AccueilAccueil  PortailPortail  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 ROYAL NAVY CROISEUR DE BATAILLE HMS TIGER

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
clausewitz
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre
avatar

Masculin
Nombre de messages : 9328
Age : 33
Ville : Nantes
Emploi : Agent de sécurité
Date d'inscription : 22/12/2005

MessageSujet: ROYAL NAVY CROISEUR DE BATAILLE HMS TIGER   Jeu 14 Oct 2010, 17:12

CROISEUR DE BATAILLE HMS TIGER
(GRANDE-BRETAGNE)


Le HMS Tiger au mouillage en 1918


INTRODUCTION

Quand le Britannia rules the waves touche à sa fin.........

En 1914, la marine britannique est la première marine du monde, une situation qui durait depuis 1805 quand la bataille de Trafalgar avait sonné le glas des ambitions navales de l'Empire français qui ne serait jamais qu'une puissance continentale.

Cette situation était cependant amenée à disparaître car de sérieux concurrents mordaient les chevilles du Lion britannique en l'occurence l'Allemagne, les Etats Unis voir à plus long terme le Japon. La France avec son programme 1912 semblait devenir une puissance navale de poids mais la nécessité de maintenir une importante armée de terre rendait douteux la réalisation d'un tel programme de construction.

En attendant, la marine britannique continuait à vouloir maintenir sa supériorité selon la théorie du «Two pounder standard plus ten» à savoir que la Royal Navy devait être aussi puissante que les deux marines suivantes (soit l'Allemagne et les Etats Unis) avec une marge de sécurité de dix pour cent.


Le HMS Dreadnought, premier cuirassé à artillerie monocalibre

Logique que ce soit la marine britannique qui donne le LA en matière d'architecture navale. C'est ainsi qu'en 1906 est mis en service le HMS Dreadnought, premier cuirassé à artillerie principale monocalibre. Si les anglais n'étaient pas les seuls à penser à ce type de navire, il faut dire qu'il y avait un débat notament aux Etats Unis où si l'amiral Sims était favorable au All big gun battleship, Alfred Mahan y était opposé.

A la suite de ce premier navire, les britanniques font construire les trois navires de la classe Bellerophon, les trois navires de la classe Saint Vincent, le HMS Neptune et les deux navires de classe Colossus.


Le HMS Colossus est le dernier cuirassé type dreadnought de la Royal Navy

Après la construction de 10 dreadnought, la Royal Navy se devait de passer à une étape supérieure tant le cuirassé armé de canons de 305mm se banalisait en Europe, aux Etats Unis et au Japon.

L'augmentation de l'armement ne pouvait se concevoir que par l'adoption éventuelle de la tourelle triple qui aurait porté le nombre de canons à 12 mais d'autres pays comme la France possédaient des navires armés de 12 canons, cette solution n'était pas la plus convaincante.


Le HMS Agincourt, seul cuirassé au monde à sept tourelles doubles

La tourelle double est à l'époque la tourelle standard sur les cuirassés des différentes marines mais cette tourelle montre rapidement ses limites quand il s'agit d'augmenter le nombre de canons. Certes l'Agincourt (construit à l'origine pour le Brésil sous le nom de Rio de Janeiro et qui intéressa un temps la Turquie qui l'aurait baptisé Sultan Osman I mais le navire fût réquisitionné par la Royal Navy quand éclata la guerre) sept mais leur repartition se faisait au détriment du champ tir (réduit pour les tourelles latérales du Dreadnought quand à l'Agincourt, la présence de sept tourelles rendait le champ de tir des deux tourelles centrales et des trois tourelles arrières médiocre).

La puissance réduite des machines et le poids du blindage ne permettait pas d'allonger indéfininement la longueur de la coque au risque de la fragiliser ou de lui ôter tout protection, il fallait faire un choix entre réduire le nombre de canons en réduisant le nombre de tourelles, augmenter le calibre par tourelle ou d'augmenter le nombre de canons par tourelles.

Les britanniques choisirent d'augmenter le calibre de leur artillerie principale passant du 12 au 13.5 pouces, du 305 au 343mm donnant ainsi naissance à une nouvelle catégorie de cuirassés, les superdreadnought.


Le HMS Orion premier superdreadnought

C'est ainsi que les quatre Orion (Orion Conqueror Monarch Thunderer) entrés en service en 1912 troquèrent les 10 canons de 305mm contre 10 canons de 343mm en cinq tourelles doubles qui pour la première fois sur un cuirassé britannique étaient toutes montées dans l'axe. Ces navires de 22000 tonnes, 177m de long sur 27m un tirant d'eau de 7m, 21 noeuds, 10 canons de 343mm, 16 canons de 102mm et 3 tubes lance-torpilles de 533mm participèrent tous à la première guerre mondiale et à la bataille du Jutland.

Bien que récents et puissant, les Orion furent rapidement désarmés pour permettre à la Grande Bretagne de respecter les termes du traité de Washington : le Orion et le Conqueror furent démolis en 1922, le Monarch servit de cible avant d'être coulé par le Revenge en 1925 tandis que le Thunderer servit de navire d'entrainement de 1922 à sa démolition en 1926.


Le HMS King George V

La rivalité anglo-allemande ne permettait pas aux marins britanniques de se reposer sur leurs lauriers et aux Orion succédèrent la classe King George V composée comme la précédente de quatre navires (King George V, Centurion, Audacious, Ajax) mis en service en 1912 pour le premier et en 1913 pour les trois autres.

Ces navires de 23400 tonnes, 182m de long 27m de large et 8.5m de tirant d'eau, filant à 21 noeuds et armés de 10 canons de 343mm, 16 canons de 102mm, 4 canons de 47mm et 3 tubes lance-torpilles de 533mm sous marins participèrent au premier conflit mondial. L'Audacious fût coulé par une mine allemande au large du nord de l'Irlande le 27 octobre 1914 mais les trois autres survécurent au premier conflit mondial mais comme les Orion, ils furent désarmés peu de temps après pour permettre la construction des Nelson et ainsi respecter les termes du traité de Washington.

C'est ainsi que le King George V fût désarmé en 1919 et démoli en 1926, le Centurion démilitarisé servit de bâtiment cible de 1927 à 1941 puis de leurre à Porsmouth et en Egypte jusqu'à ce qu'il termine sa carrière comme brise-lâme à Omaha Beach et l'Ajax désarmé en 1924 fût démoli en 1926.

Après la mise en service des Lion et du Tiger, les britanniques mettront en service trois autres classe de superdreadnought, la classe Iron Duke, la classe Queen Elisabeth et la classe Revenge, la première armée de canon de 343mm et les deux autres armés de canons de 381mm.

_________________
"Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
clausewitz
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre
avatar

Masculin
Nombre de messages : 9328
Age : 33
Ville : Nantes
Emploi : Agent de sécurité
Date d'inscription : 22/12/2005

MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEUR DE BATAILLE HMS TIGER   Jeu 14 Oct 2010, 17:27

Speed is armour

L'une des obssessions de Fisher était la vitesse selon l'adage «Speed is armour» (la vitesse vaut bien un blindage). Impressioné par la victoire japonaise à la bataille de Tsushima les 27 et 28 mai 1905 où les cuirassés et les croiseurs de bataille de l'amiral Tojo écrasèrent la flotte russe de la Baltique de l'amiral Rojestvenski, il imagina un «cuirassé rapide» capable de neutraliser les éclaireurs ennemis (croiseurs cuirassés, torpilleurs et destroyers) avant d'utiliser sa vitesse supérieure pour échapper aux cuirassés «orthodoxes».

