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 JAPON CROISEURS LOURDS CLASSE FURUTAKA

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clausewitz
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MessageSujet: JAPON CROISEURS LOURDS CLASSE FURUTAKA    Ven 29 Oct 2010, 21:57

CROISEURS LOURDS CLASSE FURUTAKA
(JAPON)


Le Furutaka à la mer en 1940. Les tourelles doubles ont remplacé les affûts simples

INTRODUCTION

Quelques considérations préliminaires

Si pendant plusieurs siècles, l'Homme s'est battu sur les océans comme sur terre, l'apparition de l'artillerie changea la donne. Plus question désormais de ruer à l'abordage des escadres ennemis pour éperonner le navire ciblé, se ruer à l'abordage et finir le boulot dans un classique combat d'infanterie.

Si quelques galères russes et suédoises s'affrontèrent encore au début du 17ème siècle en mer Baltique, l'esentiel des forces navales européennes étaient composés de puissants navires de combat mus par la voile, des navires appelés navires de ligne car ces navires manoeuvraient en file indienne pour éviter les tirs fratricides et canonnaient la ligne adversaire qui manoeuvrait parallèlement.


Tableau représentant un navire de ligne

Ces navires étaient aussi gros que coûteux, rassemblant plusieurs milliers d'hommes, souvent à la motivation incertaine car recrutés parmi la lie de la société, tenus par une discipline de fer à double tranchant n'étaient pas adaptés à toutes les missions.

En effet, il fallait bien navires plus petits mais bien armés pour des missions de présence, de lutte contre la piraterie, de protection du trafic commercial ou pour impressioner un roitelet africain ou un sultan du Moyen Orient en menant une démonstration de force au large des côtes.


Une frégate anglaise

D'où l'apparition des frégates, des navires qui généralement étaient des navires de taille moyenne (une quarantaine de mètres) d'un déplacement standard d'environ 6 à 700 tonnes avec pour armement une trentaine de canons. Il est difficile de faire un portrait robot généraliste car chaque marine avait son modèle, son genre de frégate. La Royal Navy considérait par exemple ses frégates comme des navires de ligne de 4ème, 5ème ou 6ème rang.

Outre ces missions secondaires, les frégates rendaient des services aux escadres de ligne, servant d'éclaireurs, de navires de liaison rapide ou de nettoyeurs, achevant les navires désemparés.

La taille des navires augmentant, la construction en bois céda la place à la construction en acier et la frégate de la marine à voile céda la place au croiseur. Difficile pour l'époque d'en faire le portrait robot car la famille croiseur était des plus hétérogène.

Deux navires pouvaient prétendrent à la succession de la frégate, le croiseur léger dit parfois de station ou même de troisième classe ou encore croiseur protégé et le croiseur cuirassé, un navire bien plus gros, capable pour les plus puissants d'entre-eux de faire (relative) bonne figure contre un cuirassé de type prédreadnought.

Et le Japon s'éveilla.......

En 1641 se produisit un événement sans équivalent dans le monde : le Japon se ferma aux influences étrangères et se replia sur lui même.

Ce repli dura jusqu'au 8 juillet 1853 date à laquelle le Commodore Perry de la marine américaine jeta l'ancre en baie d'Edo (ancien nom de Tokyo) et s'imposa en tirant avec ces canons Paixhans équipés d'obus explosifs.

Le 31 mars 1854, la convention de Kanagawa imposée par le Commodore Perry ouvrit le Japon au commerce extérieur et ouvrit des relations diplomatiques avec les Etats Unis.

Le Japon aurait pu connaître le sort de la Chine menacée et dépecée par les pays occidentaux mais au contraire, profita de l'occasion pour moderniser le pays à marche forcée. C'est le début de l'ère Meiji (1867) qui supprime le shogunat, les samourais provoquant une révolte en 1877 dûrement reprimée mais qui ne fût pas «digérée» par le Japon avant quinze ans.

Comme tous les pays en voie de dévellopement, le Japon se tourne vers l'étranger pour y trouver ressources et modèles. Le pays effectue un effort gigantesque, envoyant ses meilleurs étudiants dans les universités européennes pour acquérir le personnel qualifié nécessaire pour dévelloper le pays.

Pour éviter de connaître le sort de la Chine, il fallait une armée et surtout pour un pays archipélagique une marine puissante. Sans infrastructures industrielles, la seule issue était de commander des navires à l'étranger en attendant que l'industrie japonaise soit capable de construire des navires modernes.

Qui dit commandes étrangères dit modèles étrangers et le Japon pour l'équipement de sa marine suit la même évolution que celle vue plus haut. La marine impériale japonaise ou Nihon Kaïgun née en 1869 va d'abord en service une série de croiseurs ou de corvettes cuirassés qui font la synthèse entre le navire à voile du siècle précédent et les progrès de la «Révolution Industrielle».


Le bélier cuirassé Asuma

Le premier navire moderne de la marine japonaise est un bélier cuirassé ou ironclad ram construit en France pour la marine confédérée mais qui fût vendu en 1867 à un Shogun avant d'être repris par les américains puis d'être revendu à la marine impériale qui utilisa l'Azuma jusqu'à son désarmement en 1888.


La corvette cuirassé Ryujo

Le premier navire commandé par le Japon est une corvette cuirassée connue sous le nom de Ryujo mais qui fût construite à Aberdeen entre 1864 et 1869 sous le nom de Ihosho Maru. Ce navire de 1864 tonnes à pleine charge, mesurant 64m de long sur 11.6m de large et 5.5m de tirant d'eau, filant à 9 noeuds était armé de 2 canons de 165mm et 10 canons de 133mm et servit dans la marine japonaise jusqu'en 1898 bien que sa démolition ne soit intervenue qu'en 1904 après six années comme ponton.


La frégate cuirassée Fuso

Il est suivi par le Fuso, une frégate cuirassée construite là encore en Grande Bretagne qui est à cette époque le fournisseur principal de la toute jeune marine nippone. Mise en service en janvier 1878, cette frégate de 3800 tonnes, mesurant 67m de long sur 14.6m de large et 5.5m de tirant d'eau, filant à 13 noeuds et armée de 4 canons de 340mm, 4 canons de 170mm, 2 tubes lance-torpilles de 356mm et des mitrailleuses participa à la guerre sino-japonaise (août 1894-avril 1895) avant de couler le 29 octobre 1897 suite à une collision avec le croiseur Matushima. Relevée et reconstruire, cette frégate est reclassée comme cuirassé de 2ème classe, participant à la guerre russo-japonaise avant d'être désarmé en 1908 et démoli en 1910.

Le Japon fait également construire deux nouvelles corvettes cuirassées baptisées Kongo et Hiei. Détail intéressant, si la première est construire en acier avec une structure en bois, la seconde est entièrement en acier.

Ce sont des navires déplaçant 3800 tonnes à pleine charge, mesurant 67m de long sur 12.5m de large et 5m de tirant d'eau, une vitesse maximale de 13.5 noeuds et un armement composé de 3 canons de 170mm, 6 canons de 150mm, 2 canons de 75mm et un tube lance-torpilles de 356mm.

