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 Le souvenir de la Marine Impériale

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DahliaBleue
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MessageSujet: Re: Le souvenir de la Marine Impériale   Mer 25 Oct 2017, 12:47

Starshiy a écrit:
[…] Là encore, photos tirées d'archives néo-zélandaises […]
Ça c'est du cartahu ! thumleft
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MessageSujet: Re: Le souvenir de la Marine Impériale   Mer 25 Oct 2017, 13:12

Starshiy a écrit:
Bonjour
Là encore, photos tirées d'archives néo-zélandaises
https://vova-modelist.livejournal.com/304226.html
A+


Derrière l'Ibuki ont reconnait le croiseur russe Askold facilement identifiable grâce à ses 5 cheminées.
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Takagi
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MessageSujet: Muroc Maru   Sam 04 Nov 2017, 18:00

En 1910, une famille de migrants du nom de Corum vient s’établir dans la Vallée de l’Antilope en bordure du lac asséché de Rogers dans le désert de Mojave, près de l’actuelle Route d’État 58 de Californie au nord de Los Angeles. Comme il existe déjà un village du nom de Corum, les nouveaux venus inversent les lettres de leur nom pour baptiser le site : Muroc est né. En septembre 1933, la population du village est montée à 44 âmes. C’est alors que l’US Army Air Corps s’intéresse au lac asséché pour y installer un site d’entraînement au tir et au bombardement. Le Muroc Bombing and Gunnery Range sort du néant. Il ne s’agit d’abord que d’un périmètre clôturé au milieu duquel des cibles sont peintes sur le sol pour que les bombardiers les visent avec des bombes d’exercice. Après chaque séance, des hommes viennent en camion du March Army Air Field de Riverside pour mesurer les écarts des impacts à la cible et établissent la notation de l’exercice puis ils repartent en camion vers leur base, située à six kilomètres de Muroc. Il n’y a alors que treize militaires stationnés en permanence à Muroc pour assurer le gardiennage du site et la réfection des cibles.

Après Pearl Harbor, les infrastructures se développent à la vitesse « grand V » : d’autres baraquements apparaissent, des hangars sont construits pour abriter et réparer les vieux biplans Keystone qui servent de cibles, des logements pour les unités de passage sont construits. Les cibles se sophistiquent et se spécialisent. Des formes peintes à plat sur le sol à l’échelle 1 reproduisent des porte-avions, des croiseurs, des transports pour que les bombardiers s’entraînent à viser des cibles statiques. D’autres cibles sur rails permettent de s’entraîner à l’attaque à la mitrailleuse de trains et de véhicules en mouvement. Un second site doit être créé au nord du premier. Une piste d’aviation fait son apparition pour permettre aux unités venues s’entraîner de venir s’y installer temporairement depuis les quatre coins des USA. Dès 1942, quelque 40 000 militaires s’y succèdent. Le site est érigé en base aérienne indépendante (Muroc Army Air Field) et se voit détaché de celle de March. Des prototypes y sont testés loin de la vue des foules, comme par exemple le Bell XP-59A Airacomet en septembre 1942. La piste d'essais atteint 5km de long.

En 1943, le Plan No 944/41 W-509-Eng 4239 se matérialise en cible temporaire « T-799 Japanese Battleship » pour la somme modique de 35 819 $ et 18 cents. En fait de cuirassé, c’est la silhouette grandeur nature d’un croiseur lourd de la classe Takao que dessine cette structure en bois sur laquelle sont accrochés des centaines de carrés de fil de fer tendus de papier goudronné sur lesquels des plumes sont collées… Des dunes de sable sont façonnées au bulldozer pour simuler une vague s’étrave et un sillage. L’ensemble reçoit rapidement le surnom de MUROC MARU. Les poètes du champ de tir et les quelques promeneurs du désert de Mojave habitant à Muroc en vantent l’aspect fantomatique quand l’air chaud du désert en fait battre les feuilles ou y créent un mirage étrange où un TAKAO semble flotter au-dessus d’une couche de ciel piégée au ras du sol.


Le MUROC MARU vu de près. La coque n'est qu'un mur ; seules l'étrave, la poupe, les superstructures et les tourelles principales sont en volume.

