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 CROISEURS LEGERS CLASSE ATLANTA

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clausewitz
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MessageSujet: CROISEURS LEGERS CLASSE ATLANTA    Jeu 10 Juil 2014, 21:24

CROISEURS LEGERS CLASSE ATLANTA
(ETATS-UNIS)


Le croiseur léger USS Atlanta (CL-51) le 16 octobre 1942 vu du croiseur lourd San Francisco, moins d'un mois avant sa destruction

AVANT-PROPOS

Le traité de Washington rabat les cartes

Photo de la conférence de Washington (novembre 1921-février 1922)

La fin du 19ème siècle et le début du 20ème siècle est marqué par une course aux armements navals entre la Grande-Bretagne et l'Allemagne.

L'Allemagne wilhelmienne rêvant de colonies et de rayonement mondial décide de se dôter d'une puissante marine de guerre. Cela à pour conséquence de lui alliéner définitivement Londres qui choisit l'alliance franco-russe.

Des dizaines de cuirassés et de croiseurs de bataille sont produits par les deux pays, laissant loin derrière les autres pays comme la France qui se lance tardivement dans la construction de cuirassés, le programme naval de 1912 n'ayant été qu'ébauché.

Alors que le premier conflit mondial fait rage en Europe, une nouvelle course aux armements s'engage entre le Japon et les Etats-Unis pour le contrôle du Pacifique.

La Grande-Bretagne tente de suivre le processus mais épuisée par celle qui aurait du être la Der des ders, elle ne peur que constater que son ancienne colonie et son allié asiatique ont plus de moyens qu'elle.

Cette débauche de construction de navires de ligne choque et inquiète les opinions publiques qui réclament une limitation des armements navals.

En novembre 1921, une conférence se réunit à Washington pour aboutir à un traité de limitation des armements navals, le traité de Washington signé le 6 février 1922.

Il limite les tonnages globaux entre pays avec une domination des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne devant le Japon alors que l'Italie obtient la parité avec la France.

Dans chaque catégorie, on limite les caractéristiques unitaires pour chaque navire. Un cuirassé est ainsi définit comme un navire de 10 à 35000 tonnes armés de canons de 203 à 406mm.

Cela entraine l'abandon de la construction de la majorité des cuirassés et des croiseurs de bataille, les seuls achevés (Akagi Kaga Lexington Saratoga Béarn) l'étant en porte-avions.

Ce traité stoppe la fièvre des constructions de cuirassés et de croiseurs de bataille mais lance la construction massive (même si tout est relatif) de croiseurs.

Comme les limites basses des cuirassés sont 10000 tonnes et des canons de 203mm, on va construire des croiseurs lourds (Heavy Cruiser, croiseur de 1ère classe) appelés ironiquement par les anglo-saxons Thinclad battleship ou cuirassés en papier d'étain, les premiers croiseurs lourds privilégiant l'armement et la vitesse à la protection.

Ces croiseurs lourds dès le début sont contestés. Ils sont vus comme trop peu protégés et incapables d'affronter des cuirassés. Les britanniques qui ont besoin de nombreux croiseurs pour protéger les lignes de communication de leur Empire gigantesque et ne peuvent en construire autant qu'ils en voudraient.

Un nouveau traité de limitation des armements navals est signé à Londres le 22 avril 1930 qui définit deux catégories de croiseurs, les croiseurs de type B ou croiseurs légers dont l'armement maximal peut être des canons de 155mm (pour ne pas surclasser les Duguay-Trouin français) et les croiseurs type A ou croiseurs lourds décrits plus haut.

Ce traité tout comme un nouveau traité de Londres signé en 1936 ne sera que très partiellement appliqué, le contexte géopolitique tendu poussant les signataires à refuser tout limitation de sa liberté de construction des croiseurs.

Les traités de Washington et de Londres n'ont donc pas limité les armements navals mais ont simplement redéployés les efforts vers d'autres catégories de navires.  

Les croiseurs américains : du lourd et du léger

Les croiseurs lourds de l'US Navy

Le USS Salt Lake City (CA-25)

Les premiers croiseurs lourds de la marine américaine sont les deux navires de classe Pensacola, les Pensacola et Salt Lake City.

Ces deux Pensacola sont jugés comme ratés par les américains. Obsédés par l'idée de ne pas dépasser les limites du traité, ils obtiennent des navires de 9910 tonnes, trop courts et trop chargés dans les hauts.

Le premier nommé est mis en service en février 1930, le second dès le mois de novembre 1929. Ils participent au second conflit mondial dans le Pacifique. Ils y survivent tous les deux et terminent comme cibles à Bikini (opération Crossroads) en 1946.

Caractéristiques Techniques de la classe Pensacola

Déplacement :  9100 tonnes (standard) 11512 tonnes (pleine charge) Dimensions :  longueur 178.30m largeur 19.90m tirant d'eau : 5.80m

Propulsion :  turbines à engrenages Parson alimentées par huit chaudières à mazout dévellopant une puissance totale de 107000ch et actionnant 4 hélices

Vitesse maximale :  32.7 noeuds Distance franchissable :  13000 miles nautiques à 15 noeuds

Protection :  ceinture de 64 à 101mm selon les endroits, ponts blindés 25à 44mm tourelles blindées entre 19 et 64mm, barbettes blindées à 19mm tour de commandement blindé à 32mm

Armement : 10 canons de 203mm en quatre tourelles (deux tourelles doubles et deux tourelles triples), quatre canons de 127mm en affûts simples, 24 canons de 40mm Bofors, 28 canons de 20mm Oerlikon et six tubes lance-torpilles de 533mm en deux plate-formes triples.

Aviation :   Deux catapultes et quatre hydravions

Equipage : 635 officiers et marins



Le USS Northampton (CA-26)

Les six Northampton ( Northampton, Chester, Louisville, Chicago, Houston et Augusta) qui suivent tirent les leçons des ratés de la classe Pensacola. En effet, les Northampton réduisent l'armement principal à 9 canons de 203mm en trois tourelles triples, la coque est allongée de 4m et le gaillard d'avant surelévé pour améliorer la tenue à la mer.

Le Northampton, le Houston, l'Augusta et le Chester sont mis en service en 1930, les Louisville et Chicago en 1931. Trois navires sont coulés, tous dans le Pacifique,le Northampton le 1er décembre 1942 à la bataille de Tassafaronga, le Chicago à l'île Renell le 29 janvier 1943 et le Houston dès le mois de février 1942 dans la bataille du détroit de la Sonde. Les autres sont mis en réserve dans l'immédiat après guerre et démolis en 1959.

Caracteristiques Techniques de la classe Northampton

Déplacement :  standard 9300 tonnes pleine charge 12350 tonnes Dimensions :  longueur 182.9m largeur 20.1m tirant d'eau : 5.0m

Propulsion :  4 turbines vapeur à engrenages Parsons alimentées par 8 chaudières White-Forster dévellopant 107000ch et actionnant 4 hélices.

Vitesse maximale :  32.5 noeuds Distance franchissable :  inconnue

Protection :  ceinture 76mm pont au dessus de la salle des machine 25mm parois latérales de la salle des machines 95mm pont au dessus des soutes à munitions 51mm barbettes 38mm tourelles 64mm pour l'avant, 51mm pour le toit et 19mm pour l'arrière et les côtés.

Armement :  neuf de 203mm en trois tourelles triples (deux avant et une arrière), douze canons de 127mm en affûts simples, 24 canons de 40mm et 28 canons de 20mm;  6 tubes lance-torpilles de 533mm en deux plate-formes triples

Aviation :  deux catapultes derrière le mat tripode et le bloc passerelle avec quatre hydravions

Equipage : 55 officiers et 566 officiers mariniers et marins soit un total de 621 hommes



Le USS Portland (CA-33) le 14 juin 1942

A l'origine, il était prévu que les Northampton soit au nombre de huit mais au final, les Portland et Indianapolis furent au final plus longs de trois mètres, des superstructures et une protection modifiée et une DCA renforcée et formèrent donc la classe Portland, le premier étant mis en service en février 1933, le second en novembre 1932.

Ces deux navires participèrent au second conflit mondial dans le Pacifique. Si le Portland survécu au conflit (désarmé en juillet 1946 et démoli en 1959), l'Indianapolis fût coulé le 30 juillet 1945 par le sous-marin japonais I-58 après avoir transporté la première bombe atomique.

Caracteristiques Techniques de la classe Portland

Déplacement : standard 9800 tonnes Longueur : 186m Largeur : 20.14m Tirant d'eau : 5.21m

Propulsion : quatre groupes de turbines à engrenages Parsons alimentées en vapeur par huit chaudières le tout dévellopant 107000ch et entrainant quatre hélices.

Performances : vitesse maximale 32.7 noeuds distance franchissable 10000 miles nautiques à 15 noeuds

Armement : 9 canons de 203mm en trois tourelles triples (deux avant et une arrière), 8 canons de 127mm antiaériens, 8 mitrailleuses de 12.7mm

Aviation : deux catapultes et quatre hydravions

Equipage : 848 officiers et marins



Le USS New Orleans (CA-32)

En même temps que les Portland, l'US Navy fait financer un nouveau modèle de croiseur lourd, la classe New Orleans.

Par rapport aux Portland, leur coque est plus courte (179m contre 186m), les installations d'aviation sont regroupées à l'arrière, les tourelles de 203mm sont d'un nouveau modèle (pour une partie de la classe) et la protection est bien plus importante puisque dans le devis de poids, la protection représente 15% contre 6% pour les Northampton et les Portland.

Dernière classe construire selon les limitations du traité de Washington, cette classe peut être subdivisé en trois séries. Les New Orleans (CA 32), Astoria (CA 34) et Minneapolis (CA 36) forment le Block I, les Tuscaloosa (CA 37) et San Francisco (CA 38) financés au budget 1930 (année fiscale 1929-30) forment le Block II et enfin les Quincy (CA 39) et Vincennes (CA 44) financés au budget 1933 (année fiscale 1932-33) forment le Block III.

Le New Orleans, l'Astoria, le Minneapolis, le Tuscaloosa et le Vincennes sont mis en service en 1934, le San Francisco et le Quincy dès 1933.

Trois navires sont coulés au cours de la bataille du détroit de Savo dans la nuit du 8 au 9 août 1942 en l'occurence l'Astoria, le Quincy et le Vincennes.

Le New Orleans est désarmé en février 1947 (démoli en 1959), le Minneapolis en février 1947 (démoli en 1959 également), le Tuscaloosa et le San Francisco sont désarmés en février 1946 et démolis en 1959

Caractéristiques Techniques des New Orleans

Déplacement : standard 10298 tonnes pleine charge 12692 tonnes Dimensions :  longueur hors tout : 179.25m largeur : 18.81m tirant d'eau : 5.90m

Propulsion :  quatre turbines à engrenages Westinghouse alimentées en vapeur par huit chaudières Babcock & Wilcox dévellopant une puissance maximale de 107000ch et entrainant quatre hélices

Performances :  vitesse maximale 32.7 noeuds distance franchissable : 14000 miles nautiques à 15 noeuds

Protection :  ceinture de 76 à 127mm pont blindé : 32 à 57mm tourelles de 203mm : 38 mm barbettes : 127mm (165mm sur le San Francisco) bloc passerelle 127mm

Armement : (New Orleans Astoria Mineapolis) 9 canons de 203mm (8inch) Mark 9 en trois tourelles triples (deux avant et une arrière) (Tuscaloosa, San Francisco, Quincy et Vincennes) : 9 canons de 203mm (8inch) Mark 12 en trois tourelles triples (deux avant et une arrière).

Les sept croiseurs de classe New Orleans disposaient d'un même modèle de canons pour ce qui concerne l'artillerie secondaire soit 8 canons de 127mm (5inch) Mark 13 en 8 affûts simples.

-8 mitrailleuses antiaériennes de 12.7mm remplacées au cours de la guerre pour les quatre survivants par des canons de 20 et de 40mm, le New Orleans disposant à la fin de la guerre de 16 canons de 40mm Bofors et de 19 canons Oerlikon de 20mm.

Aviation :  deux catapultes installées à l'arrière de la deuxième cheminée pour un total de quatre hydravions. A la fin du conflit, un catapulte fût débarquée pour limiter la surcharge dans les hauts

Equipage :  876 officiers et marins



Le USS Wichita (CA-45) en 1943

Aux New Orleans succède l'unique Wichita (CA-45), un croiseur lourd reprennant la coque des Brooklyn et qui peut être considéré comme le prototype des Baltimore. Il est mis en service en février 1939 et participe au second conflit mondial en Europe et dans le Pacifique. Il est désarmé en avril 1947 et démoli en 1959 après avoir vainement attendu un réarmement.

Caractéristiques Techniques du USS Wichita

Déplacement : standard 9767 tonnes pleine charge 11074 tonnes  Dimensions : longueur hors tout 185.42m largeur 18.82m tirant d'eau 6.05m

Appareil propulsif : 4 turbines à engrenages Parson alimentées par 8 chaudières Babcock & Wilcox dévellopant une puissance totale de 100000ch et entrainant quatre hélices

Performances : vitesse maximale 32.5 noeuds distance franchissable 10000 miles nautiques à 15 noeuds

Protection : ceinture blindée : 140mm pont blindé : 50mm barbettes : 152mm tourelles de 203mm : (toit) 50mm (côtés) 170mm

Armement : neuf canons de 203mm en trois tourelles triples (deux avant et une arrière), huit canons de 127mm en huit affûts simples, 8 mitrailleuses de 12.7mm antiaériennes (probablement remplacées au cours du conflit par des canons de 20mm et de 40mm)

Aviation :  deux catapultes installés à la poupe avec quatre hydravions.

Equipage :   929 officiers et marins


Quand aux Baltimore, leur traitement sort du cadre de cet article car ils rentrent en service bien après l'attaque sur Pearl Harbor.

