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 Bataille du cap Sicie, 1744.

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MessageSujet: Bataille du cap Sicie, 1744.   Jeu 20 Jan 2011, 12:29

La bataille du cap Sicié, fut livrée avant la déclaration de guerre officielle entre la France et la Grande-Bretagne.
L'Espagne et la Grande-Bretagne sont en guerre depuis 1739. La France ne l’est pas encore.
L action se deroulera le 22 février 1744, au large de Toulon, donc l issue fut une victoire franco-espagnole, en fait les navires français participeront peu ou pas au combat, etant encore en paix avec la G.B .
Les commandants des escadres :
Pour les français : Claude Elisée de Court La Bruyère, Pierre Gabaret.
Pour les espagnols : Juan José Navarro.
Pour les britanniques : Thomas Mathews, Richard Lestock, William Rowley.

Mais avant d entrer dans la bataille voyont un peu d histoire generale du confit.
La guerre connue comme celle de l oreille de Jenkins, en 1739, ou la relation de force entre l’Espagne et le RU est a priori a faveur de cette dernière, une cinquantaine de navires contre cents quinze.
Les Espagnols ne pratiquait pas la traite des noirs, ni l’achat, transport, et vente des esclaves, se limitant a acheter des esclaves d’origine africaine. L asiento ou le monopole de la traite des noirs était aux mains des Français, Portugais ou britanniques. Apres le traité d'Utrecht, l’asiento pour les territoires espagnols fut concédé à la Grande-Bretagne, pour une période de 30 ans.
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MessageSujet: Re: Bataille du cap Sicie, 1744.   Jeu 20 Jan 2011, 12:32

L’importation des marchandises britanniques dans les territoires espagnols était très limites par les autorites espagnoles, un seul navire de marchandises britanniques, connut comme le navio de permiso pouvait venir une fois l’an.
L’avidité des commerçants anglais, les infractions des contrebandiers anglais, les confiscations des espagnols sur les biens britanniques, créa des tensions avec les autorités espagnoles.
Contre ce trafic illégal, par le traité de Séville de 1729, tout bateau espagnol, même celui d’un armateur privé, pouvait faire office de garde-côte, et inspecter tout bateau de commerce britannique croisant dans les eaux espagnoles.
Ce "droit de visite", et la confiscation des marchandises de contrebande indisposait les Britanniques. Nombreux sont les navires réquisitionner, leurs équipages détenus et emprisonner pour motif de contrebande.
En 1731 un navire contrebandier britannique, le Rebecca, fut arrêter en eaux espagnoles par un garde cote. Le capitaine Julio Leon Fandiño devant les plaintes et le ton incorrect du capitaine anglais, Robert Jenkins, lui coupa une oreille, et lui disant:
« Porte-la à ton roi, et dis-lui que je lui ferai la même chose si je le vois par-ici ! ».
Après l’incident de Jenkins, qui ne fit pas grand bruit, les confiscations de contrebande continuerent, et des annees plus tard, le groupe des parlementaires desirant en finir avec les controles des espagnols, pour faire pencher l opinion publique a leurs faveur, et forcer la main au premier ministre contraire a une guerre contre l Espagne, appelèrent Jenkins à comparaître devant la Chambre des communes.
Jenkins raconta son histoire, demanda justice et montra son oreille. Les parlementaires exigèrent que l’honneur britannique soit lavé de l’affront. Walpole, partisan de la paix, fut forcé de déclarer la guerre à l’Espagne, le 23 octobre 1739.
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MessageSujet: Re: Bataille du cap Sicie, 1744.   Jeu 20 Jan 2011, 12:33

Mais en dépit de la différence de forces navales en faveur des britanniques, la guerre résultera a faveur des espagnols, suite par exemple au désastre britannique face a Cartagena de Indias, ou Vernon subit une cuisante défaite face aux défenseurs de Blas de Lezo, ou devant le fracas parciel d Anson dans son entreprise d attaquer les cotes du pacifique.

Dans la guerre de course que se livrerent les etats en conflit, en 1741 les anglais avaient déjà accumulé en pertes aux mains des corsaires espagnols pas moins de 372 navires, en 1743, ils sont 262, contre 146 navires espagnols perdus (naval history of GB, vol 4, page 310) qui s’élèveront à 786 en 1744…

En 1742 les anglais prennent aux espagnols en Europe 90, Amérique 36, alors que les espagnols prennent 109 en Europe et 21 en Amérique.
En 1744 les anglais perdent face aux espagnols 84 navires en Europe et 38 en Amérique, contre 119 en Europe et 75 en Amérique.
Les français prendront entre mars et decembre 1744, 228 navires pour la perte de 346 navires en total.
En 1745 les espagnols prennent aux anglais en Europe 43 et 59 aux Amériques, les français prennent 332 en Europe et aux Amériques 68 et 7 en Asie.
Les anglais prennent en Europe aux espagnols 73 navires et en Amérique 54, aux français en Europe 297 et en Amérique 107.

En 1746 les français prennent en Europe 328 navires, aux Amériques 141.
Les espagnols prennent en Europe 105 navires et aux Amériques 78.
Les anglais prennent en Europe aux espagnols 28 navires, et 88 aux Amériques, aux français 260 en Europe, et 150 en Amérique et Asie.
En 1748 les prises seront comme suit :
Les français prennent aux anglais en Europe 131 navires et 203 aux Amériques, les espagnols prennent 52 navires en Europe et 106 aux Ameriques.


Pour atteindre lors de la fin de la guerre, le chiffre des navires pris au espagnols est de 1249 navires, aux français 2049 navires, alors que les espagnols prennent aux britanniques 1350 navires, et les français 1878 navires aux anglais.
Chiffres donner par les auteurs anglais. (Naval and military memories of GB)
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MessageSujet: Re: Bataille du cap Sicie, 1744.   Jeu 20 Jan 2011, 12:35

Voyons maintenant la situation en Mediterranee quelque temps avant la bataille.

