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 SOUS MARINS NUCLEAIRES D'ATTAQUE CLASSE VALLIANT

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clausewitz
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MessageSujet: SOUS MARINS NUCLEAIRES D'ATTAQUE CLASSE VALLIANT   Sam 18 Sep 2010, 21:16

SOUS-MARINS NUCLEAIRES D'ATTAQUE CLASSE VALIANT
(GRANDE-BRETAGNE)


Le HMS Valiant à la mer

AVANT PROPOS

Comme puissance navale de première ordre, la Grande Bretagne à joué un rôle majeur dans le dévellopement de l'arme révolutionnaire qu'était le sous marin. Pour la première fois un navire était capable de se dissimuler à l'oeil humain en plongeant dans les profondeurs océaniques. Le 4 février 1901, le lancement du HMS Submarine Torpedo Boat n°1 marqua l'entrée de la Royal Navy dans l'air du submersible (La France y était entrée quelques mois plutôt avec le lancement du Narval).

Cette histoire d'amour tourna rapidement à l'aigre avec le premier conflit mondial. Pendant quatre ans, les submersibles de la Kaiserliche Marine montrèrent leurs capacités en infligeant de cuisants camouflets comme le 22 septembre 1914 où le vieux submersible U9 coula en quelques minutes les croiseurs-cuirassés Aboukir, Hogue et Cressy sans oublier la lutte conre le trafic commercial qui faillit provoquer l'asphyxie de la Grande Bretagne.

On comprend mieux pourquoi les anglais cherchèrent à interdire le sous marin durant les conférences de désarmement de l'entre-deux guerre, considérant probablement qu'il ne s'agissait pas d'une arme de gentleman. Il fallut une alliance de circonstance entre les Etats Unis, la France et le Japon pour faire capoter la demande britannique qui continua d'utiliser les sous marins avec succès surtout en Méditerranée pour empêcher le ravitaillement des unités de l'Axe en Afrique du Nord ou pour déposer des agents dans le sud-est asiatique (les tentatives de destruction des U-Boot à la sortie des ports français furent peu concluants) sans parler de la tentative des sous marins de poche pour couler le cuirassé allemand Tirpitz.


Le sous marin HMS Tally Ho

En 1950, la flotte sous marine britannique se composait de 16 sous marins de classe A, 25 sous marins de classe T, 22 sous marins de classe S et 4 sous marins de poche classe XE. La flotte sous marine britannique avait perdu 74 sous marins durant le premier conflit mondial, avait coulé 35 submersibles ennemis et 9 commandants avait reçu la prestigieuse Victoria Cross.

Sortant épuisée de la guerre, la Grande Bretagne ne pouvait pas se lancer dans la construction d'une vaste flotte sous-marine. Elle devait donc se contenter le plus souvent de moderniser les sous marins en service avant guerre ou mis en service durant le second conflit mondial, modernisation liée aux progrès effectués par les allemands et dont les alliés qu'ils soient occidentaux ou soviétiques commençaient à avoir un aperçu.

Depuis l'apparition des premiers sous-marins y compris les plus rudimentaires comme ceux de la guerre de Sécession dans la seconde moitié du 19ème siècle, les marins ont pensé ou ont rêvé au sous marin autonome, un sous marin qui n'aurait pas besoin de revenir à la surface pour recharger ces batteries.

Ce rêve était ancien puisque dès les années trente les premiers essais de propulsion anaérobie furent réalisés en France et surtout en Allemagne puisqu'en 1934, le professeur Helmut Walter mis au point la turbine qui porta son nom, turbine qui utilisait comme comburant le peroxyde d'hydrogène (eau oxygènée). Le péroxyde d'hydrogène concentré à 90% (appelé perhydrol par les allemands) produisait de l'oxygène et de l'eau en passant par un catalyseur; l'oxygène mélangé à du gazole brûlait dans une chambre à combustion, produisant de la vapeur qui alimentait une turbine . Entre 1940 et 1943, l'Allemagne construisit ainsi dix bâtiments type XVII, l'un d'eux, le U794 pouvant filer à 25 noeuds.


