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 La Sardaigne [Terminée]

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clausewitz
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MessageSujet: Re: La Sardaigne [Terminée]   Ven 07 Oct 2011, 19:01

Entrainement

Bücher Bü131 Jungmann


En 1935, le CAS à acquis 8 Bücher Bü131 Jungmann qui ne furent pas endivisionnés dans un squadron du moins de manière officielle et administrative. Ces appareils ont survécu pour ainsi dire par miracle jusqu'en 1943 et ont été finalement feraillés après la guerre.

Caracteristiques Techniques

Masse : à vide 390kg maximale 680kg

Dimensions : longueur 6.62m envergure 7.40m hauteur 2.25m

Motorisation : un moteur en ligne de 105ch

Performances : vitesse maximale 183 km/h plafond opérationnel 3000m Rayon d'action 650km


North American T-6 Texan


Quand le Corps d'Aviation fût mis sur pied en 1946, les américains fournirent pour ainsi dire une petite force aérienne clé en main. Outre les chasseurs, les bombardiers et les avions de transports, l'Oncle Sam envoya en Sardaigne des avions d'entrainement, North American T-6 Texan.

16 appareils vont ainsi armer le squadron 301 basé à Olbia. Ces biplaces sont utilisés pour la formation initiale et la spécialisation à la chasse jusqu'au passage des unités de chasse à la réaction où la transformation opérationnelle se fit au sein des unités de combat avec les biplaces Hawker Hunter. Ils sont également utilisé pour des missions de liaison, de transport léger et de contrôle aérien avancé.

Cet appareil robuste et efficace est resté en service dans le Corps d'Aviation jusqu'en 1972 quand il à été remplacé par le T-28 Trojan.

Caracteristiques Techniques

Masse : à vide 1886kg en charge 2548kg

Dimensions : longueur 8.84m envergure 12.81m hauteur 3.57m

Motorisation : un moteur radial Pratt & Whitney R-1340-AN-1 Wasp de 600ch

Performances : vitesse maximale 335 km/h vitesse de croisière 233 km/h distance franchissable 1175km plafons opérationnel 7400m

Armement : deux mitrailleuses de 12.7mm Browning pour l'entrainement au tir (500 cartouches)


North American T-28 Trojan


Les T-6 Texan ont rendu de fiers services au Corps d'Aviation pendant près de trois décennies mais en 1972, l'appareil était dépassé et les appareils sardes à bout de souffle. Le Corps d'Aviation pensa un temps acquérir un appareil d'entrainement à réaction pour l'entrainement initial et le perfectionnement mais préféra conserver un appareil à moteur à piston pour l'entrainement initial, confiant aux biplaces des unités de combat le perfectionnement/transformation opérationnelle.

La Sardaigne fit l'acquisition en 1972 de 12 monomoteurs North American T-28 Trojan, des appareils de seconde main remis en état par leur constructeur avant transfert. Ils rééquipèrent le squadron 301 d'Olbia et servirent également d'appareil de liaison jusqu'en 1990, date de leur remplacement par 8 Dassault-Bréguet/Dornier Alpha Jet, mieux adaptés à la formation sur Mirage 2000, le nouveau cheval de bataille des squadrons de chasse sardes.

Caracteristiques Techniques du North American T-28 Trojan

Masse : à vide 2914kg maximale au décollage 3856kg
Dimensions : longueur 10.06m envergure 12.22m hauteur 3.86m

Motorisation : un moteur radial Wright R-1820-86 Cyclone de 1425ch

Performances : vitesse maximale 552 km/h plafond opérationnel 10820m distance franchissable : inconnue

Armement : deux mitrailleuses de 12.7mm avec 200 cartouches chacun pour la formation et l'entrainement au tir.



Dassault-Bréguet/Dornier Alpha Jet


La fin de la guerre froide symbolisée par la chute du mur de Berlin provoque une brusque remise en question des capacités et des missions des Forces Armées Nationales de Sardaigne (FANS). Le dispositif fût largement adapté en fait réduit notamment au niveau des avions de combat, 12 Mirage 2000 remplaçant 40 F-5A ce qui représentait en dépit d'une augmentation des capacités, une déflation importante.

Aux 12 Mirage 2000C de défense aérienne s'ajoutaient bien 4 Mirage 2000B de transformation opérationnelle suffisant pour former les quelques pilotes nécessaires au squadron 100. Néanmoins le T-28 Trojan n'était plus adapté à la formation initiale des pilotes.

Les 10 Trojan (deux appareils réformés en 1981 et 1985) furent remplacés par 8 Dassault-Bréguet/Dornier Alpha Jet en 1990 toujours mis en oeuvre par le squadron 300 à Olbia en 2011. Ces appareils vieillissent bien mais iles devraient être remplacés au cours de la prochaine décennie, probablement par le même appareil qui remplacera également les biplaces d'attaque Aermacchi MB339.

Caracteristiques Techniques de l'Alpha Jet

Masse : à vide 3340kg maximale au décollage 7250kg

Dimensions : longueur 11.8m envergure 9.1m hauteur 4.19m

Motorisation : deux turboréacteurs Snecma-Turbomeca Larzac 04C6 de 1438kg de poussée chacun

Performances : vitesse maximale 900 km/h plafond opérationnel 13750m rayon d'action 1230km

Armement : un canon de 30mm DEFA en pod ventral. Pour l'entrainement au tir, les Alpha Jet sarde emporte des bombes d'entrainement de 5kg, des roquettes........... .



Le Yakovlev Yak-130 (ci-dessus) et le Bae Hawk (ci-dessous) sont deux candidats au remplacement des Alpha Jet

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MessageSujet: Re: La Sardaigne [Terminée]   Dim 09 Oct 2011, 14:13

Patrouille Maritime

Lockeed PV-2 Harpoon

Lockeed PV-2 Harpoon en vol

Quand la Sardaigne remet sur pied ses forces armées après trois ans d'éclipse, elle choisit une structure intégrée et donc regroupe tous les moyens aériens au sein du Corps d'Aviation y compris des appareils qui dans certains pays sont sous le contrôle de la marine comme des avions de patrouille maritime.

Le Corps d'Aviation à donc mit sur pied un squadron de patrouille maritime, le squadron 230 équipé de douze Lockeed PV-2 Harpoon. Basée à Cagliari-Elmas, cette unité fût d'abord chargée de missions de reconnaissance maritime notamment en direction du détroit de Sicile.

Les petits bimoteurs furent utilisés jusqu'en 1954 après avoir reçut un MAD pour traquer les sous-marins soviétiques. Ils ont été remplacés par des Lockeed Neptune plus gros et aux capacités bien supérieures.

Caracteristiques Techniques du Lockeed PV-2 Harpoon

Type : avion multiplace de patrouille et d'assaut aéromaritime

Equipage : 6 hommes

Masse : à vide 9160kg en charge 14000kg masse maximale au décollage 15000kg

Dimensions : longueur 15.7m envergure 20m hauteur 3.6m

Motorisation : deux moteurs radiaux Pratt & Whitney R-2800 de 2000ch chacun

Performances : vitesse maximale 518 km/h vitesse de croisière 370 km/h distance franchissable en convoyage 4200km distance franchissable en combat 2670km plafond opérationnel 8020m

Armement : 4 mitrailleuses de 12.7mm (deux dans le nez, deux dans la tourelle dorsale) 2 mitrailleuses de 7.62mm dans le poste ventral, 1400kg de bombes en soute ou 6 charges de profondeur de 147kg ou une torpille aéroportée.


Lockeed P2V-6 Neptune

Lockeed P2V-3 décollant du porte-avions américain Coral Sea

En 1954, les Lockeed PV-2 Harpoon dépassés sont remplacés par un nombre équivalent de Lockeed P2V-6 Neptune, des appareils bimoteurs comme son prédecesseur mais la ressemblance s'arrête là, le Neptune est un appareil conçu spécifiquement pour la patrouille maritime aux capacités nettement supérieures.

Les douze appareils sont livrés au squadron 230 entre 1954 et 1956 et mène des missions incessantes au dessus de la Méditerranée mais parfois _OTAN oblige_ au dessus de l'Atlantique ou dans le Golfe de Gascogne.

Ces appareils sont modernisés à la fin des années soixante-dix et début des années quatre-vingt en compensation de l'echec de l'acquisition d'appareils plus modernes (Le P-3 Orion étant jugé trop coûteux, le corps d'Aviation aurait envisagé d'acquérir des Atlantic 1) avant d'être retirés du service en 1997, peu avant l'admission au service actif des 8 Atlantique 2 livrés en 1999 et déclarés opérationnels en 2000.

Il restait alors dix appareils en service, un ayant été perdu lors d'un crash sur la base aérienne de Nimes-Garons en 1984 (quatre tués et quatre blessés graves, accident provoqué par une brusque rupture de la dérive) et un second au dessus de la Méditerranée en 1986 probablement suite à une mauvaise rencontre avec un Mirage F1 ou un Mig du colonel Khadafi, les Neptune sardes aimant fouiner jusqu'au dessus du golfe de Syrte.

Caracteristiques Techniques du Lockeed Neptune

Masse : à vide 15819kg maximale au décollage 29076kg

Dimensions : longueur 23.72m envergure 30.48m hauteur 8.56m

Motorisation : deux moteurs radiaux Wright Cyclone R-3350-26W de 3200ch entrainant chacun une hélice tripale

Performances : vitesse maximale 515 km/h vitesse de croisière 286km/h distance franchissable 6406km

Armement : deux canons de 20mm dans le nez, quatre mitrailleuses de 12.7mm dans une tourelle dorsale et une tourelle de queue. Jusqu'à 16 roquettes sous les ailes et 3629kg de charges en soute. Lors de la modernisation, l'armement de bord à été débarqué pour faire de la place à de nouveaux systèmes électroniques.

Equipage : 7 à 9 hommes


Dassault-Bréguet Atlantique 2

Dassault Atlantique 2 de l'Aéronavale en vol, soute ouverte

Après une tentative avortée au début des années quatre-vingt d'acquérir des Atlantic 1, le Corps d'Aviation remplaça enfin ses Neptune antédéluviens par des appareils modernes en l'occurence des Atlantique 2 de conception et de construction française.

Après avoir envisagé d'acquérir douze appareils, le Corps d'Aviation doit se résoudre à limiter sa commande à 8 appareils, commande passé en 1998, les appareils étant livrés en 1999 et déclarés opérationnels au sein du squadron 230 en 2000.

Depuis ces appareils sont employés de manière intensive au dessus de la Méditerranée mais également dans le Golfe de Gascogne, les Atlantique sardes trainant leurs roues du côté de Lann-Bihoué pour opérer en manoeuvres en compagnie de leurs cousins français.

En janvier 2011, le Corps d'Aviation à annoncé le déploiement de deux Atlantique 2 à Djibouti pour participer à des missions anti-piraterie, mission à laquelle participe la frégate Lieutenant de Vaisseau Marmoni (classe Lupo) depuis décembre 2010 et qui doit être relevée par son sister-ship, la frégate Capitaine de Vaisseau Luci au mois de juin.

Le Corps d'Aviation envisage de moderniser ses appareils pour 2015 afin de les garder en service pour encore dix ou quinze ans avant de songer à le remplacer. La décision de moderniser ou non les ATL doit être prise cette année.

Caracteristiques Techniques de l'Atlantique 2

Masse : à vide 25300kg maximale au décollage 46200kg charge militaire maximale en soute 3600kg charge de carburant 18500kg

Dimensions : longueur 31.72m envergure 37.46m hauteur 11.30m

Motorisation : deux turbopropulseurs Rolls-Royce Tyne Mk21 de 6220ch chacun entrainant des hélices quadripales

Performances : vitesse maximale au niveau de la mer 592 km/h vitesse maximale à 6096m 653 km/h distance franchissable 8150km Autonomie 18 heures Temps de patrouille : 8h à 600 nautiques et 5h à 1000 nautiques

Electronique : détecteur d'anomalies magnétiques DHAX-3A; FLIR J1A1-1A Tango radar de veille surface DRAAA-10B Iguane , détecteur de raars ARAR-13A, deux plate-formes inertielles hybridées avec un recepteur GPS/Navstar, radios.

Armement : soute pouant embarquer 8 torpilles Mk-46 puis MU-90 ou 15 grenades, les appareils sarde n'ayant pas acquis d'AM-39, les Atlantique 2 du Corps d'Aviation sont strictement dédiés à la patrouille maritime et à la lutte ASM.

Equipage : deux pilotes, un coordinateur tactique, deux mécaniciens de bord, 5 à 7 électroniciens de bord.

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MessageSujet: Re: La Sardaigne [Terminée]   Dim 09 Oct 2011, 14:23

Hélicoptères

Bell 47

Bell 47-G en vol

C'est en 1956 que le Corps d'Aviation décida d'acquérir des hélicoptères. C'est un rapport de l'attaché militaire sarde auprès de l'ambassade de Sardaigne à Paris, informé par une source proche du terrain des opérations héliportés contre les «Fells» qui déclencha l'idée d'acquérir des voilures tournantes.

C'est ainsi que le Corps d'Aviation se porte acquéreur en 1956 de six Bell 47 destinés à former des pilotes d'hélicoptères. Dès le début, il était prévu l'achat d'un appareil plus gros. Le petit biplace de la firme Bell ne servit qu'à former des pilotes avec l'aide d'instructeurs américains temporairement rattachés à l'armée sarde.

Ces appareils ne furent jamais mis en service dans un squadron mais dépendirent directement du commandant du Corps d'Aviation. Un appareil est perdu dans un accident en 1962 (deux pilotes tués) et un autre lors d'une tempête en mer en 1970 (deux pilotés tués). Les Bell 47 sont retirés du service en 1975 et tous feraillés moins un appareil préservé au Musée de la Guerre à Cagliari.

Caracteristiques Techniques du Bell 47G-3B

Masse : à vide 858kg maximale au décollage 1340kg charge utile 482kg

Dimensions : longueur 9.63m diamètre du rotor 11.32m hauteur 2.83m

Propulsion : un moteur six cylindres Lycoming TVO-435-F1A de 280ch entrainant un rotor principal et un rotor anti-couple bipale

Performances : vitesse maximale 169 km/h vitesse de croisière 135 km/h distance franchissable 395km

Equipage : un ou deux hommes.


Bristol Sycamore

Bristol Sycamore de la Royal Australian Navy

Comme nous venons de le voir, le Bell 47 ne constituait qu'un appareil destiné à ouvrir l'armée sarde au spécificités de l'hélicoptère.

Les Bell 47G n'étaient pas encore livrés que le Corps d'Aviation se mit en chasse pour un hélicoptère rustique et performant. Elle jeta son dévolu sur le Bristol Sycamore, un appareil déjà ancien mais qui avait encore du potentiel.

La commande sarde passée en 1956 retarda ainsi la fermeture des lignes de montage, celles-ci étant cloturées en 1959 après la livraison des 16 appareils au squadron 400 installé sur la base aérienne de Cagliari-Elmas.

Les Sycamore sardes furent utilisés aussi bien pour le transport que l'appui feu ou la reconnaissance et le sauvetage en mer. En version transport, il embarquait trois à six hommes (dans des conditions de confort plus que sommaires, nous l'imaginons bien) alors qu'en version appui-feu, il disposait d'une mitrailleuse de 12.7mm en sabord (à ma connaissance, aucune autre arme type roquette n'à été utilisé par le Sycamore).

Pour la reconnaissance, il était désarmé tout comme pour le sauvetage en mer. En effet, les Sycamore du squadron 400 assurèrent de 1960 à 1970, une permanence dans le sud de la Sardaigne pour le sauvetage en mer. La catastrophe du Livania (naufrage d'un voilier causant la mort de 15 personnes le 15 mars 1970 sans que les secours ne puisse intervenir) entraina la mise en place d'une Garde Côtière équipé d'hélicoptères spécifiquement dédiés au sauvetage en mer.

Le Sycamore à été remplacé en 1974 par le SA330 Puma aux capacités bien supérieures pour le transport mais ce n'est qu'en 1977 que la Gazelle fût mise en service pour reprendre la mission d'appui-feu menée par les Sycamore avec des capacités bien supérieures.

Caracteristiques Techniques du Bristol Sycamore Mk.4

Masse : à vide 1728kg en charge 2540kg charge utile 454kg

Dimensions : longueur 18.62m diamètre du rotor 14.8m hauteur 4.23m

Motorisation : un moteur à piston Alvis Leonides de 550ch entrainant un rotor principal à deux pales et un rotor anti-couple à trois pales

Performances : vitesse maximale 212 km/h distance franchissable 531 km Endurance : 3h30

Equipage : deux pilotes et trois passagers ou un pilote et quatre passagers (six maximum).


Westland Wasp

Westland Wasp de la Royal Navy

Dès sa renaissance, la marine sarde eut la lutte ASM comme mission prioritaire. Reconstituée avec deux destroyers type Hunt et trois frégates de classe Tacoma, elle remplaça les premiers nommés au milieu des années soixante par deux frégates de classe Leander (baptisés Corzetta et Sassari) qui nécessitait l'acquisition d'hélicoptères ASM.

En 1964, le Corps d'Aviation décida de créer le squadron 401 qui reçut en 1966 ses trois Westland Wasp, un hélicoptère léger comparable à l'Alouette II. Sans sonar ni équipement électronique sophistiqué, il se contentait de délivrer sur sa cible ses deux torpilles Mk44 puis Mk46.

Au début des années soixante-dix, les trois Wasp furent également aptes à l'emport du missile AS-12 filoguidé (ce dernier à été utilisé jusqu'en 2000 quand les trois Lynx ASM ont symboliquement tiré les six derniers missiles sur la coque de l'ancienne frégate Sassari le 17 mai 2000). Ils pouvaient également être armés d'une mitrailleuse de 7.62mm.

Les trois appareils ont été retirés du service en 1981 quand ils ont été remplacés par trois Westland Lynx ASM qui allaient faire les beaux jours des frégate anti-sous-marines de classe Lupo.

Caracteristiques Techniques du Westland Lynx

Masse : à vide 1569kg maximale au décollage 2500kg

Dimensions : longueur 12.30m diamètre du rotor 9.83m hauteur 2.72m

Motorisation : une turbine Rolls-Royce Nimbus 103 de 1050ch entrainant un rotor principal et un rotor anti-couple bipale

Performances : vitesse maximale 193 km/h vitesse de croisière 177 km/h distance franchissable 488km plafond opérationnel 3720m

Armement : deux torpilles ou deux missiles AS-12.

Equipage : deux pilotes et jusqu'à quatre passagers.


Aérospatiale SA330 Puma

Aérospatiale Super Puma de l'armée de terre française

La mise sur pied en 1972 d'un bataillon d'infanterie légère à vocation héliportée entraina le besoin d'un véritable hélicoptère de manoeuvre pouvant emporter quinze à vingt hommes à chaque rotation ou des équipes antichars.

Pour satisfaire aux besoins du 8ème bataillon de Chasseurs, le Corps d'Aviation se tourne vers la France et acquiert douze Aérospatiale SA330 Puma tous livrés en 1974 et mis en oeuvre par le squadron 400.

Ces appareils ont principalement soutenu le 8ème BCh mais ont également transporté des parachutistes (qui réalisèrent plusieurs sauts en ouverture manuelle à partir de ces hélicoptères) et du matériel.

Quatre appareils ont été perdus entre 1974 et 1992 : un percutant le sol lors d'un vol de nuit le 16 mars 1979 (équipage tué), un autre perdu en mer le 9 mai 1984 (équipage récupéré par un Sea King du porte-avions américain USS Saratoga (CV-60) ) et deux autres réformés pour usure en 1987 et 1989.

Les SA330 Puma ont été remplacés par des AS332 Super Puma. Disposant encore d'un certain potentiel, les SA330 auraient été discrètement revendus à la France pour cannibalisation.

Caracteristiques Techniques de l'Aérospatiale SA330 Puma

Masse : à vide 3536kg maximale au décollage 7000kg

Dimensions : longueur 18.15m diamètre du rotor 15m hauteur 5.14m

Motorisation : deux turbomoteurs Turboméca Turmo IVC de 1575ch entrainant un rotor principal et un rotor de queue à quatre pales

Performances : vitesse maximale 257km/h vitesse de croisière 248 km/h distance franchissable 580km plafond opérationnel 4800m

Armement : une mitrailleuse de 7.62mm MG3 en sabord

Equipage : 3 hommes +16 passagers


Aérospatiale AS332 Super Puma

Eurocopter AS-332 Super Puma

Au début de la décennie 1990, le Corps d'Aviation ne disposait plus que de huit hélicoptères de manoeuvre Puma. Les appareils survivants utilisés de manière intensive étaient usés. Le Corps d'Aviation avait le choix entre moderniser ses appareils ou les remplacer par des appareils neufs.

Le CA-FANS choisit de remplacer ses Puma par des Super Puma. Ce choix était logique : l'appareil était moderne et surtout connu par les pilotes et les mécaniciens du squadron 400 ce qui économisait les coûts de formation. La Sardaigne à fait ainsi l'acquisition en 1992, 8 Eurocopter Super Puma suivis de 2 autres appareils en 1996.

Ces dix appareils sont toujours en service en 2011. Deux appareils sont actuellement déployés en Haïti pour soutenir la compagnie de marche sarde engagée dans la MINUSTAH et entre 2005 et 2009, deux appareils furent déployés à Bagram pour soutenir la compagnie de marche déployée dans le cadre de l'ISAF.

La Garde Côtière _équivalant d'un corps des gardes-côtes_ dispose depuis 1988 de 6 AS-332C1 de recherche et de sauvetage (voir après la partie consacrée à la Marine celle intitulée «Autres Forces de Sécurité»).

La Sardaigne prévoit de remplacer cet appareil d'ici une petite dizaine d'années probablement en même temps que les Lynx et on semble s'acheminer vers un appareil commun avec une version navale et une version utilitaire.
Caracteristiques Techniques de l'Eurocopter Super Puma

Masse : à vide 4660kg maximale au décollage 9150kg charge utile 4490kg

Dimensions : longueur 16.79m diamètre du rotor 16.20m hauteur 4.97m

Motorisation : deux turbines Turbomeca Makila 1A2 de 1845ch chacun entrainant un rotor principal quadripale et un rotor anti-couple tripale

Performances : vitesse maximale 277 km/h vitesse de croisière 247 km/h distance franchissable 851km plafond opérationnel 5180m

Armement : une ou deux mitrailleuses de 7.62mm MG3

Equipage : deux pilotes et jusqu'à 24 passagers.


Aérospatiale SA341 Gazelle

Aérospatiale AH MkI Gazelle de l'Army Air Corps britannique

Le premier hélicoptère du CA-FANS était le Bristol Sycamore qui pouvait la fois servir d'hélicoptère de manoeuvre et d'hélicoptère d'appui-feu/reconnaissance.

Son remplaçant, l'Aérospatiale Puma était un excellent hélicoptère de manoeuvre mais pouvait difficillement mener des missions de reconnaissance et d'appui-feu.

Le Corps d'Aviation fit ainsi l'acquisition en 1977 de 16 Aérospatiale SA-341F Gazelle qui armèrent une nouvelle unité, le squadron 402 basé à Cagliari-Elmas, la «Mecque» des hélicoptères sardes.