Les britanniques tentaient d'empêcher les Espagnols d'attaquer les territoires des États alliés en Italie, d’éviter que les espagnols puissent renforcer leurs troupes avec l’envoie de renfort en Lombardie, ou 50.000 soldats devaient être envoyer, desquels environ la moitié avaient déjà êtes envoyer par terre, le reste avec le matériel devant être acheminer par mer.

Pour cela Juan Jose Navarro, sort de Cadiz, remonte jusqu’à Ferrol pour prendre les renforts, capturant au passage la fregate ennemie Non Pareil, évitant l escadre de John Norris venue pour lui faire face, redescendra vers la Méditerranée vers Cadiz a nouveau pour mettre cap vers l Italie, passant outre l escadre de Nicolas Haddock ou il capturera un navire britannique charge avec du matériel de construction navale.

Au debut de 1741 deux corsaires espagnols attaquèrent un navire anglais face a Toulon, à Sepet, lui mettant le feu et le faisant sauter en l’air.

En juillet 1741 une escadre française sous les ordres de De Court de la Bruyere, est armée pour appuyer les espagnols dans leurs transports de troupes vers Genes et la Toscane, ceci sans que la France est declarer la guerre a la GB.
Les matelots des quartiers les plus éloignes seront levés pour manœuvrer les navires, réservant ceux de Toulon pour remplacer les pertes, les levées se firent avec pas mal de difficultés.
Lorsque l’escadre se fit a la mer le 12 octobre 1741, pas moins de 300 matelots furent débarques, malades ou infirmes.

Le 19 novembre 1741 Navarro aperçoit l’escadre de Haddock avec 19 navires, alors que la sienne ne compte que 12 navires et 4 fregates.
Grace a l apparition d une escadre française, qui sort de Cartagena, les navires britanniques se retirent sans combattre.

L escadre allie subira les effets d une forte tempête d hiver qui dispersera les navires, touchant les navires le port de Barcelone pour prendre des troupes , quittant celui ci le 14 décembre 1741, suivis par Haddock et les renforts de Lestock.

Les espagnols arriveront a Genes pour debarquer les troupes en janvier 1742, passant par Hyeres pour se mettre a l abri d une tempête. Une fois les troupes a terre, l escadre de Navarro retourne a Hyeres pour rencontrer l escadre de De Court la Bruyere qui l avait escorté depuis Barcelone.
De commun accord vus l’état de plusieurs des navires suites aux tempêtes, ils décident d aller a Toulon pour effectuer les réparations adéquates.
Le navire San Felipe faisant eau en grandes quantités, les réparations lui permettront de solutionner le probleme. Un autre probleme etait les fonds sales des navires qui ralentissaient leur marche, probleme qui fut resolut en partie seulement, et qui creara pas mal de complications par la suite.
Comme il manquait un navire espagnol a l’appel, le San Isidoro, on envoya le Serieux et la Volage le rechercher, il sera trouver a Ajaccio, avec de graves pannes, suite des tempetes.

L escadre britannique se presentant devant Toulon, et sachant l escadre allie presente, inicia un blocus de Toulon.


Dernière édition par mmdb_1 le Mer 23 Nov 2011, 10:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Bataille du cap Sicie, 1744.   Jeu 20 Jan 2011, 12:40

Mathews envoya quelques navires sur les cotes italiennes, ou 4 de ses navires essaieront de capturer contre les cotes de Saint Tropez au cours du mois de juin 5 galères espagnoles aux ordres de Donato Domas, les Patrona, Soledad, Santa Teresa, San Felipe et San Genaro, qui reussiront a eviter d etre prises en s echouant sur la cote. Les anglais auront le culot de revenir plus tard réclamer qu’on leurs livre les canons, ancres et effets d’un brulot qu’ils avaient sacrifié lors de cette action, mais il n’en fut rien.

De même, en décembre, un navire anglais se présentera devant Saint Tropez exigeant qu’on lui livre deux transports espagnols qui si trouvaient, sous peine de mettre le feu au port, mais l’envoi de troupes l en empêcha. Les carcasses des galères obstruèrent le port de Saint Tropez jusqu a 1748.

Sur les cotes d Ajaccio des navires britanniques chasseront le San Isidoro, navire ayant comme capitaine Monsieur De Lage de Cuelly, qui etant mal mis par les tempetes precedentes , ayant démâté, s etait refugier a Ajaccio. Il sera surpris par les anglais de Willian Martin, a bord de l Ipswich, le San Isidoro pour éviter d’être pris, sera bruler par son équipage le 2 mars.

L escadre de Navarro restera a Toulon environ 18 mois, Navarro soumettant ses équipages a des entrainements constants, et souffrant les allies une épidémie qui causera de nombreuses pertes recevant les espagnols des renforts venus d Espagne pour les combler, mais étant insuffisant en nombre, du fait du retard causer aux renforts du fait du mauvais temps qu ils subiront, il décidera que les équipages des frégates Javier, Fama, Paloma, Retiro et Galga passent a renforcer les navires de ligne. Les fregates avec des nouveaux equipages regagneront l Espagne en septembre.
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MessageSujet: Re: Bataille du cap Sicie, 1744.   Jeu 20 Jan 2011, 12:41

Durant le sejour de la flotte allie a Toulon, il fallut la pouvoir des materiaux nécessaires a son maintien, mais les magasins de Toulon n’avaient pas assez de cordages, chanvre et voiles pour pouvoir a la nécessite d’autant de navires, français et étrangers, ainsi depuis Cartagena et Barcelona il fut envoyé des navires avec le matériel requis.

Pour en finir avec le blocus, Navarro avait reçut l ordre de sortir de Toulon, escorter s il le fallait par les navires français, alors neutres.