Le HMS Meteorite et le HMS Explorer

Ces bâtiments de 310 tonnes furent tous sabordés en 1945 mais deux d'entre eux furent relevés et testés par la marine britannique et la marine américaine. Un XXVIIB fût relevé par la marine britannique et rebaptisé HMS Météorite. Les essais débouchèrent sur un projet de construction de six navires mais l'économie britannique encore convalescente ne pouvait supporter un tel effort et seulement deux navires non armés furent construits :les HMS Explorer et Excalibur mais les essais furent si décevants que la construction d'autres sous marins fût abandonnée d'autant qu'à l'époque la propulsion nucléaire était bien plus prometteuse.

Caractéristiques Techniques des Excalibur et Explorer

Déplacement : surface 1100 tonnes en plongée 1200 tonnes Dimensions : longueur 78.7m largeur 4.8m tirant d'eau 3.25m Propulsion : propulsion diesel-électrique avec un diesel Paxman pour la propulsion en surface, un moteur électrique et une turbine Walter, le tout entrainant une hélice
Vitesse maximale : 6.5 noeuds en surface 26.5 noeuds en plongée Armement : aucun.


Les américains arrivèrent également à la même conclusion. Ils récupèrent un type XVII à Cuxhaven, le U1406 est relevé et testé jusqu'en 1948. Cela débouche côté américain sur le sous marin de poche X1 mais il est évident dès cette époque que c'est une voie sans issue. L'avenir est décidement au nucléaire.

A noter que les soviétiques ont aussi étudié ce mode de propulsion que ce soit une version améliorée du projet 611 Zulu (projet 611 bis) avec une turbine Walter de 6500ch sur la ligne d'arbre centrale avec une vitesse prévue de 22 noeuds (projet abandonné dès 1950); le projet 615 Quebec dont 30 exemplaires furent construits mais qui se révèlèrent plus dangereux pour leurs équipages que pour un hypothétique adversaire avec de nombreuses fuites d'oxygène; le projet 617 Whale (un exemplaire construit) qui se révéla aussi raté que le précédent (vibrations excessives, bruit qui empêchait la mise en oeuvre du sonar).

A cela s'ajoute des projets abandonnés sur la planche à dessin comme le projet 617M/647 (plus grande endurance et meilleurs moyens de détection), le projet 635/643 (1660 tonnes 22 noeuds 8 tubes lance-torpilles puis 1866 tonnes), le projet 621 (sous marin de transport avec 745 hommes) le projet 612 abandonné au profit du projet 615, le projet 618 lui aussi abandonné au profit du projet 615, le projet 630 version plus lourde du projet 615 et le projet 623 de sous marins mouilleurs de mines.

LA GRANDE BRETAGNE ET LE SOUS MARIN NUCLEAIRE

Comme chacun le sait, les Etats Unis sont les pionniers dans ce domaine puisque dès 1939, le professeur Ross Gunn soumet à l'US Navy un projet de sous marin nucléaire. Il faut cependant attendre 1946 pour que le projet ne démarre réellement avec la mise en place à Oak Ridge d'une équipe de cinq officiers dirigée de fait par le capitaine de vaisseau Hyman Rickover.

Début 1949, Rickover décide de dévelloper un réacteur à eau préssurisée (PWR Pressurised Water Reactor). Le prototype baptisé STR (Submarine Thermal Reactor) Mk1 est construit par Westinghouse et diverge en mars 1953, son quasi-jumeau, le MkII est installé à bord du Nautilus, le premier sous marin à propulsion nucléaire de l'histoire.

Le Nautilus (projet SCB64) financé au budget 1952 est mis sur cale aux chantiers Electric Boat de Groton dans le Connecticut le 14 juin 1952 lancé en janvier 1954 et admis au service actif le 30 septembre 1954. La première sortie à la mer à lieu le 17 janvier 1955 et envoie le message «Underway on nuclear power» (en mer avec l'énergie nucléaire).


Le USS Seawolf

Une alternative est proposé par General Electric avec un réacteur dont le refroidissement est assuré par du sodium liquide. Baptisé SIR (Submarine Intermediate Reactor) Mark A, il diverge au printemps 1955, un second exemplaire baptisé Mark B étant installé à bord du Seawolf. Ce projet se révéla décevant et le Seawolf terminera sa carrière avec un réacteur à eau préssurisé.

Ces deux sous marins pouvaient mener des missions de combat mais il était évident que leur rôle principal était l'expérimentation et la mise en place de «canons» techniques pour les futurs SSN (Strike Submarine Nuclear).


Le USS Skate

Le Nautilus et le Seawolf sont ainsi suivis des Skate, Swordfish, Sargo et Sea Dragon mis en service entre 1957 et 1959 et qui resteront en service jusqu'au début des années quatre-vingt.