A cette époque, les turbines comme les machines alternatives étaient faiblement puissante. Comme tout système de combat, le cuirassé est un savant compromis entre la vitesse, l'armement et la protection.

Les plaques de blindage étant _malgré les progrès constants de la métallurgie_ encore aussi lourdes qu'épaisses et comme on ne pouvait pas sacrifier l'armement, les cuirassés qu'ils soient de type dreadnought ou prédreadnought étaient lents (20-21 noeuds maximum).

Comme la vitesse était l'élément fondamental des futurs croiseurs de bataille et que ces navires devaient pouvoir écraser les croiseurs cuirassés, le seul élement «sacrifiable» était la protection qui était réduite de manière drastique (par exemple si on prend l'exemple de la ceinture blindée, celle du Dreadnought est épaisse de 102 à 279mm et celle de l'invincible est épaisse de 102 à 152mm).


Le HMS Invincible

-Le HMS Invincible est mis sur cale aux chantiers Armstrong Whitworth Co à Newcastle-upon-tyne le 2 avril 1906 lancé le 13 avril 1907 et admis au service actif le 20 mars 1909 au sein du 1st Cruiser Squadron (1ère division de croiseurs) de la Home Fleet. Il participe à la bataille de la baie d'Heligoland en août 1914, à la bataille des Falklands le 8 décembre 1914 avant d'être coulé à la bataille du Jutland le 31 mai 1916, coulé par le Derfflinger qui plaça un obus dans la tourelle Q qui provoqua l'explosion de la soute à munitions et la désintégration du navire : seul six marins sur 1032 survécurent.

-Le HMS Inflexible est mis sur cale aux chantiers John Brown implantés à Glasgow sur les rives de la Clyde le 5 février 1906 lancé le 26 juin 1907 et admis au service actif le 20 octobre 1908. Déployé au début de la guerre en Méditerranée, il poursuivit en vain le croiseur de bataille Goeben et le croiseur léger Breslau qui se réfugièrent dans les eaux ottomanes.

Il participe le 8 décembre 1914 à la bataille des Falklands quand l'amiral Sturdee vengea l'amiral Cradock en anéantissant les forces de l'amiral Graf Spee. Il participa ensuite à la campagne aux Dardanelles mais également à la bataille du Jutland survivant au combat à la différence de l'Invincible. Il est placé en réserve en janvier 1919 et désarmé le 31 mars 1920.

-Le HMS Indomitable à été mis sur cale aux chantiers de la Fairfield Shipbuilding & Engineering Co. Ltd installés à Govan le 1er mars 1906, lancé le 26 juin 1907 et admis au service actif le 20 juin 1908. Il participe successivement à la poursuite du Goeben et du Breslau, à la bataille du Dogger Bank le 23 janvier 1915 et enfin à la bataille du Jutland le 31 mai 1916. L'Indomitable est placé en réserve en 1919 désarmé en mars 1920 et vendu à la démolition en décembre 1921.



Caractéristiques Techniques de la classe Invincible

Déplacement : standard 17530 tonnes pleine charge 20750 tonnes

Dimensions : longueur (hors tout) 173m largeur : 23.9m tirant d'eau : 9.1m

Propulsion : quatre turbines à engrenages Parson alimentées par 31 chaudières Babcock & Wilcox ou Yarrow dévellopant une puissance totale de 41000ch et actionnant quatre hélices

Performances : vitesse maximale : 26.48 noeuds (essais) 25 noeuds (en service) distance franchissable : 3090 miles nautiques à 10 noeuds

Protection : ceinture de 102 à 152mm, ponts blindés 38-64mm, barbettes 178mm tourelles 178mm tour de commandement 152 à 254mm, protection antitorpilles 64mm

Armement : 8 canons de 305mm (12 inch) Mark X en 4 tourelles doubles (une avant une arrière et deux latérales);16 canons de 102mm (4inch) Mark III; 5 tubes lance-torpilles de 457mm pour des torpilles Mark VII et VIII

Aviation : L'Indomitable et l'Inflexible reçurent en 1918 une plate-forme en bois sur les tourelles latérales (P et Q) pour un chasseur Sopwith Pup

Equipage : 784 officiers et marins en temps de paix 1032 en temps de guerre


Les Indefatigable furent les successeurs directs des premiers croiseurs de bataille de l'histoire, les Invincible. La classe Invincible financée au programme 1906 devaient à l'origine être différents du HMS Dreadnought avec par exemple le projet X4 de 22861 tonnes, un blindage de 280mm et une vitesse de 25 noeuds mais au final, ils furent des versions allégées des cuirassés Dreadnought.

Pour le programme 1907/08, on étudia différents projets d'un déplacement variant de 18390 à 21743 tonnes mais au final, la Royal Navy préféra commander de véritables cuirassés. A l'origine, seul l'Indefatigable était prévu mais en 1909 au cours de la conférence impériale deux autres unités s'ajoutèrent.

Au cours de cette conférence, l'Amirauté britannique soucieuse de concentrer un maximum de navires en Europe pour contrer une marine impériale allemande en perpétuelle croissance proposa la création de marines dans les différents dominions (Australie, Nouvelle-Zélande, Canada et Afrique du Sud) pour leur permettre d'assurer leur défense, chaque marine devant se composer d'un croiseur de bataille type Invincible, de trois croiseurs légers type Bristol et de six destroyers.

Le Canada et l'Afrique du Sud rejetta ce plan mais l'Australie et la Nouvelle Zelande acceptèrent de financer la construction de deux croiseurs de bataille de type Indefatigable. Si le navire financé par Canberra baptisé HMAS Australia devint le fleuron de la nouvelle marine australienne, le navire financé par «l'ile au long nuage blanc» et baptisé New Zealand fût mis en oeuvre par la Royal Navy.


Le HMAS Australia, le seul et unique navire de ligne de la marine australienne

-L'Indefatigable est mis sur cale à l'Arsenal de Devonport à Plymouth le 23 février 1909 lancé le 28 octobre 1909 et admis au service actif le 24 février 1911. Déployé au sein de la Méditerranean Fleet, il participa à la poursuite du croiseur de bataille Goeben et du croiseur léger Breslau puis aux premiers bombardements contre les forts turcs protégeant les Dardannelles. Rentré en métropole, il participa à la bataille du Jutland le 31 mai 1916 où il fût détruit par le Von der Tann.

-Le New Zealand est mis sur cale aux chantiers Fairfield Shipbuilding and Engineering implanté sur la Clyde le 20 juin 1910 lancé le 11 juin 1911 et admis au service actif le 19 novembre 1912. Après une tournée dans les dominions et notament en Nouvelle Zélande, le croiseur de bataille servit au sein de la Home Fleet participant à tous les grands affrontements de la première guerre mondiale qu'il s'agisse de la bataille de la baie d'Heligoland, de celle du Dogger Bank, du Jutland. Le HMS New Zealand est désarmé et placé en réserve le 15 mars 1920 avant d'être vendu à la démolition le 19 décembre 1922.

-Le HMAS Australia est mis sur cale aux chantiers John Brown & Clydebank Company le 26 juin 1910 lancé le 25 octobre 1911 et admis au service actif le 21 juin 1913. Passant les premiers mois de la première guerre mondiale dans le Pacifique, il traqua sans succès l'Ostasiengeschwader de l'amiral Graf Spee avant de gagner la mer du Nord pour renforcer la Home Fleet. Endommagé le 22 avril 1916 par une collision avec son sister-ship le New Zealand, il manqua la bataille du Jutland et ne participa plus à aucune bataille majeure.

