AccueilAccueil  PortailPortail  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 FRANCE TORPILLEURS D'ESCADRE CLASSE LE HARDI

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
clausewitz
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre
avatar

Masculin
Nombre de messages : 9335
Age : 33
Ville : Nantes
Emploi : Agent de sécurité
Date d'inscription : 22/12/2005

MessageSujet: FRANCE TORPILLEURS D'ESCADRE CLASSE LE HARDI    Jeu 30 Juin 2011, 15:36

TORPILLEURS D'ESCADRE CLASSE LE HARDI
(FRANCE)


Le Torpilleur Epée de classe Le Hardi. Les marques de nationalités apparues durant la guerre d'Espagne réapparaissent après l'Armistice de juin 1940

INTRODUCTION

Reconstruire une flotte

Quand l'armistice entre en vigueur le 11 novembre 1918, l'armée de terre française ressort meurtrie mais glorieuse du terrible conflit qui vient de s'achever. Auréoler du titre de «meilleure armée du monde», elle va inquiéter les anglo-saxons et les allemands durant les premières foucades hitlériennes au point que sa déroute vingt-deux ans plus tard choqua et stupéfia le monde.

La marine nationale, la Royale n'à pas cette chance. Entrée dans un conflit alors qu'elle entamait un processus de modernisation et surtout de rattrapage après les théories parfois justes mais souvent délirantes de la jeune école, elle à terriblement souffert sans pour autant récolter des lauriers, l'opinion publique obnubilée par les tranchées n'eut guère conscience de la durêté des combats en mer.

La marine connait donc une crise matérielle (navires usés et dépassés) doublée d'une crise morale qui provoque des mutineries en mer Noire, à Toulon et à Bizerte par des marins épuisés par près de cinq ans de guerre sans parler de questions purement idéologiques qui viennent souvent se greffer sur un profond mal-être.

Reconstruire une flotte moderne est une nécessité et ce en dépit de facteurs handicapants : tissu industriel insuffisant et dépassé (les arsenaux ont participé aux productions destinés à l'armée de terre, délaissant les constructions neuves à l'exception de la poussière navale destinée à l'escorte des convois), restrictions budgétaires, dettes de guerre sans oublier l'instabilité ministérielle même si le ministère de la Marine sera épargné.

Cette reconstruction répond principalement à deux objectif. Le premier répond tout simplement à la grandeur d'un pays qui pèse encore sur la scène internationale (deuxième empire colonial) même si face aux mastodontes américains, japonais (en attendant la Russie bolchévique voir la Chine), elle fait figure de «nain».

Le second est lié directement à la saignée de la «Der des ders». Le million et demi de morts du premier conflit mondial était pour l'immense majorité formé de jeunes hommes vigoureux en passe de devenir pères de familles.

D'où l'apparition à terme dans les années trente de «classes creuses» qui accentuèrent le déséquilibre démographique qui avait justifié en 1913 la loi sur le service militaire de trois ans. Dans une France tentée par le pacifisme, augmenter encore la durée du service militaire était impossible ou politiquement difficile à faire passer.

Les généraux veulent faire appel à la «Force Noire», la ressource humaine de l'Empire symbolisée par les tirailleurs sénégalais mais qui était également composée de tirailleurs marocains, algériens, tunisiens, de goumiers, de spahis, de zouaves........... .

Pour faire passer en métropole ces combattants, il faut une puissante marine capable de couvrir les transports de troupes reliant l'Afrique du Nord et l'Afrique Noire à la métropole.

Cette marine va être reconstruite dans le cadre du traité de Washington signé en février 1922 qui relègue la marine nationale en second division mondiale à égalité avec l'Italie et loin derrière les Etats Unis, la Grande Bretagne et le Japon.

Si à l'époque, les nationalistes voient dans ce traité une humiliation et une trahison, il faut reconnaître avec le recul qu'il à été bénéfique pour la France, lui évitant l'achèvement coûteux du programme de 1912 et permettant la naissance de la belle marine de Georges Leygues.


Le croiseur léger Duguay Trouin, l'un des symboles de la renaissance de la marine nationale

Cette marine va ainsi d'organiser autour d'unités légères, des torpilleurs d'escadre, des contre-torpilleurs et des croiseurs légers et lourds. Ces magnifiques et rutilants navires si ils sont bien supérieurs à ceux d'avant le premier conflit mondial ne sont pas exempts de défauts : faible endurance, rayon d'action court lié à une stratégie méditerranéenne, appareil de détection inexistants et DCA dépassée. Ces défauts, il faut le reconnaître n'apparaitront pour la plupart qu'en raison d'une utilisation imprévue.

Parmi ces navires figurent vingt-six torpilleurs d'escadre, douze formant la classe Bourrasque et quatroze formant la classe L'Adroit.

La classe Bourrasque

Le torpilleur d'escadre Bourrasque

-Le Bourrasque est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de France (ACF) à Dunkerque le 12 novembre 1923, lancé le 5 août 1925 et admis au service actif le 23 septembre 1926. Il est coulé le 30 mai 1940 au large de Dunkerque.

-Le Cyclone est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) au Havre le 29 septembre 1923 lancé le 24 janvier 1925 et admis au service actif le 25 juin 1928. Gravement endommagé par une torpille le 30 mai devant Dunkerque, il est sabordé le 18 juin 1940 pour échapper à la capture.

-Le Mistral est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) au Havre le 28 novembre 1923, lancé le 6 juin 1925 et admis au service actif le 21 janvier 1928. Utilisé par la Grande Bretagne après l'armistice, il est restitué à la France le 24 août 1945 mais peu utilisé jusqu'à sa vente à la démolition en 1953.

-L'Orage est mis sur cale aux Chantiers Navals Français (CNF) de Caen le 20 août 1923 lancé le 30 août 1924 et admis au service actif le 19 janvier 1927. Participant à l'opération Dynamo, il est coulé par des avions allemands le 24 mai 1940.

-L'Ouragan est mis sur cale Chantiers Navals Français (CNF) de Blainville le 7 septembre 1923 lancé le 6 décembre 1924 et admis au service actif le 15 septembre 1927. Réfugié en Grande Bretagne en compagnie du Mistral et tout comme lui saisi le 3 juillet 1940, il est peu utilisé en raison de multiples avaries techniques. Il rayé le 7 avril 1949 puis vendu à la démolition le 1er mars 1950 et promptement démantelé.

-Le Simoun est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Saint Nazaire-Penhoët le 8 août 1923 lancé le 3 juin 1924 et et admis au service actif en décembre 1926. Réfugié en Afrique du Nord après l'armistice de juin 1940, il est endommagé lors de Torch mais est remis en état aux Bermudes pour lui permettre de reprendre le combat notamment au sein de la Flank Force. Mis en réserve normale à Cherbourg au printemps 1946, il est vendu à la démolition le 23 avril 1952.

-Le Siroco est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Saint Nazaire-Penhoët le 15 mars 1924 lancé le 3 octobre 1925 et admis au service actif le 5 février 1928. Il est coulé le 30 mai 1940 par les S-Boot lors de l'opération Dynamo.

-La Tempête est mise sur cale aux Anciens Chantiers Dubigeon sis à Nantes (quartier Chantenay) le 3 décembre 1923 lancé le 21 février 1925 et admis au service actif à la fin de 1926. Le torpilleur participe aux premières opérations du second conflit mondial, se réfugiant en Afrique du Nord après l'armistice. Il reprend le combat après l'opération Torch et est utilisé jusqu'à sa mise en réserve normale le 3 février 1946 avant d'être vendu à la démolition en 1951.

-La Tornade est mise sur cale aux chantiers Dyle & Bacalan installés à Bordeaux le 25 avril 1923 lancé le 12 mars 1925 et admis au service actif le 21 mai 1928. Le torpilleur participe aux opérations de la marine française jusqu'à l'armistice, étant en Afrique du Nord le 25 juin 1940. Il est coulé par les alliés lors de l'opération Torch le 8 novembre 1942.

-La Tramontane est mise sur cale aux Forges et Chantiers de la Gironde (FCG) sis à Bordeaux le 29 juin 1923 lancée le 29 novembre 1924 admise au service actif le 1er janvier 1928. Elle participe aux opérations de la marine nationale jusqu'à l'armistice avant de poursuivre sa carrière en Afrique du Nord jusqu'au 8 novembre 1942 quand le torpilleur est désemparé par les alliés s'échouant à l'entrée du port d'Oran. Irrécupérable, l'épave à probablement été démolie après la guerre.

-Le Typhon est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Gironde (FCG) en septembre 1923 lancé le 22 mai 1925 et admis au service actif le 22 octobre 1928. Comme la Tramontane, le Typhon participe aux premières opérations du second conflit mondial avant de poursuivre sa carrière en Afrique du Nord jusqu'au 8 novembre 1942 où il résiste courageusement aux navires alliés avant d'être sabordé pour bloquer le port d'Oran le 9 novembre.

-La Trombe est mise sur cale aux Forges et Chantiers de la Gironde (FCG) à Harfleur le 5 mars 1924 lancé le 27 décembre 1925 et admis au service actif le 21 décembre 1927. Il participe aux premières opérations de la seconde guerre mondiale puis après l'armistice s'échappe de Mers-El-Kébir avec le Strasbourg. Mis en gardiennage d'armistice, il est saisi intact lors du sabordage de la flotte à Toulon et confié aux italiens. Il reprend du service en octobre 1943. Mis en réserve spéciale le 3 juillet 1945, La Trombe est vendue à la démolition le 7 décembre 1953.


