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 USN CROISEURS LEGERS CLASSE SAINT LOUIS

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clausewitz
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MessageSujet: USN CROISEURS LEGERS CLASSE SAINT LOUIS    Lun 11 Avr 2011, 21:01

CROISEURS LEGERS CLASSE SAINT LOUIS
(ETATS-UNIS)


Le croiseur Saint Louis sortant de l'Arsenal de Mare Island le 6 mars 1942

INTRODUCTION

Des croiseurs lourds à défaut de cuirassés

Quelques considérations préliminaires

Jusqu'à la fin du dix-neuvième siècle, l'US Navy est une marine modeste comparée aux mastodontes que sont les Royal Navy et autres Kaiserliche Marine. Tout change avec le 20ème siècle, Théodore Roosevelt, le président du «Gros Baton» et passionné par la marine engage son pays sur la voie de la thalassocratie.

Elle échoue de peu à imposer un nouveau canon dans le domaine des cuirassés, le Michigan devant devenir le premier cuirassé à artillerie monocalibre mais ce diable de Fisher est passé par là et le «All Big Gun Battleship» hérita du nom générique de dreadnought.

L'avant première guerre mondiale est marqué par une course aux armements navals entre la Grande Bretagne victorienne (puis edwardienne et georgienne) et l'Allemagne wilhelmienne qui voit ses deux pays multiplier les mise sur cale de cuirassés, laissant loin derrière les autres pays.

Cette course s'arrête en 1914 car si les britanniques continuent la construction de navires de ligne en mettant sur cale les Revenge, les Courageous, le Furious et les Admiral (dont un seul sera achevé, le HMS Hood), les allemands stoppent la construction de nouveaux cuirassés, n'achevant même pas certains mis sur cale (comme les deux derniers Bayern ou les Mackensen).

Une autre rivalité navale supplante cette rivalité européenne. Elle oppose cette fois le Japon et les Etats Unis pour le contrôle du Pacifique. Cette rivalité devient évidente dès 1905, la défaite de la Russie dans la guerre l'opposant au Japon élimine Pétrograd de la course et la médiation américaine mal vue, Tokyo accusant Washington à mot couvert d'avoir bridé sa victoire.

Il faut pourtant près de dix ans pour que cette rivalité se cristalise dans des programmes navals important. Côte américain, le programme naval de 1916 prévoit la construction de dix cuirassés (quatre Colorado et six South Dakota) et de six croiseurs de bataille (les Lexington), programme auquel les japonais répondent par le programme «8-8» qui prévoit comme son nom l'indique la construction de huit cuirassés et de huit croiseurs de bataille.

Les autres pays comme la France, la Grande Bretagne et l'Italie furent rapidement éliminés de la course entre ces deux géants.

Rapidement pourtant les américains et les japonais se rendirent (sans l'avouer publiquement) que ces programmes étaient irréalistes sans parler de l'opposition des opinions publiques effarées par cette course aux armements.

A la demande des britanniques, une conférence se réunit en novembre 1921 à Washington aboutissant à un traité de limitation des armements navals signé le 16 février 1922. Chaque signataire reçoit un contingent à ne pas dépasser : 580450 tonnes pour l'Empire Britannique, 500600 tonnes pour les Etats Unis, 301320 tonnes pour le Japon, 220170 tonnes pour la France et 180800 tonnes pour l'Italie.

Parallèlement les caractéristiques unitaires sont clairement définies : est considéré comme un navire de ligne, un navire de 10 à 35000 tonnes armés de canons d'un calibre compris entre 203 et 406mm. Comme le nombre de cuirassés est limité, tous les pays signataires vont se mettre à construire des croiseurs lourds de 10000 tonnes armés de canons de 203mm.

«Thinclad Battleship» : des cuirassés en papier d'étain pour l'US Navy

Les américains ont été handicapés durant la première guerre mondiale par le manque de croiseurs pour éclairer la flotte. Ce manque à été en partie compensée par la mise en service des Omaha mais ces navires sont jugés trop petits pour opérer dans le Pacifique. Une étude sur un corps de bataille de 17 cuirassés conclut à un besoin de 53 croiseurs pour l'éclairage auxquels il faudrait ajouter 20 pour la protection des lignes de communication.

Ces besoins ne seront comme bien souvent jamais assouvis, le temps de paix et surtout la crise de 1929 se coalisèrent pour empêcher l'US Navy de disposer de ces soixante-treize croiseurs.


Le USS Pensacola

L'année fiscale 1924-1925 finance ainsi la construction des premiers croiseurs lourds américains. Ils sont baptisés Pensacola (CA-25) et Salt Lake City (CA-25) et sont admis au service actif respectivement en 1929 (Salt Lake City) et 1930 (Pensacola). Déplaçant 9100 tonnes, filant à 32.7 noeuds, ils étaient armés de dix canons de 203mm en deux tourelles triples et deux tourelles doubles. Ils survivent au conflit et sont utilisés pour les expériences atomiques de Bikini en 1948 puis sabordés ou coulés comme cible de tirs.


Le USS Northampton

Aux Pensacola succèdent les six croiseurs de classe Northampton financés à l'année fiscale 1926-1927, navires baptisés Northampton (CA-26) Chester (CA-27) Louisville (CA-28), Chicago (CA-29), Houston (CA-30) et Augusta (CA-31) qui sont admis au service actif respectivement en 1930 (Northampton, Chester et Houston) et 1931 (Louisville Chicago et Augusta). Version améliorée des Pensacola, ils déplacent environ 9300 tonnes à leur achèvement, filant à 32.5 noeuds avec un armement principal composé de 9 canons de 203mm en trois tourelles triples (deux avant et une arrière). Trois navires sont perdus durant la guerre (Northampton, Chicago et Houston) et les autres sont démantelés après un long passage dans la réserve au début des années soixante.

L'année fiscale 1929 (FY 1928-1929 qui court du 1er juillet 1928 au 30 juin 1929) finance la construction de deux croiseurs lourds de classe Portland et des trois premiers croiseurs lourds de classe New Orleans.


Le USS Portland

Les Portland (CA-33) et Indianapolis (CA-35) sont admis au service actif respectivement en 1933 et 1932. Déplaçant 9800 tonnes standard, ils filaient à 32.7 noeuds et disposaient d'un armement principal composé là aussi de 9 canons de 203mm en trois tourelles triples. Ils connaissent deux sorts différents. Si le Portland est démantelé en 1959 après treize ans en réserve (1946-1959), l'Indianapolis est coulé par le sous-marin japonais I-58 le 30 juillet 1945.


Le USS New Orleans

Aux Portland succèdent les sept croiseurs de classe New Orleans, les derniers croiseurs américains construits selon les limitations du traité de Washington. Cette classe se compose des New Orleans (CA-32), Astoria (CA 34), Minneapolis (CA 36) financées comme nous l'avons vu au budget 1929, les les Tuscaloosa (CA 37) et San Francisco (CA 38) financés au budget 1930 et les Quincy (CA 39) et Vincennes (CA 44) financés au budget 1933.