L'amiral français avait ordre de prendre la mer avec les Espagnols, de les avoir sous ses ordres, les aidant a forcer le blocus britannique, en s interposant entre les espagnols et l ennemi, sans entrer en combat contre les britanniques, si possible, mais sans l eviter s il fallait.
L’ordre prévoyait d’être prêts avec 21 navires pour le 15 au 20 janvier 1744.
Pour les armer, il se fit une levée générale, dans le Languedoc et la Provence, il faillait 7.956 hommes, soit 1.245 officiers, 5.161 matelots et 1.550 soldats, complétés avec les équipages d’une trentaine de navires malouins a Marseille.
Comme il manquait encore d’hommes on embarqua des compagnies de grenadiers d infanterie, de soldats de marine, au point qu’il ne resta à Toulon que 50 soldats des galères de Marseille.
L armement fut fait avec lenteur, dus d’une part au manque de personnel, et d’autre part au laissez aller des officiers. Ainsi par ex. le comte de Vaudreuil visitant un navire le trouva avec seulement deux hommes à bord, les matelots et officiers ayant débarqué sans autorisations.
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MessageSujet: Re: Bataille du cap Sicie, 1744.   Jeu 20 Jan 2011, 12:42

Mais même les ennemis souffraient des problèmes de personnel, ainsi il n’était pas rare de voir arriver sur les côtes françaises des déserteurs anglais, par ex, quelques jours avant la sortie de l’escadre de Toulon, 10 anglais arrivèrent a Toulon, ayant déserté. Pour combler les vides, les anglais recrutent des génois, des français…3 matelots d Hyeres s embarquèrent avec eux.
Etant l’escadre allie a Toulon, les navires anglais du blocus inspectionnaient les navires français qui croisent au large des côtes de Toulon, ainsi en avril 1743, un brigantin anglais poursuivant un français reçoit quelques coups de canon de la batterie de Sepet, en juin les anglais élèvent des plaintes aux français de par ces actions…
Les batteries de la cote de Toulon étant sur le qui-vive pour parer une possible tentative ennemie de débarquement, mettant même à contribution des cavaliers espagnols, qui seront loges dans les villages circonvoisins.
Une estacade de radeaux fut préparée a l’entrée du port pour parer une éventuelle attaque ennemie. De Court fit préparer deux brulots de 200 tonnes.
Les Britanniques au mouillage dans la rade d’Hyères, recevaient les matériaux nécessaire depuis Mahon ou la Sardaigne. Achetant même des vivres aux habitants de la cote de Toulon, a port Cros il leur fut permit d etablir un hopital pour soigner ses malades et blesses, des officiers allant même a Toulon, étant reçus par les officiers français.

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MessageSujet: Re: Bataille du cap Sicie, 1744.   Jeu 20 Jan 2011, 12:42

Les navires français Borée et l’Heureux, sortis en aout pour Constantinople pour y amener un ambassadeur turc, pourront regagner Toulon a la fin de janvier 1743, sans être arrêtes par les anglais, allant jusqu’ a un échange de politesse entre les commandants français et anglais qui se firent quelques présents.
On envoya le vaisseau le Conquerant, vieux navire de 1706 vers Rochefort se faire reparer, avec une partie de l equipage de la Volage, le navire ne fut pas inquieter par l’ennemi.

A Toulon, dans les équipages français débarqués, lors des appels il manquait de plus en plus de marins, plus de 800 hommes manquaient, ajoutes aux malades et infirmes de l’escadre française. Nombreux étaient ceux qui avaient déserté pour pouvoir survivre, devant le manque de salaires, s’embarquant à bord de navires de commerce, et ceux qui n’avaient pas eux la volonté de le faire, avaient dut vendre leurs biens pour pouvoir manger, car les fonds pour les payer manquaient.

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MessageSujet: Re: Bataille du cap Sicie, 1744.   Jeu 20 Jan 2011, 12:43

La sortie:
Au cours de la sortie le 19 fevrier, la fregate française, la Volage de 24 canons, et le Leopard de 64 canons, du capitaine Gravier, auront un accident ce qui causera un retard dans la sortie jusqu a ce qu il soit decider de les faire retourner a Toulon vu les dégâts, le 20 février.
L escadre allie mettra cap vers les Hyeres ou se trouvait l escadre ennemie.
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MessageSujet: Re: Bataille du cap Sicie, 1744.   Jeu 20 Jan 2011, 12:45

Les escadres en presence :
L'escadre française d'avant-garde, sous les ordres du chef d'escadre Pierre de Gabaret, avec 8 vaisseaux ; celle du centre, avec 6 vaisseaux français et deux espagnols ; l'arrière-garde, sous les ordres de Don Navarro, avec les 10 vaisseaux espagnols restants.

avant-garde
Le Borée, 64, français, De Marqueu
Le Toulouse, 60, français, D Arton.
Le Tigre, 50, français, M Saurin.
L'Éole, 64, français, M d Alver.
L'Alcyon, 56, français M Lancel.
Duc d'Orléans, 68, français, M Dornes.
Espérance, 74, français, navire du chef d'escadre Pierre de Gabaret, M d Hericourt.

corps de bataille
Le Trident, 64, français, De Caylus.
Le Bienheureux, 60, français, De Gramier.
L'Aquilon, 44, français, De Vaudrevil.
Le Solide 64, français, De Chateuneuf.
Le Diamant, 50, français, De Manak.
Le Ferme, 70, français, De Gorgue
Le Terrible, 74, français navire amiral de Court La Bruyère, M de la Jonquiere.
Le Saint-Esprit, 68, français, De Poisin.
Le Sérieux, 64, français, De Chaylus.

arrière-garde
Oriente, 60, espagnol, Joaquim Villena.
América, 60, espagnol, Anibal Petrucci.
Neptuno, 60, espagnol, Henri Olivares.
Poder, 60, espagnol, Rodrigo Urrutia.
El Constante, 70, espagnol, Agustin Iturriaga.
Real Felipe, 110, espagno, Nicolas Gerardino navire amiral de Don Navarro.
Hercules, 64, espagnol, Cosme Alvarez.
Brillante, 60, espagnol, Blas de la Barreda.
Halcón, 60, espagnol, Jose Renteria
San Fernando, 64, espagnol, conde de Vegaflorida.
Soberbio, 60, espagnol, Juan Valdes.
Santa Isabel, 80, espagnol Ignacio Dautevil.