Les croiseurs légers de l'US Navy

Les premiers croiseurs légers modernes de la marine américaine appartiennent à la classe Omaha, des navires conçus dans le cadre du programme naval de 1916, programme abandonné suite au traité de Washington.


Le croiseur léger USS Omaha (CL-4)

Dix navires sont construits, cinq navires sont mis en service en 1923 (Omaha Milwaukee Détroit Richmond Concord), quatre en 1924 (Cincinatti Raleigh Trenton Marblehead) et le dernier, Menphis en 1925.

Ces navires sont dépassés dès leur mise en service et si ils participent au second conflit mondial, ils ne participeront qu'à des missions secondaires, seul le Marblehead participant aux premières opérations de la guerre du Pacifique, y survivant par miracle.

Ils sont désarmés en 1945 dès la fin du conflit (seul le Détroit ne le sera qu'en 1946) et promptement démolis.

Caractéristiques Techniques de la classe Omaha

Déplacement : standard 7162 tonnes pleine charge 9296 tonnes Dimensions : longueur (hors tout) 169.3m (entre perpendiculaires) 167.6m largeur : 16.85m tirant d'eau : 4.11m

Propulsion : quatre groupes de turbines à engrenages  dévellopant une puissance totale de 90000ch et entrainant quatre hélices

Performances : vitesse maximale 34 noeuds distance franchissable : 8460 miles nautiques à 10 noeuds

Protection : ceinture blindée de 76mm pont blindé de 38mm

Armement (origine) : douze canons de 152mm (dix sur les  Cincinatti, Raleigh Detroit Richmond et Marblehead) répartis en deux tourelles doubles et six à huit en casemates, 8 canons de 76.2mm en affûts simples, 2 canons de 47mm, 8 mitrailleuses de 12.7mm, 6 tubes lance-torpilles de 533mm en deux plate-formes triples et potentiellement 224 mines

Aviation : deux catapultes installées à l'arrière et deux hydravions

Equipage : 800 officiers et marins


Comme nous l'avons vu plus haut, les croiseurs lourds type Washington ne satisfont personne et se révèlent trop gros pour nombre de missions. Si la plupart des marines continuent de construire des croiseurs lourds, les croiseurs légers sont privilégiés pour des raisons coûts et pour éviter de dépasser les plafonds des traités.

L'apparition des Mogami force les américains à réagir. Ces navires sont des croiseurs lourds-légers c'est à dire des croiseurs lourds par leur déplacement mais armés de canons de 155mm, canons qui seront remplacés peu avant le conflit et après dénonciation des traités par des canons de 203mm.

La riposte américaine s'appelle la classe Brooklyn qui comme leurs potentiels et probables adversaires sont armés de quinze canons de 152mm en cinq tourelles triples.


Le USS Philadelphia (CL-41) le 26 avril 1943

Les Brooklyn sont mis en service en 1937 (Brooklyn Philadelphia) et en 1938 (Savannah Nashville Phoenix Boise Honolulu) et vont participer au conflit auquel ils survivent, cinq d'entre-eux étant cédés à des marines sud-américaines (deux en Argentine, deux au Chili et un au Brésil), les deux autres (Savannah Honolulu) n'étant pas transférés en raison des avaries subies au cours du second conflit mondial.

Caracteristiques Techniques de la classe Brooklyn

Déplacement : standard 9767 tonnes pleine charge 11074 tonnes Dimensions : longueur hors tout 185m largeur 19m tirant d'eau 7m

Appareil propulsif : 4 turbines à engrenages Parson alimentées par 8 chaudières Babcock & Wilcox dévellopant une puissance totale de 100000ch et entrainant quatre hélices

Performances : vitesse maximale 32.5 noeuds distance franchissable 10000 miles nautiques à 15 noeuds

Protection : ceinture blindée : 140mm pont blindé : 50mm barbettes : 152mm tourelles de 152mm : (toit) 50mm (côtés) 170mm

Armement : quinze canons de 152mm en cinq tourelles triples (trois avant et deux arrières), huit canons de 127mm en huit affûts simples, 8 mitrailleuses de 12.7mm puis des canons de 20 et de 40mm,

Aviation :  deux catapultes à la poupe et jusqu'à quatre hydravions

Equipage : 868 officiers et marins


A ces sept navires succèdent deux autres navires étroitement dérivés qui sont d'ailleurs parfois intégrés à la classe Brooklyn. Baptisés Saint Louis et Helena, ils sont admis au service actif en 1939 mais connaissent des sorts différents : le Saint Louis survit à la guerre et termine sa vie sous pavillon brésilien (désarmé en 1976, démoli en 1980) alors que l'Helena est coulé lors de la bataille du golfe de Kula dans la nuit du 5 au 6 juillet 1943.


Le USS Saint Louis (CL-49) à Mare Island le 6 mars 1942

Caracteristiques Techniques de la classe Saint Louis

Déplacement :  standard 9071 tonnes pleine charge 12090 tonnes Dimensions : longueur hors tout 185m largeur 19m tirant d'eau 7m

Appareil propulsif : 4 turbines à engrenages Westinghouse alimentées par 8 chaudières Babcock & Wilcox dévellopant une puissance totale de 100000ch et entrainant quatre hélices

Performances : vitesse maximale 33 noeuds distance franchissable 10000 miles nautiques à 15 noeuds

Protection : ceinture blindée : 76 à 127mm pont blindé : 51mm barbettes : 152mm tourelles de 152mm : (toit) 50mm (côtés) 170mm

Armement : 15 canons de 152mm en cinq tourelles triples (trois avant et deux arrières). 8 canons de 127mm en quatre affûts doubles (deux avant et deux arrières), 8 mitrailleuses de 12.7mm et 8 canons de 28mm remplacés sur le Saint Louis par 24 canons de 40mm et 10 canons de 20mm, un grenadeur axial

Aviation :  deux catapultes à la poupe pour quatre hydravions Curtiss SOC-2 Seagull.

Equipage :  888 officiers et marins  


Les Brooklyn sont les derniers croiseurs légers standards de l'US Navy à entrer en service avant Pearl Harbor, les Cleveland n'apparaissant que bien après le «jour d'infamie». Ils sont cependant pas les derniers croiseurs car une autre classe de croiseurs est construite avant guerre, la classe Atlanta.

Genèse de la classe Atlanta

Comme je l'ai dit à plusieurs reprises, les britanniques n'ont jamais été satisfaits de leurs croiseurs, toujours trop gros et toujours trop chers alors que les besoins étaient considérables notamment pour protéger les lignes de communication d'un empire sur lequel le soleil ne se couchait jamais.

Londres ne cessa durant les années trente de vouloir réduire la taille maximale autorisée des croiseurs afin d'en construire suffisamment pour étancher ses besoins tout en respectant le budget.

Les américains sans suivre les limitations avaient estimé avoir besoin de croiseurs légers plus petits que les Brooklyn et les Saint Louis pour accompagner les navires de ligne mais surtout pour commander et appuyer les destroyers.

C'est ainsi que les américains financent par le Vinson-Trammell Act d'avril 1939 et le programme d'expansion de 70% du 19 juillet 1940 la construction de huit croiseurs légers de classe Atlanta, croiseurs légers considérés comme antiaériens puisqu'ils sont armés de canons de 127mm à double usage.

Comme souvent, les projets et les esquisses sont nombreux avec pas moins de vingt-six projets, des navires de 3500 à 8400 tonnes, armés de 8 canons de 127mm à 12 canons de 152mm.

Le projet définitif est arrêté en juillet 1938. Il dessine un navire de 6593 tonnes avec un armement principal composé de seize canons de 127mm en tourelles doubles (trois à l'avant, trois à l'arrière et deux latérales arrières).

Leurs machines dévellopant 75000ch équiperont également les porte-avions de classe Essex. Grâce à cette puissance, les navires doivent pouvoir filer à 32.5 nœuds même si aux essais, ils se montreront plus rapides à un déplacement plus important.

Le Vinson-Trammell Act finance la construction des quatre premiers baptisés Atlanta (CL-51) Juneau (CL-52) San Diego (CL-53) et San Juan (CL-54) alors que le 70% Expansion Act finance la construction des quatre derniers, les Oakland (CL-95) Reno (CL-96) Flint (CL-97) et Tucson (CL-98).

Certains auteurs considèrent que la classe Atlanta compte onze navires. Pour ma part je considère que le Juneau (CL-119), le Spokane (CL-120) et Fresno (CL-121) comme appartenant à une classe particulière. Je ne l'aborderai pas dans cet article.

Au final, les Atlanta se révéleront être des navires médiocres. Conçu à la fois comme conducteurs de flottilles et croiseurs antiaériens, ils se révéleront sous-armés en combat antisurface.

Mal protégés et à la stabilité perfectible, ils ne laisseront pas un grand souvenir au sein de l'US Navy mis à part les deux premiers coulés dans un combat de surface notamment le Juneau pour une raison que nous verrons en temps utile.

La preuve c'est que seulement trois croiseurs d'une version améliorés, la classe Juneau seront construits et uniquement à la fin de la guerre, seul le premier connaissant une vrai carrière lors de la guerre de Corée, les autres ne passant que peu de temps au service actif.

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MessageSujet: Re: CROISEURS LEGERS CLASSE ATLANTA    Jeu 10 Juil 2014, 21:41

CARRIERE OPERATIONNELLE

Le USS Atlanta (CL-51)

Le USS Atlanta (CL-51)

Présentation

6 septembre 1941 : lancement du croiseur léger Atlanta

-Le USS Atlanta (CL-51) est mis sur cale aux chantiers navals Federal Shipbuilding & Drydcok Company de Kearny (New Jersey) le 22 avril 1940 lancé le 6 septembre 1941 avec pour marraine, Margareth Mitchell, l'auteur du roman Autant en Emporte le Vent et commissioné le 24 décembre 1941.


Photomontage des symboles de la ville d'Atlanta

Le premier croiseur léger de cette classe porte le nom d'une ville du Sud des Etats-Unis, capitale de l'Etat de Georgie, ville rendue célèbre notamment par le film Autant en Emporte le Vent.

Fondée en 1837 à l'intersection de deux voies de chemin de fer, cette ville est détruite lors de la guerre de Secession par le général Sherman mais parvient à se relever de ces cendres, devenant capitale de la Georgie en 1868.

Ville de Coca-Cola, elle est aussi la ville du mouvement des droits civiques avec Martin Luther King. Elle à accueilli les jeux olympiques d'été, les jeux du centenaire en 1996.

Les autres USS Atlanta

Le CL-51 est le troisième navire à porté le nom de la capitale de la Georgie. Il succède à un monitor issu d'un forceur de blocus confédéré mis en service en novembre 1861, saisi par l'Union le 17 juin 1863 et remis en service sous une nouvelle forme en février 1864.

Il est désarmé en février 1865 et perdu en 1869 lors d'un naufrage alors qu'il ralliait Haiti pour soutenir le président Sylvain Salnave en proie à une guerre civile.

Le second est un croiseur protégé commissionné en juillet 1886. C'est l'un des tous premiers navires de la New Navy. Il sert de juillet 1886 à septembre 1895 et de septembre 1900 à mars 1912. Rayé des registres le 24 avril 1912, il est vendu à un armateur privé le 10 juin 1912 mais j'ignore son sort final.

Deux autres navires ont ensuite été baptisé du nom de cette ville. Le quatrième Atlanta est un croiseur léger de classe Cleveland, le CL-104 mis sur cale le 25 janvier 1943, lancé le 6 février 1944 et mis en service le 3 décembre 1944.

Désarmé le 1er juillet 1949, il rayé du Naval Vessel Register le 1er octobre 1962, servant de navire d'expérimentation du 15 mai 1964 au 1er avril 1970 sous le nom d'IX-304. Il est coulé comme cible lors de tests d'explosifs au large de l'île de San Clemente (Californie) le 1er octobre 1970.


Le sous-marin USS Atlanta (SSN-712)

Le cinquième et actuellement dernier Atlanta est un sous-marin nucléaire d'attaque de classe Los Angeles, le SSN-712 en service de mars 1982 à décembre 1999.

Moins d'un an de service actif

Prémices

Le USS Atlanta (CL-51) à la mer

Techniquement prêt, le croiseur doit encore réaliser sa préparation opérationnelle au cours d'une croisière d'endurance exécutée en baie de Chesapeake et en baie de Casco jusqu'au 13 mars.

Il retourne ensuite au Brooklyn Naval Shipyard pour l'équivalent de nos démontages et modifications après essais.
Considéré comme «Bon pour le service» le 31 mars, le USS Atlanta (CL-51) quitte New York le 5 avril, arrive à Cristobal le 8, franchit le canal interocéanique et arrive à Balboa le 12 avril.

Il reprend ensuite la mer, exécutant une mission spéciale en exécutant une mission de reconnaissance sur l'atoll de Clipperton, une possession française. Les américains envisagent d'y aménager une base aérienne mais y renonce devant l'ampleur des travaux et le terrain difficile. Il arrive à Pearl Harbor le 23 avril 1942.

Le USS Atlanta au combat (1) : Midway

Le USS Atlanta (CL-51) à la mer à Pearl Harbor le 6 mai 1942

Dans les eaux hawaïennes, le croiseur léger perfectionne son entrainement au tir contre-avions avant d'appareiller le 10 mai pour rallier la Nouvelle Calédonie et le port de Nouméa, la base majeure de l'US Navy dans la région.

Le 16 mai, il rallie la Task Force 16 du vice-amiral Halsey, groupe occasionnel organisé autour des porte-avions Enterprise et Hornet, les deux seuls porte-avions opérationnels, le Yorktown étant gravement endommagé et le Saratoga en carénage.

Ce groupe de combat rentre à Pearl Harbor le 26 mai et repart le 28 mai pour cingler en direction de Midway, un atoll américain menacé par les japonais dont les intentions ont été décryptés par les cryptographes du capitaine Rochefort.

