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 FRANCE CUIRASSES CLASSE REPUBLIQUE

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clausewitz
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MessageSujet: FRANCE CUIRASSES CLASSE REPUBLIQUE    Mer 08 Sep 2010, 21:27

CUIRASSES CLASSE REPUBLIQUE
(FRANCE)


Le cuirassé Liberté à la mer

AVANT PROPOS

La France et le cuirassé : je t'aime moi non plus

La France n'est pas un pays de marine lit-on souvent. Il y eut pourtant des époques bénies où la Royale atteignit une puissance qui lui permettait d'affronter ou du moins de rivaliser avec la puissance navale dominante de l'époque. Ce fût notammenttt le cas avec l'action énergique de Richelieu puis de Colbert sous Louis XIII et Louis XIV, l'action d'un des rois les plus cultivés de notre histoire, Louis XVI qui redonna à la marine française ses lettres de noblesse mais encore sous le Second Empire en attendant bien plus tard, l'action de Georges Leygues et de l'amiral Darlan mais cette période sort du cadre de cet article.

La marine nationale chouchoutée par le Second Empire redevint à cette époque la deuxième marine du monde faisant jeu égal avec Londres, relançant les «invasions scares» (peur de l'invasion), des poussées de fièvre irrationnelles qui font craindre aux anglais un prochain débarquement français.

Il semblait donc écrit que la Royale allait être dotée des meilleurs cuirassés du monde, des plus beaux, des plus rapides, des mieux armés.

Malheureusement pour la marine nationale, ce ne fût pas le cas et ce pour plusieurs facteurs. Il y à tout d'abord la géographie : la France est un pays hybride ni totalement insulaire comme la Grande Bretagne ni bordée par deux vastes océans, promesse de découvertes et de richesses comme les Etats Unis mais elle n'est pas non plus un vaste empire continental comme la Russie. Il lui était donc impossible de donner autant d'importance que la Grande Bretagne à sa marine en raison de la nécessité de maintenir une puissante armée de terre.

Ensuite, il y eut le traumatisme de la guerre de 1870 et la défaite contre la Prusse. La marine du Second Empire III fût probablement la plus belle de tous les temps avec celle de Louis XVI et de l'amiral Darlan mais il n'y joua aucun rôle, trop éloignée du front pour apporter un concours efficace.

Pour les esprits progressistes, cela prouvait une chose : le cuirassé n'était plus d'aucune utilité surtout avec un coût qui ne cessait d'augmenter. L'acquisition de la liberté de la presse en 1881 (loi du 29 juillet) favorisa le développement d'un courant d'opinion que l'histoire à retenue sous le nom de «Jeune Ecole».


L'amiral Hyacinthe Théophile Aube

Cette dernière incarnée par l'amiral Aube et son gendre, le journaliste Gabriel Charmes rejette le cuirassé (l'amiral Aube ne l'abandonnait pas complètement mais ses partisans finirent par le déborder en simplifiant à outrance ses thèses) au profit de la torpille automobile, portant aux nues le torpilleur, la mine et le torpilleur submersible. Le combat en haute mer n'est pas oublié mais il doit être mené non plus par d'imposantes escadres de cuirassés mais par des croiseurs toujours plus rapides menant une guerre de course.

Appuyée par le monde politique (à la fois trop heureux de faire des économies dans le budget de la marine et voyant dans le torpilleur «un navire républicain»), la Jeune Ecole fait ralentir la construction de cuirassés au profit d'une myriade de torpilleurs, les «numérotés» qui se révèlent bien vite incapables de combattre en haute mer.

Des cuirassés inférieurs aux autres : de l'Amiral Duperré aux Iena


Le cuirassé Amiral Duperré

Cette défiance ne pouvait qu'avoir des conséquences sur les cuirassés français qui vont se révéler systématiquement inférieurs à leurs homologues étrangers. Le premier fût le cuirassé Amiral Duperré armé en 1883. Il s'agissait d'un navire de 11085 tonnes, mesurant 97m de long sur 20.40m de large et un tirant d'eau de 7.75m, filant à 15 nœuds avec un armement composé de 4 canons de 340mm en tourelles barbettes simples avec un armement secondaire composé de 14 canons de 140mm et d'un canon de 160mm en chasse qui fût utilisé jusqu'à son désarmement en 1909.


Le Formidable

A cet unique cuirassé succéda une classe de deux navires, les Formidable et Amiral Baudin entrés en service en 1888, des navires de presque 12000 tonnes, mesurant 102m de long (98m pour l'Amiral Baudin), 21m de large et un tirant d'eau d'environ 7.80m. Filant à 15 nœuds, ces navires étaient armés de 3 canons de 370mm en barbettes axiales et 12 canons de 140mm et furent utilisés jusqu'en 1909 et 1911.


Le cuirassé Hoche

Le cuirassé suivant baptisé Hoche est l'un des plus célèbres cuirassés français mais ce ne fût malheureusement pas pour ses qualités militaires. Il symbolise parfaitement l'inanité des théories de la Jeune Ecole. Entré en service en 1890, il s'agissait d'un navire de 10050 tonnes, long de 105.40m large de 19.75m et un tirant d'eau de 8.30m, filant à 16 nœuds avec un armement composé de deux canons de 340mm en deux tourelles simples centrales, de deux canons de 274mm en deux tourelles barbettes latérales et 18 canons de 138mm en batteries comme armement secondaire. En juin 1895, il représente la France à l'inauguration du canal de Kiel avec le croiseur cuirassé Dupuy de Lôme et en le voyant, l'empereur Guillaume II aurait dit du «Grand Hôtel» «Quelle belle cible !». Il est mis en réserve en 1908 et envoyé à la démolition le 1er janvier 1910.


Le cuirassé Marceau

Les trois Marceau qui suivent (Marceau, Neptune et Magenta) étaient assez semblables au Hoche avec un armement modifié où les deux canons de 274mm sont remplacés par deux canons de 340mm. Entrés en service en 1891 pour le Marceau et 1892 pour le Neptune et le Magenta, il s'agissait de navires d'environ 11000 tonnes, long de 101.60m larges de 20.23m et un tirant d'eau de 8m, filmant à 16.5 nœuds avec un armement composé de 4 canons de 340mm en barbettes simples, et 17 canons de 138mm en batteries. Le Neptune à été désarmé en décembre 1907, le Magenta en 1910 mais le Magenta mis en réserve en 1906 est utilisé comme navire école puis transformé en navire-atelier en 1914, étant déployé à Malte, Corfou et Brindisi jusqu'à sa vente à la démolition le 30 septembre 1921.


