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 La Sardaigne [Terminée]

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MessageSujet: Re: La Sardaigne [Terminée]   Jeu 19 Mai 2011, 11:54

Pour un pays comme la sardaigne, des forces armées à la Slovène ou à l'Irlandaise (mais en format réduit) restent les plus crédible : une brigade d'infanterie avec quelques bataillons ou compagnies annexes de soutien (chars, logistique, artillerie, défence AA, police militaire), quelques avions et hélicos de transport et de patrouille maritime, éventuellement quelques appareils légers genre PC-9 ou AT-29 et quelques canadairs contre les incendies de forêt et trois ou quatre navires garde-côte... Mais bon, l'avantage d'un petit projet, c'est de pouvoir vraiment rentrer dans le détail sur tous les plans (histoire, organisation, armement...) sans donner dans l'ennumération "prise de tête"... Continue, on attend la suite! thumright
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MessageSujet: Re: La Sardaigne [Terminée]   Jeu 19 Mai 2011, 12:13

B-Culture

La langue sarde et les symboles nationaux

La langue officielle de la République de Sardaigne est le sarde. Le sarde est une langue romane qui en raison de son isolement géographique est resté près proche du latin vulgaire qui allait donner naissance au français, à l'espagnol, à l'italien ou au roumain.

La langue utilisée dans l'Administration est en fait une recomposition menée en 1870. Une Académie Nationale de Culture fondée à Cagliari deux ans plutôt à été chargée par le roi Amédée 1er de définir les canons d'un langue nationale pour favoriser l'unité du jeune royaume.


Carte des différentes variantes de la langue sarde

Après deux ans de travaux, l'Académie proposa une grammaire et une conjugaison empruntant aux différentes déclinaisons du sarde pour ne froisser aucune sensibilité. Cette «nouvelle langue» est entrée en vigueur le 1er janvier 1873 même si encore aujourrd'hui des régions de l'île parle un sarde assez éloigné du sarde des villes. 90% de la population sarde est bilingue sarde-italien et les touristes étrangers reconnaissance aux sardes une bonne maitrise des langues étrangères.

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Le drapeau sarde adopté en 1814 est en fait une adaptation d'un symbole bien plus ancien datant du 11ème siècle quand après sa victoire sur quatre rois maures, le roi d'Aragon Pierre 1er adoptant comme blason la croix rouge de Saint George et quatre têtes de maures aux yeux bandés. Le drapeau reprit ce schéma qui à été adapté en 1960, les têtes des maures sont maintenant ceints d'un bandeau et non plus les yeux bandés pour éviter de froisser les pays arabes.


Drapeau de la République de Sardaigne

La devise de la République Sarde est «Patrie et Unité», devise adoptée à l'issue d'un concours lancé en 1947 auprès de l'opinion publique sarde.

L'Hymne national est «la marche sarde», hymne de la monarchie adopté en 1851, remplacé sous la dictature Dezorniste par une marche militaire sans paroles et rétabli après adaptation des paroles en 1951.

La fête nationale sarde est le 4 février en référence au 4 février 1946 quand eut lieu le transfert de pouvoir entre l'AMGOT du général O'Connor et le gouvernement provisoire.

La monnaie à été la livre sarde de 1814 à 1943, le dollar sarde de 1943 à 1948 et enfin depuis 1948 le sardon. Les sardes disposent de pièces de 5,10,20 et 50 centimes plus des pièces de 1 et de 2 sardons ainsi que des billets de 5,10,20,50,100,200 et 500 sardons.

Religion

La religion catholique est la religion de 95% de la population et encore aujourrd'hui religion d'état puisque le concordat de 1936 amendé en 1949 est toujours en vigueur même si certains aspects comme les cours de religion obligatoires sont en passe de devenir optionnels.


Partie la plus ancienne de la cathédrale de Cagliari

Les 5% restants sont soit musulmans (lié à la récente immigration venue d'Albanie et d'Afrique du Nord) ou juive, la petite communauté israélite de Sardaigne ayant été épargnée par les persécutions y compris sous l'occupation allemande, les différentes rafles de la SS étant tombées dans le vide suite à la mobilisation de l'Eglise et d'importants pans de la société. Au mémorial de Yad Vashem à Jerusalem figure sur le mur des Justes les noms de 175 sardes dont 95 l'ont reçu à titre posthume après avoir été exécutés par les allemands.

Sports

Comme dans de nombreux pays, le sport dominant en Sardaigne est le football introduit à la fin du 19ème siècle par les fils de bonne famille sarde faisant leurs études en France et en Grande Bretagne. Un premier club de football, l'Athletic Club de Cagliari est fondé en 1885.

Un championnat professionnel à vu le jour en 1935 avec huit équipes, quatre venant de Cagliari, deux venant de Sassari, un de Porto-Torres et la dernière d'Olbia. Ce championnat interrompu par la guerre en 1943 à repris seulement en 1950 avec d'abord deux championnats régionaux, Nord et Sud avec six équipes chacune, les vainqueurs des deux conférences se rencontrant en finale dans le Stade National de Cagliari (40000 places), le vainqueur du match recevant le Bouclier de Sardonicus.


Stade national de Cagliari. Photo prise en 2008, le stade est actuellement en travaux

Ce système très apprécié du public à été remplacé pour des raisons économiques par une poule unique de dix équipes à partir de la saison 1987/88, les dix équipes se rencontrant deux fois en match aller-retour soit un total de dix-huit journées. Les quatre premiers de la saison régulière participent ensuite à une poule finale en match aller-retour soit six journées de plus. Les points accumulés pendant cette poule s'ajoute aux points de la saison régulière et le premier est déclaré champion.

Faute de passerelle avec les championnats régionaux (Conférence Nord regroupant les provinces d'Olbia-Tempio, de Sassari, du Nuoro et d'Oristano avec huit équipes amateurs ou semi-professionnelles Conférence Sud regroupant les provinces de Cagliari,de l'Ogliastra, celle de Carbonia-Iglesias et la province du Medio Campidano avec dix équipes.), il n'y à ni promotion ni rélégation.

Cela pourrait néanmoins changer pour la saison 2011-2012, les premiers de chaque conférence seront intégré à la Ligue Nationale en remplacement du 9ème et du 10ème soit directement soit via des barrages voir une poule de promotion-rélégation.

Il existe également une coupe de Sardaigne ouverte à tous les clubs qu'ils soient professionnels, semi-professionnels, amateurs. Lors de la dernière édition (2009-2010), 64 équipes (les 28 équipes engagées dans les trois championnats et des équipes informelles payant un droit d'entrée de 15 sardons) ont participé à cette compétition.

Sur le plan européén, le champion de Sardaigne est qualifié pour le 1er tour préliminaire de la Ligue des Champion, le 2ème pour le 2ème tour préliminaire de la Ligue Europa avec le vainqueur de la Coupe de Sardaigne. Aucun club sarde n'à encore atteint la phase des poules.

L'équipe nationale sarde qui à disputé son premier match contre l'Espagne en 1927 (défaite 4-1) à participé à toutes les campagnes de qualification pour l'Euro et la Coupe du Monde depuis 1958.

Elle n'à réussi qu'à se qualifier que pour l'Euro 2004. Tombant dans le groupe D, elle se montre courageuse et combattive, apportant un vrai vent de fraicheur. Elle perd contre la République Tchèque à Aveiro (2-1), fait match nul à Porto contre l'Allemagne (0-0) et perd contre les Pays Bas à Braga (3-0) La tenue est un short rouge, un maillot blanc avec la croix de Saint George, la tenue extérieure étant un maillot noir à croix rouge, un short noir et des chausettes noires.

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L'autre sport très prisé par la population sarde est le rugby, six clubs professionnels se disputant le Bouclier de Sylvienus (selon la légende, une jeune femme sarde aurait donné l'alerte dans son village attaqué en faisant raisoner le bouclier de son défunt père) au cours d'un championnat de dix journées.

L'Equipe Nationale est très faible au niveau européen, peinant à s'imposer au niveau européen même si la FSR (Fédération Sarde de Rugby) espère un jour une qualification à la coupe du monde pour 2019 au Japon.


Sebastien Loeb et Daniel Elena. Le duo qui survole actuellement le championnat du monde des Rallye à remporté à quatre reprises le Rallye de Sardaigne (2005,2006,2008 et 2011)

Les sardes aiment également les sports automobiles (le Rallye de Sardaigne est l'un des épreuves du championnat WRC entre 2004 et 2009 et après une éclipse en 2010, le serra également en 2011), le cyclisme (un Tour de Sardaigne existe depuis 1990 et l'année prochaine en 2011 fera une incursion en Corse avec une étape entre Bastia et Ajaccio) et l'athlétisme, Mario Tenizzio ayant été médaillé d'argent du 200m aux Jeux olympiques de Sydney en 2000.

A suivre : 4°) ARMEE TERRE

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MessageSujet: Re: La Sardaigne [Terminée]   Ven 20 Mai 2011, 17:08

J'avais oublié, voilà à quoi ressemblera le futur stade National de Cagliari qui accueille les matchs de l'Equipe Nationale et les matchs européens des clubs sardes. Inauguration prévue en mai 2012




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MessageSujet: Re: La Sardaigne [Terminée]   Dim 22 Mai 2011, 15:28

4°) ARMEE TERRE

A-Une histoire agitée : du Corps des Volontaires Sardes (CVS) à la Force Terrestre des Forces Armées Nationales de Sardaigne (FT-FANS) (1805-2010)

Généralités

Cette partie est consacrée à une histoire générale de la composante terre des forces armées sardes qui couvrent une période allant du début du 19ème siècle à nos jours. Les différentes dénominations de cette composante illustre les soubresauts politiques de la Grande Ile.

L'armée de terre est d'abord le Corps des Volontaires Sardes, une force à mi-chemin entre la gendarmerie et une véritable armée avec son appendice extérieure, la Légion Sarde de 1805 à 1814.

L'instauration d'une Principauté devenue ensuite Royaume entraine la disparition du CVS remplacé par une Armée Royale Sarde (ARS) avec une armée de terre et une marine créée en 1820 pour affirmer la souveraineté de la Sardaigne sur ce qu'on appelle par encore les eaux territoriales.

La courte et sanglante expérience républicaine marque la disparition de l'ARS remplacée par une Garde Nationale Sarde (GNS) alors que la marine saignée par l'émigration de ses cadres dépérit. Cette GNS souvent formée de bric et de broc n'est guère à son avantage : mal entrainée, peu payée, le zèle révolutionnaire ne compense une indiscipline chronique et une propontion à discuter les ordres qui décourage même les volontaires étrangers venus spontanément encadrer cette force.

La GNS va pourtant opposer une résistance farouche à l'Armée Royale de Sardaigne reconstituée dans les Etats pontificaux avec l'aide de subsides anglais. Animée d'un zèle royaliste, elle se montre bien plus disciplinée que la GNS et même que l'ancienne ARS.

Le triomphe des royalistes marque le début d'une ère de stabilité pour les forces armées qui participent à l'enracinement de la monarchie, l'armée de terre plus que la marine étant un moyen d'ascension sociale pour les plus modestes.

En 1931, le coup d'état du général Dezorno marque un nouveau bouleversement dans l'histoire de l'armée de terre. Ce n'est pourtant qu'en 1935 que l'Armée Royale de Sardaigne disparaît après quatre-vingt cinq ans d'existence (1850-1935) remplacée par une Armée Nationale de Sardaigne ou ANS dont l'armée de terre est une composante au même titre que la marine et l'armée de l'air.

En 1943 à la suite de la conquête alliée, l'ANS est dissoute marquant le début de trois années sans entité militaire sarde, les troupes anglo-américaines se chargeant de la défense et du maintien de l'ordre dans l'île.

Ce n'est qu'en septembre 1946 que sont créées les Forces Armées Nationales de Sardaigne (FANS) qui adoptent une organisation intégrée qui inspirera dans les années soixante le Canada pour sa réforme militaire.

Le chef d'état-major de l'armée (CEMA) à autorité sur toutes les forces armées sardes, les éléments de soutien et de formation.

Assisté d'un Etat Major Général (EMG), il à son autorité une Composante Terrestre (baptisée Corps d'Armée en 1970 bien que les effectifs ne dépassent guère celui d'une division), un Corps d'Aviation regroupant les moyens aériens (y compris les hélicoptères appuyant l'armée de terre et les hélicoptères de la marine, appareils mis à la disposition du CA et de l'Escadre) et une Escadre regroupant les moyens navals d'une petite mais efficace marine aux dires de tous les observateurs.

Aux côtes de ses trois forces, le CEMA et l'EMG à sous son autorité un Commandement de la Logistique, un Commandement de la formation et un Commandement de la Garde Nationale, la force de réserve qui prend appui sur une organisation territoriale.

La Sardaigne est divisée en une région militaire nord et une région militaire sud pouvant relayer l'EMG et le CEMA en cas d'invasion via leur préfet militaire qui est charger de gérer dans sa zone les unités de réserve notamment leur entrainement.

Le Corps des Volontaires Sardes et la Légion Sarde

Quand les français prennent possession de l'île en 1796 au nez et à la barbe des anglais, ils ne se préoccupe pas de créer une composante militaire autochtone. Ils maintiennent des garnisons à Cagliari, à Sassari, à Porto-Torres et à Olbia avec environ 4500 hommes chargés de la défense des côtes et de la lutte contre la contrebande.

Ces effectifs ne suffisent pas pour empêcher la contrebande encouragée par l'Angleterre et le maintien de l'ordre n'est pas le fort de militaires plus à l'aise sur le champ de bataille qu'en ville. Il faut donc un corps auxiliaire, si possible composé de recrues locales, bien entrainé et bien équipé pour favoriser l'adhésion des sardes à l'Empire.

Antoine de Pommiers, le préfet nommé en 1802 le comprend dès son arrivée et en 1805 reçoit l'autorisation et surtout les finances lui permettant de créer le Corps des Volontaires Sardes ou CVS. Le succès du recrutement est immédiat lié en partie aux les excellentes soldes, au prestige de l'uniforme mais également à la volonté de reprendre en main le destin de l'île en assurant sa défense. Il serait cependant vain de voir ici une quelconque volonté indépendantiste, il s'agit simplement d'une vrai prise de conscience de la spécificité de l'île.

Le CVS est organisée en quatre régiments d'infanterie, un régiment de cavalerie et un régiment d'artillerie plus des unités locales appelés scaris, des petites unités de francs-tireurs, agissant dans les régions reculées de l'île, les précurseurs des commandos pour certains historiens militaires.

Le besoin en hommes des armées impériales pousse Napoléon 1er à exiger l'envoi du CVS sur le continent pour participer à la campagne de 1809 contre l'Empire d'Autriche. Le sieur de Chantenay met tout son poids dans la balance pour éviter une telle décision (cela explique en partie son rappel à Paris l'année suivante en 1810 où ses talents d'organisateur seront mis à profit pour organiser le bataillon des pompiers de Paris).

Finalement, un compromis acceptable est trouvé : le CVS reste en Sardaigne mais une nouvelle force est créée faisant appel aux volontaires : la Legion Sarde.


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La perspective de l'aventure provoque un afflux de candidats et les 1500 postes offerts dans cette unité d'infanterie légère sont rapidement occupés ce qui oblige le CVS à dissoudre deux des quatre régiments d'infanterie pour obtenir deux régiments suffisament charpentés.


Les hommes de la Légion portait un uniforme similaire à celui-ci à la différence que le bleu était remplacé par du vert.

Les 1500 volontaires sardes vêtus d'un uniforme semblable aux unités d'infanterie légère mais de couleur rouge et verte embarquent à Porto-Torres début 1809 et sont regroupés dans un camp près d'Antibes. Ils retrouvent ensuite le reste de l'armée impériale et participent à la campagne de 1809, s'illustrant à Wagram et à Essling.

L'unité est cantonnée de retour en France près de Paris et en 1811, l'empereur en personne les passe en revue, distribuant de nombreuses Légions d'Honneur. L'unité qui à compensé ses pertes par l'arrivée d'autres volontaires s'est enrichie d'un escadron de lanciers et d'une batterie d'artillerie formant une demi-brigade autonome pouvant combattre en liaison avec d'autres unités ou seule.


Lancier de l'escadron de lanciers de la Légion Sarde

La Légion Sarde est ainsi engagée dans la terrible campagne de 1812, ses lanciers s'illustrant à Borodino et à la bataille de Moskova avant de couvrir les pontonniers du général Eblé chargés de faire passer la Bérézina. Les fantassins en font voir des vertes et des pas mures aux Cosaques et les artilleurs menés de main de maitre par un jeune lieutenant de 23 ans, le lieutenant Occiolo sont surnomés «Diables verts» par les russes pour la précision de leur tir et après la destruction des pièces pour leur férocité au combat.


La LS sera l'une des unités qui couvrira les pontonniers du général Eblé

L'unité ressort décimée de cette campagne et se reconstitue en Pologne avec des volontaires sardes mais également corses, napolitains donnant à cette force une allure d'armée italienne avant l'heure. La Légion Sarde participe à la campagne de 1813 puis à celle de 1814. Pas moins de 9000 sardes ont été engagés dans la Légion Sarde mais jamais plus de 3000 hommes en même temps ce qui donne une idée des pertes effroyables qu'à subit la LS.

Elle est rapatriée en avril 1814 après la première abdication de Napoléon 1er puis dissoute en septembre 1814, ses effectifs réintégrés au CVS ce qui provoque des frictions entre les anciens de la Légion qui méprisent bien volontiers ceux du CVS qui n'ont guère eu à s'employer.

Le CVS après l'évacuation des garnisons françaises en juin 1814 assumme seul la défense et la sécurité dans l'île avant d'être remplacé en 1816 par l'Armée Royale Sarde qui manquant de cadres fit appel à d'anciens du CVS notamment ceux ayant l'expérience du combat qui forment jusqu'à la guerre civile l'ossature du corps des sous-officiers de l'ARS.

A suivre

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MessageSujet: Re: La Sardaigne [Terminée]   Dim 29 Mai 2011, 22:18

Armée Royale Sarde (ARS) (1816-1848)

L'Armée Royale Sarde est officiellement créée le 12 mars 1816 par un décret du prince souverain, remplaçant le Corps des Volontaires Sardes qui était devenu en juin 1815, Corps des Volontaires Royaux ou CVR.

L'ARS est constituée comme nous l'avons vu d'anciens du CVS après que les candidats retenus eurent prêté serment au prince. On veille cependant à ce que de «bons sardes» «non compromis» avec les français ou avec la République et l'Empire soient majoritaires dans les unités.

La première unité à être mise sur pied est la Garde Royale chargée de la défense du palais princier, du prince et de la famille du prince.

Installée juste à côté du palais dans une caserne construite grâce aux subsides anglais, elle se compose à sa création d'une batterie d'artillerie (4 pièces de «6») chargée du salut plus que de réelles missions de combat, d'un régiment de hussards et de deux régiments de voltigeurs royaux soit un total de 3200 hommes.

