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 Uchronippon

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Takagi
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MessageSujet: Uchronippon   Jeu 10 Aoû 2017, 09:24

J’avoue : je ne suis pas spécialement mordu des uchronies inventant des marines imaginaires que les états (historiques ou eux aussi imaginaires) auraient été incapables de construire, de maintenir ou même d’accueillir dans leurs ports. Pour autant, partant du constat que la construction des Yamato n’a été qu’un gaspillage de ressources aussi militairement inutile qu’anachronique, je me livre à l’exercice : qu’aurait pu être la Marine Impériale Japonaise si ses décideurs avaient renoncé dès 1937 à les construire ?

Vous l’aurez compris, pas question pour moi de bâtir castels en Hispanie en m’affranchissant des contraintes de la construction navale nippone d’avant-guerre. J’ai donc exploité les règles de production d’un jeu des années 1980 (War in the Pacific pour le nommer), jeu qui modélise assez bien un système de « points de production » que le joueur japonais peut accumuler en contrôlant et en exploitant un nombre variable de « centres de production » au Japon, en Mandchourie, en Corée ou dans les archipels des mers du Sud. Le joueur peut ensuite acheminer ces points au Japon par un système simplifié de « pions de navires marchands » affectés à des routes maritimes, puis les dépenser dans des « centres de production » pour construire des unités aériennes, terrestres ou maritimes.

La construction de ces unités (ou, si l’on préfère, la manière de dépenser les points de production) est contrainte sous plusieurs côtés : on doit respecter un certain équilibre entre les trois types d’unités, chaque unité coûte un certain nombre de points précisé dans une table qui donne aussi le nombre de mois nécessaires à sa production. Le jeu prévoit un calendrier qui fixe (sur des bases historiques) le type des avions qu’on peut produire à chaque mois ce qui interdit, par exemple, de produire des chasseurs Zéro avant 1940. Les unités navales doivent être construites dans l’ordre historique où elles l’ont été (d’abord les deux Shōkaku, puis le Taihō, puis l’Unryū, etc.) mais sans contrainte de date. Pour les navires, une autre règle interdit de mettre en chantier plus d’une unité (une unité = 1 navire pour CV, CVL, BB, CA ou CL, 2 navires pour DD, 4 pour DE, 100 000 t pour les navires marchands) par mois, le mois étant le tour élémentaire de jeu en matière de production.

À un deuxième niveau, sur le temps long, la capacité de production elle-même des centres de production peut évoluer dans un sens ou dans l’autre au cours du jeu entre décembre 1941 et 1945, en fonction de la situation stratégique, des éventuelles pénuries de matières premières ou des destructions des centres par les bombardements américains.

Et me voilà parti à lister les unités de la flotte japonaise de 1937, prise comme celle de 1941 à laquelle j’ai retiré toutes les unités construites au titre des plans 1937, 1939, 1940, 1941 et 1941 Supplémentaire (je me suis limité à l’avant-guerre), et à redéfinir ce qu’auraient pu être les dits plans si les Japonais s’étaient fixés d’autres priorités que celle de renouveler en priorité leur escadre cuirassée. Le calendrier de mises en service que j’ai bâti devait me permettre de me faire une idée de ce qu’aurait pu être la flotte japonaise au moment de Pearl Harbor, d’une part, et un calendrier de livraison en 1942-43 des unités en chantier au moment de Pearl Harbor, d’autre part.
Pour la marine marchande, j’ai eu une approche plus macro, connaissant les tonnages mis en chantier annuellement entre 1937 et 1941. J’ai dû faire quelques hypothèses et calculs sur les tonnages de navires anciens retirés du service pendant cette même période ; il ne m’a été possible de tenir compte des navires désarmés sans être ferraillés et qui ont été remis en service pendant la guerre (je n’ai pas de chiffres à leur sujet). J’ai tenu compte de la capacité annuelle maximale de construction des chantiers dans ma simulation, ce que ne prévoyait pas le jeu – probablement parce que ce maximum n’a jamais été approché dans la réalité.

Patatras et déception : les contraintes de jeu ne permettent même pas d’arriver à la Flotte Combinée de décembre 1941, principalement parce que les porte-avions coûtent trop cher à mettre en chantier (sans parler évidemment des Yamato, 1,6 fois plus coûteux à l’unité que les porte-avions dans le jeu).