La Task Force opère au nord-est de l'atoll pour pouvoir intercepter les japonais venant du sud-ouest le 4 juin 1942. Durant la bataille, l'Atlanta couvrit de ses canons les porte-avions américains et notamment le Hornet. Ses canons n'empêchèrent pas la destruction du Yorktown qui avait miraculeusement échappé à la bataille de la mer de Corail. Il reçoit l'ordre de rentrer avec la TF 16 à Pearl Harbor le 11 juin 1942, arrivant à destination deux jours plus tard.

Après cette première bataille, le porte-avions continua son entrainement dans les eaux hawaïennes, passant au bassin les 1er et 2 juillet pour nettoyage de la coque et des travaux de peinture, étant de nouveau disponible le 6 juillet, continuant son entrainement à la fois au tir antiaérien mais également au tir contre-terre.

L'Atlanta au combat (2) : Guadalcanal

La bataille de Midway marque le premier vrai coup d'arrêt de l'avancée japonaise qui avait été freinée en mer de Corail. La perte de quatre porte-avions, de pilotes et de mécaniciens expérimentés va se révéler catastrophique car contrairement aux américains, les japonais ne pourront jamais les remplacer par du personnel aussi entrainé.

La guerre est cependant loin d'être gagnée d'autant qu'à l'été 1942, les alliés apprennent que les japonais ont entrepris la construction d'un aérodrome sur l'île de Guadalcanal dans les Salomons.

Si les japonais s'installent sur cet aérodrome, leurs bombardiers (dont les alliés ne sous-estiment plus l'efficacité depuis la destruction des croiseurs lourds anglais dans l'Océan Indien et de deux cuirassés de la Royal Navy) pourront interdire la mer de Corail à la navigation alliée et couper les communications entre l'Australie et les Etats-Unis.

Dans l'urgence, une opération amphibie est montée. C'est l'opération Watchtower (tour de guêt) appelée ironiquement Shoestring (lacet de chaussure) pour son caractère improvisé lancée le 8 août qui marque le début d'une campagne de six mois, la campagne de Guadalcanal où les conditions climatiques feront autant voir plus de dégâts que les coûts de l'adversaire.

Durant cette campagne, les combats terrestres vont se doubler de batailles navales et aéronavales, les américains et les japonais se disputant le contrôle des eaux entourant Guadalcanal. Schématiquement, les américains vont contrôler la zone le jour et les japonais la nuit, le «Tokyo Express» posant des problèmes redoutables aux américains.

Le 15 juillet 1942, le USS Atlanta (CL-51) toujours intégré à la TF16 appareille pour les Tonga, jetant l'ancre à Nukuʻalofa (Tonga) le 24 juillet, se ravitaillant en carburant avant de retrouver la force chargée de l'opération Watchtower, l'Atlanta étant affecté à la TF 61 chargée de couvrir la TF 62 chargée de l'opération.

Cette TF61 placée sous l'autorité du contre-amiral Fletcher dispose de trois porte-avions (Saratoga Enterprise Wasp), le cuirassé North Carolina, six croiseurs dont l'Atlanta et seize destroyers.

Le USS Atlanta (CL-51) va couvrir les porte-avions jusqu'au 9 août quand la force de porte-avions se retire, laissant selon les mots du général Vandergrift, commandant de la 1st Marines Division «le derrière à l'air».

La première bataille majeure de la campagne est la bataille du détroit de Savo (dans la nuit du 8 au 9 août) qui voit la destruction de quatre croiseurs alliés par les japonais, une véritable exécution.

Deux semaines plus tard, les américains sont avertis de l'envoi d'un convoi de renforts japonais, couvert par la Flotte Combinée. Des avions de reconnaissance américains repèrent l'ennemi le 23 août 1942.

Les américains sont déployés à 150 miles dans l'est des Salomons avec la TF-11 (porte-avions Saratoga deux croiseurs et cinq destroyers), la TF-16 (future TF-61) (porte-avions Enterprise cuirassé North Carolina, un croiseur lourd, le croiseur léger antiaérien Atlanta et six destroyers) et la TF-18 (porte-avions Wasp trois croiseurs et sept destroyers)

La bataille opposa d'abord les groupes aériens américains et japonais. Toujours le 24 août, l'Atlanta assura la protection du porte-avions Enterprise en établissant un véritable barrage antiaérien contre les avions japonais ce qui n'empêcha pas le porte-avions d'encaisse une bombe et cinq autres à toucher, des near-misses provoquant leur lot de dégâts avec le souffle et les vibrations des explosions.

Le 31 août 1942, le porte-avions Saratoga est torpillé par le sous-marin I-26. Endommagé, le porte-avions est prit en remorque par le croiseur lourd Minneapolis, l'Atlanta assurant la protection du remorqué et du remorqueur. La petite force arrive à Tongatapu le 6 septembre, le croiseur léger en profitant pour effectuer de menues réparations et reposer son équipage.

Une semaine plus tard, le croiseur léger escorté par deux destroyers ralli Nouméa le 19 où le CL-51 se ravitaille en carburant, vivres et munitions, reprennant la mer deux jours plus tard au sein du YG 66.4 puis de la TF17 à partir du 23 septembre, menant une mission de chasse au commerce ennemi en compagnie de deux destroyers et du cuirassé Washington jusqu'au 26 septembre, date de son retour à Tongatapu.  


Le USS Atlanta (CL-51) le 1er octobre 1942

Il reprend la mer le 7 octobre, escortant un convoi en direction de Guadalcanal (11-14 octobre) avant de rallier Espiritu Santo le 15 pour se ravitaillement en carburant. Il est alors affecté à la TF64 de l'amiral Lee pour tenter de sécuriser les approches maritimes de Guadalcanal c'est à dire interdire l'accès aux îles au Tokyo Express. Il se ravitaille à Espiritu Santo et reprend la mer le 23 octobre 1942.

Deux jours plus tard, les japonais échouent à éjecter les marines et les G.I de l'île de Guadalcanal ce qui permettrait la reprise d'Henderson Field, l'aérodrome qui permet en journée aux américains de faire la loi dans les eaux entourant cette île.

Parallèlement à cette offensive, une nouvelle bataille navale à lieu entre les deux flottes, les deux camps engageant leurs porte-avions, Enterprise et Hornet d'un côté _les deux porte-avions formant respectivement une TF-16 (un porte-avions, le cuirassé South Dakota deux croiseurs et huit destroyers) et une TF-17 (quatre croiseurs et cinq destroyers)_  et les japonais engageant quatre porte-avions (Shokaku Zuikaku Junyo et Zuiho).

Des navires de surface de première ligne sont également engagé avec côté américain une TF-64 organisé autour du cuirassé Washington, du croiseur lourd San Francisco, du croiseur léger Helena, du croiseur léger antiaérien Atlanta et de deux destroyers, les japonais engageant quatre cuirassés, onze croiseurs et des destroyers mais cette force puissante sur le papier est divisée.

C'est l'acte de naissance de la bataille de l'île de Santa Cruz qui à lieu jusqu'au 26 octobre, bataille qui voit la destruction du Hornet, le porte-avions du raid sur Tokyo.

Le lendemain, 27 octobre, la TF-64 effectue un raid à grand vitesse pour détruire toute présence ennemi dans ses eaux disputées mais sans contact avec l'ennemi.

Le lendemain, le USS Atlanta (CL-51) devient navire amiral du TG 64.2, embarquant le contre-amiral Norman Scott qui avait jusqu'ici posé sa marque sur le croiseur lourd San Francisco.

Après s'être ravitaillé auprès du cuirassé USS Washington (BB-56), l'Atlanta accompagné des destroyers Aaron Ward (DD-483) Benham (DD-397) Fletcher (DD-445) et Lardner (DD-487) couvrent le 30 un convoi transportant des canons de 155mm pour la garnison de Guadalcanal puis bombardent au canon de 127mm les positions japonaises. Ils sont de retour le 31 octobre à Espiritu Santo.

Une fin tragique : la bataille navale de Guadalcanal

Carte représentant la bataille fatale à l'Atlanta

La campagne de Guadalcanal sera gagnée par celui qui parviendra à interdire à l'ennemi l'accès à l'île. Force est de constater que la campagne est longtemps indécise, les adversaires se livrant à une véritable bataille d'usure.

Le 11 novembre 1942, le USS Atlanta (CL-51) et quatre destroyers arrivent à Lunga Point en escorte d'un convoi de trois transports, les Zeilin (AP-9) Libra (AK-53) et Betelgeuse (AK-28). Le croiseur léger et les destroyers assurent la couverture du déchargement de ces navires transportant renforts (le 182ème RI) et fournitures logistiques.

Dans la journée du douze, une alerte aérienne retenti et les transports doivent se replier, guidés par le croiseur pendant que les destroyers assuraient la protection latérale.

Les avions ne visaient pas les navires mais l'aérodrome de Guadalcanal, le croiseur et le destroyer descendant un certain nombre d'avions, certains appareils japonais s'intéressant d'un peu trop près aux transport dont un est légèrement endommagé mais ils peuvent retourner à Lunga Point pour terminer le déchargement.

Une heure plus tard, nouvelle attaque aérienne cette fois menée non plus par des bombardiers en piqué Aichi A3D Val mais par des bimoteurs Mitsubishi G4M «Betty» venus de Rabaul qui visaient eux l'aérodrome, ignorant superbement les navires pour se concentrer sur Henderson Field.

Le 12 novembre 1942, un nouveau convoi de quatre transports escortés par deux croiseurs et trois destroyers arrive, entamant aussitôt le déchargement. Une nouvelle attaque aérienne oblige à interrompre le déchargement. L'Atlanta revendique la destruction d'un Betty pendant qu'un troisième désemparé par les tirs antiaériens s'écrase sur le poste de tir arrière du croiseur lourd San Francisco faisant 24 morts et 44 blessés.  

Alors que la nuit tombe sur les Salomons, une force navale ennemie est annoncée. Les transports presque vides (déchargés en moyenne à 90%) sont repliés sous la protection de trois destroyers et de deux dragueurs, les autres navires assurant un temps la couverture éloignée avant de reprendre la place dans le détroit de Savo désormais connu sous le nom d'Ironbottom Sound ou en français «le détroit au fond de féraille».

La Task Force, le groupe occasionnel américain est commandé par le contre-amiral Callaghan qui à posé sa marque sur le croiseur lourd San Francisco. Il est secondé par le contre-amiral Scott embarqué lui sur le croiseur léger antiaérien Atlanta.
Les bâtiments sont en ligne avec quatre destroyers (Cushing Laffey Sterett O'Bannon), l'Atlanta,le Juneau, le San Francisco, le croiseur lourd Portland, le croiseur léger Helena et à nouveau quatre destroyers (Aaron Ward Barton Monssen Fletcher).

Les japonais arrivent par l'ouest de Savo avec une colonne composée successivement du croiseur léger Nagara, des cuirassés Hiei et Kirishima avec deux destroyers en avant garde, six sur bâbord et trois sur tribord.

A 1.24, le radar de l'Helena repère la force japonaise qui repère son ennemi à 1.41. Neuf minutes plus tard, l'Atlanta est pris dans les faisceaux du projecteur du destroyer Akatsuki ce qui l'oblige à ouvrir le feu à 1.50.

Comme souvent dans le combat de nuit, la bataille dégénère en une mélée confuse, une mêlée indécise qui s'achève vers 3h.

Le croiseur léger est rapidement désemparé par l'artillerie des destroyers nippon avant d'être frappé par une torpille au niveau de la salle des machines avant à tribord ce qui entraîne une perte de ses auxiliaires, l'obligeant à interrompre son tir. Le destroyer Akatsuki lui finit par couler sans avoir pu lancer de torpille.

Dans la confusion du combat, l'Atlanta est matraqué par le croiseur lourd San Francisco qui place dix-neuf obus de huit pouces qui ravagent les superstructures. Fort heureusement, les canonniers du CA-37 distinguant les flash des canons de sa cible comprennent avec horreur qu'il s'agit d'un navire américain et le tir est immédiatement suspendu.

Alors que la bataille continue entraînant la destruction de plusieurs destroyers américains, le croiseur léger se laisse porter loin de la bataille.

Le lendemain alors que le jour se lève, les deux ennemis tentent de faire le bilan de cette sanglante et confuse bataille. Plusieurs navires sont achevés au jour pendant que l'Atlanta tente de se sauver.

Bénéficiant de la présence à proximité de Guadalcanal, il peut transférer ses blessés les plus graves à terre ce qui allège un peu le fardeau du commandant du navire.

L'infortuné croiseur léger pris en remorque par le remorqueur de haute-mer Bobolink à plus de chance que son sister-ship Juneau qui est torpillé par l'I-26 ne laissant que peu de survivants, ce naufrage étant rendu encore plus dramatique par l'histoire des frères O'Sullivan qui voulant servir ensemble périrent tous dans ce naufrage.

Ce répit est temporaire car les avaries s'aggravent. Le navire est à terme condamné et après avoir reçu l'autorisation du commandement, le capitaine Jenkins (qui sera décoré de la Navy Cross pour son héroïsme durant la bataille) décide de saborder son navire à trois miles au large de Lunga Point le 13 novembre au soir. Il est rayé du Naval Vessel Register le 13 janvier 1943.  

L'épave est redécouverte en 1992 par le docteur Ballard qui avait déjà retrouvé le Titanic et le Bismarck mais les conditions climatiques rendirent impossible une véritable exploration de l'épave.

Ce n'est qu'en 1995 que des plongeurs purent explorer l'épave qui répose à 130m de profondeur soit une profondeur qui la met à l'abri des pillages et des plongeurs amateurs. Depuis plusieurs équipes ont plongé sur l'épave notamment pour la filmer et en tirer des documentaires.

Sur le plan humain, j'ignore les pertes parmi les membres de l'équipage.