L'armée régulière se compose de trois régiments d'infanterie, le 1er basé à Cagliari, le 2ème basé à Sassari et le 3ème à Olbia. Ces régiments sont organisés en quatre compagnies de 300 hommes soit un total de 1200 hommes par régiment. Elle dispose également d'un régiment de cavalerie, le 4ème régiment de hussards basé à Cagliari (900 hommes) et d'un régiment d'artillerie, le 5ème régiment d'artillerie (750 hommes) basé à Sassari soit un total de 5250 hommes.

L'ARS dispose donc à sa création d'un total de 8450 hommes, une armée bien entrainée et bien équipée qui n'évolue guère jusqu'en 1848. Il y à cependant une modification de structure en 1830 quand les trois régiments d'infanterie perdent une compagnie d'infanterie transformée en compagnies indépendantes dites de «garde-côte» qui arment de nouvelles fortifications reconstruites dans les années 1820.

Cette ARS est gagnée par la fièvre républicaine, les idées progressistes et libérales «contaminant» les unités de l'armée en dépit de la vigilance des cadres royalistes qui remplacent peu à peu les anciens du CVS.

Cette armée est le fer de lance de la prise de pouvoir des républicains le 2 mars 1848. si certaines unités bien encadrées par leurs officiers restent légalistes au prince au point de le suivre en exil en France, certaines unités basculent dans la rébellion.

Contrairement à une idée reçue, les unités qui appuyèrent le nouveau régime n'étaient pas forcément celles ayant le plus de «jacobins» dans leurs rangs. Une récente étude diligentée par le Service Historique des Armées à conclu que «le basculement dans la rébellion relevait davantage de revendications ou d'acrimonies personnelles que de motifs idéologiques».

Sinon comment expliquer qu'un régiment de voltigeurs de la garde royale se soit rallié au nouveau régime en place à Cagliari, on y trouvait pourtant que de «bons sardes»......... .


La Garde Nationale Sarde (1848-1853)

Comme en France quelques décennies plutôt, on planta des arbres de la liberté en Sardaigne

L'Armée Royale Sarde (ou du moins ce qu'il en reste) est fondue dans une Garde Nationale Sarde mise en place le lendemain de la déchéance de la monarchie soit le 23 mars 1848. Elle intègre les restes de l'Armée Royale et des éléments douteux _attirés par la solde_ sans parler d'idéologues qui veulent mettre sur une pied une armée politique pour élaborer un «monde nouveau».

La discipline force de l'ARS ne devint bien vite qu'un lointain souvenir. Les rares officiers royaux restés sur place pour aider le nouveau régime par volonté idéologique ou simple légalisme sont en permanece suspectés de travailler contre la République au profit du monarque exilé qui multiplie les proclamations incendiaires, promettant «la geôle, les fers et la corde pour les jacobins».

La GNS placée sous les ordres du major général Glaviani, un ancien officier de l'armée piémontaise venu aidé la jeune république est organisée par un décret du 4 avril 1848 qui tente de mettre de l'ordre dans une force ressemblant plus à une horde qu'à une force armée digne d'un Etat civilisé.


L'une des légion de la GNS reçut comme nom celui de "Citoyen Marat"

A la structure régimentaire on préfère l'organiser en Légion qui reçoivent les noms évocateurs de «Citoyen Marat» «Maximilien de Robespierre» et «14 juillet». Chaque légion comprend deux compagnies d'infanterie de 300 hommes, un escadron de cavalerie de 200 hommes et une batterie d'artillerie de 150 hommes soit un total de 950 hommes par légion soit un total de 2850 hommes, des effectifs bien inférieurs à l'ancienne ARS mais les caisses de la République ne débordent pas de l'or et de l'argent que le roi était censé avoir «volé au peuple sarde».

L'ancienne Garde Royale ayant suivi le roi en exil (à de rares exceptions près), elle est remplacée par une Garde Républicaine composé de 1500 hommes chargée de la défense des institutions. Si la GNS se caractérise par son indiscipline, la GR fera montre d'une efficacité toute prussienne par la nature de son recrutement : fils de bonnes familles républicaines mais aussi anciens du CVS qui forment la majeure partie de l'encadrement.

La GNS et la GR opposèrent durant la guerre civile de 1851 à 1853 une résistance farouche parfois relayée par des unités irrégulières, mi-guerilleros mi-bandits de grand chemin à la nouvelle Armée Royale de Sardaigne qui comme vous le savez la supplanta lors de la victoire royaliste à l'issue d'une guerre civile qui à durablement marquée l'histoire de la Sardaigne

A suivre : l'Armée Royale de Sardaigne

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MessageSujet: Re: La Sardaigne [Terminée]   Ven 10 Juin 2011, 21:20

Armée Royale de Sardaigne (ARS) (1851-1935)

Après avoir échoué à forcé l'entrée du port de Cagliari, le roi Louis II s'est résolu à l'exil. La France républicaine refusant qu'il s'installe dans sa propriété d'Aix en Provence, le roi doit se résoudre à s'installer dans le Latium où sa famille possède une magnifique villa près Civitavecchia qui devient le point de ralliement de tous les royalistes sardes exilés.


Civitavecchia, ville d'exil du roi de Sardaigne

Un gouvernement en exil est formé avec des royalistes convaincus, partisans d'une politique de non collaboration avec les républicains. La première priorité est la reconquête de l'île. Le 14 décembre 1848, l'Armée Royale de Sardaigne (ARS) est créée, financée par le Tresor Sarde et d'importants subsides britanniques et de familles nobiliaires de toute l'Europe.


Un zouave breton de l'armée sarde

Les premières unités opérationnelles ne sont cependant pas sardes mais suisses et bretonnes. La guerre civile sarde est en effet vu par les catholiques d'Europe comme une croisade contre l'athéïsme. Deux régiments de volontaires étrangers sont ainsi mis sur pied au sein de la nouvelle Armée Royale qui atteint bien vite le chiffre de 15000 hommes.

Ce chiffre considérable se heurte cependant à un hic : le manque de moyens de transport. La marine royale composée avant 1848 de quatre frégates et de huit sloop s'est majoritairement rangée du côté républicain. Les armateurs consultés pour l'affrètement de navires refusent prétextant des risques trop importants.

Le gouvernement sarde rachète bien deux sloop à la marine espagnole mais ils sont bien insuffisants pour transporter un corps expéditionnaire modeste sans parler du transport de la totalité de l'armée royale.

Il faut donc convaincre l'Angleterre de soutenir le gouvernement royal en exil. Des emissaires vont ainsi multiplier les aller-retour entre Civitavecchia et Londres, le tout sous le regard du gouvernement républicain sarde qui tente de convaincre la France de la soutenir en cas d'ingérence anglaise mais la France de la IIème République à bien d'autres soucis que de soutenir un gouvernement étranger.

Ce n'est qu'en septembre 1849 que Londres choisit de soutenir le camp royaliste suite à plusieurs vexations vis à vis des ressortissants et des intérêts britanniques. Dès octobre 1849, un blocus serré de l'île est mis en place, étranglant l'économie et mettant la république au pied du mur.

Dans un premier temps, le roi veut lancer une attaque directe contre Cagliari mais les officiers britanniques et même ses conseillers parviennent à le convaincre de choisir une stratégie indirecte en profitant du soutien royaliste très fort dans le nord.

La marine britannique transporte en février 1850 5000 hommes de l'Armée Royale qui débarque près de Porto-Torres, s'emparrant sans coup férir la grande ville de Sassari en mars 1850. Ils s'emparent ensuite au mois de mai de la ville d'Olbia.

Le chef du corps expéditionnaire, le major général Bolzano tente de s'emparer de Cagliari par surprise en lançant une colonne mobile de 1200 cavaliers mais cette colonne se heurte à une farouche résistance de milices républicaines levées à l'annonce du débarquement à Porto-Torres.

La guerre civile va durer encore plus d'un an, les forces armées royales en dépit d'un important soutien populaire et de l'infériorité des forces républicaines ne vont mettre le siège devant Cagliari qu'en janvier 1851. La ville est prise le 17 mars 1851 après de violents combats qui vont ravager le centre-ville.

Le retour de la paix provoque une réduction des effectifs de l'ARS. Les régiments de volontaires étrangers sont licenciés, la garde royale recréée et l'armée de terre régulière réorganisée (alors que la marine repart de zéro).

La Garde Royale se compose ainsi de deux régiments de fusiliers (quatre compagnies de 250 hommes), deux régiments de cavalerie (un régiment de hussards et un régiment de lancier) et une batterie d'artillerie où par tradition, le prince héritier servait durant une partie de sa formation militaire.

L'armée de terre régulière dispose après la réforme de 1853 d'un régiment d'infanterie à Olbia, d'un régiment d'infanterie et d'un régiment de cavalerie à Cagliari, d'un régiment d'infanterie et d'un régiment de cavalerie à Sassari. Le régiment d'artillerie est basé à Cagliari.

Le régiment d'infanterie est organisée comme les régiments de l'ancienne ARS avec trois compagnies d'infanterie plus une compagnie de voltigeurs soit un total de 1050 hommes, les compagnies d'infanterie disposant chacune de 300 hommes alors que la compagnie de voltigeurs dispose de 150 hommes.

A l'usage, une compagnie «régulière» se déployait sur les fortifications de son secteur alors que la compagnie de voltigeur opérait souvent en «franc-tireur» que ce soit sur le champ de bataille ou dans le territoire par exemple pour lutter contre les brigandage.


Les cavaliers sardes étaient des cuirassiers

Le régiment de cavalerie _un régiment de cuirassiers_ s'organise en trois escadrons de 300 cavaliers soit 900 hommes.

Le régiment d'artillerie se compose de trois batteries de huit pièces soit un total de 24 canons de «8» et un total de 250 hommes.

L'Armée de terre royale aligne un total de 4300 hommes auxquels s'ajoute une milice de 1500 hommes mise en place en 1872 pour assurer une défense totale du territoire en cas d'invasion, menace jugée prégnante après l'unité italienne (cette menace entraina d'ailleurs un renforcement de la marine pour rendre «inexpugnable» l'île).

Si aujourd'hui une armée même de taille réduite peut espérer combattre dans d'inombrables OPEX, ce n'était pas le cas au 19ème siècle.

L'armée Sarde s'enfonce dans une douce léthargie, la carrière des armes n'attirant plus guère de monde et les plus motivés lassés de la vie de garnison n'hésitaient pas à démissioner pour prendre le bateau direction Marseille et s'engager dans la Légion Etrangère pour connaître l'odeur de la poudre, de la sueur et du sang.


De nombreux sardes s'engagèrent dans la Légion Etrangère dans le dernier quart du siècle

L'hémorragie devient telle qu'en 1889, l'engagement des sujets sardes dans la Légion Etrangère est interdite. Si l'exode est un temps freiné, la saignée continue et en 1895, la Sardaigne change de tactique et décide d'encadrer l'engagement de ses soldats dans la Légion Etrangère, les futures recrues sardes s'engageant pour cinq ans à condition de s'engager à leur retour dans l'armée sarde qui va ainsi bénéficier de l'expérience du combat.

Parallèlement à cette politique «d'exil militaire encadré», les autorités sardes se préoccupent d'améliorer l''équipement et les conditions de vie des militaires. Le budget de l'armée modeste durant tout le 19ème siècle est multiplié par trois entre 1890 et 1905 à la fois pour revaloriser les soldes, moderniser les casernes et acquérir du matériel moderne.


Un fusil Mauser 1898

L'infanterie reçoit en 1901 le fusil à répétition Mauser 98K devenu le fucile modelo 01 puis des mitrailleuses Mauser MG08, l'artillerie reçoit des canons de 77mm allemands et des canons de 105mm français.......... .

L'entrainement est également amélioré et les effectifs de la milice augmenté, faisant de l'armée de terre sarde à l'orée du premier conflit mondial une petite mais coriace armée.

La Sardaigne reste neutre durant le premier conflit mondial mais des sardes sont morts dans la boue des tranchées, près de 350 jeunes sardes sur les 1000 engagés dans la Légion Etrangère n'ont jamais retrouvé leur île. Près de 150 soldats sardes ont été décorés de la Légion d'Honneur et de la Médaille Militaire.

*
**

L'armée sarde après une Grande Guerre sans combats retrouve sa léthargie du temps de paix mais tout change quand en 1927 est nommé un nouveau chef d'état-major, le général Dezorno qui à la différence de nombre de ses confrères à connu le feu en l'occurence au Maroc puisqu'il servit cinq ans dans la Légion Etrangère avant de regagner l'Armée Royale de Sardaigne après une brève parenthèse journalistique.

Il obtient une importante augmentation des crédits et des effectifs qui vont quasiment doublé entre 1927 et sa prise du pouvoir (ce qui fera dire à certains historiens hostiles au général Dezorno qu'il voulait dès 1927 s'emparer du pouvoir ce que la publication de ses archives en 1985 à démenti).

Il réorganise l'armée de terre en deux brigades à forte assise territoriale, une brigade nord et une brigade sud composée chacune d'un régiment de cavalerie, d'un régiment d'artillerie et de deux régiments d'infanterie.

Le régiment de cavalerie est organisée en trois escadrons à cheval de 200 cavaliers, un escadron motorisé de 150 hommes avec des autos blindés de construction locale et un escadron cycliste de 100 hommes soit un total de 850 hommes par régiment et de 1700 hommes pour les deux unités.

Le régiment d'artillerie se compose d'une batterie de commandement et de soutien logistique, de deux batteries de campagne à huit canons de 77mm, d'une batterie lourde à huit canons de 105mm et deux batteries antiaériennes légères soit un total de 975 hommes par régiment et de 1950 hommes pour deux unités

Le régiment d'infanterie se compose d'une compagnie de commandement de 100 hommes, de trois compagnies de combat de 180 hommes et d'une compagnie d'appui (mitrailleuses et mortiers) de 150 hommes soit un total de 790 hommes et de 3160 hommes pour quatre régiments.

Les deux brigades de combat alignent donc 6810 hommes auxquelles s'ajoute des unités indépendantes comme troiscompagnies de garde-côtes de 300 hommes destinés à armer les fortifications construites pour protéger Cagliari, Olbia et la conurbation Sassari-Porto-Torres mais également un bataillon de chars de 600 hommes soit un total de près de 8310 hommes.

Bien qu'ayant combattu au Maroc sans avoir utilisé de chars, le général Dezorno est convaincu de son utilité pour la défense de l'île.


Un Renault FT17 au Musée militaire de Bruxelles

La Sardaigne avait acquis en 1920 vingt-quatre de Renault FT17 pour essais mais suite à un manque d'expérience et des problèmes mécaniques sur des engins usés, l'expérience avait été jugée décevante et les engins stockés.

En mars 1928, le général Dezorno fait destocker les véhicules, les fait remettre en état et met sur pied une compagnie de chars devenue un bataillon avec une compagnie de commandement, deux compagnies de 12 chars FT17 et une compagnie d'autos blindés.

Dans l'imagination du général Dezorno, le bataillon basé à Cagliari doit contre-attaquer l'ennemi en cas de brèche dans un front continu. Le nouveau chef d'état-major qui est un fantassin dans l'âme et qui apprécie peu la cavalerie doute de la capacité du char à mener un raid autonome.

Les FT17 usés sont remplacés dès 1931 par leurs cousins transalpins, les Fiat 3000S. Ils seront remplacés en 1937 par des chars tchèques Ltvz 35 plus modernes complétés en 1939 par une poignée de Panzer IV.

Avec les deux compagnies garde-côtes et le bataillon de char, l'armée de terre sarde alignait près de 8000 hommes dans des unités de combat soit environ 9500 hommes en comptant les unités de soutien et de commandement.

A suivre : Armée Nationale de Sardaigne (ANS) (1935-1943)

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MessageSujet: Re: La Sardaigne [Terminée]   Sam 11 Juin 2011, 22:20

Comme dit à Claus par MP, trouver des Panzer IV dans un pays aussi mité que la Sardaigne (d'un strict point de vue militaire, je ne dis pas çà parce que je n'aime pas la Sardaigne en général, étant partiellement originaire de l'île plus au nord ^^), ça relèverait du miracle.

En 1940, le Panzer IV est le char le plus moderne dont disposent les Allemands. Et ils n'ont pas assez de chars en général pour eux-mêmes, étant notamment obligés de réemployer les chars tchécoslovaques qu'ils avaient capturé en 1938. Les premières livraisons de Panzer IV n'auront lieu que plus tard, à partir de 1942-1943, et toujours en petites quantités.

Ici, on pourrait peut-être envisager la livraison de Panzer I ou II, voire éventuellement de Panzer III si Berlin a le général à la bonne. Sinon, les pays voisins ont largement de quoi proposer à la Sardaigne : l'Italie produit plusieurs types de chars (et des automitrailleuses), la France aussi (les usines FMC sont pas loin en plus) et on pourrait aussi envisager de taper à la porte des Britanniques.

Reste enfin la solution "locale", mise en oeuvre par exemple par les Irlandais : on monte des tourelles et des plaques de blindage sur des camions, et ça fait des véhicules blindés.

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MessageSujet: Re: La Sardaigne [Terminée]   Sam 11 Juin 2011, 22:49

Effectivement j'aurais pu voir ailleurs. L'URSS est exclue, la Grande Bretagne j'aurais pu peut être taper dans les Matilda. Si j'avais du choisir un char français, je pense que j'aurais pris soit le Renault R35 ou le Hotchkiss H39. A mon avis aucun espoir d'avoir des B1bis ou des Somua S35

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MessageSujet: Re: La Sardaigne [Terminée]   Sam 11 Juin 2011, 23:05

Je pense aussi. Par contre, tu peux peut-être voir quelques modèles moins connus, comme le FCM 36 ou le D2.

Chez les Britanniques, le Mk. 1 Cruiser peut aussi être vu comme une solution acceptable.

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MessageSujet: Re: La Sardaigne [Terminée]   Dim 12 Juin 2011, 15:55

Armée Nationale de Sardaigne (ANS) (1935-1943)

La Garde Royale ne subit aucune réforme jusqu'à sa dissolution en 1935, les effectifs libérés formant en partie la Police Militaire, une unité paramilitaire comparable à la gendarmerie française alors que le reste est purement licencié. La même année, l'Armée Royale de Sardaigne devient l'Armée Nationale de Sardaigne (ANS)

En 1937, les trois compagnies garde-côtes sont transférés à la marine en charge de la défense des côtes mais une nouvelle unité est mise sur pied : une compagnie parachutiste.


Les paras sardes furent une copie conforme des Fallschirmjager allemands

L'idée de créer une telle unité remonte à 1934 quand le général Dezorno accueillit dans sa maison de vacances d'Olbia, le général Kurt Student commandant des troupes aéroportées allemandes. De cette discussion informelle aboutit à la création d'une compagnie aéroportée placée sous le commandement de l'armée de l'air puis dès 1938 sous le commandement de l'armée de terre.