Il m’a donc fallu me rendre à l’évidence : les règles et contraintes de production valables en décembre 1941 ne sont pas applicables à la période 1937-1941, probablement parce qu’elles intègrent les effets de l’embargo américain d’août 1941 sur les ferrailles et le pétrole, embargo qui eut historiquement d’importantes conséquences sur les constructions navales. Utilisant alors les règles d’évolution de la capacité de production japonaise au fil du temps, mais en remontant le temps au lieu de le dérouler à partir de décembre 1941, j’ai joué plusieurs scénarios jusqu’à trouver celui qui permettait de reconstruire tous les navires des programmes 1937-1941. Ceci fait, j’en ai déduit un calendrier d’évolution des capacités de production japonaise sur cette période, capacités à peu près constantes entre 1937 et août 1941 puis ralenties entre août et décembre 1941 et se raccordant parfaitement aux règles du jeu valables en décembre 1941.

Je n’ai pas cherché à faire bénéficier avant 1941 le Japon de la rationalisation industrielle qu’il a entreprise en 1943. Je n’ai joué que sur le nombre de points de production qu’il a pu dépenser sur 1937-1941, sans réduire les délais de construction ni adopter dès l’avant-guerre les navires simplifiés qu’il a construits en 1944-45.

Pour autant, je n’étais pas encore tiré d’affaire. Le fait de devoir construire les unités navales dans l’ordre exact où elles l’ont été dans la réalité empêche d’explorer des scénarios alternatifs. Je m’en suis donc affranchi et je me suis permis de construire des sister-ships qui n’ont jamais existé (un deuxième Taihō par exemple) ou des navires entièrement nouveaux (CVL non convertis à partir d’un ravitailleur).

Il m’a également fallu définir les coûts et durée de production de navires qui n’ont jamais été commandés par les Japonais (croiseurs « Type Super-A », CVL supplémentaires, etc.) ou qui l’ont été avant décembre 1941 et qui donc ne sont pas dans le jeu d’origine (porte-hydravions Mizuho et Nisshin, par exemple). Il m’a fallu définir les coûts de conversion des ravitailleurs et paquebots en CVL ou CVE, conversions moins coûteuses qu’une construction à partir de la quille prévue dans le jeu. Enfin, j’ai distingué le coût de construction des porte-avions lourds (Shōkaku et Taihō) de celui des porte-avions moyens (Hiryū-kai c’est-à-dire Unryū) plus économiques ; pour ce faire, j’ai un peu alourdi le coût de construction des premiers et allégé celui des seconds, partant du principe que le coût prévu dans le jeu est une moyenne.

Je n’ai pas corrigé un effet pervers des règles du jeu : on dépense tous les « points de production » nécessaires à la construction d’un navire le jour où on le met sur cales, même si sa construction va durer deux ans. Ça crée des pics irréalistes de dépense, mais m’affranchir de cette règle aurait trop compliqué l’affaire. J’ai fait avec. À l’usage, ce n’est d’ailleurs pas très gênant, il suffit de ne pas dépenser chaque mois tout le quota de points et de les économiser en prévision du pic.

Enfin, une fois toutes ces règles établies, j’ai pu faire chauffer Excel et explorer quelques scénarios alternatifs donc uchroniques. Ces scénarios supposent des choix, comme par exemple les priorités accordées aux porte-avions, aux escorteurs, aux croiseurs, la décision de construire ou non les croiseurs « Type Super-A » (croiseurs de bataille B-64 ou B-65 envisagés un temps par les Japonais) tout au long de la période 1937-41. Je me suis cantonné à la construction navale, bridée par les règles précitées (% mini et maxi de points de production dépensés en construction navale chaque mois, le reste étant alloué aux unités terrestres et aériennes). C’est évidemment une simplification puisqu’il est évident que construire plus de porte-avions exige aussi de produire plus d’avions embarqués…

Les articles qui suivront présenteront quelques-uns de ces scénarios. Il se passera du temps entre la publication de deux scénarios, vu le nombre de manips à faire et à défaire pour optimiser cinq années de construction navale.
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MessageSujet: Point de départ   Jeu 10 Aoû 2017, 09:26

