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 ITALIE CROISEURS LEGERS CLASSE CONDOTIERRI

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MessageSujet: ITALIE CROISEURS LEGERS CLASSE CONDOTIERRI   Dim 05 Juin 2011, 20:53

CROISEURS LEGERS CLASSE CONDOTTIERI
(ITALIE)


Le croiseur léger Alberto di Giussano à Venise

INTRODUCTION

Les Incrociatori de la Regia Marina (les croiseurs cuirassés de la marine royale)

La marine italienne (Regia Marina marine royale) est née officiellement le 17 mars 1861 lors de la proclamation du royaume d'Italie même si dans les faits l'unification des marines sardes, napolitaines, toscanes et pontificales _auxquels s'étaient adjoints les navires ayant transporté et soutenu Giuseppe Garibaldi dans son expedition des Mille qui allait intégrer le Royaume de Naples
dans l'Italie unifiée_ datait du 17 novembre 1860.


Bataille de Lissa.

L'origine variée des personnels et des navires provoqua de nombreux caffouillages qui furent en partie à l'origine de la sévère défaite de Lissa (20 juillet 1866) contre la marine autrichienne. Cette défaite est toujours présente à l'esprit des marins italiens qui portent sur leur uniforme un mouchoir noir avec un double noeud en signe de deuil.

Peu à peu pourtant, la marine italienne malgré une industrie inférieure aux autres grandes nations européennes se dota de navires modernes. Certes la marine royale italienne faisait pâle figure par rapport à la marine britannique et même à la marine française mais elle était au moins capable de protéger un état fortement insulaire (Sicile Sardaigne plus des îles de plus petites tailles) sans oublier un empire colonial naissant en Afrique et en Asie Mineure (Dodécannèse).

Comme toutes les marines à la fin du 19ème siècle, la marine italienne s'équipa de croiseurs cuirassés qui connurent leur heure de gloire à la fin du 19ème siècle et au début du 20ème siècle avant d'être surclassés par les croiseurs de bataille puis de céder le terrain aux «thinclad battleship» ou croiseurs lourds ou encore croiseurs Washington.

Le premier croiseur cuirassé italien fût baptisé Marco Polo. Admis au service actif en octobre 1892, ce navire de 4511 tonnes, 106.1m de long sur 14.67m de large et un tirant d'eau de 5.88m, une vitesse maximale de 17.8 noeuds, armé de 6 canons de 150mm, de 10 canons de 120mm, 9 canons de 6 livres (57mm), 2 canons d'un livre et enfin cinq tubes lance-torpilles de 460mm servit dans la marine italienne jusqu'à son désarmement en janvier 1921 après avoir été transformé en transport de troupes en 1917.


Le croiseur cuirassé Carlo Alberto

Il est suivi par les deux croiseurs cuirassés de classe Vettor Pisani, navires baptisés Vettor Pisani et Carlo Alberto entrés respectivement en service en août 1895 et septembre 1896. Servant jusqu'en 1920 (le Carlo Alberto ayant été transformé en transport de troupes en avril 1918), ces deux navires déplaçaient 6614 tonnes, mesuraient 105.7m de long sur 18.03m de large et un tirant d'eau de 7.2m, une vitesse maximale de 18.6 noeuds et un armement composé de 12 canons de 152mm, 4 canons de 120mm et 14 canons de 6 livres (57mm).


Le croiseur cuirassé Giuseppe Garibaldi

Ils sont suivis par la classe Giuseppe Garibaldi qui à été produit pour l'Italie (trois navires) mais également pour l'export : deux pour le Japon, un pour l'Espagne et quatre pour l'Argentine. Les trois navires italiens baptisés Francesco Feruccio Giuseppe Garibaldi et Varese sont admis au service actif en 1902 pour le premier et en 1899 pour les deux suivants et connaissent une longue carrière qui s'achève tragiquement pour le Giuseppe Garibaldi qui est torpillé par le sous marin austro-hongrois U-4 le 18 juillet 1915 alors que ces deux sister-ship sont désarmés respectivement le 1er avril 1930 et le 4 janvier 1923.

Ce sont des navires de 7234 tonnes, une longueur de 11.76m, une largeur de 18.25m et un tirant d'eau de 7.1m, une vitesse maximale de 19.5 noeuds, un canon de 254mm, deux canons de 203mm en une tourelle double, 14 canons de 152mm, 10 canons de 76mm, 6 canons de 47mm et 4 tubes lance-torpilles de 450mm.


Le croiseur cuirassé Amalfi

A la classe Garibaldi succède la classe Pisa composée de trois navires à l'origine mais des problèmes budgétaires font que seuls les Pisa et Amalfi sont mis en service par la marine italienne, le troisième étant revendu à la Grèce où il servit sous le nom de Georgio Averoff. Les deux croiseurs cuirassés italiens sont mis en service en septembre 1907 et en mai 1908. Si l'Amalfi est coulé par le sous marin austro-hongrois U-26 dans l'Adriatique le 7 juillet 1915, le Pisa est utilisé comme navire d'entrainement de 1921 à 1937.

Les deux croiseurs cuirassés italiens sont des navires de 9832 tonnes, mesurant 140.13m de long sur 21m de large avec un tirant d'eau de 7.18m, une vitesse maximale de 23.5 noeuds (20 noeuds en pratique) et un armement composé de 4 canons de 254mm en deux tourelles doubles, 8 canons de 190mm en quatre tourelles doubles, 16 canons de 76mm, 8 canons de 47mm, 4 mitrailleuses et 3 tubes lance-torpilles de 450mm.


Le croiseur cuirassé San Giorgio

La classe San Giorgio qui succède aux Pisa est la dernière classe de croiseurs cuirassés construits par la marine italienne. Les deux navires baptisés San Marco et San Giorgio mis en service respectivement en 1910 et 1911 et vont connaître une très longue carrière, le secondr étant sabordé à Tobrouk le 22 janvier 1941 et le premier est converti en bâtiment cible radiocommandé entre 1931 et 1935, capturé par les allemands le 9 septembre 1943 et coulé à La Spezia.

Ce sont des navires dépassant les 11000 tonnes (11300 pour le San Giorgio et 11900 pour le San Marco), mesurant 140.8m de long, 21m de large et un tirant d'eau de 7.30m, une vitesse maximale d'environ 23 noeuds et un armement composé de 4 canons de 254mm en deux tourelles doubles, 8 canons de 190mm en quatre tourelles doubles, 18 canons de 76mm, 2 canons de 47mm, 2 mitrailleuses de 6.5mm et trois tubes lance-torpilles de 450mm.

Comme les autres marines, la Regia Marina prend conscience du déclassement du croiseur cuirassé et désarme donc ces différentes unités peu après la fin du premier conflit mondial.

Elle à également mis en oeuvre plusieurs classes de croiseurs légers ou protégés notamment d'anciens croiseurs allemands et austro-hongrois acquis suite aux partages des deux flottes des pays vaincus comme le Taranto (ex-Strassburg), le Bari (ex-Pillau), le Brindisi (ex-Helgoland de la marine austro-hongroise), le Venezia (ex-Saida marine austro-hongroise) et enfin l'Ancona (ex-Graudenz) mais seuls les deux premiers étaient encore en service quand l'Italie entra en guerre

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MessageSujet: Re: ITALIE CROISEURS LEGERS CLASSE CONDOTIERRI   Dim 05 Juin 2011, 21:05

Rivalité franco-italienne

En 1902, la France et l'Italie signe un traité d'alliance secret qui contredit l'engagement précédement passé par Rome théoriquement alliée aux Empires Centraux au sein de la Triplice. Ce traité sera à l'origine de l'entrée en guerre de l'Italie en 1915.


Carte représentant les Terres irrédentes

Cette alliance laisse espérer à l'Italie le retour dans le giron de la «mère-patrie» des terres irredentes peuplées de populations italophones comme le Trentin-Haut Adige, le Sud-Tyrol, l'Istrie et la Dalmatie, ces revendications ayant été acceptées par les alliés dans le cadre du traité de Londres.

Une fois la guerre terminée, les alliés changent complètement d'avis ne respectant pas toutes les promesses du traité sus-nommé provoquant un violent ressentiment vis à vis de la France et de la Grande Bretagne, ressentiment en partie à l'origine de l'arrivée au pouvoir de Mussolini en 1922.

L'Italie et la France jadis alliées deviennent rivales, rivalité exacerbée par le traité de Washington signé en février 1922 qui organisait la parité entre les deux puissances méditeranéennes et enclencha une véritable course aux armements navals, les deux pays se marquant à la culotte, se dotant de navires pour riposter aux navires de l'adversaire.

Ne pouvant construire des cuirassés, les deux pays se concentrent sur les unités légères comme les croiseurs lourds, chaque pays disposant en septembre 1939 de sept navires mais également les «destroyers».

Dans cette catégorie, si les italiens font preuve d'un certain classicisme, les français se dotent de navires bien plus puissants, des contre-torpilleurs dont le tonnage ne sera atteint par les destroyers américains de la fin de la guerre, tonnage devenu alors la norme pour les unités médianes de combat.

Pour contrer les contre-torpilleurs français de plus en plus puissants (en quelques années, la Royale passa des Jaguar armés de 5 canons de 130mm aux Mogador armés de 8 canons de 138mm), les italiens se dotèrent de destroyers capable de leur tenir tête avec un armement principal composé de 4 à 6 canons de 120mm (classe Sella, Turbine, Navigatori) mais ils voulurent aussi se dôter de navires capable de surclasser ces redoutables navires.


Le Nicolo Zendo de classe Navigatori

Ils choisirent de construire une série de croiseurs légers armés de canons de 152mm (huit ou dix pièces), fortement motorisés et pratiquement sans protection. L'apparition de ces navires encouragea certainement la marine française à regrouper ses contre-torpilleurs en divisions de trois navires pour pouvoir neutraliser un de ces croiseurs légers surpris isolement.

Les douze croiseurs légers sont arbitrairement regroupés sous le nom de croiseurs de classe Condottieri puisque tous ces navires portaient les noms de grands militaires de l'histoire italienne qu'il s'agit de condottiere de l'époque Renaissance, d'un héros comme Garibaldi ou de maréchaux du premier conflit mondial, maréchaux souvent issus de la maison de Savoie, la dynastie au pouvoir en Italie.

