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 ROYAL NAVY CROISEURS DE BATAILLE CLASSE LION

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clausewitz
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MessageSujet: ROYAL NAVY CROISEURS DE BATAILLE CLASSE LION   Mer 06 Oct 2010, 21:18

CROISEURS DE BATAILLE CLASSE LION
(GRANDE-BRETAGNE)


Le HMS Princess Royal au mouillage

INTRODUCTION

Le réveil de la belle endormie

Dans un vingtième siècle balbutiant, la marine britannique est sans contestation possible la première marine du monde. Depuis le 16ème siècle, avec une constance remarquable _qui fait hélas défaut dans ce domaine en France_, les différentes souverains qu'ils soient rois de jure ou roi de facto ont tout fait pour que la Royal Navy soit la première marine du monde.

Cela ne fût pas sans mal car la Grande Bretagne devait faire face à des concurrents redoutables qu'il s'agisse de l'Espagne de Phillipe II et des derniers Habsbourgs, des Pays Bas calvinistes républicains ou encore de la France de Louis XIV, Colbert ou Louis XVI (sans doute le plus intelligent et le plus cultivé de nos rois qui avec plus de caractère et de volonté aurait pu être un Fréderic le Grand à la française).

Tout au long du 19ème siècle, la marine britannique continue de se dévelloper sans réel adversaire, seule la France des deux Napoléon, l'oncle et le neveu eurent la volonté de chatouiller les chevilles de la «Perfide Albion» mais sans résultats pour le premier comme le second.

La marine britannique est donc à l'orée du vingtième siècle mais c'est une Belle Endormie, ronflant sur ses lauriers faute de concurrents crédibles : la France n'en à pas les moyens et à compris que pour s'assurer du succès de la Revanche il lui faut le soutien de Londres, l'Espagne est une puissance de seconde zone tout comme les Pays Bas, les Etats Unis sont peu concernés par les affaires européennes et les marines allemandes et italiennes ne sont guère en mesure d'inquiéter la puissance navale britannique.

C'est cependant une situation amenée à changer car toutes les grandes puissances comprennent que l'avenir est sur les mers et qu'une puissante marine est possible pour peser dans le concert des nations.

Un traitement de choc s'impose et pour cela le roi Edouard VII nomme l'homme idoine : l'amiral John Arbutnot Fisher plus connu sous le nom de Jacky Fisher nommé First Lord of Amiralty (Premier lord de l'amirauté).


Le bouillant Jacky Fisher

Connu pour son caractère énergique, le nouveau First Sea Lord se met au travail sans tarder, rayant d'un seul coup 154 navires obsolètes, 90 étant envoyés à la casse et 64 étant mis en réserve. «Jacky» Fisher justifiera cette décision par un aphorisme so british «too weak to fight and too slow to run away» («Trop faible pour combattre et trop lent pour s'enfuir»).

Nommé également pour réduire le budget (un comble au pays de Nelson), l'amiral Fisher est suffisament éloquent pour convaincre le Parlement de revenir sur sa décision et après une baisse en 1905, 1906 et 1907, le budget repartira à la hausse permettant à la Royal Navy de faire face à la course au cuirassé engagé avec l'Allemagne wilhlemienne. Cette dernière avec Guillaume II comme compositeur et l'amiral Tirpitz comme chef d'orchestre est bien décidé à se tailler une «place au soleil» et à besoin pour cela d'une flotte de haute mer respectable.

Les allemands avaient-ils véritablement l'intention de disputer la suprématie mondiale des mers à la Grande Bretagne ? Rien n'est moins sur si l'on croit le mémorandum de l'amiral Tirpitz annexé au projet de loi navale de 1900 où le secrétaire d'Etat à la marine écrit «La plus grande puissance navale doit considérer que s'attaquer à nous constituerait une entreprise risquée, entrainant assez de périls pour mettre en question sa propre situation dans le monde».

Fisher à de grands projets pour la Royal Navy. Il veut en effet qu'elle soit la première à utiliser un type de navire dont il est beaucoup question depuis quelques années, the All-Big Guns ship soit le cuirassé à artillerie principale monocalibre.

A l'époque où l'amiral Fisher prend ses fonctions de chef de la marine britannique, le portrait robot du cuirassé est celui d'un navire de 12 à 15000 tonnes, filant à 18-20 noeuds avec un armement composé généralement de 4 canons de gros calibre (généralement du 305mm, seuls les allemands faisaint bande à part avec leur 280mm) et une artillerie secondaire composée en moyenne d'une douzaine de pièces d'un calibre pouvant aller de 152 à 240mm en passant par le 170 ou le 203mm.

Ce modèle de cuirassé atteint ses limites : la multiplicité des calibres donne la migraine aux architectes navals pour aménager les soutes à munitions et à gargousses, rend bien compliqué le travail des directeurs de tir censés retrouver leurs petits _c'est à dire les impacts ou les gerbes d'eau_ dans le stress, le bruit et la fumée de la cannonade tout en sachant que les obus avaient des propriétés balistiques différentes.

Aux Etats Unis en 1901, le capitaine de corvette H.C Poundstone de l'US Navy attire l'attention de Théodore Roosevelt sur l'utilité du «All big gun ship». '

En 1903, Vittorio Cuniberti décrit le cuirassé idéal : 15000 tonnes, 12 canons de 300mm, une ceinture blindée de 300mm (rapidement s'imposera l'idée qu'un cuirassé doit être protégé contre le calibre de sa propre artillerie) et une vitesse de 24 noeuds, le choix de cette vitesse s'expliqua par la volonté du théoricien italien de permettre au navire de choisir ou non d'engager le combat, utilisant une métaphore taurine pour expliquer ce choix («Le taureau dans la vaste arène s'abuse en pensant que, plus puissant que l'agile torero, il à la maïtrise complète de la scène du combat»).

S'impose alors l'idée d'un navire bien protégé avec une artillerie principale à calibre unique et une artillerie légère suffisante pour repousser les torpilleurs. Reste à savoir quel pays va être le premier à mettre en oeuvre ce navire.

Les américains semblaient devoir être les premiers, le congrès ayant autorisé la construction le 3 mars 1905 de deux navires de 16000 tonnes filant à 18.5 noeuds avec pour armement 8 canons de 305mm en 4 tourelles doubles et 22 pièces de 76mm en casemates pour lutter contre les torpilleurs, bientôt baptisés Michigan et South Carolina.

Cela est bien entendu inacceptable pour le bouillant Jacky Fisher qui bouscule les étapes et les habitudes pour que sa marine soit la première à disposer d'un cuirassé de ce type.

Ce navire est issu du comité des plans mis en place au début de 1905 par Jacky Fisher pour dessiner la marine britannique du futur. Cette commision était composée aussi bien de militaires que d'ingénieurs avec des gens à la future carrière brillante comme le capitaine de vaisseau John Jellicoe et le prince Louis de Battenberg, directeur des service de renseignement de la marine.

La commission ne partait pas dans l'inconnu car Fisher y pensait depuis 1900 à ce navire qu'il avait baptisé «The Unteakable» (L'Imprenable) et dont il avait étudié la faisabilité avec l'aide du directeur de l'Arsenal de Malte W.H Hard mais personne ne sait pourquoi il à été au final baptisé Dreadnought pour «Who Dread Nothing» (qui ne craint rien), un nom déjà employé par le passé.

Fisher brûla les étapes. Prévoyant, il avait fait amassé des plaques d'acier et de blindage en attendant qu'une cale se libère. C'était l'acte de naissance du HMS Dreadnought (de who dread nought «qui ne craint rien». Outre une pression phénoménale sur les ouvriers et les ingénieurs, Fisher multiplia les innnovations pour accélerer la production, standardisant par exemple les plaques de métal et pour accélerer (encore) la construction, récupéra 8 canons de 305mm destinés aux deux Lord Nelson alors en construction.


Le HMS Dreadnought

Baptisé HMS Dreadnought, le nouveau fleuron de la Royal Navy est construit en un temps record : mis sur cale à l'Arsenal de Porsmouth le 2 octobre 1905, lancé le 10 avril 1906 et admis au service actif le 2 décembre 1906 soit seulement quatorze mois entre la mise sur cale et l'admission au service actif !

La mise en service de «celui qui qui ne craint rien» («who dear nothing») ringardise des dizaines de cuirassés et toutes les marines du monde planifient ou accélèrent la construction de cuirassés type dreadnought (et donc par conséquence, les cuirassés les plus anciens sont baptisés prédreadnought).


Le HMS Bellerophon

La Royal Navy ne s'arrête pas là en si bon chemin. A l'unique HMS Dreadnought succèda la classe Bellerophon composée de trois navires (Bellerophon, Superb et Temeraire) était une redite du Dreadnought (le Bellerophon étant d'ailleurs mis sur cale le jour de l'admission au service actif du HMS Dreadnought) avec pour modifications, un second mat tripode à l'arrière et un armement secondaire plus puissant, des canons de 4 pouces (102mm) remplaçant les canons de 76mm trop peu puissants.

Ces navires de 18800 tonnes, mesurant 160m de long sur 25 de large pour un tirant d'eau de 8m filant à 21 noeuds et affichant un armement de 10 canons de 305mm en cinq tourelles doubles, de 16 canons de 102mm en affûts simples, de 3 canons de 47mm et de 3 tubes lance-torpilles de 450mm furent mis en service en 1909.