Le petit hélicoptère franco-britannique était armé du canon de 20mm Giat M621. Les pilotes sardes l'utilisait de manière très agressive, volant au ras du sol pour des missions de reconnaissance. Il pouvait également escorter les Puma et appuyer une opération héliportée.

En 1985/86, six des seize appareils furent transformés en hélicoptères antichars avec un viseur au dessus de la cabine et quatre missiles antichars Hot (quatre missiles à l'arrière de la cabine pour un rééquipement au «coin du bois»).

Actuellement, le squadron 402 dispose de six Gazelle canon et de six Gazelle missiles soit douze appareils encore en bon état, le CA-FANS ayant récupéré des Gazelle ex-françaises pour cannibalisation. Deux appareils équipés d'un canon de 20mm sont présents en Haïti pour soutenir le contingent sarde la MINUSTAH.

Son remplacement est cependant sérieusement envisagé. Eurocopoter à proposé une version armée de son EC-635, baptisée EC-645 pouvant ainsi remplacer à la fois la Gazelle canon et la Gazelle missile et le Corps d'Aviation semblait intéressé. Une décision doit être prise au cours de l'année.

Caractéristiques Techniques de l'Aérospatiale SA-341 Gazelle

Masse : à vide 908kg en charge 1800kg

Dimensions : longueur 11.97m diamètre du rotor principal 10.5m hauteur 3.15m

Motorisation : une turbine Turbomeca Astazou IIIA de 590ch

Performances : vitesse maximale 310 km/h vitesse de croisière 264 km/h distance franchissable 670km plafond opérationnel 5000m

Armement : un canon de 20mm Giat M.621 avec 500 coups ou quatre missiles antichars Hot

Equipage : deux hommes et jusqu'à trois passagers


Westland Lynx

Westland Lynx français au dessus d'un TCD de classe Orage

Comme nous avons vu pu le voir plus haut, le CA-FANS avait acquis trois Westland Wasp destinés à son squadron 401 et embarqués sur les deux frégates de type Leander pour des missions de lutte ASM et secondaire de reconnaissance maritime et de lutte antisurface.

Ces appareils appartenant à la première génération des choppers à turbine arrivaient en fin de carrière à la fin des années soixante-dix. L'époque où l'hélicoptère naval était un simple transporteur de torpilles ou de charges de profondeur avait vécu, il était désormais un véritable système d'armes.

La Sardaigne décida donc de remplacer ses Wasp par son successeur naturel, le Westland Lynx qui fût commandé en 1979 à six exemplaires : trois en version ASM et trois en version utilitaire. Tous ses appareils furent livrés en 1980 et sont toujours en service en 2011 après avoir été modernisés au début des années 2000.

Actuellement, il reste au sein du squadron 402 cinq Lynx : trois en version ASM et deux en version utilitaire. Un appareil est déployé à bord de la frégate Lieutenant de Vaisseau Marmoni engagé dans l'opération Atalanta au large de la Somalie et à plusieurs reprises repoussé des attaques de pirates.

Caractéristiques Techniques de l'Augusta-Westland Lynx

Masse : à vide 2470kg maximale au décollage 4310kg Capacité en carburant : 735kg

Dimensions : longueur (rotor tournant) 15.16m hauteur totale : 3.60m diamètre du rotor principal : 12.80m diamètre du rotor de queue 2.21m

Propulsion : deux turbines Rolls Royce Gem 2 de 790 à 900ch

Performances : vitesse de croisière maximale 232 km/h distance franchissable en convoyage 1045 km
Autonomie en mission de lutte ASM en vol stationnaire à 95 km : 2h

Electronique : radar Ferranti Seaspray et sonar Bendix.

Armement : en mission de lutte ASM, deux torpilles Mk46 et en mission de lutte antinavire deux AS12 (jusqu'en 2000, missile non remplacé). L'appareil engagé actuellement en mission de lutte anti-piraterie dispose d'une mitrailleuse de 7.62mm MG3 en sabord.

Equipage : deux hommes (trois hommes en mission de lutte ASM)


3-Ordre de bataille du Corps d'Aviation

-Etat-major : 125 personnes implantés dans un ancien hôtel particulier de la Via de la Conziliazone. Il déménagera en 2015 pour un bâtiment flambant neuf construit en banlieue de Cagliari où seront regroupés tous les état majors des FANS ainsi que le Ministère de la Défense, le fameux «Sardogone».

Les escadrilles présentées ci-dessous sont pour le moment purement admnistratives mais à l'heure où le haut commandement souhaite réduire le nombre de bases aériennes à deux en fermant Olbia ou Sassari, l'activation de ses escadrilles pourrait justifier le maintien de trois bases aériennes.

l'Escadrille de Combat sera concentrée à Cagliari-Elmas (transfert du squadron 220), l'Escadrille de Soutien à Olbia (transfert du squadron 301 à Olbia) et l'Escadrille d'hélicoptères à Sassari (trois squadrons de Cagliari-Elmas à Sassari)

-Escadrille de Combat

-Squadron 110 (Cagliari-Elmas) : 12 Mirage 2000C et 4 Mirage 2000B. Ces seize appareils portent le même camouflage que les appareils français à savoir un ton gris bleu et un ton gris clair, la cocarde étant une croix de Saint George rouge sur fond blanc dans un rond noir.

-Squadron 220 (Sassari) : 16 Aermacchi MB-339C. Ils sont peint en un seul ton de gris avec la cocarde nationale.

-Squadron 230 (Cagliari-Elmas) : 8 Dassault-Bréguet Atlantique 2. Ils sont peints en un seul ton de gris comme les Aermacchi MB-339C

-Escadrille de Soutien

-Squadron 300 (Olbia) : 8 Dassault-Bréguet/Dornier Alpha Jet E peints dans une livrée vert foncée.

-Squadron 301 (Cagliari-Elmas) : 6 Casa-Airtech CN235 peints en une livrée camouflée tactique composée de taches vertes, brun et noir.

-Escadrille d'hélicoptères

-Squadron 400 (Cagliari-Elmas) : 10 Eurocopter AS-332 Super Puma peint en deux tons de vert : un vert foncé et un vert médian.

-Squadron 401 (Cagliari-Elmas) : 5 Westland Lynx (trois ASM et deux utilitaires) peints en gris clair basse visibilité.

-Squadron 402 (Cagliari-Elmas) : 12 Aérospatiale SA-341 Gazelle peints dans le même ton que les Puma

-Défense antiaérienne : -Trois batteries de quatre lanceurs quadruples Crotale (1ère à Cagliari-Elmas, 2ème à Olbia et 3ème à Sassari)

-Unités au sol : une unité comparable au RAF-Regiment en cours de création de la taille d'un bataillon avec un squadron par base aérienne soit une unité de 3 à 400 hommes. Chaque squadron disposera d'une section de commandement, de deux sections motorisés avec Mowag Eagle IV et d'une section spéciale (commandos, tireurs d'élite et démineurs).

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MessageSujet: Re: La Sardaigne [Terminée]   Sam 15 Oct 2011, 13:49

6°) Marine

1-Histoire générale

La MRS

L'Esperanza, premier navire de la marine sarde

C'est le 14 mars 1820 que commença l'histoire de la marine sarde par la création d'un corps de défense côtière. Ce corps arme aussitôt un premier navire, un brick racheté à un armateur anglais baptisé Esperenza (Esperance).

Ce brick ne va en fait servir que de navire-école pour former les officiers de ce nouveau corps, les matelots étant comme c'est souvent le cas à l'époque recrutées parmis les couches les plus pauvres de la société sarde.

Durant les premières années de son existence, le corps de défense côtière arme que des navires de seconde main, rachetés à des armateurs impécunieux qui mentent souvent sur l'état de leurs navires ce qui fait que la «marine sarde» se retrouve souvent avec plus d'épaves que de navires opérationnels.

Cette situation dure jusqu'en 1832 quand est nommé Andreas Lugozzi à la tête du Ministère de la Marine. Administrateur de talent, passionné par la mer, il va se charger de créer une véritable marine.


La construction de l'Arsenal de Vezonova à été largement inspirée par le voyage d'Andrea Lugozzi à Venise

Il obtient du roi Louis II la création d'une Marine Royale Sarde (MRS) le 15 janvier 1833 et surtout le déblocage d'un budget conséquent car tout est à créer. Le sieur Lugozzi (qui sera anobli en 1837) met sur pied une Académie Navale pour former les officiers et les officiers mariniers, met fin au système de la presse au profit du volontariat, améliore les infrastructures en aménageant un véritable Arsenal à Vezonova près de Cagliari (Vezonova commune indépendante jusqu'en 1948 à été peu à peu absorbée par l'urbanisme de la capitale de la Sardaigne et la commune est devenue un arrondissement de la capitale).

La Sardaigne ne pouvant construire des navires modernes rapidement, le ministre de la Marine fait ses amplettes auprès des chantiers anglais.


La frégate La Maddalena

Deux frégates sont commandées en 1834 suivies de deux autres en 1836, ces quatre navires étant livrés entre 1838 et 1842. Baptisées La Maddalena Sardinia Cagliari et Vezonova, ce sont des navires armés de 500 tonneaux, pouvant filer à 12 noeuds et armés de 32 canons.


Un sloop britannique semblable à ceux commandés par la MRS

C'est le véritable Corps de Bataille de la MRS qui commande également huit sloops livrés entre 1836 et 1846, des navires de 150 tonneaux, pouvant filer à 14 noeuds avec un armement de 12 canons.

Cette petite mais efficace marine subit son baptême de feu en 1848 avec la rébellion républicaine. Deux sloop sont incendiés par des soldats ralliés à la République alors que la frégate La Maddalena est gravement endommagée en forçant l'entrée du port avec le roi à son bord, se replia de justesse, poursuivie par la frégate républicaine Vezonova.

Plus que légaliste ou révolutionnaire, la marine reste longuement attentiste. Les républicains qui se méfient de cette arme jugée réactionnaire décide de désarmer une grande partie de la flotte ne laissant en service qu'une frégate et deux sloops.

La cristallisation de l'affrontement entre Républicains et Royalistes entraine une émigration qui saigne à blanc la MRS. Les officiers et les officiers mariniers immigrent massivement, rejoignant les forces royalistes à Civitavecchia, la capitale de la monarchie en exil.

La marine sarde cesse virtuellement d'exister. Les républicains tentent bien d'attirer des officiers étrangers mais même ceux acquis à la cause de la République finisse par baisser les bras en raison de l'indiscipline chronique des équipages.

Le gouvernement royaliste en exil fait l'acquisition auprès du gouvernement espagnol de deux sloops mais ces navires dont l'état matériel pourrait être meilleur ne participeront que très symboliquement à la reprise en main de la Sardaigne par les royalistes.

Quand les royalistes triomphent en 1853, la Marine Royale de Sardaigne doit repartir de zéro. Sur les douze navires qu'elle possédait avant la guerre civile, il ne reste plus qu'une frégate et deux sloops en état plus les deux sloops ex-exspagnols.

Andrea Lugozzi ministre de la Marine de 1832 à 1839 avant un long exil en France suite à des pseudo-liens avec les républicains est rappelé en 1853 au poste qui l'à consacré mais il meurt dès 1854 d'une crise cardiaque.

Malheureusement pour la marine sarde, ses successeurs n'auront pas son envergure. La MRS se reconstitue avec deux frégates et quatre sloops mais comme son homologue de l'armée de terre, elle s'enfonce dans une douce léthargie.

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MessageSujet: Re: La Sardaigne [Terminée]   Mar 01 Nov 2011, 21:01

Il faut attendre les années 1880 pour un ministre digne d'Andrea Lugozzi s'installe Via Venezia au Ministère de la Marine. Il s'agit d'Ectore Vangozzi qui va enfin faire rentrer la MRS dans l'ère de la coque acier et de la vapeur.

Il fait voter le 14 mai 1881 une loi de modernisation. Il fait agrandir et moderniser l'arsenal de Vezonova et commande des navires à l'étranger notamment en Angleterre.


Le croiseur léger Sardinia

En 1882, deux croiseurs légers baptisés Sardinia et Louis II sont commandés aux chantiers John Brown de Glasgow, des navires de 3000 tonnes, filant à 20 noeuds avec un armement composé de deux canons de 152mm quatre canons de 102mm et de six canons de 76.2mm.

Mis en service en 1885 et 1887, ces deux navires vont parcourir tout le bassin Méditerranéen, notamment au cours des croisières d'instruction annuelles au profit de l'Académie Navale. En 1902, le Louis II effectua une croisière en Amérique du Nord alors qu'en 1904 son sister-ship alla jusqu'en Amérique du Sud.


Maquette de l'aviso Sassari avec le pavillon de la Kaiserliche Marine

Ces deux croiseurs légers sont appuyés par quatre avisos commandés à un chantier allemand, le chantier Vulcan de Brême. Baptisés Sassari Cagliari Porto-Torres et Olbia, ce sont des navires de 1800 tonnes filant à 21 noeuds et armés de deux canons de 102mm et de quatre canons de 47mm. La mission de ces navires entrés en service entre 1887 et 1892 était la surveillance des approches immédiates de la Sardaigne.


Torpilleur de 700 tonnes de la marine sarde

La loi de modernisation votée en 1881 définissait la marine sarde selon le tryptique «croiseurs-avisos-torpilleurs». En 1892, la marine sarde commande huit torpilleurs de 700 tonnes au chantiers Thornycroft, des torpilleurs numérotés T.1 au T.8 armés d'un canon de 76.2mm, de deux canons de 47mm et de deux affûts simples lance-torpilles de 533mm. Ces navires sont livrés entre 1895 et 1897.

Cette marine moderne et efficace va traverser les décennies jusqu'au premier conflit mondial. Les deux croiseurs légers sont cependant désarmés en 1918 et 1920 en raison d'une usure prononcée de leurs machines. Si les avisos Sassari et Porto-Torres sont préservés jusqu'en 1930, ses sister-ship Cagliari et Olbia connaissent une carrière plus éphémère, le premier étant perdu par échouage sur l'île Minorque en 1915 et le second est désarmé en 1922.

Les torpilleurs de Thornycroft sont utilisés jusqu'au premier conflit mondial. Le T.1 est coulé par un sous-marin allemand en 1915, le T.2 est désarmé en 1916 (machines hors d'usage, sert de ponton à Cagliari jusqu'en 1935), le T.3 et le T.4 sont désarmés en 1919, le T.5 est perdu par collision avec un paquebot britannique en 1917, le T.6 est désarmé en 1920, le T.7 est désarmé en 1921 et le T.8 en 1923.

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MessageSujet: Re: La Sardaigne [Terminée]   Mar 01 Nov 2011, 21:18

De la MRS aux FNS (1918-1943)

Après le premier conflit mondial, existe un consensus au sein de la classe politique sarde pour se dôter d'une marine moderne. Une nouvelle loi navale est ainsi votée en 1922, dessinant la marine à l'orée de la décénnie 1930 : deux croiseurs légers, quatre destroyers et douze torpilleurs. Malheureusement pour les marins sardes, le budget ne suivra pas cette ambition et la loi de 1922 sera amendée dès 1925 avec seulement un croiseur léger, deux destroyers et six torpilleurs.


Le croiseur léger Amédée 1er était dérivé des Duguay Trouin de la marine française

Le croiseur léger baptisé Amédée 1er est construit en France aux chantiers navals de la Ciotat. Ce navire de 4000 tonnes, filant à 30 noeuds, était armée de 4 canons de 155mm en deux tourelles doubles (une avant et une arrière), 4 canons de 75mm antiaériens et 9 tubes lance-torpilles de 450mm en deux plate-formes triples (deux latérales, une à la poupe).

Mis en service en 1928, il sera le navire-amiral de la flotte sarde jusqu'en 1940 quand il est gravement endommagé au bassin par le bombardement français du 8 juin et non réparé.

Les deux «destroyers» sont également commandés en France, aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) installés à Nantes. Ces navires baptisés Sassari et Cagliari sont commandés en 1926 et mis en service en 1930. Ce sont des cousins de la classe L'Adroit équipant la marine française.


Le Bourrasque à la mer. Les deux destroyers sardes étaient très proches dans leur apparence

Si l'armement principal est le même (4 canons de 130mm), le reste est différent avec deux affûts doubles de 37mm Breda, quatre canons de 20mm du même constructeur (installés en 1936) et 6 tubes lance-torpilles de 450mm en deux plate-formes triples.


Le torpilleur La Bayonnaise (classe Melpomène). Les torpilleurs sardes étaient assez proches dans leur conception

Les six torpilleurs sont commandés en Angleterre en 1929. Construits chez Armstrong Whitworth à Newcastle, ces navires déplacent 900 tonnes avec un armement composé de 2 canons de 102mm (un avant et un arrière), quatre canons de 37mm en deux affûts doubles, quatre tubes lance-torpilles de 450mm en deux plate-formes doubles et des grenades ASM. Baptisés T.9 à T.14, ces navires sont mis en service entre 1933 et 1936.


Le pétrolier Barbaria

A ces navires de guerre s'ajoute l'acquisition d'un pétrolier de 8000 tonnes construit en Italie et baptisé Barbaria et d'un cargo baptisé Golfo di Cagliari.


le cargo Golfo di Cagliari

En 1937, la marine reprend le contrôle des fortifications côtières jusque là sous le commandement de l'armée de terre. Ces fortifications sont principalement armées de canons de 105mm Schneider modèle 1913. Ces canons sont installés sur des plate-forme rotatives protégées par du béton pour couvrir le port de Cagliari avec huit canons, celui de Porto-Torres avec quatre canons et enfin celui d'Olbia avec quatre canons.


Une vedette MAS

En 1938, elle prend livraison de six vedettes de type MAS armés d'un canon de 37mm, de deux canons de 20mm et de deux tubes lance-torpilles de 450mm. Elles sont baptisés S.1 à S.6.

Quand éclate le second conflit mondial, les Forces Navales de Sardaigne (FNS) (qui ont succédé en 1935 à la MRS) alignent un croiseur léger, deux destroyers, six torpilleurs et six vedettes lance-torpilles. La base principale est Cagliari avec le croiseur léger, les deux destroyers et quatre torpilleurs, le petit port de Porto-Torres abritant un torpilleur et trois vedettes lance-torpilles tout comme Olbia.


Le croiseur de bataille Dunkerque

Cette force conséquente va malheureusement subir dès le début du conflit de rudes coups. Peu après l'entrée en guerre de la Sardaigne contre les alliés, la Force de Raid basée à Mers-El-Kebir reçoit l'ordre de bombarder Cagliari. L'amiral Gensoul qui à mis à sa marque sur le croiseur de bataille de Dunkerque arrive au large de la capitale sarde le 8 juin.

Il décide de limiter sa force de bombardement au navire-amiral et aux deux contre-torpilleurs Le Terrible et Volta, couvert par le porte-avions Ark Royal, les autres navires partis du grand port algérien (croiseur de bataille Strasbourg, contre-torpilleurs Mogador, Tigre et Lynxà) se chargeant de couvrir la zone contre une possible intervention de la marine italienne.


Le porte-avions Ark Royal

Le 8 juin 1940 à 6.54, le Dunkerque catapulte un Loire 130 de réglage de tir pendant que le porte-avions britannique Ark Royal à catapulter trois Blackburn Skua de chasse et deux Fairey Swordfish en patrouille ASM.

Le Dunkerque ouvre le feu à 7.10 suivit par les deux contre-torpilleurs à 7.15. Le tir réglé par l'hydravion est assez précis pour toucher sérieusement dès les premières salves l'aérodrome de Cagliari-Elmas alors que l'Arsenal de Vezonova est moins touché.

La surprise est totale chez les sardes. Les batteries côtières ouvrent bien le feu à 7.40 mais leurs canons de 105mm ne sont que des aboiements de roquet face aux canons de 330mm du croiseur de bataille qui envoie tout de même quelques obus alors que les contre-torpilleurs émettent un rideau de fumée pour masquer le croiseur de bataille.

L'aviation sarde ne tarde pas à réagir. Des Messerchmitt Me109D en maraude abattent l'hydravion de reconnaissance français réduisant l'efficacité du tir de la Force de Raid. Ces chasseurs échappent au Blackburn Skua à la différence de trois Dornier Do17 qui sont rapidement expédiés au sol à 8.35 alors qu'ils tentaient de bombarder le croiseur de bataille.

Le matin du 8 juin, le destroyer Sassari devait appareiller pour une mission de surveillance des approches. Il aurait du se trouver en mer en plein dans la zone d'évolution des navires français mais une avarie de gouvernail retarde son appareillage.

Il appareille à 7.40 après avoir été miraculeusement épargné par les obus français. C'est une véritable charge suicidaire, le navire n'à aucune chance de s'en sortir et pourtant. Lançant les chaudières au maximum de leur capacité, le destroyer surgit de la fumée des bombardement tirant de ses pièces I et II de 130mm, encadrant sérieusement Le Terrible.


Le contre-torpilleur Le Terrible

La riposte de ce dernier est imprécise et fait gagner de précieuses secondes au destroyer sarde qui abattant brutalement sur tribord lançant trois torpilles de 450mm tout en ouvrant le feu de toutes ses pièces.

La riposte du Terrible est terrifiante, le destroyer encaisse successivement une quinzaine d'obus de 138mm qui le transforment en annexe de l'enfer mais au moment où le contre-torpilleur allait porter le coup de grâce, une explosion secoue Le Terrible à l'avant. Touché par une des trois torpilles de 450mm, il doit décrocher, laissant agoniser le destroyer sarde qui s'échoue sur la côte.

Seulement trois survivants réussiront à s'extirper de ce brasier, étant secourus par deux torpilleurs qui tiennent à distance Le Terrible et Volta qui pensant avoir à faire à une sérieuse riposte préfère se replier sur le Dunkerque qui à tiré en deux heures, 80 obus de 330mm et 150 de 130mm, endommageant sérieusement la ville.

Le capitaine de vaisseau Luci commandant du destroyer à été tué dès le cinquième obus de 138mm quand celui-ci frappa la passerelle, ravageant celle-ci. Il est promu Vice-Amiral et décoré de la Medaille Militaire à titre posthume (Sa mémoire à été entretenu par la marine sarde qui à baptisé de ce nom l'une des deux frégates de classe Lupo).

L'aérodrome de Cagliari-Elmas et l'Arsenal de Vezonova ont été sérieusement touchés. Le croiseur léger Amédée 1er en carénage dans le Bassin n°1 à été touché par un obus de 330mm et deux de 138mm. Il à ainsi coulé dans le bassin. Renfloué dès le 20 juin, il sera au final pas réparé et sera désarmé le 14 septembre 1940. Deux torpilleurs ont été coulés et deux autres gravement endommagés alors que le torpilleur Cagliari n'à reçu que des éclats de maçonerie quand un obus de 138mm à éclaté à proximité.

Cette attaque et celles des anglais lors des passages des convois en direction de Malte paralysa la marine sarde plus efficacement que l'opération Percival en mai 1942 qui de facto mit fin à l'existence des Forces Navales Sardes (FNS). Les sorties étaient rigoureusement limitées pour éviter une éventuelle fuite vers Malte

Cela ne découragea pourtant pas le lieutenant de vaisseau Marmoni, commandant du destroyer Cagliari (type L'Adroit modifié) qui échaffauda avec l'aide d'un équipage acquis à sa cause, une évasion. Il stocka ainsi du carburant pour avoir suffisament de rayon d'action pour gagner Malte ou même l'Afrique du Nord.