Néanmoins, on peut distinguer cinq sous-classes à l'intérieur de cette classe imposante de douze navires qui préfigure les futurs croiseurs type Londres (déplacement entre 5 et 8000 tonnes, armement principal composé de canons de 6 pouces)


Condottieri type I : les Alberto di Giussano

La première, la classe Alberto di Giussano était composée de quatre navires (Alberto di Giussano, Alberigo da Barbiano, Bartolomeo Colleoni et Giovanni delle Bande Nere) mis sur cale en 1928. Ils sont suivis par les deux navires de classe Luigi Cardona (Luigi Cardona Armando Diaz) mis sur cale en 1930 étaient très semblables aux précédents, un peu plus lourd mais sans réelles différences.


Condottieri type II : les Luigi Cardona


Condottieri type III : les Montecuccoli

Les deux navires de classe Raimondo Montecuccoli (Raimondo Montecuccoli et Muzio Atendolo) sont nettement plus gros (presque 2000 tonnes de plus) mais aussi rapides car la puissance propulsive et nettement augmentée (106000ch contre 96000ch) et sont mis sur cale en 1931 et 1933.


Condottieri type IV : les Duca d'Aosta

Les deux navires de classe Duca Aosta (Emanuele Filiberto Duca d'Aosta et Eugenio di Savoia) mis sur cale en 1932 et 1933 sont encore plus gros mais la vitesse reste la même grâce à un nouvel accroissement de la puissance propulsive.


Condottieri type V : les Duca degli Abruzzi

Enfin, les deux derniers sont assez différents pour parfois être considérés comme formant une classe à part. Baptisés Luigi di Savoia Duca Degli Abruzzi et Giuseppe Garibaldi, ces navires de quasiment 10000 tonnes, sacrifièrent la vitesse au profit de la protection et de l'armement qui passe de 8 à 10 canons de 152mm.

Cet accroissement continu de la protection (les Alberto di Giussano avaient une ceinture blindée de 24mm, les derniers Condottieri, une ceinture quatre fois plus épaisse) s'explique probablement par un changement de perspective. Avec la mise en service des La Galissonnière, les contre-torpilleurs n'étaient plus les seuls adversaires potentiels en Méditeranée pour les croiseurs légers italiens.

A noter qu'il était à l'origine prévu la construction de deux autres navires de 9516 tonnes au programme de 1939 mais leur construction à été annulée


Le Scipione Africano est devenu après guerre le Guichen

A la suite de ces douze croiseurs légers, les italiens afin de contrer les Mogador français mirent sur cale douze croiseurs légers de classe Capitani Romani mais seulement huit seront lancés et seulement trois seront achevés dont deux finiront dans la marine française après guerre (NdA pour plus de détails je renvoie à mon article sur les Capitani Romani)

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MessageSujet: Re: ITALIE CROISEURS LEGERS CLASSE CONDOTIERRI   Dim 05 Juin 2011, 21:11

HISTORIQUE

L'Alberto di Giussano

Le CL Alberto di Giussano à la mer

Présentation

-L'Alberto di Giussano est mis sur cale aux chantiers navals Ansaldo de Gênes le 29 mars 1928 lancé le 27 avril 1930 et admis au service actif le 5 février 1931.


Monument hommage à Alberto di Giussano

Il rend hommage à un guerrier guelfe légendaire, symbole de la résistance de la Ligue Lombarde contre l'empereur Frederic Barberousse. Ce guerrier avec sa «Compagnie de la mort» aurait joué un rôle décisif à la bataille de Legnano (29 mai 1176) qui marqua la défaite définitive de l'empereur contre les communes italiennes, forçant l'empereur à se reconcilier avec le pape l'année suivante à Venise.

Carrière opérationnelle

L'Alberto di Giussano au bassin

A son admission au service actif, le croiseur léger est affecté à la 2ème escadre, participant comme toute la marine italienne à la guerre d'Espagne, soutenant le camp nationaliste.

Quand l'Italie entre en guerre le 10 juin 1940, l'Alberto di Giussano est intégré à la 4ème division de croiseurs, division qu'il forme avec son sister-ship Alberico da Barbiano du Lui Cadorna et de l'Armando Diaz.

Il participe à la bataille de Calabre (Punta Stilo pour les italiens) le 9 juillet 1940 contre la marine britannique.

Les italiens font appareiller de Naples le 6 juillet un important convoi à destination de Benghazi, convoi composé du transport de troupes Esperia (ex-Paquebot) et de trois cargos (Calitea Marco Foscarini et Vettor Pisani), le tout escorté par la 4ème flottille de torpilleurs (Orione Orsa Pegaso Procione), convoi rallié le lendemain par le cargo Francesco Barbaro et les torpilleurs Abba et Pilo venus de Catane. Au total le convoi transporte 2190 hommes, 232 véhicules et 16000 tonnes de munitions.

La couverture du convoi est assurée par la 2ème division de croiseurs (Giovanni delle Bande Nere et Bartolomeo Colleoni) et la 10ème escadrille de contre-torpilleurs (Cacciatorpedinieri dans la langue de Dante) composé des contre-torpilleurs Maestrale Libeccio Grecale et Scirocco.

A l'annonce de l'arrivée de croiseurs anglais à Malte (nouvelle qui se révéla fausse), Supermarina fait sortir la majeure partie de sa flotte pour couvrir un si précieux convoi. Une force occidentale sous les ordres de l'amiral Sansonetti quitte Reggio de Calabria et doit s'opposer à une intervention britannique venue de l'ouest avec la 7ème division de croiseurs (Eugenio di Savoia (Al.) Emanuele Filiberto Duca d'Aosta Muzio Attendolo et Raimondo Montecuccoli) et la 13ème escadrille de contre-torpilleurs (Granatiere Fuciliere Bersaglière et Alpino) alors que la force orientale (amiral Paladini) chargée de s'opposer à l'intervention de la Mediteran Fleet basée à Alexandrie se compose de la 1ère division de croiseurs (croiseurs lourds Zara Gorizia Fiume) et de la 3ème division (croiseurs lourds Trento Bolzano Pola).

Last but not Least, le corps de bataille quitte également Tarente sous les ordres de l'amiral Campioni avec les cuirassés Giulio Cesare (Al.) et Conte di Cavour, les croiseurs légers Armando Diaz Alberto di Giussano Luigi Cadorna et Alberigo di Barbiano (4ème division de croiseurs), Giuseppe Garibaldi et Luig idi Savoia Duca Degli Abruzzi (8ème division) et 16 destroyers.

Les britanniques ont eu la même idée, l'Amirauté prévoyant d'envoyer de Malte, un convoi rapide (13 noeuds), le convoi MF1 (Malta Fast) et un convoi lent (9 noeuds), le convoi MS1 (Malte Slow), les deux convois ayant pour destination finale Alexandrie, transportant aussi bien du matériel militaire que des civils que l'on cherche à mettre à l'abri des bombardements.

L'amiral Cunningham met lui aussi le paquet, sortant avec la majeure partie des forces disponibles réparties entre une force A (vice-amiral Tovey) composée des croiseurs légers Orion Neptune Sydney Gloucester et Liverpool et le destroyer australien Stuart, une force B composée du cuirassé Warspite (navire de Cunningham) et les destroyers Nubian Mohawk Hero Hereward et Decoy et la force C du vice-amiral Pridham-Wippell composée des cuirassés Malaya et Royal Sovereign, du porte-avions Eagle et des destroyers Hyperion Hostile Hasty Ilex Dainty Defender Juno Janus Vampire et Voyager. Enfin, une force D assure l'escorte rapprochée du convoi, force quittant Malte avec sept destroyers.

Le 7 juillet 1940 à l'aube, la force H de l'amiral Sommerville quitte Gibraltar pour bombarder Cagliari. Cette force composée du croiseur de bataille Hood, des cuirassés Valiant et Résolution, du porte-avions Ark Royal, des croiseurs Arethusa Delhi et Enterprise et des destroyers Faulknor Forrester Foxhound Fearless Keppel Douglas Voltigern Wishart et Watchman fait cependant demi-tour après avoir été attaquée par des avions italiens au large des Baléares et ne participe à la bataille qui s'annonce.


L'Alberto di Giussano à la mer avec un hydravion Iman Ro43 sur la catapulte à la proue

Le convoi arrivé à bon port le 9 juillet, l'amiral Campioni décide de faire demi-tour, satisfait de la mission accomplie quand des hydravion Iman Ro43 des croiseurs de sa force repère la marine britannique et l'amiral italien décide de couper la route aux forces britanniques.

La bataille commence vers midi le 9 juillet alors que les deux camps étaient séparés d'environ 90 miles. Le vice-amiral Andrew Cunningham gêné par la faible vitesse de ses vieux cuirassés ne pouvaient pas se rapprocher aussi vite qu'il ne le voulait. Cependant à 13.15, le porte-avions Eagle lança ses Swordfish qui attaquèrent les croiseurs lourds italiens mais sans résultats.

Les croiseurs alliés précédaient le Warspite et repérèrent les italiens à 15.15 avant d'ouvrir le feu à 21500m. La riposte italienne est quasi immédiate, la qualité de la conduite de tir italienne facilitant le répérage des cibles à la différence des britanniques qui pataugaient en plein brouillard.


Vue tribord arrière du Alberto di Giussano

A 15.22, les italiens encadrèrent dangereusement les croiseurs alliés du vice-amiral John Tovey et ce dernier décida de rompre l'engagement à 15.30 avec le croiseur léger Neptune endommagé par un obus de 6 pouces du Giuseppe Garibaldi. Un autre engagement entre croiseurs ne donna aucun résultat, les obus de 6 pouces alliés tombant devant la proue des croiseurs Alberico da Barbiano et Alberto di Giussano.

Les croiseurs laissèrent alors les gros s'expliquer. Le vice-amiral Inigo Campioni décida de se concentrer sur le Warspite et ordonna à ses deux cuirassés de se mettre en position. A 15.52, le Giulio Cesare ouvrit le feu à une distance de 26400m mais son sister-ship le Conte di Cavour resta muet.

Le Warspite lui divisa son feu (8 canons de 380mm) sur les deux cuirassés italiens. Le Giulio Cesare encadra le Warspite et ces obus endommagèrent deux destroyers anglais qui durent se retirer de la zone.

A 15.54, le Malaya ouvrit le feu mais se trouvait hors de portée mais une minute plus tard, les croiseurs italiens attaquèrent le Warspite mais revinrent bien vite de leur témérité quand les croiseurs alliés renvinrent à la charge pour protéger leur navire amiral.

