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| | Projet uchronique : alternative historique | |
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clausewitz Vice-amiral d'Escadre


 Nombre de messages: 11437 Age: 29 Ville: Nantes Emploi: Agent de sécurité Date d'inscription: 22/12/2005
 | Sujet: Re: Projet uchronique : alternative historique Ven 16 Mar 2012, 00:17 | |
| Ah je suis prenneur. Mon objectif c'est si possible d'éviter un copié-coller de la WWII OTL.  d'avance _________________ "Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)
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|  | | clausewitz Vice-amiral d'Escadre


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 | Sujet: Re: Projet uchronique : alternative historique Mar 20 Mar 2012, 13:49 | |
| E-L'armée de l'air s'adapte : appui-tactique et bombardement stratégique
Réformes structurelles
Le 21 mars 1943, le général Vuillemin décède tragiquement dans un accident d'avion alors qu'il partait pour une tournée destinée à vérifier le renforcement de l'aviation dans l'Empire. L'avion en question, un CAO-700 adapté pour le transport du VIP heurta violement le sol lors d'un atterissage par temps brumeux à Colomb-Béchar (Algérie), s'embrasant ne laissant aucun chance aux quatre membres d'équipage et aux cinq passagers.
-Lui succède le général d'armée aérienne Mondory, un partisan des thèses villeneuvienne même si il défendra soigneusement son pré-carré
-Réforme structurelle en janvier 1944 inspirée de l'organisation de la RAF avec des commandements spécialisés à savoir le Commandement de la Défense Aérienne du Territoire (CDAT) qui regroupe des unités de chasse diurne et nocturne et la DCA , le Commandement des Forces Aériennes Tactiques (CFAT) chargées de l'appui des unités au sol (chasse, bombardement, reconnaissance et observation), le Commandement du Bombardement Lourd (CBL) et enfin le Commandement de la Formation et de l'Entrainement (CFE). Un cinquième commandement ne tardera pas à s'ajouter chargé du Transport et de la Liaison (Commandement du Transport Aérien Militaire ou CoTAM).
Ces commandements sont organisés en escadres, en groupes et en escadrilles. Ils sont chargés en temps de paix de la préparation de leurs unités au combat.
La gestion administrative elle est assurée par les zones aériennes militaires (ZAM) au nombre de huit en Métropole, de trois en Afrique du Nord (une au Maroc, une en Algérie et une troisième en Tunisie), une aux Antilles, une pour l'AOF, une pour l'AEF, une pour l'Océan Indien, trois pour l'Indochine (une pour le Tonkin et le Laos, une autre pour l'Annam et la Cochinchine et une troisième pour le Cambodge) et une pour le Pacifique.
En temps de guerre, le CDAT reste sous l'autorité du chef d'état-major de l'armée de l'air mais les unités de la CFAT sont mises à la disposition pour emploi des Groupes d'Armées ou des différentes armées, étant théoriquement prévu une Escadre Aérienne de 200 à 500 appareils par Groupe d'Armées. Le CBL reste sous le commandement du CEMAA tout comme le CFE et le CoTAM.
Pour la chasse, l'unité de base est l'escadrille composée de trois patrouilles triples soit neuf appareils. A l'origine, trois escadrilles formaient un groupe soit 27 appareils mais la réforme de janvier 1944 intègre une quatrième escadrille pour permettre une plus grande rotation des effectifs avec deux escadrilles en alerte (une maintenant des patrouilles en vol et une autre avec des pilotes prêts à décoller), une en réserve et une quatrième au repos, à l'entrainement ou en transformation sur un nouvel appareil. Généralement, une des quatre escadrilles est équipés de chasseurs lourds bimoteurs.
Chaque groupe dispose donc de 36 appareils, quatre groupes formant une escadre de chasse soit un total de 144 chasseurs. A noter que chaque groupe est une entité autonome puisqu'elle dispose d'un groupement logistique, d'un groupement de génie de l'air et d'un groupement antiaérien ce qui permet à un groupe de changer facilement de terrain qu'il s'agisse d'une base préparée ou d'un terrain sommairement aménagé
Au printemps 1940, l'armée de l'air disposait de vingt-deux groupes de chasse soit théoriquement 594 chasseurs. Le nombre de groupes de chasse augmente régulièrement, passant à vingt-huit au printemps 1941, trente-deux en septembre 1941, trente-six en mars 1942, quarante-deux en juin 1943 et enfin quarante-huit groupes en juin 1944, nombre qui n'évolua pas jusqu'à la guerre quand le rappel des réservistes, la mobilisation de pilotes civils et la formation accéléré de jeunes pilotes («Les Marie-Louise» en référence aux jeunes conscrits de 1814) permis d'augmenter ce nombre.
Ces quarante-huit groupes de chasse de jour étaient donc répartis en douze escadres de chasse, concentrées essentiellement dans le Nord-Est et l'Est du territoire (huit escadres soit 1152 chasseurs), deux escadres couvrant le Sud-Est (288 appareils), une dans le Sud-Ouest (144 appareils) et une dernière pour couvrir l'Afrique du Nord (144 appareils). Les quarante-huit groupes de chasse alignent un total de 1728 chasseurs.
La défense nocturne du territoire est assurée par quatre escadres de chasse nocturne à trois groupes de trois escadrilles de 9 appareils soit un total de 324 appareils, deux escadres étant stationnées dans le nord-est, une troisième dans le sud-est et une quatrième en Afrique du Nord. Ces escadres dépendent du CDAT.
Les quarante-huit groupes de chasse précités étaient surtout destinés à la protection des unités en campagne et moins pour le territoire même si il est évident qu'en cas de conflit ses subtiles distinctions du temps de paix s'effacent.
Néanmois, le CDAT dispose de ses propres escadrilles de chasse destinés à la protection de certains pans du territoire comme Paris et les grandes villes. Il existe en 1948 vingt-quatre escadrilles régionales de chasse équipées chacune de douze appareils soit un total de 288 appareils.
En ce qui concerne les colonies et les territoires insulaires, il existe des groupes coloniaux ou régionaux de chasse (GCC ou GRC).
La Corse dispose d'un GRC (Groupe Régional de Chasse) à quatre escadrilles de neuf appareils soit 36 chasseurs. Les mandats du Liban et de Syrie disposent d'un GCC à quatre escadrilles de neuf appareils soit 36 chasseurs.
L'AOF (Afrique Occidentale Française) dispose d'un GCC à quatre escadrilles de neuf appareils soit un total de 36 chasseurs. L'AEF (Afrique Equatoriale Française) dispose d'un GCC à trois escadrilles de neuf appareils soit un total de 27 chasseurs.