Les bombardiers bimoteurs B-25 s’y entraînent au bombardement par ricochet, attaquant en rase-mottes. Les bombes d’exercice traversent les cadres en papier, qu’il suffit de remplacer pour reconstituer la silhouette. Les équipages apprécient particulièrement le site. Le climat extrême du désert, les impacts de bombes inertes, le nombre de bombardiers, les graviers emportés par le vent et le simple séchage du goudron font que le MUROC MARU doit faire l’objet d’un entretien régulier. Il sert aussi à l’entraînement au tir à la mitrailleuse des P-38, des B-24 et des B-25, au tir au canon canon de 75mm des B-25. Le XP-80A à réaction y fait ses premières passes de mitraillage.


Un B-25 survole le MUROC MARU

En 1946, Muroc Army Air Field (Muroc AAF) devient Muroc Air Force Base (Muroc AFB). Le Bell X-1 y passe le mur du son en 1947. Puis en 1949 Muroc AFB prend le nom d’Edwards AFB en mémoire du capitaine de vaisseau Glen W. Edwards, tué en juin 1948 dans le crash de l’aile volante à réaction Northrop YB-49, elle aussi testée à Muroc.


Mirage recréant l'effet de l'eau devant le MUROC MARU

En 1950, le MUROC MARU est classé comme danger à la navigation aérienne et est démantelé. Les hommes du génie qui s’en chargent n’ont pas la partie facile à cause du nombre important de projectiles et artifices non explosés qui jonchent le site. Aujourd’hui, il ne reste du MUROC MARU que les dunes artificielles qui avaient été érigées à proximité et quelques millions d’éclats de projectiles en tout genre qui affolent les boussoles. Quant au village de Muroc, il est peu à peu déserté par ses habitants, partis vivre sous des cieux plus cléments. En 1951, son bureau de poste ferme. Aujourd’hui, son emprise abandonnée est incluse dans le périmètre d’Edwards AFB.

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MessageSujet: Re: Le souvenir de la Marine Impériale   Sam 04 Nov 2017, 19:00

Intéressant, merci Takagi pour ce reportage thumleft
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MessageSujet: Re: Le souvenir de la Marine Impériale   Sam 06 Jan 2018, 16:44

La chose est assez rare pour qu'on y consacre un petit article : seize photos montrant des scènes de la vie du marin à bord des unités de la Marine Impériale dans l'entre-deux-guerres. Certains visages gratifient le photographe d'un sourire.


1
Briquer le pont est un si digne sort
Qu’on pratique en groupe cet insigne sport.



2
Le hamac reste le lot des hommes d’équipage jusqu’en 1945 sur beaucoup de navires.



3
Fanfare pour la cérémonie des couleurs sur la plage arrière d’un cuirassé au mouillage.



4
Bol (en acier émaillé) de riz, accompagnement chichement compté, baguettes, bancs et tables en bois : l’ordinaire de l’équipage.
Les boules sont à zéro, comme on dit...



5
Jour de lessive sur le pont, dans des bassines en bois comme à la maison.



6
Instruction au chargement du canon par la culasse.



7
Gymnastique sur la plage arrière d’un cuirassé.



8
Les corps de débarquement et les avions défilent au son des flonflons devant un parterre d’officiers.



9
Pratique du sumo sur le pont central d’un cuirassé de la classe Hyūga.



10
Entraînement à la plongée subaquatique.



11
Les uns récurrent le pont, accroupis,
Les autres manient l’escopette.
Briquage du pont central d’un cuirassé de la classe Hyūga.



12
Sur la plage avant d’un cuirassé de la classe Nagato, quatre marins s’adonnent à une étrange occupation dont je n'ai pas compris les subtilités.



13
Départ de la course de chaloupes.



14
L’équipage au poste de bande lors d’une revue navale.
Les fusiliers présentent les armes sur la tourelle avant.
Le bâtiment est pavoisé.



15
Entraînement au maniement du matériel de lutte contre l’incendie à bord d’un cuirassé.



16
Exercice de transmission par signaux flottants à bord d’un cuirassé de la classe Kongō.

study


Dernière édition par Takagi le Sam 24 Mar 2018, 03:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le souvenir de la Marine Impériale   Sam 06 Jan 2018, 18:06

Pour compléter le post de Takagi sur Edwards AFB, voici le fiche de la base aérienne. Les pistes en dur (béton ou asphalte) sont en noir, l'emprise de la base comporte un certain nombre d'autres "runways" dessiné à même le sol du lac asséché Rodgers dont le sol est particulièrement dur.
On note la piste 35/17 orientée nord/sud par rapport au pôle magnétique de 39097 pieds soit exactement 11916 m une des plus longues du monde, elle a servi aux tests de la navette spatiale, à des tests de roulage et accessoirement à des recours de vitesse.