Cette compagnie qui fût bientôt considéré comme la garde prétorienne du régime devint bataillon en 1940 avec une compagnie de commadement, trois compagnies de fusiliers parachutistes et une compagnie d'appui équipée de mortiers et de mitrailleuses lourdes.

*
**

Quand la Sardaigne entre en guerre en juin 1940, l'armée de terre sarde dispose de deux brigades de combat, d'un bataillon parachutiste de 900 hommes, d'un bataillon de chars de 500 hommes et d'une Police Militaire de 1200 hommes soit un total de 7560 hommes, 9750 en comptant les effectifs de commandement et de soutien.

A l'entrée en guerre, la force de réserve appelée Milice est rebaptisée Garde Territoriale est activée avec un total de 4000 hommes chargées de contrôler l'intérieur du territoire et de renforcer la défense des côtes.

C'est en 1941 que les unités de cavalerie sont démontées, devenant théoriquement des unités motorisées mais le manque de véhicules font que dans la réalité, elles deviennent des unités d'infanterie.

L'activité des maquis poussent l'armée sarde qui avait déjà rétablit l'ordre dans l'île en luttant contre le brigandage doit mener des opérations anti-partisans.

Le bataillon parachutiste, l'unité la mieux entrainée et la mieux équipée est en pointe dans ses opérations contre des maquis de plus en plus remuants et de mieux en mieux soutenus par le SOE.

Le 14 mai 1942 à la surprise générale des autorités sardes, 5000 soldats allemands et 7500 soldats italiens débarquèrent en Sardaigne par voie maritime mais également par voie aérienne. L'attitude de l'armée sarde est équivoque.

Si certaines unités se débandent, d'autres tentent de résister et d'autres vont appuyer les germano-italiens notamment le bataillon parachutiste qui va désarmer une compagnie d'infanterie qui tentera d'empêcher l'atterrissage des Junkers Ju52 et des Savoia-Marchetti SM.81 transportant les troupes d'invasion.

Le général Dezorno est mis devant le fait accompli même si devant le général Hacker, commandant allemand du dispositif, il nie avoir voulu réaliser un renversement des alliances. Il obtient ainsi le maintien d'une armée sarde réduite, symbole dérisoire d'une souveraineté disparue.

L'ANS ne dispose plus que d'un bataillon parachutiste, d'un bataillon d'infanterie de marine _transféré par la marine_ , de deux bataillons d'infanterie et d'un bataillon d'artillerie, les deux brigades étant dissoutes tout comme le bataillon de char.

Les effectifs ont donc fondu passant de plus de 9000 hommes à seulement 4000 hommes.

Le débarquement allié du 17 juillet 1943 voit l'armée nationale sarde se désagréger, seul le bataillon parachutiste et le bataillon d'infanterie de marine sauvent l'honneur en menant un combat désespéré mais salutaire car à terme, elle préparera la renaissance des forces armées sardes. L'Armée Nationale Sarde est dissoute le 27 septembre 1943 par décret du général O'Connor.

Trois ans d'éclipse (1943-1946)

Pendant trois ans, la défense de l'île est donc assurée par des forces américano-anglaises. Au plus fort de l'occupation, 15000 soldats alliés sont présents en Sardaigne mais le nombre décroit rapidement avec 10000 hommes en juin 1945, 7500 en décembre 1945 et seulement 5000 hommes _essentiellement américains_ en février 1946.

Le retour d'un gouvernement national sarde en février 1946 change le statut des 5000 hommes restants qui après avoir formé la Anglo-American Occupation Force in Sardinia (AOFS) devient l'Anglo-American Force-Sardinia (AFS).

Les effectifs vont peu à peu décroitre parallèlement à la montée en puissance des Forces Armées Nationales Sardes notamment de sa Composante Terrestre. Il reste encore 4000 hommes en janvier 1947, 3000 en mars, 2500 en juin 1947, 1000 en janvier 1948 et plus aucune force étrangère en Sardaigne en juin 1948.


Archipel de La Maddalena. C'est sur l'ilôt Santo Stefano entouré en rouge que se trouvait la base américaine

Cette situation reste cependant temporaire car dès 1950, les américains suite à un accord bilatéral peuvent installer une base avancée pour sous-marins à La Maddalena dans le nord de l'Italie, une installation rudimentaire semblable à celle d'Holy Loch en Ecosse.

Ils vont également installer des équipes de liaison sur la partie militaire de l'aéroport de Cagliari-Elmas et dans la base navale de Cagliari, équipes de liaison chargées de gérer les escales des avions et des navires américains en Sardaigne.

Un temps, les Etats Unis envisàgèrent de déployer de façon permanente une brigade aéroportée mais renonça à son projet au profit d'une installation dans le nord de l'Italie.

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MessageSujet: Re: La Sardaigne [Terminée]   Dim 12 Juin 2011, 16:06

Le Corps d'Armée des Forces Armées Nationales de Sardaigne (CA-FANS)

C'est en février 1946 que la Sardaigne redevient un état souverain mais ce n'est qu'en septembre 1946 qu'une armée sarde est remise sur pied.

Plutôt que trois armées indépendantes, la Sardaigne choisit une organisation intégrée où le chef d'état-major des armées à autorité sur les trois armes qu'il s'agisse de l'armée de terre, de l'armée de l'air et de la marine qui deviennent respectivement «Composante Terrestre», «Corps d'Aviation» et «Escadre».

La mission de la composante terrestre des forces armées nationales sardes (CT-FANS) est la défense du territoire national, une défense totale qui implique la mise sur pied aux côtés d'une armée professionnelle d'une importante réserve où les jeunes sardes effectuent un service militaire d'un an avant de revenir à la vie civile ou souscrivant un engagement dans la réserve ou de sauter le pas et de devenir un militaire professionnel au sein de la Composante Terrestre.

Le relief de la Sardaigne ne permet pas de mettre sur pied une armée blindée mécanisée comme sur le Continent ou même en Italie sans parler d'un budget qui n'est pas extensif même avec l'aide américaine dans le cadre du MDAP.

La Composante Terrestre première version va ainsi aligner six bataillons d'infanterie, deux bataillons de cavalerie, deux bataillons d'artillerie, un bataillon du génie, un bataillon d'infanterie de marine et une compagnie de Rangers.

Le bataillon d'infanterie modèle 1946 aligne une compagnie de commandement et de soutien de 150 hommes, deux compagnies de combat de 180 hommes et une compagnie d'appui équipée de mortiers et de mitrailleuses lourdes de 150 hommes soit un total de 660 hommes par bataillon et 3960 hommes pour les six bataillons basés à Cagliari (1er, 3ème et 5ème) à Sassari (4ème) et à Olbia (2ème et 6ème).


L'auto-blindée M-8 Greyhound fût le premier "char" moderne de l'armée sarde de l'après guerre

Le bataillon de cavalerie modèle 1946 aligne un escadron de commandement et de soutien de hommes, trois escadrons à trois pelotons de 6 M-24 Chafee et un peloton de 6 M-8 Greyhound et un escadron d'appui équipé de 9 automoteurs M37 (chassis M24 Chafee et obusier de 105mm) soit 600 hommes pour un bataillon et 1200 hommes pour deux unités. Le 7ème bataillon est basé Cagliari et le 9ème bataillon à Sassari.

Le bataillon d'artillerie modèle 1946 aligne une batterie de commandement, trois batteries de huit canons M2 de 105mm, une batterie antiaérienne équipée de canons de 40mm et une batterie de commandement soit 780 hommes pour le 9ème bataillon basé à Olbia.

Le bataillon du génie modèle 1946 aligne une section de commandement, une section de déminage, une section de minage et une section d'aide au franchissement soit 800 hommes pour le 10ème bataillon basé à La Maddalena à proximité de la future base américaine.

Le bataillon d'infanterie de marine est basé Porto-Torres organisé en une compagnie de commandement et de soutien, trois compagnies de fusiliers marins et une compagnie d'appui (section de mortiers, section de mitrailleuses, section de plongeurs palmeurs) soit 900 hommes.


Les Rangers sardes ont été formés par d'anciens SAS britanniques.

La compagnie de Rangers formée en 1947 par d'anciens SAS britanniques se compose d'une section de commandement et de transmissions, trois sections de patrouille profonde et une section de tireurs d'élite soit 140 hommes.

Les unités de combat de la Composante Terrestre dispose de 7750 hommes avec 250 hommes pour le commandement et 150 hommes pour l'Ecole de Formation Terre (EFT) soit un total de 7950 hommes.

Cette armée entièrement équipée par les américains (d'où le surnom ironique de «United States Army of Sardinia) voit sa structure évoluer dès 1950 par la création d'un bataillon parachutiste composé d'une compagnie de commandement et de soutien, de quatre compagnies de combat et d'une compagnie d'appui soit 900 hommes.

En 1955, le nombre de bataillons d'infanterie est réduit à quatre avec la dissolution des 5ème et 6ème bataillons ne laissant que les 1er et 3ème à Cagliari, le 4ème Sassari et le 2ème à Olbia mais les effectifs restent constants puisque les quatre bataillons survivants intègrent une troisième compagnie de combat.

Mis à part l'équipement qui évolue (par exemple les M1 Garand remplacés par des Heckler & Koch G3), il faut attendre les années soixante-dix pour une nouvelle évolution des structures. La Composante Terrestre devient le Ier Corps d'Armée en 1970 et en 1972, un bataillon d'infanterie légère est créé alors que la compagnie de Rangers devient un bataillon.

En 1975, l'armée de terre sarde dispose de quatre bataillons d'infanterie, de deux bataillons de cavalerie, d'un bataillon parachutiste, d'un bataillon d'infanterie légère, d'un bataillon de Rangers, d'un bataillon d'infanterie de marine d'un bataillon d'artillerie et d'un bataillon du génie.

Le bataillon d'infanterie modèle 1970 est organisé en une compagnie de commandement et de soutien (174 hommes) trois compagnies de combat à trois sections (636 hommes) et une compagnie d'appui (reconnaissance, missiles antichars, mitrailleuses) (90 hommes) soit un total de 900 hommes pour un bataillon et 3600 hommes pour quatre. Le 1er et le 4ème bataillon sont basés à Cagliari, le 2ème bataillon à Olbia et le 3ème bataillon à Sassari.

Le bataillon de cavalerie modèle 1970 est organisé en un escadron de commandement et de soutien (174 hommes et 24 véhicules), trois escadrons à trois pelotons de quatre M41 Walker Buldog et un peloton de reconnaissance équipé d'AML-90 (114 véhicules et 474 hommes pour trois escadrons) et un escadron de 8 automoteurs Abbot (96 hommes) soit un total de 744 hommes par bataillon et 1488 hommes pour deux bataillons. Le 5ème bataillon est basé à Cagliari et le 6ème bataillon à Sassari.

Le 7ème bataillon parachutiste basé à Cagliari-Elmas à proximité de la base aérienne du Corps d'Aviation dispose d'une compagnie de commandement et de soutien de 150 hommes, quatre compagnies de fusiliers parachutistes de 150 hommes chacun et une compagnie d'appui de 180 hommes (missiles antichars, mortiers, missiles antichars et commandos-parachutistes) soit 930 hommes.

Le bataillon d'infanterie légère est une unité destinée à l'AMF-South (Allied Mobile Force-South), la force de réaction rapide de l'OTAN. Opérant avec des hélicoptères, fortement dôtée en missiles antichars , la mission principale de cette unité est de réaliser des bouchons antichars contre les GMO, les user avant de se replier.

Le 8ème bataillon de chasseurs est basé à Olbia et composé d'une compagnie de commandement et de soutien de 120 hommes, de trois compagnies de combat de 150 hommes et d'une compagnie d'appui de 180 hommes soit un total 750 hommes.

Le 9ème bataillon de Ranger basé à Sassari dispose lui d'une compagnie de commandement et de soutien de 140 hommes, de trois compagnies de patrouille profonde de 120 hommes et d'une compagnie de patrouille motorisée de 120 hommes soit un total de 620 hommes.

Le 10ème bataillon d'infanterie de marine est basé Porto-Torres organisé en une compagnie de commandement et de soutien, trois compagnies de fusiliers marins et une compagnie d'appui (section de mortiers, section de mitrailleuses, section de plongeurs palmeurs) soit 900 hommes.

Le 11ème bataillon d'artillerie modèle 1970 aligne une batterie de commandement, trois batteries de huit obusiers de 105mm M102 et deux batterie d'artillerie antiaérienne (une canon et une missiles) et une batterie de soutien logistique soit 900 hommes pour le 11ème bataillon basé à Olbia.

Le 12ème bataillon du génie modèle 1970 aligne une section de commandement, une section de déminage, une section de minage et une section d'aide au franchissement soit 800 hommes pour le 12ème bataillon basé à La Maddalena à proximité de la base américaine.

Les unités de combat du 1er Corps d'Armée aligne donc un total de 9000 hommes ce qui porte les effectifs globaux à 9800 hommes en comptant les unités de formation et de commandement.

La Garde Nationale mise sur pied en 1950 est la force de réserve et d'instruction pour les jeunes sardes des deux sexes (au grand dam de l'Eglise catholique) qui doivent suivre un service militaire d'un an au sein des deux brigades territoriales, la Brigade Nord et la Brigade Sud soit un total de près de 15000 combattants après mobilisation (3000 hommes sont en permanence sur le pied de guerre) qui sont chargés de tenir le terrain permettant au Corps d'Armée de se concentrer sur la destruction des forces ennemies par exemple celles ayant sauté ou débarqué en Sardaigne.

*
**

Comme tous les pays, la fin de la guerre froide à provoqué une réduction du budget de la défense au nom des trop tristement fameux «dividendes de la paix».

Le Ier corps d'armée des FANS doit attendre 2000 pour que le couperet tombe après une résistance acharnée pour maintenir en l'état un système militaire qui devait pourtant être réformé.

En 2001, le service militaire est suspendu et la Garde Nationale voit ses effectifs réduits à 2000 permanents plus environ 4000 réservistes, ses missions s'orientant vers l'intervention en cas de catastrophe naturelles ou technologiques plutôt que la défense de l'île.

Le corps d'armée voit également ses effectifs se réduire. Le nombre de bataillons d'infanterie est réduit à trois (dissolution du 4ème bataillon à Cagliari), un bataillon de cavalerie au lieu de deux (dissolution du 5ème bataillon de Cagliari), le bataillon de chasseurs est dissous, le bataillon de Ranger, le bataillon parachutiste est maintenu, le bataillon d'infanterie de marine est transféré à la marine, le bataillon d'artillerie et le bataillon du génie sont maintenus. En 2005, les bataillons sont rebaptisés régiments même si cela ne se traduit par aucune augmentation d'effectifs.

Cela n'empêche par la Sardaigne de participer à des opérations extérieures. Après le déploiement d'une compagnie de marche en Afghanistan de 2002 à 2005 au sein de l'ISAF, la Force Terrestre s'investit pleinement dans les opérations de maintien de la paix.


La Sardaigne va déployer jusqu'à la fin 2011 une compagnie au sein de la Minustah

Actuellement (avril 2011), l'armée sarde déploie une compagnie de marche au sein de la MINUSTAH (Mission des Nations Unies de Stabilisation en Haïti) et des observateurs au sein MONUG (Mission d'Observation des Nations Unies en Géorgie) et de la MINUL (Mission des Nations Unies au Libéria).

Le 1er janvier 2010, le 1er corps d'armée est devenu la Force Terrestre pour mettre fin à la confusion avec le Corps d'Aviation quand il s'agissait d'utiliser des abréviations. Nous avons aujourd'hui la FT-FANS (Force Terrestre-Forces Armées Nationales de Sardaigne), le CA-FANS (Corps d'Aviation-Forces Armées Nationales de Sardaigne) et l'ESC-FANS (Escadre-Forces Armées Nationales de Sardaigne).

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MessageSujet: Re: La Sardaigne [Terminée]   Jeu 16 Juin 2011, 17:57

B-Evolution de l'équipement

Fusils

Fusil Charleville modèle 1777

Fusil modèle 1777

Le premier fusil «moderne» de l'armée sarde est le célèbre fusil français créé par l'ingénieur Gribeauval qui équipait les garnisons françaises puis le CVS. Modifié en 1801 et 1815, il est resté en service jusqu'en 1850 quand il fût remplacé par le fusil Dreyse allemand permettant à l'armée sarde de faire un vrai «bon».

Calibre du canon : 17.48mm Longueur (arme) 1.52m (canon) 1.1366m (baïonnette) 0.41m Poids de la cartouche : 39.44 grammes

Fusil Dreyse modèle 1850

Fusil Dreyse modèle 1850

Bien que non menacée par une puissance étrangère, la Sardaigne se devait de maintenir une armée moderne. Le fusil à chargement par la bouche de type Gribeauval était totalement dépassé et devait être remplacé.

Elle se tourna vers plusieurs pays qui réfusèrent d'exporter leurs productions. La Prusse qui venait de mettre en service le fusil Dreyse à chargement par la culasse accepta d'exporter sa production en Sardaigne et l'Armée Royale de Sardaigne en 1855 fût équipé de fusils plus modernes que les armées françaises et britanniques.

Les armuriers sardes modifièrent à plusieurs reprises le fusil Dreyse permettant au fusil prussien de rester en service jusqu'en 1901 quand il fût _enfin selon certains_ remplacé par le Mauser 98K.

Calibre : 15.4mm Longueur : (arme) 142.5cm (canon) 90.7cm Masse : 4.615kg Capacité : un coup

Fusil Mauser 1898K

Fusil Mauser modèle 1898

Le fusil Dreyse avait permis à l'ARS de s'habituer à l'utilisation de fusils à chargement par la culasse mais le Dreyse était un fusil à un coup. Toutes les armées étant passées aux fusils à chargeurs, la Sardaigne suivit le même chemin et adopta le fusil Mauser 1898.

Ce fusil à répétition équipé d'un chargeur interne de cinq cartouches devint le fusil standard de l'armée sarde jusqu'à la seconde guerre mondiale en dépit de plusieurs tentatives pour dévelloper un fusil de conception nationale.

La version carabine K98 fût également utilisé par les unités de cavalerie, son moindre encombrement étant un atout précieux pour les unités montées.

La mise sur pied d'une compagnie puis d'un bataillon parachutiste entraina le dévellopement d'un modèle à crosse repliable au fonctionnement incertain qui ne semble pas avoir été très diffusé.

Quelques fusils au canon renforcé pour permettre le tir de grenades à fusil furent dévellopés tout comme un modèle de tireur d'élite avec canon allongé et une lunette optique, ce fusil servant dans les unités de tireurs d'élite jusqu'au début des années soixante-dix quand le manque de munitions de 7.92mm entraina le retrait de l'arme et son remplacement par le Remington 700.

Calibre : 7.92mm Longueur (hors tout) 1.25m pour le fusil et 109m pour la carabine (canon) 740mm pour le fusil 590mm pour la carabine Poids : (fusil) 4.09kg (carabine) 3.50kg Portée efficace : 500m sans lunette et 800m avec une lunette optique Chargeur de cinq cartouches.