Ce sont des navires de 10300 tonnes standard, filant à 32.7 noeuds avec toujours comme armement principal neuf canons de 203mm en trois tourelles triples même si les canons étaient d'un nouveau modèle.

Sur ces sept navires, trois furent coulés à la bataille de Savo dans la nuit du 8 au 9 août 1942 savoir les Astoria Quincy et Vincennes, la classe New Orleans partageant avec la classe Zara le douteux privilège d'avoir perdu trois navires au cours d'une même bataille. Les quatre survivants ont été démantelés à partir de 1959 après avoir passé une bonne douzaine d'année dans la naphtaline.

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MessageSujet: Re: USN CROISEURS LEGERS CLASSE SAINT LOUIS    Lun 11 Avr 2011, 21:12

Des croiseurs légers à défaut de croiseurs lourds

Les Omaha : bien chétifs pour le Pacifique

Quand est signé le traité de Washington, la marine américaine ne dispose d'aucun croiseur léger, les Omaha étant encore en construction. Ces dix croiseurs ont été mis au point pour éclairer les escadres qui doivent émerger du programme naval de 1916. Bien que la majorité des cuirassés et croiseurs de bataille n'ait été jamais lancé, les croiseurs sont construits, financés aux budget 1917,1918 et 1919.


Le USS Omaha (CL-4)

Ces navires sont baptisés Omaha (CL-4), Milwaukee (CL-5), Concord (CL-10),Trenton (CL-11),Memphis (CL-13),Cincinatti (CL-6), Raleigh (CL-7), Detroit (CL-8), Richmond (CL-9) et Marblehead (CL-12) et sont mis en service en 1923 (Omaha, Milwaukee, Detroit, Richmond et Concord) en 1924 (Cincinatti Raleigh Trenton Marblehead) et 1925 (Memphis).

Ces navires de 7200 tonnes environ à l'achèvement pouvaient filer à 34 noeuds et étaient armés de 12 (Omaha, le Milwaukee, le Concord, le Trenton, et le Memphis) ou de 10 (Cincinatti, Raleigh, Detroit, Richmond et Marblehead) canons de 152mm répartis en deux tourelles doubles (une avant et une arrière) et en casemates (six ou huit). Dépassés dès leur conception, ils servent jusqu'à la fin du second conflit mondial, la plupart du temps sur des théâtre d'opérations secondaires avant d'être désarmé et démantelés dans l'immédiat après guerre.

Les Brooklyn : premiers vrais croiseurs légers de l'US Navy.

Comme il fallait s'y attendre, le traité de Washington en interdisant (sauf rares exceptions) la construction de cuirassés entraina une course au croiseur lourd, un concept batard qui ne satisfaisait personne et en particulier les britanniques qui ne pouvaient en construire autant qu'ils le souhaiteraient.

Une nouvelle conférence navale se réunit à Londres et débouche sur la signature d'un traité de limitation des armements navals le 22 avril 1930. Il concerne surtout les croiseurs. Le traité de Washington avait définit cette catégorie de navires en donnant une fourchette de déplacement très large (1850 à 10000 tonnes) et un armement compris entre 130 et 203mm. Le traité de Londres précise cette catégorie en la divisant en deux, les croiseurs légers ou de 2ème classe avec une artillerie inférieure à 155mm et les croiseurs lourds ou de 1ère classe avec une artillerie supérieure à 155mm et inférieure à 203mm.

Pour continuer d'augmenter leur flotte de croiseurs, les américains comme les japonais, toujours rivaux pour le contrôle du Pacifique doit se limiter à un nouveau type de croiseur, les croiseurs légers armés de canons d'un calibre maximum de 155mm.
L'apparition des Mogami japonais armés de quinze canons de 155mm en cinq tourelles triples en février 1933 ce qui oblige les américains à réagir. Six projets de croiseurs légers sont présentés, tous de 10000 tonnes avec un armement compris de douze à seize canons de 152mm.
Le projet H est sélectionné avec quinze canons de 152mm en cinq tourelles triples (trois avant et deux arrières).

Quatre croiseurs de ce type sont financés dans l'année fiscale (Fiscal Year) FY 1933 (1932-1933) et autorisés par le National Industrial Recovery Act, ces navires étant baptisés Brooklyn (CL-40) Philadelphia (CL-41) Savannah (CL-42) et Nashville (CL-43) plus le dernier croiseur de classe New Orleans, le Vincennes (CA-44).L'année fiscale 1934 (FY 1934 FY 1933-34) finance la construction de trois autres croiseurs de la classe Brooklyn, les Phoenix (CL-46) Boise (CL-47) et Honolulu (CL-48). La classe Brooklyn va donc aligner un total de sept croiseurs.


Le USS Brooklyn en 1942

-Le Brooklyn est mis sur cale au Brooklyn Navy Yard le 12 mars 1935 lancé le 30 novembre 1936 et admis au service actif le 30 septembre 1937. Placé en réserve le 3 janvier 1947, il est transféré à la marine chilienne le 9 janvier 1951 où rebaptisé O'Higgins il est désarmé en 1985 avant de couler en remorque en 1992 alors qu'il allait être démoli.


Le USS Philadelphia

-Le Philadelphia est mis sur cale au Philadelphia Navy Yard le 28 mai 1935 lancé le 17 novembre 1936 et admis au service actif le 23 septembre 1937. Désarmé le 3 février 1947, il passa moins de quatre ans en réserve. En effet, le 9 janvier 1951, il fût rayé des registres et vendu dans le cadre du Mutual Defense Assistance Program à la marine brésilienne. Rebaptisé Almirante Barroso (C-11). Il sert dans la marine brésilienne jusqu'en 1973.


Le USS Savannah

-Le Savannah est mis sur cale aux chantiers navals de la New York Shipbuilding Corporation de Camden (New Jersey) le 31 mai 1934 lancé le 8 mai 1937 et admis au service actif à l'Arsenal de Philadelphie le 10 mars 1938. Désarmé le 3 février 1947, il ne fût pas contrairement à ses sister-ships transférés à une marine sud-américaine en raison des dégâts reçus durant le conflit. Rayé des registres le 1er mars 1959, il fût vendu à la démolition le 25 janvier 1966 à Bethlehem Steel Company.


Le USS Nashville

-Le Nashville est mis sur cale aux chantiers navals de la New York Shipbuilding Corporation installés à Camden dans le New Jersey le 24 janvier 1935 lancé le 2 octobre 1937 et admis au service actif le 6 juin 1938. Il est désarmé le 24 juin 1946, passant quatre ans et demi en réserve puisque le 9 janvier 1951, il fût vendu à la marine chilienne où sous le nom de Capitan Prat, il servit jusqu'à son désarmement en 1985.


Le USS Phoenix

-Le Phoenix est mis sur cale aux chantiers navals de la New York Shipbuilding Corporation installés à Camden (New Jersey) le 15 avril 1935 lancé le 13 mars 1938 et admis au service actif le 3 octobre 1938. Le 11 janvier 1951, le Phoenix est racheté par la marine argentine qui le rebaptisé Diecisiete de Octobre. Après la chute de Juan Peron en 1955, il fût rebaptisé General Belgrano qui fût coulé le 2 mai 1982 par le SNA britannique HMS Conqueror, destruction célébrée par The Sun par le titre vengeur «Gotcha !» (on l'à eu).