Il attendit l'occasion favorable qui se présenta le 8 novembre 1942 quand les alliés débarquèrent en Afrique du Nord. Navire d'alerte à l'entrée du port de Cagliari, le destroyer éponyme appareilla peu après 15h officiellement pour une mission de surveillance mais à peine les amarres avaient-elles été larguées que l'artillerie côtière sous contrôle italien ouvrit le feu. Plusieurs obus de 105 touchèrent le navire qui désemparé s'échoua à l'entrée du port. (Il semble que dans l'équipage, les services de renseignement italiens ou allemands ont réussi à infiltré une taupe qui aurait prévenu ses chefs de l'imminence de l'appareillage)


Epave du torpilleur Cagliari

Si 25 marins furent tués sur un équipage total de 130 hommes, 45 furent exécutés pour l'exemple dont le commandant et les autres condamnés à de lourdes peines de prison.

Cette tentative d'évasion ulcéra les autorités allemandes qui décidèrent d'immobiliser la flotte sarde au port en la privant de carburant, de munitions et de pièces essentielles.

Aussi quand les alliés débarquent le 17 juillet 1943, aucun navire sarde n'est en mesure de sortir et les rares navires encore à flot sont sabordés que ce soit à Cagliari, à Porto-Torres ou à Olbia. Ce 17 juillet, c'est le jour 0 de la marine sarde.

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MessageSujet: Re: La Sardaigne [Terminée]   Mar 08 Nov 2011, 21:17

L'Escadre (Depuis 1946)

Quand le gouvernement sarde retrouve sa pleine souveraineté, la question majeur concerne la reconstitution des forces armées. Deux écoles s'affrontent : une école «intégraliste» qui estime que l'armée doit être une et indivisible et une école «libérale» favorable à une organisation similaire à l'avant-guerre ce qui leur valait des accusation de «néo-dezornisme».

C'est la pemière école qui l'emporta. La marine sarde perdit donc son indépendance pour la première fois depuis sa création. Les Forces Navales Sardes renaissent donc sous la forme d'une Escadre, une escadre bien chétive mais jugée suffisante pour mener à bien les missions qui lui sont confiés.

L'Escadre nait officiellement le 7 septembre 1946 quand le nouveau pavillon est hissé au sommet du château de Cagliari (il s'agit du drapeau sarde dans le coin gauche sur fond noir en signe de deuil).

Sous l'autorité du contre-amiral Vezinovici, l'Escadre va renaitre grâce à l'aide des alliés qui fournissent du matériel et des équipements de seconde main. Fils et petit-fils de marin, le CA Vezinovici à une histoire qui illustre les déchirements de la Sardaigne.

Né en 1897, il entre à l'Ecole Navale en 1915 et en ressort lieutenant en 1920. Apolitique au début de sa carrière, il se rapproche un temps du général Dezzorno mais devient de plus en plus critique jusqu'à sa désertion en 1941 quand il rejoint le maquis. Sa carrure (2m 110kg) et son charisme lui permet de s'imposer à un groupe indiscipliné. Fait prisonnier en 1942, torturé, il s'évade des locaux de la Gestapo à Cagliari avant de retrouver la Résistance et d'être aux premières loges lors de l'opération Alaska.

Rare officier non compromis avec le régime dictatorial, il est choisit par le gouvernement provisoire de la République pour mettre sur pied L'Escadre.

Travaillant d'arrache pied, il réussit à mettre en place une organisation solide dès 1948 avec un état major, une Académie Navale chargée de la formation et de l'entrainement, une Direction Logistique et une Equipe de Liaison avec les marines alliées.

Sur le plan matériel, un premier audit confirma son pressentiment : aucun navire de l'avant guerre n'était immédiatement récupérable à l'exception de deux vedettes MAS retrouvées dans un hangar de Porto-Torres. Ces deux vedettes seront symboliquement les deux premiers navires remis en service en octobre 1946.

L'Escadre va donc recevoir la totalité de ses premiers navires de la part des alliés. On envisage un temps de transférer un croiseur mais rapidement les anglo-américains se rendent compte que les sardes ne pourront mettre en oeuvre un tel navire. Ils doivent donc réduire leurs prétentions.

C'est ainsi que d'une marine médiane pouvant verrouiller le détroit de Sicile, l'Escadre va devenir une force navale plus réduite chargée à la fois de «mordre les mollets ennemis comme un roquet» et de «protéger comme un Saint Bernard».


Le HMS Oakley de classe Hunt II. Les deux destroyers de ce type furent les plus puissants navires de la nouvelle marine sarde

Les deux nouveaux fleurons de l'Escadre sont deux destroyers légers de type Hunt II transférés par les britanniques en mai et septembre 1947. Le premier HMS Tetcott est remis en service le 14 mai 1947 sous le nom de General Dumas, le second Hunt II, le HMS Avon Vale est remis en service le 9 septembre 1947 sous le nom d'Antoine de Pommiers.


La frégate HMS Rother de classe River

Ils sont complétés par deux frégates de classe Colony, des frégates de classe Tacoma construites aux Etats Unis, version américane des River et mises en oeuvre par les britanniques.

Le premier navire, le HMS Dominica transféré à la marine britannique le 25 janvier 1944, rendue aux Etats Unis le 23 avril 1946 et après remise en état, transférée à l'Escadre en octobre 1946. Il est suivit par le HMS Zanzibar qui rendue aux Etats Unis le 31 mai 1946 est transférée à l'Escadre après remise en état en janvier 1947.


Vedette lance-torpilles type Elco en 1943 au large de la Nouvelle Guinée

L'Escadre reçoit également douze vedettes lance-torpilles de type Elco de 24.70m transférées en janvier 1948.


Un LST la gueule ouverte

Ce tryptique de combat est complété par des moyens de soutien avec deux LST transférés en 1949 mais utilisés plus comme transports que comme navires amphibies, ils verront leur porte d'étrave rapidement soudée pour augmenter leur vitesse et leur capacité de transport.


Un pétrolier de type T2 à la mer

Un pétrolier type T2 est également transféré en 1948, effectuant des rotations régulières entre le Moyen Orient et la Sardaigne pour alimenter les soutes de l'armée sarde.

A la suite de ces transferts, la marine sarde se compose de deux destroyers, de deux frégates anti-sous-marine, douze vedettes lance-torpilles, deux LST et un pétrolier.


Un dragueur de mines de type Auk

Les transferts ne sont pas terminés puisqu'en 1951, la marine américaine cède à sa «petite soeur» quatre dragueurs de mines de classe Auk, des navires utilisés aussi bien comme dragueurs de mines (leur principale mission est la dépollution des fonds à proximité des ports sardes) que comme patrouilleurs de souveraineté, deux remorqueurs de 700cv et un cargo type Victory Ship notamment pour le transport de munitions.


Un remorqueur phillipin à sec. Deux navires similaires équipaient la marine sarde


Le Victory Ship SS Lane Victory

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MessageSujet: Re: La Sardaigne [Terminée]   Mar 08 Nov 2011, 21:42


La frégate Achilles de classe Leander

Au début de la décennie 1960, l'Escadre décide de renouveler ses moyens navals. Devant faire avec un budget limité, elle décide de privilégier le renouvellement de sa capacité de combat hauturière. Elle passe ainsi commande en 1962 de deux frégates de classe Leander baptisées Corzetta et Sassari entrées en service respectivement en 1965 et 1967.


L'aviso Lieutenant de Vaisseau Le Hénaff

Les deux Colony sont désarmées en 1965 laissant un vide capacitaire car elles ne sont remplacées par trois avisos type A69 qu'au début des années soixante-dix, permettant à l'Escadre d'atteindre une véritable apogée avec cinq navires de combat de première ligne.

Ces trois avisos baptisés Il Vigile (Le Vigilant) Il Patriota (Le Patriote) et Il Conquistatore (Le Conquérant) sont construits aux chantiers Dubigeon-Normandie SA à Nantes et mis en service en 1972, en 1974 et 1976. Ils sont identiques aux navires français bien qu'un temps la marine sarde eut envisagé l'emport de Penguin à la place des Exocet.


La vedette lance-missiles suédoise Spica au milieu des glaces

Les douze vedettes lance-torpilles sont rayées en 1962 et ne sont remplacées qu'à partir de 1974 par huit vedettes de classe Spica I. Ces vedettes sont livrées en Sardaigne avec leur artillerie seulement soit un canon de 57mm et deux mitrailleuses de 12.7mm et c'est à Cagliari que sont embarqués les missiles en l'occurence quatre Aérospatiale MM38 Exocet .


Le BATRAL Dumont d'Urville avec un Panther en approche

Les deux LST sont désarmés en 1963 mais ne sont remplacés qu'en 1980 quand sont livrés deux BATRAL baptisés Sardinia et Mare Nostria qui servent aussi bien à soutenir le bataillon d'infanterie marine que d'assurer des missions de cabotage et de transport entre la Sardaigne et les pays voisins. Ces deux LSM sont complétés par deux EDIC de conception française mis en service en 1988.


Un EDIC

Le pétrolier T2 est remplacé par un pétrolier civil baptisé Liliput construit en Allemagne Fédérale et livré en 1965 alors que le cargo type Victory Ship Gulliver est remplacé par un cargo d'un modèle semblable mais totalement remis en état aux Etats Unis avant transfert en 1970 et dont il reprend le nom.


Le chasseur de mines Circé

Les quatre dragueurs de mines de classe Auk sont remplacés à partir de 1977 par trois chasseurs de mines dérivés des type Circé construits à l'Arsenal de Cagliari avec le soutien technique de la DCN. Ces trois navires baptisés Calypso Skadi et Aegir entrent en service respectivement en 1977, en 1978 et en 1980.

Les deux remorqueurs de 700cv ne seront désarmés qu'en 1985 à bout de souffle et non remplacés. Le remorqueur hauturier baptisé San Nicolas construit en Italie est un remorqueur gréé pour la lutte anti-pollution. Dans la pratique, les deux remorqueurs de 700cv ont été remplacés par un accord de location, l'Escadre ayant passé un accord avec le port autonome de Cagliari pour l'utilisation de plusieurs remorqueurs côtiers pour les manoeuvres portuaires.


Le remorqueur de haute mer San Nicolas

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MessageSujet: Re: La Sardaigne [Terminée]   Sam 12 Nov 2011, 21:10

Au début des années quatre-vingt, l'Escadre se penche sur le remplacement de ses deux frégates de classe Leander. Peu modernisées, elles sont clairement dépassées. La Sardaigne ayant une importante orientation ASM, elle se doit de renouveler ses deux fleurons.

La frégate Sassari est désarmée le 1er septembre 1985 et coulée comme cible le 17 mai 2000 après avoir servit de ponton à Cagliari alors que la frégate Corzetta mise en réserve le 4 mars 1986 est désarmée le 8 janvier 1988 et depuis 1994, musée à flot dans une partie désaffectée de l'Arsenal de Cagliari.

Elle étudie les frégates type Oliver Hazard Perry, les Georges Leygues françaises et même les Korteaner néerlandaises ou les type 122 Bremen allemandes avant de commander deux frégates de type Lupo, des navires baptisés Capitaine de Vaisseau Luci et Lieutenant de Vaisseau Marmoni qui entrent en service respectivement en 1985 et 1987.


Les Lupo sardes sont quasiment identiques aux Lupo italiennes

Ces frégates vont être de tous les exercices OTAN en Méditerranée et dans l'Atlantique, effectuant par exemple de réguliers entrainements dans les Caraïbes notamment aux polygones de tirs de Viéques à Porto Rico.

Elles vont participer également à des opérations extérieures qu'il s'agisse de l'opération Sharp Guard en Adriatique lors de la guerre de Bosnie (1992-1995), l'opération Athena lors de la guerre du Kosovo en 1999, Cyclope (volet sarde d'Enduring Freedom) (2001-2005) et Atalanta (depuis décembre 2010), la lutte anti-piraterie au large de la Somalie, les deux frégates se relayant, à terme un patrouilleur océanique pourrait soulager des frégates déjà anciennes et donc sujettes à de fréquents travaux d'entretien.


Les Lupo sardes seront remplacées par des F2000 semblables aux Lekiu malaisiennes

Ces frégates modernisées à la fin des années quatre-vingt dix vont être remplacées au milieu de la décennie par deux frégates de type F2000 britanniques semblables aux Lekiu malaisiennes. La première baptisée Giovanni Sasso (ouvrier typographe qui souleva Cagliari en mars 1796) doit entrer en service en 2015 (mise sur cale prévue cette année) alors que la seconde baptisée Gianfranco Pazico (intendant d'un domaine nobiliaire qui souleva le nord du pays en mars 1796) doit entrer en service en 2017, la mise sur cale étant prévue pour 2012/2013.

Les avisos de classe Il Vigile sont modernisés au début des années quatre-vingt dix avec le débarquement du lance-roquettes ASM de 375mm remplacé par un lanceur sextuple Sadral alors que la soute est modifiée pour accueillir des commandos-marine.


Patrouilleur type OPV 54

Ils ont été remplacés par trois patrouilleurs type OPV 54 baptisés General Dumas Antoine de Pommiers et Amédée 1er mis en service respectivement en 2004, 2006 et 2008.

Les huit vedettes de type Spica I entrées en service entre 1974 et 1978 ont été désarmées entre 2002 et 2006 sans qu'un projet de remplacement n'ait été prévu bien que l'Escadre estime avoir besoin d'une «force de frappe lance-missiles». Elle étudierai ainsi l'acquisition de patrouilleurs lance-missiles de type Super Vita semblables à ceux équipant la marine grecque.


Verra-t-on des Super Vita sous pavillon sarde ?

Les deux BATRAL Sardinia et Mare Nostria ont été intensement utilisés par l'Escadre à la fois pour de banales missions de transport mais également pour des exercices amphibies et des missions opérationnelles.

Ils ont ainsi participé en 1997 à l'opération Alba, transportant des vivres et autres fournitures humanitaires après avoir débarqué une compagnie d'infanterie de marine qui participa à la sécurisation du port de Durres. En 2006, le Sardinia (son sister-ship était à l'époque immobilisé pour carénage) participa à l'évacuation de ressortissants sardes, plageant à proximité de Beyrouth pour récupérer 250 hommes, femmes et enfants, les déposant à Limassol avant de transporter de l'aide humanitaire distribuée par l'ambassade de Sardaigne aux réfugiés fuyants les bombardements du sud.

Leur remplacement est envisagé sérieusement même si la Sardaigne n'à pas encore tranché entre deux options. La première option considère qu'un débarquement amphibie est devenue une denrée rare (le dernier est l'opération Corporate aux Malouines en 1982) et que la Sardaigne à davantage besoin d'un navire de projection, d'un transport rapide que d'un véritable navire amphibie.

La second hypothèse estime qu'il est important de conserver une capacité amphibie au profit du bataillon d'infanterie de marine et que l'Escadre doit remplacer ses deux Batral et ses deux EDIC par des navires capables de plager.


Un Absalon pourraient équiper la marine sarde...........

Plusieurs projets sont à l'étude : acquisition d'un cargo roulier, commande d'un navire dérivé du Absalon danois (correspond à la première option), commande de navires semblables aux Lublin polonais (correspond à la deuxième option).


........à moins que le type Lublin

La décision devait être prise dans le courant de l'année 2011, l'Escadre fixant la fin de vie de ses deux BATRAL à 2018 et 2020 soit respectivement 38 et 40 ans de carrière mais aucune décision ferme n'à encore été prise


Le Port Vendres à terminé sa carrière sous pavillon sarde

Pour ce qui concerne le soutien logistique, le pétrolier Liliput à été utilisé de 1965 à 1990 quand il à été remplacé par un pétrolier sous pavillon français, le Port Vendres utilisé par la Royale de 1982 à 1989 et qui est loué pour cinq ans par la marine sarde puis acheté en 1995. Il à alors été rebaptisé La Maddalena et à été utilisé par la marine sarde jusqu'en 2011.

Ce navire est utilisé pour le ravitaillement à la mer des deux frégates notamment lors des déploiements lointains. Il est cependant jugé de moins en moins adapté aux nouveaux besoins de la petite marine sarde appelée de plus en plus à se déployer loin de Cagliari.

Aussi en 2008, la Sardaigne à passé commande auprès des chantiers Navantia de Puerto Real d'un pétrolier-ravitailleur dérivé du Cantabria, navire destiné aussi bien au ravitaillement qu'à l'entretien (capacités limités d'un navire-atelier), au commandement voir à l'écolage.


L'Andrea Lugozzi est semblable au Cantabria

Baptisé Andrea Lugozzi (du nom du ministre de la Marine de 1832 à 1839 et de 1853 à 1854, «père» de la marine sarde), il à été mis sur cale en juin 2009 et lancé en le 8 juin 2010. Ce pétrolier-ravitailleur à été admis au service actif le 15 septembre 2011 et le vénérable pétrolier La Maddalena à été désarmé le lendemain, attendant dans l'enceinte de l'Arsenal sa vente à la démolition

Le cargo Gulliver à tragiquement terminé sa carrière au sein de l'Escadre. Le 8 mars 1990, un incendie se déclare dans la cale n°1 alors qu'il chargeait à Cagliari du matériel mais heureusement pas de munitions. En dépit de l'arrivée rapide des secours, le feu devient rapidement incontrôlable. Le remorqueur hauturier San Nicolas parvient à passer une remorque et le hâle en haute mer où il sombre le lendemain.

Depuis, il n'à pas été remplacé, l'Escadre des FANS préférant louer un navire à la demande soit pour un transport particulier ou pour un bail plus long. Actuellement (mars 2011), elle dispose d'un petit roulier, Le Patriote loué pour un an, location qui doit s'achever en janvier 2012 même si une prolongation est à l'étude sans parler d'un achat pur et simple.

Les chasseurs de mines Calypso Skadi et Aegir ont été modernisés à la fin des années quatre-vingt dix pour les prolonger jusqu'à 2015/2020 avant un possible remplacement puisque l'option des drones antimines embarqués sur les patrouilleurs type OPV54 à été jugée trop honéreuse pour les moyens sardes.

Le San Nicolas est toujours en service atteignant en 2011 les vingt-six ans de carrière. Son remplacement est à l'étude mais il est jugé non prioritaire.

Un mot pour finir ce panorama sur la question du sous-marin. La marine sarde n'à jamais acquis de submersibles pour des raisons de coût qu'il soit financier, logistique (entretien, fournitures) et humain (personnel qualifié à trouver et surtout à fidéliser).


Le SMX-23 Andrasta

Un temps, l'Escadre à semblé intéressé par deux sous-marins de type SMX-23 ou Andrasta du français DCNS, un sous-marin conçu pour le combat côtier et surtout optimisé pour des pays n'ayant aucune expérience dans ce domaine. L'intérêt semble être un peu retombé même si l'Escadre à annoncé qu'une décision d'acquisition ne serait prise qu'en 2012.

L'acquisition de deux sous-marins donnerait un punch supplémentaire à la petite marine sarde. Elle rendrait ainsi moins sure pour un ennemi potentiel le détroit de Sicile, augmenterait la capacité anti-sous-marine et anti-surface de la marine......... .

A l'heure où j'écris ces lignes, il semble que l'acquisition de ces deux sous-marins soit en balance avec l'achat de nouveaux patrouilleurs lance-missiles.

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MessageSujet: Re: La Sardaigne [Terminée]   Lun 02 Jan 2012, 11:11

2-Les navires et les systèmes de la marine sarde

Navires de combat de premier rang

Croiseurs légers classe Sardinia


Le 14 mai 1881, une loi de modernisation de la marine est votée au Parlement. Faute de chantiers navals outillés en Sardaigne, le ministre de la Marine se tourne vers l'Angleterre pour commander deux croiseurs légers aux chantiers John Brown de Glasgow, commande passée en janvier 1882.

-Le Sardinia est mis sur cale le 14 septembre 1882 lancé le 4 janvier 1884 et admis au service actif en mars 1885.

-Le Louis II est mis sur cale le 8 juin 1883 lancé le 20 octobre 1884 et admis au service actif le 6 janvier 1887.

Ces deux navires sont les fleurons de la marine sarde. Ils sont donc régulièrement utilisés pour des tâches de propagande et de relation publique. Chaque année et en alternance, les deux croiseurs sont utilisés pour la croisière de l'Académie Navale qui formait une vingtaine d'officiers et d'officiers mariniers par an.

En 1902, le Louis II effectua une croisière en Amérique du Nord. Il appareilla de Cagliari le 5 mars 1902, charbonne à Minorque le 8 avant de faire une escale à Gibraltar du 12 au 20 mars pour réparer une hélice tribord recalcitrante (passage au bassin du 13 au 17).

Après avoir charbonné, il traverse l'Atlantique, arrivant à Boston le 30 mars après huit jours de mer. Il va successivement faire escale à Boston (30 mars au 4 avril), New York (7 au 10 avril), Philadelphie (14 au 17 avril) Washington (21 au 25 avril), Norfolk (27 au 30 avril) avant de traverser l'Atlantique, faisant escale à Lisbonne du 11 au 15 mai, franchissant le détroit de Gibraltar le 20 mai, faisant escale à Bône le 27 mai avant de rentrer à Cagliari le 1er juin.

Deux ans plus tard, en 1904, le Sardinia l'imita mais pour une croisière en Amérique du Sud à l'invitation en premier lieu du Brésil. Le croiseur qui sortait de carénage, appareilla le 7 mars 1904 avec à son bord quatorze cadets, une délégation d'officiers et le nouvel ambassadeur de Sardaigne au Brésil.

Il charbonne à Casablanca le 13 mars puis traverse l'Atlantique en direction de la Guyane française, faisant escale à Cayenne du 20 au 24 mars. Il entame alors sa croisière proprement dit, faisant escale à Recife du 31 mars au 3 avril, Salvador du 6 au 8 avril avant d'arriver à Rio, capitale du Brésil le 12 avril.

Le croiseur y passa une semaine avant de repartir vers le sud faisant à Porto Alegre du 25 avril au 1er mai avant Montevideo du 3 au 5 mai et Buenos Aires du 7 au 10 mai avant la longue remontée vers la Sardaigne, faisant escale à Dakar pour charbonner du 17 au 19 mai, franchissant le détroit de Gibraltar le 24 mai et rentrant à Cagliari le 31 mai après plus de deux mois loin de la Sardaigne.

Le plus souvent, les missions de ces croiseurs se limitaient à la Méditerranée, la Mer Noire et l'Adriatique. Durant le premier conflit mondial, ils effectuèrent quelques patrouilles, échappant de peu à des torpilles allemandes, austro-hongroises........ .

Le Sardinia est désarmé en mai 1918 en raison de machines littéralement à bout et vendu à la démolition en mars 1920 (il à été démantelé en Espagne). Le Louis II est désarmé en septembre 1920, transformé en ponton jusqu'en 1940 quand il est coulé comme Blockship pour protéger l'Arsenal de Vezonova contre une éventuelle incursion ennemie. L'épave à été relevée lors de travaux de modernisation en 1970 et démantelée.