A 15.59, deux obus de 320mm du Giulo Cesare encadrèrent le Warspite qui lui plaça un obus de 15 pouces à l'arrière du cuirassé. Le duel avait eu lieu à 26000 yards (24000m) ce qui constituait un record pour un tir entre deux cibles mobiles ce qui confirme l'excellence des artilleurs britanniques comme italiens.

A 16.01, les destroyers italiens tendirent un écran de fumée pour permettre à leurs cuirassés de se retirer sans dommage. La menace des croiseurs lourds italiens aurait pu pousser les alliés à se replier mais les croiseurs légers alliés et le Warspite poursuivirent la lutte.

Entre temps à 15.58, le Fiume tira à nouveau contre la ligne de bataille alliée et le Liverpool qui ripostèrent si bien qu'à 16.07, le Bolzano encaissa trois obus de six pouces pendant que le destroyer Vittorio Alferi était endommagé par un coup à toucher.

Peu après 16.00, les Fairey Swordfish du porte-avions Eagle attaquèrent les cuirassés italiens mais sans succès. Les contre-torpilleurs italiens tentent eux aussi une attaque mais sont repoussés par les croiseurs britanniques. Le contact entre les deux flottes est définitivement rompu à 16.43. Les deux convois britanniques arrivent à bon port, le 13 pour le convoi rapide et le 15 pour le convoi lent tout comme d'ailleurs la flotte britannique.

Cette première bataille entre la flotte britannique et la flotte italienne se terminant sur un goût d'inachevé alors que tout semblait réuni pour un «Jutland méditeranéen» qui aurait faire basculé le cours de la guerre. Il faudra pour cela attendre le 11 novembre 1940 et l'opération Judgment qui donne aux britanniques l'initiative stratégique en Méditeranée après que la flotte italienne eut été frappée au coeur par les avions du porte-avions Illustrious.


L'Alberto di Giussano à Venise probablement avant guerre

L'Alberto di Giussano assura ensuite la couverture d'opérations de mouillage de mines pour protéger Pantelleria puis la protection des convois destinés à ravitailler les forces de l'Axe en Afrique du Nord.

Le 12 décembre 1941, les deux croiseurs de la 4ème division furent chargés d'une mission de ravitaillement en carburant au profit des forces germano-italiennes accompagné par le torpilleur Cigno. Chargés de 2000 tonnes de carburant en jerrycan, les trois navires quittèrent Palermo pour Tripoli.
Au même moment, la 4ème flottille de destroyers (destroyers de classe Tribal Sikh et Maori, destroyer de type L Legion et le destroyer néerlandais Isaac Sweers) avait appareillé de Malte pour gagner Alexandrie.

Elle fût repérée par un avion italien mais Supermarina estima que les navires ennemis ne pourraient atteindre le Cap Bon avant le passage des deux croiseurs et du torpilleur.

Les deux forces ennemies entrèrent au contact le 13 décembre 1940 dans la nuit, les alliés surprennant les italiens grâce au radar, lançant les torpilles avant d'ouvrir le feu. L'Alberto di Giussano et l'Alberico da Barbiano qui encaissèrent respectivement une et trois torpilles, coulant rapidement. Le torpilleur après avoir lutté contre le destroyer néerlandais récupéra 500 survivants bientôt aidé par plusieurs vedettes MAS mais plus de 900 marins italiens avaient succombé.

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MessageSujet: Re: ITALIE CROISEURS LEGERS CLASSE CONDOTIERRI   Dim 05 Juin 2011, 21:19

L'Alberico da Barbiano

L'Alberico da Barbiano à la mer avec un Macchi M.18 à l'avant

Présentation

-L'Alberto da Barbiano est mis sur cale aux chantiers navals Ansaldo de Gênes le 16 avril 1928 lancé le 23 août 1930 et admis au service actif le 9 juin 1931.


Le deuxième croiseur léger de classe Condottieri porte le nom de l'un des premiers condottieri, Alberico da Barbiano (v.1344-1409) qui commandait la Compagnie San George. Originaire d'Emilie-Romagne, de bonne naissance, il participa à de nombreux conflits de l'époque, servant les Visconti de Milan, le pape Urbain VI aux prises avec un antipape............. . Il termina sa carrière aux services du roi de Naples.

Carrière opérationnelle

Vue babord arrière du croiseur

A son admission au service actif, le croiseur léger est affecté à la 2ème DC, participant comme toute la marine italienne à la guerre d'Espagne, soutenant le camp nationaliste.

Quand l'Italie entre en guerre le 10 juin 1940, l'Alberto di Giussano est intégré à la 4ème division de croiseurs, division qu'il forme avec son sister-ship Alberto di Giussano.

Il participe à la bataille de Calabre (Punta Stilo pour les italiens) le 9 juillet 1940 contre la marine britannique, sortant indemne de cet affrontement indécis entre les deux marines.


L'Alberico di Barbiano au bassin seul...........

Le 1er septembre 1940, on décide de l'affecter à l'entrainement mais le 1er mars 1941, le croiseur léger est réaffecté à des opérations de combat.

Le 13 décembre 1941, il est coulé dans la bataille du cap Bon en compagnie de son sister-ship Alberto di Giussano par une flottille de destroyers britanniques qui bénéficièrent de la supériorité du radar et de la surprise.


......Et accompagné

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MessageSujet: Re: ITALIE CROISEURS LEGERS CLASSE CONDOTIERRI   Dim 05 Juin 2011, 21:28

Le Bartolomeo Colleoni

Le Bartolomeo Colleoni franchissant le canal de Suez en novembre 1938 ou en décembre 1939

Présentation

-Le Bartolomeo Colleoni est mis sur cale aux chantiers Ansaldo de Gênes le 21 juin 1928 lancé le 21 décembre 1930 et admis au service actif le 10 février 1932.


Statue équestre de Bartolomeo Colleoni à proximité de la place Saint Marc à Venise

Le troisième croiseur léger de type Condottieri porte le nom d'un condottiere lombard, Bartolomeo Colleoni (1400-2 novembre 1475). Originaire de Bergame, de bonne naissance, il du s'exiler en raison de l'orientation guelfe de sa famille. Après avoir servi au sein de plusieurs compagnies de mercenaires, il s'engagea au service de Venise à partir de 1432. Il passa au service de Milan de 1441 à 1448 avant de revenir au service de Venise, devenant capitaine général en 1455 et de terminer sa vie, riche et célèbre.

Carrière opérationnelle

Le Bartolomeo Colleoni sert en Méditerranée jusqu'en novembre 1938 quand il gagne l'Extrême Orient pour relever le Raimondo Montecuccoli. Arrivant à Shanghai le 23 décembre 1938, il n'y reste que quelques mois, rentrant en Europe en octobre 1939, quittant Shanghaï le 1er octobre après avoir été relevé par le mouilleur de mines Lepanto avant d'arriver en Italie le 28 octobre 1939.


Le Bartolomeo Colleoni à faible vitesse

Il forma alors la 2ème division de croiseurs avec son sister-ship, le Giovanni dalle Bande Nere et effectua sa première mission le 10 juin 1940 en l'occurence une opération de mouillage de mines dans le détroit de Sicile avant la couverture d'un convoi de transports de troupes entre Naples et Tripoli.

Le 17 juillet 1940, il appareille de Tripoli en compagnie de son sister-ship pour Leros en mer Egée afin de contrer l'activité britannique dans le secteur. Dans les premières heures du 19 juillet, la division repéré la veille par un avion britannique fût interceptée par le croiseur léger HMAS Sydney et cinq destroyers (classe H Havock Hyperion Hasty Hero et classe I Ilex).

Ce sont les destroyers qui donnèrent l'alerte, le Sydney arrivant un heure plus tard à 8.26, ouvrant le feu trois minutes plus tard, poussant les italiens à se replier mais pas assez rapidement pour échapper à un dur châtiment.


Touché.........

Touché à système propulsif, le Bartolomeo Colleoni est stoppé à 9.23, étant achevé par trois torpilles tirées par les destroyers Ilex et Hyperion alors que le Sydney affrontait l'autre croiseur italien, touché à deux reprises contre une fois pour le Sydney.

Le Sydney à court de munitions se replia tout comme le Giovanni delle Bande Nere qui se replia sur Benghazi, menacé par le cuirassé Warspite et ses destroyers.

555 survivants du croiseurs légers furent récupérés, 121 marins étant tués. Dans l'après midi, l'Havock est endommagé par un bombardement aérien italien pendant qu'un hydravion du Warspite s'écrasa en mer, so néquipage étant capturé. Le convoi AN.2 se replia sur Port Said le temps que les alliés soient surs que le croiseur léger survivant ait bien gagné Benghazi.


........et Coulé

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MessageSujet: Re: ITALIE CROISEURS LEGERS CLASSE CONDOTIERRI   Dim 05 Juin 2011, 21:36

Le Giovanni delle Bande Nere

Le Giovanni delle Bande Nere et un arbre

Présentation

-Le Giovanni delle Bande Nere est mis sur cale aux chantiers navals Cantieri Navali di Castellammare di Stabia installé à Castellammare di Stabia près de Naples le 31 octobre 1928 lancé le 27 avril 1930 et admis au service actif en avril 1931.


Le quatrième croiseur léger de type Condottieri rend hommage à Giovanni delle Bande Nere (Jean des Bandes Noires) (5 avril 1498-30 novembre 1526), un célèbre condottiere de la non moins célèbre famille Medicis qui fût le père de Cosme de Medicis, Grand Duc de Florence (1519-1574) et ascendant de Marie de Médicis (son arrière-arrière petite fille) et donc des Bourbons de France puisque Marie à épousé Henri IV. Il servit comme mercenaire le pape Léon X, un médicis comme lui et c'est en signe de deuil qu'il posa des bandes noires sur son insigne. Il servit ensuite dans l'armée impériale avant de revenir au Vatican pour servir Clement VII qui le demanda de servir le roi de France. Il est mort des suites d'une blessure alors qu'il assiégiait Mantoue.

Carrière opérationnelle

Le Giovanni delle Bande Nere quittant Tarente

Le croiseur léger connait son baptême du feu lors de la bataille de Calabre/Punta Stilo le 7 juillet 1940 où il ressort indemne à la différence de la bataille du cap Spada le 19 juillet où il encaisse un obus de 6 pouces de Sydney, bourreau de son sister-ship Bartolomeo Colleoni. Il est ensuite affecté à la 4ème division de croiseurs. Le 8 mai 1941, il participe aux infructueuses attaques de l'axe contre le convoi Tiger.