Madagascar dispose d'une escadrille indépendante de chasse basée à Antannarive équipée de douze appareils. La Martinique dispose d'une escadrille de seize appareils, la Guadeloupe d'une escadrille de douze appareils et la Guyane d'une escadrille de douze appareils
L'Indochine dispose d'un groupe de chasse colonial (GCC) à quatre escadrilles de neuf appareils, dispersé entre Saïgon (deux), Hanoï (une) et Haïphong (une) soit 36 appareils, le nombre augmentera sensiblement entre 1945 et 1948 à tel point que quand le conflit éclatera en Europe, l'Indochine disposera de trois GCC, un couvrant la conurbation Hanoï-Haïphong, une seconde couvrant la région de Cam-Ranh et une troisième couvrant Saïgon.
Quand la France entre en guerre, l'armée de l'air dispose donc de 2635 chasseurs dont une majorité stationnée en métropole.
Pour le bombardement et la reconnaissance, l'escadrille dispose de neuf appareils avec trois escadrilles par groupe soit 27 appareils, trois groupes formant une escadre soit 81 appareils. En 1948, l'armée de l'air dispose de trente-six groupes de bombardiers répartis en douze escadres soit un total théorique de 972 bombardiers moyens, sous le contrôle du CFAT, ces appareils sont chargés de l'appui des troupes en campagne et de missions d'interdiction, tous stationnés en métropoles.
Un groupe indépendant est néanmoins basé en Corse, seize bombardiers moyens Lioré et Olivier Léo 451 occupant la base aérienne de Calvi-Sainte Catherine. En cas de conflit avec l'Italie, il devra mener des bombardements sur la Sardaigne mais également des missions d'interdiction maritime.
Les colonies disposent également de quelques bombardiers bien que pour la plupart des possessions impériales, la menace soit inexistante. Aussi les bombardiers stationnés sont des avions légers ou en voie de déclassement.
En Afrique du Nord, une escadre de bombardement est stationné au Maroc (81 appareils),une deuxième en Algérie (81 appareils) et une troisième en Tunisie soit un total de 243 bombardiers moyens.
A Djibouti, un groupe de 27 bombardiers est une assurance précieuse pour défendre ce petit mais stratégique territoire alors qu'en Martinique existe une escadrille de seize bombardiers et la Guyane dispose de huit vieux bombardiers Bloch MB-210. Enfin l'Indochine dispose en 1948 d'une escadre de 81 bombardiers répartis en trois groupes, deux près de Saïgon et un près de Hanoï.
Le CFAT dispose également d'unités spécialisées : quatre groupes indépendants d'appui rapproché équipés de bimoteurs Potez 640 (108 appareils) et deux escadres de bombardement en piqué soit huit groupes et 216 appareils.
Le CBL chargé du bombardement stratégique et du bombardement lourd dispose trois escadres de 120 appareils chacuns répartis en trois groupes à quatre escadrilles de dix appareils soit un total 360 appareils de différents types, la première escadre étant basée dans le nord-est, la deuxième dans le sud-est et la troisième en Tunisie.
Le CFAT était également chargé de missions de reconnaissance et d'observation au profit des différents groupes d'armées. Il existe plusieurs types d'unités, certaines chargées de missions de reconnaissance stratégique (au dessus du territoire ennemi) tactique (sur le front et dans les 20 à 100km derrière ce dernier) et d'observation et de réglage d'artillerie (juste au dessus du front).
La reconnaissance stratégique est assurée par deux escadres de trois groupes de trois escadrilles de huit appareils type Bloch MB-178, un bombardier haut altitude utilisé le plus souvent comme avion de reconnaissance soit un total de 144 appareils chargés de surveiller certains sites en Allemagne et en Italie. La première escadre est basé à Reims et la seconde à Orange.
La reconnaissance tactique est assurée par quatre escadres de quatre groupes de quatre escadrilles de huit appareils de différents type soit un total de 512 appareils. La première et la deuxième escadre sont affectés au GA1, la troisième GA2 et la quatrième au GA3.
L'observation et le réglage d'artillerie sont assurés par des Groupes Aériens d'Observation (GAO), des entités indépendantes qui en temps de guerre sont rattachés à une division. En temps de paix, ils sont intégrés au CFAT. En 1948, il existe trente-six GAO soit un total de 972 appareils, tous stationnés en métropole.
En Corse et dans les colonies, on trouve des GCRO ou Groupes Coloniaux de Reconnaissance et d'Observation, des groupes mixtes équipés de plusieurs types d'appareils à la fois des bimoteurs de coopération Dewoitine D-720 et des monomoteurs destinés au réglage d'artillerie, des ANF-Mureaux AN-121, le dernier-né d'une prolifique famille de monoplans.
Un GCRO était déployé en Corse (plus précisement à Solenzara dont la base aérienne est inaugurée en 1944), un à Fort de France, un à Dakar, un à Djibouti, un à Madagascar, un au Levant, un en Nouvelle Calédonie et deux en Indochine, ces derniers disposant de Dewoitine D-720, de quelques Bloch MB-174 et d'ANF-Mureaux AN-121. Ces GCRO dépendent des commandements locaux.
A partir de 1940, l'armée de l'air commence à dévelloper une nouvelle branche de son arbre de mission à savoir le transport aérien ce qui entraina la création en janvier 1945 du CoTAM ou Commandement du Transport Aérien Militaire.
L'acquisition d'avions de transport était destiné principalement au soutien logistique, le ravitaillement d'une tête de pont ou d'un aérodrome avancé mais également le soutien des deux groupes d'infanterie de l'air (GIA), le 601ème basé à Reims et le 602ème basé d'abord à Baraki en Algérie puis à Orange.
Les premiers avions équipant les deux escadres de transport militaire (ETM) (deux escadres à quatre groupes de douze appareils soit un total de 96 appareils) étaient d'abord d'anciens bombardiers réformés comme le Farman 222 ou l'Amiot 143 avant d'être remplacés peu à peu par des avions de transport spécifiquement conçus pour ce rôle comme le Douglas DC-3 ou le Bloch MB-160 mais également le Farman 224, la version transport du bombardier Farman 222.
Outre ces deux escadres, il existait des détachements appelés Groupes Légers de Transport (GLT) déployés aussi bien en Afrique du Nord (quatre), en AOF (deux), en AEF (un) à Djibouti et à Madagascar (un), au Levant (deux), en Nouvelle Calédonie (un) en Polynésie (un), en Indochine (trois) et aux Antilles (un) soit seize groupes représentant environ deux-cents appareils.