Le USS Boise

-Le Boise est mis sur cale aux chantiers navals de la Newport News Shipbuilding and Dry Docks Company de Newports News (Virginie) le 1er avril 1935 lancé le 3 décembre 1936 et admis au service actif le 12 août 1938. Il est désarmé et placé en réserve le 1er juillet 1946. Le 11 juillet 1951, il est vendu à la marine argentine et rebaptisé Nueve de Julio (9 juillet 1816 indépendance de l'Argentine). Mis en réserve à Puerto Belgrano en 1971, il fût désarmé le 31 octobre 1977 (décret spécial n°3351). Vendu à la démolition le 28 juin 1981, il fût remorqué à Browsvillle et démantelé après qu'une tentative pour le transformer en musée eut échouée.


Le USS Honolulu

-Le Honolulu est mis sur cale au Brooklyn Navy Yard installé donc à New York le 10 septembre 1935 lancé le 26 août 1937 et admis au service actif le 15 août 1938. Il arriva à l'Arsenal de Philadelphie le 8 janvier 1946 et y fût désarmé le 3 février 1947. Les avaries subies durant le second conflit mondial explique que contrairement à cinq de ses sister-ships mais comme le Savannah, il ne fût pas transféré à une marine sud-américaine. Le 17 novembre 1959, il fût vendu à la démolition et promptement démoli.



Caracteristiques Techniques des Brooklyn

Déplacement : standard 9767 tonnes pleine charge 11074 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 185m largeur 19m tirant d'eau 7m

Appareil propulsif : 4 turbines à engrenages Parson alimentées par 8 chaudières Babcock & Wilcox dévellopant une puissance totale de 100000ch et entrainant quatre hélices

Performances : vitesse maximale 32.5 noeuds distance franchissable 10000 miles nautiques à 15 noeuds

Protection : ceinture blindée : 140mm pont blindé : 50mm barbettes : 152mm tourelles de 152mm : (toit) 50mm (côtés) 170mm

Armement :15 canons de 152mm (6 pouces) Mark 16 répartis en cinq tourelles triples (trois avant et deux arrières). 8 canons de 127mm en 8 affûts simples et 8 mitrailleuses de 12.7mm. Au cours du conflit, la DCA fût notablement renforcée avec l'embarquement de 28 canons Bofors de 40mm (quatre affûts quadruples et six affûts doubles) et de 20 canons Oerlikon de 20mm (dix affûts doubles)

Aviation : deux catapultes à la poupe et jusqu'à quatre hydravions

Equipage : 868 officiers et marins


Comme vous le savez, Franklin Roosevelt élu en 1932 s'attaque à la résorbption de la crise provoquée par le Krach Boursier du 24 octobre 1929 («Black Friday»). Il lance sa politique de New Deal («Nouvelle Donne»), relançant l'économie par une politique de grands travaux.

En 1934, comme mentionné plus haut est voté le National Industrial Recovery Act («Loi de relance d'industrie nationale) qui débloque des crédits pour des commandes aux industries américaines. Le NIRA avait ainsi financé la construction des quatre premiers Brooklyn et du Vincennes, le dernier croiseur de classe New Orleans.

Il finance également via le budget 1935 la construction de deux autres croiseurs légers, des Brooklyn modifiés. Ces deux croiseurs baptisés Saint Louis (CL-49) et Helena (CL-50) se distinguent des Brooklyn par un armement secondaire disposé différement (les huit affûts simples étant remplacés par quatre affûts doubles) et une nouvelle organisation de l'appareil propulsif avec un fractionnement des salles des machines permis par des chaudières plus compactes, produisant plus de vapeur, une vapeur plus chaude. Ces différences en apparence minimes expliquent pourquoi certains auteurs les intègrent à la classe Brooklyn (ce qui n'est bien sur pas mon cas).

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MessageSujet: Re: USN CROISEURS LEGERS CLASSE SAINT LOUIS    Lun 11 Avr 2011, 21:26

HISTORIQUE

Le USS Saint Louis (CL-49)

Le USS Saint Louis en 1941

Présentation

-Le Saint Louis est mis sur cale aux chantiers navals de la Newport News Shipbuilding & Drydock Co installés à Newport News en Virginie le 10 décembre 1936 lancé le 10 avril 1938 et admis au service actif le 19 mai 1939.

Le CL-49 est le quatrième navire de l'US Navy à avoir porté le nom de cette ville du Missouri, la deuxième plus grande ville de cet état, ville fondée en 1703 par des missionnaires catholiques français et intégrée aux Etats Unis par l'achat de la Lousiane en 1803. Longtemps intégré au comté de Saint Louis, elle est une ville indépendante depuis 1876. Elle actuellement peuplée de 319294 habitants (2.7 millions en comptant toute l'agglomération).

Le premier navire à porter ce nom fût un sloop en service de 1828 à 1865 et démoli en 1907 suivit par une canonnière cuirassée mise en service en 1862 et coulée (sous un autre nom) en 1863. Le troisième Saint Louis est un croiseur protégé en service de 1906 à 1922.


Le cargo amphibie USS Saint Louis (LKA-116) de classe Charleston

Depuis le CL-49, un cinquième navire à porté ce nom. Il s'agit d'un cargo amphibie de classe Charleston, le LKA-116 en service de 1969 à 1991.

Carrière opérationnelle (1) : un croiseur dans la seconde guerre mondiale

Vue aérienne du Saint Louis

Le dernier des croiseurs légers américains entame véritablement sa carrière opérationnelle le 6 octobre après sa croisière de mise en condition. (J'en profite ici pour rappeler que mon ASA est la traduction de commissioned qui correspond à un navire prêt techniquement mais à l'équipage peu entrainé soit l'équivalent de la clôture d'armement pour un navire français).

D'octobre 1939 à septembre 1940, il participe aux patrouilles de neutralité dans l'Atlantique et dans la mer des Caraïbes.

Le 3 septembre 1940, il embarqua à Norfolk _son port d'attache_ une commision d'officiers de la Navy chargée de repérer les sites des futures bases dans des possessions britanniques suite un accord signé la veille, bases situées plus précisément aux Bahamas, en Jamaïque, à Santa Lucia, Trinidad, aux Bermudes, en Guyane britannique et à Argentia à Terre Neuve.

Ces bases ont été obtenus en échange de cinquante destroyers de type flush-decker cédés à la Royal Navy qui manquait cruellement d'escorteurs (ce sont les fameux «cinquante destroyers qui sauvèrent le monde»).

Le Saint Louis est de retour à Norfolk le 27 octobre 1940. Le 9 novembre 1940, il appareille pour le Pacifique, franchissant le canal de Panama le 14 et arrivant à Pearl Harbor le 12 décembre 1940. Il passe l'hiver en manoeuvres et patrouilles. Après un carénage au Mare Island Navy Yard, le Saint Louis est de retour à Pearl Harbor le 20 juin 1941.

