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 [CR] - Amirauté : la bataille de Punta Salinas, 24 juin 1940

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Francis Marliere
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MessageSujet: [CR] - Amirauté : la bataille de Punta Salinas, 24 juin 1940   Ven 26 Fév 2016, 16:59

1  Introduction
1.1  Conception du scénario

Ce scénario fait suite à la bataille de la Mer de Libye, joué en 2014. Il s'inspire d'une sortie bien réelle de navires italiens en vue de s'attaquer au trafic français entre la Métropole et l'Algérie. Historiquement, les bâtiments italiens ne trouvèrent pas le convoi français et rentrèrent au port lorsqu'ils apprirent que des renforts ennemis avaient appareillé. Nous sommes ici partis de l'hypothèse que l'escadre italienne trouve le convoi et est interceptée par les forces françaises qui couvrent ce dernier.


1.2  Situation tactique

La bataille commence le 24 juin 1940 à 0724, au moment où les vigies des deux camps aperçoivent des mâtures et de la fumée sur l'horizon. L'épicentre de l'affrontement est à environ 40 miles marins au SEE de Punta Salinas, la pointe méridionale de Majorque. La visibilité est bonne (30.000 yards) et la mer relativement calme (Force 3 sur l'échelle de Douglas).

1.3  Ordre de bataille italien

2a Divisione Incrociatori (Ammiraglio di Divisione Ferdinando Casardi)
GIOVANNI DELLE BANDE NERE (Capitano de Vascello Franco Maugeri) F
BARTOLOMEO COLLEONI (Capitano de Vascello Umberto Novaro)

7a Divisione Incrociatori (Ammiraglio di Divisione Luigi Sansonetti)
EUGENIO DI SAVOIA (Capitano de Vascello Carlo De Angelis) FF
RAIMONDO MONTECUCOLI (Capitano de Vascello Francesco Zannoni)

8a Divisione Incrociatori (Ammiraglio di Divisione Antonio Legnani)
LUIGI DI SAVOIA DUCA DEGLI ABRUZZI (Capitano de Vascello Pietro Parenti) F
GUISEPPE GARIBALDI (Capitano de Vascello Stanislao Caraciotti)

13A Squadriglia Cacciatorpediniere
GRANATIERE (Capitano de Fregata Gerardo Galateo) F
FUCLIERE (Capitano de Fregata Alfredo Viglieri)
BERSAGLIERE (Capitano de Fregata Candido Bigliardi)
ALPINO (Capitano de Fregata Giuseppe Marini)

L'escadre italienne est organisée en deux colonnes distantes de plus de 5.000 yards. Le groupe nord est composée des 8ème et 7ème divisions de croiseurs, tandis qu'au sud, la 2ème division de croiseurs précède les 4 destroyers.


1.4  Ordre de bataille français

3ème division de croiseurs (contre-amiral Marquis)
MARSEILLAISE (F) (capitaine de vaisseau Hamon)
LA GALISSONIERE (capitaine de vaisseau Dupré)
JEAN DE VIENNE (capitaine de vaisseau Missoffe)

4ème division de croiseurs (contre-amiral Bourragué)
GEORGES LEYGUES (capitaine de vaisseau Barnaud)
MONTCALM (capitaine de vaisseau De Corbière)

2ème escadre légère (contre-amiral Lacroix)

6ème division de contre-torpilleurs
MOGADOR (capitaine de frégate Maerten)
VOLTA (capitaine de frégate Jacquinet)

8ème division de contre-torpilleurs
L'INDOMPTABLE (capitaine de vaisseau Barthes)
LE MALIN (capitaine de frégate Desprez)

10ème division de contre-torpilleurs
LE FANTASQUE (capitaine de vaisseau Still)
LE TERRIBLE (capitaine de frégate Bonneau)
L'AUDACIEUX (capitaine de frégate Derrien)

L'escadre française est organisée de façon originale : les cinq croiseurs sont en ligne de front, à environ 1.000 yards d’intervalle, et sont précédés par les 5 bâtiments des 8ème et 10ème DCT, disposés de la même façon 2.500 yards sur l'avant. La 6ème DCT est en ligne de file, sur le flanc sud de l'escadre. Hiérarchiquement, l'articulation est elle aussi surprenante. Le groupe M comprends la 3ème DC et les 6ème et 8ème DCT, tandis que le groupe B comporte les autres navires.
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Francis Marliere
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MessageSujet: Re: [CR] - Amirauté : la bataille de Punta Salinas, 24 juin 1940   Ven 26 Fév 2016, 17:01

2 Déroulement de la bataille

2.1 L'approche (tours 1 à 5)

Dans les premiers tours, les deux escadres conservent leur cap, respectivement au nord-est-est et nord-ouest-ouest, et s'avancent donc l'une vers l'autre à grande vitesse, réduisant la distance très rapidement. Au tour 3, le groupe nord italien, fort de 4 croiseurs, vire sur bâbord et prend le cap au NNE, et au tour suivant, les premiers navires (Savoia et Montecuccoli, Georges Leygues et Montcalm, Mogador et Volta) ouvrent le feu à grande distance, sans résultat.