Le CFE (Commandement de la Formation et de l'Entrainement) installé à Salon de Provence était chargé de la formation des nouveaux pilotes et disposait de monomoteurs Morane Saulnier MS-435 (dérivé du MS-406) ou de bimoteurs Bloch MB-131 et Dewoitine D.720 sans oublier des appareils américains. _________________ "Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)
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|  | | clausewitz Vice-amiral d'Escadre


 Nombre de messages: 11437 Age: 29 Ville: Nantes Emploi: Agent de sécurité Date d'inscription: 22/12/2005
 | Sujet: Re: Projet uchronique : alternative historique Mar 20 Mar 2012, 14:22 | |
| Quels avions pour l'armée de l'air ?Quand l'armée de l'air entre en guerre en septembre 1939, elle est en pleine période de croissance et de modernisation, elle est donc loin d'être prête à faire la guerre. Si le conflit polonais s'était prolongé par une attaque à l'ouest, les pilotes français auraient mené le combat sur un matériel sensiblement inférieur à celui aligné par la Luftwafe soit en raison de sa vétusté soit parce non débarassé de ses maladies de jeunesse.. Chasse -Morane-Saulnier MS-406 : 600 exemplaires sont en service quand éclate la guerre de Pologne, 1000 en juin 1940 et 1100 quand la production est arrêtée en septembre 1940. Ces appareils sont peu à peu remplacés par des chasseurs plus modernes même si 500 MS-406 furent transformés en MS-410. Le MS-406 équipa jusqu'à dix groupes de chasse sans compter les appareils dispersés dans l'Empire notamment en Indochine. L'appareil commença à être remplacé dès le printemps 1940 notamment par le Dewoitine D-520 (mais également par l'Arsenal VG-33 ou les Bloch MB-155) mais la décision prise de privilégier l'équipement des nouveaux groupes fit que les derniers MS-406/410 ne furent remplacés qu'en 1945. Quelques appareils furent revendus à la Belgique pour remplacer les Fiat CR-42 sans parler de quelques exemplaires préservées comme souvenirs et comme avions d'essais. Douze furent envoyés en Guyane pour assurer la défense aérienne de la colonie et future généralité, l'absence de menace réelle permettant d'y déployer des appareils assez anciens.  -Bloch MB-152 : C'est l'autre chasseur important de l'armée de l'air au printemps 1944. Il était issu du MB-151 (144 exemplaires produits répartis de la façon suivante : 85 pour l'armée de l'air, 30 pour l'aéronavale, 4 pour essais à la SNACSO et 25 à l'armée de l'air grecque). Produit à 700 exemplaires, il va équipé neuf groupes de chasse et des Escadrilles Régionales de Chasse. Cet appareil est suivi par le Bloch MB-155 produit à 400 exemplaires dans la proportion de 150 appareils neufs et de 250 conversions de MB-152 pour équiper essentiellement les GRC/GCC soit des théâtres d'opérations coloniaux. Les MB-152 dont la production s'arrête en décembre 1940 vont être peu à peu remplacé par des appareils plus modernes.  -Curtiss H-75 : cet appareil qui avait perdu dans une compétition de l'USAAC l'opposant au futur Seversky P-35 est commandé à 730 exemplaires en quatre versions (H-75A1 à A-4) tous livrés jusqu'au printemps 1942, remplaçant les derniers biplans et monoplans à train fixe (Bleriot Spad 510 et Dewoitine D-501 et 510) et étant envoyé dans les colonies, une centaine d'appareils restant encore en service en septembre 1948. Le 10 mai 1939, 185 Curtiss H-81 sont commandés (désignation américain : P-40) et livrés entre septembre 1940 et janvier 1942.  -Dewoitine D-520 : c'est le chasseur français le plus moderne en service en ce printemps 1940. un total de 1068 exemplaires seront produits jusqu'en septembre 1941 quand il sera remplacé sur les chaines de montage par le D-550, ce chiffre (1068) incluant des hydravions de chasse HD-780 (32 exemplaires) et des chasseurs embarqués D-790 (120 appareils).  -L'armée de l'air dispose également de bimoteurs de chasse avec tout d'abord le Potez 631 produit à 400 exemplaires qui équipa notamment le quatrième groupe des escadrilles de chasse. Sous-motorisé et mal-armée, il va rapiement céder à la place à de nouveaux appareils.  -Nombreux projets en cours en 1939-40. On trouve notamment l'Arsenal VG-33 commandé à 8é0 appareils mais seulement 220 appareils furent construits, le reliquat étant produit sous la forme du VG-36 (400 exemplaires) et du VG-39 (200 exemplaires) soit un total de 820 appareils. La production stoppée en mars 1943 reprend dès le mois de septembre, 150 VG-39 et 150 VG-40 sont encore produits soit un total de 1120 appareils fabriqués et ce jusqu'en décembre 1945.  -Bloch MB-157 : bien que son nom indique un lien de parenté avec les MB-152/155, il s'agit d'un nouvel appareil pour permette de tirer la quintessence du Gnôme-Rhône 14R Météore de 1700cv. Le Bloch MB-152 et le Bloch MB-155 étaient de bons appareils mais au potentiel d'évolution limité ce qui explique qu'ils furent rapidement déclassés. Ils furent remplacés pour certains par le Bloch MB-157. 400 appareils sont produits entre janvier 1942 et janvier 1944 suivis d'une versions améliorée appelée MB-159 produite à 600 exemplaires plus 48 MB-159M, une version embarquée, les 648 exemplaires étant produits entre septembre 1945 et septembre 1948.  -Caudron CR714 : chasseur léger peu performant produit à 56 exemplaires qui sont rapidement stockés. A noter que des versions dérivées (Caudron CR-760 et 770) ne dépassèrent pas le stade du prototype  -Bloch MB-700 : chasseur léger répondant au même programme que le CR-714. Il est produit à 250 exemplaires pour la Force Aérienne Polonaise Libre (FAPL) ( Darmowe Polskie Siły Powietrzne). Une version embarquée baptisée MB-720 ne dépasse pas le stade du prototype.  -CAO-200 : un prototype et et douze appareils de pré-série  -Dewoitine D-551 : version militaire de l'avion de record Dewoitine D-550. 120 D-551 sont produits entre septembre 1941 et juillet 1942 suivis par 600 D-552 produits entre août 1942 à janvier 1946 aux quels s'ajoute 60 Dewoitine D-795 _version embarquée du D-551_ Aux 860 D-551/552/D-795 succèdent 150 Dewoitine D-555, un intercepteur/escorteur lourdement armé (trois canons de 20mm et quatre mitrailleuses de 7.5mm) destiné à s'opposer aux nouveaux bombardiers lourds allemands, ces exemplaires étant produits entre mars 1946 et décembre 1948.  -Hanriot NC-600 : c'est le principal bimoteur de chasse en service en septembre 1948 avec 1200 exemplaires en ligne qui ont été livrés entre janvier 1941 et septembre 1946, les améliorations régulièrement apportés étant symbolisés par les lettes A à F. Une version embarquée, le NC-650 ne dépassa pas le stade du prototype.  -Bréguet Br700C2 : C'est en septembre 1948, le principal chasseur de nuit de l'armée de l'air. Un total de 850 appareils sont commandés et livrés entre décembre 1941 et septembre 1945 à la cadence moyenne élevée de 19 appareils par mois. A suivre _________________ "Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)
