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 ROYAL NAVY CROISEURS LEGERS CLASSE TOWN (1936)

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clausewitz
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MessageSujet: ROYAL NAVY CROISEURS LEGERS CLASSE TOWN (1936)   Sam 11 Juin 2011, 20:23

CROISEURS LEGERS CLASSE TOWN (1936)
(GRANDE BRETAGNE)


Le HMS Southampton à la mer en décembre 1936 lors des essais à la mer

INTRODUCTION

Le traité de Washington ou la fin d'une époque pour la Royal Navy

Considérations préliminaires

allégorie de Britannia

Britannia rules the waves (Britannia commande les vagues), ce slogan résume la puissance navale britannique qui devient omnipotente au 19ème siècle faute d'adversaire à sa mesure. Cette puissance navale permet une formidable expension coloniale qui donne à la Grande Bretagne le premier empire colonial.

Il faut attendre la fin du 19ème siècle pour que Londres ait un adversaire à sa mesure en la personne de l'Allemagne wilelhmienne et surtout de Guillaume II. En bon petit-fils de la reine Victoria, il avait compris l'intérêt d'une puissante marine pour permettre à l'Allemagne de gagner «sa place au soleil» en pratique de se tailler un empire colonial conséquent.

Dès 1888 et son avénement, le troisième empereur du IIème Reich lança le dévellopement de la Kaiserliche Marine qui en quelques années seulement passa du statut de force côtière à peine à meine de combattre en Baltique à celui d'une marine océanique qui inquiéta tellement les britanniques que le bouillant amiral Fisher, premier lord de l'Amirauté de 1904 à 1910 proposa de «copenhaguiser» la marine allemande en référence aux attaques surprises de la flotte anglaise contre la flotte danoise alliée de la France de 1801 à 1807.

Une course aux armements navals opposa alors la Grande Bretagne à l'Allemagne, course de laquelle furent rapidement exclus les autres pays européens incapable de suivre le rythme haletant d'Albion et de Germania.

La Grande Guerre épuise la Grande Bretagne qui doit maintenir une marine imposante mais doit aussi déployer une armée de terre aux effectifs importants et aux pertes qui ne le sont pas moins. Il était désormais clair que la Royal Navy avait perdu la main et ce quelque soit le dénouement du premier conflit mondial.

En effet, de l'autre côté du monde dans le Pacifique, une nouvelle course aux armements navals s'est engagée entre le Japon et les Etats Unis. La Grande Bretagne tenta bien de s'accrocher en planifiant la construction de quatre cuirassés de type N3 et de quatre croiseurs de bataille type G3 mais elle se rendit compte qu'elle n'avait plus les moyens de ses ambitions.

Le traité de Washington

Cette course choque de plus en plus les opinions publiques qui réclament une réduction des armements navals. Le 10 juillet 1921, le président américain Harding envoie à la Grande Bretagne, au Japon, à la France, la Chine et l'Italie une invitation à une conférence sur le désarmement.

Comme toujours dans ses grandes messes internationales, l'hypocrisie et les faux-semblants sont maitres et chacun calculant les avantages et les inconvénients d'une telle conférence sur leur situation stratégique et la défense de leurs intérêts.

La conférence de Washington s'ouvre le 12 novembre 1921 sous la présidence de Charles Evans Hughes, le secrétaire d'Etat américain. Ce dernier propose le gel de la construction des cuirassés pour dix ans et la limitation des caractéristiques des autres catégories de navires. Les britanniques auraient voulu interdire le sous marin mais ils ne peuvent obtenir gain de cause en raison de l'opposition de la France, du Japon, de l'Italie et plus discrète des Etats Unis.

Le traité de Washington signé le 6 février 1922 met fin à la course aux armements navals en imposant à la fois des contingents globaux par pays et des limites pour chaque type de navire.

Sur le plan technique, le traité définissait les différentes catégories de navires. Le cuirassé était un navire de 10 à 35000 tonnes armés de canons d'un calibre supérieur ou égal à 203mm et inférieur à 406mm; le croiseur un navire d'un tonnage maximal de 10000 tonnes armé de canons d'un calibre maximal de 203mm. Toutes les marines vont donc construire des croiseurs lourds de 10000 tonnes (approchant ou dépassant) armés de 6 à 10 canons de 203mm.

Pour la Royal Navy, le croiseur de 10000 tonnes est le «mal aimé». Ils sont jugés trop gros et trop coûteux pour les besoins de la Royal Navy notamment la protection des voies de communication entre la Grande Bretagne et l'Empire. Néanmoins comme les autres pays multiplient les construction de «cuirassés en papier d'étain», les britanniques vont construire un total de quinze croiseurs lourds sur vingt initialement prévus.


Le HMS Kent

La première classe est la classe ou type County composée de treize navires répartis en trois sous type : les sept navires de type Kent, les quatre navires de type London et les deux navires de type Norfolk, la crise économique de 1929 ayant annulé la construction de deux autres navires baptisés Northumberland et Surrey.


Le HMS London

Ces navires mis en service en 1927-1928 (Les Kent), 1929 (les London) et 1930 (les Norfolk) déplaçaient entre 10 et 11000 tonnes, filaient à 31.5 noeuds (London) ou 32.3 noeuds (Kent et Norfolk) et étaient armés de 8 canons de 203mm en quatre tourelles doubles (deux avant et deux arrières).


Le HMS Norfolk

Les treize County auraient du être suivis par les cinq croiseurs lourds de classe York mais des restrictions budgétaires limitèrent le nombre à deux croiseurs, les York et Exeter mis en service en 1928 et 1931. Il s'agit d'une version réduite des County déplaçant environ 8000 tonnes avec un armement de 6 canons de 203mm en trois tourelles doubles.


Le HMS York

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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEURS LEGERS CLASSE TOWN (1936)   Sam 11 Juin 2011, 20:37

Leander et Arethusa : des croiseurs légers pour la Royal Navy

La classe Leander

Le HMNZS Leander

Après la construction des County et des York, les britanniques s'intérrogent sur le type de croiseur le mieux adapté à la protection des interminables lignes de communication de l'Empire.

Appréciant fort peu le croiseur lourd de 203mm, ils décidèrent de réduire le calibre de leur artillerie principale en revenant au 6 pouces (152.4mm) après avoir envisagé le 5.5 pouces (133mm). Ce calibre de 152mm devint le calibre standard des nouveaux croiseurs légers qui seront normalisés par le traité de Londres en 1930.

Les premières esquisses sortir en en janvier 1929 et rapidement la batterie principale choisie fût de huit canons de 6 pouces en quatre tourelles doubles superposées deux par deux dans un groupe avant et un groupe arrière.

La vitesse est privilégiée et la protection limitée aux machines et aux soutes à munitions avec un blindage de 3 pouces (76.2mm) suffisant pour protéger d'un obus de 152mm tiré à 10000 yards (9144m). Sur le devis de poids, la protection représente 11.7% du total.

Un premier navire est commandé au titre du programme 1929, trois autres au programme 1930 et un cinquième au programme 1931, des navires respectivement baptisés Leander Achilles Ajax Neptune Orion. Les trois suivants sont considérés comme des «Modified Leander», des navires baptisés Amphion Apollo et Phaeton qui transférés ultérieurement à la marine australienne furent rebaptisés Perth Hobart Sydney.


Le HMAS Perth (ex-Amphion)

Ces navires d'environ 7000 tonnes, filant à 32.5 noeuds sont admis au service actif en 1931 (Leander), en 1932 (Achilles Orion), en 1933 (Neptune), en 1934 (Ajax), en 1935 (Phaeton) et en 1936 (Amphion Apollo). Les trois derniers sont vendu à la marine australienne en juin 1939 (Amphion devenu Perth), en septembre 1938 (Apollo devenu Hobart) et en septembre 1935 (Phaeton devenu Sydney sans avoir servit dans la Royal Navy).

Ils participent tous à la seconde guerre mondiale, trois étant coulés : le Neptune sur des mines italiennes au large de la Libye le 18 décembre 1941, l'Amphion/Perth par les japonais à la bataille de la mer de Java (28 février/1er mars 1942) et le Phaeton/Sydney par le croiseur auxiliaire Kormoran le 19 novembre 1941.

La Classe Arethusa

La Grande Bretagne est dûrement frappée par la crise de 1929 qui oblige Londres à mener une impopulaire politique de rigueur qui provoque une mutinerie de la Flotte en 1931, une mutinerie presque pacifique, une mutinerie de gentlemen dirions nous mais une mutinerie quand même.

Le temps n'est donc pas aux dépenses somptuaires et comme souvent, les dépenses militaires sont la première variable d'ajustement dans un budget. Voilà pourquoi à la suite des Leander/Amphion, la Royal Navy décide de réduire les capacités de ces nouveau croiseurs.

La mission principale assignée à ces nouveaux croiseurs était la protection des lignes de communication avec pour cible principale les croiseurs auxiliaires. Les six croiseurs prévus étaient des versions réduites des Amphion avec une coque plus courte mais une puissance propulsive semblable mais la réduction de l'armement n'entrainait pas une augmentation de la protection souvent plus faible que les Leander/Amphion pour des raisons évidentes d'équilibre.

Aux quatre tourelles doubles des Leander, les nouveaux croiseurs ne disposaient que de trois tourelles doubles (deux avant et une arrière) auquels s'ajoutèrent deux plate-formes triples lance-torpilles et quatre canons de 102mm en affûts simples.

Au final seulement quatre croiseurs furent construits, croiseurs baptisés Arethusa Galatea Penelope et Aurora. Les deux derniers baptisés Polyphemus et Minotaur furent finalement construit comme deux Town et rebaptisés Southampton et Newcastle.


L'Arethusa à Malte en 1935

-L'Arethusa est mis sur cale au Chatham Dockyard le 25 janvier 1933 lancé le 6 mars 1934 et admis au service actif le 23 mai 1935. Mis en réserve en octobre 1945, il est vendu à la démolition en 1950 et démantelé.


Le HMS Galatea

-Le Galatea est mis sur cale aux chantiers navals Scotts Shipbuilding & Engineering Company installés à Greenock sur la Clyde le 2 juin 1933 lancé le 9 août 1934 et admis au service actif le 14 août 1935. Il est coulé par le U-557 au large d'Alexandrie le 14 décembre 1941.


Le HMS Penelope

-Le Penelope est mis sur cale aux chantiers Harland & Wolff de Belfast (Irlande du Nord) le 30 mai 1934 lancé le 15 octobre 1935 et admise au service actif le 13 novembre 1936. Il est coulé le 17 février 1944 par le sous-marin U-410 (type VIIC) à 35 miles à l'ouest du cap Circé, coulant en dix minutes, emportant avec lui 415 marins et ne laissant que 250 survivants.


Le HMS Aurora

-L'Aurora est mis sur cale au Portsmouth Dockyard le 27 juillet 1935 lancé le 20 août 1936 et admis au service actif le 12 novembre 1937. Après avoir participé à la seconde guerre mondiale, il est vendu à la marine nationaliste chinoise en novembre 1945. Remis en état à Portsmouth, il est rebaptisé Chungking et pris en charge par son nouveau propriétaire le 19 mai 1948. Le 25 février 1949, son équipage se rallie aux communistes et le navire est rebaptisé Tchounking. Coulé par l'aviation nationaliste en mars 1949, il est relevé en 1951 et remis en service sous le nom de Hsunag Ho puis de Pei Ching comme batterie flottante jusqu'en 1958 quand il devient un simple auxiliaire portuaire sous le nom de Kuang Chou. L'ex-croiseur britannique est vendu à la démolition en 1968.



Caractéristiques Techniques de la classe Arethusa

Déplacement : Standard 5354 tonnes Pleine Charge : 6771 tonnes (Arethusa Galatea) 6822 tonnes (Penelope Aurora)

Dimensions : longueur hors tout : 154.22m longueur entre perpendiculaires 146.3m largeur 15.54m tirant d'eau 5.03m

Propulsion : 4 groupes de turbines à engrenages Parson alimentées en vapeur par quatre chaudières Amirauté dévellopant 64000ch et entrainant quatre hélices

Performances : vitesse maximale 32.25 noeuds distance franchissable 5300 miles nautiques à 13 noeuds

Protection : soutes à munitions : 1 à 3 pouces (26 à 76mm) ceinture 2.25 pouces (57mm) tourelles ponts et bulkheads 26mm

Electronique : Aurora : radar de veille aérienne type 280, radar de veille combinée type 286, radar de conduite de type 284 pour les 152mm et 285 pour les 102mm, radar de conduite de tir type 282 pour la DCA légère. Galatea : radar de veille aérienne type 279 radar de conduite de tir type 284 et type 285

Arethusa : un radar de veille aérienne type 286 (débarqué au cours du conflit), un radar de veille aérienne type 281, un radar d'acquisition de cibles type 273, un radar de conduite de tir type 282, 284 et 285. Penelope : radar de veille combinée type 286M, radar de veille aérienne type 281, radar de veille surface type 273 et un radar de conduite de tir type 284

Armement : 6 canons de 152mm (6 pouces) BL Mark XXIII groupés en trois tourelles doubles Mark XXI (deux avant et une arrière). Les Arethusa et Galatea disposent de 4 canons de 102mm (4 pouces) QF Mark V en quatre affûts simples Mark IV installés derrière de la deuxième cheminée et les Aurora et Penelope disposent de 8 canons de 102mm (4 pouces) QF Mark XVI en quatre affûts doubles HA Mk XIX. 8 mitrailleuses de 12.7mm en deux affûts quadruples et 6 tubes lance-torpilles de 533mm en deux plate-formes triples.

Aviation : une catapulte et un hydravion sauf pour l'Aurora qui ne l'embarqua jamais.

Equipage : 500 officiers et marins en temps de paix


Répondre aux Mogami ou la genèse des Town

Le traité de Washington en 1922 avait vu large, très (trop ?) large en ce qui concerne les croiseurs puisque virtuellement, tout navire hauturier allant jusqu'à 10000 tonnes avec des canons de 203mm était considéré comme un croiseur.

Huit ans plus tard, le traité de Londres du 22 avril 1930 clarifia la situation en définissant deux catégories de croiseurs : la catégorie B regroupant les navires déplaçant plus de 1880 tonnes et armés de canons d'un calibre maximal de 155mm (6.1 pouces) et la catégorie A regroupant les navires déplaçant au maximum 10000 tonnes avec des canons d'un calibre maximale de 203mm.

Ce traité gênait l'expansion de la marine japonaise qui avait construit un total de douze croiseurs lourds (deux Kako, deux Aoba, quatre Myoko et quatre Takao) épuisant son contingent alors qu'elle avait besoin de nombreux croiseurs pour la future confrontation avec la marine américaine.


Le Mogami à la mer en 1935 en configuration croiseur léger

Elle rusa en décidant de construire des croiseurs légers pouvant devenir avec des menus travaux des croiseurs lourds. C'est la classe Mogami (Mogami, Mikuma, Suzuya et Kumano). Ces navires entrés en service en 1934 (Mogami) en 1935 (Mikuma) et 1937 (Suzuya Kumano) déplacent 12400 tonnes, filent à 35 noeuds avec un armement composé de quinze canons de 155mm en cinq tourelles triples (trois avant deux arrières).

Leur apparition suscita l'inquiétude des états majors britanniques et américains qui cherchèrent la riposte la plus adaptée.


Les américains répondirent aux Mogami par les Brooklyn (ici le USS Philadelphia)

Les américains copièrent les japonais en faisant construire sept croiseurs de classe Brooklyn (et deux croiseurs de classe Saint Louis, parfois intégrés à la classe Brooklyn) armés de quinze canons de 152mm en cinq tourelles triples (trois avant et deux arrière).

Les britanniques n'avaient pas les mêmes capacités que les américains et étudièrent un croiseur moins important que les Brooklyn mais pouvant y faire face. Reprendre le design des Arethusa était impensable, ces navires étaient bien trop légers.

Les ingénieurs navals britanniques repartirent pour ainsi dire de zéro, dessinant un modèle de croiseur destiné non pas à la protection des convois et des lignes de communication contre les raiders et les croiseurs auxiliaires mais destinés à combattre au sein de l'Escadre.

Ils dessinèrent un navire bien plus long que les Arethusa, mieux protégés, plus rapides et mieux armés avec douze canons de 152mm en quatre tourelles triples (deux avant et deux arrières).