Caracteristiques Techniques de la classe Sardinia

Déplacement : pleine charge 3000 tonnes

Dimensions : longueur 120m largeur 12.80m tirant d'eau 4.15m

Propulsion : deux machines verticales à triple expansion alimentées en vapeur par douze chaudières dévellopant 15000ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 20 noeuds distance franchissable : 4000 miles nautiques à 10 noeuds

Protection : ceinture blindée 54mm pont blindé 12mm

Armement : deux canons de 152mm (un avant et un arrière), quatre canons de 102mm (deux de chaque côté du navire), six canons de 76.2mm en casemates.

Equipage : 295 officiers et marins


Croiseur léger Amédée 1er

De loin, l'Amédée 1er ressemblait à un croiseur léger Duguay-Trouin (ici le Lamotte-Picquet) et pour cause puisqu'il en était une version de taille réduite

En 1922, une nouvelle loi de modernisation de la marine est votée prévoyant la commande de deux croiseurs légers. Finalement, un seul navire sera commandé aux Chantiers Navals de Provence à La Ciotat.

-L'Amédée 1er est mis sur cale le 14 mars 1925 lancé le 8 décembre 1926 et admis au service actif le 14 juin 1928. Il devient le navire-amiral de la marine sarde, son équipage participant au coup d'état du général Dezorno en braquant ses canons de 155mm contre plusieurs navires voulant défendre la monarchie.

Jusqu'au déclenchement de la Seconde Guerre Mondiale, le croiseur léger ne quitte guère la Méditerranée, effectuant tout même une incursion dans l'Océan Indien.

Le 4 mai 1935, il est le premier navire sarde à franchir le canal de Suez. Le croiseur se rend à Aden où il embarque le corps du ministre plénipotentiaire sarde en charge du Moyen Orient qui présent en temps normal à New Delhi se trouvait à Aden pour régler un litige avec les autorités britanniques. Il arrive à Aden le 9 mai, repart le 10 et est de retour à Cagliari le 16 mai.

Il se rend également en mer Noire en 1938, faisant escale à Istanbul du 4 au 12 mai, Constanza du 15 au 20 mai et Varna du 22 au 24 mai, une escale à Sebastopol étant impossible faute d'un accord diplomatique avec l'URSS qui considère la Sardaigne comme un état fasciste. Le croiseur repasse le Bosphore le 27 mai, les Dardanelles le 29 mai et rentre à Cagliari le 4 juin 1938.
Sa carrière dans le second conflit mondial est des plus brèves. Le 8 juin 1940 quand la Force de Raid pilonne Cagliari, il est au bassin, terminant un carénage. Touché par un obus de 330mm et deux de 138mm, il coule au bassin, chavirant, les superstructures côté tribord s'écrasant contre le quai (les portes étanches étant malheureusement ouvertes). Renfloué et sorti du bassin le 20 juin, il est jugé trop endommagé pour être réparé et est désarmé le 20 septembre 1940.

Devenu un simple ponton, il est sabordé lors de l'opération Percival pour bloquer le port mais pas suffisamment pour l'embouteiller complètement. Il est renfloué par les allemands et coulé par les bombardements alliés précédent l'opération Alaska. Il est renfloué en 1950 et démantelé.

Caracteristiques Techniques de l'Amédée 1er

Déplacement : standard 3200 tonnes pleine charge 4000 tonnes

Dimensions : longueur 142m largeur 17.50m tirant d'eau 5.20m

Propulsion : quatre turbines à engrenages alimentées en vapeur par huit chaudières mazout dévellopant 42000ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 32 noeuds distance franchissable 4500 miles nautiques à 15 noeuds

Protection : pont principal 25mm premier pont 20mm tourelles de 155mm 50mm blockaus 50mm

Armement : 4 canons de 155mm en deux tourelles doubles, 4 canons de 75mm antiaériens en affûts simples au centre du navire et 9 tubes lance-torpilles de 450mm en deux plate-formes triples (deux latérales et la dernière à la poupe). En 1937, huit canons de 37mm en quatre affûts doubles ont été installés.

Aviation : projet initial d'installer une catapulte pour un hydravion mais en raison de problèmes financiers, cette option à été abandonnée en cours de construction

Equipage : 385 officiers et marins


Destroyers de classe Cagliari

Le torpilleur Basque

La loi de modernisation votée par le parlement sarde le 14 mai 1922 prévoyait à l'origine la construction de quatre destroyers mais comme pour les croiseurs légers, le nombre fût réduit de moitié avec seulement deux navires commandés en 1926 aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) installés à Nantes.

-Le Cagliari est mis sur cale le 14 janvier 1927 lancé le 12 avril 1928 et armé pour essais le 4 octobre 1928. Les essais ont lieu d'abord dans le Golfe de Gascogne avant d'arriver à Cagliari le 8 mars 1929. La mise en condition est particulièrement longue et le destroyer n'entre en service qu'en février 1930.

-Le Sassari est mis sur cale le 2 mai 1928 lancé le 24 avril 1929 et armé pour essais le 15 octobre 1929. Les essais ont lieu cette fois en Méditerranée tout comme la mise en condition, le destroyer étant admis au service actif en juin 1930.

Basés à Cagliari, ils sont régulièrement dans tous le bassin méditerranéen, la marine sarde tenant à ce que ces navires soient prêts pour un conflit qui devient de plus en plus inevitable au fur et à mesure que les années trente approchent de leur terme.

Ils effectuent parfois des incursions dans l'Atlantique, le destroyer Sassari faisant escale à Cadix, Lisbonne, Bordeaux et Cherbourg en mars 1938, les escales françaises étant souvent houleuses en raisons de manifestants antifascistes protestant contre le régime Dezorniste.

Son sister-ship Cagliari effectue en 1939 une tournée en Afrique du Nord, faisant escale à Casablanca, Alger, Bône, Bizerte, Benghazi et Alexandrie avant de rentrer en Sardaigne le.........2 septembre 1939.

Ces deux navires ne survivent pas au second conflit mondial. Le destroyer Sassari est coulé le 8 juin 1940 lors du bombardement de Cagliari par la Force de Raid par le contre-torpilleur Terrible qui fût endommagé par une torpille du destroyer sarde.

Son sister-ship, le destroyer Cagliari survécu jusqu'au 10 novembre 1942 quand il tenta d'appareiller pour rejoindre Malte ou l'Afrique du Nord et échapper à l'emprise germano-italienne. Il est sévèrement endommagé par les batteries côtières italiennes et s'échoue à l'entrée du port. Le navire brûla entièrement mais heureusement après l'évacuation du navire. Le 13 novembre, une violente explosion probablement causée par les grenades anti-sous-marines secoua l'épave qui coupée en deux, coula.



Caractéristiques Techniques de la classe Cagliari

Déplacement : théorique 1378 tonnes prévu 1516 tonnes pleine charge 2000 tonnes

Dimensions : Longueur hors tout : 107.2m Longueur entre perpendiculaires : 100.9m Largeur : 9.91m Tirant d'eau : 3.45m à l'avant et 4.24m à l'arrière à pleine charge.

Propulsion : deux groupes indépendants de trois turbines à engrenages Parsons alimentées en vapeur par toris chaudières dévellopant 31000ch et entrainant deux hélices quadripales.

Performances : vitesse maximale pratique : 30 noeuds distance franchissable (théorique) 3000 miles nautiques à 15 noeuds mais en réalité seulement 2010 miles à 15 noeuds et 2138 miles à 13 noeuds.

Armement :

-4 canons de 130mm modèle 1924 en quatre affûts simples sous masque (deux avant et deux arrière) superposés.

-4 canons de 37mm Breda en deux affûts doubles et 4 canons de 20mm Breda en affûts simples (installés en 1936)

-6 tubes lance-torpilles de 450mm en deux plate-formes triples

-2 grenadeurs avec vingt projectiles

Equipage : 142 officiers et marins


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MessageSujet: Re: La Sardaigne [Terminée]   Mer 04 Jan 2012, 18:22

Destroyers légers classe Général Dumas

Quand elles sont dissoutes le 27 septembre 1943 par décret du général O'Connors, les Forces Navales Sardes (FNS) n'existent de toute façon plus, ses navires ayant été coulés par les britanniques, les américains, les allemands et les italiens quand ils n'ont pas été sabordés.

L'Escadre est mise sur pied le 7 septembre 1946, élément naval des Forces Armées Nationales de Sardaigne (FANS). Les deux nouveaux fleurons de l'Escadre sont deux destroyers légers de type Hunt II transférés par les britanniques en mai et septembre 1947.


Le ORP Krujawiak, un navire semblable au Tetcott

-Le HMS Tetcott est mis sur cale aux chantiers J. Samuel White le 29 juillet 1940 lancé le 12 août 1941 et admis au service actif le 2 décembre 1941. Il participe à la guerre essentiellement en Méditerranée jusqu'à sa mise en réserve le 17 janvier 1946. Transféré à la marine sarde après remise en état, il est remis en service sous le nom de Général Dumas le 17 mai 1947.

Il est intensivement utilisé par l'Escadre essentiellement pour des manoeuvres OTAN et parfois pour la poursuite de sous-marins soviétiques en Méditerranée. Il est désarmé le 14 août 1965, vendu à la démolition le 8 juin 1970 à un chantier grec mais l'ancien destroyer britannique coula en remorque au large de la Sicile.


Le HMS Avon Vale

-Le HMS Avon Vale est mis sur cale aux chantiers John Brown Shipbuilding & Engineering Company de Clydebank le 12 février 1940 lancé le 23 octobre 1940 et admis au service actif le 17 février 1941. Il participe à la seconde guerre mondiale essentiellement en Méditerranée jusqu'à sa mise en réserve le 10 décembre 1945. Il est sorti de la naphtaline le 4 janvier 1947, remis en état par son chantier constructeur et transféré officiellement à la marine sarde le 8 septembre 1947 quand il est remis en service sous le nom d'Antoine de Pommiers.

Comme son sister-ship, l'Antoine de Pommiers fût essentiellement utilisé pour des manoeuvres OTAN et la traque de sous-marins soviétiques. Il fût néanmoins engagé en juin 1961 dans la montée de tension entre la France et la Sardaigne, dans le détroit de Bonifaccio, se montrant fort agressif face à des navires bien plus puissants que lui, simulant l'abordage de l'escorteur d'escadre Surcouf venu aux nouvelles.

Il est désarmé le 27 septembre 1967, le lendemain de la mise en service de la deuxième frégate de classe Leander après que symboliquement, le pavillon sarde soit transféré du destroyer léger à la frégate. Elle est condamnée le 8 mars 1968 puis vendu à la démolition à un chantier italien et démantelé à La Spezia.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 1070 tonnes pleine charge 1450 tonnes

Dimensions : longueur 85.3m largeur 9.6m tirant d'eau 2.51m

Propulsion : deux turbines à engrenages Parsons alimentées en vapeur par deux chaudières Amirauté dévellopant 19000ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 27 noeuds (25.5 noeuds en charge) distance franchissable 3600 miles nautiques à 14 noeuds

Electronique : un sonar de coque, un radar de veille combinée, un radar de conduite de tir pour l'artillerie principale
Armement : lors de son transfert à la marine sarde, les deux destroyers ne disposaient plus que de quatre canons de 102mm en deux affûts doubles (un avant et un arrière), un affût ayant été débarqué pour renforcer la DCA légère composée de 8 canons bofors de 40mm en quatre affûts doubles et de 4 canons de 20mm Oerlikon en affûts simples. L'armement ASM se compose de deux mortiers anti-sous-marins Squid et de deux grenadeurs de sillage avec cinquante grenades chacun.

Equipage : 152 officiers et marins.


Frégates ASM classe Corzetta (type 12M Leander)

Les deux destroyers légers de type Hunt étaient à l'origine destinés uniquement à former du personnel qualifié pour des navires plus modernes mais comme souvent, le provisoire va durer jusqu'aux années soixante quand il devient clairement urgent de remplacer des navires dépassés et surtout de plus en plus difficiles à entretenir.

En janvier 1962, la marine sarde passe commande aux chantiers Harland & Wolff de Belfast de deux frégates de type Leander, des frégates identiques à celles construites pour la Royal Navy.


La frégate HMS Achilles

-La frégate Corzetta est mise sur cale aux chantiers Harland & Wolff de Belfast le 8 septembre 1962 lancé le 17 janvier 1964 et admis au service actif le 12 août 1965


Le HMS Sassari

-La frégate Sassari est mise sur cale le 21 mars 1964 lancé le 27 juillet 1965 et admis au service actif le 27 septembre 1967.

Ces deux navires durant leurs vingt années de carrière ne se sont guère éloignée de la Méditerranée, effectuant de nombreux exercices OTAN et traquant les sous-marins soviétiques de l'Eskadra, forçant certains à faire surface après une traque obssessionnelle.

En 1974, la frégate Corzetta manoeuvra dans l'Atlantique avec les marines françaises, américaines, britanniques et ouest-allemandes au cours d'un exercice ASM et de Défense Aérienne à la Mer alors que son sister-ship participa en 1980 à un exercice en mer du Nord, lui permettant de franchir le Cercle Polaire Arctique.

La frégate Sassari est désarmée le 1er septembre 1985 et condamnée le 4 novembre 1985 sous le numéro Q52. Transformé en ponton, l'ancienne frégate fût coulée comme cible le 17 mai 2000. Ce jour là, elle est remorquée à 8 miles nautiques de Cagliari.

A 9.44, deux Aermacchi MB339CD larguèrent un total de quatre bombes de 250kg sur l'ancienne frégate qui commença à s'incliner. La coque encaissa ensuite six missiles AS12 tirés par les trois Lynx ASM du squadron 401. La frégate de classe Lupo Lieutenant de Vaisseau Marmoni tira ensuite un MM40 Exocet et une trentaine d'obus de 127mm sur la coque qui finit par sombrer peu après 12.00, reposant aujourd'hui à -45m.

La frégate Corzetta est mise en réserve le 4 mars 1986 puis désarmée le 8 janvier 1988 et depuis le 4 mars 1994, musée à flot dans une partie désaffectée de l'Arsenal de Cagliari. C'est une attraction courue de Cagliari, 17500 personnes ayant visité la frégate en 2010.

Caractéristiques Techniques de la classe Corzetta

Déplacement : standard 2500 tonnes pleine charge 2962 tonnes

Dimensions : longueur 113.4m largeur 13.1m tirant d'eau 4.5m
Propulsion : turbines à engrenages alimentées en vapeur par deux chaudières Babcock & Wilcox dévellopant 30000ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 27 noeuds distance franchissable 4600 miles nautiques à 15 noeuds

Electronique : un radar de veille aérienne type 965, radar de veille aérienne basse altitude type 992Q, radar de conduite de tir type 903, radars de navigation type 974 et 978, un sonar d'étrave type 2016, lance-leurres Corvus

Armement : une tourelle double de 114mm Mk6, un lanceur quadruple pour missiles Seacat, deux canons de 20mm Oerlikon et un mortier ASM Limbo. En 1975, le mortier Limbo fût remplacé par un lance-roquettes Bofors de 375mm semblable à ceux des avisos A69 mais le budget fût insuffisant pour remplacer les Seacat par des Sea Wolf.

Aviation : plate-forme sans hangar pour un Westland Wasp puis un Westland Lynx après extension de la plate-forme permis par le moindre encombrement du lance-roquettes Bofors par rapport au Limbo.

Equipage : 260 officiers et marins


Frégate ASM classe Capitaine de Vaisseau Luci (type Lupo)

C'est en 1980 que la marine sarde se préoccupe du remplacement de ses Leander. La menace soviétique étant encore prégnante et les opérations extérieures peu courantes, l'Escadre cherche avant tout des navires spécialisés dans la lutte ASM avec tout de même de bonnes capacités en terme d'autodéfense antiaérienne et de lutte antisurface.

Elle étudie les frégates type Oliver Hazard Perry, les Georges Leygues françaises et même les Korteaner néerlandaises ou les type 122 Bremen allemandes avant de commander deux frégates de type Lupo en septembre 1981.


La frégate Orsa de classe Lupo

-Le Capitaine de Vaisseau Luci est mis sur cale aux chantiers navals Ficantieri de Riva Trigoso le 4 juin 1982 lancé le 7 novembre 1983 et admis au service actif le 14 février 1985.


La frégate Lupo à la mer

-Le Lieutenant de Vaisseau Marmoni est mis sur cale aux chantiers navals de Ficantieri de Riva Trigoso le 8 décembre 1983 lancé le 24 juillet 1985 et admis au service actif le 17 septembre 1987.

Ces frégates vont être de tous les exercices OTAN en Méditerranée et dans l'Atlantique, effectuant par exemple de réguliers entrainements dans les Caraïbes notamment aux polygones de tirs de Viéques à Porto Rico pour tirer des missiles Exocet et Aspide.

Elles vont participer également à des opérations extérieures comme l'opération Sharp Guard en Adriatique lors de la guerre de Bosnie (1992-1995) pour imposer l'embargo aux différents bélligérants du terrible conflit yougoslave.

Les deux frégates vont ensuite participer à l'opération Athena lors de la guerre du Kosovo en 1999,le Lieutenant de Vaisseau Marmoni naviguant quelques jours avec le porte-avions français Foch. Elles enchainent par l'opération Cyclope (volet sarde d'Enduring Freedom) (2001-2005) et après près de cinq ans loin de l'Océan Indien, Atalanta (depuis décembre 2010), la mission de lutte anti-piraterie au large de la Somalie, les deux frégates se relayant, à terme un patrouilleur océanique pourrait soulager des frégates déjà anciennes et donc sujettes à de fréquents travaux d'entretien.

Le désarmement de ces deux frégates est prévu pour 2015 et 2017. A cette date elles seront remplacées par deux frégates type F2000 dérivées des Lekiu malaisiennes.



Caracteristiques Techniques de la classe Capitaine de Vaisseau Luci

Déplacement : standard 2208 tonnes pleine charge 2500 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 113.20m entre perpendiculaires 106.60m largeur 11.30m tirant d'eau 3.66m
Propulsion : système CODOG avec deux turbines à gaz General Electric-Fiat LM2500 de 25000ch chacun et deux diesels Grandi Motori-Trieste de 3950ch chacun soit une puissance totale de 57900ch et entrainant deux hélices Lips à pas variable

Performances : vitesse maximale 35 noeuds distance franchissable 5000 miles nautiques à 15 noeuds 900 miles nautiques à 35 noeuds

Electronique : un radar de navigation SPN-748, un radar de veille combinée SPQ-2 D, un radar de veille aérienne SPS-774, un radar de conduite de tir SPG-70, deux radars de conduite de tir SPG-74, une conduite de tir Mk95 pour missiles Aspide, un sonar DE-1160B, un brouilleur SLQ-D, un détecteur SLR-4, un bruiteur remorqueur SLQ-25 Nixie, lance-leurres SCLAR.

Armement : une tourelle de 127mm Oto-Melara compact, un lanceur octuple Albatros pour huit missiles Aspide en position de tir (seize en réserve), 8 missiles EADS MM-40 en deux groupes de quatre installés entre la cheminée et le bloc-passerelle, deux plate-formes triples de 324mm Mk32 pour torpilles Sting Ray, deux tourelles doubles de 40mm Breda. Deux canons de 20mm Oerlikon et quatre mitrailleuses de 12.7mm sont embarquées en 2000.

Aviation : plate-forme et hangar pour un Westland Lynx ASM

Equipage : 22 officiers et 171 officiers-mariniers, quartiers-maitres et matelots.


Frégate ASM classe Giovanni Sasso (type F2000)

Les frégates de classe Sasso seront semblables aux frégates malaisiennes de classe Lekiu

C'est en 2005 que la marine sarde lança un appel d'offres pour l'acquisition de trois frégates multirôles destinées à remplacer les deux Lupo qui venaient d'atteindre les 18 et 20 ans de carrière opérationnelle.

Dès 2007, la troisième frégate devint optionnelle avant d'être abandonnée en 2008 faute de fonds suffisants pour l'acquisition et la mise en oeuvre. Plusieurs chantiers navals proposèrent leurs produits qu'ils soient neufs ou d'occasion.

Les américains proposèrent deux Perry et les britanniques deux type 22 mais les sardes refusèrent des navires plus anciens que les navires qu'ils étaient censés remplacer ! Un temps, elle envisagea d'acquérir deux Karel Doorman avant de se tourner vers des constructions neuves.

L'Allemagne proposa le modèle Meko 200, la France un dérivé des La Fayette et la Grande Bretagne, le type F2000. C'est ce dernier modèle qui à été choisit en juin 2010, le contrat ayant été signé au mois de septembre entre la Sardaigne et les chantiers Yarrow de Glasgow.

-La Giovanni Sasso doit être mise sur cale en septembre 2011 pour un lancement prévu au mois de juin 2013 et une admission au service actif prévue en septembre 2015.

-La Gianfranco Pazico doit être mise sur cale en juin 2013 pour un lancement prévu pour septembre 2015 et une admission au service actif prévue pour décembre 2017.

Caracteristiques Techniques

Déplacement ; standard 1845 tonnes pleine charge 2390 tonnes

Dimensions : longueur (hors tout) 105.50m (entre perpendiculaires) 97.50m largeur 12.75m tirant d'eau 3.80m

Propulsion : quatre moteurs diesels MTU dévellopant une puissance totale de 33200ch et entrainant deux hélices à pas variable.

Performances : vitesse maximale 28.5 noeuds distance franchissable 5000 miles nautiques à 14 noeuds

Electronique : Un radar de navigation Racal Decca, Un radar de veille combinée DA-08 (bande E/F), Un radar de veille combinée et de poursuite Sea Girafe 150 HC, Deux radars de conduite de tir type 1802, Conduite de tir Thales ITL70 pour les MM40, Conduitee de tir optronique Radamec 2400 pour la tourelle de 57mm, Caméra thermique BAE type 3001, Un sonar de coque Spherion, Un détecteur d'alerte radar Mentor , Un intercepteur de transmissions Telegon 10, Un brouilleur Scimitar, Un bruiteur remorqué Sea Siren Deux lance-leurres Sagaie, ystème de direction de combat Marconi Nautis F avec liaison Y Mk2 , Système de transmission par satellite Inmarsat

Armement : un canon de 57mm Bofors SAK Mk2 à l'avant (récupéré sur les Spica désarmées), deux canons de 25mm Bushmaster, deux mitrailleuses de 12.7mm, système de lancement vertical pour missiles Sea Wolf, 8 missiles surface-surface EADS MM40 Block II Exocet en deux groupes de 4, 6 tubes lance-torpilles de 324mm pour torpilles Sting Ray

Aviation : plate-forme et hangar pour un Westland Lynx. Il à été pensé suffisament large pour pouvoir embarquer si nécessaire à Seahawk.

Equipage : 19 officiers, 40 officiers-mariniers et 87 quartiers-maitres et matelots soit un total de 146 hommes.

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MessageSujet: Re: La Sardaigne [Terminée]   Jeu 05 Jan 2012, 17:56

Avisos et Patrouilleurs

Avisos classe Sassari

Maquette d'un aviso de type Sassari curieusement affublé d'un pavillon de la Kaiserliche Marine

La loi de modernisation de la marine votée le 14 mai 1881 définissait la marine sarde selon le tryptique «croiseurs-avisos-torpilleurs». En conséquence de quoi, la Sardaigne passa commande aux chantiers Vulkan de Brême de quatre avisos destinés à seconder les deux croiseurs légers.

