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 Royaume d'Ecosse 2.0

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clausewitz
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MessageSujet: Re: Royaume d'Ecosse 2.0    Jeu 20 Fév 2014, 17:58

R-Le centre-gauche au pouvoir : travaillistes et libéraux (1987-1997)

Comme les observateurs le pronostiquait et comme les conservateurs les plus lucides s'en doutaient, les élections se conclurent par une défaite avec sur 271 sièges, 105 pour les libéraux, 56 pour les travaillistes, 100 sièges pour les conservateurs, huit pour les communistes et deux pour les républicains.

Les libéraux après avoir proposé une coalition avec les conservateurs s'allièrent avec les travaillistes pour une coalition centre-gauche.

Pro-européens assumés, les libéraux comme les travaillistes voulurent accéder à la CEE. Les négociations commencèrent dès leur arrivée au pouvoir au grand dam de certains secteurs économiques comme la pêche.

La peine de mort est abolie en 1992 après des discussions houleuses, un débat profond agitant la société écossaise. Comme souvent plusieurs faits divers virent vaciller l'opinion mais les abolitionnistes eurent au final gain de cause et Liam MacIven fût le dernier condamné à mort exécuté en Ecosse le 27 septembre 1991 pour la meurtre de sa femme et de sa fille de douze ans, ayant découvert l'infidélité de la première et ayant de sérieux doutes sur sa paternité pour la seconde.

La coalition de centre-gauche eut moins de succès avec l'avortement. Les conditions furent assouplies mais un avortement sans condition fût retoqué par la chambre des Lords.

Aux élections de septembre 1992, les libéraux et les travaillistes obtinrent un satisfecit des électeurs en remportant à nouveau les élections même si la victoire fût moins nette que cinq ans plus tôt.

Les libéraux l'emportent avec 100 sièges, 61 sièges pour les travaillistes, 105 pour les conservateurs et cinq pour les républicains.

En octobre 1994, un référendum est organisé pour ou contre l'adhésion à la Communauté Economique Européenne (CEE) de l'Ecosse. La coalition mène une campagne agressive, un véritable rouleau-compresseur auquel répond un parti conservateur qui joue sur la corde du patriotisme et de l'indépendance nationale.

Résultat, l'Ecosse dit non à 55,7 % à l'adhésion à la CEE, refusant de rejoindre l'Europe des douze, préférant préserver son indépendance à une construction européenne qui est une entité économique en attendant une potentielle construction politique.

L'année 1995 fût marquée par une grande réforme politique. Elle ne concerne pas le régime politique (l'Ecosse reste une monarchie) mais cela concerne l'organisation de l'Ecosse.

Jusque là, le pays était organisé en trente-trois comtés dirigés par des intendants d'abord nommés par le roi puis à partir du 19ème siècle par le premier ministre qui soumet une liste au roi dans lequel ce dernier sélectionne des candidats, généralement ceux du premier ministre.

La réforme territoriale de 1995 à remplacé les 33 comtés par 8 régions qui disposent de pouvoirs importants. La capitale Edimbourg forme un district autonome calqué sur le modèle du district de Columbia. Les capitales de région sont Dumfries, Glasgow, Dundee, Inverness, Aberdeen, Lochmady (Hebrides), Kirkwall (Orcades) et Lerwick (Shetlands).

Les comtés perdent tout pouvoir à l'exception de servir de circonscription électorale pour la chambre basse (deux députés par circonscription soit 66 députés), les 105 députés restant étant élus sur des listes nationales.

Les huit régions fournissent quatre lords territoriaux chacune plus deux autres par le district d'Edimbourg soit un total de trente-quatre lords qui s'ajoutent en 1995 aux 104 lords nobles et anoblis par le roi.

A noter que cette loi de 1995 supprime les lords héréditaires ce qui signifie que les titulaires actuels du poste ne pourront le transmettre à leurs descendants.

Désormais, les seuls lords seront nommés par le roi sur proposition d'un Conseil de Sages ou du premier ministre, les personnes pouvant accéder à la Chambre des Lords devant avoir fait «preuve d'un mérite exceptionnel au service de l'Ecosse, d'une aptitude au bon gouvernement, d'un calme et d'une lucidité propice au conseil du roi et de la Chambre des représentants».

Chaque région est dirigée par un lord-gouverneur élu au suffrage universel direct pour cinq ans renouvelable une seule fois. C'est le chef de l’exécutif régional disposant de pouvoirs étendus contre-balancés par une assemblée locale elle aussi élue au suffrage universel.

En cas de vacance du trône ou de régence au profit d'un roi ou d'une reine mineure, les huit lord-gouverneurs feraient automatiquement partie du conseil de régence en compagnie de la mère du roi ou de la reine, les quatre autres personnes étant choisies par la mère.

Cette réforme validée par les deux chambres réunies en Congrès est approuvée par référendum le 8 février 1996 par 65% de oui pour une participation élevée de 85%, les républicains et une partie des travaillistes ayant appelé au boycott.

C'est le chant du cygne de la grande coalition dont les divergences se font chaque jour un peu plus grande. Le parti conservateur rasséréné par dix ans d'opposition, de renouvellement doctrinal et des personnes boit du petit lait, attendant avec impatience les élections de septembre 1997.

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MessageSujet: Re: Royaume d'Ecosse 2.0    Jeu 20 Fév 2014, 18:01

S-Les conservateurs au pouvoir (1997-2007)

Les élections de septembre 1997 étaient écrites d'avance. Seule l'ampleur du score était encore indécise. Les conservateurs allaient-ils remporter la majorité absolue ou allaient-ils devoir gouverner avec les libéraux (les travaillistes refusant tout idée de coalition avec un parti considéré comme «fasciste» par son aile gauche).

La victoire est un raz de marée, une véritable «marée noire» qui submerge Édimbourg avec 198 sièges sur 271, laissant des miettes aux libéraux (34 sièges) et aux travaillistes (30 sièges), les républicains occupant les neuf sièges restant.

Le nouveau premier ministre est Allistair Lowell, un homme de 45 ans. Né en 1952 dans une famille pauvre, il s'engage dans l'armée pour ne pas «mourir de faim» et sert deux ans dans la marine écossaise jusqu'à son renvoi pour indiscipline en 1972.

Engagé dans une entreprise de travaux publics d'Aberdeen, il rencontre sa femme Patricia qui n'est autre que la fille du président de la société. De ce mariage naisse deux enfants, une fille Clélia et un fils Patrick.

La rencontre avec sa femme nettement plus cultivée que lui est un déclic. Après des études à l'université d'Aberdeen et une maitrise de sciences politiques en poche, il adhère au parti conservateur en 1980 à l'âge de 28 ans, devenant rapidement un élément prometteur du parti, élément promis aux postes les plus élevés.

Après la défaite de 1987, il reprend un parti usé par des années de pouvoir. Il entreprend une véritable purge avec la mise à la retraite des responsables de la défaite et leur remplacement par des jeunes loups aux dents longues.

Moqué dans les médias pour son accent d'Aberdeen à couper au couteau, il fait taire les sceptiques en étant un chef de l'opposition redoutable et redouté.

Si il échoue aux élections de 1992, tous les observateurs s'accordent à dire qu'Allistair Lowell est le futur premier ministre de l'Ecosse ce qu'il devient en septembre 1997.

Il mène une politique réformiste à mi-chemin entre le dirigisme des travaillismes et un libéralisme échevelé qui avait rapporté énormément aux conservateurs mais leur avait également coûté une défaite en 1987.

Sur le plan sociétal, on assiste à une véritable réaction. La peine de mort abolie en 1992 est rétablie en 1998 mais le roi jouant généreusement de son pouvoir de grâce, seulement quatre condamnés ont été pendus à la prison d'Edimbourg depuis ce rétablissement.

L'avortement reste limité aux cas de viol, d'inceste et de danger pour la vie de la mère. La contraception en revanche est mieux prise en charge par les assurances privées ou semi-publiques suite à un accord de 1998. L'adoption est encouragée notamment grâce à différentes associations proches de l'Eglise d'Ecosse.

Cette politique que les opposants d'Allistair Lowell qualifient de tiède plait suffisamment aux électeurs écossais pour reconduire la majorité conservatrice aux élections de septembre 2002 avec néanmoins une majorité plus réduite (il est vrai que la sortante était exceptionnelle).

Le parlement de la nouvelle mandature voit donc les conservateurs l'emporter avec 180 sièges, les libéraux occupant 56 sièges et les travaillistes 35 sièges, les républicains disparaissant du parlement suite à nouveau à des querelles internes.

Allistair Lowell poursuit sa politique menée depuis 1997. Il baisse les impôts pour encourager les investissements tout en finançant de lourds travaux d'infrastructure ce qui entraine un endettement croissant du pays, jadis habitué à vivre chichement.

En dépit des avertissements de ses amis politiques, le premier ministre continue dans cette politique ce qui entraine sa défaite aux élections 2007.

Sur le plan extérieur, en mars 1999, l'Ecosse signe un accord d'association avec l'Union Européenne, une étape pense-t-on sur une possible adhésion à l'UE mais le premier conservateur affirme que ce ne sera jamais le cas.

Toujours en 1999, en septembre cette fois, un nouveau référendum est organisé sur le départ ou non de l'OTAN, douze ans après le premier référendum qui avait conclu au maintien de l'Ecosse au sein de l'Alliance Atlantique et du commandement intégré.

Le référendum propose le maintien au sein de l'Alliance Atlantique et le départ du commandement intégré mais comme en 1987, les écossais refusent et la proposition est rejetée par 53% des votants.

Le 11 septembre 2001, deux avions-suicide touchent les tours du World Trade Center à New-York, un troisième s'écrasant contre le Pentagone et le quatrième en Virginie alors qu'il visait le Capitole.

L'Ecosse apporte tout son soutien aux Etats-Unis. Les écossais envoient de nombreux dons à la Croix-Rouge pour les familles des victimes, des membres de l'Armée du Salut organisent de l'aide aux sinistrés depuis la Maison de l'Ecosse à New-York et six mois plus tard, une délégation du NYFD (New-York Fire Department) est acclamée à Edimbourg.

Sur le plan militaire, l'armée écossaise va participer à l'opération Enduring Freedom. De 2001 à 2004, elle déploie au sein de l'ISAF un bataillon d'infanterie de marche de 800 hommes dans la région de Kaboul associé à un escadron de cavalerie équipé de Centauro (à partir de 2003), des unités de soutien ainsi que des hélicoptères UH-1H.

De 2004 à 2007, cette force baptisée Force Braveheart va être déployée à Kandahar pour une mission plus offensive non sans pertes comme le 14 mars 2007 quand sept soldats écossais sont tués par une IED provoquant un débat en Ecosse.

Les libéraux et les travaillistes ayant promis de retirer les troupes écossais en cas de victoire, le contingent écossais quitte le «pays de l'insolence» en mars 2008. Seul un détachement de 75 hommes est maintenu à Kaboul jusqu'en 2012 pour protéger l'Ambassade d'Ecosse en Afghanistan.

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MessageSujet: Re: Royaume d'Ecosse 2.0    Jeu 20 Fév 2014, 18:19

T-Les libéraux et les travaillistes au pouvoir (depuis 2007)

Les élections de septembre 2007 se passent dans un climat vicié par plusieurs affaires politico-financières qui éclaboussent le parti conservateur.

La politique pro-américaine du premier ministre est violemment critiquée tout comme sa politique économique qui à entraîné un lourd endettement du pays, pays longtemps cité comme un modèle de vertu.

Dans ces conditions, la défaite des conservateurs est inéluctable. La question était son ampleur et les caciques d'Edan Road _où est implanté depuis 1872 le Black Party_ pouvaient craindre le pire.

C'est avec un certain étonnement qu'ils peuvent remarquer des dégâts limités. Le parti libéral arrive en tête avec 100 sièges, le parti travailliste le talonne avec 98 et le parti conservateur récupère le reste soit tout de même 73 sièges alors que les prédictions les plus pessimistes lui en donnait moins de cinquante !

Une nouvelle coalition libéral-travailliste arrive au pouvoir, une coalition qui arrive avec des propositions généreuses mais découvre une situation financière cataclysmique. C'est bien simple, l'Ecosse est au bord de la banqueroute, les agences de notation considérant l'achat de bons du trésor écossais comme très risqués.

La crise économique qui éclate en septembre 2008 menace clairement l'avenir de l'Ecosse comme nation indépendante. Le FMI propose son aide financière mais la fierté nationale écossaise transcende les clivages politiques.

Un gouvernement d'union national tripartite libéral-travailliste-conservateur est mis en place en janvier 2009 pour mener une politique d'austérité.

Cette politique est mal vécue par l'opinion écossaise mais les démagogues qui tentent de surfer sur ce mécontentement n'ont guère de prise.

En effet, la classe politique met aussi la main à la patte en baissant de 30 à 40% leurs rémunérations, le roi baissant sa liste civile.

Ce traitement de choc, cette potion amère doit purger le corps du malade. Les débuts sont difficiles, la crise s'aggrave avec un chômage très important mais peu à peu, l'Ecosse remonte la pente.

La réduction drastique des dépenses publiques mais une augmentation modérée des impôts permet de dégager des excédents budgétaires aussitôt affectés à la réduction de la dette qui passe de 85% du PIB en 2009 au plus fort de la crise à 75% en 2010, 70% en 2011 et 65% en 2012.

L'économie repart, les embauches reprennent ce qui permet la renaissance d'un cycle économique vertueux.

Il ne faut pas oublier l'apport des recettes pétrolières qui ont permis à l'Ecosse de garder mine de rien la tête hors de l'eau ce que certains pays n'ont pu faire.

Les élections de septembre 2012 ont conforté la coalition libéral-travailliste en accentuant l'avantage du camp libéral avec 125 sièges contre 84 pour les travaillistes, les conservateurs avec 61 sièges complétant le tableau.

Les libéraux peuvent donc mettre en place leur réforme fiscale, l'assouplissement du droit du travail ainsi que des réformes sociétales : moratoire sur la peine de mort (l'abolition à été bloquée par les conservateurs aidés d'une partie non négligeable des libéraux), assouplissement des conditions d'avortement, facilités pour l'adoption.

Sur le plan de la politique extérieure, les relations avec l'UE restent au point mort, l'accord d'association signé en mars 1999 n'ayant pas débouché sur l'ouverture de négociations d'adhésion, l'opinion publique écossaise y étant farouchement opposée.

L'Ecosse reste membre de l'OTAN à la fois de l'Alliance Atlantique et du commandement militaire intégré.

En ce qui concerne l'ONU, l'Ecosse est devenue membre du conseil de sécurité pour une durée de deux ans et ce jusqu'en 2015, représentant l'Europe aux côtés du Luxembourg (présent jusqu'en 2014), de la France et de la Russie.

A suivre

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MessageSujet: Re: Royaume d'Ecosse 2.0    Jeu 20 Fév 2014, 19:21

clausewitz a écrit:
T-Les libéraux et les travaillistes au pouvoir (depuis 2007) […] Les élections de septembre 2012 ont conforté la coalition libéral-travailliste […].

Sur le plan de la politique extérieure, les relations avec l'UE restent au point mort, l'accord d'association signé en mars 1999 n'ayant pas débouché sur l'ouverture de négociations d'adhésion, l'opinion publique écossaise y étant farouchement opposée. […]
Ce qui ne manque pas de piquant, c'est que, dans la vraie vie, on s'avance vers un scénario voisin, mais pour des raisons inverses.

Si d'aventure, au référendum de septembre 2014, les Écossais votaient pour l'indépendance, leur État ne pourrait pas rester dans l'Union européenne ! Non parce qu'ils ne le souhaiteraient pas, mais par le refus de l'UE, exprimé sous la forme de cet avertissement (du président de la Commission européenne, le 16 février) : « L'adhésion d'une Écosse indépendante à l'UE serait extrêmement difficile, voire impossible ».

En raison des positions géopolitiques de l'actuel chef du gouvernement autonome d'Edimbourg (dont l'hostilité à l'Otan…) l'Écosse indépendante serait exclue de l'Europe… qui rouvre par ailleurs les négociations d'adhésion de la Turquie.
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MessageSujet: Re: Royaume d'Ecosse 2.0    Ven 21 Fév 2014, 00:04

Exactement. C'est en raison de mon propre positionnement politique, je suis devenu clairement eurosceptique, non pas contre une idée d'Europe mais contre cette Europe là telle qu'elle est construite.

En tout cas ravi qu'il y ait un commentaire, je commençai à me demander si quelqu'un lisait ma prose  lol! lol! 

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MessageSujet: Re: Royaume d'Ecosse 2.0    Ven 21 Fév 2014, 07:57

Salut  Very Happy 

Bravo Claus pour cette superbe série.
Je la suit avec attention et j'attends toujours la suite avec impatience  cheers 

Alors encore bravo et continue   
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MessageSujet: Re: Royaume d'Ecosse 2.0    Ven 21 Fév 2014, 07:59

clausewitz a écrit:
Exactement. C'est en raison de mon propre positionnement politique, je suis devenu clairement eurosceptique, non pas contre une idée d'Europe mais contre cette Europe là telle qu'elle est construite.

En tout cas ravi qu'il y ait un commentaire, je commençai à me demander si quelqu'un lisait ma prose  lol! lol! 

et moi, je lis ta prose également. je suis plutôt pro-européen même si je ne suis plus d'accord avec une Europe qui ne protèges pas assez le consommateur européen. et contre certains développements en cours. je serais ravi d'en discuter par MP ou mail pour ne pas polluer le sujet.
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MessageSujet: Re: Royaume d'Ecosse 2.0    Ven 21 Fév 2014, 10:56

fanaPHIB a écrit:
Salut  Very Happy 

Bravo Claus pour cette superbe série.
Je la suit avec attention et j'attends toujours la suite avec impatience  cheers 

Alors encore bravo et continue   

Merci gars.

Je suis pas mal occupé en ce moment entre mon uchronie, l'Ecosse 2.0, des projets d'article, un projet de roman....... . Je manque pas de boulot

@Pygargue C'est effectivement un très vaste sujet. Plus que la protection du consommateur, c'est aussi mon côté patriote, j'ai de plus en plus de mal à digérer la perte de souveraineté de nos pays. Une Europe des nations oui une Europe fédéraliste non

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MessageSujet: Re: Royaume d'Ecosse 2.0    Ven 21 Fév 2014, 18:02

3-ECONOMIE

A-Agriculture

Pays froid et austère, l'Ecosse n'à guère été avantagée par le climat. Les riches vallées agricoles ne prirent pas racine dans les Highlands ou mêmes les Lowlands.