Le Kongo est admis au service actif en avril 1878, participant à la guerre sino-japonaise (1894-1895). Reclassé canonnière de 3ème classe en 1898, il participa à des patrouilles côtières au large de la Corée puis de Port Arthur quand la base russe tomba aux mains des japonais au cours de la guerre russo-japonaise. Désarmé en 1906 et vendue à la démolition en 1909.


La frégate cuirassée Hiei

Le Hiei est admis au service actif en mai 1878 lors de son arrivée au Japon avec à son bord un certain Togo Heihachiro, le futur vainqueur de Tsushima qui rentrait de six années d'études en Grande Bretagne. Il participe aux différents incidents en Corée précédent la première guerre sino-japonaise. Reclassée canonnière de 3ème classe en 1898, il participa à la guerre russo-japonaise en assurant des patrouilles littorales. La guerre terminée, il est releguée à des tâches auxiliaires jusqu'au 1er avril 1911 quand il est rayé des registres et vendu à la démolition.

_________________
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Dernière édition par clausewitz le Jeu 11 Nov 2010, 17:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: JAPON CROISEURS LOURDS CLASSE FURUTAKA    Ven 29 Oct 2010, 22:13

Les croiseurs cuirassés de la marine japonaise

Dans toutes les marines du monde, la frégate à coque en bois de la marine à voile céda peu à peu la place à un nouveau type de navire, le croiseur cuirassé qui pour les premiers exemplaires disposaient encore de mats et de voile pour compenser la fiabilité incertaine des machines et leur effarante consommation en charbon. Naturellement, le Japon ne pouvait pas passer à côté d'une telle innovation d'autant que leur principal modèle, la Grande Bretagne construisit un grand nombre d'armored cruisers.


Le croiseur cuirassé Chiyoda

Le premier croiseur cuirassé de la Nihon Kaigun est le Chiyoda. Il est financé par les indemnités reçues par la France suite à la perte du Unebi en 1887 avant même son arrivée au Japon. Il est mis sur cale aux chantiers John Brown de Clydebank le 4 décembre 1888 lancé le 3 juin 1890 et admis au service actif le 1er janvier 1891.

Il participa à la première guerre sino-japonaise en 1894-1895, effectuant des patrouilles de surveillance mais participa également à l'invasion de Taiwan en 1895 puis à la guerre russo-japonaise. Le 28 août 1912, le Chiyoda est reclassé comme navire de défense côtière de 2ème classe ce qui ne l'empêche pas de participer à la première guerre mondiale notament contre les allemands à Tsingtao.

Le 14 avril 1921, le Chiyoda est reclassé comme bâtiment auxiliaire aussi bien pour les torpilleurs que pour les plongeurs sans parler de tâches d'instruction. Il est désarmé le 28 février 1927 et coulé comme cible le 5 août 1927 dans le détroit de Bungo par le croiseur lourd Furutaka à bord duquel se trouvait l'empereur.

Caracteristiques Techniques du Chiyoda

Déplacement : standard 2478 tonnes

Dimensions : longueur 94.49m largeur 12.81m tirant d'eau 4.27m

Propulsion : deux machines verticales à triple expansion alimentées en vapeur par six chaudières dévellopant 5678ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 19 noeuds

Protection : ceinture 82 à 92mm pont blindé 30 à 35mm bloc passerelle 30mm

Armement : 10 canons de 120mm, 14 canons de 47mm, 3 mitrailleuses Gatling et 3 tubes lance-torpilles de 360mm
Equipage : 350 officiers et marins


A l'unique Chiyoda succède la classe Asama composée des Asama et Tokiwa. Ces deux navires ont été commandés en Grande Bretagne dans le cadre du programme «6-6» (six cuirassés et six croiseurs cuirassés), programme voté après la première guerre sino-japonaise.


Le croiseur cuirassé Asama

-L'Asama est admis au service actif le 18 mars 1899. Il participe à la répression de la rébellion des Boxer aux côtés des occidentaux en 1900 avant de participer à la guerre russo-japonaise notament à la bataille de Tsushima au sein de la force de cuirassés. Il est utilisé comme navire d'entrainement à partir de 1937 et également comme ponton. Il survécu à la seconde guerre mondiale et fût démoli en 1947.

-Le Tokiwa est admis au service actif le 18 mai 1899, participa à la guerre russo-japonaise et à la première guerre mondiale. En 1922, il est converti en mouilleur de mine, participant au second conflit mondial. Il est endommagé par une mine en mai 1945, réparé avant d'ête coulé en eaux peu profonde le 9 août 1945. Il est démantelé en 1947.

Caracteristiques Techniques de la classe Asama

Déplacement : standard 9700 tonnes

Dimensions : longueur 124.36m largeur 20.45m tirant d'eau 7.43m

Propulsion : deux machines verticales à triple expansion alimentées en vapeur par quatre chaudières dévellopant 18000ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 21.5 noeuds distance franchissable 7000 miles nautiques à 10 noeuds

Protection : ceinture principale 88 à 180mm ceinture supérieure réduite à 125mm barbettes tourelles et casemates 150mm bloc-passerelle 75 à 360mm selon les endroits

Armement : 4 canons de 203mm en deux tourelles doubles, 14 canons de 152mm, 12 canons de 12 lpounders à tir rapide, 7 canons de 2.5 livres à tir rapide, 5 tubes lance-torpilles de 360mm.

Equipage : 726 officiers et marins



Le croiseur cuirassé Azuma

Aux deux navires de classe Asama succède l'unique Azuma commandé pour des raisons diplomatiques en France, à la Société des Ateliers et Chantiers de la Loire à Saint Nazaire. Il est admis au service actif en juillet 1900, participant ensuite à la guerre russo-japonaise comme un véritable cuirassé.

Il cependant rapidement retiré du service en première ligne, étant transformé en navire d'entrainement dès 1908 même si durant la première guerre mondiale, il assura des escortes de convois entre Singapour et le canal de Suez. Il est reclassé comme navire de défense côtière le 1er décembre 1921 mais utilisé en pratique comme navire d'entrainement. Reclassé auxiliaire le 1er juillet 1942, il est démilitarisé le 1er février 1944 et démoli en 1945.

Caracteristiques Techniques de l'Azuma

Déplacement :standard 9456 tonnes

Dimensions : longueur 131.5m largeur 20.94m tirant d'eau 7.21m

Propulsion : deux machines verticales à triple expansion alimentées en vapeur par 24 chaudières Belleville dévellopant 17000ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 20 noeuds distance franchissable 7000 miles nautiques à 10 noeuds

Protection : ceinture principale 88 à 170mm ceinture supérieure 125mm pont blindé 62mm Barbettes tourelles casemates et salle des torpilles 150mm bloc-passerelle 75 à 360mm

Armement : 4 canons de 203mm en deux tourelles doubles, 12 canons de 152mm 12 canons de 12 pounders à tir rapide, 12 canons de 57mm et cinq tubes lance-torpilles de 450mm

Equipage : 644 officiers et marins



Le "demi-frère" du précédent le Yakumo

A l'unique Azuma suscite le Yakumo qui bien que commandé aux chantiers AG Vulcan de Stettin peut être considéré comme le quasi sister-ship du précédent. Admis au service actif en juillet 1900, il participe à la guerre russo-japonaise au sein de la bataille de Tsushima, jouant un rôle décisif dans la destruction du cuirassé Admiral Ushakov.