Théâtre d'une mutinerie en mai 1919, le HMAS Australia rendu à la marine australienne le 1er août 1919 fût mis en réserve en novembre 1921 et sabordé le 12 avril 1924 en vertu du traité de Washington qui limitait les armements navals.



Caracteristiques Techniques de la classe Indefatigable

Déplacement : standard 18797 tonnes pleine charge 22485 tonnes

Dimensions : longueur 179.8m tirant d'eau 24.4m tirant d'eau 8.2m

Propulsion : 4 turbines à engrenages Parson alimentées par 31 chaudières à vapeur Babcock & Wilcox dévellopant une puissance totale de 43000ch et entrainant 4 hélices

Performances : vitesse maximale 25.8 noeuds distance franchissable 6690 miles nautiques à 10 noeuds

Protection : ceinture blindée de 102 à 152mm ponts blindés 38 à 64mm barbettes 178mm tourelles 178mm tour de commandement 102 à 254mm, bulkheads antitorpilles 64mm

Armement : 8 canons de 305mm (12 inch) Mark X en 4 tourelles doubles (une avant une arrière et deux latérales). 16 canons de 102mm (4inch) Mark III . 5 tubes lance-torpilles de 457mm pour des torpilles Mark VII et VIII

Equipage : 784 officiers et marins en temps de paix 1032 en temps de guerre


Les Invincible et les Indefatigable étaient les pendants du HMS Dreadnought et de leurs descendants soit des navires armés de canons de 305mm. L'apparition du superdreadnought armé de canons de 343mm entraine logiquement l'apparition de «superbattlecruiser» armés de canons de 13.5 pouces (343mm).

Par rapport aux Indefatigable, les Lion étaient plus rapides de deux noeuds, une protection renforcée avec une ceinture de 229mm contre 152mm et surtout un armement composé de 8 canons de 343mm (13.5 pouces) en quatre tourelles doubles avec deux tourelles avant superposées, une tourelle centrale entre la cheminée n°2 et la cheminée n°3 et une tourelle arrière. Une proposition pour une cinquième tourelle superposée à l'arrière mais cette idée fût retoquée apparemment car jugée irréalisable.

Ces navires étaient destinés à répondre aux deux croiseurs de bataille classe Moltke qui eux même étaient destinés à contrer les Invincible, les premiers croiseurs de bataille de l'histoire. A partir de 1907/08, les programmes de constructions allemands s'accélèrent brusquement et la Royal Navy aiguillonnée par l'opinion publique pu obtenir de nouvelles constructions.

Au final ce ne sont pas deux mais trois croiseurs de bataille aussi bien armés que les superdreadnought de classe Orion qui furent financés, navires baptisés Lion Princess Royal et Queen Mary, ce dernier étant financé au programme 1910/11. A noter que ce dernier navire est parfois considéré comme une classe à part.


Le HMS Lion

-Le Lion est mis sur cale au Devonport Dockyard de Plymouth le 29 novembre 1909, lancé le 6 août 1910 et admis au service actif le 4 juin 1912. Il participe successivement à la bataille de la baie d'Heligoland en août 1914, à la bataille du Dogger Bank en janvier 1915 et à la bataille du Jutland en mai 1916. Le HMS Lion fût placé en réserve en mars 1920. En vertue du traité de Washington signé en février 1922, le Lion est rayé des registres le 30 mars 1922 et vendu à la démolition le 31 janvier 1924.

-Le Princess Royal est mis sur cale aux chantiers navals Vickers de Barrow-in-Furness le 2 mai 1910 lancé le 29 avril 1911 et admis au service actif le 14 novembre 1912. Il participe successivement à la bataille de la baie d'Heligoland en août 1914, à la bataille du Dogger Bank en janvier 1915 et à la bataille du Jutland en mai 1916. Affecté à la flotte de l'Atlantique en avril 1919, il fût mis en réserve en 1920. Une vente au Chili ayant échoué, il fût vendu à la démolition en décembre 1922 pour respecter le traité de Washington et arriva au chantier de démantelement le 13 août 1923.

-Le Queen Mary est mis sur cale aux chantiers navals de la Palmers Shipbuilding & Iron Company installée à Jarrow sur la rivière Tyne le 6 mars 1911 lancé le 20 mars 1912 et admis au service actif le 4 septembre 1913. Il participe successivement à la bataille de la baie d'Heligoland en août 1914, à la bataille du Dogger Bank en janvier 1915 et à la bataille du Jutland en mai 1916 au cours de laquelle il est détruit par les obus allemands.



Caractéristiques Techniques de la classe Lion

Déplacement : standard 26270 tonnes (Queen Mary : 26770 tonnes) pleine charge 29680 tonnes (Queen Mary : 31650 tonnes)

Dimensions : Longueur hors tout : 213.4m (Queen Mary 214.4m) Longueur entre perpendiculaires : 201.2m Largeur : 27m (Queen Mary : 27.2m) Tirant d'eau : 8.4m (Queen Mary : 8.5m)

Propulsion : 4 turbines à engrenages Parson alimentées en vapeur par 42 chaudières Yarrow dévellopant une puissance totale de 7000ch et entrainant 4 hélices. Le Queen Mary dévellopait une puissance totale de 75000ch

Performances : vitesse maximale : 27 noeuds (27.5 noeuds pour le Queen Mary) Distance franchissable : 5610 miles nautiques à 10 noeuds

Protection : ceinture blindée 102 à 229mm bulkheads 102mm barbettes 76 à 229mm tourelles (faces avant) 229mm bloc passerelle 254mm ponts blindés 25 à 64mm

Armement : 8 canons de 343mm (13.5 pouces) Mark V (H) en quatre tourelles doubles (deux à l'avant en position «A» et «B», une en position centrale «Q» et une en arrière en positions «X»). 16 canons de 102mm (4 pouces) Mark VII. 4 canons de 47mm et 2 tubes lance-torpilles de 533mm

Equopage : 1092 officiers et marins

_________________
"Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
clausewitz
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre
avatar

Masculin
Nombre de messages : 9328
Age : 33
Ville : Nantes
Emploi : Agent de sécurité
Date d'inscription : 22/12/2005

MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEUR DE BATAILLE HMS TIGER   Jeu 14 Oct 2010, 17:31

Du côté du soleil levant

La bataille de Tsushima révèle au monde stupéfait les capacités de la marine impériale japonaise menée de main de maitre par l'amiral Tojo. Certes les esprits chagrins diront que la flotte russe avait été épuisée par un tour du monde via le cap de Bonne Espérance mais cela n'enlevait pas le niveau remarquable atteint en quelques années par la Nihon Kaigun.

Cette dernière débarassée de la menace russe se tourna vers son prochain objectif à savoir la maitrise de l'Océan Pacifique ce qui lui imposait de construire une flotte à même de dissuader les américains de s'y opposer.

Elle pouvait pour cela s'appuyer sur le traité d'alliance anglo-japonais signé en 1902 qui lui garantissait un appui au moins indirect de la Grande Bretagne dans la constitution de cette grande flotte.


Le Kawachi

Le Japon, inspiré de son expérience dans la guerre russo-japonaise mis ainsi sur cale les deux navires de classe Kawachi (Kawachi et Setssu), des navires de 21000 tonnes filant à 18.5 noeuds et armés de 12 canons de 305mm en six tourelles doubles et 12 canons de 152mm. Ces deux navires connurent durant la première guerre mondiale une carrière sans histoire qui s'acheva dramatiquement pour le Kawachi qui explosa le 12 juillet 1918 alors que le Setssu fût retiré du service en 1924 pour permettre au Japon de respecter les clauses du traité de Washington qui avait stoppé net la construction d'une puissante flotte de cuirassés (sans parler de problèmes économiques, industriels et financiers).