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MessageSujet: Re: CROISEURS LEGERS CLASSE ATLANTA    Jeu 10 Juil 2014, 21:56

Le USS Juneau (CL-52)

Le USS Juneau (CL-52) au Brooklyn Navy Yard

Présentation

Le futur USS Juneau est paré au lancement

-Le USS Juneau (CL-52) est mis sur cale aux chantiers navals Federal Shipbuilding & Drydock Co installés à Kearny (New Jersey) le 27 mai 1940 lancé le 25 octobre 1941 et commissioné le 14 février 1942.  


25 octobre 1941 : un amas de métal devient navire. Dans un peu plus d'un an il reposera au fond des eaux de Guadalcanal



Vue aérienne de la ville de Juneau

Le deuxième croiseur léger de classe Atlanta porte le nom de la capitale de l'Alaska, état de l'Union en 1959 et donc territoire à l'époque où ce navire est en service. Cette ville est devenue capitale en 1906 et de se situe au sud de ce territoire racheté à la Russie en 1867.

Les autres USS Juneau

Le CL-52 est le premier navire de l'US Navy à porter ce nom. Il à été depuis suivi par deux autres navires.

Le deuxième est le CL-119, un croiseur léger antiaérien de classe Juneau, une version améliorée de la classe Atlanta. Le deuxième USS Juneau est mis sur cale le 15 septembre 1944 lancé le 15 juillet 1945 et mis en service le 15 février 1946. Il participe à la guerre de Corée, est désarmé le 23 juillet 1955 et vendu à la démolition le 29 avril 1960.


Le USS Juneau (LPD-10) à la mer

Le troisième est le LPD-10, un navire amphibie de classe Austin. Il est mis sur cale le 23 janvier 1965 lancé le 12 février 1966 et mis en service le 12 juillet 1969. Il sert jusqu'à son désarmement le 30 octobre 2008. Depuis il à rejoint Pearl Harbor et la National Défense Reserve Fleet.

Carrière opérationnelle

1er juin 1942 : le Juneau au Brooklyn Navy Yard


Après une courte mise en condition opérationnelle au large de la côte est au printemps, le Juneau est déployé dans les Antilles pour empêcher la fuite des navires français de Vichy en particulier le croiseur-école Jeanne d'Arc, le croiseur léger Emile Bertin et le porte-avions Bearn.

Il retourne ensuite à New York pour d'ultimes travaux et mise au point, opérant ensuite dans l'Atlantique Nord et les Caraïbes du 1er juin au 12 août 1942. Il escorte également le convoi AS-4 en direction de Freetown en compagnie du croiseur léger Omaha et de sept destroyers ainsi que le porte-avions Ranger pour une mission de transport d'avions en direction de la Gold Coast (futur Ghana).

Le 22 août 1942, le USS Juneau (CL-52) quitte les Etats-Unis pour rallier le Pacifique, faisant escale aux Tonga et en Nouvelle-Calédonie, retrouvant le 10 septembre, la TF-18 du contre-amiral Noyes qui avait posé sa marque sur le Wasp. Le lendemain, la TF-17 formée autour du porte-avions Hornet rejoint la TF-18, les deux TF fusionnant pour former la TF-61.
Le 15 septembre, le Wasp est coulé par trois torpilles lancées par le sous-marin I-19. Le Juneau et les destroyers récupérèrent 190 survivants du porte-avions, rentrant à Espiritu Santo (Nouvelles Hébrides) le 16 septembre.

Le lendemain, le croiseur rejoint la TF-17 pour participer à la suite de la campagne de Guadalcanal, campagne ouverte par l'opération Watchtower, le débarquement américain sur Guadalcanal le 8 août 1942 pour empêcher les japonais de mettre en œuvre leur aviation depuis l'aérodrome, le futur Henderson Field.


Le USS Juneau (CL-42) à Espiritu Santo le 15 septembre 1942

Sa première bataille c'est la bataille de l'île de Santa Cruz le 26 octobre 1942. Deux jours plus tôt, la Task Force du Hornet et celle de l'Enterprise forment une nouvelle TF 61 sous le commandement du contre-amiral Kinkaid.

L'affrontement oppose principalement les groupes aériens des deux marines, les autres navires de surface _cuirassés, croiseurs et destroyers_ étant au service des ponts plats,notamment les protéger de l'aviation ennemie.

Vers 10.00, 27 avions japonais attaquèrent le Hornet mais le Juneau et les autres navires de l'écran en descendirent vingt ce qui ne parvint pas à sauver le porte-avions du raid de Tokyo qui gravement endommagé, fût finalement coulé à une époque où le USS Juneau (CL-52) avait rejoint le groupe de l'Enterprise lui aussi attaqué par l'aviation embarquée ennemie.

Cette bataille en dépit de son coût eut un impact stratégique majeur pour les américains qui renforcèrent leur emprise sur Guadalcanal et surtout sur le précieux aérodromes. La campagne de Guadalcanal allait encore durer quatre longs mois.

Le 8 novembre 1942, le jour du débarquement en Afrique du Nord(opération Torch), le USS Juneau (CL-52) quitte Nouméa au sein de la TF-67 du contre-amiral Turner pour escorter des transports, arrivant à destination le 12 novembre au matin.

Il repoussa plusieurs attaques aériennes japonaises, descendant au moins six appareils. Sur les trente appareils d'un raid en début d'après midi, un appareil seulement survécu.

Une importante force navale ennemie étant signalée, les américains se préparent à intercepter l'ennemi avec tous les moyens disponibles.

La bataille navale de Guadalcanal dure de 1.24 à 3.00 mais à une bataille rangée, l'affrontement est plutôt une melée confuse.

Le Juneau est endommagé par une torpille à tribord. Sérieusement endommagé, il doit se retirer à l'écart du conflit.
Le lendemain, les trois croiseurs endommagés mais réparables rapidement _Juneau Helena San Francisco_  se replient sous couverture d'autres navires en direction d'Espiritu Santo pour réparations.

Le croiseur léger sister-ship de l'Atlanta (qui sera sabordé car trop endommagé) suivait à babord du San Francisco. Il était plus enfoncé de 4m à la proue mais il était encore capable de filer à 13 nœuds.

Peu après 11.00, deux torpilles sont lancées par le sous-marin I-26 contre le croiseur lourd San Francisco mais manquèrent le CA-37. Une torpille frappa le Juneau à l'endroit où il avait été précédement torpillé. Une violente explosion provoque le naufrage immédiat du navire qui coula après avoir été littéralement coupé en deux.

Près de cent survivants sont récupérés après huit jours à dériver sur l'océan, dix succombant à la fatigue, au climat et aux attaques de requin. Des survivants dont ne font pas partie les cinq frères O'Sullivan.


Photomontage en mémoire des frères Sullivan

Les frères Sullivan étaient originaires de Waterloo (Iowa), fils de Thomas et d'Alleta Sullivan. L'ainé George avait 27 ans, Francis 26 ans, Joseph 24 ans, Madison 23 et Albert 20 ans. Ils avaient tous tenus à servir ensemble sur le même navire. Théoriquement, la marine séparait les fratries mais  cette politique n'était pas strictement appliquée.

Le croiseur lourd Helena après la destruction du Juneau lança un appel à la recherche de survivants à un B-17 en patrouille. Ayant reçu l'ordre de ne pas rompre le silence radio, il ne transmis pas la demande au commandement ce qui aurait permis l'envoi de renforts.

Huit jours après le naufrage, dix autres survivants sont retrouvés par un Catalina et récupérés. Les dix survivants annoncèrent que sur les cinq frères, Francis, Joseph et Madison furent tués immédiatement, que Albert succomba le lendemain et que George survécut quatre ou cinq jours, délirant soit sous les effets de la déshydratation ou de la douleur de la perte de quatre frères.

Les parents ne furent informés de la mort de leurs fils que le 12 janvier 1943 quand trois officiers se présentèrent à leur domicile. Le père se préparait à partir au travail :

-J'ai des nouvelles à propos de vos garçons
-Lequel ?
-Je suis désolé, tous les cinq

La fratrie laissait une sœur Genevieve (1917-1975), Albert une femme et un fils. Les «Figthing Sullivan Brothers» devinrent des héros nationaux, le président Roosevelt envoyant une lettre de condoléance aux parents, le pape Pie XII envoyant aux parents une médaille religieuse en argent et un rosaire.

Deux navires ont été baptisés du nom de ces frères, le DD-537 (classe Fletcher) en service de1943 à 1965 (et préservé comme musée à Buffalo) et le DDG-68, un destroyer de classe Arleigh Burke commissioné en avril 1997.

Suite à cette tragédie ainsi que celle de la famille Borgstrom qui perdit quatre fils en quelques mois,le War Department adopta la politique du seul survivant (Sole Survivor Policy)

Le fils d'Al Sullivan servit à bord du premier destroyer rendant hommage à son père et à ses oncles, navire dont la marraine était sa grand mère. Quand au deuxième destroyer à porter ce nom, la marraine fût la fille d'Al, Kelly-Ann.

Une histoire similaire concernant les frères Niland (quatre frères et deux morts mais pendant longtemps, un seul frère semblait avoir survécu) inspira Steven Spielberg pour son magnifique film Saving Private Ryan (Il faut sauver le soldat Ryan).

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MessageSujet: Re: CROISEURS LEGERS CLASSE ATLANTA    Jeu 10 Juil 2014, 22:09

Le USS San Diego (CL-53)

Le USS San Diego (CL-53) à la mer

Présentation

26 juillet 1941, le San Diego prend contact avec son élément


-Le USS San Diego (CL-53) est mis sur cale aux chantiers navals Bethlehem Steel de Quincy (Massachusetts) le 27 mars 1940 lancé le 26 juillet 1941 et commissioné le 10 janvier 1942.


Photomontage illustrant la ville de San Diego

Le troisième des huit croiseurs légers de classe Atlanta porte le nom de la grande ville du sud de la Californie. Fondée au 18ème siècle par les espagnols, elle devient américaine suite à la guerre américano-mexicaine de 1843 à 1845. C'est la huitième plus grande ville du pays (derrière New York Los Angeles Chicago Houston Phoenix Philadelphie et San Antonio) et la deuxième de Californie.

Situé à 120km au sud de Los Angeles et à 20km de la frontière mexicaine, c'est une base navale importante de la marine américaine doublé d'un port de commerce prospère.

Le CL-53 est le deuxième navire de la marine américaine à porter le nom de cette ville. Il succède à un croiseur cuirassé et précède un navire de soutien et un navire-amphibie.

Le premier USS San Diego est un croiseur cuirassé de classe Pennsylvania. Baptisé à l'origine California (ACR-6) et mis en service en août 1907, il est rebaptisé le 1er septembre 1914 pour libérer ce nom au profit du BB-44, le deuxième cuirassé de classe Tennessee. Il est coulé par une mine au large de Portsmouth (Virginie) le 19 juillet 1915.


Le ravitailleur de combat USS San Diego (AFS-6)

Le troisième San Diego est un ravitailleur de combat de classe Mars, l'AFS-6 en service de mai 1969 à septembre 1997, dépendant du MSC à partir de 1993. Il à été vendu à la démolition en 2006 et démantelé.

Enfin le dernier San Diego est un transport de chalands de débarquement (Landing Platform Dock LPD) de classe San Antonio, le LPD-22 mis en service le 19 mai 2012 et stationné à......San Diego.

Carrière opérationnelle

Le USS Diego (CL-53) au Mare Island Naval Shipyard le 31 décembre 1942

Après une croisière de mise en condition opérationnelle en baie de Chesapeake, le San Diego rallie le Pacifique, arrivant à San Diego le 16 mai 1942 via le canal de Panama. Il reprend presque aussitôt la mer en escortant du porte-avions lourd USS Saratoga (CV-3) mais arrivant trop tard pour participer à la bataille de Midway.

A partir du 15 juin, il assure la protection du porte-avions Hornet (CV-8) encore auréolé du raid sur Tokyo qui indirectement déclencha la bataille de Midway avec le résultat que l'on sait.

Dès le début, il participe à la campagne de Guadalcanal, assistant successivement au torpillage du Wasp le 15 septembre et la destruction du Hornet le 26 octobre. Du 12 au 15 novembre, il assure la protection du porte-avions Enterprise qui sera avec le Saratoga le seul porte-avions existant avant guerre engagé dans le Pacifique à survivre au conflit.

Après une période d'entretien et de repos de l'équipage en Nouvelle Zélande, le USS San Diego (CL-53) accompagne le porte-avions USS Saratoga (CV-3) et le HMS Victorious, un porte-avions britannique «prêté» par la Royal Navy en contrepartie de la participation de porte-avions américains aux livraisons d'avions à Malte.

Les deux porte-avions participent à l'opération Cartwheel, le débarquement de la 43ème DI à Rendova par la 3ème force amphibie. Outre les porte-avions et le San Diego sont engagés, le croiseur léger San Juan (CL-54), sister-ship du San Diego, vingt-quatre destroyers, cinq cuirassés (Massachusetts Indiana North Carolina Maryland Colorado) et trois porte-avions d'escorte (Sangamon Suwannee Chenango).

Du 5 au 11 novembre 1943, il couvre les porte-avions Saratoga et Princeton dans un raid contre Rabaul, le Pearl Harbor japonais avant d'être engagé dans l'opération Galvanic (20-23 novembre 1943), l'invasion de Tarawa dans les Gilberts.

Cette opération terminée, le San Diego escorte le Lexington jusqu'à Pearl Harbor pour permettre au porte-avions de réparer les dégâts d'un torpillage. Le croiseur léger rallie ensuite San Francisco pour entretien et modernisation avec l'installation de radars, d'un CIC (Combat Information Center) et le remplacement des canons de 28mm par des canons de 40mm Bofors.