Fusil M1 Garand

Fusil M1 Garand

La mise sur pied d'une nouvelle armée de terre sarde entraina une politique de table rase au niveau de l'équipement. Dans le domaine du fusil, le Mauser 1898 après quarante-deux années de service céda la place au M1 Garand qui fût le premier fusil équipant les Forces Armées Nationales de Sardaigne (FANS) notamment l'armée de terre.

L'armée de terre sarde fit ainsi connaissance avec un fusil semi-automatique qui remplaçait le fusil Mauser à verrou à l'exception des tireurs d'élite qui restèrent attachés au Mauser comme nous venons de le voir.

Ce fusil calibre .30 considéré comme le meilleur fusil du second conflit mondial équipa la Composante Terrestre de sa création à 1967 quand l'armée de terre sarde adopta le calibre officiel OTAN (7.62x51mm) via non pas le M14 comme on aurait pu s'y attendre mais le Heckler & Koch G3.

Quelques Garand rechambrés en 7.62mm furent cependant conservés au sein de la Réserve et pour la Garde Républicaine chargée de la protection du gouvernement, du président et des assemblées. La Réserve à réformé ces derniers Garand en 1980 mais c'est toujours l'arme de parade de la GR.

Calibre : .30 (7.7mm) Longueur : (arme) 1.104.9m (canon) 609.6mm Poids : (vide) 4.31kg (chargé) 5.3kg Portée efficace : 402m Alimentation : chargeur interne de huit cartouches.

Fusil Heckler & Koch G3

Fusil Heckler & Koch G3

Les allemands sont connus pour être des armuriers de talent, fabriquant des armes solides et efficaces qu'il s'agisse du fusil à répétition Mauser 98K ou de la mitrailleuse MG42. Au cours du second conflit mondial, les armuriers allemands se rendirent compte que la majorité des combats se déroulaient alors que les combattants étaient séparés de 400 à 500m.

A quoi cela sert-il d'avoir des fusils pouvant toucher une cible à plus de 800m ? A rien estimèrent les ingénieurs de Mauser qui travaillèrent sur un projet de fusil automatique utilisant la cartouche courte de 7.92mm, aboutissant au Stg45 qui ne fût pas produit (et encore moins distribué) en nombre significatif avant la fin du conflit.

Certains ingénieurs de la firme s'installèrent en Espagne, travaillant pour la firme CETME dévellopant plusieurs modèles de fusils pour l'armée espagnole qui ne pouvait guère compter sur l'aide de pays étrangers pour reconstituer une armée digne de ce nom.

Un fusil tirant la cartouche courte de 7.92mm, le CETME modelo 53 attira l'attention des gardes-frontières ouest-allemands qui envisagèrent de s'équiper d'une version de ce fusil tirant la cartouche OTAN légèrement sous-calibré, le CETME modelo 58 avant de choisir le FN Fal devenu le fusil G1.

Ne pouvant obtenir de FN Herstal une licence de fabrication, les allemands décidèrent de fabriquer leur propre fusil d'assaut. Ils firent l'acquisition de la licence pour le CETME modelo 58 modifié pour tirer la vraie cartouche OTAN de 7.62x51mm, fusil qui devint le G3 après achat d'une licence de fabrication.

L'armée sarde soucieuse de remplacer ses Garand évalua le M14, le FN Fal, le SIG 510 et l'AR10 avant de finalement choisir le G3 qui commença à équiper les unités de la Composante Terrestre en 1967 suivie quelques années plus tard des versions fusil-mitrailleurs notamment le HK21 acquis en petit nombre notamment par les chasseurs et les parachutistes pour remplacer les fusils mitrailleurs tchèques encore en service.

Parfois équipé d'un lance-grenades M203, le G3 fit les beaux jours du CA-FANS jusqu'en 2002 quand commença son remplacement par le Steyr AUG en calibre 5.56mm d'abord pour les soldats envoyés en Afghanistan (la Sardaigne déploya une compagnie de marche au «royaume de l'insolence» de 2002 à 2005 au sein de l'ISAF) avant d'être généralisé entre 2006 et 2008. Les G3 sont encore gardés en réserve et certains pourraient être transformés en fusils de précision pour remplacer le Remington 700.

Calibre : 7.62x51mm OTAN Poids chargé : 4.4kg Longueur (fusil) : 102.5cm (canon) 45cm Fonctionnement : culasse non calée Cadence de tir : 500 à 600 coups/minute Portée effective : 100 à 400m Alimentation : chargeurs de 20 cartouches et chargeurs tambours de 50 cartouches.

Fusil Steyr AUG

Fusil Steyr AUG

En dépit de la généralisation du calibre 5.56x43mm, l'armée sarde comme l'armée norvégienne faisait confiance au 7.62mm, estimant que sa vitesse initiale moins importante était plus que compensé par le poids de la cartouche et l'énergie cinétique dégagée sans parler de la portée efficace.

Néanmoins quand la Sardaigne décida d'envoyer symboliquement une centaine d'hommes en Afghanistan au sein de l'ISAF elle du se résoudre à adopter au moins pour cette unité à adopter un fusil calibre 5.56mm.

Elle obtint le prêt de M16A2 de la part des américains (qui financèrent l'envoi de cette compagnie de marche en Afghanistan) tout en évaluant plusieurs fusils.

L'armée de terre sarde étudia le FNC belge, le Famas français , le G36 allemand , le Beretta AR70/90 italien , le M4 américains, le Demiaco C7 canadien, le SAR-21 singapourien et le Steyr AUG autrichien.

Elle sélectionna le dernier nommé qui fût commandé fin 2002, les premiers exemplaires étant directement expédiés en Afghanistan, remplaçant les M16A2 avant que la production n'équipe le reste de l'armée à partir de 2006 et ce jusqu'en 2008.

Comme les G3 qui les précédaient, les Steyr AUG mettent en oeuvre le lance-grenades M203.

CARACTERISTIQUES : Calibre : 5.56x43mm Longueur (totale) 805mm (canon) 508mm Poids (à vide) 3.583kg (chargé) 4.091kg Cadence de tir : 650 coups/minute Capacité : chargeurs de 30 cartouches Portée efficace : 500m.

Remington 700

Remington 700 avec bipied

Pendant longtemps, le tir était une discipline réclamant un entrainement important pour obtenir une bonne cadence de tir et une excellente précision. Même l'arrivée des fusils à chargement par la culasse ne changea pas véritablement la donne.

Néanmoins, la Seconde Guerre Mondiale fût marquée par l'apparition d'armes à tir en rafale qu'il s'agisse du pistolet mitrailleur ou du fusil d'assaut. Ces armes ne nécessitaient pas un entrainement poussé pour être efficaces et devaient délivrer du volume de feu pour écraser l'ennemi.

Parallèlement se dévellopa le principe des tireurs d'élite. La Sardaigne n'échappa pas à ce phénomène et utilisa naturellement le Mauser 1898K équipé d'une lunette de précision.

Ce fusil fût ainsi utilisé jusqu'en 1971 quand le manque de pièces détachées et de munitions de 7.92mm obligèrent les tireurs d'élite sardes à changer d'arme. L'urgence les poussa à acquérir un fusil sur étagère en l'occurence le Remington 700 qui allait aussi équiper l'armée américaine sous le nom de M40.

Les premiers fusils furent livrés en 1973 au bataillon de Rangers avant d'équiper toutes les unités de tireurs d'élite que ce soit de l'armée de terre, de l'armée de l'air et de la marine. Il est toujours en service en 2010 mais son remplacement est à l'étude. Les sardes semblent aller vers un fusil semi-automatique pour permettre un tir plus rapide, utile voir même vital dans certaines missions comme le contre-terrorisme maritime.

Calibre : 7.62x51mm Poids : 7.5kg Longueur (fusil) : 112.4cm (canon) 61cm Fonctionnement : à verrou et répétition Portée effective : 914m Alimentation : chargeur interne de cinq coups Lunette : Schmitt & Bender x3

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MessageSujet: Re: La Sardaigne [Terminée]   Dim 19 Juin 2011, 22:25

Pistolets et Pistolets mitrailleurs

Schmeisser MP28


Le premier pistolet mitrailleur apparaît en 1915 (le Villa-Perosa) mais cette arme complexe est peu diffusée. Il faut attendre les derniers combats pour voir l'utilisation des premiers pistolets mitrailleurs dans les mains notamment des troupes d'assaut, les fameuses Strumtruppen.

L'arrivée du général Dezorno avait comme nous l'avons vu secoué la léthargie de l'armée sarde. Soucieux d'augmenter le volume de feu des unités de combat, il fit acheter en 1929 en Suisse à un marchand d'arme allemand un lot de MP28.

Ces armes équipèrent certaines unités notamment à partir de 1937 les parachutistes. Plus généralement il équipa dans les unités classiques les hommes chargés des combats de choc, le général Dezorno ayant un temps songé à créer en cas de guerre des unités réduites semblables aux Sturmtruppen ou aux Corps Francs.

L'armée est restée en service dans l'armée sarde jusqu'en 1943. Quelques MP40 équipèrent également les parachutistes à partir de 1941.

Calibre : 9mm Parabellum Poids (à vide) 4kg (chargé) 4.7kg Longueur (arme) 81.2cm (canon) 20cm Alimentation : chargeurs droits installés horizontalement de 25 cartouches Portée pratique : 200m Cadence de tir : 500 coups par minute

MP40


Le MP40 est le pistolet mitrailleur allemand le plus connu du second conflit mondial. C'est une arme moderne faisant largement appel à l'emboutissage ce qui à défaut de réduire les coûts réduisait le temps de fabrication et augmentait donc le nombre d'armes produites en un temps donné.

Seul le bataillon parachutiste reçut quelques armes qui expliquèrent la stupeur des soldats britanniques attaqués à Corzetta qui pensèrent d'abord être tombés sur une unité allemande en retraite. Néanmoins durant l'embuscade, la majorité des paras était équipée de MP28 et plus encore de Mauser 1898K.

Calibre : 9x19mm Poids (vide) 4.03kg (chargé) 4.7kg Longueur (crosse dépliée) 83.3cm (crosse pliée) 63cm (canon) 25cm Portée : 100 à 200m Cadence de tir : 400 à 500 coups par minute Alimentation : chargeurs de 32 cartouches

Uzi


Le premier pistolet-mitrailleur de l'armée de terre sarde moderne est une arme israélienne construite sous licence par l'Arsenal de Cagliari à partir de 1960. Cette arme conçue par le major Uziel Gal équipe l'armée sarde à partir de 1961 et est restée en service jusqu'en 1994 quand il fût remplacé par le Beretta 12S.

Calibre : 9x19mm Poids : 3.5kg Longueur (crosse repliée) 470mm (crosse depliée) 640mm (canon) 160mm Portée effective : 200m Cadence de tir : 600 coups par minute Alimentation : chargeurs de 20 et 32 cartouches.

Beretta 12S


Soucieux de moderniser ces forces, le Corps Armée Sarde à commnandé en 1994 un nouveau modèle de pistolet-mitrailleur, le Beretta 12S au détriment d'autres armes comme le MP5. Cette arme équipe essentiellement les unités logistiques, la Gendarmerie mais est aussi utilisée par les unités de combat quand une arme plus compacte se révèle nécessaire. Il est toujours en service en 2010 et il n'est pas prévu de le remplacer à court terme.

Calibre : 9x19mm Parabellum Poids : 3.2kg Longueur (crosse repliée) 418mm (crosse depliée) 645mm (canon) 200mm Portée effective : 100 à 200m Cadence de tir : 550 coups par minute Alimentation : chargeurs 20 à 32 cartouches

Luger P08


Le premier révolver moderne utilisé par la Sardaigne était de conception allemande. Il s'agissait tout simplement du Reichrevoler modèle 1879/83, le premier révolver de l'armée allemande. Ce révolver ne fût cependant pas très utilisé en raison d'un fonctionnement et d'une conception assez archaïque.

La première vrai arme de poing ne fût pas un révolver mais un pistolet en l'occurence le célèbre Luger P08. Les premiers exemplaires furent livrés en 1910 à la marine avant que l'armée de terre soit servie à partir de 1912. C'était avant tout l'arme des officiers et des sous-officiers en remplacement de l'épée de cérémonie mais quelques hommes du rang notamment dans les unités d'élite en furent équipés. Elle resta l'arme de poing standard jusqu'à la fin du conflit.

Calibre : 9x19mm Longueur (totale): 22cm (canon) 9.8cm Poids : 0.871kg Fonctionnement : culasse calée et court recul Portée effective : 50m Alimentation : chargeur droit de 8 cartouches ou tambour détachable de 32 cartouches

Colt 45


La reformation de l'armée sarde fût entièrement financée par les Etats Unis et il était logique que les armes viennent d'outre-Atlantique. Aussi le Luger P08 fût remplacé par le Colt M1911A1 en calibre .45 (11.43mm).

Ce pistolet fût plus largement diffusé que le Luger, quasiment tous les soldats, marins et aviateurs sardes se baladaient sur les terrains de manoeuvre OTAN avec un Colt .45 à la ceinture voir deux pour les plus chanceux qui leur valut le surnom peu flatteur de «Cow Boy» de la part d'autres unités notamment françaises avec qui il faut le dire, les rapports furent longtemps assez tendus.

Cette arme très populaire dans l'armée sarde fût remplacée après de longues hésitations par le Glock 17 en 2005 après soixante années de service au sein des FANS. Quelques exemplaires auraient été conservés par le bataillon de Ranger en raison de la puissance d'arrêt supérieure de la cartouche .45 par rapport au 9mm Parabellum.

Calibre : .45 (11.43mm) Longueur (totale) 210mm (canon) 127mm Poids (chargé) : 1.10kg Fonctionnement : court recul Alimentation : chargeur droit de 7 cartouches

Glock 17


En dépit de la domination des Etats Unis au sein de l'OTAN, le calibre standard des armes de poing dans le monde occidental était le 9mm et le plus souvent de type Parabellum. Mis à part les unités ou les armées faisant confiance aux Colt .45 ou aux révolvers à barillet, la majorité des armées de l'OTAN mettaient en oeuvre des pistolets automatiques calibre 9mm Parabellum.

Les FANS en dépit du culte voué au Colt 45 était bien obligé de suivre la tendance mais elle le fit sans se presser et ce n'est qu'en 2005 que le Colt .45 à été remplacé par le Glock 17 en calibre 9mm Parabellum.

Il à d'abord équipé les Parachutistes et les Rangers avant d'équiper les autres unités du Corps d'Armée des Forces Armées Nationales de Sardaigne (FANS).

Calibre : 9x19mm Longueur (totale) 186mm (canon) 114mm Poids : 0.703kg Chargeur : 10,17,19,31 et 33 cartouches

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MessageSujet: Re: La Sardaigne [Terminée]   Jeu 23 Juin 2011, 14:25

Mitrailleuses et Fusils Mitrailleurs

Mauser MG08

Mauser MG08

Les premières mitrailleuses sont apparues au milieu du 19ème siècle. La première fût la Gatling américaine suivie de prêt par une mitrailleuse française, la De Reffye. Les deux fonctionnaient de la même façon à savoir avec une manivelle. Montée sur un affût de type artillerie, elles étaient plus des pièces d'artillerie automatique que des armes destinées à l'infanterie.

Ce n'est qu'à la fin du siècle qu'apparurent des mitrailleuses légères fonctionnant le plus souvent sur le principe breveté par l'inventeur américain Hiram Maxim à savoir le court recul, l'inventeur américain brevetant sa première mitrailleuse en 1885.

La Sardaigne resta longtemps à l'écart de l'équipement en mitrailleuses jusqu'au début du 20ème quand elle pu acquérir la Mauser MG08 à partir de 1910. Cette mitrailleuse va équiper la compagnie d'appui des régiments d'infanterie à raison de six armes par compagnie qui souvent utilisées en bloc donnait un punch destructeur à l'infanterie sarde.

Cette arme fiable quoiqu'un peu lourde fût la mitrailleuse sarde standard, utilisée aussi bien par l'armée de terre (infanterie, cavalerie à cheval ou motorisée, artillerie _pour la protection des batteries_) l'armée de l'air (protection antiaérienne de ses aérodromes après le premier conflit mondial) que la marine (armement secondaire de ces navires).

Elle est remplacée à partir de 1931 par la MG15 à refroidissement par air bien que depuis 1927, des fusil-mitrailleurs tchèques ZB26 avaient commencé à compléter la MG08 dans les unités d'infanterie notamment dans les compagnies de combat augmentant ainsi la puissance de feu de l'infanterie.

Calibre : 7.92mm Longueur totale : 113cm Poids (total avec eau) : 69kg (arme) 26.5kg (tripode) 38.5kg
Fonctionnement : court recul, culasse bloquée Portée (effective) : 2000m (maximale) 3000m Cadence de tir : 450/500 coups par minute Alimentation : bandes de 250 cartouches Quatre servants


Mauser MG15

Mitrailleuse MG15

La MG08 était une arme fiable mais assez encombrante ce qui limitait la mobilité. De plus, n'étant plus fabriquée, il était difficile de trouver des pièces détachées.

Trouver une nouvelle mitrailleuse fût la priorité du général Dezorno nouveau chef d'état-major qui envisagea toutes les solutions : dévellopement d'une mitrailleuse nationale (hypothèse rapidement abandonnée car trop coûteuse), rachat des excédents de la première guerre mondiale, adoption d'une mitrailleuse française ou anglaise convertie au calibre 7.92mm ou achat d'une mitrailleuse d'origine allemande, disponible via des sociétés écrans implantées en Suède et en Suisse.

C'est cette solution qui fût choisie en l'occurence une MG15 dévellopée à l'origine comme une arme destinée à l'aviation. C'est d'ailleurs l'armée de l'air qui reçut les premières mitrailleuses construites en suisse en 1932 pour équiper ses chasseurs Wibaut 7 et Fiat CR32. L'armée de terre fût livrée en 1933 et les dernières MG08 furent relégués dans les réserves en 1938.

La MG15 plus légère permis de doubler le nombre de mitrailleuses dans les compagnies d'appui puisque les douze mitrailleuses MG15 mises en oeuvre par ces unités étaient servies par deux hommes au lieu de quatre.

Cette arme resta la mitrailleuse standard de l'armée sarde jusqu'à la fin du conflit bien que quelques MG42 furent livrés au bataillon parachutiste qui bénéficiait de canaux privilégiés pour s'équiper en matériel moderne.

Calibre : 7.92x51mm Longueur (hors tout) : 1078mm (canon) 600mm Poids (arme seule) : 8.1kg (avec munitions) 12.4kg (boite-chargeur de 75 cartouches) 4.24kg Cadence de tir : 1000 coups par minute

Mauser MG42

MG42

La Mauser MG42 est une version améliorée de la MG34 la première mitrailleuse polyvalente utilisable aussi bien en version «fusil-mitrailleur» sur bipied ou en version «mitrailleuse lourde» sur trépied. Le bataillon parachutiste sarde fût le seul équipé, une «récompense» pour avoir soutenu l'opération Percival en désarmant l'unité sarde voulant empêcher la prise de l'aérodrome de Cagliari-Elmas.