A la fin du mois d'août, le croiseur léger appareille avec les autres croiseurs de la Battle Force pour des patrouilles entre Wake, Midway et Guam, rentrant à Hawaï à la fin du mois de septembre après une escale à Manille.

Du 28 septembre au 6 décembre 1941, il subit un petit carénage au Pearl Harbor Navy Yard et quand les japonais attaque, le croiseur est mouillé dans le Southeast Lock dans l'enceinte de l'Arsenal en compagnie de son «demi-frère», le USS Honolulu (CL-48) (classe Brooklyn).

Dès que les avions japonais sont aperçus dans le ciel d'Oahu, le commandant du navire, le capitaine Rodd ordonne le branlebas. Les préparatifs d'appareillage commence aussitôt pendant que les pièces antiaériennes en état de marche sont armées et ouvrent le feu contre les avions frappés de la cocarde rouge.

Après avoir abattu trois avions japonais, le croiseur appareille à 9.31, réussissant à réarmer son artillerie principale à 9.46. A 10.04, le croiseur gagne la haute mer après avoir traversé le chenal à 22 noeuds (8 noeuds normalement).

Un sous-marin de poche japonais lance deux torpilles qui explosent à 180m du navire sans provoquer de dégat. Attaqué par des charges de profondeurs de destroyers et les canons du croiseur, il disparaît probablement coulé.

Comme tous les navires ayant échappé à l'enfer sur Pearl Harbor, le Saint Louis va participer aux vaines recherches de la flotte japonaise, rentrant à son port d'attache le 10 décembre, affublé d'un surnom : Lucky Lou (Lou le chanceux).

Le 6 janvier 1942, le Saint Louis quitte San Francisco engerbé au sein de la TF17 construite autour du porte-avions Yorktown pour escorter un convoi de transport troupes destiné au renforcement des défenses de Samoa. Le déchargement à lieu du 20 au 24 janvier avant que le groupe de combat ne bombarde les Marshall et les Gilberts, rentrant à Pearl Harbor le 7 février 1942. Il enchaine les escortes Hawaï-Californie, escortant également le paquebot President Coolidge à bord duquel se trouve le président phillipin Manuel Quezon entre Manille et San Francisco où il arrive le 8 mai.

Le 8 mai 1942, il appareille de son port d'attache pour Midway, effectuant une mission de transport rapide avec d'autres navires pour renforcer ce point d'appui stratégique au milieu (Mid-Way) de l'Océan Pacifique. Déchargeant sa cargaison le 25, il gagne alors les Aléoutiennes, intégrant la TF8 pour assurer la défense de cet archipel. Il arrive sur l'île de Kodiak le 31 mai et après ravitaillement en carburant, entame ses patrouilles.

Dans le cadre d'une diversion vis à vis de l'objectif principal (Midway), les japonais décident d'occuper les îles d'Attu et de Kiska ce qui est chose faite le 6 juin 1942 même si comme nous le savons cette diversion ne servit à rien, les américains étant au courant du plan japonais grâce à leur service d'analyse dirigé par le capitaine de frégate Rochefort.


Le Saint Louis en travaux

Le 3 août, le Saint Louis appareille pour Kiska afin d'effectuer une mission de bombardement avant de rentrer à Kodiak le 11 août. Il couvrit également l'installation d'une base alliée à Adak. Le 25 octobre, il quitte ces eaux inhospitalières pour San Francisco et le Mare Island Navy Yard afin de subir un carénage.

Le 4 décembre 1942, le croiseur quitte San Francisco en escorte de transport, direction la Nouvelle Calédonie, arrivant à Nouméa le 21 avant de gagner Espiritu Santo (Nouvelles Hébrides) puis les Salomons, participant aux dernières semaines de la longue et terrible campagne de Guadalcanal (août 1942-février 1943) mais participant pleinement jusqu'au mois de juillet à la reconquête de tout l'archipel.


Le croiseur Saint Louis à Tulagi en 1943

Dans la nuit du 4 au 5 juillet, le Saint Louis est intégré au TG 36.1 du contre-amiral Ainsworth en compagnie des croiseurs Honolulu et Helena et de cinq destroyers. Il participe ainsi au bombardement de Vila, Kolombangara et le port de Bairoko (Nouvelle Géorgie).

Au même moment, les japonais bombardent 1200 hommes à Vila. S'en suit une escarmouche où les japonais prouvent leur savoir faire en matière de combat de nuit en touchant le destroyer USS Strong (une torpille et des obus de 150mm des batteries côtières) alors que le Chevalier est avarié par l'explosion des grenades du Strong et doit être remplacé.

Le TG 36.1 devait se replier après avoir couvert le débarquement de trois bataillons de la 37ème DI par sept transport rapides mais le contre-amiral Ainsworth reçoit l'ordre de se tenir prêt à intercepter un «Express de Tokyo» annoncé pour la nuit suivante.

Dans la nuit du 5 au 6 juillet, le TG 36.1 tombe sur les neuf destroyers du contre-amiral Akiyama chargés de débarquer 2800 hommes dans le golfe de Kula. Le Saint Louis est précédé par deux destroyers, le Honolulu et l'Helena et suivit par deux destroyers. Les américains perdent le croiseur Helena (deux torpilles) et les japonais deux destroyers plus quatre autres endommagés mais qui peuvent se replier.

Une semaine plus tard, dans la nuit du 12 au 13 juillet, le TG 36.1 intercepte un nouveau convoi japonais. Le CA Ainsworth dispose à cette occasion des croiseurs Honolulu, Saint Louis et Leander (marine néo-zélandaise) et de neuf destroyers (DesRon 12 et 21). Face à eux, le contre-amiral Izaki dispose du croiseur léger Jintsu et de cinq destroyers qui couvrent quatre destroyers qui débarquent leurs troupes.

Le Jintsu disposant d'un détecteur de radars, les japonais détectent les américains avant que ces derniers ne détectent les japonais qui lancent leurs torpilles soixante secondes avant l'ouverture du feu par les américains. Le Leander reçoit une torpille et s'en suit un combat assez confus. Les japonais rechargent et lancent une nouvelle salve dix-huit minutes plus tard, faisant de gros dégâts puisque l'Honolulu et le Saint Louis reçoivent une torpille chacun (respectivement à bâbord et à l'étrave) tout comme un destroyer (qui doit ensuite être sabordé), deux autres destroyers s'abordent pour le prix du croiseur léger Jintsu plus un destroyer endommagé.


Le Saint Louis endommagé par une torpille subissant des réparations provisoires à Espiritu Santos à couple avec
le navire-atelier Vestal


Le Saint Louis est sérieusement endommagé mais les pertes humaines restent faibles. Il arrive à Tulagi le 13 puis gagne Espiritu pour des réparations provisoires destinés à lui permettre de gagner la côte ouest pour remise en état complète. Il est de retour au combat à la mi-novembre, terminant l'année en appui des débarquements amphibies par exemple à Bougainville et entamant l'année 1944 en appuyant la reconquête des Salomons.


Il manque quelque chose au Saint Louis non ?