Le USS San Diego (CL-53) à Mare Island le 1er janvier 1944

Il est de retour à Pearl Harbor en janvier 1944, intégrant la Fast Carrier Task Force du vice-amiral Mitscher. Il va protéger les porte-avions engagés dans l'opération Flintlock, l'opération amphibie à Eniwetok (Marshall) du 31 janvier au 4 mars. Durant cette période, il participe à l'opération Hailstone, le raid aérien de l'aéronaval contre Truk,le Pearl Harbor japonais (17-18 février).

Après de nouveaux travaux à San Francisco, le croiseur léger retrouve la force de porte-avions rapides à Majuro avec sa participation aux raids contre Wake et Marcus.


Le USS San Diego (CL-53) à Mare Island le 10 avril 1944

Il participe à la force couvrant l'invasion de Saipan puis aux raids contre les Bonin. Avec sa puissance DCA, il couvre les porte-avions lors de la Bataille de la mer des Phillipines (19-20 juin 1944) et notamment le «tir au pigeon des Mariannes».

Après une période de ravitaillement à Eniwetok, le croiseur léger et les porte-avions qu'il escorte assurent la couverture et l'appui aux troupes débarquant à Guam et Tinian, frappant Palau mais également les Phillipines pour préparer les futures opérations amphibies sur cette colonie américaine.

Du 6 au 8 août 1944, il exécute à nouveau sa fidèle mission de protecteur aux porte-avions chargés d'assurer les frappes préliminaires sur Palau avant de passer au Close Air Support (CAS) l'appui aérien rapproché aux Marines débarquant à Peleliu dans les îles Palau le 15 septembre pour six semaines de combats dont la violence les fait comparer à Tarawa.

Le 21 septembre, le groupe de combat auquel est intégré le croiseur léger San Diego frappe la baie de Manille.

Après une période de ravitaillement, d'entretien et de repos à Saipan et Ulithi, le croiseur léger reprend la mer au sein du TG 38.2 (contre-amiral Bogan) composé des porte-avions Intrepid Hancock Bunker Hill Cabot Independence, des cuirassés Iowa New Jersey et des croiseurs légers Vincennes, Miami et Oakland.

Ce groupe de combat comme le reste de la TF 38 va frapper Okinawa puis Formose pour empêcher les japonais d'envoyer des renforts aux Phillipines et pour détourner leur attention du véritable objectif.

La riposte japonaise permet au San Diego de s'illustrer en descendant neuf appareils mais certains avions japonais parviennent à frapper les croiseurs Houston et Canberra, ces croiseurs formant la Cripple Division _la division des éclopés_ que le San Diego escorte à Ulithi avant de retrouver la TF 38. Il sort indemne du typhon Cobra qui frappa la flotte américaine les 17 et 18 décembre 1944.

Pour le San Diego, l'année 1945 commence comme elle avait terminé par une série de frappes aériennes en mer de Chine méridionale contre Formose, Luzon, l'Indochine, le sud de la Chine et Okinawa avant de rallier Ulithi pour ravitaillement.

Cette pause terminée, le San Diego couvre les raids de la TF 38 contre le Japon, la première opération aéronavale américaine depuis le raid de Doolitle en avril 1945. Il participe également à des raids contre Iwo Jima où les marines débarquent le 20 février (opération Detachment).

Le 1er mars 1945 dans le cadre des opérations préparatoires au débarquement sur Okinawa (opération Iceberg D-Day 1er avril), le San Diego bombarde l'île d'Okino Daijo avant un nouveau ravitaillement à Ulithi.

Il termine la guerre en participant à la couverture de plusieurs attaques contre le Japon. Si la plupart du temps, il couvre les porte-avions contre les avions ennemis, à plusieurs reprises ses canons de 127mm pilonnent les installations territoriales.

Après avoir appuyé les marines et les G.I dans leurs durs combats sur Okinawa, le croiseur léger rallie les Phillipines pour une période de maintenance avant d’enchaîner par l'ultime phase des opérations aéronavales américaines à partir du 10 juillet et jusqu'à l'annonce le capitulation japonaise le 15 août 1945.

Le 27 août 1945, le USS San Diego (CL-53) est le premier navire de guerre allié d'importance à entrer en baie de Tokyo. Il couvre la mise à terre des premières troupes d'occupation qui se chargent de la base navale de Yokosuka et accepte la rédition du cuirassé Nagato.

Il rentre à San Francisco le 14 septembre 1945, participant ensuite à l'opération Magic Carpet, l'opération de rapatriement des vétérans américains du Pacifique et d'Europe.


Le USS San Diego (CL-53) à San Diego en octobre 1945

Le USS San Diego (CL-53) est décommissioné et transféré à la Pacific Reserve Fleet le 4 novembre 1946.

Mouillé à Bremerton, il est reclassé CLAA-53 le 18 mars 1949 mais ne sera jamais réarmé et le 1er mars 1959, il est rayé du Naval Vessel Register. Il est vendu à la démolition en décembre 1960 et démantelé par les chantiers navals Todds qui étaient installés à Seattle.

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MessageSujet: Re: CROISEURS LEGERS CLASSE ATLANTA    Jeu 10 Juil 2014, 22:31

Le USS San Juan (CL-54)

Le USS San Juan (CL-54)

Présentation

-Le USS San Juan (CL-54) est mis sur cale aux chantiers navals Bethlehem Steel sis à Quincy (Massachusetts) le 15 mai 1940 lancé le 6 septembre 1941 et commissioné le 28 février 1942.


Photomontage représentant San Juan

Le quatrième croiseur léger classe Atlanta porte le nom de la plus grande ville et de la capitale du Commonwealth de Porto Rico, un territoire dépendant des Etats-Unis (Régulièrement, ressurgit le projet de faire de Porto Rico le 51èm Etat de l'Union mais ce projet n'à jamais aboutit).

Officiellement appelée Municipio de la Ciudad Capital San Juan Bautista (Municipalité de la ville capitale San Jean le Baptiste _l'homme qui baptisa le Christ_ ), cette ville à été fondée par les espagnols en 1509 sur la côte nord-est de l'île et est restée sous leur autorité jusqu'en 1898 quand elle à été conquise par les Etats-Unis dans le cadre de la guerre hispano-américaine.

Les habitants de Porto-Rico sont citoyens américains depuis 1917 mais ne peuvent participer aux élections américains que si ils vivent aux Etats-Unis. Des mouvements indépendantistes ont existé mais leur audience est restée faible et le statut actuel adopté en 1952 à été régulièrement confirmé au cours d'autres consultations.

Le CL-54 est le deuxième navire de l'US Navy à porter ce nom après un vapeur réquisitionné durant le premier conflit mondial pour servir de patrouilleur et de mouilleur de mines.


Le USS San Juan (SSN-751)

Le CL-54 à été suivit par un sous-marin nucléaire d'attaque de classe Los Angeles, le SSN-751 mis en service en août 1988. Il est toujours en service en 2014, étant stationné à Groton (Connecticut).

Carrière opérationnelle

Le USS San Juan (CL-54) en 1942

Après une croisière de mise en condition opérationnelle dans l'Atlantique, le USS San Juan (CL-54) quitte Hampton Roads (Virginie) le 5 juin 1942 au sein du groupe de combat (Task Group) organisé autour du porte-avions Wasp. Il fait brièvement escale à San Diego, quittant la Californie direction le Pacifique pour participer à l'opération Watchtower, la première opération amphibie américaine de la guerre.


Le USS San Juan (CL-54) à Boston le 31 mai 1942

Il couvre la mise à terre des troupes américains à Tulagi et à Guadalcanal et durant la funeste bataille de l'île de Savo dans la nuit du 8 au 9 août, il patrouillait entre Tulagi et Guadalcanal apercevant la bataille qui vit la destruction de quatre croiseurs alliés.

Il se retire le 9 août en couverture des transports qu'il escorte jusqu'à Nouméa. Il retrouve ensuite le porte-avions Wasp avec lequel il opère pour contrer les attaques japonaises. A court de carburant, il manque la bataille des Salomons Orientales (24-25 août 1942) et son rôle dans cette bataille sera indirect en escortant le porte-avions à Pearl Harbor le 10 septembre 1942.
Il quitte Hawaï le 5 octobre, faisant escale à Funafuti où il débarque des canons de 20mm destinés aux Marines ayant débarqué dans l'archipel des Ellice.


Le USS San Juan (CL-54) à Norfolk le 3 juin 1942


Le 16 octobre 1942 au cours d'un raid antisurface dans les Gilberts, le croiseur coule deux patrouilleurs japonais. Les prisonniers japonais sont débarqués à Espiritu Santo et le croiseur rallie le  groupe de combat de l'Enterprise le 23 octobre.

Il peut donc participer à la bataille de l'île de Santa Cruz le 26 octobre 1942. Cette bataille aéronavale est indécise mais si la victoire tactique est japonaise, la victoire stratégique est américaine car malgré la perte du Hornet et un Enterprise sérieusement endommagé, l'aérodrome d'Henderson Field attaqué trois jours plutôt par la 17ème armée japonaise reste sous le contrôle américain.

C'est la dernière tentative majeure des japonais pour ravitailler leurs troupes s'accrochant sur Guadalcanal. Les américains contrôlant fermement la situation de jour, les japonais vont se contenter de ravitaillement nocturnes avec le fameux Tokyo Express.

Durant cette bataille, le San Juan est touché par une bombe qui traverse le navire de par en par mais les dégâts son au final limités. Il rallie Nouméa avec la Task Force le 30 octobre puis passe dix jours à Sydney pour être réparé à l'Arsenal de Cockatoo. Il est de retour au combat le 24 novembre quand il retrouve le porte-avions Saratoga.

De décembre 1942 à juin 1943, le USS San Juan (CL-54) est déployé en mer de Corail depuis Nouméa, assurant soit des patrouilles en solitaire ou la protection antiaérienne des porte-avions déployés dans la région.

Il participe ainsi le 30 juin 1943 à la couverture de l'opération Cartwheel, l'opération amphibie sur Rendova, couverture assurée par les porte-avions Saratoga et Victorious, les croiseurs légers San Juan et San Diego, les cuirassés Massachusetts Indiana North Carolina Colorado, trois porte-avions d'escorte (Suwannee Chenango Sangamon) et 24 destroyers.

Le 1er novembre 1943, le croiseur léger assure la protection du Saratoga lors des raids aériens lancés contre Bougainville et Rabaul, raids préparant l'opération Cherry Blossom (fleur de cerisier) qui voit l'engagement d'une division de Marines, de la 37ème DI de l'armée ainsi que de troupes australiennes et néo-zélandaises pour une campagne qui ne s’achèvera qu'en août 1945.

Le 5 novembre, il couvre avec son sister-ship San Diego, les porte-avions Saratoga et Princeton lors de leur attaque sur Rabaul, position qui sera progressivement abandonnée par les japonais et que les américains se contenteront de surveiller sans chercher à l'envahir, la laissant «pourrir».

A la mi-novembre, les américains se lancent dans l'opération Galvanic, la conquête de deux atolls des Gilbert, Tarawa et Makin. Les bombardements préliminaires commencent dès le 13 novembre et les marines sont mis à terre le 20 novembre.
Le croiseur léger est engagé dans la région jusqu'au 5 décembre 1943, étant détaché le lendemain pour un carénage sur la côte ouest.


Le USS San Juan (CL-54) au Mare Island Navy Yard le 31 décembre 1943

Les travaux terminés et les essais réalisés, le USS San Juan (CL-54) retrouve le Saratoga à Pearl Harbor le 19 janvier 1944, intégrant le TG 58.4 du contre-amiral Ginder, groupe de combat composé de trois porte-avions (Saratoga Princeton Langley), de deux croiseurs lourds (Boston Baltimore) et donc du San Juan.

Ils vont participer à l'opération Flintlock, l'invasion des Marshall déclenchée le 31 janvier, Kwajalein et Eniwetok étant conquis après huit jours de rudes combat. Le San Juan assure également l'escorte des porte-avions Yorktown et Lexington qui attaquent Palau, Yap et Ulithi les 30 mars et 1er avril.

Au mois d'avril, il couvre le nouveau porte-avions USS Hornet (CV-12) qui couvre et appui les opérations Reckless et Persecution, deux débarquements amphibies déclenchés en Nouvelle Guinée dans la région d'Hollandia le 22 avril 1944. Il participe également à la protection des porte-avions qui attaquent Truk les 29 et 30 avril.

Après une période de repos et d'entretien dans les Marshall, le groupe de combat organisé autour du Hornet (TG 58.2 composé également du Bunker Hill, du Cabot et du Monterey) participe à l'opération Forager, l'invasion des Mariannes.
Cette opération à pour but notamment d'offrir des bases aux B-29 qui peuvent de là rejoindre le Japon et attaquer bases navales et industries.

Naturellement, une telle situation est inconcevable pour les japonais qui montent une contre-attaque qui tourne au désastre avec le 19 juin le tir aux pigeons des Mariannes («The Great Mariannas Turkey Shot») qui voit la destruction de 3 à 400 avions japonais et le lendemain la destruction de quatre porte-avions, l'aéronavale japonaise cessant de former une arme constituée.

Durant cette opération, il appartient au TG 58.2 composé des porte-avions Bunker Hill, Wasp, Monterey et Cabot ainsi que des croiseurs Santa Fe Mobile et Biloxi. Le 30 juin 1944, le porte-avions Franklin est affecté au groupe de combat.

Il passe le mois de juillet à couvrir les porte-avions engagés dans les Mariannes (attaque de Guam, Palau et Ulithi) ainsi que des raids sur Iwo et Chichi Jima dans les Bonins. Rentré à Eniwetok, le croiseur léger quitte l'atoll le 4 août 1944 en compagnie du porte-avions Yorktown pour un carénage à San Francisco.