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MessageSujet: Re: Le souvenir de la Marine Impériale   Sam 06 Jan 2018, 19:18

pascal a écrit:
(...)
On note la piste 35/17 orientée nord/sud par rapport au pôle magnétique de 39097 pieds soit exactement 11916 m une des plus longues du monde, elle a servi aux tests de la navette spatiale, à des tests de roulage et accessoirement à des recours de vitesse.

Il y a deux recours possibles : l'appel et la cassation.
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MessageSujet: Re: Le souvenir de la Marine Impériale   Sam 06 Jan 2018, 19:20


La photo 12: ne serait-ce pas une sorte de jeu de palet ?
A+ pour les recours
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MessageSujet: Re: Le souvenir de la Marine Impériale   Sam 06 Jan 2018, 20:04

Takagi a écrit:
pascal a écrit:
(...)
On note la piste 35/17 orientée nord/sud par rapport au pôle magnétique de 39097 pieds soit exactement 11916 m une des plus longues du monde, elle a servi aux tests de la navette spatiale, à des tests de roulage et accessoirement à des recours de vitesse.

Il y a deux recours possibles : l'appel et la cassation.

thumright
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MessageSujet: Re: Le souvenir de la Marine Impériale   Dim 07 Jan 2018, 02:30

Starshiy a écrit:
La photo 12: ne serait-ce pas une sorte de jeu de palet ?

L'idée m'en a traversé l'esprit, vite chassée par une autre : n'était-il pas incongru de jouer au palet sur le pont d'un grand bâtiment de la Marine Impériale ? scratch
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MessageSujet: Re: Le souvenir de la Marine Impériale   Dim 07 Jan 2018, 03:04

Poursuivons sur la vie des marins de la 日本海軍 :

Sur les deux premières photos, un cuisinier amène une gamelle de riz (à gauche), un matelot de service dose le riz dans des bols à l'aide d'une cuillère en bois traditionnelle (à droite). Sur cette dernière photo, les bols de riz prêts à la consommation sont à gauche de la gamelle ; à droite, ce sont des bols de soupe qui vont servir d'accompagnement au riz. En arrière-plan de cette photo de droite, des hommes d'équipage sont attablés. Ces deux photos ont été prises à bord d'un navire.


La deuxième photo montre une tablée dans ce qui est apparemment un baraquement à terre. C'est jour de fête : chacun a droit à un bol de riz (celui que tiennent en main les deux hommes au premier plan à droite), deux bols plus petits d'un accompagnement non identifié, une assiette de légumes sautés et d'un bol de soupe. On note les fusils rangés contre la cloison du fond à gauche.


L'ordinaire était plus frugal dans la Marine Impériale. On se souvient ce qu'en écrivait Sakai Saburo en évoquant son temps comme quartier-maître dans le service artillerie d'un cuirassé. Encore cet ordinaire s'était-il amélioré dans les années 1930. Vingt années auparavant, la portion du marin était beaucoup plus chichement comptée comme le relate cet extrait annoté des mémoires de Miyazawa Kenji (1896-1933) : « Avant la guerre (de 1914-18, NdT), nous n’avions comme repas que trois bols de riz et une umeboshi (prune macérée salée, NdT). Nous mangions la moitié de la prune avec le premier bol de riz, l’autre moitié avec le deuxième bol, puis nous mangions le troisième bol en suçant le noyau. »

Cette dernière photo, prise le dimanche 2 novembre 1941, montre un repas du dimanche de pilotes de l'aéronavale. En plus du grand bol de riz, du bol et de l'assiette d'accompagnement et d'un bol de soupe, il y a des pommes.


study
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MessageSujet: Re: Le souvenir de la Marine Impériale   Dim 07 Jan 2018, 06:57

Photo non tronquée utilisée au début de l'article précédent


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MessageSujet: Re: Le souvenir de la Marine Impériale   Dim 07 Jan 2018, 18:11

Citation :
[…] seize photos montrant des scènes de la vie du marin à bord des unités de la Marine Impériale dans l'entre-deux-guerres. […] 16 Exercice de transmission par signaux flottants à bord d’un cuirassé de la classe Kongō. : study:
En fait de signaux flottants, il s'agirait plutôt de signaux à bras ; les signaux flottants sont pratiqués à l'aide de pavillons montrés sur drisses.
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MessageSujet: Re: Le souvenir de la Marine Impériale   Lun 08 Jan 2018, 03:52