Le 14 janvier 1944, il est touché par une bombe lancé par un Aichi D3A «Val» (tout en évitant cinq autres projectiles) qui pénètrent à l'intérieur du navire, tuant 23 marins et en blessant 20 dont 10 plus sérieusement que les autres. Les hydravions du bord sont détruits et le système de ventilation endommagé. Sa vitesse est tombée à 18 noeuds et après une nouvelle attaque sans dommages le 15, il gagne la baie de Purvis pour des réparations qui l'éloignent du front jusqu'au mois de mars 1944.

Le 4 juin 1944, il quitte enfin le Salomons pour les Marshalls puis les Mariannes afin d'appuyer l'assaut sur Saipan au sein de la TF52. Sur zone le 14, il participe au bombardement préliminaire, au «rouleur compresseur» destiné à écraser toute résistance puis à l'appui-feu des troupes débarquées en répondant à leur demande de tir. Le 16 juin 1944, il bombarde Guam puis retourne sur Saipan où il reste y compris durant la bataille de la mer des Phillipines. Après avoir couvert le groupe des pétroliers du 22 au 24 juin, il gagne les Marshall pour repos de l'équipage et entretien.

Le Saint Louis reprend la mer le 14 juillet et est sur zone au large de Guam le 17 juillet non sans avoir perdu une partie de son hélice n°3. Il couvre les UDT (Underwater Demolition Team, ancètres des SEAL mis en place pour détruire des obstacles, leur absence à Tarawa pour l'opération «Galvanic» le 20 novembre 1943 sera cruellement ressentie), participe au bombardement préliminaire puis à l'appui des troupes américaines qui débarquent le 21 (sont engagées dans l'opération «Stevedore», la 3ème division de Marines, la 1ère brigade provisoire des Marines et la 77ème DI) et ce jusqu'au 29 quand il quitte la zone pour un carénage en Californie.

Il quitte la côte ouest à la mi-octobre pour Hawaï où il subit quinze jours d'entrainement intensif avant de regagner la zone des opérations, arrivant dans le golfe de Leyte le 16 novembre. Il passe les dix jours suivants à patrouiller dans le Golfe de Leyte et le détroit de Surigao, protégeant de sa puissante DCA les navires américains du secteur.

Peu avant midi le 27 novembre, une formation d'une quinzaine d'appareils ennemis attaque les croiseurs américains qui repoussent l'assaut mais à 11.30, dix autres avions attaquent profitant de la relève entre deux patrouilles de chasse. Ils se séparent en trois groupes (4,4 et 2 appareils respectivement), le premier groupe visant le Saint Louis qui est touché à tribord par un kamikaze (un D3A Val) qui provoque un incendie dans la zone du hangar aviation, provoquant de lourdes pertes chez les servants de la DCA.

A 11.39, un deuxième avion manqua de peux le croiseur et s'écrasa à 91m du navire après avoir survolé la tourelle n°4 de 152mm. A 11.51, deux autres avions attaquèrent le croiseur mais un seul s'écrasa sur le CL-49 qui prit un peu de gite à tribord. Après avoir évité un autre kamikaze à 12.10, il échappa à un raid d'avion torpilleur. Les avaries maitrisées, le croiseur pu se replier, 15 marins avaient été tués, un était porté disparu et 43 blessés dont 21 gravement.


Le Saint Louis touché par un kamikaze japonais

L'infortuné croiseur arrive en baie de San Pedro le 30, subissant des réparations temporaires avant de gagner la Californie à la fin du mois de décembre pour une remise en état complète jusqu'au 1er mars 1945 date de son départ pour le Pacifique.

Retrouvant la TF58 à la mi-mars à Ulithi, il participa aux raids des porte-avions contre le Japon métropolitain puis retrouva les Ryukyu et la TF54 pour bombarder Okinawa et couvrir les dragueurs de mines et les UDT qui préparaient le terrain pour l'opération Iceberg qui débuta le 1er avril quand la 10ème armée commença à être mise à terre avec le 3ème corps amphibie composé des 1ère, 2ème et 6ème division de Marines et le 24ème corps amphibie composé des 7ème, 96ème, 77ème et 27ème DI (81ème DI en réserve à la Nouvelle-Calédonie).

Il reste sur zone Okinawa-Iwo Jima jusqu'au 18 mai quand il gagne Leyte pour reposer l'équipage avant de reprendre sa mission d'appui feu jusqu'à la fin du mois de juillet. Il termine la seconde guerre mondiale en couvrant les raids des porte-avions contre le Japon et ses dernières possessions sur le continent avant de gagner la baie de Buckner au début du mois d'août. Il y était toujours le 15 août quand le Japon capitula.

Carrière opérationnelle (2): Magic Carpet et Brésil

Le USS Saint Louis à la fin de la guerre

A la fin du mois d'août, le croiseur qui avait gagné les Phillipines est affecté à la TF73 connue également sous le nom de Yangtze River Patrol Force retrouvant les autres navires de la force en baie de Buckner avant de gagner Shanghai en octobre, transportant des unités de l'armée nationaliste à Formose.

Il participe ensuite à l'opération Magic Carpet, le rapatriement de plusieurs missions de soldats, marins et avaiteurs américains. Sa première rotation s'achève le 9 novembre 1945 quand il arrive à San Francisco. De novembre 1945 à janvier 1946, il effectuant deux autres rotations.

Le 25 février 1946, il arrive à Philadelphie où il entame les préparatifs de sa mise en réserve effective le 20 juin, date de son désarmement.


Le Saint Louis devenu Almirante Tamandare

Son nom est rayé du Naval Vessel Register le 22 janvier 1951 et le 29 janvier, il est officiellement mis en service dans la marine brésilienne sous le nom de Almirante Tamandare (C-12) (ville de l'Etat du Parana dans le sud du Brésil). L'ex-Saint Louis va servir au sein de la marine brésilienne pendant 25 ans, étant désarmé en 1976. Vendu à la démolition à un chantier taïwanais, il coule le 24 août 1980 au large du cap de Bonne Espérance.

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MessageSujet: Re: USN CROISEURS LEGERS CLASSE SAINT LOUIS    Lun 11 Avr 2011, 21:35

Le USS Helena (CL-50)

Le USS Helena à Boston le 15 juin 1940

Présentation

L'Helena en construction

-Le Helena est mis sur cale au Brooklyn Navy Yard le 9 décembre 1936 lancé le 27 août 1939 et admis au service actif (commissioned) le 18 septembre 1939


27 août 1939 : l'Helena prend contact avec son élément

Le CL-50 est le second navire de l'US Navy à porter le nom de la capitale de l'Etat du Montana, ville fondée le 30 octobre 1864 et actuellement peuplée de 28190 habitants. Parmis les célébrités natifs de cette fille citons l'acteur Gary Cooper, l'historien Stephen Ambrose (auteur de Band of Brothers), l'acteur Dirk Benedict («Futé» dans l'Agence Tout Risques)


Le croiseur lourd USS Helena (CA-75) (classe Baltimore)

Le premier navire fût une canonnière immatriculée PG-9 en service dans l'US Navy de 1897 à 1932 et au CL-50 ont succédé trois navires dont seulement deux ont été finalement mis en service, le premier fût le CL-113 un croiseur de classe Fargo dont la construction fût annulée le 5 octobre 1944, le second un croiseur lourd de classe Baltimore en service de 1945 à 1963 (démoli en 1974) et le troisième, un sous-marin nucléaire d'attaque de classe Los Angeles, le SSN-725 mis en service en 1987 et toujours actif vingt-quatre ans plus tard.

Carrière opérationnelle

Le croiseur léger occupe le dernier trimestre de l'année 1939 en essais et mise au point diverses du moins jusqu'au 27 décembre quand il appareille pour sa croisière de mise en condition en Amérique du Sud, faisant escale à Buenos Aires et Montevideo.

Affecté à la flotte du Pacifique, il est présent un certain 7 décembre 1941 à Pearl Harbor. Il est amarré au quai 1010 à la place occupé normalement par le cuirassé Pennsylvania (alors au bassin n°1) avec le mouilleur de mines Oglala à tribord. Il est donc prit pour le cuirassé alors navire-amiral de la flotte du Pacifique.

A peine trois minutes après le début de l'assaut, à 08.00, une torpille passe sous l'Oglala et touche le croiseur (le mouilleur de mines coulera peu après, de peur selon la légende) tuant vingt hommes et innondant une salle des machines et une salle des chaudières mais les diesels alternateurs intacts fournissent le courant nécessaire aux canons antiaériens qui ouvrirent le feu à 08.01 soit quatre minutes après le début de l'assaut

L'attaque terminée, le croiseur subit des réparations temporaires à Pearl Harbor avant de gagner le Mare Island Navy Yard pour remise en état complète ce qui l'éloigna de la zone des opérations pendant près de six mois.
Il participe ainsi à la campagne de Guadalcanal, assistant le porte-avions Wasp le 15 septembre 1942 quand celui-ci est mortellement touché par trois torpilles tirés par le sous-marin japonais I-19 et recueille 400 hommes qu'il dépose à Espiritu Santo.


L'Helena au mouillage

Le 11 et 12 octobre 1942 eut lieu la bataille du Cap Esperance (également connue sous le nom de seconde bataille de Savo). Au moment du débarquement américain, les japonais poussaient vers la Nouvelle Guinée pour s'emparer de Port Moresby lorsqu'ils recoivent l'ordre le 18 septembre de se replier, la priorité étant donnée à Guadalcanal.

Les deux camps renforcent leur position, les japonais par le fameux «Express de Tokyo» et les américains par un convoi venant de Nouméa. Il est couvert par la TF64 du contre-amiral Norman composé des croiseurs San Francisco, Boise, Salt Lake City et Helena et de cinq destroyers Farenholt, Duncan, Buchanan, McCalla et Laffey; la couverture à distance étant assuré par un groupe organisé autour du Hornet et un autre autour du Washington.

Les japonais sont reperés par un B17 basé à Henderson Field le soir du 11 octobre et l'amiral Scott décide de les intercepter. La rencontre à lieu à l'est de Savo dans la nuit du 11 au 12 octobre, les américains barrant le T aux Japonais qui cette fois sont surpris.

Les américains sont en ligne de file avec les destroyers Farenholt, Duncan, Laffey, le croiseur lourd San Francisco (sur lequel se trouve l'amiral Scott), le croiseur léger Boise, le croiseur lourd Salt Lake City, le croiseur léger Helena et les destroyers Buchanan et McCalla. Les japonais se présentent sur une colonne avec les croiseurs lourds Aoba, Furutaka, Kinugasa avec sur chaque flanc, un destroyer le Fubuki à tribord et le Hatsuyuki à bâbord.

Les japonais sont détectés au radar par l'Hélena à 23h25 à 14 miles puis par le Boise. L'Helena ouvre le feu à 23h46 suivi par les autres bâtiments. Les japonais sont surpris les pièces dans l'axe. Le Fubuki et le Furutaka sont coulés,l'Aoba est en feu. Le Kinugasa et le Hatsuyuki, indemnes se retirent mais le Kinugasa encadre le San Francisco puis le Boise qui doit manoeuvrer pour éviter les torpilles.

Le Boise s'étant dévoilé en utilisant un projecteur, il est repris pour cible par le Kinugasa et l'Aoba et encaisse quatre coups avant d'être couvert par une manoeuvre du Salt Lake City. Le combat cesse à 0h20 et les navires japonais rallient les Shortland au sud de Bougainville qui leur sert de base avancée.

Le Duncan, touché par des obus japonais et américains, incendié coule le lendemain vers midi. Le Farenholt a aussi encaissé aussi des coups, probablement américains. Le Boise qui a eu 107 tués, sera réparé à Philadelphie et le Salt Lake City qui à reçu deux coups à Pearl Harbor, l'Helena tout comme le San Francisco sortant indemne de cet affrontement.

Le croiseur léger échappe à de nouveaux dommages dans la nuit du 20 au 21 octobre, plusieurs torpilles explosant à proximité du navire mais sans faire de dégâts et le 11 novembre 1942, escortant un convoi entre Espiritu Santos et Guadalcanal, il repousse une attaque aérienne japonaise, collaborant à la destruction de huit appareils ennemis. Le déchargement des transports est achevé que les américains sont alertés sur la présence à la mer d'une importante formation japonaise.

Les transports se retirent de la zone dangereuse et leurs protecteurs se regroupent pour faire face. Outre le croiseur léger Helena, on trouvait huit destroyers, les croiseurs légers antiaériens Atlanta et Juneau et les croiseurs lourds Portland et San Francisco.

L'Helena repère au radar à 1.24 une force japonaise composée du croiseur léger Nagara, des cuirassés Hiei et Kirishima et de onze destroyers qui doivent effectuer un bombardement naval. Les japonais localisent les américains à 1.41.

L'Atlanta illuminé par le projecteur du destroyer Akatsuki (classe Fubuki) ouvre le feu à 1.50 et comme souvent pour un engagement de nuit, il règne une certaine confusion. Ce bref engagement ce termine vers 3.00.

Dans la mêlée, il semble que le San Francisco ait mis hors de combat le malheureux Atlanta avant de tirer sur le Hiei puis de servir de cible au Kirishima. L'Atlanta immobilisé par au moin une et peut être deux torpilles, trois destroyers sont pulvérisés par les japonais pendant que le San Francisco déguste méchamment, encaissant près de 45 obus, le Juneau encaisse une torpille tout comme le Portland, deux autres destroyer sont également coulés.

Au matin, le Portland achevera un destroyer, le Hiei sera achevé par les avions d'Henderson Field et/ou sabordé par son équipage, l'Atlanta hors de combat est sabordé. Le Juneau endommagé encaissera trois torpilles japonaises qui provoquèrent sa perte et parmi les 700 hommes tués figurent les cinq frères Sullivans qui avaient tenu à servir ensemble.

Les pertes de cette bataille sont lourdes mais Henderson Field reste aux mains des américains ce qui limite les possibilités tactiques des japonais car si c'est dernier on la maitrise de nuit, le jour la menace aérienne limite leur marge de manoeuvre.


20 juin 1943 : l'Helena manoeuvre avec l'Honolulu et le St Louis

De janvier à juillet 1943, le croiseur léger Helena reste déployé dans les Salomons, menant d'inlassables patrouilles pour tenter de faire «dérailler l'Express de Paris», des escortes de convois et des bombardements de position japonaise. Le 11 février, un hydravion du CL-50 participe à la destruction du sous-marin japonais RO-102.

Dans la nuit du 4 au 5 juillet, l'Helena est intégré au TG 36.1 du contre-amiral Ainsworth en compagnie des croiseurs Honolulu et Saint Louis et de cinq destroyers. Il participe ainsi au bombardement de Vila, Kolombangara et le port de Bairoko (Nouvelle Géorgie).

Au même moment, les japonais bombardent 1200 hommes à Vila. S'en suit une escarmouche où les japonais prouvent leur savoir faire en matière de combat de nuit en touchant le destroyer USS Strong (une torpille et des obus de 150mm des batteries côtières) alors que le Chevalier est avarié par l'explosion des grenades du Strong et doit être remplacé.

Le TG 36.1 devait se replier après avoir couvert le débarquement de trois bataillons de la 37ème DI par sept transport rapides mais le contre-amiral Ainsworth reçoit l'ordre de se tenir prêt à intercepter un «Express de Tokyo» annoncé pour la nuit suivante.


Bataille du Golfe de Kula. L'Helena (au premier plan) et le Saint Louis tirant contre les japonais. Photo prise depuis le Honolulu

Dans la nuit du 5 au 6 juillet, le TG 36.1 tombe sur les neuf destroyers du contre-amiral Akiyama chargés de débarquer 2800 hommes dans le golfe de Kula.

Le destroyer Nicholas (DD-449 classe Fletcher) est en tête de colonne suivit par son sister-ship O'Bannon (DD-450), les croiseurs légers Honolulu, Helena et Saint Louis et enfin les destroyers de classe Fletcher Jenkins (DD-447) et Radford (DD-446)

Les américains ouvrent le feu les premiers à 1.47, les lueurs des départs de coup donnant des repères aux japonais qui parviennent à lancer une nouvelle salve. Entre 1.54 et 1.57, l'Helena est frappé par trois torpilles, se casse en deux et coule en vingt-deux minutes.

745 officiers et marins survivent au naufrage mais les destroyers Nicholas et Radford n'en récupère que 470, laissant à la mer 275 en raison de la menace d'une intervention d'avions japonais. 88 hommes dont le commandant du croiseur parviennent sur une petite île à 7 miles du naufrage et sont récupérés le lendemain matin, 7 juillet par les destroyers Gwin et Woodworth.

Les 187 survivants restant s'accrochent à la proue de l'Helena qui flotta quelques heures entre deux eaux. Un Privateer de l'US Navy largue des gilets de sauvetage et quatre embarcations qui accueillent les blessés, la plupart décederont par la suite. 165 hommes parviennent le 7 juillet sur l'île de Vella Lavella où ils sont secourus par des Coastal Watchers australiens et des indigènes qui les aident à échapper aux patrouilles japonaises. Le 15 juillet, les destroyers Nicholas, Radford, Jenkins et O'Bannon protègent les deux APD et quatre autres destroyers récupèrent 165 hommes de l'Helena et 16 chinois qui se cachaient des japonais. Au final, 168 marins de l'Helena sont morts.

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MessageSujet: Re: USN CROISEURS LEGERS CLASSE SAINT LOUIS    Lun 11 Avr 2011, 21:41

CARACTERISTIQUES TECHNIQUES


Déplacement : standard 9071 tonnes pleine charge 12090 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 185m largeur 19m tirant d'eau 7m

Appareil propulsif : 4 turbines à engrenages Westinghouse alimentées par 8 chaudières Babcock & Wilcox dévellopant une puissance totale de 100000ch et entrainant quatre hélices

Performances : vitesse maximale 33 noeuds distance franchissable 10000 miles nautiques à 15 noeuds

Protection : ceinture blindée : 76 à 127mm pont blindé : 51mm barbettes : 152mm tourelles de 152mm : (toit) 50mm (côtés) 170mm

Armement :

Tourelle triple de 152mm du Savannah

-15 canons de 152mm (6 pouces) Mark 16 répartis en cinq tourelles triples (trois avant et deux arrières). Ce canon de 47 calibres tire des obus de 59kg (perforants) à une distance maximale comprise entre 5490m (site : +3.3°) et 18290m (site : +22.3°) (les Saint Louis ont un site maximum à +40°, les Cleveland et les Fargo qui plus tard pouvaient pointer à +60° avait une portée maximale de 23881m à +44.7°) à raison de 8 à 10 coups.


Schéma de la tourelle triple

La tourelle triple pèse 170 tonnes en ordre de combat, permettant aux canons de pointer en site de -5° à +40° à raison de 10° par seconde et en azimut sur 150° à raison de 10° par seconde. La dotation en munitions est de 200 obus par canon soit un total de 3000 obus.


Affûts doubles de 127mm sur un destroyer américain

-8 canons de 127mm (5 pouces) Mark 12 en quatre affûts doubles Mark 22 (deux avant et deux arrières). Le canon Mark 12 de 38 calibres tire des obus de 25kg à une distance maximale de 15903m (+45°) à raison de 12 à 15 coups par minute. L'affût double Mark 22 pèse 49 tonnes et permet aux canons de pointer en site de -15° à +85° et en azimut +/-80° . La dotation en munitions est de 500 obus par canon soit un total de 4000 projectiles.

-La DCA d'origine se composait de 8 mitrailleuses de 12.7mm et de 8 canons de 28mm en deux affûts doubles. Le Saint Louis termina la guerre avec 24 canons de 40mm Bofors (quatre affûts quadruples et quatre affûts doubles) et 10 canons de 20mm Oerlikon (en affûts simples)

-Un grenadeur axial

Aviation : deux catapultes à la poupe pour quatre hydravions Curtiss SOC-2 Seagull.

Equipage : 888 officiers et marins

SOURCES

-Encyclopédie des armes T4 p801-820 «les croiseurs de la seconde guerre mondiale»

-US Navy tome 1 1898 1945 «Du Maine au Missouri»

-Ressources internet diverses


FIN DE L'ARTICLE
A VENIR : DE HAVILLAND SEA VIXEN


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MessageSujet: Re: USN CROISEURS LEGERS CLASSE SAINT LOUIS    Lun 11 Avr 2011, 22:00

clausewitz a écrit:


Le Saint Louis en travaux



Le USS Saint Louis à la fin de la guerre

Il y a un hangar pour les hydravions entre les deux catapultes ?
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MessageSujet: Re: USN CROISEURS LEGERS CLASSE SAINT LOUIS    Lun 11 Avr 2011, 22:25

Ah là tu me pose une colle. C'est pas impossible mais même avec des ailes repliables, cela me semble étroit non ? scratch

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MessageSujet: Re: USN CROISEURS LEGERS CLASSE SAINT LOUIS    Lun 11 Avr 2011, 22:52

clausewitz a écrit:
Ah là tu me pose une colle. C'est pas impossible mais même avec des ailes repliables, cela me semble étroit non ? scratch

si,si on pouvait en mettre 4(bien serrés);
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MessageSujet: Re: USN CROISEURS LEGERS CLASSE SAINT LOUIS    Lun 11 Avr 2011, 22:57