A ma connaissance, elle ne l'à utilisé que comme arme d'infanterie sur bipied ou sur trépied mais ne l'à pas embarqué sur véhicule. Par un savoureux retournement de l'histoire, la mitrailleuse de la nouvelle armée sarde «pro-occidentale» sera une descendante directe de la MG42, la MG3.

Calibre : 7.92x51mm Longueur (hors tout) 1120mm (canon) 533mm Poids : 11.57kg Fonctionnement : culasse rotative verrouillée Portée effective : 1000m Cadence de tir : 1200 coups par minute Alimentation : bandes souples de 50 ou 250 cartouches

Mauser MG1 et MG3

Mauser MG3

Quand l'armée de terre sarde est reconstituée, elle reprend les vieilles MG15 préservées et reçoit des Browning M1919A4 issus des stocks de l'armée américaine. Ces armes conservèrent leur calibre d'origine ce qui provoquait des migraines chez les responsables de la logistique.

La solution s'améliora en 1958 quand la Composante Terrestre reçoit des MG1 une version 7.62x51mm de la célèbre MG42. Elle pu ainsi remplacer ses MG15 antédéluviennes et ses Browning qui étaient déjà passablement usées.

Les MG1 furent modernisées dans les années soixante-dix et complétées par des MG3. Elles sont utilisées au sein des compagnies d'appui, à bord des véhicules et des hélicoptères. Elle est également utilisée par la marine et l'armée de l'air. Son remplacement est prévu après 2015. La FN Mag 58 et la Vektor S77 sont favorites.

Caractéristiques de la MG3

Calibre : 7.62x51mm Longueur (hors tout) 1225mm (sans crosse) 1097mm (canon) 565mm Poids (arme) 11.5kg (sur trépied) 27.5kg Fonctionnement : culasse rotative verrouillée Portée maximale : 800m sur bipied 1000m sur trépied 3000m sur véhicule Portée effective : 200 à 1000m Cadence de tir : 1200 coups par minute Alimentation : bandes souples de 50 ou 100 cartouches


ZB26

ZB26

Comme nous l'avons vu plus haut, la Mauser MG08 était une excellente fiable et précise mais passablement lourde et encombrante. Elle était parfaite pour la guerre de position mais beaucoup moins à l'aise dans la guerre de mouvement.D'où l'apparition de mitrailleuses légères souvent appelés fusil-mitrailleurs.

L'armée sarde tarda à s'équiper de FM puisque ce n'est qu'en 1927 que les premiers fusil-mitrailleurs équipèrent l'armée sarde au sein des groupes de combat, renforçant ainsi leur puissance de feu qui jusque là ne reposait que sur les fusils Mauser 1898K et les pistolets mitrailleurs MP28.

Cette arme équipa toutes les unités de l'armée de terre car outre son utilisation comme arme d'infanterie, elle fût utilisée sur véhicule comme arme antiaérienne à la manière de son cousin britannique, le Bren.

L'artillerie l'utilisa également pour défendre ses batteries au combat pour couvrir les canons contre l'infanterie, les partisans mais également pour défendre les plots logistiques.

Après la guerre, le fusil-mitrailleur tchèque fût conservé par les FANS après avoir été rechambré en 7.62mm en 1955. Les dernières armes furent réformées en 1970 faute de pièces détachées pour une arme qui n'était plus produite depuis 1945.

Calibre : 7.92x51mm Longueur hors tout : 116.5cm Longueur du canon : 67cm Poids à vide : 8.84kg Poids total chargé : 10.5kg Cadence de tir : 600 coups par minute Portée : 1000m Alimentation : chargeurs de 20 coups.

Minimi

Minimi

Après le retrait du service du Zb26, les groupes de combat utilisèrent des MG3 sur bipied, une arme dont ils étaient totalement satisfaits. Néanmoins l'arme était encombrante et les munitions de 7.62x51mm pesaient leur poids.

Aussi en 1999, l'armée sarde suivit la voie générale d'unifier les calibres au sein d'un groupe de combat en remplaçant l'unique MG3 par une puis deux Minimi. Les soldats sardes reçurent leurs premières armes en 2000 et le réequipement à été achevé en 2005.

Les fantassins sardes ont d'abord utilisé la Minimi comme un véritable fusil-mitrailleur avec des chargeurs de 25 ou 32 cartouches identiques à ceux du M16 mais à l'usage, des problèmes d'enrayage et d'usure des lèvres du chargeur entrainèrent l'adoption de l'alimentation par bande dans un boitier chargeur.

Si les unités d'infanterie ont choisit la Minimi en version standard, les parachutistes et les Rangers ont choisit la Minimi Para à crosse amovible moins encombrante.

La petite merveille de chez FN Herstal est régulièrement modifiée. Les armes sardes ont ainsi reçu en 2008 des rails Picatinny pour permettre l'adjonction d'une optronique.

Un temps, l'armée de terre sarde étudia la possibilité d'acquérir des Minimi calibre 7.62mm avant d'y renoncer faute de budget.

Calibre : 5.56x45mm OTAN Longueur (Minimi standard) 103.8cm (Minimi Para) de 725cm crosse rentrée à 900cm crosse sortie Longueur du canon : 46.6cm pour la version standard 35cm pour la version para Poids à vide : 6.85kg pour la version standard et 6.5kg pour la version para Poids total avec boitier-chargeur de 200 cartouches : 10.01kg pour la version standard et la version para Portée : inconnue Cadence de tir : 700 à 1100 coups/minute

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MessageSujet: Re: La Sardaigne [Terminée]   Lun 11 Juil 2011, 21:13

Lance-roquettes et missiles antichars

Panzerfaust


Cela est peu connu mais l'armée sarde fût l'un des premières utilisatrices du premier lance-roquettes jetable de l'histoire. Mis au point en 1942, le Panzerfaust («Poing blindé») fût amené en Sardaigne par les allemands en prévision du futur débarquement allié.

De manière informelle, les paras et les soldats de l'armée sarde sous contrôle germano-italien purent tester la puissance de cette arme, des chars Renault FT17, Ltvz 35 et même un Panzer IV servirent de cobayes pour démontrer la puissance de cette arme.

Les paras sardes furent les plus enthousiastes et cherchèrent à s'en procurer mais malheureusement, la production du «poing blindé» était quasi exclusivement réservée aux forces allemandes.

Seule une poignée de ces engins furent livrés à l'armée sarde qui ne semble pas les avoir utilisés contre les alliés en juillet 1943, on pense en particulier à la bataille de Corzetta où les autos blindées britanniques ont été détruites par des canons antichars et les camions par des cocktails Molotov.

Caractéristiques Techniques du Panzerfaust 30

Poids total : 3.2kg Longueur totale : 98.5cm diamètre de la charge : 100mm Portée maximale : 30m Capacité de pénétration : 140mm


Bazooka

Bazooka M1A1

Comme nous venons de le voir, l'armée sarde n'à pu avoir qu'une connaissance sommaire des roquettes antichars à travers des démonstrations de Panzerfaust. Il faut attendre l'après guerre pour que les soldats sardes puissent mettre en oeuvre une arme antichar individuelle en l'occurence le lance-roquettes M1 plus connu sous le nom de Bazooka.

L'infanterie sarde l'utilise au sein de ses groupes de combat avec un tireur bazooka par groupe. Il est également utilisé par la génie pour le déminage et la destruction des fortins.

L'armée sarde à utiliser toutes les versions du Bazooka que ce soit le M1, le M9 et le M20 qui fût finalement remplacé au début des années quatre-vingt dix par le Panzerfaust 3 bien plus moderne.

Caractéristiques Techniques

-M1 : Longueur hors tout : 137cm Calibre : 60mm Poids (total) : 5.9kg (tête militaire) 1.59kg Portée maximale : 370m portée pratique 140m Pénétration : 80mm

-M9 : Longueur hors tout : 155cm Calibre : 60mm Poids (total) 6.5kg (tête militaire) 1.59kg Portée maximale : 370-460m Portée pratique : 110m Pénétration : 126mm

-M20 : Longueur hors tout : 152.4cm Calibre : 90mm Poids (à vide) : 6.5kg Portée maximale : 913m Portée effective : 180m sur une cible mobile et 270m sur une cible fixe Pénétration : 280mm



Le M20 alias Super Bazooka

Panzerfaust 3


L'armée sarde à longtemps été «fan» du Bazooka, le lance-roquettes américain, la première arme antichar individuelle avec le PIAT britannique et le Panzerfaust allemand. Cette arme à longtemps été à la pointe mais au début des années quatre-vingt dix, le Bazooka et sa dernière version était dépassée et manquait de polyvalence. Le Corps d'Armée des Forces Armées Nationales Sardes (CA-FANS) à donc acquis en 1993 un nouveau lance-roquettes, le Panzerfaust 3, une arme allemande comme son nom l'indique.

Ce lance-roquettes réutilisable est utilisé par les unités d'infanterie au sein des groupes de combat par l'opérateur armes lourdes. Il fût d'abord une arme strictement antichar (mais limitée à la destruction des véhicules blindés légers et moyens) avant de devenir une véritable arme d'appui avec de nouvelles têtes (thermobariques, FUAE, explosives). Le génie l'utilise par exemple avec la tête FUAE pour la destruction des champs de mines.

Caractéristiques Techniques

Calibre (lanceur) 60mm (tête militaire) 110mm Poids (prêt au tir) 15.6kg (tête militaire) 3.9kg Longueur : 120cm Portée maximale effective : 400m sur des cibles fixes 300m sur des cibles mobiles Portée minimale : 20m Pénétration : 900mm de blindage 360mm de béton 130cm de sacs de sable.


Nord SS.11


Bien que l'armée sarde ait été équipé de pied en cap par les américains, le premier missile antichar utilisé par la composante terrestre des FANS fût un missile antichar, le Nord SS.11 acquis en 1964 pour équiper les unités d'infanterie (section antichar de la compagnie d'appui à bord de véhicules 4X4 M151 MUTT).

Il fût également par la cavalerie en appui des chars légers. Elle ne l'utilisa cependant pas sur les premiers hélicoptères utilisés par la Sardaigne, attendant le Hot pour s'équiper d'une capacité antichar aéroportée.

Ce missile filoguidé de première génération à été utilisé jusqu'en 1985 quand il fut (enfin dirons certains) quand il fût remplacé par le Milan plus moderne.

Caractéristiques

Masse au lancement : 29.9kg Longueur : 120cm Diamètre : 164mm Portée : 500 à 3000m Charge militaire : 6.8kg Pouvoir de perforation : 600mm d'acier Guidage : filoguidé


Hot


Pour freiner les hordes de chars du Pacte de Varsovie, l'OTAN trouva un vecteur d'une terrible efficacité : l'hélicoptère de combat armé de missiles antichars filoguidés (avant le Fire & Forget _Tir et oublie_).

La Sardaigne n'était pas en première ligne, n'avait pas à participer à la défense la trouée de Fulda mais compris l'intérêt de posséder un «poing» antichar héliporté. Elle transforma ainsi six de ses seize SA341 Gazelle du squadron 402 qui perdirent leur canon de 20mm au profit de quatre missiles Hot en position de tir avec quatre autres missiles en réserve, permettant un rechargement «au coin du bois».

Ce missile est toujours en service en 2011 mais il sera normalement remplacé dans les années à venir quand les Gazelle seront retirées du service.

Caractéristiques Techniques

Masse au lancement : 23.5kg (6kg pour la charge militaire) Longueur : 127.5mm Diamètre 165mm (ogive) Envergure 312mm Portée : comprise entre 75 et 4250m Vitesse maximale 900 km/h


Milan


Le Milan (Missile d'Infanterie Léger Antichar) est un missile franco-allemand dont les premières recherches commencèrent en 1962 même si il fallut attendre 1971 pour que les essais sur le terrain commencent, les premiers lanceurs et les premiers missiles étant livrés en 1974.

C'est en 1985 que la Sardaigne reçut ses premiers Milan de la nouvelle version Milan 2. Ces missiles sont utilisés par la section antichar de la compagnie d'appui des bataillons d'infanterie à raison de six postes montés deux par deux sur des chenillés Saurer 4K4FA autrichiens ou utilisés sur trépied.

L'armée de sarde à décidé d'acquérir en 2005 des Milan 3 et serait intéressée par le Milan ER mais n'à pas annoncé clairement son attention de l'acquérir.



Caractéristiques

Poids : 7.1kg Longueur : 1.2m Diamètre : 0.125m Envergure : 0.26m Portée : 400 à 2000m


Eryx


Pendant de longues années, l'armée sarde ne disposait pour la lutte antichar que de missiles moyenne portée (SS11 puis Milan) et de lance-roquettes. En 1995, elle exprima le besoin pour un missile antichar courte portée destinée à équiper le groupe antichar de la section d'appui de la compagnie d'infanterie.

Elle sélectionna en 1997 le missile franco-canadien Eryx dont les premiers exemplaires furent livrés en 1998. L'infanterie sarde disposait à l'époque de six bataillons à trois compagnie de combat à trois sections de combat et une section d'appui soit dix-huit sections d'appui et donc dix-huit groupes antichars à six lanceurs Eryx soit un total de 108 lanceurs en ligne et 3240 missiles tous livrés entre 1998 et 2005.
Ils sont toujours en service en 2010 et leur remplacement n'est pas prévu avant un certain temps.

Poids (total) : 17kg (missile) 13kg (poste de tir) 4kg Longueur : 0.905m Diamètre : 136mm Tête militaire : 3.6kg de 137mm de diamètre capacité de pénétration : 900mm de blindage ou 2.5m de béton
Portée opérationnelle : 50 à 600m

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MessageSujet: Re: La Sardaigne [Terminée]   Sam 23 Juil 2011, 21:18

Mortiers

Mortier de 80mm


En 1937, la compagnie parachutiste sarde fût mise sur pied sur l'aérodrome de Cagliari-Elmas et chercha une arme d'appui compacte et efficace. Un canon étant exclu en raison de son encombrement, elle se porta sur les mortiers en l'occurence le mortier allemand type Schwere Granatwerfer 34 de 8cm.

Un groupe de mortiers fût ainsi intégré à la section d'appui, groupe qui devint une section de mortiers au sein d'une compagnie d'appui quand la compagnie parachutiste devint bataillon, le nombre de mortiers passant à cette occasion de six à douze pièces. Les unités d'infanterie furent également équipés en 1939/40.

Si les unités de l'armée n'eurent guère l'occasion de l'utiliser au combat, les parachutistes en firent un usage immodéré dans les violents combats de Corzetta.

Calibre : 80mm Longueur (canon) 1.14m (âme) 1.03m Poids (en action) 56.700kg (projectile) 3.500kg Pointage en site : +40° à +90° Pointage en azimut : 9° à 15° selon l'élévation.

Mortier de 81mm M29


Les stocks de munitions du Schwere Granatwerfer étant encore importants, l'arme fût remise en service quand la composante terrestre des FANS fût mise sur pied en 1946. Les stocks s'amenuisant, une nouvelle arme de calibre 81mm était de plus en plus nécessaire et en 1955, le Schwere Granatwerfer fût remplacé par le M29 américain de 81mm.

Comme son prédecesseur, il équipe la section mortier de la compagnie d'appui à raison de huit pièces par section soit un total de 96 mortiers en service. Ce mortier efficace et rustique à été remplacé par le mortier de 81mm LLR d'origine française en 2000 après une très longue carrière.

En Sardaigne, les hommes et les armes étaient transportées dans des Unimog 404 puis des Alvis Pinzgauer.

Calibre : 81.4mm Longueur (totale) 1.21m Poids (assemblé) 61.5kg (tube) 20kg (plaque de base)
20kg Vitesse initiale : 213 m/s Cadence de tir (théorique) 30 à 35 coups (pratique) 18 coups
Portée maximale : 3000m


Mortier de 81mm LLR

Mortiers de 81mm LLR mis en oeuvre par le 2ème REI

Le mortier LLR (Léger Long Renforcé) est une arme d'origine française. Elle à donc été acquise en 2000 pour l'armée sarde, impatiente de remplacer ses vieux mortiers M29. L'acquisition de cette nouvelle arme n'à pas bouleversé les structures de la section mortier de la compagnie d'appui.

La dissolution de plusieurs unités à réduit le nombre de sections de mortiers à cinq (trois dans les régiments d'infanterie, une dans le régiment de Ranger et une cinquième dans le régiment parachutiste) soit un total de 54 armes.

Caracteristiques Techniques

Calibre : 81mm Longueur du tube canon avec culasse : 1.55m Poids du tube canon avec culasse : 17kg Poids du bipied 12.2kg Poids de la plaque de base : 14.8kg Portée : 3100 à 5600m en fonction des obus utilisés Equipe de pièce : 5 hommes


Mortier de 60mm M224

Mortier de 60mm M224 mis en oeuvre par des G.I de la 2ème division d'Infanterie en Irak

Pour renforcer la puissance de feu de la section d'appui des compagnies d'infanterie, le CA-FANS à acquis le mortier américain M224 en 2000. Chaque compagnie d'infanterie dispose de 9 mortiers soit un total de 135 mortiers.

Chaque mortier est servit par trois hommes, les hommes et les armes étant transportés par des Unimog 404 puis des Alvis Pinzgauer.

Le remplacement de cette arme entrée en service au milieu des années quatre-vingt dans l'armée américaine n'est pas prévu à moyen terme, l'armée sarde étant satisfaite de ce mortier compact, précis et efficace.

Calibre : 60mm Longueur du tube : 1m Portée effective : 70 à 3490m Cadence de tir : 20 coups par minutes et jusqu'à 30 sur de très courtes périodes Munitions utilisées : explosif, fumigène, éclairant, éclairant infrarouge, exercice.

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MessageSujet: Re: La Sardaigne [Terminée]   Sam 23 Juil 2011, 21:22

Missiles sol-air

Redeye

Tir d'un missile Redeye

Le missile Redeye est le premier missile occidental de type MANPADS (MAN Portable Air Defense System). Dévellopé à partir de 1959, il est produit à partir de 1968 et entre en service l'année suivante en 1969 dans l'US Army avant d'être exporté.

Le Corps d'Armée des FANS souhaitant renforcer la défense antiaérienne de ses troupes en campagne décide d'acquérir ce système (dans l'organisation des FANS, c'est l'armée de l'air qui contrôle les missiles à moyenne portée).

La batterie antiaérienne légère du bataillon d'artillerie est équipée de vingt-quatre lanceurs Redeye servis par deux hommes, leur transport se faisant dans huit Unimog 404, augmentant grandement leur mobilité.