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 | Sujet: Re: Projet uchronique : alternative historique Jeu 22 Mar 2012, 14:01 | |
| Bombardement et Assaut-En septembre 1939, les unités de bombardement disposent d'un grand nombre d'appareils dépassés voir carrement périmés et d'une poignée d'avions modernes dont les maladies de jeunesse n'ont pas été toutes éradiquées.  -Amiot 143 : répond au concept BCR (Bombardement Combat Reconnaissance) cher aux théories de Douhet. Produit à 96 exemplaires, il est peu à peu remplacé par le Glenn-Martin 167F et le Bréguet Br693. Quelques exemplaires encore en service en 1948 mais pour des taches secondaires (entrainement, transport, liaison et essais).  -Bloch MB-200 : environ 200 appareils sont construits et 92 toujours en service en septembre 1939, les derniers exemplaires étant retirés du service et feraillés en décembre 1941.  -Bloch MB-210 : 277 exemplaires construits (dont 24 pour la Roumanie) et 238 exemplaires sont encore en service en septembre 1939. Ils sont retirés des unités de première ligne en janvier 1942 quand ils sont définitivement relégués à l'entrainement et aux essais sauf pour les douze appareils déployés en Guyane.  -Farman F-221 : quatorze exemplaires commandés et dix construits, carrière assez courte. Il est est suivit par les trente-six Farman F-222, vingt-cinq Farman F-223 et six avions de transport Farman F-224. Ces 71 bombardiers furent peu à peu retirés du service avec la livraison des Consolidated modèle 32, des quadrimoteurs américains plus connus sous le nom de B-24 dont les 120 exemplaires commandés furent livrés entre janvier 1941 et mars 1943, équipant une escadre basée dans le nord-est.  -Douglas DB-7 : 670 appareils commandés et livrés entre octobre 1939 et novembre 1942 qui en dépit de leur modernité commencèrent fin 1946 à quitter les unités de première ligne même si en septembre 1948, l'immense majorité des DB-7 étaient encore en service dans des unités de combat.  -Glenn-Martin 167F : 245 appareils commandés et livrés entre janvier 1940 et novembre 1943 auxquels s'ajouteront une version améliorée baptisée Glenn-Martin 187. -Consolidated model 32 : bombardier lourd quadrimoteur commandé à 120 exemplaires pour équiper la 1ère Escadre de Bombardiers Lourds basée à Evreux, capable à la fois de frapper l'Allemagne mais également d'être à l'abri de représailles allemandes. Ils sont livrés entre janvier 1942 et mars 1943.  -Bréguet 691/693/695 : appareils d'assaut chargé d'appuyer les DC et les DLM. Aux 78 exemplaires du Bréguet Br691 succèdent 250 Bréguet Br693, 400 Bréguet Br695 à moteurs américains, 180 Bréguet Br694 (cent autres furent produits sous licence en Belgique) et 120 exemplaires d'une version de bombardement piqué baptisé Bréguet Br698. Les autres projets ne dépassèrent pas le stade du prototype : le Bréguet Br692AB2 de bombardement biplace, le Bréguet Br696 de bombardement biplace, le Bréguet Br699 équipé de moteurs Pratt & Whitney SB4G et le Bréguet Br810 d'assaut embarqué. Bloch MB-175-Bloch MB-174/175/176/177/178 : issu du prototype MB-170, le MB-174 est destiné à la reconnaissance tactique mais il est produit à 50 exemplaires, cédant la place au MB-175 produit à 800 exemplaires auxquels s'ajoute 120 MB-175T destinés à l'aéronavale. Au MB-175 succède le MB-176 propulsé par des moteurs américains et produite à 400 exemplaires Si les projets Bloch MB175A (attaque) et MB175B (chasseur lourd biplace) ne dépassèrent pas le stade du prototype en dépit de performances intéressantes, le Bloch MB-178 de bombardement à haute altitude fût produit. 144 exemplaires furent utilisés pour la reconnaissance stratégique et 144 autres exemplaires utilisés pour le bombardement de précision soit un total de 288 exemplaires.  -Douglas SBD-3 Dauntless : 174 exemplaires de ce bombardier biplace furent commandés par l'armée de l'air alors qu'ils furent un temps prévu pour la marine. Deux escadres de bombardement en piqué furent mises sur pied avec 216 appareils, étant équipés de 120 bimoteurs Bréguet Br698 et de 96 Douglas SBD-3, les autres appareils étant stockés. Le Dauntless rapidement dépassé fût remplacé à partir de la fin de 1945 par le Loire-Nieuport LN430, un bombardier en piqué biplace à moteur radial dont une version embarquée (LN-420) équipa la marine. -Potez 640 : c'est la réponse française au Henschel Hs129, appareil dérivé d'un projet inabouti de la célèbre firme, le Potez 221. 180 exemplaires de cet appareils furent commandés et livrés entre septembre 1944 et juin 1946 mais seulement 108 appareils furent mis en ligne, répartis en quatre groupes de 27 appareils. L'armement était particulièrement imposant avec 6 mitrailleuses de 7.5mm (deux dans le nez et quatre dans les ailes), un canon de 25mm à haute vitesse initiale en nacelle ventrale juste devant la soute à bombes (qui pouvait embarquer 400kg de bombes).  -Lioré et Olivier Léo 451 : bombardier moyen quadriplace. Première commande de 20 exemplaires type Léo 45 mais des problèmes de moteurs firent que le modèle fût suffisamment modifié pour être rebaptisé Léo 451, modèle commandé à 120 exemplaires puis les avenants se succédant à 749 exemplaires dont douze à destination de la Grèce. Ce sont au final 1950 appareils qui furent commandés dont 250 pour l'aéronavale. Ces appareils sont répartis entre le Léo 451 (400 exemplaires), le Léo 453 à moteurs américains (350 exemplaires), le Léo 455 qui revenait à des moteurs français (500 exemplaires) et le Léo 458 (450 exemplaires). A noter que les appareils de l'aéronavale furent rebaptisés Léo 456 bien qu'ils sont issus de plusieurs lots de production, 116 appareils étant seulement mis en ligne, le reste étant stocké ou servant pour essais. Tous ces appareils furent livrés entre août 1939 et mars 1944. A ces 1700 appareils (appareils en ligne + ceux stockés et ceux utilisés pour essais et entrainement) s'ajoutèrent 180 Léo 457, un bombardier pressurisé destiné à opérer à haute altitude. Ce projet lancé en juin 1939 avec la commande de cinq prototypes fût suspendu en juillet 1940 pour donner la priorité à la production des appareils plus conventionnels. Il fût relancé en juin 1942 et cette fois mené au bout, 180 exemplaires étant commandés en septembre 1942, appareils livrés entre mars 1943 et juin 1944. Amiot 354-Amiot 351/352/353/354/356/357/370 : issu de l'Amiot 340, cet élégant bimoteur (que je préfère esthétiquement parlant au Léo 451) va être commandé d'abord à 130 exemplaires puis des avenants successifs portent le total à 880 appareils. Sur ces 880 appareils commandés, 300 étaient des Amiot 351, 400 des Amiot 354, 100 des Amiot 356 et 80 Amiot 357 auxquels s'ajoutèrent 20 Amiot 370 destinés à des missions d'essais. Ces appareils furent livrés entre novembre 1939 et décembre 1945.  -Bloch MB-162 : quadrimoteur issu du MB-135 avec huit appareils prototypes plus 120 appareils de série qui vont équiper la 2ème EBL basée à Lyon-Bron. Ces appareils furent tous livrés entre septembre 1941 et et décembre 1942. A noter que deux prototypes d'une version de reconnaissance maritime baptisée Bloch MB-163 fût mis au point mais ne débouchèrent pas sur une commande de série, ces deux appareils et les huit prototypes étant transformés en appareils de transport et de liaison sous le nom de Bloch MB-164.  -Bréguet 482 : 40 appareils commandés pour équiper le 1er groupe de la 3ème EBL basée à Tunis.  -CAO-700 : 40 appareils commandés pour équiper le 2ème groupe de la 3ème EBL basée à Tunis Trois appareils furent dérivés de ce quadrimoteur robuste et endurant. La première fût une version de reconnaissance maritime destinée à l'aéronavale, version baptisée CAO-700M et la seconde version était un appareil de transport baptisé CAO-720 dont deux exemplaires furent construits, l'un pour le président de la République et le second pour le chef d'état-major des armées. Le CAO-710 commandé à trente exemplaires pour équiper le 3ème groupe de la 3ème EBL en compagnie de l'escadrille spéciale équipée d'Amiot 415 hexamoteurs. -Amiot 415 : appareil hexamoteur commandé à neuf appareils de série plus un prototype reconditionné qui équipe le 3ème groupe de la 3ème EBL. A suivre _________________ "Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)
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 | Sujet: Re: Projet uchronique : alternative historique Lun 26 Mar 2012, 13:55 | |
| Reconnaissance et observation : Dewoitine D-720-Le Dewoitine D-720 est un bimoteur à dérive double, aile haute et train retractable (il était fixe à l'origine) destiné à repondre au programme T3 (triplace de travail) emis en 1937 pour un avion menant des missions de reconnaissance, d'observation et de bombardement léger voir d'entrainement et de liaison. Le prototype effectua son premier vol le 10 juillet 1939 et après les essais constructeurs aussitôt envoyé au CEMA de Villacoublay pour les essais en vol. Les essais officiels s'étant révélés concluants, une importante commande fût passée en l'occurence 528 appareils pour l'équipement des GAO/GCRO, 200 appareils destinés à la réserve générale et 180 appareils pour des missions de servitude (remorquage de cibles, liaison, transport léger, entrainement) soit un total de 908 appareils. A ces 908 appareils s'ajoutèrent des commandes export : Belgique (16 exemplaires) Pologne libre (24 exemplaires), Suisse (32 exemplaires) et Yougoslavie (24 exemplaires) soit un total de 1004 appareils produits. Les appareils destinés à l'armée de l'air furent livrés de novembre 1940 à janvier 1943. -L'ANF-Mureaux ANF-121 est un petit monoplan à aile haute, à train fixe et à décollage court destiné au réglage de l'artillerie. Cet appareil était l'héritier des monoplans produits par le passé par la firme, ce monoplan remplaçant également le Bréguet 270 et le Potez 39. Le prototype vola pour la première fois le 15 septembre 1941 et après des essais concluants est commandé en série. 660 exemplaires vont équiper les GAO/GCRO plus 40 exemplaires destinés à des missions de liaison soit un total de 700 exemplaires livrés entre mars 1942 et septembre 1944. Transport et liaison :Il faut atteindre 1945 pour que des appareils neufs et spécifiquement conçus pour la mission de transport en lien avec la création du CoTAM (Commandement du Transport Aérien Militaire) qui dispose en septembre 1948 de deux escadres de transport militaire (ETM) (deux escadres à quatre groupes de douze appareils soit un total de 96 appareils) et des détachements appelés Groupes Légers de Transport (GLT) déployés aussi bien en Afrique du Nord (quatre), en AOF (deux), en AEF (un) à Djibouti et à Madagascar (un), au Levant (deux), en Nouvelle Calédonie (un) en Polynésie (un), en Indochine (trois) et aux Antilles (un) soit seize groupes représentant environ deux-cents appareils soit quasiment 300 appareils de transport. Bloch MB-160Chaque ETM dispose de 48 appareils dont 12 Bloch MB-160 et 36 Douglas DC-3 neufs ou d'occasion alors que les GLT disposaient de Bloch MB-140, version bimoteur du MB-160 et adaptés aux théâtres d'opérations extérieurs avec des moteurs plus puissants et un meilleur refroidissement. Les 180 Dewoitine D-720 un tant intégré au CoTAM seront finalement mis en oeuvre par le CFE (Commandement de la Formation et de l'Entrainement). Entrainement Morane-Saulnier MS-435-Le groupe d'entrainement initial (GEI) disposait de 48 Morane Saulnier MS-435, un appareil d'entrainement dérivé du Morane-Saulnier MS-406. Lors de la déclaration de guerre, le GEI quitte Salon de Provence pour Meknès. -Le Groupe d'entrainement à la chasse (GEC) disposait de 36 Morane Saulnier MS-435, le GEC restant à Salon de Provence après la déclaration de guerre. Un petit nombre de chasseurs opérationnels étaient également détachés en Provence. Bloch MB-131-Le Groupe Ecole Multimoteurs (GEM) disposait de 24 Bloch MB-131 et de 36 Dewoitine D-720 pour entrainer les équipages des bombardiers et des avions de transport -144 Dewoitine D-720 forment douze détachements tactiques chargés de mission de soutien à l'écolage et de soutien dans les colonies par exemple du transport léger d'un poste à l'autre. A suivre _________________ "Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)
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|  | | clausewitz Vice-amiral d'Escadre


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 | Sujet: Re: Projet uchronique : alternative historique Sam 31 Mar 2012, 20:53 | |
| 3-Les chantiers et l'industrie
A-Les chantiers de construction navale
A la fin des années trente et au début des années quarante, la perspective d'importantes commandes poussent les industriels français à investir dans les infrastructures : construction et agrandissement des cales et des formes, modernisation des ateliers et des techniques de construction (soudure)....... .