Au tour 5 le groupe sud italien vire sur tribord au sud-est-est, s'éloignant donc encore encore plus du groupe nord. La 8ème DCT ouvre le feu à son tour, tandis que la 6ème DCT, parvenue à 10-12.000 yards de la 2ème division de croiseurs italienne, place 2 obus sur le Bande Nere et 1 sur le Colleoni. Les dégâts sont infimes mais inaugurent la descente aux enfers du groupe sud italien. Au nord, le Montecuccoli et l'Abruzzi atteignent le Fantasque et Le Terrible, qui sont maintenant à distance de tir (16.000 yards). Le Terrible est immobilisé, un obus ayant avarié le système alimentant les chaudières en carburant.
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MessageSujet: Re: [CR] - Amirauté : la bataille de Punta Salinas, 24 juin 1940   Ven 26 Fév 2016, 17:01

2.2 La destruction du groupe sud (tour 6 à Cool

Au tour 6, l'escadre française effectue un virage simultané vers le sud-sud-ouest. La manoeuvre est délicate étant donné l'organisation de la flotte française, et génère un certain chaos au sein des unités légères, mais décide du sort de la bataille : l'amiral Marquis a saisi l'opportunité de vaincre séparément les deux groupes italiens qui se sont fort imprudemment éloignés.
La distance est désormais très courte (6 à 12.000 yards entre les navires français et le groupe sud, contre 14.000 yards entre le groupe nord et ses cibles) et tous les navires tirent, sauf curieusement le Bande Nere et le Colleoni. Les navires du groupe sud, engagés à faible distance par une force supérieure, souffrent : le Granatiere est atteint par 3 obus du Mogador qui stoppent ses machines tandis que le Colleoni, touché par 4 obus de 152 mm et 138 mm, perd ses tourelles arrières. En retour, Le Terrible est de nouveau atteint (à deux reprises) par l'Abruzzi, tandis que le Volta encaisse 3 projectiles de 120 mm.

La destruction du groupe sud italien se porsuit au tour 7, durant lequel la distance entre les navires français et italiens est désormais de 1.400 à 9.000 yards. Le groupe nord s'éloigne à 16.000 yards de ses cibles. La 2ème division de croiseurs ouvre enfin le feu, mais il est bien trop tard. Les tirs à bout portant font un carnage et la puissance de feu supérieure de l'escadre française fait la différence. Si le Bande Nere échappe au pire grâce une chance insolente (il n'encaisse que 3 obus du Georges Leygues et ne subit que des dommages superficiels), le Colleoni est frappé par 9 obus de 152 mm et 16 de 138 mm, qui font détoner ses torpilles. L'explosion désempare la propulsion du croiseur. Déjà stoppé au tour précédent, le destroyer Granatiere est touché par 12 obus de 138 mm (pour la plupart tirés par le Mogador) et est détruit par l'explosion d'une soute à munitions. Le Fuciliere n'encaisse lui qu'un seul obus du Terrible, qui ne cause pas de dommages sérieux.
La riposte italienne est, au regard des dégâts subis, anémique : un obus du Fuciliere traverse la proue du Mogador sans faire de dégâts, tandis que le Volta, atteint à 6 reprises par le Colleoni et le Bersagliere avant leur destruction, voit sa passerelle et deux tourelles d'artillerie dévastées.


Au tour 8, les survivants du groupe sud tentent de sauver ce qui peut l'être, mais se trouvent trop imbriqués avec l'ennemi pour lui échapper. Le Fuciliere lance ses torpilles sur le Jean de Vienne, tandis que le Mogador en fait autant vers les croiseurs italiens.
Les 5 croiseurs français concentrent leur tir sur le Bande Nere, et le bâtiment italien, qui encaisse 12 obus de 152 mm en plus de la torpille du Mogador, est désemparé. Le Colleoni est engagé à bout portant (1.000 yards) par le Volta, qui tire à cadence maximale. Le croiseur italien encaisse 53 obus de 138 mm en plus des 4 torpilles du Mogador, et disparait dans une gigantesque explosion. Le Fuciliere est atteint à trois reprises par le Mogador et est détruit lui aussi par l'explosion de ses grenades anti-sous-marines.
Les tirs italiens, une fois de plus, ne donnent pas des résultats à la hauteur des dommages subis. Les croiseurs du groupe nord ratent leur cible, et le Bande Nere ne parvient à placer sur le Mogador que deux obus de 152 mm et un de 100 mm. Ce dernier ne cause aucun dommage, mais les deux premiers interrompent temporairement l'alimentation en carburant et électrique du contre-torpilleurs, qui se retrouve hors-de-combat. Le Fuciliere atteint le Jean de Vienne à deux reprises sans lui causer de dommages.
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MessageSujet: Re: [CR] - Amirauté : la bataille de Punta Salinas, 24 juin 1940   Ven 26 Fév 2016, 17:02

2.3 Une décision funeste (tours 9 à 16)

Au tour 9, l'amiral Sansonnetti, qui a assisté impuissant à la destruction du groupe sud, prend une décision qui va transformer la défaite italienne en déroute. Voulant atténuer l'échec de l'escadre italienne en achevant ce qui semble être une cible facile (le contre-torpilleur Le Terrible, immobilisé depuis le tour 5), il ordonne un virage par bâbord vers le sud, espérant pouvoir couler le navire avant l'arrivée des navires français. Son homologue français, qui a pressenti la manoeuvre ou ne désire pas risquer ses bâtiments en chassant les deux destroyers italiens restant dans le groupe sud, ordonne à ses croiseurs de remonter vers le nord.
Au sud canonnade diminue d'intensité. Les croiseurs français et la 6ème DCT engagent le Bersagliere, qui est atteint à deux reprises par le Volta. Le destroyer italien n'est que légèrement endommagé mais perd sa tourelle arrière. Son tir sur le Mogador ne donne rien, et l'Alpino, protégé par un rideau de fumée, échappe aux tirs et ne peut engager personne.
Au nord, un timide échange de tirs commence: L'Indomptable, Le Malin et Le Fantasque ouvrent le feu sur 8ème division de croiseurs italien, tandis que le Garibaldi engage Le Malin.
Le tour s'achève par deux bonnes nouvelles pour les français : les avaries du Mogador sont réparées et les vigies des croiseurs parviennent à détecter à temps les sillages des torpilles du Fuciliere.

