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 FRANCE CUIRASSES CLASSE MARCEAU

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MessageSujet: FRANCE CUIRASSES CLASSE MARCEAU   Ven 01 Juil 2011, 17:58

CUIRASSES CLASSE MARCEAU
(FRANCE)


Le cuirassé Marceau dans son état d'origine

INTRODUCTION

Henri Dupuy de Lôme et la naissance du cuirassé

A la fin du 18ème siècle, la marine française, «La Royale» est à son sommet grâce à un roi passionné de géographie et de marine, Louis XVI. La révolution met ce bel édifice à terre, la majorité des officiers issus de la noblesse émigrent, désorganisant les navires aux équipages gagnés par la fièvre révolutionnaire et chaque sait que révolution et discipline militaire font rarement bon ménage. Résultat, la supériorité de la Royal Navy n'est guère inquiétée même après le retour à la discipline et la bataille de Trafalgar marque définitivement l'échec napoléonien sur mer.

Sur le plan technique, la construction navale se heurte à de sérieuses limites en matière de taille car bien plus que l'acier, le bois est un matériau vivant qui travaille limitant la taille des navires ce qui limite en conséquence la puissance offensive. La voile qui domine depuis le 16ème siècle est limitée par la force du vent qui limite les possibilités de manœuvre et le choix du «terrain».

L'industrialisation que connait l'Europe au 19ème siècle ne tarde pas à avoir d'impact sur la guerre navale, une véritable révolution touche les marines européennes et dans une moindre mesure la marine américaine. La vapeur fait son apparition avec par exemple le Napoléon en 1850 tout comme le blindage acier, une réponse aux obus explosifs Paixhans dont l'effet est dévastateur sur les coques en bois qui pourtant pouvaient résister aux boulets pleins du Grand Siècle.


Napoléon III

Avec Napoléon III, la France à la chance d'avoir un empereur qui s'intéresse sincèrement à la marine renouant avec Louis XVI (qui n'hésitait pas à lire les œuvres de James Cook en anglais).

C'est ainsi qu'un programme naval est lancé en 1857 qui prévoit dans le projet originel,la construction de 150 navires : 40 vaisseaux à hélice, 20 frégates et 90 corvettes et avisos sans parler de navires annexes : canonnières, transports, garde-côtes et batteries flottantes. Le projet évolue et au final prévoit la construction de 40 frégates cuirassées, 20 corvettes cuirassées, 30 frégates corvettes et avisos, 125 bâtiments de flottille, 75 transports et 30 garde-côtes et autres batteries flottantes.


Henri Dupuy de Lôme

Protégé par l'Empereur, Henry Dupuy de Lôme influencé par une mission en Grande Bretagne en 1842 où commence la construction navale en fer, dessine et fait construire le Napoléon _un vaisseau à vapeur rapide_ puis des batteries flottantes à structure en bois et cuirassé en fer. L'étape suivante est la construction de navires de haute mer sur le même modèle.


Maquette de la frégate cuirassée Gloire

Le futur Gloire est mis en chantier en mai 1859 à Toulon, lancé le 24 novembre 1859 et armé en août 1860. La conception de ce navire est plutôt hardie puisque ce navire censé être à la pointe de l'Escadre ne dispose que d'une batterie de 28 canons de 30 rayés plus 4 canons de 30 sur les gaillards avant et arrière. Les essais comparatifs avec des vaisseaux plus classiques montre que le Gloire tenait mieux la mer.

L'apparition de La Gloire provoque une grave inquiétude de l'autre côté de la Manche, un membre de la chambre des Lords s'écriant que «l'une de ces frégates cuirassées au milieu de nos vaisseaux en bois pourrait faire le ravage d'un loup dans une bergerie».

La Royal Navy ne tarda pas à réagir commandant le Warrior qui était bien plus gros (127m contre 77m) avec une structure en acier et une cuirassé en acier. La France tarda à passer à la structure en fer construisant après les Gloire (Gloire Normandie et Invincible) une série de frégates cuirassées.


Le cuirassé/frégate cuirassée Magenta. Elle explosa en 1875 dans le port de Toulon alors qu'il était chargé d'antiquités carthaginoises

Aux Gloire succédèrent les Magenta (Magenta et Solférino) plus gros et mieux armés mais toujours à structure en bois avec blindage. Les Flandre qui suivirent étaient des descendantes des Gloire et même si l'une d'elle, l'Héroïne introduisait la structure en fer, les neuf autres (Flandre, Magnanime, Savoie, Surveillante, Valeureuse, Gauloise, Guyenne, Revanche et Provence) restaient fidèles à la structure bois/blindage acier.