Le USS Skipjack

Les premiers sous marins nucléaires vraiment opérationnels sont cependant les Skipjack qui vont combiner la coque en goutte de l'Albacore et la propulsion nucléaire, donnant naisance à un design jamais remis en cause par les américains.

La Grande Bretagne à compris l'intérêt du sous marin nucléaire et travaille sur ce nouveau mode de propulsion depuis 1946 mais les recherches sont suspendues en octobre 1952, le pays étant incapable de financer un tel projet. Pour éviter d'être distancé, les américains demandent un réacteur

L'amiral Arleigh Burke, CNO est favorable mais l'amiral Rickover, le père des sous marins nucléaires est contre tout transfert de la technologie pour préserver le monopole américain sur la propulsion nucléaire.

Rickover maintien son véto jusqu'en 1956 mais lord Mountbatten fait jouer de son entregent pour obtenir le système de propulsion américain le plus perfectionné à savoir celui des Skipjack qui sont propulsés par un réacteur S5W alors que le père des sous marins nucléaires américains était prêt à autoriser le transfert d'un réacteur de première génération de type S3W qui équipait la classe Skate.. Cet échange est validé par le traité anglo-américain de 1958 (US-UK Mutual Defence Agreement).

Les britanniques avaient obtenu le réacteur et pour la coque, ils avaient choisit un design entièrement national même si les ingénieurs britanniques prirent langue avec Electric Boat Corporation de Groton dans le Connecticut pour obtenir des informations sur les tracés de coque les plus adaptés ce qui explique la relative ressemblance du premier Strike Submarine Nuclear (SSN) britannique avec les les navires de la classe Skipjack.


Le HMS Dreadnought

-Le HMS Dreadnought (S101) est mis sur cale aux chantiers navals de la Vickers Shipbuilding Engineering Ltd installés à Barrow-in-Furness (Cumbria) le 12 juin 1959, lancé le 21 octobre 1960 et admis au service actif le 17 avril 1963. Le premier sous marin nucléaire d'Europe Occidentale connait une carrière assez courte puisqu'il est désarmé en 1982 et attend depuis son démentelement, la partie nucléaire ayant été débarquée et stockée à terre.

Caractéristiques Techniques du HMS Dreadnought

Déplacement : en surface 3556 tonnes en plongée 4064 tonnes

Dimensions : longueur : 81m largeur : 9.5m tirant d'eau (surface) 7.9m

Propulsion : un réacteur nucléaire Westinghouse S5W alimentant en vapeur deux turbines à engrenages dévellopant une puissance totale de 15000ch et entrainant une hélice.

Performances : vitesse maximale en surface 20 noeuds vitesse maximale en plongée 28 noeuds
Electronique: un radar de navigation type 1006, un sonar type 2001, un sonar type 2007 et un intercepteur type 167

Armement : 6 tubes lance-torpilles de 533mm concentrés à la proue pour des torpilles (24 ou 30 selon les sources) Mk8 et Mk24. Des mines peuvent aussi être embarquées.

Equipage : 113 officiers et marins


En dépit de la «Special relationship», les britanniques ne veulent pas devenir de simples supplétifs des Etats Unis. Aussi après le Dreadnought est décidé le lancement d'études pour des sous marins britanniques conçus et construits en Grande Bretagne.

Pressés par le temps, ils se contentent d'améliorer le tracé de la coque et les sous-ensembles du Dreadnought pour obtenir les deux SNA de classe Valiant qui comme leur ainé reçurent des noms portés dans le passé par des cuirassés, le Waliant et le Warspite commandés respectivement le 31 août 1960 et le 12 décembre 1962.

Les modifications sont cependant limitées. Il y à bien des améliorations du tracé de coque pour améliorer la signature acoustique, la principale modification est une coque un peu plus large car le réacteur PWR-1 de conception britannique était plus large que le S5W américain.

A noter que certains auteurs considèrent que la classe Valliant comprend non pas deux mais cinq submersibles (Valiant Warspite Churchill Conqueror et Courageous) alors que d'autres (et je suis de ceux là), considèrent les Improved Valliant comme une classe à part, la classe Churchill.