-Dévellopement de l'industrie siderurgique avec la construction de hauts-fourneaux à Port de Bouc et à Arzew.
-Principaux chantiers navals :
-les Ateliers et Chantiers de France (ACF) à Dunkerque (quatre cales de 180m plus une cinquième cale de 220m inaugurée en 1943). Une forme de radoub est également mise en chantier mais les travaux interrompus par la guerre ne furent pas repris après la fin du conflit, la forme servant de simple bassin de mouillage pour l'armement de navires.
-Ateliers et Chantiers du Havre (ACH) : quatre cales : la n°1 de 250m, la n°2 de 190m, les n°3 et 4 de 150m prolongées à 190m plus une cale n°5 de 200m inaugurée en 1944. Un projet de bassin couvert n'aboutit finalement pas.
-Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) : trois cales : la n°1 de 175m prolongée à 215m, la n°2 de 150 puis 180m et la n°3 de 150 puis 170m. Un bassin d'armement devait être construit mais on lui à finalement substitué un dock flottant de 220m et 30000 tonnes, dock flottant construit aux Etats Unis et livré en 1943.
-Chantiers Auguste Normand : trois cales de 120m, ces chantiers deviennent en 1946 une filiale des ACH.
-Ateliers et Chantiers de Seine Inférieure (Worms & Cie) installés au Trait (Seine-Maritime) : En 1940, ce chantier dispose de huit cales, les n°1 et n°8 mesurant 170m, les n°2, 3 et 4 140m et les n°5, 6 et 7 plus spécifiquement consacrées aux sous-marins, 115m. En 1948, les installations de préfabrication sont modernisées, les capacités de levage augmentées mais les cales faute de place ne sont pas agrandies.
-Chantiers Navals Français (CNF) de Caen : trois cales, une de 140m (n°1), une de 100m (n°2) suivit en 1948 d'une cale n°3 longue de 120m;
-Anciens Chantiers Dubigeon de Nantes : quatre cales de construction : n°1 et n°2 qui passent de 150 à 180m; les n°3 et 4 qui passent de 115 à 140m de long.
-Ateliers et Chantiers de Bretagne (ACB) de Nantes : cale n°1 de 180m, cale n°2 et n°3 de 150m, l'armement se faisant à bord d'un dock flottant de 150m et de 9000 tonnes.
-Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) site de Nantes : une cale de 170m et trois de 150m auxquels s'ajoute une forme de 180m pour la construction de sous-marins et l'armement des navires lancés notamment la mise en place des hélices.
-Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) site de Saint Nazaire : une cale de 270m, deux cales de 230m de long et deux autres de 180m plus la célèbre forme Caquot
-Ateliers et Chantiers de Saint Nazaire-Penhoët : cale de 340m, une cale de 270m et deux cales de 180m, l'armement des navires se faisant généralement dans la Forme Joubert.
-Ateliers et Chantiers Maritimes du Sud-Ouest & de Bacalan réunis de Bordeaux : une forme de construction de 210m, trois cales de 150m prolongées à 190m, les travaux d'extension se poursuivant durant la construction des navires.
-Société des Ateliers et Chantiers de la Gironde installés à Bordeaux : trois cales de 190m + une forme de 200m pour l'armement des navires inaugurée en 1945.
-Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) de la Seyne sur Mer : quatre cales : deux de 200m (n°1 et 2) et deux de 175m (n°3 et 4) auxquelles s'ajoute un dock flottant de 200m et 25000 tonnes.
-Ateliers et Chantiers de Provence (ACP) de Port de Bouc : deux cales de 190m (les n°1 et n°2), deux cales de 175m (n°3 et 4) et deux cales de 150m (n°5 et 6) plus un dock flottant de 200m et de 25000 tonnes.
-Société Provençale de Construction Navale (SPCN) (1948 : Société Anonyme des Chantiers Navals de la Ciotat (SACNC) : Installés à La Ciotat, ces chantiers disposent d'une forme de 275m utilisée pour l'armement des navires et les carénages plus quatre cales de 240m.
-Chantiers Schneider de Chalons sur Saône : quatre cales de 120m
Quand éclate le second conflit mondial, l'industrie navale française dispose d'une importante capacité de construction avec dix cales de moins de 150m, trente-neuf entre 150 et 220m et dix de plus de 220m.
Plus important encore, les ateliers et les capacités de levage ont été modernisés augmentant la rapidité de construction qui voit l'introduction de la préfabrication durant les années précédent le conflit.
A ces grands chantiers hauturiers s'ajoutent un petit nombre de chantiers spécialisés dans les constructions fluviales et la poussière navale :
-Chantiers Ziegler de Dunkerque : une cale de 100m et d'un slipway de 75m
-Socarenam de Boulogne sur Mer : deux cales de 75m
-Chantiers Leroux de Lorient : une cale couverte de 100m
-Chantiers Garand de La Rochelle : une cale de 75m et un slipway de 50m
C-Les Arsenaux métropolitains et coloniaux
En 1926, l'Arsenal de Rochefort sur Mer est fermé en raison de l'envasement de La Charente qui rendait son utilisation problématique. Cette fermeture laisse en Métropole un total de quatre Arsenaux : Cherbourg sur la Manche, Brest et Lorient sur l'Atlantique et Toulon en Méditerranée.