En dehors de la ligne, 3 frégates, sont utilisees pour répéter les signaux
faits par l'amiral : la Saphir, de 32 canons, rattachée à l'avant-garde;
L'Atalante, de 32 rattachée au corps de bataille, et une autre frégate de 24 canons.
Avec l'escadre espagnole, une frégate de 30 canons.
La flotte franco-espagnole comptait 2 brûlots et un navire-hôpital.
Parmi les vaisseaux espagnols, 6 sont des navires de guerre: les Real Felipe, Santa Isabel, El Constante, América, Hércules et San Fernando, le reste etant des navires de la Carrera de Indias, la principale différence entre les deux types de navires etant le calibre des canons: 24 ou 36 livres pour les navires de ligne, 12 ou 18 pour les navires de compagnie.
Les navires des Indes etant concus pour traverser le plus rapidement possible l ocean.



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MessageSujet: Re: Bataille du cap Sicie, 1744.   Jeu 20 Jan 2011, 12:45

Forces britanniques
Les Britanniques avec 29 navires, le contre amiral Rowley, sur le
Barfleur, commandait l'avant-garde et 9 vaisseaux.
Le vice-amiral Lestock, l'arrière-garde, avec 10 vaisseaux, le vice-amiral Matthews le centre avec 10 vaisseaux.

(avant-garde)
Chatham 50, Edward Strange.
Nassau 70 James Lloyd.
Chichester 80,William Dilke.
Boyne 80,Frogmore.
Barfleur 90 contre-amiral Rowley, De l Angle.
Princess Carolina 80 Henry Osborne.
Berwick 70, Lord Hawke.
Stirling Castle 70, Thomas Cooper
Bedford 70, Townshend.

(corps de bataille)
Dragon 60, Charles Watson.
Royal Oak 70,Edmiund Willians.
Princess 70, Pett.
Somerset 80, Slaugter.
Norfolk 80, John Torbes.
Malborough 90, James Cornwall
Dorsetshire 80, Burrish.
Essex 70, Richard Norris.
Rupert 60, Ambrose
Namur 90, amiral, Matthews, Russel.

(arrière-garde)

Salisbury 50, Peter Osborne.
Romney 50, Godsalve.
Dunkirk 60,Purvis.
Revenge 70, Berkeley.
Cambridge 80, Drummond.
Neptune 90 vice-amiral Lestock, Stepney.
Torbay 80, Gascoigne.
Russell 80, Long
Buckingham 70, Towry.
Elizabeth 70, Lingen.
Kingston 60, Lovet.
Oxford 50, Pawlet Lord.
Warwick 60, West Temple.

En dehors de la ligne de bataille, les Britanniques disposent trois
frégates, la Diamond de 40 canons, la Durstey de 22 canons et la Winchelsea 22 canons, deux brûlots, l’Ann Galloway avec 8 canons rattaché à l'escadre rouge, et le Mercury rattaché à l'arrière-garde de Lestock et 3 brigantins., un navire-hôpital, Sutherland de 18 canons, deux transports et deux ravitailleurs, en dehors de la ligne et ne prennent pas part au combat.
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MessageSujet: Re: Bataille du cap Sicie, 1744.   Jeu 20 Jan 2011, 12:46

Les amiraux

Claude Elisee de Court La Bruyère (1666-1752).
Lieutenant de vaisseau en 1689, il participe à de nombreux combats comme Béveziers, Lagos, Velez-Màlaga. En 1710 il prend une semi-retraite, ne participant plus à des commandements effectifs à la mer. Nommé chef d'escadre en 1715, lieutenant général en 1728, il est rappelé au service en 1741. Après près de 30 ans d'inactivité, il prend le commandement de l'escadre de méditerranée. Sa tactique favorite etait de prendre a l’abordage les navires ennemis, oubliant qu a l’époque cette solution était déjà, sauf quelques exception, passée de mode.
Comme chef il n’avait pas la confiance de ses allies, outre ses idées quelques peu démodées sur la façon d’attaquer, car il fut vu la veille de la sortie du 19 fevrier, sortir de nuit de Toulon pour gagner un point sur la côte et rencontrer 2 officiers ennemis a Hyeres. (voir par ex Guerres Maritimes de la France, port de Toulon, écrit par Vincent Felix Brun, page 297, il apparait que de Court fut saluer par onze coup de canons du navire de Matthews et de deux autres navires anglais alor q uil s approchait sur un point de la cote.) Les espions que Navarro possédait a Toulon, l informeront sur ce fait, craignant celui ci que l amiral français n ait accordé laisser détruire les navires espagnols une fois a la mer. Donc les relations entre les deux chefs allies n’était pas des meilleure, et ce avant ce fait, comme laissent apparaitre les écrits de Navarro, ainsi la veille de la sortie au cours d une réunion De Court établit son plan d action prévoyant d aborder les navires anglais, détaillant comment ce faire, a ce que Navarro lui répondit sur un ton sec, qu il se limite a bien commander et ainsi il sera obei…

Don Juan José de Navarro Viana y Búfalo (1678-1772), 59 ans, chef d'escadre depuis 1737.
Des ses 8 ans il est sous les armes avec le Tercio Fijo de Napoles, puis sous les armes du Tercio Viejo de la Mar de Napoles. Il combattra dans la guerre de succession espagnole, ou blesse il sera fait prisonnier.
Il sera de l’expédition d’Oran en 1708, puis il prendra part a la prise Alicante et Valencia. Il sera un de ceux qui prendront le château de Miravete pres de Tortosa. Il sera de la bataille de Peñalba, ou celles de Almenar, Zaragoza, ou il tombera prisonnier.
Puis en 1717 il passera à la marine espagnole, comme professeur de mathématiques. Comme marin il participera à la prise de la Sardaigne, sous els ordres du marquis de Mari. Comme professeur il écrira plusieurs traites navaux. En 1729 avec le San Fernando sous ses ordres, le navire réussit à être le modele à suivre, surtout du fait de son excellente formation de ses artilleurs, sous le commandement de Navarro.
En 1732 il participe à l’expédition contre Oran avec le navire Castilla, ou il sera un des premiers débarqué sous le feu ennemi. Puis avec son navire, il fera bon usage de ses canons pour venir à bout de la résistance ennemi à terre.
Navarro créera un code de signaux qui sera copié par le vicomte de Sébastien-François Bigot de Morogues pour la marine française.