Point de départ (résumé) commun à tous les scénarios : en faisant abstraction des vieilleries vouées au retrait du service, la flotte cuirassée est constituée en 1937 des dix unités des années 1910-1920 (classes Kongō, Fusō, Hyūga, Nagato). Pour les porte-avions, les Akagi et Kaga sont en service, les Sōryū et Hiryū sont déjà commandés mais aucun de leurs successeurs ; les seuls porte-avions légers sont les Hōshō et Ryūjō et il n’y a aucun porte-avions d’escorte. Tous les croiseurs lourds historiques sont déjà commandés, y compris les deux Tone. Les croiseurs légers alignent les deux Tenryū, le Yūbari et les quatorze des trois classes de 5500t (Tama, Abukuma, Jintsū) ; les Agano, Ōyodo et Katori ne sont pas commandés. Tous les destroyers jusqu’aux Asashio (inclus) sont déjà commandés ; les Kagerō, Yugumo, Akizuki, Shimakaze et Matsu ne sont pas commandés. Tous les sous-marins jusqu’aux KD6 sont déjà commandés ; ceux des classes suivantes ne le sont pas : KD7, A1, A2, AM, B1, B2, B3, B4, C1, C2, C3, C4 et SH pour ne citer que les séries des programmes d’avant-guerre et en faisant toujours abstraction des vieilleries.

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MessageSujet: Scénario 1   Jeu 10 Aoû 2017, 09:30

Scénario 1

Idée générale : construire plus de porte-avions à la place des cuirassés neufs tout en comblant une partie des lacunes de la flotte de transport (cargos) et d’escorte.

Décisions : construire trois porte-avions lourds supplémentaires (+2 Shōkaku en plus des deux historiques, +1 Taihō en plus de celui effectivement construit) ; comme le total de points de production nécessaire n’arrive pas à celui des quatre cuirassés annulés (et de loin), en profiter pour construire ou commence d’autres unités (+2 Tone, +3 Ibuki,  destroyers, escorteurs, navires marchands), anticiper autant que le permettent les règles les mises sur cales des navires historiques (2 Shōkaku, Taihō, les Unryū, 4 Agano, 2 Ōyodo, 4 Katori, etc.), ne pas toucher au calendrier des conversions de ravitailleurs en CVL et de paquebots en CVE. Pour les sous-marins, en mettre sur cales un par mois sauf quand cela est impossible, auquel cas on saute le mois.

Résultats :

1) La Flotte Combinée aligne en décembre 1941 :
  • 10 cuirassés : 4 Kongō, 2 Fusō, 2 Hyūga, 2 Nagato
  • 8 porte-avions : Akagi, Kaga, Sōryū, Hiryū, Shōkaku, Zuikaku et 2 autres sister-ships
  • 3 porte-avions légers : Hōshō, Ryūjō, Zuihō
  • 1 porte-avions d’escorte : Taiyō
  • 4 porte-hydravions : 2 Chitōse, Mizuho, Nisshin
  • 20 croiseurs lourds : 2 Aoba, 2 Kako, 4 Myōkō, 4 Takao, 4 Mogami, 4 Tone
  • 17 croiseurs légers : 2 Tenryū, Yūbari, 5 Tama, 6 Abukuma, 3 Jintsū, 3 Katori
  • 151 destroyers (ou 130 si les deux plus vieilles classes ont été retirées du service) : 9 Kamikaze, 12 Mutsuki, 24 Fubuki, 6 Hatsuharu, 10 Shiratsuyu, 10 Asashio, 20 Kagerō, 28 Yūgumo, 12 Shimakaze, 20 Akizuki
  • 47 sous-marins
  • 7,3 millions de tonnes de navires marchands


2) Les navires suivants sont en chantier (dates prévues de mise en service entre parenthèses) :
  • 8 porte-avions : 2 Jūnyō (02/1942, 10/1942), 4 Unryū (03/1942, 08/1942, 04/1943, 07/1943), 2 Taihō (07/1943, 01/1944)
  • 2 porte-avions légers : Shōhō (01/1942), un d’un type nouveau (09/1943)
  • 2 porte-avions d’escorte : 2 Taiyō (05/1942, 11/1942)
  • 3 croiseurs lourds : Ibuki (04/1942) et deux sister-ships (07/1942 et 09/1942)
  • 5 croiseurs légers : Agano (01/1942), Ōyodo (07/1942), Kashihara (04/1943), Noshiro (05/1943), Yahagi (11/1943)
  • 24 destroyers : 6 Yūgumo, 6 Shimakaze, 12 Akizuki (2 chaque mois de 1942)
  • 21 sous-marins (à peu près uniformément répartis jusqu’en 02/1944)
  • 30 Kaibōkan : les 6 premiers (03/1942), les autres par tranches de 6 (07/1942, 08/1942, 09/1942, 10/1942)
  • 1 million de tonnes de navires marchands (à peu près uniformément répartis sur 1942)


3) La suite dépend évidemment du déroulement de la guerre après 1941 et n’entre pas dans le cadre de cette uchronie.