A ces quatre arsenaux métropolitains s'ajoute l'Arsenal de Bizerte en Méditerranée et celui de Saïgon en Indochine. Peu de choses sont faites durant l'entre-deux-guerre, les budgets étant largement consacrés au renouvellement de la flotte. Ce n'est qu'à la fin des années trente qu'un effort significatif sur les infrastructures est lancé pour augmenter la survivabilité de la flotte.
Les arsenaux existant en 1918 : des travaux importants
*Cherbourg : Il dispose en 1948 de deux bassins de 215m de long sur 36m de large donnant sur le premier bassin, de quatre cales de 150m donnant sur le bassin Charles X alors que sur le bassin Napoléon III, l'Arsenal de Cherbourg dispose de deux cales de 180m et d'une forme de radoub de 200m.
Le port de commerce dispose également d'une forme de radoub, la Forme du Hornet qui longue de 249m sur 35m de large avec un tirant d'eau de 8m. En 1948, elle est prolongée à 260m et élargit à 38m pour pouvoir si nécessaire accueillir un cuirassé de classe Alsace.
Les ateliers sont modernisés et les capacités de levage augmentées. Un dépôt pétrolier est également implanté en janvier 1948 pour le ravitaillement rapide avec des réservoirs enterrés et trois postes de ravitaillement.
*Brest : L'Arsenal du Ponnant aménagé depuis le dix-septième siècle dispose à la fin des années trente de huit formes de radoub numérotés 1,2,3,4,6,7,8 et 9.
Sur les rives de la Penfeld :
-Bassin Tourville ou n°1 : 115m de long sur 25m de large
-Bassin n°2 et 3 : 178 sur 27m puis 190m sur 30m. Cet allongement nécessita de très gros travaux de génie civile en raison d'un terrain ingrat.
Au niveau du Salou :
-Bassin n°4 : 200m de long sur 35m de large
-Bassin n°6 : désaffecté pour permettre l'extension du bassin n°7
-Bassin n°7 : 118m de long sur 26m de large allongé à 130m
-Cale du Point au Jour : désaffecté en juin 1947 et remplacée par un bassin de radoub, le n°12, un bassin de 160m de long sur 30m de large qui n'est achevé que début 1949
Au niveau du Laninon
-Bassin n°8 et 9 : 250m de long sur 36m de large
-Bassin n°10 : inaugurée en 1942 à gauche du bassin n°9 après quatre ans de travail à 275m de long sur 58m de large avec un tirant d'eau de 13m. Elle est prolongée à 300m mais la guerre stoppe les travaux préparatoires à son extension à 360m.
-Bassin n°11 : inaugurée en 1946 située à droite du bassin n°9, une forme de 320m de long sur 58m de large
-A proximité de la forme n°10, un vrai complexe industriel est aménagée avec de nouveaux ateliers, de nouveaux magasins et deux plans inclinés, un de 220m et un autre de 175m pour la construction mais également pour le carénage d'unités légères. Ces installations sont toutes inaugurées en 1944.
*Lorient :
-Forme de Lanester sur la rive orientale : 240m de long sur 30m de large
-Trois cales sur la rive orientale : n°1 (couverte) de 230m de long sur 32m de large, la n°2 de 195m de long sur 28m de large et la n°3 de 175m de long sur 25m de large, le tout accompagné d'ateliers notament pour la préfabrication.
-Forme occidentale sur la rive occidentale : 240m de long sur 28m de large
-Deux cales sur la rive occidentale, les cales n°4 et n°7 de 175m de long sur 20m de large
-Base de ravitaillement avec des dépôts de carburant souterrains et quatre postes
*Toulon :
-Bassins du Missiessy : le n°1 (215m de long sur 31m de large) le n°2 (215m de long sur 31m de large) et le n°3 (205m de long sur 32m de large).
-Bassins du Castigneau : n°4 (163m de long sur 23m puis 175m de long sur 25m) et n°5 (114m de long sur 22m de large puis 130m de long sur 25m de large)
-Bassins Vauban : n°6 (90m de long sur 15m de large allongé à 120m et élargit à 20m), n°7 (408m de long sur 42m de large) et n°8 (408m de long sur 42m de large)
Entre 1944 et 1946, une cale de 150m pour carénage ou constructions est construite au Mourillon complètant deux cales plus anciennes de 110m utilisées pour la construction de sous-marins.
*Bizerte (Arsenal de Sidi-Abdallah) : bassin n°1 et n°2 de 250m de long sur 32m de large allongés à 280m basin n°3 et 4 de 120m de long sur 20m de large allongées à 195m et élargies à 24m
*Saigon : l'Arsenal d'Indochine est officiellement créé en 1922 mais en 1936, il est cédé à un usage civil mais repris en 1941 par la marine qui espère l'agrandir mais faute de place, elle se contente de moderniser la forme qui passe de 152 à 190m avec des ateliers plus modernes, ateliers qui peu à peu fabriqueront également des véhicules blindés et des armes allant du fusil au mortier.
De nouveaux Arsenaux pour la marine : Mers-El-Kebir, Diego-Suarez, Cam Ranh, Dakar
*Mers-El-Kébir : Les installations d'entretien sont assez limitées quoique plus importantes que celles prévues à l'origine qui prévoyait un slipway de 120m, un dock flottant de 90m et un ponton de 120m pour sous-marins. Un dock flottant de 210m pouvant caréner un croiseur lourd est ainsi acquis aux Etats Unis et opérationnel à partir de 1943.
*Diego-Suarez : les deux bassins de 150m sont allongés à 230m mais la guerre stoppe le projet d'un bassin de 265m de long sur 40m de large pour pouvoir caréner un cuirassé de type Alsace, laissant la marine française dépendante de Singapour ou de l'Egypte. Les ateliers sont modernisés et les capacités de stockage largement augmentés.
*Dakar : la forme du port de Dakar est allongée à 220m et une forme de 260m de long sur 40m de large est construite tout comme un slipway de 130m
*Cam Ranh : une forme de 265m de long sur 40m de large, deux formes de 200m de long sur 20m et un slipway de 130m, les installations d'entretien étant organisées autour du navire-atelier Albert Caquot (ex porte-hydravions Commandant Teste)
Et ailleurs
Les importants budgets débloqués pour les bases de Mers-El-Kebir, de Dakar, de Cam Ranh et de Diego-Suarez ne permettent pas d'outiller de manière satisfaisante d'autres point d'appui comme Fort de France, Nouméa et Papeete. Seuls des travaux de modernisation sont entrepris.