Les trois frégates classe Océan (Océan, Marengo et Suffren) apparues en 1869, 1870 et 1873 étaient encore à structure bois/blindage acier tandis que le Frieland et le Richelieu étaient pour le premier structure et blindage acier et le second structure bois/blindage en acier. Enfin les derniers cuirassés Colbert et Trident étaient encore en bois et en acier à croire que la France était incapable de passer à la construction tout acier.

La Jeune Ecole torpille le cuirassé

La marine nationale chouchoutée par le Second Empire devint à cette époque la deuxième marine du monde faisant jeu égal avec Londres, relançant les «invasions scares» (peur de l'invasion), des poussées de fièvre irrationnelles qui font craindre aux anglais un prochain débarquement français.

Il semblait donc écrit que la Royale allait être dotée des meilleurs cuirassés du monde, des plus beaux, des plus rapides, des mieux armés.

Malheureusement pour la marine nationale, ce ne fût pas le cas et ce pour plusieurs facteurs. Il y à tout d'abord la géographie : la France est un pays hybride ni totalement insulaire comme la Grande Bretagne ni bordée par deux vastes océans, promesse de découvertes et de richesses comme les États Unis mais elle n'est pas non plus un vaste empire continental comme la Russie. Il lui était donc impossible de donner autant d'importance que la Grande Bretagne à sa marine en raison de la nécessité de maintenir une puissante armée de terre.

Ensuite, il y eut le traumatisme de la guerre de 1870 et la défaite contre la Prusse. La marine du Second Empire III fût probablement la plus belle de tous les temps avec celle de Louis XVI et de l'amiral Darlan mais il n'y joua aucun rôle, trop éloignée du front pour apporter un concours efficace.

Pour les esprits progressistes, cela prouvait une chose : le cuirassé n'était plus d'aucune utilité surtout avec un coût qui ne cessait d'augmenter. L'acquisition de la liberté de la presse en 1881 (loi du 29 juillet) favorisa le développement d'un courant d'opinion que l'histoire à retenue sous le nom de «Jeune École».


Amiral Aube

Cette dernière incarnée par l'amiral Aube et son gendre, le journaliste Gabriel Charmes rejette le cuirassé (l'amiral Aube ne l'abandonnait pas complètement mais ses partisans finirent par le déborder en simplifiant à outrance ses thèses) au profit de la torpille automobile, portant aux nues le torpilleur, la mine et le torpilleur submersible. Le combat en haute mer n'est pas oublié mais il doit être mené non plus par d'imposantes escadres de cuirassés mais par des croiseurs toujours plus rapides menant une guerre de course.

Appuyée par le monde politique (à la fois trop heureux de faire des économies dans le budget de la marine et voyant dans le torpilleur «un navire républicain»), la Jeune École fait ralentir la construction de cuirassés au profit d'une myriade de torpilleurs, les «numérotés» qui se révèlent bien vite incapables de combattre en haute mer.


Le cuirassé Amiral Duperré

Cette défiance ne pouvait qu'avoir des conséquences sur les cuirassés français qui vont se révéler systématiquement inférieurs à leurs homologues étrangers. Le premier fût le cuirassé Amiral Duperré armé en 1883. Il s'agissait d'un navire de 11085 tonnes, mesurant 97m de long sur 20.40m de large et un tirant d'eau de 7.75m, filant à 15 nœuds avec un armement composé de 4 canons de 340mm en tourelles barbettes simples avec un armement secondaire composé de 14 canons de 140mm et d'un canon de 160mm en chasse qui fût utilisé jusqu'à son désarmement en 1909.


Le cuirassé Formidable

A cet unique cuirassé succéda une classe de deux navires, les Formidable et Amiral Baudin entrés en service en 1888, des navires de presque 12000 tonnes, mesurant 102m de long (98m pour l'Amiral Baudin), 21m de large et un tirant d'eau d'environ 7.80m. Filant à 15 nœuds, ces navires étaient armés de 3 canons de 370mm en barbettes axiales et 12 canons de 140mm et furent utilisés jusqu'en 1909 et 1911.


Le "Grand Hôtel" aussi connu sous le nom de Hoche

Le cuirassé suivant baptisé Hoche est l'un des plus célèbres cuirassés français mais ce ne fût malheureusement pas pour ses qualités militaires. Il symbolise parfaitement l'inanité des théories de la Jeune École.

Entré en service en 1890, il s'agissait d'un navire de 10050 tonnes, long de 105.40m large de 19.75m et un tirant d'eau de 8.30m, filant à 16 nœuds avec un armement composé de deux canons de 340mm en deux tourelles simples centrales, de deux canons de 274mm en deux tourelles barbettes latérales et 18 canons de 138mm en batteries comme armement secondaire.

En juin 1895, il représente la France à l'inauguration du canal de Kiel avec le croiseur cuirassé Dupuy de Lôme et en le voyant, l'empereur Guillaume II aurait dit «Grand Hôtel» «Quelle belle cible !». Il est mis en réserve en 1908 et envoyé à la démolition le 1er janvier 1910.

A la suite du «Grand Hôtel», la marine nationale va construire trois cuirassés aux plans suffisamment homogènes pour être considérés comme appartenant à une même classe, la classe Marceau (Marceau Neptune Magenta).

Par rapport au Hoche, les Marceau affichaient un armement différent avec le remplacement des canons de 274mm latéraux par des canons de 340mm. Les superstructures sont plus simples, la plage avant surelevée.

La construction du Marceau sera assurée par les Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) à la Seyne sur Mer, celle du Neptune à l'Arsenal de Brest et le Magenta à l'Arsenal de Toulon.

A noter qu'il était prévu à l'origine un autre navire apparenté aux Marceau baptisé Charles Martel mais la construction de ce cuirassé mis sur cale à Toulon en 1882 à été arrêtée par l'amiral Aube en mars 1886 et son nom repris pour un cuirassé de la Flotte d'Echantillons.


Schéma de la classe Marceau

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MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE MARCEAU   Ven 01 Juil 2011, 18:02

HISTORIQUE


Le Marceau

Le cuirassé Marceau à la mer

Présentation

Le cuirassé Marceau en construction à La Seyne sur Mer

-Le Marceau est mis sur cale aux chantiers navals des Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) à la Seyne sur Mer le 28 novembre 1882, lancé le 24 mai 1887 et armé le 14 mars 1891.


Il rend hommage à François-Séverin Desgraviers-Marceau (Luisant, baillage de Chartres 1er mars 1769- Altenkirchen, Rhénanie-Palatinat, 21 septembre 1796) un général français de la Révolution. Engagé volontaire en 1785 au régiment d'Angoulême, il intègre la garde nationale le 14 juillet 1789 avec la grade capitaine.

En 1792, il s'engage dans l'armée des volontaires pour combattre le roi de Bohême et de Hongrie, rétablissant la discipline dans l'armée des Ardennes après la détection de La Fayette. En 1793, il rejoint l'armée du Nord avant de rejoindre l'Armée de l'Ouest devenant général en juin 1793. Il rejoint l'armée de Sambre-et-Meuse en 1794 avec le grade de général de division, participant à la bataille de Fleurus. Il est mort à la bataille d'Altenkirchen le 19 septembre 1796. Ses cendres ont été réparties entre le Panthéon (depuis le 4 août 1889), les Invalides et Chartres sous une une statue de la place des Epars.

Ce nom aurait du être porté par un contre-torpilleur de classe Mogador mais la construction de ce dernier fût rendue impossible par l'Armistice de juin 1940. Le nom fût repris pour un destroyer de type 1936A, le Z31 qui cédé à la marine britannique fût rétrocédé à la marine nationale qui l'utilisa de 1946 à 1958.

Carrière opérationnelle

Le Marceau à la mer

A son admission au service actif, il est admis à la Division Cuirassé du Nord le temps de réaliser une croisière en mer Baltique avec une escale à Cronstadt en Russie du 23 juilet au 4 août 1891 pour célébrer l'alliance franco-russe dont le raité sera signé le 27 août.

A son retour en France, il est affecté en Méditerranée avec pour base Toulon, Toulon qui restera son port d'attache jusqu'à la fin de sa carrière.

Le reste de sa carrière sera sans histoire. Il participe néanmoins en mai 1891 à une revue navale en rade de Spithead. Il subit une grande refonte dans son chantier constructeur entre août 1900 et mai 1902 où on remplace ses chaudières (les Amirauté sont remplacées par des Niclausse), on allège sa mâture et on modifie l'artillerie légère (ajout de six canons de 47mm à tir rapide, remplacement des 8 canons révolvers de 37mm par quatre canons de 65mm, installation d'un dix-septième canon de 138mm).

Après de très longs essais, il est mis en réserve, cessant d'être un véritable cuirassé puisque quand il est réarmé en 1906, il l'est pour servir de bâtiment-base à l'école des apprentis torpilleurs, au mouillage dans les Salins d'Hyères.

Au début de la Grande Guerre, il est transformé en navire-atelier, soutenant les torpilleurs et les sous-marins à Malte, Corfou et Brindisi en fonction des besoins.

La guerre terminée, il gagne Bizerte où il est condamné en 1919 puis vendu à la démolition le 30 septembre 1921. Le 17 janvier 1922, alors qu'il était remorqué en direction de Toulon pour y être démoli, il est jeté à la côte près de Bizerte par une tempête et n'est pas récupérable.

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MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE MARCEAU   Ven 01 Juil 2011, 18:15

Le Neptune

Présentation

Le cuirassé Neptune à la mer

-Le Neptune est mis sur cale à l'Arsenal de Brest le 17 avril 1882. Les travaux arrêtés une première fois du 3 février au 12 septembre 1881 le sont à nouveau de janvier 1886 à mai 1987. Il est finalement lancé le 7 mai 1887 et admis au service actif le 23 décembre 1892.


Statue de Neptune

Le deuxième cuirassé de classe Marceau porte le nom du dieu romain de la mer équivalent au Poseïdon grec.

Carrière opérationnelle

Le Neptune au mouillage en 1898

Le Neptune arrive à Toulon le 9 janvier 1893 et forme à partir du 5 octobre 1893 la 2ème division en compagnie du Hoche et du Magenta puis après le départ du Hoche en 1894 la 3ème division avec le Magenta. Elle est etoffée ensuite par le Marceau, cette division devenant la 2ème Escadre de réserve.

En avril et mai 1893, le Neptune accompagné par le Hoche et le Marceau effectue une croisière au Levant. Lors de l'insurrection en Crète en 1896, il mouille à La Canée du 11 août au 14 septembre 1896.

Affecté à la Division d'Instruction en 1898, il est transféré à Brest en novembre 1899 puis mis en réserve en 1900.


Le Neptune en réserve dans la Penfeld en 1901

Mis en indisponibilité le 17 juillet 1902, il est placé en réserve normale en 1903. Rayé des des listes le 13 décembre 1907, il sert de cible au large de Cherbourg, étant échoué près de la côté en décembre 1912.

Renfloué le 4 avril 1913, il est vendu à la démolition le 11 juillet 1913 et promptement démantelé.

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MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE MARCEAU   Ven 01 Juil 2011, 18:18

Le Magenta

Présentation

Le cuirassé Magenta

-Le Magenta est mis sur cale à l'Arsenal de Toulon le 7 janvier 1883. Comme pour le Neptune, les travaus sont arrêtés en 1886/87, son lancement à lieu seulement le 19 avril 1890 et admis au service actif en octobre 1893.


Représentation de la bataille de Magenta

Le troisième cuirassé de classe Marceau porte le nom d'une bataille du........Second Empire. Le 4 juin 1859, les forces franco-sardes commandées par l'empereur Napoléon III en personne défont l'armée autrichienne du maréchal Ferencz Gyulai.

Carrière opérationnelle

Le cuirassé Magenta à la mer

Dès son admission au service actif, le Magenta est affecté à l'Escadre de la Méditerranée avec Toulon comme port d'attache.
Sa carrière est comme celle de ses sister-ship peu marquée par des événements saillants, le cuirassé effectuant des exercices regulièrs avec une à deux fois par an des croisières lointaines. Le 21 juillet 1896, il s'échoue d'ailleurs sans gravité à l'entrée du port d'Alger.

En réparations à toulon d'août 1897 à février 1898, il est placé en réserve le 21 janvier 1898 mais réarmé à la fin des travaux pour remplacer le Courbet au sein de l'Escadre.

Affectation éphémère puisqu'en octobre 1898, il est affecté à la Division d'instruction avec le rang de navire-amiral, ne faisant plus que de courtes sorties entre Toulon et Hyères.

Mis en réserve en 1900, il est affecté à l'Ecole des torpilleurs de 1901à 1907. Sa dernière sortie à la mer à lieu le 17 mai 1907.

Le Magenta est désarmé le 14 février 1908 et rayé des registres le 6 mai 1909. Réduit à l'état de ponton, il sert de caserne pour le 5ème dépôt des équipages de Toulon jusqu'à sa condamnation en 1910. Il est vendu à la démolition le 1er août 1911 et démantelé à Toulon.

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MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE MARCEAU   Ven 01 Juil 2011, 18:21

CARACTERISTIQUES TECHNIQUES


Déplacement : Marceau 10850 tonnes Neptune 10983 tonnes Magenta 10606 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 101.60m longueur entre perpendiculaires 98.60m largeur 20.23m tirant d'eau 8m à l'avant et 8.30m à l'arrière

Propulsion : Deux machines compound à trois cylindres alimentées en vapeur par huit chaudières cylindriques type Amirauté dévellopant 12000ch et entrainant deux hélices

Performances : Vitesse maximale (aux essais) Marceau 16.194 noeuds Neptune 16.013 noeuds Magenta : inconnue Distance franchissable : inconnue

Protection : Ceinture en acier ordinaire de 450mm se réduisant à 300mm à l'arrière et à 230mm à l'avant Pont blindé 80mm Tourelles 350mm


Schéma d'artillerie des Marceau

Armement :

-4 canons de 340mm en quatre affûts simples en barbettes (une pièce avant, une pièce arrière et deux pièces latérales). Le canon de 340mm modèle 1884 était un canon de 28.5 calibres (longueur du tube : 10.30m) tirant des obus de rupture de 420kg avec une charge propulsive de 176kg avec une portée maximale de 8700m à 12.45°. La dotation en munitions est de 200 coups.

-16 canons de 138.6mm en batterie avec quatre aux angles du pont léger et douze sur des affûts de batterie à pivot.

-4 canons de 65mm

-12 canons de 47mm

-8 canons de 37mm

-6 tubes lance-torpilles de 450mm (un dans le salon de l'amiral, deux en abord à l'avant des tourelles latérales et deux à l'avant de la tourelle de chasse).

Equipage : 651 officiers et marins

SOURCES

-Eric Gilles Cent Ans de cuirassés français (Cuirassés type Marceau p65-70)

-Jean Moulin Les cuirassés français en images (Marceau p80-81 Magenta p82-83 Neptune p84-85)

-Marines Magazine HS n°1 100 ans de marine française torpilleurs contre-torpilleurs escorteurs et cuirassés (Le Neptune et le Magenta p30 Le Marceau p30-31)

-Ressources internet


FIN DE L'ARTICLE
A VENIR : BDC CLASSE ARGENS


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MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE MARCEAU   Ven 01 Juil 2011, 19:12

un bon article mais tu as oublie quelques chose et au vue de tes sources c'est normal, ces trois navires vont avoir des déboirs continue avec leurs machines, c'est la raison de la mise en reserve du marceau avec ses nouvelles chaudières, les premiers mise en service on donné aussi des déboires lors de sa croisière en baltique, pratiquement tous les tubes furent crever et tamponner, de mémoire cela est du à la présence de deux materiaux qui se mangeaient l'un l'autre, du laiton et du cuivre et encore je parle pas des problèmes de poids de mise en oeuvre de l'artillerie

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MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE MARCEAU   Ven 01 Juil 2011, 19:24

Merci de cette précision. Il me semble avoir lu quelque part que les Niclause n'étaient pas encore au point.

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MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE MARCEAU   Ven 01 Juil 2011, 22:36

non loin de la et l'etat major à preferer les installer sur un vieux batiment au lie d'un batiment neuf surtout qu'a cette époque, les cuirassé etaient construit pas serie de 6

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MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE MARCEAU   Sam 02 Juil 2011, 00:55

Bel article Claus.


Depuis que je refais la France à partir de 1880, sur Navalism, je me suis interressé à la Flotte de cette époque Je serai donc plus nuancé sur leurs valeurs militaire.

Les modifs de la "Jeune Ecole" les rends forcément démodés à leurs mise en service tardive.

Je ne les dénigre pas car je les compare à leurs contemporains, date de mise sur cale.
Bon blindage et bonne artillerie, vitesse correct. Rien de génial mais juste correct.

Construit dans des délais normaux, ils auraient constitués une division de cuirassés en 1886-87, tout à fait correct.
évidement, 10 ans plus tard, ils sont périmés... comme l'était le Lion avec le Hood.


Jef salut
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MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE MARCEAU   Sam 02 Juil 2011, 20:11

Effectivement, ce que tu dis Jef rejoint un peu mon évolution sur la Jeune Ecole. J'étais très sévère au début mais peu à peu je modère mon jugement ce qui ne m'empêche pas d'halluciner devant certains projets comme les croiseurs porte-torpilleurs et les torpilleurs numérotés alias "Ventre à terre" censés pouvoir combattre sur les côtes américaines !

J'ai commencé aujourd'hui les BDC de classe Argens et j'espère pouvoir poster en début de semaine prochaine.

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MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE MARCEAU   Lun 04 Juil 2011, 15:54

Citation :
...croiseurs porte-torpilleurs ...

Pas si stupide que cela si l'on considère les performances des machines counpound, la faible portée des torpilles & les rayons d'action des torpilleurs...

Transporter des petits torpilleurs du Havre à Saigon ne semble pas si stupide que cela en 1880.


Jef salut
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MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE MARCEAU   Lun 04 Juil 2011, 16:35

Les croiseurs porte-torpilleurs effectivement pas si stupide si on regarde aujourd'hui ce que les Américains envisagent pour les LCS
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MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE MARCEAU   Lun 04 Juil 2011, 17:23

Jefgte a écrit:
Citation :
...croiseurs porte-torpilleurs ...

Pas si stupide que cela si l'on considère les performances des machines counpound, la faible portée des torpilles & les rayons d'action des torpilleurs...

Transporter des petits torpilleurs du Havre à Saigon ne semble pas si stupide que cela en 1880.


Jef salut

Sauf mon cher Jef qu'il ne semble pas que ce soit la seule idée d'utilisation, on voulait clairement l'utiliser au combat et là je reste sceptique.

Pascal, je vois pas le lien entre les croiseurs porte-torpilleurs et les LCS scratch

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MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE MARCEAU   Lun 04 Juil 2011, 17:34

les LCS sont prévues d'être parfois transportées d'un théâtre littoral à l'autre en pontée de navires submersibles classe Mighty Servant
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MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE MARCEAU   Lun 04 Juil 2011, 17:46

Effectivement vu comme ça. Pourtant ce sont des navires de 3000 tonnes cela me parait étrange.

Pour rendre justice à la Jeune Ecole rappelons qu'elle à cru tout de suite au sous-marin.

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MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE MARCEAU   Lun 04 Juil 2011, 18:18

Certains pensaient en effet qu'il allait être bientôt possible de déposer des torpilleurs à la mer, comme des chaloupes, grâce à des machines de levage à vapeur.

Personnellement, le concept me laisse perplexe. Surtout, toutes ces considérations de la Jeune Ecole négligeaient un point capital : contrairement à ce qu'ils annonçaient (mais là, soyons honnête, tous les marins disaient alors la même chose), les torpilles du temps ne faisaient pas mouche à tout coup.

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MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE MARCEAU   Lun 04 Juil 2011, 18:24

Citation :
Effectivement vu comme ça. Pourtant ce sont des navires de 3000 tonnes cela me parait étrange.

gnarf vu la légèreté de la construction, les caractéristiques de la motorisation et la forme de la carène
il ne faut s'étonner de rien
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MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE MARCEAU   Lun 04 Juil 2011, 19:18

n'oubliez pas aussi les mentalités de l'époque, la technologie etait bienveillante et permettais tout et puis le marin francais possédais le meilleur matériel au monde lol! bon je sais je sors

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MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE MARCEAU   Lun 04 Juil 2011, 23:05

Pas besoin d'avoir le meilleur. Les cuirassés n'avaient aucune utilité, on avait une dizaine de croiseurs rapides pour couler le commerce anglais et, selon les estimations, avec 600 torpilleurs, on verrouillait toutes nos côtes. lol!

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MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE MARCEAU   Mar 12 Juil 2011, 00:41

quand je vois les navires français de l'époque, je ne peux m'empêcher de penser aux "vertus" qu'on prêtait à l'absinthe…
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MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE MARCEAU   Mar 12 Juil 2011, 06:07

j'aurais voulu des photos dans la plume ...
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