Les travaux et les essais terminés, le croiseur léger effectue sa remise en condition au large de San Diego et de Pearl Harbor retrouvant à Ulithi le 21 novembre son groupe de combat le TG 38.2 (contre-amiral Bogan) composé des porte-avions Lexington Hancock Hornet Independence et Cabot (soit environ 360 appareils avec une base 100 pour un Essex et 30 pour un Independence), des cuirassés Iowa New Jersey Winsconsin et des croiseurs Pasadena Astoria Vincennes et Miami.


Le USS San Juan (CL-54) à San Francisco le 14 octobre 1944

Au sein de ce groupe de combat, il participe à des frappes contre Formose et Luzon avant de couvrir les débarquements menés à Mindoro. Il participa à une mission de déception en essayant d'attirer sur lui les avions japonais mais cette manœuvre échoua. Il rentre à Ulithi le 24 décembre 1944.

Le USS San Juan (CL-54) reprend la mer six jours plus tard pour protéger les porte-avions qui assurent des frappes contre Formose et Okinawa ainsi que la couverture de l'occupation de l'île de Luzon (3-9 janvier 1945).

Du 10 au 20 juin, il accompagne la Fast Carrier Task Force dans ses raids en mer de Chine Méridionale contre Saigon, Cam-Ranh et Hong Kong.

Après un ravitaillement à Ulithi, le croiseur léger assure la couverture du TG 58.1 lors de ses raids contre le Japon pour empêcher la marine et l'aviation japonaise d'envoyer des renforts sur Iwo Jima où les américains débarquent le 16 février 1945.

Il est pour cela accompagné par le Hornet, le Wasp, le Bennington et le Belleau Wood; les cuirassés Massachusetts et Indiana ainsi que les croiseurs légers Vincennes et Miami. Il rentre à Ulithi le 1er mars pour préparer l'opération Iceberg, l'invasion d'Okinawa.

Pour cette opération, il est toujours intégré au Task Group Fifty-Eight-One (TG 58.1), un groupe de combat composé des porte-avions Hornet Wasp Bennington Bennington Belleau Wood et San Jacinto, les cuirassés Massachusetts et Indiana, les croiseurs lourds Baltimore Pittsburgh ainsi que les croiseurs légers Vincennes Miami Vicksburgh et donc San Juan.

Cette force quitte Ulithi le 22 mars et va opérer au large d'Okinawa jusqu'au 30 avril, le croiseur léger antiaérien couvrant le TG 58.1 (qui perdit le Wasp le 4 avril 1945). Après neuf jours à Ulithi, le groupe de combat reprit la mer pour attaquer le Japon métropolitain.

Cette nouvelle phase s'achève le 13 juin quand le USS San Juan rallie le golfe de Leyte pour entretien, retrouvant son groupe de combat le 1er juillet, le TG 38.4 du contre-amiral Radford composé des porte-avions Yorktown Shangri-La Bonhomme Richard  Independence Cowpens, des cuirassés Iowa Missouri Wisconsin, les croiseurs Quincy Chicago Boston St Paul et donc San Juan.

Cette nouvelle phase de combat s'achève le 15 août et le 27 août après 59 jours consécutifs à la mer, il entre en baie de Sagami en compagnie de la 3ème flotte. Il devient ensuite le navire-amiral d'une force chargée de prendre en charge les prisonniers alliés détenus au Japon.  

Deux jours plus tard, le 29 août, il entre en baie de Tokyo, débarquant des troupes pour prendre en charge les anciens prisonniers des camps d'Omori et d'Ofuna ainsi que de l'hôpital de Shanagawa qui sont transférés sur les navires-hôpitaux Benevolence et Rescue.

Après s'être occupé des camps des régions de Nagoya-Hamamatsu et de Sendai-Kamanishi, le croiseur mouille le 23 septembre auprès du cuirassé Nagato, le dernier cuirassé japonais à flot. Il va y rester jusqu'au 28 octobre quand il prend un nouveau mouillage.

Le USS San Juan (CL-54) quitte le Japon le 14 novembre, fait escale à Pearl Harbor puis rallie les Etats-Unis le 29 novembre. Trois jours plus tard, il appareille pour participer à l'opération «Magic Carpet» en direction de Nouméa et de Tutuila, rentrant à San Pedro le 9 janvier 1946.

Le croiseur léger arrive à Bremerton le 24 janvier 1946. Il y est décommissioné et placé en réserve le 9 novembre 1946. Reclassé CLAA-54 le 28 février 1949, il ne sera jamais réarmé.

Rayé du Naval Vessel Register le 1er mars 1959 et vendu à la démolition le 31 octobre 1961 à la National Metal and Steel Corporation installée à Terminal Island,Los Angeles (Californie).

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MessageSujet: Re: CROISEURS LEGERS CLASSE ATLANTA    Jeu 10 Juil 2014, 22:54

Le USS Oakland (CL-95)

Photo couleur du USS Oakland (CL-95)

Présentation

-Le USS Oakland (CL-95) est mis sur cale aux chantiers navals de la Bethlehem Steel Corporation de Quincy (Massachusetts) le 15 juillet 1941 lancé le 23 octobre 1942 et commissioné le 17 juillet 1943.


Photo aérienne de Oakland

Le cinquième croiseur léger de classe Atlanta (ou premier de classe Oakland, le Oakland et les trois navires suivants n'ayant que douze canons de 127mm au lieu de seize avec six tourelles doubles) porte le nom d'une ville de Californie.

Cette ville du nord de la Californie dans la région de San Francisco est la troisième plus grande ville de la région de San Francisco, la huitième de Californie et la 47ème des Etats-Unis avec 400740 habitants.

Le CL-95 est le deuxième (et actuellement dernier) navire de l'US Navy à avoir porté ce nom après un vapeur construit pour un armateur britannique, réquisitionné en 1918 mais dont la carrière à été très courte.

Carrière opérationnelle

Le USS Oakland (CL-95)

Après sa croisière de mise en condition opérationnelle au large de San Diego, le croiseur léger rallie Pearl Harbor le 3 noveltyghost. Il se joint au Task Group 50.3 composé également des porte-avions Essex Bunker Hill et Independence, de trois croiseurs lourds et de deux destroyers pour participer à l'opération Galvanic, la conquête des Gilbert.


Le USS Oakland (CL-95) au Mare Island Navy Yard le 29 octobre 1943

Les porte-avions lancent leurs premières attaques le 19 novembre, attaques qui suscitent une riposte japonaise le lendemain 20 novembre, le raid des bombardiers-torpilleurs japonais étant repoussé par la chasse et la DCA, l'Oakland descendant trois avions et participant à la destruction de deux autres.

Le croiseur léger antiaérien repousse une autre attaque de ce type le 26 novembre et le 4 décembre mais cette fois avec des dégâts, le porte-avions Lexington (classe Essex) est touché par une torpille nécessitant son retrait de la zone des combats, le USS Oakland (CL-95) couvrant son retour à Pearl Harbor le 9 décembre 1943.

Le 16 janvier 1944, le croiseur Oakland quitte Pearl Harbor direction les Marshall pour participer à l'opération Flintlock, l'invasion des Marshall et notamment des atolls de Kwajalein et de Eniwetok.

Il assure la protection des porte-avions du TG 58.1 (Enterprise Yorktown Belleau Wood soit environ  200 avions) en  compagnie des cuirassés Washington (classe North Carolina), Indiana et Massachusetts (classe South Dakota).

La TF 58 frappe Maloelap le 29 et le lendemain Kwajalein à l'avant-veille du débarquement qui à lieu le 1er février. Le gros des combats terminés, la Fast Carrier Task Force peut se replier direction l'atoll de Majuro le 4 février 1944.  

Après huit jours à reposer l'équipage et réparer le matériel, le TG 58.1 (renforcé par trois croiseurs légers, Santa Fe Mobile et Biloxi) quitte Majuro pour participer à l'opération Hailstone avec le reste de la TF 58. Cette opération est une frappe aérienne majeur contre Truk, l'équivalent japonais de Pearl Harbor (16-17 février).

Il reste au combat jusqu'au 22 février, descendant deux autres avions japonais et participant à la destruction de deux autres.
Après quelques jours à Majuro, le Oakland reprend la mer avec le TG 58.1 (porte-avions Enterprise Yorktown Belleau Wood, croiseurs Santa Fe Mobile Biloxi) le 7 mars, ralliant Espiritu Santo (Nouvelles Hebrides).

Il participe à l'occupation de l'île d'Emirau au nord de la Nouvelle Bretagne le 20 mars puis enchaine par un raid dans les Carolines occidentales, les porte-avions bénéficiant du soutien des croiseurs pour repousser avec leur puissante DCA les attaques ennemies.

Après une attaque sur Palau le 30 mars, Yap le 31 et Woleai le 1er avril, le groupe de combat rentre à Majuro le 6 avril.
Au mois d'avril, la Fast Carrier Task Force participe à des raids contre Wake et Sawar mais également contre Truk (29-30 avril) et Satawan.

Le 1er mai, le Oakland participe avec les croiseurs à un bombardement contre Ponape, un bombardement qui double les raids aériens menés par les groupes aériens embarqués. La Task Force rentre à Kwajalein le 4 mai.

Après un entrainement au tir antiaérien, le croiseur léger USS Oakland (CL-95) participe à une attaque contre Guam le 11 juin puis contre les îles Bonin et Volcano le 14.

Le croiseur léger participe ensuite à l'opération Forager, la conquête des Mariannes qui entraine la bataille de la mer des Phillipines (19-20 juin 1944) qui met fin à l'aéronavale japonaise comme arme constituée.  

Le TG 58.1 attaque Pagan le 23 juin et Iwo Jima le lendemain avant de rallier Eniwetok le 27 pour ravitaillement, entretien et repos de l'équipage. Dès le 30 juin, le groupe occasionnel reprend la mer pour des raids contre les Bonins puis contre Iwo et Chichi Jima (3-4 juillet) avant de rallier les Mariannes le 5 pour de nouveaux raids dans cette région dont la conquête offrirait des bases pour permettre aux B-29 de frapper le Japon.

Le 7 juillet 1944, les porte-avions de la TF 58 attaquent Guam et Rota. Le croiseur léger Oakland et le destroyer Helm sont placés en position avancée pour récupérer les pilotes abattus, profitant de leur situation avancée pour pilonner avec leurs canons de 127mm la péninsule d'Orote sur l'île de Guam (ce site abrite actuellement une base navale américaine).

Le 4 août, des avions de reconnaissance repèrent un convoi japonais zizaguant au large des Bonin, convoi qui deux heures plus tard est attaqué par l'aviaiton.

Pour l'anéantir, un groupe d'action de surface est formé avec les croiseurs légers Oakland (classe Atlanta) Santa Fe Mobile Biloxi (classe Cleveland) et les destroyers de la DesDiv 91.

Détaché du Task Group à 12.41, le nouveau groupe occasionnel file à 30 nœuds et arrive sur zone en fin d'après midi, détruisant un petit pétrolier, un escorteur, le Matsu et un cargo de 7500 tonnes avant d'enchainer le lendemain par le bombardement de Chichi Jima, endommageant sérieusement les installations portuaires et neutralisant une batterie côtière.

Du 6 au 8 septembre, les porte-avions escortés par le Oakland attaquent les îles Palau notamment Peleliu avant de frapper le 8 septembre au soir les aérodromes japonais dans les Phillipines jusqu'au 22 septembre.

Le 6 octobre 1944, le USS Oakland (CL-95) quitte Ulithi pour couvrir les porte-avions frappant Okinawa le 10 avant d'enchainer par des raids sur Formose et les Pescadores le 12, se retirant sous les attaques aériennes japonaises.
Le lendemain, 13 octobre, de nouvelles attaques sont lancées sur Formose, entrainant une riposte des avions japonais contre les navires de la Task Force.

Si le Oakland en sortit indemne, ce ne fût pas le cas des croiseurs  Canberra et Houston qui sont endommagés par des torpilles. Le Oakland couvre le retrait des croiseurs avant de participer à des raids contre Luzon (17-19 octobre) puis de soutenir le débarquement sur Leyte le 20 octobre.

Le 24 octobre 1944, le USS Oakland (CL-95) était en route pour Ulithi mais à l'annonce de l'arrivée d'une puissante flotte japonaise, il reçoit l'ordre de retourner au combat mais quand il arriva, la flotte japonaise s'était retirée, les porte-avions lançant des avions contre l'ennemi en retraite, la bataille du Golfe de Leyte marquant la fin de la marine impériale japonaise comme force constituée.  

Le USS Oakland (CL-95) termine l'année par la couverture des porte-avions de la TF 38 engagés contre les Phillipines. Il échappe aux conséquences du typhon Cobra qui frappe la flotte américaine le 18 décembre, provoquant le naufrage de trois destroyers.  

Le 11 janvier 1945, le USS Oakland (CL-95) arrive à San Francisco pour un carénage suivit des essais et de la remise en condition. Le 4 mars 1945, il quitte la Californie pour Hawaï, arrivant à Pearl Harbor le 9 mars. Il effectue un entrainement complémentaire au large d'Oahu.

Le 14 mars, il reçoit l'ordre de rallier Ulithi où il arrive le 30 mars pour quelques heures, reprennant la mer le lendemain pour retrouver la flotte devant Okinawa où est déclencher de l'opération Iceberg.

Du 2 au 7 avril, il couvre les porte-avions attaquant Sakashima Gunto, attaque à laquelle se joignent parfois ses canons de 127mm. Il retrouve ensuite Okinawa et le 10 avril, passe du TG 58.4 au TG 58.3. Le 11 avril, ses artilleurs abattent un bombardier en piqué japonais.

Les 15 et 16 avril, les groupes de combat de la TF 58 attaquent les aérodromes de Kyushu, suscitant la riposte japonaise, riposte contrée par la chasse et la DCA, le Oakland ajoutant deux nouveaux avions à son tableau de chasse.

A partir du 17 avril, il est de nouveau déployé avec ses protégés au large d'Okinawa pour appuyer les troupes au sol tout en devant se défendre contre les nuées de kamikazes, les rares moments de calme étant mis à profit pour améliorer l'entrainement au tir contre-avions. Le 11 mai, il assiste impuissant à l'attaque du Bunker Hill, trois radeaux de survie étant largués pour permettre la récupération des hommes du porte-avions tombés à la mer.  

Après de nouvelles attaques contre Kyushu le 13 mai, le croiseur léger antiaérien subit le lendemain la riposte japonaise avec une nuée de kamikazes. Il en détruit deux et participe à la destruction de deux autres, recevant les félicitations du commandant du Task Group, le contre-amiral Sherman.

Le USS Oakland (CL-95) reste déployé au large d'Okinawa durant tout le mois de mai, passant au TG 38.1 et rallie la baie de San Pedro le 1er juin pour entretien et repos (physique et mental) de l'équipage.


Le USS Oakland (CL-95) dans le Golfe de Leyte en juillet 1945

Il reprend la mer début juillet pour une dernière phase opérationnelle contre le Japon, attaquant Honshu et Hokkaïdo à partir du 10 juillet. Du 17 au 20 juillet, il couvre les attaques contre Tokyo, Kure et Kobe du 24 au 27 juillet, Tokyo et Nagoya le 30 juillet puis à nouveau Hokkaïdo et le nord de Honshu du 7 au 15 août, date de la capitulation japonaise.

Le USS Oakland (CL-95) va ensuite participer à l'occupation du Japon dans la région de Tokyo, mouillant à l'extérieur de la base navale de Yokosuka à proximité du Missouri, le cuirassé sur lequel sera signé la capitulation japonaise le 2 septembre, mettant fin à un conflit de huit ans commencé près d'un pont pékinois en 1937.

Le  croiseur léger mouille en baie de Tokyo mais le 27 septembre, au cours d'un typhon, un pétrolier rompt ses amarres et vient heurter le croiseur, ne causant que des dommages mineurs.

Le 1er octobre, le croiseur léger appareille pour Okinawa pour participer à l'opération Magic Carpet le rapatriement de millions de soldats, marins et aviateurs démobilisés suite à la fin du conflit.


Le USS Oakland (CL-95) à San Francisco le 20 octobre 1945

Il quitte Okinawa le 3 octobre, ralliant San Francisco le 20 octobre. Il participe le 27 octobre au Navy Day dans la ville d'Oakland. Il reprend ensuite sa mission de rapatriement des démobilisés, effectuant deux nouvelles traversées du Pacifique, la première en direction d'Eniwetok et la second en direction de Kwajalein.

A partir de fin 1945, le Marine Sea Transportation Service (MSTS) prend le relais et les navires de guerre reprennent des missions plus courantes pour ceux qui poursuivent leur carrière ce qui n'aurait pas du être le cas du USS Oakland (CL-95) mais au final le croiseur léger antiaérien est maintenu en service actif.


Le USS Oakland (CL-95) au Puget Sound Navy Yard le 24 avril 1946

De juillet 1946 à janvier 1947, le Oakland sert de navire-école de canonnage (Fleet Gunnery Training Ship) avant de participer du 6 janvier au 8 septembre à des croisières d'entrainement en Extrême Orient.

Le 18 mars 1949 , le Oakland est officiellemetn reclassé CLAA-95 mais le 1er juillet, il est décommissioné à San Francisco.
Après presque dix ans passé en réserve, le croiseur léger est rayé du Naval Vessel Register le 1er mars 1959 et vendu le 1er décembre suivant à la démolition.

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MessageSujet: Re: CROISEURS LEGERS CLASSE ATLANTA    Jeu 10 Juil 2014, 23:03

Le USS Reno (CL-96)

Le USS Reno (CL-96) en 1943

Présentation

23 décembre 1942 : lancement du Reno. Deux Atlanta ont déjà été perdus

-Le USS Reno (CL-96) est mis sur cale aux chantiers navals de la Bethlehem Steel Company sis à Quincy le 1er août 1941 lancé le 23 décembre 1942 et commissioné le 28 décembre 1943.


Vue lointaine de la ville de Reno

Le sixième croiseur de classe Atlanta porte le nom de la capitale de l'état du Nevada. Située à 16km de la frontière californienne, fondée le 9 mai 1868, peuplée de 225221 habitants, elle est connue pour sa facilité à se marier et à divorcer. Son autre activité principale concerne le tourisme et les jeux d'argent.
C'est le premier et actuellement le seul navire de l'US Navy à avoir porté ce nom.

Carrière opérationnelle

Le USS Reno (CL-96) en 1943-44

Après une croisière de mise en condition opérationnelle au large de San Diego, le croiseur léger quitte San Francisco le 14 avril 1944, mettant cap à l'ouest pour rejoindre la 5ème flotte de l'amiral Spruance et plus précisément la TF 58 du vice-amiral Mitscher.

Le baptême du feu du croiseur léger à lieu lorsqu'il soutien les porte-avions engagés dans un raid aérien contre les îles Marcus les 19-20 mai.

Trois jours plus tard c'est Wake _une possession américaine conquise le jour de l'attaque de Pearl Harbor_  qui est bombardée par les porte-avions couvert par leurs croiseurs et les destroyers d'escorte.

Wake était l'une des possessions japonaises isolées par l'avance américaine que les Etats-Unis laissaient dépérir, ces cibles offrant de magnifiques cibles d'entrainement pour les groupes aériens arrivant après repos et entretien.

En juin et juillet 1944, le USS Reno (CL-95) couvre les porte-avions attaquant Saipan le 11 juin, les îles Pagan les 12 et 13 juin, les Volcano et les Bonin les 15 et 16 juin.

Il enchaine ensuite par l'opération Forager, l'invasion des Mariannes qui déboucha sur la bataille de la mer des Phillipines (19-20 juin 1944) qui mit fin à l'aéronavale japonaise comme arme constituée.

Du 20 juin au 8 juillet, le croiseur léger Reno participa à la conquête de Saipan. Il couvrit ensuite les débarquements sur Guam du 17 au 24 juillet avant d'enchainer par des raids sur les îles Palau du 26 au 29 juillet 1944.

La 5ème flotte devenant alors la 3ème flotte sous le commandement de l'amiral Halsey, la TF 58 devient la TF 38. La TF 38 effectue un nouveau raid contre les Bonin le 4 et le 5 août avant de frapper à nouveau les îles Palau le 7 septembre 1944.

Le Reno est ensuite engagé dans la reconquête des Phillipines, toujours en soutien des porte-avions assurant principalement leur protection antiaérienne lors de leurs raids contre Mindanao (9-13 septembre), lors de leur appui dans les Palau (15-20 septembre et 21-22 septembre) ainsi lors de leurs frappes contre la région de Manille. Le 8 octobre 1944 c'est Nansei Shoto qui est bombardé par la TF 38.

Du 12 au 14 octobre 1944, la TF 38 est engagée au dessus de Formose. Ces raids aériens ont pour but d'empêcher l'envoi de renforts aux Phillipines et de détourner l'attention des japonais du véritable objectif des opérations à venir. Durant une attaque, le croiseur léger descend six appareils et est endommagé par un appareil abattu qui bloque partiellement la tourelle n°6 du croiseur.

Le 24 octobre, quatre jours après le débarquement de Leyte et au début de la bataille du Golfe du même nom, la TF 38 est soumise à de violentes attaques aériennes japonaises dont les avions avaient décollé depuis la base aérienne de Clark.
Le porte-avions léger Princeton (CVL-23) est sérieusement endommagé par une bombe et est assisté par le Reno qui revient à la charge à cinq reprises, devant régulièrement se retirer en raison de la chaleur du brasier et de la fumée.

Quand le porte-avions de classe Independence commença à prendre de la gite, le pont d'envol heurta le croiseur qui perdit un affût de 40mm dans l'histoire. Quand la soute comprenant les têtes de torpilles du porte-avions explosa, la situation devint critique et le Reno reçut l'ordre d'achever le porte-avions par une de ses propres torpilles.

Le lendemain, 25 octobre, le Reno et les autres navires de la TF 38 participent à la bataille du Cap Engano, le dernier engagement de ce qui est considéré avec le Jutland comme la plus grande bataille navale de l'histoire.


Le USS Reno (CL-97) après le torpillage de la nuit du 2 au 3 novembre 1944

Dans la nuit du 2 au 3 novembre 1944, le USS Reno (CL-96) traversait le détroit de San Bernardino en compagnie des autres navires du TG 38.3 quand il est touché par deux torpilles du sous-marin japonais I-41 qui le frappe à tribord alors qu'il protégeait le Lexington. Les pertes humaines furent heureusement limitées avec deux morts et quatre blessés.

Le croiseur léger privé de propulsion passa des heures angoissantes, heures d'autant plus angoissantes qu'un sous-marin japonais lança trois nouvelles torpilles qui manquèrent leur cible, un destroyer assurant sa protection.

Pris en charge par le remorqueur de haute-mer USS Zuni (ATF-95), l'infortuné croiseur est remorqué sur 1500 miles jusqu'à Ulithi pour des réparations provisoires destinées à lui permettre de traverser le Pacifique pour une remise en état complète. 1250 tonnes d'eau furent extraits du navire avant les réparations.

Il traverse lui même le Pacifique et rallie la côte ouest et le Charleston Navy Yard (Caroline du Sud) pour des réparations. Le choix d'un chantier de la côte est s'explique par la saturation de ceux de la côte ouest.

Arrivé à destination le 22 mars 1945, il en ressort sept mois plus tard en octobre soit après la fin de la guerre en Europe et dans le Pacifique. Il termine sa carrière en assurant le rapatriement des troupes américaines d'Europe dans le cadre de l'opération Magic Carpet, embarquant les démobilisés depuis le port du Havre à deux reprises.


Le USS Reno (CL-96) à Charleston le 8 octobre 1945

Repassant sur la côte ouest, le USS Reno (CL-96) est décommissioné le 4 novembre 1946 à Port Angeles (Etat de Washington), ralliant Bremerton pour être confiés aux bons soins de la Pacific Reserve Fleet.

Reclassé CLAA-96 le 18 mars 1949, le Reno ne sera jamais désarmé jusqu'au 1er mars 1959 date à laquelle il est rayé du Naval Vessel Register. Il est vendu à la démolition le 22 mars 1962 et démantelé. Un de ses canons de 127mm à été préservé au musée de l'US Navy à Washington D.C. .


Le USS Reno (CL-96) en 1945

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MessageSujet: Re: CROISEURS LEGERS CLASSE ATLANTA    Jeu 10 Juil 2014, 23:11

Le USS Flint (CL-97)

Le USS Flint (CL-97) à la mer

Présentation

le futur USS Flint paré au lancement

-Le USS Flint (CL-97) est mis sur cale aux chantiers navals Bethlehem Steel Company de Quincy (Massachusetts) le 1er août 1941 lancé le 25 janvier 1944 et commissioné le 31 août 1944.


Photomontage de la ville de Flint

Le septième croiseur léger de classe Atlanta porte le nom d'une ville du Michigan fondée en 1818 et incorporée en 1855. Actuellement peuplée de 102434 habitants (chiffres de 2010), cette ville est le berceau de General Motors fondée ici en 1908.

Cette industrie à fait la fortune mais également la perte de la ville puisque la fermeture de plusieurs usines dans les années quatre-vingt à plongé la ville dans une profonde dépression économique qui continue encore aujourd'hui au point que la ville est actuellement sous tutelle.

Le CL-97 est le premier navire à porté le nom de cette ville du nord-ouest américain mais il aurait du être le deuxième puisqu'à l'origine, un croiseur de classe Cleveland, le CL-64 portait ce nom mais suite à la perte du croiseur lourd Vincennes à la bataille de Savo le 8 août 1942, il à été rebaptisé.


Le USNS Flint (T-AE-32)

Le CL-97 à été suivit par un ravitailleur de munitions de classe Kilauea, l'AE-32 en service au sein de l'US Navy du 20 novembre 1971 au 4 août 1995. Transféré au Military Sealift Command (MSC), il à été désarmé en 2013 et maintenu au mouillage au sein de la Naval Defense Reserve Fleet pour un hypothétique réarmement.

Carrière opérationnelle

Le USS Flint (CL-97) en mars 1945

Le USS Flint (CL-97) arrive à Ulithi le 27 décembre 1944 et en repart six jours plus tard en compagnie de la TF 38 pour participer à l'invasion de Luzon. Il assure la couverture aérienne des porte-avions, couverture d'autant plus nécessaire que les attaques kamikazes se multiplient notamment le 21 janvier 1945.

Après une période de ravitaillement et de maintenance à Ulithi du 26 janvier au 10 février, le croiseur léger reprend la mer avec la TF 38 pour des attaques contre le Japon en préparation de l'opération Detachment, l'invasion d'Iwo Jima prévue le 19 février.

Deux jours plus tard, la TF 38 arrive sur zone et assure la couverture et l'appui des marines et des GI jusqu'au mois de mars, effectuant une période de ravitaillement et de maintenance du 12 au 14 mars 1945.

Il reprend ensuite la mer pour couvrir l'action des porte-avions de la TF 58 contre Kyushu, ces raids préparant les futures opérations contre Okinawa (18-22 mars).

Il couvre ensuite les porte-avions engagés au large d'Okinawa pour les bombardements préliminaires à l'opération Iceberg, les canons de 127mm du croiseur léger passant à l'action pour détruire les positions littorales japonaises.  

Le débarquement de l'opération Iceberg à lieu le 1er avril et le Flint va resté déployer au large d'Okinawa jusqu'au mois de juin moins une période de maintenance et de ravitaillement à Ulithi du 14 au 24 mai.

Il rallie le golfe de Leyte le 13 juin 1945 pour une nouvelle période de maintenance et de ravitaillement, quittant la région le 1er juillet pour une nouvelle et ultime phase d'opérations contre le Japon.

Le 24 août, neuf jours après la capitulation japonaise, il prend position au large de Nii-Shima comme navire de secours pour les avions de transport déployant les troupes d'occupation du Japon.

Du 10 au 15 septembre, il est mouillé en baie de Tokyo avant de patrouiller en compagnie d'un groupe de porte-avions chargé de surveillé Honshu jusqu'au 21 septembre.

Le croiseur léger quitte ensuite le Japon pour Eniwetok où il embarque des vétérans démobilisés, rallie à nouveau Yokosuka avant de mettre cap sur Francisco où il arrive le 28 novembre après 45 jours de mer.


Le USS Flint (CL-97) en 1945

Après un nouveau voyage en direction de Kwajalein dans le cadre de l'opération Magic Carpet pour rapatrié les démobilisés, le croiseur léger rallie le Puget Sound Naval Shipyard de Bremerton (Etat de Washington) le 11 janvier 1946.

Le USS Flint (CL-97) est désarmé le 6 mai 1947. Reclassé CLAA-97 le 18 mars 1949, il est rayé du Naval Vessel Register le 1er juin 1965 et est vendu à la démolition en octobre 1966.

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MessageSujet: Re: CROISEURS LEGERS CLASSE ATLANTA    Jeu 10 Juil 2014, 23:17

Le USS Tucson (CL-98)

Le USS Tucson (CL-98)

Présentation

-Le USS Tucson (CL-98) est mis sur cale aux chantiers navals de la  Bethlehem Steel Corporation sis à Quincy (Massachusetts) le 23 décembre 1942 lancé le 3 septembre 1944 et mis en service le 3 février 1945.


Photomontage de Tucson

Le huitième et dernier croiseur léger de classe Atlanta porte le nom d'une ville d'Arizona fondée en 1775 alors que le territoire est encore sous souveraineté espagnole.

Après l'annexion par les Etats-Unis après la guerre mexicano-américaine, Tucson appartient au territoire du Nouveau-Mexique jusqu'en 1867 avant de devenir capitale du territoire de l'Arizona jusqu'en 1877 avant d'être remplacé par Phoenix.
Elle est actuellement peuplée de 535000 habitants et en comptant son agglomération, le chiffre passe la barre du million.

Situé sur un site plus élevé que Phoenix, son climat est plus agréable aussi bien l'été que l'hiver avec des étés chauds et un hiver clément.

Les poumons économiques de la ville sont l'université d'Arizona et la base aérienne de Davis-Monthan qui rassemble les avions retirés du service et stockés en attendant d'être détruits. De nombreuses industries de haute technologie sont installées dans la région.

Le CL-98 est le premier à ce jour le seul navire de l'US Navy à porter ce nom.

Carrière opérationnelle

Le USS Tucson (CL-98)

Après une ultime mise au point au large de San Francisco et une croisière de mise en condition opérationnelle au large de San Diego, le croiseur léger appareille pour le Pacifique le 8 mai, arrivant à Pearl Harbor cinq jours plus tard pour trois semaines d'entrainement supplémentaire avant de reprendre son voyage à partir du 2 juin, faisant escale à Ulithi les 13 et 14 juin, retrouvant la TF 38 à Leyte le 16 juin 1945.

Il va donc participer aux dernières opérations contre le Japon. Il appareille du golfe de Leyte le 1er juillet en compagnie des autres navires de la Fast Carrier Task Force.

Il met cap au nord et le 10 juillet, les porte-avions lancent des attaquent aériennes massives contre Tokyo, le Tucson assurant la couverture des porte-avions contre la riposte japonaise.

Les 14 et 15 juillet, c'est Hokkaïdo et le nord d'Honshu qui est attaqué suivit du sud de l'île les 17 et 18 juillet, Tokyo étant à nouveau frappé pendant près d'une semaine. Les 24 et 28 juillet, les porte-avions attaquent le sud de Shikoku et la navigation en mer intérieure.

Le 30 juillet 1945, c'est Kobe et Nagoya qui sont attaqués avant un ravitaillement en carburant et munitions qui précèdent une ultime phase d'opérations jusqu'au 15 août quand le Japon capitule.

Une fois le Japon vaincu, le Tucson resta dans la région pour couvrir la mise à terre des troupes d'occupation. Le 20 septembre, il quitte le Japon, fait escale à Okinawa et Pearl Harbor avant de rallier San Francisco le 5 octobre 1945.  Le 23 octobre, le croiseur léger rallie San Pedro où il participe les 27 et 28 octobre au Navy Day.

Le 29 octobre, il rallie San Diego pour servir de navire d'entrainement au profit du Pacific Fleet Training Command, mission qu'il assura de novembre 1945 à août 1946, mission interrompue périodiquement pour des missions de représentation.

Il termine l'année 1946 par un carénage au Puget Sound Naval Shipyard avant de reprendre le service actif, passant les deux premiers mois de 1947 à s'entrainer au large de San Diego en vue d'exercices majeurs dans les eaux hawaïennes.

Il appareille de San Diego le 24 février pour un exercice de défense d'Hawaï jusqu'au 11 mars. Le 18 mars, il reprend la mer pour retrouver les survivants du cargo SS Fort Dearborn, recherche infructueuse pour ce pétrolier coupé en deux et dont l'arrière fût ramené à Pearl Harbor. Il rentre à San Diego le 27 mars 1946.

Le 28 juillet 1946, le USS Tucson (CL-98) quitte San Diego et rallie Yokosuka (via Pearl Harbor) le 15 août. Durant les deux mois qui suivent, il participe à plusieurs exercices et maintient une présence vigilante au large de la Chine alors que communistes et nationalistes se disputent le contrôle du pays dans la phase ultime de la guere civile chinoise. Le croiseur léger retourne à Yokosuka le 19 octobre, repartant le lendemain pour les Etats-Unis, arrivant à San Diego le 6 novembre 1946.

Le 9 février 1949, le Tucson arrive au Mare Island Naval Shipyard pour entamer le processus d'inactivation. Il est décommissioné le 11 juin 1949 et affecté au San Francisco Group Pacific Reserve Fleet.


Remorquage du USS Tucson (CLAA-98)

Il va rester plus de quinze ans en réserve jusqu'à ce qu'il soit rayé du Naval Vessel Register le 1er juin 1966. Il servit ensuite de coque d'essais jusqu'en 1970, étant vendu à la démolition le 24 février 1971 à National Metal & Steel Corporation implanté à Terminal Island (Californie).


Démolition de l'ex-USS Tucson (CLAA-98)

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MessageSujet: Re: CROISEURS LEGERS CLASSE ATLANTA    Jeu 10 Juil 2014, 23:21

CARACTERISTIQUES TECHNIQUES DE LA CLASSE ATLANTA


Déplacement : standard 6000 tonnes pleine charge 8340 tonnes

Dimensions : longueur 164.90m largeur 16.10m tirant d'eau 6.25m

Appareil propulsif : deux groupes de turbines à engrenages alimentées en vapeur par quatre chaudières dévellopant 75000ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 32.5 nœuds (33.6 nœuds atteint aux essais) distance franchissable 8500 miles à 15 nœuds

Protection : cuirassé de ceinture 89mm pont blindé 32mm tourelles 32mm

Armement :

Tourelles doubles de 127mm sur un destroyer américain et ci-dessous le schéma


-Seize canons de 127mm (5 pouces) Mk12 en huit tourelles doubles Mk29 installées dans l'axe (trois à l'avant, trois à l'arrière et deux latérales), les Oakland n'ont donc pas les deux tourelles latérales.

Ce canon de 38 calibres tire des obus de 36kg à une distance maximale de 13259m en tir à but surface (site : +45°) et de 8352m en tir antiaérien (site = +85°) à raison de 15 à 20 coups par minute.

L'affût double utilisé pèse 49 tonnes peut pointer entre -15° et +85° en site et de 150° en azimut de chaque côté pour les pièces avant et arrière et sur 80° pour les quatre pièces latérales. La dotation en munitions est de 450 coups par canon soit un total de 7200 obus (5400 pour la sous-classe Oakland) pour l'ensemble du navire.

-16 canons de 28mm rapidement remplacés par des Bofors de 40mm et 6 canons de 20mm

-8 tubes lance-torpilles de 533mm en deux plate-formes quadruples

Equipage : 35 officiers et 658 officiers mariniers, quartiers-maitres et matelots, 47 officiers et 766 officiers-mariniers quartiers-maitres et matelots pour les Oakland

SOURCES

-US Navy Tome 1

-Les croiseurs de la seconde guerre mondiale en images

-Ressources internet diverses

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MessageSujet: Re: CROISEURS LEGERS CLASSE ATLANTA    Ven 11 Juil 2014, 01:59

bonjour
je crois qu'il existe un point commun entre les vins fins et le travail de clausewitz. je vous laisse deviner…
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MessageSujet: Re: CROISEURS LEGERS CLASSE ATLANTA    Ven 11 Juil 2014, 10:32

Merci pour ce compliment

J'espère que cela va attirer les autres commentateurs comme un pot de miel avec les ours

Pour le prochain article, j'envisage sérieusement un article sur le Mig Killer, le McDonnell F-4 Phantom II

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MessageSujet: Re: CROISEURS LEGERS CLASSE ATLANTA    Sam 12 Juil 2014, 00:01

Même si je ne fais pas souvent de commentaires, je suis toujours avec une grande attention tous ces articles remarquables.
Bravo à notre camarade !  thumright
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MessageSujet: Re: CROISEURS LEGERS CLASSE ATLANTA    Sam 12 Juil 2014, 11:46

Merci

Je trouve que ces navires ont une vrai gueule. Je me suis inspiré des Atlanta pour le Waldeck-Rousseau de mon uchronie, un croiseur léger à canons de 130mm, navire-amiral de l'Escadre Légère du Nord (ELN)

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MessageSujet: Re: CROISEURS LEGERS CLASSE ATLANTA    Sam 12 Juil 2014, 11:57

Ils sont très fins mais imposants. Belle réussite technique.
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MessageSujet: Re: CROISEURS LEGERS CLASSE ATLANTA    Sam 12 Juil 2014, 13:23

Il serait intéressant d'ouvrir une rubrique comparative; par exemple les Atlanta sont comparables aux Dido britanniques, etc
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MessageSujet: Re: CROISEURS LEGERS CLASSE ATLANTA    Sam 12 Juil 2014, 13:30

la comparaison pourrais etre pas mal mais je me suis laissé dire que les atlantas étaient ratés, ils n'avaient pas atteint la vitesse contractuelle et qu'ils étaient trop surchargé en armes et torpilles

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MessageSujet: Re: CROISEURS LEGERS CLASSE ATLANTA    Sam 12 Juil 2014, 21:00

d'un autre côté les DIDO sont ratés aussi..........

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MessageSujet: Re: CROISEURS LEGERS CLASSE ATLANTA    Sam 12 Juil 2014, 23:51

LE BRETON a écrit:
d'un autre côté les DIDO sont ratés aussi..........

Ah mon avis le concept du croiseur antiaérien est une fausse bonne idée. Son artillerie médiane est bonne pour la défense antiaérienne mais trop légère pour un combat de surface contre des croiseurs conventionnels.

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MessageSujet: Re: CROISEURS LEGERS CLASSE ATLANTA    Dim 13 Juil 2014, 10:41

Je pense que les croiseurs anti-aériens ont été conçus pour assurer une bonne défense contre les attaques aériennes d'une escadre, ils n'étaient pas destinés à affronter seuls les croiseurs conventionnels; mais il arrive bien souvent que les navires ne sont pas utilisés dans le cadre des missions pour lesquels ils ont été conçus d'ou des déconvenues.
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MessageSujet: Re: CROISEURS LEGERS CLASSE ATLANTA    Dim 13 Juil 2014, 11:55

NIALA a écrit:
Je pense que les croiseurs anti-aériens ont été conçus pour assurer une bonne défense contre les attaques aériennes d'une escadre, ils n'étaient pas destinés à affronter seuls les croiseurs conventionnels; mais il arrive bien souvent que les navires ne sont pas utilisés dans le cadre des missions pour lesquels ils ont été conçus d'ou des déconvenues.

C'est même toujours comme ça, les contre-torpilleurs français destinés à attaquer les lignes de communication italiennes au canon et à la torpille se sont retrouvés dans l'Atlantique à faire des missions d'escorte.

Les 35000 tonnes conçus pour le combat d'escadre ont plus participer à la protection des porte-avions et à l'appui-feu des opérations amphibies qu'au combat de ligne.

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MessageSujet: Re: CROISEURS LEGERS CLASSE ATLANTA    Mar 22 Juil 2014, 22:08

Superbe et passionnant sujet, bien que le titre soit un peu trompeur. Merci pour le boulot!  cheers 

Une petite correction toutefois :

Citation :
Dix navires sont construits, cinq navires sont mis en service en 1923 (Omaha Milwaukee Détroit Richmond Concord), quatre en 1924 (Cincinatti Raleigh Trenton Marblehead) et le dernier, Menphis en 1925.

Ces navires sont dépassés dès leur mise en service et si ils participent au second conflit mondial, ils ne participeront qu'à des missions secondaires, seul le Marblehead participant aux premières opérations de la guerre du Pacifique, y survivant par miracle.

On peut aussi citer le Ruchmond, protagoniste aux côtés du "Swayback Maru" (le surnom affectueux du Salt Lake City dans la Navy) de la bataille des Iles du Commandeur en 1943, une des batailles les plus bizarres du conflt. Au vu des forces en présence, il est difficile de comprendre pourquoi Charles "Soc" McMorris n'a pas été annihilé par les Japonais (sans prendre en compte la timidité frisant à l'incompétence de son adversaire Hosogaya)


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MessageSujet: Re: CROISEURS LEGERS CLASSE ATLANTA    Mar 22 Juil 2014, 22:31

Merci pour ce complément et cette correction.

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