Poids total : 8.2kg Poids tête militaire : 1.06kg Longueur : 1.20m Diamètre 70mm Portée effective : 4500m Vitesse maximale : Mach 1.7 Guidage : infrarouge explosion à l'impact.

RBS-70

Lanceur RBS-70

Le missile Redeye était un bon missile antiaérien courte portée de première génération mais il fût rapidement dépassé par les progrès notamment en matière de guerre électronique et de contre-mesures. De plus, les combats en Afghanistan avaient montré que sa charge militaire était trop faible contre des cibles fortement blindées comme les Hind.

Aussi, dès 1990, l'armée de terre sarde voulu remplacer ce missile par une arme plus moderne. Les contraintes budgétaires firent que ce n'est qu'en 1995 que le CA-FANS pu enfin commander de nouveaux missiles en l'occurence le Bofors RBS-70 qui triompha de la concurrence du FIM-92 Stinger ou du Mistral.

La batterie antiaérienne légère (missiles) à ainsi acquis 9 lanceurs montés sur des Mowag Eagle, renforçant nettement leur mobilité bien que dans la pratique ils puissent être démontés et installés à terre ce qui facilite son déploiement en soutien des parachutistes. Chaque lanceur est servit par trois hommes.

Ce missile de conception et de construction suédoise est toujours en service en 2011 et son remplacement n'est pas prévu avant une bonne dizaine d'années.

Poids total : 87kg Poids de la charge militaire : 1.1kg Longueur : 1.32m Diamètre : 106mm Envergure : 32cm Portée opérationnelle : 250m à 8km Plafond opérationnel : 4000m Vitesse maximale : Mach 1.6 Système de guidage : laser Système de lancement : lanceur monté sur trépied ou sur véhicule.

Hawk

Tir d'un missile Hawk

Bien que l'armée de terre sarde dispose d'unités appelées à être projetées, la mission première de l'armée sarde est la protection du territoire. Pas étonnant dans ces conditions que les missiles sol-air moyenne portée soit placée sous le contrôle de l'armée de l'air appelé en Sardaigne Corps d'Aviation.

Le Raytheon MIM-23 Hawk est le premier missile sol-air mis en service en Sardaigne. Les premiers missiles sont entrés en service dans l'US Army en 1960 et dès 1962, la Sardaigne s'intéresse à son acquisition. Il faut cependant attendre 1967 pour qu'un contrat soit signé, contrat pour trois batteries de huit lanceurs soit vingt-quatre lanceurs triples et 720 missiles, tous livrés entre 1968 et 1971. Ces missiles ont remplacés les vieux canons de 90mm M2 américains.

La 1ère batterie est installée à Cagliari-Elmas pour couvrir la capitale, l'aérodrome et la principale base navale de l'Escadre, la 2ème batterie est installée à Olbia et la 3ème est installée à Sassari.

Un temps, on envisagea l'acquisition d'une quatrième batterie à but expéditionnaire mais au final les budgets ne le permirent pas. On améliora la mobilité du système en remplaçant la remorque par une plate-forme montée sur camion tout-terrain.

Comme toutes les nations utilisatrices du Hawk, la Sardaigne à régulièrement modernisé ses Hawk jusqu'en 2006 quand le Crotale le remplaça définitivement.

Masse au lancement : 626kg Charge militaire : 54 ou 136kg d'explosif à fragmentation Longueur : 5.120m Diamètre 0.356m Envergure : 1.22m Portée maximale : 40km Altitude de croisière : 30 à 11580m Vitesse maximale : Mach 2.4 Guidage : autodirecteur semi-actif, fusée de proximité.

Crotale


Au début des années quatre-vingt dix, il devint évident que le Hawk était en bout de course et qu'une nouvelle modernisation serait aussi efficace qu'une emplâtre sur une jambe de bois. Le Corps d'Aviation étudia donc son remplacement. Elle étudia une version sol-air de l'AMRAAM (qui allait équiper l'USMC et l'Egypte notamment), le Roland franco-allemand, le Rapier britannique avant de finalenement choisir en 2002 le Crotale.

Le contrat signé en septembre 2002 prévvoyait l'acquisition de seize lanceurs quadruples montés sur un camion MAN 6X6 mais le nombre fût bientôt réduit à douze lanceurs répartis en trois batteries de quatre lanceurs et un total de 192 missiles. Tous les lanceurs et les missiles ont été livrés entre 2003 et 2006. Il est prévu une modernisation à partir de 2015 pour rendre le système plus efficace vis à vis des drones.

Masse : 76kg Charge militaire : 13kg Longueur : 2.4m Diamètre 0.16m Portée maximale : 16km Plafond opérationnel 9000m Vitesse maximale 1200 m/s Guidage : radar semi-actif, senseurs électro-optiques, système de poursuite infrarouge

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MessageSujet: Re: La Sardaigne [Terminée]   Sam 30 Juil 2011, 21:43

Artillerie de campagne tractée

Les pièces type Gribeauval et les pièces type De Bange

Canon de "8" type Gribeauval

Les premières pièces d'artillerie moderne en service en Sardaigne sont les fameuses pièces d'artillerie issues des travaux de l'ingénieur Jean-Baptiste Gribeauval. Le CVS disposait d'une batterie de huit canons de «8» et la Légion Sarde disposait également d'une batterie équipée elle d'une batterie de huit canons de «8».

La pièce de «8» (environ 220mm) tire des boulets en fonte de fer creux rempli de poudre de 14kg avec une portée pratique de 800m pour la mitraille et de 600m pour les boulets. Chaque pièce était servie par quinze hommes.

Ces canons eurent une très (trop ?) longue carrière puisqu'ils ne furent remplacés qu'au début des années 1880 par des canons de 95mm De Bange qui
équipèrent deux batteries de huit pièces du régiment d'artillerie, la troisième étant équipée par des canons de 155mm modèle 1877.


Canon de 90mm De Bange

Canon de 90mm modèle 1878
Poids (canon) 1400kg (obus) 12kg Portée maximale 9800m Cadence de tir : un coup/minute Champ de tir vertical : -10°/+24°

Canon de 155 modèle 1877
Poids (canon) 4600kg (obus) 40kg Portée maximale 7200m


Le canon de 77mm FK96

Canon de 77mm type FK96

Au début du dix-neuvième siècle, l'armée sarde connait une vraie modernisation, le pouvoir politique prennant conscience de l'importance d'une armée forte pour protéger sa neutralité.

Le régiment d'artillerie renouvela ainsi son parc en 1908 en commandant à Krupp des canons de 77mm pour équiper deux des trois batteries du régiment soit un total de douze pièces plus quatre pour l'instruction et huit en volant d'utilisation.

Ce canon aux performances comparables au «75» français se montra suffisament efficace pour être encore en service à l'orée du second conflit mondial.

Il avait été entre temps modernisé avec un train de roulement pneumatique pour la traction automobile et pour quelques pièces, un canon plus long et plus résistant. Les dernières pièces ont été détruites par les alliés en 1944 suite à la dissolution de l'armée sarde.

Caractéristiques Techniques

Poids (canon) : 1422kg (projectile) 6.85kg Portée maximale : 7800 à 8300m Pointage en hauteur : -13/+15° Pointage en direction : 8° à gauche et droite


Le canon de 105mm Schneider modèle 1913S

Canon de 105mm Schneider modèle 1913

Le régiment d'artillerie basé à Cagliari était composé de trois batteries de tir. Les deux premières étaient des batteries de campagne mais la troisième était considérée comme une batterie lourde.

Le canon de 77mm était une excellente pièce de campagne mais n'était bien évidément pas une pièce d'artillerie lourde capable de vaincre la résistance de casernements ou de forts ennemis (ou pris par les ennemis).

La Sardaigne se mit à la recherche d'un canon lourd mais quand elle fût sur le point de faire son choix, le premier conflit mondial venait d'éclater et aucun belligérant ne voulait détourner une partie de sa production pour un pays neutre. Ni Skoda (avec ses obusiers de 150mm) ni Schneider (avec des des canons de 105mm modèle 1913S) acceptèrent de fournir la Sardaigne en pièces d'artillerie lourde. Il faut donc attendre 1919 pour que la troisième batterie soit enfin équipée d'un canon lourd en l'occurence le Schneider modèle 1913.

La France trop heureuse de se débarasser de surplus encombrants livra à vil prix une vingtaine de canons de ce type même si il n'y avait que huit canons en ligne en même temps, les autres canons étant utilisés pour l'instruction ou comme volant d'utilisation. Ils furent modernisés avec un train de roulement pneumatique pour le remorquage motorisé.

Au tout début des années trente, d'autres canons furent livrés par la France. Débarassés de leur train de roulement, ils furent installés sur des plate-forme rotatives protégées par du béton pour couvrir les accès au port de Cagliari (huit canons), Porto-Torres (quatre canons) et enfin Olbia (quatre canons).

Ironie de l'histoire, ces canons ouvrirent la première fois le feu au combat contre des navires français en l'occurence la Force de Raid le 8 juin 1940.

La troisième batterie du régiment d'artillerie eut peu à s'employer. Ses canons installés sur l'aéroport de Cagliari-Elmas furent tous détruits lors de l'opération Percival le 14 mai 1942 par le bataillon parachutiste pour empêcher une résistance sarde contre l'invasion germano-italienne.

Les batteries côtières placées sous le contrôle italien de mai 1942 à juillet 1943 ouvrirent parfois le feu mais souvent pour l'entrainement plus que contre l'ennemi. Elle ouvrit bien le feu sur la flotte alliée mais la puissance de feu anglo-américaine fit rapidement taire les téméraires artilleurs. Après guerre, quelques batteries furent reconstruites avec des canons de 155mm Long Tom mais rapidement désactivées.

Aucun canon de 105mm n'à donc été conservé en Sardaigne.

Caractéristiques Techniques

Calibre : 105mm Longueur du canon : 2.987m Masse (en ordre de route) 2650kg (en batterie) 2300kg (obus) 15.740kg Pointage en hauteur : 0° à +37° Pointage en direction : 6° de chaque côté Portée maximale : 12000m


L'obusier de 105mm M2

Obusier M2 de 105mm

Quand l'armée sarde est reconstituée en 1946, le seul pays capable de fournir rapidement un matériel abondant sont les Etats Unis. Il n'est donc pas étonnant que le bataillon d'artillerie soit équipé de vingt-quatre obusiers M2 de 105mm répartis en trois batteries de huit canons.

Ce canon-obusier efficace fût utilisé jusqu'en 1969 quand il fût remplacé comme dans l'armée américaine par le M102 de 105mm, entré en service dans l'US Army cinq ans plutôt. Quelques canons furent stockés jusqu'en 1984 pour pouvoir être remis en service en cas de conflit. Des canons sont encore utilisés par la Garde Républicaine pour le salut.

Caractéristiques Techniques

Calibre : 105mm Longueur du canon : 2.574m Poids (pièce) : 1934kg (projectile) 14.970kg Portée maximale : 11430m


Le canon M102 de 105mm

Un obusier de 102mm de 105mm en Irak en 2004. Notez le M109 Paladin en arrière plan

L'obusier M2 était un excellent canon mais n'étant plus fabriqué, la maintenance des pièces en service devenait de plus en plus difficile en dépit de stocks relativement importants. Son remplacement était donc envisagé sérieusement et en 1969, le M2 fût remplacé par le M102, un canon léger conçu à l'origine pour les opérations aérohéliportées. Comme son prédecesseur, vingt-quatre canons sont en service plus un volant de fonctionnement et d'instruction de huit pièces.

Ce canon est toujours en service en 2011 mais son remplacement est sérieusement envisagé. Plusieurs canons sont étudiés : le Nexter LG1 MkIII, le Light Gun, le M777. Une décision doit être prise cette année, l'armée sarde voulant remplacer ses obusiers M102 d'ici 2015.

Calibre : 105mm Longueur 5.18m Largeur 1.96m Hauteur 1.59m Poids (canon) : 1496kg (obus) : inconnu Portée maximale : 11500m Cadende de tir : 3 à 10 coups par minute.

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MessageSujet: Re: La Sardaigne [Terminée]   Dim 07 Aoû 2011, 21:14

Artillerie antiaérienne et antichar

Canon antichar de 37mm Rheinmetall Pak 36

Canon de 37mm Rheinmetall Pak 36

Quand est apparu le char de combat, il fait figure de monstre pour les fantassins allemands, déclenchant des mouvements de panique. Ces mouvements furent éphémères car bien vite des contre-mesures furent prises notamment en rapprochant des premières lignes les canons de l'artillerie de campagne qui furent munis d'obus perforant mais un obus explosif de 105 ou 150mm faisant aussi bien son office.

Comme nous l'avons vu plus haut, l'armée de terre sarde s'équipa de chars juste après le premier conflit mondial en profitant notamment des surplus français. Il fallut cependant attendre la fin des années trente pour qu'elle s'équipe d'un canon antichar spécialisé, en l'occurence le Pak 36 de 37mm.

Ce canon était mis en oeuvre par l'infanterie au sein de la compagnie d'appui qui disposait d'une section de six à huit pièces armées par deux ou trois hommes. Avec l'évolution du blindage, ce brave petit canon était tout juste bon à mettre hors de combat les automitrailleuses. Les parachutistes toujours prompt à innover firent fabriquer par la pyrotechnie d'Olbia des obus explosifs et éclairants qui firent merveille à Corzetta.

Comme le reste du matériel d'origine allemande, il à été retiré du service en même temps que la dissolution des entités militaires sardes.

Caractéristiques Techniques du Rheinmetall Pak 36

Calibre : 37mm Masse (tracté) 450kg (en action) 327kg (obus) 0.685kg Longueur : 1.66m Largeur : 1.65m Hauteur : 1.17m Elevation : -5° à +25° en site et 30° en azimut Portée maximale effective : 300m Performation : 31mm à 500m


Canon de 80mm Bofors modèle 1929

Canon de 80mm antiaérien Bofors

Comme pour l'artillerie antichar, l'artillerie antiaérienne fût longtemps négligée par l'armée sarde et à ceux qui s'inquiétaient, on leur répondait qu'on braquera alors les mitrailleuses Mauser pour former un rideau de feu impénétrable.

Fort heureusement, cette conception rétrograde fût balayée en 1933 quand l'armée sarde fit l'acquisition de canons Bofors de 80mm.

Trois batteries de douze canons furent d'abord acquises pour protéger Cagliari (deux) et Olbia (une) puis plus tard une quatrième pour protéger l'armée en campagne ce qui explique que ces canons étaient montés sur camions alors que les trois premières batteries étaient utilisés depuis des positions fixes. Ces batteries un temps sous le contrôle de l'armée de terre furent transférés en 1937 à l'armée de l'air.

Le canon Bofors fût rapidement dépassé par les progrès techniques mais il était encore en service en 1939 et continua à faire le coup de feu jusqu'en 1943 quand la Sardaigne sortit enfin du conflit.

Calibre : 80mm Masse (en ordre de route) 4200kg (en batterie) 3300kg (obus) 8kg Longueur du canon : 4m Pointage en site : -3° à +80° Pointage en azimut : 360° Plafond pratique : 10000m

Canon de 20mm Scotti

Canon de 20mm Scoti mis en oeuvre par une unité slovaque pro-allemande

Le canon de 80mm Bofors était destiné à couvrir la «haute altitude» mais il fallait une pièce capable de couvrir les unités de l'armée en campagne, unités dont la menace principale venait de chasseurs et de bombardiers attaquant à basse altitude.

Chaque régiment d'artillerie des brigades de combat furent équipés en 1936 de deux batteries antiaériennes équipées chacune de douze cannone-mitragliera Scotti de 20mm montés sur des camions tout-terrain pour couvrir au mieux les unités de combat.

Ces canons furent également utilisés pour le tir sol-sol notamment par les fusiliers marins engagés à Sassari contre les parachutistes britanniques.

Calibre : 20mm Longueur de la pièce : 1.54m Poids en batterie : 227.500kg Poids du projectile 0.125kg Pointage en hauteur : -10° à +85° Pointage en direction : 360° Plafond efficace maximal : 2135m Cadence de tir : 250 coups/minute Alimentation : lame-chargeur de douze cartouches ou un tambour de soixante cartouches

Canon de 40mm Bofors

Canon de 40mm Bofors

Quand l'armée sarde se reconstitua, l'armée de terre reçut dans le domaine de l'artillerie antiaérienne la protection des unités en campagne alors que l'armée de l'air devait assurer la protection du territoire national avec des canons de 90mm M1 (voir ci-après).

Le 11ème bataillon d'artillerie basé à Olbia dispose ainsi de deux batteries antiaériennes légères qui disposent chacune de douze canons de 40mm tractés. Ces canons servis par six hommes furent rapidement montés sur camion pour augmenter leur mobilité.

Dans les années soixante-dix, l'une des deux batteries antiaériennes fût transformée en batterie lance-missiles avec des missiles Redeye et en 1975, les Bofors de 40mm sont remplacés par des Oerlikon GDF de 35mm.

Calibre : 40mm Longueur de la pièce : 2.25m Poids en batterie : 2460kg Poids du projectile : 0.890kg
Pointage en hauteur : -5° à +90° Pointage en direction : 360° Plafond efficace maximal 7200m Cadence de tir théorique : 120 coups/minute Alimentation : lame-chargeur de cinq coups


Canon de 90mm M1

Canon de 90mm M1

Les canons de 40mm Bofors étaient de bonnes armes mais plus adaptées à la protection des unités de combat en mouvement. Pour la défense du territoire, un canon plus lourd était plus utile. La question du poids était secondaire puisque la question de la mobilité était peu importante.

Comme pour le reste de l'armement, l'armée sarde reçu du matériel américain en l'occurence vingt-quatre canons de 90mm M1 répartis en trois batteries : La 1ère batterie est installée à Cagliari-Elmas pour couvrir la capitale, l'aérodrome et la principale base navale de l'Escadre, la 2ème batterie est installée à Olbia et la 3ème est installée à Sassari.

Ces canons efficaces n'ont bien entendu jamais tirer qu'à l'exercice et ont été remplacés à la fin des années soixante et au début des années soixante-dix par des missiles Hawk.

Caractéristiques Techniques du canon de 90mm M1

Calibre : 90mm Poids total : 14651kg Poids de l'obus : 10.6kg Longueur hors tout : 9.021m longueur du canon : 4.50m hauteur : 3.073m Pointage en site : -10° à +80° Pointage en azimut : 360° Plafond pratique : 12040m


Canon de 35mm Oerlikon

Canon de 35mm Oerlikon finlandais

Le canon de 40mm Bofors est une excellente arme mais une arme aussi excellente vieillit et doit à terme être remplacée.

C'est fait en 1975 quand les derniers canons d'origine suédoise (en fait construits aux Etats Unis) sont remplacés par des canons suisses en l'occurence, des affûts doubles Oerlikon GDF de 35mm, la batterie antiaérienne légère canon recevant douze de ces affûts servis par ciqn hommes, ces affûts étant remorqués par des camions 4X4.