Participant au premier conflit mondial, il combattit à Tsingtao puis à la poursuite infructueuse des forces de l'amiral Graf Spee et du raider Emden. Reclassé navire de défense côtière le 1er septembre 1921, il utilisé en pratique comme navire d'entrainement notamment pour des croisières à l'étranger au profit des cadets de la marine impériale.

Réarmé le 1er juillet 1942 comme croiseur de 1ère classe, il resta cependant au Japon. Après la guerre, il rapatria civils et militaires nippons notament depuis Taiwan et la Chine continentale. Vendu à la démolition le 20 juillet 1946, le Yakumo est démoli à partir du 1er avril 1947.

Caracteristiques Techniques du croiseur cuirassé Yakumo

Déplacement : standard 9801 tonnes

Dimensions : longueur 124.64m largeur 19.57m tirant d'eau 7.24m

Propulsion : deux machines verticales à triple expansion alimentées en vapeur par 24 chaudières dévellopant 15500ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 20.5 noeuds distance franchissable 7000 miles nautiques à 10 noeuds

Protection : ceinture blindée principale 88 à 170mm ceinture blindée supérieure 125mm pont blindé 62mm barbette tourelles 150mm casemates 50 à 150mm bloc-passerelle 75 à 300mm

Armement : 4 canons de 203mm en deux tourelles doubles, 12 canons de 152mm, 12 canons 12 pounders à tir rapide, 7 canons de 47mm 5 tubes lance-torpilles de 450mm

Equipage : 648 à 700 officiers et marins


A ces deux navires isolés succède la classe Izumo commandée aux chantiers Armstrong Withworth d'Elswick, classe composée des Izumo et Iwate.


Le croiseur cuirassé Izumo

L'Izumo est admis au service actif le 25 septembre 1900, participant à la guerre russo-japonaise, à la première et à la deuxième guerre mondiale bien qu'après le premier conflit mondial il soit relegué à des taches d'entrainement. Il est coulé au bassin par l'attaque aérienne américaine sur Kure le 24 juillet 1945 et son épave est démantelée en 1947.

L'Iwate est admis au service actif le 18 mars 1901 participant à la guerre russo-japonaise, à la première et à la deuxième guerre mondiale bien qu'après le premier conflit mondial il soit relegué à des taches d'entrainement. Il est coulé au bassin par l'attaque aérienne américaine sur Kure le 26 juillet 1945 et son épave est démantelée en 1947.

Caracteristiques Techniques de la classe Izumo

Déplacement : standard 9906 tonnes

Dimensions : longueur 132.28m largeur 20.94m tirant d'eau 7.37m

Propulsion : deux machines verticales à triple expansion alimentées en vapeur par 24 chaudières dévellopant 14500ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 20.75 noeuds distance franchissable 7000 miles nautiques à 10 noeuds

Protection : ceinture principale 88 à 175mm ceinture supérieure 125mm pont blindé 67mm tourelles et casemates 150mm bloc-passerelle 356mm

Armement : 4 canons de 203mm en deux tourelles doubles, 14 canons de 152mm, 12 canons de 12 pounders, 8 canons de 2.5 livres, 4 tubes lance-torpilles de 450mm

Aviation : L'Izumo embarqua à la fin de sa carrière un hydravion Nakajima type 90

Equipage : 648 officiers et marins


Enfin les deux derniers croiseurs cuirassés commandés dans le cadre du programme «6-6» formèrent la classe Kasuga (Kassuga Nisshin), des navires commandés en Italie aux chantiers Ansaldo et dérives de la classe Garibaldi qui connu un grand succès puisqu'aux trois navires construits pour l'Italie s'ajoutèrent quatre pour l'Argentine, un pour l'Espagne et donc deux pour le Japon. Les deux navires japonais furent d'ailleurs d'abord commandés par l'Italie puis revendus avant achèvement à l'Argentine qui ne pouvant les payer les rétrocéda aux japonais.


Le croiseur cuirassé Kasuga

Le Kasuga est ainsi d'abord connu sous le nom de Mitre puis sous le nom de Rivadivia. Lancé le 22 octobre 1902 et admis au service actif le 7 janvier 1904, il participa à la guerre russo-japonaise. Il est démilitarisé en 1922 suite au traité de Washington, utilisé comme navire école avant d'être démoli en 1948.


Le croiseur cuirassé Nishin

Le Nishin est d'abord connu sous le nom de Roca puis rebaptisé Mariano Moreno avant de prendre son nom final. Il est lancé le 9 février 1903 puis admis au service actif le 7 janvier 1904.

Il participe à la guerre russo-japonaise, étant sévèrement endommagé durant la bataille de la mer Jaune et encore à la bataille de Tsushima. Il est démilitarisé en 1922 suite au traité de Washington, utilisé comme navire école jusqu'à son désarmement et son utilisation comme cible en 1936.

Caracteristiques Techniques de la classe Kasuga

Déplacement standard : 7750 tonnes pour le Kasuga 7822 tonnes pour le Nisshin

Dimensions : longueur (hors tout) 111.73m (entre perpendiculaires) 108.8m largeur 18.9m tirant d'eau 7.32m

Propulsion : deux machines verticales à triple expansion alimentées en vapeur par huit chaudières dévellopant 13500ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 20 noeuds distance franchissable 7000 miles nautiques à 10 noeuds

Protection : ceinture blindée principale 70 à 150mm pont blindé 25 à 38mm barbette tourelle casemate et bloc-passerelle 100 à 150mm

Armement : un canon de 254mm pour le Kasuga, quatre canons de 203mm pour Nishin (deux pour le Kasuga), 14 canons de 152mm, 10 canons de 76.2mm, 6 canons de 3 livres à tir rapide, deux mitrailleuses Maxim 4 tubes lance-torpilles de 457mm

Equipage : 600 officiers et marins

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MessageSujet: Re: JAPON CROISEURS LOURDS CLASSE FURUTAKA    Ven 29 Oct 2010, 22:33

Les Kasuga furent les derniers croiseurs cuirassés classiques mis en oeuvre par la marine impériale japonaise. Enfin les derniers pour des croiseurs cuirassés construits pour le Japon car la Nihon Kaigun mis en oeuvre un croiseur cuirassé ayant appartenu à la marine russe.


Le croiseur cuirassé Aso anciennement Bayan

Le Bayan est mis sur cale aux chantiers navals de la Societe Nouvelle des Forges et Chantiers de la Méditerranée à la Seyne sur Mer en février 1899 lancé le 6 décembre 1900 et admis au service actif en avril 1903.