Le 20 octobre 1941, il est affecté à une force navale spéciale et ce jusqu'au 3 janvier 1942 quand il rejoint la 8ème division de croiseurs. Au mois de février 1942, il participe à l'opération K7, la couverture d'un convoi de ravitaillement entre Corfou, Messine et Tripoli.


Le Giovanni delle Bande Nere camouflé

Le 20 mars 1942, le convoi britannique MW10 composé de quatre transports appareille d'Alexandrie sous l'escorte du croiseur Carlisle et de six destroyers. A 18h00, soit 11h après le convoi, l'amiral Vian quitta Alexandrie ayant sous ses ordres les croiseurs Cleopatra, Dido Euryalus et quatre destroyers.

Le 22 mars, le reste de la force K (croiseur Penelope et destroyer Legion) retrouve la force de l'amiral Vian suivis bientôt de sept destroyers.

Le convoi MW10 à été repéré dès le 21 mars par un Ju52 de transport puis par un sous marin italien. La marine italienne déploie le croiseur léger Giovanni delle Bande Nere, les croiseurs lourds Gorizia et Trento ainsi que 4 destroyers qui quittent Messine suivi bientôt du cuirassé Littorio et de six destroyers venant de Tarente.

Le lendemain à 14h24, les croiseurs de l'amiral Parona sont au contact de ceux de l'amiral Vian et après un bref échange de tirs, les italiens font demi-tour espérant attirer les forces anglaises vers le cuirassé mais l'amiral Vian ne tombe pas dans le piège et une attaque d'avions torpilleurs SM79 échoue.

A 16h18, les deux forces engagent le combat et en dépit d'une infériorité écrasante, les anglais attaquent de toute leur force, aidés par les écrans de fumée, la fumée des tirs et les embruns. Le Cleopatra, le Penelope et l'Euralyus sont cependant endommagés (le premier nommé par un obus du Giovanni Delle Bande Nere).

L'amiral Vian est sauvé par une attaque à la torpille des destroyers qui lancent à 6000m obligeant les italiens à manoeuvrer. C'est de cette façon que s'acheva la deuxième bataille de Sirte.

En apparence, les britanniques ont gagné mais en réalité cette bataille à ralenti le convoi qui perdra le lendemain, 23 mars quatre navires coulés par de violentes attaques aériennes et une faible part du matériel arrivant à Malte.

Le 1er avril 1942, le Giovanni delle Bande Nere quitte Messine pour La Spezia en compagnie du destroyer Aviere et du patrouilleur Libra. Endommagé par les combats et la tempête, il doit gagner la Ligurie pour être réparé. A onze miles du Stromboli vers 9.00, le groupe est inercepté par le sous-marin britannique Urge qui lance des torpilles, deux frappant le croiseur léger qui se casse en deux avant de couler très rapidement.


Et voici l'oeuvre du HMS Urge

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MessageSujet: Re: ITALIE CROISEURS LEGERS CLASSE CONDOTIERRI   Dim 05 Juin 2011, 21:41

Le Luigi Cadorna

Le CL Luigi Cadorna

Présentation

-Le Luigi Cadorna est mis sur cale aux chantiers CRDA (Cantieri Riuniti delle Adriatico) le 19 septembre 1930 lancé le 30 septembre 1931 et admis au service actif le 11 août 1933.


Le cinquième croiseur léger de type Condottieri porte le nom du maréchal Luigi Cadorna (4 septembre 1850-21 décembre 1928) qui fût chef d'état major de l'armée de terre italienne durant le premier conflit mondial. Il entre dans l'armée en 1868, ayant refusé une première fois en 1908 le poste de CEMAT. Ses quatre offensives sur l'Isonzo échouèrent avec de lourdres pertes. Personnage peu sympathique, rude avec ses subordonnés et méprisant le pouvoir politique

Le 24 octobre 1917, l'armée italienne connait une terrible défaite à Caporetto, ce désastre étant en grande partie la faute d'une stratégie inadaptée. Il est remplacée par le général Armando Diaz mais cela ne l'empêche pas de devenir maréchal en 1924 et chevalier de l'ordre du bain par les britanniques. Son fils, lui aussi général commanda la résistance contre les forces allemandes à partir de 1943.

Carrière opérationnelle

Le Luigi Cadorna à la mer

Après son admission au service actif, le croiseur léger participe à la guerre d'Espagne où l'Italie soutient les nationalistes avant de soutenir l'invasion italienne de l'Albanie (7-12 avril 1939).

Quand l'Italie entre en guerre le 9 juin 1940, le Luigi Cadorna appartient à la 4ème division de croiseurs, menant des opérations de mouillage de mines pour protéger Lampedusa. Il participe ensuite à la bataille de Calabre le 9 juillet 1940.


Le Luigi Cadorna au mouillage

Mis en réserve le 12 février 1941, il est cependant promptement réarmé pour servir de transport rapide et d'escorteur pour ravitailleur ou protéger les cargos ravitaillant les forces de l'Axe en Afrique du Nord.

En janvier 1942, il est transferé à Pola où il est employé comme navire-école mais après un petit carénage en mai-juin 1943, il est réaffecté à la 8ème division de croiseurs le 14 juin. Du 24 au 30 juin, il transporte des troupes en Albanie avant de gagner Tarente le 3 juillet 1943 pour mouiller des champs de mines défensifs pour protéger la grande base de la Regia Marina.


Vue tribord arrière du Cadorna. Notez l'Iman Ro43 sur la catapulte orientable

Après l'armistice du 8 septembre 1943 entre le gouvernement Badoglio et les alliés, le croiseur gagne Malte en compagnie des restes de la flotte italienne. Il gagne ensuite Alexandrie le 14 septembre mais dès le mois d'octobre, il regagne Tarente, servant de transport de troupes pour rapatrier les anciens prisonniers de guerre italien.

Après le traité de Paix de Paris le 10 février 1947, il forme le noyau de la toute nouvelle Marina Militare Italiana. En raison de son âge et de son usure, il n'est utilisé comme navire d'entrainement jusqu'à ce qu'il soit rayé des registres et vendu à la démolition en mai 1951.

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MessageSujet: Re: ITALIE CROISEURS LEGERS CLASSE CONDOTIERRI   Dim 05 Juin 2011, 21:52

Le Armando Diaz

Le CL Armando Diaz

Présentation

-L'Armando Diaz est mis sur cale aux chantiers navals OTO (Odero Terni Orlando) de La Spezia le 28 juillet 1930 lancé le 10 juillet 1932 et admis au service actif le 29 avril 1933.


Le sixième croiseur léger de classe Condottieri rend hommage à un militaire italien, Armando Diaz, 1er duc de la victoire (5 décembre 1861-29 février 1928).

Général puis maréchal d'Italie, cet artilleur, adjoint au général Cadorna lui succéda après le désastre de Caporetto, parvenant à rétablir l'armée italienne sur la Piave avec l'aide non négligeable de plusieurs divisions françaises. Il vengea Caporetto en remportant la bataille de Vittorio Veneto (24 octobre-3 novembre 1918) Senateur puis duc en 1921, il devint ensuite ministre de la guerre et maréchal jusqu'à sa retraite en 1924 où il reçut le titre de maréchal d'Italie .

Carrière opérationnelle

Vue tribord arrière du Armando Diaz

Affecté en Méditeranée, le croiseur effectua de septembre 1934 à février 1935 une croisière en direction de l'Australie et de la Nouvelle Zélande. L'année suivante, le déclenchement de la guerre d'Espagne le vit engager aux côtés des nationalistes de Franco, le croiseur léger opérant depuis Melilla en Afrique du Nord.

Il participe pleinement au second conflit mondial et aurait été présent à la bataille de Calabre (NdA même souci que pour le Luigi Cadorna, si quelqu'un à une source incontestable). D'octobre 1940 à janvier 1941, il est placé sous les ordres directs de Supermarina pour protéger le trafic naval entre le sud de l'Italie et l'Albanie.


L'Armando Diaz

Il participe le 25 février 1941 à la couverture d'un convoi de ravitaillement à destination de Tripoli avec le Giovanni delle Bande Nere et des destroyers. C'est au cours de cette opération qu'il est coulé par le sous-marin britannique Upright au large de l'île de Kerkennah (Tunisie).


L'Armando Diaz en temps de paix

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MessageSujet: Re: ITALIE CROISEURS LEGERS CLASSE CONDOTIERRI   Dim 05 Juin 2011, 21:56

Le Muzzio Attendolo

Le Muzio Attendolo manoeuvrant

Présentation

-Le Muzzio Attendolo est mis sur cale aux chantiers navals CRDA de Trieste le 10 avril 1931 lancé le 9 septembre 1934 et admis au service actif le 7 août 1935.


Le septième croiseur de type Condottiere rend hommage à Muzzio Attendolo Sforza (28 mai 1369-4 janvier 1424), le fondateur de la dynastie des Sforza qui dirigea la ville de Milan à la fin du Moyen-Age en supplantant les Visconti. C'est Alberico da Barbiano chez qui il fit ses premières armes qui lui donna le surnom de Sforza (le fort) ce qui ne l'empêcha pas en bon mercenaire de soutenir ensuite les Visconti contre Florence defendue par Barbiano. Il servit également le roi de Naples et trouva la mort en essayant de sauver un de ces pages entrain de se noyer dans la rivière Pescara.

Carrière opérationnelle

Le Muzio Attendolo en 1942

Quand l'Italie entre en guerre en juin 1940, le croiseur est affecté à la 7ème division de croiseurs et participe ainsi à la bataille de Punta Stilo (appelée également bataille de Calabre).

Le Muzzio Attendolo participe également aux attaques menés contre le convoi de l'opération Hallberd. Le 24 septembre 1941, un convoi britannique quitte Gibraltar en direction de Malte avec neuf navires marchands couverts à distance par la Force H de l'amiral Sommerville composée du porte-avions Ark Royal, des cuirassés Nelson Rodney Prince of Wales, de cinq croiseurs et de dix-huit destroyers.

La marine italienne tenta d'intercepter le convoi le 26 septembre mais faute d'avoir pris contact avec l'ennemi, elle fait demi-tour surtout après avoir appris la présence de trois cuirassés et d'un porte-avions ce qui n'empêche pas les avions-torpilleurs italiens de se montrer adroit, endommageant sérieusement le Nelson et forçant la force H à faire demi-tour le 27 septembre mais au prix de 21 appareils abattus par la chasse embarquée et la DCA. Le 28 septembre, un cargo du convoi est touché par une torpille et doit être sabordé. L'opération est néanmoins un succès puisque 85000 tonnes de fournitures ont été envoyés à Malte.

Le croiseur léger participe également à la première bataille de Sirte du 13 au 18 décembre 1941 où les mines posées notamment par le Muzzio Attendolo provoquèrent de graves dégâts chez les britanniques qui perdirent le croiseur Neptune alors que le Penelope et l'Aurora sont sérieusement endommagés, le Galatea ayant été lui coulé par un sous-marin allemand. A cela s'ajouta l'attaque par la Decima-MAS des cuirassés Queen Elizabeth et Valiant à Alexandrie.


Le Muzio Attendolo touché par l'Umbroken. Il ne reprendra plus jamais la mer

Il est ensuite impliqué dans l'opération Pedestal qui voit le convoi de la dernière chance quitter Gibraltar le 9 août pour arriver à Malte le 13 août non sans mal d'ailleurs, les britanniques perdant notamment le porte-avions Eagle. Ce dernier est «vengé» par le sous-marin Unbroken qui torpille le Muzzio Attendolo le 13 août au matin mais qui est pris en remorque direction Messine puis Naples.

Le 4 décembre 1942, jour de la Saint Barbara, 20 bombardiers américains B-24 des squadrons 98 et 376 basés en Egypte attaquent Naples à moyenne altitude (6200m). Les chantiers navals sont la cible principale de ces bombardiers lourds dont les bombes endommagent le croiseur Eugenio di Savoia avec un coup à toucher alors que le Raimondo Montecuccoli est touché par une bombe qui détruit la cheminée arrière . Le Muzzio Attendolo à moins de chance puisque touché par une ou deux bombes.

Le navire aurait pu être sauvé mais une heure après le départ des B-24 à 17.28, une nouvelle alerte est lancée et les navires assistant l'infortuné croiseur l'abandonne à son soeur. Les éléments font le reste et l'envahissement par les eaux provoque le chavirage du navire dans la nuit. Il aurait pu être relevé et remis en état en un an mais les italiens n'avaient pas de ressources à lui consacré. Utilisé comme ponton par les alliés après la libération de Naples, il est relevé et démantelé après guerre.

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MessageSujet: Re: ITALIE CROISEURS LEGERS CLASSE CONDOTIERRI   Dim 05 Juin 2011, 22:03

Le Raimondo Montecuccoli

Le Raimondo Montecuccoli au mouillage

Présentation

-Le Raimondo Montecuccoli est mis sur cale aux chantiers Ansaldo de Gênes le 1er octobre 1931 lancé le 2 août 1934 et admis au service actif le 30 juin 1935.


Le huitième croiseur de type Condottieri rend hommage à Raimond de Montecuccoli (Modène 21 février 1609-Linz 16 octobre 1680), un homme de guerre italien. Au service du Saint Empire Romain Germanique (Modène était à l'époque fief impérial), il est l'un des grands adversaires de Turenne à propos duquel il déclara au moment de sa mort « Aujourd'hui est mort un homme qui faisait honneur à l'Homme». Homme d'action, il fût aussi un théoricien lu et admiré par Frederic le Grand, Scharnhorst et Clausewitz. Il est considéré comme l'égal de turenne et du Grand Condé. Il est fait prince d'Empire et duc de Melfi en 1679.

Carrière opérationnelle

Le Raimondo Montecuccoli

Le déclenchement de la deuxième guerre sino-japonaise pousse la marine italienne à renforcer son dispositif en Extrême Orient. C'est ainsi que le mouilleur de mines Lepanto et la canonnière Carlotto se voient adjoindre un croiseur léger flamblant neuf qui quite Naples le 27 août 1937 pour arriver à Shanghaï le 15 septembre.

Il resta déployé sur zone jusqu'au 1er novembre 1938 quand après avoir été relevé par le Bartolomeo Colleoni, il rentre en Italie le 7 décembre 1938, étant affecté à la 8ème division de croiseurs après un grand carénage à La Spezia.


Le Raimondo Montecuccoli photographié avant guerre

Quand l'Italie entre en guerre en juin 1940, le Raimondo Montecuccoli est intégrée à la 7ème division de croiseurs en compagnie des croiseurs légers Eugenio di Savoia, Emanuele Filiberto Duca d'Aosta et Muzio Attendolo.

Il participe ainsi à la bataille de Punta Stilo et en ressort indemne avant de participer à la bataille de Pantelleria au cours de laquelle il désempara le destroyer britannique Bedouin et le pétrolier Kentucky. Il appuya la douloureuse campagne italienne contre la Grèce en tirant contre la terre le 18 décembre 1940 en compagnie de l'Eugenio di Savoia et de quatre contre-torpilleurs sur les positions grecques près de Lukova à 30km au nord du canal de Corfou. Il assura également l'escorte de convois en direction de l'Afrique du Nord.

Gravement endommagé par le bombardement de la Saint Barbara le 4 décembre 1942, il est réparé et de nouveau disponible en août 1943, un mois seulement avant l'armistice, endommageant un petit convoi allié en direction de Palerme mais sans réelles conséquences pour le convoi comme pour le croiseur.

Interné par les alliés après l'armistice à Malte puis à Alexandrie, il sert de transport rapide avant d'être rendu à l'Italie après le traité de paix de 1947. La tourelle B est débarquée au cours d'un dernier grand carénage entre octobre 1953 et juin 1954 alors que le croiseur était utilisé comme navire-école. Le Raimondo Montecuccoli est désarmé en 1963 puis vendu à la démolition en 1964.


Le Raimondo Montecuccoli camouflé

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MessageSujet: Re: ITALIE CROISEURS LEGERS CLASSE CONDOTIERRI   Dim 05 Juin 2011, 22:09

Le Emanuele Filiberto Duca d'Aosta

Le Emanuele Filiberto, Duca da Aosta à la mer

Présentation

-L'Emanuele Filiberto Duca d'Aosta est mis sur cale aux chantiers navals OTO de Livourne le 29 octobre 1932 lancé le 22 avril 1934 et admis au service actif le 13 juillet 1935.


Le neuvième croiseur de type Condottieri rend hommage au prince Emanuele Filiberto de Savoie-Aoste (Gênes 13 janvier 1869-Turin 4 juillet 1931). Fils du prince Amédée, il fût brièvement (1870-1873) prince héritier du trône d'Espagne après que son père fût élevé à la dignité de roi d'Espagne, règne court auquel succèda la première république espagnole. Il devient duc d'Aosta à la mort de son père en 1890. Devenu officier, ce cousin de Victor Emmanuel III commanda durant le premier conflit mondial, la 3ème armée qui hérita du surnom d'«armée invaincue». Il est fait maréchal d'Italie en 1926. Il est enterré au cimetière militaire de Redipuglia en compagnie d'autres soldats de la troisième armée.

Carrière opérationnelle

Le CL Duca d'Aosta

Son admission au service actif provoqua l'activation de la 7ème divison de croiseur qu'il forme avec son sister-ship, l'Eugenio di Savoia admis au service actif en janvier 1936. Les deux croiseurs participent au soutien des forces nationalistes du général Franco en protégeant des menées de la marine républicaine, les transports assurant le ravitaillement du corps expéditionnaire italien.

Le 5 novembre 1938, les deux croiseurs de la 7ème DC appareillèrent d'Italie pour une croisière de longue durée, faisant escale à Santa Cruz de Ténérife, Santos (Brésil), Montevideo, Curacao et La Guayra à Panama, suivis de prêt par des navires français et britanniques.

De retour à La Spezia le 3 mars 1939, le croiseur léger (dont le nom est souvent abrégé en Duca d'Aosta) effectue de nombreuses sorties d'entrainement jusqu'à l'entrée en guerre de l'Italie le 10 juin 1940 qui voit la division s'ettofer des croiseurs Raimondo Montecuccoli et Muzio Attendolo. A noter que la 13ème escadrille de contre-torpilleurs est associée à la division pour mener des opérations combinées.


Le Duca d'Aosta à bonne vitesse

Du 22 au 24 juin 1940, la 7ème division et la 13ème escadrille quitte Cagliari pour intercepter un convoi français entre Alger et Toulon mais sans résultats. La division et donc le Duca d'Aosta participe ensuite à la bataille (ou plutôt l'escarmouche) de Punta Stilo/Calabre mais sans s'illustrer de manière éclatante ni même de subir de dommages majeurs.

A la mi-décembre 1940, la 7ème division est transférée à la 2ème escadre. Le Duca d'Aosta participe avec ses autres congénères de la 7ème DC à une importante opération de mouillage de mines du 19 au 23 avril (1500 mines posées), le 1er mai devant Tripoli avant d'escorter un important convoi les 4 et 5 mai qui voit l'escorte couler le sous-marin Usk. Il participe ensuite à une autre mission de mouillage de mines, mines qui provoqueront l'anéantissement de la force K (un croiseur et un destroyer coulé, deux autres croiseurs hors de combat). Il échappe à une attaque du sous-marin britannique Unison le 13 juin 1942.

A l'été 1942, la situation de Malte est désespérée. Les anglais décident de jouer leur va-tout en montant l'opération Pedestal qui début le 10 août, un convoi de quatorze cargos rapides protégés par une formidable escorte (trois porte-avions, deux cuirassé, six croiseurs et une vingtaine de destroyers).


Le Duca d'Aosta à la mer camouflé

La bataille est essentiellement une bataille opposant la force Pedestal à des avions, des vedettes lance-torpilles et des sous-marins, la Regia Marina ne déployant que trois croiseurs lourds (Gorizia Trieste Bolzano), la 7ème DC et onze contre-torpilleurs.

Cette force somme tout non négligeable devait intervenir le 13 août mais est annulée faute de protection aérienne. Elle est attaquée sur le chemin du retour par le sous-marin britannique Umbroken qui endommage le Bolzano et l'Attendolo. Pedestal est un succès important, le ravitaillement apporté permettant à l'île de tenir jusqu'en novembre, date du débarquement en Afrique du Nord qui stoppe les dernières grandes manoeuvres de la marine italienne.

Saisi par les alliés après l'armistice, il subit un petit carénage à Tarente en octobre 1943 avant de gagner Freetown pour opérer contre les forceurs de blocus en compagnie de ses sister-ship Luigi di Savoia Duca Degli Abruzzi et Giuseppe Garibaldi et des croiseurs français.

Il est inutile de préciser que les relations entre marins français et italiens étaient pour le moins tendus quand par hasard deux navires de ces marines jadis ennemies se trouvaient dans un même port. Le Duca d'Aosta effectua sept patrouilles entre novembre 1943 et février 1944. Rentrant en Italie en avril 1944, il sert à partir de ce moment de transport.

En guise de dommage de guerre, le croiseur est ransféré à la marine soviétique le 2 mars 1949 et rebaptisé Z15 puis Stalingrad et enfin Kerch, servant au sein de la flotte de la mer Noire jusqu'au 20 février 1959 quand il est rayé des listes avant d'être promptement démantelé.

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MessageSujet: Re: ITALIE CROISEURS LEGERS CLASSE CONDOTIERRI   Dim 05 Juin 2011, 22:18

L'Eugenio di Savoia

L'Eugenio di Savoia à la mer. Notez l'Iman Ro43 soulevé par la grue

Présentation

-L'Eugenio di Savoia est mis sur cale aux chantiers navals Ansaldo de Gênes en juillet 1933 lancé le 16 mars 1935 et admis au service actif en janvier 1936.


Le dixième croiseur de type Condottieri rend hommage à Eugène de Savoie-Carignan (Paris 1663-Vienne 1736) plus connu sous le nom de Prince Eugène. Fils d'Olympe Mancini, nièce du cardinal Mazarin l'amour de jeunesse de Louis XIV, il doit quitter la France suite à la disgrace de sa mère compromise dans l'affaire des poisons et du refus du roi soleil _en raison notament de son homosexualité débridé_ de lui confier un commandement.

Il s'engage comme volontaire au service de l'Autriche et jure de revenir en France les armes à la main. Il participe à la guerre contre les turcs puis affronte la France au cours de la guerre de la succession d'Espagne (1701-1714) se révélant comme l'un des plus brillants généraux du Grand Siècle en compagnie du duc de Marlborough.

Gouverneur des Pays-Bas autrichiens entre 1716 et 1725, il présida ensuite le conseil de guerre aulique, le conseil pour les affaires militaires du Saint Empire Romain Germanique. Il reprit du service lors de la guerre de succession de Pologne en 1733 mais le vieux guerrier se montrant d'une extrême pusilanimité. Mort des suites de ces problèmes respiratoires en 1736, il ne laisse aucun héritier et sa fortune cédé à sa nièce Marie-Anne.

Carrière opérationnelle

L'Eugenio di Savoia en 1936

A son admission au service actif, le croiseur léger est affecté à la 7ème division de croiseurs qu'il forme en compagnie de son sister-ship Emanuele Filiberto Duca d'Aosta plus souvent connu sous le nom simplifié de Duca d'Aosta.

Les deux croiseurs participent au soutien des forces nationalistes du général Franco en protégeant des menées de la marine républicaine, les transports assurant le ravitaillement du corps expéditionnaire italien.

Le 5 novembre 1938, les deux croiseurs de la 7ème DC appareillèrent d'Italie pour une croisière de longue durée, faisant escale à Santa Cruz de Ténérife, Santos (Brésil), Montevideo, Curacao et La Guayra à Panama, suivis de prêt par des navires français et britanniques.

De retour à La Spezia le 3 mars 1939, le croiseur léger effectue de nombreuses sorties d'entrainement jusqu'à l'entrée en guerre de l'Italie le 10 juin 1940 qui voit la division s'ettofer des croiseurs Raimondo Montecuccoli et Muzio Attendolo. A noter que la 13ème escadrille de contre-torpilleurs est associée à la division pour mener des opérations combinées.

Du 22 au 24 juin 1940, la 7ème division et la 13ème escadrille quitte Cagliari pour intercepter un convoi français entre Alger et Toulon mais sans résultats. La division et donc l'Eugenio di Savoia participe ensuite à la bataille (ou plutôt l'escarmouche) de Punta Stilo/Calabre mais sans s'illustrer de manière éclatante ni même de subir de dommages majeurs.

A la mi-décembre 1940, la 7ème division est transférée à la 2ème escadre. Il appuya la douloureuse campagne italienne contre la Grèce en tirant contre la terre le 18 décembre 1940 en compagnie du Raimondo Montecuccoli et de quatre contre-torpilleurs sur les positions grecques près de Lukova à 30km au nord du canal de Corfou. Il assura également l'escorte de convois en direction de l'Afrique du Nord.

L'Eugenio di Savoia participe avec ses autres congénères de la 7ème DC à une importante opération de mouillage de mines du 19 au 23 avril (1500 mines posées) avant d'escorter un convoi en direction de Tripoli, convoi escorté également par les croiseurs lourds Trieste et Bolzano, de cinq contre-torpilleurs et de trois torpilleurs qui arrive à destination sans perte le 30 avril mais au retour, deux cargos seront coulés par l'Upholder.

Il assure ensuite le mouillage d'un champ de mines le 1er mai 1941 devant Tripoli avant d'escorter un important convoi les 4 et 5 mai qui voit l'escorte couler le sous-marin Usk. Il est indisponible de décembre 1941 à mars 1942 pour des travaux sur son appareil propulsif à La Spezia, reprennant ensuite ses missions d'escorte de convoi.

Il tente ainsi d'attaquer le convoi britannique de l'opération Harpoon (12-15 juin) mais ayant été repéré par deux sous-marins britanniques le 13 juin, la division préfère se réfugier à Palerme ce qui n'empêchera la marine ne faitre parvenir que deux cargos à Malte, conduisant l'amirauté à lancer l'opération Pedestal.


L'Eugenio di Savoia rentrant au port

Au cours de l'opération sus-nomée, la bataille est essentiellement une bataille opposant la force Pedestal à des avions, des vedettes lance-torpilles et des sous-marins, la Regia Marina ne déployant que trois croiseurs lourds (Gorizia Trieste Bolzano), la 7ème DC et onze contre-torpilleurs.

Cette force somme tout non négligeable devait intervenir le 13 août mais est annulée faute de protection aérienne. Elle est attaquée sur le chemin du retour par le sous-marin britannique Umbroken qui endommage le Bolzano et l'Attendolo.

Pedestal est un succès important, le ravitaillement apporté permettant à l'île de tenir jusqu'en novembre, date du débarquement en Afrique du Nord qui stoppe les dernières grandes manoeuvres de la marine italienne.

Endommagé à Naples par le bombardement américain du 4 décembre 1942, le croiseur est en réparations jusqu'en juillet 1943. Du 5 au 8 août, la 7ème DC tente d'intercepter un convoi allié destiné à s'emparer de Palerme mais après quelques tirs d'artillerie, les croiseurs audacieux mais point téméraires préfèrent se replier.

Suite à l'Armistice entre le gouvernement Badoglio et les alliés, la flotte italienne quitte ses ports direction Malte. Elle est violement attaquée par les bombardiers allemands qui coulent à l'aide d'armes guidées le cuirassé Roma et endommage gravement son sister-ship Italia (ex-Littorio) mais l'Eugenio di Savoia arrive indemne le 11 septembre à Malte avant d'appareiller pour Alexandrie le 14 et d'y arriver deux jours plus tard.

Transféré au mouillage à Suez, il sert de bâtiment-base pour les écoles et ne reprend pas donc pas la mer à la différence de trois sister-ship qui gagnent l'Atlantique pour donner la chasse aux forceurs de blocus.

Suite au traité de paix du 10 février 1947, il est attribué comme dommage de guerre à la Grèce. Il est rayé des registres le 26 juillet 1951 et officiellement transféré à la marine grecque le 5 août 1951 étant rebaptisé Helli.

Servant de navire-amiral et de navire de représentation, le vieux croiseur est transféré à La Sude en 1959 où il sert de quartier général flottant pour le Ionan & Cretan Seas Command. Désarmé en 1965, il sert de prison durant la dictature des colonels (à partir de 1967) et vendu à la démolition en 1973, la même année que la chute de cette dictature.

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MessageSujet: Re: ITALIE CROISEURS LEGERS CLASSE CONDOTIERRI   Dim 05 Juin 2011, 22:23

Le Luigi di Savoia Duca Degli Abruzzi

Le Duca degli Abruzzi à la mer (lors de ses essais ?)

Présentation

-Le Luigi di Savoia Duca Degli Abruzzi est mis sur cale aux chantiers OTO de La Spezia le 28 décembre 1933 lancé le 21 avril 1936 et admis au service actif le 1er décembre 1937.


Il rend hommage au Prince Luigi Amedeo de Savoie-Aoste, Duc des Abruzzes (29 janvier 1873-18 mars 1933), fils cadet d'Amédée de Savoie-Aoste, éphémère roi d'Espagne sous le nom d'Amédée 1er et connu pour son caractère aventurier puisqu'il explora aussi bien les possessions coloniales africaines de l'Italie mais également les contrées arctiques. Il servit également comme amiral durant le premier conflit mondial, vice-amiral inspecteur des torpilles puis commandant en chef de la Flotte de l'Adriatique, posant sa marque sur le cuirassé Conte di Cavour.

Carrière opérationnelle

Le croiseur léger au mouillage

A son admission au service actif, le croiseur est affecté à la 8ème division de croiseurs qu'il forme avec son sister-ship Giuseppe Garibaldi. Il participe à la guerre d'Espagne, faisant escale à Lisbonne en 1939 avant de devenir navire-amiral de sa division.

Une fois l'Italie entrée en guerre, il est ainsi engagé dans la bataille ou plutôt dans l'escarmouche de Punta Stilo où comment une redite de la bataille du Jutland se transforme en farce (9 juillet 1940).

Il participe ensuite à des missions d'interception des convois britanniques à destination de Malte et de l'Egypte. De décembre 1940 à mars 1941, il est basé en Adriatique avec son sister-ship pour protéger les convois ravitaillant l'Albanie occupée par l'Italie alors que cette dernière pensait ne faire qu'une bouchée de la Grèce mais cette bouchée se révéla si indigeste que Rome du demander l'aide de Berlin pour en finir.

Le 26 mars 1941, la division est rebasée à Brindisi pour opérer davantage en mer Ionienne. Endommagé par une torpille aéroportée le 22 novembre 1941 en même temps que le croiseur lourd Trieste, il est réparé et remis en service.


Le Duca degli Abruzzi en 1942

Saisi par les alliés après l'armistice, il subit un petit carénage à Tarente en octobre 1943 avant de gagner Freetown pour opérer contre les forceurs de blocus en compagnie de ses sister-ship Emilio Filiberto Duca d'Aosta et Giuseppe Garibaldi et des croiseurs français.