DahliaBleue a écrit:
(...) les signaux flottants sont pratiqués à l'aide de pavillons montrés sur drisses.
Les bras m'en trombrent. Trous ces pravillons montrés sur drisses droivent être très crolorés.
Crôa krill en soit, je vous remercie pour l'explication. thumleft
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MessageSujet: Re: Le souvenir de la Marine Impériale   Lun 08 Jan 2018, 17:37

Takagi a écrit:
[…] Les bras m'en trombrent. Trous ces pravillons montrés sur drisses droivent être très crolorés. : vinceastuce:
Crôa krill en soit, je vous remercie pour l'explication. : thumleft:
Pe'tinente et app'éciable 'éplique, f'appée au coin du bon sens et de la bonne humeu' ! Et qui me pe'met, à cha'ge de 'evanche, de p'éciser mon p'écédent post ! Ca' j'ai ainsi 'et'ouvé les bons te'mes (utilisés notamment en timone'ie) : ce sont les ve'bes f'apper et a'bo'er.
« E''a'e humanum est… » Crying or Very sad

Il fallait donc lire :

moi-même a écrit:
[…] les signaux flottants sont pratiqués à l'aide de pavillons frappés et arborés sur drisses.

PS : Je me demande si, pouw êtwe plus claiwe, je n'auwais pas dû écwiwe ce post comme suit :
Pewtinente et appwéciable wéplique, fwappée au coin du bon sens et de la bonne humeuw ! Et qui me pewmet, à chawge de wevanche, de pwéciser mon pwécédent post ! Caw j'ai ainsi wetwouvé les bons tewmes (utilisés notamment en timonewie) : ce sont les vewbes fwapper et awbower.
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MessageSujet: Re: Le souvenir de la Marine Impériale   Mer 31 Jan 2018, 05:33

Amusante anecdote publiée dans la presse nippone du 31 janvier 2018 : la tour d’observation des tirs (Kantekigō, 監的壕) de Kagekami, dans la préfecture d’Ibaraki, est en cours de déménagement. Des rails ont été installés sur des traverses en béton pour déplacer l’imposant bunker d’une centaine de mètres pour permettre l’élargissement d’une route. Ce bunker était situé sur un ancien terrain militaire, polygone de tir où venaient s’entraîner au tir et au bombardement les élèves pilotes de la base aéronavale de Tsuchiura, centre de formation au pilotage de la Marine Impériale situé à une douzaine de kilomètres en direction du sud-ouest. Il servait à observer et noter les résultats des élèves. Après la fin de la guerre, le terrain a été vendu à un particulier qui n’a pas cherché à se débarrasser de ce robuste vestige de l’époque militariste. Son héritier a récemment revendu une part du terrain à la préfecture en vue de l’élargissement de la route qui va de Mito à Kashima. Cette route, un tantinet étroite (les autocars modernes ont du mal à s’y croiser en certains endroits), a vu son trafic augmenter ces dernières années et la préfecture a décidé l’élargir et d’en rectifier le tracé. Singulièrement, le propriétaire a vendu le terrain mais pas le bunker, dont il a demandé le déplacement vers ce qui lui reste de sa parcelle. Le Kantekigō a donc vu ses fondations déterrées et des rails mis en place en vue de son déménagement. Les travaux ont commencé le 22 janvier et devraient s’achever au début février.


Le Kantekigō en cours de déménagement. La photo de droite permet d'apprécier l'étroitesse de la route au niveau du bunker.
Cette photo n'est pas à l'envers : au Japon, on roule à gauche, à l'anglaise.

Le propriétaire n’est pas le seul à ne pas vouloir voir disparaître ce vestige de l’histoire locale. Certains voisins et habitués de la route ont manifesté le souhait de voir le bunker faire l’objet d’un projet de conservation du patrimoine. Ce projet n’existe pas encore, et les intéressés voudraient que la municipalité de Kagekami ou la préfecture s’en emparent. Interviewé, un vieil agriculteur de 88 ans se souvient être souvent venu, enfant, chercher des balles à blanc sur le polygone. S’il souhaite que la route soit élargie parce que les cars de ramassage scolaire en ont besoin pour emmener les gamins au collège et au lycée, il ne se résout pas à voir disparaître la vieille tour en béton.