Affecté en Extrême Orient, il participe aux premières opérations de la guerre russo-japonaise avant d'être bloqué à Port Arthur et d'être coulé par l'artillerie japonaise. Après la prise de la ville par les japonais, le Bayan est relevé par les japonais et remis en service sous le nom d'Aso le 22 août 1905.

Il est utilisé comme navire de patrouille et d'escorte durant le premier conflit mondial. Il est reclassé mouilleur de mines le 1er avril 1920 pouvant emporter 512 mines. Il participe néanmoins comme transport que ce soit en Siberie en 1922 ou pour assister les victimes du tremblement de terre du 1er septembre 1923. Il est désarmé le 1er avril 1931 et coulé comme cible par le croiseur lourd Myoko et le sous-marin I-89 ainsi que des bombardiers en piqué le 4 août 1932.

Caracteristiques Techniques de l'Aso

Déplacement : standard 7850 tonnes

Dimensions : longueur 135.6m largeur 17.4m tirant d'eau 6.7m

Propulsion : deux machines verticales à triple expansion alimentées en vapeur par 26 chaudières dévellopant 16500ch et entrainant deux hélices
Performances : vitesse maximale 21 noeuds distance franchissable 7000 miles nautiques à 10 noeuds

Protection : ceinture 100 à 200mm ponts blindés 25 à 50mm tourelles 88 à 170mm casemates 80mm

Armement : deux canons de 203mm en tourelles simples, 6 canons de 152mm 7 canons de 47mm 5 tubes lance-torpilles de 380mm

Equipage : 570 officiers et marins


Les navires qui vont suivre ont été conçus comme croiseurs cuirassés mais leur armement était tel que rapidement, ils furent reclassés croiseurs de bataille. On peut rapprocher leur cas de celui du Blücher qui était le «chainon manquant» entre le croiseur cuirassé et le croiseur de bataille ou encore de celui des Invincible qui furent mis sur cale comme Armoured Cruiser avant d'inaugurer la catégorie nouvelle des Battlecruiser.

La première classe à répondre à ce schéma est la classe Tsukuba. La conception de cette classe correspond à une période où les croiseurs cuirassés connaissent une véritable inflation de leur poids, de leur dimensions et de leur armement, annonçant déjà les croiseurs de bataille.

Le Tsukuba est admis au service actif le 14 janvier 1907. Il passa la première guerre mondiale dans des patrouilles dans le Pacifique. Le 14 janvier 1917, il explosa dans le port de Yokosuka provoquant la mort de 305 officiers et marins.


L'Ikoma

L'Ikoma est admis au service actif le 24 mars 1908 à l'Arsenal de Kure. Il effectua une circumnavigation dans l'hémisphère sud après son admission au service actif. Il passa le premier conflit mondial dans des patrouilles dans le Pacifique. Réduit au rôle de navire-école de canonnage en 1919 et reclassé croiseur de 1ère classe en 1921 après avoir été un temps classé comme croiseur de bataille, il est désarmé en 1923 pour respecter les termes du traité du Washington et démoli.

Caracteristiques Techniques de la classe Tsukuba

Déplacement : standard 13750 tonnes

Dimensions : longueur 134.11m largeur 22.80m tirant d'eau 7.95m

Propulsion : deux machines verticales à triple expansion alimentées en vapeur par 20 chaudières dévellopant 20500ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 20.5 noeuds distance franchissable 5000 miles nautiques à 14 noeuds

Protection : ceinture 100 à 180mm pont blindé 75mm barbettes et tourelles 180mm bloc-passerelle 200mm

Armement : 4 canons de 305mm en deux tourelles doubles, 12 canons de 152mm, 12 canons de 120mm, 4 canons de 76mm et trois tubes lance-torpilles de 450mm

Equipage : 876 officiers et marins


A la classe Tsukuba succède la classe Kurama (ou Ibuki), une version améliorée de la classe précédente. Si le Kurama est propulsé par des machines à expansion, l'Ibuki est lui équipé de turbines.


Le croiseur cuirassé Kurama

Le Kurama est mis sur cale à l'Arsenal de Yokosuka le 23 août 1905 lancé le 21 octobre 1907 et admis au service actif le 28 février 1911.

L'Ibuki est mis sur cale à l'Arsenal de Kure le 22 mai 1907 lancé le 21 octobre 1907 et admis au service actif le 1er novembre 1909.

Ces deux navires furent reclassés croiseurs de bataille en 1912. Leur carrière s'acheva dès 1923 quand ils furent désarmés et vendus à la démolition pour respecter les termes du traité de Washington.

Caracteristiques Techniques de la classe Kurama/Ibuki

Déplacement : standard 14636 tonnes pleine charge 15595 tonnes

Dimensions : longueur 147.8m largeur 23m tirant d'eau 8m

Propulsion : (Ibuki) deux groupes de turbines Curtis alimentées en vapeur par dix huit chaudières Miyabara dévellopant 24000ch et entrainant deux hélices (Kurama) deux machines verticales à triple expansion alimentées en vapeur par vingt-huit chaudières dévellopant 22500ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 20.5 noeuds pour le Kurama et 21.5 noeuds pour l'Ibuki

Protection : ceinture blindée 100 à 180mm pont blindé 75mm barbettes 125 à 180mm bloc-passerelle 200mm tourelles 125 à 180mm

Armement : quatre canons de 305mm en deux tourelles doubles (une avant et une arrière), 8 canons de 203mm en deux affûts doubles et quatre affûts simples 14 canons de 120mm 4 canons de 76mm 3 tubes lance-torpilles de 450mm.

Equipage : 844 officiers et marins


Des croiseurs à défaut de cuirassés

Carte de la guerre russo-japonaise

La guerre russo-japonaise qui dura du 8 février 1904 au 5 septembre 1905 fût la première guerre moderne du vingtième siècle, opposant une puissance impériale apparemment solide (la Russie) et une puissance émergeante (le Japon). La Russie cherche à sanctuariser un accès libre de glace sur le Pacifique via la mer du Japon et le Japon veut éviter de subir le même sort que la Chine en maintenant à distance la Russie notament de sa propre colonie, la Corée. Les deux pays convointant le contrôle de la Mandchourie aux riches ressources minières.

La guerre commence le 8 février 1904 par une attaque surprise des torpilleurs japonais contre la flotte russe mouillée à Port Arthur. Dès l'origine, l'initiative est du côté japonais, les effectifs des deux belligérants sont équivalents mais le commandement japonais est bien plus compétent que son homologue russe.

A la fin du mois de mai 1904, les japonais assiègent Port-Arthur, achevant la flotte russe devant la rade de Port-Arthur le 3 décembre 1904, la ville capitulant le 1er janvier 1905. La guerre s'achève par la victoire de Tsushima les 27 et 28 mai 1905 quand les navires russes dont certains de la flotte de Baltique qui avaient quitté Kronsdadt le 11 octobre 1904 furent détruits par les navires de l'amiral Tojo.