Comme tout pays qui cherche à se moderniser, le Japon avait suivi plusieurs modèles. Si l'armée de terre s'inspira du modèle prussien, la marine fût profondément influencé par la Grande Bretagne et dans une moindre mesure par la France, influence symbolisée par l'action d'Emile Bertin qui créa l'arsenal de Yokosuka.

Aussi quand la marine britannique se dôta de croiseurs de bataille, la marine japonaise décida de faire de même. Ses chantiers navals manquant encore d'expérience, elle demanda donc à un chantier anglais de leur proposer un modèle. La société Vickers et son architecte, Sir George Thurston s'inspirèrent du HMS Lion alors en cours de construction pour la Royal Navy pour obtenir le Kongo.


Le croiseur de bataille Kongo en 1913

C'est ainsi qu'un contrat fût signé prévoyant la construction d'un premier navire en Grande Bretagne suivi de la construction des trois autres au Japon. C'était l'acte de naissance de la classe Kongo (Kongo Hiei Haruna Kirishima)

Le Kongo se révela si efficace que le croiseur de bataille censé être identique aux trois premiers «Splendid Cats» fût en réalité modifié pour tenir compte des progrès du premier croiseur de bataille japonais (et dernier cuirassé nippon à avoir été construit à l'étranger) ce qui fit que le HMS Tiger fût en réalité le seul de sa classe.

Il faillit n'en pas être ainsi. Le Tiger financé au programme 1912/13 aurait du selon certaines sources suivit par le Leopard financé au programme 1913/14 mais qui aurait été abandonné au profit d'un sixième cuirassé rapide type Queen Elisabeth baptisé Agincourt. Il semble cependant aujourd'hui avéré qu'aucun autre croiseur de bataille n'avait été prévu après le Tiger. Quand à l'Agincourt, il ne vit jamais le jour et ce nom attribué à un cuirassé commandé par le Brésil, racheté par la Turquie mais utilisé durant le premier conflit mondial par la Royal Navy.


Visuellement, le Tiger était assez différent des Lion

_________________
"Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
clausewitz
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre
avatar

Masculin
Nombre de messages : 9328
Age : 33
Ville : Nantes
Emploi : Agent de sécurité
Date d'inscription : 22/12/2005

MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEUR DE BATAILLE HMS TIGER   Jeu 14 Oct 2010, 17:37

HISTORIQUE

Le HMS Tiger à la mer

Présentation

-Le HMS Tiger est mis sur aux chantiers navals de la John Brown Clydebank & Company sis à Clydebank le 6 juin 1912 lancé le 15 décembre 1913 et admis au service actif le 3 octobre 1914.

Le quatrième «superbattlecruiser» est le quatorzième navire de la Royal Navy à avoir porté le nom de ce félidé du genre Panthera reconnu pour ses rayures noires. Contrairement à son cousin le lion, c'est un animal solitaire, le mâle dominant un large territoire qui englobe les territoires de plusieurs femelles.


Une Tigresse et ses deux petits

Il à ainsi succédé à un navire de ligne armé de 22 canons (1546-1605), un navire de découverte enregistré en 1613, un navire de ligne armé de 32 canons (1647-1742), un navire de ligne de 4ème classe armé de 50 canons rebaptisé Harwich avant le lancement en 1743 (perdu en 1760).

Il est suivi par un navire de ligne de 4ème classe armé de 60 canons (1747-1765), un navire de ligne de 3ème classe armé de 74 canons ex-espagnol (1762-1784), un autre navire de ligne de troisième classe armé de 64 canons (1764-1784). Il aurait du être suivi par un navire de ligne de 4ème classe armé de 50 canons mais il fût rebaptisé avant son lancement. Il est suivi par une cannonière armé de 4 canons (1794-98), un navire de ligne de 2ème classe armé de 80 canons ex-français (1795-1817), un brick armé de 12 canons (1808-1812), un sloop lancé en 1849, reclassé frégate en 1852 mais capturé par les russes en 1854 et enfin un destroyer de classe C lancé en 1900 et coulé en 1908 suite à une collision avec le croiseur cuirassé Berwick le 2 avril 1908.


Croiseur léger HMS Tiger après refonte

Un autre navire à porté ce nom, un croiseur léger de classe Minotaur mis sur cale sous le nom de HMS Bellerophon. Lancé sous le nom de HMS Tiger le 25 octobre 1945, les travaux sont suspendus en 1946 mais on décide de les reprendre en 1951 suivant un nouveau design, les travaux concernant le HMS Tiger reprennent en 1954 et le navire est enfin mis en service en 1959 près de dix-huit après sa mise sur cale ! Il est désarmé le 20 avril 1978 et vendu à la démolition en 1986.

Deux navires de classe Minotaur ont reçu provisoirement ce nom, l'un d'eux ne fût jamais lancé et le second fût mis en service sous le nom de HMS Blake (classe Tiger).

_________________
"Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
clausewitz
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre
avatar

Masculin
Nombre de messages : 9328
Age : 33
Ville : Nantes
Emploi : Agent de sécurité
Date d'inscription : 22/12/2005

MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEUR DE BATAILLE HMS TIGER   Jeu 14 Oct 2010, 17:44

Carrière opérationnelle

La bataille du Dogger Bank : baptême du feu pour un croiseur de bataille

Le HMS Tiger au mouillage

Le Tiger connu son baptême du feu trois mois après son admission au service actif, en janvier 1915, au cours de la bataille du Dogger Bank.

Au début du mois de janvier, les allemands apprirent que les britanniques menaient d'intenses missions de reconnaissance dans la région du Dogger Bank. Le chef d'état major de la Hochseeflot, le contre-amiral Richard Eckermann demanda au chef de la 1ère force d'éclairage de monter une mission de nettoyage ce que le contre-amiral Ingehol accepta avec réticence puisqu'il était privé du Von der Tann alors en carénage.

Le 23 janvier, l'amiral Hipper, chef de la force d'éclairage appareilla à bord du Seydlitz suivit par le Moltke, le Derfflinger et le Blücher suivit par les croiseurs légers Graudenz Rostock Stralsund et Kolberg et 19 torpilleurs de la 5ème flottille et d'une partie des 2ème et 18ème flottilles.

Malheureusement pour les allemands, les britanniques pouvaient décrypter les communications allemandes et connaissaient l'ordre d'appareillage et plus important que tout connaissaient l'objectif à savoir le Dogger Bank.

Pour contrer Hipper, les britanniques firent appareiller le 1st Battlecruiser Squadron (HMS Lion, Tiger et Princess Royal), le 2nd Battlecruiser Squadron (HMS New Zealand et Indomitable), le 1st Light Cruiser Squadron (HMS Southampton, Birmingham, Nottingham et Lowesoft) qui retrouvèrent la Harwich Force (HMS Aurora Arethusa et Undaunted et 35 destroyers) le 24 janvier à 8.00 à 30 miles nautiques au nord du Dogger Bank.

Le lendemain à 7.20 du matin le 24 janvier 1915, le croiseur léger Arethusa repéra son homologue allemand, le SMS Kolberg. Un quart d'heure plus tard, Hipper qui avait localisé la force de Beatty ordonna de mettre cap au sud à 20 noeuds pour échapper aux britanniques, accélérant ensuite à 23 noeuds, la vitesse maximale du Blücher.