Principales remarques sur ce premier scénario :
L’ajout des Shōkaku n°3 et n°4, qui ont remplacé les deux premiers Yamato dans les cales, renforce considérablement la Force de Raid au moment de Pearl Harbor.
En plus des conversions commencées avant Pearl Harbor (Zuihō, Jūnyō, Hiyō), la flotte reçoit deux Unryū dès 1942, ce qui porte à cinq le nombre de porte-avions (hors CVE) mis en service cette année-là. Les deux Taihō, plus longs à construire, n’arrivent que l’année suivante.
Par ailleurs, ce scénario fait la part belle aux forces légères, à l’escorte et à la marine marchande, ce qui n’avait pas du tout été le cas avant-guerre dans la réalité. La Flotte Combinée commence la guerre avec beaucoup plus de destroyers (151 au lieu de 108), les 151 devant cependant être ramenés à 130 si les vieux Kamikaze et Mutsuki ont été retirés du service (avantageusement remplacés par des unités plus modernes…) et quelques unités pouvant avoir en outre été perdues par naufrage en temps de paix. La construction des Kaibōkan ne fait plus les frais de l’embargo, les 30 premiers étant mis en service en 1942. La flotte marchande totalise au même moment 7,3 millions de tonnes, soit 0,9 millions de plus que dans la réalité historique.
Seul le nombre de sous-marins est inférieur à celui qu’il était en 1941 (47 au lieu de 64).



Dernière édition par Takagi le Jeu 10 Aoû 2017, 17:09, édité 1 fois (Raison : Erreur de recopie)
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MessageSujet: Re: Uchronippon   Jeu 10 Aoû 2017, 12:07

Qu'est-ce que tu envisages pour l'aéronavale embarquée ?
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MessageSujet: Re: Uchronippon   Jeu 10 Aoû 2017, 13:31

pascal a écrit:
Qu'est-ce que tu envisages pour l'aéronavale embarquée ?

Rien tant que je n'ai pas réfléchi à un simulateur de production.
La question est plus compliquée que pour la construction navale. Pour cette dernière, tous les chantiers navals étaient déjà en place depuis le début des années 1930 et étaient largement sous-utilisés. Les seuls à être utilisés pratiquement 100% du temps étaient les arsenaux de la marine, mais même ceux-ci n'ont pratiquement pas évolué entre 1937 et 1942. La simulation peut donc se baser sur une capacité de construction navale constante sur la période, plus ou moins utilisée en fonction des matières premières disponibles et des marchés pour la flotte de commerce, mais dont la seule variable d'ajustement est le nombre de "points de production" disponibles.
Pour la production aéronautique, c'est beaucoup moins simple. Techniquement parlant, les avions japonais du début des années 1930 étaient plutôt indigents, voire ratés comme je l'explique souvent dans le fil consacré à l'aéronavale japonaise dans la rubrique Photos. Cela n'a commencé à changer qu'en 1937 (commencé seulement). En termes de capacité de production, la période 1937-1941 a été une véritable révolution. La production est passée d'un semi-artisanat de machines en bois et toile à une production à la chaîne d'avions en métal (pour simplifier). En 1935, les "séries" ne dépassaient jamais les 100 avions / an, alors qu'en décembre 1941 elles atteignaient les 50 avions par mois pour un type donné de monomoteur.
C'est la principale raison pour laquelle, comme je l'effleure dans mes explications, je ne me suis pas attaqué à la question. Il faudrait modéliser à la fois l'évolution de l'outil de production et la production elle-même. Disons pour simplifier que j'ai supposé que les A6M, B5N et D3A avaient été produits en nombre suffisant pour en doter huit porte-avions lourds au lieu des six historiques.
Le manque souvent évoqué d'avions embarqués de reconnaissance peut être pallié sans développer de nouvel avion : les B5N et D3A sont capables de remplir ce rôle, il suffit de le décider. Quant à remplacer le D3A par un appareil doté d'une plus grande capacité d'emport, ça me fait retomber dans le problème que j'évoque plus haut : les ingénieurs nippons étaient-ils capables de concevoir cet appareil vers 1939 ? Pas sûr ! En tout cas, ça sort du cadre d'un simulateur basé sur la consommation de points de production dans un outil de production.
Confused
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