Thomas Mathews (1676-1751) 69 ans, nommé en mars 1741 à la tête de la Flotte de Participe à la bataille du cap Passaro en 1718, avec George byng commandant du vaisseau Kent, puis de 1722 à 1724 il commande une petite escadre chargée de lutter contre les pirates, aux Indes, sur la côte de Malabar. Il ne sert plus jusqu'à sa nomination.

Richard Lestock (1679?-1746)
Present a la bataille de Velez-Malaga,, toulon en 1707, cap Passaro, celle de Cartagena de Indias.


William Rowley (1690-1768) Dans la RN depuis 1704.
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MessageSujet: Re: Bataille du cap Sicie, 1744.   Jeu 20 Jan 2011, 12:47

L escadre allie mettra cap vers Hyeres ou se trouvait l escadre ennemie.

De Court donna ordres le 21 vers la fin de l apres midi, aux navires de Navarro d’attaquer les navires ennemis a l’ancre et de les prendre a l’abordage en passant par l ouest de Porquerolles, entre Giens et Porquerolles, ce a quoi Navarro fit des objections du fait d avoir a passer ses navires un a un par le passage choisis par De Court. Il lui fit remarquer que l action pourrait avoir un succès seulement s il surprenait les anglais en plein sommeil ou s i ceux-ci décidaient de ne pas ouvrir le feu contre les navires qui se présenteraient un a un.

De Court fit la sourde oreille et répéta son ordre, heureusement les navires ennemis se mirent en mouvement pour changer de position par l est de Porquerolles, par la Grande Passe le 22 a l aube, de ce fait l attaque fut suspendue. De Court donna alors l’ordre a Navarro, à ce moment en tête de l’escadre allie de se mettre a l’arrière garde, face a l ennemi.

De Court incomplissait les ordres de s interposser entre les anglais et les espagnols, pour ainsi eviter que ces derniers ne soient attaques.

L’ennemi s’approchait effectuant une grande courbe jusqu’à la position des allies, pour se mettre en parallèle avec elle.

L avant-garde allie était alors sous le commandent de Monsieur de Gavaret, le corps de bataille sous De Court et l’arrière garde sous Navarro, alors que dans l escadre britannique l avant-garde était sous les ordres de Rowley, le corps de bataille sous les ordres de Mathews et l’arrière garde sous les ordres de Lestock, étant celui-ci en retrait de son adversaire et fort éloigner de celui-ci.
Les deux escadres faisant voiles légèrement vers le sud et les allies présentant bâbord a l ennemi.
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MessageSujet: Re: Bataille du cap Sicie, 1744.   Jeu 20 Jan 2011, 12:48

La premiere bataille.

Vers 12:15 du 22 février, les navires de Mathews étant proches de 5 navires de Navarro, les anglais sortent de la ligne et avec le Namur, le Marlborough et le Norfolk, tous navires de 3 ponts, un de 80 canons et les autres de 70 canons, s en prennent au Real Felipe, et au Santa Isabel a la fois que d autres navires ennemis, font de même contre les Hercules, Constante, Poder, Real et Neptuno, tous du corps central, alors que d autres ennemis s approchent des Oriente et America qui font l union avec le groupe de De Court, chaque navire espagnol devant faire face a plusieurs navires ennemis a la fois.
Les Somerset, Bedford, Dragon et Kingston s’en prennent au Poder.
Derriere les navires attaques naviguent avec une considérable séparation due a leurs fonds sales, les Brillante, San Fernando, Halcon , Soberbio et Santa Isabel, a la fois que les navires laisser sous les ordres de De Court etaient aussi forts séparés, suivant ses ordres de forcer les voiles pour gagner de la vitesse. Seulement les derniers navires ouvriront le feu contre ceux de Rowley.

Les navires de tete de Navarro, ouvriront le feu contre ceux de l’arrière garde de Lestock.
Mathews avait profité de la séparation des navires allies pour se lancer a l attaque.

Le Real Felipe répondit avec vigueur aux coups des 5 ennemis, jusqu au point que ceux-ci reconnaitront apres la bataille que le navire semblait cracher tous les feux de l enfer. Le Marlborough subit de graves dégâts jusqu au point de le croire son équipage sur le point de couler, son capitaine mourrant au cours du combat.

L Hercules a la poupe du Real Felipe fit reculer 3 navires ennemis, souffrant de nombreux impacts a fleur d eau, ses mats et cordages en piteux état, les dégâts plus importants étant a bâbord.
Le Constante a la proue du Real Felipe causa des dégâts au mats du navire qui l attaqua, l obligeant a se retirer pour réparer les dégâts, étant celui-ci remplacer par deux autres ennemis, auxquels durant 3 heures il fera face, mourrant au cours du combat son capitaine Agustin de Iturriaga.

Le Poder, de 60 canons navire des Indes, fit face au Princess de 70 canons, celui-ci par deux fois essaya de se rendre, et par deux fois le second du Princess evita que son capitaine le fasse, les espagnols du Poder restants etonnes des va et vient du drapeau ennemi, résultant le navire fortement abime des coups reçus du Poder.

Puis le Somerset pris la releve, avec ses 80 canons, puis viendront les Bedford, Dragon, et le Kinsgton. Le Somerset sera durement abimes par le Poder.
Le capitaine du Poder, Rodrigo de Urrutia fut blesse, et l’équipage avec de lourdes pertes fini par etre pris par le Berwick. Son capitaine, sera conduit prisionnier a Mahon.

Le Neptuno se battit de près contre 4 navires ennemis et une frégate, durant 4 heures il fit face aux attaques, et quand celles-ci du fait de sa résistance diminuèrent, il put s’écarter et réparer les dégâts souffert.
Devant l’état de la résistance des espagnols les navires ennemis décident vus leurs dégâts de se retirer pour réparer
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MessageSujet: Re: Bataille du cap Sicie, 1744.   Jeu 20 Jan 2011, 12:49

Seconde attaque :

Vers 17:00, Mathews, son navire en état de se battre à nouveau retourna contre le Real Felipe, à ce moment quelque peu écarte du reste, avec deux navires de 70 canons et le brulot.

Depuis le navire Brillante, son capitaine vit le problème qui se posait contre le Real Felipe, et mis toutes les voiles pour venir a son aide, larguant des salves d artillerie contre le brulot, le ralentissant ainsi de s envoyer contre le Real Felipe. Puis s’ajouteront les San Fernando et le Santa Isabel. Depuis le Real Felipe il s envoya une chaloupe qui essuiera une forte pluie de tirs de fusil depuis le brulot au cours de son action pour essayer de le dévier de son cours. Finalement celui-ci explosera, du fait d’un tir de canon réaliser a son bord contre la chaloupe, qui causera l’explosion de la poudre versée sur le navire pour faciliter son explosion…

Avec l arrivé de l’Hercules, les navires espagnols repousseront l’attaque de 7 ennemis, voyant la résistance des espagnols, et l’arrivée des navires de De Court, sans l’aide de Lestock a l arriere garde, Mathews décida prudent de se retirer.

L’escadre de De Court était en train de s’approcher en bon ordre, Monsieur de Gavaret en tête. Quand De court vit que Gavaret avait intention d’engager l’ennemi, De Court lui ordonna par signaux de s’approcher de lui, alors que 3 navires ennemis étaient en train de sortir de la ligne pour essayer d’empêcher Gavaret de poursuivre sa maneuvre.
Gavaret dut obeir fort contrarier.

Le reste de la flotte ennemie était en train de s’éloigner alors que les français s’approchaient.
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MessageSujet: Re: Bataille du cap Sicie, 1744.   Jeu 20 Jan 2011, 12:50

Maintenant les deux escadres allies réunies, elles naviguaient NNO.

Le Real Felipe pris en remorque par le Santa Isabel.
De Court proposa a Navarro d’aller ensemble contre les anglais, mais Navarro lui répliqua que l état de ses navires n’était pas des plus aptes mais si De court permettait d’épauler chaque navire espagnol abime par un navire français, l’affaire était dans le sac. C’était en fait une ruse pour obliger son allie à se battre, et pas à voir comment il les laisser seuls poursuivre le combat, comme auparavant…
Finalement De Court désista de son idée. Navarro obtint de De Court l’envoi de 80 marins pour remplacer les pertes subies et efectuer des reparations.

A l’aube du 23 l’escadre espagnole était sous le vent de l’escadre française, et l’ennemi en vue. L Hercules avec des avaries encore non résolues, s’était séparer quelque peu du reste de l’escadre allie au cours de la nuit, et le petit matin le vit plus près des ennemis que des navires allies, l ennemi envoya un 3 ponts, et durant une heure un combat assez violent s’établit entre les deux, jusqu’à l arriver de navires allies a la rescousse.

Le reste de l’escadre de De Court manœuvra comme pour se battre contre l’ennemi, celle-ci adoptant les positions adéquates pour lui faire face, changeant de cours finalement les français pour couvrir les allies.

Un navire français repris le Poder, profitant du fait qu il s était séparé du reste de l’escadre anglaise. Mais les ordres de De court furent de bruler le navire repris, considérant qu’il était en trop mauvais état, ceci contre l’opinion de Navarro.

L’aube du 24 se pointa sans la présence des ennemis à l’horizon.
L Hercules fit des signaux pour obtenir de l aide, vu que ses dégâts étaient plus graves que prévus. Ordre lui fut donner de regagner Cartagena ou il touchera le 27.

Le 25, l’escadre espagnole était seule, l’escadre française ayant maintenu sa position alors que l’autre avait continuer a naviguer, a la surprise de Navarro. L’escadre espagnole était alors a peu de distance de Barcelona. Le point prévu en cas de séparation était Rosas, mais a cause du fort vent Navarro ne put pas se diriger vers ce point. Au cours de ces moments, l’escadre de Navarro fit une prise, une frégate anglaise, l Hargrave.

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MessageSujet: Re: Bataille du cap Sicie, 1744.   Jeu 20 Jan 2011, 12:51

Le 7 les deux escadres se réunirent et ensemble elles mirent cap vers Cartagena, ou l’escadre de Navarro entre le 9 et celle de De Court le 11.

L’escadre anglaise, une fois hors de portée des allies le 24, s’était diriger vers Rosas pour les retrouver, curieux comme elle pouvait le savoir…

Mais ne les voyant pas arriver, elle retourna vers Hyeres, ou en cours vut l’état de plusieurs de ses navires, il décida de mettre cap vers Mahon ou il toucha port le 2 mars, pour ne ressortir que le 5 après des breves réparations des navires, reparations qui selont le capitaine Urrutia prisionnier a Mahon furent effectuer de jours comme de nuit par un gran nombre hommes. Les forts vents qu’il rencontra et les réparations de fortune l en empêchèrent, retournant a Mahon le 10 avec 3 navires forts abimées.
Du fait des dégâts, le reste de Mars ne vit pas d’activités de l’escadre anglaise, ce qui fut profité par les espagnols pour envoyer des convois en direction a l’Italie.

L’escadre de De Court sortie de Cartagena le 4 avril, et le capitaine Ignacio Dauterville fut envoyer a Toulon avec 8 navires espagnols. Navarro sortit lui au cours du mois de juillet avec 10 navires avec pour ordres de perturber les convois ennemis a bord du Santa Isabel.
Il retourna à Cartagene pour en ressortir le 14 aout avec la même fin retournant a chaque fois avec de nombreuses prises ennemies.
Le 17 avril, les nouvelles de la rupture de France avec l’Angleterre furent communiquées à Navarro. La Grande Bretagne envoya des renforts pour éviter les continuelles prises faites par les espagnols, renforts sous les ordres de Rowley qui établit le blocus de Cartagena, que s étala jusqu’ a mai de 1746.

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MessageSujet: Re: Bataille du cap Sicie, 1744.   Jeu 20 Jan 2011, 12:53

Le combat de Sicié, mis en évidence les tensions subies entre Navarro et De Court, tensions non résolues, et qui causeront des malentendus pour le futur.

De Court se plaignit du fait que les navires espagnols eussent touché Cartagena avant que les siens, et que les commandants espagnols s’étaient plaints que De Court les avait abandonné a leur sort au cours de la bataille.

Navarro essaya de minimiser les tensions, mais ce fut chose difficile a réaliser, vu le ressentiment de la plupart des officiers espagnols contre De Court.
De Court était quelque peu mal à l’aise du fait que plusieurs commandants de navires français ne s’identifiant pas avec De Court, avaient félicité Navarro pour la conduite des combats.

Il semblerait que pour faire contrepoids et justifier les critiques de De Court, monsieur de De Lage, officier français affecter a la marine espagnole, et ce en contre des recommandations de l’amirauté espagnole qui au vu des actions antérieures, déconseilla son admission, donc celui qui fit saborder le San Isidoro, et qui servi comme officier a bord du Real Felipe, écrivit une dure lettre contre les décisions de Navarro, allant jusqu’ a modifier la nature des blessures subies par Navarro au cours des combats, les qualifiants de légères alors qu’ elles était graves, et que Navarro avait abandonner son poste pour se faire soigner, alors qu’ en fait Navarro n’avait pas abandonner son poste, lorsqu’ il fut blesser a une jambe, 2 heures après le début des combats, devant le céder momentanément, lorsqu’ il fut atteint par seconde fois a l’hauteur de la jugulaire, 4 heures après le début des combats, alors que les présents a bord du Real Felipe décrivent la tenue face au combat de De Lage comme piètre. Il faut rappeler que Navarro était un vétéran de plusieurs guerres.

Même lorsqu’ il fut contraint à prendre le commandement lorsque le commandant du Real Felipe Nicolas Geraldino tomba gravement atteint par les coups ennemis, le comportement de De Lage fut décrit par plusieurs témoins entre eux le lieutenant Hidalgo de Cisneros, De Lage n en sortant pas précisément la tête haute.

Dans Guerres maritimes de la France, l’auteur en page 311 nous décrit le comportement de De Lage, une fois celui-ci hors du service de la marine espagnole:
Homme de caractère fanfaron, source d’embarras continuels, son comportement avec les marins par exemple ne fut pas exemplaire, leur causant une forte peur, du fait de ses expressions et comportement autoritaires, allant jusqu’ à prendre pour compléter les équipages sous ses ordres de pécheurs, les prennant de force a la manière des anglais. Les navires mis a sa disposition étaient les Ferme, Oriflamme, frégates Diane et Volage.
Une fois les équipages au complet, De Lage sortit vers le milieu d’avril pour renter 15 jours après avec ses navires forts avaries. Il sortira par deux fois, navigant sans but précis, pris 2 navires, devant en relâcher un car la prise était illégale.
Chaque fois qu’il touchait un port, ses équipages souffraient de désertions, du fait des mauvais traitements que De Lage faisait subir à ses hommes.
Ainsi au cours d’une navigation, il perdit pas moins de 60 hommes, du fait de la mauvaise alimentation que De Lage faisait endurer a ses hommes, et pas moins de 200 hommes tomberont malades.
Il fut contraint de désarmer le Ferme pour compléter les équipages des autres navires. En 1746, les matelots qui devaient compléter les équipages des navires sous ses ordres, avaient une grande crainte, et nombreux étaient ceux qui se faisaient porter malades, ou simplement désertèrent. De Lage en plus, ne payait pas ses équipages. Il ne faisait pas cas des avertissements de d Orves et de l’intendant de Toulon pour qu’il traite plus correctement ses hommes.

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MessageSujet: Re: Bataille du cap Sicie, 1744.   Jeu 20 Jan 2011, 12:54

Navarro fut pour l’action de Sicié nommer lieutenant général de la marine et féliciter pour avoir fait front avec honneur a l’ennemi, supérieur en nombre, le Roy lui donna le titre de Marquis de la Victoire.

Les anglais ne cesseront d elogier l’action des espagnols au cours de la bataille de Sicié, contredisant de ce fait les critiques versées par De Court et De Lage, comme en fut témoin le capitaine espagnol prisonnier Rodrigo de Urrutia, nombreux étaient les toasts que les officiers anglais adressèrent aux espagnols de Sicié, Navarro en tête.
Urrutia se vit même retourner son épée par Mathews, du fait du courage verse au cours de la bataille. Pour apaiser son allie, Versailles releva le vieux Court La Bruyère de son commandement.

Les pertes subies par les espagnols sont de 9 officiers morts, donc 3 capitaines de navires, et 140 morts parmi les équipages, avec 19 officiers et 448 marins blesses.
A bord du Real Felipe son capitaine Nicolas Geraldino sera mort, avec 2 autres officiers et 45 hommes, 5 officiers, 233 hommes résulteront blessées, a bord du Neptuno son capitaine Enrique Olivarez trouvera la mort, ainsi a bord du Real Felipe.