L'apparition du Mogami bouscula les prévisions des autorités britanniques qui avaient envisagé pour les Naval Estimates 1933-34 un Leander modifié et trois Arethusa. La demande fût ensuite modifiée avec deux Leander modifié et deux Arethusa puis avec trois de ces nouveaux croiseurs.

Au final, le budget 1933-34 finança la construction du quatrième et dernier Arethusa baptisé Aurora et la construction de deux nouveaux croiseurs, un temps connu sous les noms de Polyphemus et Minotaur avant d'être rebaptisé Southampton et Newcastle.

Au total, dix croiseurs furent construits, dix navires pouvant être repartis en trois sous-classes. Le type I ou classe Southampton (Southampton Newcastle Birmingham Glasgow et Sheffield), le type II ou classe Liverpool (Liverpool Manchester Gloucester) et le type III ou classe Belfast (Belfast Edinburgh). Si les deux premières classes étaient semblables, le type Belfast se distinguait par une coque plus longue de sept mètres.


Le dessin représente le Liverpool en 1950 mais les grandes lignes sont restées les mêmes

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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEURS LEGERS CLASSE TOWN (1936)   Sam 11 Juin 2011, 20:46

HISTORIQUE

Le HMS Southampton

Le HMS Southampton à la mer

Présentation

-Le Southampton est mis sur cale aux chantiers navals John Brown de Clydebank le 21 novembre 1934 lancé le 10 mars 1936 et admis au service actif le 6 mars 1937.


Les remparts médievaux de Southampton

Le premier croiseur léger de classe Town est le cinquième navire de la Royal Navy à porté le nom de cette ville du Hampshire, entre Portsmouth et Bornemouth. Peuplée de 220000 habitants, c'est un port actif notamment dans le transport de passager.

Il succède ainsi à un navire de ligne de 4ème classe armé de 48 canons (1693-1711), un navire de ligne de 5ème classe de 32 canons (1757-1812), un navire de ligne de 4ème classe de 60 canons (1820-1867) et un croiseur léger de classe Town lancé en 1912 et vendu à la démolition en 1927.


Le croiseur léger HMS Southampton de classe Town qui participa à la bataille du Jutland

Depuis un sixième navire à porté ce nom en l'occurence un destroyer lance-missiles type 42 en service du 31 octobre 1981 au 12 février 2009, étant vendu à la démolition en février 2011.

Carrière opérationnelle

Le Southampton au mouillage avec les tentes et la White Ensign

A son admission au service actif, le croiseur léger est affecté à la 2ème division de croiseurs, unité intégrée à la Home Fleet chargée de la défense des îles britanniques.

Quand éclate le second conflit mondial, il quitte la 2ème division pour intégrer la Humber Force en compagnie de son sister-ship Glasgow pour assurer la défense de la côte orientale de l'Angleterre mais également pour mener des raids contre la navigation ennemie.

Le 8 octobre 1939, il appareille en compagnie des croiseurs de bataille Hood et Repulse, des croiseurs légers Aurora, Glasgow et Sheffield et de quatre destroyers pour intercepter le croiseur de bataille Gneisenau, le croiseur léger Köln et des destroyers repérés en mer du Nord mais les navires britanniques ne retrouvèrent pas les navires allemands. Le 16 octobre, il est endommagé par un raid aérien sur l'estuaire de la Forth.

Il termine l'année par des patrouilles en mer du Nord notamment à la fin du mois de novembre pour tenter d'intercepter les Scharnhorst et Gneisenau qui venaient de couler le croiseur auxiliaire Rawalpindi.

Après un petit carénage du 24 décembre 1939 au 23 janvier 1940, il est déployé avec la 10ème division de croiseurs pour des escortes de convois en mer du Nord et des patrouilles dans les Western Approaches.

Il participe en avril 1940 à la campagne de Norvège pour des missions de combat et de transport rapide notamment depuis Scapa Flow. Les 29 et 30 avril, il assiste à l'évacuation des troupes alliées d'Andalsnes et Molde.

Le 27 mai 1940, il assure avec ses canons de 152mm l'appui-feu des troupes polonaises débarquées sur la péninsule d'Arkanes dans le cadre de la tentative alliée pour s'amparer de Narvik ce qui est chose faite le 28 mai mais le port norvégien est évacué dès le 7 juin en raison de la détérioration de la situation en France. Le Southampton est ainsi le navire-amiral de la force d'évacuation, embarquant le général Auchinleck et le général Bethouart. Il est de retour à Scapa Flow le 10 juin.

Le 6 juillet 1940, il escorte le sous-marin Shark en compagnie du croiseur antiaérien Coventry, échappant à une attaque aérienne durant le transit. Au mois d'octobre, il est désigné pour participer à l'opération Collar en Méditerranée.

Il appareille le 15 novembre 1940 en escorte de plusieurs navires marchands, arrivant à Gibraltar le 21 novembre. Le 24 novembre 1940, il embarque du personnel de la RAF pour un transport rapide en direction de Malte. Il participe ainsi le 27 novembre à la bataille du cap Spartivento

Le 17 novembre dans la nuit, une force navale italienne composée des cuirassés Vittorio Veneto et Giulio Cesare, des croiseurs lourds Bolzano Fiume Gorizia Pola, Trento et Trieste et de 14 destroyers étaient à la mer pour intercepter une force britannique chargée de livrer des avions (opétation White) composée notament des porte-avions Ark Royal et Argus et descroiseurs. La force britannique prévenue fit demi-tour après avoir lancé trop tôt ses avions et seul un Skua et quatre Hurricane purent se poser à Malte.

Cela poussa les britanniques à renforcer la préparation de leur futur opération, l'opération Collar qui était prévue à l'origine le rapatriement en métropole du cuirassé Ramillies et des croiseurs Berwick et Newcastle qui formèrent la force D en compagnie du croiseur Coventry et de cinq destroyers qui formait la force B qui devait à l'entrée du détroit de Sicile récupérer un convoi venant de Gibraltar.

Alertés des mouvements italiens, les britanniques manoeuvrèrent pour faire face aux italiens à 11.45 le 27 novembre. L'amiral Somerville déploya ses forces en deux groupes avec sous le commandement du contre-amiral Holland le croiseur lourd Berwick, les croiseurs légers Manchester Newcastle Sheffield et Southampton tandis qu'il commandait lui même le cuirassé Ramillies, le croiseur de bataille Renown, 11 destroyers, le porte-avions Ark Royal qui s'apprêta à lancer des Fairey Swordfish.

Les italiens étaient eux organisés en trois groupes. Le premier et le second se composait de six croiseurs lourds et sept destroyers tandis que le troisième se composait de deux cuirassés et de sept destroyers.

A 12.07, la bataille devint imminente et les trois forces italiennes fusionnèrent en une seule afin d'engager les forces britanniques. A 12.22, le Fiume ouvrit le feu à 23500m tout en se rapprochant à grande vitesse des britanniques mais sans pour autant réussir à toucher un navire. Le Ramilies ouvrit le feu à 12.26 mais il était trop lent pour maintenir la formation.

A 12.30, l'amiral Iachino commandant les forces italiennes reçut l'ordre de se désengager à 30 noeuds en émettant un écran de fumée. Au même moment, le destroyer Lanciere fût touché par le Manchester et gravement endommagé mais les italiens réussirent à le remorquer au port. Le croiseur lourd Berwick fût également touché à 12.22 par un obus de 8 pouces qui mit hors service la tourelle Y et tua sept marins. Un autre obus le toucha à 12.35 mais les dégâts furent des plus limités.

Le Renown réduisit ensuite la distance pour frapper les croiseurs italiens mais cet avantage fût annulé quand le Vittorio Veneto ouvrit le feu à 29000 yards à 13.00, tirant 19 obus de 381mm en sept salves qui furent suffisantes pour forcer les croiseurs britanniques à se placer hors de portée. La bataille était désormais terminée après 54 minutes sans grand dommage de part et d'autre.

Le Southampton qui n'à donc pas joué un grand rôle dans cette bataille débarque le personnel embarqué le 28 novembre avant de gagner Alexandrie où il arrive le 30 novembre, rejoignant la 7ème division de croiseurs.


Le Southampton et un croiseur lourd de classe County à la mer. On peut voir l'emplacement des pavillons : le pavillon national à la proue et la White Ensign à la poupe

Au mois de décembre 1940, il est décidé de le déployé dans l'Océan Indien pour l'escorte des convois et la défense du trafic commercial contre les raiders allemands. Il appareille d'Alexandrie le 2 décembre, participant en mer Rouge à l'appui des opérations britanniques contre la Somalie italienne.

Le 16 décembre 1940, il repart de Durban après remise en état en escorte du convoi WS4B en direction de Suez. Arrivé dans le grand port egyptien, il est de nouveau affecté en Méditeranée pour protéger les convois en direction de Malte.

Le 5 janvier 1941, il quitte Alexandrie pour la baie de la Sude en compagnie de son sister-ship Gloucester et de deux destroyers formant la force B. Il y embarque des troupes qu'il débarque à Malte le 8 janvier.

Le lendemain, 9 janvier, il retrouve le croiseur léger antiaérien Bonaventure et quatre destroyers, formant la force D destinée à renforcée la flotte en Méditeranée orientale, le tout dans le cadre de l'opération Excess.

Dans l'après midi du 11 janvier 1941 alors qu'il est accompagné du Gloucester, le Southampton est attaqué par douze Ju-87 du X Fliegerkorps. Il encaisse deux bombes et l'incendie devient bien vite incontrôlable, provoquant la mort de 81 marins. L'ordre d'abandonner le navire est donné, les survivants sont récupérés par le Gloucester et le destroyer Diamond. L'épave est achevé par une torpille du Gloucester et quatre du croiseur léger Orion.

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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEURS LEGERS CLASSE TOWN (1936)   Sam 11 Juin 2011, 21:00

Le HMS Newcastle

Le HMS Newcastle à la mer avant guerre

Présentation

-Le Newcastle est mis sur cale aux chantiers navals Vickers Armstrong de Newcastle-upon-Tyne le 4 octobre 1934 sous le nom de Minotaur, lancé sous un nouveau nom le 23 janvier 1936 et admis au service actif le 5 mars 1937.


Vue panoramique de la ville de Newcastle

Le deuxième croiseur léger de classe Town est le septième navire à porter le nom de cette ville du comté de Tyne et Wear (Northumberland avant 1974) actuellement peuplée de 273600 habitants ce qui en fait la 37ème ville d'Angleterre.

Il succède ainsi à un navire de ligne de 4ème classe de 50 canons (1653-1703), un navire de ligne de 4ème classe de 54 canons (1704-46), un navire de ligne de 4ème classe de 50 canons (1750-61), un navire de ligne de 4ème classe armé de 60 canons (1813-1850), une frégate à hélice (1860-1889) et un croiseur léger de classe Town en service de 1910 à 1921.


Le destroyer lance-missiles Newcastle

Depuis un huitième navire à porté ce nom en l'occurence un destroyer lance-missiles type 42 en service du 23 mars 1978 au 1er février 2005 et démoli en 2008.

Carrière opérationnelle

Vue aérienne du HMS Newcastle

Quand la Grande Bretagne entre en guerre le 3 septembre 1939, le Newcastle est indisponible, achevant son grand carénage à Devonport le 7 septembre et appareille le même jour pour Scapa Flow où il retrouve la 18ème division de croiseurs le 15 septembre 1939.

Le 25 septembre, il participe à la couverture du retour du sous-marin Spearfish endommagé sur le Horns Reef et ne pouvant plus plonger.

Après la destruction du cuirassé Royal Oak, il est transféré au Loch Ewe comme la totalité de la Home Fleet. Depuis sa nouvelle base, il va mener des missions de patrouille pour empêcher les raiders allemands de gagner l'Atlantique et des escortes de convois

C'est ainsi que le 12 novembre, il intercepte dans le détroit du Danemark le cargo allemand Parana qui est sabordé par son équipage, équipage capturé par le croiseur après une veine tentative pour gagner l'Islande.

Onze jours plus tard, le 23 novembre, il repère les croiseurs de bataille Scharnhorst et Gneisenau qui venaient de détruire le croiseur auxiliaire Rawalpindi, le croiseur léger récupérant les survivants sans chercher à intercepter les puissants navires allemands. Il est de retour à Scapa Flow le 28 novembre 1939.


Vue tribord du HMS Newcastle

Après avoir coulé l'épave du cargo allemand Bahia Blanca dans le détroit du Danemark et avoir échoué à intercepté le forceur de blocus Trautenfels, le Newcastle est retiré du front le 23 janvier en raison d'une accumulation de problèmes techniques.

Les travaux l'immobilise dans son chantier constructeur jusqu'au 29 mai avant des essais à la mer et sa remise en condition, retrouvant la Home Fleet le 3 juin 1940. Le 5, il appareille en compagnie des croiseurs de bataille Renown et Repulse, du croiseur lourd Sussex et de cinq destroyers pour une recherche infructueuse des Scharnhorst et Gneisenau entre l'Islande et les Feroés, rentrant à Scapa Flow le 11 juin.

La défaite de la France à la fin du mois de juin laisse craindre à la Grande Bretagne d'être victime d'une invasion allemande. Le Newcastle est transféré le 7 juillet 1940 à Plymouth, effectuant de nombreuses patrouilles avec plusieurs passages au bassin.

Le 11 octobre 1940, il participe à l'opération Medium, un bombardement naval de Cherbourg mené en compagnie du Revenge, des croiseurs légers Emerald et Manchester, de onze destroyers et de cinq canonnières, le cuirassé tirant 150 obus de 15 pouces sur les installations portuaires.

Le 9 novembre 1940, il appareille avec 200 hommes de la RAF et du matériel pour un transport rapide en direction de Malte, arrivant à Gibraltar le 11 novembre, reprennant la mer deux jours plus tard pour gagner Malte où il arrive le 19 novembre 1940. Il reprend la mer le 26 novembre pour participer à l'opération Collar, couvrant le passage d'un convoi de transport de troupes en direction d'Alexandrie, provoquant la bataille du Cap Spartivento le 27 novembre 1940.


Le Newcastle entrant dans le port de La Valette

Arrivant à Gibraltar avec la force H le 29 novembre, il est transféré le 1er décembre 1940 au commandement de l'Atlantique Sud (South Atlantic Command) pour des missions d'interception des raiders et des forceurs de blocus en compagnie notamment des croiseurs Cumberland et Enterprise.

Il assure l'escorte du convoi WS7, relevant au large de Freetown le cuirassé Nelson pour protéger les navires marchands jusqu'au Durban, passant un temps au bassin à Simonstown. Il reprend sa mission de patrouilleur/intercepteur au mois de juin 1941. Le 23 juillet, il intercepte le cargo allemand Erlangen.

Le 7 août 1941, il quitte Freetown pour gagner Boston via Rio de Janeiro afin de subir une refonte au Boston Navy Yard. Le Newcastle est en travaux du 20 septembre 1941 à la mi-décembre, arrivant à Plymouth le 29 décembre 1941. Il subit d'autres travauxjusqu'à la fin janvier 1942, travaux impossibles à réaliser aux Etats Unis.

Il est affecté à la 4ème division de croiseurs déployée au sein de l'Eastern Fleet pour la protection des convois et du trafic commercial contre les raiders allemands. Il rejoint son nouveau théâtre opération en escorte du convoi WS16, faisant escale à Freetown le 1er mars, Cape Town le 17 mars avant d'être déployé dans l'Océan Indien à partir du 25 mars 1942.

Dès le 10 mai 1942, il est décidé de le renvoyer en Méditerranée pour renforcer une Royal Navy malmenée par la Luftwafe. Il quitte Kilindini (Kenya) le 27 mai pour Alexandrie en compagnie du Birmingham et de deux destroyers, arrivant en Méditerranée le 13 juin 1942.


Dégâts de l'opération Vigorous

Il participe à l'opération Vigorous, étant endommagé par une torpille de la vedette lance-torpilles S56, torpille provoquant un trou de 9m de diamètre à tribord arrière, endommagé sérieusement la structure et l'appareil propulsif.

Après des réparations temporaires, il gagne Aden mais alors qu'il tentait de gagner Simonstown pour remise en état, la plaque protégeant le trou de la torpille cède et la météo difficile aggrave les dégâts du croiseur qui doit rentrer à Aden.

Après de nouvelles réparations à Aden, il est décidé de l'envoyer à Bombay pour une remise en état plus importante même si ce n'est qu'aux Etats Unis que le croiseur pourra être totalement réparé et modernisé.

Il appareille pour les Etats Unis le 7 septembre 1942, faisant escale à l'Ile Maurice, Capetow, Pernambuco et les Bermudes, arrivant à New York début octobre, les travaux commençant le 11 octobre 1942 et s'achevant le 21 novembre, gagnant ensuite Plymouth où il arrive le 18 décembre 1942, terminant ses travaux à l'Arsenal de Devonport le 30 mars 1943.


La silhouette du Newcastle s'est enrichie de radars

Le 6 avril 1943, il appareille en escorte du convoi WS29, arrivant à Freetown le 28 avril pour huit jours d'escale, reprennant ensuite la mer pour Capetown où il arrive le 18 mai pour opérer ensuite dans l'Océan Indien comme patrouilleur/escorteur jusqu'au mois d'avril 1944.

Du 16 au 21 avril 1944, il participe à l'opération Cockpit destiné à divertir l'attention des japonais des opérations américaines en Nouvelle Guinée. L'Eastern Fleet fût divisée en deux forces, la Task Force 70 composée des porte-avions Saratoga et Illustrious, du croiseur de bataille Renown, du croiseur lourd London et de sept destroyers et chargée de l'attaque sur Saband sur l'île de Sumatra tandis que la Task Force 69 composée des cuirassés Richelieu, Valiant, Queen Elizabeth; des croiseurs légers Nigeria, Ceylon, Newcastle, Tromp et Gambia et de 8 destroyers était chargée de la couvrir.

Du 6 au 27 mai 1944, il participe à l'opération Transom, une opération combinée avec cuirassés et porte-avions contre Soerabaya, toujours pour détourner l'attention des japonais des actions américaines.

Après un grand carénage à Simonstown en juillet-août 1944, il commence ses essais à la mer le 7 septembre et retrouve l'Eastern Fleet le 10 octobre 1944. Il participe le 20 novembre à l'opération Outflank, opération perturbé par les conditions météo notamment les raids sur les aérodromes de Sabang puis à l'opération Robson le 17 décembre 1944.


Le Newcastle au mouillage

Le 2 janvier 1945, il couvre avec les croiseurs Nigeria et Phoebe le débarquement britannique de la péninsule d'Akyab (opération Lightning) puis un raid commando sur l'île de Cheduba (Birmanie) du 26 au 31 janvier 1945 (opération Sankey).

Il ensuite déployé de février à avril 1945 pour assurer la défense de convois dans l'Océan Indien avant de rentrer en Grande Bretagne, arrivant à Devonport le 23 mai, subissant une refonte dans son chantier constructeur jusqu'au mois d'août avant un mois à l'Arsenal de Rosyth.

Il retourne ensuite en Extrême Orient pour rapatrier en Grande Bretagne les troupes britanniques présentes sur zone. En 1948, il devient navire-amiral de la 1ère division de croiseurs en Méditerranée.

Après une modernisation, il participe en 1952/53 à la guerre de Corée, restant déployé dans la région jusqu'en septembre 1958 quand il rentre à Portsmouth pout être mis en réserve. Il est rayé des registres et vendu à la démolition en 1959, arrivant à son chantier de démolition le 19 août 1959.

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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEURS LEGERS CLASSE TOWN (1936)   Sam 11 Juin 2011, 21:16

Le HMS Sheffield

Le croiseur léger HMS Sheffield à la mer avec les tourelles avant orientées à babord

Présentation

-Le Sheffield est mis sur cale aux chantiers navals Vickers Armstrong de Newcastle-upon-Tyne le 31 janvier 1935 lancé le 23 juillet 1936 et admis au service actif le 25 août 1937 au sein de la 2ème division de croiseurs, Home Fleet.


Le centre-ville de Sheffield

Le troisième croiseur de classe Town est le premier navire de la Royal Navy à porter le nom de cette ville du Yorkshire, actuellement peuplée 530300 habitants.


Le destroyer lance-missiles HMS Sheffield

Depuis un deuxième navire à porté ce nom en l'occurence le premier destroyer lance-missiles type 42 admis au service actif le 16 février 1975. Le 4 mai 1982, il est touché par un missile Exocet tiré par un Super Etendard argentin. Gravement endommagé, il fini par couler en remorque le 10 mai alors qu'il regagnait la Grande Bretagne pour être remis en état.

Carrière opérationnelle

Le HMS Sheffield à la mer sans sa tourelle X

Le 31 août 1939 comme la majeure partie de la Home Fleet, le Sheffield gagne Scapa Flow dans les Orcades où il forme la 18ème division de croiseurs en compagnie du Newcastle, de l'Edimburgh et du Belfast.

Il va alors mener des missions de patrouilles destinées notamment à intercepter les navires de commerce allemands cherchant à rentrer au pays. Il assure la protection du sous-marin Spearfish endomamgé au cours d'une patrouille et incapable de plonger sans risques. Le 15 octobre, il est redéployé au Loch Ewe suite à la destruction du Royal Oak à Scapa Flow et le 21 octobre, il capture le cargo allemand Gloria ramené à Kirkwall.

Le 23 octobre 1939, il est déployé avec d'autres unités de la Home Fleet pour tenter d'intercepter les croiseurs de bataille Scharnhorst et Gneisenau qui venaient de couler le croiseur auxiliaire Rawalpindi mais cette opération de recherche se révéla infructueuse.

Endommagé par une météo exécrable lors d'une patrouille en janvier, il passe le mois de février en réparations. Il participe ensuite à la campagne de Norvège en compagnie notamment de ses sister-ship Manchester, Southampton, Glasgow et Birmingham.

Le 13 avril 1940, il met à terre sa compagnie de débarquement et des Royal Marines pour récuriser les quais du port de Namsos (opération Henry), le croiseur patrouillant dans les atterrages immédiats, ses hydravions menant des missions de reconnaissance.


Le HMS Sheffield au mouillage

Le 17 avril, il rembarque les troupes mises à terre et rentre à Scapa Flow. Trois jours plus tard, il est choisit pour un transport rapide en direction de Molde qu'il débarque le 23 avant de rentrer à Scapa Flow le 24 avril 1940. Il participe le 30 avril à l'évacuation des troupes alliées d'Andalsnes, rapatriant 600 hommes à Scapa Flow le 1er mai.

A partir du 27 mai, il est déployé au sein de la Humber Force pour des patrouilles anti-invasions, mission qu'il va assurer jusqu'au 22 août quand il appareille pour Gibraltar afin d'intégrer la force H destiné à opérer aussi bien dans l'Atlantique et en Méditerranée. Il arrive à Gibraltar le 29 avril et est aussitôt engagé dans l'opération Hats (30 août-5 septembre 1940), couvrant par exemple le porte-avions Ark Royal lors des raids contre Cagliari (opérations Smash et Grab).

Il participe également à l'opération Coat (livraison de chasseurs à Malte 7-10 novembre 1940) qui se solde par un échec mais également la couverture d'un raid aérien contre Cagliari (opération Crack) le 9 novembre. Il est de retour à Gibraltar avec le reste de la force H le 14 mais participe dès le lendemain à l'opération White, la livraison de chasseurs à Malte qui se révéla être un nouvel échec (5 avions sur 14 le 17 novembre 1940). Il est ensuite impliqué dans l'opération Collar et la bataille du Cap Spartivento, rentrant à Gibraltar le 29 novembre 1940.


Le HMS Sheffield à la mer. La tourelle X est toujours là

Il commence l'année 1941 par l'opération Excess, la couverture d'un convoi en direction de Malte puis l'opération Picket, la couverture d'un raid aérien contre le barrage du Tirso (Sardaigne) qui devait servir de diversion à un bombardement de Gênes mené par la force H mais l'opération Result est annulée en raison de mauvaises conditions météo.

De retour à Gibraltar le 4 février, il appareille pour Gênes le 6 en compagnie des cuirassés Renown et Malaya pour couvrir le porte-avions Ark Royal qui attaque le port et les cibles littorales dans la région de Gênes (opération Grog), la force H rentrant à Gibraltar le 11 février 1941. Il participe à partir de ce moment à des escortes de convois et des patrouilles anti-raiders.

Les 2 et 3 avril 1941, il participe à l'opération Winch, escortant avec le croiseur de bataille Renown le porte-avions Ark Royal qui livre des avions à Malte puis à des opérations d'escorte de convois comme l'opération Transit et l'opération Dunlop au mois d'avril.

Il participe ensuite à l'opération Tiger (4-12 mai 1941), l'escorte d'un important convoi de matériel militaire en direction d'Alexandrie avant d'enchainer par l'opération Splice, une livraison d'avions lancés par l'Ark Royal et Furious (12 au 19 mai 1941).

Après l'irruption dans l'Atlantique du cuirassé Bismarck et du croiseur lourd Prinz Eugen, la force H est déployé dans l'Atlantique. Le 26 mai, il est attaqué par erreur par des avions torpilleurs du Fairey Swordfish mais n'est que légèrement endommagé. Il est de retour à Gibraltar avec la force H le 29 mai 1941.

Après cette incursion dans l'Atlantique, il reprend sa mission de couverture des convois en direction de Malte comme l'opération Rocket (livraison d'avions de chasse). Le 10 juin, il est relevé au sein de la force H par le croiseur Hermione et déployé dans l'Atlantique, coulant le 14 le ravitailleur de sous-marins Fredriche Breme.

Après un grand carénage à Rosyth en juillet et août 1941, il est affecté à la 10ème division de croiseurs, unité basé au sein de la Home Fleet. Cette affectation sera temporaire puisque le 12 septembre, il gagne Gibraltar, participant ensuite à l'opération Halberd en septembre 1941. Il mène ensuite la traque des ravitailleurs de sous-marins allemands dans l'Atlantique, ravitailleurs dont la position avait été signalée par le décryptage des communications allemandes. Le 6 octobre 1941, il est de retour à Greenock , étant infecté à la 18ème division de croiseurs, Home Fleet.


Le Sheffield couvert de glace en 1942

Le Sheffield va alors assuré l'escorte des convois soutenant l'effort de guerre soviétique entre le Loch Ewe et Mourmansk sous la menace des sous-marins, des avions et des dernières unités lourdes de la Kriegsmarine.

Le 4 mars 1942, il fait détoner une mine au nord-est de l'Islande alors qu'il escortait le convoi PQ12 et subit de gros dégâts. Il est escorté au Seidisfiord par deux destroyers. Il arrive à destination le 6 mars à une vitesse de 6 noeuds. Après des réparations provisoires jusqu'au 27 mars, il gagne le chantier naval Palmer sur la Tyne pour remise en état et modernisation. Il est remis en service le 24 juillet 1942. Il reprend sa mission d'escorte depuis l'Islande à partir du mois de septembre.

Il retourne en Méditeranée pour participer à l'opération Torch le 8 novembre, le débarquement allié en Afrique du Nord, le Sheffield opérant au large d'Alger et de Bougie. Il gagne Gibraltar le 13 novembre et appareille pour rentrer à Scapa Flow le 14, arrivant à destination le 20 novembre 1942.


Le HMS Sheffield et son élégant camouflage

Il reprend à la mi-décembre 1942 les escortes de convois, participant à la bataille de la mer des Barents le 31 décembre 1942.

Le 22 décembre 1941, le convoi JW51B appareilla du Loch Ewe à destination de la péninsule de Kola en URSS composé de quinze cargos avec une escorte qui se composait des destroyers Acates, Orwell, Oribi, Onslow, Obedient et Obdurate, des corvettes classe Flower Rhododendron et Hyderabad, le dragueurs de mines Bramble et les chalutiers armés Vizalma et Northern Gem. En plus de l'escorte rapprochée, du convoi, une couverture à distance était assuré par les croiseurs légers Sheffield et Jamaica et deux destroyers (Force R).

Face à ce déploiement, les allemands disposaient des croiseurs lourds Admiral Hipper et Lützow et des destroyers Friedrich Eckholdt, Richars Beitzen, Theodor Riedel, Z29, 230 et Z31, ces navires étaient basés dans l'Altafjord dans le nord de la Norvège.

Le convoi fût repéré le 25 décembre par le sous marin U-354 et de nouveau localisé le 30. Le même jour à 17h30, les navires allemands appareillèrent de l'Altafjord et le lendemain à 3heures, la formation allemande se sépara en deux pour prendre le convoi en tenaille.

Le groupe nord se composait du croiseur lourd Admiral Hipper et de 3 destroyers, passer derrière le convoi et se rabattre pour l'attaquer du nord tandis que le second groupe se composait du Lützow et de trois destroyers, faisait route au nord-nord est pour passer devant le convoi et revenir dessus en route inverse.

A 8.20 le 31 décembre, le destroyer Obdurate situé au sud du convoi repéra trois destroyer à l'ouest du convoi tandis que l'Onslow repérait l'Admiral Hipper dans la même direction et tenta de l'intercepter avec l'Orwell, l'Obedient et l'Obdurate alors que l'Achates tendait un écran de fumée pour protéger le convoi.

Le combat s'engagea vers 9h40 et le Onslow gravement endommagé après avoir simulé avec les autres destroyers un lancement de torpilles. La ruse fonctionna et le Hipper s'était retiré avant de revenir à la charge et de couler le dragueurs de mines Bramble. L'Achates sévèrement endommagé fût également coulé.

Les combats de l'escorte attira l'attention de la Force R qui en dépit du radar avait eu du mal à localiser les navires allemands. A 11h30, le Sheffield ouvrit le feu sur l'Admiral Hipper qui encaissa trois coups au but dont un dans la machine qui l'obligea à réduire sa vitesse à 27 noeuds. A 11h50, les destroyers Eckholft et Richard Beitzen prirent le Sheffield pour le Hipper et le premier fût coulé.

Au même moment, le Lützow approcha du convoi par l'est et tira sur le convoi en dépit de l'écran de fumée de l'Achates. Il retrouva ensuite l'Admiral Hipper ouvrirent le feu sur les deux croiseurs anglais mais les deux camps décidèrent de rompre le combat, craignant une attaque à la torpille des destroyers adverses. La Force R surveilla à distance la force allemande jusqu'à ce qu'elle soit sur qu'elle regagne bien sa base en Norvège.

Le Sheffield reprend ses missions d'escorte jusqu'au 18 février 1943 quand le mauvais temps provoque d'importants dommages structuraux, notamment le toit de la tourelle A arraché. Il est en réparations jusqu'au 1er mars, assuran une mission d'escorte jusqu'au 11 mars quand il va subir une remise en état plus complète et un renforcement de sa DCA.

Le 10 juin 1943, il appareille pour escorter de transports de troupes qui vont participer à l'opération Husky, le débarquement en Sicile. Il va ensuite opérer dans les South-West Approaches pour protéger le passage des autres convois de l'opération Husky.

Il assure cette mission jusqu'au mois de septembre quand il gagne la Méditerranée pour participer à l'opération Avalanche, le débarquement à Salerne qui à lieu le 9 septembre, le Sheffield assurant l'appui-feu des troupes au sol à partir du 14 septembre 1943. Le 20 novembre, il appareille pour retrouver la Home Fleet, arrivant à Scapa Flow le 7 décembre. Il reprend sa mission de couverture des convois à destination de l'URSS.

L'envoi de nombreux navires britanniques en Méditerranée pour les débarquements en Sicile et en Italie entraina l'interruption des convois entre les îles Britanniques et l'URSS. Cette interruption fût brève car dès la capitulation italienne, les navires britanniques libérés regagnèrent Scapa Flow et des eaux bien moins hospitalières.


Le Sheffield au mouillage

Les convois destinés à soutenir l'Armée Rouge dans son combat titanesque contre l'Allemagne nazie reprirent. Le 22 décembre 1943, le convoi JW55B fût repéré au large des îles Féroés par la Luftwaffe, un convoi de 19 navires escortés par treize navires.

Il était couvert en mer des Barents par le groupe du vice-amiral Burnett composé des croiseurs légers Belfast, Sheffield et le croiseur lourd Norfolk qui couvrait également le convoi retour RA55A. A ce groupe s'ajoutait la force de l'amiral Bruce Faser composé du cuirassé Duke of York, le croiseur léger Jamaïca et quatre destroyers.

Le lendemain, 23 décembre, la Luftwaffe lança une attaque aérienne avec des Junkers Ju88 mais cette action échoua tout comme les sous marins en barrage qui furent repoussés par l'escorte. Le groupe de combat du Scharnhorst fût ainsi placé à trois heures d'appareillage.

A 17h, le jour de Noël, le cuirassé et ses destroyers appareilla pour intercepter le convoi qui aallait être hors de portée des navires allemands le lendemain. Les conditions météo exécrables empêchèrent les reconnaissances aériennes ce qui n'empêcha Dönitz de maintenir l'ordre d'attaque.

L'amiral Fraser fût informé à 3h39 de la sortie du Scharnhorst et ordonna au convoi d'abattre vers le nord et au vice-amiral Burnett de placer ces croiseurs en protection.

Après de longues heures de traque dans des conditions météo difficiles, les deux adversaires se trouvèrent vers 9h et comme à Fontenoy, les anglais tirèrent les premiers, le Norfolk qui ouvrit le feu à 9h20 plaça deux obus dont un arracha le radar du cuirassé qui fût ainsi aveuglé.

Les croiseurs cessèrent le tir à 9h40 mais le contact radar fût tenu jusqu'à 10h15. Rétabli à 12h05, le contact fût suivi à 12h24 par l'ouverture du feu par les croiseurs pendant que les destroyers tentaient de gagner la bonne position pour lancer.

Le Scharnhorst concentra son tir sur le croiseur lourd Norfolk qui ne disposait pas de charges anti-lueurs (ces charges sont en partie issues de l'expérience du combat de nuit dans le Pacifique, les japonais ayant montré aux alliés que les lueurs n'avaient aucun impact psychologique mais augmentait le risque d'être pris pour cible) qui encaissa deux obus de 280mm, l'endommageant gravement.

A 12h28, l'amiral Bey décida de rompre le combat, estimant être inférieur à la force anglaise composée de trois croiseurs et de quatre destroyers. Ce repli sera reproché à l'amiral allemand mais en posant un regard objectif soixante-sept après, il est bien difficile de donner tort à l'amiral Bey qui aurait du neutraliser une escorte puissante et déterminée, détruire un convoi et rentrer en Norvège en échappant à toute la Home Fleet, difficile n'est-il pas ?

Les croiseurs anglais durent cesser le feu à 12h41 tout en gardant le contact en attendant l'arrivée du groupe de l'amiral Fraser. A 16h17, le Duke of York obtint un premier contact radar à 41600m, ouvrant le feu avec ces canons de 356mm à 16h50.

Le croiseur de bataille était maintenant entouré par un cuirassé, quatre croiseurs et huit destroyers, une situation sans espoir. Sa vitesse lui permis d'échapper un temps à ses ennemis, les anglais étant obligés de suspendre leur tir à 18h30.

Les avaries du navire le forcèrent à réduire sa vitesse à 8 noeuds. Le cuirassé Duke of York cessa de tirer quanf les destroyers attaquèrent le croiseur de bataille à la torpille, le croiseur de bataille encaissa trois torpilles suivi par un nouveau pilonnage du cuirassé avant une nouvelle attaque des destroyers.

Le sort du Scharnhorst est scellé, les marins allemands précipitant le sort de leur navire en le sabordant. Sans embarcations de sauvetage, les marins allemands doivent sauter à l'eau, une eau glaciale ce qui explique le faible nombre de survivants : 36 sur un équipage de 1968.


Le Sheffield lors de la bataille de la mer des Barents

Le Sheffield gagne Konla Inlet le 27 décembre avant de rentrer à Scapa Flow début janvier avec le Belfast et le Norfolk. Il subit un petit carénage à Liverpool avant de reprendre son service en mer du Nord et dans les North Western Approaches à partir de la mi-février. A la fin du mois de mars, il reprend les missions d'escorte de convois en direction de l'URSS.

Le 3 avril 1944, il participe à l'opération Tungsten, un raid de l'aéronavale britannique qui engage les porte-avions Victorious, Furious, Emperor, Fencer, Pursuer et Searcher, les croiseurs Royalist, Belfast, Jamaica et de destroyers, tout en couvrant les convois JW/RA58. Il est de retour à Scapa Flow le 6 avril.

Le 14 mai, il escorte les porte-avions d'escorte Emperor et Striker avec le croiseur Royalist et six destroyers pour des raids contre Rorvik et Stadtlandet en Norvège. Il est de retour à Scapa Flow le 16 mai 1944.

Le 18 juillet 1944, il appareille pour les Etats Unis afin de subir une vraie refonte. Arrivant à Boston le 25, il prit en charge par le Boston Navy Yard où il est immobilisé jusqu'au mois d'avril 1945 pour remise en état et modernisation. Il appareille pour la Grande Bretagne le 28 mai mais est immobilisé pour des travaux complémentaires jusqu'au mois de juillet 1946.

Le Sheffield est déployé en Méditerranée jusqu'en 1954 avec des déploiements dans les eaux territoriales notamment en 1952 pour la revue navale du couronnement de la reine Elisabeth II.


Le Sheffield entrant dans le port de la Valette en 1955

Il est déployé au sein de la Home Fleet et en Méditerranée entre 1954 et 1958 avant d'être mis en réserve en 1959, remplaçant comme navire-amiral le cuirassé Vanguard.

Rayé des registres en 1964, il est remorqué à Rosyth en 1967 pour récupération de tout matériel réutilisable avant d'être remorqué à Faslane le 18 septembre 1967 pour être démantelé.


Démolition du HMS Sheffield. Les canons de 152mm ont déjà disparus

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Dernière édition par clausewitz le Dim 12 Juin 2011, 11:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEURS LEGERS CLASSE TOWN (1936)   Sam 11 Juin 2011, 21:26

Le HMS Glasgow

Le croiseur léger HMS Glasgow à la mer

Présentation

-Le Glasgow est mis sur cale aux chantiers navals Scotts Shipbuilding & Engineering Company de Greenock le 16 avril 1935 lancé le 20 juin 1936 et admis au service actif le 9 novembre 1937.


La mairie de Glasgow

Le quatrième croiseur léger de classe Town est le septième navire de la Royal Navy à porté le nom de la principale agglomération d'Ecosse, un grand centre industriel sur les rives de la Clyde, la fameuse «Clyde Rouge», ville actuellement peuplée à 2.3 millions d'habitants (41% des écossais).

Il succède à un navire de 6ème classe armé de 20 canons (1707-19), un navire de 6ème classe armé de 24 canons (1745-56), un navire de 6ème classe armé de 20 canons (1757-79), une frégate de 40 canons de classe Endymion (1814-29), une frégate à hélices (1861-84) et un croiseur léger de classe Town en service de 1910 à 1922.


Le destroyer lance-missile Glasgow n'existe plus qu'en photos

Au croiseur léger à succédé un huitième navire en l'occurence un destroyer lance-missiles type 42 en service du 25 mai 1977 au 1er février 2005. il à été vendu à la démolition en janvier 2009 à un chantier turc.

Carrière opérationnelle

Le Glasgow filant à faible vitesse

En mai 1939, le croiseur léger escorte le paquebot Empress of Australia qui enmène au Canada le roi George VI.

Quand éclate le second conflit mondial, le croiseur appartient à la 2ème division de croiseurs en compagnie de son sister-ship Southampton, division déployée dans l'estuaire de la Humber afin d'éviter que se reproduisent les raids de croiseurs allemands sur la côte est. Le 4 septembre, il intercepte le cargo allemand Johannes Molken Buhr qui est sabordé par son équipage et le 26 septembre, il couvre le retour en Grande bretagne du sous-marin Spearfish.

Jusqu'à la fin de l'année 1939, le croiseur léger va participer à des patrouilles intensives en mer du Nord pour intercepter des navires allemands qu'il s'agisse de navires de commerce ou de navires de guerre.


Vue babord du croiseur léger

En janvier 1940, il est transféré à la 18ème division de croiseurs, division intégrée à la Home Fleet même si ces missions ne change pas : patrouilles d'interception et escorte de convois.

En ce printemps 1940, la Norvège devient le point central de la seconde guerre mondiale, les deux camps pour des raisons différents cherchant à contrôler ce pays au positionement stratégique.

Le Glasgow gagne Scapa Flow le 6 avril, embarquant troupes et matériels en même temps que les croiseurs lourds Berwick, York et Devonshire pour des débarquements en Norvège dans le cadre de l'opération Rupert/R4.

L'opération est cependant annulée le 8 avril et ce sont les allemands qui vont rapidement contrôler la Norvège avec l'opération Weserübung. Le Glasgow va ainsi être engagé au large de la Norvège pour tenter d'intercepter les convois d'invasion allemands.

Le 13 avril 1940, il met à terre sa compagnie de débarquement et des Royal Marines pour récuriser les quais du port de Namsos (opération Henry), le croiseur patrouillant dans les atterrages immédiats, ses hydravions menant des missions de reconnaissance en compagnie du croiseur léger Sheffield. Les hommes mis à terre sont réembarqués le 17 avril et les deux croiseurs rentrent à Scapa Flow pour ravitaillement avant de participer à l'opération Sickle, le renforcement des positions alliées à Andalsnes le 23 avril.

Le 7 mai 1940, il embarque des Royal Marines à Greenock et cingle vers l'Islande en compagnie du croiseur lourd Berwick et de deux destroyers pour y déployer l'élément initial de la force britannique qui va occuper l'Islande pour éviter qu'elle ne serve de base aux sous-marins allemands (opération Fork).

De retour en Grande Bretagne le 10 juin, il reste en refonte à Liverpool, son équipage participant à la capture du cargo italien Gambiano après l'entrée en guerre de l'Italie. Il reprend son service au début du mois de juillet mais le 16 juillet, il est victime d'une collision avec le destroyer Imogen, nécessitant d'importants travaux à Liverpool jusqu'à la fin du mois d'octobre 1940.

Il est alors choisit pour être déployé en Méditerranée, appareillant le 30 mai pour Gibraltar en compagnie du porte-avions Ark Royal, du cuirassé Barham et de quatre destroyers. Il arrive à Gibraltar le 6 novembre où il embarque des troupes pour les transporter à Malte où il arrive le 11 novembre (opération Coat), intégrant la 7ème division de croiseurs.

Il assure ensuite l'escorte du porte-avions Illustrious en compagnie des croiseurs lourds Berwick et York et du croiseur léger Gloucester pour l'opération Judgement, le raid aéronaval contre Tarente.

Le 14 novembre 1940, il embarque des troupes à Alexandrie en même temps que le croiseur lourd Berwick et le croiseur léger australien Sydney, troupes débarquées au Pirée le 16 novembre. Une semaine plus tard, il participe à l'opération Collar.

Le 3 décembre 1940 alors qu'il oest à l'ancre en baie de Sude, il est sérieusement endommagé par deux torpilles aéroportées italiennes avec une innondation de nombreux compartiment et deux hélices endommagés. Il retourne à Alexandrie à 17 noeuds, subissant des réparations temporaires à partir du 10 décembre 1940.

Il est décidé de l'affecter dans l'Océan Indien où sa vitesse réduite (24 noeuds sur deux lignes d'arbre) n'étaient pas un handicap majeur en l'absence de menace aérienne ou sous-marine crédible. Il franchit le canal de Suez le 15 février 1941 et est aussitôt engagé dans la traque du cuirassé de poche Admiral Scheer.


Le Glasgow camouflé

Au mois de mars, il participe à l'opération Appearance, la reprise de Berbera (Somalie Britannique) avant de reprendre sa mission d'escorteur de convois et d'intercepteurs de convois et ce jusqu'en avril 1942 quand il est décidé de l'envoyer en réparations aux Etats Unis.

Il arrive aux Etats Unis au début du moi de mai 1942, étant prit en charge par le Brooklyn Navy Yard à partir du 6 mai. Les travaux l'y immobilise jusqu'à la fin du mois d'août, retrouvant la 10ème division de croiseurs à Scapa Flow le 3 septembre 1942.

Ce n'est cependant qu'en janvier 1943 que le croiseur est engagé dans l'escorte des convois entre le Loch Ewe et l'Union Soviétique avec l'Islande pour base. Le 30 mars 1943, il intercepte le forceur de blocus Regensberg qui tentait de gagner le Japon qui se saborde à son approche. Au mois de mai, il est redéployé à Plymouth pour des patrouilles et des interceptions dans les South-Western Approaches.

Après une refonte à l'Arsenal de Devonport d'août à septembre 1943 (installations d'hydraviation débarquées, renforcement de la DCA et modernisation des radars et de l'électronique embarquée), il embarque le premier lord de la mer, l'amiral Cunningham pour une cérémonie de dispersion des cendres de l'amiral Dudley Pound et de sa femme. Au mois de novembre, il participe à une série d'opérations contre la navigation littorale allemande (opération Tunnel).

A partir du 12 décembre 1943, il est déployé au nord-ouest des Açores en compagnie du croiseur léger Gambia pour intercepter les forceurs de blocus tentant de gagner l'Extrême Orient (opération Stonewall).

Le 27 décembre suite au signalement d'un hydravion Sunderland, il est redéployé avec les croiseurs Enterprise, Penelope et Ariadne pour intercepter l'Alsterufer, affrontant un destroyer et deux torpilleurs, coulant le premier, l'Alsterufer abandonné après des attaques aériennes coulant ultérieurement.

En avril 1944, il est choisit pour participer à l'opération Neptune, le volet naval de l'opération Overlord, le débarquement de Normandie. Il est affecté à la Western Task Force sous commandement américain, intégrant la force C qui est également composée des cuirassés américains Texas et Arkansas, des croiseurs français Montcalm et Georges Leygues et de douze destroyers.

Le 3 juin, il appareille de Belfast pour gagner la Manche mais l'opération est retardé de 24h et ce n'est que le 5 juin que le croiseur arrive au large d'Omaha Beach, bientôt «Bloody Omaha». Il vide littéralement ses soutes puisque le 7 juin, il regagne la Grande Bretagne pour se ravitailler.

Il appareille le 24 juin pour participer au bombardement naval contre Cherbourg, opérant avec les croiseurs Enterprise (RN), Tuscaloosa et Quincy (USN) ainsi que le cuirassé Nevada plus des unités légères. L'opération commence le 25 juin mais la défence côtière allemande se montre efficace avec deux coups au but et un coup à toucher.

Il est retiré des opérations le 30 juin et arrive dans un chantier de la Tyne pour remise en état du 3 juillet 1944 au 29 juin 1945. Les dégâts sont réparés, l'électronique modernisée et la tourelle X débarquée.

Il est choisit pour un déploiement dans l'Océan Indien, appareillant le 22 août en compagnie du croiseur léger Jamaica mais n'arrive à Colombo que le 5 octobre pour relever le croiseur léger Phoebe comme navire-amiral de la 5ème division de croiseurs.

Après deux ans sous les tropiques, il rentre à Portsmouth et est mis en réserve. Remis en service en septembre 1948, il est déployé au sein de l'America & West Indies Station, restant déployé jusqu'en octobre 1950 et après une refonte à l'Arsenal de Chatham, il est affecté comme navire-amiral de la flotte de la Méditerranée en 1952 avec un certain lord Mountbatten comme commandant.

De mai 1955 à novembre 1956, il est navire-amiral des flottilles de la Home Fleet jusqu'à son désarmement à Portsmouth. Mis en réserve, il est vendu à la démolition en 1958 et remorqué dans son chantier démolisseur le 8 juillet 1958.


Le HMS Glasgow en réserve ou dans son chantier de démolition

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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEURS LEGERS CLASSE TOWN (1936)   Sam 11 Juin 2011, 21:37

Le HMS Birmingham

Le croiseur léger HMS Birmingham

Présentation

-Le Birmingham est mis sur cale à l'Arsenal de Devonport le 18 juillet 1935 lancé le 1er septembre 1936 et admis au service actif le 18 novembre 1937.


Les principaux monuments de Birmingham

Le cinquième croiseur léger de classe Town est le deuxième navire à porter le nom de cette grande ville de l'ouest de l'Angleterre, deuxième ville par sa population puisque qu'elle actuellement peuplée de 2.3 millions d'habitants, ville moteur de la révolution industrielle.

Le premier navire fût un croiseur de classe Town en service de février 1914 à juin 1931 et suite au croiseur léger de 1937, un troisième navire à porté ce nom en l'occurence un destroyer lance-missiles type 42, le deuxième navire de ce type entré en service le 3 décembre 1976, désarmé le 31 décembre 1999 et vendu à la démolition le 20 octobre 2000 à un chantier espagnol.


Le destroyer lance-missiles HMS Birmingham à disparu sous les chalumeaux espagnols

Carrière opérationnelle

Le HMS Birmingham après guerre sans camouflage

Quand la Grande Bretagne entre en guerre, le Birmingham est affecté à Singapour au sein de la 5ème division de croiseurs en compagnie des croiseurs lourds Kent Cornwall et Dorsetshire. Il va mener des missions de surveillance et de protection dans l'Océan Indien et dans le détroit de Malacca, protégeant le trafic britannique et tentant d'intercepter les navires allemands essayant de regagner l'Allemagne.

A partir du mois de novembre 1939, il est basé à Hong Kong et opère dans les eaux chinoises toujours dans une mission de surveillance et d'interception. Le 3 janvier 1940, il appareille pour Alexandrie afin d'être déployé en Méditerranée mais après une refonte à Malte, il est transféré au sein de la Home Fleet, intégrant la 18ème division de croiseurs basée à Scapa Flow.

Il participe ensuite à la campagne de Norvège, escortant les transports chargés de débarquer les troupes franco-britannico-polonaises qui tentèrent mais échouèrent à rejeter les troupes allemandes à la mer. Le 1er mai 1940, il participe à l'évacuation des troupes alliées d'Andalsnes et de Molde en compagnie des croiseurs Manchester et Calcutta, du sloop Auckland et de cinq destroyers. Il embarque 390 hommes qu'il débarque à Scapa Flow le 2 mai 1940.

Le 8 mai, il est transféré au Nore Command (Le Nore est un mouillage sur la Tamise en aval de Londres) en compagnie du Manchester et du Sheffield pour des missions d'interception en mer du Nord.

Au mois de juin 1940, il est affecté à la 1ère division de croiseurs et basé dans l'estuaire de la Humber sur la côte est. Sa mission principale est de couvrir la côte contre une possible invasion allemande. Le 31 août 1940, il gagne Sheerness sur l'estuaire de la Medway dans le Kent pour des patrouilles anti-invasion en compagnie des croiseurs légers Manchester, Southampton et trois destroyers.

De septembre à novembre 1940, il est en refonte à Liverpool, recevant notamment des radars. Les essais à la mer et la remise en condition l'éloignent du combat jusqu'au 27 décembre 1940.

Le 24 janvier 1941, il participe à l'opération Rubble, l'escorte de cargos britanniques ayant réussis à s'échapper de Suède.

Le 9 février 1941, il appareille en escorte du convoi WS6A, arrivant à Freetown le 1er mars pour cinq jours d'escale avant de reprendre la mer le 6 mars en direction de Capetown, arrivant le 21 mars où il est décidé de le renvoyer dans la Home Fleet où elle est déployé à partir du début du mois de mai.


Le Birmingham s'est camouflé

Le 7 mai 1941, il est chargé d'une mission spéciale avec les croiseurs légers Edinburgh et Manchester et quatre destroyers à savoir l'interception du navire météorologique Munchen en station dans l'Atlantique Nord. Le navire se saborde mais la machine Enigma est récupéré.

Le 4 juin 1941, il est décidé de l'envoyer dans l'Atlantique Sud comme navire-amiral de la force chargée de défendre la navigation commerciale britannique contre les raiders britanniques. Il appareille de l'estuaire de la Clyde le 7 juin au sein du convoi WS9A arrivant à Freetown le 14 mars et repartant pour Capetown le 20, arrivant à destination le 2 juillet. Il reprend la mer le 5 juillet pour Durban, étant détaché le 9 pour entamer sa mission de patrouilleur/intercepteur dans l'Atlantique Sud et l'Océan Indien.

Suite à l'entrée en guerre du Japon, la Royal Navy décide de renforcer ses positions aux Falklands et déploie le croiseur léger Birmingham et le croiseur auxiliaire Asturias pour contrer une possible attaque mais il est peu probable que les japonais ont eu l'intention de s'emparer de ces îles.

Après un grand carénage à Simonstown de février à avril 1942 (renforcement de la DCA et modernisation de l'électronique), il est déployé en Méditerranée, quittant l'Afrique du Sud le 25 mai pour Alexandrie où il arrive le 6 juin 1942. Il est aussitôt engagé dans la désastreuse opération Vigourous où il est endommagé par des coups à toucher qui provoque son retrait de l'opération qui sera de toute façon annulée le 16 juin en raison de violentes attaques aériennes et d'une possible intervention de la flotte italienne.

Le 2 juillet 1942, il quitte l'Egypte pour Kilindini (Kenya) afin de rejoindre l'Eastern Fleet, retrouvan le cuirassé Warspite et les porte-avions Formidable et Illustrious. Il gagne Colombo le 21 juillet et appareiller le 25 pour participer à l'opération Stab, une simulation de débarquement sur les Andaman destinée à détourner l'attention des japonais de l'opération Watchtower, le débarquement américain à Guadalcanal mais l'opération est annulée le 2 août et le croiseur rentre à Kilindini avec le mouilleur de mines Manxman le 11 août 1942.

Le 4 mai 1942, les britanniques ont lancé l'opération Ironclad, la conquête de Madagascar alors sous le contrôle de la France de Vichy et pour empêcher son utilisation comme base par les allemands et les japonais. Devant la virulente résistance française, des renforts sont envoyés et le croiseur léger Birmingham participe à l'escorte des navires transportant à Majunga dans le nord-ouest la 29ème brigade d'infanterie qui est mise à terre le 10 septembre. Le croiseur léger va opérer au large de Madagascar jusqu'à la fin du mois.

Il reprend alors sa mission de protection du trafic commercial britannique dans l'Océan Indien contre les sous-marins allemands et japonais. Devant être remis en état, il quitte l'Océan Indien en escorte du convoi WS26 le 1er mars arrivant à Devonport au début du mois d'avril 1943.

Après des travaux d'avril à août 1943, il effectue ses essais à la mer et sa remise en condition jusqu'au 18 novembre, date à laquelle il est déclaré disponible. Il appareille le même jour pour retourner dans l'Océan Indien mais le 28 novembre 1943, il est gravement endommagé par une torpille tiré par le sous-marin U-407 au large de la Cyrénaïque. Le commandant du navire doit ordonner le noyage des soutes avant et de compartiments pour compenser une gite de 8° alors que la vitesse est réduite à 20 noeuds.

Il subit des réparations temporaires à Alexandrie mais la remise en état complète ne peut avoir lieu que dans un chantier américain. Arrivé début juin sur la côte est, il est pris en charge par le Norfolk Navy Yard le 9 juin et immobilisé pour réparations jusqu'à la fin octobre. Tous les travaux ne sont pas réalisés notamment l'installation de radars britanniques qui à lieu à l'Arsenal de Portsmouth en décembre 1944.


Vue aérienne du croiseur léger qui à perdu sa tourelle X

Il est de nouveau disponible le 14 janvier 1945 quand il est affecté à la 10ème division de croiseurs avec Scapa Flow comme base. Il mène alors des missions de chasse dans les eaux norvégiennes contre la poussière navale allemande.

Le 5 mai 1945, le croiseur léger HMS Birmingham arrive à Copenhague en compagnie du croiseur léger antiaérien Dido et de trois destroyers pour participer à l'opération Cleaver, la rédition des forces allemandes au Danemark, rédition symbolisée par celle du croiseur lourd Prinz Eugen et du croiseur léger Nurnberg. Il est relevé le 13 mai 1945 par le croiseur lourd Devonshire et rentre à Scapa Flow.

Le 26 mai, il embarque à Rosyth des troupes qu'il débarque à Trondheim pour participer à la reprise du port encore occupé par les allemands. Il arrive à Trondheim le 28 et met à terre ses troupes avant de regagner Scapa Flow. Sans la capitulation japonaise du 15 août, le croiseur aurait du regagner l'Extrême Orient.

En 1948, le Birmingham est transféré au South Atlantic Command jusqu'en 1949 avant de passer un an dans l'Océan Indien au sein de la East Indies Fleet en compagnie de la 4ème division de croiseurs avant de subir une profonde modernisation de 1950 à 1952.

Il est alors transféré en Extrême Orient, participant à la guerre de Corée où ses canons de six pouces vont tirer 1051 obus sur les positions nord-coréennes. Le Birmingham rentre en métropole en juin 1954.

En 1955, le Birmingham est affecté à la la Flotte de la Méditerranée comme navire-amiral de la 1ère division de croiseurs. En 1957, il participe à des manoeuvres menés au large des ports turcs, faisant fit des protestations soviétiques.

Désarmé à Devonport le 3 décembre 1959, il était alors le dernier croiseur de sa classe en service. Il est vendu à la démolition en septembre 1960 et démantelé à Inverkeithing en Ecosse.

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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEURS LEGERS CLASSE TOWN (1936)   Sam 11 Juin 2011, 21:50

Le HMS Liverpool

Le HMS Liverpool

Présentation

-Le Liverpool est mis sur cale aux chantiers navals Fairfield Shipbuilding & Engineering Company de Govan en Ecosse le 17 février 1936 lancé le 24 mars 1937 et admis au service actif le 2 novembre 1938.


Comme à Londres, les anciens docks de Liverpool ont été rénovés et reconvertis

Le sixième navire de classe Town est le septième navire de la Royal à avoir porté le nom de cette ville de Merseyside, sur l'estuaire de la rivière Mersey.

Actuellement peuplée de 43540 habitants, c'est la quatrième plus grande ville de Grande Bretagne notamment connu pour deux grands clubs de football. Grand port, il récupérait 40% du trafic commercial mondial au XIXème, formant avec Manchester une connurbation industrialo-portuaire.

Il succède ainsi à une frégate de 44 canons (1741-1756 et 1759-63), une frégate de 28 canons (1758-1778), une frégae de 50 canons (1814-22), une frégate de 58 canons (annulée avant mise sur cale), une frégate à hélice (1860-75) et un croiseur léger de classe Town (1909-21).


Le croiseur léger HMS Liverpool (1909)

Depuis un autre navire à porté le nom de cette ville en l'occurence un destroyer lance-missiles type 42 (Batch 2) mis en service le 1er juillet 1982 et toujours en service en 2011.

Carrière opérationnelle

Janvier 1939 à Malte, le Liverpool passe devant le porte-avions Ark Royal

Quand la Grande Bretagne entre en guerre le 3 septembre 1939, le Liverpool est déployé au Moyen Orient au sein de la 4ème division de croiseurs qu'il forme avec ses sister-ship Gloucester et Manchester. Il est basé à Aden pour intercepter les forceurs de blocus et les raiders allemands.

Le 14 novembre, décision est prise de le transférer à la China Station avec Hong Kong pour port d'attache. Le Liverpool arrive à destination le 10 décembre et commence sa mission à partir du 14 décembre 1939 et jusqu'au mois d'avril 1940 quand il est décidé de l'envoyer à nouveau au Moyen Orient.

En juin 1940, il est affecté à la 7ème division de croiseurs en Méditeranée, assurant des missions d'escorte de convois entre Gibraltar, Malte et Alexandrie. Le 12 juin 1940, il bombarde les positions italiennes à Tobrouk en compagnie de son sister-ship Gloucester et de quatre destroyers. Il surprend ensuie des dragueurs de mines italiens et le Liverpool coule le dragueur de mines Giovanni Berta.

Le 27 juin 1940 au cours de l'opération MA3, il coule le destroyer italien Espero qui transportait du ravitaillement à Tobrouk mais il fût légèrement endommagé par un obus de 120mm tiré par l'un des deux autres navires accompagnant l'Espero en l'occurence les Zeffiro et Ostro. Le 9 juillet 1940, il participe à la bataille de Calabria, une bataille indécise entre les marines britanniques et italiennes.

Légèrement endommagé par une bombe le 29 juillet, il est transféré le 30 juillet à la 3ème division de croiseurs et passe le mois d'août en réparations. Il reprend ensuite ses missions d'escorte et de couverture de convois.

Le 28 septembre, il embarque des troupes en compagnie de son sister-ship Gloucester et les débarquent à Malte, escortés par le croiseur léger australien Sydney. Le 11 octobre 1940, il couvre les porte-avions Illustrious et Eagle qui attaquèrent les aérodromes de Leros. Il est attaqué par des torpilleurs italiens, l'un d'eux l'Artigliere étant coulé par le croiseur lourd York.


Le HMS Liverpool à été sérieusement endommagé


Le 14 octobre 1940 alors qu'il couvrait les porte-avions menant des raids contre Leros, il est sérieusement endommagé par une torpille aéroportée italienne. Il est pris en remorque par l'Orion mais le lendemain, la proue cède alors qu'il était remorqué par la poupe.

Arrivé à Alexandrie le 16 octobre, il subit des réparations temporaires à Alexandrie jusqu'au mois de mars 1941 quand les britanniques parviennent à obtenir une remise en état au Mare Island Navla Shipyard en Californie. Le Liverpool arrive à San Francisco le 16 juin et y est immobilisé pour réparations jusqu'en octobre 1941.

Après ses essais à la mer, il appareille pour la Grande Bretagne le 20 novembre, arrivant à destination le 5 décembre pour des travaux complémentaires jusqu'au 6 février 1942 quand il appareille pour Scapa Flow, étant affecté à la 18ème division de croiseurs pour assurer la protection des convois et l'interception des raiders allemands.


Le HMS Liverpool

Le 13 mai 1942, il appareille en compagnie du cuirassé Duke of York, le porte-avions Victorious et les croiseurs Kent London Nigeria et norfolk pour couvrir le retour en Grande Bretagne du croiseur léger HMS Trinidad (classe Crown Colony) endommagé par l'une de ces propres torpilles victime d'un gyroscope défectueux en mars 1942. Il avait subit des réparations provisoires à Mourmansk mais devait être rapatrié. Il est à nouveau endommagé le 15 mai par une bombe lancée par un Ju-88 et devant la menace de la Luftwafe, il est décidé de le saborder.

Le 5 juin 1942, il appareille en escorte du convoi WS19S en compagnie du croiseur léger Kenya et de dix destroyers. Il retrouve le 11 juin la force W composée également du cuirassé Malaya et des porte-avions Eagle et Argus plus le croiseur léger antiaérien Charybdis pour couvrir le passage du convoi de l'opération Harpoon.

Le 14 juin, il est touché à tribord par une torpille aéroportée tirée par un SM-79. Les dégâts sont importants avec une gite de 7°, la vitesse tombe à 4 noeuds et les tourelles X et Y mises hors service. Il est prit en remorque par le destroyer Antelope escorté par un destroyer et deux corvettes.

Il arrive à Gibraltar le 17 juillet après avoir subit des attaques aériennes qui ont aggravé les dégâts par des coups à toucher. Après des réparations provisoires sur le rocher, il appareille pour la Grande Bretagne le 5 août et prit en charge à son arrivéepar l'Arsenal de Rosyth.

Les travaux sont achevés à la fin juillet 1944 et le croiseur en ressort sans sa tourelle X débarquée pour renforcer sa DCA. Il passe le mois d'août en essais et reste jusqu'à la fin d'année en période d'indisponibilité en raison du manque de main d'oeuvre qui poussa la marine britannique à mettre en réserve des navires anciens inutiles comme les cuirassés.


Le HMS Liverpool à la mer

Le HMS Liverpool est remis en service au sein de la 15ème division de croiseurs en Méditerranée en octobre 1945. En octobre 1946, la visite du croiseur Liverpool en Grèce est interrompue par l'incident de Corfou qui voit les destroyers Saumarez et Volage endommagés par des mines albanaises. En avril 1948, le Liverpool à transporté la torche des jeux olympiques de Londres.

En septembre 1951, le croiseur léger est le premier navire britannique à faire escale dans la Yougoslavie de Tito qui visite d'ailleurs le navire ancré dans le port de Split.

Mis en réserve en 1952, il sert de ponton pour l'état-major de l'amiral commandant la flotte de réserve. Il est rayé des registres en 1957 et vendu à la démolition en 1958, le démantelement s'achevant en 1959.


Vue aérienne du Liverpool sans sa tourelle X

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Dernière édition par clausewitz le Dim 12 Juin 2011, 11:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEURS LEGERS CLASSE TOWN (1936)   Sam 11 Juin 2011, 22:00

Le HMS Manchester

Le HMS Manchester à la mer

Présentation

-Le Manchester est mis sur cale aux chantiers navals Hawthorn Leslie de Hebburn (sur la rivière Tyne) le 28 mars 1936 lancé le 12 avril 1937 et admis au service actif le 4 août 1938.


"The Theater of Dream" (B. Charlton) : Old Trafford, stade de Manchester United

Le septième croiseur de classe Town est le deuxième navire à porter le nom de cette ville du nord-ouest de l'Angleterre, actuellement peuplée de 464200 habitants. C'est une ville moteur de la révolution industrielle dont la notoriété est due aussi bien à un courant économique (l'Ecole de Manchester) qu'à deux clubs de foot même si Manchester United est plus célèbre pour l'instant que Manchester City

Le croiseur léger fait suite à un navire de stockage cité en 1814 et précède un destroyer lance-missiles type 42 en service de décembre 1982 à février 2011 et est en attente de démolition.


Le destroyer lance-missiles Manchester

Carrière opérationnelle

Vue arrière du Manchester

A son admission au service actif, le Manchester est affecté à la 4ème division de croiseurs en Inde, division qu'il forme avec ses sister-ship Gloucester et Liverpool. Quand la Grande Bretagne entre en guerre le 3 septembre 1939, le Manchester est engagé dans de nombreuses patrouilles entre Colombo, Bombay et Aden pour protéger le trafic commercial et pour intercepter les raiders allemands voir les forceurs de blocus.

Le 14 octobre 1939, il quitte l'Océan Indien pour Portsmouth où il arrive le 25 novembre pour un carénage avant une réaffectation à la 18ème division de croiseurs avec Scapa Flow comme base, base qu'il retrouve le 24 décembre 1939.

Le 21 février 1940, il intercepte avec le destroyer Kimberley le cargo allemand Wahehe qui saisit devient une prise de guerre. Il participe ensuite à la campagne de Norvège où la Royal Navy découvre qu'une force navale sans protection de chasse dans un ciel contrôlé par l'ennemi avait de fort peu de chance de survivre longtemps. Il escorte ainsi les convois transportant les troupes débarquant à Narvik et à Lillesjona puis transporte des troupes à Andalsnes.

Il participe à l'évacuation d'Andalsnes le 1er mai en compagnie des croiseurs Birmingham et Calcutta et le 10 mai couvre le retour à la remorque du destroyer Kelly endommagé par des S-Boot en mer du Nord.

Le 26 mai, il est transféré au Nore Command en compagnie de ses sister-ship Sheffield et Birmingham pour soutenir le BEF dans la campagne de France et anticiper une possible tentative d'invasion allemande.

Basé à Rosyth début juin, il est en carénage en juillet-août à l'Arsenal de Portsmouth puis transféré le 31 août 1940 dans l'estuaire de la Humber avec les autres croiseurs de la 18ème division de croiseurs.

Le 11 octobre 1940, il participe à l'opération Medium, un bombardement naval de Cherbourg mené en compagnie du Revenge, des croiseurs légers Emerald et Newcastle, de onze destroyers et de cinq canonnières, le cuirassé tirant 150 obus de 15 pouces sur les installations portuaires.

Suite à l'entrée en guerre de l'Italie, il est décidé d'envoyer le Manchester en Méditerranée. Il appareille le 15 novembre avec à son bord des troupes qu'il doit débarquer à Malte dans le cadre de l'opération Collar (24-27 novembre) qui déboucha sur une nouvelle bataille indécise entre les marines britanniques et italiennes à savoir la bataille du cap Spartivento.

Les troupes sont débarquées à Malte le 28 novembre et gagne ensuite Alexandrie. Il en repart dès le 2 décembre pour Gibraltar, arrivant sur le rocher le 8 pour ravitaillement avant de repartir pour Plymouth où il arrive le 11 et Scapa Flow le 13 décembre 1940.

Il est en carénage dans un chantier de la Tyne River de janvier à avril 1941 avant des essais à la mer, le croiseur léger étant de nouveau disponible le 18 avril.


Vue babord du croiseur

Le 6 mai 1941, il couvre une opération de mouillage de mines (opération SN9A) puis participe à l'interception du navire météorologique allemand Munchen le 7 mai en compagnie des croiseurs légers Edinburgh et Birmingham et de quatre destroyers.

Il mène d'importantes patrouilles entre l'Islande et les Féroés lors de la tentative de percée dans l'Atlantique du cuirassé Bismarck et du croiseur lourd Prinz Eugen mais n'affrontera pas directement le cuirassé allemand. Il est de retour à Scapa Flow le 3 juin puis reprend ses patrouilles en mer du Nord.

Le 2 juillet 1941, il est détaché de ses patrouilles en mer du Nord pour couvrir un nouveau convoi en direction de Malte. Il gagne Gibraltar le 11 juillet en compagnie du cuirassé Nelson, des croiseurs légers Edinburg et Arethusa plus des destroyers.

Le 21 juillet, il retrouve la force X avec son sister-ship Edinburgh, de l'Arethusa et du mouilleur de mines Manxman pour escorter un convoi avec une couverture lointaine assurée par le cuirassé Nelson, le croiseur de bataille Renown, le porte-avions Ark Royal, le CLAA Hermione et des destroyers, c'est l'opération Substance.

Le convoi est soumis à de violentes attaques aériennes et le croiseur est touché à tribord arrière par une torpille aéroportée italienne. Une salle des chaudières est inondée et une hélice hors service. Le navire rentre à Gibraltar le 26 juillet et prit en charge par l'Arsenal de Gibraltar pour des réparations temporaires, la remise en état étant prévue aux Etats Unis.

Le 17 septembre 1941, il appareille pour les Etats Unis et arrive à Philadelphie le 23 septembre, étant aussitôt prit en charge par le Philadelphia Navy Yard. Il est en travaux jusqu'à la fin janvier 1942 et passe tout le mois de février en essais à la mer. Le 3 mars 1942, il quitte les Etats Unis pour les Bermudes pour des travaux complémentaires puis rentre à Portsmouth pour d'autres travaux.


Le croiseur léger HMS Manchester filant à bonne vitesse

Le croiseur léger est de nouveau disponible le 2 mai 1942 et retrouve la Home Fleet à Scapa Flow. Il participe ensuite à l'opération SN72 (la couverture d'une opération de mouillage de mines) et à l'opération Gearbox, un ravitaillement de la garnison alliée installée aux Sptizberg.

Le 3 juillet 1942, il retrouve à la mer les cuirassés Duke of York et Washington, le porte-avions Victorious et les croiseurs Cumberland et Nigeria pour couvrir le convoi PQ17. Ce convoi est dispersé le 4 juillet devant la crainte d'une intervention des navires de surface allemands basés en Norvège. Ce sont les sous-marins et les avions qui attaquèrent coulant 26 des 37 navires.

Il participe à l'opération Pedestal, le convoi de la dernière chance pour ravitailler l'île-forteresse de Malte. Affecté plus précisément à la force X (croiseurs légers Nigeria, Kenya et Cairo plus des destroyers), il est attaqué par des S-Boot et des MAS au large de Pantellaria et touché le 12 août par deux torpilles tirées par les vedettes MAS-16 et MAS-22.

Le lendemain 13 août alors que le navire rentrait à Gibraltar, les avaries s'aggravent et il est décidé de le saborder.Les charges se révèlent inefficaces et l'épave doit être achevée par une torpille du Pathfinder. A noter qu'une partie des survivants échouèrent en Tunisie et furent déténus dans des conditions difficiles jusqu'à l'opération Torch.

La décision de saborder le navire provoqua la fureur de l'Amirauté qui réunit une court martiale qui chargea le capitaine Harold Drew qui fût sanctionné et rayé des cadres de la Royal Navy mais cette décision est loin de faire l'unanimité.

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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEURS LEGERS CLASSE TOWN (1936)   Sam 11 Juin 2011, 22:13

Le HMS Gloucester

Le Gloucester filant à petite vitesse

Présentation

19 octobre 1937 : lancement du futur croiseur Gloucester

-Le Gloucester est mis sur cale à l'Arsenal de Devonport le 22 septembre 1936 lancé le 19 octobre 1937 et admis au service actif le 19 janvier 1939.


Le HMS Gloucester en 1938


Vue générale de ville de Gloucester

Le huitième croiseur léger de type Town est le dixième navire à porter le nom de cette ville du Gloucestershire dans le sud-ouest de l'Angleterre à 51km au nord-est de Bristol et 72km au sud-sud ouest de Birmingham, à proximité de la frontière entre l'Angleterre et le Pays de Galles. Actuellement peuplée de 123250 habitants, elle à toujours été dominée par l'industrie, étant notamment une ville pionnière dans l'industrie aéronautique. Pour les amateurs de cinéma, c'est la ville natale de Simon Pegg, l'un des acteurs déjantés de «Shaun of the Dead» et de «Hot Fuzz».

Le croiseur léger succède ainsi à un navire de 54 canons (1654-82), un navire de 60 canons (1695-1706 démoli en 1731), un autre navire de 60 canons (1709 capturé la même année par les français), un navire de 50 canons (1711-24), un navire de 50 canons (1737-42), un navire de 50 canons (1745-64), un brick de 10 canons (1807-1813), un navire de ligne de 74 canons (1812-84) et un croiseur léger de classe Town (1909-1921).

Le onzième Gloucester aurait du être une frégate de 2170 tonnes commandée à l'Arsenal de Portsmouth en 1956 mais ultérieurement annulée et le onzième HMS Gloucester fût au final le treizième destroyer type 42 (Batch 3) mis en service le 11 septembre 1985 et est actuellement en attente de désarmement.


Le destroyer lance-missiles type 42 HMS Gloucester

Carrière opérationnelle

Le HMS Gloucester

Quand la Grande Bretagne entre en guerre le 3 septembre 1939, le Gloucester est déployé au Moyen Orient au sein de la 4ème division de croiseurs qu'il forme avec ses sister-ship Liverpool et Manchester. Il mène des patrouilles pour protéger le trafic commercial, intercepter les navires allemands tentant de rentrer au pays et contrer l'action des raiders allemands.

Après un petit carénage à Simonstown du 8 janvier au 1er février 1940, le croiseur reprend sa mission de protection et d'interception. Il est alors décidé de le déployer dans l'Atlantique Sud en relève du croiseur léger Neptune mais ce déploiement est annulé au profit d'un déploiement en Méditerranée en raison d'une entrée en guerre de l'Italie chaque jours plus probable.

Le 12 juin 1940, il engage six dragueurs de mines italiens au large de Tobrouk avec le croiseur léger Liverpool et participe à la destruction du Giovanni Berta même si c'est le Liverpool qui donna le coup de grâce au navire italien.

Le Gloucester participe ensuite à la couverture des convois transméditerranéens mais également à l'attaque des convois italiens entre l'Italie et la Libye.

Le 9 juillet 1940, il participe à la bataille de Calabre (dite Punta Stilo en Italie) mais cette confrontation indécise ne vit pas le Gloucester s'illustrer à la différence du Liverpool. Légèrement endommagé par des attaques aériennes, il doit subir quelques jours de réparations à Alexandrie.

Le 28 septembre 1940, il embarque à Alexandrie des troupes en compagnie du croiseur léger Liverpool, couverts par le croiseur léger Sydney dans le cadre de l'opération MB5. La couverture éloignée est assurée par les cuirassés Valiant et Warspite, le porte-avions Illustrious, le croiseur lourd York et le croiseur léger Orion.

Les troupes et le matériel sont débarquées le 30 septembre et le croiseur retrouve les autres navires de la flotte, navires qui rentrent à Alexandrie le 2 octobre 1940. Il participe ensuite à l'opération MB6 du 8 au 11 octobre, une nouvelle opération de ravitaillement en direction de Malte. Il est de retour à Alexandrie le 16 octobre après avoir coulé deux torpilleurs italiens et avoir été légèrement endommagé par des attaques aériennes.


Le HMS Gloucester arrivant à Malte

Le 28 octobre 1940, la Grèce déclare la guerre à l'Italie et la Grande Bretagne décide de soutenir Athènes en envoyant un corps expéditionnaire, des unités aériennes et de déployer une importante force navale. Le Gloucester participe également à l'opération Coat et à l'opération Judgment, le raid aéronaval mené par le porte-avions Illustrious contre Tarente. C'est ensuite l'opération Collar qui débouche sur la bataille du cap Spartivento le 27 novembre 1940.

Le 5 janvier 1941, il quitte Alexandrie pour participer à l'opération Excess, une opération engageant plusieurs convois de ravitailement en direction de Malte et de la Grèce. Il gagne La Sude en compagnie du croiseur léger Southampton et du destroyer Ilex et embarque troupes et matériels qu'il débarque à Malte le 8 janvier.

Il retrouve le convoi Excess au large de Bizerte le 9 et repousse le lendemain plusieurs attaques italiennnes. Le 11, il est détaché avec le Southampton et le destroyer diamond pour couvrir le convoi ME6 reliant Malte à l'Egypte. Subissant de violentes attaques aériennes, il s'en sort mieux que le Southampton qui est coulé, le Gloucester embarquant les survivants en compagnie du Diamond avant d'achever le croiseur, l'Orion se chargeant de cette sale besogne. Il arrive le 15 janvier 1941 à Alexandrie avec le reste de la flotte.

Le 19 janvier, il appareille d'Alexandrie en compagnie des croiseurs légers ajax et Orion plus deux destroyers pour transporter du matériel et des troupes à Malte dans le cadre de l'opération MC8. Il arrive à Malte le 21 janvier, débarque troupes et matériel et met cap à l'est direction la Crète où il arrive le 24 janvier. Il participe ensuite au soutien d'un raid commando, l'opération Abstention en direction de Casteloriso. Il est de retour à Alexandrie le 26 janvier 1941.

Le 20 mars 1941, il appareille d'Alexandrie pour une mission de transport en direction de Malte et de la Grèce attaquée par les allemands, c'est l'opération MC9 doublée de l'opération Lustre. Il n'est pas seul puisqu'il est accompagné du porte-avions Formidable, des cuirassés Warspite Barham et Valiant, du croiseur lourd York et de quinze destroyers.

Le 23 mars, il est détaché du convoi et gagne la baie de la Sude en compagnie du croiseur lourd York pour se ravitailement en carburant, reprennant la mer le 26 mars en compagnie de deux destroyers et retrouvant croiseurs légers Orion, Ajax et Perth, échappant au sort du York détruit par des embarcations explosives italiennes. Il participe ensuite à la bataille du cap Matapan avant de rentrer à Alexandrie le 30 mars 1941.

Au mois d'avril 1941, il participe à l'opération MD2, la couverture d'un convoi entre Malte et l'Egypte (le convoi ME7) avant un bombardement de Tripoli (opération MD3) le 21 avril 1941. le 23 avril 1941, il est transféré à la Malta Strike Force, arrivant le 24 pour attaquer les convois italiens, formant la force K avec les destroyers Jaguar, Janus, Jervis et Juno de la 5ème flottille de destroyers.

Le 30 avril, un raid aérien ennemi sur Malte endomamgé légèrement le Gloucester, une bombe traversant le navire de part en part mais sans exploser. Il est choisit pour participer à l'opération Tiger. Le 3 mai, il est légèrement endommagé par une mine mouillée à Malte qui explosa dans sa paravane, limitant les dégâts.

Il gagne Gibraltar le 5 mai pour réparations mais il est remis à flot dès le lendemain pour participer à l'opération Tiger, la livraison de chars venus de Grande Bretagne à la 8ème armée, le convoi étant également protégé par le cuirassé Queen Elizabeth et les croiseurs légers Naiad et Fiji. Le 8 mai, il est rejoint par les croiseurs légers Orion, Ajax, Dido, Perth et Phoebe et le convoi arrive à Alexandrie le 12 mai 1941.

Le 13 mai 1941, il appareille pour Heraklion en compagnie du croiseur léger Fiji pour transporter des troupes. Les troupes sont débarquées le 16 mai et il retrouve la force B qui intègre ensuite la force A en compagnie des cuirassés Warspite et Valiant, soutenant ainsi la force C (Naiad, Perth, Calcutta et Carlisle plus trois destroyers). Les britanniques neutralisent la force d'invasion navale de l'opération Merkur qui doublait l'opération aéroportée.

Les allemands ne vont pas laisser cet affront impuni et les navires britanniques au large de la Crète sont soumis le 22 mai à de terribles attaques aériennes. Le destroyer Greyhound est le premier à succombé et le Gloucester récupère des survivants en compagnie du Fiji.

La DCA du Gloucester commence à manquer de munitions et est touché par quatre bombes qui provoqua une série d'explosions secondaires et une innondation de certains compartiments, les dégâts s'aggravant avec des coups à toucher. Le Fidji largue des radeaux de sauvetage et tente de s'enfuir mais sera coulé dans la journée.

Sur les 807 marins à bord, seulement 85 marins purent s'en sortir.


La fin d'un croiseur

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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEURS LEGERS CLASSE TOWN (1936)   Sam 11 Juin 2011, 22:29

Le HMS Belfast

Le HMS Belfast à la mer

Présentation

-Le Belfast est mis sur cale aux chantiers navals Harland & Wolff de Belfast le 10 décembre 1936 lancé le 17 mars 1938 et admis au service actif le 5 août 1939.


L'Hôtel de ville de Belfast

Le neuvième croiseur léger est le premier et à ce jour le seul navire de la Royal Navy à avoir porté le nom de la capitale de l'Irlande du Nord actuellement peuplée de 279200 habitants et connue pour ses chantiers navals et pour avoir été marqué par plus de trois décennies de troubles entre catholiques et protestants.

Carrière opérationnelle

Belle photo du Belfast à la mer

Quand la seconde guerre mondiale éclate, le HMS Belfast fait partie de la 18ème division de croiseurs en compagnie de ses sister-ship Newcastle, Sheffield et Edinburgh.

Comme tous les croiseurs de la Royal Navy, le Belfast va assurer des missions de protection du trafic commercial et des patrouilles d'interceptions des navires allemands tentant de rentrer au pays et les raiders.

Le 9 septembre 1939, il capture le paquebot allemand Cap Norte (13000 CRT) qui sera le plus gros navire marchand allemand capturé durant le conflit. Il l'escorte jusqu'aux Shetlands puis reprend sa patrouille après que le croiseur Delhi eut repris son rôle de chien de garde.


Les canonniers du HMS Belfast donnent de la voix

Le 21 novembre 1939, il appareilla de Rosyth pour une mission de recherche et de destruction mais cette mission s'acheva brutalement quand il fit exploser une mine magnétique. Il doit regagner le port pour des répatations temporaires.


Vue babord du Belfast

Les réparations temporaires ont lieu jusqu'au mois de mai 1940 et le croiseur gagne ensuite Devonport pour une remise en état qu'il l'éloigne du conflit jusqu'au mois de septembre 1942, le Belfast étant remit en service au mois d'octobre 1942 et pleinement opérationnel en novembre au sein de la 10ème division de croiseurs avec pour mission la couverture des convois allant et venant d'URSS, la division étant composé à cette époque du croiseur lourd Cumberland et du croiseur léger Sheffield.


Le HMS Belfast ne commença réellement la guerre qu'en 1943

Le 26 mai 1943, il appareille de Rosyth pour participer à l'opération SN123B, une opération de mouillage de mines menées par les mouilleurs de mines auxiliaires Agamemnon, Menestheus et Port quebec (1st Minelaying Squadron), opération suivie le 11 juin par une seconde opération du même genre (opération SN123C).

Au mois de juillet, il participe à une démonstration dans les eaux norvégiennes, démonstration destiné à convaincre que l'opération Husky est une diversion et qu'une opération majeure était en préparation contre la Norvège.

Le 4 octobre, le croiseur léger HMS Belfast appareille de Scapa Flow en compagnie des cuirassés Duke of York et Anson, du croiseur lourd Tuscaloosa et du porte-avions Ranger. Les avions embarqués à bord du porte-avions américains mène l'opération Leader, une attaque du port de Bodo et de la navigation dans la région.

Il reprend ensuite ses missions d'escorte des convois en direction de l'URSS, mission qui provoque la bataille du Cap Nord. Le 22 décembre 1943, le convoi JW55B fût repéré au large des îles Féroés par la Luftwaffe, un convoi de 19 navires escortés par treize navires.

Il était couvert en mer des Barents par le groupe du vice-amiral Burnett composé des croiseurs légers Belfast, Sheffield et le croiseur lourd Norfolk qui couvrait également le convoi retour RA55A. A ce groupe s'ajoutait la force de l'amiral Bruce Faser composé du cuirassé Duke of York, le croiseur léger Jamaïca et quatre destroyers.

Le lendemain, 23 décembre, la Luftwaffe lança une attaque aérienne avec des Junkers Ju88 mais cette action échoua tout comme les sous marins en barrage qui furent repoussés par l'escorte. Le groupe de combat du Scharnhorst fût ainsi placé à trois heures d'appareillage.

A 17h, le jour de Noël, le cuirassé et ses destroyers appareilla pour intercepter le convoi qui aallait être hors de portée des navires allemands le lendemain. Les conditions météo exécrables empêchèrent les reconnaissances aériennes ce qui n'empêcha Dönitz de maintenir l'ordre d'attaque.

L'amiral Fraser fût informé à 3h39 de la sortie du Scharnhorst et ordonna au convoi d'abattre vers le nord et au vice-amiral Burnett de placer ces croiseurs en protection.

Après de longues heures de traque dans des conditions météo difficiles, les deux adversaires se trouvèrent vers 9h et comme à Fontenoy, les anglais tirèrent les premiers, le Norfolk qui ouvrit le feu à 9h20 plaça deux obus dont un arracha le radar du cuirassé qui fût ainsi aveuglé.

Les croiseurs cessèrent le tir à 9h40 mais le contact radar fût tenu jusqu'à 10h15. Rétabli à 12h05, le contact fût suivi à 12h24 par l'ouverture du feu par les croiseurs pendant que les destroyers tentaient de gagner la bonne position pour lancer.

Le Scharnhorst concentra son tir sur le croiseur lourd Norfolk qui ne disposait pas de charges anti-lueurs qui encaissa deux obus de 280mm, l'endommageant gravement.

A 12h28, l'amiral Bey décida de rompre le combat, estimant être inférieur à la force anglaise composée de trois croiseurs et de quatre destroyers.

Les croiseurs anglais durent cesser le feu à 12h41 tout en gardant le contact en attendant l'arrivée du groupe de l'amiral Fraser. A 16h17, le Duke of York obtint un premier contact radar à 41600m, ouvrant le feu avec ces canons de 356mm à 16h50.

Le croiseur de bataille était maintenant entouré par un cuirassé, quatre croiseurs et huit destroyers, une situation sans espoir. Sa vitesse lui permis d'échapper un temps à ses ennemis, les anglais étant obligés de suspendre leur tir à 18h30.

Les avaries du navire le forcèrent à réduire sa vitesse à 8 noeuds. Le cuirassé Duke of York cessa de tirer quanf les destroyers attaquèrent le croiseur de bataille à la torpille, le croiseur de bataille encaissa trois torpilles suivi par un nouveau pilonnage du cuirassé avant une nouvelle attaque des destroyers.

Le sort du Scharnhorst est scellé, les marins allemands précipitant le sort de leur navire en le sabordant. Sans embarcations de sauvetage, les marins allemands doivent sauter à l'eau, une eau glaciale ce qui explique le faible nombre de survivants : 36 sur un équipage de 1968.


Le Belfast fût l'un des bourreaux du Scharnhorst

Le croiseur de bataille coulé, le Belfast gagne la péninsule de Kola le 27 décembre 1943, rentrant à Scapa Flow début janvier pour reprendre sa mission d'escorte de convois.

Le 3 avril 1944, le Belfast appareille de Scapa Flow en compagnie des cuirassés Anson et Duke of York, des croiseurs légers Royalist Sheffield et Jamaica pour couvrir le porte-avions Victorious qui lança une nouvelle attaque contre le cuirassé Tirpitz tapis dans l'Altenfjord, c'est l'opération Tungsten, les navires britanniques couvrant au passage le passage des convois JW/RA58, le premier allant en Union Soviétique et le second rentrant dans les îles britanniques. Le Belfast est de retour à Scapa Flow le 10 avril 1944.

Après un carénage au mois de mai, il est choisit pour participer à l'opération Neptune au sein de la force J chargée d'appuyer les troupes britanniques débarquant à Gold Beach et les troupes canadiennes à Juno Beach en compagnie des croiseurs légers antiaériens Argonaut et Diadem, des croiseurs légers Ajax Emerald Orion et de la canonnière néerlandaise Flores et onze destroyers.


Le HMS Belfast en 1944

Il participe au soutien du débarquement proprement dit et des combats dans l'arrière pays puis à partir du 26 juin à l'opération Epsom, une nouvelle tentative pour s'emparer de Caen qui voit la Royal Navy engager le cuirassé Rodney, le monitor Roberts et les croiseurs légers Argonaut et Diadem. Il opère au large de la Normandie jusqu'à la fin du mois de juillet 1944.

Il est alors décidé de l'envoyer dans le Pacifique au sein de la British Pacific Fleet (BPF) après une refonte qui va l'immobiliser d'août 1944 à mars 1945. Il passe le mois d'avril en essais et remise en condition avant de passer les mois de mai et de juin à s'entrainer dans les Orcades.

Il effectue le long transit entre l'Europe et le Pacifique au mois de juillet mais quand il arrive sur zone début août, la guerre contre le Japon est terminée.


Le HMS Belfast photographié après guerre

Le Belfast forme alors le TG111.3 en mer de Chine Meridionale en compagnie du porte-avions léger Colossus (futur Arromanches), les croiseurs Argonaut et Bermuda et les destroyers Tyrian Tumult Tuscan et Quiberon. Ce groupe occasionnel gagne Shanghai pour procéder notamment au rapatriement des sujets britanniques soit des civils isolés par la guerre ou d'anciens prisonniers de guerre.

Le croiseur léger HMS Belfast reste déployé après la fin de la seconde guerre mondiale en Extrême Orient et va ainsi participer à la guerre de Corée, étant déployé dès le début du conflit en compagnie du porte-avions Triumph et de trois destroyers. Il retourne un temps en Grande Bretagne pour entretien, étant relevé par le croiseur léger Ceylon mais le Belfast retourne en Corée avant l'armistice de Pannmunjon. Il tire ainsi contre la terre le 26 janvier 1952.


Le Belfast photographié depuis le porte-avions Bataan

De 1955 à 1959, il subit une profonde rénovation à l'Arsenal de Devonport et retourne en Extrême Orient où il reste déployé jusqu'en 1962 quand il rentre en métropole pour être mis en réserve n'étant que brièvement réactivé en juillet-août 1963.


Le HMS Belfast en 1959

Le Belfast est utilisé comme ponton-logement de mai 1966 à 1970 à Portsmouth quand on envisagea de le préserver comme mémorial après un échec concernant le croiseur léger Gambia trop détérioré à cette époque. Une commission donna le feu vert en juin 1968 mais le payeur général du gouvernement s'opposa en 1971 et le 4 mai 1971, le Belfast fût condamné et prêt à être vendu à la démolition.


Le Belfast coule depuis 1971 une retraite paisible sur la Tamise

Une fondation privée se chargea de préserver le croiseur et le gouvernement accepta de céder le navire à la fondation en juillet 1971. Le croiseur est remorqué à Londres sous le London Bridge et ouvert au public le 21 octobre 1971 (Trafalgar Day). Bien que n'étant plus un navire de la royal Navy, il reçut la possibilité de toujours arborer la White Ensign.

Le 1er mars 1978, le croiseur quitte le giron privé pour intégrer celui de l'Imperial War Museum. Le croiseur à subit deux passages au bassin en 1982 et 1999, le prochain étant prévu en 2020.

A la différence de nombre de navires musées en Europe, le Belfast continue d'être une attraction majeure de la ville de Londres.

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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEURS LEGERS CLASSE TOWN (1936)   Sam 11 Juin 2011, 22:39

Le HMS Edinburgh

Vue aérienne du HMS Edinburgh

Présentation

-L'Edinburgh est mis sur cale aux chantiers navals Swan Hunter & Wigham Richardson de Newcastle-Upon-Tyne le 30 décembre 1936 lancé le 31 mars 1938 et admis au service actif le 31 juillet 1939.


Vue de la ville d'Edinburgh

Le dixième croiseur léger de classe Town est le cinquième navire de la Royal Navy à avoir porté le nom de la capitale de l'Ecosse jusqu'en 1707 et depuis la dévolution de 1999, siège du parlement écossais. Peuplée de 457830 habitants en 2005 (deuxième ville d'Ecosse derrière Glasgow), elle possède le statut de cité depuis 1329.

Il succède à un navire de 32 canons ayant appartenu à la marine écossaise transformé en brise lames en 1709, un navire de 70 canons lancé en 1666 et rebaptisé en 1721 et démoli en 1771, un navire de 74 canons lancé en 1811, muni d'hélices en 1846 avant d'être vendu à la démolition en 1865 et un cuirassé de classe Colossus en service de 1887 à 1910.


Le destroyer lance-missiles HMS Edinburgh

Depuis un septième navire à porté ce nom en l'occurence un destroyer lance-missiles type 42 (Batch 3) mis en service le 17 décembre 1985 et toujours en service en 2011.

Carrière opérationnelle

Le HMS Edinburgh à la mer

Au déclenchement de la seconde guerre mondiale, le HMS Edinburgh appartient à la 18ème division de croiseurs qu'il forme avec ses sister-ships Newcastle Sheffield et Belfast. Depuis Scapa Flow, il mène des patrouilles d'interception et des escortes de convois pour les protéger des raiders allemands. Le 26 septembre, il participe à l'opération de récupération du sous-marin Spearfish échoué sur le Horns Reef.

Le 1er octobre 1939, il gagne l'estuaire de la Humber et intègre la 2ème division de croiseurs déjà composées des croiseurs Southampton et Glasgow. Il est légèrement endommagé le 16 octobre par des éclats et doit être réparé à Rosyth. Il va ainsi participer la traque des frères siamois Scharnhorst et Gneisenau qui avaient coulé au mois de novembre le croiseur auxiliaire Rawalpindi.

Le 28 janvier 1940, il appareille avec le Glasgow et quatre destroyers pour rapatrier en Grande Bretagne le sous-marin Seal incapable de plongée en raison d'avaries techniques. De mars à septembre 1940, il est immobilisé dans son chantier constructeur pour corriger des problèmes structuraux.

Remis en service en octobre 1940 au sein de la 18ème division de croiseurs, il appareille le 17 octobre de Liverpool en escorte du convoi WS4B qu'il quitte à Freetown le 29 octobre où il sera basé jusqu'au mois de décembre 1940 quand il sera repositionné en Islande pour couvrir les convosi transatlantiques.

Il commence l'année 1941 par l'opération SN6 (3 janvier 1941) qui voit le croiseur léger protéger les opérations de la 1ère division de mouillage de mines. Trois semains plus tard, il participe à l'opération Rubble, le retour en Grande Bretagne de navires britanniques jusque là bloqués en Suède.

Après avoir couvert le convoi TC9 (transport de troupes canadiennes en Grande Bretagne) en relève du cuirassé Royal Sovereign, il couvre le 17 janvier deux opérations de mouillage de mines, opérations numérotés SN7B et SN68A.

Après avoir appuyé le raid commando contre les Lofoten le 3 mars 1941, il couvre une nouvelle opération de mouillage de mines (opération SN68B) puis le convoi WS7 entre la Clyde et Halifax avant de rentrer à Scapa Flow le 29 mars et de reprendre sa mission de couverture des convois et d'interception de raiders.


Vue babord avant du HMS Edinburgh

Après l'opération de mouillage de mines SN9A le 6 mai, il participe le 7 mai à l'interception du navire météorologique Munchen qui se saborde mais pas assez rapidement pour envoyer à Neptune le système Enigma récupéré par les britanniques. Il est ensuite engagé dans les opérations de traque du cuirassé Bismarck et du croiseur lourd Prinz Eugen, saisissant le ravitailleur allemand Lech le 25 mai, le ramenant en Grande Bretagne avant de reprendre ses missions d'escorte et de patrouille.

Le 15 juillet 1941, il appareille en compagnie du cuirassé Nelson, des croiseurs Manchester et Arethusa, du mouilleur de mines Manxman et de onze destroyers pour protéger le convoi de l'opération Substance.

Le 25 juillet, il est détaché à la force H pour protéger les cargos vides jusqu'à Gibraltar, l'Edinburgh étant alors affecté à partir du 17 août à Freetown. Il escorte le convoi WS11 jusqu'à Capetown puis est détaché pour regagner Gibraltar et participer à l'opération Halberd.

Il appareille ainsi de Gibraltar le 24 septembre en compagnie des cuirassés Prine of Wales, Nelson et Rodney, des croiseurs Kenya et Euryalus plus des destroyers pour escorter un convoi jusqu'à Malte qui arrive le 27 juillet avant de prendre en charge un convi de navires vides entre Malte et gibraltar où il arrive le 30 septembre 1941. Il rentre ensuite en Grande Bretagne pour assurer l'escorte des convois à destination de l'URSS. Il est ensuite en petit carénage de la mi-janvier au mois de février 1942. Il est de nouveau disponible le 8 mars 1942.

Le 25 avril 1942, il effectue un transport rapide en direction de Murmansk, transportant des plaques d'acier pour des réparations provisoires sur le croiseur léger Trinidad. Il embarque de l'or soviétique et reprend la mer le 29 avril.

Le lendemain, 30 avril 1942, il rejoint l'escorte du convoi QP11 et est attaqué par le sous-marin U-456qui place une torpille à tribord milieu qui l'endommage assez sérieusement, le croiseur devant manoeuvrer aux hélices. Une tentative de prise en remorque par le destroyer Forester échoue mais la seconde réussit mais le Foresight doit se ravitailler.

Le lendemain 1er mai, un remorqueur russe échoue à le prendre en remorque, le croiseur léger pouvant néanmoins utilisé son armement, il endommage ainsi un destroyer qui doit être sabordé mais le Z24 place une seconde torpille qui provoque suffisamment de débat pour pousser au sabordage. Un sabordage difficile puisqu'il fallut des obus de 102mm, des charges de profondeur lancées contre la coque et enfin la dernière torpille du Foresight.

L'abandon du navire est ordonné, 790 hommes sur 847 sont récupérés par plusieurs navires soit un bilan final de 78 morts et 43 blessés.


Agonie d'un croiseur

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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEURS LEGERS CLASSE TOWN (1936)   Sam 11 Juin 2011, 22:46

CARACTERISTIQUES TECHNIQUES

Le HMS Manchester en 1942

Le HMS Belfast en 1942

Déplacement : Southampton standard 9100 tonnes pleine charge 11730 tonnes Liverpool standard 9300 tonnes pleine charge 12120 tonnes Edinburgh standard 10000 tonnes pleine charge 13386 tonnes

Dimensions : longueur hors tout (Southampton et Liverpool) 180.320m (Edinburgh) 187.025m largeur (Southampton) 18.99m (Liverpool et Edinburgh) 19.78m tirant d'eau : (Southampton) 6.1m (Liverpool) 6.28m (Edinburgh) 6.89m

Propulsion : quatre groupes de turbines à engrenages Parsons alimentées en vapeur par quatre chaudières Amirauté à trois tubes dévellopant 75000ch (82500ch pour les Liverpool et Edinburgh) et entrainant quatre hélices.

Performances : vitesse maximale 32 noeuds distance franchissable 5300 miles nautiques à 13 noeuds capacité carburant 12020 tonnes de mazout.

Protection : ceinture 114mm pont blindé 51mm tourelles 25 à 63.5mm bloc-passerelle 102mm

Electronique :

Fonctionnement de l'artillerie principale du Sheffield

Southampton : un radar de veille aérienne type 279 installé en janvier 1940

Newcastle : un radar de veille combinée type 286M installé à l'hiver 1941 remplacé en octobre 1941 par un radar type 290. En janvier 1942, il dispose d'un radar d'acquisition de cibles type 273, un radar type 291 (dérivé du type 290) et un radar de conduite de tir type 285.

En octobre 1942, il reçoit un type 285 pour l'armement secondaire, un type 281 de veille aérienne et un radar type 284 pour la conduite de tir de l'artillerie principale.

Sheffield : un radar de veille aérienne type 79Y installé en octobre 1939. En juillet 1941, il reçoit un radar de conduite de tir type 284 pour l'artillerie principale et un type 285 pour l'artillerie secondaire. En avril 1942, il reçoit un radar d'acquisition de cibles type 273 et le type 79Y remplacé par un type 281.


Fonctionnement de l'artillerie secondaire d'un croiseur de classe Town

Glasgow : un radar de veille combinée type 286M installée en mai 1940. En mai 1942, il dispose d'un radar de conduite de tir type 284, un radar de conduite de tir type 285 pour l'artillerie secondaire, un radar de conduite de tir type 282 pour la DCA, un radar de veille aérienne type 281 et un radar type 271 en remplacement du type 286M. En 1944, il reçoit un type 281B en remplacement du type 281, un type 293 remplaçant le type 273 et un type 274 à la place du type 284.

Birmingham : Un radar type 286M installé en août 1940. En février 1942, il dispose d'un radar de conduite de tir type 284 pour l'artillerie principale, un radar type 291 à remplacé le type 286M. En avril 1943, il reçoit un radar de conduite de tir type 285 pour la défense antiaérienne, un radar de veille aérienne type 281 tandis que le radar type 291 est remplacé par un radar type 273.

Liverpool : En janvier 1942, il dispose d'un radar de veille surface type 273, un radar de veille aérienne type 281, un radar de conduite de tir type 284 pour l'artillerie principale et un type 285 pour les canons de 102mm. Un type 282 aurait été également installé pour la DCA légère. En 1944, le type 281 à été remplacé par un type 281B, le type 273 remplacé par un type 293, le type 284 par un type 284, le type 274 étant complété par un type 283 pour le tir en barrage.

Manchester : un radar type 279 installé en janvier 1941. En avril 1942, il reçoit un radar de veille combinée type 291, un radar de conduite de tir type 284 pour l'armement principal et un radar de conduite de tir type 285 pour l'armement secondaire.

Gloucester : Aucun avant sa destruction

Belfast : En 1941 lors des réparations, il reçoit un radar de veille aérienne type 281, un radar de veille surface type 273, un radar de conduite de tir type 284 pour l'artillerie principale, un radar de conduite de tir type 285 pour l'artillerie secondaire et un type 283 pour l'artillerie légère.

En 1944, il reçoit un radar type 281B en remplacement du type 281 et dispose d'un radar type 293 en remplacement du type 273Q, un radar type 274 en remplacement du type 284.

Edinburgh : Entre mars et septembre 1940, il reçoit un radar type 279. Pas d'autres informations disponibles sur d'éventuels radars supplémentaires

Armement :

Tourelles triples de 152mm du HMS Belfast

-12 canons de 152mm (6 pouces) Mak XXIII en quatre tourelles triples XXII (Southampton et Liverpool) ou XXIII (Edinburgh) (deux avant et deux arrières).

Le canon BL Mark XXIII est un canon de 50 calibres (longueur du tube : 7.6m) qui tire des obus de 50.8kg à une distance maximale comprise entre 4570m (+2.3°) à 23300m (+45°) à raison de 6 à 8 coups par minute. La durée de vie d'un tube est de 1100 coups.

La tourelle triple Mark XXII pèse 148 tonnes (185 tonnes pour les Liverpool) et permet aux canons Mark XXIII de pointer en site de -5° à +45° à raison de 10° par seconde et en azimut sur 150° de chaque côté à raison de 5 à 7° par seconde. La dotation en munitions est de 200 coups par canon soit un total de 2400 projectiles.

La tourelle triple Mark XXIII pèse 185 tonnes et permet aux canons Mark XXIII de pointer en site de -5° à +45° à raison de 10° par seconde et en azimut sur 150° de chaque côté à raison de 5 à 7° par seconde. La dotation en munitions est de 200 coups par canon soit un total de 2400 projectiles.


Affût double de 102mm britannique

Les Southampton et les Liverpool disposent de quatre affûts doubles de 102mm alors que les Edinburgh disposent de six affûts doubles de 102mm, des affûts du même modèle en l'occurence le Mark HA XIX avec des canons Mark XVI.

Le canon QF Mark XVI est un canon de 45 calibres tire des obus explosifs de 28kg et des obus semi-perforants de 30kg à une distance maximale (obus explosifs) de 18150m avec un plafond pour le tir antiaérien de 11890m à raison de 15 à 20 coups par minute.

L'affût HA Mk XIX pèse 16.8 tonnes et permet aux canons de pointer en site de -10° à +80° et en azimut sur 340°. La dotation en munitions est de 200 coups par canon soit un total variant de 1600 à 2400 projectiles.

-Deux affûts quadruples Pom-Pom Mark VIII et 8 mitrailleuses de 12.7mm Vickers en deux affûts quadruples pour les Southampton et les Liverpool, deux affûts octuples Pom-Pom Mark VIII et 8 mitrailleuses de 12.7mm Vickers en deux affûts quadruples pour les Edinburgh.

-6 tubes lance-torpilles de 533mm en deux plate-formes triples. Ces tubes utilisent des torpilles Mark IX mises en service en 1930. Ces projectiles pèsent 1693kg avec une charge militaire de 340kg. La portée maximale est de 9600m à 36 noeuds et de 12350m à 30 noeuds.

Durant le conflit, les croiseurs légers ont reçu des canons de 20mm Oerlikon pour renforcer la DCA.


Islande, le Supermarine Walrus du HMS Belfast amerrit

Aviation : une catapulte et deux hydravions Supermarine Walrus

Equipage : 850 officiers et matelots

SOURCES

-Encyclopédie des armes Editions Atlas Tome 4 Les croiseurs de la seconde guerre mondiale (Classe Town p812-813)

-Jean Moulin Les croiseurs de la Seconde Guerre Mondiale (Le Newcastle p28 et le Belfast p30)

-Marines HS n°4 Décembre 1995 Royal Navy 1939-41

-Ressources internet diverses

-La majorité des photos m'ont été fournies par Le Breton


FIN DE L'ARTICLE
A VENIR : PAQUEBOT NORMANDIE (1933)


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Dernière édition par clausewitz le Dim 12 Juin 2011, 11:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEURS LEGERS CLASSE TOWN (1936)   Dim 12 Juin 2011, 08:19

ils auront eu une carrière bien remplie ces croiseurs


Quand je pense que depuis le temps que je suis avec mon anglaise j'ai toujours pas visité le HMS Belfast alors qu'on est passé devant quelque fois déjà Boulet
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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEURS LEGERS CLASSE TOWN (1936)   Dim 12 Juin 2011, 10:57

Merci l'ami corse. Effectivement c'est impardonable ^^. Je suis passé en 1998 devant en voyage à Londres mais la visite du croiseur n'était pas au programme. Je vais essayer de retrouver ces photos, je crois me souvenir qu'il y à certaines prises depuis le London Bridge.

En parlant du Belfast, je trouve étonnant le temps d'immobilisation suite à l'explosion de la mine magnétique : octobre 1939-octobre 1942. Cela me parait énorme même si je ne connais pas l'étendue exacte des avaries.

Hier soir après le postage, j'ai consulté ma boite mail et j'ai vu que l'ami Vautour m'à envoyé des photos et des schémas. Je vais les poster aujourd'hui ce qui améliora un peu l'iconographie de cet article.

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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEURS LEGERS CLASSE TOWN (1936)   Dim 12 Juin 2011, 11:47

Exellent article Claus, comme d'hab.

De mémoire Claus, la quille du Belfast était cassée et les dégats de structures et annexes très important .
la reconstruction était de ce fait importante, difficile et longue.


Jef salut
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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEURS LEGERS CLASSE TOWN (1936)   Dim 12 Juin 2011, 12:00

Jefgte a écrit:
Exellent article Claus, comme d'hab.

De mémoire Claus, la quille du Belfast était cassée et les dégats de structures et annexes très important .
la reconstruction était de ce fait importante, difficile et longue.


Jef salut

Ah d'accord, cela explique certaines choses mais connaissant (un peu) les méthodes des chantiers britanniques moins avancés que les chantiers américains, je pense (mais je peux peut être me tromper) que si le Belfast avait été un croiseur américain, la reconstruction aurait été plus rapide.

Je profite de ce message pour placer les dernières images de l'ami Vautour qui n'ont pas trouvé place dans l'article


Le HMS Belfast en 1942


Le HMS Belfast en 1944


Le HMS Birmingham


Le HMS Birmingham en 1942


Le HMS Edinburgh


Le HMS Glasgow en 1937


Le HMS Glasgow en 1941


Le HMS Glasgow en 1944


Le HMS Gloucester en 1940


Le HMS Liverpool

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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEURS LEGERS CLASSE TOWN (1936)   Dim 12 Juin 2011, 12:22

le Belfast saute sur une mine magnétique qui brise la quille et désaligne complètement la coque ... Le chantier est énorme et c'est pour çà qu'il s'opère en deux temps.

Ce ne sont pas vraiment des réparations mais une véritable refonte. Car les deux Belfast sont les croiseurs 152 mm britanniques qui ont le plus de réserve de flottabilité donc le plus de potentiel de modernisation. La coque du Belfast va en plus être élargie par l’adjonction de bulges ce qui va permettre notamment d'augmenter l'appareillage de détection et la DCA sans sucrer de tourelle.
En plus durant le refit les progrès dans les radars sont tels que les Britanniques vont prendre leur temps pour ré-équiper le croiseur avec les matériels les plus performants.

On a beaucoup glosé sur l'apparente iniquité de la disposition des soutes à munition de 102 mm des Belfast situées devant les compartiments chaudières bien loin des 6 affûts bitubes. En fait les ingénieurs britanniques ont voulu éviter d'allonger inconsidérément les arbres d'hélices en intercalant les soutes à munitions entre les turbines et l'arrière du bâtiment. Pour diminuer les efforts de transfert de munitions les deux navires étaient équipés de rails situés sur le pont supérieur qui courraient des montes charges à munitions jusqu'au pièces 102 mm intermédiaires situées 20 mètres en arrière... ingénieux
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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEURS LEGERS CLASSE TOWN (1936)   Dim 12 Juin 2011, 14:14

Effectivement ainsi présenter je comprend la durée des travaux. A ton avis si cela avait été un Southampton ou un Liverpool les britanniques auraient renoncé à le reparer ?

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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEURS LEGERS CLASSE TOWN (1936)   Dim 12 Juin 2011, 14:21

alors là ... bonne question mais à mon avis en ces temps de misère ils auraient sans doute fait l'effort.
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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEURS LEGERS CLASSE TOWN (1936)   Dim 12 Juin 2011, 22:37

clausewitz a écrit:
Effectivement ainsi présenter je comprend la durée des travaux. A ton avis si cela avait été un Southampton ou un Liverpool les britanniques auraient renoncé à le reparer ?

En 1944 il part à la casse, en 1940 il le répare......

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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEURS LEGERS CLASSE TOWN (1936)   Mer 15 Juin 2011, 16:20

LE BRETON a écrit:
clausewitz a écrit:
[…] si cela avait été un Southampton ou un Liverpool les britanniques auraient renoncé à le reparer ?
En 1944 il part à la casse, en 1940 il le répare…
study Qui répare qui ? scratch
Lequel part à la casse ? Pas le Belfast ?
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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEURS LEGERS CLASSE TOWN (1936)   Mer 15 Juin 2011, 17:33

Le HMS Belfast. En 1939 bien que lourdement endommagé, il est réparé parce que les britanniques ont besoin de ce navire. En 1944 vu l'évolution du conflit, il est possible pour ne pas dire probable qu'il aurait non réparé et démantelé après guerre (A cette époque, la RN manque de personnel et doit mettre en réserve un certain de navires anciens et/ou inutiles comme les cuirassés anciens).

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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEURS LEGERS CLASSE TOWN (1936)   Mer 15 Juin 2011, 18:36

LE BRETON a écrit:
[…]En 1944 il part à la casse, en 1940 il le répare…
clausewitz a écrit:
Le HMS Belfast. En 1939 bien que lourdement endommagé, il est réparé parce que les britanniques ont besoin de ce navire. En 1944 vu l'évolution du conflit, il est possible pour ne pas dire probable qu'il aurait non réparé et démantelé après guerre (A cette époque, la RN manque de personnel et doit mettre en réserve un certain de navires anciens et/ou inutiles comme les cuirassés anciens).
thumright Wilco !!…

C’est le temps présent (« … part ») et le sujet au singulier (« il le répare») qui m’égaraient. Very Happy
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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEURS LEGERS CLASSE TOWN (1936)   Mer 15 Juin 2011, 18:42

Ben dit donc il t'en faut peu ...

En 44/45 la pénurie d'hommes dans les forces armées britanniques est patente (mais les anglais ne sont pas les seuls dans ce cas) un certain nombre de croiseurs et de CVE passent aux dominions
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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEURS LEGERS CLASSE TOWN (1936)   

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