Ces canons sont toujours en service en 2011 sans que leur remplacement ne soit prévu à court terme même si les canons suisses ne sont bien entendus pas éternels.

Calibre : 35mm Poids total en ordre de route : 6700kg sans munitions 6300kg Longueur (configuration de route) 7.80m largeur : 2.26m Hauteur : 2.60m Pointage en site : -5° à +92° Pointage en azimut : 360° Portée horizontale maximale 9500m plafond maximal 6000m plafond efficace 4000m

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MessageSujet: Re: La Sardaigne [Terminée]   Dim 07 Aoû 2011, 21:28

Chars

Renault FT17

Char FT-17 musée militaire de Bruxelles

La trilogie mitrailleuse+barbelés+tranchées à longtemps bloqué toute percée sur le front occidental et la guerre de position semblait devoir se prolonger jusqu'à ce que l'un des deux camps ne jette l'éponge. Cela n'empêchait pas le lancement d'offensives frontales extrêmement couteuses qui furent à l'origine en France des grandes mutineries de 1917.

Entre-temps, les anglais ont lancé en 1916 les premiers «tanks» mais mal employés et en petit nombre, ils n'ont pas emporté le succès décisif espéré, les allemands passés les premiers mouvements de panique ont rapidement trouvé la parade et la grande percée n'à jamais eu lieu.

Côté français, les premières tentatives donnent des résultats pour le moins mitigé qu'il s'agisse des Saint Chamond ou des Schneider ou grand damn du général Estienne, le «père des chars» qui avaient d'autres idées.

Au canon d'assaut type Saint Chamond ou Schneider, il préférait le concept du «fantassin blindé», un petit char biplace (conducteur et tireur) qui avait l'avantage d'être plus mobile et surtout plus facile à produire. Ce Concept donna ainsi naissance au Renault FT17 qui devint bien vite l'un des principaux char allié, étant utilisé par la France et les Etats Unis.

Après la guerre, les surplus furent rapidement exportés à l'étranger (Pologne,Finlande, Estonie, Lituanie, Roumanie, Yougoslavie, Tchecoslovaquie,Suisse , Belgique, Pays Bas, Espagne, Brésil, Turquie, Iran, Afghanistan et Japon).

La Sardaigne n'avait pas dérogé à la règle et en 1920 avait acquis pour essais vingt-quatre Renault FT17 mais le manque d'expérience, les erreurs de manipulation sur des engins déjà fatigués rendit l'expérience décévante et provoqua le stockage des véhicules.

En mars 1928, le général Dezorno fait destocker les véhicules, les fait remettre en état et met sur pied une compagnie de chars devenue un bataillon avec une compagnie de commandement, deux compagnies de 24 chars FT17 et une compagnie d'autos blindés.

Dans l'imagination du général Dezorno, le bataillon basé à Cagliari doit contre-attaquer l'ennemi en cas de brèche dans un front continu. Le nouveau chef d'état-major qui est un fantassin dans l'âme et qui apprécie peu la cavalerie doute de la capacité du char à mener un raid autonome.

Cette unité composé de personnels triés sur le volet, bien payés et parfaitement motivés vont par leur action démontré les capacités du char qui va désormais être clairement intégré à l'armée de terre sarde.

La carrière du FT17 est cependant courte puisqu'il est remplacé dès 1931 par son cousin transalpin, le Fiat 3000S.

Caractéristiques Techniques du Renault FT17

Poids : 6.5 tonnes Longueur : 5.00m Largeur : 1.74m Hauteur : 2.14m Motorisation : moteur Renault 4 cylindres de 39ch Vitesse maximale : 7 km/h Autonomie : 65km Blindage : 22mm Armement : une mitrailleuse Mauser de 7.92mm pour seize d'entre-eux et un canon de 37mm pour les huit derniers. Equipage : deux hommes


Fiat 3000S

Fiat 3000S. La parenté avec le FT-17 est évidente

Bien qu'il soit rester en service de 1920 à 1931, la carrière effective du FT17 ne dépassa pas quatre ans, la faute à l'usure causée à la fois durant le premier conflit mondial (les FT17 sardes étaient des matériels de seconde main) et une utilisation intensive sous l'impulsion du général Dezorno.

L'armée sarde n'alla pas loin pour remplacer ses véhicules. Elle se tourna vers l'Italie avec qui les relations étaient souvent fraiches (pour ne pas dire plus) pour acquérir de nouveaux blindés.

Trop heureux d'acquérir des devises fortes, les italiens acceptèrent de vendre aux sardes 32 Fiat 3000S même si seulement 24 étaient en service, le reste étant utilisé pour l'instruction.

La carrière du Fiat 3000S fût assez courte au final puisqu'en 1937, le bataillon de chars installé à Cagliari troqua ses chars italiens contre des chars tchèques, des Skoda Ltvz 35.

Caractéristiques Techniques du Fiat 3000S

Poids : 6 tonnes Longueur : 4.29m Largeur : 1.65m Hauteur : 2.20m Motorisation : moteur Fiat 4 cylindres de 50ch Vitesse maximale : 21 km/h Autonomie : 100km Blindage : 6 à 16mm Armement : une mitrailleuse MG 15 de 7.92mm Equipage : deux hommes


Skoda LT vz.35

Skoda LT vz.35

En 1936, soucieuse de moderniser son bataillon de char, l'armée de sarde chercha à remplacer ses Fiat 3000S. Elle se tourna d'abord vers la France et la Grande Bretagne mais soit le pays refusait d'exporter ces chars (France) ou aucun modèle ne convenait aux sardes (Grande Bretagne).

C'est finalement la Tchecoslovaquie qui accepta de vendre des chars de combat à l'armée sarde en l'occurence, 36 Lt vz.35 qui furent tous livrés avant la crise de Munich en septembre 1938. Sur ces trente-six blindés, seulement 24 étant en ligne, les 12 autres étant utilisés pour l'instruction ou comme volant de réserve.

Ces blindés jouèrent un rôle peu important durant la guerre. Une partie (9 ou 11 selon les sources) furent détruits par les germano-italiens lors de l'opération Percival qui récupèrent les autres qui furent chargés de patrouiller dans les rues de Cagliari et de protéger l'aérodrome de Cagliari-Elmas. Ils furent tous détruits par les alliés lors de leur débarquement en juillet 1943.

Poids : 10.5 tonnes Longueur : 4.90m Largeur : 2.06m Hauteur : 2.37m Motorisation : moteur Skoda 4 cylindres de 120ch Vitesse maximale : 34 km/h Autonomie : 120 à 190km Blindage : 8 à 25mm Armement : un canon de 37mm et deux mitrailleuses de 7.92mm Equipage : quatre hommes

Panzer IV

Panzer IV Ausf C semblable aux chars utilisés par la Sardaigne

En 1939, le bataillon de char basé à Cagliari considéré comme la garde prétorienne du régime avec le bataillon parachutiste demanda l'acquisition d'un char lourd pour compléter ses petits LT vz.35. Elle se tourna vers l'Allemagne, espérant quelques Panzer IV.

Bien que ce modèle soit encore assez peu répandu, Ribbentrop soucieux de maintenir la Sardaigne dans une neutralité plus favorable à l'Axe mit tout son poids dans la balance pour obtenir la cession du plus gros blindé allemand de l'époque.

La Wehrmacht traina les pieds mais fini par céder, envoyant en Sardaigne 8 Panzer IV Ausf A, chiffre ensuite porté à 12 qui furent dispatchés entre les deux compagnies, les Panzer IV devant former la pointe du diamant du bataillon, les LT vz.35 plus véloces et plus discret devant opérer sur les flancs.

Ces véhicules furent neutralisés après mai 1942 et l'opération Percival. La pénurie de pièces savamment organisée immobilisa ses véhicules qui reprirent brièvement du service en juillet 1943 contre les alliés mais la faiblesse de leur armement et de leur blindage ne leur laissèrent aucune chance contre les Sherman américains et les Cromwell anglais.

Poids : 18.4 tonnes Longueur : 5.6m Largeur : 2.9m Hauteur : 2.65m Motorisation : moteur Maybach HL108TR 12 cylindres de 250ch Vitesse maximale : 31 km/h Autonomie : 150km Blindage : 14.5 à 20mm Armement : un canon de 75mm Kwk37 L/24 et deux mitrailleuses de 7.92mm MG13 Equipage :5 hommes

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MessageSujet: Re: La Sardaigne [Terminée]   Dim 07 Aoû 2011, 21:38

M24 Chafee


La course au blindage semblait devoir condamner le char léger à la fois pour des questions de masse mais également des questions combattives : le canon de 37mm devenait insuffisant au combat à part contre ses homologues.

Et pourtant, les américains dévellopèrent un nouveau char léger, le M24 Chaffee armé d'un canon de 75mm dérivé d'une arme d'aviation et donc dôté d'un recul compatible avec un chassis léger et de taille réduite. Il opéra ainsi en Europe à partir de novembre 1944 avant de combattre en Corée.

Entre-temps, la reconstitution de l'armée sarde permis au Chaffee de servir sous un nouveau drapeau en l'occurence le drapeau sarde. L'infanterie était l'arme dominante de la Composante Terrestre mais une capacité blindée était nécessaire pour appuyer les unités d'infanterie.

Les deux bataillons disposaient chacun d'un total 54 M24, 63 M24 en comptant les automoteurs soit un total de 126 blindés, l'apogée de la force blindée sarde. Les deux bataillons sont organisés en un escadron de commandement et de soutien, de trois escadrons à trois pelotons de six M-24 Chafee et un peloton de six automitrailleuses M-8 Greyhound et un escadron d'appui équipé d'automoteurs M37.
Les Chafee sont restés en service jusqu'en 1965 quand ils ont été remplacés par des M41 Walker Buldog.

Caractéristiques Techniques du M24 Chafee

Poids : 18.4 tonnes Longueur : 5.56m Largeur 3m Hauteur 2.77m Motorisation : deux moteurs Cadillac Series 44T24 8 cylindres de 300ch Vitesse maximale : 40 km/h en tout-terrain et 56 km/h sur route Autonomie : 161km Blindage : 9.5 à 25mm Armement : un canon de 75mm M6 de 39 calibres avec 48 obus, une mitrailleuse de 12.7mm avec 440 cartouches et deux mitrailleuses de 7.7mm avec 3750 cartouches Equipage : 5 hommes.


M41 Walker Buldog


Les progrès techniques rendirent bien vite dépassé le M24 Chafee. Dès 1947, les américains lancèrent le dévellopement d'un nouveau char léger armé d'un canon de 76mm qui aboutit au lancement de la production en 1951, à la livraison des premiers exemplaires de série en 1953 et deux ans plus tard en 1955, il avait entièrement remplacé le Chafee.

La Sardaigne tarda à remplacer ses M24. Elle évalua un temps l'AMX-13 à canon de 75mm et tourelle oscillante avant de finalement commander des M41 Walker Buldog, un total de 84 exemplaires, 72 en ligne repartis en six escadrons à trois pelotons, le 5ème bataillon basé à Cagliari disposant de trois escadrons tout comme le 6ème bataillon basé à Sassari.

Le bataillon de cavalerie modèle 1970 est organisé en un escadron de commandement et de soutien (140 hommes), trois escadrons à trois pelotons de quatre M41 Walker Buldog et un peloton de reconnaissance équipé de 6 AML-90 (250 hommes par escadron soit 750 pour trois escadrons) et un escadron de 8 automoteurs Abbot (120 hommes) soit un total de 920 hommes par bataillon et 1840 hommes pour deux bataillons. Le 5ème bataillon est basé à Cagliari et le 6ème bataillon à Sassari.

Les M41 Walker Bulldog sont restés en service jusqu'en 1988 quand ils ont été remplacés par des chars TAM (Tanque Argentino Mediano) appelé à Cagliari Char Median de Combat et qui ont été livrés entre 1985 et 1988.

Caractéristiques Techniques du M41 Walker Bulldog

Poids : 23.5 tonnes Longueur : 8.2m Largeur 3.2m Hauteur 2.71m Motorisation : un Continental AOS 895-3 6 cylindres de 500ch Vitesse maximale : 72 km/h Autonomie : 161km Blindage : maximum 38mm Armement : un canon de 76mm M32, une mitrailleuse de 12.7mm et une mitrailleuse de 7.7mm Equipage : 4 hommes


Char CMC

Un Tanque Argentino Mediano (TAM) aux couleurs argentines

C'est à la fin des années soixante-dix que le remplacement des M41 Walker Bulldog commença à être envisagé. Le canon de 76mm du char américain avait vu son efficacité amélioré par le dévellopement de nouveaux obus mais il était évident que cette modernisation ainsi que celles de la conduite de tir ne pouvaient rendre éternel un tel véhicule.

Plusieurs projets furent étudiés y compris un véhicule de combat à roues. Parmi les chars étudiés, citons le Stingray américain (bien qu'il était encore au stade de la planche à dessin), le SK-105 Kuirassier autrichien, le char S suédois et le TAM argentin qui fût sélectionné.

Le Corps d'Armée commanda un total de 84 TAM (72 en ligne plus 12 en réserve/instruction) en version char de combat plus la variante dépannage. Elle envisagea un temps la commande de la version VCI pour remplacer ses Saurer 4K 4FA mais y renonça tout comme l'acquisition d'autres variantes comme l'automoteur de 155mm pour remplacer ses Abbot.

Le TAM devenu en Sardaigne le CMC (Char Median de Combat) est toujours en service en 2011. Une importante modernisation est prévue à partir de cette année pour les véhicules encore en service soit seulement 36 véhicules puisque depuis le début des années 2000, «l'armée de terre sarde» ne dispose plus que d'un bataillon de cavalerie. Cette modernisation aux contours encore flous devrait cependant voir l'installation d'un nouveau moteur, de nouvelles chenilles, d'une conduite de tir plus moderne et un blindage réactif.

Caractéristiques Techniques du TAM/CMC

Poids : 30.5 tonnes Longueur : 6.75m Largeur 3.25m Hauteur 2.42m Motorisation : un moteur diesel MTU-MB 833 Ka-500 de 6 cylindres de 720ch Vitesse maximale : 75 km/h Autonomie 590km Blindage : inconnu Armement : un canon de 105mm et deux mitrailleuses de 7.62mm Equipage : 4 hommes.

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MessageSujet: Re: La Sardaigne [Terminée]   Lun 08 Aoû 2011, 17:29

Transports de Troupes

M3 Halftrack

Le Half-Track M3

Pendant bien longtemps, le seul moyen de transport du fantassin sarde était ses pieds. Il y eu bien parfois des essais de colonnes mobiles avec des fantassins montés derrière une cavalier mais ces expérimentations furent éphémères.

Même avec la mécanisation des années trente, l'infanterie était le parent pauvre, les camions servant principalement pour le transport logistique et le remorquage des pièces d'artillerie, les fantassins étant toujours la dernière roue du carosse.

Il faut attendre 1946 pour que l'infanterie dispose d'une véritable monture en l'occurence des half-track M3. Ce n'était pas le premier choix de l'armée sarde qui aurait préféré des chenillés RAM Kangaroo mais comme les américains se montraient généreux dans les aides............ .

Les half-track de l'armée sarde étaient identiques aux M3 de l'US Army avec une mitrailleuse de 12.7mm orientée vers l'avant et une mitrailleuse de 7.62mm pour couvrir la zone arrière. Les half-track sont restés en service jusqu'en 1965 quand ils sont remplacés par des chenillés autrichiens Saurer 4K 4FA.

Caractéristiques Techniques du half-track M3

Poids : 9.3 tonnes Longueur : 6.18m Largeur 2.22m Hauteur : 2.26m Motorisation : moteur à essence White 160AX de 147ch Vitesse maximale : 72 km/h Autonomie : 282km Armement : une mitrailleuse de 12.7mm et une de 7.62mm Capacité : trois hommes et dix fantassins


Saurer 4K 4FA

Chargement d'un Saurer 4K 4FA de l'armée autrichienne sur un wagon de chemin de fer

Le concept half-track séduisant sur le papier ressorti de la seconde guerre mondiale terriblement affaibli, en clair il était sans avenir, une fausse bonne idée. L'avenir c'était le chenillé complet «Full track».

La Composante Terrestre étudia le FV432, le M113 et le Saurer 4K 4FA. Ce dernier faisait figure de véritable outsider et pourtant il fût sélectionné en 1963 pour équiper les unités d'infanterie mais pas les unités d'appui qui utilisaient des Unimog 404 moins coûteux.

Simple transport de troupes, il était néanmoins armé d'un canon de 20mm en tourelle monoplace pour sa version transport de troupes. La variante appui pour le transport des équipes antichars et de mortiers était armée d'une mitrailleuse de 7.62mm.

Ce véhicule, une bonne bête de combat est resté en service jusqu'en 2008 quand le Piranha III commença à le remplacer qui après avoir équipé les bataillons d'infanterie, équipera également le bataillon parachutiste à partir de 2015 en remplacement des BMR-600. Les derniers Saurer ont été retirés du service à la fin de 2010.

Caractéristiques Techniques du Saurer 4K 4FA

Poids : 15 tonnes Longueur 5.4m Largeur 2.5m Hauteur 2.1m Motorisation : un diesel Saurer de 250ch
Vitesse maximale 65 km/h Autonomie opérationnelle 370km Equipage : 2 hommes plus 7 fantassins
Armement : un canon de 20mm Oerlikon modèle 204GK


BMR-600

BMR-600 de l'armée espagnole à Sarajevo intégré au sein de la SFOR

Le parachutiste devait être selon «Bruno» «souple, félin, manoeuvrier» ce qui était incompatible avec l'utilisation de véhicules blindés. Le 7ème bataillon de parachutiste basé à Cagliari-Elmas utilisait donc de simples camionettes Unimog 404 non protégées.

Néanmoins, le temps passa et comme le feu tuait de plus en plus, l'alourdissement des parachutistes devenait nécessaire. Le temps où le «béret rouge» était un fantassin sautant uniquement d'avion est révolu, il est désormais devenu polyvalent, pouvant combattre comme un vrai biffin sous blindage.

Un véhicule blindé était nécessaire, un véhicule à roues bien entendu. En 1982, le 7ème BP évalua le Cadillac Commando, le VAB 6X6 et le Pegaso BMR. Ce dernier est choisit, les premiers véhicules en version transport de troupes sont livrés en 1984 et les derniers en 1987 dans des variantes spécialisés (dépannage, EVASAN, commandement, porte-mortier).

Modernisés au milieu des années quatre-vingt dix, ils doivent rester en service jusqu'en 2017 quand les derniers BMR-600 seront remplacés par des Piranha III.

Caractéristiques Techniques du Pegaso BMR-600

Poids : 13.75 tonnes Longueur : 6.15m Largeur 2.50m Hauteur de la caisse 2.00m Motorisation : Diesel Pegaso 6 cylindres de 306ch Vitesse maximale sur route : 100km/h Autonomie : 600km Armement : une mitrailleuse de 12.7mm Browning M2 Equipage : 2 hommes (pilote et tireur) et 11 fantassins.