Au tour 10, les croiseurs français interrompent leur virage vers le nord et prennent une route au nord-est, paralèlle à celle des torpilles du Fuciliere. Les 3ème et 4ème DC se retrouvent alors, et jusqu'au tour 12, dans la situation que connaîtra le Yamato lors de la bataille de Samar 4 ans plus tard.
La canonnade entre le groupe nord italien et les contre-torpilleurs français s'achève en raison des rideaux de fumée qui masquent désormais les unités légères françaises. Au sud, la fumée masque également beaucoup de navires. La 6ème DCT parvient cependant à engager le Bersagliere (qui est atteint à trois reprises par le Mogador) tandis que Le Fantasque canonne à bout portant ce qui reste du Bande Nere (qui encaisse une dizaine d'obus). A bord du destroyer italien, les dommages sont modérés, mais la tourelle avant est démolie.

Le tour 11 voit la 8ème division de croiseurs italiens engager Le Terrible. Contre toute attente, c'est le contre-torpilleur qui parvient à atteindre le navire amiral italien, sans toutefois lui infliger de dommages significatifs. Au sud, les tirs se résument à un duel entre Le Fantasque et l'Alpino, qui tourne à l'avantage du bâtiment français : son adversaire encaisse deux obus, qui démolissent la tourelle arrière. Le Bersagliere lance 3 torpilles sur Le Fantasque, qui passeront derrière lui.

Le duel entre les deux destroyers se prolongue au tour 12, et l'Alpino encaisse deux nouveaux obus, qui démantèlent sa propulsion. Au nord, les tirs entre les croiseurs italiens et Le Terrible ne donnent rien.

Au tour 13, la Marseillaise, enfin débarassée des torpilles italiennes, vire sur bâbord vers le nord, et enjoint les autres croiseurs à en faire de même. Au sud, Le Fantasque engage, faute d'autre cible, le Bande Nere. Au nord, la distance entre 8ème division de croiseur italienne et Le Terrible ayant chuté à 12.000 yards, les tirs sont plus efficaces : le Savoia place un obus sur sa cible mais est lui-même atteint à deux reprises. La 7ème division de croiseurs italienne, quant à elle, ouvre le feu sur La Galissonnière et le Jean de Vienne. Le centre de gravité de la bataille a définitivement basculé vers le nord.

Au tour 15, la situation devient dangereuse pour les français au nord tandis qu'au sud, la mise à mort des bâtiments italiens se poursuit. L'Abruzzi et le Montecuccoli atteignent chacun Le Terrible à deux reprises. Le contre-torpilleur est sérieusement avarié et une de ses tourelles est démolie. Dans le même temps, l'Abruzzi atteint La Galissonnière et ouvre une voie d'eau sur le croiseur français. A l'inverse, le Bande Nere encaisse 4 obus du Fantasque, tandis que l'Alpino, est touché à deux reprises par L'Audacieux. Atteint à l'arrière, le destroyer italien est détruit par l'explosion de ses grenades anti-sous-marines.
L'Abruzzi au combat

Au tour 15, l'escadre française, qui s'était désorganisée au cours des tours précédents, regagne un peu de cohésion : la 3ème DC et la 10ème DCT, dont les membres s'étaient quelque peu éloignés, se rapprochent et mettent le cap vers l'ennemi. La 8ème DCT poursuit sa folle course au NE et continue à s'éloigner du centre de gravité du combat.
Le Fantasque ouvre le feu sà grande distance sur le Savoia, pour soulager la pression sur Le Terrible. Ce dernier, malmené au tour précédent, ne se laisse pas faire, et lâche une salve de torpilles vers les croiseurs italiens. Le contre-torpilleur atteint le Savoia à deux reprises et démolit sa tourelle B ; il n'est touché en retour que par un obus de 100 mm du Montecuccoli, qui ne cause que des dégâts superficiels.

Au tour 16, l'amiral Sansonneti, voyant les navires français converger vers lui (sauf la 8ème DCT qui, pour une raison inconnue, conitnue sa progression au nord-est), décide sagement de se désengager et ordonne de mettre le cap au sud-ouest après avoir lancé des torpilles en direction du Terrible. Le tir de l'artillerie principale des deux croiseurs est redirigé sur La Marseillaise, ne laissant que les pièces de 100 mm engager Le Terrible. C'est une décision on ne peut plus pertinente car la 3ème DCT est parvenue à distance de tir (15 à 17.000 yards) et ouvre le feu sur la 8ème division de croiseurs italienne. Qui plus est, le tir des contre-torpilleurs français (Le Terrible et Le Fantasque) est désagréablement précis, comme en témoigne les deux nouveaux obus qui atteignent le Savoia. Seule consolation, l'Abruzzi atteint de nouveau La Galissonnière sur lequel une tourelle d'armement secondaire est détruite.
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MessageSujet: Re: [CR] - Amirauté : la bataille de Punta Salinas, 24 juin 1940   Ven 26 Fév 2016, 17:03