Depuis Mahon, le prisonnier Urrutia chiffre les pertes anglaises a environ 800, la plus part morts.
Selon Naval and military memoirs of GB, les anglais souffrent les pertes a bord du Namur de 8 hommes morts et 12 blesses, entre eux le capitaine Ruffel qui perdit son bras gauche, mourant une fois arrive a Mahon, ses mats sérieusement endommagés, a bord du Marlborough le capitaine Cornwall perdit d’abord ses jambes puis perdra la vie lors de la chute d’un mat et 42 hommes meurent, 120 hommes sont blesses, desquels 20 meurent au bout de 3 jours, le navire ayant perdu son mat principal.
Le Norfolk eut 9 morts et 13 blesses, ses cordages en piteux état.
Le Barfleur eut 25 morts et 20 blesses, le Princess Caroline eut 8 morts et 20 blesses, le Princessa eut deux mats hors service. Le Marlborough fut près de couler, le Namur, le Princess, et le Somerset en très mauvais état.


Les autorités britanniques jugèrent en conseil de guerre pas moins de 6 capitaines, 4 second a bords et 2 amiraux. Mathews fut déclarer non apte à commander, mais le Roy ne voulut pas confirmer cette décision, vu le courage démontrer par Mathews. Lestock fut la cible des critiques de la presse britannique, même s il fut reconnu libre de toute accusation, ayant pu s'abriter derrière une obéissance aveugle aux ordres reçus.
Plusieurs des capitaines retires du service furent plus tard innocentés et admis à nouveau. Le fait qu’une escadre inferieure ait pu sortir victorieuse d’une plus puissante mis mal en point l’orgueil anglais.
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MessageSujet: Re: Bataille du cap Sicie, 1744.   Jeu 20 Jan 2011, 12:55

Peu après le départ de l’escadre allie de Toulon, pour garder le port, il s arma quelques brigantins, barques et 3 galères de Marseille pour surveiller les cotes.

Apres le départ de l’escadre ennemie d’Hyères, il fut capturer sur ces ilots 8 marins anglais. Une frégate espagnole fut armée pour escorter les transports en route vers Antibes et Monaco.
Lors du retour de l’escadre de De Court, il amena avec lui 4 navires anglais pris au retour. Comme il y avait deux navires ennemis a Hyères, l’escadre française détacha 4 navires pour aller contre eux, ne les trouvant plus a leur arriver.
Comme il fallait porter des provisions aux troupes en Italie, il fut demandé que quelques vaisseaux escortent les convois, refusant De court, ce qui facha le prince de Conti, qui remua ses relations pour forcer De Court a le faire, et quand celui-ci accepta, le vent empêcha les navires de réaliser leur mission.
Peu après l’arrivée de l’escadre a Toulon, il se présenta devant Saint Tropez pas moins de 32 navires ennemis.

On peut reprocher a De Court, un manque d’agressivité, logique du fait de son âge avancer. Mais alors pourquoi avoir nommé un vieillard au lieu d’un plus jeune ? A l epoque la France était en manque d amiraux, en effet, il ni avait pas eu de promotion depuis fort longtemps, ainsi le commandant de l’escadre de Brest, le comte de Roquefeuille avait lui aussi 80 ans, et de fait il mourra en mer sur son navire.


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MessageSujet: Re: Bataille du cap Sicie, 1744.   Jeu 20 Jan 2011, 12:55

Naval and military memoirs of Great Britain, from 1727 to 1783, Vol 1, Robert Beatson

Naval history of Great Britain: including the history and lives ..., Vol 4 John Campbell

Guerres maritimes de la France: port de Toulon, ses armements ..., Vol 1, Vincent Félix Brun

Vida de Don Juan Josef Navarro, primer Marqués de la Victoria, José de Vargas Ponce

The Naval Miscellany, John K. Laughton

Cesáreo Fernández Duro - Armada Española (desde la unión de los reinos de Castilla y Aragón)

The War of the Austrian Succession, Reed Browning
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LE BRETON
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MessageSujet: Re: Bataille du cap Sicie, 1744.   Jeu 20 Jan 2011, 22:02


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MessageSujet: Re: Bataille du cap Sicie, 1744.   Ven 21 Jan 2011, 11:26

Pas de quoi.


Une anecdote de plus:

En 1741 la fregate anglaise Deal Castle, lancee en 1727, de 20 canons, etant en fevrier a Lisboa, pays neutre, son capitaine, West Temple, n hesita pas a prendre manu militari une douzaine de marins de plusieurs nationalites et les embarqua a bord pour les amener a GB et les faire servir dans la RN, alors en proie a un terrible manque de personnel.

Le roi portuguais , João Francisco António José Bento Bernardo de Bragança , plus connut comme João V de Portugal, au courrant des faits, ordonna au capitaine anglais West Temple de debarquer les marins pris, mais celui ci fit la sourde oreille et essaya d appareiller du port.
Le roi ordonna alors au fortifications du Taje de faire feu sur la fregate si elle essayait de s enfuir, et de la couler, devant la resolution des autorites portugaises le capitaine anglais libera les marins.
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MessageSujet: Re: Bataille du cap Sicie, 1744.   Sam 22 Jan 2011, 10:23

C'est passionnant. Je ne connaissais pas cette bataille. Grand merci donc. Very Happy
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MessageSujet: Re: Bataille du cap Sicie, 1744.   Mar 25 Jan 2011, 05:43

Deja en 1740 lors de la preparation de l escadre de George Anson qui devait mettre cap vers le Pacifique, les problemes de recrutement d equipages furent tels, que les autorites britanniques autoriserent le recrutement a al force de pas moins de 500 malades de l hopital de Chelsea, soit des mutiles ou des malades mentaux, ainsi que le recrutement manu militari d anciens marins, dont l age etait autour des 60/70 ans!
Et pour en finir ils recruterent des adolescents, les enlevant a leurs parents.

L expedition leva l ancre a moitie de septembre 1740 de Portsmouth avec 6 navires de guerre et deux auxiliaires.
Ils firent escale a Madeire, ou devant la mort des plus agees, qui mourraient d epuisement et des malades pris de force, Anson se vit obliger de completer ses equipages avec celui du navire auxiliaire Industry et de le faire retourner vers GB avec un equipage reduit.
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