Engagés dans la première guerre mondiale et participant notament à la bataille du Jutland, les Bellerophon étaient jugés obsolètes à la fin de la guerre et après quelques mois comme navire d'entrainement (Bellerophon et Temeraire) ou de navire-cible (Superb), ils furent tous vendus à la démolition en 1921 et rapidement démantelés.


Le HMS Vanguard au funeste destin

Aux Bellerophon succédèrent les trois cuirassés de classe Saint Vincent (Saint Vincent, Collingwood et Vanguard) mis en service en 1910. Visuellement, ces navires de 19500 tonnes, mesurant 163m de long sur 25 de large et un tirant d'eau de 8.7m, filant à 21 noeuds et armés de 10 canons de 305mm en cinq tourelles doubles, 20 canons de 102mm et 3 tubes lance-torpilles de 450mm étaient très difficile à distinguer de leurs prédecesseurs mais ils affichaient pourtant une différence de taille : les canons de 305mm étaient d'un nouveau modèle affichant une longueur de 50 calibres ce qui augmentait la vitesse initiale des projectiles.

Si les Saint Vincent et Collingwood survécurent à la guerre et furent démantelés en 1921 et 1922, le Vanguard explosa accidentellement le 9 juillet 1917 à Scapa Flow provoquant la mort de 843 marins, explosion causée par une ignition spontanée de cordite.


Le HMS Neptune

Les trois Saint Vincent auraient du être suivis par trois cuirassés de classe Neptune mais au final, le Neptune resta le seul de sa classe. Mis en service en janvier 1911, ce cuirassé de 19900 tonnes, 166m de long sur 26m de large et un tirant d'eau de 8.2m, filant à 21 noeuds rompait avec le design du Dreadnought avec un armenent disposé différement : deux tourelles superposées à l'arrière et les tourelles latérales installées en echelon ce qui permettait de tirer une bordée complète de chaque côté. L'armement secondaire ne changeait pas avec 12 canons de 102mm et trois tubes lance-torpilles de 450mm rapidement débarquées. Comme tous les dreadnoughts britanniques, le Neptune fût placé en réserve dès la fin de la guerre et démoli en septembre 1922.


Le HMS Colossus

Les deux navires suivant qui devaient donc être les sister-ship du Neptune formèrent une classe séparée la classe Colossus (Colossus et Hercules). Ces navires de 19680 tonnes, 166m de long sur 26m de large et 8m de tirant d'eau, filant à 21 noeuds et armés de 10 canons de 305mm en cinq tourelles doubles, 16 canons de 102mm et 3 tubes lance-torpilles de 533mm se différençiaient du Neptune par une protection allegée.

Entrés en service en 1911, ces deux navires traversèrent le premier conflit mondial et furent désarmés en 1920 et en 1919 avant d'être démolis en 1928 et 1921 respectivement. Ces deux navires qui ne laissèrent pas un souvenir impérissable eurent au moins le titre de gloire d'être les derniers cuirassés britanniques armés de canons de 305mm.

Des dreadnought ? Non des superdreadnought !

Après la construction de 10 dreadnought, la Royal Navy se devait de passer à une étape supérieure tant le cuirassé armé de canons de 305mm se banalisait en Europe, aux Etats Unis et au Japon.

L'augmentation de l'armement ne pouvait se concevoir que par l'adoption éventuelle de la tourelle triple qui aurait porté le nombre de canons à 12 mais d'autres pays comme la France possédaient des navires armés de 12 canons, cette solution n'était pas la plus convaincante.


Le HMS Agincourt

La tourelle double est à l'époque la tourelle standard sur les cuirassés des différentes marines mais cette tourelle montre rapidement ses limites quand il s'agit d'augmenter le nombre de canons. Certes l'Agincourt (construit à l'origine pour le Brésil sous le nom de Rio de Janeiro et qui intéressa un temps la Turquie qui l'aurait baptisé Sultan Osman I mais le navire fût réquisitionné par la Royal Navy quand éclata la guerre) sept mais leur repartition se faisait au détriment du champ tir (réduit pour les tourelles latérales du Dreadnought quand à l'Agincourt, la présence de sept tourelles rendait le champ de tir des deux tourelles centrales et des trois tourelles arrières médiocre).

La puissance réduite des machines et le poids du blindage ne permettait pas d'allonger indéfininement la longueur de la coque au risque de la fragiliser ou de lui ôter tout protection, il fallait faire un choix entre réduire le nombre de canons en réduisant le nombre de tourelles, augmenter le calibre par tourelle ou d'augmenter le nombre de canons par tourelles.

Les britanniques choisirent d'augmenter le calibre de leur artillerie principale passant du 12 au 13.5 pouces, du 305 au 343mm donnant ainsi naissance à une nouvelle catégorie de cuirassés, les superdreadnought.


Le HMS Orion

C'est ainsi que les quatre Orion (Orion Conqueror Monarch Thunderer) entrés en service en 1912 troquèrent les 10 canons de 305mm contre 10 canons de 343mm en cinq tourelles doubles qui pour la première fois sur un cuirassé britannique étaient toutes montées dans l'axe. Ces navires de 22000 tonnes, 177m de long sur 27m un tirant d'eau de 7m, 21 noeuds, 10 canons de 343mm, 16 canons de 102mm et 3 tubes lance-torpilles de 533mm participèrent tous à la première guerre mondiale et à la bataille du Jutland.

Bien que récents et puissant, les Orion furent rapidement désarmés pour permettre à la Grande Bretagne de respecter les termes du traité de Washington : le Orion et le Conqueror furent démolis en 1922, le Monarch servit de cible avant d'être coulé par le Revenge en 1925 tandis que le Thunderer servit de navire d'entrainement de 1922 à sa démolition en 1926.


Le HMS King George V

La rivalité anglo-allemande ne permettait pas aux marins britanniques de se reposer sur leurs lauriers et aux Orion succédèrent la classe King George V composée comme la précédente de quatre navires (King George V, Centurion, Audacious, Ajax) mis en service en 1912 pour le premier et en 1913 pour les trois autres.

Ces navires de 23400 tonnes, 182m de long 27m de large et 8.5m de tirant d'eau, filant à 21 noeuds et armés de 10 canons de 343mm, 16 canons de 102mm, 4 canons de 47mm et 3 tubes lance-torpilles de 533mm sous marins participèrent au premier conflit mondial. L'Audacious fût coulé par une mine allemande au large du nord de l'Irlande le 27 octobre 1914 mais les trois autres survécurent au premier conflit mondial mais comme les Orion, ils furent désarmés peu de temps après pour permettre la construction des Nelson et ainsi respecter les termes du traité de Washington.

C'est ainsi que le King George V fût désarmé en 1919 et démoli en 1926, le Centurion démilitarisé servit de bâtiment cible de 1927 à 1941 puis de leurre à Porsmouth et en Egypte jusqu'à ce qu'il termine sa carrière comme brise-lâme à Omaha Beach et l'Ajax désarmé en 1924 fût démoli en 1926.

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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEURS DE BATAILLE CLASSE LION   Mer 06 Oct 2010, 21:24

Speed is armour !

L'une des obssessions de Fisher était la vitesse selon l'adage «Speed is armour» (la vitesse vaut bien un blindage). Impressioné par la victoire japonaise à la bataille de Tsushima les 27 et 28 mai 1905 où les cuirassés et les croiseurs de bataille de l'amiral Tojo écrasèrent la flotte russe de la Baltique de l'amiral Rojestvenski, il imagina un «cuirassé rapide» capable de neutraliser les éclaireurs ennemis (croiseurs cuirassés, torpilleurs et destroyers) avant d'utiliser sa vitesse supérieure pour échapper aux cuirassés «orthodoxes».

A cette époque, les turbines comme les machines alternatives étaient faiblement puissante. Comme tout système de combat, le cuirassé est un savant compromis entre la vitesse, l'armement et la protection.

Les plaques de blindage étant _malgré les progrès constants de la métallurgie_ encore aussi lourdes qu'épaisses et comme on ne pouvait pas sacrifier l'armement, les cuirassés qu'ils soient de type dreadnought ou prédreadnought étaient lents (20-21 noeuds maximum). Comme la vitesse était l'élément fondamental des futurs croiseurs de bataille et que ces navires devaient pouvoir écraser les croiseurs cuirassés, le seul élement «sacrifiable» était la protection qui était réduite de manière drastique (par exemple si on prend l'exemple de la ceinture blindée, celle du Dreadnought est épaisse de 102 à 279mm et celle de l'invincible est épaisse de 102 à 152mm).

L'apparition du croiseur de bataille sonna le glas du croiseur cuirassé qui était trop et trop lent pour servir d'éclaireur et pas assez gros et pas assez armé pour s'opposer aux croiseurs de bataille qui promettaient d'être les nouveaux rois du champ de bataille. La bataille du Jutland si elle apporta définitivement (après les Falklands) la preuve de la supériorité du croiseur de bataille sur le croiseur cuirassé, elle montra également que le croiseur de bataille n'était pas invulnérable.

Connu à l'origine comme croiseurs cuirassés (armored cruisers), les Invincible furent reclassés croiseurs de bataille (battlecruiser) le 24 novembre 1911.


Le HMS Invincible, premier croiseur de bataille de l'histoire

-Le HMS Invincible est mis sur cale aux chantiers Armstrong Whitworth Co à Newcastle-upon-tyne le 2 avril 1906 lancé le 13 avril 1907 et admis au service actif le 20 mars 1909 au sein du 1st Cruiser Squadron (1ère division de croiseurs) de la Home Fleet. Il participe à la bataille de la baie d'Heligoland en août 1914, à la bataille des Falklands le 8 décembre 1914 avant d'être coulé à la bataille du Jutland le 31 mai 1916, coulé par le Derfflinger qui plaça un obus dans la tourelle Q qui provoqua l'explosion de la soute à munitions et la désintégration du navire : seul six marins sur 1032 survécurent.

-Le HMS Inflexible est mis sur cale aux chantiers John Brown implantés à Glasgow sur les rives de la Clyde le 5 février 1906 lancé le 26 juin 1907 et admis au service actif le 20 octobre 1908. Déployé au début de la guerre en Méditerranée, il poursuivit en vain le croiseur de bataille Goeben et le croiseur léger Breslau qui se réfugièrent dans les eaux ottomanes.

Il participe le 8 décembre 1914 à la bataille des Falklands quand l'amiral Sturdee vengea l'amiral Cradock en anéantissant les forces de l'amiral Graf Spee. Il participa ensuite à la campagne aux Dardanelles mais également à la bataille du Jutland survivant au combat à la différence de l'Invincible. Il est placé en réserve en janvier 1919 et désarmé le 31 mars 1920.

-Le HMS Indomitable à été mis sur cale aux chantiers de la Fairfield Shipbuilding & Engineering Co. Ltd installés à Govan le 1er mars 1906, lancé le 26 juin 1907 et admis au service actif le 20 juin 1908. Il participe successivement à la poursuite du Goeben et du Breslau, à la bataille du Dogger Bank le 23 janvier 1915 et enfin à la bataille du Jutland le 31 mai 1916. L'Indomitable est placé en réserve en 1919 désarmé en mars 1920 et vendu à la démolition en décembre 1921.


Schéma de la classe Invincible

Caractéristiques Techniques de la classe Invincible

Déplacement : standard 17530 tonnes pleine charge 20750 tonnes

Dimensions : longueur (hors tout) 173m largeur : 23.9m tirant d'eau : 9.1m

Propulsion : quatre turbines à engrenages Parson alimentées par 31 chaudières Babcock & Wilcox ou Yarrow dévellopant une puissance totale de 41000ch et actionnant quatre hélices

Performances : vitesse maximale : 26.48 noeuds (essais) 25 noeuds (en service) distance franchissable : 3090 miles nautiques à 10 noeuds

Protection : ceinture de 102 à 152mm, ponts blindés 38-64mm, barbettes 178mm tourelles 178mm tour de commandement 152 à 254mm, protection
antitorpilles 64mm

Armement : 8 canons de 305mm (12 inch) Mark X en 4 tourelles doubles (une avant une arrière et deux latérales);16 canons de 102mm (4inch) Mark III; 5 tubes lance-torpilles de 457mm pour des torpilles Mark VII et VIII

Aviation : L'Indomitable et l'Inflexible reçurent en 1918 une plate-forme en bois sur les tourelles latérales (P et Q) pour un chasseur Sopwith Pup

Equipage : 784 officiers et marins en temps de paix 1032 en temps de guerre


Les Indefatigable furent les successeurs directs des premiers croiseurs de bataille de l'histoire, les Invincible. La classe Invincible financée au programme 1906 devaient à l'origine être différents du HMS Dreadnought avec par exemple le projet X4 de 22861 tonnes, un blindage de 280mm et une vitesse de 25 noeuds mais au final, ils furent des versions allégées des cuirassés Dreadnought.

Pour le programme 1907/08, on étudia différents projets d'un déplacement variant de 18390 à 21743 tonnes mais au final, la Royal Navy préféra commander de véritables cuirassés. A l'origine, seul l'Indefatigable était prévu mais en 1909 au cours de la conférence impériale deux autres unités s'ajoutèrent.

Au cours de cette conférence, l'Amirauté britannique soucieuse de concentrer un maximum de navires en Europe pour contrer une marine impériale allemande en perpétuelle croissance proposa la création de marines dans les différents dominions (Australie, Nouvelle-Zélande, Canada et Afrique du Sud) pour leur permettre d'assurer leur défense, chaque marine devant se composer d'un croiseur de bataille type Invincible, de trois croiseurs légers type Bristol et de six destroyers.

Le Canada et l'Afrique du Sud rejetta ce plan mais l'Australie et la Nouvelle Zelande acceptèrent de financer la construction de deux croiseurs de bataille de type Indefatigable. Si le navire financé par Canberra baptisé HMAS Australia devint le fleuron de la nouvelle marine australienne, le navire financé par «l'ile au long nuage blanc» et baptisé New Zealand fût mis en oeuvre par la Royal Navy.


Le croiseur de bataille HMAS Australia

-L'Indefatigable est mis sur cale à l'Arsenal de Devonport à Plymouth le 23 février 1909 lancé le 28 octobre 1909 et admis au service actif le 24 février 1911. Déployé au sein de la Méditerranean Fleet, il participa à la poursuite du croiseur de bataille Goeben et du croiseur léger Breslau puis aux premiers bombardements contre les forts turcs protégeant les Dardannelles. Rentré en métropole, il participa à la bataille du Jutland le 31 mai 1916 où il fût détruit par le Von der Tann.

-Le New Zealand est mis sur cale aux chantiers Fairfield Shipbuilding and Engineering implanté sur la Clyde le 20 juin 1910 lancé le 11 juin 1911 et admis au service actif le 19 novembre 1912. Après une tournée dans les dominions et notament en Nouvelle Zélande, le croiseur de bataille servit au sein de la Home Fleet participant à tous les grands affrontements de la première guerre mondiale qu'il s'agisse de la bataille de la baie d'Heligoland, de celle du Dogger Bank, du Jutland. Le HMS New Zealand est désarmé et placé en réserve le 15 mars 1920 avant d'être vendu à la démolition le 19 décembre 1922.

-Le HMAS Australia est mis sur cale aux chantiers John Brown & Clydebank Company le 26 juin 1910 lancé le 25 octobre 1911 et admis au service actif le 21 juin 1913. Passant les premiers mois de la première guerre mondiale dans le Pacifique, il traqua sans succès l'Ostasiengeschwader de l'amiral Graf Spee avant de gagner la mer du Nord pour renforcer la Home Fleet. Endommagé le 22 avril 1916 par une collision avec son sister-ship le New Zealand, il manqua la bataille du Jutland et ne participa plus à aucune bataille majeure.

Théâtre d'une mutinerie en mai 1919, le HMAS Australia rendu à la marine australienne le 1er août 1919 fût mis en réserve en novembre 1921 et sabordé le 12 avril 1924 en vertu du traité de Washington qui limitait les armements navals.


Schéma de la classe Indefatigable

Caracteristiques Techniques de la classe Indefatigable

Déplacement : standard 18797 tonnes pleine charge 22485 tonnes

Dimensions : longueur 179.8m tirant d'eau 24.4m tirant d'eau 8.2m

Propulsion : 4 turbines à engrenages Parson alimentées par 31 chaudières à vapeur Babcock & Wilcox dévellopant une puissance totale de 43000ch et entrainant 4 hélices

Performances : vitesse maximale 25.8 noeuds distance franchissable 6690 miles nautiques à 10 noeuds

Protection : ceinture blindée de 102 à 152mm ponts blindés 38 à 64mm barbettes 178mm tourelles 178mm tour de commandement 102 à 254mm, bulkheads antitorpilles 64mm

Armement : 8 canons de 305mm (12 inch) Mark X en 4 tourelles doubles (une avant une arrière et deux latérales). 16 canons de 102mm (4inch) Mark III . 5 tubes lance-torpilles de 457mm pour des torpilles Mark VII et VIII

Equipage : 784 officiers et marins en temps de paix 1032 en temps de guerre


«The Splendid Cats»

Schéma de la classe Lion

Comme il y eut une course aux cuirassés, il y eut une course aux croiseurs de bataille entre la Royal Navy et la Kaiserliche Marine. L'amiral Tirpitz n'était cependant pas un chaud partisan du battlecruiser considérant que confier la protection d'un navire chargé de charbon ou de mazout et d'explosifs à cinq noeuds de vitesse relevait de la folie.

Si la marine impériale allemande s'équipa de croiseurs de bataille c'est donc uniquement pour «marquer à la culotte» à la marine britannique et se donner les moyens de riposter aux nouveaux navires sortis de l'imagination fishérienne. Il veilla cependant à bien protéger ses Grosser Kreuzer quitte à rendre un ou deux noeuds aux Battlecruiser.

Cette stratégie se révela payante lors de la bataille du Jutland : le Queen Mary et l'Invincible sautèrent comme des bouchons alors que le Derfflinger encaissa 21 obus de gros calibre mais bien que dans un sale état parvint à rentrer à bon port pour être réparé et remis en service.

A la décharge des britanniques, il faut reconnaître que la destruction des Invincible, Queen Mary et Indefatigable était du à d'incroyables négligences dans le service d'un navire de guerre. Privilégiant la cadence de tir au détriment de la précision (la faute à des équipements optiques et des systèmes de conduite de tir bien inférieurs aux réalisations allemandes), les anglais craignaient de manquer de munitions au cours du combat et chargèrent leurs navires jusqu'à la gueule d'obus et de gargousses.

Pour ne rien arranger, les gargousses étaient recouvertes de toile de jute alors que celles des allemands étaient en laiton et pour accélerer le chargement des munitions et des charges de propulsion dans les tourelles, les portes blindées furent laissées ouvertes ce qui explique la rapidité de la destruction des trois croiseurs de bataille.

Au moment où apparaissent les superdreadnought de classe Orion, les britanniques disposent de six croiseurs de bataille armés de canons de 305mm et ne tarde à comprendre l'intérêt de se dôter de croiseurs de bataille équivalents aux Orion, des Superbattlecruiser en quelque sorte.

Par rapport aux Indefatigable, les Lion étaient plus rapides de deux noeuds, une protection renforcée avec une ceinture de 229mm contre 152mm et surtout un armement composé de 8 canons de 343mm (13.5 pouces) en quatre tourelles doubles avec deux tourelles avant superposées, une tourelle centrale entre la cheminée n°2 et la cheminée n°3 et une tourelle arrière. Une proposition pour une cinquième tourelle superposée à l'arrière mais cette idée fût retoquée apparemment car jugée irréalisable.
Ces navires étaient destinés à répondre aux deux croiseurs de bataille classe Moltke qui eux même étaient destinés à contrer les Invincible, les premiers croiseurs de bataille de l'histoire.

A partir de 1907/08, les programmes de constructions allemands s'accélèrent brusquement et la Royal Navy aiguillonnée par l'opinion publique pu obtenir de nouvelles constructions puisqu'en l'espace de trois ans (1907 à 1910) , la marine allemande finança la construction de neuf cuirassés et de quatre croiseurs de bataille. De son côté, il était prévu pour la marine britannique la construction de seulement un cuirassé et un croiseur de bataille pour le programme 1908/09 et la pression populaire permis le financement en 1909/10 de six cuirassés et de deux croiseurs de bataille.

Au final ce ne sont pas deux mais trois croiseurs de bataille aussi bien armés que les superdreadnought de classe Orion qui furent financés, navires baptisés Lion Princess Royal et Queen Mary, ce dernier étant financé au programme 1910/11. A noter que ce dernier navire est parfois considéré comme une classe à part.

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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEURS DE BATAILLE CLASSE LION   Mer 06 Oct 2010, 21:38

HISTORIQUE

Le HMS Lion

Le HMS Lion au mouillage

Présentation

-Le Lion est mis sur cale au Devonport Dockyard de Plymouth le 29 novembre 1909, lancé le 6 août 1910 et admis au service actif le 4 juin 1912.



Le premier «superbattlecruiser» est le seizième navire à porter le nom du roi de la Savane, réputé pour sa force et son courage et présente sur de nombreux motifs heraldiques médiévaux, le plus célèbre roi anglais du Moyen-Age n'était pas un certain Richard Coeur de Lion ?

Portèrent ce nom successivement un navire écossais armé de 36 canons capturé en 1511 et vendu en 1513, un navire de ligne armé de 50 canons en service entre 1536 et 1559, un autre navire écossais capturé en 1549 mais perdu peu après, un navire armé de 40 canons en service de 1582 à 1698 avec des reconstructions successives, un ketch armé de 6 ans capturé par les néerlandais en 1665 et vendu 1667, un navire de ligne barbaresque capturé en 1683 et vendu la même année, un navire armé de 4 canons acquis en 1707 capturé en 1707 par les français recapturé en 1709 et utilisé jusqu'en 1737, un navire de ligne armé de 60 canons lancé en 1709 et vendu en 1765.

Il est suivi par un transport lancé en 1753 utilisé comme auxiliaire en 1775 et vendu en 1786, un cutter acquis en 1763 et vendu en 1771, un navire d'exploration en service de 1774 à 1785, un navire de ligne de 64 canons lancé en 1777 transformé en auxiliaire en 1816 et vendu à la démolition en 1837, un schooner acquis en 1781 et vendu en 1785, une canonnière armée de 4 canons utilisée en 1794/95, un schooner en service de 1823 à 1846, un navire de ligne armé de 80 canons lancé en 1847 converti en propulsion à hélice en 1859, transformé en navire d'entrainement après 1871 et démoli en 1905.

Le dix-septième Lion ne fit au final pas le jour, il s'agissait du premier navire d'une série de quatre cuirassés (Lion Temeraire Conqueror Thunderer). Le Lion est commandé aux chantiers Vickers Armstrongs de Walker le 21 février 1939 et mis sur cale le 4 juillet 1939 mais jamais lancé et les éléments mis sur cale démantelés en 1942/43.


Le croiseur léger classe Tiger, HMS Lion

Enfin le dix-huitième est un croiseur léger de classe Tiger lancé en septembre 1944 comme un croiseur de classe Minotaur sous le nom de HMS Defence. Il est finalement admis au service actif le 20 juillet 1960 sous le nom de HMS Lion suivant un design modifié (classe Tiger), désarmé en décembre 1972 et après avoir été privé de toutes les pièces récupérables pour ses sister-ship en 1973, il est envoyé à la démolition le 12 février 1975.

Carrière opérationnelle (1) : De la baie d'Heligoland au Dogger Bank

Le HMS Lion à la mer

A son admission au service actif, le Lion devint navire-amiral de la 1ère division de croiseurs rebaptisée 1ère division de croiseurs de bataille en janvier 1913. il reçut donc à bord le contre-amiral Beatty, le plus jeune amiral de la marine britannique depuis Nelson. Nouveau fleuron de la marine de Sa Majesté, le Lion et les autres navires de cette unité effectuèrent des visites de courtoisie en France et en Russie.

Le Lion connu son baptême du feu dès le mois d'août 1914, participant le 28 août 1914 à la bataille de la baie d'Heligoland.

Heligoland est un archipel de 4.2km situé en mer du Nord à 29 miles des côtes allemandes. Appartenant à l'empire Allemand depuis 1890 (échange avec les britanniques qui cédèrent cet archipel contre Zanzibar), il abrite une importante base navale allemande.

Ce matin du 28 août 1914, les anglais décident de pousser la Hochseeflot à l'affrontement. Pour cela , ils déploient la force Harwich composée des deux croiseurs légers Arethusa et Fearless accompagnés par 31 destroyers et appuyés par des sous marins afin d'attaquer les patrouilles allemandes à l'ouest d'Héligoland.

En couverture, se trouve également la Cruiser Force C composée de 5 vieux croiseurs cuirassés et la Cruiser Force K du contre-amiral Moore composée des croiseurs de bataille Invincible et New Zealand. L'Amirauté considérait ces forces de soutien suffisantes mais l'amiral Jellicoe commandant en chef de la Grand Fleet estima nécessaire d'adjoindre en couverture les croiseurs de bataille du vice-amiral Beatty et le 1st Light Cruiser Squadron mais ni Tyrwhitt (commandant les croiseurs et les destroyers) ni Keyes (commandant des sous marins) ne fût prévenu ce qui allait provoquer certains désagréments sur le champ de bataille.

A l'aube, le 28 août 1914, la force Harwich tomba sur les premiers torpilleurs allemands qui se replièrent pour rejoindre les croiseurs Frauenlob et Stettin bientôt rejoindre par quatre autres croiseurs légers.

Malmenée, surclassé, la force Harwich fût secourue par les six croiseurs légers du 1ère squadron de croiseurs légers composée des HMS Southampton, Birmingham, Falmouth, Liverpool, Lowestoft et Nottingham qui rétablirent la supériorité britannique : le Frauenlob fût gravement endommagé pendant que le Mainz était coulé après avoir vendu chèrement sa peau.

Leur mission accomplie, les britanniques décidèrent de se replier alors que les grosses unités allemandes s'apprêtaient à appareiller. Les unités légères britanniques réclamèrent l'intervention des croiseurs de bataille de l'amiral Beatty alors que l'Arethusa avait été sévèrement endommagé par les croiseurs légers Strassburg et Köln qui virent avec horreur vers 12.37, l'arrivée des croiseurs de bataille.

Si le Strassburg réussit à éviter les obus britanniques, le Köln eut moins de chance étant sévèrement endommagée mais il fût sauvé par l'apparition soudaine du vieux croiseur Ariadne.

A 13.10, Beatty ordonna la retraite et à cet instant, l'Invincible menait la force des croiseurs de bataille, ouvrant le feu sur le Köln, tirant 18 obus mais sans en placer aucun dans la cible, laissant le Lion couler par deux salves le Köln.


Le HMS Lion en 1913

Quelques mois plus tard, la marine allemande décida de provoquer le sort. En bombardant la côte est, Hipper espérait attirer la Grand Fleet loin de ses bases et la détruire ou au moins lui infliger des pertes suffisantes pour réduire la pression britannique en mer du Nord. La première cible fût la ville de Yarmouth située dans le comté de Norfolk.

Le 2 novembre 1914 à 16.30, le Von Der Tann accompagné par le Moltke, le Seydlitz _navire amiral de l'amiral Hipper_ , le croiseur cuirassé Blücher et les croiseurs légers Strassburg Graudenz, Kolberg et Stralsund appareillèrent de Wilhelmshaven pour une bombardement côtier couvrant la mise en place d'un champ de mines destiné à perturber le trafic commercial britannique. A 18.00, deux squadrons de cuirassés de la flotte de haute mer appareillèrent, mettant cap au nord pour couvrir l'opération et attirer les britanniques vers le nord.

Le lendemain matin à 6.30, les navires de l'amiral Hipper tombèrent sur le dragueur de mines britannique Halcyon ouvrant le feu ce qui attira l'attention du destroyer Lively. Hipper réalisant qu'il allait entrer dans un champ de mines ordonna à ses navires de regagner la haute mer ce qui n'empêcha pas les navires allemands de lâcher quelques salves sur Yarmouth mais avec très peu d'effets avant de regagner l'Allemagne. Sur le chemin de retour, le croiseur cuirassé Yorck chargé de couvrir le retour de la force de Hipper sauta sur une mine allemande et sombra

La Home Fleet appareilla à l'annonce du bombardement allemand mais les patrouilles énergiques menées par les cuirassés et les croiseurs de bataille tombèrent dans la vite et la flotte allemand réussit à regagner sans dommages l'Allemagne.

Six semaines plus tard, la Hochseeflot fût engagée dans une nouvelle opération de bombardement qui devait aboutir à un affrontement en haute mer entre la Grand Fleet et la Hochseeflot. Les allemands engagèrent le 1er et le 2ème groupe d'éclairage composé des croiseurs légers Kolberg, Strassburg, Stralsund et Graundez, de deux flottilles de torpilleurs (18 navires au total), des croiseurs de bataille Seydlitz, Moltke, Von Der Tann, Derfflinger et du croiseur cuirassé Blücher.

La force de l'amiral Hipper appareilla à 3.20 le 15 décembre 1914 suivit quelques heures plus tard par le gros de la flotte de haute mer mais cette dernière tomba sur des destroyers britanniques et craignant une attaque à la torpille de nuit, l'amiral Ingenohl ordonna la retraite.

A l'approche de la côte britannique, les navires de l'amiral Hipper se divisèrent en deux groupes avec d'un côté le Seydlitz, le Moltke et le Blücher chargés de pilonner Hartlepool alors que le Von Der Tann et le Derfflinger étaient chargés de bombarder Scarborough et Whitby. A 8.15, le Kolberg commença à mouiller des mines, un quart d'heure après le début du bombardement de Scarborough mené par le Derfflinger et le Von Der Tann, bombardement qui s'acheva à 9.30.

A la différence de Scarborough, Hartlepool était défendu par trois batteries de canons de six pouces ce qui représentait une menace non négligeable même pour des croiseurs de bataille. Les batteries furent mises en alerte à 7.46 quand de grands navires de guerre furent signalés. Le bombardement commença à 8.10 sans que les britanniques qui ne disposaient dans la région que de quatre destroyers, de deux croiseurs légers et d'un sous marin ne puissent réagir. Les batteries côtières britanniques se montrèrent suffisament précis pour obliger le Blücher à changer de position après avoir été encadré à plusieurs reprises.


Le bombardement d'Hartlepool provoqua la mort de 86 civils tandis que 424 étaient blessés. Sept soldats étaient tués et quatorze blessés.1150 obus furent tirés. Côté allemand, huit marins avaient été tués et douze blessés. Le bombardement cessa à 8.50, les navires allemands quittant la zone.

La Grand Fleet avait appareillé dès le 15 décembre de Scapa Flow avant même que les allemands ne commencent leur attaque. Le lendemain, 16 décembre 1914 à l'aube, des destroyers britanniques tombèrent sur des destroyers et des croiseurs mais l'engagement confus se termina sur un match nul.

Les deux adversaires hésitèrent à engager le combat, craignant de se retrouver en infériorité numérique contre l'adversaire.

De son côté l'amiral Hipper regroupa ses forces et le 16 décembre 1914 à 9.30, il ordonna le retour en Allemagne, apprenant que la flotte de haute mer avait regagné l'Allemagne, le laissant à découvert. Les inombrables hésitations de l'amiral Beatty sauva les allemands qui purent rentrer au port sans difficultés, la Grand Fleet regagnant ses bases le 17 décembre 1914.


Le HMS Lion en 1915

Au début du mois de janvier, les allemands apprirent que les britanniques menaient d'intenses missions de reconnaissance dans la région du Dogger Bank. Le chef d'état major de la Hochseeflot, le contre-amiral Richard Eckermann demanda au chef de la 1ère force d'éclairage de monter une mission de nettoyage ce que le contre-amiral Ingehol accepta avec réticence puisqu'il était privé du Von der Tann alors en carénage.

Le 23 janvier, l'amiral Hipper, chef de la force d'éclairage appareilla à bord du Seydlitz suivit par le Moltke, le Derfflinger et le Blücher suivit par les croiseurs légers Graudenz Rostock Stralsund et Kolberg et 19 torpilleurs de la 5ème flottille et d'une partie des 2ème et 18ème flottilles.

Malheureusement pour les allemands, les britanniques pouvaient décrypter les communications allemandes et connaissaient l'ordre d'appareillage et plus important que tout connaissaient l'objectif à savoir le Dogger Bank.

Pour contrer Hipper, les britanniques firent appareiller le 1st Battlecruiser Squadron (HMS Lion, Tiger et Princess Royal), le 2nd Battlecruiser Squadron (HMS New Zealand et Indomitable), le 1st Light Cruiser Squadron (HMS Southampton, Birmingham, Nottingham et Lowesoft) qui retrouvèrent la Harwich Force (HMS Aurora Arethusa et Undaunted et 35 destroyers) le 24 janvier à 8.00 à 30 miles nautiques au nord du Dogger Bank.

Le lendemain à 7.20 du matin le 24 janvier 1915, le croiseur léger Arethusa repéra son homologue allemand, le SMS Kolberg. Un quart d'heure plus tard, Hipper qui avait localisé la force de Beatty ordonna de mettre cap au sud à 20 noeuds pour échapper aux britanniques, accélérant ensuite à 23 noeuds, la vitesse maximale du Blücher.

Vers 10.00, les croiseurs de bataille britanniques avaient rattrapé le Blücher et ouvrirent le feu, séparé de leur cible par environ 10000m. C'est le HMS Lion, navire de l'amiral Beatty qui est le premier à ouvrir le feu bientôt rejoint par le Tiger et le Princess Royal.

Les anglais sont handicapés par des instruments optiques et une conduite de tir moins performante que leurs homologues allemands tirent de manière imprécise sur le croiseur-cuirassé qui riposte énergiquement.




Le premier obus britannique toucha le Blücher à 10.09 alors que la destination avait augmentée à 16500m. Le Lion fût touché à 10.28 au niveau de la flottaison et une soute à charbon fût noyée par les paquets de mer suivi d'un deuxième impact au niveau de la tourelle avant qui bloqua temporairement le canon de gauche.

A 10.30, le New Zealand ouvrit le feu sur le Blücher et commença alors une véritable exécution avec le tir de quatre croiseurs de bataille sur un croiseur-cuirassé inférieur en vitesse protection et armement.

Le Blücher n'était pas seul, les trois croiseurs de bataille allemands l'accompagnant concentrèrent leur feu sur le Lion qui fût sévèrement endommagé, encaissant au final 16 obus de gros calibre. (Beatty du d'ailleurs gagner le Princess Royal pour pouvoir continuer à commander). L'Indomitable entra en scène à 11.48 et fût chargé par Beatty d'achever le Blücher.

Ce dernier lourdement pilonné commence à chavirer à 13.00 à babord, sa carène rouge et ses hélices apparurent à l'air libre pendant que les marins plongeaient dans les eaux froides de la mer du Nord. Le croiseur-cuirassé disparaît à 13.13, par 54°20' de latitude nord et par 5°35' de longitude est après avoir encaissé entre 70 et 100 obus de gros calibre et des torpilles.

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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEURS DE BATAILLE CLASSE LION   Mer 06 Oct 2010, 21:41

Le Lion dans la bataille du Jutland (31 mai-1er juin 1916)

Le HMS Lion en 1919

Depuis le début de la première guerre mondiale, la Royal Navy et la Kaiserliche Marine jouaient au jeu du chat et de la souris. A plusieurs reprises, les deux marines furent au bord de la bataille décisive censée décider qui de Londres ou de Berlin domine la mer du Nord.

Une occasion se présente en mai 1916 quand les allemands sortant de leur tactique de Fleet-in-Being avaient décidé une reconnaissance en force avec toute la Hochseeflot dans le Skagerrak entre la Norvège et le Danemark pour attirer un détachement de la marine britannique et l'écraser.

Malheureusement pour eux, les allemands ignoraient que depuis octobre 1914 et la capture à bord du croiseur léger Magdebourg, des livres de codes par les russes, la Royal Navy et sa Room 40, less britanniques pouvaient décrypter les messages allemands et dès l'annonce de ce plan, les croiseurs de bataille de l'amiral Beatty appareillèrent de la base de Rosyth dans le Firth of Forth pendant que les cuirassés de l'amiral Jellicoe faisaient de même depuis leur antre de Scapa Flow.

Les deux marines ont compris que cette bataille pouvaient décider du sort de la guerre. Aussi, tous les navires disponibles ont appareillé.

Les forces britanniques sont sur zone à 14h mais aussi bien Jellicoe que Beatty, la mer est vide. En réalité, les allemands sont plus à l'est, juste derrière l'horizon, hors de portée visuelle des vigies britanniques.

Comme souvent dans l'histoire de la guerre, c'est un événement d'une banalité confondante qui va provoquer la terrible conflagration. Un vieux cargo danois, le NJ Fjord, lent et rouillé est détecté par les deux flottes qui envoient chacun un bâtiment léger. Le champion anglais est le croiseur léger Galatea pendant que les allemands envoient un torpilleur puis le croiseur Elbing.

Le croiseur anglais repère le torpilleur allemand mais le manque à la différence du croiseur léger allemand qui touche le croiseur léger anglais. L'obus allemand n'explose pas mais ne serra rejeté à la mer que quand il aura refroidit. Cet échange raté marque le début de la bataille du Jutland.
Le torpilleur rejoint ses congénères plus les croiseurs légers qui éclairent les croiseurs de bataille de l'amiral Hipper et le Galatea engage à 14000m les navires allemands. Jellicoe à soixante cinq milles de là pousse les feux pour rejoindre le champ de bataille.

Alexander Sinclair qui commande les croiseurs légers britanniques oblique vers le nord pour tenter d'attirer Hipper vers les croiseurs de bataille de l'amiral Beatty.

Hipper voit le piège et vire vers le sud pour rejoindre Scheer et sans le savoir à le même plan que Beatty : attirer les navires ennemis vers les cuirassés et laisser les «gros» tout écraser sur leur passage.

A 15h48, cap au sud, les deux flottes de croiseurs de bataille sont séparées par dix miles, suivant des routes convergentes. La lumière grise venue de l'ouest découpe la silhouette des navires anglais sur l'horizon tandis que celle des Allemands se fond dans la boucaille.

C'est le Lützow qui tire le premier manquant de peu sa cible et le Lion qui riposte n'est pas plus heureux. Bénéficiant d'une meilleure visibilité et d'instruments de conduite de tir plus performants, les allemands multiplient les coups au but, plaçant en trois minutes huit obus sur les Lion Tiger et Princess Royal. Ce n'est qu'au bout de sept minutes que les anglais parviennent à toucher un navire à savoir le Seydlitz qui perd trois quart de sa puissance offensive suite au noyage des soutes.

La distance tombe à 11800m et suite à un problème dans la conduite de tir britannique, le Derfflinger peut manoeuvrer comme à l'entrainement. L'adresse des cannoniers allemands fait le reste : trois obus touche le Lion qui aurait pu sauter sans le sacrifice du major Harvey qui fait fermer les portes étanches et noyer la soute pour éviter une explosion qui aurait pu provoquer l'explosion du navire amiral, le courageux Royal Marine recevant la
Victoria Cross à titre posthume.

L'Indefatigable à moins de chance quelques minutes plus tard puisqu'à 16h05, trois obus de 280mm du Von der Tann touche le croiseur de bataille qui explose ne laissant que deux survivants sur 1017 membres d'équipage.

En «récompense», le Von der Tann encaisse un obus de 380mm mais cela ne l'empêche pas de rester en ligne.Les anglais connaissent une véritable série noire car sous le feu concentré du Derfflinger et du Seydlitz, le Queen Mary explose ne laissant que huit survivants sur un équipage de 1274 hommes.

Ces deux explosions provoquèrent cette réflexion désabusée de l'amiral Beatty sur le Lion. S'adressant à son capitaine de pavillon, A.E Chattfield, le plus jeune amiral anglais depuis Nelson dit «Il semble que quelque chose n'aille pas avec nos sacrés bon dieu de bateaux aujourd'hui».

En dépit de ces pertes, les britanniques ont toujours la supériorité numérique et comme la distance se réduit, les croiseurs de bataille britanniques espèrent pouvoir écraser Hipper mais ce dernier sait que Scheer se rapproche de lui et pour gagner du temps, fait charger ses destroyers et ses croiseurs.

Une charge furieuse oppose entre les deux colonnes de gros, les destroyers et les croiseurs britanniques et allemands. Dans cette mêlée, les deux camps enregistrent des pertes, les anglais perdant les destroyers Nomad Nestor et Shark accompagnés par les torpilleurs allemands V27 et V29 .

C'est alors qu'apparaissent les matures des Scheer et Hipper peut exhulter car son piège à fonctionné. Beatty ne peut tenir face à toute la Hochseeflot et ordonne la retraite pour faire sa jonction avec Jellicoe suite juste derrière l'horizon avec vingt-quatre cuirassés répartis sur six colonnes précédés par les croiseurs légers.

A 17.30, Jellicoe ordonne de mettre cap à l'est, les cuirassés obliquant de 90°. Ils se retrouvent alignés sur une immense file de plus de sept milles qui plonge vers la côte danoise et menace donc de couper la retraite de la flotte allemande. Cette dernière qui risque l'anéantissement parvientà détruire un troisième croiseur de bataille à savoir l'Invincible qui saute ne laissant que cinq rescapés.

Trois quart d'heures plus tard, à 18.16, la manoeuvre anglaise à réussie, Jellicoe barrant le T de Scheer qui attéré voit son horizon bouché par les cuirassés de la Royal Navy. Rapidement le König et le Markgraaf sont touchés mais la météo va sauver encore une fois les allemands.

Le brouillard prive les anglais d'une victoire ineluctable. Scheer ordonne la retraite, retraite protégée par es écrans de fumée des croiseurs légers et des torpilleurs. Les croiseurs cuirassés Defence et Warrior sont coulés et si les croiseurs légers Frauenlob et Rostock ne sont «que» endommagés, ils devront être sabordés au petit matin. Enfin dans la nuit, le croiseur cuirassé Black Prince est coulé par la flotte de haute mer allemande qui l'avait pris pour la flotte britannique.

Lassés de tirer dans la vide, les cuirasés britanniques cessent le feu à 18.45 avant que cinq minutes plus tard, Jellicoe n'ordonne de mettre cap au sud pour couper la retraite allemande mais coupde théâtre, les allemands foncent sur la flotte ce qui permet à Jellicoe de barrer le T une deuxième fois ce qui oblige l'amiral allemand à ordonner la retraite une nouvelle fois, retraite couverte par les croiseurs de bataille et les torpilleurs ce qui oblige Jellicoe à manoeuvrer lui faisant perdre un temps précieux.

Les britanniques perdent le contact à 19.45 mais de toute façon vu qu'il ne restait que trente minutes de jour, il était illusoire d'imaginer rattraper les allemands. Habile et chanceux, Scheer réussit à regagner ses bases en passant pendant la nuit derrière Jellicoe qui le cherche trop au sud. Il se faufile par miracle à travers les mines que l'amiral anglais à fait mouiller à l'entrée des chenaux qui mènent à Wilhelmshaven.

Les deux camps revendiquèrent la victoire. Si les allemands pouvaient estimer avoir remporté une victoire tactique (un grand navire coulé _le Lützow_ sabordé contre trois pour les britanniques), la victoire stratégique est britannique car le contrôle de la mer du Nord n'était pas remis en cause et les pertes poussa les allemands à revenir à leur stratégie attentiste.

Pour être plus précis, les britanniques ont perdu les croiseurs de bataille Queen Mary Indefatigable Invincible, les croiseurs cuirassés Defence Warrior et Black Prince ainsi que les destroyers Tipperary Ardent Fortune Sparrowhawk Shark Turbulent Nestor et Nomad provoquant la mort de 6097 marins pendant que 510 étaient blessés et 177 blessés.

Côté allemand, la Kaiserliche Marine à perdu le cuirassé Pommern, le croiseur de bataille Lützow, les croiseurs légers Frauenlob Rostocl Elbing Wiesbaden ainsi que les torpilleurs S-35 V-29 V-27 V-4 et V-48 provoquant la mort de 2550 marins pendant que 496 étaient blessés

Le Lion qui avait déjà méchament dégusté à la bataille du Dogger Bank avait de nouveau laissé des plumes durant le plus important affrontement unitaire de l'histoire navale avec douze obus de gros calibre qui avaient entre autre provoqué la mort de 99 marins dont les corps furent comme le veut la tradition, immergés en haute mer.

Du Jutland à la démolition

Après sept semaines de réparations, le Lion reprit son rôle de navire amiral le 19 juillet 1916 mais sans la tourelle Q détruite à la bataille du Jutland qui ne fût remplacé que lors d'un passage aux chantiers Armstrong Whitworth à Elswick du 6 au 23 septembre 1916.

Entre temps, dans la soirée du 18 août 1916, la Grand Fleet appareilla pour contrer une sortie de la Hochseeflot qui avait prévu de bombarder Sunderland. Les britanniques déployèrent 29 cuirassés et 6 croiseurs de bataille mais comme auparavant, les navires allemands se dérobèrent et il n'y eu pas de nouveau Jutland. Les britanniques perdirent tout de même deux croiseurs sous les coups des sous marins allemands, la marine allemande voyant l'un de ses cuirassés endommagés par une torpille.

En décembre 1916, Beatty devint commandement en chef de la Grand fleet et quitta le Lion, remplacé par le vice-amiral W.C Pakenham. Le croiseur de bataille passa le reste de la bataille dans d'interminables patrouilles et escorte de convois. Il y eut tout de même la deuxième bataille de la Baie d'Heligoland mais le Lion ne fût jamais en mesure d'utiliser son artillerie.

La 1ère division de croiseurs de bataille dont le Lion appareilla le 12 décembre pour tenter d'intercepter des destroyers allemands qui venaient d'attaquer et de détruire un convoi allant en Norvège mais cette traque tomba dans le vide.

Le Lion et le reste de la Grand Fleet effectua une nouvelle sortie le 23 mars 1918 pour tenter de forcer la marine allemande à combattre après que cette dernière eut la volonté d'attaque un convoi britannique allant judqu'en Norvège mais ce fût une nouvelle occasion manquée.

Huit mois plus tard quand la Hochseeflot gagna son exil britannique (Rosyth puis Scapa Flow) le 21 novembre 1918, le Lion fût l'un des 370 navires qui escorta les navires allemands, cette escorte gigantesque étant destinée à dissuader les marins allemands de mener un dernier baroud d'honneur.

Affecté à la flotte de l'Atlantique en avril 1919, le HMS Lion fût placé en réserve en mars 1920. En vertue du traité de Washington signé en février 1922, le Lion est rayé des registres le 30 mars 1922 et vendu à la démolition le 31 janvier 1924.

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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEURS DE BATAILLE CLASSE LION   Mer 06 Oct 2010, 22:05

Le HMS Princess Royal

Le Princess Royal en 1912

Présentation

-Le Princess Royal est mis sur cale aux chantiers navals Vickers de Barrow-in-Furness le 2 mai 1910 lancé le 29 avril 1911 et admis au service actif le 14 novembre 1912.

«Princess Royal» est un titre nobiliaire britannique accordé à la fille ainée du monarque régnant mais ce n'est pas automatique, George VI ne donna jamais ce titre à la future Elisabeth II. Sept femmes ont porté ce titre qui est une importation française, une innovation apportée par Henriette-Marie, fille d'Henri IV et de Catherine de Médicis et épouse de Charles 1er et qui souhaitait imité la pratique de la monarchie française de titrer la fille ainé du roi «Madame Royale».

Le sister-ship du Lion est le cinquième et à l'heure actuelle dernier navire à avoir porté ce nom après un navire de ligne de 2ème classe armé de 90 canons qui reçut ce nom en 1728 soit trente six ans après son lancement et qui est démoli en 1773; un navire armé de 24 canons acquis en 1739 mais vendu en 1750; un navire de ligne de 2ème classe armé de 90 canons lancé en 1773 réarmé avec 98 canons en 1800 puis 74 en 1807 avant d'être démoli en 1807 et enfin un navire à hélices de 2ème classe armé de 91 canons lancé en 1853 et vendu en 1872.

Carrière opérationnelle

Le Princess Royal au mouillage

Affecté au 1st Battlecruiser Squadron, le Princess Royal participe avant guerre à plusieurs visites de courtoisie et de diplomatie en France et en Russie.

Comme le Lion, son baptême du feu à lieu à la bataille de la baie d'Heligoland en août 1914, le Princess Royal participant à la destruction du croiseur léger Köln.

Le 28 septembre, le Princess Royal retrouva à la mer un convoi transportant des troupes canadiennes qui devaient combattre en Europe. Il retrouva ses sister-ships le 26 octobre mais fût à nouveau détaché quelques jours plus tard pour renforcer les divisions navales de l'Atlantique Nord et des Caraïbes en vue de contrer les navires de l'Amiral Graf Spee qui venaient de détruire les forces de l'amiral Cradock à Coronel le 1er novembre 1914.

Arrivé à Halifax le 21 novembre, il passa plusieurs jours à New York avant d'assurer la surveillance du canal de Panama au cas où Graf Spee aurait voulu emprunté le canal de Panama. L'Ostasiengeschwader ayant été coulé aux large des Malouines le 7 décembre, le Princess Royal quitta Kingston pour la Grande Bretagne le 19 décembre 1914.

Le Princess Royal participe ensuite à l'un deux grands engagements de la guerre entre la Royal Navy et la Kaiserliche Marine à savoir la bataille du Dogger Bank le 24 janvier 1915, bataille provoquée par la volonté des allemands de nettoyer le Dogger Bank des navires légers britanniques mais qui se termina au dévantage des allemands qui perdirent le croiseur-cuirassé Blücher.

Au cours de cette bataille, le Princess Royal plaça deux coups au but sur le Blücher et un sur le Derfflinger, servant de navire amiral quand l'amiral Beatty gagna son bord, le Lion ayant été trop gravement endommagé.

Le Princess Royal participa également à la titanesque bataille du Jutland (31 mai-1er juin 1916), étant engagé d'abord dans un duel avec les croiseurs de bataille allemands, visant avec le Lion le Lützow avant d'être pris pour cible par le Derfflinger qui y plaça deux obus de 305mm ce qui bloqua la tourelle A. Il participa ensuite aux autres épisodes de cette bataille mais sans s'illustrer outre mesure même si il encaissa d'autres obus allemands.

De retour en Grande Bretagne, il fût mis au bassin à Rosyth le 2 juin et subit des réparations temporaires durant les huit jours suivants. Il gagna ensuite Plymouth où il subit une véritable remise en état qui s'acheva le 15 juillet.

Durant la bataille du Jutland, le Princess Royal avait encaissé neuf obus dont six par le seul Derfflinger, deux par le Markgraf et un par le Posen ce qui avait provoqué la mort de 22 marins pendant que 81 étaient blessés.

Le croiseur de bataille avait tiré 230 obus de 343mm qui touchèrent trois fois le Lützow et deux fois le Seydlitz, une torpille lancé contre les prédreadnought allemands manqua sa cible.

Faute de nouvelles sorties de la marine allemande, le Princess Royal passa les trente mois séparant le Jutland de l'Armistice en de nombreuses patrouilles et quelques sorties sur alerte dès que les cuirassés et les croiseurs lourds bougeaient une oreille. Il assista en spectacteur à la deuxième bataille de la baie d'Heligoland le 17 novembre 1917 et tenta d'intercepter les destroyers allemands qui avaient coulé un convoi britannique le 12 décembre 1917.

Le croiseur de bataille participa à une sortie le 23 mars 1918 pour contrer une sortie de la Hochseeflot contre un convoi à destination de la Norvège mais la flotte allemande fit demi-tour avant tout contact. A l'été 1918, la grippe espagnole frappa la flotte britannique et le Princess Royal fût virtuellement hors de combat, faute de personnel suffisant pour l'armer.

Après la rédition de la flotte allemande, le Princess Royal participa au comité d'accueil des navires vaincus transférés à Rosyth puis à Scapa Flow. Affecté à la flotte de l'Atlantique en avril 1919, il fût mis en réserve en 1920.

Une vente au Chili ayant échoué, il fût vendu à la démolition en décembre 1922 pour respecter le traité de Washington et arriva au chantier de démantelement le 13 août 1923.

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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEURS DE BATAILLE CLASSE LION   Mer 06 Oct 2010, 22:10

Le Queen Mary

Le HMS Queen Mary au mouillage ou à faible vitesse

Présentation

Lancement du Queen Mary le 20 mars 1912

-Le Queen Mary est mis sur cale aux chantiers navals de la Palmers Shipbuilding & Iron Company installée à Jarrow sur la rivière Tyne le 6 mars 1911 lancé le 20 mars 1912 et admis au service actif le 4 septembre 1913.


Il est le premier et actuellement le seul navire de la Royal Navy à avoir porté le nom de Mary of Teck (Kensington Palace 26 mai 1867-Marlborough House 24 mars 1953) qui fût l'épouse de George V d'Angleterre, roi de 1910 à 1936 et donc reine consorte du Royaume Uni de Grande Bretagne et d'Irlande et impératrice consorte des Indes.

Carrière opérationnelle

Le HMS Queen Mary

Trente deux mois et vingt-septre c'est exactement la durée de la carrière opérationnelle du Queen Mary entre son admission au service actif et sa destruction à la bataille du Jutland. Cela ne l'empêche pas pourtant de connaître une carrière bien remplie puisqu'il participe notament à la bataille de la baie d'Heligoland en août 1914 ainsi qu'à la tentative britannique de châtier le premier bombardement allemand sur l'Angleterre en décembre de la même année. A noter qu'un carénage en janvier et février 1915 le prive de la bataille du Dogger Bank.