Il effectue cinq patrouilles entre le 29 novembre 1943 et le 7 février 1944. Il quitte Freetown le 29 avril 1944 pour rentrer en Italie, menant jusqu'à la fin de la guerre des missions de transports.

La paix revenue, le Duca Degli Abruzzi resta en service dans la nouvelle marine italienne, perdant ses tubes lance-torpilles qui sont remplacés par deux canons antiaériens de 102mm, recevant un radar en 1953.

La même année, il est déployé à Vénise pour renforcer la position italienne dans le cadre des négociations sur le devenir de Trieste. Le 26 octobre 1954, le vénérable croiseur entra dans le port de Trieste après sa prise de possession par l'Italie. Il est désarmé puis démoli en 1961.


Le Duca degli Abruzzi au mouillage

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MessageSujet: Re: ITALIE CROISEURS LEGERS CLASSE CONDOTIERRI   Dim 05 Juin 2011, 22:31

Le Giuseppe Garibaldi

Le Giuseppe Garibaldi au mouillage

Présentation

-Le Giuseppe Garibaldi est mis sur cale aux chantiers CRDA de Trieste le 28 décembre 1933 lancé le 21 avril 1936 et admis au service actif le 20 décembre 1937.


Le douzième et dernier croiseur de type Condottieri rend hommage au héros des deux mondes, Giuseppe Garibaldi (Nice 4 juillet 1807-Caprera 2 juin 1882). Très tôt sensible aux idées du risorgimento, il rejoint les carbonari, participant comme «combattant de la liberté» à différentes guerres à la tête de sa Légion Italienne. Bien que plus proche des idées mazziniennes de république, il accepte de mettre son sabre au service de Cavour et de Victor Emmanuell II pour réaliser du continent en menant notamment l'Expédition des Milles contre le royaume de Naples.

Il proposa ensuite ses services au président Lincoln engagé dans la guerre de Sécession mais n'obtint pas gain de cause en raison d'une prétention impossible à satisfaire (une guerre pour abolir l'esclavage alors que certains états nordistes étaient esclavagistes). Il participa à la guerre de 1866 remportant la seule victoire italienne de la guerre avant de participer aux côtés des français à la guerre de 1870, prennant la tête d'une armée de volontaires dans les Vosges, armée qui resta invaincue.

Carrière opérationnelle

Le Giuseppe Garibaldi en 1944 avec la livrée bicolore classique

A son admission au service actif, le croiseur est affecté à la 8ème division de croiseurs qu'il forme avec son sister-ship, le Duca Degli Abruzzi. Il participe à la guerre d'Espagne, faisant escale à Lisbonne en 1939 . Le 7 avril 1939, il transporte des troupes italiennes destinées à occuper l'Albanie.

Une fois l'Italie entrée en guerre, il est ainsi engagé dans la bataille ou plutôt dans l'escarmouche de Punta Stilo où comment une redite de la bataille du Jutland se transforme en farce (9 juillet 1940). Il participe ensuite à des missions d'interception des convois britanniques à destination de Malte et de l'Egypte.

De décembre 1940 à mars 1941, il est basé en Adriatique avec son sister-ship pour protéger les convois ravitaillant l'Albanie occupée et les troups engagées par l'Italie dans la conquête de la Grèce mais alors que cette dernière pensait n'en faire qu'une bouchée mais cette bouchée se révéla si indigeste que Rome du demander l'aide de Berlin pour en finir.

Le 26 mars 1941, la division est rebasée à Brindisi pour opérer davantage en mer Ionienne. Il est endommagé le 28 juillet par le sous-marin britannique Upholder mais il est promptement réparé et reprend sa mission d'escorte des convois amis et d'interception des convois britanniques.

Saisi par les alliés après l'armistice, il est remis en état avant de gagner Freetown pour opérer contre les forceurs de blocus en compagnie de ses sister-ship Emilio Filiberto Duca d'Aosta et Duca Degli Abruzzi et des croiseurs français. Le Giuseppe Garibaldi opère depuis le port sierra-léonais en mars 1944, rentrant sans s'y être illustré en compagnie du Duca d'Aosta.


Le croiseur lance-missiles Giuseppe Garibaldi en compagnie de deux autres croiseurs de la marine italienne

Désarmé en 1953 et mis en réserve, il est transformé en croiseur lance-missiles à la Spezia entre 1957 et 1961, devenant à sa remise en service navire-amiral de la marine ialienne. Il aurait du recevoir des missiles nucléaires Polaris mais les américains refusèrent de vendre de tels missiles et un projet national (missile Alfa) se heurte au traité de non-prolifération signé par l'Italie. Le seul missile utilisé sera donc le missile antiaérien Terrier lancé depuis une rampe double à l'arrière. L'artillerie d'origine fût remplacée par quatre canons de 135mm en deux tourelles doubles et huit canons de 76mm en affûts simple.

Il est désarmé en 1971 et démoli l'année suivante.


Démolition du Giuseppe Garibaldi

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MessageSujet: Re: ITALIE CROISEURS LEGERS CLASSE CONDOTIERRI   Dim 05 Juin 2011, 22:49

CARACTERISTIQUES TECHNIQUES

Déplacement :

Le CL Giovanni Delle Bande Nere

Classe Di Giussano standard 5191 tonnes pleine charge 6953 tonnes

Classe Cadorna standard 5408 tonnes pleine charge 7113 tonnes

Classe Montecuccoli standard 7523 tonnes pleine charge 8994 tonnes

Classe Duca d'Aosta standard 8450 tonnes pleine charge 10539 tonnes


Le CL Giuseppe Garibaldi

Classe Duca degli Abruzzi standard 9591 tonnes pleine charge 11760 tonnes


Plan du type Alberto di Giussano montrant également l'organisation de l'appareillage propulsif

Dimensions :

Classe Di Giussano et Classe Cadorna : longueur hors tout 169.3m longueur entre perpendiculaires 160m largeur 15.5m tirant d'eau 5.2/5.1m

Classe Montecuccoli longueur hors tout 182.2m longueur entre perpendiculaires 166.7m largeur 16.6m tirant d'eau 5.6m

Classe Duca d'Aosta longueur hors tout 186.9m longueur entre perpendiculaires 171.8m largeur 17.5m tirant d'eau 6.1m

Classe Duca degli Abruzzi longueur hors tout 187m longueur entre perpendiculaires 171.8m largeur 18.9m tirant d'eau 6.1m

Propulsion :


Classe Di Giussano : deux groupes de turbines à engrenages Belluzo alimentées en vapeur par six chaudières Ansaldo dévellopant 95000ch et entrainant deux hélices

Classe Cadorna : deux groupes de turbines à engrenages Parsons alimentées en vapeur par six chaudières Ansaldo dévellopant 95000ch et entrainant deux hélices

Classe Montecuccoli : deux groupes de turbines à engrenages Belluzo alimentées en vapeur par six chaudières Ansaldo dévellopant 106000ch et entrainant deux hélices

Classe Duca d'Aosta : deux groupes de turbines à engrenages Parsons (Belluzo pour l'Eugenio di Savoia) alimentées en vapeur par six chaudières Ansaldo dévellopant 110000ch et entrainant deux hélices

Classe Duca degli Abruzzi : deux groupes de turbines à engrenages Parsons alimentées en vapeur par six chaudières Ansaldo dévellopant 100000ch et entrainant deux hélices

Performances

Classe Di Giussano : vitesse maximale 36.5 noeuds distance franchissable 3800 miles nautiques à 18 noeuds

Classe Cadorna : vitesse maximale 36.5 noeuds distance franchissable 2930 miles nautiques à 16 noeuds (3088 miles nautiques à 16 noeuds pour le Diaz)

Classe Montecuccoli : vitesse maximale 37 noeuds distance franchissable 4122 miles nautiques à 16 noeuds pour le Montecuccoli (4411 pour l'Attendolo)

Classe Duca d'Aosta : vitesse maximale 36.5 noeuds distance franchissable 3900 miles nautiques à 14 noeuds

Classe Duca degli Abruzzi : vitesse maximale 34 noeuds distance franchissable 4122 miles nautiques à 12.7 noeuds

Protection :

Schéma de protection des Duca degli Abruzzi

Classe Di Giussano : ceinture blindée 24mm pont blindé 20mm tourelles 23mm bloc-passerelle 40mm

Classe Cadorna : ceinture blindée 24mm pont blindé 20mm tourelles 23mm bloc-passerelle 40mm

Classe Montecuccoli : ceinture blindée 60mm pont blindé 30mm tourelles 70mm bloc-passerelle 100mm

Classe Duca d'Aosta : ceinture blindée 70mm pont blindé 35mm tourelles 90mm bloc-passerelle 100mm

Classe Duca degli Abruzzi : ceinture blindée 100mm pont blindé 40mm tourelles 135mm bloc-passerelle 140mm

Armement :

Classe Di Giussano, Cadorna Montecuccoli et Duca d'Aosta

Tourelles doubles du Bartolomeo Colleoni

-8 canons de 152mm modèle 1926 (Di Giussano) ou 29 (les autres) en quatre tourelles doubles (deux avant et deux doubles). Ce canon de 53 calibres tire des obus explosifs de 43kg et des obus perforants de 47kg à une distance maximale de 24600m (HE) et de 22600m (AP) à raison de 4 coups par minute (5 à 8 coups pour lem odèle 1929).

La tourelle double modèle 1926 ou 1929 pèse 85 tonnes et permet aux canons de pointer en site de -10° à +45° à raison de 5° par seconde et sur 300° en azimut à raison de 6° par seconde. La dotation en munitions est de 35 à 50 coups par canon soit un total variant de 280 à 400 obus.


Affût double de 100mm sur le croiseur lourd Bolzano

-6 canons de 100mm Oto Melara modèle 1927 en trois affûts doubles sous masque. Ce canon de 47 calibres tire des obus explosifs de 26kg à une distance maximale de 15240m (+45°) en tir antisurface et de 10000m en tir antiaérien (+85°) à raison de 8 à 10 coups par minute. L'affût double peut pointer en site de -5° à +85° et sur 360° en azimut. La dotation en munitions est inconnue.


Affût double de 37mm

-Huit canons de 37mm en affûts doubles (Di Giussano Monteccucoli Duca d'Aosta) Deux canons de 40mm (Cadorna)

-Huit mitrailleuses de 13.2mm tous sauf les Aosta (douze) en affûts doubles

-Quatre tubes lance-torpilles de 533mm en deux affûts doubles sauf les Aosta qui disposaient de trois plate-formes doubles lance-torpilles de même calibre

Classe Duca Degli Abruzzi

Tourelles triples et doubles pour le Duca Degli Abruzzi

-10 canons de 152mm Ansaldo modèle 1934 en deux tourelles triples ( «A» et «Y») et deux tourelles doubles («B» et «X»). Ce canon de 55 calibres tire des obus explosifs de 44kg et des obus perforants de 50kg à une distance maximale de 25740 et 24900mà raison de 4 à 5 coups par minute.

La tourelle triple pèse 135.4 tonnes et permet aux canons de pointer en site de -5° à +45° et en azimut sur 240°. Les performances de la tourelle double sont semblables à celles des croiseurs précédents. La dotation en munitions est inconnue mais si l'on suit le raisonement concernant les croiseurs précédents, elle devrait être de 350 à 500 obus.

-8 canons de 100mm modèle 1927 en quatre affûts doubles

-Huit canons de 37mm et huit mitrailleuses de 13.2mm en affûts doubles

-Six tubes lance-torpilles de 533mm en trois affûts doubles

Modifications d'armement

En 1938/39, les Di Gussiano ont perdu leurs canons de 37mm remplacés quatre affûts doubles de 20mm Breda. Les canons de 40mm des Cadorna ont également été remplacés par quatre affûts doubles de 20mm.

En 1943, le Cadorna à reçut deux autres affûts doubles de 20mm qui ont remplacé la catapulte. En 1944, il à perdu ses tubes lance-torpilles

Le Raimondo Monteccucoli à remplacé au cours de la guerre ses quatre affûts doubles de 13.2mm et ses installations d'hydravion par cinq affûts doubles de 20mm. Les tubes lance-torpilles ont été également débarqués au cours du conflit.

Les Duca d'Aosta ont au cours du conflit perdu leurs tubes lance-torpilles et leurs installations d'hydravation ainsi que leurs mitrailleuses de 13.2mm, le tout remplacé par douze canons de 20mm en six affûts doubles.

Les Abruzzi ont perdu leurs tubes lance-torpilles et leurs installations d'hydraviation et en 1943, les mitrailleuses de 13.2mm remplacées par cinq affûts doubles de 20mm

Aviation :

Iman Ro43

Classe Di Giussano : une catapulte encastrée dans la plage avant et deux hydravions généralement deux Iman Ro43 ou Savoia-Marchetti M-18


Macchi M.18

Classe Cadorna : une catapulte installée entre la cheminée n°2 et le rouf arrière supportant les tourelles «X» et «Y» pour deux hydravions

Classe Montecuccoli : une catapulte installée entre les deux cheminées pour deux hydravions

Classe Duca d'Aosta : une catapulte installée entre les deux cheminées pour deux hydravions

Classe Duca degli Abruzzi : deux catapultes latérales au niveau des deux cheminées pour quatre hydravions

Equipage :

Classe Di Giussano et classe Cadorna : 507 officiers et marins

Classe Montecuccoli et classe Duca d'Aosta : 578 officiers et marins

Classe Duca degli Abruzzi : 640 officiers et marins

SOURCES

-Encyclopédie des armes Editions Atlas Tome 4 Les croiseurs de la seconde guerre mondiale p801-820 (Classe Condottieri p803)

-Jean Moulin Les croiseurs de la seconde guerre mondiale en images (Muzio Attendolo p52 Giuseppe Garibaldi p54)

-Marines et Forces Navales HS n°10 1939-45 Les flottes en présence et l'évolution des navires

-Marines et Forces Navales n°118 Le croiseur Eugenio di Savoia p68-80

-Ressources internet diverses

-Photos des navires fournies pour l'essentiel par Vautour et Le Breton

FIN DE L'ARTICLE
A VENIR : CROISEURS LEGERS CLASSE TOWN (1936)


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MessageSujet: Re: ITALIE CROISEURS LEGERS CLASSE CONDOTIERRI   Lun 06 Juin 2011, 03:09

bonjour
les insomnies ont parfois du bon… excellente idée que de traiter des "Condotierri". ces croiseurs étant assez méconnus.
Cadorna et Diaz : je devrais avoir quelques renseignements à leur sujet; je vais chercher. à noter: outre le fait que les navires italiens étaient dépourvus de radar, leurs équipages manquaient totalement d'entrainement au combat de nuit; ce qui explique que tous les engagements nocturnes tournèrent à l'avantage des britanniques.
puis-je, Amiral, vous suggérer un autre sujet d'article: les croiseurs du type "C" refondus AA; ceux-ci aussi, sont souvent négligés. un beau sujet pour vous !
enfin, et afin que ne se perpétue pas une erreur, la classe "Town" désignait officiellement les cinquante destroyers (ex-US) du type "Flush Deck. les croiseurs dont vous allez nous parler formaient les classes "Southampton", "Gloucester", et "Edinburgh", regroupés parfois, sous le terme générique de "Southampton". j'attends cela avec impatience.

recherches effectuées. je n'ai pas trouvé de trace des "Cadorna" et "Diaz" à Punta Stillo…
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MessageSujet: Re: ITALIE CROISEURS LEGERS CLASSE CONDOTIERRI   Lun 06 Juin 2011, 09:24

les propriétés balistiques des obus de 6 pouces des premiers Condotierri étaient très médiocres (pb d'industrialisation) avec des dispersions importantes même si le Colleoni scora sur le Sydney lors du combat qui lui fut fatal
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MessageSujet: Re: ITALIE CROISEURS LEGERS CLASSE CONDOTIERRI   Lun 06 Juin 2011, 11:21

warburton a écrit:
bonjour
les insomnies ont parfois du bon… excellente idée que de traiter des "Condotierri". ces croiseurs étant assez méconnus.
Cadorna et Diaz : je devrais avoir quelques renseignements à leur sujet; je vais chercher. à noter: outre le fait que les navires italiens étaient dépourvus de radar, leurs équipages manquaient totalement d'entrainement au combat de nuit; ce qui explique que tous les engagements nocturnes tournèrent à l'avantage des britanniques.
puis-je, Amiral, vous suggérer un autre sujet d'article: les croiseurs du type "C" refondus AA; ceux-ci aussi, sont souvent négligés. un beau sujet pour vous !
enfin, et afin que ne se perpétue pas une erreur, la classe "Town" désignait officiellement les cinquante destroyers (ex-US) du type "Flush Deck. les croiseurs dont vous allez nous parler formaient les classes "Southampton", "Gloucester", et "Edinburgh", regroupés parfois, sous le terme générique de "Southampton". j'attends cela avec impatience.

recherches effectuées. je n'ai pas trouvé de trace des "Cadorna" et "Diaz" à Punta Stillo…

Je n'ai effectivement pas trouver leur trace sur le site Navweaps mais Jean Moulin dans son article sur l'Eugenio di Savoia cite sa présence. Entre un auteur reconnu et internet, généralement je n'hésite pas

pascal a écrit:
les propriétés balistiques des obus de 6 pouces des premiers Condotierri étaient très médiocres (pb d'industrialisation) avec des dispersions importantes même si le Colleoni scora sur le Sydney lors du combat qui lui fut fatal

Pour la dispersion, je sais que les affûts doubles italiens avaient leurs canons trop rapprochés ce qui fait que cela provoquerait des perturbations de sillage. Par contre pour la tourelle triple, j'ignore ces capacités.

Je commence normalement les Town ce soir.

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MessageSujet: Re: ITALIE CROISEURS LEGERS CLASSE CONDOTIERRI   Lun 06 Juin 2011, 11:47

bonjour

Citation :
Je n'ai effectivement pas trouver leur trace sur le site Navweaps mais Jean Moulin dans son article sur l'Eugenio di Savoia cite sa présence. Entre un auteur reconnu et internet, généralement je n'hésite pas

nous sommes bien d'accord. j'ai effectué mes recherches dans mes livres. certes ceux-ci ne sont pas toujours sans défaut; certains auteurs reprenant, sans les vérifier, des informations glanées chez ceux qui les ont précédé. mais sur le net, c'est souvent pire. je m'amuse parfois, à effectuer (ou à suggérer) quelques corrections… wiki, entre-autres.
p.s. je n'ai pas lu le livre de Jean Moulin.
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MessageSujet: Re: ITALIE CROISEURS LEGERS CLASSE CONDOTIERRI   Lun 06 Juin 2011, 21:09

Navire fragile mais magnifiques comme toutes les production italienne de cette periode
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MessageSujet: Re: ITALIE CROISEURS LEGERS CLASSE CONDOTIERRI   Lun 06 Juin 2011, 22:20

Ils sont pas mal mais ils auraient été encore plus beaux avec une étrave élancée. Pour moi le plus beau croiseur italien de l'époque c'est le Bolzano avec le pare-éclat reliant le bloc-passerelle à la cheminée unique.


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MessageSujet: Re: ITALIE CROISEURS LEGERS CLASSE CONDOTIERRI   Lun 21 Oct 2013, 18:19

clausewitz a écrit:
/// le plus beau croiseur italien de l'époque c'est le Bolzano avec le pare-éclat reliant le bloc-passerelle à la cheminée unique.
La cheminée unique du Bolzano ? Celle de l'arrière aurait-elle donc été factice ? scratch  (comme la troisième cheminée ("postiche") du paquebot Normandie ?study )
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MessageSujet: Re: ITALIE CROISEURS LEGERS CLASSE CONDOTIERRI   Lun 21 Oct 2013, 18:30

Le Bolzano qui n'était qu'un Trento a peine amélioré donc un croiseur lourd; il  avait deux cheminées comme tous les croiseurs italiens de cette époque; d'ailleurs ce n'était pas un condotierri; ce nom se rapporte aux 5 séries de croiseurs légers qui se sont succédés, des classes Alberico da Barbiano de 5200 t aux Garibaldi de 9500 t chaque classe étant une amélioration de la précédente.

PS/ je pense que Clausewitz qui a fort bien décrit ces navires a fait un lapsus et qu'il faut lire cheminée avant; en effet le Bolzano tout comme le Pola d'ailleurs de la classe Zara avait un pare éclat reliant le bloc passerelle avant et la première cheminée ce qui les distinguent des bâtiments antérieurs.

Alain
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MessageSujet: Re: ITALIE CROISEURS LEGERS CLASSE CONDOTIERRI   

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