-Le Sassari est mis sur cale le 14 mai 1883 lancé le 8 juin 1885 et admis au service actif le 12 septembre 1887.

-Le Cagliari est mis sur cale le 20 juin 1885 lancé le 14 mai 1887 et admis au service actif le 8 octobre 1888

-Le Porto-Torres est mis sur cale le 21 mai 1887 lancé le 14 novembre 1888 et admis au service actif le 4 avril 1890

-Le Olbia est mis sur cale le 4 janvier 1889 lancé le 12 novembre 1890 et admis au service actif le 7 janvier 1892

Ces navires basés à Cagliari mais régulièrement détachés à Porto-Torres et Olbia sont chargés de la protection des approches immédiates de la Sardaigne d'abord contre une menace de surface puis de plus en plus durant le conflit contre des sous-marins. En dépit d'efforts méritoires, aucun sous-marin allemand ou autrichien ne fût coulé durant le conflit.

Le Cagliari s'échoue sur l'île de Minorque le 14 janvier 1915. Menant des patrouilles anti-sous-marines, l'aviso obtint l'autorisation des autorités espagnoles de faire escale pour réparer une propulsion particulièrement récalcitrante.

Les réparations provisoires terminées, l'aviso appareilla le 13 pour rentrer à Cagliari afin d'être remis en état. Il n'en eut pas le temps. Le temps s'aggrava brusquement et le navire de 1800 tonnes commença à être balloté comme une vulgaire coquille de noix.

Le système propulsif rendit l'âme et le navire s'échoua sur l'île de Minorque. L'équipage évacua sans pertes humaines. La tempête eut raison du navire qui se cassa en deux le 17 janvier et disparu dans les flots.

Le Olbia est désarmé le 14 mars 1922, condamné le 6 juin 1922 et vendu à la démolition en 1925 et démantelé à Toulon au Bregaillon. Le Sassari est désarmé le 8 février 1930 et le Porto-Torres le 4 septembre 1930, les deux navires étant coulés comme cible le 12 décembre 1934 sous l'action conjuguée de l'aviation, du croiseur léger Amédée 1er et des deux destroyers Cagliari et Sassari.

Caracteristiques techniques des avisos de classe Sassari

Déplacement : standard 1350 tonnes pleine charge 1800 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 95m largeur 12.40m tirant d'eau 5.50m

Propulsion : deux machines verticales à triple expansion alimentées en vapeur par six chaudières marchand au charbon dévellopant 27500ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 21 noeuds distance franchissable 4000 miles nautiques à 10 noeuds

Armement : deux canons de 102mm (4 pouces) en deux affûts simples (un avant et un arrière), quatre canons de 47mm en affûts simples au milieu du navire (deux babord et deux tribord). En 1916, des grenades ASM furent embarquées pour contrer les sous-marins allemands. Les Sassari et Porto-Torres ont remplacé leurs canons de 47mm par deux affûts doubles de 37mm Breda en 1925.

Equipage : 95 officiers et marins


Torpilleurs type Thornycroft

Torpilleur de 700 tonnes de la marine sarde

Petite marine à vocation défensive, la MRS ne tarda pas à comprendre l'intérêt du torpilleur pour défendre les attérages immédiats du royaume ce qui explique que le format de la marine royale défini dans la loi du 14 mai 1881 était résumé par le tryptique «croiseurs-avisos-torpilleurs».

Ce n'est cependant qu'en 1892 que des budgets suffisants soient débloqués pour la commande de huit torpilleurs numérotés T.1 à T.8 qui sont livrés entre 1895 et 1897, commande passée auprès des chantiers Thornycroft.

-Les T.1, T.2 et T.3 sont mis sur cale en mars 1893 lancés en avril 1894 et admis au service actif en juin 1895.

-Les T.4, T.5 et T.6 sont mis sur cale en mai 1894 lancés en juin 1895 et admis au service actif en septembre 1896

-Les T.7 et T.8 sont mis sur cale en septembre 1895 lancés en octobre 1896 et admis au service actif en décembre 1897.

Le T.1 en patrouille ASM au large de Porto-Torres est torpillé par le sous-marin allemand U.35 commandé par le célèbre Lothar Von Arnaud de La Perrière le 14 décembre 1915, coulant avec tout son équipage soit 67 officiers et marins.

Le T.2 est désarmé le 4 mai 1916 en raison d'une usure prématurée de ses machines. Débarassé de son armement, il sert de ponton à Cagliari jusqu'en 1935. Le 4 mars, le destroyer Sassari endommage gravement le ponton en l'abordant. L'ancien torpilleur est échoué dans le bassin n°1 et rapidement démantelé.

Les torpilleurs T.3 et T.4 sont désarmés le 14 mars 1919 et coulés comme cible en 1920 alors que le T.5 à été perdu lors de son abordage dans le port de Cagliari avec le paquebot Britannic de la Cunard le 14 juin 1917.

Le T.6 est désarmé en mars 1920, le T.7 en mai 1921 et le T.8 en décembre 1923. Tous les trois sont démantelés en 1927 dans un chantier espagnol.

Caracteristiques Techniques

Déplacement : standard 700 tonnes pleine charge 850 tonnes

Dimensions : longueur 75m largeur 7.90m tirant d'eau 3.90m

Propulsion : deux machines alternatives à triple expansion alimentées par six chaudières Amirauté dévellopant 15500ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 29.5 noeuds distance franchissable : 3000 miles nautiques à 12 noeuds

Armement : un canon de 76.2mm à l'avant, deux canons de 47mm latéraux et deux affûts lance-torpilles simples de 533mm

Equipage : 67 officiers et marins


Torpilleurs type Armstrong Whitworth

Les torpilleurs type T.9 étaient assez semblables dans leur conception aux Melpomène français (ici le torpilleur La Bayonnaise)

Adepte du triptyque, la marine sarde ne changea pas sa façon de procéder quand elle obtint le vote d'une loi navale le 14 mai 1922. au premier triptyque «croiseurs-avisos-torpilleurs» succéda un triptyque «croiseurs-destroyers-torpilleurs».

Aussi la Sardaigne commanda aux chantiers Armstrong Whitworth en 1929 huit torpilleurs destinés à l'escorte, au combat de surface avec l'appui des destroyers et de l'unique croiseur de la marine sarde.

Comme leurs prédecesseurs, ils ne portent pas de noms mais des numéros, T.9 à T.14.

-Les torpilleurs T.9 et T.10 sont mis sur cale en mars 1931 lancés en juin 1932 et admis au service actif en mars 1933.

-Les torpilleurs T.11 et T.12 sont mis sur cale en juillet 1932 lancés en octobre 1933 et admis au service actif en juillet 1934.

-Les torpilleurs T.13 et T.14 sont mis sur cale en novembre 1933 lancés en février 1935 et admis au service actif en février 1936.

Quand le second conflit mondial éclate, les torpilleurs sont tous stationnés à Cagliari à l'exception du T.9 basé à Porto-Torres et du T.13 basé à Olbia, ces deux navires étant chargés de la défense locale et du commandement des trois vedettes lance-torpilles qui y sont basées.

Les torpilleurs basés à Cagliari participe de septembre 1939 à juin 1940 à des patrouilles destinés à faire respecter la souveraineté sarde, le gouvernement dézorniste craignant des coups de force alliés pour neutraliser la Sardaigne dont la position stratégique était connue de tous.

Les torpilleurs T.10 et T.11 sont coulés le 8 juin 1940 par les obus de la Force de Raid lors du bombardement de Cagliari. Les torpilleurs T.12 et T.14 sont sérieusement endommagés mais sont remis en état. Ils sont sabordés par leurs équipages le 14 mai 1942 lors de l'opération Percival pour éviter leur capture par les italiens.

Le torpilleur T.13 saute sur une mine anglaise en mai 1943 alors qu'il patrouillait dans le détroit de Bonifaccio. Quand au T.9, miraculeusement préservé, il est coulé le 15 juillet 1943 par l'aviation allié alors qu'il venait d'appareiller pour appuyer l'infanterie de marine résistant aux parachutistes britanniques.

Caracteristiques Techniques des torpilleurs type T.9

Déplacement : standard 900 tonnes pleine charge 1045 tonnes
Dimensions : longueur 84m largeur 8.15m tirant d'eau 2.9m

Propulsion : deux groupes de turbines Parsons alimentées en vapeur par deux chaudières dévellopant 34000ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 34 noeuds distance franchissable 2500 miles nautiques à 25 noeuds

Armement : deux canons de 102mm (un avant et un arrière) quatre canons de 37mm Breda en deux affûts doubles, deux plate-formes doubles lance-torpilles de 450mm et deux grenadeurs avec seize projectiles

Equipage : 83 officiers et marins

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MessageSujet: Re: La Sardaigne [Terminée]   Jeu 05 Jan 2012, 18:04

Frégates classe Tacoma

Dans l'immédiat après guerre, la Sardaigne est encore plus dépendante de l'étranger qu'en temps de paix pour se fournir en navires de guerre. Les alliés anglo-américains vont donc transférer à leur allié sarde une marine clé en main ayant pour mission la lutte anti-sous-marine dans le bassin occidental et dans le bassin oriental de la Méditerranée.

Les anglais transfèrent deux destroyers légers de classe Hunt mais les américains ne sont pas en reste, cédant à la Sardaigne deux frégates de classe Tacoma. Ces deux frégates étant en réalité des frégates de classe Colony soit des Tacoma transférées aux britanniques, les dites Tacoma étant des River construites aux Etats Unis.


HMS Dominica

-Le HMS Dominica est transféré à la marine britannique le 25 janvier 1944 mais rendue à la marine américaine le 23 avril 1946 et après remise en état est transféré à la marine sarde en octobre 1946, étant à cette occasion rebaptisée Flumendosa.


Le HMS Zanzibar

-Le HMS Zanzibar est mis sur cale aux chantiers Walsh-Kaiser de Providence (Rhode Island) le 20 octobre 1943 lancé le 21 novembre 1943 et admis au service actif le 21 juin 1944. Elle est rendue aux américains le 31 mai 1946. Remise en état, elle est transférée à la marine sarde en janvier 1947 et rebaptisée Tirso.

Ces deux navires vont servir au sein de la marine sarde pendant près de vingt ans avant d'être désarmés respectivement en mars et novembre 1965 sans être immédiatements remplacés ce qui laissera une lacune capacitaire jusqu'à la mise en service des avisos de classe Il Vigile.

Le Flumendosa à servit comme ponton jusqu'en janvier 1987 quand une violente tempête le fit sombrer dans le port de Cagliari. Relevée, l'épave à été démolie dans un bassin de l'Arsenal. Le Tirso lui à été vendu à la démolition en 1977 et démantelé en Espagne.

Caracteristiques Techniques de la classe Tacoma

Déplacement : standard 1284 tonnes

Dimensions : longueur 92.63m largeur 11.43m tirant d'eau 4.17m

Propulsion : deux machines verticales à expansion alimentées en vapeur par deux chaudières dévellopant une puissance totale de........ et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 20 noeuds distance franchissable : inconnue

Electronique : un ASDIC, un radar de navigation, un radar de veille aérienne et un radar de veille surface

Armement : 3 canons de 76.2mm en trois affûts simples, 4 canons de 40mm Bofors en affûts doubles, 9 canons de 20mm en affûts simples, un lance-roquettes Hedgehog; 8 lanceurs de grenades ASM Y et deux grenadeurs de sillage. En 1955, les trois affûts simples de 76.2mm furent remplacés par un unique affût double installé à l'avant, les canons de 20mm débarqués remplacés par un affût quadruple de 40mm et l'armement ASM d'origine remplacé par deux lance-roquettes Hedgehog.

Aviation : aucune

Equipage : 190 officiers et marins réduit ensuite à 127 officiers et marins après modernisation.


Avisos classe Il Vigile

Aviso français Le Henaff

Comme nous venons de le voir, le désarmement des Tacoma et leur non remplacement immédiat laissa un vide capacitaire important pour la petite marine sarde. Ce vide capacitaire ne doit pas durer éternellement et rapidement, l'Escadre est à la recherche de navires robustes et économiques.

Elle apprend l'existence des avisos type A69 dont la marine française à décidé la construction de dix-sept navires. Elle saute sur l'occasion et passe commande dès 1970 de trois navires dont la construction est attribuée aux chantiers Dubigeon-Normandie S.A de Nantes.

-L'Il Vigile est mis sur cale en septembre 1970 lancé le 16 octobre 1971 et admis au service actif le 14 août 1972.

-L'Il Patriota est mis sur cale en mars 1972 lancé le 4 mai 1973 et admis au service actif le 14 juin 1974.

-L'Il Conquistatore est mis sur cale en septembre 1974 lancé le 20 octobre 1975 et admis au service actif le 6 août 1976.

Ces trois navires vont connaître une carrière active, multipliant les exercices OTAN et les escales dans les ports de la Méditerranée. Le 14 mars 1980, les trois navires feront simultanément escale à Nantes, leur ville de naissance.

Le 8 mai 1982, l'Il Vigile aborde et coule un chalutier dans le détroit de Bonifaccio, naufrage qui fait quatre morts chez le chalutier et deux chez l'aviso qui doit passer plusieurs mois en réparations à l'Arsenal de Vezonova.

Les trois navires sont modernisés au début de la décennie quatre-vingt dix, l'Il Vigile de mars 1990 à mai 1991, l'Il Patriota de juin 1991 à septembre 1992 et l'Il Conquistatore d'octobre 1992 à décembre 1993 à Cagliari avec le soutien de la DCN.

L'appareil propulsif est totalement révisé, les hélices changées, la coque est gratée et repeinte l'électronique remise à niveau. Le plus visible dans ces travaux est le débarquement du lance-roquettes anti-sous-marin de 375mm et son remplacement par un lanceur antiaérien Sadral, la soute étant transformée pour accueillir des commandos-marine.

L'Il Vigile est désarmé le 14 février 2004. Condamné le 8 septembre 2006, il à été vendu à la démolition à un chantier italien de La Spezia qui l'à démantelé entre janvier et juin 2007.

L'Il Patriota est désarmé le 8 novembre 2006 et condamné le 12 janvier 2009. Son sort demeure incertain, un temps la marine turque aurait songé à l'acheter pour servir de ressources de pièces détachées pour ses six avisos ex-français qu'elle met en oeuvre mais depuis, il semble qu'elle ait changé d'avis.

L'Il Conquistatore est désarmé le 24 septembre 2008 et condamné le 4 décembre 2010. Il doit normalement être vendu à la démolition.



Caracteristiques Techniques de la classe Il Vigile

Déplacement : standard 1100 tonnes pleine charge 1250 tonnes

Dimensions : longueur 80m largeur 10.3m tirant d'eau 5.3m

Propulsion : deux moteurs diesels SEMT-Pielstick 12PC2V400 dévellopant 12000ch et entrainant deux hélices quadripales orientables.

Performances : vitesse maximale 24 noeuds distance franchissable 4500 miles nautiques à 15 noeuds

Electronique : un radar de veille air/surface DRBV-51A, un radar de conduite de tir DRBC-32E, un radar de navigation Raccal-Decca 1226, un soanr DUBA 25 (débarqué lors de la modernisation), un intercepteur radar ARBR-16, deux lance-leurres Dagaie, un bruiteur remorqué Nixie

Armement : un canon de 100mm modèle 1968 en tourelle à l'avant, deux canons de 20mm, 4 mitrailleuses de 12.7mm, deux missiles MM 38, quatre tubes lance-torpilles pour torpilles Mk46 puis Sting Ray et un lance-roquettes de 375mm (les armes ASM ont été débarquées lors de la modernisation). Un lanceur Sadral embarqué lors de la modernisation du début des années quatre-vingt dix.

Aviation : aucune

Equipage : 7 officiers, 42 officiers-mariniers et 43 quartiers-maitres et matelots soit 92 hommes.


Patrouilleurs classe General Dumas

Patrouilleur type OPV-54

Au début des années quatre-vingt dix, la menace soviétique diminua brusquement. La Sardaigne fût plus que d'autres sensibles aux «dividendes de la paix» et adapta son outil militaire. C'est ainsi que la modernisation des avisos type A69 s'accompagna de leur transformation en patrouilleurs de souveraineté, ces petits navires perdant toute capacité ASM.

Au début des années 2000, l'Escadre s'interrogea sur le remplacement de ses avisos qui n'allaient pas tarder à atteindre les trente ans de service actif. Rapidement, elle choisit de les remplacer par des patrouilleurs, des navires construits aux normes civiles ou marine marchande.

Faisant confiance à la construction navale française, elle passa commande en 2001 de trois patrouilleurs type OPV54 aux chantiers de l'Atlantique qui trouvèrent un utile complément de plan de charge.

-Le General Dumas est mis sur cale en mars 2002 lancé en février 2003 et admis au service actif en janvier 2004.

-L'Antoine de Pommiers est mis sur cale en mars 2004 lancé en février 2005 et admis au service actif en mars 2006

-L'Amédée 1er est mis sur cale en mars 2006 lancé en février 2007 et admis au service actif en mars 2008.

Le Général Dumas et l'Amédée 1er sont basé à Cagliari, l'Antoine de Pommiers à Porto-Torres avec pour mission de surveiller le détroit de Bonifaccio.

Caracteristiques Techniques des patrouilleurs

Déplacement : lège 300 tonnes pleine charge 477 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 54m largeur 10m tirant d'eau 2.2m

Propulsion : deux moteurs diesels Deutz-MWM de 3050ch et deux moteurs diesels Deutz-MWM de 930ch dévellopant 7960ch et entrainant Deux hélices à pas variable.

Electronique : deux radars de navigation et un système Immarsat

Armement : un canon de 40mm en affût simple à l'avant (pourrait à terme être remplacé par un canon de 25mm Bushmaster), deux mitrailleuses de 12.7mm.

Equipage : 4 officiers, 14 officiers-mariniers et 8 quartier-maîtres et matelots soit 26 hommes


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MessageSujet: Re: La Sardaigne [Terminée]   Ven 06 Jan 2012, 17:58

Vedettes lance-torpilles et lance-missiles

Vedettes type MAS

Vedette type MAS

En 1932, la marine sarde expérimente l'utilisation de vedettes lance-torpilles mais cette expérimentation n'aboutit pas sur une commande. Ce n'est qu'en 1938 que la marine sarde passe commande de six vedettes MAS, vedettes qui sont livrées en 1939.

Numérotées S.1 à S.6, elles sont basées à Porto-Torres et Olbia à raison de trois navires chacun, navires commandés par un torpilleur, les S.1 S.3 et S.5 étant basées à Porto-Torres et les S.2 S.4 et S.6 à Olbia.

La vedette S.1 est coulée par une mine le 14 février 1941, la vedette S.2 est coulée par l'artillerie italienne lors de l'opération Percival le 14 mai 1942, les S.4 et S.6 sont sabordées par les allemands en juillet 1943 pour embouteiller le port.

Les vedettes S.3 et S.5 sont miraculeusement préservées et symboliquement remises en service en octobre 1946. Elles sont préservées au Musée Militaire de Cagliari depuis 1955.

Déplacement : pleine charge 28 tonnes

Dimensions : longueur 18.70m largeur 4.70m tirant d'eau 1.40m

Propulsion : Deux moteurs à essence développant 2200ch et entrainent deux hélices

Vitesse maximale 42 noeuds Autonomie 320 miles nautiques à 42 noeuds

Armement : un canon de 37mm, deux canons de 20mm et de deux tubes lance-torpilles de 450mm

Equipage : 10 officiers et matelots


Vedettes lance-torpilles type Elco

Vedette lance-torpilles Elco dans le Pacifique

La Sardaigne avait une position éminement stratégique et quand les alliés se penchèrent sur le matériel à fournir pour réarmer la marine, ils placèrent en bonne place sur la liste des vedettes lance-torpilles, transférant en janvier 1948, douze vedettes lance-torpilles de type Elco numérotées S.7 à S.18.

Elles sont réparties entre deux flottilles de six navires, la première composée des vedettes S.1 S.3 S.5 S.7 S.9 et S.11 est basée à Cagliari et la seconde composée des vedettes S.2 S.4 S.6 S.8 S.10 et S.12 est répartie entre Porto-Torres et Olbia.

Les vedettes S.1 et S.9 sont perdues en 1955 suite à une collision lors de manoeuvres de nuits alors que les S.2 et S.12 sont perdues par incendie respectivement en 1960 et 1962. Les huit vedettes lance-torpilles survivantes sont désarmées en 1962 et démolies.

Caractéristiques techniques des vedettes lance-torpilles type Elco

Déplacement : 38 tonnes

Dimensions : longueur 24.38m largeur 6.32m tirant d'eau 1.52m

Propulsion : trois moteurs à essence dévellopant 4050ch et entrainant trois arbres

Performances : vitesse maximale 40 noeuds

Electronique : un radar de navigation

Armement : un canon de 40mm à l'avant, deux mitrailleuses de 12.7mm en un affût double, quatre mitrailleuses de 7.62mm et quatre tubes lance-torpilles de 533mm non rechargeables

Equipage : 14 officiers et matelots


Vedettes lance-missiles classe Spica

Vedette Spica I de la marine suédoise. Les Spica sardes opéraient dans un environement nettement moins hostile

Ce n'est qu'en 1974 que la marine sarde remplaça ses vedettes lance-torpilles par de nouveaux navires légers d'attaque en l'occurence huit vedettes lance-missiles Spica I construites en Suède et numérotées S.13 à S.20.

Mises en service entre 1974 et 1978, elles sont toutes basées à Cagliari, ayant pour mission de verouiller le détroit de Sicile et d'empêcher l'Eskadra de gagner le bassin occidental de la Méditerranée. A la différence des autres navires de la marine sarde, les vedettes n'ont jamais quitté la Méditerranée.

Les huit vedettes de type Spica I ont été désarmées entre 2002 et 2006 sans qu'un projet de remplacement n'ait été prévu bien que l'Escadre estime avoir besoin d'une «force de frappe lance-missiles». Elle étudierai ainsi l'acquisition de patrouilleurs lance-missiles de type Super Vita semblables à ceux équipant la marine grecque.


Des patrouilleurs type Super Vita équiperont-ils un jour la marine sarde ?

Caracteristiques Techniques de la classe Spica

Déplacement : 215 tonnes à pleine charge

Dimensions : longueur 43.60m largeur 7.10m tirant d'eau 2.60m

Propulsion : 3 TG Rolls Royce Proteus de 12900ch sur trois arbres entrainant trois hélices

Performances : vitesse maximale 40 noeuds

Armement : un canon de 57mm Bofors à l'avant, deux mitrailleuses de 12.7mm et quatre missiles Aérospatiale MM38 Exocet

Equipage : 28 officiers et marins

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MessageSujet: Re: La Sardaigne [Terminée]   Ven 06 Jan 2012, 18:07

Navires amphibies

Landing Ship Tank

Un LST semblable à ceux transférés à la marine sarde

Une fois la force de combat reconstituée, les alliés anglo-américains se penchèrent sur les navires de soutien. Ils transférèrent ainsi deux LST en 1949, des LST non baptisés qui conservaient leurs numéros américains à savoir le LST-470 et le LST-481.

-Le LST-470 est mis sur cale aux chantiers Kaiser de Vancouver le 26 octobre 1942 lancé le 30 novembre 1942 et admis au service actif le 9 mars 1943.

Désarmé le 4 mars 1946, il est rayé du Naval Vessel Register le 5 mars 1946. Il est transféré à la marine sarde le 8 mars 1949, rebaptisé Queen Adelaïde et arrive à Cagliari à la fin du mois.

-Le LST-481 est mis sur cale aux chantiers Kaiser de Richmond le 4 septembre 1942 lancé le 2 décembre 1942 et admis au service actif le 15 mai 1943. Il est désarmé le 28 février 1946 et rayé du Naval Vessel Register le 12 mai 1949, jour de son transfert à la Sardaigne, rebaptisé Queen Joséphine le navire arrivant à Cagliari le 27 mai.

Un temps ces navires sont utilisés pour les opérations amphibies et le transport mais en 1955, leur porte d'étrave est soudée, les transformant en transport d'assaut puisque des bossoirs pour LCI (Landing Craft Infantry) sont installés à l'avant du bloc-passerelle qui est surelevé.

Usés, ces navires sont désarmés en 1963 et non remplacés dans l'immédiat puisqu'il faudra attendre 1980 pour que des navires de type Batral soient mis en service.

Caractéristiques Techniques des LST

Déplacement lège 1625 tonnes déplacement d'échouage 2366 tonnes déplacement à pleine charge 4080 tonnes

Dimensions : longueur 99.97m largeur 15.24m tirant d'eau 2.5m à l'avant 4.3m à l'arrière

Propulsion : deux moteurs diesels General Motors de 1800ch entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 12 noeuds distance franchissable 6000 miles nautiques à 9 noeuds

Armement : (sous pavillon sarde) un affût double de 76mm à l'avant, quatre canons de 20mm en affûts simples

Equipage : 5 officiers et 67 marins

Embarcations : deux LCVP

Capacité : 20 chars Sherman ou 16 chars Churchill dans un garage de 78.60m de long sur 9.10m de large et 3.40m de haut.


BATRAL Classe Sardinia

Le BATRAL Jacques Cartier

Le désarmement des deux LST laissa la marine sarde sans navire amphibie pendant de longues années et ce en dépit de la présence d'un bataillon d'infanterie de marine. Il faudra attendre 1977 pour que cette anomalie abérrante disparaisse avec la commande en France de deux BATRAL identiques aux navires commandés pour la marine nationale et également exportés Chili, au Maroc, à la Côte d'Ivoire et au Gabon.

-Le Sardinia est mis sur cale aux chantiers navals de Normandie au Grand Quevilly le 14 janvier 1978 lancé le 18 juin 1979 et admis au service actif le 24 mai 1980.

-le Mare Nostria est mis sur cale aux chantiers navals de Normandie au Grand Quevilly le 8 mars 1978 lancé le 12 août 1979 et admis au service actif le 4 juillet 1980.

Ces deux navires ont été intensement utilisés par l'Escadre à la fois pour de banales missions de transport mais également pour des exercices amphibies et des missions opérationnelles.

Ils ont ainsi participé en 1997 à l'opération Alba, transportant des vivres et autres fournitures humanitaires après avoir débarqué une compagnie d'infanterie de marine qui participa à la sécurisation du port de Durres.

En 2006, le Sardinia (son sister-ship était à l'époque immobilisé pour carénage) participa à l'évacuation de ressortissants sardes, plageant à proximité de Beyrouth pour récupérer 250 hommes, femmes et enfants, les déposant à Limassol avant de transporter de l'aide humanitaire distribuée par l'ambassade de Sardaigne aux réfugiés fuyants les bombardements du sud.

Le remplacement de ces navires est sérieusement envisagé sans que l'on ait encore décidé par quel type de navire. Certains estiment qu'un simple navire de transport suffirait pour projeter des troupes en OPEX sans avoir à débarquer sur une plage défendue mais d'autres estiment qu'ils faut conserver une vraie capacité amphibie.

Deux modèles navires sont sérieusement étudiés : un FSS Absalon et le LSM type Lublin.


Deux options existent pour le remplacement des Sardinia : un LSM type Lublin et un FSS type Absalon


Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 770 tonnes pleine charge 1330 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 80m (68m entre perpendiculaires) largeur 13m tirant d'eau 3m

Propulsion : deux diesels SACM-Wärtsila dévellopant 3600ch et entrainant deux hélices à pas variable

Performances : vitesse maximale 16 noeuds distance franchissable 4500 miles nautiques à 13 noeuds

Electronique : un radar de navigation

Armement : un affût double de 40mm à la proue, deux canons de 20mm et quatre mitrailleuses de 12.7mm

Installations et capacités : porte d'étrave avec rampe d'une capacité de 40 tonnes, hangar à véhicules de 24m de long sur 7m de large et 3.60m de haut; 138 hommes et 12 véhicules légers.

Aviation : plate-forme pour hélicoptères de 200m²

Equipage : 4 officiers 25 officiers-mariniers et 23 quartiers-maitres et matelots


EDIC type 700

Un EDIC de la marine nationale

En 1984, la marine sarde décida de commander deux LCU (Landing Craft Utility) pour soulager les deux BATRAL qui purent se concentrer sur le soutien au bataillon d'infanterie de marine, les deux EDIC type 700 se chargeant pour l'essentiel de missions logistiques même si à l'usage, les quatre navires furent utilisés indifférement pour les deux missions

-Le L-400 est mis sur cale aux chantiers de la Société Franco-Belge de Construction Navale (SFCN) de Villeneuve la Garenne le 4 janvier 1986 lancé le 8 février 1987 et admis au service actif le 28 mai 1988.

-Le L-401 est mis sur cale aux chantiers SFCN de Villeneuve la Garenne le 14 mai 1987 lancé le 4 septembre 1988 et admis au service actif le 26 décembre 1989.

Ces navires sont toujours en service en 2011, leur désarmement est prévu pour 2020/2025.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 325 tonnes pleine charge 726 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 59m (54m entre perpendiculaires) largeur 11.50m tirant d'eau 1.40 à 1.70m

Motorisation : deux diesels SACM-Wärtsila dévellopant 1400ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 12 noeuds distance franchissable 2280 miles nautiques à 12 noeuds

Electronique : un radar de navigation

Armement : deux mitrailleuses de 12.7mm

Capacité : 180 hommes ou 210 tonnes de matériel.

Equipage : 18 hommes

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MessageSujet: Re: La Sardaigne [Terminée]   Sam 07 Jan 2012, 21:03

Navires auxiliaires

Pétrolier Barbaria


Le dévellopement de la marine de guerre sarde entraina un problème de ravitaillement en combustible, l'île avait besoin de pétrole qu'elle importait le plus souvent du Moyen Orient parfois des lointains Mexique et Texas.

La petite marine sarde ayant définitivement basculé de la propulsion charbon à la propulsion mazout à la fin du premier conflit mondial, elle avait besoin de constituer des stocks importants, le pouvoir politique qu'il s'agisse de la monarchie ou de la dictature dézorniste estimant vital de posséder trois mois de réserve au minimum.

Elle confia d'abord ses intérêts à la marine marchande mais peu satisfaite des navires affrétés, elle décida de commander un pétrolier en 1933. C'est le chantier Ansaldo de Gênes qui remporta l'appel d'offre pour un navire baptisé Barbaria du nom antique de la région centrale et indocile de la Sardaigne.

-Le Barbaria est mis sur cale aux chantiers navals Ansaldo de Gênes le 24 juin 1935 lancé le 16 novembre 1936 et admis au service actif le 14 juin 1937. Arrivé à Cagliari, il effectue des rotations régulières entre la Sardaigne et Suez pour charger du pétrole moyen-oriental et même une rotation au printemps 1939 entre le Venezuela et la Sardaigne.

Quand la guerre éclata au mois de juin 1940, le pétrolier était à La Spezia pour charger de l'essence d'aviation raffinée à Gênes. Il appareille le 4 juillet 1940 escorté par un torpilleur italien, arrivant à Porto-Torres le 6 juillet avant de rentrer à Cagliari le 8 juillet.

Il effectue quelques transports entre l'Italie et la Sardaigne mais le 14 mars 1942, il est coulé par un sous-marin britannique qui tire trois torpilles. Cassé en trois, il coule en quelques minutes ne laissant que douze survivants sur soixante-seize membres d'équipages, survivants récupérés par un torpilleur italien.

Caracteristiques Techniques

Déplacement : 8000 tonnes de port en lourd

Dimensions : Longueur : 114m largeur 13.50m tirant d'eau 6.80m

Propulsion : deux moteurs diesel devellopant 4100ch entrainant deux hélices

Performances : Vitesse maximale : 15.5 noeuds Distance franchissable : 6000 miles nautiques à 13 noeuds

Armement : deux canons de 102mm (issus de torpilleurs désarmés), huit canons de 37mm Breda en quatre affûts doubles et quatre canons de 20mm en affûts simples.

Equipage : 6 officiers et 70 marins


Pétrolier type T2


Le Barbaria coulé en 1942, il n'est remplacé dans la marine sarde qu'en 1948 quand les américains transfèrent un pétrolier de type T2. Ce dernier est baptisé Liberta lors de son transfert en Sardaigne.

-Le Liberta est mis sur cale aux chantiers Federal Shipbuilding de Kearny dans le New Jersey le 14 décembre 1944 lancé le 8 mars 1945 et admis au service actif le 17 août 1945. Il est mis en réserve le 8 janvier 1946 quasiment neuf. Il est transféré le 4 mars 1948, arrivant à Cagliari le 7 mai.

Il à été utilisé comme simple transport pétrolier jusqu'à son désarmement en septembre 1965, effectuant des rotations régulières avec le Moyen Orient, les navires sardes étant ravitaillés à la mer par des pétroliers-ravitailleurs américains, italiens, anglais ou français.

Caracteristiques Techniques du Liberta

Déplacement : standard 5875 tonnes pleine charge 22231 tonnes

Dimensions : longueur 159.56m largeur 21m tirant d'eau 9.40m

Propulsion : système turbo-electrique dévellopant 8000ch et entrainant une seule hélice

Performances : vitesse maximale 15 noeuds distance franchissable : inconnue

Capacité : 140000 barils

Armement : deux canons de 76mm en un affût double à la proue (débarqués au milieu des années cinquante), deux affûts doubles de 40mm Bofors

Aviation : une plate-forme pour hélicoptère léger installée à la proue au milieu des années cinquante

Equipage : 267 officiers et marins


Pétrolier Liliput


Le pétrolier Liberta vieillissant irrémédiablement, la marine sarde décide de le remplacer par un pétrolier civil. Elle passe commande d'un pétrolier aux chantiers Blohm & Voss d'Hambourg, pétrolier baptisé Liliput.

-Le Liliput est mis sur cale le 14 mars 1963 lancé le 21 mars 1964 et admis au service actif le 8 avril 1965.

Comme son prédecesseur, le Liliput servit de transport pétrolier entre la Sardaigne et le Moyen Orient jusqu'en janvier 1990 quand après un incendie de son appareil moteur, son désarmement prévu pour 1994 fût avancé de quelques années. Il à été ensuite vendu à la démolition dans un chantier turc.

Déplacement : standard 5500 tonnes pleine charge 18500 tonnes

Dimensions : longueur 130m largeur 15m tirant d'eau 7.90m

Propulsion : système turbo-electrique dévellopant 8000ch et entrainant une seule hélice

Performances : vitesse maximale 17.5 noeuds distance franchissable : inconnue

Capacité : 125000 barils

Armement : quatre canons de 40mm en deux affûts doubles et quatre mitrailleuses de 12.7mm

Equipage : 95 officiers et marins


Pétrolier Port Vendres/La Maddalena


L'incendie qui frappa le Liliput le 4 janvier 1990 prit la marine sarde au dépourvue, elle qui n'avait pas prévu son remplacement avant 1994. Elle du donc trouver une solution en urgence.

Une construction neuve était bien entendue écartée en raison d'un calendrier serré, les sardes se rabattèrent sur un navire acquis sur le marché de l'occasion en l'occurence un pétrolier anciennement utilisé par la France, le Port-Vendres.

le pétrolier-caboteur finlandais Wiriu à été construit en 1973 dans le chantier naval de Pula en Yougoslavie. Acquis par la Société Méditerranéenne de Navigation Pétrolièr en 1978, il est rebaptisé Mont Agel battant pavillon monégasque puis devient le Port-Vendres de la Soflumar (Société d'Armement Fluvial et Maritime) battant pavillon français.

Le Port-Vendres est affrété par la marine française de 1982 à 1989, date de son remplacement par le BCR Somme. Il est affrété par la marine sarde le 14 mai 1990 pour cinq ans soit jusqu'en 1995. Il est acheté le 8 juin 1995 et rebaptisé La Maddalena.

A la différence du Liliput, La Maddalena était un vrai ravitailleur pouvant transférer en haute mer du pétrole mais pas encore de charges solides ce qui ne gêna pas un temps la marine sarde dont les missions extérieures étaient encore limitées.

Ce pétrolier doit être désarmé en 2011 quand il sera remplacé par le pétrolier-ravitailleur Andrea Lugozzi, dérivé du Cantabria espagnol.

Caracteristiques Techniques

Déplacement : 25253 tonnes de port en lourd

Dimensions : longueur 75.1m largeur 25m tirant d'eau 9.8m

Propulsion : un diesel Burmeister & Wain de 10600ch entrainant une hélice. Un propulseur d'étrave

Vitesse maximale : 15 noeuds

Armement : deux canons de 40mm bofors et deux mitrailleuses de 12.7mm

Equipage : 32 hommes


Pétrolier-ravitailleur Andrea Lugozzi

L'Andrea Lugozzi sera une copie du Cantabria espagnol

Pendant plusieurs décennies, l'Escadre ne quittait guère la Méditerranée mis à part pour des exercices OTAN où elle pouvait bénéficier du soutien logistique d'autres nations mieux équipées que la Sardaigne.

Voilà pourquoi, pendant longtemps, les pétroliers sardes étaient plus des transports pétroliers que de véritables ravitailleurs de combat.

Même La Maddalena était limitée dans ses capacités transférant uniquement du gazole. L'évolution des missions de la petite marine sarde et la volonté d'une certaine indépendance se coalisèrent pour favoriser l'émergence d'un vrai besoin, celui d'un pétrolier-ravitailleur.

Celui-ci devait non seulement ravitailler en mazout les navires de combat mais également transférer du matériel, des munitions, des vivres et si possible d'assurer d'autres missions de soutien : le commandement _imitant ainsi les BCR français de classe Var_, l'entretien technique limité voir si possible l'écolage.

Après un appel d'offres international lancé en janvier 2007, la Sardaigne à passé commande en mars 2008 aux chantiers Navantia de Puerto Real d'un pétrolier-ravitailleur dérivé du Cantabria destiné à la marine espagnole (qui venait d'être lancé) et baptisé Andrea Lugozzi.

-L'Andrea Lugozzi est mis sur cale aux chantiers Navantia de Puerto Real le 12 juin 2009 et lancé le 8 juin 2010. Il à entamé ses essais à la mer au large de Cadix le 22 mars 2011, son arrivée à Cagliari où il sera officiellement mis en service étant prévue pour le 17 août 2011.

Caracteristiques Techniques de l'Andrea Lugozzi

Déplacement : pleine charge 19500 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 173.90m largeur 21m tirant d'eau 8m

Propulsion : deux moteurs diesels SACM-Wärtsila dévellopant 29200ch et entrainant une hélice

Performances : vitesse maximale 20 noeuds distance franchissable 6000 miles nautiques à 13 noeuds

Electronique : un radar de navigation

Armement : deux canons de 25mm Bushmaster, deux mitrailleuses de 12.7mm. Pourrait recevoir un lanceur Sadral pour missiles Mistral

Installations : deux portiques de ravitaillement avec deux postes pour combustible et un pour charges lourdes de chaque bord. Un poste de ravitaillement en flèche

Un hôpital avec un bloc-opératoire et dix lits

Un atelier de campagne pour des réparations mineures ou remise en état d'urgence après avarie de combat

Capacités : 8500 mètres cubes de gazole, 1250 mètres cubes de carburéacteur, 215 mètres cubes d'eau douce, 200 tonnes de munitions et 450 tonnes de charge générale

Aviation : plate-forme et hangar pour deux hélicoptères type Super Puma ou Lynx

Equipage : 122 officiers et marins. Une vingtaine de passagers peuvent embarquer


Cargo Golfo di Cagliari


Le cargo «Golfe de Cagliari» à été commandé au même chantier que le pétrolier Barbaria. Il était destiné essentiellement à du transport de matériel militaire entre l'Italie et la Sardaigne qu'il s'agisse de matériel italien ou de matériel allemand, les sardes ayant acquis en 1934, un hangar dans le port de Gaète près de Naples, hangar qui bénéficiait de l'extra-territorialité.

-Le Golfo di Cagliari est mis sur cale aux chantiers navals Ansaldo de Gênes le 30 juin 1935 lancé le 14 mars 1936 et admis au service actif le 14 juin 1936.

Le cargo de 7000 tonnes va ainsi multiplier les rotations entre Gaète et Cagliari avec parfois des destinations plus lointaines comme Casablanca, Port-Said, Constanza et même Sébastopol en URSS pour charger du minerai de fer dans le cadre d'une transaction très discrète.

Le cargo est mouillé à Gaète le 14 mai 1942 quand est déclenchée l'opération Percival. Saisit par les italiens, il sert un temps de ponton dans le port avant d'effectuer des transports entre l'Italie et la Sardaigne, conservant son nom mais changeant de pavillon.

Ayant survécu au conflit par miracle, il est retrouvé dans le port d'Olbia par les nouvelles autorités sardes qui songent à le remettre en service mais l'état du navire est tel qu'ils préfèrent le vendre à la démolition, démolition menée sur place, le ferailleur de Cagliari ne voulant pas prendre le risque d'une traversée. Le Golfo di Cagliari est donc démantelé à Olbia entre juin 1949 et janvier 1950.

Caracteristiques Techniques

Déplacement : 4300 tonnes net 7200 tonnes à pleine charge

Dimensions : longueur 139m largeur 19m tirant d'eau 7.6m

Propulsion : quatre moteurs diesels compacts dévellopant 8500ch et entrainant une hélice

Performances : vitesse maximale 18 noeuds

Electronique : Aucune

Armement : un affût double de 37mm et quatre canons de 20mm

Equipage : 75 officiers et marins


Cargo type Victory Ship Gulliver

Le cargo Lane Victory

Les Victory Ship («Cargos de la victoire») sont une version améliorée des Liberty Ship. Ci ses derniers très simples et très frustres appartiennent à une époque où le tonnage coulé par les U-Boot n'est pas compensé par celui sortant des puissants chantiers américains, les Victory Ship symbolisent le moment où la puissance alliée va surpasser de manière inexorable la puissance allemande. Pas moins de 534 Victory Ships furent produits durant le conflit.

La marine sarde va utiliser successivement deux Victory Ship, deux navires qui portèrent le même nom à savoir celui de Gulliver, le géant du roman de Jonathan Swift. Le premier fût utilisé de 1951 à 1965 et le second de 1965 au 8 mars 1990, date de sa destruction dans un incendie qui se termina en naufrage au large de Cagliari, sans perte humaine fort heureusement.

Caracteristiques Techniques

Déplacement : 4500 tonnes net 7400 tonnes à pleine charge

Dimensions : longueur 139m largeur 19m tirant d'eau 7.6m

Propulsion : quatre moteurs diesels compacts dévellopant 8500ch et entrainant une hélice

Performances : vitesse maximale 18 noeuds

Electronique : un radar de navigation sur le second Gulliver installé en 1975

Armement : quatre mitrailleuses de 12.7mm

Equipage : 75 officiers et marins


Remorqueurs


Les deux remorqueurs de 700ch transféré en 1951 ont été utilisés jusqu'en 1985 et ont depuis été remplacés par des remorqueurs civils appartenant au Port Autonome de Cagliari qui les met à disposition de l'Escadre pour les manoeuvres de navires (cf l'historique générale).



Actuellement le seul remorqueur appartenant pleinement à la marine sarde est le San Nicolas, un remorqueur hauturier construit en Italie. Il est plus spécifiquement destiné à l'assistance en haute mer et la lutte anti-pollution.

-Le San Nicolas à été mis sur cale aux chantiers navals Fincantieri de Riva Trigoso en mars 1983 lancé en octobre 1984 et admis au service actif en mars 1985.

Le San Nicolas est toujours en service atteignant en 2011 les vingt-six ans de carrière. Son remplacement est à l'étude mais il est jugé non prioritaire. Si le navire venait à devoir être désarmé de manière imprévue, la marine sarde devrait affréter un navire auprès d'un armateur. Le groupe français Bourbon à d'ailleurs fait une proposition en ce sens en 2009 sans suite concrètes pour le moment.

Caracteristiques Techniques

Déplacement : 925 tonnes lège 1440 tonnes à pleine charge

Dimensions : longueur 51m largeur 11.50m tirant d'eau 5.70m

Propulsion : deux moteurs diesels dévellopant 4600ch et entrainant une hélice orientable

Performances : vitesse maximale 13 noeuds distance franchissable 9500 miles nautiques à 13 noeuds

Electronique : un radar de navigation

Armement : aucun

Installations et capacités : bigue de 4 tonnes, Traction au point fixe : 60 tonnes, remorque de 1300m Equipement de lutte anti-pollution.

Equipage : 30 officiers, officiers-mariniers et matelots

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MessageSujet: Re: La Sardaigne [Terminée]   Mar 10 Jan 2012, 10:54

Dragueurs de mines

Dragueurs de mines classe Auk


Jusqu'au second conflit mondial, la marine sarde n'à disposé d'aucune capacité de guerre des mines. Il existait quelques plans de réquisitions de chalutiers à coque en bois transformés en dragueurs de mines improvisés mais ce plan n'eut aucun début d'exécution en dépit de plusieurs pertes causées par des mines britanniques.

En 1951, l'US Navy transfère quatre dragueurs de mines de classe Auk, le USS Ardent, le USS Auk, le USS Broadbill et le USS Heed.

-Le USS Ardent est mis sur cale aux chantiers navals de la General Engineering & Drydock Company installés à Alameda en Californie le 20 février 1943 lancé le 22 juin 1943 et admis au service actif le 25 mai 1944. Après avoir participé au second conflit mondial dans le Pacifique, le dragueur est désarmé le 30 janvier 1947 et mis en réserve.

-Le USS Auk est mis sur cale à l'Arsenal de Norfolk le 15 avril 1941 lancé le 26 août 1941 et admis au service actif le 15 janvier 1942. Après avoir participé aux débarquements en Afrique du Nord, en Normandie et en Provence, il est désarmé le 1er juillet 1946 et mis en réserve.

-Le USS Broadbill est mis sur cale aux chantiers navals de la Defoe Shipbuilding Company installés ç Bay City (Michigan) en 1942 lancé le 21 mai 1942 et admis au service actif le 21 juillet 1943. Après avoir participé au second conflit mondial, il est désarmé le 3 juin 1946 et mis en réserve.

-Le USS Heed est mis sur cale aux chantiers navals de la General Engineering & Drydock Company installés à Alameda en Californie, lancé le 19 juin 1942 et admis au service actif le 27 février 1943. Il est désarmé le 15 janvier 1947 et mis en réserve.

Tous recoivent des noms d'Altesses royales, des filles de la dynastie louisienne. Le USS Ardent transféré le 14 mars 1951 est ainsi rebaptisé Princess Mary, fille ainée du «Bon roi» Amédée 1er, le USS Auk transferé le 8 avril 1951 est rebaptisé Princess Ann, soeur cadette de la précedente. Le USS Broadbill transféré le 8 juin 1951 est rebaptisé Princess Lucy, soeur des deux altesses royales précédentes. Le USS Heed transféré le 14 septembre 1951 lui est rebaptisé Princess Joséphine, fille d'Otton 1er et donc nièce des précedentes.

Ces navires sont remis en état par les américains avant transfert. Basés à Cagliari, ces navires sont chargés durant les premières années de service du nettoyage des approches des ports de Cagliari, de Porto-Torres et d'Olbia des mines, des bombes non explosées.

Le Princess Mary assura également l'évacuation et le désamorçage des munitions du destroyer Cagliari échoué depuis novembre 1942, l'épave étant ensuite démantelée. Les quatre navires furent également utilisés comme patrouilleurs de souveraineté quand ils ne participaient pas à de nombreux exercices OTAN.

Le Princess Mary victime d'un échouage à l'entrée du port de Cagliari le 1er mars 1975 et mise en réserve car la réparation était jugée trop couteuse. Désarmé le 30 septembre 1975, il est rendu aux Etats Unis et coulé comme cible par la 6ème flotte le 12 octobre de la même année.

Le Princess Ann est désarmé le 23 novembre 1976 et vendu à la démolition le 12 mars 1977 après avoir été «officiellement» restitué aux Etats Unis.

Le Princess Lucy est désarmé le 8 octobre 1977, utilisé comme ponton le jusqu'en 1995 quand il est vendu à la démolition et démantelé.

Le Princess Joséphine est désarmé le 23 mai 1978 et coulé comme cible par la 6ème flotte américaine le 14 septembre 1978.

Caracteristiques Techniques

Déplacement : standard 890 tonnes pleine charge 1100 tonnes

Dimensions : longueur 67.41m largeur 9.75m tirant d'eau : 2.80m
Propulsion : système diesel-électrique dévellopant 3500ch et entrainant deux hélices

Vitesse maximale : 18 noeuds (9 à 12 noeuds en service courant)

Armement : un canon de 76mm, deux canons de 40mm, 8 canons de 20mm et des grenadeurs. En Sardaigne, les Auk ne disposait plus que de leur canon de 76mm, des canons de 40mm et de 4 canons de 20mm Oerlikon.

Equipage : 100 officiers et marins


Chasseurs de mines classe Circé


Au début des années soixante-dix, la marine sarde s'interrogea sur le remplacement des Auk, de bons navires qui vieillissaient et devenaient de plus en plus difficiles à entretenir. De plus, le dragage de mines cédait de plus en plus la place à la chasse aux mines.

Après avoir étudié plusieurs projets, la Sardaigne signa en 1974 un contrat pour la construction de trois chasseurs de mines de type Circé, des navires qui furent construits dans l'Arsenal de Cagliari dans l'espoir à terme de dévelloper une industrie de construction navale, espoir vite évanoui tant l'investissement nécessaire était hors de portée de l'économie sarde.

-Le Calypso (nymphe de la mer) est mis sur cale à l'Arsenal de Cagliari le 14 février 1975 lancé le 8 mars 1976 et admis au service actif le 20 janvier 1977

-Le Skadi (déesse de la montagne et de la chasse nordique) est mis sur cale à l'Arsenal de Cagliari le 12 avril 1976, lancé le 4 mai 1977 et admis au service actif le 12 mars 1978

-L'Aegir (déesse de la mer nordique) est mis sur cale à l'Arsenal de Cagliari le 12 juin 1978 lancé le 4 août 1979 et admis au service actif le 24 mai 1980

Ces navires sont utilisés pour la dépollution des eaux sardes (on trouve encore des bombes et des mines soixante-six ans après la fin du conflit) et multiplient les exercices OTAN de guerre des mines.

Leur remplacement est actuellement à l'étude. L'option des drones antimines à été abandonnée car jugée trop chère. Les Circé doivent être remplacés à partir de 2015/2020 par de nouveaux navires antimines sans que l'on sache si il s'agira de navires de seconde main ou de constructions neuves.

Caractéristiques Techniques des chasseurs de mines de classe Calypso

Déplacement : standard 423 t pleine charge 508 tonnes

Dimensions : Longueur (hors tout) ? (pp) : 46,50 m Largeur maximale hors tout : 8,90 m Tirant d'eau arrière : 2,90 m

Propulsion : Principale 1 diesel MTU type MB 389 de 1800ch entraînant 1 ligne d'arbre avec 1 hélice à pales orientables (mise en drapeau quand la propulsion auxiliaire est utilisée) Auxiliaire 2 gouvernails actifs formés par des hélices sous tuyères montées à la partie basse des safrans, chacune entraînée par un moteur électrique immergé, alimenté par un diesel alternateur de 110 kW, à fréquence variable ; les gouvernails sont orientables à 70° de chaque bord.

Performances : vitesse maximale 15 noeuds sur propulsion principale 7 noeuds en mission de chasse aux mines distance franchissable 3000 miles nautiques à 12 noeuds

Electronique : 1 radar de navigation Decca 1229, 1 sonar de chasse aux mines DUBM 20B; 2 PAP 104 (Poisson Auto-Propulsé) et une Table automatique EVEC

Armement : 1 canon de 20mm Oerlikon et deux mitrailleuses de 7.62mm. En cas de mission de guerre, un lanceur Simbad pour missiles Mistral aurait été installé.

Equipage : 5 officiers, 30 officiers mariniers, 15 quartiers maîtres et matelots

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MessageSujet: Re: La Sardaigne [Terminée]   Mar 10 Jan 2012, 11:06

Systèmes d'armes

Artillerie

N'ayant pas dévellopé de véritable industrie d'armement, la Sardaigne à toujours été dépendante de l'industrie étrangère expliquant la variété de calibres utilisés à l'époque moderne.


Tourelle double de 155mm du croiseur léger Duguay Trouin

Canon de 155mm (6.1 pouces) modèle 1920. Ce modèle de canon est utilisé par le croiseur léger Amédée 1er. Ce canon de 50 calibres tire des obus 56kg à 26100m à raison de 3 à 5 coups par minute. La tourelle double modèle 1921 pèse 80 tonnes en ordre de combat permettant aux canons de pointer en site de -5° à +40° à raison de 6° par seconde et en azimut de -140° à +140° à raison de 6.4° par second. La dotation en munitions est de 200 obus par canon soit un total de 800 obus.


Canon de 152mm du Sardinia conservé au musée militaire de Cagliari

Canon de 152mm (6 pouces) modèle 1881: Canons utilisés sur les croiseurs légers Sardinia et Louis II. C'était un canon de 50 calibres à chargement par la culasse tirant des obus de 45kg à une distance maximale de 23130m. Ces canons étaient installés sur des affûts simples sous bouclier. pèse 19 tonnes et peut pointer en site de -10° à +20° et en azimut de 75°. La dotation en munitions était de 250 obus par pièce soit 500 obus pour les croiseurs.


Canon de 130mm modèlé 1924

Canon de 130mm (5.1 pouces) modèle 1924. Ces canons étaient identiques aux torpilleurs de classe L'Adroit puisque les destroyers Sassari et Cagliari sont des L'Adroit à peine modifiés. Ce canon de 40 calibres tire des obus en acier à fausse ogive de 32kg à 18500m à +36° à raison de 4 à 6 coups par minute. La dotation en munitions globale est de 440 obus.


Tourelle de 127mm d'une frégate de type Lupo

Canon de 127mm (5 pouces) Oto-Melara. Ce canon équipé les deux navires de combat de premier rang de la marine sarde à savoir les deux frégates de classe Lupo. Ce canon long de 64 calibres tire des obus de 30kg à une distance maximale de 15000m en tir antisurface avec un plafond antiaérien de 7000m et une cadence de tir de 80 à 85 coups à la minute, la dotation en munitions étant de 570 coups.


école à feux pour une frégate de type Leander

Canon de 114mm ( 4.5 pouces) Mark VI : Ce canon de 45 calibre à équipé les deux frégates de classe Leander, les Corzetta et Sassari en service dans la marine sarde du milieu des années soixante au milieu des années quatre-vingt.

Monté en affût double à l'avant, ce canon pouvait tirer des obus de 25kg à une distance maximale de 18970m (+45°) et un plafond opérationnel en tir antiaérien de 12500m à raison de 12 à 14 coups par minute.

La tourelle double RP 41 Mk VI pèse 44 tonnes et permet aux canons de pointer en site de -15° à +80° à raison de 25° par seconde et en azimut sur +150/-150 à raison de 25° par seconde. La dotation en munitions est inconnue.

Canon de 102mm (4 pouces) : La marine sarde à utilisé plusieurs modèles de canons de ce calibre, cette «fidélité» s'expliquant par le fait que la Grande Bretagne fût la destination privilégiée des commandes sardes sans parler des cession post seconde guerre mondiale.


Canon de 102mm sur affût simple

Le premier modèle fût un canon de 102mm modèle 1880 utilisé sur les croiseurs légers Sardinia et Louis II ainsi que sur les avisos classe Sassari avec respectivement quatre et deux canons chacun. Ce canon de 30 calibres tire des obus de 12kg à une distance maximale de 6900m à raison de 8 à 10 coups par minute.

Ce canon monté sur affût simple pouvait pointer en site de -10° à +20° et en azimut sur 360° avec une dotation en munitions de 400 obus par pièces soit 1600 obus pour les croiseurs légers et 800 obus pour les avisos.

Le second modèle utilisé fût le modèle 1925, ce canon équipant les torpilleurs acquis après le premier conflit mondial, chacun des six navire disposant de deux pièces sous bouclier (un sur le gaillard avant et un autre sur un rouf implanté à l'arrière). Ce canon de 40 calibres tire des obus de 14kg à une distance maximale de 8780m à raison de 8 à 10 coups par minute. Ce canon monté sur affût simple pouvait pointer de -10° à +20° et en azimut sur 360°.


Tourelle double de 102mm

Le dernier modèle fût le modèle Mark XVI équipant les deux destroyers légers de classe Hunt II transférés après le second conflit mondial. Ce canon de 45 calibres tire des obus explosifs de 28kg et semi-perforants de 30kg à une distance maximale de 18150m (+45°) avec un plafond antiaérien de 11890m à raison de 15 à 20 coups par minute. L'affût double Mark XIX pèse 16 tonnes et permet aux canons de pointer en site de -10 à +80° et en azimut sur 340°. La dotation en munitions est de 200 coups par canon soit un total de 800 obus.


Tourelle de 100mm de l'aviso Commandant Ducuing

Canon de 100mm (3.9 pouces) modèle 1968 : Ce canon équipe les trois avisos type A69 acquis par la marine sarde. Ce canon de 55 calibres tire des obus de 23.5kg à une distance maximale de 17260m (12000m en pratique) en tir antisurface et de 6000m en tir antiaérien à raison de 60 coups par minute. La tourelle pèse 22 tonnes et permet aux canons de pointer en site de -15° à +80° à raison de 40° par seconde et en azimut sur 150° à tribord et à bâbord La dotation en munitions était de 450 coups.

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MessageSujet: Re: La Sardaigne [Terminée]   Mar 10 Jan 2012, 11:21


Canon de 76mm sur le porte-avions Lexington conservé comme musée à Corpus Christi

Canon de 76.2mm (3 pouces) : la marine sarde à utilisé le canon de 76.2mm modèle modèle 1881 sur les croiseurs Sardinia et Louis II ( six pièces chacun en casemate) ainsi que les torpilleurs Thornycroft ( une pièce à l'avant). Ce canon de 50 calibres tire des obus de 6kg à une distance maximale de 8500m en tir antisurface et un plafond de 4000m en tir antiaérien. Il peut pointer en site de -10 à +85° et sur 360° en azimut. La dotation en munitions est de 150 coups par canons

Après guerre, elle à utilisé d'autres canons de 76mm, le premier modèle était celui embarqué sur les Tacoma (trois canons de 76.2mm en affûts simples) et le second toujours embarqué sur les Tacoma mais en une unique tourelle double à l'avant. Les deux modèles étaient quasiment identiques. En effet, Ce canon de 50 calibres tirait des obus de 5kg à une vitesse initiale de 900 m/s à une distance maximale de 13300m en tir antisurface avec un plafond de 9000m en tir antiaérien à raison de 45 à 50 coups par minute. La dotation en munitions est inconnue


Canon de 75mm du torpilleur d'escadre Tempête

Canon de 75mm modèle 1922. Ce canon de conception et de construction française n'à été utilisé que par un navire, le croiseur léger Amédée 1er, version réduite des Duguay Trouin avec quatre canons de 75mm en affûts simples au centre du navire. Ce canon de 50 calibres tir des obus de 6 kilos à 15000m avec un plafond de 7500m à raison de 12 coups par minute. L'affût permet au canon de pointer en site de -10° à +90° et en azimut sur 150° de chaque côté. La dotation en munitions globale est de 350 obus par pièce soit un total de 1400 projectiles explosifs, éclairants et d'exercices.


Tourelle de 57mm SAK Mk2

Canon de 57mm Bofors SAK Mk 2 : Ce canon de conception et de construction suédoise à équipé et va équiper L'Escadre. Il à en effet armé les vedettes lance-missiles Spica II (maitenant désarmées) et va équiper les frégates type F2000 qui doivent être mises sur cale en septembre 2011 et mai 2013, les deux tourelles ayant été récupérés des stocks de la marine sarde et modernisés.

Ce canon de 70 calibres tire des obus de 6.5kg à une distance maximale de 13800m (+45°) avec un plafond en tir antiaérien de 7600m à raison de 220 coups par minute. La tourelle SAK Mk2 pèse 6.5 tonnes et permet au canon de pointer de -10° à +75° à raison de 40° par seconde et en azimut 360° à raison de 55° par seconde.

Canon de 47mm QF Mk3 : Ce canon de 40 calibres à équiper les torpilleurs sardes construits par Thornycroft. Il tire des obus de 2.6kg à une distance maximale de 7200m (+45°) à raison de 20 coups par minute. L'affût Mark I permet au canon de pointer de -5° à +25° et en azimut sur 360° . Dotation en munitions inconnue.


Affût quadruple de 40mm Bofors

Canon de 40mm Bofors : Ce canon de 70 calibres à équiper les navires cédés par les anglo-américains après la guerre. Il tire des projectiles de 0.890kg à une distance maximale de 10249m avec un plafond opérationnel de 6797m à raison de 120 coups par minute.


Tourelle de 40mm Breda

Canon de 40mm Breda : Ce système d'armes est employé sur les deux frégates de type Lupo. La tourelle pèse 5.5 tonnes et permet aux canons de type Bofors de 60 calibres de pointer en site de -10 à +90° et en azimut sur 360°. La dotation en munitions est inconnue.


Affût double de 37mm Breda

Canon de 37mm Breda : Ce canon de 54 calibres à équiper de nombreux navires de la marine sarde puisqu'il formait la DCA légère standard avec le 20mm Breda. Il tirait des projectiles de 1.63kg à une distance maximale de effective de 4000m et un plafond antiaérien de 5000m à raison de 60,90 ou 120 coups par minute, la cadence de tir étant réglable. L'affût double pèse 4.9 tonnes et permettait aux canons de pointer en site de -10° à +80° et en azimut sur +120°/-120°. Chaque affût dispose en moyenne de 2 à 3000 projectiles.


Canon de 25mm Bushmaster

Canon de 25mm Bushmaster : Ce canon à été récément adopté pour remplacer des Oerlikon à bout de souffle. Il va équiper d'abord le pétrolier-ravitailleur Andrea Lugozzi et les deux frégates type F2000 à raison de deux canons chacun mais il n'est pas impossible que d'autres navires en soit à terme équiper comme les patrouilleurs qui remplaceraient ainsi leur canon de 40mm Bofors.

Ce canon de 87 calibres tire des projectiles d'environ 0.75kg à une distance maximale effective de 2457m à raison de 175 à 200 coups par minute. L'affût simple stabilisé permet aux canons de pointer en site de -10° à +75° et en azimut sur 360°. La dotation en munitions est de 4000 obus par canon.


Affût double de 20mm Breda

Canon de 20mm Breda : Ce canon de 65 calibres complétait le canon de 37mm Breda et formait avec lui la DCA légère standard des Forces Navales Sardes. Il tirait des projectiles de 0.32kg à une distance maximale effective de 2500m et un plafond antiaérien de 2900m à raison de 120 coups par minute. L'affût simple modèle 1936 pèse 312.5kg et permet aux canons de pointer en site de -10° à +90° et en azimut sur +120°/-120°. La dotation en munitions est de 1500 coups par canon.


Canon de 20mm Oerlikon sur le cuirassé Iowa en 1943

Canon de 20mm Oerlikon : Ce canon de 70 calibres à équiper tous les navires de la marine sarde de l'après guerre jusqu'aux Lupo puisque les F2000 disposeront de canons de 25mm Bushmaster. Il pèse 480kg sans munitions alimenté par chargeurs de 60 coups. La cadence de tir théorique est de 450 coups par minute. Ce canon de 70 calibres peut pointer en élévation de -15° à +90° avec une portée maximum pratique de 3000m.

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MessageSujet: Re: La Sardaigne [Terminée]   Mer 11 Jan 2012, 11:14

Missiles et torpilles surface-surface


Sea Cat : Ce missile courte portée de conception et de fabrication britannique à été utilisé par la marine sarde à bord des deux frégates de type Leander, les frégates Corzetta et Sassari avec un lanceur quadruple installé sur le hangar hélicoptère avec quatre missiles en position de tir et jusqu'à seize missiles en réserve. Ce système aurait du être remplacé par le Sea Wolf en 1979 mais le manque de fonds et des navires en fin de vie empêchèrent cette modernisation, le Sea Cat restant utilisé par l'Escadre jusqu'au désarmement de ces deux Leander.

Ce missile pèse 68kg (18kg pour la seule charge militaire), mesurant 1.48m de long pour un diamètre de 0.22m et une envergure de 0.70m. Sa portée est de 500 à 5000m avec une vitesse maximale de Mach 0.8



Aspide : C'est ce dérivé du Sparrow américain dévellopé comme lui en version air-air et surface-air qui permis à la défense aérienne à la mer (DAM) sarde de retrouver de la crédibilité. Il équipa ainsi les deux frégates de type Lupo, un lanceur octuple étant monté sur le hangar hélicoptère avec seize missiles en réserve.

Il va rester en service jusqu'au retrait des deux frégates de conception et de construction italienne, les F2000 embarquant des Sea Wolf.

Masse : 204kg (32kg pour la charge militaire) Longueur : 3.70m Diamètre : 0.20m Envergure : 0.80m Vitesse maximale Mach 2.5 Portée maximale : 15km Volume d'interception : 15 à 8000m



Sea Wolf : Ce missile à eu une histoire compliquée avec la marine sarde. Il aurait du ainsi remplacer le Sea Cat totalement dépassé mais un manque de budget et des navires en fin de vie se coalisèrent pour empêcher cette introduction. Alors que la Royal Navy s'apprête à retirer ce missile (en 2018), le Sea Wolf va enfin équiper l'Escadre puisqu'il sera le système surface-air des nouvelles frégates de la marine sarde avec 16 missiles Sea Wolf à lancement vertical, installés entre le bloc-passerelle et la tourelle de 57mm.

Ce missile pèse 82kg (14kg pour la seule charge militaire), mesurant 1.9m de long, un diamètre de 0.30m et une envergure de 0.45m. Sa portée est comprise entre 1 et 10km avec un plafond opérationnel de 3000m et une vitesse maximale de Mach 3.


Lanceurs Simbad et Sadral


Simbad et Sadral (missiles Mistral) : La marine sarde est la seule utilisatrice du missile Mistral au sein des forces armées nationales. Elle à ainsi fait installer un lanceur Sadral sur ces trois avisos A69 lors de la modernisation du début des années quatre-vingt dix et un lanceur Simbad pouvait embarquer sur les Circé en cas de mission de guerre.

Actuellement, aucun navire sarde ne dispose du Mistral mais il semble que le pétrolier-ravitailleur Andrea Lugozzi doit recevoir un lanceur Sadral ayant appartenu à un aviso pour renforcer sa capacité d'autodéfense.

C'est un missile de 18kg (dont 3kg pour la charge militaire seule), une longueur de 1.80m, un diamètre de 0.09m et une envergure de 0.19m. Sa portée maximale est de 6km avec une vitesse maximale de Mach 2.5.

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MessageSujet: Re: La Sardaigne [Terminée]   Jeu 19 Jan 2012, 18:26


Lanceurs MM-38 sur une frégate française type F-67

Exocet (MM38 et 40) : Après avoir envisagé l'acquisition de missiles Penguin norvégiens, la marine sarde à choisit comme missile antinavire standard, l'Aérospatiale Exocet. Il équipa l'Escadre d'abord dans sa version MM38 avec quatre missiles sur les vedettes lance-missiles de type Spica, missiles que ces dernières conservèrent jusqu'à la fin tout comme les avisos de classe Il Vigile qui disposaient de deux missiles.


Tir d'un missile MM-40

La version MM40 équipe les deux frégates de type Lupo et bientôt les deux F2000 avec chacune huit missiles en deux lanceurs quadruples. La Sardaigne à récément montré un certain intérêt et un intérêt certain pour le MM40 Block III mais n'à annoncé ni calendrier prévisionnel d'achat et encore moins de commande ferme.

La Sardaigne à aussi acquis en 1990 des MM40 Exocet destinés à la défense côtière. Deux batteries de quatre lanceurs quadruples soit 32 missiles en position de tir avec un stock global à la livraison de 64 missiles (plus de détails dans la partie fortifications).

Ce misile pèse 850kg (dont 165kg pour la charge militaire). Mesurant 5.80m de long pour un diamètre de 0.35m et une envergure de 1.13m, il à une vitesse maximale de Mach 1 et une portée maximale de 72km.

Torpilles : Durant près d'un siècle, la marine sarde à mis en oeuvre plusieurs modèles de torpilles antisurface en deux calibres, 533mm pour les torpilles d'origine américaine ou britannique et 450mm pour les torpilles italiennes.

-La première torpille utilisée est une torpille britannique de 533mm modèle sur les torpilleurs Thornycroft à raison de quatre par navires, ces torpilleurs disposant de deux plate-formes doubles installés axialement. Cette torpille pèse 1580kg avec une charge explosive de 210kg, une longueur de 7.2m et une portée de 9500m à 30 noeuds.


Tubes lance-torpilles de 450mm sur un destroyer de classe Navigatori

-La seconde torpille utilisée est une torpille d'origine italienne de 450mm modèle 1928 utilisée sur neuf navires hauturiers, le croiseur léger Amédée 1er, les destroyers Sassari et Cagliari, les six torpilleurs Armstrong plus les six vedettes type MAS.

Le croiseur léger disposait de 9 tubes lance-torpilles de 450mm en trois plate-formes triples (deux latérales et une à la poupe) alors que les destroyers disposaient de deux plate-formes triples installées entre la troisième cheminée et le rouf arrière supportant les pièces de 130mm, les deux plate-formes étant séparées par la plate-forme de DCA supportant un affût double de 37mm (le second est installé entre les cheminées 1 et 2).

Les torpilleurs construits par Armstrong Whitworth disposaient de quatre tubes lance-torpilles en deux plate-formes doubles axiales alors que les vedettes MAS disposaient elles de deux tubes lance-torpilles non rechargeables installés à l'arrière.

La torpille modèle 1930 pèse 860kg (dont 200kg pour la charge militaire), mesure 5.250m et peut atteindre des cibles à 4000m à 42 noeuds et 7000m à 25 noeuds.


Torpilles de 533mm clairement visibles sur une vedette de type Elco

-Les vedettes Elco disposaient de quatre tubes lance-torpilles de 533mm non rechargeables utilisant la torpille Mark 15 pesant 1742kg dont 375kg pour la charge militaire et peut toucher une cible à 5500m à 45 noeuds; 9150m à 33.5 noeuds et 13700m à 26.5 noeuds

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MessageSujet: Re: La Sardaigne [Terminée]   Jeu 19 Jan 2012, 18:38

Armes ASM

Grenadeurs à bord du USS Inch (DE-416)

Grenadeurs : la marine sarde à utilisé plusieurs grenadeurs. Les premiers navires à utiliser des projectiles ASM à gravité étaient les quatre avisos construits à la fin du 19ème siècle en Allemagne. Ils reçurent en 1916, deux grenadeurs de sillage avec douze projectiles.

Les avisos furent suivis par les deux destroyers de type L'Adroit modifiés qui disposaient de deux grenadeurs de sillage avec un total de 20 projectile et les deux Hunt qui augmentèrent la mise avec deux grenadeurs de sillage et 50 projectiles.

Les torpilleurs T.9 à T.14 construits à la fin des années vingt et début des années trente reçurent dès le neuvage deux grenadeurs de sillage avec seize projectiles. Les derniers navires sardes à être équipés de grenades ASM furent les deux frégates de type Tacoma avec deux grenadeurs de sillage et 8 lanceurs Y avec un nombre inconnu de projectiles.


Lance-roquettes Hedgehog

Hedgehog et Squid : deux classes de navires ont été équipés de ces deux systèmes d'armes assez cousin au final. Les deux frégates de type Tacoma disposaient d'un Hedgehog lors de leur transfert qui fût remplacé (ainsi que les autres armes ASM) en 1955 par deux lance-roquettes plus modernes. Les deux Hunt II disposaient de deux mortiers de type Squid.


Mortier Limbo Mk10

Mortier Limbo : Ce sont les deux frégates de type Leander qui ont utilisé cette arme anti-sous-marine dévellopée par la Grande Bretagne dans les années cinquante. C'était un mortier à trois tubes tirant des charges de profondeurs de 400 livres (environ 181.6kg dont 94kg pour la seule charge explosive) à une distance minimale de 366m et maximale de 914m. La réserve de munitions est de 51 projectiles soit dix-sept salves.Il à été remplacé en 1975 par le lance-roquettes Bofors ci-dessous.


Lance-roquettes sextuple Bofors modèle 1972

Lance-roquettes Bofors de 375mm modèle 1972 : La marine ayant décidé d'acquérir trois avisos type A69 dans la même configuration que celle choisie par la France, elle en profita pour commander deux autres lanceurs sextuples à la firme Creusot-Loire (le modèle origine est quadritube mais le modèle produit sous licence en France est à six tubes) pour remplacer les Limbo de ses deux Leander.

Le système de tir implanté à l'arrière sur les Il Vigile comme sur les Corzetta pointe en azimut sur 360° et en site de 0° à +90°, tirant des roquettes de 375mm pesant 302kg, mesurant 2.15m de long et ayant une portée maximale de 3100m et une cadence de tir d'une roquette par seconde. Le lanceur dispose de 30 roquettes.

Ce système n'est plus utilisé dans la marine sarde depuis le retrait du service des Leander et la modernisation des Il Vigile au début des années quatre-vingt dix.


Lancement d'une torpille Mk46 par le destroyer USS Mustin (classe Arleigh Burke)

Torpilles Mk46 : Cette torpille avait une longueur de 2.59m, un diamètre de 324mm (12.75 pieds) et d'un poids de 235kg (dont 44.5kg). Elle pouvait parcourir 8000 yard (7.3km) à la vitesse de 28 noeuds (52km/h) et toucher une cible à 365m de profondeur. Elle était généralement mise en oeuvre par deux plate-forme triple Mk32 sur les Leander et les Lupo mais sur des tubes de conception française pour les avisos type A69. Elle était également utilisé par les hélicoptères et les avions de patrouille maritime du Corps d'Aviation. Elle à été remplacée en 2005 sur les Lupo et sur les aéronefs ASM par la Sting Ray ci-dessus.


Torpille Sting Ray sous un hélicoptère type Merlin

Torpilles Sting Ray : Cette torpille de conception et de fabrication à été choisie pour remplacer les Mk46 de préférence aux Mk50 Barracuda américaines et MU-90 franco-italiennes. Elle va également équiper les F2000 quand ces derniers entreront en service. Elle mesure 2.6m de long, un diamètre de 324mm, un poids total de 267kg (45kg pour la seule charge militaire), une vitesse maximale de 45 noeuds, une portée maximale comprise entre 8 et 11km et une immersion maximale de 800m.

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MessageSujet: Re: La Sardaigne [Terminée]   Jeu 26 Jan 2012, 17:22

Fortifications et défense côtière

C'est à la fin du 19ème siècle que la Sardaigne se préoccupa de relever des défenses côtières tombées en ruine. Le port de Cagliari était par exemple ouvert aux quatre vents depuis la destruction du fort de Capeluzo par la Royal Navy lors de la guerre civile entre 1848 et 1853.

C'est en 1890 qu'un plan de protection des côtes est adopté. Il prévoit la sanctuarisation de l'île par une série complète de points fortifiés destinés à empêcher des infiltrations sur l'île depuis la mer. Bien vite, ce projet est révisé au profit d'un plan plus réaliste. Il prévoit simplement de protéger les ports de Cagliari, Porto-Torres et Olbia.

Les travaux ont lieu de 1897 à 1912, ces fortifications se composent pour Cagliari de quatre canons de 240mm installés deux par deux à Saroch et au Cap Carbonara dans des emplacement bétonnés et destinés à interdire l'accès au Golfe de Cagliari ainsi que de 8 canons de 164mm destinés à protéger la ville même. Tous ces canons sont de construction française.

A Porto-Torres, on trouve 8 canons de 164mm installés en deux ensembles de quatre respectivement à Stintino et à Platamona Lido et à Olbia, 4 canons de 164mm installés en deux ensembles à l'entrée de la baie d'Olbia.

Ces ensembles n'ont pas l'occasion d'ouvrir le feu contre l'ennemi, les seuls tirs étant des tirs d'entrainement (trois à quatre fois par mois), des tirs de calibration (une fois par mois) et pour différentes fêtes et célébrations.

Désaffectées en 1919 pour faire des économies, elles font le bonheur des ferailleurs qui récupère à bon compte plusieurs tonnes de métal.

Pendant près de quinze ans, la Sardaigne est privée de défenses côtières. C'est le général Dezorno qui relance la question. Il fait voter des crédits dédiés en 1933 pour dôter son pays de fortifications convenables.

Le coeur est constitué de seize canons de 105mm Schneider modèle 1913 vendus à vil prix par la France, trop heureuse de se débarasser des surplus. Huit canons sont chargés de défendre Cagliari, quatre couvrant le port lui même avec des canons quasiment installés en ville et quatre autres installés près de Pula et au Cap Carbonara.

Le reliquat couvre Porto-Torres et Olbia. Le port du nord-ouest est couvert avec deux canons installés à l'ouest de la ville et deux autres à l'est, plus précisément à Platamona Lido. Quant à Olbia, les quatre canons sont tout simplement installés sur les emplacement modifiés des fortifications de la fin du 19ème siècle.

Chaque ensemble est armé par une compagnie de garde-côtes, la 1ère à Olbia, la 2ème à Porto-Torres et la 3ème à Cagliari. Chaque compagnie se compose d'un groupement d'artillerie lourde qui arme les canons de 105mm (54 hommes à Porto-Torres et Olbia, 108 à Cagliari), d'un groupement antiaérien avec des canons antiaériens de 20mm (40 hommes) et d'un groupement de sécurisation (152 hommes à Cagliari, 206 hommes à Porto-Torres et Olbia)

Le principal fait d'armes de la défense côtière sarde fût naturellement le tir contre la Force de Raids

Les batteries côtières placées sous le contrôle italien de mai 1942 à juillet 1943 ouvrirent parfois le feu mais souvent pour l'entrainement plus que contre l'ennemi. Elle ouvrit bien le feu sur la flotte alliée mais la puissance de feu anglo-américaine fit rapidement taire les téméraires artilleurs. Après guerre, quelques batteries furent reconstruites avec des canons de 155mm mais rapidement désactivées en 1952.

La défense côtière connue une renaissance en 1990 quand l'Escadre à acquis des MM40 Exocet destinés à la défense côtière. Deux batteries de quatre lanceurs quadruples soit 32 missiles en position de tir avec un stock global à la livraison de 64 missiles ont été acquis.

Ces deux batteries sont basées à Cagliari et s'entrainent régulièrement avec des tirs simulés et des tirs réels contre des barges cibles. Le stock actuel de missile est estimé à 40 exemplaires. La marine sarde envisage actuellement de dissoudre une batterie pour dégager des fonds afin d'acquérir des MM40 Block III quand les stocks de Bloc II seront épuisés et/ou périmés.

3-Ordre de bataille de L'Escadre au 1er janvier 2011

-Etat-major : 125 personnes implantés dans un ancien hôtel particulier de la Via Venezia. Il déménagera en 2015 pour un bâtiment flambant neuf construit en banlieue de Cagliari où seront regroupés tous les état majors des FANS ainsi que le Ministère de la Défense, le déjà fameux «Sardogone».

La marine est tout entière regroupée à Cagliari dans le quartier de Vezonova, une ancienne commune indépendante sur le territoire de laquelle fût installée un Arsenal au milieu du 19ème siècle.

Actuellement, la base navale de Cagliari dispose d'un quai des flottilles et d'installations d'entretien composées de deux formes de radoub de 160m. Elles sont en cours d'agrandissement à 190m pour permettre l'accueil du pétrolier-ravitailleur Andrea Lugozzi.

Les ports d'Olbia et de Porto-Torres accueille principalement des unités de la Garde Côtière mais un quai militaire à été aménagé pour accueillir les navires en escale.

-Groupe de combat

-Frégates Capitaine de Vaisseau Luci (1985) et Lieutenant de Vaisseau Marmoni (1987)

-Patrouilleurs General Dumas (2004) Antoine de Pommiers (2006) et Amédée 1er (2008)

-BATRAL Sardinia (1980) et Mare Nostria (1980)

-EDIC L400 (1988) et L401 (1989)

-Groupe de soutien

-Pétrolier La Maddalena (1989)

-Cargo Le Patriote (affreté) (1998)

-Remorqueur de Haute Mer San Nicolas (1985)

-Chasseurs de mines Calypso (1977) Skadi (1978) et Aegir (1980)

-Groupe d'action terrestre

-Deux batteries lance-missiles antinavires

-10ème Bataillon d'infanterie de marine installé à Porto-Torres

-Groupement de Commandos-marine : Cette unité à été créée en 1957 avec l'aide des UDT (Underwater Demolition Team) de l'US Navy. Peu d'informations circulent sur cette unité très discrète basée près de Cagliari. Ses effectifs sont estimés à une centaine d'hommes.


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MessageSujet: Re: La Sardaigne [Terminée]   Jeu 26 Jan 2012, 17:30

7°) Autres forces de sécurité

1-Police nationale sarde

Sous la monarchie, il n'existe pas de police nationale unifiée, la Monarchie craignant qu'une police unifiée et surtout son chef ne devienne un putschiste en puissance. Chacune des huit provinces disposait d'une force de police. Cette division faisait le jeu des contrebandiers, des voleurs et délinquants de tous poils qui franchissaient allégrement les frontières des différentes provinces pour commettre un forfait ou échapper à la police.

Il y eu plusieurs tentatives d'une force de police nationale (1875, 1895 et 1910) mais à chaque fois les partisans des libertés locales s'allièrent aux libertaires pour faire capoter des projets allant d'une police totalement intégré à un simple bureau de coordination.

Corrompue, mal formée et mal équipée, la police sarde est dissoute en 1933 par décret du général Dezorno qui confie à l'armée le maintien de l'ordre avec notamment la répression féroce du brigandage.

En 1937 pour soulager l'armée de cette mission de maintien de l'ordre, le général Dezorno créée une Police Militaire dont l'organisation est inspirée par la Guardia Civile espagnole. Chaque province va disposer de deux escadrons, une réserve générale étant basée à Cagliari.

Cette force de police va assurer le maintien de l'ordre en ville ainsi que des opérations contre les maquis même si rapidement les forces armées ont pris le relais, les bandes armées étaient de mieux en mieux entrainées et de mieux en mieux armées.

Elle est sévèrement purgée après l'opération Percival en mai 1942 puis après l'invasion alliée de juillet 1943 mais non dissoute contrairement à l'armée sarde. Ce n'est qu'en 1946 que la police militaire disparaît, remplacée par une gendarmerie.

Cette force militarisée de maintien de l'ordre reprend une organisation semblable à celle de l'ancienne police militaire. Elle se dôte de plusieurs unités de maintien de l'ordre, fortement solicitées durant notamment l'Etat d'Urgence de janvier 1970 à mars 1972.

En septembre 1972, la gendarmerie perd son caractère militaire et rebaptisée Police Nationale Sarde (PNS). La PNS à longtemps conservé le monopole du maintien de l'ordre mais depuis une loi de juin 2001, les communes peuvent se dôter de polices municipales.

La PNS est organisée en une direction générale de la police avec des brigades spécialisées (brigade criminelle, brigade des stupéfiants, brigade antiterroriste, brigade des moeurs......), une direction du renseignement et une direction des opérations spéciales contrôlant les untiés de maintien de l'ordre (Groupes Mobiles de Sécurités créés en 1965 sur le modèle des Compagnies Républicaines de Sécurité) et un groupe d'intervention, le GOS (Groupe Opérationnel de Sécurité).

2-Renseignement

Bien que la Sardaigne soit indépendante depuis 1815, ce n'est qu'en 1852 qu'un service de renseignement fût créée sous le nom de Secret Royal. Cette création est issue des leçons tirées par la monarchie louisienne suite à la rébellion républicaine et la guerre civile.

Le roi Louis II avait bien mesuré un certain mécontentement de la population liée notamment à des problèmes économiques mais il n'en avait pas mesuré l'ampleur et n'avait pu identifier les cellules conspiratrices.

Le Secret Royal reste jusqu'en 1875 l'unique service de renseignement en Sardaigne s'occupant à la fois d'espionnage à l'étranger (notamment au sein des exilés sardes à l'étranger) et de contre-espionnage. Le 14 mars 1875 est créé le Service de Protection Intérieur (SPI) chargé du contre-espionnage et de la prise de température.

Après plusieurs scandales et fiascos opérationnels, une profonde réforme est menée en 1905. Au délà des réformes de structure, on change les noms des deux services, le Secret Royal devient le Service Central de Renseignement (SCR) alors que le Service de Protection Intérieur (SPI) devient le Service de Protection National (SPN).

Ces deux services, SCR comme SPN vont se maintenir jusqu'en 1943 même si ils sont sévèrement purgés en 1935 suite à la découverte d'un complot royaliste au sein de ses deux services. Ils se montrent efficace dans le renseignement intérieur, déjouant plusieurs livraisons d'armes menées par le SOE depuis Malte.

La Sardaigne retrouve sa souveraineté en 1946 mais ce n'est qu'en mars 1948 que deux services de renseignement sont mis sur pied, le Service National de Renseignement (SNR) pour le renseignement à l'étranger et le Service de Renseignement Intérieur (SRI) pour le renseignement intérieur et le contre-espionnage.

Ces services installés en banlieue de Cagliari sont toujours là en 2011 bien qu'il y ait eu des réformes intérieures à plusieurs reprises pour les adapter aux menaces.

3-Garde Royale et Républicaine

La première Garde Royale est créée en 1816 avec pour mission de protéger les palais et la famille royale avec un effectif global de 3200 hommes composé d'une batterie d'artillerie (quatre pièces de «6») pour le salut plus que pour le combat de 100 hommes, un régiment de hussard de 1200 hommes et deux régiments de voltigeurs 950 hommes chacun. Ils sont installés dans une caserne construite juste à côté du Palais Royal, caserne détruite par les bombardements alliés de 1942/43.

L'immense majorité de la Garde Royale suit le roi en exil après la prise de pouvoir des républicains en mars 1848. Elle est remplacée par une Garde Républicaine de 1500 hommes dont le professionalisme et la discipline n'eut rien à envier aux «Royies», le surnom famillier des soldats de la garde royale. La Garde Républicaine est dissoute le 21 mars 1851, quatre jours après la reprise de Cagliari par l'armée royale.

Une Garde Royale est reconstituée au mois de septembre composée de deux régiments de fusiliers (quatre compagnies de 250 hommes) soit 2000 hommes, deux régiments de cavalerie (un régiment de hussards et un régiment de lancier) soit 1500 hommes et une batterie d'artillerie de 150 hommes où par tradition, le prince héritier servait durant une partie de sa formation militaire soit un total de 3650 hommes.

Cette Garde Royale est dissoute en 1935 sans avoir été profondément refondue depuis sa reconstitution en 1851. Une partie des effectifs libérés retrouve la Police Militaire mais le reste est purement et simplement licencié.

Une nouvelle Garde Républicaine est reconstituée en 1950 pour protéger les institutions de la Deuxième République. Elle se compose d'une compagnie d'infanterie de 250 hommes, d'une escadron de cavalerie de 150 hommes et d'une batterie d'artillerie de 80 hommes (quatre canons de 105mm américains pour le salut) soit un total de 480 hommes. En 1975, un Service de Protection des Personnalités est créé avec 150 hommes qu'il s'agisse de garde du corps, de tireurs d'élite, de physionomistes et de démineurs. L'effectif actuel de la Garde Républicaine est donc de 650 hommes.

4-Garde Nationale

C'est en 1872 qu'une force de réserve est mise sur pied pour compléter l'armée de terre d'active. Baptisée Milice, elle est composée de 1500 hommes, généralement d'anciens militaires qui rempilaient jusqu'à 45 ans pour les hommes du rang et 50 pour les officiers.

Ces 1500 hommes étaient repartis en deux régiments interarmes de 750 hommes, le premier était destiné à la couverture de la région Nord et le second pour la région Sud. Cette Milice était orientées vers une défense totale en cas d'invasion mais pouvait également participer à des opérations de maintien de l'ordre.

Les effectifs de la Milice sont renforcés en 1914 lors du déclenchement de la première guerre mondiale étant portés à 2400 hommes ce qui entraine une réorganisation avec six bataillons de 400 hommes, de l'infanterie essentiellement pour quadriller le territoire, laissant à l'armée d'active le soin de manoeuvrer.

Les effectifs de la Milice sont à nouveau réduits en 1919 avec seulement quatre bataillons de 400 hommes soit 1600 miliciens. Une fois par an, les quatre bataillons sont activés pour des exercices avec l'armée d'active.

Cette Milice est rebaptisée Garde Territoriale, réorganisée avec des effectifs portés en 1939 à 4000 hommes avec huit bataillons d'infanterie de 500 hommes. Cette force est largement engagée dans la lutte anti-partisans même si la GT se montra rapidement limité face à des maquisards de mieux en mieux équipés, de plus en plus agressifs et motivés. La Garde Territoriale est dissoute en 1943 par le même décret qui dissout les autres armées sardes.

La Garde Nationale mise sur pied en 1950 est la force de réserve et d'instruction pour les jeunes sardes des deux sexes (au grand dam de l'Eglise catholique) qui doivent suivre un service militaire d'un an au sein des deux brigades territoriales, la Brigade Nord et la Brigade Sud soit un total de près de 15000 combattants après mobilisation (3000 hommes sont en permanence sur le pied de guerre) qui sont chargés de tenir le terrain permettant au Corps d'Armée de se concentrer sur la destruction des forces ennemies par exemple celles ayant sauté ou débarqué en Sardaigne.

En 2001, le service militaire est suspendu et la Garde Nationale voit ses effectifs réduits à 2000 permanents plus environ 4000 réservistes, ses missions s'orientant vers l'intervention en cas de catastrophe naturelles ou technologiques plutôt que la défense de l'île. Récémment, un détachement à été envoyé en Haïti pour secourir le pays frappé par un terrible tremblement de terre en janvier 2009.

5-Garde Côtière

Pendant longtemps il n'y eu pas en Sardaigne de corps dédié au sauvetage en mer. La marine ou l'armée de l'air intervenait occasionnellement sans réelle structuration. En 1960, pour la première fois, le gouvernement demande à l'armée de l'air de maintenir en alerte H24 un hélicoptère pour le sauvetage en mer dans la région de Cagliari. Un Bristol Sycamore du squadron 400 est ainsi prêt à décoller en permanence pour récupérer des naufragés.

Ce système semble fonctionner mais une catastrophe va tout remettre en question. Le 15 mars 1970, le voilier Livania se fracasse sur des récifs au large de l'île San Pietro sur la côte occidentale de la Sardaigne. Le temps est très difficile et les hélicoptères ne peuvent intervenir tout comme les chalutiers sortit spontanément du petit port de pêche de Portoscuso. Le navire finit par couler entrainant dans la mort quinze personnes.

Cet accident provoque un immense scandale. Les sardes sont outrés qu'un tel drame ait pu se dérouler dans leur pays. Une commission parlementaire est mise en place et après trois mois de travaux, recommande dans son rapport la création d'un corps dédié au sauvetage en mer.

Pour une fois, les choses vont vite, l'émotion provoquée par la catastrophe du Livania facilite bien des choses, débloquant des crédits qui auraient sûrement été refusés dans d'autres circonstances. La Garde Côtière est mise sur pied le 4 septembre 1970.

Elle passe commande dès 1971 d'hélicoptères dédiés au sauvetage en mer en l'occurence des Westland Sea King. Huit appareils sont commandés et livrés en 1973, formant une unité héliportée de sauvetage (Helicopter Rescue Unit), quatre appareils étant basés à Cagliari, deux à Porto-Torres et deux à Olbia, couvrant ainsi tout le littoral sarde. Ces appareils ont été remplacés en 1988 par huit Super Puma AS332C1.

Elle dispose également de deux patrouilleurs de 32m (un à Cagliari et un à Porto-Torres), huit vedettes de sauvetage insubmersibles et souhaite afréter un remorqueur hauturier.


FIN DE L'UCHRONIE


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