Ah d'accord. Je me coucherai moins bête ce soir. thumright

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MessageSujet: Re: USN CROISEURS LEGERS CLASSE SAINT LOUIS    Mar 12 Avr 2011, 19:17

… et en plus, outre qu’Il [lui] manque quelque chose… à l’étrave, le Saint Louis a le nez sérieusement tordu… Laughing (dans le spoiler…)
Spoiler:
 
clausewitz a écrit:
[…] Le Philadelphia […] rayé des registres et vendu dans le cadre du Mutual Defense Assistance Program à la marine brésilienne. Rebaptisé Almirante Barroso (C-11)[…]
thumleft … voilà que l’enquiquineuse n’a même plus rien à ajouter… cheers
Ou plutôt, si : que ça confirme (si besoin était) que le MDAP n’était pas un programme Otan (le Brésil n’en est pas), mais bien exclusivement états-unien…
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MessageSujet: Re: USN CROISEURS LEGERS CLASSE SAINT LOUIS    Mar 12 Avr 2011, 19:28

clausewitz a écrit:
CROISEURS LEGERS CLASSE SAINT LOUIS (ETATS-UNIS)
[…] cette rivalité se cristal[l]ise dans des programmes navals important. Côt[é] américain, le programme naval de 1916 […] auquel les [J]aponais répondent par le programme «8-8» […].
[…]Les autres pays comme la France, la Grande Bretagne et l'Italie furent rapidement éliminés de la course entre ces deux géants.[…]
… pas si rapidement que ça, pour les Britanniques : les clauses du traité de Washington ne vont-elles pas leur préserver (pour quelque quinze années, sûres, et vingt ans de fait) la quasi parité avec l’US Navy ? D’ailleurs, c’est clairement évoqué ici :
Citation :
[…]A la demande des (B)ritanniques, une conférence se réunit en novembre 1921 à Washington aboutissant à un traité de limitation des armements navals signé le 16 février 1922. Chaque signataire reçoit un contingent à ne pas dépasser : 580450 tonnes pour l'Empire Britannique, 500600 tonnes pour les Etats Unis, 301320 tonnes pour le Japon, 220170 tonnes pour la France et 180800 tonnes pour l'Italie.
… toutefois ces «contingents» en question ne sont pas clairement explicités : ne s’agit-il pas ici que des bâtiments dits «de ligne» (>10000 tonnes et >203 mm…) ? À l’exclusion des porte-avions, des sous-marins et des bâtiments légers (<10000 tonnes et <203 mm) ?…
Citation :
[…]«Thinclad Battleship» : des cuirassés en papier d'étain pour l'US Navy […]
… des «Thinclad Battleship» ? Il me semblait que la désignation de tinclad s’appliquait, non aux cuirassés, mais aux croiseurs lourds US des années 1930 (CA-24 à CA-45), et ce, précisément sous l’appellation de : «Tinclad Cruisers»…
Les deux premiers d'entre eux sont d’ailleurs cités juste après, mais avec une micro erreur de numéro :
Citation :
[…] L'année fiscale 1924-1925 finance ainsi la construction des premiers croiseurs lourds américains. Ils sont baptisés Pensacola (CA-25) et Salt Lake City (CA-25) et sont admis au service actif […]
… pas plutôt : «… Pensacola (CA-24) et Salt Lake City (CA-25)…» ?


Dernière édition par DahliaBleue le Mer 13 Avr 2011, 09:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: USN CROISEURS LEGERS CLASSE SAINT LOUIS    Mer 13 Avr 2011, 06:37

le soucis des japonais aiguillonnés par l'influente "Fleet Faction" c'est qu'ils n'avaient malheureusement pour eux pas les moyens de leurs ambitions navales le 8-8 en fut l'illustration et Yamamoto par exemple très au fait des capacités US (il fut attaché naval à Washington) le savait fort bien.

La Grande-Bretagne disposait de bien plus de tonnage au terme du traité de Washington que le Japon (principe du 5-5-3) les Britanniques ne furent dans ce domaine pas vraiment largués sauf au chapitre essentiel de l'aéronavale et des PA

tinclads c'est effectivement pour les croiseurs

Les Nashville Sain Louis étaient très novateurs notamment sur les câblages beaucoup moins lourds que sur leurs homologues britanniques

enfin les Américains découvrirent que le 6 pouces avec sa grande cadence de tir était plus adapté aux véritables combats de saloon nocturne des Salomons plutôt que le 8 pouces
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MessageSujet: Re: USN CROISEURS LEGERS CLASSE SAINT LOUIS    Mer 13 Avr 2011, 09:39

Thinclads battleship, cela concerne effectivement les croiseurs mais comme ils devenaient les nouveaux maitres étalons des flottes, les américains les assimilaient à des cuirassés et comme leur protection était inexistante, ils étaient appelés cuirassés à papier d'étain.

Pour la Grande Bretagne, elle obtient certes la parité mais les Etats Unis les obligent à abandonner leur alliance de 1902 avec le Japon, les américains ayant une peur bleue d'un conflit contre l'alliance anglo-nippone. C'était un peu une faveur accordée à une vieille actrice qu'on osait pas mettre sur la touche.

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MessageSujet: Re: USN CROISEURS LEGERS CLASSE SAINT LOUIS    Mer 13 Avr 2011, 10:03

attention la fin de l'alliance anglo nippone c'est 1923 ce qui se traduit notamment par l'arrêt des collaboration techniques (aide anglaise): Mission Sempill notamment initiée par le Foreign Office en 21 dans le domaine aéronautique mais très très mal vue par l'Amirauté (et notamment Beatty) qui craignait plus que tout le développement de la puissance navale japonaise en Extrême Orient
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MessageSujet: Re: USN CROISEURS LEGERS CLASSE SAINT LOUIS    Mer 13 Avr 2011, 10:15

Oui enfin 1922/23, il n'y à pas grande différence mon cher pascal...... . Je connais pas le contexte de l'alliance de 1902 mais il me semble que c'était pour contrer la Russie ? Une fois la Russie éliminée en 1905, elle ne semble ne plus avoir de raison d'être ? scratch

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MessageSujet: Re: USN CROISEURS LEGERS CLASSE SAINT LOUIS    Mer 13 Avr 2011, 10:36

ma réponse était par rapport à ceci

Citation :
Pour la Grande Bretagne, elle obtient certes la parité mais les Etats Unis les obligent à abandonner leur alliance de 1902 avec le Japon

affraid
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MessageSujet: Re: USN CROISEURS LEGERS CLASSE SAINT LOUIS    Mer 13 Avr 2011, 10:40

Oui bah je répondais aussi à ça. Je n'ai pas de preuves avérées mais il me semble avoir lu quelque part que les américains ont dit ça aux anglais : soit la parité soit l'alliance. Il me semble que le président Wilson avait menacé durant le premier conflit mondial d'effacer la Grande Bretagne des océans (whiped out), le General Board demandant par exemple la construction de 28 cuirassés.

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