Le HMS Conqueror de classe Churchill

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MessageSujet: Re: SOUS MARINS NUCLEAIRES D'ATTAQUE CLASSE VALLIANT   Sam 18 Sep 2010, 21:25

HISTORIQUE

Le HMS Valiant (S102)

Le HMS Valiant à quai

Présentation

-Le Valiant est mis sur cale aux chantiers navals de la Vickers Shipbuilding and Engineering Ltd installés à Barrow in Furness (Cumbria) le 21 janvier 1962 lancé le 3 décembre 1963 et admis au service actif le 18 juillet 1966.

Le S102 est le sixième navire à porté ce nom («Vaillant») au sein de la marine de Sa Gracieuse Majesté après un navire de ligne de 3ème classe avec 74 canons lancé en 1759, un navire de ligne de 3ème classe lancé en 1807 et si le troisième Valiant ne vit jamais le jour (commandé en 1825 et annulé en 1831), le quatrième prit bel et bien la mer, étant un cuirassé à coque en fer de classe Hector lancé en 1863, en service de 1868 à 1885 et démoli en 1957.


Le cuirassé HMS Valiant

Le cinquième fût un cuirassé de classe Queen Elisabeth, un navire mis sur cale aux chantiers de la Fairfield Shipbuilding and Engineering Company à Govan sur la Clyde le 31 janvier 1913 lancé le 4 novembre 1914 et admis au service actif le 19 février 1916.

Il participe à la première guerre mondiale et notament la bataille de Jutland en mai 1916. Refondu à plusieurs reprises durant l'entre-deux-guerre, il participe à la Seconde Guerre Mondiale notament en Méditerranée et dans l'Océan Indien. Il arriva à Devonport le 2 février 1945, étant mis au bassin le 7 février pour une refonte qui l'immobilisa jusqu'au mois d'août 1946.

La refonte achevée, le Valiant ne reprit jamais la mer, servant de navire d'entrainement à quai sous le nom d'Impérieuse. Placé en disponibilité en 1948, il fût vendu à la démolition le 19 mars 1948, prit en remorque le 9 août arrivant au chantier de démolition à Cairnryan (Loch Ryan, Ecosse) trois jours plus tard.

Carrière opérationnelle

Le HMS Valiant au bassin à Devonport

Essentiellement déployé dans l'Atlantique et en Mer du Nord , le Valiant participa tout de même à la guerre des Malouines en 1982. En 1967, le Valiant effectue un transit record de 12000 miles nautiques entièrement plongée soit vingt-huit jours sans remonter à la surface lors de son transit depuis Singapour.

Refondu à trois reprises en 1970,1977 et 1989, il subit un problème de propulsion en juin 1994 et est désarmé le 12 août 1994. Sa coque privée de son réacteur et de tout matériel radioactif est mouillé à l'Arsenal de Devonport à Plymouth en attente de son démantelement. Des éléments ont été prélevés sur le Valiant pour restaurer le Courageous qui doit devenir un musée.

Le HMS Warspite (S103)

Le HMS Warspite arrivant à Gibraltar en février 1970

Présentation

-Le Warspite est mis sur cale aux chantiers navals de la Vickers Shipbuilding and Engineering Ltd de Barrow-in-Furness (Cumbria) le 10 décembre 1963 lancé le 25 septembre 1965 et admis au service actif le 18 avril 1967.

Le S103 est le neuvième navire à porter le nom de Warspite (souffle de guerre ou souffle guerrier). Le premier fût un gallion de 29 canons en service de 1596 à 1649 suivit par un navire de ligne de 3ème classe de 70 canons entré en service en 1666 rebaptisé Edinburgh en 1721, reconstruit à trois reprises avant d'être démoli en 1771. Il est suivi par un navire de ligne de 3ème classe de 74 canons entré en service en 1758, utilisé comme poton à partir de 1778, rebaptisé Arundel en 1800 et démoli en 1801.

Le quatrième Warspite fût un navire de ligne de 3ème classe armé de 76 canons lancé en 1807 mais détruit dans un incendie en 1876. le cinquième était un navire de ligne de 120 canons lancé en 1833 sous le nom de Waterloo et rebaptisé Warspite quand il fût transferé comme navire d'entrainement à la Marine Society et brûlé en 1918.


Le croiseur cuirassé HMS Warspite

Le sixième Warspite fût un croiseur cuirassé de classe Impérieuse lancé ne 1884 et démoli en 1905. Il fût suivi par un croiseur protégé de classe Astrea lancé en 1893 sous le nom d'Hermione. Vendu en 1921 puis une deuxième fois en 1922 à la Marine Society qui le rebaptisé Warspite avant d'être démoli en 1940.