2.4 La force du destin (tours 17 à 25)

La décision de l'amiral Sansonnetti est hélas trop tardive car l'ennemi s'approche à grande vitesse par le nord-est (3ème et 4ème DC), l'est (6ème DCT) et le sud-est (10ème DCT). L'escadre italienne a pris des risques excessifs, et en raison d'un coup du sort, va payer le prix fort. Ironiquement, c'est Le Terrible, proie facile que le Savoia voulait achever rapidement avant de se désengager, qui scelle le destin de l'escadre italienne. Le contre-torpilleur place deux nouveaux obus sur le navire amiral italien. L'un d'entre eux avarie l'appareil à gouverner du croiseur, qui est condamné à tourner en rond pour les trente prochaines minutes. Talonné par les forces françaises, le croiseur n'aura pas le temps de réparer l'avarie.
Le Terrible encaisse en retour deux obus de 100 mm du Garibaldi, qui ne causent que des dommages superficiels. Le croiseur italien est à son tour touché par un projectile du Jean de Vienne. L'obus ne cause pratiquement aucun dégât mais inaugure une longue série de coups au but qui sera fatale au bâtiment italien. Le Savoia lance d'autres torpilles vers le nord-est.

A partir du tour 18, la bataille se transforme en une mise à mort lente et systématique des 7ème et 8ème divisions de croiseurs, parfois brièvement interrompue par d'éphémères succès ponctuels italiens. Le tir des croiseurs de la 3ème DC, maintenant réglé, s'avère redoutable pour la 8ème division, tandis que les croiseurs italiens, attaqués de toutes parts, doivent diviser leur feu pour faire face à toutes les menaces.
La chance commence par sourire aux italiens, car ni le Garibaldi (touché 4 fois) ni l'Abruzzi et le Savoia (touché une fois chacun) ne souffrent de dommages sérieux, alors que Le Fantasque, atteint par le Savoia et le Garbibaldi, est sérieusement endommagé, et le Jean de Vienne, touché lui aussi par le Garibaldi, perd un compartiment machines (sa vitesse chute à 19 n). Cependant la situation est telle, que l'issue à ce moment ne fait aucun doute. L'Abruzzi lance des torpilles au sud-est.

La roue du destin tourne, et au tour 19, la chance favorise l'escadre française. Un nouveau coup du sort, associé à une mauvaise décision (pourquoi l'Abruzzi tourne t-il sur tribord, vers le nord-ouest au lieu de s'enfuir plein ouest ?) scellent à leur tour le destin de la 8ème division de croiseurs. Atteint à cinq reprises par La Marseillaise, l'Abruzzi perd sa propulsion et toute chance de s'échapper. Le Garibaldi, atteint par La Galissonnière et le Montcalm, n'est que superficielement endommagé, tout comme le Savoia, qui encaisse un obus du Fantasque. Ce dernier reçoit pour son effronterie 3 obus de 152 mm et 1 de 100 mm, qui démantèlent une partie de son artillerie.
Les machines du contre-torpilleur Le Terrible redémarrent et le bâtiment met le cap vers l'est, échappant ainsi in extremis aux torpilles du Savoia qui lui étaient destinées. Le Savoia lance des torpilles vers la 3ème DC, et le Garibaldi vers Le Fantasque. Le Montecuccoli, sur ordre de l'amiral Sansonetti, abandonne le Savoia et s'échappe au sud-ouest.

La déconfiture de l'escadre italienne se poursuit au tour 20. L'Abruzzi est atteint à deux reprises par la Marseillaise ; son commandant est tué lorsqu'un des deux projectiles dévaste la passerelle de commandement. Le Garibaldi encaisse 4 obus de La Galissonnière, qui démolissent la tourelle 1 et y déclenchent un violent incendie. Le navire, dont le gouvernail, à l'instar du Savoia, est désormais bloqué, entame un large cercle sur tribord. Le Savoia, touché par le Jean de Vienne et Le Fantasque, perd ce qui restait de son artillerie secondaire. Maigre consolation, Le Fantasque est de nouveau endommagé par le Savoia et le Montecuccoli. Un obus du Garibaldi ricoche sur le blindage du Jean de Vienne. Le Fantasque, contraint de se replier par les lourds dommages subis, lance une salve de torpilles en direction du Montecuccoli.

La mise à mort de l'escadre italienne commence au tour 21. Touché à six reprises par La Marseillaise et une autre fois par le Georges Leygues, l'Abruzzi perd l'usage de ses deux tourelles avant. Le Garibaldi, atteint par 3 obus de La Galissonnière, perd son mât et donc sa directiuon de tir. Le Savoia, frappé par 9 projectiles du Montcalm, du Mogador et de L'Audacieux, n'échappe à la destruction qu'en noyant en urgence sa soute à munitions de 100 mm. Enfin, le Bersagliere, qui avait quitté le lieu des combats et venait juste d'arriver, fort imprudemment d'ailleurs, au secours des croiseurs, encaisse un obus de L'Audacieux, qui démantèle son compartiment machines.
La riposte italienne n'est, une fois de plus, pas à la hauteur des coups subis : si la Marseillaise et le Jean de Vienne sont atteints par les tirs ennemis (respectivement cinq et une fois), ils ne subissent que des dommages superficiels.