Piranha III

Piranha IIIH de l'armée irlandaise. Les Piranha sardes sont semblables

La réduction des budgets oblige l'armée sarde à réduire le nombre d'unités mais également sa charge logistique. Le remplacement du Saurer 4K 4FA équipant les bataillons d'infanterie devant précéder de peu le remplacement des BMR-600, il fût décidé de choisir un seul et unique véhicule, un véhicule à roues.

Plusieurs modèles ont été envisagés et évalués : le suisse Piranha III, l'allemand Fuchs 2, le russe BTR-90, le français VBCI et le germano-néerlandais Boxer. C'est le Piranha III qui à été choisit en 2006, les premières livraisons ayant lieu en 2007, les derniers chenillés Saurer 4K 4FA quittant le service actif à la fin de 2010, la plupart des véhicules étant feraillés mais quelques uns ont été préservés dans des musées. Les BMR-600 seront eux remplacés entre 2015 et 2017.

Outre le transport de troupes, des modèles spécialisés ont été acquis ou vont l'être : commandement et contrôle, porte-mortiers, véhicule antichar, dépannage et génie. Une version combat à canon de 105mm est envisagée pour remplacer à terme les TAM.

Caractéristiques Techniques du Piranha III

Poids : 17 tonnes Longueur : 6.98m Largeur : 2.7m Hauteur : 2.8m Motorisation : un diesel Caterpillar 3126 de 350ch Vitesse maximale : 100 km/h Autonomie opérationnelle : 450km Armement : une mitrailleuse de 12.7mm en tourelleau téléopérée Equipage : un pilote et un tireur/ groupe de combat de huit hommes.

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MessageSujet: Re: La Sardaigne [Terminée]   Lun 08 Aoû 2011, 17:33

Artillerie Automotrice

M37 105mm Howitzer Motor Carriage

Canon automoteur de 105mm M37

Bien que relativement bien mécanisée, l'armée sarde ne disposait pas au début de la seconde guerre mondiale d'automoteurs d'artillerie ce qui n'était pas infamant, ni la France ni la Grande Bretagne n'avaient de véritables pièces d'artillerie autopropulsées.

Il faut attendre l'après guerre pour que cette situation change. Néanmoins, les sardes n'équipèrent pas leurs unités d'artillerie d'automoteurs.

Les automoteurs M37 (chassis de M24 Chaffee avec un obusier de 105mm M101 appelé ici M4) équipèrent l'escadron d'appui des bataillons de cavalerie en l'occurence avec neuf pièces.

Au combat, ces canons étaient plus utilisés comme canons d'assaut, en tir direct en appui des chars qu'en tir indirect comme opère normalement un canon automoteur. Chose étonnante, sur les 126 obus stockés, environ un tiers soit 40 projectiles étaient des projectils antichars (HEAT ou HESH) pour couvrir les Chaffee dont le canon de 75mm avait une portée plus faible.

Ces automoteurs sont restés en service jusqu'en 1970 quand ils ont été remplacés par des automoteurs britanniques FV433 Abbot.

Caractéristiques Techniques du M37

Poids : 21000kg Longueur : 5.49m Largeur 3.00m Hauteur : 2.84m Motorisation : deux diesels Caterpillar 44T24 16 cylindres dévellopant 296ch Vitesse maximale : 56 km/h sur route autonomie opérationnelle : 161km Armement : un obusier de 105mm M4 alimenté à 126 obus pouvant pointer en site de -10.5° à +42.8 et en azimut de 26.3° à droite et de 25.4° à gauche; une mitrailleuse de 12.7mm Browning M2 alimentée à 990 cartouches. Equipage : 7 hommes (pilote, commandant et cinq servants pour l'obusier)


Vickers FV433 Abbot

Vickers FV433 Abbot

Les M37 du bataillon de cavalerie étaient comme pour la majorité du matériel sarde de l'après guerre,un équipement de seconde main, déjà utilisé. On aurait pu s'attendre à ce qu'il soit rapidement remplacé mais en réalité, il fallut attendre 1970 pour qu'une pièces autopropulsée moderne équipe l'armée sarde en l'occurence, le Vickers FV433 Abbot n'équipe les deux escadrons d'appui des bataillons de cavalerie pour servir plus de canon d'assaut que de pièce d'artillerie.

Avant de choisir l'Abbot, l'armée sarde évalua également l'AMX-105A, une version de l'AMX-13 équipé d'un obusier de 105mm en casemate et le M-52 de 105mm. La logique aurait voulu que ce dernier soit choisit ne serais-ce que pour des raisons logistiques : il reprennait le chassis du char léger M41 Walker Bulldog sur lequel était installé un casemate pour un obusier.

C'est finalement la pièce autopropulsée britannique qui fût commandée à dix-huit exemplaires pour équiper les deux escadrons en 1968 (livrés en 1970). Quatre autres exemplaires furent acquis comme volant de fonctionnement en 1980 mais ces anciennes pièces de la BAOR (British Army On Rhine) furent au final cannibalisés.

La dissolution du 5ème bataillon de cavalerie basé à Cagliari en 2001 à entrainé le stockage d'une partie des Abbot, les plus usés, les plus récents étant utilisés par le 6ème bataillon basé à Sassari.

Toujours en service en 2011, le Vickers FV433 Abbot doit cependant être remplacé. Il est peu probable qu'il le soit par un automoteur chenillé (bien que Rheinmetall face une active promotion de son Donar, une tourelle de PanzerHaubitze 2000 sur un chassis d'ASCOD) mais plutôt par un automoteur à roues comme le Caesar. La décision pourrait être prise cette année pour une livraison à partie de 2013/14.

Caractéristiques Techniques du Vickers FV433 Abbot

Poids : 16.56 tonnes Longueur : 5.8m Largeur 2.6m Hauteur : 2.5m Motorisation : un moteur polycarburant Rolls-Royce K60 Mk4G de 240ch Vitesse maximale en tout terrain : 47 km/h Autonomie opérationnelle 480km Blindage : 10 à 12mm Armement : un canon de 105mm L13A1 avec 40 obus, une mitrailleuse de 7.62mm MG3 Equipage : 4 hommes

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MessageSujet: Re: La Sardaigne [Terminée]   Jeu 11 Aoû 2011, 21:22

Autos blindées

Les autos blindés «indigènes»

Le dévellopement précoce d'une industrie mécanique permit à l'armée sarde d'envisager sereinement sa mécanisation. Sous l'impulsion du général Dezorno, l'armée sarde fit l'acquisition de plusieurs autos blindées qui équipèrent notamment le bataillon de chars pour l'éclairage.

Plusieurs modèles furent construits baptisés tout simplement ABS (Auto-Blindée Sarde) 1, 2 et 3 mais seul le dernier modèle fût au final adopté en quantité.

-L'ABS-1 était un véhicule 4X4 à moteur essence de 8 tonnes, 4.90m de long sur 2.20m de large et une hauteur de 2.25m, armé d'une mitrailleuse de 7.92mm MG15 et utilisée par deux hommes. Souffrant d'un moteur capricieux et d'un blindage insuffisant, elle ne fût produite qu'à huit exemplaires entrés en service en 1931 mais réformés dès 1934.


L'ABS-2 ressemble beaucoup au Sdkfz-231

-L'ABS-2 était un véhicule 6X6 à moteur essence de 10 tonnes, 5.80m de long sur 2.10 de large et une hauteur de 3.10m, armé d'une canon de 20mm et d'une mitrailleuse de 7.92mm MG15 et utilisée par quatre hommes. Elle est produite à seulement quatre exemplaires non pas pour des problèmes mécaniques mais parce qu'elle fût au final jugé trop grande pour les besoins et les missions prévues.

Les quatre exemplaires entrés en service en 1935 furent utilisés pour des missions de sécurité intérieure au sein de la Police Militaire : une fût détruite dans une embuscade en 1941, une autre par un bombardement aérien anglais en 1941, les deux dernières étant miraculeusement préservées et font encore aujourd'hui le bonheur du Musée Militaire de Cagliari. Il est d'ailleurs prévu que l'un d'elle soit remise en état de marche.


L'ABS-3 ressemblait fortement au Sdkfz 222 allemand

-L'ABS-3 était un véhicule 4X4 à moteur diesel de 9 tonnes, 4.97m de long sur 2.30m de large et une hauteur de 2.30m, armé d'un canon de 20mm et d'une mitrailleuse de 7.92mm MG15 et utilisée par trois hommes.

Le prototype est prêt en 1933 et les premiers exemplaires entrent en service au sein du bataillon blindé en 1936. l'ABS-3 affectueusement appelée Sabrineta (en référence à Sabrina Sartini surnomée Sabrineta chanteuse aux atouts généreux mis en valeur par des robes savament décolleté, les soldats sardes de l'époque chantant «J'aimerai m'endormir dans les seins de Sabrina tralala») par ses équipages fût produite à une quarantaine d'exemplaires.

Un petit nombre à été utilisé par les allemands entre 1942 et 1943 et au moins quatre exemplaires sont sorties indemnes de la fournaise du second conflit mondial. Deux ont été vendues à des musées étrangers, une à été installée à l'entrée de la caserne du 6ème BC de Sassari et le quatrième confié aux bons soins du Musée Militaire de Cagliari.

M-8 Greyhound


L'industrie mécanique sarde avait fortement souffert de la guerre et en 1946, était bien incapable de produire quoi que ce soit. Voilà pourquoi, les ABS-3 furent remplacés par des M-8 Greyhound, des autos-blindées 4X4 armées d'un canon de 37mm qui avaient été mises en service en 1943, faisant d'ailleurs leurs premiers tours de roues opérationnels en Sardaigne au sein d'unités américaines et britanniques.

Comme sa dévancière, le Levrier équipa la cavalerie en l'occurence les pelotons de reconnaissance des escadrons de combat soit 24 Greyhound par bataillon et 48 véhicules au total plus quelques véhicules pour l'instruction. Ces véhicules sont restés en service jusqu'en 1964 quand ils ont été remplacés par des Panhard AML-90 plus modernes et mieux armés.

Caractéristiques Techniques des M-8 Greyhound

Poids : 7.8 tonnes Longueur : 5m Largeur 2.54m Hauteur 2.25m Motorisation : un diesel Hercules JXD 6 cylindres de 110ch Vitesse maximale : 90 km/h Autonomie opérationnelle 563km Blindage : 19mm Armement : un canon de 37mm, une mitrailleuse coaxiale de 7.62mm et une mitrailleuse antiaérienne de 12.7mm Equipage : 4 hommes.


AML-90


En 1960, l'industrie mécanique sarde s'était depuis longtemps relevé des affres et des destructions de la guerre et quand la Composante Terrestre des FANS commença à réflechir au remplacement des Greyhound, la Sarde de Construction Mécanique (SCM), filiale de Volgoda proposa de dévelloper une auto-blindée 4X4 bien armée, présenta dès 1961 une maquette, signe qu'elle avait anticipé les besoins de la CT.

La faillite de Volgoda suite à l'échec de sa voiture bon marché V6 en 1962 enterra ce projet, la SCM devenue indépendante devant se recenter sur les machines-outils et la sous-traitance. L'armée sarde pourtant intéressée par le projet de la SMC se tourna vers l'étranger et plus précisément la France et Panhard, commandant en 1964, des AML-90 à raison de 48 exemplaires pour remplacer nombre pour nombre les vieilles M-8.

Ces solides autos-blindées sont restées en service jusqu'en 2005 quand elles furent remplacées par la version de reconnaissance de la Mowag Eagle, une adaptation made in switzerland du Hummer (même chassis mais carosserie différente).

Caractéristiques Techniques de la Panhard AML-90

Poids : 5.5 tonnes Longueur : 4.15m Largeur 1.97m Hauteur : 2.07m Motorisation : un moteur essence Panhard 1.991 de 90ch Vitesse maximale : 90 km/h Autonomie opérationnelle : 600km Blindage : inconnu Armement : un canon de 90mm, une mitrailleuse de 7.62mm coaxiale et une autre de même calibre antiaérienne Equipage : trois hommes

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MessageSujet: Re: La Sardaigne [Terminée]   Jeu 11 Aoû 2011, 21:34

Véhicules légers

Jeep Willys

Une Jeep Willys

Bien qu'elle ait dévellopé une industrie mécanique et construit plusieurs autos-blindées, il fallu attendre l'après guerre pour que l'armée sarde bénéficie d'un véhicule léger tout-terrain, une véritable bonne à tout faire.

C'est naturellement la Jeep Willys qui à ainsi équipé l'armée sarde, véhicule utilisé aussi bien pour la reconnaissance, le transport, la liaison....... . La Composante Terrestre à utilisé ce véhicule jusqu'en 1965 quand des M151 MUTT ont remplacés des véhicules qui pour la plupart étaient à bout de souffle.

Poids net : 1247kg Longueur 3.33m Largeur 1.57m Hauteur 1.14m Motorisation : moteur essence Willys 441 ou 442 de 60ch

Unimog 404

Unimog 404

Avant même le remplacement des Jeep Willys par des M151, l'armée sarde compris qu'elle avait besoin d'un véhicule intermédiaire entre la Jeep et le camion tactique.

En 1960, elle se porta acquéreur d'Unimog 404, un véhicule tout-terrain de construction allemande. Il va équiper le bataillon parachutiste, le bataillon de chasseurs et les unités d'infanterie dans les unités d'appui (mortiers notamment). Ce véhicule à été utilisé jusqu'en 2000 et remplacé par les Pinzgauer ci-dessous

Caracteristiques Techniques

Poids : à vide 2900kg en charge 4400kg Dimensions : longueur 4.9m largeur 2.13m hauteur 21.9m
Motorisation : moteur diesel Mercedes Benz M180 de 80ch


Alvis Pinzgauer 712M

Alvis Pinzgauer 712M

En 2000, les 4x4 Unimog 404 à bout de souffle sont remplacés par des 6x6Alvis Pinzgauer uniquement pour des missions de soutien et de transport des armes d'appui, le transport des troupes étant assuré par les Piranha III et les BMR-600. Ce véhicule est toujours en service en 2011 et ne doit pas être remplacé avant une bonne quinzaine d'années.

Masse (à vide) 1950kg (charge utile) 1000kg (pleine charge) 2950kg longueur : 4.20m largeur : 1.77m hauteur : 2.16m Empattement : 2.20m Vitesse maximale : 105km/h Distance franchissable : 600km. Armement : une mitrailleuse de 7.62mm MG3. Capacité : dix hommes équipés

M151


Les Jeep Willys furent remplacés par leurs «petits-fils» en l'occurence des M151 MUTT (Military Utility Tactical Truck) qui succédaient aux M38.

Les M151 de l'armée sarde furent utilisés pour des missions de liaison, de transport et de reconnaissance mais également la lutte antichar.

Ce véhicule sans défauts fût utilisé par l'armée sarde jusqu'en 1997 quand il fût remplacé par le Mowag Eagle II en version utilitaire essentiellement.

Poids : à vide 1012kg chargé 1575kg Longueur : 3.35m Largeur 1.58m Hauteur : 1.80m Motorisation : moteur essence 4 cylindres 72ch Performances : vitesse maximale sur route 106 km/h Rayon d'action maximal 483km Armement : une mitrailleuse de 7.62mm

Mowag Eagle

Mowag Eagle IV de l'armée allemande

Le Mowag Eagle est un véhicule suisse même si son chassis est américain en l'occurence celui du Hummer avec une caisse blindée ce qui en 1995 faisait rire la plupart des militaires américains, un rire qui devint jaune après les premières pertes en Irak obligeant l'US Army à commander en urgence des kits de surblindage pour remplacer les solutions transitoires adoptées sur le terrain par les G.I.

La Sardaigne adopta donc en 1997 le Mowag Eagle pour des missions utilitaires (transport, liaison, soutien des équipes antichars et antiaériennes légères) dans sa version II. La nécessité de remplacer les AML-90 du bataillon de cavalerie entraina la commande en 2004 d'Eagle IV en version de reconnaissance, un véhicule bien équipé en systèmes de reconnaissance et mieux armés avec une mitrailleuse de 12.7mm et une autre de 7.62mm. Ce modèle équipe également la section de reconnaissance motorisée de la compagnie d'appui du bataillon d'infanterie.

Les Mowag Eagle sont toujours en service en 2011 et il n'est pas prévu de les remplacer avec une bonne quinzaine d'années.

Caractéristiques Techniques du Mowag Eagle IV

Poids : 8500kg Longueur 5.37m Largeur : 2.16mm Hauteur 2m Motorisation : diesel Cummins de 250ch Vitesse maximale 110km/h Autonomie opérationnelle 650km Armement : une mitrailleuse de 12.7mm et une mitrailleuse de 7.62mm Equipage : trois ou quatre hommes.


Camions

General Motors M35 6X6


Le dévellopement d'une industrie mécanique à permis à l'armée sarde de disposer de plusieurs camions pour notamment la traction des pièces d'artillerie. Il ne faudrait cependant pas croire que la petite armée de terre sarde était entièrement mécanisée.

Les fantassins notamment utilisaient plus souvent leurs pieds pour se déplacer, il faut donc attendre l'après guerre pour que l'armée sarde dispose de camions modernes en l'occurence les immortels GMC 6X6.

Ces camions ont servi principalement pour le transport (camion cargo à plateau), le ravitaillement en carburant (camion-citerne carburant et eau) et le dépannage (camion-grue) sans oublier le remorquage des pièces d'artillerie.

Ce véhicule increvable à quand même été remplacé en 1983 par des camions MAN 6X6 à très haute mobilité.

Poids : à vide 5900kg à pleine charge 9168kg Longueur : 6.71m Largeur 2.39m Hauteur hors tout : 2.90m Motorisation : Diesel polyvalent de 6 cylindres LDT-465-IC6 de 140ch Vitesse maximale sur route 90 km/h Autonomie maximale 483km

MAN 20.280 DFAEG


Les M35 6x6 étaient de bons véhicules mais ils vieillissaient. L'armée sarde décida à la fin des années soixante-dix de s'équiper d'un nouveau modèle camion. Après avoir pensé acquérir un camion 4X4, elle jeta son dévolu sur le MAN 20.280 DFAEG, un camion 6X6 à haute mobilité déjà sélectionné par la Bundeswher.

Les premières versions étaient des camions cargos à plateau pour le transport de vracs. Ils furent suivis par une version camion-citerne pour le ravitaillement en eau et en carburant et une version dépannage avec grue et deux treuils plus d'autres versions spécialisées.

Ce véhicule est toujours en service en 2011. Agé de 38 ans, son remplacement prévu d'ici quelques années peut être par un camion américain de la firme Oshkosh. La décision doit être prise en 2012.

Poids : à vide 10300kg à pleine charge 20300kg Longueur : 8.95m Largeur 2.49m Hauteur 3.01m Motorisation : diesel 6 cylindres MAN D2566 MTFG de 280ch Vitesse maximale sur route 80 km/h Autonomie maximale 1000km

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