L'agriculture écossaise était plutôt chiche et miséreuse, la petite propriété cohabitait avec d'immenses domaines latifundiaires aux propriétaires absents, utilisés plus comme réserve de chasse que comme terres utiles.

Il faut attendre le retour des Stuarts au pouvoir pour que l'agriculture écossaise face l'objet de soins particuliers du pouvoir.

Les confiscations de domaines ayant appartenu aux nobles révoltés permis à la Couronne de se tailler un domaine royal dont les ancêtres de Jacques VIII n'avaient même pas osé rêvé. Ce domaine était cependant mal géré ce qui obligeait l'Ecosse à importer la majorité des céréales nécessaires à la nourriture de la population.

Ce sont les Lorraine et en particulier Charles IV qui favorisent la modernisation de l'agriculture écossaise. Le domaine royal est mieux mis en valeur grâce à l'affermage des terres les plus riches à des intérêts privés.

La redevance annuelle et la part sur la vente des récoltes va constituer jusqu'au milieu du 19ème siècle une part substantielle des revenus de la couronne. Les marais et les tourbières sont asséchés et transformés en pâturages ou en forêts d'exploitation.

Les Highlands sont particulièrement concernées par cette action volontariste. De vaste domaines gérés par les agriculteurs présents sur place permettent le dévellopement de l'élevage de mouton pour alimenter l'industrie de conserverie mais aussi l'industrie textile.

Charles V (1860-1875) fût en particulier l'initiateur d'une politique volontariste d'aménagement des Highlands : routes, ponts, point d'appui militaires, colons issus des quartiers pauvres des villes permettant également d'éviter les révoltes urbaines.

Aujourd'hui, l'agriculture écossaise est devenu exportatrice. Elle produit peu de céréales mais est connue et reconnue pour son élevage de moutons qui fournit une viande de qualité et une laine recherchée par les meilleurs filleurs d'Europe et du monde.

La pisciculture connait également un boom important depuis les années quatre-vingt non sans interrogations sur les conséquences écologiques d'un élevage intensif.

Elle commence à concurrencer la pêche de haute-mer, activité économique encore importante pour les ports des Hebrides et des Orcades mais également Dumfries sur la côte occidentale.

B-Ressources du sous-sol

Si la nature n'à pas été généreuse en ce qui concerne l'agriculture, elle l'à été davantage dans les ressources du sous-sol avec du charbon, du minerais de fer en attendant la découverte du pétrole en mer du Nord.

Si quelques gisements ont été exploités dès le 18ème siècle, il faut attendre le 19ème siècle pour que les mines transforment le paysage écossais.

L'amélioration des techniques d'extraction et de transformation permet à la région de Glasgow de devenir l'une des plus importantes région industrielle d'Europe, la production de fer passant de 30000 tonnes en 1825 à 910000 tonnes en 1857. la production d'acier alimente ainsi la construction navale qui bien que présente également à Aberdeen et Inverness est surtout concentrée sur la Clyde dans la région de Glasgow.

L'industrie métallurgique supplante ainsi peu à peu l'industrie textile, longtemps moteur de l'industrie écossaise.

D'autres minerais sont également exploités mais en plus faible quantité comme de l'aluminium et du cuivre mais ces gisements difficiles à exploiter et de pauvre qualité sont abandonnés au début du vingtième siècle au profit de l'exportation.

L'industrie écossaise florissante jusqu'aux années 1880 connait un contre-coup avec l'épuisement progressif des mines de charbons.

L'Ecosse doit donc importer d'Angleterre et de France mais au début du vingtième siècle, la découverte de plusieurs gisements dans les Orcades permettent à l'Ecosse de retrouver une certaine autonomie tempérée par les difficultés d'extraction et de transport jusqu'aux industries.

La dernière mine de charbon en Ecosse à fermé en 2000 et depuis le charbon est importé des Etats-Unis et d'Afrique du Sud.

En 1965, les premiers gisements pétroliers sont découverts en mer du Nord. L'exploitation commence réellement au milieu des années soixante.

Outre une autonomie par rapport aux pays arabes exportateurs de brut, l'Ecosse voit là la possibilité de recettes supplémentaires avec les royalties versées par Petroleum of Scotland mais également les opérateurs étrangers que sont Total ou Texaco.

Les gisements sont toujours exploités en 2014 et depuis deux ans, des campagnes d'exploration ont lieu pour découvrir de potentiels gisements de gaz de schiste, les spécialistes de la question estimant que l'Ecosse disposerait des troisièmes réserve d'Europe derrière la France et la Pologne.

C-Industrie : textile, chimie et électronique

Comme dans nombre de pays, la première industrie à dominer le paysage écossais, c'est le textile qui emploie plusieurs dizaines de milliers d'ouvriers dans les années 1830 (35600 ouvriers pour le seul coton).

L'industrie textile écossaise concurrence sérieusement son homologue anglaise, ses produits meilleur marché se taillant une jolie réputation dans toute l'Europe.

C'est également le dévellopement de l'industrie chimique (savonnerie, acides, eau de javel teintures) et de la conserverie de poisson (régions d'Aberdeen et d'Inverness)

Poursuivant la politique de ses ascendants sur le trône d'Ecosse, Marie III appuya une politique volontariste d'industrialisation qui vit la construction de deux centrales nucléaires (une près d'Inverness et l'autre au sud de Dumfries, le dévellopement de l'industrie de l'aluminium dans la région de Dundee et surtout de l'électronique dans la région de Stirling.

Aujourd'hui l'économie écossaise est semblable à celle des autres pays industrialisés avec une prédominance des services (76% des actifs) une agriculture performante mais peu gourmande en bras (3% des actifs) et un secteur industriel encore puissant (21% des actifs) qui s’appuie sur l'extraction du pétrole et du gaz en mer du Nord, la construction navale sur la Clyde et la siderugie sur l'eau.

L'électronique représente près de 45% des actifs du secteur secondaire, les PME écossaises rivalisant avec leurs homologues françaises, anglaises et allemandes dans le domaine pointu des micro-processeurs.

En ce qui concerne l'industrie mécanique, si il n'y à jamais eu de constructeur automobile écossais de premier plan, l'industrie mécanique écossaise est réputée pour la fabrication d'ensemble semi-finis, de pièces mécaniques pour l'industrie et de machines outils presque aussi réputées que les machines Deutsche kalitat.

Pour ce qui est de la construction navale, l'Ecosse à longtemps connu un âge d'or avec des dizaines d'entreprises, certaines très importantes comme John Brown à Clydebank ou Aberdeen Shipbuilding Corporation mais les années soixante-dix, l'ouverture des frontières et la concurrence étrangère ont eu raison de nombreux chantiers écossais comme Aberdeen qui ferma en 1974.

En 2014, deux chantiers majeurs sont parvenus à surnager. John Brown sur la Clyde sur un site plus en aval que celui d'origine, quasiment contigu à la base navale de Faslane et Bae Shipbuilding, une entreprise anglaise qui dispose d'un chantier installé à Inverness.

Quelques petits chantiers installés à Dundee et à Dumfries continuent de fabriquer des navires pour la pêche ainsi que pour l'extraction pétrolière. Le chantier naval de Dundee un temps menacé à été rattaché en 2012 par une société sud-coréenne, Daewo qui l'à développé pour fabriquer des navires plus gros comme des ferry.

D-Services et tourisme

Pays développé, l'Ecosse voit son économie jadis dominée par l'industrie être aujourd'hui, une économie de services avec notamment le formidable dévellopement du tourisme.

Les touristes visitant l'Ecosse sont attirés à la fois par les monuments des grandes villes écossaises avec en premier lieu Edimbourg, le château royal d'Holyrod, le palais du Parlement ou Carpenter Hall, la cathédrale de style néo-classique mais également de nombreux musée comme le Queen Louisa Royal Museum pour la peinture, le War Museum sur l'histoire militaire de l'Ecosse....... .

Glasgow est également une ville connue pour son riche patrimoine historique, son Archeological Museum étant reputé dans toutes les îles britanniques.

Plus généralement, chaque ville écossaise à son église, sa mairie au style architectural souvent unique mâtinant style néo-classique et baroque.

Outre les musées et les monuments, la nature attire les amateurs de grands espaces. Les Highlands sont réputées pour ses réserves de chasse, ses rivières poissonneuses, ses paysages restés très sauvages en dépit des travaux d'aménagement réalisés au 19ème siècle.

Les Orcades et les Hébrides sont elles restées bien plus sauvages encore que les Highlands et jouent à plein du dévellopement du tourisme vert.

En 2013, l'Ecosse à accueillit 25 millions de touristes soit cinq fois plus que sa population ce qui constitue probablement un record mondial.

A suivre

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MessageSujet: Re: Royaume d'Ecosse 2.0    Dim 23 Fév 2014, 11:33

4-CULTURE

A-Langues

Bien que l'ayant longtemps nié, l'Ecosse est clairement un pays de langue et de culture anglaise et ce n'est pas un hasard si l'anglais est l'une des deux langues officielles du royaume en compagnie du gaélique écossais (Gàidhlig).

En théorie, les deux langues sont sur le pied d'égalité. Les textes de loi sont écrits dans les deux langues, les panneaux indicateurs également et un administré peut exiger d'être reçu par un fonctionnaire parlant le gaélique écossais.

Néanmoins, dans la pratique, l'anglais impose une domination écrasante. L'immense majorité des cours dans les écoles privées et publiques du Royaume sont en anglais, la majorité des écossais ne comprennent pas ou plus la langue de leurs aïeuls.

Il ne faudrait pas enterrer le gaélique écossais qui connait depuis les années soixante-dix une nouvelle vitalité culturelle.

En 1975, un groupe de passionnés décident de réaliser un dictionnaire anglais/gaélique écossais puis dans la foulée de codifier une langue longtemps restée orale avec de multiples dialectes régionaux.

Ce travail remarquable et remarqué est validé par l'Académie des Lettres d'Edimbourg et le 14 mai 1982, le gaélique écossais devient la deuxième langue officielle du pays.

Lors du discours du trône ouvrant la session parlementaire 1982-83 (septembre-avril avec possibilité de sessions extraordinaires), la reine Marie III surprend son monde en prononçant une partie de son discours en gaélique écossais.

Depuis, les actions pour favoriser la promotion du Scotish Gaelic se multiplient avec un festival annuel à Dumfries de chants et de comtes en gaélique, de nombreuses publications qu'il s'agisse de romans, de pièces de théâtre mais également de textes théoriques sur la compréhension et sur l'origine d'une langue parlée par environ 5% des écossais.

Outre ces deux langues officielles, deux idiomes régionaux sont protégés en l'occurence le scot parlé dans les Lowlands et longtemps la langue dominante de l'Ecosse (au moins jusqu'au VIème siècle) et le doric, une variante du précédent parlé sur la côte nord-ouest de l'Ecosse. Ils n'ont pas le statut de langue officielle et le nombre de locuteurs est faible.

B-Religion

Depuis le 16ème siècle, l'Ecosse à quitté le giron de l'Eglise catholique pour celui du camp réformé en adoptant le culte presbytérien qui à le statut de religion d'Etat.

L'Ecosse ignore donc la laïcité à la française et c'est d'ailleurs l'une des raisons de l'échec des négociations entre l'UE et Edimbourg, Bruxelles voulant remettre en question ce statut préférentiel de cette église qui à la hierarchie catholique préfère une organisation à base de synode non pour des raisons démocratiques mais parce que tout fidèle est considéré comme un pasteur.

Ce statut octroie à l'Eglise la gestion de l'état civil (ce qui n'est pas sans poser de problèmes aux athés et aux fidèles des autres religions au point que la sécularisation de l'Etat-Civil est régulièrement envisagée mais n'aboutit jamais), une exemption fiscale en échange d'une participation à l'Etat-providence via la gestion d'hôpitaux, d'orphelinats...... .

Sur le plan politique, le roi et son épouse, la reine et son époux doivent obligatoirement de confession presbytérienne et les quelques tentatives pour changer cet état fait se son heurtés à une violente opposition, le presbytérianisme était considéré comme l'un des ciments de la nation écossaise.

Cela n'empêche pas l'Ecosse de reconnaître la liberté de conscience et de culte à condition qu'ils restent discrets et ne provoquent ni gêne ni trouble à l'ordre public.

Si l'immense majorité de la population est presbytérienne (85%), il existe une forte minorité catholique essentiellement composée de descendants d'irlandais venus massivement au 19ème siècle (8%), une communauté juive non négligeable (5%), le reliquat étant constitués de musulmans (1%) et de divers cultes voir même d'athés.

C-Symboles nationaux

Drapeau et pavillons


Le drapeau du Royaume d'Ecosse est le même depuis le IXème siècle à savoir une croix de Saint-André _saint patron de l'Ecosse_ blanche sur fond blanc.

Il faut néanmoins attendre 1385 et un texte officiel du Parlement d'Ecosse pour que la croix de Saint-André devienne le symbole de l'Ecosse.

Au 16ème siècle encore, le dessin n'est pas encore fixé puisque le drapeau écossais de l'époque est une croix de Saint-André blanche sur fond rouge. Il faut attendre 1540 pour que le dessin définitif soit adopté avec donc une croix blanche sur fond bleu, le bleu se référant à la Auld Alliance signée avec la France.



L'Ecosse possède également un deuxième drapeau appelé Lion Rampant qui reprend le lion écossais en rouge sur fond jaune.

L'usage de ce drapeau est limité au roi ou à la reine. Il est hissé sur les demeures royales en présence du souverain et sert également de pavillon de guerre. A la différence du drapeau national, il n'est jamais mis en berne en vertu du vieux principe «Le roi est mort, vive le roi».

Devise et hymnes

La Devise du Royaume d'Ecosse est celle adoptée par Charles IV en 1815 «In God resides honor of Scotland» ou «En dieu, réside l'honneur de l'Ecosse».

Cette devise traduit la place importante de la religion presbytérienne à la fois code moral, croyance et ciment national de la nation écossaise. Quelques athées lancent régulièrement des pétitions pour une devise laïque mais sans succès au delà un cercle très restreint.

L'Hymne National est une chanson folklorique composée en 1967 baptisée Flower of Scotland qui se remémore des relations hostiles entre Angleterre et Ecosse notamment lors de la première guerre d'indépendance menée par Robert Bruce et William Wallace.

Ce choix mené par un jury provoqua un incident diplomatique avec Londres, le premier ministre anglais de l'époque, Harold Wilson convoquant l'ambassadeur d'Ecosse à Londres qui fermement rappela que l'Ecosse était un royaume souverain et que le choix de l'hymne ne regardait pas Londres.

Un autre chant plus ancien appelé Scotland the Brave est considéré comme l'hymne officieux du Royaume d'Ecosse. Il est très employé dans les compétitions sportives.

Monnaie

La Monnaie nationale est la livre écossaise, monnaie nationale depuis 1820. Son cours actuel au 26 janvier 2014 est d'un euro pour 2.50 livres soit une monnaie très compétitive qui n'est pas le moindre des facteurs à l'origine du succès de l'économie écossaise.

La livre écossaise est disponible en pièces et billets. Les pièces de une, deux, cinq, dix, vingt et cinquante scotish pence sont dans un alliage de cuivre et d'argent donnant une couleur rouge clair assez proche des centimes d'euros.

Les pièces d'une et de deux livres sont de couleur grise avec d'un côté l'Ecosse surmontée d'une couronne avec la devise nationale et de l'autre le portrait stylisé du souverain régnant en l'occurence Charles VI même si des pièces portant le portrait de Marie III sont encore en circulation.

Les billets sont de couleur différente. Le premier de cinq livres est de couleur verte avec le portrait de Kenny Dalglish, probablement le plus célèbre footballeur écossais.

Le billet de dix livres est orné du portrait de William Wallace sur un fond de couleur rouge, le billet de vingt livres de couleur grise est orné du portrait de Sean Connery alors que le billet de cinquante livres est orné du portrait de Robert Burns, le poète national de l'Ecosse sur fond bleu.

Enfin, le billet de cent livres de couleur jaune est orné du portrait de Charles IV, le fondateur de la dynastie actuellement au pouvoir en Ecosse.

Par le passé, il exista un billet de deux cent livres de couleur orange. Orné du portrait d'Adam Smith, il fût en circulation de 1950 à 1975, date de son retrait pour limiter l'inflation.

A suivre

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MessageSujet: Re: Royaume d'Ecosse 2.0    Mer 26 Fév 2014, 11:05

5-SPORTS

A-Football

Comme dans de nombreux pays européens, le sport n°1 c'est un sport anglais, le football qui attire les foules dans les stades qu'il s'agisse du championnat ou de l'Equipe nationale qui connait des résultats en dents de scie.

Championnat

Le championnat national est né en 1890, succédant à des matchs informels entre les clubs sans qu'il n'existe de classement ou de trophée.

Géré par la Royal Scotish Football League (RSFL) créée dès 1876 sous l'impulsion du roi Henri II _passionné de football et supporter acharné des Glasgow Rangers_ , ce championnat de seize clubs fût ensuite réduit à douze en 1922.

Suspendu durant le premier et le deuxième conflit mondial et remplacé par des matchs entre sélections régionales, le championnat écossais appelé Scotish First League connu une première réforme en 1930 quand un système de promotion et de relégation fût mis en place avec la First Division, l'équivalent de notre L2, cette deuxième division étant composée également de douze clubs.

Le premier de deuxième division accède directement à la SFL en remplacement du dernier, le deuxième et le troisième affrontant en barrages le 11ème et le 10ème de SFL, le vainqueur restant ou accédant à la SFL, le perdant restant en deuxième division ou y descendant. Les deux derniers descendent en troisième division.

Il existe depuis 1976 une Scotish Second Division, l'équivalent de notre championnat National, un championnat de douze équipes, les deux premiers montant en deuxième division, les deux derniers descendant en Scotish Third Division composée également de douze équipes et si les deux premiers accédant à la STD, il n'y à pas de relégation car il n'existe pas de passerelles avec les championnats régionaux.

Ces championnats régionaux ont été longtemps marqués par une véritable anarchie organisationnelle jusqu'à ce que la fédération écossaise ne décide de réorganiser les championnats amateurs en deux niveau : League (Ligue) et County (Comté).

Les championnats de Ligue sont au nombre de huit, le tracé des Ligue correspondant à celui des provinces issues de la réforme de 1995 et ne comportent qu'un niveau avec huit à douze équipes.

Quand aux championnats de Comté, ils ont lieu dans les trente-trois comtés du pays sans qu'il y ait (pour l'instant?) de possibilité d'accéder au championnat de Ligue.

En raison du faible nombre d'équipe engagées, les équipes ne se rencontrent pas deux fois mais trois dans une saison. Une victoire vaut trois points, un nul un point et une défaite zéro. Des systèmes de bonus ont pu exister (1950-1968 et 1980-1984) mais sans que leur impact justifia leur maintien sans parler de scores étranges au cours d'un match décisif.

Pour ce qui est de l'élite, depuis 1992, elle est organisée selon le principe du naming en l'occurence depuis 2010 et jusqu'en 2015 par la compagnie aérienne Emirates d'où le nom de Emirates Scotish First League.

A l'issue des trente-trois journées de la saison régulière, les six premiers s'affrontent en play-off en matchs aller-retour soit dix matchs de plus, les points accumulés étant ajoutés à ceux de la saison régulière ce qui fait que parfois l'équipe qui à terminé première de la saison régulière ne finit pas forcément championne même si le cas est rarissime, le dernier exemple en date remontant à 1980 avec le titre d'Inverness qui avait terminé 4ème de la saison régulière. Neuf fois sur dix, le premier de la saison régulière devient champion.

Les six derniers participent aux play-down selon le même principe que les play-off. Les points sont additionnés à ceux de la saison régulière. Le 12ème est relégué en deuxième division, les 10ème et 11ème participent à des barrages aller-retour contre le 2ème et le 3ème de la division inférieure. Les équipes classées 7 à 9 restent dans l'élite.

Les championnats inférieurs du moins les deuxième et troisième division possèdent également leurs play-off et play-down mais la 4ème division ne dispose pas de play-down car il n'y à pas de possibilité de relégation vers les championnats de province.

Pour meubler la saison des équipes classées 7 à 12, un tournoi informel baptisé Hermann Cup à lieu depuis 2002 mais son succès faible fait qu'il est en sursis.

La saison 2013-2014 de la Scotish First League voit s'affronter les équipes suivantes : Aberdeen FC, Celtic Glasgow, _champion en titre_ Dundee United, Heart of Midlothian, Glasgow Rangers, Inverness Caledonian Thistle, Kilmarnock FC, Motherwell FC,Partick Thistle FC,Ross County, Saint Johnstone et St Mirren.


Le Old Firm entre les Ranger et le Celtic est parfois musclé

En ce qui concerne l'Europe, le champion d'Ecosse est qualifié pour le troisième tour préliminaire, devant jouer deux tours avant d'accéder à la phase de poule. Le 2ème et le 3ème jouent en Ligue Europa, qualifiés pour respectivement le 2ème et le 3ème tour préliminaire.

Les coupes

Le trophée de la Scotish National Cup

Outre le championnat, il existe une Scotish National Cup, la coupe d'Ecosse dont la première édition s'est jouée lors de la saison 1873-74. Même durant les deux guerres mondiales, elle eut lieu à la différence du championnat même si les équipes de club furent remplacées à ce moment là par des équipes de provinces.

Les matchs ont lieu sur l'équipe du premier tiré au sort sans changement en cas de rencontre entre un club de comté et un club professionnel. Lors de l'édition 2012-2013 remportée par le Celtic, 128 équipes ont participé ce qui nécessita cinq tours avant les demi-finale.

Les demi-finale ont lieu sur terrain neutre à Hampden Park, le stade national où joue habituellement l'Equipe d'Ecosse de Football sauf entre 2008 et 2010 où les demi-finale eurent lieu à Murrayfield en raison de la rénovation d'Hampden Park.

Il existe également une coupe de la Ligue, la Scotish League Cup nettement moins prestigieuse que son ainée notamment car elle ne donne pas d'accessit à la Ligue Europa à tel point que sa suppression est régulièrement envisagée.

Enfin, chaque dernier week-end de juillet à lieu à Hampden Park, le Queen Louisa Trophy opposant le champion d'Ecosse contre le vainqueur de la coupe ou le finaliste si un club est parvenu à faire le doublé. La recette est remise à la fondation portant le nom de l'épouse d'Henri II.

La dernière rencontre de ce trophée à opposé le Celtic vainqueur du championnat à Hibernian finaliste de la coupe remportée par le.......Celtic. La revanche déboucha sur la victoire du club d'Edimbourg 5-4 après un match totalement dingue.

Equipe Nationale et Coupes d'Europe

Petit pays, l'Ecosse peut néanmoins se targuer de résultats honorables en coupe d'Europe. En ce qui concerne la Ligue des Champions, le Celtic l'à remporté en 1965, c'est la seule remportée par un club écossais.

Les Glasgow Rangers ont remporté la Coupe des coupes en 1972 tout comme Dundee United en 1980 en attendant la Ligue Europa remportés par les Ranger en 2008.

L'Equipe Nationale d'Ecosse peut se targuer d'être à l'origine du premier match international de football, match opposant l'Angleterre à l'Ecosse le 30 novembre 1872 et qui se termina par un score nul et vierge.


Le stade national d'Ecosse, Hampden Park

Jouant ses matchs à Hampden Park à Glasgow depuis 1903, elle connait des résultats irréguliers qui dépend sous d'un joueur exceptionnel ou sortant de l'ordinaire.

Elle à ainsi participé aux coupe du monde 1954, 1958, 1974,1978,1982,1986,1990,1998 et 2014, terminant deuxième de son groupe derrière la Belgique et se qualifiant au cours des barrages contre l'Islande. Le tirage au sort l'envoya dans le groupe A en compagnie du Brésil, du Mexique et du Cameroun.

Seize ans après, elle allait retrouver le Brésil pour le match d'ouverture à Sao Paulo avant d'affronter le Cameroun à Manaus puis le Mexique à Recif.

Quand au championnat d'Europe, elle à participé aux éditions 1992 et 1996 _éliminée au premier tour_ et 2012 où elle passa le premier tour.

Après avoir terminé deuxième de son groupe derrière l'Espagne, l'Equipe d'Ecosse affronta l'Estonie en barrages, l'emportant largement à Tallin (4-0) avant d'assurer à Glasgow (2-0).

Le tirage au sort l'envoya dans le groupe A en compagnie de la Russie, de la Grèce et de la Pologne, un groupe relevé dont les écossais terminèrent premier après une défaite contre la Russie (4-1) mais deux victoires, une contre la Grèce (2-1) et la seconde contre le pays organisateur, la Pologne (1-0).

En quart de finale, ils sont battus 1-0 par le Portugal à l'issue d'un match fermé qui laissa bien des regrets aux écossais, convaincus qu'ils auraient poser des problèmes en demi-finale aux futurs champions d'Europe espagnols.

Le maillot écossais actuel est constitué d'un maillot bleu frappé d'une croix de Saint-André blanche, d'un short blanc et de chaussettes rouges.

L'Ecosse en compagnie de l'Irlande s'est proposé pour organiser l'Euro 2008 mais sans succès tout comme 2020 en compagnie de l'Irlande et du Pays de Galles. Hampden Park est néanmoins candidat pour accueillir des matchs de l'Euro 2020 décentralisé dans toute l'Europe.

A suivre

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MessageSujet: Re: Royaume d'Ecosse 2.0    Ven 28 Fév 2014, 17:19

B-Rugby

A Murrayfield, les supporters du XV d'Ecosse savent se faire remarquer

L'autre sport majeur en Ecosse c'est le Rugby à quinze. Comme l'équipe nationale de football, son homologue de rugby à quinze peut s'enorgueillir d'avoir disputé le premier match international en 1871, deux ans avant la création de la Scotish Rugby Union, la fédération de rugby à XV écossais.

L'équipe nationale participe depuis sa création au Tournoi des V puis des VI Nations qui regroupe quatre nations britanniques (Angleterre, Pays de Galles,Ecosse et Irlande) et deux nations latines (France et Italie).

Les performances sont contrastées notamment depuis l'avènement du professionnalisme (1995), le XV au Chardon ayant remporté vingt-deux fois le tournoi (mais quatorze comme vainqueur unique) avec trois grand chelem en 1925, 1984 et 1990.

Depuis les performances sont véritablement en dents de scie même si la SRU à décidé d'investir massivement avec pour objectif la coupe du monde 2015 et de gagner d'ici cinq ans le Tournoi des VI Nations.

Le XV du Chardon à participé à toutes les éditions de la coupe du monde depuis la première édition en 1987.

En 1987 en Nouvelle-Zélande, l'Ecosse tomba dans le groupe D en compagnie de la France, de la Roumanie et du Zimbabwe. Après un match nul (20-20) contre la France, l'Ecosse l'emporta largement contre le Zimbabwe (60-21) et la Roumanie (55-28). Qualifiés pour les quarts de final, elle tomba contre la Nouvelle-Zélande _future vainqueur de l'époque_ (30-3).

La deuxième coupe du monde à lieu en Europe en 1991 avec des matchs organisés en Angleterre, au Pays de Galles, en Irlande et en Ecosse à Murayfield.

Tombé dans le groupe B, le XV d'Ecosse remporta ses trois matchs contre le Japon (47-9), le Zimbabwe (51-12) et l'Irlande (24-15).

Après avoir éliminé les Samoa en ¼ de finale (28-6), il tomba contre l'Angleterre 9-6, terminant 4ème de la coupe du monde après avoir perdu la petite finale contre la Nouvelle-Zélande (13-6).

En 1995, l'Ecosse participe à la première coupe du monde organisée en Afrique en l'occurence, l'Afrique du Sud. Le groupe D voit l'Ecosse affronter la Côte d'Ivoire (89-0), le Tonga (41-5) avant de s'incliner contre la France 22-19. En quart de finale, elle tombe contre la Nouvelle-Zélande 48-30.

En 1999, la coupe du monde à de nouveau lieu en Europe avec des matchs en France, au Pays de Galles, en Irlande, en Angleterre et en Ecosse. Tombée dans le Groupe A, la sélection écossaise perd son premier match contre l'Afrique du Sud (46-29) avant de battre l'Uruguay (43-12) et l'Espagne (48-0).

Qualifiée pour les barrages, elle l'emporte contre les Samoa (35-20) avant de perdre encore une fois contre la Nouvelle-Zélande 30-18 au point que certains considère les écossais comme des «All Blacks qui n'ont pas appris à gagner».

Quatre ans plus tard, en Australie en 2003, l'Ecosse est versée dans le groupe B retrouvant pour la troisième fois la France (après 1987 et 1995), le Japon pour la deuxième fois (après 1991), faisant connaissance avec les Etats-Unis et Fidji.

Après deux victoires contre le Japon (32-11) et les Etats-Unis (39-15), l'Ecosse subit une vrai claque contre la France, une défaite 51-9. Le quatrième match la voit gagner de justesse contre les fidjiens 22-20.

En quart de finale, elle est battue par le pays organisateur à savoir l'Australie 33-16.

En 2007, la coupe du monde à lieu en France dans les dix stades de la coupe du monde 1998 de football auxquels s'ajoute Cardiff et Edimbourg ce qui permis à la candidature française de triompher du projet anglais.

Le XV du Chardon tombe dans le groupe C en compagnie de la Nouvelle-Zélande, de la Roumanie, du Portugal et de l'Italie.

Après deux larges victoires contre le Portugal (56-10) et la Roumanie (42-0), il est sévèrement battu par la Nouvelle-Zélande à Edimbourg (0-40) avant de battre l'Italie 18-16.

Comme les trois précédentes éditions, l'Ecosse tombe en quart de finale contre l'Argentine,une défaite 19-13.

Lors de la dernière coupe du monde en 2011 en Nouvelle-Zélande, l'Ecosse est placée dans le groupe B en compagnie de l'Angleterre, de l'Argentine, de la Géorgie et de la Roumanie.

Après deux victoires contre la Roumanie (34-24) et Géorgie (15-6), elle perd contre l'Argentine (13-12) et l'Angleterre (16-12), terminant troisième du groupe et échouant donc à se qualifier pour les quarts de finale.

L'édition 2015 qui aura lieu en Angleterre verra l'Ecosse dans la poule B en compagnie de l'Afrique du Sud, des Samoa, de la première équipe d'Asie (probablement le Japon) et la deuxième équipe américaine (Uruguay ou Etats-Unis).

Il existe également un championnat d'Ecosse de rugby créé en 1972 avec trois divisions de dix clubs avec montées et descentes.

Les équipes classées un à quatre en première division s'affrontent ensuite en demi-finale (le premier contre le troisième, le deuxième contre le quatrième), les deux vainqueurs s'affrontant ensuite en finale, les trois matchs ayant lieu à Murrayfield, le stade national de rugby d'Ecosse.

Outre le championnat, deux équipes écossaises, Édimbourg et Glasgow participent au Pro12 _anciennement Celtic League_ en compagnie de quatre provinces galloises, deux provinces italiennes et quatre provinces irlandaises.

Les deux premières équipes écossaises de la Celtic Cup et les deux premières du championnat sont qualifiées pour la coupe d'Europe.

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MessageSujet: Re: Royaume d'Ecosse 2.0    Mar 04 Mar 2014, 18:37

C-Tennis

Andy Murray lors de sa victoire à Wimbledon en 2013. Il à été anoblit après ça devenant Sir Andy Murray



Le tennis écossais peut compter sur un joueur de premier plan en la personne d'Andy Murray qui à remporté l'US Open 2012 et Wimbledon 2013. Un an plus tôt, aux jeux olympiques de Londres, il remporta la médaille d'or du simple messieurs, un moment majeure de l'histoire du sport écossais.

«Vous n'imaginez pas ce qu'un patriote écossais pu ressentir en voyant le drapeau écossais s'élever dans le ciel de Londres».
Les autres tennismen écossais sont moins bien placés ce qui explique que l'Ecosse n'ait jamais remporté la Coupe Davis. Sa meilleure performance est une demi-finale en 1992, lourdement battue 5-0 par la Suisse qui en finale s'inclinera contre les Etats-Unis.

Pour l'édition 2014, l'Ecosse affronte les Etats-Unis à San Diego. Elle l'à emporté 3-2 et va affronter l'Italie du 4 au 6 avril dans le Royal Hall de Glasgow, une salle de 15000 places, le roi Charles VI ayant annoncé sa présence pour une partie du match.

En cas de victoire, ils affronteront le vainqueur de Suisse-Kazakstan, le match devant avoir lieu à Edimbourg dans la LG Arena, une enceinte flambant neuve pouvant accueillir selon les configurations entre 8000 et 12000 personnes.

Il existe également un tournoi ATP à Edimbourg, un tournoi de type ATP 500 qui à lieu au printemps avec le dur pour surface. Le vainqueur de l'édition 2013 est le serbe Novak Djokovic.

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MessageSujet: Re: Royaume d'Ecosse 2.0    Mar 04 Mar 2014, 18:49

D-Autres sports

Handball, Basket-Ball et Volley-Ball

Si le football et le rugby sont des sports établis, enracinés, un nouveau sport commence à pointer le bout de son nez en l'occurence le hand-ball.

Il est apparu en Ecosse dans les années quatre-vingt dix grâce à des étudiants écossais revenus de France, pays où ce sport est un sport majeur avec une équipe nationale aux nombreux titres (quatre fois champions du monde, trois fois champions d'Europe et deux fois champion olympique).


Daniel Costantini

L'équipe nationale d'Ecosse n'à encore participé à aucune compétition internationale mais espère pouvoir le faire bientôt, la fédération ayant mis sur pied un championnat national en 2010 et recruté Daniel Costantini, _l'ancien sélectionneur français_ comme conseiller du président pour ancrer définitivement ce sport dans ce pays.

-Le Basket Ball est également un sport en vogue en Ecosse même si comme le hand-ball, l'équipe nationale à des résultats très modestes.

Un championnat professionnel de huit équipes à été institué en 1995 suivit d'une seconde division en 2000. Un championnat universitaire existe également depuis 1998.

-Le Volley-Ball se porte mieux que le basket, l'équipe nationale participe en effet régulièrement au championnat d'Europe avec des résultats en dents de scie même si son meilleur résultat est une 4ème place en 2007 en Russie après avoir perdu contre la Serbie lors de la petite finale et avoir fait longtemps douter en demi-finale le pays organisateur.

Elle à également participé à plusieurs championnats du monde (1962, 1966,1970,1986, 1994 et 2002). Lors de cette dernière édition qui se déroula en Argentine, elle rata de peu un exploit retentissant contre le Brésil _référence mondiale en la matière_ et donna du fil à retordre contre la France lors de la petite finale.

Si elle à manqué les deux éditions suivantes (2006 au Japon 2010 en Italie), elle va participer à l'édition 2014 en Pologne (30 août-21 septembre).

En ce qui concerne les jeux olympiques, l'équipe nationale d'Ecosse à participer aux jeux de 1948 à Londres, de 1956 à Melbourne, de 1972 à Munich, de 1984 à Los Angeles, de 1992 à Barcelone et de 2000 à Sydney. Elle n'à depuis pas participé aux jeux olympiques mais espère se qualifier pour Rio en 2016. Elle n'y à cependant jamais brillé, son meilleur classement étant une 7ème place à Barcelone.

L'équipe féminine réalise également d'excellentes performances (en rapport avec le réservoir de population). En ce qui concerne les championnats du monde, elle à participé aux éditions 1952, 1956,1967,1978,1986,1994,2002 et 2010.

Lors des championnats du monde 2002, la petite équipe d'Ecosse fait sensation en terminant troisième. Après une défaite en demi-finale contre l'Italie, elle bat la Russie 3-0, une victoire célébrée comme il se doit en Ecosse, l'équipe étant reçue par le roi en personne.

Huit ans plus tard, lors des championnats du monde 2010 au Japon, elle manque de peu de récidiver, perdant 3-2 contre le pays organisateur.

Elle est qualifiée pour l'édition 2014 qui doit avoir lieu en Italie.

En ce qui concerne les championnats d'Europe, les résultats sont meilleurs encore. La sélection écossaise à participé aux éditions de 1955, 1963, 1971,1977,1985,1991,2001,2007 et 2011.

Son meilleur résultat est une deuxième en 2007, une défaite en finale contre l'Italie 3-2 après avoir écarté la Russie en demi-finale. Viennent ensuite une troisième place en 1991 (victoire lors de la petite finale contre l'Italie devant son public) et en 2011 (victoire à nouveau contre l'Italie) et enfin une quatrième place en 1985 derrière l'URSS, la RDA et la Tchécoslovaquie.

Des championnats sont également organisés avec huit équipes chez les hommes comme les femmes mais les audiences sont encore confidentielles, les amateurs écossais de Volley-Ball préférant suivre l'équipe nationale et les meilleures joueuses et joueurs évoluant à l'étranger en Italie et en Russie essentiellement.

Cyclisme

-Le cyclisme est également pratiqué qu'il s'agit du cyclisme sur piste (équipe de poursuite médaillée de bronze à Londres en 2012) ou de la route avec de nombreux critériums, des courses d'un jour comme le Glasgow-Edimbourg-Glasgow, une course de 130km disputée en mai qui précède le Tour d'Ecosse en juin.

Ce dernier à été une course prisée de 1967 à 1983 avant de sombrer dans l'oubli des écossais eux même.

Néanmoins depuis 2003, il connait une véritable renaissance, ayant repris sa place au calendrier UCI depuis 2010.

Il faut expliquer cette renaissance par l'intérêt du prince héritier Georges aujourd'hui âgé de 34 ans et passionné de vélo au point d'avoir traversé l'Europe à vélo incognito quand il avait vingt ans.

Il à ainsi pesé de tout son poids pour que l'organisation du tour d'Ecosse soit repris par une société privée en 2003.

Depuis 2010, une année sur deux, le départ à lieu de l'étranger. En 2011, le tour à effectué son départ d'Oslo en Norvège (prologue plus une étape) et en 2013 est parti de Belfast pour un prologue et une étape avant transfert en Ecosse.

L'arrivée à lieu à Edimbourg, devant le palais royal d'Holyrod et c'est le prince héritier George qui remet le trophée au vainqueur.

Si l'édition 2014 partira de Glasgow comme il est de tradition, l'édition 2015 partira de Brême en Allemagne.

Sport mécaniques

Les sports mécaniques sont également prisés des écossais. Si il n'y eut jamais de grand prix de formule 1, il existe en revanche un rallye d'Ecosse inscrit au calendrier international et qu'à remporté à quatre reprises le pilote écossais Colin McRae tragiquement décédé en 2007 dans un accident d'hélicoptères.

Actuellement le leader des sports mécaniques écossais est Burt MacAndrew qui après avoir participé au championnat du monde des rallyes de 2002 à 2012 (meilleur classement 3ème en 2011) participe désormais à des courses d'endurance notamment le Dakar qu'il manqua de remporter en 2013, devant abandonner lors de la deuxième étape en 2014.

Les sports traditionnels écossais

Caber Toss ! Mieux vaut ne pas se trouver en dessous !

L'Ecosse à également des sports bien à elle appelés Highland Games qui se déroulent toute l'année même si les jeux les plus importants ont lieu au moins d'août à Dunoon dans le sud-ouest de l'Ecosse avec jusqu'à 4000 participants et des dizaines de milliers de spectateurs.

Les jeux réservés aux hommes voient les participants qu'ils soient écossais ou non porter un kilt et participer à de nombreuses épreuves de forces qu'il s'agisse du lancer de tronc d'arbre ou Caber, le lancer de pierres, le lancement de marteaux, le lancement de poids munis de chaine, le lancement de poids très lourds (56 livres) par dessus une barre, le tir à la corde, des courses de fonds et demi-fonds le tout accompagné de concours de cornemuse et de danses traditionnelles.

En bref

-L'Ecosse peut s'enorgueillir d'avoir inventé le golf au 15ème siècle et de l'avoir perfectionné. Un open d'Ecosse internationalement reconnu à lieu chaque année sur le parcours de Saint Andrew au nord d'Aberdeen dans un cadre naturel magnifique magnifié par le château construit par Charles IV.

-L'un des rares sports d'hiver pratiqué en Ecosse est le curling, l'Ecosse remportant l'or olympique en 2010 à Vancouver et espérant conserver son titre à Sotchi dans quelques jours. Hélas, elle termina 4ème, battue par l'Angleterre.

Le hockey sur glace est également pratiqué mais la petite équipe d'Ecosse n'à jamais pu se qualifier pour un tournoi olympique.

E-L'Ecosse aux jeux olympiques

A trois reprises, l'Ecosse se lança dans une candidature aux jeux olympiques d'été, étant à chaque fois battu.

La première candidature remonte à 1936, Edimbourg se proposant d'accueillir les Xème jeux olympiques d'été. Elle échoua face à Berlin (élue) et Barcelone.

Vingt-quatre ans plus tard en 1960, Edimbourg fût de nouveau candidate, investissant dans la construction du stade de Murrayfield qui aurait du recevoir une piste d'athlétisme mais n'eut pas plus de succès, parvenant néanmoins au troisième tour en écartant Bruxelles, Mexico, Tokyo,Budapest et Détroit, Rome étant finalement désignée devant Lausanne et la capitale écossaise.

En 1992 c'est Glasgow qui postula à l'organisation en compagnie de Barcelone, Paris, Belgrade,Brisbane et Amsterdam.

Après avoir remporté huit voix au premier tour, la candidature écossaise fût éliminée au 2ème tour après n'avoir récolté que huit voix.

Depuis on parle régulièrement d'une nouvelle candidature écossaises pour organiser les jeux olympiques mais devant les coûts faramineux, le royaume d'Ecosse semble fonder plus d'espoir sur les jeux olympiques de la jeunesse au coût plus abordable.

A suivre

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MessageSujet: Re: Royaume d'Ecosse 2.0    Lun 17 Mar 2014, 21:38

6-THE ROYAL SCOTISH ARMY

A-Une histoire militaire de l'Ecosse

Généralités

Le 14 décembre 1915, une compagnie de légionnaires écossais appartenant au Régiment de Marche de la Légion Etrangère (RMLE) arrive dans un village situé en arrière du front dans la région de Lille.

Après de bruyantes libations, une unité de gendarmerie entre dans le bar pour faire respecter l'extinction des feux. Les pandores sont mis dehors et doivent battre en retraite en catastrophe.

Ils doivent appeler des renforts mais quand ils arrivent, les légionnaires venus du froid ont disparu après avoir indemnisé avec leur solde le tenancier du bar.

Encore une fois, les légionnaires écossais ont démontré leur tempérament bagarreur qui faisait la terreur des gendarmes chargés de maintenir l'ordre sur les arrières mais également des unités françaises et surtout anglaises.

Outre leur tempérament bagarreur, les troupes écossaises démontrèrent leurs qualités guerrières dans les tranchées.

Du temps où l'Ecosse n'était pas officiellement en guerre, les écossais engagés dans la Légion étaient toujours volontaires pour les boulots les plus risqués comme les patrouilles ou le nettoyage des tranchées.

Ils firent honneur aux vertus guerrières que les romains prêtèrent aux pictes, les «hommes peints», nom attribué par l'historien Tacite en raison des tatouages couvrant les corps des hommes et des femmes dont le tempérament guerrier n'était pas moins volcanique que celui des hommes.

Voilà pourquoi les romains en dépit de leur volonté de conquérir la totalité de l'île de Bretagne ne purent soumettre l'Ecosse et passé le 1er siècle de notre ère, les romains se retranchèrent derrière le mur d'Hadrien brièvement supplanté par le mur d'Antonin.

Le premier à été construit par l'empereur Hadrien à partir de 122 p.C, un mur de 117km reliant le Solway Forth à l'ouest à l'estuaire de la Tyne. C'était un dispositif complet avec mur, tours et avant-postes avec un mur principal haut de 4.5m et large de 2.7m

Le second situé au nord du précédent à été construit par son successeur Antonin le Pieux, un mur nettement moins solide mais plus court avec seulement 60km entre le Firth of Forth et le firth of Clyde. Ce mur érigé vers 140 est abandonné à peine vingt ans plus tard.

Outre la résistance des peuples autochtones, il est probable que c'est l'absence de richesses qui poussèrent les romains à renoncer à la conquête à une époque également où l'Empire semblait repus et préférait stabiliser les frontières plutôt que de s'engager dans de nouvelles conquêtes.

Cela n'empêcha l'influence romaine de marquer même a minima l'art militaire écossais avec des armes notamment le pilum et le gladius.

Comme le reste des îles britanniques, l'Ecosse fût victime des raids vikings même si il y avait peu de villes ou de lieux riches à piller.

Es-ce une conséquence de ces raids mais à partir du 10ème siècle émergea un royaume unifié, le royaume d'Alba qui influencé par le royaume normand du sud marqua l'arrivée en Ecosse des pratiques féodales en cours sur le continent avec une chevalerie strictement codifiée qui cohabitaient avec des armées traditionnelles.

Une forme de syncrétisme donna naissance à un art militaire écossais qui profita pleinement lors des guerres d'indépendance opposant l'Ecosse à l'Angleterre des Plantagenêts qui profita des difficultés causées par la mort de Margareth, la fille d'Alexandre III mort en 1286 et qui ouvrit une période de plus de cinquante années de guerre.

Cette période fût marquée par des succès (William Wallace, Robert Bruce) et des échecs avant que la guerre de Cent Ans n'oblige les anglais à se tourner vers la France avec laquelle l'Ecosse était liée par une alliance, la Auld Alliance, la plus vieille alliance du monde scellée officiellement en 1295 (mais dont on retrouve des traces dès 1165) et dénoncée seulement lors du basculement de l'Ecosse dans le camp protestant.

Durant les trois siècles d'indépendance (1338-1707), l'art militaire écossais ne se distingua guère du continent. A la lourde chevalerie du Moyen-Age s'associaient les troupes à pied et des archers qui n'eurent pas l'occasion d'acquérir une aura aussi légendaire que celle des archers gallois.

Les écossais servirent également durant cette période de mercenaires notamment au service du roi de France, les écossais formant le plus gros contingent de mercenaires étrangers derrière les suisses.

Suite à l'Acte d'Union de 1707, quelques unités de recrutement écossais servirent au sein de l'armée anglaise mais dès 1745 et la renaissance d'une Ecosse indépendante, ces unités furent dissoutes et ses membres invités à rentrés en Ecosse où on l'imagine l'accueil fût plutôt frais.

La nouvelle Royal Scotish Army créée en 1750 s'organise en une Garde Royale de 3500 hommes recrutés dans les clans fidèles aux Stuarts, des régiments étrangers de mercenaires (saxons, prussiens,irlandais et napolitains essentiellement) et des milices comtales chargées de la défense locale et de la lutte contre le brigandage.

Cette organisation va perdurer jusqu'au milieu du 19ème siècle quand une réforme est engagée pour adapter l'outil militaire aux nouvelles contingences de l'époque.

Paradoxalement, l'Ecosse n'à jamais souffert de problèmes de recrutement en dépit de l'absence de menaces extérieures et de véritables perspectives de carrière. Peut être faut-il y voir le tempérament guerrier des écossais à moins que la solde même modeste puisse suffire à sortir une famille de la misère.

Voilà pourquoi le mercenariat était une activité fort prisée des jeunes écossais qu'ils soient en rupture de ban ou ne pouvant espérer accéder aux plus hautes fonctions de l'armée.

De nombreux volontaires écossais participèrent à toutes les guerres du 18ème siècle et si ils furent fort peu nombreux à intégrer l'armée anglaise (pour des raisons évidentes), ils servirent aussi bien au sein de l'armée autrichienne, de l'armée espagnole, des armées prussiennes, russes ou saxonnes.

Au 19ème siècle, ils participèrent aux différents soulèvements nationaux qu'ils soient italiens, polonais ou hongrois.

Ils s'engagèrent aussi dès cette période dans la Légion Etrangère, acquérant une expérience du combat précieuse d'autant que certains revenaient en Ecosse et mettaient leur expérience au service de jeunes recrues.

Une dizaine d'écossais participèrent à l'Expédition des Miles en direction du Royaume des Deux Siciles qui provoqua la réunification de la péninsule italienne sous l'autorité du roi de Piémont.

Ils participèrent donc à la conquête de l'Empire colonial français après avoir soutenu la jeune Troisième République et le gouvernement provisoire dans de rudes combats à Belfort et sur la Loire.

Evolution des structures jusqu'à la seconde guerre mondiale

La réforme de 1857 bouleverse bien des habitudes en établissant une conscription obligatoire sans possibilité de remplacement.

Les jeunes écossais sont astreints à un service de deux ans de 20 à 22 ans suivit d'un passage dans la réserve jusqu'à 35 ans (avec des passages réguliers sous les drapeaux) et dans la garde territoriale jusqu'à 45 ans ce qui permis à l'Ecosse de disposer d'un réservoir appréciable de recrues entrainées.

La Garde Territoriale (en français dans le texte) devient en 1875 la Home Guard, force qui existe encore en 2014 même si elle à évolué d'un rôle de défense ferme du territoire à un rôle de maintien de l'ordre et d'intervention en cas de catastrophes naturelles.

Dès les années 1820, des écoles militaires voient le jour pour améliorer l'encadrement. Une loi de 1844 met ainsi fin à un véritable anachronisme : seuls les nobles pouvaient devenir officiers.

Désormais, pour accéder aux écoles militaires, il faut justifier d'un diplôme universitaire qui permet déjà de faire un premier tri, les diplômes scientifiques étant naturellement orientés vers l'artillerie et le génie.

Jusqu'en 1870, l'armée de terre était organisée en légions, huit légions d'infanterie à deux bataillons (soit seize bataillons), deux légions de cavalerie (six bataillons) et une légion d'artillerie à huit batteries.

Cette organisation est jugée peu pratique et en 1870, l'Ecosse adopte définitivement la structure divisionnaire avec quatre divisions d'infanterie et deux divisions de cavalerie plus des unités indépendantes notamment pour l'artillerie.

Durant le premier conflit mondial, l'Ecosse envoie sur le front ouest un corps expéditionnaire composé de deux divisions d'infanterie et d'une brigade d'artillerie lourde, le tout placé sous commandement anglais juste à côté du corps expéditionnaire portugais.

Dans les Balkans, c'est une brigade de cavalerie composée d'un régiment de chaque division qui allait participer à la lutte contre la Bulgarie et leurs alliés des empires centraux.

Les structures n'évoluent pas jusqu'aux années vingt quand l'armée écossaise reconstitue et modernise ses forces, passant à six divisions d'infanterie, deux divisions de cavalerie et deux brigades d'infanterie légère.

Chaque division d'infanterie dispose d'un état-major, d'unités de soutien, de trois régiments d'infanterie et d'un régiment d'artillerie alors que les divisions de cavalerie sont organisées en un état-major, un régiment d'artillerie et deux régiments montés.

Les deux brigades d'infanterie légère sont organisées en un état-major, des unités de soutien, deux bataillons d'infanterie et un bataillon d'artillerie.

Appelés Ranger, ils sont considérés comme l'élite de la Royal Scotish Army et vont constituer un réservoir pour les futurs commandos du second conflit mondial.

Au début des années trente, la motorisation commence à devenir un axiome majeur de l'armée écossaise qui s'équipe de deux bataillons de chars de combat indépendants _équipés de Renault FT puis de Cruiser MkI_ tandis que chaque division de cavalerie reçoit un groupement d'automitrailleuses, groupement équipé de véhicules conçus et construits en Ecosse.

Comme pour le premier conflit mondial, l'Ecosse n'entre dans le second conflit mondial qu'en 1942 mais effectue un effort important, le plus important des pays alliés en rapport avec sa population.

C'est ainsi qu'en 1942, elle aligne en Ecosse les unités suivantes :

-Quatre divisions d'infanterie (1st 2nd 3rd et 4th Scotish Infantry Division) de 12000 hommes chacune

-Deux divisions blindées (7th Highland Armoured Division et 11th Lowland Armoured Division) de 14000 hommes chacune

-Une division aéroportée (la 5th Airborne Division) de 9500 hommes


-Une division d'infanterie de montagne (6th Scotish Mountain Division) de 8000 hommes destinée à intervenir si besoin en Norvège

-Deux brigades d'infanterie légère (8th et 9th Light Infantry Brigade) de 4500 hommes chacun qui ne vont pas tarder à se spécialiser dans les raids amphibies

Cela représente un total de 102500 hommes prêts à être engagés au combat sans compter de nombreux réservistes et recrues à l'entrainement.

N'ayant pas à redouter un débarquement allemand, l'Ecosse peut s'engager massivement en Méditerranée et en Europe occidentale.

En Méditerranée, l'armée de terre écossaise participe à l'opération Torch (débarquement en Afrique du Nord le 8 novembre 1942) puis aux opérations en Italie qu'il s'agit de Husky (débarquement en Sicile le 10 juillet 1943), Avalanche (débarquement à Salerne le 3 septembre 1943) puis ultérieurement de Shingle (débarquement à Anzio le 22 janvier 1944).

La 1ère armée écossaise (10ème CA _1st Scotish Infantry Division et la 11th Lowland Armoured Division_ accompagné du 20ème CA_ 2nd Scotish Infantry Division et de la 6th Scotish Mountain Division_) est engagée en Sicile (10ème CA) puis en Italie métropolitaine (20ème CA).

Une fois la conquête de la Sicile assurée, le 10ème CA va être engagé en Provence pour l'opération Dragoon sous l'autorité de la 1ère armée française alors que le 20ème CA va terminer la guerre en Bavière.

La 2ème armée écossaise est elle chargée de la libération de l'Europe du Nord-Ouest avec eux aussi deux corps d'armée, les 30ème et 31ème Corps d'Armée.

Le débarquement de Normandie (opération Overlord 6 juin 1944) voit l'engagement sous commandement canadien (Juno Beach) d'un 30ème Corps d'Armée composé de la 3rd Scotish Infantry Division, la 1st Brigade de la 7th Highlander Armoured Division, le Scotish Commando n°2 et deux bataillons de la 9th Scotish Light Infantry Brigade, ces deux dernières unités étant chargées de prendre les batteries côtières pour faciliter la percée vont ainsi former un 30ème CA.

Une fois le débarquement assuré, le 30ème Corps d'Armée est réorganisé et musclé avec la 7th Highlander Armoured Division au complet et deux divisions d'infanterie, les 3rd Scotish Infantry Division et 4th Scotish Infantry Division qui remplacent les bataillons d'infanterie légère et le commando, renvoyés en Angleterre pour être réorganisés en vue de futures opérations.

En juillet, la 10th Scotish Infantry Division arrive en France, entrainant la création d'une 2ème armée écossaise (2nd Scotish Army) avec le 30ème Corps d'Armée (7th HAD et 10th SID) et le 31ème Corps d'Armée (3rd SID et 4th SID).

On voit donc que la TOTALITE de l'armée écossaise est engagée en Europe, ne laissant en Ecosse que la Home Guard. Même la 5th Airborne après avoir participé à l'opération Pegase est déployée en Grande-Bretagne où elle reconstitue ses forces avant de participer à Market-Garden où elle subira de lourdes pertes.

Quand aux différents commandos et aux deux brigades légères d'infanterie, ils vont multiplier les raids amphibies sur les côtes occupées par les allemands.

La 2ème armée écossaise participa ensuite à la garde de la Meuse de décembre 1944 au 8 février 1945 quand elle lança l'opération Veritable, une percée dans la forêt de Reichswald entre Rhin et Roer, parvenant à déborder avec le concours de la 1ère armée canadienne la ligne Siegfried.

Parvenant en Allemagne, la 2nd Scotish Army remonta vers le Nord, participant à la prise d'Hambourg en compagnie de troupes anglaises le 3 mai 1945, bordant ensuite la frontière danoise pour contrer une possible intervention soviétique dans ce pays à la situation stratégique.

L'armée écossaise resta déployée en Allemagne jusqu'en septembre 1946 quand le 20ème Corps d'Armée écossais déployé en Bavière est rapatrié en Ecosse et dissous.

Dès octobre 1945, la 2ème armée écossaise avait été dissoute tout comme le 31ème corps dont les divisions avaient été renvoyées en Ecosse. Quand au 30ème corps, il resta déployé en Allemagne du Nord et au Danemark jusqu'en juin 1946, date de leur retour au pays.

Evolution contemporaine des structures de l'armée de terre

Comme nous l'avons vu dans la partie consacrée à l'histoire, l'Ecosse est un temps tentée par un retour à la neutralité d'avant guerre, vue par ses partisans comme le moyen de réduire la taille des forces armées alors que ce n'est pas le cas, une stricte neutralité nécessitant au contraire des forces armées puissantes.

Finalement l'Ecosse intègre l'OTAN ce qui lui impose des servitudes en matière de défense à savoir une participation à la défense de la Norvège et de l'Allemagne de l'Ouest.

Le 12 septembre 1954, l'état-major des Scotish Forces in West Germany (SFWG) est activé à Flensburg à la frontière germano-danoise. Ce choix est tout sauf innocent : c'est là que les écossais ont livré leurs derniers combats en mai 1945.

Ce commandement était particulièrement prestigieux. De 1954 à 1997, quatorze officiers généraux s'y sont succédés et sur ces quatorze, dix sont devenus chef d'état-major de l'armée de terre ou de l'armée écossaise.

Ce commandement dispose en permanence des unités suivantes :

-9th Light Infantry Division _issue de la transformation de la 9th Light Infantry Brigade_ avec deux régiments d'infanterie motorisée, un régiment de cavalerie, un régiment d'artillerie et des unités de soutien.

-13th Independent Armoured Brigade. Unité de création nouvelle (mars 1951), c'est la composante blindée des SFWG.

Elle se compose d'un état-major, d'une compagnie de reconnaissance équipée d'Alvis Ferret, de deux bataillons de chars, d'un bataillon d'artillerie autoportée, d'un bataillon d'infanterie mécanisée ainsi que d'unités de soutien.

-155th Independent Artillery Regiment équipé de missiles tactiques Honest John pouvant être équipés de charges conventionnelles ou nucléaires.

-Un Tactical Helicopter Group fourni par la brigade aéromobile composé d'abord uniquement d'hélicoptères de manœuvre et d'observation puis rapidement d'hélicoptères de combat dont la mission première est la lutte antichar pour tenter de freiner le déferlement des forces soviétiques.

-2nd Royal Scotish Operation Group. C'est un groupement composite fournit par le Royal Scotish Air Service et par les Ranger, une unité para-commando créée en 1950 sur le modèle des Ranger américains du second conflit mondial (à ne pas confondre avec les Ranger des deux brigades d'infanterie légère dont ils ont repris la dénomination).

Ces différentes unités citées plus haut et différents éléments de soutien représentant environ 25000 hommes chargés de préparer l'arrivée de renforts venus d'Ecosse notamment de la 7th Highlander Armoured Division et de la 11st Lowland Mecanized Division, les deux divisions lourdes de la Royal Scotish Army.

L'Ecosse participe également à l'Allied Mobile Force-Nord (AMF-Nord) qui doit dissuader l'URSS d'attaquer la Norvège, une sorte de force de réaction rapide à laquelle l'Ecosse fournit l'un de ses deux régiments d'infanterie légère _intégrés à la 8th Light Infantry Brigade_, un groupement d'hélicoptères de manoeuvre issu de la Brigade Aéromobile et un bataillon de Marines fourni par la Royal Scotish Navy qui en possède deux (plus un de réserve).

En 1955, la Royal Scotish Army (RSA) représente le visage suivant :

-Deux divisions blindées : la 7th Highlander Armoured Division et 11th Lowland Armoured Division stationnées en Ecosse mais appelées à être engagées sur le continent.

Organisées en un état-major, un bataillon de reconnaissance, deux régiments de chars, deux régiments d'infanterie mécanisée (7th et 9th Scotish Infantry Regiment (Mecanized) pour la première, 8th et 10th Scotish Infantry Regiment (Mecanized) pour la seconde), un régiment d'artillerie autoportée et diverses unités de soutien comme un bataillon du génie et un de transmission, la 7th HAD et la 11th LAD sont régulièrement engagées dans les manœuvres OTAN notamment les plus importantes à l'automne en l'occurence l'exercice Reforger (Return Forces to Germany).

-Une brigade blindée indépendante déployée en Allemagne, la 13th Independent Armoured Brigade

-Deux divisions d'infanterie, les 1st Scotish Infantry Division et 4th Scotish Infantry Division. Ces deux divisions motorisées sont organisées en un état-major, une compagnie antichar, une compagnie antiaérienne, trois régiments d'infanterie (1st 3rd et 5th Scotish Infantry Regiment pour la première, 2nd 4th et 6th Scotish Infantry Regiment pour la seconde), un régiment d'artillerie tracté, un bataillon du génie et de diverses unités de soutien (santé, transmission,logistique).

-Une division d'infanterie légère déployée en Allemagne, la 9th Light Infantry Division qui se distingue des deux divisions ci-dessus par la présence de seulement deux régiments d'infanterie, les 11th et 13th Scotish Infantry Regiment.

-Une brigade d'infanterie légère, la 8th Light Infantry Brigade organisée en un état-major, des unités de soutien, deux régiments d'infanterie (12th et 14th Scotish Infantry Regiment), un régiment d'artillerie tractée légère (canons de 105mm), un bataillon de cavalerie légère.

-Une brigade aéroportée, la 5th Scotish Airborne Brigade issue de la 5ème division aéroportée qui avait sauté sur la Normandie le 6 juin 1944.

-La 6th Scotish Mountain Division est dissoute en 1954 en dépit des besoins de combattants pouvant opérer par grand froid en Norvège.

Désormais, les unités affectées à l'AMF-Nord s'entrainent au minimum une fois par an en Norvège aux côtés de marines britanniques, des marines américains et des troupes norvégiennes. Une unité non affectée est invitée par an pour transmettre le savoir faire grand froid au maximum d'unités de la Royal Scotish Army.

-Une brigade aéromobile, la 2nd Scotish Airmobile Brigade organisée en un état-major, un régiment de reconnaissance et d'observation et deux régiments de manœuvre. Cette brigade détache des appareils au sein de deux Tactical Helicopter Group, un stationné en Allemagne et un appelé à être engagé en Norvège mais stationné en Ecosse.

-Un régiment de Ranger organisé en un état-major, une compagnie de commandement et de soutien, trois compagnies de combat et une compagnie d'appui.

-Un régiment d'artillerie indépendant, le 155th Independent Artillery Regiment déployé en Allemagne avec ses missiles Honest John puis Lance

-Un régiment de forces spéciales, le 1st Royal Scotish Commando. Ce régiment de forces spéciales est issu des unités commandos du second conflit mondial en l'occurence les Scotish Commando n°1,n°2,n°3 et n°4 qui pour faciliter leurs opérations intégraient des soldats issus des pays où ces unités opéraient.

C'est ainsi que le n°1 intégra des norvégiens, le n°2 des danois, le n°3 des néerlandais et des flamands et le n°4 des français.

A la fin du conflit, les n°1 et n°3 sont préservés, les n°2 et n°4 étant dissous. Le 1er mai 1950, les Scotish Commando n°1 et n°3 sont fusionnés pour former un 1st Royal Scotish Commando, le pendant pour l'armée de terre du Royal Scotish Air Service (RSAS).

En 1955, un régiment de réserve, le 2nd Royal Scotish Commando (Reserve) est créé pour permettre de créer un réservoir d'hommes capables d'intégrer le 1st RSC ou en temps de guerre de former des patrouilles dans la profondeur (Long Range Patrol) notamment en Allemagne pour guider la frappe des missiles Honest John et Lance.

Les dividendes de la paix

La fin de la guerre froide entraine une profonde réorganisation de l'armée écossaise qui n'à plus à devoir défendre la RFA contre le déferlement de milliers de chars soviétiques et est-allemands _les adversaires potentiels des SFWG.

Les Scotish Forces in West-Germany sont dissoutes le 1er septembre 1997 en compagnie des différentes unités qui la compose.

En ce qui concerne les unités déployées en Ecosse même, la voilure est également réduite à la fois en raison de réductions budgétaires mais également à cause de la suppression en 1995 du service militaire.

Un plan baptisé XXIArmy est mis en place à l'orée du nouveau siècle, aboutissant en 2005 à une armée composée des unités suivantes :

-Une division blindée : la 7th Highlander Armoured Division dont l'organisation interne n'évolue pas

-Une division légère blindée, la 11th Lowland Mecanized Division. Cette unité créée en 1999 est issue de la transformation de la 11th Lowland Armoured Division en une division légère blindée inspirée de la 6ème DLB française avec des chars légers à roue Centauro et des VTT 6X6 Fuchs en attendant des 8X8, l'Ecosse étant très intéressée par deux véhicules, le Freccia, version VCI du Centauro et le VBCI français qui pourrait bien être dérivé en un VBCR à canon de 120mm.

-Deux divisions d'infanterie, les 1st Scotish Infantry Division et 4th Scotish Infantry Division dont l'organisation interne ne change pas.

-Une Division Aérohéliportée, la 3rd Scotish Infantry Division issue de la fusion de la 8th Ligh Infantry Brigade et de la 5th Scotish Airborne Brigade.

Cette division est organisée en un état-major, des unités de soutien, un régiment d'infanterie légère (12th Scotish Infantry Regiment), un régiment parachutiste (1st Scotish Airborne Regiment) et le régiment de Ranger, un régiment d'artillerie automouvante et un bataillon de cavalerie légère équipé de VBL.

-Une brigade aéromobile, la 2nd Scotish Airmobile Brigade organisé en un état-major, une unité de soutien logistique, un régiment antichar, un régiment de reconnaissance et d'observation, deux régiments de manœuvre et un bataillon d'hélicoptères lourds.

-Un régiment de forces spéciales, le 1st Royal Scotish Commando. Le régiment de réserve à été dissous en 2003 pour renforcer le régiment d'active qui dispose désormais d'une compagnie de réserve où les réservistes effectuent de régulières périodes d'entraînement.

Outre ces unités de combat, on trouve également des brigades de soutien, deux brigades logistiques (1st Scotish Logistic Brigade et 11th Scotish Logistic Brigade), une brigade du génie (5th Scotish Engineer Brigade) et une brigade de transmissions (6th Scotish Signals Brigade).

En 2010, la 3rd Scotish Infantry Division fût menacée de dissolution avant d'être finalement préservée tout comme les autres divisions, le haut commandement écossais ayant réussit à convaincre les politiques qu'avec moins de division, l'armée écossaise perdrait en efficacité.

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MessageSujet: Re: Royaume d'Ecosse 2.0    Ven 21 Mar 2014, 10:27

B-Formation et entraînement

Le 1er mars 1842 est créée l'Ecole Supérieure Militaire d'Edimbourg, l'équivalent écossais de Saint-Cyr ou de West Point.

Cette création répondait à une lacune de la formation des officiers. Depuis 1820, il existait des écoles pour chaque arme (comme nous le verrons plus bas) mais pas d'école centralisée permettant aux officiers d'avoir une vision d'ensemble de la chose militaire.

C'est désormais chose faite. Le cursus est ouvert à partir de 1844 à tous les personnes titulaires d'un diplôme universitaire. La même année comme on l'à vu, les roturiers peuvent accéder à toutes les écoles militaires.

Deux voies d'accès existent. La première _la plus courante_ voit le candidat après son diplôme universitaire entrer à l'Ecole Militaire pour un cursus de trois ans suivit de deux ans de spécialisation dans une école d'Armes. Il est ensuite affecté à un régiment.

La deuxième plus rare voit les fantassins, cavaliers et artilleurs se former à l'interarmes au sein de l'Ecole Supérieure Militaire d'Edimbourg notamment pour les officiers souhaitant accéder aux plus hautes fonctions de la Royal Scotish Army.

En ce qui concerne les Ecoles d'Armes, l'Ecole d'Infanterie est installée à Glasgow depuis 1820, l'Ecole de la Cavalerie est installée à Dundee depuis 1821, l'Ecole de l'Artillerie est installée à Dumfries depuis 1819 et l'Ecole du Génie est implantée à Inverness depuis 1823.

Une Ecole des Transmissions à été ouverte à Stirling à partir de 1885 et une Ecole du Train à été ouverte à Greenock en 1915.

Ces différentes écoles existent encore auojourd'hui.

L'armée de terre écossaise dispose également de plusieurs camps de manœuvre en profitant de la faible densité de certaines régions du pays.

Citons le Highland Military Camp situé au nord-ouest d'Inverness, un camp de 150 hectares dédiée aux manœuvres en terrain libre et aux exercices de tir et le Orkney Military Camp situé sur Mainland, la principale île des Orcades, ce camp ayant été ouvert en 1955 après la désaffectation de la rade de Scapa Flow.

C-Stratégies générales et tactiques opérationnelles

L'Ecosse au temps de la guerre froide

Jusqu'à la seconde guerre mondiale, le Royaume d'Ecosse n'eut guère à se préoccuper de stratégie en l'absence d'intérêts importants ou d'un empire colonial à défendre.

Avec la guerre froide et l'intégration à l'OTAN, Edimbourg ne peut plus faire l'économie d'une réflexion stratégique. En clair, quoi faire avec des moyens militaires limités face à un adversaire redoutable alors qu'une alliance militaire permanente impose de nombreuses servitudes aux forces militaires écossaises.

Un Strategic Book est rédigé en 1949 et publié en octobre 1950. Il précise le cadre stratégique dans lequel doit évoluer l'armée de terre écossaise. Celle-ci à trois missions principales :

-Défense du territoire national

-Défense de l'Allemagne de l'ouest et du Danemark

-Intervention pour maintien de l'ordre

La défense du territoire national est paradoxalement considéré comme la mission la moins importante non pour son côté symbolique mais par l'improbabilité en 1949 d'un débarquement amphibie et aéroporté soviétique en Ecosse.

Outre le peu d'intérêt stratégique direct de l'Ecosse pour l'URSS, la marine soviétique et notamment ses forces de surface auraient été incapables d'escorter une force amphibie pour débarquer sur la côte orientale. De même les moyens de transport de la VVS étaient insuffisants pour transporter jusqu'en Ecosse des troupes nombreuses et bien équipées.

Même avec la modernisation de la flotte soviétique de surface _une leçon de la crise des missiles de Cuba_ et des moyens de transport, cette hypothèse restait improbable.

Des plans étaient néanmoins dressés au cas où. L'objectif de l'armée écossaise à défaut de repousser une invasion massive était de freiner l'avance soviétique, de l'user jusqu'à envisager l'emploi d'armes nucléaires tactiques après avoir évacué les villes pour éviter des pertes civiles évitables.

Le cœur de la stratégie de défense nationale était de tenir l'Ecosse «utile», la région de la Clyde, la conurbation Glasgow-Edimbourg qui concentre une majorité de l'industrie du pays.

La mission principale de l'armée de terre écossaise était donc la défense du bloc occidental en Allemagne de l'Ouest et secondairement du Danemark avec les Scotish Forces in West-Germany(SFWG).

Les forces prépositionnées doivent assurer une défense ferme, l'absence de profondeur stratégique ne permettant pas de mener des combats retardateurs.

Les forces prépositionnées doivent également tenir les approches des ports allemands de la mer du Nord pour permettre l'arrivée de renforts venus des îles britanniques qu'ils soient anglais ou écossais notamment les deux divisions blindées écossaises.

L'intervention pour maintien de l'ordre est prévue en dernier recours, la police écossaise devant d'abord être soutenue par la Home Guard.

Cette mission à fait germer une véritable «théorie du complot» dans certains milieux politiques voyant la même de l'armée dans la tension qui secoua l'Ecosse. Même le Tomkinson Gang fût vu comme une émanation de cercles de l'armée dans le cadre plus général de la «stratégie de la tension».

Aujourd'hui, les missions ont évoluées et tendent plus à faire de l'armée écossaise une armée expéditionnaire, opérant sous mandat ONU ou OTAN.

La Royal Scotish Army participe ou à participé aux opérations ONU au Liban, au Timor-Oriental, au Congo-belge, en Haïti, en ex-Yougoslavie ou encore en Somalie.

Elle à également participé à la guerre du Golfe (opération Claymore), fournissant une brigade de marche composée d'un bataillon de chars Léopard 1A5, deux bataillons d'infanterie sur M113, une batterie d'artillerie tractée, des unités de soutien, un groupe de forces spéciales ainsi qu'une demi-douzaine d'hélicoptères.

Actuellement des troupes écossaises sont déployées au Kosovo (une section appelée à partir fin 2014), au Liban (un bataillon de marche) et en Haïti (une compagnie d'infanterie légère et un détachement blindé léger).

Le 15 février 2014, l'Ecosse à annoncé l'envoi d'une compagnie du 1st Scotish Airborne Regiment en Centrafrique dans le cadre de l'opération Sangaris. Elle sera placée sous commandement français et devrait participer à la sécurisation de Bangui.

Arrivée sur place le 23 février, elle à débarqué avec des RG-31 et des Fuchs 6x6 et effectue de régulières patrouilles dans la capitale centrafricaine.  Elle doit être relevée en septembre par une compagnie du 12th Light Infantry Regiment appartenant comme le 1st Scotish Airborne Regiment à la 3rd Scotish Infantry Division.

Tactiques opérationnelles

Connus pour leur tempérament guerrier, les soldats écossais ont toujours adopté des tactiques opérationnelles agressives et un corps des officiers connaisseur à toujours profité de ce tempérament en choisissant la tactique la plus agressive au risque de provoquer des pertes évitables.

Mais que faire quand un soldat blessé doit être évacué avec deux MP pour éviter qu'il ne saute de l'ambulance pour retourner au combat même avec de sérieuses blessures ? Que faire quand un blessé doit être menotté à son brancard pour éviter qu'il ne s'échappe de l'hôpital ?

L'infanterie écossaise qu'elle soit légère, aéroportée, de montagne (jusqu'en 1955), mécanisée ou motorisée voue un véritable culte à l'offensive, n'hésitant pas à charger à la baïonnette pour se dégager comme à pu le faire une section écossaise tombée dans une embuscade en Afghanistan en mars 2011, neutralisant les talibans.

Plus que la puissance de feu, l'Ecosse fait confiance à la manœuvre. Les charges frontales à la baïonnette ont leur utilité mais comme les Stosstrupen allemandes du premier conflit mondial, les fantassins écossais n'hésitent à tourner l'adversaire, à chercher à infiltrer le dispositif ennemi pour provoquer son effondrement en espérant qu'une panique ne se déclenche dans les rangs ennemis.

En ce qui concerne la cavalerie, la Royal Scotish Cavalry utilise tout l'éventail des missions de la cavalerie qu'elle soit jadis à cheval ou chevauchant comme aujourd'hui des engins motorisés. Elle peut éclairer, couvrir ou percer, les chars écossais ayant menés de durs combat contre la Panzerwafe en France, en Belgique et en Allemagne, rendant coup pour coup.

En ce qui concerne l'artillerie, celle-ci à été à excellente école puisque bénéficiant de l'expérience de l'artillerie anglaise mais également de l'artillerie française.

Apprenant vite, les écossais qui durant les premiers mois du premier conflit mondial réservaient des batteries au harcèlement et des batteries à l'appui purent faire évoluer la formation et l'entraînement de leurs artilleurs pour leur permettre de passer rapidement d'une mission à l'autre sans fausse note ni temps mort.

Durant le second conflit mondial, l'artillerie écossaise joua un rôle plus effacé mais pas moins efficace, causant des pertes non négligeables à l'infanterie et aux blindés allemands notamment en stoppant net des contre-attaques allemandes par un tir bref mais violent.

Quand aux forces spéciales, les écossais se considèrent comme les inventeurs de ce concept, ayant pratiqué plus aucun autre peuple la guérilla, le hit and run.

Les différentes unités de forces spéciales écossaises pratiquent les missions classiques des FS et en cas d'invasion du territoire national, auraient du encadrer le «peuple en armes» au travers de maquis dont la mise en place avait été planifié dès le temps de paix en aménageant des caches et des stocks d'armes.

Suite à plusieurs affaires de trafic d'arme, l'armée écossaise à procédé au déstockage de ces caches, armes qui furent soit détruites soit réintégrées au stocks.

Officiellement, il n'existe plus aucune cache d'armes du système Braveheart, le nom écossais du système Gladio mis en place dans tous les pays de l'OTAN pour anticiper sur une occupation des pays occidentaux par les forces du pacte de Varsovie.

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Dernière édition par clausewitz le Ven 11 Avr 2014, 22:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Royaume d'Ecosse 2.0    Jeu 27 Mar 2014, 22:27

D-Armement

Fusils

L'armement de l'armée écossaise ne se fit pas sans difficultés. En effet, peu d'états étaient prêts à fournir des armes à ce nouvel état de peur de devoir affronter les foudres de l'Angleterre et ses rétorsions commerciales.

L'Ecosse usa dans ses premières années de divers subterfuges comme l'achat en contrebande, le vol dans des pays étrangers et en Angleterre ainsi que la fabrication de fusils nationaux ce qui permis certes d'équiper l'armée mais provoqua un joyeux foutoir dans l'armement avec différents calibres ce qui donnait des migraines aux responsables des armureries.

Ce n'est que vers 1770 que les choses s'arrangèrent. La monarchie favorisa la mise en place d'une industrie militaire, créant des arsenaux dans diverses villes d'Ecosse (Dumfries pour l'artillerie, Perth pour les fusils........) mais surtout favorisa les entreprises privées.

C'est ainsi qu'en 1775, la MacGregor Rifle Corporation fût fondée à Stirling faisant de cette ville du Firth of Forth, un bastion de l'industrie militaire, la MRC faisant travailler des milliers d'ouvriers venus le plus souvent des régions pauvres du Nord.

C'est ainsi que tout au long du 19ème siècle, cette entreprise fabriqua pistolets et fusils au profit de l'armée écossaise.

Tout se passa bien tant que les fusils étaient à chargement par la bouche mais quand la MRC se lança dans les fusils à chargement par la culasse, ce fût tout simplement une catastrophe.

Le premier fusil adopté baptisé Scotish Rifle mod. 1850 fût si mauvais qu'il fût surnommé le «faiseur de veuves» car il avait la particularité d'exploser en cas d'échauffement trop prononcé.

Malgré les différentes modifications, la réputation du MacGregor ne s'améliora pas et pour ne pas laisser l'armée écossaise sans fusils modernes, le gouvernement d'Edimbourg acquis en 1860 quelques exemplaires du Dreyse allemand qui n'allait pas tarder à faire ses preuves dans la guerre des Duchés (1864) et à la bataille de Sadowa (1866).

Ces fusils furent intensément étudiés, démontés et remontés ce qui permis à la MRC de produire un nouveau fusil qui fit oublier le Scotish Rifle mod.1850.


Fusil Dreyse

Calibre : 15.4mm Longueur : (totale) 1425mm (canon) 907mm Masse : 4,615kg
Hausse à curseur mobile capacité : 1 coup.


Cette action si elle fût efficace à court terme eut le tort de pousser les bureaux de MRC à une certaine paresse intellectuelle. Pour remplacer le Dreyse alors que plusieurs modèles nationaux avaient fait leurs preuves, elle décida d'acquérir des Mauser modèle 1871 et d'en produire ensuite des modèles écossais.


Mauser modèle 1871

Calibre : 11mm Longueur (totale) : 1350mm (canon) 855mm Masse : 4,5kg

En l'absence de guerres qui ont l'avantage de stimuler la recherche, il fallut attendre 1905 pour qu'un nouveau fusil n'équipe l'armée écossaise en l'occurence le Springfield M1903.

Ce choix s'explique aisément : en 1902, la Mac Gregor Corporation venait de faire faillite et le démantèlement des bureaux d'études empêcha la mise en place d'un fusil de conception nationale.


Springfield M1903

Le Springfield M1903 équipa en 1905/1906 d'abord la Garde Royale puis les unités régulières qui adoptèrent la méthode de tir britannique avec une discipline rigoureuse et un entrainement intensif permettant une cadence de tir de 8 à 12 coups par minute.

Poids : 3.9kg Longueur (totale) 1140mm (canon) 610mm Calibre : .30 (7.7mm) Vitesse initiale : 853 m/s Chargeur de 5 puis 10 coups.

5000 fusils furent commandés dans un premier temps directement à l'Arsenal de Springfield avant qu'une licence de production ne soit accordée à l'Ecosse.

Ne voulant pas refaire l'erreur de la Mac Gregor Corporation, le royaume d'Ecosse décide de produire le fusil dans des arsenaux nationaux alors que plusieurs capitaines d'industrie se tenaient prêts à produite dans des usines privées ce fusil.

Ce fusil devint l'arme standard de l'armée écossaise jusqu'au milieu des années trente avec des modifications. C'est ainsi qu'en 1932, les nouvelles armes disposent d'une poignée pistolet, d'une nouvelle baïonette et d'un chargeur de dix cartouches.

Le Springfield M1903 va rester le fusil standard de l'armée écossaise jusqu'en 1941 quand l'Ecosse reçoit une licence pour la production du Garand M1.


Garand M1

C'est ainsi que l'Ecosse produisit des armes pour l'armée écossaise mais aussi pour l'armée américaine qui pouvait ainsi obtenir des armes plus vite qu'aux Etats-Unis en évitant l'incertaine traversée de l'Atlantique.

L'armée écossaise modifia ses armes, les dotant de sa propre baïonnette et transforma certaines armes en fusil automatique dans un but expérimental mais qui fût selon les experts pas dénué d'efficacité.

Calibre : .30-06 (7.62mmx63mm) Longueur (totale) : 1092mm (canon) 610mm Masse : 4.7kg non chargé 4.9kg chargé Portée : 400m Cadence de tir : 30 coups/minutes vitesse initiale : 30 coups par minute Chargeur : 8 cartouches.

Ce fusil resta en service jusqu'en 1955 date à laquelle l'Ecosse dut choisir un nouveau fusil compatible avec le calibre OTAN (7.62mm).


L'armée de terre écossaise s'équipa des deux versions du FN FAL


La logique aurait voulu que l'armée écossaise adopte le M14, la version automatique du M1 Garand mais à la surprise générale, l'Ecosse adopta le FN FAL (Fusil Automatique Léger) de conception belge pour la simple et bonne raison que la Fabrique Nationale d'Armes d'Herstal offrait une licence de production «aux oignons» à la différence de l'arsenal de Springfield qui refusa pour des motifs obscurs.

Les premiers FAL écossais connus sous le nom de SR-55 (Scotish Rifle mod. 55, date de son adoption) furent livrés par la FN en 1958 et les derniers produits par la Scotish National Rifle Corporation (SNRC) furent livrés en 1962, la production continuant à petite cadence pour constituer des stocks et remplacer les armes réformées.

Par rapport aux FAL belges, les SR55 étaient dépourvus de capacité de tir automatique, les soldats écossais estimant impossible ou du moins inutile de tirer en automatique, les SR55 étaient équipés d'un sélecteur de tir pour le tir au coup par coup ou par une rafale de trois coups.

Ils reçurent plus tard une lunette pour le tir de précision. En 1963, les parachutistes, les Rangers et les fantassins légers reçurent la version para avec une crosse repliable.

Calibre : 7.62mmx51mm Longueur (totale) 1090mm (canon) 533mm Masse : 4 à 4.45kg
Cadence de tir : 650 coups par minute Vitesse initiale : 823 m/s Portée efficace : 500m
Chargeur amovible de 20 ou 30 cartouches


Au milieu des années quatre-vingt, l'OTAN changea son fusil d'épaule en matière d'armement individuel pour l'infanterie.

La cartouche de 7.62mm était une excellente cartouche mais son poids empêchait les soldats d'en embarquer beaucoup. Or les combats allaient être intenses nécessitant le plus de munitions possible.

On décida d'adopter une cartouche de plus petit calibre que les soldats pourraient emporter en plus grand nombre.

L'Angleterre proposa sa cartouche de 4.85mm mais c'est la cartouche de 5.56mm SS109 belge qui fût choisie en raison du poids des Etats-Unis qui possédait depuis quelques années un fusil de ce calibre, le M-16.

L'Ecosse en première ligne en cas d'invasion soviétique ne pouvait se permettre d'être à la traine dans le choix de son nouveau fusil d'assaut.

Après avoir envisagé de développer un fusil national, l'Ecosse étudia différents fusils d'assaut étranger , le vainqueur devant être ensuite produit sous licence en Ecosse.


Diemaco C7

Après avoir évalué le M-16 américain, le Steyr AUG autrichien, le FNC belge et le FAMAS français, l'armée écossaise sélectionna le Diemaco C7, version canadienne du M16A2.

Après un premier lot de 1500 fusils produit au Canada, les autres sont produits à Stirling sous licence, la production continuant toujours à cadence réduite en 2014 pour remplacer les armes usées ou perdu.

C'est le fusil standard de l'armée écossaise, équipant aussi bien les troupes régulières que les forces spéciales bien que ces dernières disposent d'armes courtes avec le Colt M4A1 _lui aussi descendant du M16_ et le G-36.

Après la version C7, les versions C7A1 et C7A2 sont entrées en service dans l'armée écossaise qui bien que satisfaite de cette arme envisage de le remplacer par une nouvelle arme plus moderne.

A l'heure où nous écrivons ces lignes, nous n'en sommes qu'au niveau des intentions.

Caractéristiques du Diemaco C7A2

Calibre : 5.56x45mm

Poids : à vide 3.3kg chargé 3.9kg

Longueur : 1006mm crosse tirée (929.8mm crosse rentrée) longueur du canon 508mm

Portée effective : 400 à 600m cadence de tir 700 à 900 coups/minute

Alimentation : chargeurs de 30 coups


Les fusils G-36 et Colt M4A1 sont utilisés par les forces spéciales car jugés plus compacts que le Colt C7 et donc plus efficaces dans le combat en localité.

Le G-36 pourrait pourquoi pas équiper également les troupes régulières en remplacement du C7 ce qui explique peut être pourquoi les forces spéciales écossaises cherchent un nouveau fusil pour se distinguer de la régulière.



Caractéristiques du Heckler & Koch G36

Calibre : 5.56x45mm

Longueur : (crosse déployée) 99,8 cm (crosse repliée) 75,8 cm

Longueur du canon : 48cm

Poids (non chargé) 3.6kg

Portée : 400 à 600m Cadence de tir : 750 coups/minute

Capacité : chargeurs de 30 cartouches




Caractéristiques du Colt M4A1 Carbine

Calibre : 5.56x45mm

Longueur (totale) 85.09cm (canon) 35.08cm

Poids (vide) 2.94kg (chargé) 3.4kg

Portée effective : 360m Cadence de tir : 700/950 coups par minute

Capacité : chargeurs de 30 cartouches


A suivre

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MessageSujet: Re: Royaume d'Ecosse 2.0    Mar 01 Avr 2014, 22:51

Pistolets-mitrailleurs et mitraillettes

En entrant dans la première guerre mondiale, l'armée écossaise ne possédait que des fusils comme armement pour son infanterie.

Au cours des différentes offensives sur le front français, le Springfield M1903 se montra malaisé à être utilisé pour le nettoyage des tranchées.

Au bout de quelques semaines, les soldats écossais gardaient généralement leur fusil à l'épaule et avançaient le pistolet au poing et à coup de grenades judicieusement lancées, usant parfois du poignard.

Cette situation ne pouvait pas durer et comme toutes les armées confrontées à ce problème, l'armée écossaise eut recours à une nouvelle arme : le pistolet mitrailleur qui combinait une très grande puissance à un encombrement réduit, une sorte de mitrailleuse en miniature.


Bergman MP.18

Après avoir capturé quelques Bergman M1918, l'armée écossaise devient la première armée alliée à mettre en œuvre un pistolet mitrailleur même si cela ne dépassa l'échelle locale.


Thompson M1A1

Le pli était cependant pris mais il fallut attendre 1928 pour que l'armée écossaise ne fasse l'acquisition de pistolets mitrailleurs en l'occurence des PM type Thompson utilisant le même calibre que les Colt 45, arme rendue célèbre par les combats de gangsters de la Prohibition notamment à Chicago.

Cette arme équipa dans un premier temps la cavalerie puis se diffusa progressivement dans l'infanterie écossaise qui doubla ses Springfield par ces nouvelles armes à la puissance dévastatrice, idéales pour le coup de main et les actions brèves et violentes.

Longueur : (totale) 811mm (canon) 267mm poids (à vide) : 4.9kg Capacité : chargeurs de 20 ou 30 cartouches Portée pratique : 50m Cadence de tir : 1000 coups/minute

Ces armes sont ainsi utilisées par les unités écossaises durant la Seconde Guerre mondiale, l'infanterie accompagnée les chars troquant souvent ses Garand fiables mais encombrant contre ces armes plus compactes et d'une puissance de feu supérieure.


MAT-49

Le Thompson n'étant pas éternel, l'armée écossaise décide de le remplacer au début des années soixante. Elle acquiert ainsi un lot conséquent (4800 exemplaires) de MAT modèle 1949, un pistolet mitrailleur de conception et de fabrication française.

Cette acquisition fait scandale chez les progressistes. En effet, les premières livraisons ont lieu en 1960 et cette arme est associée à la guerre d'Algérie fortement impopulaire en Ecosse (cela posera un problème identique quand des officiers écossais se rendront en Algérie pour étudier les méthodes de guerres aéromobile). Es-ce le contexte ou un défaut de fabrication mais en tout cas, ces armes ont une carrière brève.

Longueur : 90cm    Poids (chargé) : 4.60kg Cadence de tir : 600 coups/minute Portée :50 à 100m   Capacité : 32 coups

Pour remplacer le MAT-49, l'Ecosse lança un appel d'offres international auquel répondit le pistolet-mitrailleur Uzi de conception et de fabrication israélienne, le MP-5 allemand et l'Ingram MAC-11 américain.


Heckler & Koch MP-5

C'est le Heckler & Koch MP-5 qui est sélectionné en 1975, les premières armes étant livrées dès 1976 au sein d'abord des forces spéciales puis comme arme pour les unités où le fusil d'assaut n'est soit pas nécessaire ou trop encombrant. Cette arme est toujours en service en 2014 même si son remplacement est sérieusement envisagé.

Calibre : 9mm Longueur : 490mm Poids (non chargé) 2.54kg (chargé) 3.07kg Cadence de tir : 800 coups/minute Portée pratique :100m Capacité : chargeurs de 15,24, 30 ou 45 cartouches

Pistolets et révolvers

Dès sa création, l'armée écossaise se dota de pistolets. A l'époque, c'était l'une des armes de prédilection de la cavalerie, les dragons écossais étant armés d'un sabre et de deux pistolets.

Ce que l'on sait moins c'est que l'Ecosse devint l'un des premiers pays à adopter le révolver à barillet  de Samuel Colt. Dès 1844, l'armée écossais fit l'acquisition d'un petit lot de ces révolvers révolutionnaires pour l'époque, équipant d'abord la cavalerie puis les officiers et tous les soldats n'ayant besoin ni d'un fusil ni d'une carabine.

C'est ainsi que jusqu'à la première guerre mondiale, l'armée écossaise resta fidèle au revolver à barillet. En 1874, elle adopta le révolver français Chamelot-Delvigne connu dans l'armée française comme le révolver modèle 1873 et dans l'armée écossaise comme le Scotish Revolver mod.74, revolver qui resta en service jusqu'en 1915 date à laquelle, il céda la place à un pistolet.


Revolver modèle 1873

Longueur : 242mm Poids : 1220g Barillet de 6 cartouches de 11mm.

En 1915, l'armée écossaise changeant son fusil d'épaule troqua le révolver pour le pistolet automatique. C'est ainsi que les SR74 furent remplacés par des Colt M1911 qui devinrent au sein de l'armée écossaise, les SP11.

Ce pistolet équipa aussi bien les officiers, les sous officiers et les hommes de troupes comme arme d'autodéfense mais aussi comme arme principale en particulier dans les unités logistiques ou la police militaire.


Colt M1911

Calibre : 45. (11.43mm) Longueur (totale) 219mm (canon) 128mm  Poids : 1.360kg Vitesse initiale : 252 m/s Capacité : chargeurs de 7 cartouches

Le SP11 resta ainsi jusqu'aux années 80, le pistolet standard de l'armée écossaise et ce n'est qu'en 1985 qu'il céda la place au Glock 17, pistolet automatique de fabrication autrichienne de calibre 9mm Parabellum.


MAC modèle 1950

Calibre : 9mm Parabellum Longueur : (totale) 186mm (canon) 114mm  Masse : (vide) 625g (chargé) 905g  Capacité : chargeur de 15 cartouches

Les différents combats en particulier en Afghanistan ont cependant montré que le 9mm n'est pas un calibre parfait et qu'un projectile plus puissant est parfois nécessaire.


Heckler & Koch USP Mk23

Aussi l'armée écossaise n'exclut pas l'achat d'un pistolet en calibre .45 pour le remplacer, quelques H&K USP mk23 ayant été achetés par les FS dont les procédures d'achat son moins contraignantes que les forces régulières.

A suivre

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MessageSujet: Re: Royaume d'Ecosse 2.0    Sam 05 Avr 2014, 16:14

Fusils mitrailleurs et Mitrailleuses

Dès l'origine, l'armée écossaise compris l’intérêt de posséder des mitrailleuses modernes. Après quelques achats infructueux de Colt modèle 1895 ainsi que des tentatives nationales, l'Ecosse se tourna vers l'Angleterre qui accepta de lui vendre une centaine de mitrailleuses Vickers Mk1.

Problème ces armes tiraient des cartouches calibre .303 incompatibles avec le calibre .30 américain utilisé par l'armée écossaise.

Le sens légendaire du bricolage «made in Scotland» résolu ce problème et ce premier lot de mitrailleuses fût reconfiguré pour tirer la munition du Springfield M1903 au prix d'une légère diminution de la cadence de tir.


Vickers Mark I

Calibre : .30 US (7.61mm) Longueur (totale) 1.15m (canon) 0.72m Poids : (arme complète) 18.150kg (avec trépied) 22kg Vitesse initiale : 744 m/s cadence de tir : 400 à 450 coups à la minute (450 à 500 coups pour la Vickers d'origine) Bandes de 250 cartouches

Cette arme accompagna naturellement les troupes écossaises en France et à Salonique mais rapidement comme tous les belligérants, le besoin d'une arme plus légère se fit sentir. Il s'agissait de pouvoir accompagner les vagues d'assaut et dans un terrain aussi bouleversé qu'un no-man-'s land.

Elle essaya d'abord la mitrailleuse Lewis mais peu satisfaite des performances de cette arme, l'armée écossaise adopta en 1918, le fusil automatique américain BAR (Browning Automatic Rifle) qui avait l'avantage d'être du même calibre que le Springfield.

Rapidement, l'armée écossaise le modifia pour améliorer son utilisation avec un bipied et une bretelle d'épaule pour le transport. Détail intéressant, ces améliorations adoptées dès 1922 en Ecosse ne le furent aux Etats Unis qu'en 1937 !

Généralement le BAR était utilisé au sein des groupes de combat avec un BAR pour 6 à 8 fantassins même si certaines unités _notamment les unités d'élite_ doublaient la dotation pour augmenter leur puissance de feu.

Les innombrables manoeuvres et exercices du temps de guerre virent les soldats écossais utiliser le BAR pour nettoyer le terrain.

Lors d'une charge en terrain ouvert, le BAR servait généralement à faire baisser la tête aux ennemis pendant que les autres fusiliers effectuaient des bons tactiques. Le BAR pouvait également être utilisé comme mitrailleuse pour couvrir la progression des troupes d'assaut en saturant une zone précise.


Fusil-mitrailleur Browning Automatic Rifle (BAR) modèle 1918

Calibre : .30 US (7.61mm) Longueur (totale) 1.19m (du canon) 0.61m Poids : 7.260 kg Vitesse initiale : 853 m/s Cadence de tir : 550 coups/minute Chargeurs de 20 cartouches

Malgré sa fiabilité et sa popularité, l'Ecosse se décida à choisir au cours des années trente un nouveau fusil mitrailleur pour remplacer le BAR.

Après plusieurs tests, elle adopta le fusil mitrailleur tchèque Vz.30 d'abord en calibre 7.92mm d'origine puis après la mise en place d'une chaine de montage en Ecosse en calibre .30 US.

Les premiers fusils remplacèrent le BAR à partir de 1934 et le rééquipement était achevé en 1938 même si certaines unités avaient conservé en réserve quelques BAR.

Au cours du conflit mondial, les Vz.30 en calibre 7.92mm furent cédés à la Chine qui utilisait ce calibre pendant que ceux en calibre .30 US recevaient des modifications qui les rapprochaient du Bren anglais.


Fusil-mitrailleur tchèque Vz30 ici mis en œuvre par des soldats roumains

Calibre : .30 US (7.61mm) Longueur (totale) 1161mm (canon) 672mm Poids : 10.400kg  Vitesse initiale : 845 m/s Cadence de tir : 500 coups/minute Alimentation : chargeurs de 30 cartouches.

Au milieu des années cinquante, les Vz.30 (connus en Ecosse sous le nom de Scotish Automatic Rifle mod. 32 ou SAR mod. 32) furent modernisés et recalibrés pour tirer le 7.62x51mm OTAN, subissant le même processus que les Bren anglais qui devinrent des L4A1.

Cette arme resta en service jusqu'en 1967 date à laquelle la MG3 devint la seule mitrailleuse moyenne de l'armée écossaise et utilisée avec le bipied (configuration FM) et le trépied (configuration mitrailleuse lourde).

C'est en 1954 que la Vickers tira sa révérence après plus de quarante années de service. Son remplacement fût provoqué moins par son usure ou son obsolescence que par le changement de calibre liée à l'adoption des normes OTAN

Après avoir évalué la M60, la FN Mag et la MG-3, l'armée écossaise sélectionna cette dernière et encore aujourd'hui, cette arme est la mitrailleuse moyenne standard de l'armée écossaise utilisée au sein des groupes de combat (une arme) et dans la section lance grenades/mitrailleuses de la compagnie d'appui qui dispose de douze armes servies par trois hommes.


Mitrailleuse polyvalente MG-3

Calibre : 7.62x51mm Longueur (totale) 1225mm (sans la crosse) 1097mm (canon) 531mm
Masse (à vide) 10.5kg (bipied) 0.550 kg  (canon) 1.8kg Vitesse initiale : 820 m/s Cadence de tir : 700 à 1300 coups/minute Bandes de 50 cartouches.


La MG-3 est complétée depuis 2005 par la MG-43 d'Heckler & Koch. Quelques Minimi avaient bien été acquises mais elles sont aujourd'hui utilisées par la Home Guard.

Dans l'armée écossaise, la MG-43 équipe les groupes de combat à raison de deux armes par groupe ce qui donne une puissance de feu plus qu'appréciable, ces deux armes ayant remplacé la MG-3 utilisée jusque là. Cette arme est toujours en service en 2014 et son remplacement n'est pas prévu avant de longues années car donnant toute satisfaction.


Mitrailleuse MG-43

Calibre : 5.56x45mm  Longueur (totale) 1030mm (crosse repliée) 830mm (canon) 482mm
Masse (à vide) 8150g (canon) 1700g (bipied) 800g Cadence de tir : 885 coups/minute
Capacité : bandes de 100 ou de 200 cartouches


A suivre

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MessageSujet: Re: Royaume d'Ecosse 2.0    Ven 18 Avr 2014, 11:11

Armes antichars

L'apparition du char sur le champ de bataille à la fin de la première guerre mondiale posa aussitôt la question d'une riposte appropriée.  

Bien que les écossais ne furent jamais confrontés à des chars ennemis, la RSA testa des méthodes pour neutraliser d'éventuels chars allemands comme des paquets de grenades, des cocktails molotovs avant l'heure, des canons de campagne ainsi que des mitrailleuses avec balles perforantes.

Après cette période d'essais et de tatonements, la Royal Scotish Army décida de mettre au point une arme antichar dédiée.

Les recherches ne débouchèrent qu'en 1932 sur la mise au point du Scotish Anti Tank Rifle ou SATR.

Cette arme d'un calibre de 14.5mm pouvait ainsi percer 25mm de blindage à 500m. Elle resta en service comme arme antichar jusqu'en 1942 avant de connaître une seconde vie jusqu'en 1955 comme arme de précision lourde. Cette arme était mise en oeuvre par deux hommes : un tireur et un observateur/pourvoyeur.

Calibre : 14.5mm Longueur (totale) 2.10m (canon) 1.21m Poids : 20.900kg Vitesse initiale : 1010m/s Chargeur de 5 cartouches à ogive en titane.

En 1936, l'Ecosse décida d'acquérir un vrai canon antichar pour ne plus utiliser des canons de campagne dans ce rôle.

Il s'agissait de rationaliser le parc à munitions des canons de campagne en les limitant à un unique modèle, un obus explosif avec de faibles capacités perforantes suffisantes pour des véhicules légers mais insuffisantes pour les chars de combat.


Canon de 47mm Bohler

Elle sélectionna le Böhler de 47mm de conception autrichienne. Elle commanda cinquante canons et surtout une licence de production ce qui fût précieux quand l'Autriche disparu en 1938.

Ce canon équipa ainsi la section antichar de la compagnie d'appui des régiments d'infanterie à raison de 6 à 8 canons servis par six hommes (un chef de pièce, un tireur, un pointeur et trois pourvoyeurs qui pouvaient aussi protéger la pièce).

Les armes produites en Ecosse avaient reçu un bouclier léger et un système de visée plus efficace. Outre un obus perforant pour la lutte antichar et un obus explosif, l'Ecosse produisit  un obus fumigène et un obus éclairant.

Rapidement dépassé dans la lutte antichar, cette arme connu sous le nom de Scotish AntiTank Weapon (STW) mod. 36 servit comme arme légère d'appui pour l'infanterie. Il réequipa aussi les quelques Cruiser Mk1 conservés en Ecosse en réserve.

Calibre : 47mm Longueur du canon : 1.68m  Longueur du tube : 1.525m (1.33m pour la partie rayée) Poids en ordre de route : 318kg  Poids en batterie : 230kg Pointage en direction : 62° Pointage en hauteur : -15° à +56°  Vitesse initiale du projectile (perforant) 630 m/s (explosif) 250 m/s.

Au cours du conflit, ces deux armes cédèrent la place à des armes plus puissantes et mieux adaptées.

C'est ainsi qu'en mai 1943, la 11th Lowland Armoured Division reçut des canons antichars de 17 livres rebaptisés Scotish AntiTank Weapon mod. 43 (STW mod.43) pour remplacer ses Bohler au sein du régiment d'artillerie. Ces canons servirent ainsi de pièce antichar et de campagne, renouant avec une politique abandonnée au milieu des années trente.


Canon de 17 livres en pleine action

Calibre : 76.2mm Longueur (pièce) 4.4425m (canon) 3.562m  Poids en batterie : 2923kg Pointage en direction : 60° Pointage en hauteur : -6° à +16.5° Vitesse initiale : 950m/s Poids du projectile : 7650kg Perforation : 130mm à 915m.

Les SATR furent eux remplacés par des bazooka américains M1 de 60mm préférés aux PIAT britanniques. Ce lance-roquettes était intégré aux groupes de combat. Il servit aussi bien pour détruire les chars allemands mais aussi les blockaus et les bâtiments occupés par l'ennemi.

D'ailleurs à l'usage, les lance-roquettes furent plus utilisés par les fantassins écossais comme arme anti-obstacle que comme arme antichar.


Bazooka M1A1

Calibre : 60mm Longueur : 1.38m Poids (tube) 6.010kg (roquette) 1.540kg Portée maximale : 594m Vitesse initiale : 82.30 m/s Perforation : 119.4mm de blindage sous une incidence nulle (le blindage maximal du Tigre est de 110mm)

Après la seconde guerre mondiale, les M1 furent remplacés par des lance-roquettes M72 LAW. Ce lance-roquettes était integré au sein des groupes de combat (deux exemplaires) et généralement quelques M72 étaient embarqués dans les véhicules.


M72 LAW

Calibre : 66mm Longueur (fermé) 0.63m (déployé) 1.38m Masse : 3.6 à 3.8kg La roquette à une longueur de 508mm, une masse de 1.8kg, une vitesse initiale de 145m/s et une portée comprise entre 10 à 1000m même si les portées efficaces sont entre 165m (cible mouvante) et 200m (cible fixe)

En 1975, la compagnie d'appui des régiments d'infanterie met sur pied une section antichar qui dispose de missiles antichars M-47 Dragon. Ils étaient mis en œuvre par des binomes depuis des véhicules 4X4 ou depuis les positions de combat du régiment.


M47 Dragoon

Dimensions : longueur 0.744m diamètre : 12.7cm envergure : 33cm Poids : (missile) 6.200kg (total) 13.800kg  Portée : 75 à 1000m Ogive à charge creuse : 2.450kg Pouvoir perforant : 600mm


Missile Tow lancé depuis un Hummer

Au milieu des années 70, l'armée écossaise se dota de missiles Tow sur ses hélicoptères UH-1 _rapidement remplacés dans la lutte antichar par des AH-1_ mais aussi sur ses M113 et sur des lanceurs à terre.

Les différentes divisions de combat  disposaient ainsi d'une compagnie antichar indépendante équipée de missiles Tow, utilisés depuis des M-113 pour les deux divisions blindées et des véhicules à roues pour les autres unités.

Longueur : 1.17m (version de base) 1.71m (Tow 2) diamètre : 15.2cm envergure : 34.3cm
Poids  au lancement : 22.500kg à 28.100kg Portée : 65 à 3750m Ogive : charge 3.900 à 5.900kg
Perforation : 600 à 700mm  


Au milieu des années 90, les armes antichars écossaises furent totalement renouvelées. Les missiles Dragon sont ainsi remplacés par des missiles Javelin, les Tow sont modernisés et les lance-roquettes  M72 sont remplacés par des LAW-80.


Lancement d'un missile Javelin par des soldats de la 2nd Infantry Division US

Caracteristiques du FGM-148 Javelin : Longueur (missile) 1.1m (tube de lancement) 1.2m Diamètre : (missile) 127mm (tube de lancement) 142mm Masse : (au lancement) 11.8kg Portée : 75 à 200m


Lance-roquettes LAW-80

Caracteristiques du LAW80 : Longueur (replié) 1m (en position de tir) 1.5m Masse : (transport) 10kg (en position de tir) 9kg (munition) 4.6kg Calibre : 94mm Portée : 20 à 500m

Le LAW80 à été récement modernisé (nouvelles munitions, nouvelle électronique avec en particulier un pointeur laser) mais son remplacement est à l'étude, l'AT4CS est favori mais l'Ecosse n'exclut pas le dévellopement d'une arme nationale même si cette hypothèse est jugée peu probable depuis le début.

Les sceptiques ont eu raison car en septembre 2013, l'Ecosse à passé commande de 480 AT4CS pour remplacer les LAW80, les lance-roquettes ayant été tous livrés à la fin 2013. Une nouvelle commande à été passée en janvier 2014 pour un nombre encore inconnu de ces lance-roquettes consommables.


Lance-roquettes AT4CS mis en oeuvre par un soldat français

Calibre : 84mm Longueur : 1040mm Poids : 7.5kg Portée : environ 150m sur les cibles mouvantes et jusqu'à 300m sur les cibles immobiles Capacité de pénétration : 500mm

Quand au missile Tow, il va être remplacé par le missile isralien Rafael Spike en version MR pour l'infanterie,LR sur véhicules et en version ER pour les futurs hélicoptères de combat qui doivent remplacer les AH-1.


Missile Spike MR mis en oeuvre par des soldats néerlandais

Une première commande de 64 lanceurs et de 340 missiles Spike LR/MR à été passée en septembre 2013 pour une livraison prévue pour avril 2014.

D'autres commandes doivent être passées pour équiper les Fuchs 6x6 ou son successeur et le remplaçant du AH-1.

Le Spike MR (Medium Range) pèse 14 kilos avec une portée comprise entre 200 et 2500m. Il sera donc utilisé par l'infanterie et plus précisément la section d'appui de la compagnie d'infanterie qui dispose d'un groupe antichar à trois lanceurs montés sur véhicules (CV-90, Fuchs 6x6 ou Acmat), donnant à chaque section d'infanterie une puissance antichar bienvenue.

Le Spike LR sera utilisée exclusivement depuis les véhicules (VBL, Fuchs 6x6 et CV-90) au sein de la section antichar de la compagnie d'appui ainsi qu'au sein de la compagnie antichar divisionnaire.

Ce missile pèse 14 kilos avec une portée maximale de 4000m alors que le Spike ER qui sera mis en œuvre par le successeur du AH-1 pèse 34 kilos pour une portée maximale de 8000m.

Il pourrait également être utilisé par le Panther et par le successeur du Lynx comme arme antisurface légère à moins que la marine n'achète le Spike NLOS (Non Line of Sight) d'une portée maximale de 25km qui pourrait également remplacer le Sea Skua.

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MessageSujet: Re: Royaume d'Ecosse 2.0    Dim 27 Avr 2014, 16:58

Armes de précision

Le premier fusil de précision de l'armée écossaise fût le même que celui de l'armée américaine en l'occurence le Springfield M1903.

Les premiers snipers écossais utilisaient des fusils sans vrai modification mais rapidement, ils reçurent une lunette de visée Tarrington x4 et un bipied.

Dans les tranchées, ces tireurs assuraient des missions de frappe à distance, l'un des tireurs, le Corporal (sergent) Williamson descendit un soldat allemand à près de 1800m dans les Flandres.

Ce fusil resta en service au sein de l'armée écossaise jusqu'en 1967 date de son remplacement par le M-40 (A noter que quelques Garand et quelques FAL furent transformés en fusil de sniper en particulier dans les unités parachutistes et de commandos mais il s'agissait de modifications locales jamais générralisées)


Fusil de précision Remington 700

Le Remington M40 à donc remplacé à la fin des années soixante le Springfield M1903 comme fusil de tir de précision de base. Il fût employé dans les unités spéciales (parachutistes, infanterie légère, Rangers.........) puis au début des années quatre-vingt au sein des unités d'infanterie pour du renseignement et du tir.

Calibre : 7,62 x 51 mm OTAN Longueur totale : 1,11m  Longueur du canon : 610 mm  Masse en ordre de tir : 6,568 kg  Portée utile maximale : 915 mètres  Vitesse initiale : 777m/s Capacité du chargeur: 5 coups

Le M-40 commençant à faire son temps, l'armée écossaise décida au début des années 2000 de lui trouver un remplaçant.

Les débats trainèrent en longueur entre les partisans du classique fusil à répétition et ceux du fusil semi-automatique, les premiers invoquant la fiabilité et les seconds arguant que les sniper doivent souvent répéter rapidement un tir par exemple en mission de couverture.

Ce sont ces derniers qui finissent par l'emporter car en janvier 2008, l'armée écossaise à annoncé la commande du Knight's Armament Company SR-25 déjà commandé par l'armée américaine pour remplacer le M-24, une version du Remington 700 qui avait déjà donné naissance au M-40.


Knigth's Armament Company SR-25

Un premier lot de 250 fusils à été commandé et livré en septembre 2008. Il à déjà été engagé au combat, des snipers écossais ayant par exemple couvert l'évacuation d'une unité de l'ANA prise à partie par des talibans dans un village du Hemland. D'autres fusils doivent être commandés pour remplacer les derniers M-40A3 encore en service.

Calibre : 7.62x51mm Longueur : (arme complète) 1029mm (avec réducteur de son) 1181mm (canon) 508mm Masse (avec lunette, bipied et chargeur de 20 cartouches) 6.94kg Vitesse initiale : 783 m/s Portée effective : 800 à 1000m Chargeur de 10 ou 20 cartouches.  

L'armée écossaise à acquis en 2005 une centaine de fusils anti-materiels Steyr HS-50. Ces fusils sont destinés à la destruction de cibles lointaines à haute valeur ajoutée (radars, missiles) et au contre-sniping en particulier en milieu urbain quand il faut parfois neutraliser un tireur à travers un mur de béton.

Ils sont principalement en service au sein des parachutistes, des forces spéciales et des Rangers sous la forme de binôme avec un observateur armé d'un SR-25 ou d'un Demiaco C-7 mais parfois on trouve un trinôme, le troisième homme étant équipé d'une MG-43 pour couvrir le repli du sniper et de son observateur.


Steyr HS-50

Calibre : 12.7x99mm Longueur : (totale) 1370mm (canon) 833mm Masse : 12.4kg Pas de chargeur
Portée : environ 1500m

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MessageSujet: Re: Royaume d'Ecosse 2.0    Mar 29 Avr 2014, 22:46

 thumright C'est un (magnifique) travail de Titan, ça !  study thumleft 
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MessageSujet: Re: Royaume d'Ecosse 2.0    Mar 29 Avr 2014, 23:34

Merci

J'ai presque finit l'armée de l'air, il me restera plus que la marine et quelques autres institutions paramilitaires et policières.

Je doit reconnaître qu'en ce moment je suis plus motivé par mon Ecosse uchronique que par le Tome 2 de mon uchronie sur le second conflit mondial

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MessageSujet: Re: Royaume d'Ecosse 2.0    Ven 02 Mai 2014, 11:48

Armes antiaériennes

L'apparition d'une nouvelle arme entraine forcément une riposte. C'est ainsi qu'au cours de la première guerre mondiale, les soldats écossais utilisèrent leurs mitrailleuses Vickers pour se protéger des mitraillages des chasseurs allemands. Ces armes étaient bien entendu mal adaptées au tir antiaérien mais à l'époque, ils ne possédaient que ça.

La première arme antiaérienne mise en service par l'armée ecossaise fût donc une arme américaine, le Multiple Calibre .50 Machine Gun Carriage M51 plus connue sous le nom de Maxson Mount qui fût utilisé à partir de 1935.

Il fût d'abord installé sur des remorques tractées par des camions puis à partir de 1940 sur des camions 6X6 pour augmenter leur mobilité puis sur les Half-Track M3 pour suivre au plus près les troupes de combat.


Maxson Mount de l'US Army déployé aux Salomons

Calibre : 12.7mm (4 tubes) Longueur (canon) 1.65m  Masse (batterie) 1087kg Pointage en hauteur : -5° à +85° Pointage en direction : 360° Vitesse initiale : 884 m/s Plafond efficace maximal : environ 1000m Cadence de tir globale : 2300 coups/minute.

Ces affûts bien qu'efficace ne pouvaient faire face à l'augmentation des vitesses et des plafonds des avions furent rapidement complétés par des Oerlikon de 20mm  et du Bofors de 40mm.

Le Oerlikon accompagna ainsi les unités écossaise sur le terrain, un affût allégé permettant de l'installer sur un camion léger de 5 tonnes qui servit de bouclier aux chars écossais contre les attaques de plus en plus rares de la Luftwafe.

C'est ainsi que la fin de la guerre, les Scotish Anti-Aircraft Gun mod. 37 (SAG mod.37) passèrent plus de temps à repousser les contre-attaques terrestres qu'à lutter contre les avions ennemis.


Canon de 20mm Oerlikon

Calibre : 20mm (2 tubes) Longueur (canon complet) 2.21m Poids (canon seul) 66.680kg (projectile) 0.119kg Pointage en hauteur : -10° à +75° Pointage en direction : 360° Vitesse initiale : 831 m/s  Plafond pratique maximale : 1097m Cadence de tir (théorique) 465-480 coups/min

Les Bofors de 40mm (Scotish Anti-Aircraft Gun mod. 38) servaient plus pour la protection des positions fixes même si les Bofors servaient au sein des divisions de combat par exemple pour protéger les camps, les ponts et les gués.

Ils étaient utilisés sur un affût à quatre roues et à la fin de la guerre sur un camion GMC 6X6 avec un bouclier pour moins une couverture aérienne que pour repousser les contre-attaques terrestres.


Canon de 40mm Bofors

Calibre : 40mm Longueur (canon complet) 2.25m Poids (arme en batterie) 2460kg (projectile) 0.890kg Pointage en hauteur : -5° à +90° Pointage en direction : 360° Vitesse initiale : 854 m/s Plafond efficace maximal : 7200 m/s Cadence de tir : 120 coups/minute

Ces canons légers étaient complétés par des canons de 94mm (Ordnance QF. 3.7in) anglais qui eux protégeaient les bases aériennes de la Scotish Air Force. Ils étaient donc installés dans des positions protégées avec conduite de tir intégrée.

A notre connaissance aucun des Scotish Anti-Aircraft Gun mod.39 ne fût envoyé en Europe pour combattre l'Allemagne. Quelques pièces furent envoyées en 1946 pour couvrir la base aérienne de Schleswig où fût bientôt installé le 11th Tactical Wing.


Canon de 94mm, la pièce antiaérienne lourde standard

Calibre : 94mm Longueur (hors tout) 8.687m (canon) 4.70m (tube) 3.987m Largeur 2.438m Hauteur 2.502m Poids (total) 9317kg (obus) 12.96 kg Pointage en site : -5° à +80° Pointage en azimut : 360° Plafond pratique : 9754m Vitesse initiale : 792 m/s  

Dans les années soixante-dix, les canons antiaériens Bofors de 40mm et Oerlikon de 20mm furent remplacés par un modèle unique en l'occurence un canon Oerlikon GDF de 35mm remorqué par des ACMAT TPK 420 dans les unités légères, les unités mécanisées le mettant en œuvre depuis des M-113 qui vont rester en service en attendant la mise en service envisagée d'un automoteur antiaérien sur chassis CV90.


Canon de 35mm Oerlikon GDF

Calibre : 35mm Longueur de l'affût en configuration de route 7.80m largeur 2.26m hauteur 2.60m Poids en ordre de route 6300kg (6700kg avec munitions) Pointage en site -5° à +92° pointage en azimut 360° Portée horizontale maximale 9500m plafond maximal 6000m plafond efficace 4000m Peloton de pièces : 3 hommes

L'apparition du missile sol-air dans les années cinquante provoqua des changements profonds dans les rangs de la DCA écossaise.

Les canons de 94mm chargés de la défense antiaérienne du territoire furent remplacés (enfin dirons ses détracteurs) en 1964 par des missiles britanniques Bloodhound Mk2.


Missiles Bloodhound Mk2

Il s'agissait de missiles à guidage semi-actif, un radar illuminant la cible avant une mise à feu assurée par une fusée de proximité.

L'armée de l'air écossaise utilisa seize batteries de quatre lanceurs soir un total de 64 lanceurs avec une réserve de près de 1200 missiles soit une vingtaine par lanceur. Ces lanceurs installés sur remorques protégeaient les bases aériennes, les bases navales et les centres de commandement installés en Ecosse.

Caracteristiques : longueur : 8.46m diamètre : 5.46cm Envergure : 2.83m Poids : 2270kg Portée opérationnelle : 85km Vitesse maximale : Mach 2.7

La protection des unités blindées et d'infanterie écossaise changea également. Les affûts de 12.7mm furent retirés du service en 1950 tout comme les canons de 20mm. Les canons de 40mm restèrent en service et furent installés en un affût double sur M-113 avant d'être remplacés par des Oerlikon GDF de 35mm.

Ces canons furent complétés en 1963 par des missiles Raytheon Hawk pour assurer une protection à longue portée des unités blindées. Voilà pourquoi les lanceurs Hawk furent installés sur des M548 (version de ravitaillement des M113) tout comme les radars de conduite de tir.


Lancement d'un missile Hawk

Caracteristique du missile Hawk : longueur 5.12m diamètre : 35.6cm envergure : 1.22m Poids de lancement : 626kg  Plafond efficace : 30m à 11580m Portée : 40km

La protection des unités légères ne pouvant être assurée par des Hawk et des canons de 40mm sur M113, l'armée écossaise commanda en 1970 des missiles épaulables Redeye.


Lancement d'un missile Redeye

Caracteristiques : longueur : 1.20m Diamètre : 70mm Poids (totale) 8.3kg (tête militaire) 1.06kg  Portée : 4500m  Vitesse maximale : Mach 1.7

Les Bloodhound sont retirés du service en 1986, l'Ecosse ayant renoncé à les remplacer ou à les moderniser, préférant confier la défense aérienne son territoire à des chasseurs pilotés.

En ce qui concerne les Hawk, ils furent modernisés entre 1990 et 1992 avant d'être remplacés par des missiles Rapier.

L'Ecosse dédaigna la version tractée pour la version motorisée, les M548 dédiés troquant ainsi ses Hawk contre ses missiles Rapier. Ces Rapier sont ainsi régulièrement mis à jour pour pouvoir rester en service pendant encore vingt ans.


Lancement d'un missile Rapier depuis un lanceur tracté

Caracteristiques du missile : Longueur 2.24m Diamètre : 13.30cm Envergure : 38.10cm Poids (au lancement) 42.600kg Plafond maximal : supérieur à 3000m Portée maximale : supérieure à 6500m

Quand au Redeye, il fût remplacé en 1999 par le Bofors RBS-70 qui équipe principalement les unités légères mais aussi des unités lourdes, utilisées depuis des Fuchs 6x6 et des M-113.


Lanceur pour missile RBS-70

Caracteristiques : Longueur 1.32m Diamètre : 10.6cm Envergure : 32cm Poids (missile et tube de lancement) 24kg (affût) 23.500kg (viseur) 35kg Plafond maximal :3000m Portée maximale : 5000m

Le remplacement des M-113 par des CV9035 (Scotish Tactical Vehicle mod.12) à entrainer un certain nombre de modifications pour la défense aérienne. Les RBS-70 et les Rapier vont ainsi être installés à bord de CV90 sous la forme d'une tourelle portant respectivement quatre et deux missiles.

Une automoteur antiaérien à canon sur chassis CV90 est envisagé mais le projet à été reporté sine die en raison de restrictions budgétaires mais surtout d'un changement de priorité. Il remplacerai les M-113 armés d'un affût double de 35mm.

Si le RBS-70 doit rester en service encore quelques années, le processus de remplacement du Rapier  doit être lancé cet année. La Royal Scotish Army doit lancer à la fin de l'année, une Request for Proposal (RFP) pour différents remplaçant comme l'Aster ou le Matra Mica VL.

A suivre

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MessageSujet: Re: Royaume d'Ecosse 2.0    Lun 05 Mai 2014, 21:29

Mortiers

Le premier mortier mis en oeuvre par l'armée écossaise à naturellement été le mortier Stokes de 81mm inventé en Angleterre en 1915 et livrés à l'armée écossaise début 1917. Ces mortiers étaient fiables mais la portée était assez limitée ce qui explique qu'il ne sera utilisé que jusqu'en 1927.


Mortier Stokes

Calibre : 81.2mm (3.2 inch) Poids (maximal) 47.17kg (projectile) 4.84kg Pointage en site : +45° à +75° Cadence de tir (maximum) 25 coups (efficace et soutenu) 6 à 8 coups Portée : 686 à 731m

Le mortier Stokes fût ainsi remplacé en 1927 par le mortier Brandt modèle 1927, mortier qui influença tous les mortiers de la seconde guerre mondiale et même des années suivantes.

Au sein de l'armée écossaise, il équipa la section mortier de la compagnie d'appui des régiments d'infanterie, quelques pièces étant généralement affectés à l'état major comme réserve de puissance de feu.


Mortier de 81mm modèle 1927/31 Brandt de l'armée française

Calibre : 81.4mm Longueur (canon) 1.26m (du tube) 1.16m Poids (en action) 56.700kg (canon) 20.700kg (bipied) 18.500kg (plaque de base) 20.500kg (projectile) 3.250kg pour le projectile standard, 6.900kg pour le projectile lourd Pointage en site : +45° à +80° Pointage en direction : 8 à 12° selon le site Portée : 1000 à 1900m selon le poids du projectile.

Ces mortiers étaient transportés par des Carden Loyd Universal Carrier à partir de 1936 et auparavant par des camions.

Ces mortiers furent complétés au début de la seconde guerre mondiale par des mortiers américains de 60mm M2 destinés à appuyer les compagnies d'infanterie avec un préavis moins important.

Comme son confrère baptisé Scotish Mortar mod. 27, le Scotish Mortar mod. 39 était transporté par des Carden Loyd Universal Carrier.


Mortier de 60mm M2

Calibre : 60mm Longueur (tube) 726mm Poids (total) 19.05kg (projectile) 1.33kg Pointage en site : +40° à +85° Pointage en direction : 7° Portée maximale : 1815m Vitesse initiale : 158 m/s Cadence de tir : 18 coups/minute

Dernier membre de la triade, le mortier lourd et cette fois l'Ecosse s'équipa d'un mortier anglais, le 4.2 inch Mortar (106.7mm) qui équipa des unités spéciales, les Heavy Mortar Battery (HMB), des entités indépendantes qui dépendaient directement des états majors des régiments et des divisions.


4.2 Inch Mortar de l'armée britannique

Calibre : 106.7mm Longueur (canon) 1.73m (âme) 1.56m Poids (en action) 599kg (projectile) 9.070kg Pointage en site : +45° à +80° Pointage en azimut : 10° Portée maximale : 3749m

Les Scotish Mortar mod.41 étaient transportés par des Carden Loyd Universal Carrier, par des Half Track M3 ou par des camions 4X4 qui transportait les mortiers, les munitions et les servants.

Au début des années soixante, les mortiers de 81mm Brandt furent remplacés par des mortiers M29 de 81mm de conception et de fabrication américaine, baptisés Scotish Mortar mod. 61. Ces mortiers étaient mis en oeuvre depuis des M-113 ou des camions à roues Unimog pour les unités légères équipées de véhicules à roues.


Mortier de 81mm M29

Calibre : 81.4mm Longueur (totale) 1.21m Poids (assemblé) 61.5kg (tube) 20kg (plaque de base)
20kg Vitesse initiale : 213 m/s Cadence de tir (théorique) 30 à 35 coups (pratique) 18 coups Portée maximale : 3000m

Les mortiers de 60mm mod. 39 furent remplacés par des mortiers américains M19 et rebaptisés Scotish Mortar mod.62 qui étaient en fait une version modernisée du mortier M2.

Ces mortiers étaient utilisés par les groupes d'appui des sections de combat, le transport étant assuré par des M-113 ou des Unimog.


Mortier de 60mm M19

Calibre : 60mm Longueur (canon) 819mm Poids (total) 20.5kg (plaque de base) 9.3kg (projectile) 1.36kg Elévation en site : +40° à +85° Pointage en azimut : 14° Portée maximale : 1790m Cadence de tir (théorique) 30 coups/minute (pratique) 18 coups/minute Vitesse initiale : 168 m/s

Enfin les mortiers de 106.7mm anglais furent remplacés par les M-30 de 107mm américains utilisés exclusivement à bord des M113 toujours au sein des Heavy Mortar Battery qui en temps de paix étaient indépendantes, placées sous le contrôle d'un régiment d'infanterie en temps de guerre ou pour manoeuvres.


Mortier M-30 de 107mm dans un point d'appui américain au Vietnam

Calibre : 106.7mm Longueur (tube) 1.52m Poids (total) 305kg Portée : 770 à 6800m Cadence de tir (maximale) 18 coups (pratique) 3 coups.

Au début des années quatre-vingt dix, l'armée écossaise connu un vrai saut qualitatif en renouvelant totalement son parc de mortiers.

Le Scotish Mortar mod.62 furent ainsi remplacés par un mortier autrichien, le SMI M6/314 qui devint le Scotish Mortar mod. 90.

Comme leurs prédecesseurs, ils équipent les groupes d'appui des sections de combat et sont transportés avec munitions et servants dans des M113, dans des Fuchs 6X6 et dans des véhicules ACMAT TPK 420 qui ont remplacé les Unimog.

Calibre : 60mm Longueur (canon) 1.08m Poids (mortier) 18.300kg (projectile) 1.600kg Portée maximale : 4200m

Les M-29 sont remplacés par des mortiers britanniques L16. Ironie de l'histoire, l'armée américaine à choisit le même modèle pour remplacer ses M29. Ces mortiers équipent le groupe mortier de la section d'appui des compagnies de combat. Ils sont transportés avec leurs servants et leurs munitions dans des M113, des Fuchs ou des véhicules ACMAT TPK 420.


Mortier M-252, version fabriquée sous licence du mortier britannique L16

Calibre : 81.4mm Longueur (tube) 1.28m Poids (mortier) 37.850kg (projectile explosif) 4.200kg
(projectile fumigène) 4.500kg Portée maximale : 5650m (obus explosif) Cadence de tir (théorique) 33 coups par minute (pratique) 16 coups par minute.


Enfin pour ce qui concerne les mortiers lourds, l'armée écossaise à selectionné le mortier de 120mm Soltam de conception et de fabrication israélienne de préférence au Brandt français pourtant donné favori.

Il équipe désormais la section mortier de la compagnie d'appui des régiments d'infanterie, section qui sont les dignes héritières des Heavy Mortar Battery dont la dernière à été dissoute en 1991.

Ces mortiers sont soit tractés par des camions ACMAT TPK 420 ou des Fuchs pour les unités légères et mis en oeuvre depuis des M113 pour les unités lourdes.


Mortier de 120mm Soltam

Calibre : 120mm Longueur (tube) 2.15m Poids (batterie) 245kg (projectile) 12.900kg Portée maximale : 8500m

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