Le Brennus

Les Marceau sont suivis de l'unique Brennus qui devait être à l'origine une copie du Hoche mais qui au final sera un navire bien différent. Mis en service en décembre 1893, il s'agissait d'un navire de 11268 tonnes, mesurant 114.46m de long sur 20.62m de large et un tirant d'eau de 7.70m, filant à 17 nœuds avec un armement composé de 3 canons de 340mm (une tourelle double avant et une tourelle simple à l'arrière) et 10 canons de 164mm en 4 tourelles simples et 2 casemates triples. Ce navire qui fût le dernier cuirassé à recevoir une figure de proue fût désarmé en juin 1914 et démantelé en 1922.

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MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE REPUBLIQUE    Mer 08 Sep 2010, 21:38

Un nouveau programme naval est lancé en 1890 pour la construction de cinq cuirassés qui allaient rester dans l'histoire comme la «Flotte d'échantillons» tant ils finirent par diverger puisque leur conception fût confié à cinq ingénieurs navals différents.


Le cuirassé Charlemagne

Le premier fût le Charles Martel construit par l'Arsenal de Brest et armé en 1896. Il s'agissait d'un navire déplaçant 11880 tonnes, mesurant 111m de long sur 22m de large et un tirant d'eau de 8.45m, une vitesse de 18 nœuds et un armement composé de deux canons de 305mm en deux tourelles simples (une avant et une arrière), deux canons de 274mm en deux tourelles latérales et 8 canons de 138mm en 4 tourelles doubles. Il est mis en réserve en mars 1912, utilisé comme ponton à Brest puis démoli en 1919.


Le cuirassé Jauréguiberry

Le second navire du programme fût le Jaureguiberry construit par les Forges et Chantiers de la Méditerranée et armé en 1896. C'était un navire de 12229 tonnes, 109m de long sur 22m de large et un tirant d'eau de 8.30m, filant à 18 nœuds avec un armement identique au Charles Martel. Le Jaureguiberry participa à la première guerre mondiale notamment à l'opération contre les Dardanelles avant de servir de ponton à partir de janvier 1917, rayé en juin 1920 puis démoli en juillet 1934 après avoir servit de ponton à Toulon.


Le cuirassé Carnot

Le troisième cuirassé du programme 1890 fût le Carnot construit à l'Arsenal de Toulon et armé en 1896. Il s'agissait d'un navire de 12000 tonnes, mesurant 117m de long sur 21m de large et un tirant d'eau de 8.30m, une vitesse 18 nœuds et un armement identique aux deux précédents. Le Carnot est placé en réserve en février 1912 puis est réarmé le 1er octobre avant d'être placé en réserve normale en mai 1913 puis en réserve spéciale en novembre 1913. Il sert de ponton à Brest avec le Charles Martel, rayé des listes en octobre 1919 et vendu à la démolition en avril 1922.


Le cuirassé Masséna

L'avant dernier cuirassé du programme fût le Masséna construit aux Ateliers et Chantiers de la Loire à Saint Nazaire et armé en avril 1897. Il s'agissait d'un navire de 12355 tonnes, mesurant 117m de long 20.29m de large et 8.16m de tirant d'eau avec une vitesse de 18 nœuds mais un armement différent des trois précédents avec deux canons de 305mm en deux tourelles simples (avant et arrière), deux canons de 274mm en deux tourelles latérales, 8 canons de 138mm en 8 tourelles simples et 8 canons de 100m installés à plat-pont.

Mis à effectifs réduits en avril 1908, il est utilisé comme navire-école de canonnage avant d'être placé en réserve en janvier 1912, en réserve spéciale le 1er mars 1913 puis désarmé en mars 1914. Il rayé des listes le 27 mars 1915. La coque du Masséna quitte Toulon à la remorque le 28 août 1915 et conduite aux Dardanelles pour être sabordée au cap Hellès le 9 novembre et servir de digue au port de Seddul-Bahr.


Le cuirassé Bouvet

Le cinquième et dernier navire de la «flotte d'échantillons» est le Bouvet construit à l'Arsenal de Lorient et armé en juillet 1897. il s'agissait d'un navire de 12205 tonnes, mesurant 122.6m de long sur 21.40m de large et un tirant d'eau de 8.40m, une vitesse de 18 nœuds et un armement identique au Masséna.

Effectuant toute sa carrière en Méditerranée, il fait partie en 1914 de la Division de complément escortant des convois, surveillant le golfe de Gênes et le détroit de Messine avant d'être engagé dans l'opération des Dardanelles.

Le 20 mars 1915 avec d'autres cuirassés anciens, le Bouvet est engagé dans une tentative pour forcer les détroits mais alors qu'il cède la place aux cuirassés britanniques, il touche une mine turque et coule en moins d'une minute ne laissant que 56 survivants sur 721 membres d'équipage.

Si la construction de la «flotte d'échantillons» fût particulièrement hasardeuse et pénible, les trois Charlemagne (Charlemagne, Gaulois et Saint Louis) furent construits rapidement et avec peu de différences, on commençait donc à avoir un effet de série.


Le cuirassé Charlemagne

Les Charlemagne armés en 1897 (Charlemagne) et en 1898 (Gaulois et Saint Louis) étaient des navires de 11275 tonnes, mesurant 117.7m de long 20.30m de large et un tirant d'eau de 8.40m, une vitesse de 17/18 nœuds et un armement composé de 4 canons de 305mm en deux tourelles doubles (une avant et une arrière), 10 canons de 138mm (8 en réduit et 2 sur le pont) et 8 canons de 100mm.

Le Charlemagne construit à Brest est placé en réserve de septembre 1912 à juin 1913 puis utilisé comme navire école jusqu'en août 1914 quand il reprend son rôle opérationnel en escortant des convois avec le Jaureguiberry avant de participer à la bataille des Dardanelles puis au soutien de l'Armée d'Orient jusqu'à son désarmement le 1er novembre 1917 et sa démolition en juin 1920.

Le Saint Louis est en service d'abord dans l'Escadre de la Méditerranée de 1900 à 1904 puis dans l'Escadre du Nord de 1904 à 1912, il retrouve la Méditerranée participant à la première guerre mondiale en Méditerranée orientale jusqu'à sa mise en réserve le 20 avril 1917. Ramené à Toulon le 7 janvier 1919, il y est désarmé et sert d'annexe à l'école des mécaniciens et chauffeurs avant d'être condamné le 20 juin 1920. Il est cependant encore utilisé comme ponton caserne avant d'être rayé et vendu à la démolition le 29 juin 1931.

Le Gaulois effectue toute sa carrière en Méditerranée jusqu'à sa réduction au statut de navire école le 8 juin 1914. Rappelé au service actif par la première guerre mondiale, il est déployé en Méditerranée escortant des convois avant de participer à l'opération contre les Dardanelles. Lors de la tentative de forcément du détroit le 18 mars 1915, il est gravement endommagé par une mine et ne doit sa survie qu'à son échouage sur l'île aux lapins. Réparé, il reprend du service mais il est torpillé et coulé par le sous marin allemand UB47 en mer Egée le 27 décembre 1916 avec seulement quatre morts tués par la torpille puisque le navire mettra vingt minutes à couler.


Le cuirassé Iena

Aux trois Charlemagne succède le seul Iena qui est une version améliorée des précédents. Construit à l'Arsenal de Brest, il est armé en 1901 et affecté à l'escadre de la Méditerranée basé à Toulon. Ce navire de 12052 tonnes, long de 122.15m sur 20.80m de large et un tirant d'eau de 7.95m, filant à 18 nœuds avec un armement composé de 4 canons de 305mm en deux tourelles doubles (une avant et une arrière) 8 canons de 164.7mm en réduits et 8 canons de 100mm sous masque aura une carrière brève puisqu'il explosa le 12 mars 1907 alors qu'il était au bassin au Missiessy provoquant la mort de 118 marins.

Le noyage des soutes est impossible puisque le navire est en travaux mais il est décidé à l'avenir de débarquer les munitions. Le cuirassé Patrie doit même tirer au canon pour accélérer le noyage du bassin. Le Iena est désarmé en juillet 1907, la coque est utilisé comme but de tir en 1908/1909 jusqu'à ce que la coque chavire le 2 décembre 1909. La coque renflouée est vendue à la démolition en 1912.


Le cuirassé Suffren

Le Suffren est le dernier cuirassé dit classique, le dernier clairement influencé par la Jeune Ecole. Il est construit par l'Arsenal de Brest et armé en octobre 1903. Affecté à l'Escadre de la Méditerranée, le Suffren était un navire de 12728 tonnes, 125.50m de long sur 21.40m et un tirant d'eau de 8.40m, une vitesse maximale de 18 nœuds et un armement composé de 4 canons de 305mm en deux tourelles doubles, 10 canons de 164mm (4 en casemates et 6 en tourelles simples) et 8 canons de 100mm. Il participe à des escortes de convois en compagnie du Saint Louis, Gaulois et Bouvet avant d'être engagé aux Dardanelles puis en soutien de l'Armée d'Orient. Le 26 novembre 1916 alors qu'il rentre à Brest pour être remis en état, il est torpillé par le U52 au large de Lisbonne et coule sans laisser de survivants.

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MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE REPUBLIQUE    Mer 08 Sep 2010, 21:48

GENESE DE LA CLASSE REPUBLIQUE

Le dernier quart du vingtième siècle est le cadre d'une «course au clocher», les grandes puissances européennes se lancent dans la course aux colonies africaines, la France et la Grande Bretagne se taillant la part du lion, le Portugal et la Belgique se faisant bonne figure en dépit de moyens réduits alors que l'Italie, l'Espagne et l'Allemagne se contentaient de miettes.

Les frictions entre Londres et Paris se multiplient en raison de deux projets concurrents : une pénétration ouest-est pour la France et une pénétration nord-sud (Le Caire le Cap) pour la Grande Bretagne.

Généralement, les conflits coloniaux entre les deux capitales sont réglées par la voie diplomatique qu'il s'agisse de Madagascar ou des zones d'influence dans la région du Niger. Il s'en fallu de peu que cela ne provoque un nouveau conflit entre Marianne et John Bull.


Carte ancienne de l'Egypte et du Soudan avec Fachoda (que j'ai encadré en rouge)

Sans cette crise qui connaitrait le nom de Fachoda ? Probablement personne ou seulement quelques passionnés de géographie. Fachoda était un poste militaire égyptien situé sur le Haut Nil construit en 1865 et évacué en 1884 suite à la révolte mahdiste.

Le Soudan est provisoirement perdu pour les anglo-egyptiens mais la défaite italienne à Adoua contre le négus (empereur) d'Ethiopie Ménélik, pousse la Grande Bretagne à réagir pour sauver le processus colonial.

3000 soldats anglo-egyptiens commandés par Herbert Kitchener reçoivent pour mission d'écraser la sécession mahdiste Arrivant à Fachoda le 18 septembre 1898, ils y aperçoivent le drapeau français.


Le Commandant Marchand

Ce drapeau était celui de la mission Marchand du nom de son chef, le commandant Marchand qui avait reçut l'ordre de la part de Victor Liotard, gouverneur de l'Oubangui-Chari et de Théophile Delcassé, ministre des Colonies de gagner ce poste stratégique située à 650km au sud de Khartoum.

En février 1897, le commandant Marchand quitte le Congo et s'enfonce dans le continent africain en compagnie de douze officiers et sous-officiers blancs: - Capitaine Marcel Joseph Germain - Capitaine Baratier - Capitaine Charles Mangin - Capitaine Victor Emmanuel Largeau - Lieutenant Félix Fouqué - Enseigne Dyé - Médecin Major Dr. Jules Emily - Adjudant De Prat - Sergent Georges Dat - Sergent Bernard - Sergent Venail - Interprète Militaire Landerouin, 150 tirailleurs sénégalais (qui en fait venaient de toute l'AOF) et de nombreux porteurs, arrivant à Fachoda le 10 juillet 1898. Deux missions venus d'Abyssinie auraient du rejoindre Marchand mais au final, cela ne pu se faire.


Lord Kitchener

Les britanniques exigent l'évacuation immédiate de Fachoda par les forces du commandant Marchand. Si sur le terrain, les rapports entre Kitchener et Marchand sont courtois et que tout est fait pour éviter que ne le sang coule, la situation est plus tendue au niveau politique et surtout dans l'opinion publique française, une vague d'anglophobie déferle et le cliché de la «Perfide Albion» plus que jamais d'actualité.

On semble se diriger vers un conflit ouvert entre les deux capitales mais la raison fini par l'emporter et le 11 décembre 1898, la France évacue Fachoda. La frange nationaliste de l'opinion est mécontente mais ce mécontentement est de courte durée.

Plus que Trafalgar, la France de 1898 est obsédée par la Revanche et la ligne bleue des Vosges et sait qu'en cas de conflit avec l'Allemagne, l'alliance anglaise _sûrement plus fiable que la toute récente alliance franco-russe_ est indispensable.

Cette crise à au moins le mérite de mettre en lumière, l'état catastrophique ou du moins préoccupant de la marine nationale avec des torpilleurs incapables de combattre en haute mer (les fameux «numérotés»), des croiseurs cuirassés inférieurs en tonnage et en armement à leurs homologues étrangers et surtout des cuirassés qui sont parfois plus dangereux pour leurs utilisateurs pour l'ennemi.

L'influence de la Jeune Ecole commence à cette époque à s'étioler et les ingénieurs du Service Technique peuvent dessiner des cuirassés qui se rapprochent des standards étrangers de l'époque à savoir un déplacement de 15000 tonnes.

Un nouveau programme naval est voté en 1900 (même si il ne sera mis à exécution qu'en 1901) qui prévoit la construction de six cuirassés. Les leçons du passé sont tirés et l'effet de série est recherché pour éviter les constructions interminables de la Flotte d'Échantillon, le Service Technique fournissant les plans complets («les bleus») aux chantiers constructeurs qu'ils s'agissent de l'Arsenal de Brest (République Démocratie) ou de chantiers privés (FCM de la Seyne sur Mer pour les cuirassés Patrie et Justice, les Ateliers et Chantiers de la Loire à Saint Nazaire pour le cuirassé Liberté et enfin les Forges et Chantiers de la Gironde à Bordeaux pour le cuirassé Vérité).

Cette belle idée est cependant gâchée par un changement de calibre de l'armement secondaire qui passe de 164mm sur les cuirassés République et Patrie à 194mm pour les cuirassés Liberté Démocratie Justice et Vérité.


Camille Pelletan

A cela s'ajoute la brillante action du «naufrageur de la marine», Camille Pelletan qui durant ses trente mois au Ministère de la Marine (juin 1902-janvier 1905) s'ingénia à ralentir la construction des cuirassés vus comme des navires «réactionnaires» et à encourager la construction du torpilleur, un type de navire plus «républicain».

NdA : Il est d'usage de différencier deux classes, la classe République (ou Patrie) et la classe Liberté. Par commodité de rédaction, j'ai préféré faire un article unique.

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MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE REPUBLIQUE    Mer 08 Sep 2010, 22:11

HISTORIQUE

Avant propos

La mise en service successive des République puis des Danton entraina des changements dans l'organisation des divisions de cuirassés. C'est ainsi qu'en 1909, les six cuirassés de cette classe sont regroupés au sein de l'Escadre de la Méditerranée, la 1ère division regroupant les Patrie République et Démocratie alors que la 2ème division est composée des cuirassés Justice Vérité et Liberté.

Quand la première guerre mondiale éclate, les escadres sont regroupés en Méditerranée au sein de l'Armée Navale. Les cuirassés Patrie et Démocratie forment la 2ème division de la 1ère escadre de Ligne alors que la 1ère division de la 2ème escadre de ligne est composée des cuirassés Vérité Démocratie et Justice.

La mise en service des Courbet et des Bretagne entraine la relégation des République et des Danton au sein de la 2ème escadre et c'est ainsi qu'au 1er juillet 1916 avec une deuxième division composée des Justice Vérité et Démocratie alors que les Patrie et République forment la Division de Salonique, le second étant en réserve.

La République

Le cuirassé République

Présentation

-Le cuirassé République est mis sur cale à l'Arsenal de Brest le 2 décembre 1901 lancé le 4 septembre 1902 et admis au service actif le 12 juin 1906, affecté à l'Escadre de la Méditerranée.


Marianne dans le tableau d'Eugène Delacroix "La liberté guidant le peuple"

République (du latin res publica «chose publique») est le régime politique adopté par la France après la chute du Second Empire en septembre 1870. Si la IIIème République est proclamée dès le 4 septembre 1870 après l'annonce du désastre de Sedan, ce n'est qu'en 1875 avec l'adoption des lois constitutionnelles et 1877 avec le départ du président Mac-Mahon que la République va s'enraciner.
Qui dit troisième signifie qu'il y en à eu deux autres auparavant : la première de 1792 à 1804 et la seconde de 1848 à 1852.

Carrière opérationnelle

Après des essais au large de Brest, il gagne la Méditerranée, affecté à la 1ère division de l'Escadre et durant les six années qui le sépare de la première guerre mondiale (1908-1914), il effectue de nombreuses croisières et missions de représentation. Citons pelle mêle les revues présidentielles à Bizerte et à Toulon en 1911, la visite à Malte pour saluer le roi de Grande Bretagne George V (janvier 1912) ou encore l'accueil de l'escadre russe à Toulon en août 1913.

Il connait quelques incidents durant cette période de temps de paix. Le 18 février 1910, son sister-ship Patrie lui lance accidentellement une torpille et lors de l'explosion du Liberté le 25 septembre 1911, il est endommagé par des éléments de l'infortuné cuirassé.

La première guerre mondiale voit le partage des responsabilités entre la France et la Grande Bretagne et si la seconde s'occupe de la Mer du Nord, la France reçoit pour mission de contrôler la Méditerranée, notamment d'empêcher une sortie de la flotte austro-hongroise de l'Adriatique et une éventuelle percée du Goeben réfugié dans les eaux ottomanes.

Les affrontements sont rares et le cuirassé République connait une activité peu soutenu avec des patrouilles à l'orée du canal d'Otrante et des escortes de convois.

Formant la division de Salonique avec son sister-ship Patrie, le cuirassé République assure ainsi le soutien de l'Armée d'Orient déployée dans la région de Salonique contre les Bulgares. Il participe ainsi aux événements d'Athènes le 1er décembre 1916.


Le premier ministre grec Vénizelos favorable à l'Entente

Ce jour là, le débarquement de 1200 marins britanniques français et italiens entraine une réaction de l'armée grecque favorable à un roi pro-allemand, provoquant la mort de 54 marins français, de violents combats éclatent avec le bombardement de la capitale grecque par l'escadre alliée mouillée à Salamine.


Alors que Constantin 1er était plus favorable aux empires centraux

Cela aboutira à la naissance d'un gouvernement pro-allié à Thessalonique dirigé par Venizelos qui s'engagea aux côtés des alliés et plus tardivement, le roi Constantin 1er abdiquant le 11 juin, étant remplacé par son second fils Alexandre qui appela Venizelos à la tête du gouvernement le 27 juin.


Le roi Alexandre 1er

Placé en réserve le 1er juillet 1918, il est réarmé le 15 septembre 1919 pour servir à l'écolage depuis Toulon et ce jusqu'à la fin de l'année 1920. Il est alors remis en réserve, rayé des registres le 18 mai 1921 et vendu à la démolition en 1922.



Le cuirassé République en 1920 alors utilisé comme navire de l'Ecole de canonnage sans canons de 305mm

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MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE REPUBLIQUE    Mer 08 Sep 2010, 22:15

La Patrie

Le cuirassé Patrie en 1912

Présentation

-Le cuirassé Patrie est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée à la Seyne sur Mer le 1er avril 1902 lancé le 17 décembre 1903 et admis au service actif en février 1907 après avoir été armé par l'Arsenal de Toulon.

Le mot patrie, un mot qui aujourd'hui ne fait malheureusement plus guère recette est issu du latin pater (père) et qui désigne la terre des ancêtres, la terre pour laquelle jadis on pouvait se sacrifier pour la défendre contre un ennemi extérieur.

Carrière opérationnelle

Le cuirassé Patrie au Havre en 1909 avec un croiseur cuirassé en arrière plan

Le 12 mars 1907 alors qu'il venait de terminer ses essais et allait débuter sa carrière opérationnelle, le Patrie tire au canon pour défoncer la porte du bassin du Missiessy où se trouvait le cuirassé Iéna en carénage et accélerer le noyage et ainsi tenter de sauver le navire qui explosant à plusieurs reprises tuera 118 officiers et marins et sera déclaré irrécupérable.

Le 18 février 1910 au cours d'un exercice, il lança accidentellement une torpille qui défonça le bordé de son sister-ship République.

Comme son sister-ship précédemment étudié, le cuirassé Patrie est affecté à l'Escadre de la Méditerranée et participe aux différentes missions de représentation réalisées alors que la Mare Nostrum était encore en paix.

Il est ainsi présent aux revues présidentielles menées en 1911 à Bizerte et à Toulon, à Malte en janvier 1912 pour saluer le roi George V où en août 1913 pour accueillir l'escadre russe à Toulon, la France rendant la politesse à son allié russe l'année suivante par une visite à Kronstadt réalisée par les cuirassés Courbet et Jean Bart (16 au 30 juillet 1914).

Quand éclate le premier conflit mondial, le Patrie participe à l'opération menée à l'orée de l'Adriatique le 16 août 1914 et qui voit la destruction du croiseur autrichien Zenta.

A partir de 1915, le cuirassé est affecté à la Méditerranée orientale multipliant les patrouilles et les escortes de convois dans le but de soutenir l'Armée d'Orient engagée depuis Salonique. Il subit un grand carénage à Toulon à l'été 1916 avant de regagner la Méditerranée orientale. C'est ainsi que sa compagnie de débarquement participe aux événements d'Athènes le 1er décembre 1916.

Bâtiment amiral de la Division de Salonique (appelée également Division d'Orient) en juillet 1917, il est de retour à Toulon en 1919.

Placé en réserve du 1er juillet au 25 septembre 1919, il est réarmé pour servir de bâtiment école pour les électriciens et les torpilleurs jusqu'en 1927.

Rayé le 7 novembre 1936, le cuirassé est condamné et vendu à la démolition, son démantèlement étant réalisé à Toulon.


Le cuirassé Patrie au mouillage

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MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE REPUBLIQUE    Mer 08 Sep 2010, 22:24

Le Liberté

Le cuirassé Liberté à Toulon en 1908

Présentation

-Le Liberté est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) à Saint Nazaire en novembre 1902 lancé le 19 avril 1907 et admis au service actif en décembre 1907.

Liberté outre le fait qu'il est l'un des trois mots de la devise de la République Française est issu du latin Libertatem (Etat de l'homme libre) et Liber (homme libre)

Une carrière opérationnelle dramatiquement courte

Tir de régimage pour la tourelle avant du cuirassé Liberté. La tourelle arrière est pointée à l'opposé pour compenser le recul

Affecté à l'Escadre de la Méditerranée en 1908, le cuirassé Liberté participe aux différentes manœuvres de l'escadre jusqu'à un certain 25 septembre 1911.

Ce jour là, le cuirassé est mouillé en rade de Toulon. Le branle-bas sonne à 5h30 et les marins à bord se prépare à une nouvelle journée de travail et de service.

Alors que l'équipage déjeune, des craquements suivis par trois petites explosions sont ressentis par l'équipage, venant apparemment de la soute à munitions avant. De la fumée ressort du casemate bâbord avant et des flammes ressort par le mat creux qui communique avec la cale. Une explosion est imminente, une partie de l'équipage quittant le port.

Les autorités de la base réagissent avec calme et méthode, l'officier de quart fait appeler aux postes d'incendie et quand retenti l'ordre, des marins reviennent à bord pour combattre le feu aux côtés de leurs camarades.

Les navires présents sur rade assistent l'infortuné cuirassé, envoyant des équipes de lutte contre l'incendie et du matériel. Ces secours n'arriveront pas à temps car l'incendie qui dévore le cuirassé devient incontrôlable.

Les officiers présents à bord donnent l'ordre d'évacuation à 5h50 quand une gigantesque explosion secoue le cuirassé, l'avant se soulève, se dresse hors de l'eau, des trombes d'eau retombent en même temps que des éléments de bois, de métal qui endommagent les navires présents sur la rade.


Une plaque de blindage du Liberté dans la coque du cuirassé Patrie

Un immense panache de fumée couvre la rade et quand elle se dissipe, apparaît un amas monstrueux et informe de métal fumant. Les secours sont immédiatement déclenchés pour secourir les blessés et récupérer les corps : 210 marins ont été tués ou sont portés disparu, 136 sont grièvement blessés et 48 touchés plus légèrement.

De nombreuses raisons sont avancées par une presse déchainée comme un incendie qui aurait couvé, un laissé-aller dans le service, la malveillance...... . L'enquête ouverte après l'explosion ne relève aucune faute ou négligence humaine. La catastrophe est lié à la poudre B au stabilisateur défaillant qui à déjà causé des désagréments sur plusieurs navires.

La poudre s'est enflammée spontanément provoquant les détonations entendues avant l'explosion finale. Le stabilisateur défaillant sera remplacé et plus aucun incident ne sera relevé.

L'épave est renflouée entre 1921 et 1925 puis démantelée.


Epave du cuirassé Liberté

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MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE REPUBLIQUE    Mer 08 Sep 2010, 22:30

Le Démocratie

Le cuirassé Démocratie au mouillage

Présentation

-Le cuirassé Démocratie est mis sur cale à l'Arsenal de Brest le 1er mai 1903 lancé le 12 avril 1904 et admis au service actif en juillet 1907.

Démocratie «le pire des régimes à l'exception de tous les autres» (W. Churchill) est le régime politique majoritaire en Europe et généralement dans les pays développés. Il à pour origine deux mots grecs : Demos (peuple) et Kratos (pouvoir) ce qui signifie «le pouvoir par le peuple» ou le «pouvoir du peuple».

Carrière opérationnelle

Le cuirassé Démocratie en 1907

Après ses essais dans l'Atlantique, le Démocratie comme les autres navires de la classe Patrie est affecté à l'Escadre de la Méditerranée.

Il participe aux différentes missions de représentation réalisées alors que la Mare Nostrum était encore en paix.

Il est ainsi présent aux revues présidentielles menées en 1911 à Bizerte et à Toulon, à Malte en janvier 1912 pour saluer le roi George V où en août 1913 pour accueillir l'escadre russe à Toulon, la France rendant la politesse à son allié russe l'année suivante par une visite à Kronstadt réalisée par les cuirassés Courbet et Jean Bart (16 au 30 juillet 1914).

Avec les autres cuirassés de l'Armée Navale, le Démocratie participe au blocus de la flotte austro-hongroise en patrouille dans le canal d'Otrante et participe au combat qui vit la destruction du croiseur austro-hongrois Zenta.

Il passe le reste du conflit à patrouiller en Méditerranée orientale avec des escales à Salonique, Moudros, Mithylène,Corfou,Milo et Salamine avec parfois des retours à Toulon pour réparations et entretien.

Sa compagnie de débarquement est engagée à Athènes le 1er décembre 1916 avant de reprendre ses patrouilles en Méditerranée orientale avec des mouillages réguliers à Salamine, à Bizerte, à Toulon, au Pirée, à Corfou, Tarente et Moudros.

Le 12 novembre 1918, il franchit le détroit des Dardanelles et va mouiller à Odessa et à Sébastopol pour soutenir les Blancs engagés contre les bolcheviks. Il est de retour à Toulon le 10 janvier 1919.

Il est mis en réserve le 1er juillet 1919 et y reste jusqu'à sa radiation des listes de la flotte le 18 mai 1921. La coque est vendue à la démolition en 1922.


Le cuirassé Démocratie en 1913

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MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE REPUBLIQUE    Mer 08 Sep 2010, 22:35

La Justice

Le cuirassé Justice en 1913

Présentation

-Le Justice est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée en mai 1902 lancé le 27 octobre 1904 et admis au service actif en décembre 1907.

Le mot justice qui désigne l'un des trois pouvoirs d'une démocratie à pour origine d'un mot latin iustitia qui signifie «conforme au droit».

Carrière opérationnelle

Admis au service actif au sein de l'Escadre de la Méditerranée, il participa aux secours envoyés par la France aux victimes du tremblement de terre de Messine qui eut lieu le 30 décembre 1908.

Il participe à plusieurs opérations de représentation recevant par exemple la visite du tsar Nicolas II au Havre le 15 avril 1909 ou une participation aux festivités commémorant le tricentenaire de la découverte de l'Hudson en septembre 1909 après avoir traversé l'Atlantique à une moyenne de 17 nœuds

En 1911, il participe aux revues présidentielles qui se déroulent à Toulon et à Bizerte et participe au sauvetage des survivants de son sister-ship Liberté. Quelques mois plus tard, en janvier 1912, il est présent à Malte pour saluer le roi de Grande Bretagne George V et en août 1913, il fait partie du comité d'accueil de l'escadre russe en visite à Toulon.

La première guerre mondiale ayant éclatée, le cuirassé Justice effectua des croisières à l'orée de l'Adriatique pour contrer une éventuelle percée de la flotte austro-hongroise. L'entrée en guerre de l'Italie fera que l'Armée Navale se placera en soutien de la Regia Marina et non en première ligne ce qui rendait l'hypothèse d'une telle opération de moins en moins crédible. Il participe néanmoins à l'engagement du 16 août 1914 qui voit la destruction du Zenta au large de Cattaro (Kotor).

A partir de 1915, il multiplie les missions de patrouille et d'escorte de convois en Méditerranée orientale avec parfois des retours à Toulon pour entretien et carénage. Le 1er décembre 1916, il met à terre sa compagnie de débarquement dont plusieurs membres sont tués.

La guerre terminée, il franchit le détroit des Dardanelles le 12 novembre 1918 et pénètre en mer Noire pour gagner Sebastopol et Odessa.

Le 19 avril au soir éclate à bord des cuirassés France et Jean Bart une mutinerie. Tout commence à bord du France où des hommes rassemblés sur la plage avant refuse bruyamment de charbonner, le lendemain dimanche de Pâques. Cette agitation contamine aussitôt le Jean Bart amarré à quelques mètres de là.

Les marins ont des revendications aussi bien politiques (cessation de la guerre contre les russes et retour en France) que sectorielles (allègement de la discipline, amélioration de la nourriture et envoi de l'équipage en permission).

L'amiral Anet, commandant les forces navales françaises en Mer Noire échoue à ramener le calme qui revient à la nuit tombée en raison de la fatigue. Elle reprend le lendemain, 20 avril, les mutins chantant l'Internationale et hissant le drapeau rouge au mat de beaupré. L'amiral Anet demande au commandant de la France d'appareiller si il le peux mais l'équipage refuse et le cuirassé reste au mouillage.
Le 21 avril, un marin français est tué lors d'une manifestation à Sebastopol ce qui accroit l'énervement de l'équipage même si devant la promesse d'un retour en France la mutinerie s'apaise et se termine le 22 avril.

En ce qui concerne le cuirassé Justice, il y à bien une légère agitation liée aux événements qui ont lieu sur la France mais le commandant parvient à ramener le calme en demande au capitaine d'armes de relever les noms ce qui provoque la dispersion de la quarantaine de marins rassemblés sur la plage avant.

Le Justice appareille de Sebastopol, remorquant le Mirabeau le 5 mai 1919 et arrive à Toulon le 6 juin 1919. Il gagne ensuite Brest où il est placé en réserve normale.

Réarmé pour la Division Ecoles de l'Océan, il est remis en réserve le 1er avril 1920, condamné le 29 novembre 1921 et vendu à la démolition en 1922.

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MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE REPUBLIQUE    Mer 08 Sep 2010, 22:38

La Vérité

Le cuirassé Vérité à Toulon en 1911

Présentation

-Le Vérité est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Gironde à Bordeaux en avril 1903 lancé le 28 mai 1907 et admis au service actif en juin 1908.

Vérité est dérivé du latin verus veritatem qui signifie «vrai».

Carrière opérationnelle

Le cuirassé Vérité au mouillage

Comme son sister-ship précédemment étudié, le cuirassé Vérité est affecté à l'Escadre de la Méditerranée et participe aux différentes missions de représentation réalisées alors que la Mare Nostrum était encore en paix.

Il est ainsi présent aux revues présidentielles menées en 1911 à Bizerte (18 avril) et à Toulon (4 septembre), à Malte en janvier 1912 pour saluer le roi George V où en août 1913 pour accueillir l'escadre russe à Toulon, la France rendant la politesse à son allié russe l'année suivante par une visite à Kronstadt réalisée par les cuirassés Courbet et Jean Bart (16 au 30 juillet 1914).

Déployé au sein de l'Armée Navale en Méditerranée, le cuirassé Vérité à pour mission d'empêcher une percée de la flotte austro-hongroise depuis son refuge adriatique mais mis à part l'engagement du 16 août 1914 qui verra la destruction du Zenta au large de Cattaro, les combats seront rarissimes et les sous marins autrichiens feront bien plus de mal aux alliés que les cuirassés et les croiseurs.

Détaché dans les Dardanelles, il bombarde les forts gardant l'entrée du détroit le 3 novembre 1914 et à partir de 1915/16, il passe la majeure partie de son temps en Méditerranée orientale et participe ainsi aux événements d'Athènes le 1er décembre 1916.

Placé en réserve en juillet et août 1918, il est utilisé comme navire-école à Toulon du 15 septembre 1919 au 1er juillet 1920 avant d'être remis en réserve.

Désarmé le 18 mai 1921, il est condamné et vendu à la démolition à Toulon en 1922.

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MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE REPUBLIQUE    Mer 08 Sep 2010, 22:46

CARACTERISTIQUES TECHNIQUES

Plan du cuirassé Justice avec notamment le champ de bataille des pièces d'artillerie

Déplacement : standard 14870 tonnes (République Patrie) 14900 tonnes (Liberté Démocratie Justice et Vérité)

Dimensions : longueur 133.80m largeur 24.30m tirant d'eau 8.30m (République Patrie) et 8.40m (Liberté Démocratie Justice et Vérité)

Propulsion : trois machines alternatives alimentées en vapeur par 24 chaudières Niclause timbrées à 18kg développant une puissance maximale de 18500ch et entrainant trois hélices

Performances : vitesse maximale 19.3 nœuds distance franchissable : 930 miles nautiques à 18 nœuds, 8400 miles nautiques à 10 nœuds

Protection : ceinture blindée 280mm ponts blindés 51 et 54mm blockhaus 280/300mm casemates 160mm tourelles de 305mm 320mm tourelles de 194mm 160mm

Armement :

Tourelle de 305mm avant du cuirassé Iena après l'explosion du 22 mars 1907

Armement principal

Les six cuirassés de la classe République dispose du même armement principal à savoir 4 canons de 305mm modèle 1893 modifié 1896 répartis en deux tourelles, une à l'avant et la seconde à l'arrière.

Ce canon affiche une longueur de 40 calibres ce qui signifie que le tube du canon mesure 12.2m. Il tire des obus pesant 349kg à une distance maximale de 12000m à l'élévation maximale soit 15°. La cadence de tir est d'environ un coup par minute.

La tourelle double permet aux canons de 305mm de pointer en site de -5° à +15° et en azimut sur 150°à gauche et 150° à droite.

La dotation en munitions est inconnue mais le Iena embarquait 45 obus par canon soit un total de 180 obus de 305mm.

Armement secondaire

Canon de 194mm du cuirassé Patrie

Si les six cuirassés de la classe République ont le même armement principal, ce n'est pas le cas pour l'armement secondaire.

Les cuirassés République et Patrie embarquaient 18 canons de 164.7mm répartis pour douze d'entre eux en six tourelles doubles, le reliquat était disposé en casemates.

Le canon de 164.7mm modèle 1896 était un canon de 45 calibres ce qui signifie que le tube du canon mesure 7.4m. Il tire des obus explosifs de 50.5kg et des obus perforants de 52kg à une distance maximale de 15400m pour l'obus perforant et de 19000m pour l'obus explosif. La cadence de tir est de 3 coups par minute.

Les données concernant la tourelle double me sont inconnues mais pour les canons en casemates, ces derniers pouvaient pointer en site de -10 à =25° et en azimut sur 150°.

Dotation en munitions inconnue.

Les cuirassés Liberté Démocratie Justice et Vérité troquèrent eux les 18 canons de 164mm contre 10 canons de 194mm, six en tourelles simples et quatre en casemates.

Le canon de 194mm modèle 1902 était un canon de 50 calibres ce qui signifie que le tube du canon mesure 9.7m. Il tire des obus explosifs de 89.5kg et des obus perforants de 91.8kg à une distance maximale de 25960m pour l'obus perforant (mais ces chiffres concernent l'affût de défense côtière pouvant pointer jusqu'à +45°, la distance maximale des canons sur les Liberté est moindre mais j'ignore la distance maximale exacte) à raison de d'environ deux coups par minute.

Les tourelles comme les casemates pouvaient pointer en site de -10° à +25° mais les tourelles avaient un champ de battage plus important : 150° à droite et à gauche contre 80° à droite et à gauche pour les casemates.

La dotation en munitions m'est inconnue

Artillerie légère et torpilles

-13 canons de 65mm et 10 canons de 47mm

-2 tubes lance-torpilles sous marins de 450mm

Equipage : 830 officiers et marins

SOURCES

-Eric Gille Cent Ans de cuirassés français Marines Editions juin 1999

-Jean Moulin Les cuirassés français en images Marines Editions octobre 2006

-Marines Magazine Hors Série n°1 «100 ans de marine française T1 : torpilleurs, contre-torpilleurs escorteurs; cuirassés -Des errements de la Jeune Ecole au chant du cygne du Jean Bart-» Avril 2002

-Ressources internet diverses


FIN DE L'ARTICLE
A VENIR : CROISEUR CUIRASSE SMS BLÜCHER


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MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE REPUBLIQUE    Mer 08 Sep 2010, 23:01

Peut-tu ben me dire où tu trouve le temps de faire tout ca? Suberbe article
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MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE REPUBLIQUE    Mer 08 Sep 2010, 23:20

Seawolf a écrit:
Peut-tu ben me dire où tu trouve le temps de faire tout ca? Suberbe article

Merci cousin d'outre-Atlantique

La passion ça donne des ailes. Plus sérieusement, l'intro est celle faite pour l'article sur les Richelieu, la genèse à été assez rapide à écrire et l'historique de ces navires n'est pas très épaisse.

Ce sera encore plus rapide pour le Blücher car j'ai à peu près 75% de fait dans d'autres articles

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MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE REPUBLIQUE    Mer 08 Sep 2010, 23:35

haha!!!! le secret de claus enfin dévoilé!!! appeler la presse, c'est un scoop!!!

non, sérieusement, beau boulot
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MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE REPUBLIQUE    Jeu 09 Sep 2010, 15:01

Citation :
non, sérieusement, beau boulot

Comme toujours thumright

Ces navires sont malheureusement nés trop tard, passé 1905 et le lancement du Dreadnought ils étaient obsolètes à peine lancés. Personnellement les Danton, même si ils étaient également obsolètes dès leur lancement, me semblent bien plus réussis.
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MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE REPUBLIQUE    Jeu 09 Sep 2010, 16:04

dites

un Republique vs Von der Tann.... ca donne quoi ???

ou un Danton Vs Derflinger ?????

ou pareil, un Danton Vs HMS Invicible
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MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE REPUBLIQUE    Jeu 09 Sep 2010, 16:18

glou glou glou Embarassed

Ca restera de la fiction, mais je doute qu'un duel entre nos navires du début du 20eme siècle et leurs homologues britons ou prussien ait tourné à notre avantage
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clausewitz
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MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE REPUBLIQUE    Jeu 09 Sep 2010, 18:40

Ce retard s'explique par l'action du "naufrageur de la marine", Camille Pelletan qui était le dernier ministre de la Marine à avoir confiance dans les théories souvent fumeuses de la Jeune Ecole. Il était par exemple persuadé qu'au combat, les tourelles se bloqueraient dès le premier coup. Il fit effectuer des tests sur le Suffren avec la tourelle protégée par une plaque de blindage qui fût détruire par deux coups mais la tourelle continua à fonctionner ce qui força le ministre à signer l'achat des tourelles et des canons.

Pour ce qui est du duel, il faudrait à mon sens comparer ce qui est comparable, tes comparaisons Bill à mon sens c'est comme si tu faisait une course entre une Ferrari et une 2CV.........

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MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE REPUBLIQUE    Jeu 09 Sep 2010, 18:49

le gros soucis c'est qu'en 1910-1914 on avait pas grand chose à opposer aux autres grandes marines
très peu de Dreadnought et pas de croiseurs de bataille bref une ligne une peu fluette
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MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE REPUBLIQUE    Ven 10 Sep 2010, 07:59

clausewitz a écrit:

Pour ce qui est du duel, il faudrait à mon sens comparer ce qui est comparable, tes comparaisons Bill à mon sens c'est comme si tu faisait une course entre une Ferrari et une 2CV.........

ok... je reprends:

Le Von Der Tann ou l'Invincible viennent trainer leurs guetres devant les cotes francaises, qu'avons nous de mieux a leurs opposer

le BSM Rhone ???
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MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE REPUBLIQUE    Ven 10 Sep 2010, 08:08

Bill a écrit:
clausewitz a écrit:

Pour ce qui est du duel, il faudrait à mon sens comparer ce qui est comparable, tes comparaisons Bill à mon sens c'est comme si tu faisait une course entre une Ferrari et une 2CV.........

ok... je reprends:

Le Von Der Tann ou l'Invincible viennent trainer leurs guetres devant les cotes francaises, qu'avons nous de mieux a leurs opposer

le BSM Rhone ???
Non Bill, le radeau de la Méduse
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MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE REPUBLIQUE    Ven 10 Sep 2010, 13:56

entre le Rhone et la meduse.....

bon....

sinon, pendant le gros suicide collectif numero 1, la france avait ete charge de la surveillance de la Mediterranee

alors supposons que les austro hongrois (ils avaient quoi comme rafiot ???) fasse une sortie , genre il cherhent un jutland avec la marine Francaise

la France tient la route ???
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MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE REPUBLIQUE    Ven 10 Sep 2010, 14:40

Il me semble qu'on avait lancé ce débat dans l'article sur les Tegetthof. Si la Kaiserliche und Königliche Kriegsmarine s'était lancé dans une attaque en règle des flottes alliées, elle aurait pris une sacré dérouillée car elle aurait se farcir les cuirassés italiens de classe Andrea Doria et Conte di Cavour, puis les Courbet (voir les Bretagne) et les prédreadnought français sans parler d'éventuels cuirassés britanniques présents en Méditerranée même si ils n'étaient pas de première jeunesse sans parler des stricts problèlmes logistiques (charbon, munitions) et techniques (réparations des avaries.

Pour ce qui est du duel entre un Tegetthoff et un République, sur le plan strictement militaire, le cuirassé austro-hongrois est supérieur en puissance de feu et en protection (par exemple ceinture de 280mm pour un République et de 310mm pour un Tegetthof) mais au combat l'entrainement de l'équipage et la science d'un bon commandant peuvent compenser une infériorité sur le papier.

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MessageSujet: Re: FRANCE CUIRASSES CLASSE REPUBLIQUE    

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