Au mois de juin, les deux bélligérants épuisés acceptent la proposition de médiation du président Roosevelt qui aboutit au traité de Portsmouth le 5 septembre 1905. la Mandchourie était évacuée par les deux bélligerants mais le Japon se voyait louer la péninsule de Liaodong (avec Port-Arthur et Dailian, l'accès au réseau russe de Mandchourie et la partie sud de l'île de Sakhaline.

Rapidement les japonais entrent en concurrence avec les américains qui eux aussi convoitent le Pacifique. Une course au cuirassé s'engage comme cela avait été le cas avant la première guerre mondiale entre la Grande Bretagne et l'Allemagne.

Le déclencheur date de 1916 avec le programme américain qui prévoit 10 cuirassés et 6 croiseurs de bataille. Les japonais en prennent connaissance au début de 1917 et adoptent le 14 juillet 1917, un programme dit «8-4» prévoyant 8 cuirassés et 4 croiseurs de bataille pour 1924 mais ce programme est abandonné au profit du programme «8-8» prévoyant comme son nom l'indique 8 cuirassés et 8 croiseurs de bataille qui doivent être achevés le 1er avril 1928.

Chaque mise sur cale répond à une autre, au grand dam des britanniques qui peinent à suivre la cadence effrenée suivi par leur allié et par leur cousin d'outre-atlantique. Le 14 avril 1917, les américains mettent sur cale le Maryland, les japonais riposent par la mise sur cale su Nagato le 28 août suivi le 1er juin 1918 par celle de son sister-ship, le Mutsu alors que les américains sont arrêtés par leur entrée en guerre.


L'Amagi ne vit jamais le service actif tout comme le South Dakota ci-dessus


Cette compétition reprend en 1919 : les américains mettent sur cale le Colorado et le Washington (classe Maryland) suivi en 1920 du quatrième classe Maryland, le West Virginia suivi de quatre des cinq South Dakota (South Dakota, Indiana, Montana, North Carolina, Iowa et Massachussett) et des deux premiers croiseurs de bataille de classe Lexington (Lexington, Constellation, Saratoga, Ranger, Constitution et United States). Les japonais eux ne mettent sur cale que deux cuirassés de 39900 tonnes (Kaga et Tosa) et deux croiseurs de bataille de 41127 tonnes (Amagi et Akagi).

En 1921, la course se poursuit avec la mise sur cale du dernier South Dakota et des deux derniers Lexington tandis que les japonais mettent sur cale les croiseurs de bataille Atago et Takao du type Amagi.

Le traité de Washington signé en 1922 à l'instigation des britanniques (qui faute de moyen avaient renoncé aux cuirassés type N3 et aux croiseurs de bataille G3) met un terme à cette course qui empêche le japon de mettre sur cale quatre cuirassés de type Kii (42600 tonnes) et quatre croiseurs de bataille type n°13 (47500 tonnes).

On peut se demander si ce programme japonais était viable dans la durée car il ne suffit pas de construire des dizaines de cuirassés si ils passent les trois quart du temps au port. Quand on voit que les Etats Unis, bien plus industrialisés ont renoncé à un programme moins importance numériquement parlant sans trop de difficultés, on peut légitiment se demander si ce programme n'aurait pas eu pour seule conséquence d'épuiser l'industrie japonaise et le pays.

La conférence qui se réunit en novembre 1921 dans la capitale américaine doit mettre fin à une course dangereuse et couteuse entre les Etats Unis et le Japon, la Grande Bretagne ayant renoncé à maintenir sa supériorité tandis que la France et l'Italie ne sont que de simples faire-valoirs que l'on à invité par politesse.

La conférence débouche sur la signature le 6 février 1922 d'un traité limitant les déplacements et l'armement des principales catégories de navires, notament des cuirassés et des porte-avions. Par exemple, le traité considère qu'un navire est un cuirassé si il déplace entre 10 et 35000 tonnes avec un artillerie principale de 203 à 406mm.

Le nombre de cuirassés étant limité, les différents pays vont se mettre à construire un nombre toujours plus grand de croiseurs lourds flirtant voir dépassant les limites admises (les exemples du peu de sincérité des signataires de ces traités sont légions), des navires peu protégés (d'où leur surnom de thin clad battleship ou cuirassé en fer blanc) déplaçant 10000 tonnes et armés de canons de 203mm.

Le traité de Washington marque également la fin de l'alliance signée en 1902 entre le Japon et la Grande Bretagne puisque Londres abandonne son allié japonais qui doit digérer le fait de n'être considéré que comme la troisième puissance navale mondiale.

Cette émancipation est aussi technique et technologique puisque si les anglais accueillent avec septicisme le croiseur lourd (ils ont des besoins tels en croiseurs pour protéger les lignes de communication et leur Empire qu'il le trouve trop gros sous entendu qu'ils ne peuvent en construire suffisament pour satisfaire les dits besoins), les japonais l'accueillent avec enthousiasme, eux qui ne possédaient jusque là que des croiseurs légers armés de canons de 140mm et bien incapables d'affronter autre chose que des torpilleurs et des destroyers.


Dessin montrant l'aspect originel des Furutaka

C'est dans ce contexte que sont construits les deux premiers croiseurs lourds de la marine japonaise, des croiseurs baptisés Furutaka et Kako. Ces navires privilégient la vitesse et l'autonomie sur la protection, pour affronter les Omaha américains et les Hawkins britanniques dans les grandes étendues du Pacifique.


Les adversaires potentiels des Furutaka : la classe Omaha ci-dessus et la classe Hawkins ci-dessous

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MessageSujet: Re: JAPON CROISEURS LOURDS CLASSE FURUTAKA    Ven 29 Oct 2010, 22:43

HISTORIQUE

Le Furutaka

Le Furutaka à la mer probablement durant un essai de vitesse (fumée et sillage important)

Présentation

-Le Furutaka est mis sur cale aux chantiers Mitsubishi de Nagasaki le 5 décembre 1922 lancé le 25 février 1925 et admis au service actif le 31 mars 1926.

Le premier croiseur lourd de la marine impériale japonaise porte le nom du mont Furutaka, une montagne qui domine Etajima et de là la ville d'Hiroshima où était implantée à l'époque l'académie navale japonaise.

Carrière opérationnelle

Le Furutaka en 1926

A son admission au service actif, le Furutaka est affecté à la 5ème division de croiseurs jusqu'à sa mise en réserve en décembre 1931 pour lui permettre d'être refondu à Kure en 1932/33. il reçut à cette occasion une DCA plus puissante (canons de 120mm à la place des canons de 76mm), une catapulte et des hydravions ce qui améliorait sa capacité à éclairer la flotte.


Le Furutaka en 1933 avec l'équipage au poste de bande

Il est remis en service au sein de la 6ème division de croiseurs et sert au sein de la marine japonaise jusqu'à une nouvelle refonte qui commence en avril 1937 quand il reçoit six canons de 203mm d'une nouveau modèle répartis en trois tourelles doubles au lieu de six affûts simples, le système de contrôle de tir est modernisé, la DCA légère augmentée et huit tubes lance-torpilles d'un nouveau modèle installés pour pouvoir mettre en oeuvre les fameux «Longue Lance», l'hydraviation est modernisée, de nouvelles chaudières sont installées et l'appareil propulsif est modernisé. Tous ces travaux permettent d'améliorer la stabilité mais sans résoudre totalement une instabilitée causée par une surcharge dans les hauts.

Quand la guerre éclate dans le Pacifique à la fin de 1941, le Furutaka appartient toujours à la 6ème division de croiseurs en compagnie de son sister-ship Kako et des navires de classe Aoba (Aoba Kinugasa) engagée dans le soutien de l'invasion de l'île de Guam et après avoir achevé la conquête de cette île, il assura la prise de la petite mais coriace île de Wake. Cette île prise, il gagna la base avancée installée à Truk dans l'archipel des Carolines.


Le Furutaka à la mer en 1939

A partir du 18 janvier 1942, la sixième division de croiseurs fût engagée dans la prise de Rabaul sur l'île de Nouvelle Bretagne et de Kavieng sur l'île de Nouvelle Irlande puis dans des patrouilles autour des îles Marshall dans une infructueuse tentative de rattraper les groupes de porte-avions américains qui commençaient à rendre les coups des japonais.

En mars et avril 1942, la 6ème division appuya la 18ème division pour couvrir le débarquement japonais dans les Salomons et en Nouvelle Guinée pour établir une base avancée destinée à relayer l'action de Rabaul. Présent sur l'île de Shortland le 6 mai 1942, le Furutaka fût attaqué par quatre Boeing B17 de l'USAAF mais ne subit aucun dommage.

Le Furutaka fût egalement engagé dans la premier bataille aéronavale de l'histoire, la bataille de la mer de Corail, les japonais cherchant à s'emparer dans la Nouvelle Guinée pour couper l'Australie des Etats Unis et les américains à empêcher un tel scénario catastrophe.

Si le Shoho côté japonais et le Lexington côté américain furent coulés et le Lexington et le Shokaku gravement endommagés, le Furutaka sortit intact de cette bataille et regagna Kure le 7 juillet 1942 en escorte du Shokaku.

Dans le cadre de la réorganisation majeure de la marine japonaise survenue le 14 juillet 1942, le Furutaka fût affecté à la huitième flotte destinée aux opérations dans l'archipel des Salomons sous le commandement du vice-amiral Mikawa.

Le 7 août 1942, les américains déclenchèrent l'opération Watchtower, une opération largement improvisée (d'où le nom de code officieux de Shoestring ou «lacet de chaussure») destinée à s'emparer de l'île de Guadalcanal et des iles environnantes. La cible majeure était l'aérodrome japonais en voie d'achèvement sur l'île de Guadalcanal, aérodrome qui prit par les marines deviendra Henderson Field.

Les japonais ne tardent pas à réagir. Peu après l'annonce du débarquement, le vice-amiral Gunichi Mikawa, commandant la 8ème flotte à Rabaul embarque du matériel sur six transports pour tenter de reprendre Guadalcanal alors que lui même rassemble une force de combat composée de cinq croiseurs lourds (Chokai plus la sixième division de croiseurs), de deux croiseurs légers (Tenyu et Yubari) et un destroyer.

Cette force appareille dans l'après midi du 7, elle est détectée par les américains le soir même suivi le lendemain par deux Hudson australiens.
Après une diversion, Mikawa descend le Slot à 24 noeuds pour attaquer les navires qui appuient les marines débarqués. L'attaque japonais surprend totalement les américains en dépit de la présence de deux destroyers piquet radar, les USS Blue et Ralph Talbot.

Les torpilles japonaises sont lancées à 1h38 et la première alerte est donnée par le destroyer Patterson à 1h43. A 1h45, un hydravion japonais lance des fusées éclairantes au moment où les torpilles arrivent au but que les croiseurs japonais ouvrent le feu. Les américains et les australiens riposent mais l'effet de surprise combiné à un meilleur entrainement des japonais au combat de nuit provoquent une terrible défaite : 4 croiseurs lourds sont coulés : le Quincy, le Vincennes, l'Astoria et l'Australia ainsi que le destroyer Jarvis sont coulés tandis qu'un croiseur lourd (le Chicago) et deux destroyers sont fortement endommagés. Le Slot reçoit bientôt le surnom d'Ironbottom Sound ou détroit au fond de feraille.

A la fin du mois d'août, la 6ème division de croiseurs et le Chokai quitta les Shortland pour assurer la couverture d'un convoi de renforcement à destination des troupes japonaises qui tentaient de prendre Henderson Field. Il fût attaqué par un Consolidated Catalina du squadron VP-23 (les Black Cats, des unités de l'US Navy spécialisés dans les attaques nocturnes) mais sans succès tout comme une attaque menée le 12 septembre 1942 au large de la Nouvelle Irlande par le S-47.

La fin d'un croiseur : la bataille du Cap Esperance (11 octobre 1942)

Le Furutaka à la mer

Au moment du débarquement américain, les japonais poussaient vers la Nouvelle Guinée pour s'emparer de Port Moresby lorsqu'ils recoivent l'ordre le 18 septembre de se replier, la priorité étant donnée à Guadalcanal. Les deux camps renforcent leur position, les japonais par le fameux «Express de Tokyo» et les américains par un convoi venant de Nouméa.

Il est couvert par la TF64 du contre-amiral Norman composé des croiseurs San Francisco, Boise, Salt Lake City et Helena et cinq destroyers Farenholt, Duncan, Buchanan, McCalla et Laffey; la couverture à distance étant assuré par un groupe organisé autour du Hornet et un autre autour du Washington.

Les japonais sont reperés par un B17 basé à Henderson Field le soir du 11 octobre et l'amiral Scott décide de les intercepter. La rencontre à lieu à l'est de Savo dans la nuit du 11 au 12 octobre, les américains barrant le T aux Japonais qui cette fois sont surpris.

Les américains sont en ligne de file avec les destroyers Farenholt, Duncan, Laffey, le croiseur lourd San Francisco (sur lequel se trouve l'amiral Scott), le croiseur léger Boise, le croiseur lourd Salt Lake City, le croiseur léger Helena et les destroyers Buchanan et McCalla.

Les japonais se présentent sur une colonne avec les croiseurs lourds Aoba, Furutaka, Kinugasa avec sur chaque flanc, un destroyer le Fubuki à tribord et le Hatsuyuki à bâbord.

Les japonais sont détectés au radar par l'Hélena à 23h25 à 14 miles puis par le Boise. L'Helena ouvre le feu à 23h46 suivi par les autres bâtiments. Les japonais sont surpris les pièces dans l'axe. Le Fubuki est coulé, le Furutaka est gravement endommagé à 0h40,L'Aoba est en feu. Le Kinugasa et le Hatsuyuki, indemnes se retirent mais le Kinugasa encadre le San Francisco puis le Boise qui doit manoeuvrer pour éviter les torpilles.

Le Boise s'étant dévoilé en utilisant un projecteur, il est repris pour cible par le Kinugasa et l'Aoba et encaisse quatre coups avant d'être couvert par une manoeuvre du Salt Lake City. Le combat cesse à 0h20 et les navires japonais rallient les Shortland au sud de Bougainville qui leur sert de base avancée.

Le Furutaka fût coulé après avoir encaissé un grand nombre d'obus de 152 et de 203mm (au moins quatre-vingt dix) et une torpille qui innondant sa salle des machines avant. Les dégâts furent également aggravés par la mise à feu des torpilles Long-Lance.

Il rejoignit Neptune le 12 octobre 1942 sur les coups de 2.28, laissant 514 survivants dont le commandant du navire. 33 marins furent tués et 110 portés disparus. 115 marins furent faits prisonniers par les américains. Il est rayé des registres le 10 novembre 1942.

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MessageSujet: Re: JAPON CROISEURS LOURDS CLASSE FURUTAKA    Ven 29 Oct 2010, 22:55

Le Kako

Présentation

Le Kako à la mer en 1926

-Le Kako est mis sur cale aux chantiers navals Kawasaki installés à Kobé le 17 novembre 1922 lancé le 10 avril 1925 et admis au service actif le 20 juillet 1926.

Le sister-ship du Furutaka est porte le nom d'un fleuve, le fleuve Kakogawa qui arrose la préfecture de Hyogo situé dans le sud-ouest de l'île d'Honshu.

Carrière opérationnelle

Le Kako à la mer en baie de Tokyo en 1928

A son admission au sein actif, le Kako est affecté à la cinquième division de croiseurs jusqu'en 1933, étant déployé notament au large de la Chine. Il subit une première refonte en 1929/30 qui améliora son appareil propulsif et un peu son apparence extérieure.


Le Kako en 1930

Il opéra brièvement avec la 6ème division de croiseurs en 1933, participant à la revue navale qui eut lieu à la fin du mois d'août 1933. Mis en réserve de novembre 1933 à décembre 1934, il reprit ensuite du service jusqu'en juillet 1936 quand le Kako entama sa refonte principale à l'Arsenal de Sasebo qui l'y immobilisa jusqu'en 1939, la principale modification étant le remplacement des 6 canons de 203mm en affûts simples par 6 canons d'un modèle amélioré en trois tourelles doubles (deux avant et une arrière).


Le Kako en 1931

Quand la guerre éclata dans le Pacifique, le Kako appartenait toujours à la 6ème division de croiseurs en compagnie de son sister-ship Furutaka et des deux croiseurs de classe Aoba (Aoba et Kinugasa) engagée dans le soutien de l'invasion de l'île de Guam et après avoir achevé la conquête de cette île, il assura la prise de la petite mais coriace île de Wake. Cette île prise, il gagna la base avancée installée à Truk dans l'archipel des Carolines.

A partir du 18 janvier 1942, la sixième division de croiseurs fût engagée dans la prise de Rabaul sur l'île de Nouvelle Bretagne et de Kavieng sur l'île de Nouvelle Irlande puis dans des patrouilles autour des îles Marshall dans une infructueuse tentative de rattraper les groupes de porte-avions américains qui commençaient à rendre les coups des japonais.

En mars et avril 1942, la 6ème division appuya la 18ème division pour couvrir le débarquement japonais dans les Salomons et en Nouvelle Guinée pour établir une base avancée destinée à relayer l'action de Rabaul. Présent sur l'île de Shortland le 6 mai 1942, le Furutaka fût attaqué par quatre Boeing B17 de l'USAAF mais ne subit aucun dommage.

Comme son sister-ship Furutaka, le Kako participa à la bataille de la mer de Corail les 7 et 8 mai 1942, bataille opposant trois porte-avions japonais (Shoho Shokaku et Zuikaku) et deux porte-avions américains (Lexington et Yorktown).

Le Kako et l'Aoba assurèrent ensuite la couverture de la retraite de la force destinée à l'origine à s'emparer de port Moresby. Après un ravitaillement dans les Shortland le 9 mai 1942, le Kako fût endommagé par un échouage sur un recif mais fût rapidement remis à flot sans que les dégâts ne l'empêchent de rester opérationnel. Il rentra néanmoins au Japon le 22 mai 1942 pour réparations étant de retour à Truk le 23 juin pour des patrouilles dans la région.

Le 14 juillet 1942, il fût affecté à la huitième flotte du vice-amiral Mikawa chargée de toutes les opérations dans les Salomons.

A la suite de l'opération Watchtower (7 et 8 août 1942), les japonais ont temporairement perdu le contrôle de l'île de Guadalcanal et des eaux environnantes mais à la nuit tombée le 8 août, les porte-avions de l'amiral Fletcher se sont retirés de la zone laissant les marines selon les mots du général Vandergrift «le derrière à l'air».


Le Kako en 1940

Peu après l'annonce du débarquement, le vice-amiral Gunichi Mikawa, commandant la 8ème flotte à Rabaul embarque du matériel sur six transports pour tenter de reprendre Guadalcanal alors que lui même rassemble une force de combat composée de cinq croiseurs lourds, de deux croiseurs légers et un destroyer.

Cette force appareille dans l'après midi du 7, elle est détectée par les américains le soir même suivi le lendemain par deux Hudson australiens. Après une diversion, Mikawa descend le Slot à 24 noeuds pour attaquer les navires qui appuient les marines débarqués. L'attaque japonais surprend totalement les américains en dépit de la présence de deux destroyers piquet radar, les USS Blue et Ralph Talbot.

Les torpilles japonaises sont lancées à 1h38 et la première alerte est donnée par le destroyer Patterson à 1h43. A 1h45, un hydravion japonais lance des fusées éclairantes au moment où les torpilles arrivent au but que les croiseurs japonais ouvrent le feu.

Les américains et les australiens riposent mais l'effet de surprise combiné à un meilleur entrainement des japonais au combat de nuit provoquent une terrible défaite : 4 croiseurs lourds sont coulés (le Quincy, le Vincennes, l'Astoria et l'Australia) ainsi que le destroyer Jarvis sont coulés tandis qu'un croiseur lourd (le Chicago) et deux destroyers sont fortement endommagés. Le Slot reçoit bientôt le surnom d'Ironbottom Sound ou détroit au fond de feraille.

C'était donc un véritable triomphe pour les japonais qui pour de tels résultats n'avaient subit que des avaries relativement légères puisque si le Chokai avait été touché trois fois, le Kinugasa deux fois, l'Aoba une fois, le Furutaka et le Kako sortaient indemnes de cette première bataille navale de la campagne de Guadalcanal.

Le 10 août 1942, la 6ème division reçut l'ordre de gagner Kavieng. A 6.50, le sous-marin américain S-44 repéra la division à seulement 800m de distance et tira quatre torpilles Mk10 à une distance très courte (600m) sur le dernier navire de la file en l'occurence le Kako.
A 7.08, trois des quatre torpilles touchèrent le croiseur lourd. La première frappa à tribord au niveau de la tourelle n°1 alors que les deux autres touchèrent le croiseur à l'arrière à proximité de la soute arrière et de la salle des chaudières 1 et 2.

La coque du croiseur n'était pas conçu pour supporter de tels dégats et le croiseur commença à s'incliner sur tribord avant d'exploser quand l'eau de mer pénétra dans les chaudières via les cheminées. Le Kako commença à s'enfoncer par la proue au large de l'île de Simbari à partir de 7.15 et disparu en quelques minutes. Il n'y eu cependant que 34 morts, les survivants étant sauvés par les autres croiseurs de la division. Le Kako est rayé des registres le 15 septembre 1942.

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MessageSujet: Re: JAPON CROISEURS LOURDS CLASSE FURUTAKA    Ven 29 Oct 2010, 23:12

CARACTERISTIQUES TECHNIQUES


Déplacement : standard 8560 tonnes pleine charge 11273 tonnes

Dimensions : longueur (hors tout) 185.17m largeur 16.93m tirant d'eau 5.6m

Propulsion : quatre groupes de turbines Parsons (Furutaka) ou Brown-Curtis (Kako) alimentées en vapeut par douze chaudières Kampon dévellopant une puissance maximale de 103340ch et entrainant quatre hélices

Performances : vitesse maximale 33 noeuds distance franchissable 7900 miles nautiques à 14 noeuds

Protection : ceinture blindée 76mm ponts blindés 32 à 51mm tourelles de 203mm 38mm

Armement :

Origine

Vue des affûts avant du Kako

-6 canons de 200mm Type 3 (modèle 1914) (7.9 inch) en six affûts simples sous masque (trois avant et trois arrières). Ce canon de 50 calibres tire des obus de 110kg à une distance maximale de 26700m (site +40°) à raison de 3 à 5 coups par minute.

L'affût simple type A pèse 57.5 tonnes en ordre de bataille et permet aux canons type 3 de pointer en site de -5° à +25° et en azimut sur 150°. La dotation en munitions est de 120 coups par canon soit un total de 720 coups


Canon de 80mm

-4 canons de 80mm type 3 (modèle 1914) (3inch) en quatre affûts simples sous masque installés lattéralement. Ce canon de 40 calibres tire des obus de 9.25kg à une distance maximale de 10800m en tir antisurface (+45°) et de 7200m en tir antiaérien (+75°) à raison de 13 à 20 coups par minute.

L'affût simple pèse 3.35 tonnes et permet aux canons de pointer en site de -7° à +75° à raison de 7 à 10° par seconde et en azimut sur 360° à raison de 10 à 11° par seconde. La dotation en munitions est inconnue

-10 mitrailleuses de 13.2mm (d'autres sources citent simplement deux affûts doubles)

-12 tubes lance-torpilles de 610mm en six affûts doubles

Après refonte

Vue impressionante des tourelles avant du Kako

-6 canons de 203mm (8 inch) Type 3 (modèle 1914) en trois tourelles doubles (deux avant et une arrière). Ce canon de 50 calibres tire des obus de 126kg à une distance comprise entre 5000m (site = -2.4°) et 28900m (site = +40°) à raison de 3 à 5 coups par minute.


Schéma de la tourelle double de 203mm

La tourelle double type D pèse 157 tonnes et peut pointer de -5° à +40° à raison de 6° par seconde et en azimut sur 150° à raison de 4° par seconde. La dotation en munitions est de 120 coups par canon soit un total de 720 coups pour le croiseur.


Canons de 120mm

-4 canons de 120mm (4.7 inch) type 10 (modèle 1921) en quatre affûts simples sous masque. Ce canon de 45 calibres tire des obus de 34kg à une distance maximale de 16000m en tir antisurface (+45°) et de 10000m en tir antiaérien (+75°) à raison de 6 à 8 coups par minute.
L'affût simple modèle B pèse 7.7 tonnes en ordre de combat et permet aux canons de pointer en site de -10° à +75° et en azimut sur 70° à gauche et à droite. La dotation en munitions est de 200 à 250 obus par canon soit un total maximum variant entre 800 et 1000 coups par minute.

-8 canons de 25mm et 8 mitrailleuses de 13.2mm


Torpilles Long Lance et ci-dessous un affût installé sur un destroyer de classe Fubuki


-8 tubes lance-torpilles de 610mm en deux plate-formes quadruples. La torpille de 610mm Type 93 pèse 2800kg avec une charge militaire de 780kg et peut toucher une cible à 15000m à 50 noeuds, à 25000m à 42 noeuds et 30000m à 38 noeuds.


Photo de l'arrière du Kako avec la catapulte aviation et la tourellle III de 203mm

Aviation : A la construction, une plate-forme à hydravions installée à l'arrière de la cheminée N°2 remplacées au cours de la grande refonte par une catapulte. Le groupe aérien se composait d'un ou deux hydravions.

Equipage : 639 officiers et marins

SOURCES

-Simon Liot de Nortbécourt La Flotte Combinée (De Pearl Harbour à Hiroshima)

-Jean Moulin Les croiseurs de la seconde guerre mondiale en images

-Ressources internet diverses

-Photos et documents de l'ami Vautour

FIN DE L'ARTICLE
A VENIR : PETROLIERS RAVITAILLEURS CLASSE DURANCE

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MessageSujet: Re: JAPON CROISEURS LOURDS CLASSE FURUTAKA    Sam 30 Oct 2010, 13:27

quand le S 44 torpilla le Kako les bâtiments japs n'étaient pas enligne de file mais plutôt en formation ASM en losange

Les long lance étaient de véritables bombes flottantes en raison de leur comburant de propulsion à Leyte elles coûtèrent au moins le Chokaï et le Suzuya
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MessageSujet: Re: JAPON CROISEURS LOURDS CLASSE FURUTAKA    Sam 30 Oct 2010, 14:14

Merci de cette correction Pascal. Je sais plus où j'ai lu que les croiseurs étaient en ligne de fille. Si je ne me trompe pas le Kako est le premier navire majeur coulé par les sous marins américains, le "Service silencieux" ? scratch

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MessageSujet: Re: JAPON CROISEURS LOURDS CLASSE FURUTAKA    Sam 30 Oct 2010, 15:57

oui tout à fait et 3 des 4 6X203 mm furent détruits en 42/43 avant que la flotte de surface (hormis les destroyers) fut mise en retrait au Japon ou à Singapour durant près d'un an après les très dur cpombats des Salomons; les rencontres de surface en 43 autour de Bougainville ne concernèrent que des destroyers et des croiseurs légers conducteurs de flottilles opposés aux Américains le reste de la flotte fut mis à l'abri...

les confrontations ne reprirent qu'en 44 avec un premier round raté en février à Truk

de mémoire
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MessageSujet: Re: JAPON CROISEURS LOURDS CLASSE FURUTAKA    

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