L'affaiblissement progressif du Savoia permet désormais à la 6ème DCT d'engager le navire amiral à bout portant. Pareillement l'immobilisation de l'Abruzzi et les évolutions du Garibaldi placent les 3ème et 4ème DC en parfaite position pour canonner la 7ème division de croiseurs italienne.
La Marseillaise et le Georges Leygues atteignent chacun l'Abruzzi à trois reprises. Celui-ci perd sa direction de tir et une tourelle d'artillerie secondaire. Touché par 9 obus de 152 mm, le Garibaldi doit noyer ses soutes à munitions secondaires pour éviter l'explosion du navire. Le Savoia est frappé par 23 obus de 138 mm des Mogador et Volta et sévèrement endommagé. ; l'amiral Sansonetti est tué lorsqu'un des projectiles explose dans le poste de commandement du croiseur. Enfin, le Bersagliere est atteint sur son arrière par une torpille du Fantasque (initialement lancée contre le Montecuccoli). La poupe arrachée, le destroyer commence à couler rapidement. Maigre consolation, le Savoia atteint le Mogador à trois reprises.

Au tour 23, le navire amiral italien a le temps de toucher une dernière fois le Mogador avant d'être atteint par 4 torpilles du Volta et d'exploser. L'Abruzzi encaisse 8 nouveaux obus. Le Garibaldi, que son virage forcé a amené à 2 miles de la 3ème DC est atteint par une quarantaine d'obus de 152 mm et explose. Il a, avant de sucomber, mis deux obus de 100 mm sur la Marseillaise, et 1 de 152 mm sur le Jean de Vienne. Aucun de ces obus de cause de dégâts réels. Le Montecuccoli, qui engage un duel avec les contre-torpilleurs les plus au sud (Le Fantasque et L'Audacieux) est atteint par deux projectiles de 138 mm qui démolissent une tourelle et la direction de tir. En retour, Le Fantasque est touché par un projectile de 152 mm.

Le tour 24 voit la fin de l'Abruzzi, qui est réduit à l'état d'épave par pas moins de 53 obus de 152 mm et éventré par 2 torpilles de la Marseillaise. Ce dernier est atteint par trois des obus que le croiseur est parvenu à tirer avant de succomber.
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MessageSujet: Re: [CR] - Amirauté : la bataille de Punta Salinas, 24 juin 1940   Ven 26 Fév 2016, 17:04

2.5 Bilan

Lorsque la bataille s'achève, la quasi-totalité de l'escadre italienne a été détruite (seul le Montecuccoli est parvenu à s'enfuir). A l'inverse, aucun des navires français n'a été perdu, même si certains contre-torpilleurs (en particulier Le Terrible) ont été sérieusement avariés.
L'engagement se conclut donc sur un triomphe français et une complète déroute italienne, qui pésera lourd pour la Regia Marina dans les opérations à venir contre la Royal Navy. La marine italienne sort étrillée de cette mini campagne, avec 6 croiseurs légers et 8 destroyers au fond de l'eau, plus 4 croiseurs et 3 destroyers endommagés. Ces pertes sont rédhibitoires et influeront d'autant plus le cours de la guerre en Méditerranée que la marine sera profondément traumatisée par cette humiliante défaite.
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MessageSujet: Re: [CR] - Amirauté : la bataille de Punta Salinas, 24 juin 1940   Ven 26 Fév 2016, 17:04

3 Commentaires

Ce compte-rendu est une narration imparfaite du déroulement de la partie, telle que je l'ai vécue en tant qu'arbitre. L'imperfection de ce récit est dû au manque de temps et de place pour prendre en compte la multitude de détails qu'il faudrait évoquer pour rendre compte précisemment de l'affrontement, mais aussi à mon incapacité, faute de temps et d'énergie, à prendre des notes à la fin de chaque tour, comme je l'ai fait pour d'autres parties. Nous nous contententerons donc, hélas, d'un compte-rendu grossier et parfois approximatif, reconstitué à partir des kml, de mon aide de jeu et de vos interfaces.

J'insiste sur le fait que les commentaires qui vont suivre n'ont pas vocation d'insister lourdement sur les erreurs réelles ou supposées faites par certains. Je ne suis pas vraiment un amateur de télé réalité et je n'entends pas juger ou noter les personnes qui participent aux parties que j'anime. Je nous propose pas autre chose qu'une analyse partielle, subjective mais sincère de la partie, dans l'unique but de mieux comprendre ce qui s'est passé et d'en tirer des éléments pour progresser dans la pratique du wargame naval.

Tout d'abord, un mot sur l'équilibre du scénario. Bien qu'issu d'ordres de bataille historiques, il était dans mon esprit parfaitement équilibré. Les commentaires de l'équipe italienne m'ont amené à analyser plus en détail les forces en présence, et je dois reconnaître que cette étude a fait apparaître un léger avantage à l'escadre française.
Celle-ci aligne en effet 5 croiseurs légers et 7 contre-torpilleurs, qui déplacent 56.500 tonnes et disposent de 86 pièces d'artillerie (45 de 152 mm et 41 de 138 mm) et 81 tubes lance-torpilles. Son homologue italienne, forte de 6 croiseurs légers et 4 destroyers, présente un léger déficit en tonnage (52.000 tonnes) et une puissance de feu sensiblement plus faible (68 pièces d'artillerie dont 52 de 152 mm et 54 tubes lance-torpilles).
Ce net avantage en faveur des navires français est encore exacerbé par la qualité de leur direction de tir, sensiblement meilleure que celle de leurs adversaires. Il reste au final atténué par la présence de 6 croiseurs dans l'escadre italienne, contre 5 dans la flotte adverse. Le net avantage italien en navires lourds (capables de combattre à longue distance et assez blindés pour empêcher l'ennemi d'utiliser des obus explosifs) équilibre les forces en présence en donnant à la Regia Marina un léger ascendant lors des échanges de tirs à longue portée. A l'inverse, la supériorité française en torpilles et en puissance de feu (ici pièces de 138 mm) donne à la Marine Nationale un avantage d'autant plus important que la distance d'engagement est courte.
Au final, il me semble qu'il faille parler de dissymétrie plutôt que parler de déséquilibre des forces. Chaque camps avait les cartes pour l'emporter s'il combattait de la façon adéquate. L'escadre française, qui a imposé un combat à courte distance, a joué ses atouts et a logiquement remporté le combat.
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MessageSujet: Re: [CR] - Amirauté : la bataille de Punta Salinas, 24 juin 1940   Ven 26 Fév 2016, 17:05

Il n'aura échappé à personne que la cause première de la défaite italienne est la séparation de l'escadre en deux groupes qui ont chacun été défaits en détail par une force française restée concentrée. Pour être juste avec l'amiral Sansonnetti, il n'était pas dans son intention d'agir de la sorte. Le groupe sud ne devait pas s'exposer comme il l'a fait et devait rapidement rejoindre le reste de l'escadre en mettant le cap au nord. Il est probable que l'amiral Casardi, inexpérimenté (je parle du joueur) n'a pas bien compris les intentions de son supérieur.
La destruction facile, rapide et quasi complète du groupe sud a très rapidement scellé le sort de la bataille. Il est regrettable que l'inertie, voire l'inaction des navires italiens aient offert la victoire sur un plateau à leurs ennemis. Les navires italiens avaient les moyens de se soustraire à l'attaque ennemie ou d'infliger de sérieux dégâts aux navires français (dont certains étaient très téméraires), mais n'ont opposé qu'une faible résistance. La raison tient à mon avis à l'inexpérience du joueur qui tenait le rôle de l'amiral Casardi (c'était sa première partie), et peut-être également à sa profession. Militaire de carrière, il a probablement été réticent à manoeuvrer et à ouvrir le feu sans ordres de directs de son supérieur. Ne pas avoir mesuré que l'amiral Sansonnetti lui donnait une large autonomie pour mener son groupe au combat a causé sa perte, ainsi que celle de 3 des 4 destroyers qui le suivaient.


La destruction quasi totale de la 13ème division de torpilleurs italiens mérite attention. Contrainte par la discipline militaire à suivre la 2ème division de croiseurs, elle s'est retrouvée engagée dès le tour 6 à courte distance par une force supérieure. Si la perte du Granatiere, placé dans une situation inextricable, est compréhensible, on ne peut que relever le mélange de malchance, d'hésitation et d'imprudence qui a caractérisé les évolutions de la division ensuite. Si la destruction du Fuciliere au tour 8 est un coup du sort, on peut déplorer le choix de son commandant d'effectuer une attaque à la torpille isolée contre une cible hasardeuse (le croiseur Jean de Vienne, alors à plus de 7.000 yards et présentant sa proue). Il eu été préférable soit d'attaquer en masse (avec le Bersagliere et l'Alpino) pour augmenter les chances d'impact, soit d'engager une cible plus facile : la 6ème DCT était alors à 3.000 yards de là et aurait été atteinte à coup sur.

Pareillement, le commandement du Bersagliere, qui dirige la division après la perte successive du Granatiere et du Fuciliere, pose question. Il est à ce moment là admirablement bien placé pour torpiller le Mogador, le Volta et la Marseillaise. L'occasion est perdue, et le destroyer préfère continuer un duel d'artillerie, perdu d'avance, contre 3 croiseurs et 2 contre-torpilleurs. Le bon sens commande pourtant dans une telle situation de rompre le combat, ce que le destroyer pouvait faire en virant sur tribord pour se camoufler derrière son rideau de fumée.
J'anticipe sur la fin de la partie, pour évoquer le retour au centre du combat du Bersagliere aux derniers tours de la bataille. Quelle aide le destroyer pouvait-il apporter aux croiseurs, alors que son armement était démantelé ? L'action était généreuse et courageuse, mais a abouti très rapidement à la perte inutile du bâtiment et a aggravé d'autant la défaite italienne.
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MessageSujet: Re: [CR] - Amirauté : la bataille de Punta Salinas, 24 juin 1940   Ven 26 Fév 2016, 17:06

Cette défaite, consommée au tour 9, est transformée en déroute par la décision de l'amiral Sansonnetti de faire route au sud pour achever Le Terrible, alors immobilisé. Le désir de tempérer la destruction du groupe sud en coulant une proie facile est compréhensible, mais amène l'amiral italien à faire un très mauvais choix. Dans le principe en effet, il n'apparaît pas pertinent de mettre en péril 4 des croiseurs les plus modernes de la Regia Marina pour achever un destroyer, au demeurant susceptible de les torpiller. Pis, Sansonnetti estime à tort avoir le temps de mener à bien son projet avant le retour des croiseurs français.

Ce mauvais choix initial est aggravé par la décision de rompre le combat, qui s'avère bien trop tardive. Les navires français sont alors à portée de tir et l'escadre italienne n'a plus aucune marge de sécurité pour faire face à un imprévu. Sansonnetti a trop compté sur la chance et celle-ci favorise alors l'ennemi : un obus du Terrible en effet avarie contre toute attente l'appareil à gouverner du Savoia.

Ce mélange de décision discutable et de malchance cause également la perte de la 7ème division de croiseurs. Le choix de prendre un cap au nord-ouest au tour 19 est difficilement compréhensible car cela approche les croiseurs italiens de leurs homologues français. Mettre le cap plein ouest pour s'éloigner de l'ennemi aurait été plus logique et aurait rendu l'avarie au gouvernail du Garibaldi sans conséquence.
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MessageSujet: Re: [CR] - Amirauté : la bataille de Punta Salinas, 24 juin 1940   Ven 26 Fév 2016, 17:07

L'escadre française à l'inverse a été bien commandée et remporte un succès bien mérité. L'amiral Marquis a magnifiquement dirigé sa division et l'escadre dans son ensemble, même si on peut avoir des réserves sur l'organisation initiale qui a généré un peu de confusion. La création des deux groupes (B et M), en particulier, ne semble pas avoir été un plus au combat et m'a donné l'impression d'avoir embrouillé les commandants de division pour qui la chaîne de commandement n'était pas claire.
Je relève également une sérieuse affaire de jugement de la part de l'amiral Marquis qui a ordonné l'utilisation d'obus explosifs plutôt que de rupture tout au long de l'engagement. Il pensait probablement avoir à faire à des croiseurs anciens vulnérables à ce type de projectiles, alors que la Marseillaise a essentiellement tiré sur l'Abruzzi et le Garibaldi, des navires bien protégés. En conséquence, la plupart des obus tirés par la Marseillaise ont explosé contre le blindage de la cible, sans faire de dommages significatifs.

Si l'utilisation des croiseurs, en dehors des quelques réserves exprimées ci-dessus, a été digne d'éloges, celle des contre-torpilleurs a parfois été moins convaincante. Les trois commandants des divisions de destroyers ont, même s'ils ont obtenus d'indéniables succès, parfois manqué de discernement.

La première remarque est que les commandants des 8ème et 10ème DCT se sont comportés plus comme comme le commandant de leur bâtiment que comme le responsable d'une division. Ils n'ont pas témoigné d'une grande attention aux autres bâtiments qui leur étaient attachés et ces derniers ont eu bien du mal à les suivre, puis à reformer la formation quand celle-ci était rompue.

Je reléverai également l'incroyable témérité dont ont fait preuve la 6ème et la 10ème DCT à plusieurs reprises. Leurs commandants ont pris des risques qui m'ont paru excessifs, et ne doivent leur salut qu'aux erreurs et à l'affaiblissement de leurs adversaires. Le Mogador et le Volta auraient probablement été perdus très rapidement si le groupe sud italien avait été mieux dirigé. Pareillement, Le Fantasque s'est exposé inutilement à la fin de l'affrontement, en prolongeant un duel au canon avec le Savoia. Ce dernier était condamné par l'arrivée imminente des 3ème et 4ème DC et la prise de risques n'était à mon avis pas justifiée.

Enfin, j'ai bien du mal à comprendre le sens, s'il y en a un, de la longue route vers le nord-est de la 8ème DCT. J'imagine que son commandant attendait des ordres, qui ne venaient pas. C'est regrettable car cela a définitivement éloigné la division du centre du combat. Je relève à ce propos qu'au final la contribution de la 8ème DCT dans la bataille a été plus que modeste : là où d'autres contre-torpilleurs ont tiré des centaines de coups (Mogador 750, Volta 500 ou Fantasque 400), L'Indomptable et Le Malin en ont tiré à peine 150 à eux deux. Le bilan de la 8ème DCT en termes de coups au but est tout aussi décevant : Le Malin peut revendiquer 4 coups au buts (contre le Colleoni), et L'Indomptable aucun, ce qui est peu comparé aux 43 de la 10ème DCT et 172 de la 6ème DCT. Il semble que la 8ème DCT n'ait jamais été bien placée pour peser sur les combats.
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MessageSujet: Re: [CR] - Amirauté : la bataille de Punta Salinas, 24 juin 1940   Ven 26 Fév 2016, 17:09

5 Conclusion

Cette bataille conclut la mini campagne commencée en 2014 avec la bataille de la Mer de Libye. Elle s'achève sur un triomphe – sans lendemain – pour la marine française et un désastre pour la Regia Marina, qui abordera la guerre contre le Royaume-Uni dans de bien mauvaises conditions.

La magnifique victoire de Punta Salinas restera dans les annales de l'histoire militaire et navale française, et son principal artisan, le contre-amiral Marquis, sera vénéré comme un héros. Cette gloire lui évitera la disgrace qu'il connut historiquement (il fut révoqué à la libération puis condamné à 5 ans de prison et à l'indignité nationale pour son rôle dans le sabordage de la flotte à Toulon), et hélas, participera au prestige du gouvernement collaborationniste du maréchal Pétain.

Le contre-amiral Bourragué bénéficiera lui aussi du prestige de la victoire, qui lui évitera d'être limogé par Darlan après l'épisode de Dakar. L'audace folle, que certains qualifieront de témérité, dont l'amiral Lacroix a fait preuve, et les incroyables succès qu'il a obtenu (la 6ème DCT a anéanti presque toute seule la 2ème DC italienne) sera très appréciée par sa hiérarchie, qui a besoin de mettre en avant non seulement des chefs énergiques, mais également des héros capables de rassurer l'opinion. Son prestige et son assurance le propulseront à la tête de la Force de Haute Mer en 1942, à la place de l'amiral Laborde, et il entrera dans la légende pour avoir ordonné à la flotte d'appareiller devant l'avancée des troupes allemandes en novembre 1942.

La combativité du capitaine de vaisseau Still sera elle aussi appréciée. Son rôle dans la victoire lui épargnera les fourches caudines de l'épuration et il finira vice-amiral dans la marine de la IVème République. Le peu de succès rencontré par la 8ème DCT freinera la carrière du capitaine de vaisseau Barthes, et celui-ci verra le commandement du Jean-Bart puis la promotion au grade de contre-amiral lui échapper.

Pour aller au delà de ce bilan ludique, qui pourrait être amer pour certains, je relèverai certains points encourageants pour notre pratique. Même si la défaite italienne est totale, même si j'ai relevé un certain nombre d'erreurs (réelles ou supposées), il n'en demeure pas moins que la qualité générale du jeu progresse. A l'exception notable de la bourde de l'amiral Casardi, bien excusable au vu de l'inexpérience du joueur, il n'y a pas eu de comportements incohérents, d'erreurs aberrantes comme dans certaines parties passées. Les erreurs que vous avez fait ne heurtent ni l'esprit ni la cohérence du jeu, et s'avèrent à la fois en partie inévitables et excusables, personne, pas même les officiers de l'époque, n'étant à l'abri d'une mauvaise décision. La victoire française est certes méritée mais la sévérité de la défaite italienne n'implique pas l'incompétence des joueurs concernés.

Je note également et avec plaisir que l'arbitrage n'a pas fait trop de fausses notes. Le système de jeu, même s'il reste perfectible, tourne bien. Les interfaces donnent globalement satisfaction, et si quelques règles mériteraient d'être peaufinées, la modélisation ne soulève pas de problème majeur.

Je finirai en remarquant que cette partie a donné raison de très belle façon au fameux proverbe Audaces fortuna juvat. Amirauté a décidément bien des mérites, puisque ce vénérable jeu nous amène à citer Virgile ...
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MessageSujet: Re: [CR] - Amirauté : la bataille de Punta Salinas, 24 juin 1940   Ven 26 Fév 2016, 17:11

La version complète (avec carte, photos et statistiques des tirs) à cette adresse :
https://fr.groups.yahoo.com/neo/groups/amiraute-ww2/files/Comptes%20rendus%20de%20parties/
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MessageSujet: Re: [CR] - Amirauté : la bataille de Punta Salinas, 24 juin 1940   Ven 26 Fév 2016, 17:51

cheers thumright
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MessageSujet: Re: [CR] - Amirauté : la bataille de Punta Salinas, 24 juin 1940   Ven 26 Fév 2016, 19:37

Francis Marliere a écrit:
3  Commentaires
Ce compte-rendu est une narration imparfaite du déroulement de la partie, telle que je l'ai vécue en tant qu'arbitre. L'imperfection de ce récit est dû au manque de temps et de place pour prendre en compte la multitude de détails qu'il faudrait évoquer pour rendre compte précisément de l'affrontement, mais aussi à mon incapacité, faute de temps et d'énergie, à prendre des notes à la fin de chaque tour, comme je l'ai fait pour d'autres parties. Nous nous contenterons donc, hélas, d'un compte-rendu grossier et parfois approximatif, reconstitué à partir des kml, de mon aide de jeu et de vos interfaces.[…]
Au final, il me semble qu'il faille parler de dissymétrie plutôt que parler de déséquilibre des forces. Chaque camp avait les cartes pour l'emporter s'il combattait de la façon adéquate. L'escadre française, qui a imposé un combat à courte distance, a joué ses atouts et a logiquement remporté le combat.
Citation :
5  Conclusion
Cette bataille conclut la mini campagne commencée en 2014 avec la bataille de la Mer de Libye. […]
Pour aller au delà de ce bilan ludique, qui pourrait être amer pour certains, je relèverai certains points encourageants pour notre pratique. […]
Je note également et avec plaisir que l'arbitrage n'a pas fait trop de fausses notes. Le système de jeu, même s'il reste perfectible, tourne bien. […]
Je finirai en remarquant que cette partie a donné raison de très belle façon au fameux proverbe Audaces fortuna juvat. Amirauté a décidément bien des mérites, puisque ce vénérable jeu nous amène à citer Virgile…
Imperfection de la narration ? Qu'aurait-ce été, si le temps et la place avaient été plus grands ? Le récit tel qu'il se lit, semble clair et compréhensible. L'arbitrage peut en être légitimement satisfait.

PS : qu'est-ce donc que « des kml » ? scratch
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MessageSujet: Re: [CR] - Amirauté : la bataille de Punta Salinas, 24 juin 1940   Ven 26 Fév 2016, 20:11

les kml sont des fichiers qui en gros permettent de tracer les routes des bâtiments sur Google Earth

c'est diabolique !
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MessageSujet: Re: [CR] - Amirauté : la bataille de Punta Salinas, 24 juin 1940   Ven 26 Fév 2016, 20:36

pour le compte rendu de la partie

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MessageSujet: Re: [CR] - Amirauté : la bataille de Punta Salinas, 24 juin 1940   Sam 27 Fév 2016, 10:09

DahliaBleue a écrit:
Imperfection de la narration ? Qu'aurait-ce été, si le temps et la place avaient été plus grands ? Le récit tel qu'il se lit, semble clair et compréhensible. L'arbitrage peut en être légitimement satisfait.

PS : qu'est-ce donc que « des kml » ? scratch

Chère Dahlia, merci pour tes commentaires élogieux. L'imperfection que j'évoquais vise plus le fond (bien des événements n'ont pas été relatés, ou trop succinctement, comme la rapide désorganisation des DCT françaises) que la forme (qui est certes perfectible, mais me semble tout de même correcte).
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MessageSujet: Re: [CR] - Amirauté : la bataille de Punta Salinas, 24 juin 1940   

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[CR] - Amirauté : la bataille de Punta Salinas, 24 juin 1940
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