C’est ça que je trouve amusant, sinon signifiant, dans cette petite anecdote : alors que la génération qui a vécu la fin de la période militariste et la guerre du Pacifique est en train de disparaître, de plus en plus d’initiatives sont prises pour préserver le patrimoine historique de cette période, patrimoine qui a largement été dynamité et détruit pendant toutes les années où le Japon a jeté aux orties cette période noire de son histoire. Il y a quelques années, on n'aurait pas hésité à dynamiter ou à enterrer cette vieillerie.
L’article ne dit pas si les ouvriers du chantier ont trouvé des balles à blanc ou des fragments de bombes d’exercice en creusant tout autour du Kantekigō.
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MessageSujet: Re: Le souvenir de la Marine Impériale   Mer 31 Jan 2018, 10:11

Takagi a écrit:
Amusante anecdote […]
Le Kantekigō en cours de déménagement. […].
[…] un vieil agriculteur de 88 ans se souvient être souvent venu, enfant, chercher des balles à blanc sur le polygone. […].
[…] L’article ne dit pas si les ouvriers du chantier ont trouvé des balles à blanc ou des fragments de bombes d’exercice en creusant tout autour du Kantekigō. : study:
Balles à blanc ? Ou, plus simplement, des étuis ou douilles d'obus ? Voire des débris d'obus ?
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MessageSujet: Re: Le souvenir de la Marine Impériale   Jeu 01 Fév 2018, 07:34

DahliaBleue a écrit:
Balles à blanc ? Ou, plus simplement, des étuis ou douilles d'obus ? Voire des débris d'obus ?
J'avoue ne pas m'être rendu sur place pour vérifier... Embarassed
Je me suis contenté de traduire l'article, qui parlait bien de balles.
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MessageSujet: Re: Le souvenir de la Marine Impériale   Jeu 01 Fév 2018, 08:12

Takagi a écrit:

Je me suis contenté de traduire l'article, qui parlait bien de balles.
Probablement des balles inertes, à l'instar des BOA de nos 100 mm
A+
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MessageSujet: Iwashita Kunio & Alberto C. Nisi   Sam 24 Mar 2018, 04:02


Iwashita Kunio, pilote de chasseur Zéro au Yokosuka kōkūtai (横須賀航空隊)

Le 3 juillet 1944, Iwashita Kunio, pilote de chasse frais émoulu affecté au groupe aérien Yokosuka, est resté cloué au sol par une douleur gastrique. Il n’a pu que regarder ses camarades d’escadrille décoller d’Iwo Jima pour intercepter une attaque aérienne américaine. Trente-et-un Zéro sont partis, dix-sept seulement sont revenus ; les autres ont été abattus par les Hellcat. Il se souvient : « J’étais comme assis sur des aiguilles tandis que je voyais mes frères d’armes se faire descendre l’un après l’autre. J’ai dit au commandant de mon unité, Yagi Katsuyoshi, que je voulais à tout prix revoler dès le lendemain. »

Le lendemain, avant l’aube, Iwashita s’est présenté à son chef d’escadrille, l’enseigne de vaisseau Fujita, pour reprendre son service. Il n’avait encore jamais participé à aucun combat. Il se souvient encore de ce que Fujita lui a dit : « Ton premier combat est le plus dangereux. Je t’apprendrai comment te débrouiller. Ne t’écarte pas de moi, suis-moi d’aussi près que tu peux ! »

Fujita était un vétéran qui avait participé à l’attaque sur Pearl Harbor et à la bataille de Midway. Il avait aussi été camarade de promotion d’Iwashita Kutaka, frère aîné de Kunio, pilote à bord du Zuikaku tué au combat pendant la bataille des Santa Cruz en août 1942. Crédité de plusieurs victoires, Kukata avait fait l’objet de deux films de propagande qui vantaient ses mérites. Âgé de 22 ans, Kunio essayait de marcher dans ses pas.

Une fois en l’air ce matin du 4 juillet 1944, les aviateurs japonais ont entrepris de se regrouper en formation avant de commencer leur patrouille aérienne. Iwashita a aperçu quatre avions devant lui. Les prenant pour ses collègues d’escadrille, il a accéléré pour les rejoindre. Ce n’est qu’arrivé à une centaine de mètres derrière eux qu’il a vu les étoiles blanches sur leurs ailes et qu’il a reconnu des Grumman F6F Hellcat. Les Américains ne l’ayant manifestement pas vu s’approcher, Iwashita a continué à réduire la distance jusqu’à ce que son A6M5 ne soit qu’à dix mètres du dernier Hellcat. Il a alors écrasé la détente de ses armes. Ses obus de 20mm ont littéralement labouré le Hellcat. Il se souvient : « Une aile du F6F s’est arrachée. J’ai clairement vu les lunettes et l’écharpe blanche du jeune pilote qui avait tourné la tête vers moi. Son visage trahissait sa surprise. Les flammes ont immédiatement enveloppé le F6F qui a commencé à perdre de l’altitude jusqu’à ce qu’il s’écrase dans l’océan. Je me souviens l’avoir suivi des yeux. Le mont Suribachi était tout proche. »

Rentré à sa base, Iwashita Kunio n’a pas pu trouver le sommeil le soir du 4 juillet. Il ne pouvait se défaire du visage affolé du jeune pilote du Hellcat qu’il n’avait pourtant vu qu’une seconde. Tandis que ses camarades d’escadrille dormaient profondément, il s’est levé et est allé sur la plage de sable noir au pied du mont Suribachi. Là, il a longuement regardé l’endroit où le chasseur américain s’était abîmé. Il se souvient avoir prié pour l’âme de son pilote.

Le 5, les Japonais s’attendaient à un débarquement. Le commandement avait ordonné à tous les pilotes de combattre au sol comme des fantassins. Mais l’escadre de porte-avions qui avait attaqué l’île la veille n’était accompagnée d’aucune force amphibie et s’était retirée pendant la nuit (l’assaut sur Iwo Jima n’interviendra que sept mois plus tard). Plus question donc pour les aviateurs de perdre leur temps à attendre : tout le personnel volant a été rapatrié au Japon par avion de transport. Pendant les deux jours du raid américain, le groupe Yokosuka avait perdu trente-et-un pilotes et avait revendiqué vingt avions américains abattus.

Iwashita Kunio n’est pas resté longtemps au Japon : avant la fin de l’été, il était aux Philippines, à Clark Field plus précisément. Il y a encore eu un coup de chance : il a pris le dernier avion de transport qui quittait Clark. Ses camarades restés sur place prendront plus tard le maquis dans la jungle où ils sont tous morts de faim, de maladie ou sous le feu des guérilleros et des paysans philippins. Iwashita a ensuite été basé à Okinawa, mais là encore la Marine Impériale l’a fait évacuer avant le débarquement américain : les pilotes chevronnés étaient devenus rares. Depuis Kyūshū, Iwashita a effectué des escortes de kamikazes qui s’en prenaient à la flotte américaine autour d’Okinawa, ainsi que des missions d’interception au-dessus du Japon contre des B-29. Il y a survécu.


Iwashita Kunio à Okinawa

Il s’est plus tard livré à quelques remarques sur cette période : « J’ai livré des combats féroces au-dessus d’Iwo Jima et des Philippines, mais je savais que nous ne pouvions pas gagner. Mais malgré ça je ne pensais pas que le Japon pût être défait. La défaite était inconcevable dans nos esprits, elle ne faisait pas partie de notre éducation. On nous enseignait qu’on était indestructibles. C’était toutefois assez éloigné de la réalité que nous vivions au quotidien. J’en étais arrivé au point où je me disais que tout cela serait bientôt fini. À mon avis, la plupart des membres du Yokosuka kōkūtai ont accepté la fin de la guerre avec un calme soulagement. »

À la fin de la guerre, trente-et-un des trente-cinq camarades d’Iwashita à l’école de chasse avaient été tués. Pendant sa brève carrière de pilote, Kunio avait été crédité de quinze victoires, le hissant au rang d’as de la chasse en ces temps où l’espérance de vie d’un pilote japonais se comptait en heures de vol, pas en mois. Plus jamais il n’a vu de pilote américain aussi distinctement qu’à Iwo Jima ce 4 juillet 1944. La face du jeune Américain continuait de le hanter.

À l’occasion du 50e anniversaire de la fin de la guerre, en 1995, Iwashita a été amené à prononcer un petit discours sur son expérience de pilote de guerre. C’est là qu’il a publiquement dit pour la première fois que son plus cher espoir aurait été de connaître l’identité de sa première victime, l’homme dont le visage affolé était resté imprimé dans sa mémoire. Il aurait voulu rendre une visite de condoléances à sa famille pour marquer le respect qu’il avait envers ce jeune homme venu mourir au-dessus d’Iwo Jima sous le feu de ses canons le jour de la fête de l’indépendance des États-Unis.

Une retranscription de son discours est arrivée à l’US Navy Historical Society qui a effectué des recherches. Il en est ressorti que cinq pilotes américains avaient été abattus au-dessus d’Iwo Jima le 4 juillet 1944. L’un d’eux avait été récupéré, les quatre autres avaient été portés « disparus au combat ». Ce sont les photos de ces quatre pilotes qui ont permis d’identifier nommément celui que Kunio avait tué : il l’a clairement reconnu sur sa photo, plus d’un demi-siècle après les faits. Il se nommait Alberto C. Nisi et pilotait le F6F Hellcat n° 43041.


Alberto C. Nisi assis dans son F6F Hellcat

Âgé de 26 ans au moment de sa mort, Alberto Nisi servait dans la VF-14 des Iron Angels embarquée sur le USS Wasp. Il descendait à la deuxième génération d’immigrés italiens et sa famille habitait à Worcester dans le Massachusetts. Avant la guerre, il avait suivi des études de comptable et avait travaillé pour l’Electric Boat Company dans le Connecticut. Là, il s’était inscrit dans les forces de réserve de l’US Navy. De fil en aiguille, il s’était retrouvé pilote de chasse à bord du Wasp en 1944. Avant sa dernière mission, il écrivait souvent à sa sœur qui était prévue accoucher début juillet. Mais sa sœur et son beau-frère n’ont jamais reçu de télégramme de félicitation quand leur fils est né le 6 juillet 1944 : au lieu de ça, un télégramme émanant du ministère de la Marine a eu le regret d’annoncer que l’enseigne de vaisseau Alberto Nisi avait été porté disparu au combat, sans dire où.

Par crainte de choquer la famille Nisi, Iwashita Kunio a longtemps hésité avant de la contacter. C’est la fille de Kunio qui s’est chargée des premières démarches et qui a expliqué les raisons qui avaient poussé son père à entreprendre cette quête. La rencontre entre les deux familles a finalement eu lieu le 20 juin 2003. Plusieurs médias avaient proposé à Iwashita de couvrir l’évènement, mais il avait refusé : cette visite devait rester purement privée.


La rencontre des familles Iwashita et Nisi

Une fois les présentations faites et les marques de déférence rendues, Kunio a raconté ce dont il se souvenait de la bataille du 4 juillet 1944 puis a répondu aux questions de la famille. L’ancien pilote de chasseur Zéro a dû en particulier répondre aux nombreuses questions du petit-neveu d’Alberto Nisi, âgé de 11 ans et très curieux. Les Nisi ont montré une photo d’Alberto assis dans son cockpit (reproduite plus haut) ; Kunio a bien reconnu le visage qui était resté gravé dans sa mémoire. Après deux heures d’entretiens divers, les Iwashita ont pris congé.

Terrence Nisi, un autre neveu d’Alberto, a plus tard raconté : « La visite que nous a rendue M. Iwashita nous a beaucoup touchés. Ça lui a demandé beaucoup de courage de venir nous rencontrer. Il a gardé un souvenir fier de son temps comme pilote de chasse, mais sa fierté n’a pas altéré les sentiments qu’il a éprouvés à prendre la vie de quelqu’un. »

Iwashita Kunio est toujours en vie. Aujourd’hui âgé de 96 ans, il préside l’Association des Pilotes de Zéro.


Iwashita Kunio devant le A6M5 Modèle 52 exposé au musée du sanctuaire Yasukuni

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MessageSujet: Re: Le souvenir de la Marine Impériale   Sam 24 Mar 2018, 08:45

Comme quoi il y a eu un peu de chevalerie au sein des Kokutaï ...
Belle histoire, merci Takagi de nous l'avoir fait partager ! thumright
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MessageSujet: Re: Le souvenir de la Marine Impériale   Sam 24 Mar 2018, 09:21

Tout à fait. Belle et émouvante histoire.
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MessageSujet: Re: Le souvenir de la Marine Impériale   Sam 07 Avr 2018, 19:55

Il y a soixante-treize ans jour pour jour, le 7 avril 1945, disparaissait le cuirassé Yamato sous les coups de l’aviation embarquée américaine au sud de Kyūshū. Ce samedi, un service commémoratif était organisé au parc Nagasako à Kure dans la préfecture de Hiroshima, près du chantier où le cuirassé avait été construit.

La cérémonie était organisée par la  戦艦大和会 (senkan Yamato kaï, association du cuirassé Yamato), présidée par Hiro Kazushi, âgé de 94 ans et qui a servi deux ans à bord du Yamato. Il avait embarqué à bord en août 1941 alors que le cuirassé était en armement.

Sur les 3332 hommes d’équipage et fusiliers marins qui se trouvaient à bord lors du naufrage le 7 avril 1945, seuls 276 rescapés avaient pu être récupérés par les quatre destroyers qui avaient survécu à l’attaque. Aujourd’hui, le temps ayant fait son œuvre, il ne reste que 7 de ces rescapés. La plupart des trois cents membres de l’association qui ont assisté à la cérémonie sont des descendants ou des parents des membres de l’équipage.


La cérémonie a été très sobre : le pavillon de la Marine Impériale qui flotte d’ordinaire sur le monument aux morts du Yamato a été mis en berne, les gens ont déposé des souvenirs, le président Hiro Kazushi une couronne, puis tout le monde s’est tu pour une prière silencieuse. Après le discours solennel du président, les journalistes présents ont pu interviewer poliment quelques personnes.

Hiro Kazushi conseille des réalisateurs de série télé, de cinéma et des auteurs de manga qui mettent en scène le Yamato ou des membres de son équipage. Il espère que l’intérêt que les Japonais d’aujourd’hui portent à ce navire emblématique de la Marine Impériale atteint les âmes de ses morts dans l’au-delà. C’est pour eux qu’il continue à perpétuer le souvenir du Yamato.

Un autre survivant du cuirassé, M. Megumi, était venu de Tōkyō malgré ses 99 ans. Il était accompagné d’une de ses filles et de deux de ses petits-enfants. Yamanaka Tsurukichi, veuve d’un officier-marinier du Yamato tué à 32 ans le 7 avril 1945, était également là. Yokokawa Ikuo, un agriculteur de 84 ans qui vit à Hidakagawa dans la préfecture de Wakayama, était lui aussi là avec son épouse : il a perdu un oncle de 27 ans dans le naufrage du cuirassé. Il se souvient de cet oncle, nommé Wataru, comme quelqu’un de très facile à vivre. Il espère que le souvenir des morts du Yamato ne sera pas oublié.

Le parc Nagasako, dans le quartier de Shimeyaka, est un ancien cimetière militaire de la Marine Impériale. Il a été cédé à la municipalité qui en a fait un parc du souvenir.
salut


Dernière édition par Takagi le Mar 05 Juin 2018, 17:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le souvenir de la Marine Impériale   Dim 15 Avr 2018, 02:34

Les anciennes batteries côtières du cap Kannon (le bien nommé...  Mr. Green ) à Yokosuka seront ouvertes au public pour la première fois du 11 au 13 mai 2018. Construites en 1868 au début de la Restauration Meiji, elles ne servent plus depuis plusieurs décennies mais sont restées propriété de la Force Maritime d’Autodéfense. Un sentier de visite vient d’être créé ; il permet de visiter neuf emplacements de canons sur lesquels les pièces d’artillerie d’époque (Meiji) sont toujours en place, légèrement rouillées, et une des réserves de munitions.


Le terrain est militaire mais le guide est un historien bénévole. Un maximum de 20 visiteurs seront admis chaque jour, pour des raisons de sécurité (le sentier n’est pas aménagé pour des groupes importants). Il leur en coûtera 500 Yens (3,76€) qui permettront de payer une partie de la signalisation mise en place.
L’entrée se fait sur réservation en téléphonant au 046 (843) 8316 mais uniquement en langue japonaise.  Mr.Red
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MessageSujet: Re: Le souvenir de la Marine Impériale   Sam 05 Mai 2018, 08:39

Un hydravion Aichi E16A1 exposée dans un parc à thème au Japon, près de la terrasse de la cafeteria d'où on peut l'admirer. Près de lui, au milieu de la pièce d'eau, une maquette du HYŪGA complète le tandem cuirassé hybride / hydravion d'attaque... qui n'a jamais été utilisé en opérations.






C'est nippon : en France, je n'ai jamais vu de Loire 130 ou de Latécoère 298 exposé à côté d'une maquette du COMMANDANT-TESTE ou du STRASBOURG sur la terrasse d'un restaurant de musée...

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