Vers 10.00, les croiseurs de bataille britanniques avaient rattrapé le Blücher et ouvrirent le feu, séparé de leur cible par environ 10000m. C'est le HMS Lion, navire de l'amiral Beatty qui est le premier à ouvrir le feu bientôt rejoint par le Tiger et le Princess Royal.

Les anglais sont handicapés par des instruments optiques et une conduite de tir moins performante que leurs homologues allemands tirent de manière imprécise sur le croiseur-cuirassé qui riposte énergiquement.

Le premier obus britannique toucha le Blücher à 10.09 alors que la destination avait augmentée à 16500m. Le Lion fût touché à 10.28 au niveau de la flottaison et une soute à charbon fût noyée par les paquets de mer suivi d'un deuxième impact au niveau de la tourelle avant qui bloqua temporairement le canon de gauche.

A 10.30, le New Zealand ouvrit le feu sur le Blücher et commença alors une véritable exécution avec le tir de quatre croiseurs de bataille sur un croiseur-cuirassé inférieur en vitesse protection et armement.

Le Blücher n'était pas seul, les trois croiseurs de bataille allemands l'accompagnant concentrèrent leur feu sur le Lion qui fût sévèrement endommagé, encaissant au final 16 obus de gros calibre. (Beatty du d'ailleurs gagner le Princess Royal pour pouvoir continuer à commander). L'Indomitable entra en scène à 11.48 et fût chargé par Beatty d'achever le Blücher.

Ce dernier lourdement pilonné commence à chavirer à 13.00 à babord, sa carène rouge et ses hélices apparurent à l'air libre pendant que les marins plongeaient dans les eaux froides de la mer du Nord. Le croiseur-cuirassé disparaît à 13.13, par 54°20' de latitude nord et par 5°35' de longitude est après avoir encaissé entre 70 et 100 obus de gros calibre et des torpilles.

Durant cette bataille, le Tiger fût touché par six obus allemands, les plus gros dégâts ayant été causés par un obus de 280mm qui avait arraché le toit de la tourelle Q, endomageant le canon gauche et mit la tourelle hors service. Dix marins furent tués et onze blessés. Il fût immobilisé pour réparations jusqu'au 8 février 1915. Son action peu efficace fût sévèrement jugée par Lord Fisher, d'autant plus légitimement si on regarde les chiffres : deux coups au but sur les navires allemands pour 355 obus de 343mm tirés.......

Le Tiger au Jutland


Depuis le début de la première guerre mondiale, la Royal Navy et la Kaiserliche Marine jouaient au jeu du chat et de la souris. A plusieurs reprises, les deux marines furent au bord de la bataille décisive censée décider qui de Londres ou de Berlin domine la mer du Nord.

Une occasion se présente en mai 1916 quand les allemands sortant de leur tactique de Fleet-in-Being avaient décidé une reconnaissance en force avec toute la Hochseeflot dans le Skagerrak entre la Norvège et le Danemark pour attirer un détachement de la marine britannique et l'écraser.

Malheureusement pour eux, les allemands ignoraient que depuis octobre 1914 et la capture à bord du croiseur léger Magdebourg, des livres de codes par les russes, la Royal Navy et sa Room 40, less britanniques pouvaient décrypter les messages allemands et dès l'annonce de ce plan, les croiseurs de bataille de l'amiral Beatty appareillèrent de la base de Rosyth dans le Firth of Forth pendant que les cuirassés de l'amiral Jellicoe faisaient de même depuis leur antre de Scapa Flow.

Les deux marines ont compris que cette bataille pouvaient décider du sort de la guerre. Aussi, tous les navires disponibles ont appareillé.

Les forces britanniques sont sur zone à 14h mais aussi bien Jellicoe que Beatty, la mer est vide. En réalité, les allemands sont plus à l'est, juste derrière l'horizon, hors de portée visuelle des vigies britanniques.

Comme souvent dans l'histoire de la guerre, c'est un événement d'une banalité confondante qui va provoquer la terrible conflagration. Un vieux cargo danois, le NJ Fjord, lent et rouillé est détecté par les deux flottes qui envoient chacun un bâtiment léger. Le champion anglais est le croiseur léger Galatea pendant que les allemands envoient un torpilleur puis le croiseur Elbing.

Le croiseur anglais repère le torpilleur allemand mais le manque à la différence du croiseur léger allemand qui touche le croiseur léger anglais. L'obus allemand n'explose pas mais ne serra rejeté à la mer que quand il aura refroidit. Cet échange raté marque le début de la bataille du Jutland.
Le torpilleur rejoint ses congénères plus les croiseurs légers qui éclairent les croiseurs de bataille de l'amiral Hipper et le Galatea engage à 14000m les navires allemands. Jellicoe à soixante cinq milles de là pousse les feux pour rejoindre le champ de bataille.

Alexander Sinclair qui commande les croiseurs légers britanniques oblique vers le nord pour tenter d'attirer Hipper vers les croiseurs de bataille de l'amiral Beatty.

Hipper voit le piège et vire vers le sud pour rejoindre Scheer et sans le savoir à le même plan que Beatty : attirer les navires ennemis vers les cuirassés et laisser les «gros» tout écraser sur leur passage.

A 15h48, cap au sud, les deux flottes de croiseurs de bataille sont séparées par dix miles, suivant des routes convergentes. La lumière grise venue de l'ouest découpe la silhouette des navires anglais sur l'horizon tandis que celle des Allemands se fond dans la boucaille.

C'est le Lützow qui tire le premier manquant de peu sa cible et le Lion qui riposte n'est pas plus heureux. Bénéficiant d'une meilleure visibilité et d'instruments de conduite de tir plus performants, les allemands multiplient les coups au but, plaçant en trois minutes huit obus sur les Lion Tiger et Princess Royal. Ce n'est qu'au bout de sept minutes que les anglais parviennent à toucher un navire à savoir le Seydlitz qui perd trois quart de sa puissance offensive suite au noyage des soutes.

La distance tombe à 11800m et suite à un problème dans la conduite de tir britannique, le Derfflinger peut manoeuvrer comme à l'entrainement. L'adresse des cannoniers allemands fait le reste : trois obus touche le Lion qui aurait pu sauter sans le sacrifice du major Harvey qui fait fermer les portes étanches et noyer la soute pour éviter une explosion qui aurait pu provoquer l'explosion du navire amiral, le courageux Royal Marine recevant la Victoria Cross à titre posthume.

L'Indefatigable à moins de chance quelques minutes plus tard puisqu'à 16h05, trois obus de 280mm du Von der Tann touche le croiseur de bataille qui explose ne laissant que deux survivants sur 1017 membres d'équipage.

En «récompense», le Von der Tann encaisse un obus de 380mm mais cela ne l'empêche pas de rester en ligne.Les anglais connaissent une véritable série noire car sous le feu concentré du Derfflinger et du Seydlitz, le Queen Mary explose ne laissant que huit survivants sur un équipage de 1274 hommes.

Ces deux explosions provoquèrent cette réflexion désabusée de l'amiral Beatty sur le Lion. S'adressant à son capitaine de pavillon, A.E Chattfield, le plus jeune amiral anglais depuis Nelson dit «Il semble que quelque chose n'aille pas avec nos sacrés bon dieu de bateaux aujourd'hui».