Schéma de la classe Bourrasque

Caractéristiques Techniques de la classe Bourrasque

Déplacement : prévu 1457.850 tonneaux charge normale 1588.053 tonneaux en surcharge 1841.331 tonneaux

Dimensions : Longueur (hors tout) 105.6m (entre perpendiculaires) 99.3m Largeur maximale : 9.88m Tirant d'eau : 3.30m à l'avant et 3.80m à l'arrière

Propulsion : deux groupes de turbines alimentées en vapeur par trois chaudières multitubulaires dévellopant 31000ch et entrainant deux hélices quadripales

Performances : Vitesse maximale 33 noeuds distance franchissable : 3000 miles nautiques à 15 noeuds mais dans la réalité, elle sera à peine supérieure à 1500 miles à 15 noeuds.

Armement d'origine : 4 canons de 130mm modèle 1919 (deux à l'avant et deux à l'arrière), un canon de 75mm antiaérien (débarqué au début des années trente) remplacé par deux canons de 37mm modèle 1925 et deux mitrailleuses de 8mm Hotchkiss modèle 1914 (remplacées par deux affûts doubles de 13.2mm en 1939/40) Deux plate-formes triples lance-torpilles de 550mm Schneider modèle 1920 et deux grenadeurs parallèles installés à l'arrière avec six grenades par grenadeur plus quatre grenades de réserve.

Equipage : 7 officiers et de 135 officiers-mariniers, quartiers-maitres et marins

_________________
"Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
clausewitz
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre
avatar

Masculin
Nombre de messages : 9335
Age : 33
Ville : Nantes
Emploi : Agent de sécurité
Date d'inscription : 22/12/2005

MessageSujet: Re: FRANCE TORPILLEURS D'ESCADRE CLASSE LE HARDI    Jeu 30 Juin 2011, 15:39

Classe L'Adroit

Le torpilleur Basque de classe L'Adroit

-L'Adroit est mis sur cale le 26 mai 1925 lancé le 1er avril 1927 et admis au service actif le 16 octobre 1929. Il est coulé par le Luftwafe au large de Dunkerque le 30 mai 1940.

-La Palme est mise sur cale le 18 mai 1925 lancé le 30 juin 1926 et admis au service actif le 20 avril 1928. Il est sabordé à Toulon le 27 novembre 1942, relevé puis démantelé après guerre.

-La Railleuse est mise sur cale le 1er août 1925 lancé le 9 septembre 1926 et admis au service actif datée du 20 avril 1928. Victime de l'explosion d'une torpille, il est coulé à Casablanca le 23 mars 1940.

-Le Fortuné est mis sur cale le 11 septembre 1925 lancé le 15 novembre 1926 et admis au service actif le 20 avril 1928. Immobilisé avec la force X à Alexandrie, il reprend ensuite le combat et est utilisé jusqu'à sa mise en réserve spéciale le 18 mai 1946 puis son démantelement en 1951.

-Le Mars est mis sur cale le 8 juillet 1925 lancé le 28 août 1926 et admis au service actif le 20 avril 1928. Il est sabordé à Toulon le 27 novembre 1942, renfloué en 1944 et démantelé après guerre.

-L'Alcyon est mis sur cale à Harfleur en mai 1925, lancé le 26 juin 1926 et admis au service actif le 17 décembre 1929. Le torpilleur est désarmé le 15 mars 1948 puis vendu à la démolition le 19 novembre 1954.

-Le Brestois est mis sur cale le 17 mai 1926 lancé le 18 mai 1927 et admis au service actif le 9 décembre 1928. Il est coulé lors de l'opération Torch le 8 novembre 1942.

-Le Boulonnais est mis sur cale le 4 mai 1926 lancé le 1er juin 1927 et admis au service actif prononcée le 13 août 1929. Il est coulé lors de l'opération Torch le 8 novembre 1942.

-Le Bordelais est mis sur cale le 19 novembre 1926 lancé le 23 mai 1928 et admis au service actif le 19 avril 1930. Il est sabordé à Toulon le 27 novembre 1942 et démantelé sous l'eau en 1950.

-Le Basque est mis sur cale le 18 septembre 1926 lancé le 25 mai 1929 et admis au service actif le 7 mars 1931. Immobilisé avec la force X à Alexandrie, il reprend ensuite le combat et est utilisé jusqu'à sa mise en réserve spéciale le 1er janvier 1949. Condamné le 10 décembre 1952, il devient le Q48 et aurait été proposé à la vente le 3 août 1955 et le 10 avril 1956 avant d'être démoli.

-Le Frondeur est mis sur cale le 9 novembre 1927 lancé le 20 juin 1929 et admis au service actif le 30 octobre 1931. Gravement endommagé lors de l'opération Torch, il chavire le lendemain 9 novembre 1942.

-Le Forbin est mis sur cale le 29 juin 1927 lancé le 17 juillet 1928 et admis au service actif à lieu le 12 décembre 1930. Immobilisé avec la force X à Alexandrie jusqu'en mai 1943, il reprend ensuite le combat et est utilisé jusqu'au 31 mars 1946 quand il est mis en réserve.

-Le Foudroyant est mis sur cale le 28 juillet 1927 lancé le 24 avril 1929 et admis au service actif le 24 octobre 1930. Il est coulé au large de Dunkerque le 1er juin 1940.

-Le Fougueux est mis sur cale le 21 septembre 1927 lancé le 4 août 1928 et admis au service actif le 4 juillet 1930. Il est coulé lors de l'opération Torch le 8 novembre 1942.


Schéma de la classe L'Adroit

Caractéristiques Techniques de la classe L'Adroit

Déplacement : théorique 1378 tonnes prévu 1516 tonnes pleine charge 2000 tonnes

Dimensions : Longueur hors tout : 107.2m Longueur entre perpendiculaires : 100.9m Largeur : 9.91m Tirant d'eau : 3.45m à l'avant et 4.24m à l'arrière à pleine charge.

Propulsion : deux groupes de turbines à engrenages alimentées en vapeur par trois chaudières dévellopant 31000ch entrainant deux hélices.

Performances : vitesse maximale pratique : 30 noeuds distance franchissable (théorique) 3000 miles nautiques à 15 noeuds mais en réalité seulement 2010 miles à 15 noeuds et 2138 miles à 13 noeuds.

Armement d'origine (jusqu'à l'Armistice) : 4 canons de 130mm modèle 1924 en quatre affûts simples sous masque. Deux canons de 37mm modèle 1925. Quatre mitrailleuses Hotchkiss modèle 1914. En 1929, les affûts simples installés sur chaque bord arrière de la teugue sont remplacés par des affûts doubles de même calibre et le temps que les modifications soient réalisées, les quatre mitrailleuses sont groupées deux par deux. Entre 1933 et 1935 ou durant la drôle de guerre, les affûts doubles de 8mm sont remplacés par deux affûts doubles de 13.2mm.

-Deux plate-formes triples lance-torpilles de 550mm Schneider modèle 1920. Deux grenadeurs parallèles installés à l'arrière avec six grenades par grenadeur plus quatre grenades de réserve. Deux mortiers Thornycroft de 240mm installés à l'arrière de la tueuge sous le jambage du mât tripode. Chaque mortiers dispose de trois grenades de 100kg.

Equipage : A la construction, l'équipage se compose de 142 hommes. L'effectif du temps de guerre sera porté à 9 officiers et 153 officiers mariniers, quartiers-maitres et marins


De nouveaux torpilleurs pour la Royale
L'apparition du cuirassé de poche Deutschland obligea la France à relancer la construction de cuirassés. Il était impératif pour la Royale de s'équiper d'un navire de ligne rapide, cette volonté débouchant sur la construction des croiseurs de bataille Dunkerque et Strasbourg.

Ces deux unités modernes devaient être protégées des attaques des torpilleurs ennemis et le STCN lança en 1932 l'étude d'un nouveau modèle de torpilleur d'escadre en tirant notamment les leçons des problèmes rencontrés par les torpilleurs de classe Bourrasque et L'Adroit notamment leur stabilité à la mer, leur faible rayon d'action.Les Le Hardi intègre ainsi la soudure à leur construction, les superstructures sont en alliage léger

Tout cela aboutit à un torpilleur de 1772 tonnes Washington (1797 tonnes métriques) à la silhouette élégante avec un long gaillard d'avant, des superstructures réduites et deux cheminées, le projet étant validé le 10 août 1934.

L'armement principal se compose de six canons de 130mm en trois tourelles doubles (une avant et deux arrières) ce qui permet de limiter la hauteur du navire, un atout précieux dans le combat de nuit à une époque où le radar n'existe pas encore.

Si l'armement antisurface est bon (six canons de 130mm et sept tubes lance-torpilles), la DCA légère est insuffisante tout comme l'armement ASM alors que la mission principale de ces navires est l'escorte.

Néanmoins et en dépit de ses défauts (commun aux navires français de l'époque), les Le Hardi apportent un grand nombre d'améliorations. Leur construction est mieux adaptée à une économie de guerre, ils peuvent tenir une vitesse très élevée (34-35 noeuds), une stabilité plus importante, une coque plus résistante, des passerelles plus confortables, une nouvelle conduite de tir et un champ de battage améliorée pour les tubes lance-torpilles............. .

Le premier navire baptisé Le Hardi est financé à la tranche 1932. Il est suivit par deux navires à la tranche 1935 (Fleuret et Epée), trois navires à la tranche 1936 (Mameluk Casque Lansquenet), deux navires à la tranche 1937 (Le Corsaire et Flibustier) et trois navires à la tranche 1938 (L'Intrepide Le Téméraire et L'Opiniâtre) soit un total de onze navires.

A l'origine la tranche 1938bis (décret-loi du 2 mai 1938) prévoyait la construction de cinq autres Le Hardi baptisés L'Aventurier L'Eveillé L'Alerte L'Inconstant et L'Espiègle mais le 13 avril 1939, la composition de cette tranche est modifiée, seul L'Aventurier est financé, les quatre autres étant remplacés par quatre contre-torpilleurs de classe Mogador (ou Marceau selon les écrits).