Le 31 mai 1916 comme la quasi totalité de la Grand Fleet, le Queen Mary appareille pour contrer la sortie de la Hochseeflot dont le plan était d'isoler une fraction de l'immense flotte britannique pour la détruire. Les allemands lucides savent qu'ils ont très peu de chance (pour ne pas dire aucune) de renverser le rapport de force en mer du Nord mais esperaient rendre les britanniques plus circonspects.

La bataille provoquée par l'apparition sur zone d'un cargo danois commença par un duel entre les croiseurs de bataille anglais de l'amiral Beatty et leurs homologues allemands commandés par l'amiral Hipper qui ont tous les deux un plan approchant : attirer l'ennemi à portée des forces de cuirassés commandés côté anglais par l'amiral Jellicoe et côté allemand par l'amiral Scheer.

Les allemands sont les premiers à ouvrir le feu, bien servis par leurs excellentes conduites de tir et leurs remarquables optiques bientôt suivis par les anglais qui ont plus de mal à localiser le cible, le temps gris et nuageux n'aidant les descendants de Nelson.

Le Queen Mary ouvrit le feu à 15.50, visant le Seydlitz et utilisa sa tourelle avant. La distance tomba à 11800m à 15.54 quand Beatty ordonna de venir à tribord pour ouvrir le feu à 15.57, la manoeuvre n'empêcha pas le Queen Mary de placer deux obus sur le Seydlitz, l'un des deux projectiles provoqua l'ignition de la cordite dans la tourelle supérieure arrière ce qui obligea les allemands à noyer les soutes, faisant perdre au croiseur de bataille une partie de sa puissance de feu.

Une nouvelle manoeuvre exposa le Lion qui encaissa de sérieux coups au but mais protégea le Princess Royal du feu meurtrier ud Derfflinger qui visa alors le Queen Mary à partir de 16.16. Ce dernier plaça encore un obus sur le Seydlitz qui neutralisa un canon de 150mm.

A 16.21, le Seydlitz toucha la tourelle Q et neutralisa la pièce de droite et quatre minutes plus tard alors que la distance était de 13200m, Beatty ordonna de manoeuvre à nouveau à tribord. C'était cependant trop tard pour le croiseur de bataille car à 16.26, un obus toucha le navire à l'avant et détonnant dans l'une des deux soutes à munitions avant.


La fin tragique d'un croiseur de bataille

L'explosion dévastatrice coupa le navire en deux au niveau des superstructures avant. Un second obus toucha la tourelle Q et acheva la partie arrière qui chavira et coula rapidement, obligeant le Tiger à manoeuvrer pour éviter l'épave entrain de couler.

Le bilan est terrifiant : 1266 officiers et marins sont tués avec seulement 21 survivants, dix-huit étant récupérés par les destroyers Laurel et Petard, deux par les allemands et un par le Tipperary.

L'épave localisée récément à son arrière complètement chavirée ce qui permis la récupération des hélices. Comme toutes les épaves britanniques, elle est placée sous la protection du Protection of Military Remains Act de 1986.

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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEURS DE BATAILLE CLASSE LION   Mer 06 Oct 2010, 22:15

CARACTERISTIQUES TECHNIQUES


Déplacement : standard 26270 tonnes (Queen Mary : 26770 tonnes) pleine charge 29680 tonnes (Queen Mary : 31650 tonnes)

Dimensions : Longueur hors tout : 213.4m (Queen Mary 214.4m) Longueur entre perpendiculaires : 201.2m Largeur : 27m (Queen Mary : 27.2m) Tirant d'eau : 8.4m (Queen Mary : 8.5m)

Propulsion : 4 turbines à engrenages Parson alimentées en vapeur par 42 chaudières Yarrow dévellopant une puissance totale de 7000ch et entrainant 4 hélices. Le Queen Mary dévellopait une puissance totale de 75000ch

Performances : vitesse maximale : 27 noeuds (27.5 noeuds pour le Queen Mary) Distance franchissable : 5610 miles nautiques à 10 noeuds

Protection : ceinture blindée 102 à 229mm bulkheads 102mm barbettes 76 à 229mm tourelles (faces avant) 229mm bloc passerelle 254mm ponts blindés 25 à 64mm

Armement :

Tourelles avant du Queen Mary

-8 canons de 343mm (13.5 pouces) Mark V (H) en quatre tourelles doubles (deux à l'avant en position «A» et «B», une en position centrale «Q» et une en arrière en positions «X»). Ce canon de 45 calibres tire des obus perforants de 567kg et de 635kg pour une portée maximale comprise entre 2290m (site : 1.1°) et respectivement 21780 et 21710m (site +20°) à raison de 1.5 à 2 coups par minute.

La tourelle double Mark II ter permet aux canons de 13.5 pouces modèle 1909 de pointer en site de -3° à +20° à raison de 5° par seconde et en azimut sur 150° de chaque côté pour les tourelles avant et arrières tandis que ceux de la tourelle «Q» peuvent pointer de 30° à 150° de chaque côté. La dotation en munitions est de 80 coups par canon soit un total de 640 obus de 343mm.

-16 canons de 102mm (4 pouces) Mark VII

-4 canons de 47mm

-2 tubes lance-torpilles de 533mm

SOURCES

-Encyclopédie des armes Editions Atlas tome 6 «les cuirassés de la première guerre mondiale» p1341-1360

-Laurent Joffrin «Les grandes batailles navales de Salamine à Midway» pour la bataille du Jutland

-Ressources internet : wilkipedia, navweaps, maritimequest

-Photos et documents de l'ami Vautour


FIN DE L'ARTICLE
A VENIR : SOUS MARINS CLASSE KILO


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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEURS DE BATAILLE CLASSE LION   Sam 09 Oct 2010, 08:54

Il y a il y a une sorte d'ironie tragique dans l'histoire des battlecruisers de la RN!
Il y a eux une victime dans chacune des classes présente au Jutland, comme si il y avait eu volonté de démontré de manière flagrante, le manque de pertinence du concept de fisher, en sacrifiant un échantillon de chaque, histoire de mieux enfoncer le clou!

Merci Claus!
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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEURS DE BATAILLE CLASSE LION   Sam 09 Oct 2010, 10:59

On a déjà longuement discuté de la pertinence du concept des croiseurs de bataille ici lol!

Pour moi le problème ne vient pas du concept en lui-même, mais de l'utilisation des navires (dans le cadre d'une bataille rangée, contre des navires de ligne ennemis). Les croiseurs de bataille étaient conçus pour chasser les croiseurs ennemis, protéger les liaisons maritimes et éclairer la ligne de bataille. Dans ce rôle je pense que le concept d'un navire rapide et lourdement armé avait toute sa pertinence, et permettait de concentrer les grosses unités face aux escadres adverses au lieu de les "gaspiller" pour des taches telles que les stations lointaines ou l'escorte de convois.

Les déboires des croiseurs de bataille aux anglais au Jutland tiennent (amha) essentiellement à une utilisation pour laquelle ils n'ont pas été conçus (en plus de graves insuffisances au niveau du blindage, contrairement à leurs homologues allemands).
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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEURS DE BATAILLE CLASSE LION   Sam 09 Oct 2010, 11:51

Il était simplement tentant de les utiliser comme force d'éclairage, mais d'un autre côté 15 croiseurs de bataille britanniques pour protéger les lignes commerciales contre de vieux croiseurs cuirassés, ne s'est on pas menti à soit même très vite au sein de l'Amirauté ?

Enfin lutte dans la ligne de bataille contre la flotte de ligne ennemi je veux bien mais ce sont des croiseurs de bataille qui ont détruit les croiseurs de bataille britanniques. En plus leurs calibres étaient < au calibre anglais. Or en règle générale un navire est blindé contre un calibre équivalent au sien y compris chez la plupart des croiseurs (mais pas tous)

Bref si on résume, à part le Hood les CdB brits ont été coulés par des navires de même classe dotés d'une artillerie de calibre < ...

Cela semble bel et bien une erreur de conception autant qu'une erreur tactique, car on se retrouve avec des navires incapables de soutenir un certain volume de feu pour peu que celui-ci soit suffisamment précis, les CdB allemands pour leur bonheur ont dans l'ensemble résisté à des obus de 15 pouces.
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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEURS DE BATAILLE CLASSE LION   Sam 09 Oct 2010, 14:35

Heureusement qu'il ne reste plus que le HMS Tiger sinon ce débat serait interminable lol! lol! . Blague à part et j'en parle dans l'article, outre des défauts de conception, il y à eu de sévères négligences dans la sécurité avec une surcharge en gargousses et obus et la non fermeture des portes étanches entre les soutes, les monte-charges et les tourelles (c'est d'ailleurs le sacrifice du major Harvey qui sauva le Lion) qui est la cause de destructions aussi importantes.

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MessageSujet: Une de chaque !   Jeu 12 Jan 2012, 14:43

Trois cartes postales des bébés de Fisher...


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MessageSujet: Re: ROYAL NAVY CROISEURS DE BATAILLE CLASSE LION   Jeu 12 Jan 2012, 14:49

Très belles photos merci thumleft

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MessageSujet: Aquarelle du HMS Queen Mary   Mar 24 Jan 2012, 21:13

Une aquarelle datée de 1913 de Alma Claude Burton CULL (1880-1931) : HMS QUEEN MARY AT PORTSMOUTH
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