En dépit de ces pertes, les britanniques ont toujours la supériorité numérique et comme la distance se réduit, les croiseurs de bataille britanniques espèrent pouvoir écraser Hipper mais ce dernier sait que Scheer se rapproche de lui et pour gagner du temps, fait charger ses destroyers et ses croiseurs.

Une charge furieuse oppose entre les deux colonnes de gros, les destroyers et les croiseurs britanniques et allemands. Dans cette mêlée, les deux camps enregistrent des pertes, les anglais perdant les destroyers Nomad Nestor et Shark accompagnés par les torpilleurs allemands V27 et V29 .
C'est alors qu'apparaissent les matures des Scheer et Hipper peut exhulter car son piège à fonctionné. Beatty ne peut tenir face à toute la Hochseeflot et ordonne la retraite pour faire sa jonction avec Jellicoe suite juste derrière l'horizon avec vingt-quatre cuirassés répartis sur six colonnes précédés par les croiseurs légers.

Quand les cuirassés rallient le champ de bataille, on peut estimer que le Tiger est hors de combat puisque les Grosser Kreuzer de l'amiral Hipper ont placé 17 obus, tous sauf un venant du Moltke.

A 17.30, Jellicoe ordonne de mettre cap à l'est, les cuirassés obliquant de 90°. Ils se retrouvent alignés sur une immense file de plus de sept milles qui plonge vers la côte danoise et menace donc de couper la retraite de la flotte allemande. Cette dernière qui risque l'anéantissement parvientà détruire un troisième croiseur de bataille à savoir l'Invincible qui saute ne laissant que cinq rescapés.

Trois quart d'heures plus tard, à 18.16, la manoeuvre anglaise à réussie, Jellicoe barrant le T de Scheer qui attéré voit son horizon bouché par les cuirassés de la Royal Navy. Rapidement le König et le Markgraaf sont touchés mais la météo va sauver encore une fois les allemands.

Le brouillard prive les anglais d'une victoire ineluctable. Scheer ordonne la retraite, retraite protégée par es écrans de fumée des croiseurs légers et des torpilleurs. Les croiseurs cuirassés Defence et Warrior sont coulés et si les croiseurs légers Frauenlob et Rostock ne sont «que» endommagés, ils devront être sabordés au petit matin. Enfin dans la nuit, le croiseur cuirassé Black Prince est coulé par la flotte de haute mer allemande qui l'avait pris pour la flotte britannique.

Lassés de tirer dans la vide, les cuirasés britanniques cessent le feu à 18.45 avant que cinq minutes plus tard, Jellicoe n'ordonne de mettre cap au sud pour couper la retraite allemande mais coup de théâtre, les allemands foncent sur la flotte ce qui permet à Jellicoe de barrer le T une deuxième fois ce qui oblige l'amiral allemand à ordonner la retraite une nouvelle fois, retraite couverte par les croiseurs de bataille et les torpilleurs ce qui oblige Jellicoe à manoeuvrer lui faisant perdre un temps précieux

(Jusqu'à la fin de sa vie, Jellicoe se demandera ce qui se serait passé si au lieu d'ordonner de présenter la poupe pour éviter les torpilles, il aurait paraphrasé l'amiral Farragut qui lors de la prise de la baie de Mobile en mars 1864 s'écria «Au diable les torpilles ! En avant !» même si à l'époque, les torpilles en question étaient des mines).

Les britanniques perdent le contact à 19.45 mais de toute façon vu qu'il ne restait que trente minutes de jour, il était illusoire d'imaginer rattraper les allemands. Habile et chanceux, Scheer réussit à regagner ses bases en passant pendant la nuit derrière Jellicoe qui le cherche trop au sud. Il se faufile par miracle à travers les mines que l'amiral anglais à fait mouiller à l'entrée des chenaux qui mènent à Wilhelmshaven.

Les deux camps revendiquèrent la victoire. Si les allemands pouvaient estimer avoir remporté une victoire tactique (un grand navire coulé _le Lützow_ sabordé contre trois pour les britanniques), la victoire stratégique est britannique car le contrôle de la mer du Nord n'était pas remis en cause et les pertes poussa les allemands à revenir à leur stratégie attentiste.

Pour être plus précis, les britanniques ont perdu les croiseurs de bataille Queen Mary Indefatigable Invincible, les croiseurs cuirassés Defence Warrior et Black Prince ainsi que les destroyers Tipperary Ardent Fortune Sparrowhawk Shark Turbulent Nestor et Nomad provoquant la mort de 6097 marins pendant que 510 étaient blessés et 177 blessés.

Côté allemand, la Kaiserliche Marine à perdu le cuirassé Pommern, le croiseur de bataille Lützow, les croiseurs légers Frauenlob Rostocl Elbing Wiesbaden ainsi que les torpilleurs S-35 V-29 V-27 V-4 et V-48 provoquant la mort de 2550 marins pendant que 496 étaient blessés.

De son côté le Tiger avait survécu à une bataille qui avait détruit trois de ses congénères et porté un coup sévère au concept même de croiseur de bataille (dont on peu se demander l'évolution si il avait été utilisé comme l'avait prévu son concepteur, Jacky Fisher). Mis au bassin à l'Arsenal de Rosyth le 2 juin, il passa près d'un mois en réparation, étant de nouveau disponible le 1er juillet.

Le Tiger avait été touché à dix-huit reprises ce qui avait provoqué la mort de 24 marins tandis que 46 autres étaient blessés. Le croiseur de bataille avait tiré 303 obus de 343mm pour un coup au but sur le Moltke et deux autres sur le Von der Tann. Il avait tiré également 136 obus de 152mm contre le croiseur léger Wiesbaden et des destroyers allemands.

Une fin de guerre monotone et sans gloire

Le HMS Tiger au bassin

Les réparations achevées, le Tiger fût temporairement navire amiral du 1st Battlecruiser Squadron en raison de l'indisponibilité du Lion qui avait méchament dégusté au Jutland. Le 18 août 1916 au soir, suite à une alerte de la Room 40, la Grand Fleet appareilla pour empêcher le bombardement de la ville de Sunderland prévu pour le 19. Pas moins de 29 cuirassés et 6 croiseurs de bataille avaient quitté leurs ports pour obliger la Hochseeflot à combattre.

Ce qui aurait pu aboutir à la revanche du Jutland ne déboucha sur rien, Jellicoe envoyant sa flotte trop au nord et Scheer averti par un dirigeable de la présence d'une division britannique isolée se lança à la poursuite de la Harwich Force, une unité de croiseurs et de destroyers et quand l'amiral allemand se rendit compte de son erreur, il préféra battre en retraite. Les seules pertes britanniques (deux croiseurs) furent l'oeuvre de sous marins qui avaient été chargé d'éclairer les cuirassés allemands et probablement d'achever les cuirassés britanniques endommagés.

Le Tiger fût immobilisé pour refonte du 10 novembre 1916 au 29 janvier 1917 à l'Arsenal de Rosyth : le pont blindé et les toits de tourelles furent renfonrcées, la conduite de tir augmenté avec l'installation de télémètres supplémentaires. Il passa le reste de la guerre dans d'infructueuses et monotones patrouilles, assistant plutôt que participant à la seconde bataille de la baie d'Heligoland le 17 novembre 1917. Avant l'armistice il subit quelques modifications de structures et reçut une plate-forme sur la tourelle Q pour permettre le décollage d'un chasseur Sopwith Came plus une plate-forme à projecteur sur la troisième cheminée.