Il était prévu des modifications dans l'armement de ses torpilleurs au design assez moderne. A partir de l'Intrepide, le canon de 130mm devait être monté sur un affût permettant le tir contre-avions.

C'est un retour aux sources puisque le canon de 130mm des Le Hardi était identique à ceux montés sur les croiseurs de bataille de classe Dunkerque à ceci près qu'il était donc monté sur un affût ne permettant par le tir contre-avions.

L'Intrepide devait être le premier des torpilleurs à recevoir le nouveau 130mm à double usage (peut être identique à celui prévu pour les Joffre) ce qui permet à certains auteurs de le considérer comme le prototype d'une nouvelle classe de huit navires baptisés L'Intrepide Le Téméraire et L'Opiniâtre L'Aventurier L'Eveillé L'Alerte L'Inconstant et L'Espiègle.

Au final la construction des quatre derniers est annulée au profit des quatre contre-torpilleurs de classe Marceau et l'Opiniâtre devait recevoir des canons de 130mm sans capacité antiaérienne pour permettre de constituer des divisions homogènes de trois navires. Il aurait été armé de deux affûts doubles antiaériens de 100mm tout comme les navires de classe Intrepide mais dans cette période troublée, les projets se multiplièrent sans qu'il soit toujours possible de faire le tri.

Leur construction est confiée à l'Industrie en l'occurence trois chantiers : les Ateliers et Chantiers de la Loire à Nantes (Le Hardi Mameluk), les Forges et Chantiers de la Gironde à Bordeaux (Epée Lansquenet L'Opiniâtre et L'Aventurier) et surtout les Forges et Chantiers de la Méditerranée à la Seyne sur Mer près de Toulon (Fleuret Casque Le Corsaire Flibustier L'Intrepide et Le Téméraire).

NdA : La présence de l'article en parenthèse s'explique par le fait que les noms de certains torpilleurs étaient dépourvus d'article mais je les met par commodité. On peut ainsi dire Le Casque ou le torpilleur Casque mais pas le torpilleur Le Casque.

_________________
"Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
clausewitz
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre
avatar

Masculin
Nombre de messages : 9335
Age : 33
Ville : Nantes
Emploi : Agent de sécurité
Date d'inscription : 22/12/2005

MessageSujet: Re: FRANCE TORPILLEURS D'ESCADRE CLASSE LE HARDI    Jeu 30 Juin 2011, 15:50

HISTORIQUE

Le Hardi

Le torpilleur Le Hardi en achèvement à flot à Nantes

Présentation

4 mai 1938 : lancement du Le Hardi

-Le torpilleur d'escadre Le Hardi est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) à Nantes le 20 mai 1936, lancé le 4 mai 1938 et présenté aux essais le 4 novembre 1939 après son arrivée à Lorient, son port d'armement. Il est admis au service actif le 2 juin 1940 et affecté au Maroc au sein de la 10ème DT.

Le premier torpilleur de nouvelle génération est le huitième navire de la marine nationale à porté ce nom après un vaisseau de 1622, un vaisseau de 1671, un vaisseau en service de 1678 à 1702, un vaisseau en service de 1748 à 1786, deux petits bâtiments à la fin du 18ème et au début du 19ème siècle et un chalutier acheté en 1916 et en service jusqu'en 1924.


L'escorteur côtier Le Hardi

A la suite du torpilleur, un neuvième navire à porté ce nom dans la marine nationale, un escorteur côtier type Le Fougueux en service de mai 1959 à octobre 1977.

Carrière opérationnelle

Le Hardi au quai d'armement des ACL à Nantes

Arrivé début juin 1940 au Maroc, le torpilleur va principalement escorter des convois et des navires isolés entre Casablanca et Brest.

Après des exercices de tir au large de Brest le 12 juin, le Le Hardi assure la protection du cuirassé Richelieu qui les 13 et 14 juin effectue ses essais à la mer.

Le 18 juin, il quitte Brest pour participer à l'évacuation de Brest menacée par les allemands. Il abandonne le Richelieu aux bons soins du Frondeur et du Fougueux pour gagner Saint Nazaire afin d'assurer la protection du cuirassé Jean Bart.

Dans la nuit du 19 au 20 juin, il va participer à la couverture de l'évacuation du Jean Bart qui quitte Saint Nazaire alors que les troupes allemandes sont toutes proches.

A 6.30, Le Jean Bart retrouve son escorte, les torpilleurs d'escadre Le Hardi et Mameluk puis quelques heures plus tard le destroyer britannique HMS Vanquisher (classe V&W) et deux remorqueurs pour le ramener en Grande Bretagne. L'offre fût poliment déclinée et le Jean Bart mit cap au sud, direction Casablanca après s'être ravitaillé en carburant auprès des pétroliers Tarn et Odet.

Le 20 juin 1940, le Le Hardi fût remplacé par l'Epée et les trois navires gagnèrent le Maroc à 24 noeuds, le cuirassé souffrant cependant de quelques problèmes au niveau de sa propulsion encore en rodage. Le Jean Bart entra dans le port de Casablanca le 22 juin à 17.00.

Le Hardi lui gagne Dakar où il est présent au moment de l'opération Menace (23-25 septembre 1940). En effet, en septembre 1940, le général de Gaule, chef des forces françaises libres réussit à convaincre Churchill d'attaquer le port de Dakar sous le contrôle de Vichy et d'y installer les «Free French». Pour cela, les britanniques mirent sur pied la force M qui appareilla de Gibraltar le 13 septembre 1940.

Cette force M se composait du porte-avions Ark Royal, des cuirassés Barham et Resolution, des croiseurs lourds Australia, Devonshire et Cumberland, des croiseurs légers Dragon et Delhi, de 10 destroyers, de 6 escorteurs dont les navires FNFL Commandant Dominé, Commandant Duboc et Savorgnan de Brazza, quatre cargos français et un cargo britannique et enfin six paquebots dont le Westermland sur lequel se trouvait le général De Gaule, le Pennland (pavillon néerlandais) et le Sobieski (pavillon polonais).

Face à ce déploiement de force, les forces françaises fidèles à Vichy déployaient le cuirassé Richelieu; les croiseurs légers Georges Leygues et Montcalm; les contre-torpilleurs Le Fantasque, Le Malin, Le Hardi et Le Malin; les sous marins Ajax, Bévéziers et Persée; des escorteurs et des navires auxiliaires.

Le torpilleur est pleinement engagé dans la défense de la capitale de l'AOF à partir du 24 septembre 1940. A l'aube, il va mouiller en grande rade en compagnie du croiseur léger Georges Leygues puis des contre-torpilleurs Le Malin et Le Fantasque.

Après avoir tiré contre des avions britanniques, le torpilleur reçoit l'ordre du navire-amiral _le croiseur léger Georges Leygues_ d'émettre un écran de fumée pour protéger les croiseurs et le cuirassé Richelieu en compagnie du contre-torpilleur Le Fantasque. Les fumigènes fonctionnent assez mal, ne produisant qu'un écran de fumée discontinu et peu épais.

Il ouvre le feu de 10.45 à 11.08 en tirant quinze coups, étant encadré par quatre gerbes d'obus de moyen calibre (102mm ?). A 11.25, le torpilleur Le Hardi reçoit l'ordre de protéger le Richelieu en éméttant de la fumée mais comme précédement, cette action est peu efficace. A 13h46, il récupère un pilote britannique tombé à la mer, sous le feu des cuirassés britanniques, les obus tombant à 2000m.

Le Le Hardi tire 22 coups à partir de 13h47 et jusqu'à 13h50, suscitant une violente riposte des cuirassés et des destroyers britanniques visés. A 13h55, il mouille à proximité du Richelieu mais reçoit l'ordre à 14h15 d'émettre un rideau de fumée, un rideau inefficace comme tous ceux émis en cette journée du 24 septembre 1940.

Il arrête d'émettre de la fumée pour ne pas risquer d'endommager mes chaudières mais reçoit de nouvelles fumigènes. Il tire sur l'épave du cargo Tacoma pour l'achever mais si le tir est important, le cargo ne coulera pas : il s'échouera sur l'île de Gorée et brûlera toute la nuit. A la nuit tombée justement, le torpilleur mouillé à l'extrémité est du filet pare-torpilles aux côtés du Fantasque.

Le lendemain 25 septembre, il est à nouveau mis à la disposition du cuirassé Richelieu, toujours pour émettre un rideau de fumée qui est plus efficace que celui de la veille. Il est encadré par les tirs britanniques mais sans dommages. A 19.00, il s'amarre dans le port de Dakar pour se ravitailler en carburant et à 23h20 gagne le même poste de nuit que la veille.

L'opération Menace cesse après le torpillage du cuirassé Resolution par le sous-marin Béveziers. Le Le Hardi s'est bien comporté, tirant sans graves problèmes 60 coups de 130mm, 30 coups de 37mm et 80 coups de 13.2mm.

Peu de temps après cette opération, le torpilleur d'escadre rentre en zone libre à Toulon. Il subit un grand carénage jusqu'à la mi-janvier 1941. Au mois d'août, il est affecté aux Forces de Haute Mer, au sein de la 10ème DT, division intégrée à la 3ème escadre légère.

Le 1er mai 1942, le Le Hardi est remplacé par son sister-ship Casque et placé en gardiennage d'armistice à partir du 20 mai 1942.

Il y était toujours en ce funeste 27 novembre 1942, amarré au quai Noël entre ses sister-ship Bison (ex-Le Flibustier) et Foudroyant (ex-Fleuret) où il se saborde, coulant droit.

Renfloué le 12 juin 1943 par les italiens sous les sigles FR37, il quitte Toulon à la remorque dans la nuit du 6 au 7 septembre pour Gênes, suscitant la protestation de Vichy.

Peu après son arrivée, il est saisi par les allemands, l'Italie ayant signé un armistice avec les alliés (Armistice de Cassibile le 3 septembre 1943), l'Allemagne menant l'opération Achse et occupant le territoire encore non occupé par les italiens.

Les allemands ne le remettront jamais en état et le saborde dans le port de Gênes le 24 avril 1945 pour embouteiller le grand port ligurien. Non renflouable, son épave est vendue sur place le 23 juillet et démantelé.

_________________
"Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
clausewitz
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre
avatar

Masculin
Nombre de messages : 9335
Age : 33
Ville : Nantes
Emploi : Agent de sécurité
Date d'inscription : 22/12/2005

MessageSujet: Re: FRANCE TORPILLEURS D'ESCADRE CLASSE LE HARDI    Jeu 30 Juin 2011, 15:56

(Le) Fleuret

Le torpilleur d'escadre Fleuret en mer en 1940

Présentation

Le torpilleur Fleuret sur cale à La Seyne sur Mer

-Le Fleuret est mis sur cale aux chantiers navals des Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) de La Seyne sur Mer le 18 août 1936 et lancé le 28 juillet 1938.

Les essais de présentation en recette ont lieu le 16 mars 1940 pour une admission au service actif prévu pour la fin du mois de juin 1940 mais entre-temps, les allemands ont attaqué le 10 mai 1940 et la situation militaire se dégrade rapidement, les essais sont donc précipités. Il est admis au service actif en juin 1940 (NdA je n'ai pas la date exacte)

Le deuxième torpilleur d'escadre de classe Le Hardi est le troisième navire de la marine nationale à porter le nom de cette arme d'estoc à lame carré utilisé en escrime. Le premier fût une chaloupe-canonnière en service de 1860 à 1878 et le second un contre-torpilleur de classe Claymore mis en service en 1909 et retiré du service en 1920.


Le contre-torpilleur Le Fleuret

Carrière opérationnelle

Le torpilleur Fleuret en mars 1940

Le 12 juin 1940, il quitte Toulon pour Casablanca où il arrive le 15. Le 19 juin dans la soirée, il appareille pour venir au devant du Richelieu escorté par les torpilleurs Frondeur et Fougueux. Ces deux torpilleurs de classe L'Adroit rentrent à Casablanca pour ravitaillement, laissant le Fleuret seul pour protéger le Richelieu jusqu'à Dakar où les deux navires arrivent le 23 juin vers 17h45.

Le 24 août, il rallie Casablanca où il poursuit ses essais et sa mise au point encore bien imparfaite avant de participer dans la nuit du 24 au 25 septembre à une démonstration dans le détroit de Gibraltar en compagnie des torpilleurs Epée, Fougueux et Frondeur, une riposte française à l'opération Menace contre Dakar.

En effet, a la suite de l'attaque anglo-gaulliste sur Dakar le 23 septembre 1940, les forces de Vichy décident de monter un raid de représaille contre Gibraltar avec le lancement d'un raid aérien (59 bombardiers et 36 chasseurs) et d'un raid naval contre le dispositif de sûreté anglais (chalutier ou yacht armé et de deux destroyers) mais ce raid mené par la 10ème DT (L'Epée et Le Fleuret) et la 2ème DT (Le Fougueux et Le Frondeur) est infructueux (la faute à un entrainement insuffisant) et le groupe occasionnel se replie sur Oran.

Le Fleuret revint ensuite à Casablanca, affecté aux Patrouilles de l'Océan avant de rentrer à Toulon le 8 novembre 1940 où il est aussitôt placé en gardiennage d'armistice.

Le 1er avril 1941, il est rebaptisé Foudroyant pour rendre hommage au torpilleur coulé par la Luftwafe devant Dunkerque le 1er juin 1940.

Il ne reprendra cependant jamais du service son nouveau nom. Il est sabordé au Quai Noël, coulant droit le 27 novembre 1942.

Renfloué le 20 mai 1943 par les italiens sous le nom de FR36, il est saisi par les allemands le 9 septembre 1943 mais ne sera pas remis en état jusqu'à un nouveau sabordage au mois d'août 1944 dans la passe sud de Toulon. L'épave sera de nouveau relevée en 1951 puis démantelé.

_________________
"Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
clausewitz
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre
avatar

Masculin
Nombre de messages : 9335
Age : 33
Ville : Nantes
Emploi : Agent de sécurité
Date d'inscription : 22/12/2005

MessageSujet: Re: FRANCE TORPILLEURS D'ESCADRE CLASSE LE HARDI    Jeu 30 Juin 2011, 16:05

(L')Epée

Le torpilleur d'escadre L'Adroit en 1941

Présentation

-L'Epée est mis sur cale aux chantiers navals des Forges et Chantiers de la Gironde (FCG) à Bordeaux le 15 octobre 1936 et lancé le 26 octobre 1938.

Presenté en recettes à Lorient le 1er décembre 1939, il termine ses essais avec ses premiers tirs la veille de l'invasion allemande soit le 9 mai 1940. Il est admis précipitament en service en juin 1940.

Le troisième torpilleur de classe Le Hardi est le quatrième navire à avoir porté le nom de cette arme blanche (du latin spatha «lame plate») longtemps arme de guerre mais aujourd'hui arme d'escrime.

Il succède à une chaloupe-canonnière en service de 1860 à 1867, un canonnière armée en 1874, en réserve jusqu'en 1884 puis désarmée jusqu'à ce qu'il soi rayé des listes le 6 septembre 1895 et un contre-torpilleur de classe Framé en service de 1901 à 1920.


Le torpilleur Epée (1897-1920)

Carrière opérationnelle

L'Epée devenu L'Adroit sabordé à Toulon en novembre 1942

L'Epée quitte Lorient le 17 juin 1940, prennant en charge l'escorte de la 1ère division de croiseurs auxiliaires chargés d'or qu'ils devaient mettre à l'abri à Dakar. Le 20 juin, il rejoint en haute mer le cuirassé Jean Bart jusqu'à Casablanca où il intègre la 10ème DT. Il va alors assuré une mission d'escorte entre Casablanca et Oran.

Dans la nuit du 24 au 25 septembre, il participe à une démonstration dans le détroit de Gibraltar en compagnie de son sister-ship Fleuret et des torpilleurs Fougueux et Frondeur mais cette opération n'aboutit à rien et cesse après l'échec de l'opération Menace. L'Epée est de retour à Casablanca le 29 septembre 1940.

Il reste au Maroc jusqu'au 4 novembre quans il rentre à Toulon pour être affecté à la 1ère flottille de torpilleurs, flottille intégrée à la division métropolitaine de police.

Le 1er avril 1941, il est rebaptisé L'Adroit en hommage au torpilleur coulé devant Dunkerque le 20 mai 1940.

Du 13 au 18 avril 1941, il escorte des navires de commerce entre Bordeaux et Casablanca puis du 3 au 9 juin entre Casablanca et Dakar tout comme du 15 au 21 juillet. Du 23 au 25 juillet, il escorte L'Intrépide d'Oran à Casablanca.

Il est sabordé au quai Noël se trouvant à babord du contre-torpilleur Volta, coulant droit. Il est renfloué le 20 avril 1943 par les italiens qui le rebaptisent FR33 puis saisi par les allemands le 9 septembre 1943. Le jugeant irrécupérable, ils renoncent à la réparer.

Le 1er avril 1944, il est restitué à la marine française (il fait partie de la «flotte symbolique», un ramassis d'épave cédé par l'Allemagne à la France de Vichy, plus fantôche que jamais). A nouveau endommagé par les bombardements alliés, il ne sera jamais remis en état et sera démoli après la guerre.

_________________
"Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
clausewitz
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre
avatar

Masculin
Nombre de messages : 9335
Age : 33
Ville : Nantes
Emploi : Agent de sécurité
Date d'inscription : 22/12/2005

MessageSujet: Re: FRANCE TORPILLEURS D'ESCADRE CLASSE LE HARDI    Jeu 30 Juin 2011, 16:07

(Le) Mameluk

Le torpilleur Mameluk en 1940

Présentation

18 février 1939 : lancement du Mameluk à Nantes

-Le Mameluk est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) à Nantes le 1er janvier 1937, lancé le 18 février 1939 et admis au service actif le 9 mai 1940, le jour même de sa présentation en recette à Toulon.

Le quatrième torpilleur de classe Le Hardi est le cinquième navire de la marine nationale à porté le nom de cette milice formée d'affranchis et d'esclaves, au service des différents califes quand ils n'occupaient pas le pouvoir eux comme en Egypte, en Syrie et dans le Hedjaz de 1250 à 1517.

Il succède à un brick en service de 1804 à 1914, un lougre corsaire capturé par les anglais en 1810, un brick construit à Nantes en 1810 rebaptisé L'Olivier en 1814 et enfin un contre-torpilleur de classe Spahi (type 450 tonnes) construit lui aussi aux ACL à Nantes et en service de novembre 1909 à février 1928.

Carrière opérationnelle

Le Mameluk quitte Lorient le 17 juin 1940 alors qu'il était en remontage après essais. Il est donc loin d'être opérationnel quand il quitte la Brtagne pour Casablanca en même temps que le cuirassé Jean Bart.

Les travaux sont menés avec les faibles moyens disponibles au Maroc à tel point qu'on décide au mois de novembre de le renvoyer à Toulon, constituant la 10ème DT avec ses sister-ship Le Hardi et Epée.

Le 27 novembre 1942 quand les allemands pénètrent dans le camp retranché de Toulon, le Mameluk est mouillé dans la Darse Vauban en compagnie de son sister-ship Casque. Il s'y saborde pour échapper à la capture.

Renfloué par les italiens, il est jugé irréparable. Gravemen avatrié le 8 août 1943 par un bombardement allié, il est restitué à la France, subissant de nouveaux dégâts les 6 et 27 avril 1944. Il est semble-t-il envoyé à la démolition avant la fin du conflit mais j'ignore si le démantelement à été réalisé durant la guerre.

_________________
"Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
clausewitz
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre
avatar

Masculin
Nombre de messages : 9335
Age : 33
Ville : Nantes
Emploi : Agent de sécurité
Date d'inscription : 22/12/2005

MessageSujet: Re: FRANCE TORPILLEURS D'ESCADRE CLASSE LE HARDI    Jeu 30 Juin 2011, 16:10

(Le) Casque

Présentation

Le torpilleur Casque en 1941

-Le Casque est mis sur cale aux chantiers navals des Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) sis à La Seyne sur Mer le 30 novembre 1936 et lancé le 2 novembre 1938.

Armé à l'Arsenal de Toulon, il est présenté aux essais le 25 avril 1940, essais précipités en raison des événements. Il est admis au service actif en juin 1940.

Le Casque est le deuxième navire à porter le nom de cette pièce indispensable à l'équipement militaire depuis l'Antiquité. Il succède à un contre-torpilleur de la classe Bouclier en service de juin 1911 à mars 1926, un contre-torpilleur connu pour sa silhouette singulière : une très grosse cheminée centrale et deux cheminées latérales plus petites.


Le torpilleur Casque

Carrière opérationnelle

Le torpilleur Casque en 1942

Le 20 juin 1940, il quitte Toulon pour Mers-El-Kébir où il est toujours présent le 3 juillet 1940 lors de l'opération Catapult. Il échappe à la destruction sans prendre part à la riposte française, seule sa DCA étant encore en état.

Il rentre à Toulon peu après et est aussitôt placé en gardiennage d'armistice. Le 27 novembre 1942 au matin, il est mouillé dans la Darse Vauban en compagnie de son sister-ship Mameluk. Il est sabordé, incliné de 50° sur tribord.

Renfloué par les italiens, il est jugé irrécupérable et ne subira aucun travaux. Gravement endommagé par des bombardements alliés les 6 août 1943 et 24 avril 1944, il est condamné et démoli à Port-de-Bouc.


Le torpilleur Casque sabordé

_________________
"Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
clausewitz
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre
avatar

Masculin
Nombre de messages : 9335
Age : 33
Ville : Nantes
Emploi : Agent de sécurité
Date d'inscription : 22/12/2005

MessageSujet: Re: FRANCE TORPILLEURS D'ESCADRE CLASSE LE HARDI    Jeu 30 Juin 2011, 16:18

(Le) Lansquenet

Présentation

Le torpilleur Lansquenet en 1940

-Le Lansquenet est mis sur cale aux chantiers navals des Forges et Chantiers de la Gironde (FCG) installés à Bordeaux le 17 décembre 1936 et lancé le 20 mai 1939. La prise d'armement pour essais à lieu le 1er juin 1940.

Les travaux sont toujours en cours le 17 juin 1940 quand le maréchal Pétain demande que l'on cesse le combat, prémice à la demande d'armistice. La marine envisage de saborder le bâtiment pour éviter qu'il ne tombe aux mains des allemands.

L'équipage et les ouvriers du chantier vont travailler jour et nuit pour permettre au torpilleur d'appareiller. Il est sorti du bassin à l'aube le 18 juin et les travaux sont menés suffisamment rapidement pour permettre au navire d'appareiller à la remorque le 21 juin, direction Pauillac où il remplit ses soutes.

Il mouille au Verdon le 23 juin et appareille le 24 juin pour Casablanca où il arrive le 27 juin à 16h30, le torpilleur s'amaarant au point 1300 de la jetée Delure.

Le torpilleur est admis au service actif en juin 1940 bien qu'il soit bien loin d'être opérationnel, la mise au point de l'artillerie restant à faire.

Le sixième torpilleur de classe Le Hardi est le troisième navire de la marine nationale à avoir porté le nom de ces piquiers mercenaires souvent d'origine allemande. Il succède à un torpilleur de haute mer de classe Corsaire (Corsaire Mousquetaire Chevalier) en service de 1898 à 1905 et un contre-torpilleur de 450 tonnes classe Spahi en service d'octobre 1910 à décembre 1928.


Le contre-torpilleur de 450 tonnes Lansquenet

Carrière opérationnelle

Le Lansquenet sabordé au quai d'armement des FCM à La Seyne sur Mer

Le 8 novembre 1940, le Lansquenet rentre à Toulon, escortant le cuirassé Provence qui rentre à Toulon après avoir subir des réparations provisoires suite à l'opération Catapult qui l'avait gravement endommagé le 3 juillet 1940 et qui devait être remis en état à Toulon.

Le torpilleur lui est placé en gardiennage d'armistice mais en mars 1941, la France demande à la commission italienne d'armistice de pouvoir l'achever, autorisation accordée en août.......1942.

Remorqué au quai d'armement des chantiers de La Seyne, il est sabordé le 27 novembre 1942, s'inclinant sur tribord.

Renfloué par les italiens et devenu FR34, il est remorqué à Imperia (Ligurie, à la frontière française) où il arrive le 31 août 1943.

Saisi le 9 septembre 1943 par les allemands, il devient le TA 34 (NdA : Torpedoboot Ausland = Torpilleur Etranger, cet acronyme étant apposé à tous les torpilleurs saisis par les allemands. Concernant la France, il y à les TA1 à TA6 _Le Fier L'Agile L'Alsacien L'Entreprenant Le Farouche et Le Corse_; les TA9 à TA13 _La Bombarde La Pomone L'Iphigénie La Baliste et La Bayonnaise_. D'autres sources disent que le TA34 est en réalité le destroyer italien Carrista de classe Soldato).

Quoiqu'il en soit, il ne sera cependant jamais remis en service et le torpilleur est sabordé dans le port de Gênes pour l'embouteiller.

Renfloué le 19 mars 1946, il est ramené à Toulon. On envisage de le remettre en état et de le remettre en service sous le nom de Cyclone mais au final, il est déclaré irrécupérable, condamné puis vendu à la démolition.

_________________
"Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
clausewitz
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre
avatar

Masculin
Nombre de messages : 9335
Age : 33
Ville : Nantes
Emploi : Agent de sécurité
Date d'inscription : 22/12/2005

MessageSujet: Re: FRANCE TORPILLEURS D'ESCADRE CLASSE LE HARDI    Jeu 30 Juin 2011, 16:23

Le Corsaire

Présentation

Le Corsaire en 1940

-Le Corsaire est mis sur cale aux chantiers navals des Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) installés à La Seyne sur Mer le 31 mars 1938 et lancé le 14 novembre 1939.

Armé pour essais le 1er mai 1940, sa présentation en recette était prévue pour le mois de juillet et le 1er juin se trouvait à 82% de son achèvement. Il est admis au service actif en juin 1940 mais il est loin d'être prêt techniquement et a fortiori d'être opérationnel.

Le septième torpilleur d'escadre de classe Le Hardi et premier de la tranche 1937 est le troisième navire de la marine française à avoir porté le nom d'un marin d'un navire civil armé autorisé à attaqué le trafic commercial grâce à des lettres de marques ou des lettres de commission qui les differencient des pirates qui opèrent pour leur propre compte.

Ces documents leur évite d'être pendus haut et court au grand mat puisqu'ils sont considérés comme des prisonniers de guerre. Ce statut juridique est d'ailleurs toujours légal aux Etats Unis.

Il succède à une corvette de 1787 baptisée à l'origine Maréchal de Castries et rebaptisée en 1792 après la chute de la monarchie et un torpilleur de 1893, tellement raté qu'il ne sera jamais en service.


Le torpilleur Corsaire

Carrière opérationnelle

Le torpilleur pour échapper à une possible capture gagne Mers-El-Kébir où il est présent lors de l'opération Catapult le 3 juillet 1940, en ressortant indemne.

Il regagne Toulon le 8 juillet 1940 où il resta armé jusqu'au 22 septembre 1940 quand il est placé en gardiennage d'armistice. Il est d'ailleurs visite par la commission italienne d'armistice le 16 décembre 1940.

Le 1er avril 1941, Le Casque est rebaptisé Le Siroco pour rendre hommage au torpilleur coulé le 30 mai 1940 par les S-Boot au large de Dunkerque lors de l'opération Dynamo. Il ne naviguera jamais sous ce nom.

Le 27 novembre 1942, le torpilleur Le Siroco est amarré au quai Noël avec à babord La Palme (classe L'Adroit) et à tribord La Trombe (classe Bourrasque). Il s'y saborde, se couchant à tribord, les mats touchant quasiment La Trombe qui elle est restée à flot.


Le Corsaire/Siroco sabordé

Renfloué par les italiens, il est saisi et rebaptisé FR32. Il est remorqué à Gênes le 10 juin mais avant même qu'il soit remis en état, il est saisi par les allemands le 9 septembre qui le coulent comme blockship dans la passe ouest du port de Gênes à l'aide de trois grenades. L'épave sera démantelé après guerre sur place.


Le Corsaire à terminé sa courte vie à Gênes

_________________
"Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
clausewitz
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre
avatar

Masculin
Nombre de messages : 9335
Age : 33
Ville : Nantes
Emploi : Agent de sécurité
Date d'inscription : 22/12/2005

MessageSujet: Re: FRANCE TORPILLEURS D'ESCADRE CLASSE LE HARDI    Jeu 30 Juin 2011, 16:33

(Le) Flibustier

Présentation

Le Flibustier à La Seyne sur Mer en juin 1940

-Le Flibustier est mis sur cale aux chantiers navals des Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) de La Seyne sur Mer le 11 mars 1938 et lancé le 14 décembre 1939. En armement à Toulon, il est présenté aux essais le 23 juin et admis au service actif le jour même bien qu'il n'était achevé qu'à 75% .

Le huitième navire de classe Le Hardi est le troisième navire de la marine française à avoir porté le nom de ces aventuriers qui devastaient les possessions espagnoles aux Amériques au XVIème et au XVIIème siècle.

Il succède à un vaisseau de 1789 connu sous le nom de l'Argonaute et rebaptisé Le Flibustier en 1794 puis à un torpilleur de haute mer en service de 1895 à 1923.

Carrière opérationnelle

Le Flibustier à La Seyne sur Mer

Le 1er avril 1941, il est rebaptisé Bison pour rendre hommage au contre-torpilleur de classe Guépard coulé au large de la Norvège le 3 mai 1940.


Le contre-torpilleur Bison

Le 20 août 1942, les commissions d'armistice allemandes et italiennes autorisent l'achèvement du navire mais cet achèvement ne sera pas réalisé avant le sabordage de la flotte le 27 novembre 1942. Il était alors au quai Noël avec Le Hardi à babord et L'Adroit (ex-Epée) à tribord).


Le Bison sabordé en compagnie du Le Hardi et du Foudroyant
Il est relevé par les italiens puis remis à la marine française et le 5 juin 1943, le gouvernement de Vichy ordonne la reprise des travaux (durée prévue : un an) pour remise ultérieure à l'Axe mais cet ordre est reporté le 6 juillet après la saisie du contre-torpilleur Valmy par les italiens.

Saisi à son tour par les italiens et rebaptisé FR35, il sera saisi par les allemands à Toulon le 9 septembre, servant comme ponton porte-fumigènes pour protéger la rade de Toulon.

Le Bison est très endommagé par les bombardements alliés puis achevé par une torpille d'un sous-marin allemand le 25 juin 1944. Son épave est relevée et démantelée après guerre.

_________________
"Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
clausewitz
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre
avatar

Masculin
Nombre de messages : 9335
Age : 33
Ville : Nantes
Emploi : Agent de sécurité
Date d'inscription : 22/12/2005

MessageSujet: Re: FRANCE TORPILLEURS D'ESCADRE CLASSE LE HARDI    Jeu 30 Juin 2011, 16:37

L'Intrépide

L'Intrepide peu avant son lancement

-L'Intrépide est mis sur cale aux chantiers navals des Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) installés à La Seyne sur Mer le 16 août 1939. En dépit de l'armistice, la construction est poursuivit ce qui permis aux FCM de le lancer le 26 juin 1941, il était alors achevé à 20%.

Saisi par les allemands le 27 novembre 1942, le gouvernement de Vichy décide le 5 juin 1943 de l'achever (delai : deux ans) pour remise à l'Axe mais l'enlèvement du Valmy fait capoté ce projet et le torpilleur ne sera jamais achevé. La coque à probablement été envoyé à la démolition après guerre.

Le Téméraire

7 novembre 1941 : lancement du Téméraire. A comparer avec ceux lancés avant guerre, le torpilleur est très loin d'être achevé

-Le Téméraire est mis sur cale aux chantiers navals des Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) installés à La Seyne sur Mer le 28 août 1939. En dépit de l'armistice, la construction est poursuivit ce qui permis aux FCM de le lancer le 7 novembre 1941, étant alors achevé à 15%.

Il est saisi par les allemands le 27 novembre 1942 et comme pour l'Intrépide, il aurait du être achevé pour remise à l'Axe mais l'affaire du Valmy fit qu'il ne sera jamais achevé. La coque à probablement été envoyé à la démolition après guerre.

L'Opiniâtre

Forges et Chantiers de la Gironde à Bordeaux : l'Aventurier à gauche et l'Opiniatre à droite

-L'Opiniâtre est mis sur cale aux chantiers navals des Forges et Chantiers de la Gironde (FCG) installés à Bordeaux le 1er août 1939. Au moment de l'armistice, il est achevé à 16%.

Les allemands envisagent sérieusement de l'achever, l'Opiniâtre devenant le ZF2 (Zersoster Franzsochize n°2) avec un armement composé de cinq canons de 127mm (tourelle double avant, trois affûts simples à l'arrière), quatre canons de 37mm en deux affûts doubles, dix canons de 20mm et huit tubes lance-torpilles de 533mm en deux plate-formes quadruples.

Aucune suite sérieuse n'est donné à se projet. Les éléments mis sur cale sont démontés à partir de juillet 1943 même si l'arrêt de sa construction ne fût officiellement décidée que le 19 mai 1951.

L'Aventurier

-L'Aventurier est mis sur cale aux chantiers navals des Forges et Chantiers de la Gironde (FCG) à Bordeaux le 4 août 1939. Sa construction est stoppée après l'armistice puis retrouvée à la Libération. La construction est reprise et le torpilleur est lancé le 20 avril 1947 mais le navire ne sera jamais achevé et la coque servira de ponton jusqu'au milieu des années soixante à Brest. La coque est démolie en 1971.

_________________
"Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
clausewitz
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre
avatar

Masculin
Nombre de messages : 9335
Age : 33
Ville : Nantes
Emploi : Agent de sécurité
Date d'inscription : 22/12/2005

MessageSujet: Re: FRANCE TORPILLEURS D'ESCADRE CLASSE LE HARDI    Jeu 30 Juin 2011, 16:41

CARACTERISTIQUES TECHNIQUES

Schéma de la classe Le Hardi

Déplacement : Washington : 1772 tW (1797 tonnes métriques) en charge normale : 1982.40 tonnes en surcharge maximum : 2577.40 tonnes

Le devis de poids du torpilleur Le Hardi en charge normale soit 1936 tonnes est répartie entre la coque aménagée (658.920 tonnes), appareil propulsif, installations spéciales, matériel et mazout (1230.710 tonnes), munitions (37.50 tonnes) laissant disponible 9.970 tonnes.

Dimensions : longueur hors tout : 117.20m longueur entre perpendiculaires 111.59m largeur au fort : 11.10m largeur à la flottaison : 11.06m tirant d'eau avant au déplacement normal : 2.99m tirant d'eau arrière au déplacement normal : 3.79m tirant d'eau arrière au déplacement en charge 4.20m

Propulsion :

Le système propulsif des Le Hardi est classique pour un navire de cette époque à savoir des turbines à engrenages et des chaudières à mazout.

Les Le Hardi disposent de deux groupes de turbines composées pour chacun d'une turbine à haute pression, d'une turbine à moyenne pression, d'une turbine à basse pression plus une turbine de croisière.

Elles sont du modèle Rateau pour les torpilleurs Fleuret Epée Lansquenet Le Flibustier L'Opiniâtre et L'Aventurier et du modèle Parsons pour les Le Hardi Mameluk Casque Le Corse L'Intrépide et L Téméraire.

Elles sont alimentées en vapeur par quatre chaudières Sural-Penhoët à foyer sous pression timbrées à 35kg/cm² avec une température de surchauffe de 385°.

La puissance dévellopée peut varier de 58000 à 66000ch. Après réducteur, les turbines entrainent deux hélices tripales de 3.3m de diamètre

Performances : La vitesse maximale prévue était de 37 noeuds avec une distance franchissable de 790 miles nautiques à 36 noeuds, 1100 miles nautiques à 30 noeuds, 1770 miles nautiques à 25 noeuds et 2760 miles nautiques à 20 noeuds.

Le torpilleur d'escadre Le Hardi est le seul à avoir réalisé ses essais à la mer en conditions normales.

L'essai de puissance maximum de huit heures à un déplacement de 2429 tonnes à l'appareillage eut lieu le 6 novembre 1939 donna une puissance de 60450ch avec une vitesse maximale de 39.09 noeuds.

Les essais de consommation ont permis d'envisager des rayons d'action suivants : 1000 miles nautiques à 35 noeuds, 1900 miles nautiques à 25 noeuds (deux chaudières allumées), 2000 miles à 16 noeuds, 2300 miles à 10 noeuds (deux chaudières allumées) et 3100 miles nautiques à 10 noeuds (une chaudière allumée).

Armement :

Tourelle double II du Le Hardi

-6 canons de 130mm (5.1 pouces) modèle 1932 répartis en deux tourelles doubles (une avant et deux arrières) modèle 1935.

Le canon de 130mm modèle 1932 à une longueur de 45 calibres, avec une culasse monobloc et un tube auto-fretté. Pesant 3.8 tonnes, il tire des obus perforants de 33.4kg, des obus explosifs en acier de 29.5kg et des obus éclairant de 30kg. La portée maximale en tir antisurface est de 20800m (+45°) et un plafond 12000m en tir antiaérien (+75°) avec une cadence de tir de 10 à 12 coups par minute.

Les tourelles doubles modèle 1935 sont construites par la firme Schneider en acier de 20mm d'épaisseur pesant une trentaine de tonnes (32.145 tonnes pour la tourelle avant, 31.160 tonnes pour la tourelle arrière du pont principal et 32.195 tonnes pour la tourelle du roof arrière).

Elles permettaient aux canons abrités de pointer en site de -10 à +30° à raison de 10° par seconde et en azimut sur 300°. La dotation en munitions est de 1020 obus perforants (170 par canon), 60 éclairants (pour la tourelle II) et 193 d'exercices.

La conduite de tir est assurée par un télépointeur et un télémètre de 5m inspirée de celles des Mogador et Volta.