Le huitième navire est un cuirassé de classe Queen Elsiabeth mis sur cale au Devonport Royal Dockyard le 31 octobre 1912 lancé le 26 novembre 1913 et admis au service actif le 8 mars 1915. Il participa à la bataille du Jutland en mai 1916 et connu de nombreux abordages avec d'autres navires.

Le navire est refondu à plusieurs reprises durant l'entre-deux-guerre et son équipage est impliqué dans la mutinerie d'Invergodon en septembre 1931. Durant le second conflit mondial, il participe à la bataille de Norvège, à la bataille du cap Matapan mais également à l'appui des débarquements de Sicile, d'Italie et de Normandie.

Sous employé après le débarquement de Walcheren le 1er novembre 1944, le Warspite fût placé en réserve (catégorie C) le 1er février 1945 tandis qu'à la fin de l'année, on envisagea de le transformer en musée mais le 12 juillet 1946, il fût vendu à Metal Industries de Fastlane. Le 23 avril 1947 alors qu'il était en cours de remorquage, le vieux cuirassé s'échoua à Prussian Cove à 6 miles à l'est de Penzance en Cornouailles. Le navire fût désechoué et réséchoué sur une plage (St Michael's Mount) avant d'être démantelé jusqu'en 1950.

Carrière opérationnelle

Comme son sister-ship, sa carrière fût marqué par aucun événement majeur, le Warspite passant l'essentiel de sa carrière à s'entrainer en vue d'une hypothétique troisième guerre mondiale, enchainant les exercices OTAN

Il ne participa même à la guerre des Malouines qui éclata alors qu'il achevait une refonte de deux ans. Ce n'est donc qu'une fois le conflit terminé qu'il gagna l'Atlantique Sud, patrouillant autour des Malouines et au large des côtes argentines pour éviter une éventuelle reprise du conflit.

Désarmé en 1991, le sous marin à été privé de son réacteur nucléaire et de tout matériel contaminé et attend depuis cette date à Devonport que son avenir soit scellé, probablement une démolition.

A noter pour la petite anecdote que le contre-amiral Sir John «Sandy» Woodward, commandant des forces navales de l'opération Corporate à commandé durant sa carrière le Warspite.


Le cimetière des éléphants à Devonport : le Warspite, le Conqueror et le Valiant

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MessageSujet: Re: SOUS MARINS NUCLEAIRES D'ATTAQUE CLASSE VALLIANT   Sam 18 Sep 2010, 21:30

CARACTERISTIQUES TECHNIQUES


Déplacement : 4500 tonnes en surface 5000 tonnes en plongée

Dimensions : Longueur 87m Largeur 10.13m Tirant d'eau : 8.2m

Propulsion : un réacteur nucléaire à eau pressurisé Rolls-Royce PWR-1, deux turbines à vapeur, le tout entrainant une hélice. Un diesel générateur Paxman

Vitesse maximale : 20 noeuds en surface 29 noeuds en plongée

Electronique : un radar de navigation type 1006, un sonar type 2001, un sonar type 2007 et un intercepteur type 167

Armement : 6 tubes lance-torpilles de 533mm concentrés à l'avant pouvant tirer un total de 32 torpilles MkVIII ou Tigerfish ou 64 mines. Ultérieurement et à la suite de plusieurs refontes, les Valiant embarquaient 26 torpilles, 6 missiles antinavires UGM-84B Harpoon ou encore des mines Stonefish et Sea Urchin.

Equipage : 103 officiers et marins

SOURCES

-Marine et forces navales hors série n°8 «spécial sous marins diesels» p52-59 «Grande Bretagne : des classiques très classiques»

-Robert Hutchinson Sous marins la guerre sous les océans de 1776 à nos jours

-Ressources internet diverses


FIN DE L'ARTICLE
A VENIR : CROISEURS LOURDS CLASSE NEW ORLEANS


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MessageSujet: Re: SOUS MARINS NUCLEAIRES D'ATTAQUE CLASSE VALLIANT   Dim 19 Sep 2010, 12:48



Il y a une chose que j'adore avec les sous-marins anglais, ce sont leurs barres de plongées sur la coque à l'avant plutôt que sur le kiosque. Autant je trouve les Astutes à vomir question look ( ), autant cette disposition m'a toujours paru très stylée (même si on ne demande pas à un SNA d'être stylé)
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