-Fort de France : base de souveraineté et de soutien, elle dispose en 1948 d'une forme de radoub de 210m, d'un slipway de 75m et d'une cale de 100m pour la construction d'unités légères destinées à un usage local. Présence d'une base aéronavale appelée Base Aéronavale de Fort de France-Schoelcher.
-Nouméa : une forme de 150m à été allongée à 200m pour caréner tous les navires jusqu'aux croiseurs légers. Un slipway de 100m à été également construit pour l'entretien des unités légères.
-Papeete : un dock flottant de 150m à été commandé aux Etats Unis et livré en 1943. Des ateliers et une fonderie ont également été construites pour soutenir les forces de souveraineté. Une cale de 100m à également été construite, cale construisant des navires civils et militaires.
-Djibouti : un bassin de 200m sur 25m inauguré en 1942 avec quelques ateliers et bâtiments de stockage. Néanmoins pour les travaux importants, les navires doivent se rendre à Diego-Suarez.
-Casablanca : un point d'appui pour navires légers et sous-marins à été mis en place au printemps 1945 avec plusieurs réservoirs enterrés et deux postes de ravitaillement protégé, un dépôt de munitions pour cartouches de mitrailleuses et obus du 25 au 130mm, un atelier à torpilles et un atelier de réparations d'urgence.
-Gabès : implantation d'un dépôt pétrolier pour le ravitaillement de la 6ème Escadre Légère
-Beyrouth : pas de forme de radoub mais une station navale avec ateliers de réparations, un dépôt pétrolier et un dépôt de munitions.
D-Les autres industries liées à la construction navale
Les nationalisations voulues par le Front Populaire ont gravement entamé la compétivité des industries qui doivent digérer un important bouleversement dans leurs structures profondes. Elles doivent également digérer le passage de l'artisanal ou semi-industriel à la production de masse qui ne laisse pas de place pour l'improvisation.
En 1942, Raoul Dautry quitte son poste de Ministre de l'Armement et de la Production de Guerre pour prendre la têtre de la Mission Française d'Achats aux Etats Unis (MFAE). Il est remplacé par un jeune normalien, Raoul Bichelonne qui va passer la démultiplier en terme de production industrielle.
Bénéficiant de la confiance du président Tardieu et du président du conseil Reynaud, il va encore accélerer la production militaire. Plus que de prévoir le lendemain, il va également préparer l'avenir en favorisant notamment les travaux sur l'atome menés par Irène et Frédéric Joliot-Curie ou ceux sur la propulsion à réaction menés par René Leduc.
A l'époque de sa nomination en mars 1942, la société Schneider souhaite installer un nouveau haut fourneau soit en Lorraine à Pont-A-Mousson ou en Alsace à Fessenheim. Le jeune ministre y met son véto provoquant la colère de la firme du Creusot qui se ravise bien vite puisqu'une aide conséquente est débloquée pour permettre l'installation d'un haut fourneau à Port de Bouc en Provence sur l'Etang de Berre, à l'abri des bombardements allemands.
Ce coup d'éclat du jeune ministre marque le début d'une politique en vigueur jusqu'aux années quatre-vingt à savoir une politique de décentralisation industrielle qui voyait l'Etat décider de l'implantation de telle ou telle usine même si les grands groupes nationaux n'étaient pas les derniers à influencer de manière plus ou moins discrète telle ou telle décision.
C'est ainsi que janvier 1943, la société Wendel accepte sans rechigner d'implanter son nouvel haut-fourneau à Arzew près d'Oran.
L'attention du ministre Bichelonne se porte également sur l'Empire à savoir en particulier l'Afrique du Nord. Les mines de charbon de Tunisie et du Maroc sont modernisées et parviennent à produire presque autant que les mines de métropole et ce dès 1946. La découverte de pétrole dans le Sud-Sahara permet à la France de réduire sa dépendance au pétrole arabe et texan.
Les premiers puits sont forés en 1940 et la production atteint son rythme de croisière en 1946, ce pétrole brut étant raffiné d'abord à Port de Bouc, faute de raffinerie en Afrique du Nord, le projet d'une raffinerie près d'Alger autorisé en 1946 étant encore dans les limbes quand éclate la seconde guerre mondiale (elle sera construire après guerre entre 1955 et 1958 et inaugurée en 1959).
L'action énergique de ce technocrate ambitieux permet à l'industrie française de faire jeu égal avec l'industrie allemande.
Dévellopement de l'industrie des moteurs avec notamment la Société Nazairienne de Motorisation (SNM) dirigée par un brillant ingénieur juif-allemand Hans Pielstick qui permet à la France de rattraper son retard avec l'Allemagne. La jeune entreprise disposa d'une première unité de production à Saint Nazaire suivit d'une seconde à Bordeaux et d'une troisième à Marignane près de Marseille.
Cela créa une saine émulation avec la société Sulzer permettant à la France de rattraper le retard important qui la séparait de l'Allemagne, pionnière de l'utilisation du moteur diesel pour la propulsion marine.
La SNM songea un temps à se lancer dans les moteurs d'avions avant de finalement renoncer officiellement par manque de financement, officieusement suite à l'intense lobbying d'Hispano-Suiza et de Gnôme et Rhone qui furent au moins obligés de dévelloper des moteurs plus puissants et surtout plus fiable.
Cela n'empêcha pas la France d'acheter des moteurs à l'étranger notamment des moteurs américains à la fois en raisons de besoins gigantesques mais également de crainte de voir les usines perdues en cas d'invasion du territoire. C'est ainsi qu'à partir de 1942, les prototypes devaient être devellopé avec un moteur produit en France et un moteur produit en Grande Bretagne ou aux Etats Unis.
En ce qui concerne les radars, c'est une entreprise nationale, la Generale d'Electronique qui reçut en 1943 le monopole dans la fabrication des détecteurs électromagnétiques même si dans le langage courant, le terme radar était le plus usite tout comme le mot Asdic à la place de détecteur sous-marin.
A suivre _________________ "Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)
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 Nombre de messages: 11437 Age: 29 Ville: Nantes Emploi: Agent de sécurité Date d'inscription: 22/12/2005
 | Sujet: Re: Projet uchronique : alternative historique Ven 27 Avr 2012, 10:27 | |
| Information importante : Bien qu'il n'y ait eut que peu de réponses sur ce sujet, j'ai décidé d'arrêter cette version austère de mon uchronie car je me suis rendu compte que cela me détournait de mon uchronie principale. _________________ "Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)
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