L'Opiniâtre aurait du également recevoir deux affûts doubles de 100mm modèle 1931 munis de canons modèle 1930. Le canon modèle 1930 est un canon de 45 calibres tirant des obus de 15kg à une distance maximale de 15800m (+45°) et de 10000m en tir contre-avions (+80°) à raison de 10 coups par minute. L'affût double pèse 13.5 tonnes permettant au canon de pointer en site de -10° à +80° et en azimut sur 80° de chaque côté

-Deux canons de 37mm Contre-Avions Simples (CAS) modèle 1925. Le canon de 37mm modèle 1925 est un canon de 60 calibres tirant un obus de 0.725kg à 8000m avec un plafond de 5000m à raison de 20 coups par minute. Ces deux canons sont installés à la hauteur du rouf arrière et peuvent pointer en site de -15° à +80°. La dotation en munitions est de 500 coups par pièce.

-Quatre mitrailleuses de 13.2mm Hotchkiss modèle 1929 en deux affûts doubles. La mitrailleuse de 13.2mm Hochkiss modèle 1929 dispose d'un canon de 76 calibres ayant une portée maximale de 3500m, une cadence de tir pratique de 250 coups/minute (lié au système d'alimentation, des boitiers chargeurs de 30 cartouches). Elles sont montées en affûts simples, doubles ou quadruples.

Les premiers combats de la Seconde Guerre Mondiale montre qu'une mauvaise estimation de la DCA et de la lutte ASM. Outre le choix d'équiper les derniers torpilleurs de canons de 130mm à double usage, on renforça l'armement des navires en service.

Par exemple, le torpilleur Le Hardi remplaça ses canons de 37mm modèle 1925 par deux canons de même calibre modèle 1933. Le canon de 37mm modèle 1933 est un canon de 50 calibres tire des obus de 0.7kg à une distance maximale de 5000m (8000m en théorie) à raison de 15 à 21 coups par minute. L'affût double permet à ce canon de pointer en site de -15° à +80° et en azimut sur 360°.

Le nombre de mitrailleuses de 13.2mm fût porté à huit et cinq mitrailleuses de 8mm installés sur les plate-formes des tubes lance-torpilles. Le Hardi reçut également deux canons de 25mm sur les ailerons de passerelle.

Le canon de 25mm Hotchkiss modèle 1939/40 est un canon de 77 calibres tirant ses projectiles à une distance maximale de 7500m (pratique : 3500m) à raison de 250/300 coups par minute (350 à 400 coups pour le modèle 1940) avec des boitiers-chargeurs de 15 coups.

-Sept tubes lance-torpilles de 550mm en une plate-forme axiale triple et deux plate-formes latérales doubles. J'ignore le modèle de torpille qui aurait été utilisé.

A l'époque, les modèles suivants étaient utilisés :

-La torpille modèle 1919D longue de 8.22m avec une charge militaire de 237 ou 250 kg et une portée comprise entre 6000m à 35 noeuds et 14000m à 26 noeuds.

-La torpille modèle 19V longue de 6.60m pesant 1385kg avec une charge militaire de 238kg et une portée comprise entre 2000m à 42 noeuds et 4000m à 35 noeuds.

-La torpille modèle 1923DT longue de 8.280m, pesant 2068kg avec une charge militaire de 310kg et une portée comprise entre 9000m à 39 noeuds et 13000m à 35 noeuds.

-Deux grenadeurs de sillage avec six grenades Guiraud modèle 1922 de 260kg avec une charge militaire composée de 200kg de tolite. Cette configuration s'appliquait sur Le Fleuret, le Mameluk et Le Corsaire mais les Le Hardi, L'Epée et Le Casque ne disposaient que d'un grenadeur.

-Une torpille Ginocchio mise à terre le 18 janvier 1940

-Drague type C

Equipage : 187 officiers et marins

SOURCES

-Charles Salou Les torpilleurs d'escadre du type Le Hardi

-Jean Moulin Les navires français 1939-1945 en images (L'Epée p60)

-Marines Magazine HS n°1 «100 ans de marine française» Cuirassés, Torpilleurs, Contre torpilleurs Escorteurs

-Ressources internet diverses


FIN DE L'ARTICLE
A VENIR : CUIRASSES CLASSE MARCEAU


_________________
"Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
david
Enseigne de vaisseau 1ère classe
Enseigne de vaisseau 1ère classe
avatar

Masculin
Nombre de messages : 2035
Age : 42
Ville : Eaubonne
Emploi : éducation nat
Date d'inscription : 08/11/2005

MessageSujet: Re: FRANCE TORPILLEURS D'ESCADRE CLASSE LE HARDI    Jeu 30 Juin 2011, 17:30

très belle series d'article pour une classe qui aurait mieux mériter que le sabordage, il existe sur un ou deux forums des photos de la fin de l'intrepid et de l'aventurier

_________________
je ne suis pas fou, juste un peu cinglé
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
clausewitz
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre
avatar

Masculin
Nombre de messages : 9335
Age : 33
Ville : Nantes
Emploi : Agent de sécurité
Date d'inscription : 22/12/2005

MessageSujet: Re: FRANCE TORPILLEURS D'ESCADRE CLASSE LE HARDI    Jeu 30 Juin 2011, 17:33

david a écrit:
très belle series d'article pour une classe qui aurait mieux mériter que le sabordage, il existe sur un ou deux forums des photos de la fin de l'intrepid et de l'aventurier

Tu as les adresses parce que cela m'intéresse.

Je trouve la ligne de ces navires très modernes pour l'époque surtout comparés aux destroyers américains et britanniques de l'époque. Seuls point faible mais comme tous les navires français : la DCA et la défense ASM d'autant plus étrange que la raison d'être de ces navires était la protection des nouveaux cuirassés.

_________________
"Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
pascal
Contre-amiral
Contre-amiral
avatar

Masculin
Nombre de messages : 5134
Age : 52
Ville : marseille
Emploi : fonctionnaire
Date d'inscription : 08/02/2009

MessageSujet: Re: FRANCE TORPILLEURS D'ESCADRE CLASSE LE HARDI    Jeu 30 Juin 2011, 18:17

En 1939 et 1940 la DCA légère des navires de guerre est on ne peu plus réduite notamment sur les destroyers

pour les brits et les US à part les .50 les pom pom et les 1.1 il n'y a rien d'autre... les français ont du 37 mm et de la 13.2 on commence à recevoir l'ASDIC, mais pas de radar

Il faudra attendre des évolutions rapides à partir de 41 et surtout 42. A cette époque une année de guerre vaut 5 à 10 ans de développement de temps de paix.

En 39/40 une DCA de contre torpilleur français vaut bien celle d'un Tribal ou d'un Jouett.

Le problème pour la Marine c'est qu'en juin 40 le temps s'est arrêté alors que pour les alliés il s'est considérablement accéléré
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Colombamike
Capitaine de corvette
Capitaine de corvette
avatar

Masculin
Nombre de messages : 3302
Age : 37
Ville : Massilia
Emploi : Yep
Date d'inscription : 06/11/2007

MessageSujet: Re: FRANCE TORPILLEURS D'ESCADRE CLASSE LE HARDI    Jeu 30 Juin 2011, 20:25

pascal a écrit:
En 1939 et 1940 la DCA légère des navires de guerre est on ne peu plus réduite notamment sur les destroyers. pour les brits et les US à part les .50 les pom pom et les 1.1 il n'y a rien d'autre... les français ont du 37 mm et de la 13.2 on commence à recevoir l'ASDIC, mais pas de radar. Il faudra attendre des évolutions rapides à partir de 41 et surtout 42. A cette époque une année de guerre vaut 5 à 10 ans de développement de temps de paix. En 39/40 une DCA de contre torpilleur français vaut bien celle d'un Tribal ou d'un Jouett. Le problème pour la Marine c'est qu'en juin 40 le temps s'est arrêté alors que pour les alliés il s'est considérablement accéléré

Absolument pas d'accord avec toi Pascal.......tu dit la de biens belles conneries...

Certes, dès juin 1940 le développement des canons AA français ralentit considérablement
- L'affut double automatique de 37 "fini dans les limbes"...

Mais ce développement continue quand même :
- en 1940-1943 les ingénieurs français étudient quand même des canons DP de 100, 115, 120 et 127....
- Dès 1943, les ingénieurs à Vichy envisagent les 20mm oerlikons et les 40 bofors pour leurs études...

Et surtout...
N'oublie pas qu'en 1940-1942, de nombreux navires "Vichystes" vont voir leurs DCA renforcée !!!!
- ajout de mitrailleuses simple/double légère de 8mm.
- ajout de mitrailleuses simple/double/quadruple lourdes de 13,2mm.
- ajout de canon simple/double de 25mm
- ajout de canon simple/double de 37

En juin 1940, le temps ne s'est pas arrêté pour la DCA embarqué française...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
pascal
Contre-amiral
Contre-amiral
avatar

Masculin
Nombre de messages : 5134
Age : 52
Ville : marseille
Emploi : fonctionnaire
Date d'inscription : 08/02/2009

MessageSujet: Re: FRANCE TORPILLEURS D'ESCADRE CLASSE LE HARDI    Jeu 30 Juin 2011, 21:14

oui certes certes ... mais bon quand tu considères la DCA du Strasbourg ou de l'Algérie en nov. 1942 avec ce qui se fait outre Manche ou outre atlantique ...

Le Cleveland dispose dès son neuvage mi-42 de 4 affûts doubles de 40 mm et de 15 affûts simples de 20 mm
En mai 42 le Frisco dispose lui aussi des première grosses batteries de 20 mm en plus de ses médiocres 1.1

Le Colbert en nov. 42 s'est vu adjoindre depuis 40 (notamment sur sa nouvelle pergola) 4 affûts doubles de 37 mm deux affuts simple et 4 affuts quad de 13.2

L'Algérie dispose d'un armement similaire

Alors oui les ingénieurs envisagent, la pensée n'est pas sclérosée, ils voient bien ce qui se passe ailleurs mais le pb c'est que nous n'avons quasi aucun moyen de nous procurer les matériels, les acheter ou les construire.
Les affûts installés sont de la récupération. Comment se procurer des affûts Bofors de 40 mm en 42 en Zone Libre ?

Ne parlons pas de l'autre élément essentiel les conduites de tir qui deviennent radar chez les alliés en 41, nous en sommes loin; le Suffolk pista le Bismarck en mai 41 par corrélation des données de ses radars d'artillerie.

L'occupation marque l'arrêt de nos capacités industrielles et de ce fait selon moi pour la Marine le temps s'est arrêté. Le rééquipement en matériel moderne et complexe sera US.

La vraie renaissance ce sera vers le milieu des années 50
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
clausewitz
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre
avatar

Masculin
Nombre de messages : 9335
Age : 33
Ville : Nantes
Emploi : Agent de sécurité
Date d'inscription : 22/12/2005

MessageSujet: Re: FRANCE TORPILLEURS D'ESCADRE CLASSE LE HARDI    Jeu 30 Juin 2011, 21:31

Une question en passant. J'ai écris que l'Opiniatre aurait du recevoir deux affûts doubles de 100mm en plus des trois tourelles doubles de 130mm. Comment une coque de cette taille aurait pu recevoir un tel armement.

_________________
"Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Colombamike
Capitaine de corvette
Capitaine de corvette
avatar

Masculin
Nombre de messages : 3302
Age : 37
Ville : Massilia
Emploi : Yep
Date d'inscription : 06/11/2007

MessageSujet: Re: FRANCE TORPILLEURS D'ESCADRE CLASSE LE HARDI    Jeu 30 Juin 2011, 21:42

clausewitz a écrit:
Une question en passant. J'ai écris que l'Opiniatre aurait du recevoir deux affûts doubles de 100mm en plus des trois tourelles doubles de 130mm. Comment une coque de cette taille aurait pu recevoir un tel armement.

Officiellement oui (si c'était prévue c'est que les ingénieurs avaient faits les calculs ???...)
Mais perso, j'estime qu'un navire de 117+ mètres jaugeant 1800/2100 tonnes et devant filer 33/35 nœuds ne pouvait réellement emporter un tel armement.

Les essais en mer auraient été "littéralement catastrophique"

6 pièces de 130 OU 6 pièces de 100 oui, mais pas 6 x 130 et 4 x 100 en même temps...

Il suffit de voir tous les gros destroyers emportant +/- 8 canons à l'époque
- Francais MOGADOR: 2800/3500 tonnes pour 8 x 138mm
- Anglais TRIBAL: 1800/2500 tonnes pour 8 x 120 (et 2 120 furent très vites remplacés par 2 102)
- Japonais Akitsuki: 2500+ tonnes pour 8 x 100
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
pascal
Contre-amiral
Contre-amiral
avatar

Masculin
Nombre de messages : 5134
Age : 52
Ville : marseille
Emploi : fonctionnaire
Date d'inscription : 08/02/2009

MessageSujet: Re: FRANCE TORPILLEURS D'ESCADRE CLASSE LE HARDI    Jeu 30 Juin 2011, 21:45

c'est une bonne question claus ...

réponse A en lui taillant une coque comme celle de la LCS Independance ou alors

réponse B en l'affectant à la flottille du Rhin
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
clausewitz
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre
avatar

Masculin
Nombre de messages : 9335
Age : 33
Ville : Nantes
Emploi : Agent de sécurité
Date d'inscription : 22/12/2005

MessageSujet: Re: FRANCE TORPILLEURS D'ESCADRE CLASSE LE HARDI    Jeu 30 Juin 2011, 22:06

Oui donc j'ai compris, cela n'aurait pas dépassé le stade des essais à moins que les canons de 100mm remplacent ceux de 37mm mais cela me parait iréel.

_________________
"Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
DahliaBleue
Amiral
Amiral
avatar

Féminin
Nombre de messages : 10330
Age : 35
Ville : Au septième Ciel… sous la dunette
Emploi : Passagère du Vent
Date d'inscription : 21/06/2010

MessageSujet: Clins d’œil de l’enquiquineuse…   Jeu 30 Juin 2011, 23:26

Citation :
[…]Le torpilleur Fleuret sur cale à La Seyne sur Mer
Sur cale ? On dirait plutôt que c’est le jour de son lancement… (mais je me trompe peut-être ?)
clausewitz a écrit:
NdA : La présence de l'article en parenthèse s'explique par le fait que les noms de certains torpilleurs étaient dépourvus d'article mais je les met par commodité. On peut ainsi dire Le Casque ou le torpilleur Casque mais pas le torpilleur Le Casque.
Il faut reconnaître que ça ne facilite pas l’application pratique de notre règle (admise ici…) d’usage des "articles"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
DahliaBleue
Amiral
Amiral
avatar

Féminin
Nombre de messages : 10330
Age : 35
Ville : Au septième Ciel… sous la dunette
Emploi : Passagère du Vent
Date d'inscription : 21/06/2010

MessageSujet: Distances franchissables   Jeu 30 Juin 2011, 23:28

clausewitz a écrit:
CARACTERISTIQUES TECHNIQUES
Performances :[…] distance franchissable de 790 miles nautiques à 36 nœuds […]
Les essais de consommation ont permis d'envisager des rayons d'action suivants : 1000 miles nautiques à 35 nœuds […] 2000 miles à 16 noeuds, 2300 miles à 10 noeuds (deux chaudières allumées) et 3100 miles nautiques à 10 noeuds (une chaudière allumée).
Les différents rayons d’action évalués (790/36, 1100/30, 1770/25, 2760/20) ainsi que ceux des essais du Le Hardi (1000/35, 1900/25 (sur 2 ch.), 2000/16, 2300/10 (sur 2 ch.) et 3100/10 (sur une seule chaudière) — je ne les conteste pas, j’ai les mêmes, donc certainement les mêmes sources… — sont surprenants pour les basses vitesses (16 et 10 nœuds).
Pour un plein de 430 tonnes de mazout, cela donne les consommations spécifiques suivantes :
À 20 nœuds : 156 kg/M et 3,12 tonnes/heure ; à 16 nœuds : 215 kg/M et 3,44 tonnes/heure ; à 10 nœuds/2 chaudières : 187 kg/M et 1,87 tonnes/heure ; à 10 nœuds/une seule chaudière : 139 kg/M et 1,39 tonnes/heure.
Autrement dit, pour naviguer à 10 nœuds, mieux vaut (largement) de passer sur seule chaudière (ce qui est, somme toute, assez logique ! Mais sur 2 chaudières, il est plus économique (en distance) de naviguer à 20 nœuds qu’à 16. Et même mieux encore à 20 qu’à 10 !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
DahliaBleue
Amiral
Amiral
avatar

Féminin
Nombre de messages : 10330
Age : 35
Ville : Au septième Ciel… sous la dunette
Emploi : Passagère du Vent
Date d'inscription : 21/06/2010

MessageSujet: Canons de 100 AA   Jeu 30 Juin 2011, 23:30

clausewitz a écrit:
Une question en passant. J'ai écris que l'Opiniatre aurait du recevoir deux affûts doubles de 100mm en plus des trois tourelles doubles de 130mm. Comment une coque de cette taille aurait pu recevoir un tel armement.
clausewitz a écrit:
Oui donc j'ai compris, cela n'aurait pas dépassé le stade des essais à moins que les canons de 100mm remplacent ceux de 37mm mais cela me parait iréel.
Henri Le Masson (French Navy tome I — Navies of the WWII, MacDonald) confirme que les deux x II 100mm AA de L’Opîniâtre venaient en complément des trois x II 130 (non DP), lesquels 130 (ancien modèle, au contraire de ceux des trois autres L’Intrépide ) devaient permettre la constitution d’une troisième division homogène (sauf en AA). Ces affûts de 100mm auraient pris la place des 37AA sur le roof arrière. Les capacités respectives des soutes arrière de 130 et de 37/100 en auraient été modifiées…


Dernière édition par DahliaBleue le Jeu 30 Juin 2011, 23:35, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
DahliaBleue
Amiral
Amiral
avatar

Féminin
Nombre de messages : 10330
Age : 35
Ville : Au septième Ciel… sous la dunette
Emploi : Passagère du Vent
Date d'inscription : 21/06/2010

MessageSujet: Cargaison ?   Jeu 30 Juin 2011, 23:33

clausewitz a écrit:
[…]Schéma de la classe Bourrasque
Caractéristiques Techniques de la classe Bourrasque

Déplacement : prévu 1457.850 tonneaux charge normale 1588.053 tonneaux en surcharge 1841.331 tonneaux
scratch ??? Vraiment très surprenante, cette caractéristique volumique en guise de déplacement ? (Au lieu des 1319 tW, 1500 t. normal et 1800 t. pc). En plus le volume «marchand» varie selon la charge…

Ce qui donnerait donc un volume intérieur (capacité totale, coque vide, sans doute, car en matière de soutes disponibles pour cargaison, c’est difficilement concevable…), un volume intérieur donc (en mètres cube) variant de 4126 / 4494 et 5211 m3 selon la "charge". scratch
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: FRANCE TORPILLEURS D'ESCADRE CLASSE LE HARDI    

Revenir en haut Aller en bas
 
FRANCE TORPILLEURS D'ESCADRE CLASSE LE HARDI
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant
 Sujets similaires
-
» Escorteur d escadre classe T 47 DUPETIT THOUARS Ref 543
» ROYAL NAVY PORTE-AVIONS D'ESCADRE CLASSE ILLUSTRIOUS
» Cuirassé Classe Charlemagne scratch 1/700 éme
» Les contre-torpilleurs français
» Torpilleurs numérotés

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Marine forum :: HISTOIRE :: LES NAVIRES 1922-1950-
Sauter vers: