43 de 1080ch

Performances : vitesse maximale 375km/h distance franchissable 2100km plafond opérationnel 8700m

Armement : une mitrailleuse de 7.7mm type 92 dans le poste de l'observateur. Certains appareils disposaient de deux canons de 20mm Type 99-2 tirant vers le bas, 250kg de bombes


Kawanishi H6K


Le Kawanishi H6K (désignation officielle : grand hydravion type 97) est un hydravion à coque de patrouille maritime quadrimoteur. Connu sous le nom de «Marvis», il était la réponse à un appel d'offre de 1934 pour un appareil de patrouille maritime à long rayon d'action.

Effectuant son premier vol le 14 juillet 1936, le Kawanishi H6K allait être produit à 217 exemplaires, les premiers étant mis en service en 1938 ce qui lui permet de participer à la guerre sino-japonaise  avant d'être engagé dans la guerre du Pacifique. Il est progressivement remplacé par le Kawanishi H8K plus moderne.

Caracteristiques Techniques

Type : hydravion de patrouille maritime à long rayon d'action

Masse à vide 11707kg en charge 17000kg maximale au décollage 21500kg

Dimensions : longueur 25.63m envergure 40.00m hauteur 6.27m

Motorisation : quatre moteurs radiaux Mitsubishi Kinsei 43 ou 46 de 1000ch chacun

Performances : vitesse maximale 331 km/h vitesse de croisière 216 km/h distance franchissable 6580km plafond opérationnel 9610m

Armement : une mitrailleuse de 7.7mm type 92 dans le nez, une mitrailleuse identique à l'arrière, deux type 92 dans des sabords latéraux, un canon de 20mm type 99 dans la tourelle de queue deux torpilles de 800kg ou 1000kg de bombes

Equipage : 9 hommes


Mitsubishi G4M


Alors que le G3M était tout juste en service, la marine japonaise décida de travailler à un remplaçant, un appareil plus rapide, mieux armé et plus performant.

Officiellement connu comme le bombardier d'attaque de la marine type 1, le «Betty» était d'un aspect différent du «Nelly» avec un fuselage nettement plus trapu, une dérive unique mais toujours des ailles médianes et deux gros moteurs radiaux.

Bon appareil notamment en terme de distance franchissable, l'appareil était fragile et mal protégé, un point commun à tous les avions japonais qui ne disposaient ni de blindages pour les pilotes ni de réservoirs auto-obturant.

L'appareil effectue son premier vol le 23 octobre 1939. Sa mise au point est rapide puisqu'il est mis en service en juin 1941 à temps pour participer aux premières opérations dans la guerre du Pacifique.

Produit à 2435 exemplaires, le «Betty» allait participer à toutes les opérations de l'aéronavale japonaise dans le Pacifique.

Son fait d'arme le plus notable est la destruction avec des G3M du cuirassé Prince of Wales et du croiseur de bataille Repulse le 10 décembre 1941, montrant le savoir faire des pilotes nippons dans le domaine de la navigation en haute-mer et dans l'attaque à la torpille à très basse altitude (- de 10m).

Souffrant terriblement de la chasse américaine, le G4M termina sa carrière en devenant lanceur de fusées Okha, des bombes suicides. Il aurait du être remplacé par le Yokosuka P1Y Ginga mais l'appareil arriva trop tard pour le remplacer.

Caractéristiques Techniques (Mitsubishi G4M3)

Type : bombardier-torpilleur bimoteur basé à terre

Masse à vide 6714kg en charge 9500kg maximale au décollage 12860kg

Dimensions : longueur 19.97m envergure 24.89m hauteur 4.9m

Motorisation : deux moteurs radiaux Mitsubishi MK4A-11 de 1530ch chacun entraînant des hélices quadripales

Performances : vitesse maximale 428 km/h vitesse de croisière 315 km/h distance franchissable 2852km (5040km en convoyage) plafond opérationnel 8500m

Armement : un canon de 20mm type 99 dans la tourelle de queue, quatre mitrailleuses de 7.7mm type 92 (une dans le nez, deux en postes latéraux et une dans la tourelle dorsale), une torpille aéroportée ou une bombe de 800kg ou quatre bombes de 250kg

Equipage : sept hommes (deux pilotes, un navigateur/bombardier/mitrailleur de nez, un mitrailleur en tourelle dorsale, un opérateur radio/mitrailleur latéral, un mécanicien de vol/mitrailleur latéral, un mitrailleur de queue)

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MessageSujet: Re: [Article] BATAILLE DE MIDWAY (4-7 JUIN 1942) (Terminé)   Jeu 06 Déc 2018, 10:38

Grumman F4F Wildcat


Chasseur costaud et trapu, le «chat sauvage» est le principal chasseur embarqué de l'US Navy, l'appareil qui allait tenir le choc face à la tornade japonaise, son successeur le Hellcat se chargeant de transformer l'essai.

Répondant à un appel d'offre de 1935, le Wildcat est initialement un biplan qui effectue son premier vol le 2 septembre 1937. Le F4F perd face au F2A-1 Buffalo un monoplan.

Comme l'US Navy doute de la capacité de la firme Brewster à produire l'appareil, elle demande à Grumman une version monoplan du XF4F-2 qui devient le XF4F-3, l'appareil effectuant son premier vol le 12 février 1939.

L'appareil est accepté par l'US Navy en février 1941 mais avant même les Etats-Unis, l'appareil est commandé par la France et par la Grande-Bretagne mais seul Londres mettra en œuvre cet appareil.

250 appareils sont en service en décembre 1941 au sein de l'US Navy et de l'USMC. L'appareil va combattre à Wake, en mer de Corail, à Midway, à Guadalcanal, dans les Salomons mais aussi dans l'Atlantique sur les porte-avions d'escorte et en Afrique du Nord lors de l'opération Torch.

A la mi-1943, tous les squadrons de chasse (VF) de première ligne ont remplacé leurs Wildcat par des Hellcat. Seul exception, les porte-avions d'escorte ne pouvant mettre en œuvre le F6F, les F4F continuent à combattre depuis les CVE pour des escortes de convois.

Outre les Etats-Unis, l'appareil à été utilisé par la Grande-Bretagne (sous le nom initial de Martlet) pour toutes les opérations menées par la FAA aux côtés du Hawker Sea Hurricane et du Supermarine Seafire.

Au niveau industriel on été produits 285 F4F-3, 95 F4F-3A, 17 F4F-3P, 1168 F4F-4, 220 F4F-4B, 21 F4F-7, 1060 FM-1, 4777 FM-2 et 181 G-36 soit un total de 7824 exemplaires sans compter les prototypes.

Caractéristiques Techniques du Grumman F4F-3

Type : chasseur monomoteur monoplace embarqué

Masse à pleine charge 3200 kg

Dimensions : Longueur : 8.76m envergure : 11.58m hauteur : 3.60m

Moteur : un Pratt & Whitney R-1830-76 radial à deux étages dévellopant 1200ch

Performances : Vitesse maximale : 531 km/h distance franchissable : 1360km plafond opérationnel : 12000m

Armement : 4 mitrailleuses de 12.7mm Browning M2 armés de 450 cartouches chacune soit un total de 1800 coups. Deux bombes de 45kg ou deux réservoirs de 220 l sous les ailes


Brewster F2A Buffalo


Le Brewster F2A Buffalo répond au même appel d'offres que celui qui à donné naissance au F4F Wildcat à savoir dôter l'US Navy d'un intercepteur aussi performant que ceux de l'USAAC à savoir le P-35.

Le Buffalo est un monoplan monomoteur trapu plus moderne que ses concurrents. Effectuant son premier vol le 2 décembre 1937, il est mis en service en avril 1939 mais à peine deux ans plus tard en 1941 il est totalement obsolète.

Commandé par la Grande-Bretagne, la Finlande, l'Autralie, la Nouvelle-Zélande, la Belgique et les Pays-Bas il est surclassé par le Zero japonais, les F2A néerlandais et britanniques sont laminés par les A6M.

Outre les qualités supérieures de l'appareil japonais, les pilotes nippons sont mieux entraînés et plus motivés que leurs homologues occidentaux.

Les américains vont utiliser le Buffalo à Midway mais les appareils utilisés par les Marines ne sont guère plus à leur avantage. C'est d'ailleurs le dernier combat de l'appareil qui est ensuite retiré des unités de première ligne et utilisé uniquement pour l'entrainement avancé.

Caractéristiques Techniques du Brewster F2A Buffalo

Type : chasseur monoplace monoplan embarqué

Masse à vide 2146kg maximale 2867kg

Dimensions : longueur 8.02m envergure 10.67m hauteur 3.66m

Motorisation : un  moteur radial 9 cylindres en étoile Wrighr R-1820 dévellopant 1200ch

Performances : vitesse maximale 517 km/h plafond opérationnel 9144m distance franchissable : nc

Armement : quatre mitrailleuses Browning M-2 de 12.7mm (deux dans le fuselage et deux dans les ailes), deux bombes de 46kg.


Vought SB2U Vindicator


Le Vought SB2U Vindicator est un bombardier en piqué monomoteur monoplan embarqué américain. Effectuant son premier vol le 4 janvier 1936, il est mis en service l'année suivante, 260 exemplaires étant produits, appareils mis en œuvre par l'US Navy, l'USMC, la France et la Grande-Bretagne.

Toujours en service en décembre 1941, l'appareil était alors totalement obsolète. Utilisé jusqu'à la bataille de Midway, il fût ensuite retiré des unités de première ligne, son utilisation se limitant à l'entrainement et ce jusqu'en 1945 quand il est définitivement retiré du service.

Il répond à un appel d'offre de 1934 qui donna naissance à un bombardier en piqué monoplan et un bombardier en piqué biplan. Après quelques hésitations, la marine américaine décida de poursuivre dans la voie du monoplan.

L'appareil à également été engagé au combat par la France. Baptisé Vought V-156F, les Vindicator français furent employés non pas depuis le Béarn mais depuis la terre, essentiellement pour tenter de stopper les blindés allemands, les appareils subissant de très lourdes pertes face à la chasse et la flak. 50 V-156F qui ne pouvaient être livrés en raison de la défaite de la France furent récupérés par les britanniques qui les baptisèrent Chesapeake.

Caractéristiques Techniques du Vought SB2U-2 Vindicator

Type : bombardier en piqué biplace embarqué

Masse à vide 2138kg en charge 2893kg maximale au décollage 3326kg

Dimensions : longueur 10.36m envergure 12.80m hauteur 3.12m

Motorisation : un moteur radial Pratt & Whitney R-1535-96 Twin Wasp de 825ch
Performances : vitesse maximale 404km/h distance franchissable 1014km plafond opérationnel 8382m

Armement : une mitrailleuse de 7.62mm Browning M1919 dans l'aile droite (une mitrailleuse de 12.7mm pour le SB2U-3) et une mitrailleuse identique en poste arrière, une bombe de 227 ou de 454kg


Douglas SBD Dauntless


Le Douglas SBD Dauntless est un bombardier biplace embarqué mis au point dans les années trente.

Véritablement mythe de la guerre du Pacifique, le Slow but Deadly joue un rôle clé notamment à Midway où les Dauntless envoient pas le fond quatre porte-avions japonais.

Peu à peu déclassé il est remplacé par le Curtiss SB2C Helldiver qui va montrer aussi efficace mais ne va jamais acquérir l'aura du Dauntless.

L'appareil effectue son  premier vol le 25 avril 1938 mais doit subir un grand nombre de modifications pour être accepté par l'US Navy en 1939.

Le Dauntless connait son baptême du feu au début de la guerre du Pacifique qu'il s'agisse du raid sur Pearl Harbor où des Dauntless cherchent la flotte japonaise ou encore de différentes opérations destinées davantage à soutenir le moral de l'opinion qu'à vaincre les japonais.

Il participe ensuite à la bataille de la mer de Corail (7-8 mai 1942), à la bataille de Midway en juin 1942, à l'opération Torch (8 novembre 1942), à des raids contre la navigation allemande au large de la Norvège, à la campagne de Guadalacanal et des Salomons (1942-1943) et à d'autres raids dans tout le Pacifique.

La dernière grande opération du Dauntless est la bataille de la mer des Philippines (19-20 juin 1944) avec notamment le tir aux pigeons des Mariannes (près de 400 appareils japonais abattus) suivis d'une riposte contre la flotte japonaise («Mission beyond Darkness»). Il est alors relevé par le Curtiss SB2C Helldiver.

Le Douglas Dauntless est aussi utilisé par les Marines mais l'USAAF après avoir commandé une version terrestre du Dautless baptisée Banshee renonça à les employer au combat.

Le Dauntless fût évalué par la Grande-Bretagne mais ne l'employa jamais au combat à la différence de la Nouvelle-Zélande et de la France qui l'utilisa en Europe et en Indochine (sur terre et embarquée). Le second conflit mondial terminé, l'appareil fût également utilisé par le Mexique, le Chili et le Maroc.  

Sur le plan industriel on trouve un prototype, 57 SBD-1, 87 SBD-2, 584 SBD-3, 780 SBD-4, 2965 SBD-5, 60 SBD-5A et 450 SBD-6 soit un total de 4924 exemplaires. A cela s'ajoute 863 A-24 Banshee portant le total final à 5787 exemplaires.

Caracteristiques Techniques du Douglas SBD-5 Dauntless

Type : Biplace monoplan de bombardement en piqué

Masse : à vide 2905kg à pleine charge 4843kg masse maximale au décollage 4853kg

Dimensions : envergure 12.65m longueur 10.08m hauteur 4.14m

Propulsion : un moteur radial Wright R-1820-60 de 1200ch

Performances : Vitesse maximale : 410 km/h distance franchissable : 1240km plafond opérationel 7780m

Armement : deux mitrailleuses de 12.7mm dans le nez, une puis deux mitrailleuses de 7.62mm en position arrière, 1020kg de bombes.


Douglas TBD Devastator


Le Douglas TBD Devastator est un bombardier-torpilleur triplace embarqué. Commandé le 30 juin 1934 et effectuant son premier vol le 15 avril 1935, il est mis en service le 3 août 1937.

Toujours en service en décembre 1941, il est brutalement retiré des unités de première ligne après les lourdes pertes subies à Midway, pertes davantage dues à un mauvais emploi qu'aux défauts d'un appareil. De toute façon le Grumman Avenger était sur le point de le remplacer.

Au final de 1937 à 1939 130 exemplaires sont sortis des chaines de montage.

Il à ainsi équipé les unités de torpillage embarquées sur les porte-avions Saratoga, Enterprise, Lexington, Wasp,Hornet,Yorktown et Ranger. Après son retrait des unités de première ligne, il fût utilisé pour l'entrainement et le remorquage de cibles.

Caractéristiques Techniques

Type : bombardier-torpilleur triplace embarqué

Masse à vide 2540kg en charge 4213kg maximale au décollage 4624kg

Dimensions : longueur 10.67m envergure 15.24m hauteur 4.60m

Motorisation : un moteur radial Pratt & Whitney R-1830-64 Twin Wasp de 900ch

Performances : vitesse maximale 331 km/h à 2400m vitesse de croisière 206km/h distance franchissable 700km avec une torpille MkIII, 1152km avec une bombe de 454kg plafond opérationnel 5945m

Armement : une mitrailleuse de 7.62mm ou de 12.7mm tirant vers l'avant, une mitrailleuse de 7.62mm dans le poste arrière, une torpille MkIII ou une bombe de 454kg ou deux de 227kg ou encore douze de 45kg.


Grumman TBF Avenger


En octobre 1939, l'US Navy lança un nouveau concours pour un bombardier-torpilleur destiné à remplacer le Douglas TBD-1 Devastator clairement dépassé bien qu'en service depuis seulement deux ans.

Le nouvel appareil devait être triplace (pilote observateur et mitrailleur), une vitesse maximale de 480 km/h; une charge militaire composée d'une torpille de 900kg ou trois bombes de 225kg dans une soute interne, un blindage, des réservoirs auto-obturants et une tourelle dorsale commandée électriquement.

Deux constructeurs répondirent à l'appel d'offre. Grumman proposa le XTBF-1 et Vought associé avec Sikorsky proposa le XTBU-1. Le contrat du futur Avenger fût signé le 8 avril 1940 tandis que celui de son concurrent était signé le 23 avril 1940.

Le prototype de l'Avenger effectue son premier vol le 7 août 1941 suivit d'un deuxième prototype le 15 décembre 1941. Son concurrent trop gros pour les porte-avions fût produit à 180 exemplaires, appareils utilisés uniquement pour l'entrainement.

Le premier appareil de série décolla pour la première fois le 30 décembre 1941 et est livré à la marine américaine le 30 janvier 1942. L'Avenger connait son baptême du feu à Midway où on ne peut pas dire qu'il ait fait des étincelles.

Il est ensuite engagé à Guadalcanal et dans les Salomons où il se montre nettement plus à son avantage, opérant aussi bien à terre que depuis les porte-avions de la marine américaine. Le 8 novembre 1942, des Avenger participent à l'opération Torch essentiellement pour des missions de lutte anti-sous-marine contre les sous-marins fidèles à Vichy.

Dans le Pacifique il est de toutes les opérations américaines, l'US Navy effectuant un saut de puces d'un île à l'autre, sautant parfois une position japonaise qui allait lentement périr, étouffée par un sévère blocus. Comme dans l'Atlantique, l'Avenger fût dans le Pacifique contre les sous-marins même si les japonais n'ont jamais eu ni l'aura ni l'efficacité des U-Boot. Outre la Méditerranée et le Pacifique, l'Avenger à opéré en mer du Nord notamment au large des côtes norvégiennes.

Utilisé également après guerre, l'Avenger fût un véritable couteau suisse étant utilisé aussi bien pour la lutte anti-sous-marine que l'alerte aérienne avancée, la guerre électronique voir le ravitaillement des porte-avions (COD)

Outre les Etats-Unis, l'Avenger à été utilisé par la Grande-Bretagne (Fleet Air Arm), la Nouvelle-Zélande, le Canada, la France, le Japon (après guerre), les Pays-Bas, le Brésil et l'Uruguay. Il fût aussi utilisé pour des missions civiles comme l'épandage agricole ou encore la lutte contre les incendies de forêt.

Caractéristiques Techniques du Grumman TBM-3

Type : Bombardier-torpilleur triplace monoplan monomoteur embarqué

Masse : à vide 4783kg à pleine charge : 8115kg (TBM-1 respectivement 4790 et 7450kg)

Dimensions : longueur 12.48m envergure : 16.51m hauteur : 4.70m

Motorisation : un moteur radial Wright R-2600-20 de 1900ch (le TBM-1 avait un Wright R-2600-8 de 1700ch) entrainant une hélice tripale Hamilton (qui remplaça également la Curtiss Electric du TBM/TBF-1)

Performances : vitesse maximale 444 km/h (435 km/h pour le TBM-1 distance franchissable : 1610km (1800km pour le TBM-1) Autonomie opérationnelle : 6h40 plafond opérationnel : 9170m.

Armement : interne : une mitrailleuse de 7.62mm Browning M1919 dans les nez (uniquement sur les premiers modèles avec 300 cartouches); deux mitrailleuses de 12.7mm Browning M2 dans les ailes avec 600 cartouches; une mitrailleuse de 12.7mm Browning M2 en tourelle dorsale à commande électrique avec 400 cartouches et une mitrailleuse de 7.62mm Browning M1919 avec 500 cartouches en position ventrale arrière.  

Externe/en soute : une torpille Mark 13/2de 550mm pesant 908kg ou deux bombes de 454kg ou une bombe de 726kg ou 4 bombes de 227kg ou 12 bombes de 45 ou 48kg. Un réservoir de carburant ou un émetteur fumigène peut également être utilisé. Plus tard dans la guerre, les Avenger reçurent des roquettes de 89mm (3.5 inch) à raison de 4 sous chaque aile, des roquettes de 127mm et la torpille ASM à autoguidage acoustique Mk24 Fido.


Consolidated PBY Catalina


Après avoir forcé le Japon à s'ouvrir au monde (1853), les Etats-Unis commencèrent peu à peu à voir dans l'Empire du Soleil Levant une menace pour le contrôle du Pacifique.

En jouant les modérateurs lors des négociations suivant la guerre russo-japonaise de 1904/05, ils privèrent selon Tokyo des fruits politiques d'une victoire militairement incontestable notamment sur mer.

Néanmoins à l'époque, l'alliance anglo-japonaise de 1902 interdisait toute aventure militaire américaine. Le traité de Washington de 1922 vit l'abandon par Londres de cette alliance au nom d'une certaine solidarité anglo-saxonne.

La question était de savoir désormais non pas si il y aurait un conflit entre Washington et Tokyo mais quand.

Ce conflit devait avoir pour théâtre le Pacifique, une zone immense où les contraintes logistiques pesaient presque plus que les forces militaires. Le contrôle des bases et des voies de communication étaient donc des facteurs cruciaux tout comme l'attaque des lignes de communication de l'ennemi.

C'est dans ce contexte que les américains rédigèrent une série de plan Orange préparant la bataille décisive entre les deux marines. Ces plans qui situaient grosso modo la bataille entre Okinawa et les Philippines auraient été précédée de frappes aériennes contre la “queue”, la logistique adverse.

D'où le développement du concept du “Patrol Bomber”, du patrouilleur-bombardier, un aéronef à très long rayon d'action capable de détecter l'ennemi et de l'attaquer à la bombe ou à la torpille.

Comme à l'époque l'hydravion semblait mieux adapté à la guerre aéronavale que l'avion, nombre de PB étaient des hydravions comme le Consolidated PBY Catalina, le Y désignant la firme constructrice.

A l'origine directe du Catalina figure une demande d'octobre 1933 pour des prototypes de patrouilleur-bombardiers,demande transmise à Consolidated, Martin et Douglas. Le ou les appareils développés dans le cadre de cette demande devaient remplacés les imparfaits Consolidated P2Y et Martin P3M mis en service seulement en 1931.

La compétition finale opposa Consolidated et son XP3Y-1 à Douglas et son XP3D-1. Bien que l'appareil Douglas soit meilleur, le projet de Consolidated moins cher lui fût préféré. Quand on voit la carrière du Catalina on se dit que les évaluateurs de l'US Navy ont fait le bon choix.

Le vol inaugural du Consolidated XP3Y-1 eut lieu le 28 mars 1935. Bien que prometteur l'appareil fût renvoyé chez Consolidated pour quelques modifications (moteurs plus puissants notamment).

Rebaptisé XPBY-1, l'appareil effectua un nouveau vol inaugural le 19 mai 1936 avant que les premiers appareils de série ne soit livrés en octobre 1936. Jusqu'en 1939, le Catalina évolua avec des modifications successives.

Outre leur pays d'origine et la Grande-Bretagne, le Catalina à été exporté en Argentine, en Australie, en France, au Brésil, au Canada, au Chili, en Chine nationaliste, aux Pays-Bas, en Nouvelle-Zélande, en Suède et en Afrique du Sud. Outre les missions militaires, le Catalina à aussi été utilisé pour le sauvetage en mer et la lutte contre les incendies de forêt.

Caractéristiques Techniques du Consolidated Catalina Mk I

Type : hydravion de patrouille maritime à long rayon d'action

Masse : à vide 9485kg maximale au décollage 16066kg

Dimensions : longueur 19.46m envergure 31.70m hauteur 6.15m

Motorisation : deux moteurs radiaux Pratt & Whitney R-1830-92 Twin Wasp de 1200ch chacun

Performances : vitesse maximale 314 km/h vitesse de croisire 201 km/h distance franchissable 4030km plafond opérationnel 4000m

Armement : cinq mitrailleuses Browning ou Vickers de 7.7mm (deux en tourelle de nez, une ventrale à l'arrière et deux dans chaque postes arrières) 1814kg de charge militaire (bombes, charges de profondeurs voir torpilles)

Equipage : dix hommes (pilote, copilote, mitrailleur tourelle avant, ingénieur de vol, opérateur radio, navigateur, opérateur radar, trois mitrailleurs _deux latéraux et un ventral_)


Boeing B-17 Flying Fortress


Au cours du premier conflit mondial l'aviation de bombardement est apparue et s'est développée de manière impressionnante au point qu'à la fin du conflit les bombardiers lourds sont engagés dans une stratégie anti-cités, prenant la relève côté allemand des dirigeables trop lents et trop vulnérables pour être pleinement efficaces.

Durant l'entre-deux-guerre, plusieurs pays s'équipèrent de bombardiers lourds. Influencés par des penseurs comme Douhet et Mitchell, les pays équipés de bombardiers lourds espéraient ainsi éviter la guerre en dissuadant l'ennemi d'attaquer de crainte de subir le feu de Wotan par des escadres invulnérables de bombardiers lourds.

Et si le conflit avait éclaté, des bombardements massifs contre les villes l'aurait vite interrompu tant les pertes seraient abominables.

Le second conflit mondial montrera les limites de cette stratégie. Non seulement les bombardiers lourds auront besoin d'une escorte de chasse mais en plus les bombardements massifs sur les villes allemandes auront pour effet de souder le peuple autour de son chef.

Le Boeing model 299, élégant quadrimoteur à ailes basses et dérive unique effectue son premier le 28 juillet 1935. Mis en service en avril 1938, il va former l'ossature des unités de bombardement lourd de l'USAAC/USAAF en compagnie du B-24 Liberator.

A l'origine de la Forteresse Volante figure une demande de l'USAAC datée de juin 1934 pour un bombardier multi-moteurs pouvant transporter une tonne de bombes à plus de 3000km à une vitesse moyenne de 320 km/h. Le Boeing model 299 est opposé au Douglas DB-1 (futur B-18) et au Martin model 146.

Le Boeing model 299 est largement supérieur aux autres mais le prototype s'écrase le 30 octobre 1935 ce qui semble refroidir un temps les ardeurs de l'USAAC qui sélectionne également le DB-1 qui avait l'avantage d'être bien moins cher.  

Résultat la commande initiale est abandonnée mais le 17 janvier 1936, l'USAAC qui avait fait la part des choses dans la perte du prototype (qui résultait plus d'une erreur humaine que d'une problème de conception) décide de commander 13 YB-17 qui se différenciaient du Boeing model 299 avec des moteurs plus puissants.

Douze des treize appareils sont livrés entre le 1er mars et le 4 août 1937 au 2nd Bombardment Group stationné à Langley en Virginie. Pour éviter que l'accident du prototype ne se reproduise, est sugérée la mise en place d'une check-list à effectuer avant le décollage, chose devenue courante et même banale dans l'aviation tant civile que militaire.

Trois de ces appareils «interceptent» le paquebot italien Rex montrant la capacité du B-17 à opérer à plusieurs centaines de miles au large des côtes (l'interception s'est faite à 610 miles _980 km_ des côtes).

Le treizième appareil est livré à la Material Division de Wright Field (Ohio) pour des tests en vol. Un 14ème appareil est ultérieurement acquis avec des moteurs à turbocompresseurs dont la mise au point retarde le premier vol jusqu'au 29 avril 1938 et sa livraison à l'USAAC le 31 janvier 1939. Les Y1B-17 deviennent ultérieurement des B-17A

L'opposition à l'acquisition de bombardiers lourds ayant disparue, l'USAAC peut passer commander dès la fin de 1937 de dix nouveaux B-17, des appareils désignés B-17B, les «Bravo» se distinguant des précédents par un vitrage en plexiglas, le renforcement des ailerons et des gouvernes (plus larges et plus solides), ces dix appareils étant livrés entre juillet 1939 et mars 1940.

La première commande massive concerne le B-17E avec 512 exemplaires, le premier exemplaire effectuant son vol inaugural le 5 septembre 1941. Après l'entrée en guerre des Etats-Unis, les commandes s'emballent avec 3405 B-17F (vol inaugural le 30 mai 1942 répartis entre 2300 B-17F-BO, 605 B-17FDL et 500 B-17F-VE).

La version suivante logiquement baptisée B-17G est produite à 8680 exemplaires (vol inaugural le 16 août 1943 répartis entre 4035 B-17G-BO, 2395 B-17G-DL et 2250 B-17G-VE), version qui est aussi la dernière du bombardier. La production finale atteint le chiffre important de 12731 exemplaires auxquels il faut ajoute des variantes d'escorte (YB-40 et XB-38) et de transport (C-108), variantes produites en petit nombre.

L'appareil est engagé au combat d'abord par les britanniques. Peu satisfait de l'appareil ils vont le reléguer à des missions de patrouille maritime.

Une fois en guerre, les américains vont l'employer au dessus de l'Allemagne selon la théorie de Douhet à savoir des boxes de bombardiers massifs pouvant se défendre par le tir croisé de centaines de mitrailleuses.

Cette tactique va se heurter à une dure réalité. L'escorte de chasse devient une nécessité mais il manque un appareil disposant à la fois d'un grand rayon d'action et d'une bonne maniabilité. Ce n'est qu'avec le North American P-51 Mustang que les américains vont bénéficier de l'appareil idéal.

A cela s'ajoute un changement de tactique. Impulsée par le général James Doolite (le héros du raid sur Tokyo) commandant la 8th Air Force, il décide de faire _au grand dam des équipages de bombardiers_ des quadrimoteurs des appâts pour attirer la chasse allemande et la détruire.

Cette tactique associée à des consignes pour mener des missions de chasse libre contre des avions au sol va provoquer un affaiblissement durable de la Luftwafe, affaiblissement qui était la condition sine qua none du débarquement en Normandie.

Dans le Pacifique, le  Boeing B-17 était censé dissuader le Japon d'attaquer les intérêts américains, des escadres déployées en Alaska, aux îles Hawaï et aux Philippines devaient assurer la protection éloignée du territoire américain.

Cette stratégie se révéla inefficace tant il paraît illusoire qu'un bombardier quadrimoteur attaquant en vol horizontal puis toucher facilement un navire de guerre à savoir une cible de taille réduite et pouvant manœuvrer facilement.

Le B-17 joua cependant un rôle important à Midway puisque les attaques menées contre la force de porte-avions de l'amiral Nagumo provoqua une dispersion des forces et surtout poussa l'amiral japonais à accepter l'idée d'un second raid sur Midway.

En 1942 il restait 168 B-17 sur le théâtre d'opérations du Pacifique. A la mi-1943 ils avaient tous été remplacés par des B-24 et par des B-29 jugés plus adaptés aux missions demandées.  

Des appareils ont cependant été encore utilisés sur ce théâtre d'opérations pour des missions de recherche et de sauvetage mais aussi de largage au profit de commandos opérant loin derrière les lignes ennemies.

Des B-17 furent aussi convertis en appareils radiocommandés pour des missions particulièrement dangereuses.

Au final le B-17 fût utilisé par mes Etats-Unis, la Grande-Bretagne, l'Argentine, la Bolivie, le Brésil, le Canada, la Colombie, le Danemark, la République Dominicaine, la France, l'Allemagne (appareils capturés pendant la guerre), l'Iran, l'Arabie-Saoudite, Israël, le Japon (plusieurs appareils reconstruits pendant la guerre à partir d'épaves capturées aux Philippines et aux Indes néerlandaises), le Mexique, le Nicaragua, le Pérou, le Portugal, l'Afrique du Sud, la Chine, l'URSS (appareils internés), la Suisse (appareils internés pendant la deuxième guerre mondiale) et la Suède.

Caractéristiques Techniques du Boeing B-17 Flying Fortress

Type : bombardier lourd quadrimoteur (USAAF)

Masse : à vide 16390kg en charge 24495kg maximale 29710kg

Dimensions : envergure 31.62m longueur 22.66m hauteur 5.8m

Motorisation : quatre moteurs radiaux Wright R-1820-97 Cyclone 9 cylindres en étoile avec turbocompresseur de 1200ch chacun

Performances : vitesse maximale 462 km/h rayon d'action aller-retour avec 2700 kg de bombes 1610kg plafond opérationnel 10850m

Armement : treize mitrailleuses de 12.7mm et 2724kg de bombes

Equipage : dix hommes


Martin B-26 Marauder


En mars 1939, l'USAAC publie un document officiel appelé Circular Proposal 39-640 qui demande un nouveau bombardier bimoteur capable de voler à 560 km/h, capable de franchir 4800km avec une charge de bombes de 910kg.

Le 5 juillet 1939, la Glenn L. Martin Company publie son projet baptisé Martin model 179. Ce projet est accepté par l'USAAC avant même le vol du premier prototype qui à lieu le 25 novembre 1940.

Produit à 5288 exemplaires entre février 1941 et mars 1945, l'appareil connu une mise au point difficile et surtout réclamait une attention de tous les instants, la moindre erreur se payait cash.

Il reçut ainsi le surnom peu flatteur de Widowmaker (faiseur de veuve) mais paradoxalement avait le taux de perte le plus bas de toute la force de bombardement de l'USAAF. En réalité si les accidents se multiplièrent c'est parce que de nombreux pilotes de B-26 étaient des novices frais émoulus de l'école.

Outre la Grande-Bretagne, il fût également utilisé par la Royal Air Force (RAF), la France libre et l'Afrique du Sud.

Utilisé essentiellement en Europe au sein de la 9th Air Force, le bombardier bimoteur fût également engagé en Méditerranée et dans le Pacifique. Quand le second conflit mondial se termina, le B-26 avait réalisé plus de 110000 sorties et largué 136078 tonnes de bombes.

Dans le Pacifique, l'appareil fût engagé aussi bien dans des missions de bombardement que de torpillage notamment à Midway mais avec un succès très limité (deux appareils abattus, deux tellement endommagés qu'ils sont immédiatement rayés des cadres), les torpilles ne fonctionnant pas mais un Zéro est abattu et deux marins de l'Akagi tués lors d'une passe mitrailleuse.

Après cette bataille mémorable, les B-26 furent déployés depuis les Fidji et la Nouvelle Calédonie pour attaquer les bases japonaises implantées dans les Salomons.

Néanmoins en 1943, la décision est prise de remplacer les B-26 par des B-25 mais cette décision ne fût pas complètement appliquée, le B-26 effectuant sa dernière mission le 9 janvier 1944. Des B-26 torpilleurs furent également engagés sur le théâtre d'opérations des Aléoutiennes mais aucun cas de navire torpillé ne fût signalé.

En Méditerranée, le B-26 participa au soutien de l'opération TORCH (débarquement en Afrique du Nord 8 novembre 1942) puis à la campagne de Tunisie ainsi qu'aux différents débarquement menés contre l'Italie en Sicile et dans la Péninsule.

En Europe du Nord-Ouest, le B-26 fût utilisé à partir de mai 1943,subissant des pertes assez sensibles face à une chasse allemande encore puissante.

Ce n'est qu'une fois des missions menées à plus haute altitude avec une escorte de chasse que le Marauder parvint à montrer l'étendue de ses capacités.

Il assura naturellement le soutien du débarquement de Normandie et de la progression alliée à travers la France, la Belgique, les Pays-Bas et l'Allemagne.

La dernière mission de combat du B-26 eut lieu le 1er mai 1945 contre la garnison allemande de l'île d'Oleron. Les dernières unités sont dissoutes début 1946.

Le second conflit mondial terminé, des Marauders furent transformés en appareils de transport pour VIP avec une quinzaine de places même si les modifications variaient beaucoup d'un avion à l'autre.

Caracteristiques Techniques du Martin B-26 Marauder

Type : bombardier médian bimoteur multiplaces

Masse à vide 11000kg en charge 17000kg

Dimensions : longueur 17.8m envergure 21.65m hauteur 6.55m  

Motorisation : deux moteurs radiaux Pratt & Whitney R-2800-43 de 2200ch chacun

Performances : vitesse maximale 460 km/h à 1500m vitesse de croisière 358 km/h vitesse à l'aterrissage 167 km/h distance franchissable 1850km (4590km en convoyage) plafond opérationnel 6400m

Armement : douze mitrailleuses de 12.7mm Browning et 1800kg de bombes (au maximum 2900kg de bombes pouvaient être embarqués mais cela réduisait de manière significative la distance franchissable)

Equipage : sept hommes (deux pilotes, un bombardier, un navigateur-opérateur radio et trois mitrailleurs)



THIS IS THE END......

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MessageSujet: Re: [Article] BATAILLE DE MIDWAY (4-7 JUIN 1942) (Terminé)   Jeu 06 Déc 2018, 11:23

clausewitz a écrit:
pourtant avertis par le général Chennault des Tigres Volants

A ma connaissance, les Tigres Volants ont combattu des Ki.27 et Ki.43 de l'armée mais jamais de Zéro.

clausewitz a écrit:
Le Kawanishi H6K (désignation officielle : grand hydravion type 97) est un hydravion à coque de patrouille maritime quadrimoteur. Connu sous le nom de «Marvis»

Le nom de code de cet appareil est 'Mavis' (probablement une faute de frappe ?)
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MessageSujet: Re: [Article] BATAILLE DE MIDWAY (4-7 JUIN 1942) (Terminé)   Jeu 06 Déc 2018, 22:45

Francis Marliere a écrit:
clausewitz a écrit:
pourtant avertis par le général Chennault des Tigres Volants

A ma connaissance, les Tigres Volants ont combattu des Ki.27 et Ki.43 de l'armée mais jamais de Zéro.

clausewitz a écrit:
Le Kawanishi H6K (désignation officielle : grand hydravion type 97) est un hydravion à coque de patrouille maritime quadrimoteur. Connu sous le nom de «Marvis»

Le nom de code de cet appareil est 'Mavis' (probablement une faute de frappe ?)

Je vais corriger de suite (décidement il faut que j'apprenne à relire)

Pour la remarque sur le Zéro je ne suis plus trop sur il à peut être averti ses camarades de combat que les pilotes japonais n'étaient pas à sous-estimer et que les chasseurs nippons étaient très maniables bien plus que les chasseurs américains.

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MessageSujet: Re: [Article] BATAILLE DE MIDWAY (4-7 JUIN 1942) (Terminé)   Dim 09 Déc 2018, 10:16

Bravo et merci Clausewitz ! thumright
J'aurais sans doute une ou deux questions au sujet des avions japs embarqués, mais il faut que je relise 1 ou 2 paragraphes avant de le faire...
Cela n'enlève en rien ton gros travail d'écriture réalisé (habituel chez toi !), interrompu par des précisions mais dans des limites raisonnables et souvent bienvenues ou raisonnables, toujours empreintes de courtoisie qui devraient être un exemple. study
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MessageSujet: Re: [Article] BATAILLE DE MIDWAY (4-7 JUIN 1942) (Terminé)   Dim 09 Déc 2018, 11:29

Merci

J'ai terminé mon article suivant que je vais commencer à poster si tout va bien mardi Voici le sujet


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MessageSujet: Re: [Article] BATAILLE DE MIDWAY (4-7 JUIN 1942) (Terminé)   Lun 10 Déc 2018, 11:20

C'est juste un point de détail qui n'est pas évoqué au sujet des 33 Zero du Kōkūtai 6 destinés à Midway embarqués sur les PA Japonais, ils n'ont pas été engagés et cela n'aurait rien changé selon la tactique choisie de toute manière.
C'est tout ce que je voulais regarder et souligner, rien qui remette en cause cet article encore une fois...
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MessageSujet: Re: [Article] BATAILLE DE MIDWAY (4-7 JUIN 1942) (Terminé)   Lun 10 Déc 2018, 12:12

A ma connaissance, certains pilotes du kokutai 6 ont effectué des patrouilles de combat. D'autres (probablement ceux qui n'étaient pas assez qualifiés pour décoller et apponter en toute sécurité) n'ont pas pris part à la bataille.
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MessageSujet: Re: [Article] BATAILLE DE MIDWAY (4-7 JUIN 1942) (Terminé)   Lun 10 Déc 2018, 18:17

Oui Francis, cela est possible en effet, merci pour ton intervention. Je n'ai pas tout relu le livre de M. Ledet, les Samouraïs des PA.
Le prochain sujet des LHA & LHD sera passionnant !
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MessageSujet: Re: [Article] BATAILLE DE MIDWAY (4-7 JUIN 1942) (Terminé)   Lun 10 Déc 2018, 22:25

JJMM a écrit:
Oui Francis, cela est possible en effet, merci pour ton intervention. Je n'ai pas tout relu le livre de M. Ledet, les Samouraïs des PA.
Le prochain sujet des LHA & LHD sera passionnant !

Il s'agit des LHA classe Tarawa. Pour les LHD de classe Wasp il faudra attendre un peu thumleft

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MessageSujet: Re: [Article] BATAILLE DE MIDWAY (4-7 JUIN 1942) (Terminé)   

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