Une fin de carrière paisible et sans histoires

Le HMS Tiger au mouillage

Maintenu en service après l'armistice de novembre 1918, le Tiger fût néanmoins placé en réserve le 22 août 1921. Refondu en mars 1922 (nouveau télémètre, modernisation de la DCA, débarquement des plate-formes aviation), il fût remis en service le 14 février 1924 comme navire école.

En 1929, le Hood fût immobilisé pour une importante refonte et le Tiger fût remis en service pour le remplacer au sein de la division des croiseurs de bataille composée également du Renown et du Repulse.

Si il échappa au couperet à Washington, il n'échappa pas à celui du traité de Londres de 1930 et le Tiger fût désarmé le 15 mai 1931 après la remise en service du Hood. Il est vendu à la démolition à T.W Ward de Inverkeithing en février 1932 et promptement démantelé.

_________________
"Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
clausewitz
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre
avatar

Masculin
Nombre de messages : 9328
Age : 33
Ville : Nantes
Emploi : Agent de sécurité
Date d'inscription : 22/12/2005

MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEUR DE BATAILLE HMS TIGER   Jeu 14 Oct 2010, 17:56

CARACTERISTIQUES TECHNIQUES

Schéma du HMS Tiger

Déplacement : standard 28430 tonnes pleine charge 35710 tonnes

Dimensions : longueur (hors tout) 214.6m (entre perpendiculaires) 201.2m largeur : 27.6m tirant d'eau : 8.7m

Propulsion : quatre groupes de turbines à engrenages Brown-Curtiss alimentées en vapeur par 39 chaudières Babcock, le tout dévellopant 85000ch en service courant (104000ch ont été atteints aux essais) et entrainant quatre hélices

Performances : vitesse maximale : 28 noeuds en service courant (30 noeuds aux essais) distance franchissable : 4650 miles nautiques à 10 noeuds

Protection : ceinture blindée de 229mm à son maximum et de 76mm à son minimum, bulkheads 51 à 102mm, barbettes 25 à 229mm tourelles (face avant) 229mm bloc passerelle 254mm ponts blindés 25 à 76mm

Conduite de tir :

L'artillerie principale du Tiger était dirigée par deux directeurs de tir, le principal était installé au sommet du mat tripode et le second dans une superstructure arrière qui était également occupé par le directeur de tir des torpilles.

Les données étaient réceuillies par un télémètre de 2.7m installé sur le mat tripode et transmises à une station de calcul MkVIII Dumaresq qui envoyait les données à la table de contrôle de tir Dreyer MkIV qui convertissait les données en portée et angle, données utilisable par les canoniers. Deux autres télémètres semblables étaient installés sur les tourelles «B» et «X» et une deuxième station de contrôle de tir était prévue pour l'artillerie secondaire.

A la fin de la guerre, la conduite de tir avait fait de sérieux progrès et les équipements de conduite de tir du Tiger avaient été améliorés. Les tourelles «A» et «Q» reçurent des télémètres de 7.6m et la station de contrôle de tir arrière reçut un télémètre de 4.6m. Un télémètre de 3.7m fut également installée au sommet du mat tripode qui reçut également un télémètre de 2m pour l'artillerie antiaérienne.

Armement :

Canons de 343mm du Queen Mary

-8 canons de 343mm (13.5 pouces) Mark V (H) en quatre tourelles doubles (deux à l'avant en position «A» et «B», une en position centrale «Q» et une en arrière en positions «X»). Ce canon de 45 calibres tire des obus perforants de 567kg et de 635kg pour une portée maximale comprise entre 2290m (site : 1.1°) et respectivement 21780 et 21710m (site +20°) à raison de 1.5 à 2 coups par minute.

La tourelle double Mark II ter permet aux canons de 13.5 pouces modèle 1909 de pointer en site de -3° à +20° à raison de 5° par seconde et en azimut sur 150° de chaque côté pour les tourelles avant et arrières tandis que ceux de la tourelle «Q» peuvent pointer de 30° à 150° de chaque côté. La dotation en munitions est de 80 coups par canon soit un total de 640 obus de 343mm.


Canon de 152mm du Kongo. C'est un modèlé équivalent qui à équipé le Tiger

-12 canons de 152mm (6 pouces) BL Mark VII en douze casemates simples. Ce canon de 45 calibres tire des obus explosifs de 50.8kg à une distance maximale de 16340m (cette portée est atteinte à +20° mais comme le Tiger avaient des affûts pointant à +14° au maximum, la portée était inférieure) à raison de 5 à 7 coups par minute.

L'affût simple sous casemate PVIII permet aux canons du Tiger de pointer de -7° à +14° et en azimut sur 80°. La dotation en munitions est de 200 obus par canon soit un total de 2400 obus.


Canon de 76.2mm (3 pouces) antiaériens

-3 canons de 76.2mm (3 pouces) 20cwt QF Ha Mark I en deux affûts simples HA Mark II. Ce canon de 45 calibres tire des obus explosifs de 5.67kg à une distance maximale de 9970m en tir antisurface (+45°) et de 7160m en tir antiaérien (+90°) à raison de 12 à 14 coups par minute. L'affût simple HA Mark II pèse 2862kg et permet au canon de pointer en site de -10° à +90° et en azimut sur 360°. La dotation en munitions est inconnue.

Ces canons ont été remplacés par 4 canons de 102mm (4 pouces) en 1922 et en 1928, il reçut deux Pom-Pom quadruples

-4 canons de 47mm pour le salut

-4 tubes lance-torpilles de 533mm

Aviation : plate-fomes sur les tourelles «B» et «X» pour des chasseurs Sopwith Camel

Equipage : 1121 officiers et marins

SOURCES

-Encyclopédie des armes Editions Atlas tome 6 «les cuirassés de la première guerre mondiale» p1341-1360

-Laurent Joffrin «Les grandes batailles navales de Salamine à Midway» pour la bataille du Jutland

-Ressources internet : wilkipedia, navweaps, maritimequest

-Photos et documents de l'ami Vautour


FIN DE L'ARTICLE
A VENIR : GRUMMAN F9F PANTHER


_________________
"Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
pascal
Contre-amiral
Contre-amiral
avatar

Masculin
Nombre de messages : 5103
Age : 52
Ville : marseille
Emploi : fonctionnaire
Date d'inscription : 08/02/2009

MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEUR DE BATAILLE HMS TIGER   Jeu 14 Oct 2010, 18:07

le plus beau de tous

pour donner 28 noeuds il consommait 1250 t de mazout ... par jour

il a eu BEAUCOUP de chance en 1915 et 1916
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
clausewitz
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre
avatar

Masculin
Nombre de messages : 9328
Age : 33
Ville : Nantes
Emploi : Agent de sécurité
Date d'inscription : 22/12/2005

MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEUR DE BATAILLE HMS TIGER   Jeu 14 Oct 2010, 18:21

1250 tonnes par jour affraid (bonjour la facture lol! lol! )

Sa silhouette est effectivement plus agréable que les Lion enlaidis par la tourelle Q entre les cheminées 2 et 3

_________________
"Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
JollyRogers
Enseigne de vaisseau 1ère classe
Enseigne de vaisseau 1ère classe
avatar

Masculin
Nombre de messages : 2283
Age : 46
Ville : Courcelles, Hainaut , Belgique
Emploi : Tech en Informatique
Date d'inscription : 22/11/2005

MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEUR DE BATAILLE HMS TIGER   Jeu 14 Oct 2010, 19:40


Lion, Panther, et aprés les elephants de mer ?? lol!

Bel article ... comme je ne les connais pas ceux de cette dates ^^ ca m'interresse toujours

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
clausewitz
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre
avatar

Masculin
Nombre de messages : 9328
Age : 33
Ville : Nantes
Emploi : Agent de sécurité
Date d'inscription : 22/12/2005

MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEUR DE BATAILLE HMS TIGER   Jeu 14 Oct 2010, 19:51

Merci Jolly. Je commence le Panther ce soir ou demain, là je pense que cela te sera un poil plus famillier lol! lol!

_________________
"Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEUR DE BATAILLE HMS TIGER   Jeu 14 Oct 2010, 23:07

Merci Claus, je me régale toujours avec tes articles thumright
Revenir en haut Aller en bas
clausewitz
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre
avatar

Masculin
Nombre de messages : 9328
Age : 33
Ville : Nantes
Emploi : Agent de sécurité
Date d'inscription : 22/12/2005

MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEUR DE BATAILLE HMS TIGER   Jeu 14 Oct 2010, 23:45

DE rien mon cher. Je suis déjà sur les Panther Wink

_________________
"Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
adama
Premier Maître
Premier Maître
avatar

Masculin
Nombre de messages : 742
Age : 44
Ville : charleroi
Emploi : ex mécano avion, conducteur de train
Date d'inscription : 02/09/2010

MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEUR DE BATAILLE HMS TIGER   Mar 19 Oct 2010, 08:06

petite question qui me tareaude depuis longtemps, ça sert a quoi les "tuyaux" le long des coque de plein de navire de l'epoque??????
ils sont incliné tout le long d'un angle de 60° (a l"oeil hein Very Happy )
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
pascal
Contre-amiral
Contre-amiral
avatar

Masculin
Nombre de messages : 5103
Age : 52
Ville : marseille
Emploi : fonctionnaire
Date d'inscription : 08/02/2009

MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEUR DE BATAILLE HMS TIGER   Mar 19 Oct 2010, 09:21

ce sont des perches, des tangons en vocabulaire de marin, qui pivotaient vers extérieur et qui permettaient de déployer jusque sous l'eau des filets anti torpilles lorsque le navire pouvait se trouver au mouillage.

On appelait çà les "filets Bullivan"

Cà a été abandonné durant la WWI pour plusieurs raisons

lourd et encombarant
peu efficace
pas utilisable en marche

et surtout en cas d'impact au combat sur les filets ceux-ci risquaient de se décrocher plus ou moins partiellement et de se prendre dans les hélices ou l'appareil à gouverner
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
adama
Premier Maître
Premier Maître
avatar

Masculin
Nombre de messages : 742
Age : 44
Ville : charleroi
Emploi : ex mécano avion, conducteur de train
Date d'inscription : 02/09/2010

MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEUR DE BATAILLE HMS TIGER   Mar 19 Oct 2010, 09:22

merci mon ami
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
clausewitz
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre
avatar

Masculin
Nombre de messages : 9328
Age : 33
Ville : Nantes
Emploi : Agent de sécurité
Date d'inscription : 22/12/2005

MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEUR DE BATAILLE HMS TIGER   Mar 19 Oct 2010, 13:44

De rien. Je poste le Panther demain et j'ai commencé hier les Gangut. au moins si j'échoue encore au CAPES, je pourrai toujours me reconvertir dans l'écriture d'articles marines lol!

_________________
"Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEUR DE BATAILLE HMS TIGER   Sam 30 Oct 2010, 10:51

clausewitz a écrit:

Visuellement, le Tiger était assez différent des Lion
Merci Clauss

A titre de curiosité voici à quoi aurait put resembler le Tiger, si il avait bénéficier d'une refonte dans les années 30!


L'auteur de se schémas est un passionner de "What-if"!
http://wolfsshipyard.mystarship.com/Misc/NeverWeres/royal.htm

Il aussi fait la même opéation avec les autres classe de CB de la RN:








Revenir en haut Aller en bas
clausewitz
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre
avatar

Masculin
Nombre de messages : 9328
Age : 33
Ville : Nantes
Emploi : Agent de sécurité
Date d'inscription : 22/12/2005

MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEUR DE BATAILLE HMS TIGER   Sam 30 Oct 2010, 11:54

Merci pour ces illustrations Fred. Un vrai boulot de passionné. Cela me fait penser que comme j'ai presque achevé l'Ecosse et que la marine slavienne ne devra pas prendre beaucoup de temps si je m'y met sérieusement, je me dit que je vais peut être recommencer ma marine française alternative sur d'autres bases en étant plus réaliste sur les capacités de construction des chantiers français même en y appliquant un coefficient de modernisation. Même chose pour l'équipement des bases outre mer. Je me pose aussi la question de la DCA. Même si son importance était connu, je me demande si je ne vais pas la revoir à la baisse que par exemple le Richelieu n'ait en 1948 que la DCA prévue originellement avec l'affût ACAD modèle 1935 de 37mm. Bref je me pose des questions.

_________________
"Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEUR DE BATAILLE HMS TIGER   Sam 30 Oct 2010, 14:53

A propos de ce cher Richelieu, regarde la refonte "à l'américaine" qu'il lui a concocter:


http://wolfsshipyard.mystarship.com/Misc/NeverWeres/united.htm
Avec des tourelle double de 152mm du même type que celle des croiseurs de la classe Worchester!


Il y a aussi très hypothétique version "export" des CB classe Dunkerque:

http://wolfsshipyard.mystarship.com/Misc/NeverWeres/other.htm
Revenir en haut Aller en bas
clausewitz
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre
avatar

Masculin
Nombre de messages : 9328
Age : 33
Ville : Nantes
Emploi : Agent de sécurité
Date d'inscription : 22/12/2005

MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEUR DE BATAILLE HMS TIGER   Sam 30 Oct 2010, 15:14

Très intéressant, je vais aller faire un tour sur son site internet cela pourrait m'inspirer pour mes marines alternatives. thumleft

_________________
"Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: BEAU FELIN   Jeu 12 Jan 2012, 13:54

QUEL BEAU FELIN !
un des plus beau navires de ligne de son époque...
[img][/img]



J'avais commis ce profil il y a quelques années pour une série de marque-pages que j'avais fait sur les croiseurs de bataille britanniques.
Revenir en haut Aller en bas
clausewitz
Vice-amiral d'Escadre
Vice-amiral d'Escadre
avatar

Masculin
Nombre de messages : 9328
Age : 33
Ville : Nantes
Emploi : Agent de sécurité
Date d'inscription : 22/12/2005

MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEUR DE BATAILLE HMS TIGER   Jeu 12 Jan 2012, 14:36

C'est vrai qu'il à une vraie gueule !

_________________
"Le patriote est celui qui aime son pays, le nationaliste est celui qui déteste les autres" (D. Likhatchev)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Le plus beau félin de Fisher   Sam 28 Jan 2012, 22:05

Détail des cheminées du Tiger.
Cliché pris le 6 septembre 1928.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEUR DE BATAILLE HMS TIGER   

Revenir en haut Aller en bas
 
ROYAL NAVY CROISEUR DE BATAILLE HMS TIGER
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» ROYAL NAVY CROISEUR DE BATAILLE HMS TIGER
» ROYAL NAVY : CROISEUR DE BATAILLE
» ROYAL NAVY CROISEURS DE BATAILLE CLASSE RENOWN
» ROYAL NAVY CUIRASSES CLASSE QUEEN ELIZABETH
» ROYAL NAVY CROISEUR DE DE BATAILLE HMS HOOD

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Marine forum :: HISTOIRE :: LES NAVIRES 1860-1921-
Sauter vers: