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 BÂTIMENTS DE PROJECTION ET DE COMMANDEMENT CLASSE MISTRAL

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clausewitz
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MessageSujet: BÂTIMENTS DE PROJECTION ET DE COMMANDEMENT CLASSE MISTRAL   Jeu 26 Aoû 2010, 13:22

BÂTIMENTS DE PROJECTION ET DE COMMANDEMENT (BPC)
CLASSE MISTRAL (FRANCE)


Le BPC Mistral quittant le port de Brest avec en arrière plan la base sous marine qui n'abrite plus de submersibles depuis le désarmement des Agosta.


AVANT PROPOS

La seconde guerre mondiale peut être considérée comme l'âge d'or de l'amphibie avec la réalisation de nombreux débarquements qu'ils soient japonais au début de la guerre et alliés à partir de 1942 aussi bien dans le Pacifique, en Méditerranée ou en Manche. Une véritable génération spontanée de navires ou même de véhicules apparu pour permettre aux alliés de reprendre pied en Europe ou d'effectuer un saut de puce d'atolls en île et d'îles en archipels jusqu'à arriver aux portes du Japon.

La résistance acharnée opposée par les japonais à Iwo Jima et à Okinawa donna des sueurs froides et des nuits pénibles aux amiraux et généraux américains et alliés chargés de planifier les futurs débarquement sur le Japon métropolitain. Les chiffres sur les pertes les plus pessimistes étaient annoncées.

Voilà pourquoi quand il sut que la bombe atomique était viable et utilisable, le président Truman n'hésita pas à ordonner les seuls bombardements atomiques de l'histoire sur Hiroshima et Nagasaki qui abrégèrent la guerre de plusieurs mois et évitèrent par exemple un débarquement soviétique dans le nord de l'archipel et que le Japon ne connaisse le même sort que l'Allemagne.

Le développement de l'arme nucléaire et de l'aviation semblaient ranger les débarquements amphibies massifs dans les rayonnages de l'histoire militaire. L'imposante flotte nécessaire pour une opération de ce genre aurait été une cible idéale pour une bombe atomique.

Les expérimentations de Bikini (opération Crossroads) rassurèrent un peu les marins américains qui comprirent qu'avec quelques précautions et quelques parades préventives, les navires de guerre pouvaient combattre en milieu nucléaire.

Un autre problème se posait aux opérations amphibies. La batellerie développée pour débarquer chars, camions, véhicules légers et soldats ne pouvaient accéder qu'à un faible pourcentage des plages car elles ne pouvaient s'échouer que sur des plages à faible gradiant.

Débarquer des troupes sur une plage c'est bien mais il fallait aussi leur permettre de quitter les plages et de gagner l'intérieur des terres ce que ne permettaient pas toujours la géographie.

Tous ces facteurs facilitaient grandement la défense, un commandant militaire intelligent pouvait avec un certain pourcentage de réussite identifier les plages sur lesquelles l'ennemi pouvait débarquer. Les batteries côtières, les mines, les pièges divers et variés pouvaient rendre un débarquement extrêmement coûteux en vies humaines et en matériel sans parler du fait que si l'ennemi dispose d'une flotte encore respectable, le débarquement pouvait tourner à la catastrophe.

L'apparition de l'hélicoptère relança l'intérêt des opérations amphibies en rendant imprévisibles les zones de débarquement. Ils permettaient d'éviter les défenses côtières puis de les prendre à revers, de changer au dernier moment le lieu du débarquement ou de faire basculer les renforts sur une autre plage.

Cela ne signifiait pas pour autant la fin des chalands et autres péniches de débarquement : les hélicoptères de plus en plus gros et de plus en plus fiables ne pouvaient pas transporter des chars de combat et des véhicules lourds.

Landing Platform Helicopter (LPH) : des conversions et des constructions neuves

Le Thetis Bay et trois Essex pour commencer

Mis à part le contexte particulier de la seconde guerre mondiale où le développement fût accéléré par la pression des événements, le développement d'un nouveau système d'armes prenait généralement du temps et commençait par des conversions plus économiques et moins risqués si jamais la réflexion conduisait militaires et ingénieurs dans le mur.

La mise en oeuvre de nombreux hélicoptères nécessitaient des navires semblables aux porte-avions avec un pont continu totalement dégagé. La conversion était cependant plus simple que celle qui avait transformé un charbonnier, un pétrolier ou une coque de cuirassé ou de croiseur de bataille en porte-avions. Généralement, il fallait débarquer les catapultes et les brins d'arrêt et aménager dans le hangar ou ailleurs dans le navires des logements pour les soldats _en l'occurence ici des Leathernecks, les soldats de l'United States Marines Corps (USMC_.

En décembre 1946, le commandant des Marines écrit au commandant en chef de l'US Navy pour souligner que 275 hélicoptères Piasecki R-16 pouvaient mettre à terre un régiment en une seule rotation. L'aviation embarquée remplacerait à cette occasion l'artillerie et des hydravions seraient utilisés pour les chars et le matériel lourd.

La vitesse fait des Indepnedence des candidats idéaux pour une telle transformation d'autant qu'ils ne peuvent pas mettre en oeuvre des avions à réaction mais le projet n'aboutit pas car les hélicoptères de l'époque n'ont qu'une capacité limitée. Le USS Block Island aurait du devenir le premier LPH avec la marque de coque LPH-1 mais cette conversion fût annulée avant le début des travaux.


Le USS Thetis Bay

Le premier porte-avions transformé est un porte-avions d'escorte de classe Casablanca, le USS Thetis Bay (CVE-90). Il est mis sur cale aux chantiers Kaiser de Vancouver le 22 décembre 1943 lancé le 16 mars 1944 et admis au service actif le 12 avril 1944. Il participe à la guerre du Pacifique essentiellement dans le transport d'aviation avant d'enchainer d'octobre 1945 à janvier 1946 par l'opération Magic Carpet. Il est désarmé à Bremerton le 7 août 1946.

En mai 1955, le porte-avions d'escorte est remorqué au San Francisco Naval Shipyard pour être converti en porte-hélicoptère. Il est reclassé CVHA-1 le 1er juillet 1955 et remis en service le 20 juillet 1956. Réellement opérationnel le 1er septembre, il arriva à Long Beach le 20 septembre 1956. A nouveau reclassé le 28 mai 1959 (LPH-6), il fût déployé à plusieurs reprises en Extrême Orient et en mai 1960 réalisa le premier assaut héliporté nocturne, débarquant 1300 marines et 33 tonnes de matériel.

Transféré en décembre 1961 dans l'Atlantique, il passa la fin de sa carrière dans cet océan, participant notament à la crise des missiles de Cuba. Il est désarmé et rayé des registres le 1er mars 1964 avant d'être vendu à la démolition en décembre 1964.

Caractéristiques Techniques du Thetis Bay

Déplacement : standard 7076 tonnes pleine charge 9434 tonnes

Dimensions : longueur (hors tout) 156.13m largeur (flottaison) 19.86m (pont d'envol) 32.94m tirant d'eau : 6.86m

Propulsion : deux machines verticales à expansion à quintuple détente Skinner Unaflow alimentées par 4 chaudières à haute pression développant 9000ch et entrainant deux hélices.

Performances : vitesse maximale 19 noeuds distance franchissable 10240 miles nautiques à 15 noeuds

Armement : un canon de 127mm, 16 canons de 40mm Bofors en huit affûts doubles et 20 canons de 20mm en affûts simples

Groupe aérien : 28 hélicoptères

Equipage (porte-avions) : 910 officiers et marins


La taille réduite du premier porte-hélicoptère américain poussa les américains à imaginer des LPH de plus grande taille. A cette époque, l'hélicoptère était encore un drôle engin aux capacités encore méconnues. Voilà pourquoi malgré le succès du Thetis Bay, il était hors de question pour le Congrès de délier les cordons de la bourse pour construire un navire neuf.

L'ère des conversions continua. Le choix des américains se porta sur trois porte-avions de classe Essex, les USS Boxer (CV-21) Princeton (CV-37) et Valley Forge (CV-45) qui perdirent catapultes et brins d'arrêts et furent aménagés pour recevoir hélicoptères et marines. Ils peuvent ainsi transporter 1950 hommes et 2000 tonnes de matériel.


Le USS Boxer

-Le USS Boxer (CV-21) est mis sur cale aux chantiers de la Newport News Shipbuilding and Drydock Corporation de Newport News (Virginie) le 13 septembre 1943 lancé le 14 décembre 1944 et admis au service actif le 15 avril 1945. Il participe aux dernières opérations de la seconde guerre mondiale avant de participer à la guerre de Corée.

Reclassé porte-avions d'attaque (CVA-21) le 1er octobre 1952, il devient ensuite un porte-avions ASM (CVS-21) le 15 novembre 1955 avant d'être reclassé Landing Platform Helicopter et une nouvelle marque de coque, la LPH-4 le 30 janvier 1959. Il sert dix ans dans ce rôle avant d'être désarmé et rayé des registres le 1er décembre 1969 et démoli en 1971.


Le USS Princeton

-Le USS Princeton (CV-37) est mis sur cale au Philadelphia Navy Yard (Pennsylvanie) sous le nom de Valley Forge le 14 septembre 1943 mais rebaptisé le 21 novembre 1944. Lancé le 18 juillet 1945, il est admis au service actif le 18 novembre 1945. Désarmé et placé en réserve le 21 juin 1949, il est réarmé le 28 août 1950 suite au déclenchement de la guerre de Corée. Il est reclassé porte-avions d'attaque (CVA-37) le 1er octobre 1952 et porte-avions ASM (CVS-37) le 12 novembre 1953.

Le 2 mars 1959, il est reclassé porte-hélicoptère avec LPH-5 comme nouvelle marque de coque, les travaux de conversion l'immobilisant au Long Beach Naval Shipyard du 19 mars au 19 mai 1959. il est désarmé et rayé des registres le 30 janvier 1970 avant d'être vendu à la démolition en septembre 1973.


Le USS Valley Forge

-Le USS Valley Forge (CV-45) est mis sur cale au Philadelphia Navy Yard le 7 septembre 1944 lancé le 18 novembre 1945 et admis au service actif le 3 novembre 1946. il participe à la guerre de Corée, étant reclassé porte-avions d'attaque (CVA-45) le 1er octobre 1952 puis porte-avions ASM (CVS-45) le 1er janvier 1954. Reclassé porte-hélicoptère (LPH-8) le 1er juillet 1961, il à été converti au Norfolk Naval Shipyard de mars à juillet 1961. Il est désarmé et rayé des registres le 15 janvier 1970 et vendu à la démolition le 29 octobre 1971.

Caractéristiques Techniques de la classe Essex

Déplacement : standard 27600 tonnes pleine charge 33000 tonnes

Dimensions : longueur 266m largeur (flottaison) 28m tirant d'eau 7m

Propulsion : turbines à engrenages Westinghouse alimentées par huit chaudières Babcock &Wilcox développant une puissance totale de 150000ch et entrainant quatre hélices

Performances : vitesse maximale 33 noeuds distance franchissable 15000 miles nautiques à 15 noeuds

Protection : ceinture 64 à 102mm pont blindé du hangar 38mm

Armement : 12 canons de 127mm en quatre tourelles doubles et quatre en affûts simples, 68 canons de 40mm en dix-sept affûts quadruples et 65 canons de 20mm

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MessageSujet: Re: BÂTIMENTS DE PROJECTION ET DE COMMANDEMENT CLASSE MISTRAL   Jeu 26 Aoû 2010, 13:36

Classe Iwo Jima

C'est en 1958 que la décision à été prise de convertir trois Essex en porte-hélicoptères. Parallèlement, les américains travaillaient sur des porte-hélicoptères conçus dès l'origine comme tels. Sept unités vont ainsi être commandés entre 1960 et 1966 formant la classe Iwo Jima. Le tracé de leur coque et leur faible vitesse (21 noeuds) les font ressembler à des porte-avions d'escorte et ils doivent assurer si nécessaire le rôle de porte-hélicoptère ASM.


Le USS Iwo Jima

-Le USS Iwo Jima (LPH-2) est mis sur cale au Puget Sound Naval Shipyard de Bremerton (Etat de Washington) le 2 avril 1959 lancé le 17 septembre 1960 et admis au service actif le 26 août 1961. Il est désarmé le 14 juillet 1993 à Norfolk, rayé des registres le 24 septembre 1993 et vendu à la démolition le 18 décembre 1995 avant d'être démantelé à Brownsville au Texas.


Le USS Okinawa

-Le USS Okinawa (LPH-3) est mis sur cale au Philadelphia Naval Shipyard (Pennsylvanie) le 1er avril 1960 lancé le 19 août 1961 et admis au service actif le 14 avril 1962. Il est désarmé et rayé des registres le 17 décembre 1992, transféré à Suisun Bay en Californie (National Defense Reserve Fleet) où il reste en attente d'un hypothétique réarmement jusqu'à son transfert au Naval Inactive Ships Maintenance Facility de Bremerton en août 2000 en vue d'être coulé comme cible (SINKEX), exercice qui à lieu le 6 juin 2002 au large de la Californie.


Le USS Guadalcanal

-Le USS Guadalcanal (LPH-7) est mis sur cale au Philadelphia Naval Shipyard (Pennsylvanie)le 1er septembre 1961 lancé le 16 mars 1963 et admis au service actif le 20 juillet 1963. Désarmé à Philadelphie le 31 août 1994 et rayé des registres le même jour, il est coulé comme cible 19 mai 2005.


Le USS Guam

-Le USS Guam (LPH-9) est mis sur cale au Philadelphia Naval Shipyard (Pennsylvanie) le 15 novembre 1962 lancé le 22 août 1964 et admis au service actif le 16 janvier 1965. De janvier 1972 à avril 1974, le Guam est transformé en Sea Control Ship (SCS) avec Sea King de lutte ASM et Harrier. Redevenu un navire amphibie comme les autres, il est désarmé le 25 août 1998, rayé des registres le 28 août et transféré à Fort Eustis (Virginie) où il rejoint les unités de la National Defense Reserve Fleet ancrées dans la James River. Il est au final coulé comme cible le 16 octobre 2001.


Le USS Tripoli

-Le USS Tripoli (LPH-10) est mis sur cale aux chantiers navals Ingalls Shipbuilding Corporation installés à Pascagoula dans le Mississippi le 15 juin 1964 lancé le 31 juillet 1965 et admis au service actif le 6 août 1966. Désarmé et rayé des registres le 15 septembre 1995, il est transféré à l(US Army le 27 juin 1997 mais son sort final m'est inconnu.


Le USS New Orleans

-Le USS New Orleans (LPH-11) est mis sur cale au Philadelphia Naval Shipyard le 1er mars 1966 lancé le 3 février 1968 et admis au service actif le 16 novembre 1968. Désarmé le 1er octobre 1997, il est transféré à la Pacific Reserve Fleet ancrée à Suisun Bay en Californie avant d'être rayé des registres le 23 octobre 1998. Il aurait pu être donné à une fondation pour être transformé en musée mais cette possibilité à disparu en 2005 quand la coque de l'ancien porte-hélicoptères est transféré à Pearl Harbor où elle resta quatre ans avant d'être récemment coulé comme cible lors d'un SINKEX.


Le USS Inchon

-Le USS Inchon (LPH-12) est mis sur cale aux chantiers navals Ingalls Shipbuilding le 8 avril 1968 lancé le 24 mai 1969 et admis au service actif le 20 juin 1970. Le 6 mars 1995, il est reclasé comme bâtiment de soutien et de commandement de guerre des mines (Mine Countermeasures Command and Support Ship) avec la marque de coque MCS-12. Transformé dans son chantier constructeur de mars 1995 à mai 1996. Il est affecté à la Naval Reserve Fleet le 30 septembre 1996 avant d'être désarmé le 20 juin 2002. Il à été coulé comme cible le 5 décembre 2004 au large de la Virginie.



Caractéristiques Techniques de la classe Iwo Jima

Déplacement (pleine charge) : 18300 tonnes

Dimensions : longueur 193.98m hors tout (176.80 à la flottaison) largeur 32.90m hors tout (25.30m à la flottaison) tirant d'eau 7.90m

Propulsion : une turbines à engrenages Westinghouse alimentées en vapeur par deux chaudières à surchauffe dévellopant une puissance totale de 22000ch et entrainant une hélice

Performances : vitesse maximale 21 noeuds distance franchissable inconnue

Electronique : un radar de navigation LN-66, un radar de veille surface SPS-10, un radar de veille aérienne SPS-40, un radar SPN-10 ou SPN-40 d'aide aux opérations aériennes, un lance-leurres Super RBOC

Armement : 4 canons de 76mm en deux affûts doubles, deux lanceurs octuples Mk25 pour missiles Sea Sparrow et 2 canons de 40mm.

Installations aéronautiques : Hangar haut de 6.10m de 400m², deux ascenseurs latéraux

Groupe aérien : 20 à 24 appareils

Equipage : 667 officiers et matelots. 2200 marines peuvent être transportés

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MessageSujet: Re: BÂTIMENTS DE PROJECTION ET DE COMMANDEMENT CLASSE MISTRAL   Jeu 26 Aoû 2010, 13:59

Un radier et un pont d'envol

Landing Helicopter Assault Classe Tarawa

Comme nous l'avons vu plus haut, les hélicoptères étaient très utiles pour les opérations amphibies mais avaient un défaut majeur : ils ne pouvaient pas emporter des véhicules aussi lourds que des chars de combat qui étaient indispensables pour un débarquement sur une plage défendue. D'où le maintien dans toutes les marines mondiales et donc de l'US Navy d'une puissance batellerie et donc des navires pour les transporter à l'autre bout de la planète.

Les américains avaient pendant le second conflit mondial construits plusieurs LSD et satisfaits du résultat, ils avaient poursuivit sur leur lancée, développant également le concept du LPD qui disposaient de capacités de transport en véhicules accrues. Par rapport aux navires construits durant le second conflit mondial, les LSD classe Cabildo, Thomaston, Anchorage et les LPD classe Raleigh et Austin disposaient d'un pont d'envol destiné à mettre en oeuvre des hélicoptères au dessus du radier mais seuls les LPD disposaient de hangars pour les abriter les réparer.

Suite logique, les américains imaginèrent marier le concept LPD/LSD avec celui du LPH obtenant un navire qui disposait d'un pont d'envol continu avec un radier, le programme qui allait aboutir à la classe Tarawa étant lancé le 23 février 1965 pour remplacer les Essex convertis en LPH. Il pouvait ainsi héliporter une unité de marines pour s'emparer d'une position clé puis d'y envoyer des renforts par sa batellerie. Ces navires pouvaient aussi assurer des missions de commandement et en mettant en oeuvre des Harrier, les Tarawa devenant ainsi de petits porte-aéronefs.

Litton remporte en 1968 le contrat pour la construction de neufs navires mais les restrictions budgétaires consécutives à la fin de la guerre du Vietnam réduisirent la série à cinq qui portaient le nom de batailles dans lesquelles les marines s'étaient illustrés (Tarawa Saipan Belleau Wood Nassau Peleliu)


Le USS Tarawa

-Le USS Tarawa (LHA-1) est mis sur cale aux chantiers Ingalls Shipbuilding Corp. De Pascagoula dans le Mississippi en novembre 1972 lancé le 1er décembre 1973 et admis au service actif le 29 mai 1976, affecté à la 3ème flotte (Pacifique) et basé à San Diego. La cérémonie de désarmement à eu lieu le 4 décembre 2008 mais son désarmement administratif n'à eu lieu que le 31 mars 2009.


Le USS Saipan

-Le USS Saipan (LHA-2) est mis sur cale aux chantiers Ingalls Shipbuilding Corp. De Pascagoula dans le Mississippi le 21 juillet 1972 lancé le 18 juillet 1974 et admis au service actif le 15 octobre 1977. Affecté à la 1ère flotte (Atlantique) et basé à Norfolk, le Saipan à été désarmé et rayé des registres le 24 avril 2007, quatre jours après la cérémonie officielle. L'ancien porte-hélicoptère d'assaut à été vendu à la démolition le 22 mai 2009 à International Shipbreaking Ltd de Brownsville au Texas.


Le USS Belleau Woods

-Le USS Belleau Woods (LHA-3) est mis sur cale aux chantiers Ingalls Shipbuilding Corp. De Pascagoula dans le Mississippi le 5 mars 1973 lancé le 11 avril 1977 et admis au service actif le 23 septembre 1978. Affecté à la 3ème flotte dans le Pacifique avec pour base San Diego, il y à été désarmé le 13 octobre 2005 et remorqué à l'Inactive Ship Maintenance Facility (ISMF) de Pearl Harbor où il à été formellement retiré du service actif le 28 octobre 2005 et coulé comme cible le 10 juillet 2006.


Le USS Nassau

-Le USS Nassau (LHA-4) est mis sur cale aux chantiers Ingalls Shipbuilding Corp. De Pascagoula dans le Mississippi le 13 août 1973 lancé le 21 janvier 1978 et admis au service actif le 28 juillet 1979. Il est toujours en service au sein de la marine américaine


Le USS Peleliu

-Le USS Peleliu (ex-Da Nang ex-Khe Sanh) (LHA-5) est mis sur cale aux chantiers Ingalls Shipbuilding Corp. De Pascagoula dans le Mississippi le 12 novembre 1976 rebaptisé Peleliu le 15 février 1978, lancé le 25 novembre 1978 et admis au service actif le 3 mai 1980. Toujours en service dans la marine américaine en 2010.

Caractéristiques Techniques de la classe Tarawa

Déplacement : standard 25120 tonnes pleine charge 39970 tonnes

Dimensions : longueur : (hors tout) 254.20m (entre perpendiculaires) 237.14 largeur (hors tout) 40.23m (flottaison) 32.30m tirant d'eau : 8.40m

Propulsion : deux turbines à engrenages Westinghouse alimentées en vapeur par deux chaudières à surchauffe dévellopant 70000ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 24 noeuds distance franchissable inconnue

Electronique : radar de navigation SPS-64(v)9 ou SPS-73, un radar de veille combinée SPS-67(v)1 ou (v)3, un radar de veille air SPS-40E, un radar d'altimétrie et de veille 3D SPS-48A, un radar d'appontage SPN-43B et un radar SPN-35, un TAS Mk23, un brouilleur détecteur SLQ-32(v)3, 4 lance-leurres Super RBOC mk36, un lance-leurres SLQ-49, un bruiteur remorqué SLQ-25 Nixie, un IFF UPX-36, un Tacan URN-25

Armement : 2 canons de 127mm Mk45 à l'avant (débarqués, elles ont été revendues à l'Espagne pour équiper ses destroyers classe Alvaro de Bazan). 2 systèmes RAM, deux Phalanx, 8 mitrailleuses de 12.7mm .

Installations amphibies : un radier de 3134 m² (81.70m de long sur 23.40m) pouvant abriter quatre 4 LCU et un un LCAC ou 6 LCM Le pont d'envol peut accueillir deux LCM8 et deux LCP ou 17 LCM6)

Installations aéronautiques : Le pont d'envol de 250m de long sur 36m relié à un hangar de 81.70m de long sur 23.80m de large et 6.10m de haut par deux ascenseurs, un ascenseur axial de 40 tonnes à l'arrière et un autre latéral à bâbord et repliable de 20 tonnes. Le pont d'envol, le hangar et le radier sont reliés par cinq ascenseurs d'une tonne pour le matériel et les hommes. Le hangar peut accueillir 30 CH-46 ou 19 CH-53 mais le plus souvent un panachage des deux et 6 Harrier.

Equipage : 90 officiers et 812 matelots. 1903 marines dont 172 officiers. Surface de pont disponible 3134 m²


Landing Helicopter Dock classe Wasp

Après la construction des Tarawa, l'US Navy se pencha au début des années quatre-vingt sur le remplacement des Iwo Jima en service depuis près de vingt ans. Dans la stratégie militaire américaine, l'offensive contre l'Union Soviétique était de nouveau de rigueur. Plus question d'attendre une nouvelle bataille de l'Atlantique, l'US Navy devait empêcher les forces soviétiques d'atteindre l'Océan Atlantique et dans cette mission, les porte-hélicoptères d'assaut avait un rôle majeur à jouer. Non seulement, ils pouvaient servir de porte-hélicoptères ASM mais ils disposaient de Harrier. On pouvait donc imaginer des débarquements de Marines en Norvège ou même en URSS pour bloquer la flotte dans ces bases.

Satisfaits de la classe Tarawa, les américains partent de son design pour leur nouvelle classe mais augmentent les dimensions et adaptent le radier à l'emploi de LCAC (Landing Craft Air Cushion) qui permettent d'augmenter les rotations ou d'éloigner davantage de la côte les navires. Ils ne reçoivent cependant par de tremplin pour ne pas relancer le spectre du SCS et montrer que leur mission principale est l'assaut amphibie. Sept navires sont d'abord construits suivis quelques années plus tard par un huitième.


Le USS Wasp

-Le USS Wasp (LHD-1) est mis sur cale aux chantiers navals de la Litton-Ingalls Shipbuilding Corporation sis à Pascagoula (Mississipi) le 30 mai 1985 lancé le 4 août 1987 et admis au service actif le 29 juillet 1989. Toujours en service en 2010, il est basé à Norfolk.


Le USS Essex

-Le USS Essex (LHD-2) est mis sur cale aux chantiers navals de la Litton-Ingalls Shipbuilding Corporation sis à Pascagoula (Mississipi) le 20 mars 1989 lancé le 23 février 1991 et admis au service actif le 17 octobre 1992. Il est actuellement basé à Sasebo au Japon.


Le USS Kearsarge

-Le USS Kearsarge (LHD-3) est mis sur cale aux chantiers navals de la Litton-Ingalls Shipbuilding Corporation sis à Pascagoula (Mississipi) le 9 février 1990 lancé le 26 mars 1992 et admis au service actif le 16 octobre 1993. Comme le Wasp, il est basé à Norfolk.


Le USS Boxer

-Le USS Boxer (LHD-4) est mis sur cale aux chantiers navals de la Litton-Ingalls Shipbuilding Corporation sis à Pascagoula (Mississipi) le 8 avril 1991 lancé le 28 août 1993 et admis au service actif le 11 février 1995. Il est basé à San Diego.


Le USS Bataan

-Le USS Bataan (LHD-5) est mis sur cale aux chantiers navals de la Litton-Ingalls Shipbuilding Corporation sis à Pascagoula (Mississipi) le 22 juin 1994 lancé le 15 mars 1996 et admis au service actif le 20 septembre 1997. Il est basé à Norfolk en compagnie de ses sister-ship Kearsarge et Wasp.


Le USS Bonhomme Richard

-Le USS Bonhomme Richard (LHD-6) est mis sur cale aux chantiers navals de la Litton-Ingalls Shipbuilding Corporation sis à Pascagoula (Mississipi) le 28 juin 1995 lancé le 14 mars 1997 et admis au service actif le 15 août 1998. Il est basé à San Diego en compagnie du Boxer.


Le USS Iwo Jima

-Le USS Iwo Jima (LHD-7) est mis sur cale aux chantiers navals de la Litton-Ingalls Shipbuilding Corporation sis à Pascagoula (Mississipi) le 3 novembre 1997 lancé le 2 février 2000 et admis au service actif le 30 juin 2001. Il est basé à Norfolk en compagnie du Kearsarge, du Bataan et du Wasp


Le USS Makin Island

-Le USS Makin Island (LHD-8) est mis sur cale aux chantiers navals de la Litton-Ingalls Shipbuilding Corporation sis à Pascagoula (Mississipi) le 14 février 2004 lancé le 22 septembre 2006 et admis au service actif le 24 octobre 2009. Il est basé à San Diego en compagnie du Boxer et du Bonhomme Richard.



Caractéristiques Techniques de la classe Wasp

Déplacement : standard 28230 pleine charge 40530 tonnes (42450 tonnes pour le LHD-8)

Dimensions : longueur (hors tout) 257.30m (flottaison) 237.14m largeur (hors tout) 42.67m (flottaison) 32m tirant d'eau : 8.13m

Propulsion : deux turbines à engrenages alimentées par deux chaudières développant une puissance totale de 70000ch et entrainant deux hélices. Le LHD-8 est propulsé par deux turbines à gaz LM-2500 de 36000ch et 2 moteurs électriques de 5000ch pour les vitesses lentes

Performances : vitesse maximale 22 noeuds distance franchissable : 9500 miles nautiques à 18 noeuds

Electronique : radar de navigation SPS-64(v)9 ou SPS-73, un radar de veille combinée SPS-67(v)1 ou (v)3, un radar de veille air SPS-40E, un radar d'altimétrie et de veille 3D SPS-48A, un radar d'appontage SPN-43B et un radar SPN-35, un TAS Mk23, un brouilleur détecteur SLQ-32(v)3, 4 lance-leurres Super RBOC mk36, un lance-leurres SLQ-49, un bruiteur remorqué SLQ-25 Nixie, un IFF UPX-36, un Tacan URN-25

Armement : deux lanceurs RAM Mk31,deux lanceurs octuples Mk25 pour Sea Sparrow, trois Phalanx (sauf Iwo Jima et Bataan qui n'en ont que deux) quatre canons de 25mm Mk38 (trois pour les Iwo Jima et Bataan) et quatre mitrailleuses de 12.7mm. Les lanceurs octuples vont être remplacés par deux lanceurs verticaux de 12 missiles ESSM.

Installations amphibies : radier de 81.70m de long sur 15.24m de large et une hauteur de 8.50m pouvant recevoir 3 LCAC ou 2 LCU ou 6 LCM ou des véhicules amphibies LVTP-7. Surface des ponts pour les véhicules : 2127 m² capacités soutes : 3100 m²

Installations aéronautiques : pont d'envol de 249.62m de long sur 32.31m de long avec neuf spots d'appontage. Hangar de 1400 m² relié par deux ascenseurs de 34 tonnes latéraux (15.20m de long sur 13.70m de large)

Groupe aérien : le groupe aérien standard d'un LHD de classe Wasp se compose de 6 Harrier, de 4 hélicoptères d'attaque AH-1 Cobra, 12 CH-46 Sea Knight, 4 CH-53 Sea Stallion, 3 UH-1N Twin Huey. En configuration assaut, il peut embarquer 42 CH-46 Sea Knight et en configuration «Sea control» il embarque 20 Harrier et 6 hélicoptères ASM SH-60.

Equipage : 10 officiers et 1004 officiers mariniers et matelots. Le groupe de combat embarqué est de 1894 marines.

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MessageSujet: Re: BÂTIMENTS DE PROJECTION ET DE COMMANDEMENT CLASSE MISTRAL   Jeu 26 Aoû 2010, 14:15

Un LHA sans radier : la classe America

Représentation virtuelle du futur porte-hélicoptère américain

Les Tarawa arrivent en fin de vie opérationnelle. Trois d'entre-eux ayant déjà été désarmés et leur remplacement est étudié depuis le début des années 2000 dans le cadre du programme LHA-R (Landing Helicopter Assault-Replacement).

Le Makin Island sert de transition entre la classe Wasp et la nouvelle classe de porte-hélicoptères d'assaut qui privilégiant l'emport d'aéronefs ne dispose pas de radier ce qui en fait plus un LPH qu'un LHA ou un LHD. Cinq unités sont prévues, la première ayant été baptisée America avec LHA-6 pour marque de coque, il à été mis sur cale le 17 juillet 2009, son lancement est prévu pour 2010 et son admission au service actif pour 2013.

Caractéristiques Techniques de la classe America

Déplacement à pleine charge : 44850 tonnes

Dimensions : longueur 280.77m largeur (hors tout) 45.71m (flottaison) 32.31m tirant d'eau 8m

Propulsion : deux turbines à gaz LM 2500 de 35000ch et deux moteurs électriques de 5000ch soit une puissance dévellopée de 70000ch et entrainant deux hélices


Performances : vitesse maximale 24 noeuds distance franchissable 9500 miles nautiques de 20 noeuds

Electronique : un radar SPS-48E puis MFR/VSR, un SPS-73, un SPN-35, un SPN-43, un brouilleur détecteur SLQ-32(v)3, un bruiteur remorqué SLQ-25 Nixie, 6 lance-leurres Super RBOC Mk36

Armement : deux lanceurs RAM mk49, deux Phalanx, 3 canons de 25mm et 8 mitrailleuses de 12.7mm. Des missiles ESSM pourraient être embarqués

Groupe aérien : le hangar peut accueillir 31 aéronefs qui utilisent 2 ascenseurs latéraux et 9 spots d'appontage. Les appareils embarqués sont des F-35B, des MV-22, des CH-53K, des AH-1Z et des UH-1Y

Equipage : 100 officiers et 10004 hommes. Il peut embarquer 1800 marines dont 180 officiers.


Et l'Europe dans tout ça ?

Durant toute la guerre froide, l'Europe est en première ligne et il était évident qu'en cas de conflit avec le bloc communiste, le Vieux Monde aurait été le principal champ de bataille. Adoptant une posture défensive, les marines européennes étaient peu nombreuses à avoir besoin de navires amphibies et celles qui en construisaient se contentaient de navires de type LPD ou LSD qui privilégiait l'emport de chalands de débarquement au détriment de celui d'hélicoptères.

Les anglais ne faisant jamais les choses comme tout le monde ils ont rapidement imités leurs cousins d'outre Atlantique en utilisant plusieurs porte-hélicoptères. Ils peuvent même se targuer d'avoir été les premiers à lancer un assaut héliporté avec les porte-avions Océan et Theseus de classe Colossus le 6 novembre 1956 dans le cadre de l'opération Mousquetaire/Muskeeter qui visait à mettre au pas Nasser, opération qui fût un succès militaire mais un fiasco politique.


Le porte-avions Bulwark termina sa carrière comme porte-hélicoptères

Satisfaits de cette première tentative, ils convertissent ensuite des porte-avions plus gros de classe Centaur. Trois navires sont ainsi modifiés, les Albion Bulwark et Hermes (avant qu'il ne soit transformé en porte-aéronefs ASM) qui participèrent à de nombreuses interventions du temps de la guerre froide jusqu'à leur désarmement en 1973 pour l'Abion et 1981 pour le Bulwark.


Le porte-hélicoptères auxiliaire Argus

Il fallu cependant attendre les années quatre-vingt dix pour qu'un nouveau porte-hélicoptères fasse son apparition au sein de la Royal Navy. Après la guerre des Malouines, la marine de Sa Gracieuse Majesté avait acquis un porte-conteneurs transformé en porte-aéronefs auxiliaire et baptisé Argus mais c'était un pis-aller. Il fallu cependant attendre les années quatre-vingt dix et les limites de l'Argus révélées par la guerre du Golfe et la Bosnie pour débloquer la situation, le premier LPH britannique construit dès l'origine pour cette mission est commandé le 11 mai 1993.


Le HMS Ocean

-Le HMS Ocean (L-12) est construit aux chantiers navals Kvaerner de Govan et avchevé par la Vickers Shipbuilding and Engineering Ltd (VSEL). Mis sur cale le 30 mai 1994 lancé le 11 octobre 1995 avec pour marraine la reine d'Angleterre, Elisabeth II et admis au service actif le 30 septembre 1998, son port d'attache étant Devonport.

Caractéristiques Techniques du HMS Ocean

Déplacement : standard 18000 tonnes pleine charge 21600 tonnes

Dimensions : longueur (hors tout) 203.4m (entre perpendiculaires) 193m largeur (hors tout)34.40m (flottaison) 28.50m tirant d'eau 6.60m
Propulsion : deux moteurs diesels Crossley-Pielstick 16 PC 2-6 V 400 dévellopant 23900ch et entrainant deux hélices; un propulseur d'étrave Kamewa de 450 kw

Performances : vitesse maximale 18 noeuds (15 noeuds en service courant) distance franchissable : 8000 miles nautiques à 15 noeuds

Electronique : un radar de veille surface-air type 996(2), et deux radars de navigation type 1007, 8 lance-leurres Sea Gnat, un brouilleur type 675 (débarqué), un détecteur UAT-4, un leurre antitorpille 2170

Armement : 5 canons de 20mm GAM-BOI, 3 Phalanx Mk 1B

Battelerie : 4 LCVP Mk5

Installations aéronautiques : pont d'envol de 170m de long sur 32.60m avec six spots d'appontage, hangar de 111.30m de long sur 21m de large et 6.20m de haut, deux ascenseurs axiaux

Groupe aérien : Il se compose généralement de 12 Westland Commando et de 7 Lynx ou Apache. Il peut aussi transporter 15 Harrier mais n'est pas capable de les mettre en oeuvre

Equipage : la conduite du navire est assurée par 285 officiers et marins, le groupe aérien requiert généralement 180 hommes. L'Ocean peut transporter 500 Royal Marines (800 pour une courte durée) et 40 véhicules


La deuxième marine à s'en équiper est la marine italienne, la Marina Militare qui mit en service en à la fin des années quatre-vingt et le début des années quatre-vingt dix, les San Gorgio San Marco et San Giusto. Ces navires disposaient d'un pont d'envol continu et d'un radier mais pas de hangar ce qui peut limiter l'emploi dans la durée des hélicoptères embarqués. Ces navires doivent d'ailleurs être remplacés par deux vrais LHD de 20000 tonnes qui doivent également remplacer le Giuseppe Garibaldi.


Le San Marco dans sa configuration initiale et ci-dessus dans sa configuration actuelle



-Le San Giorgio (L-9892) est mis sur cale aux chantiers navals Ficantieri de Riva Trigoso le 26 juin 1985 lancé le 25 février 1987 et admis au service actif le 13 février 1988

-Le San Marco (L-9893) est mis sur cale aux chantiers navals Ficantieri de Riva Trigoso le 28 juin 1986 lancé le 25 octobre 1987 et admis au service actif le 14 mai 1988

-Le San Giusto (L-9894) est mis sur cale aux chantiers navals Ficantieri de Riva Trigoso le 7 avril 1992 lancé le 2 décembre 1993 et admis au service actif le 14 avril 1994

Caractéristiques Techniques de la classe San Giorgio

Déplacement : standard 6000 tonnes pleine charge 7960 tonnes

Dimensions : longueur (hors tout) 133m (entre perpendiculaires) 118m largeur (hors tout) 25m (flottaison) 20.5m tirant d'eau 5.25m

Propulsion : deux moteurs diesels GMT A 420 12 dévellopant 16800ch et entrainant deux hélices. Un propulseur d'étrave.

Performances : vitesse maximale 21 noeuds distance franchissable 7500 miles nautiques à 17 noeuds 4500 miles nautiques à 20 noeuds
Electronique : un radar SPS-702, un radar SPN-748 (753 pour le San Giusto), un SPG-70 pour le San Giusto, un brouilleur SLQ-747 sur le San Giusto, un détecteur SLR-730, deux lance-leurres IR, un bruiteur remorqué Nixie

Armement : un canon de 76mm débarqué des San Giorgio et San Marco pour augmenter la taille du pont d'envol 2 canons de 25mm, 2 mitrailleuses de 12.7mm et deux systèmes Stinger pour le San Gorgio et le San Marco

Battelerie : trois LCM trois LCVP une embarcation pneumatique

Groupe aérien composé de 3 Sea King ou 5 Agusta Bell AB-212 qui utilise un pont d'envol muni de trois spots. Il n'y à pas de hangar mais le San Giusto peut transférer des hélicoptères type AB-212 dans son hangar à véhicules

Capacités : 350 soldats avec 30 chars ou 36 véhicules blindés

Equipage : 17 officiers et 163 officiers mariniers et matelots



Alors qu'il n'est pas encore en service dans la marine espagnole, le Juan Carlos I à déjà remporté un succès à l'export avec deux navires commandés par l'Australie. Le BPC attend toujours......

Depuis ces deux nations pionnières, l'Europe s'est intéressée au navire amphibie à pont continu. La France à comme nous allons le voir développé le programme BPC, l'Espagne s'est dôté d'un hybride de navire amphibie et de porte-aéronefs, le Juan Carlos I, les Pays Bas étudieraient l'acquisition d'un LHD (les chantiers Royal de Schelde qui ont construit le Rotterdam et Johann de Witt propose une famille de navires amphibies, la famille Enforcer qui propose deux type LHD, un de 8000 et un de 13000 tonnes), la Suède serait intéressée par le type BPC, les chantiers allemands proposent également des navires amphibies à pont continu.......... . Nul doute que si la crise et les restrictions budgétaires n'obèrent pas trop les budgets de la défense, l'Europe devrait bientôt disposer d'une flotte importante de navires amphibies.

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MessageSujet: Re: BÂTIMENTS DE PROJECTION ET DE COMMANDEMENT CLASSE MISTRAL   Jeu 26 Aoû 2010, 14:45

GENESE DE LA CLASSE MISTRAL

Brève histoire de l'amphibie à la française

Comme nous l'avons vu dans de précédents articles, la France n'à pas mis en oeuvre de navires amphibies durant la Seconde Guerre Mondiale. Il fallu attendre la fin de la guerre et les besoins du conflit indochinois pour voir des navires amphibies sous pavillon français en l'occurence dix LST et un LSD sans oublier des LSM et des chalands de débarquement qui devinrent sous l'emprise des événements de véritables canonnières pour traquer le Viet-Minh dans les inombrables delta et rivière du Tonkin, de l'Annam ou de la Cochinchine.

Ces navires permirent à la marine nationale d'assurer ses missions dans l'immédiat et de se faire les dents en attendant la construction de navires neufs.


ci-dessus Le Trieux et ci-dessous l'Argens


Les premiers vrais navires amphibies français sont les successeurs immédiats des LST. Baptisés logiquement Bâtiments de Débarquement de Chars (BDC) ils reprennent le concept du LST à savoir la possibilité de plager pour pouvoir débarquer des chars de combat depuis une rampe et une porte d'étrave. Ils possèdent cependant des superstructures plus développée notamment pour des raisons d'embarquement de radars.


Ci-dessus le Blavet et ci-dessous le Dives


Cinq navires sont financés au budget 1956 (une unité) 1957 (deux unités) et 1958 (deux unités) et baptisés du nom de rivières (Trieux Argens Blavet Dives Bidassoa) construits par les chantiers privés, les trois premiers étant construits par les Ateliers et Chantiers de Bretagne à Nantes et les deux derniers aux Ateliers et Chantiers de la Seine Maritime au Trait.


Le Bidassoa

Admis au service actif en 1960 (les deux premiers) et 1961 (les trois autres), ils servent essentiellement en Afrique du Nord puis dans le Pacifique avant d'être désarmé en 1985 (Argens Dives Blavet) 1986 (Bidassoa) et 1988 (Trieux).


Le caboteur Saintonge

Le remplacement des BDC (et accessoirement du caboteur Saintonge dans l'Océan Indien) est assuré entre 1974 et 1987 par le programme BATRAL (BATiment de TRAnsport Léger) lancé en 1970 et qui reprend le même principe mais à une echelle plus réduite, les cinq navires de classe Champlain étant davantage des LSM que des LST.


Ci-dessus le Champlain et ci-dessous le Francis Garnier


Les deux premiers (Champlain et Francis Garnier) sont construits à Brest et mis en service en 1974. Ils sont suivis bien plus tard par trois autres navires (Dumont d'Urville Jacques Cartier La Grandière) construits par les chantiers de Normandie à Grand Quevilly et mis en service successivement en 1983 pour les deux premiers et en 1987 pour le troisième.


Ci-dessus le Dumont d'Urville et ci-dessous Le Jacques Cartier


Déployés essentiellement en outre-mer avec de très courts passages en métropole, ces navires commencent à être retirés du service actif sans que leur remplacement ne soit réellement défini, le programme BIS (Bâtiment d'Intervention et de Souveraineté) n'ayant toujours pas été lancé alors que deux unités ont déjà été désarmées : le Champlain à été désarmé le 30 avril 2004 et coulé comme cible au large de la Martinique en octobre suivant et le Francis Garnier à été récement désarmé à Brest. Les trois autres ne devraient pas tarder.


Le BATRAL La Grandière

Parallèlement à ces navires destinés à plager pour débarquer hommes, véhicules et matériels, la France fait construire au début des années soixante deux TCD (Transport de Chalands de Débarquement) baptisés Orage et Ouragan et destinés aussi bien aux missions amphibies classique qu'au soutien des expérimentations nucléaires dans le Centre d'Experimentations du Pacifique (CEP) centré notament sur les atolls de Mururoa et de Fangataufa.


Le TCD Orage

Admis au service actif respectivement en juin 1965 et avril 1968, ces deux navires ont comme les LSD/LPD américains intégré l'hélicoptère comme moyen de projection de force avec une plate-forme principale à l'avant et une plate-forme secondaire mobile sur le radier mais une telle plate-forme réduit le tirant d'air du radier empêchant notament l'embarquement d'un EDIC.


Le TCD Ouragan

Ils auraient du être remplacés dès les années quatre vingt par trois TCD de nouvelle génération de type Foudre mais au final ils resteront en service jusqu'en février 2006 pour l'ainé et en mai 2007 pour le cadet. Après l'échec d'une vente à l'Argentine, ils sont promis à la démolition.

Leur remplacement devient une véritable saga car elle était prévue dès les années quatre vingt puisque la loi de programmation militaire (LPM) 1984-1988 prévoyait la construction de trois TCD de nouvelle génération, deux devant remplacer numériquement les Orage et le troisième devant augmenter les capacités de projection de la Force d'Action Rapide.


Le TCD Foudre

Au final, seuls deux navires baptisés Foudre et Siroco seront commandés et construits, le premier entrant en service en décembre 1990 à temps pour participer à la guerre du Golfe alors que le second n'est admis au service actif qu'en décembre 1998 et leurs ainés sont maintenus en service, les besoins en projection ayant explosé avec les nombreuses interventions en Afrique mais également le soutien aux opérations de maintien de la paix en ex-Yougoslavie et dans les Balkans.


Vue aérienne du TCD Siroco

Leur carrière opérationnelle pourrait être écourtée par rapport au programme initial, le livre blanc de 2008 prévoyant en effet une force amphibie composée de quatre BPC. Le BPC3 baptisé ensuite Dixmude fût commandé dans le cadre du plan de relance et pour soutenir l'activité des chantiers navals de Saint Nazaire, son admission au service actif prévue pour 2012 devrait entrainer le retrait du service de l'un des deux TCD.
Le Foudre à été proposé à l'Argentine et après la construction du BPC4, le Siroco devrait lui aussi être désarmé.

BIP NTCD PHI BPC : Des sigles pour une histoire ou la genèse de la classe Mistral

A l'orée des années quatre-vingt dix, la force amphibie française repose sur trois navires : le très récent Foudre et les deux vétérans, Orage et Ouragan alors que le Siroco n'est pas encore mis sur cale. Le remplacement des deux navires de classe Orage devient urgent mais tarde à se concrétiser.

La marine nationale en profite pour mettre à jour sa doctrine d'opérations amphibies. Selon le contrat amphibie de 1980, la marine devait mettre à terre un groupement blindé mais le désarmement des BDC au cours des années quatre-vingt dix rend ce contrat irréalisable.

La fin de la guerre froide entraine une multiplication des opérations de maintien de la paix mais également un rapprochement de la France avec l'OTAN.

La réflexion française s'inspire donc des procédés et de la nomenclature OTAN qui identifie quatre type d'opérations amphibies : le débarquement (amphibious assault), le rembarquement (amphibious withdrawal), la démonstration amphibie (amphibious demonstration) et le raid amphibie (amphibious raid) et aboutit le 10 juin 1997 à l'approbation par le chef d'état major de la marine, l'amiral Jean-Charles Lefevre du Concept National d'Opérations Amphibies qui prévoit la mise à terre d'un Groupement Tactique Interarmes (GTIA) de 1400 hommes, 280 véhicules, 30 hélicoptères jusqu'à 100km à l'intérieur des terres.

Les opérations amphibies liées aux opérations de maintien de la paix sont assez différentes des débarquements amphibies menées notament au cours du second conflit mondial ou de la Corée. Si à l'époque, le débarquement avait lieu immédiatement, les opérations amphibies actuelles, plus proche du raid ou du coup de main n'ont pas forcément lieu à une date déterminée ce qui nécessite des navires pouvant permettre aux soldats embarqués de durer sur zone c'est à dire un certain confort.

De plus, le caractère de plus en plus souvent multinational des opérations nécessite d'importantes capacités de commandement et de contrôle sans parler des interventions purement humanitaires qui imposent des installations sanitaires solidement outillées.

Les opérations menés à Timor et au Kosovo montrent à l'état major de la marine les limites de ces TCD de classe Foudre. Il lance donc en 1998 le programme NTCD (Nouveaux Transports de Chalands de Débarquement).

Dès l'année précédente, en 1997 donc, la Direction des Constructions Navales (DCN) avait lancé sa propre d'étude, le projet BIP ou Bâtiment d'Intervention Polyvalent. Dès l'origine, on pense à d'éventuelles commandes à l'export et le projet est décliné en quatre variantes adaptées aux besoins et aux budgets :

-BIP 19 de 190m de long sur 26.5m de large et 6.5m de tirant d'eau pour un déplacement de 19000 tonnes

-BIP 13 de 151m de long sur 23m de large et un déplacement de 13000 tonnes

-BIP 10 de 125m de long sur 23m de large et un déplacement de 10000 tonnes

-BIP 8 de 102m de long sur 23 de large et un déplacement de 8000 tonnes

En décembre 2000, le programme est rebaptisé PHI (Porte-Hélicoptères d'Intervention) mais la marine nationale s'aperçoit qu'elle ommait la capacité de commandement et dès 2001, le sigle PHI tombe dans l'oubli au profit de celui moins «glamour» de BPC ou Bâtiment de Projection et de Commandement (BPC).

Le dévellopement industriel avait été lancé le 12 novembre 1999, DCN étant à cette occasion en concurrence avec les Chantiers de l'Atlantique qui proposaient leur propre design. Le gouvernement pousse à la coopération et la construction est partagée : la partie avant (quinze blocs) à Saint Nazaire et la partie arrière (dix-sept blocs) à Brest avec une sous-traitance partielle à un chantier polonais. Les deux premières unités sont commandées le 30 juin 2001 et suivant la tradition inaugurée par la classe Orage, l'un reçoit le nom d'un vent ou d'un phénomène venteux (Mistral après Ouragan et Siroco) et le second le nom d'un phénomène météorologique (Tonnerre après Orage et Foudre).

Les BPC sont d'ailleurs les derniers navires à avoir été construits à l'Arsenal de Brest, DCNS devenue une entreprise privée ayant décidé de spécialiser ses sites, concentrant la construction à Lorient et laissant à Brest l'entretien.

Pour soutenir l'activité des chantiers STX-France de Saint Nazaire, le plan de relance décide le financement de la construction d'un troisième BPC, la commande du Dixmude étant signée le 10 avril 2009 pour une admission au service actif prévue pour 2012.



Sur le plan technique, les BPC sont de véritables LHD avec un pont continu et totalement dégagé avec un imposant ilôt à tribord mais à la différence des porte-avions, un ascenseur est installé à la poupe, le second étant monté de façon assez classique à tribord derrière l'ilôt.

Six spots pour l'appontage et le décollage sont prévus et le premier installé à la proue est renforcé pour recevoir des hélicoptères lourds (Chinook Super Stallion) ou des convertibles type MV22. La France n'à pas choisit l'installation d'un tremplin ni un revêtement de pont pour résister à la chaleur d'un Harrier ou d'un F-35 mais selon DCNS, les BPC peuvent devenir des porte-aéronefs.



L'aéromobilité est privilégiée et le radier des Mistral est plus petit que celui des Foudre mais peut à la différence de ces derniers accueillir un LCAC, un système d'aération permet d'évacuer les fumées provoquées par les turbines à gaz des LCAC et éviter des départs d'incendie comme cela s'est produit sur des navires non prévus pour l'accueil de ces véhicules sur cousin d'air.

Construits selon les normes de la marine marchande, ils sont propulsés _une première pour des navires de guerre_ par des pods qui facilitent l'aménagement intérieur (pas de lignes d'arbre) et surtout la manoeuvrabilité, un BPC pouvant s'amarrer à quai sans le concours de remorqueurs ce qui n'est pas inutile dans les ports faiblement équipés.

L'aménagement à été particulièrement soigné, le confort était bien plus important que dans les TCD des générations précédentes avec des cabines de six personnes, des salles de détente, une salle de sport de 150 m²......... .

Les BPC devant également participer à des interventions humanitaires, le pôle santé du bâtiment est particulièrement soigné avec également un système de télémédecine qui permet via la liaison satellite d'obtenir les conseils d'un spécialiste en France ou ailleurs.

L'électronique du bord à été pensée avec soin, les moyens de communication très dévellopées pour permettre aux BPC d'appliquer à la lettre la dernière lettre de leur sigle.

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MessageSujet: Re: BÂTIMENTS DE PROJECTION ET DE COMMANDEMENT CLASSE MISTRAL   Jeu 26 Aoû 2010, 15:14

HISTORIQUE

Le Mistral (L9013)

Le Mistral au mouillage

Présentation

Le BPC est le quatrième navire à porter le nom de ce vent froid de la Méditerranée. Le premier fût un torpilleur de classe Cyclone entré en service en août 1901 et désarmé le 17 mai 1927 bien que depuis 1922 il ait été rebaptisé Borée pour libérer le nom en faveur d'un torpilleur de 1500 tonnes de type Bourrasque entré en service le 21 janvier 1928 et qui eut la particularité de participer après la défaite de la France à la guerre sous pavillon britannique jusqu'à son désarmement en 1944. Il est restitué à la France à la fin de la guerre, rayé des listes le 17 février 1950 et démoli en 1953. Les deux autres navires sont des vedettes des Douanes, la première en service de 1961 à 1988 et la seconde mise en service en 1977 comme Vent d'Aval à été rebaptisée Mistral en 1988.

Construction

Partie arrière du Mistral en construction à Brest

La découpe de la première tôle à lieu à l'Arsenal de Brest le 9 juillet 2002 alors que Saint Nazaire n'effectuera la même opération le 28 janvier 2003.

Au même moment l'annonce de la sous-traitance en Pologne, au chantier Stocznia Remontowa de Gdansk provoque l'émoi des syndicats. La direction de DCN les rassure en leur disant que seuls trois blocs seront sous-traités à l'étranger mais au final 12 des 17 blocs seront sous-traités en Pologne.

Le premier bloc de la partie brestoise est monté dans le bassin 9 du Laninon le 10 juillet 2003 et le 13 octobre, le premier bloc de la partie nazairienne est monté sur cale. La mise à flot de la partie avant du Mistral à lieu le 23 janvier 2004, la partie arrière étant achevée au mois d'avril 2004. Le 15 juillet 2004, les Chantiers de l'Atlantique remettent solennellement la partie avant du Mistral à DCN.


La partie avant du Mistral arrivant à Brest le 19 juillet 2004

La partie avant du BPC Mistral quitte Saint Nazaire le 17 juillet et arrive à Brest le 19 juillet 2004 et entre-temps, DCN avait déplacé la partie arrière du Tonnerre pour permettre la jonction des deux ensembles. Douze semaines de travail seront nécessaires jusqu'en septembre 2004 pour achever le navire. C'est à cette époque que se manifeste un intérêt australien pour le BPC mais ce intérêt ne se concrétisera, l'Australie préférant en juin 2007 la proposition espagnole d'un BPE et de frégates type F100.

La cérémonie de mise à flot du Mistral à lieu le 6 octobre 2004, le navire rejoignant le quai d'armement à l'aide de quatre remorqueurs et de deux pousseurs. Le 28 janvier 2005, il mouille en rade abri pour réaliser différents essais mais l'essai d'embarquement d'un GIE de 450 hommes et 60 véhicules et ajourné en raison de conditions météo défavorables.

Les premières manoeuvres avia ont lieu le 8 février 2005, un Lynx de la 34F appontant au spot à 10h10 suivi vingt minutes plus tard par un Cougar de l'ALAT. Il est au bassin du 17 au 21 février pour essais de stabilité et nettoyage de la carène.

Le Mistral effectue sa première sortie à la mer le 21 mars 2005 et le 5 avril 2005, il embarque 450 hommes et 55 véhicules pour recetter ses installations amphibies et ses locaux-vie. Il est au bassin du 1er au 9 septembre 2005.

Le calendrier du Mistral prend du retard en raison de problèmes liés au système de combat Senit 9, un outil complexe et dont la mise au point réclame du temps. Cela n'empêche le Bâtiment de Projection et de Commandement d'appareiller de Brest le 7 février 2006 pour Toulon où il arrive le 14 février. Le même jour, le maire du Havre, Antoine Rufenacht confirme que Le Havre deviendra bien la ville marraine du nouveau navire. Le navire est transféré officiellement à la marine le 27 février 2006 et dix jours plus tard, le 8 mars 2006, le BPC réalise son premier ravitaillement à la mer avec le pétrolier ravitailleur Meuse.

Traversée de Longue Durée, opération Baliste et Brillant Midas

Le BPC Mistral en 2005

Le 21 mars 2006, le Mistral appareille de son port d'attache pour sa traditionnelle Traversée de Longue Durée. Avec les CTM 30 et 31 dans le radier, le BPC arrive le 27 mai au large de La Rochelle où il retrouve le Foudre de retour de mission Corymbe et l'aviso Lieutenant de Vaisseau Lavallée. Il participe jusqu'au 30 mars à l'exercice Skreo qui voit également l'engagement du 1er escadron amphibie du 519ème RT de La Pallice.

Après une escale à La Sude en Crète du 8 au 12 avril, le Mistral franchit le canal de Suez les 14 et 15 avril puis descend la mer Rouge jusqu'à Djibouti, déradiant ses deux CTM et restant en escale jusqu'au 22 avril avant d'appareiller pour l'Océan Indien. Il fait escale à Cochin en Inde du 29 avril au 5 mai avant de prendre le chemin du retour, faisant à nouveau escale à Djibouti du 11 au 16 mai, franchissant le canal de Suez le 21 mai avant de rentrer à Toulon le 31 mai après une escale en Turquie.

Début juin, le nouveau fleuron de l'amphibie à la française effectue des exercices BAM (Brigade aéromobile) puis Caïman (amphibie). Il ne tarde pas à connaître son baptême du feu puisque le 12 juillet, l'enlèvement par le Hezbollah de deux soldats israéliens après la mort de trous autres, l'armée israélienne lance une offensive aérienne et maritime massive.

Les marines étrangères se lancent dans l'évacuation de leurs ressortissants, une quarantaine de bâtiments de diverses nationalités se retrouvent sur zone. La France lance l'opération Baliste qui voie essentiellement l'engagement du Jean Bart, du Siroco, du Mistral et du Jean de Vienne.

Mis en alerte le 16 juillet, le Mistral qui rappelons le n'est pas encore en service vient tout juste d'achever sa campagne de vérification de ses capacités militaires appareille dans la nuit du 18 au 19 juillet après avoir fait le plein de gasoil et de carburant aviation ainsi que des vivres pour 600 personnes et 45 jours.

Un Groupe d'Intervention Embarqué est également chargé à bord soit 650 hommes de l'Armée de Terre et 65 véhicules dont des cinq AMX-10RC et une vingtaine de VAB et de VBL. Le groupe aérien se compose de 4 Puma et Gazelle auxquels s'ajouteront deux Cougar.

Au large du Liban à partir du 22 juillet 2006, le BPC fait une démonstration éclatante de sa modularité et de son efficacité. Le choix de le concevoir à la fois comme un navire d'assaut et comme un navire d'évacuation de ressortissants le rend terrible efficace, 700 lits et 2200 matelas gonflables sont installés sans que cela gêne la conduite du navire et les solfats présents à bord.


Le Mistral en 2006

Le Mistral va passer plus d'un mois sur zone (45 jours exactement), débarquant du fret humanitaire à l'aller et évacuant des ressortissants au retour. Il est de retour à Toulon le 31 août 2006.

Du 29 septembre au 13 octobre, le Mistral accompagné par la FAA Jean Bart, la frégate légère Guépratte, le BCR Marne, le BTS Bougainville, le Bâtiment de Soutien de Plongée Malin et les chasseurs de mines Lyre et Capricorne participe à l'exercice OTAN «Brillant Midas» en Méditerranée occidentale.

Cet exercice maritime et amphibie voit l'engagement de 34 bâtiments de surface, de 6 sous marins, de 35 aéronefs et de plus de 5000 hommes de dix pays différents, exercice qui doit certifier la marine espagnole qui prend en janvier 2007 le commandement de la composante maritime de la Nato Response Force (NRF) et dont la France fournira la composante amphibie.

Un impressionnant débarquement amphibie à lieu le 9 octobre sur une plage près de Perpignan, 80 véhicules et 350 hommes sont déployés sur les plages.

Le Mistral est admis au service actif le 15 décembre 2006.

Le Mistral en action : exercices et croisière en Asie

Le Mistral à quai

En janvier 2007, la France fournit pour le huitième mandat de la NRF la composante amphibie, entrant pour la première fois dans le tour d'alerte aux côtés des britanniques, des espagnols et des italiens. La Royale met à disposition un état major de commandement amphibie et huit bâtiments (BPC Mistral, TCD Siroco et Orage, les frégates Cassard et Guépratte, BCR Meuse et les chaseurs de mines Pégase et Verseau) alors que l'armée de terre fournira une force d'entrée en théâtre de 650 hommes.

Après les permissions de fin d'année, le Mistral participe du 15 janvier au 19 février à l'exercice «Exenon», un exercice d'état major entrecoupée d'une journée présentation marine le 30 janvier 2007.

Du 14 au 25 mai 2007 entre La Rochelle et Quiberon, le BPC Mistral participe à l'exercice amphibie Skreo en compagnie du TCD Orage, de l'aviso LV Le Henaff et le patrouilleur La Gracieuse en compagnie de la 9ème Brigade Légère d'Infanterie de Marine. 500 marins, 600 soldats et 300 blindés sont engagés dans cet exercice en terrain libre.


Le Mistral au Havre en 2007

Le BPC regagne ensuite Brest pour un important chantier de réfection des solds défectueux dans sa partie avant, dégradation causé par un mauvais séchage du ciment sur lequel était posé le linoleum, le navire est immobilisé jusqu'au 25 septembre 2007 avant d'entamer les essais en baie de Douarnenez et en mer d'Iroise. Il est de nouveau opérationnel le 6 octobre alors qu'il se trouve en escale au Havre (5 au 7 octobre).

Après une fin d'année 2007 plutôt tranquille, le Mistral commence l'année 2008 par une nouvelle édition aux journées de présentation marine. Baptisée «Ecume Eternelle», elles se déroulent du 5 au 7 février 2008 et montrent le savoir faire de la marine nationale à des représentants de la société civile et de la société militaire. Outre le Mistral, de nombreux navires de combat et de soutien y participent qu'il s'agisse du sous marin nucléaire d'attaque Casabianca, du TCD Foudre, des frégates Dupleix, Cassard, Courbet, de l'aviso Enseigne de Vaisseau Jacoubet, du pétrolier ravitailleur Meuse, du chasseur de mines Capricorne, de l'EDIC Rapière, du BSAD (Bâtiment de Soutien , d'Assistance et de Dépollution) Ailette, du BSR (Bâtiment de Soutien de Région) Chevreuil, des CTM 27 et 28. Le Commando Hubert et de nombreux aéronefs de l'aéronavale (SEM, Hawkeye Atlantique, Falcon 50, Super Frelon et Panther) et de l'ALAT (Tigre Puma Gazelle) sont également de la partie.

Le 12 février 2008, le Mistral et la frégate ASM Dupleix appareillent de Toulon pour une mission de cinq mois en Asie avec des escales prévues à Singapour, au Japon, en Corée du Sud et en Chine. Les deux navires franchissent le canal de Suez puis relâchent à Aqaba du 20 au 24 février.

La longue descente de la mer Rouge est l'occasion de réaliser un exercice franco-saoudien Red Shark du 25 au 27 février avant une escale à Djebba du 29 février au 2 mars 2008. l'escale traditionnelle à Djibouti est l'occasion de participer à l'exercice «Guistir 08», un exercice de lutte contre la prolifération des armes NBC avec interception en mer et inspection à quai d'une cargaison suspecte.

Leur déploiement asiatique commence réellement à la fin du mois de mars et une escale à Changi (Singapour ) du 25 au 28 mars avant d'appareiller pour le Japon, arrivant à Yokosuka le 8 avril avec une journée de retard en raison de conditions météorologiques difficiles. A cette occasion, le premier ministre, François Fillon fait un passage à bord. Quittant le Japon le 13 avril, il effectue une escale à Shanghaï du 16 au 21 avril puis à Port Kelang en Malaisie du 30 avril au 3 mai.

Les deux navires français doivent participer ainsi à des manoeuvres avec la marine indienne (Varuna 8) et des exercices avec des marines émiriens, américains et britanniques présents sur zone. Alors que l'exercice Varuna bat son plein, le cyclone Nargis ravage la Birmanie et bouleverse le programme .

Le BPC à la mer gagne le port de Chennai (Inde) et charge 1000 tonnes de fret humanitaire dans le cadre de l'opération Orcaella. Arrivé le 17 mai au large de la Birmanie, la junte birmane lui refuse l'accès à ses eaux territoriales, voulant être le seul bienfaiteur d'un peuple qu'elle opprime. De guerre lasse, le Mistral déchargera le 27 mai son fret à Pukhet en Thaïlande qui sera convoyé par la route. Connaissant les moeurs de la junte birmane, pas sur que les rescapés du cyclone en ait vu la couleur.

Après des escales à Langkawi du 29 mai au 2 juin et à Djibouti du 15 au 17 juin, le Mistral franchit le même jour le détroit de Bab el Mandeb escorté par la frégate légère furtive Surcouf et est de retour à Toulon le 27 juin. Le Mistral passe au bassin Vauban du 29 septembre au 13 octobre pour une intervention sur un de ses deux propulseurs d'étrave.

Le Mistral en action (2) : revue navale, escapade en Russie...........

Le Mistral au Havre en 2010

La première grande sortie du BPC en cette année 2009 à lieu à la fin du mois de janvier, plus précisément du 26 au 30 janvier avec l'exercice «Gabian», un exercice de remise en condition opérationnelle qui à lieu deux ou trois par an. Pour cet exercice, le Mistral est accompagné par les frégates Montcalm et Courbet, le pétrolier ravitailleur Meuse, le patrouilleur de service public Arago, les aviso Commandant Birot et Commandant Bouan, le chasseur de mines Capricorne et le bâtiment base de plongeurs démineurs Acheron.

Le 16 février 2009, le Mistral effectue les premiers essais du L-CAT (Landing Catamaran), un chaland de débarquement de conception nouvelle qui en dépit de son coût semble-t-il plus élevé que des solutions plus classiques sera commandé dans le cadre du plan de relance.
Du 9 au 13 mars 2009, le BPC réalise une nouvelle campagne d'homologation de l'hélicoptère Tigre avec des essais en vol au dessus de la mer, des appontages diurnes et nocturnes avec et sans JVN.

Le 8 mai 2009, le Mistral participe à une revue navale célébrant le 64ème anniversaire de la Victoire du 8 mai 1945, une cérémonie présidée par le président de la République à bord du Mistral et à laquelle participe également le BPC Tonnerre, le TCD Siroco, le PR Meuse, le SNA Rubis, les frégates Forbin, Cassard, Primauguet, Montcalm, Dupleix, La Fayette et Surcouf, les avisos EV Jacoubet et Commandant Birot, le CMT Orion, et le remorqueur Abeille Flandre. Une quarantaine d'aéronefs (Rafale, Mirage 2000, Super Etendard, E3-Sentry, Hawkeye, C 135, Atlantique 2, Falcon 50, Caracal, Cougar, Tigre, Lynx, Panther, Dauphin) sont également de la partie.

Au mois de juin, le BPC Mistral se ravitaille à la mer auprès du pétrolier Almirante Gasteo Motta de la marine brésilienne.


Ce ravitaillement fait suite à la participation de la marine nationale aux recherches menées pour retrouver le vol AF447, un Airbus A330 d'Air France disparu le 1er juin 2009 alors qu'il effectuait à la liaison entre Rio et Paris. Deux Atlantique 2 et un Falcon 50 réalisent des patrouilles en compagnie de la frégate de surveillance Ventose basée en temps normal à Fort de France (Martinique) alors que le BPC Mistral à rallié Dakar où il restera en alerte sans intervenir.

Un SNA sera même déployé mais à l'heure actuelle, les boites noires de l'appareil _écrasé en mer suite à une probable défaillance des sondes pitot qui envoyèrent des données erronées aux logiciels de bord_ n'ont toujours pas été localisées et récupérées.

De retour à Toulon, le Mistral participe à la fin du mois de septembre et au début du mois d'octobre à l'exercice «Loyal Midas» avant d'entrer au bassin le 5 octobre pour un court arrêt technique. Le mois de novembre voit le BPC préparer et réaliser l'expérimentation tactique de Tigre HAP de la 4ème BAM.

Le 8 novembre 2009, le Mistral quitte son port d'attache direction la Russie pour une mission de près d'un mois destiné à solidifier les relations franco-russes tout en faisant un peu de promotion commerciale, la Russie soucieuse de moderniser sa flotte et d'augmenter ses capacités de projection (pour ainsi dire inexistantes) étant intéressée par la construction et le transfert de technologie de plusieurs BPC.

En chemin, il fait escale au Havre, sa ville marraine du 13 au 17 novembre pour enfin officialiser son parrainage suite à une décision prise le 1er février 2006. Lors d'une cérémonie en mairie, le maire du Havre, Antoine Rufenacht remet au commandant du Mistral, le capitaine de vaisseau Didier Piaton, des plaques de rues portant les noms de personnalités havraises avant la signature de l'acte officiel de parrainage.

Quittant sa ville marraine, il met cap au nord pour arriver en Russie à la fin du mois, faisant escale à Saint Petersbourg du 23 au 27 novembre. Des hélicoptères russes _Ka 27 Helix de lutte ASM, Ka-29 de transport d'assaut et Ka 52 Alligator d'attaque_ effectuant des appontages et des décollages ainsi qu'une simulation de ravitaillement. Le BPC est de retour à Toulon le 7 décembre 2009 mais il repart dès le lendemain pour trois jours de manoeuvre avec l'ALAT notament l'expérimentation opérationnelle du Tigre.

Le 1er avril 2010, le BPC Mistral appareille pour une mission en Atlantique et en mer du Nord avec notamment l'exercice «Brillant Mariner» qui voit l'engagement de onze pays de l'OTAN et de la Suède. Cet exercice à pour but de préparer la marine nationale à prendre la tête de la composante navale de la Nato Response Force à partir du 1er juillet 2010. Cet exercice voit l'engagement du porte-avions Charles de Gaulle, du BPC Mistral, du SNA Emeraude, des frégates Forbin, Cassard, Latouche Tréville, du BCR Marne et des CMT Aigle et Andromède.

Le 17 avril 2010, le quartier maitre Frédéric Durand décède accidentellement au cours d'un exercice de lutte contre l'incendie, une porte hydraulique coupe-feu s'étant refermée sur lui. Le navire regagne donc la France et au large de Calais, après une brève cérémonie, son corps est remis à sa famille.

Le 29 avril 2010, le Mistral arrive devant la Rochelle pour embarquer quatre des cinq chalands de transport de matériel du 519ème régiment du train qui doit être dissous en juillet 2011, les chalands rejoignant la flottille amphibie de Toulon. La veille, un Super Frelon avait apponté sur le Mistral afin de célébrer le retrait de cet aappareil mythique qui selon moi aurait été avantageusement remplacé dès les années quatre-vingt dix par des Merlin mais bon............. .

Le 20 mai, le Mistral à appareillé de Toulon pour une mission Corymbe qui doit s'achever au mois d'août.

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MessageSujet: Re: BÂTIMENTS DE PROJECTION ET DE COMMANDEMENT CLASSE MISTRAL   Jeu 26 Aoû 2010, 15:40

Le Tonnerre (L-9014)

Le Tonnerre à la mer

Présentation

Le sister-ship du Mistral est le huitième navire d'Etat à porter le nom de ce phénomène météorologique lié à l'orage. Le premier fût une bombarde d'origine anglaise capturée en 1696 et utilisée jusqu'en 1713 suivie par une chaloupe-canonnière de classe Eclair en service de 1759 à 1768 puis une autre chaloupe-canonnière ex chasse-marée mise en service en 1785 et de terminée sa carrière sous le nom de Rivale en 1807 (changement de nom en 1795).

Le quatrième Tonnerre est un vaisseau de 74 canons type Téméraire, mis sur cale en 1794 mais lancé seulement en 1808. Sa carrière est courte puisqu'il s'échoue après un combat contre la marine britannique le 12 avril 1809 et doit être incendié pour éviter d'être capturé et finit par exploser.

Il est suivit par une corvettes à roue mise en service en 1838, connaissant une carrière particulièrement active avec une participation à la guerre de Crimée en 1854/55 comme transport. Elle est rayée le 21 octobre 1859 et termine sa carrière comme auxiliaire portuaire. Rebaptisée Charbonnier en 1873, elle est démolie en 1878.

Le sixième Tonnerre est un garde-côte cuirassé de la même série que le Tempête, le Vengeur, le Fulminant, le Tonnant et le Furieux. Admis au service actif en 1878, sa carrière est d'une banalité affligeante. Il sert à partir de 1890 comme dépît base pour les torpilleurs de la défense mobile. Il est rayé le 12 décembre 1905 puis sert de cible de tir avant d'être vendu à la démolition à Lorient en 1921.

Le septième Tonnerre est un chaland cuirassé Gressier qui servit au sein de la marine nationale en Indochine. Il fait partie d'une série de chalands automoteurs conçus pour transporter le riz. Il est transformé à Saïgon en 1945 et armé par le commando Jaubert.

Alors baptisé Foudre, il est intégré en 1946 à la BMEO en Cochinchine. A l'arrivée du LSD Foudre en 1952, il est rebaptisé Tonnerre. Sa date de condamnation est incertaine (1953 ou 1955).

Construction et mise au point

Partie avant du Tonnerre

Comme son sistership, le Tonnerre est construit pour moitié à Saint Nazaire et pour moitié à Brest avec un assemblage et un armement dans le Finistère.

Le premier bloc du Tonnerre est placé dans la même forme que l'arrière du Mistral le 26 août 2003, les deux parties étant construites face à face, une construction à flux tendu qui pose certaines difficultés d'organisation liées à un calendrier très serré. Parallèlement, le premier bloc de la partie avant du Tonnerre est mis sur cale à Saint Nazaire le 5 mai 2004.

La partie avant du Mistral quitte Saint Nazaire le 17 juillet et arrive à Brest le 19 juillet. La partie arrière du Tonnerre quitte donc le bassin n°9 pour le bassin n°8. La partie avant du Tonnerre arrive à Brest le 2 mai, la jonction débutant peu après dans le bassin n°9 et s'achevant le 25 mai après douze heures de soudure.

Le 13 avril 2005, le chef d'état major de la marine, l'amiral Battet propose à la ville de Limoges de parrainer le successeur de l'Orage. Une délibération du conseil municipal de la ville limousine en date du 5 décembre 2005 accepte cette proposition. Ce parrainage sera officialisé le 27 avril 2007 suite au retrait du service actif de l'Orage.
La mise à flot du Tonnerre à lieu sous une pluie battante le 26 juillet 2005. Cette sortie marque la fin d'une époque car c'est la sortie du dernier grand navire construit à Brest, DCN puis aujourd'hui DCNS ayant décidé de concentrer ses constructions à Lorient, laissant à Brest l'entretien. La première sortie à la mer à lieu le 13 décembre et si comme son sister-ship, le calendrier subit un certain retard, ce retard est moins important en raison de l'expérience acquise sur le Mistral.


Jonction et assemblage du Tonnerre

A l'origine, le Tonnerre devait rallier Toulon dès le mois de juin 2006 mais il est victime comme son sistership de problèmes de sols dans la partie avant. Les travaux commencent le 10 juillet et en dépit d'un rythme soutenu (trois huit, jours feriés), les travaux sont ralentis par une vérification minutieuse de la DGA. Les travaux s'achèvent à la mi-janvier 2007, le BPC effectuant des essais à la mer à la fin du mois.

Le bâtiment de projection et de commandement quitte définitivement Brest le 14 février pour Toulon où il arrive le 23 février 2007. Il est officiellement accepté par la DGA le 28 février 2007 et remis à la marine nationale 2 mars 2007.


Le BPC Tonnerre à la mer

Le 10 avril 2007, le BPC Tonnerre quitte Toulon pour effectuer sa VCM (Vérification des Capacités Militaires), le nouveau nom de la TLD. Il effectue une première escale à Saint Pierre et Miquelon le 21 avril puis à Halifax du 23 au 27 avril avant de rallier Norfolk, la grande base navale de la marine américaine sur la côte est.

Il réalise alors une campagne de tests du 7 au 12 mai 2007 avec des unités de la 2ème flotte notament l'enradiage de LCAC et l'appontage de MH-53E Sea Stallion sur le spot 1 spécialement réservé à l'appontage des hélicoptères lourds.

Il fait ensuite escale à Fort de France du 25 au 28 mai avec la veille un exercice amphibie avec les forces armées des Antilles notament 200 marsouins du 33ème RIMa et des hélicoptères Puma, Fennec, Panther (un appareil de la frégate Ventose) et un Ecureuil de la gendarmerie nationale.

Il fait ensuite relâche à Rio de Janeiro à partir du 8 juin, saluant le Sao Paulo, anciennement Foch amarré dans l'Arsenal . Certains marins et officiers du BPC étaient d'anciens du Foch et iront visiter leur ancien bâtiment avec beaucoup d'émotions.

Traversant l'Atlantique, le Tonnerre effectue une escale au Cap du 26 juin au 1er juillet avant de gagner le Golfe de Guinée et Dakar. Durant ce transit, il participe à une opération de sauvetage d'une embarcation chargée de migrants africains. Une dizaine de navires participes mais seulement une cinquantaine de rescapés sont sauvés.

Le BPC est de retour à Toulon à la fin du mois de juillet et le 1er août 2007, le Tonnerre est admis au service actif.

Carrière opérationnelle

Le BPC tonnerre à quai en 2007. On peut apercevoir en arrière plan un TCD classe Orage

Sa véritable carrière opérationnelle commence au mois de septembre avec l'exercice «Gabian» du 10 au 14 septembre marqué notamment l'appontage simultané de six hélicoptères le 12 septembre et des manoeuvres amphibies le 13 septembre et des exercices de liaison de données entre le BPC, les FAA Cassard et Jean Bart et un E-3F de l'armée de l'air.

Le 23 septembre, le Tonnerre appareille de Toulon et arrive à Split le 27 septembre pour participer à l'exercice «Noble Midas» qui voit l'engagement de 8500 hommes et de 50 navires de quatorze navires. Cet exercice doit entrainer la force destinée à prendre le dixième mandat de la NRF à partir du 1er janvier 2008.
Bâtiment amiral de la TF456, le Tonnerre opère notament en compagnie des porte-aéronefs Illustrious et Garibaldi et cinq sous marins.

Le Tonnerre n'est pas le seul bâtiment français déployé dans l'Adriatique puisqu'il est accompagné par les frégates Cassard et Jean de Vienne, les chasseurs de mines Verseau et Capricorne ainsi que le pétrolier ravitailleur Meuse. Le 2 octobre 2007, le président croate Stjepan Mesic visite le navire en compagnie d'autres hauts responsables croates. L'exercice s'achève le 16 octobre 2007, le navire rentra à Toulon dans la foulée.

Le 26 octobre 2007, le Tonnerre est au dépôt du Lazaret pour le nettoyage de ses soutes. Un violent grain apparu soudainement avec des vents à 130 km/h. Le navire mouille une ancre mais cela n'empêche pas l'arrière du navire d'être très légèrement endommagé contre un parc à moules.

Les remorqueurs de la base navale de Toulon ont pris le BPC en remorque pour l'accoster quai Vauban. L'accident n'à provoqué aucun blessé et aucune pollution.

Du 5 au 13 décembre, le Tonnerre partcipe à l'exercice «Steadfast Jaw» qui doit servir à la certification de l'état major maritime français qui prendra le commandement de la composante maritime de la Nato Response Force à compter du 1er janvier 2008.

Il enchaine ensuite par une mission Corymbe, la 92ème du nom. Il appareille de Toulon le 9 janvier et entame ainsi une mission de présence de quatre mois au large de l'Afrique de l'Ouest. Il arrive à Dakar le 18 janvier et y relève le Bâtiment de Transport et de Soutien Bougainville. Il quite la capitale sénégalaise le 23 janvier et gagne Conakry pour une escale de cinq jours et différentes opérations à terre avant un exercice avec un patrouilleur guinéen le 30 janvier.

Le BPC Tonnerre participe également aux opérations anti-drogues en liaison avec les opérations menées dans les Caraïbes. Le 29 janvier 2008, il intercepte à 520 km au sud-sud ouest de Monrovia, le Blue Atlantic, un chalutier libérien de 700 tonnes et de 51m transportant plus de 2.5 tonnes de cocaïne qui est jetée à la mer mais le chargement est récupéré après arraisonnement du navire.

Le 7 février suite à un renseignement des gardes-côtes grecs, le Tonnerre donne la chasse à un autre navire suspecté de trafic de drogues, le Junior, un bâtiment battant pavillon panaméen mais appartenant à un armateur grec, Ioannis Zogopoulos, déjà condamné pour trafic de drogues. A 1h du matin, à 300km au sud-ouest de Conakry, le Tonnerre intercepte le navire, quatre zodiacs des commandos marine interceptant le navire.

La drogue est récupéré dans le radier et c'est un véritable jackpot pour le BPC : 107 ballots contenant 3.2 tonnes de cocaïne pure pour une valeur estimée à 96 millions d'euros. La drogue est stockée via une chaine humaine dans la soute à munitions.Le cargo arraisonné et escorté par le BPC avant que le remorqueur Rari de retour d'une mission aux Antilles ne prenne en charge le navire et sa cargaison et ne le conduise à Brest le 25 février 2008.

Du 19 au 22 février 2008, le Tonnerre participe à l'exercice «Zio 2008» qui rassemble 1200 militaires français béninois et togolais, un exercice d'intervention et d'exfiltration de ressortissants d'un pays en guerre afin de préparer les troupes appelées à servir au sein de la MINUAD (Mission conjointe des Nations Unies et de l'Union Africaine au Darfour)

Après un exercice avec les FFG (Forces Françaises au Gabon) du 19 au 21 mars, le Tonnerre fait escale à Pointe Noire du 26 au 28 mars (après avoir fait escale à Conakry Lomé, Sao Tomé et Port Gentil). Le 4 avril, le Tonnerre appuie une EVASAN au large de la Côte d'Ivoire. Un marin du pétrolier Euronav Flandre souffrant d'un pneumothorax, il est évacué par un Cougar de la force Licorne qui dépose le blessé à bord du BPC pour des soins intermédiaires (tout en se ravitaillant en carburant) avant de transporter le patient à l'antenne chirurgicale Licorne à Abidjan.

De retour à Toulon au moi de mai, il enchaine par l'exercice «Anvil» du 8 au 16 mai 2008 en compagnie du Foudre, du Siroco, de l'aviso Commandant Ducuing, d'aéronefs, de commandos marine et de plongeurs démineurs de la marine nationale, 365 blindés et véhicules de la 6ème Brigade Légère Blindée pour un exercice en terrain libre qui voit le débarquement de 1500 hommes sur la plage de Saint Aygulf et des combats en zone urbaine.

Alors que Anvil n'est pas encore achevé, un autre exercice démarre. Sous le nom de code «Chébec» se cache un exercice d'assistance aux victimes d'un tremblement de terre qui du 15 au 31 mai voit l'engagement de la frégate Germinal, de sa cousine marocaine, la frégate Hassan II, d'un Super Frelon, de deux Panther et d'un Puma de l'armée de l'air, le BPC Tonnerre assurant le support médical.

Le 9 juin 2008, le Tonnerre effectue une escale de deux jours et une présentation dynamique alors que les commandes d'armement massives de l'Algérie aiguise les appétits, la marine algérienne qui n'est encore qu'une marine littorale se montrant semble-t-il intéressée par le concept BPC (tout comme les FREMM) mais de la coupe aux lèvres............ .


Le BPC Tonnerre à La Réunion en 2010

Le 18 septembre 2008, le Tonnerre appareille de Toulon, fait escale à Lisbonne du 22 au 27 septembre avant de gagner La Rochelle le 29 septembre pour embarquer 4 hélicoptères, 300 soldats et 72 véhicules pour participer à l'exercice interallié «Joint Warrior» au large de l'Ecosse du 4 au 16 octobre, exercice qui voit l'engagement de 29 bâtiments de surface et de quatre sous marins.

Il effectue ensuite une escale à Cherbourg du 17 au 19 octobre puis à Zeebrugge du 20 au 23 octobre avant de regagner La Rochelle pour débarquer les troupes de l'Armée de Terre. Il regagne ensuite Toulon où il arrive le 6 novembre après une escale à Cadix du 30 octobre au 4 octobre.

Le 12 janvier 2009, le Tonnerre quitte Toulon pour une nouvelle croisière aux Etats Unis. Après une première escale à Norfolk, il participe du 3 au 15 février à un exercice amphibie qui voit l'engagement de dix V22 Osprey, de six Harrier, de quatre Sea Stallion, et de 4 AH-1 Cobra de la 22nd Marine Expeditionary Unit (MEU) avec les troupes idoines.

Les moyens surface et sous-marins sont conséquents avec l'engagement du LHD USS Bataan (classe Wasp), du LPD USS Ponce (classe Austin), du LSD USS Fort Mac Henry (classe Whitbey Island), du croiseur lance-missiles de classe Ticonderoga, USS Anzio, du destroyer lance-missiles classe Arleigh Burke (Flight II), USS Porter, du destroyer lance-missiles classe Arleigh burke (Flight IIA) USS James E. Williams, des SNA San Juan et Boise (classe Los Angeles).

Ils sont accompagnés par le pétrolier classe Henry J. Kaiser Kanawha, des frégates classe Oliver H. Perry Carr Doyle Hawes, Kauffman, Nicholas Simpson et La Motte Picquet et les destroyers Carney, Cole et Bulkeley.
Après cet exercice, le Tonnerre relève au début du mois de mars le Foudre pour une nouvelle mission Corymbe. Le BPC fait escale à Douala du 24 au 30 mars avec la tenue à l'initiative de l'ambassadeur de France au Cameroun, George Serre, d'un séminaire sur l'insécurité en milieu maritime dans le Golfe de Guinée, haut lieu de la piraterie mondiale.

C'est durant cette mission Corymbe que l'on apprend le désarmement du croiseur école Jeanne d'Arc, effectif après sa dernière croisière d'application en mai 2010. Le relais sera repris par l'un des trois BPC (Mistral Tonnerre Dixmude alors en construction) et c'est le Tonnerre qui est choisit pour être le premier navire à effectué une croisière en compagnie de l'ancienne conserve de la «Jeanne», la frégate ASM Georges Leygues au sein du «Groupe Jeanne d'Arc».

Après avoir participé le 8 mai 2009 à la revue navale célébrant le soixante-quatrième anniversaire de la victoire du 8 mai 1945, le BPC subit un arrêt technique au bassin du 15 septembre 2009 à la mi-novembre.

Au début du mois de mars 2010, le Tonnerre arrive à Brest et embarque les officiers élèves de l'Ecole Navale pour le premier Stage d'Application à la Mer (SAM) qui remplace la campagne menée depuis 1964 par le porte-hélicoptères Jeanne d'Arc. Accompagné par la frégate Georges Leygues, il va effectuer une croisière de quatre mois dans l'Océan Indien avec également à bord des éléments de l'Armée de Terre notament des hélicoptères. Sur les 140 élèves officiers embarqués sur le Tonnerre, 15 étaient des femmes, 10 appartenaient à l'armée de terre et 17 étaient des élèves officiers étrangers.

Le BPC et la frégate appareillent de Brest le 11 mars 2010 direction l'Océan Indien, ce déploiement de près de cinq mois qui s'est achevé le 16 juillet 2010 par le retour à Toulon en présence du Ministre de la Défense. Les élèves officiers vont ensuite rentrer à Brest pour une dernière année de formation à l'Ecole Navale qui leur permettra de choisir leurs spécialité.

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MessageSujet: Re: BÂTIMENTS DE PROJECTION ET DE COMMANDEMENT CLASSE MISTRAL   Jeu 26 Aoû 2010, 15:53

Le Dixmude (L9015)

Le Dixmude en construction

En 2007 alors que la loi de programmation militaire 2003-2008 arrive à son terme et qu'à lieu la réflexion sur un nouveau livre blanc (le dernier datant de 1994) se pose la question du remplacement du croiseur école Jeanne d'Arc.

Si le 15 décembre 2007, le ministre de la Défense Hervé Morin estime que la Jeanne d'Arc pourrait être prolongée de deux ou trois ans, l'amiral Pierre François Forissier, chef d'état major de la Marine annonce le 18 octobre 2008 que le croiseur école sera désarmé en 2010, le budget ne permettant plus à la marine nationale de conserver un navire uniquement dédié à la formation (jusqu'en 1985, le porte-hélicoptère menait également des exercices hors formation mais le vieillissement du navire fit qu'il se consacra désormais entièrement à la formation).

Après l'étude de plusieurs pistes (groupe de plusieurs bâtiments, affrètement d'un ferry ou navire école européen), la marine décide d'utiliser au sein d'un Groupe Jeanne d'Arc alternativement le Mistral ou le Tonnerre.

Le Livre Blanc sur la Défense et la Sécurité Nationale publié le 17 juin 2008 prévoit que la marine nationale disposera d'ici 2020 de quatre BPC. En décembre 2008, un plan de relance est lancé pour contrer la crise économique et sur les 26 milliards d'euros financés grâce à la dette de l'Etat, la Défense bénéficie de 2.325 milliards qui finance notament la construction d'un troisième BPC et de la batellerie idoine.


Mise en place du premier bloc du Dixmude

Baptisé Dixmude, ce troisième BPC à été mis sur cale aux chantiers STX-France de Saint Nazaire le 20 janvier 2010. L'assemblage est rapide grâce à l'emploi massif de la préfabrication, des blocs prééquipés sont assemblés ce qui réduit le temps d'armement (entre parenthèse, c'est ce qui intéresse le plus les russes : construire de grands navires c'est relativement facile mais construire des bloc prééquipés et les assembler, c'est autre chose).


La construction avant très vite avec la préfabrication

Les moteurs et l'étrave sont installés dès le mois de mai 2010, l'ilôt suit aux mois de juin et juillet, plus précisément le 28 juin et le 23 juillet. STX prévoit de livrer le navire à DCNS mi-2011 qui procédera à Toulon à l'intégration du système de combat avant de le livrer à la marine au début de l'année 2012.


Et à l'export ?

Aujourd'hui, mis à part les Etats Unis, peu de pays peuvent se permettre de négliger l'export pour rentabiliser notament les frais de Recherche et de Dévellopement. Dès l'origine, le BPC à été pensé en vu d'être exporté massivement.
C'est dans cette optique qu'à été mise au point la BPC Family comprennant le BPC 140 de 13500 tonnes, le BPC 160, le BPC 167 et le BPC 250 de 24542 tonnes et de 214.50m, la version originale du BPC français mais écarté pour des raisons budgétaires.


Le Dokdo sud-coréen peut être considéré comme le principal concurrent du Mistral à l'export notamment en raison de coûts de construction plus faibles

De nombreux pays seraient intéressés par le concept. Si l'Australie à préféré le BPE espagnol (tremplin intégré mais surtout proposition de vente de trois destroyers type F100), la Russie devrait concrétisé son besoin de navires amphibies modernes et d'autres pays pourraient rapidement franchir pas comme l'Afrique du Sud (concurrence du MHD200 allemand), l'Algérie, l'Allemagne (qui si elle s'équipe un jour de navires amphibies devrait privilégier un modèle national comme le MHD200), le Canada, la Malaisie (concurrence du projet Dokdo sud-coréen), Suède, Portugal (ces deux pays devraient plutôt choisir à mon avis un navire de type LPD ou FSS classe Absalon danois), Turquie (vieille ambition du porte-avions), Brésil (qui ne dispose que de navires amphibies anciens de seconde main)

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MessageSujet: Re: BÂTIMENTS DE PROJECTION ET DE COMMANDEMENT CLASSE MISTRAL   Jeu 26 Aoû 2010, 16:14

CARACTERISTIQUES TECHNIQUES


Déplacement : standard 16500 tonnes pleine charge 21500 tonnes ballasté 22300 tonnes

Dimensions :

Longueur (hors tout) 199m (entre perpendiculaires) 189m Largeur (hors tout) 32m (flottaison) 28m
Tirant d'eau 6.20m Tirant d'air 64.30m

Propulsion : système de propulsion diesel-électrique avec trois diesels générateurs Wärtsilä 16V 32 de 6480kW chacun et un diesel générateur Wärtsilä 18V 200 de 3300kW. Deux pods électriques de propulsion Mermaid de 7000kW, le tout développant une puissance maximale de 19040ch et entrainant donc deux hélices (une par pod). Un propulseur d'étrave de 1500 kW.

Performances : vitesse maximale 19 noeuds distance franchissable : 11000 miles nautiques à 15 noeuds 6000 miles nautiques à 18 noeuds. Autonomie : 30 jours

Electronique : deux radars de navigation DRBN-38, un radar Thalès MRR-3D (portée : 180km bande G) servant à la veille combinée et pouvant conduire le tir des armes d'autodéfense, deux conduite de tir optroniques Vigy 20 un détecteur de radars ARBR 21 (prévu), un intercepteur de transmissions élite, un leurre antitorpilles SLAT, infrastructure pour un brouilleur BSM et un système de direction de combat Senit 9 avec liaisons 11 et 16.

Systèmes de transmissions par satellite Syracuse (avec système Aristote), FleetSatcom, Rita, Saturn, V-Sat et Immarsat; système Omar et Rifam ultérieurement.


Tourelle de 30mm Breda-Mauser sur le TCD Foudre

Armement : deux systèmes Simbad pour missiles Mistral, deux canons de 30mm Breda-Mauser en affûts simples et 4 mitrailleuses de 12.7mm. (A ma connaissance, seules les mitrailleuses sont installées). Il est envisagé également l'installation de missiles surface-air courte portée Matra Mica VL mais dans ce contexte de restrictions budgétaires..........


Lanceur Simbad

Installations amphibies/capacités

Radier du Mistral

-Radier de 885 m² (57.50m de long sur 15.40m de large, 8.20m de tirant d'air) pouvant accueillir soit 4 CTM puis L-CAT ou un EDA (Engin de Débarquement Amphibie, successeur hypothétique de l'EDIC et du CDIC) ou même deux LCAC. Il se termine en pente douce pour permettre aux véhicules chargés par le radier d'y être stockés ou plus sûrement de rejoindre les ponts qui leurs sont réservés.

-Hangar de 2650 m² sur deux ponts pour 13 chars et 60 véhicules communiquant avec le pont d'envol par une plate-forme élévatrice, avec le radier par une rampe et le quai par une porte latérale à tribord.

-Un BPC de classe Mistral peut embarquer un groupe de combat de 450 hommes pouvant durer à la mer, chiffre qui peut être doublé pour de courtes distance. Si un état major de 200 hommes est embarqué, le nombre de soldats embarqué tombe à 250 hommes.

Installations aviation et de commandement

Ilot du Mistral

-PC opérations modulable de 850 m² (deux locaux, un de 800 et un autre de 50m²) et infrastructures pou un PC interarmées avec 150 stations de travail. Extension possible du PC par des shelter dans le hangar à véhicules.
Installations aéronautiques



-Pont d'envol continu de 6400 m² (FdC dit 5200m²) avec ilôt à tribord et six spots d'appontage dont le n°1 est adapté à l'accueil de convertibles ou d'hélicoptères lourds.

-Deux ascenseurs de 13 tonnes, l'un à la poupe de 15m sur 15m et l'autre à tribord de 18.50 sur 6.50m

-Hangar de 1800 m² pour 16 hélicoptères type NH90.

-Grue de dix-sept à tribord arrière

Installations sanitaires :

Hôpital de 750 m² avec deux blocs opératoires et 69 lits (dont 7 de soins intensifs), chiffre qui peut être porté à 119 lits en récupérant une partie (250 m²) du hangar à véhicules. Le système Syracuse permet la télémédecine. Ces installations sont équivalentes à un hôpital d'une ville de 25000 habitants et selon l'OTAN, les installations sanitaires des Mistral sont de niveau 3, l'échelon le plus élevé étant niveau 4 (à terre), le Charles de Gaulle et les Foudre n'ayant que le niveau 2.

Equipage : 18 officiers, 102 officiers mariniers et 40 quartiers maitres matelots soit 160 hommes tel était l'équipage prévu à l'origine. L'expérience aidant, il va être porté à 177 hommes.

SOURCES

-Flottes de combat 2004 et 2008

-Encyclopédie des armes éditions Atlas tome 1 «Les navires d'assaut» p121-140 (Transports de chalands de débarquement classe Ouragan p122)

-Alexandre Sheldon-Dupleix Histoire mondiale des porte-avions

-Christian Herrou Les navires français d'aujourd'hui (Le Mistral p 52)

-Navires et histoire Hors Série n°2 La marine nationale 2004-2005 T2 (BPC p20-22)

-Marines guerre et commerce n°55 juin/juillet 1998 Le Siroco prend le large p4-16

-Marines et forces navales n°89 février-mars 2004 Le TCD Foudre de 1952 p48-59

-Marines et forces navales n°91 juin-juillet 2004 En attendant le Mistral, L'Ouragan..... p4-15

-Marines et forces navales n°92 août-septembre 2004 Les BDC de la marine nationale p12-23

-Marines et forces navales n°97 juin-juillet 2005 Le BPC Mistral dévoilé p18-28

-Marines et forces navales n°108 avril-mai 2007 Le Mistral en action p18-39

-Ressources internet diverses

FIN DE L'ARTICLE
A VENIR : CROISEURS DE BATAILLE CLASSE SCHARNHORST


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MessageSujet: Re: BÂTIMENTS DE PROJECTION ET DE COMMANDEMENT CLASSE MISTRAL   Jeu 26 Aoû 2010, 17:15

C'est des 20 mm qui ont été installés fin 2009 à la place des 30


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sinon super article, comme d'hab
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MessageSujet: Re: BÂTIMENTS DE PROJECTION ET DE COMMANDEMENT CLASSE MISTRAL   Jeu 26 Aoû 2010, 17:19

Superbe quel boulot

note (concernant l'armement des cannons de 20 mm F2 sont a poste sur un des deux (Tonnerre de mémoire c'est sûrement provisoire)). thumright salut thumleft
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MessageSujet: Re: BÂTIMENTS DE PROJECTION ET DE COMMANDEMENT CLASSE MISTRAL   Jeu 26 Aoû 2010, 17:20

Trop rapide requin bounce
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MessageSujet: Re: BÂTIMENTS DE PROJECTION ET DE COMMANDEMENT CLASSE MISTRAL   Jeu 26 Aoû 2010, 17:24

Merci les gars. Effectivement, les canons de 30mm ne sont malheureusement pas encore installés. Deux 20mm et deux Simbad alors que le navire est construit aux normes civiles, il faudrait mieux pas qu'il soit engagé dans des eaux trop hostiles.

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MessageSujet: Re: BÂTIMENTS DE PROJECTION ET DE COMMANDEMENT CLASSE MISTRAL   Jeu 26 Aoû 2010, 17:32

Les 20 mm sont sur les 2 navires (là, c'est une photo du Mistral prise à quai au Havre)
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MessageSujet: Re: BÂTIMENTS DE PROJECTION ET DE COMMANDEMENT CLASSE MISTRAL   Jeu 26 Aoû 2010, 17:46

Pour les tourelles de 30mm, faut pas rêver....
Si...elles sont, un jour, installées, c'est qu'elles seront récupérées sur le TCD Sirocco ou les frégates type Georges Leygues......vers 2013/2016....
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MessageSujet: Re: BÂTIMENTS DE PROJECTION ET DE COMMANDEMENT CLASSE MISTRAL   Jeu 26 Aoû 2010, 17:47

Avec le désarmement de l'Orage (ou de l'Ouragan qui en possède 2)de la Foudre et du Sirocco (3 par navires) cela fait 8 30 mm à reconditionner et a installer soit 2 par BPC.


Dernière édition par born to sail le Jeu 26 Aoû 2010, 17:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: BÂTIMENTS DE PROJECTION ET DE COMMANDEMENT CLASSE MISTRAL   Jeu 26 Aoû 2010, 17:49

Par contre si la Russie ne commande pas de BPC à la France, on peut espéré une commande rapide du BPC 4 voir même du PA 2 pour tenir le plan de charge de STX.
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MessageSujet: Re: BÂTIMENTS DE PROJECTION ET DE COMMANDEMENT CLASSE MISTRAL   Jeu 26 Aoû 2010, 17:52

Concernant le reste des 30 mm Il y en a 6 sur les Jean de Vienne, Montcalm et Dupleix. (peut être pour le PA 2)
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MessageSujet: Re: BÂTIMENTS DE PROJECTION ET DE COMMANDEMENT CLASSE MISTRAL   Jeu 26 Aoû 2010, 17:57

born to sail a écrit:
Par contre si la Russie ne commande pas de BPC à la France, on peut espéré une commande rapide du BPC 4 voir même du PA 2 pour tenir le plan de charge de STX.

Oublie cela
Désormais, STX, St Naz et ses 4000 emplois, tout le monde s'en fout jusqu'à l'automne 2011 (juste avant les élections...).
Étant donné que STX a de la visibilité de 2010 à +/- 2013, désormais tout le monde se "tamponne l'asperge" du BPC 4. Et cela est bien dommage (j'ai toujours dit qu'il aurait fallut commander les BPC 3 et 4 quasi simultanément).

Les programmes militaires sont mis en place selon les besoins politiques ou sociaux, l'avis des militaires est de moins en moins important.

PA02 ?, lol, arrête l'apéro Mr. Green
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MessageSujet: Re: BÂTIMENTS DE PROJECTION ET DE COMMANDEMENT CLASSE MISTRAL   Jeu 26 Aoû 2010, 19:40

Effectivement, le plan de charge pour les soudeurs va jusqu'à début 2012, ça n'empèche que l'Etat (33 % du capital) aimerait bien se faire de l'argent avec une vente de Mistral modifiés à la Russie et en pleine campagne présidentiel, la commande et la découpe de la première tole d'un PA avant le 1er tour n'aurait rien de surprenant
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MessageSujet: Visites virtuelles du MISTRAL et du FORBIN.   Mer 15 Déc 2010, 11:40

Info de Mer et Marine de ce jour :


" La Marine nationale vient de mettre en ligne sur son site Internet un système permettant de visiter virtuellement le bâtiment de projection et de commandement Mistral, ainsi que la frégate de défense aérienne Forbin. De la passerelle au pont d'envol en passant par le central opérations et les machines, cette « visite immersive » permet de découvrir de manière originale et réaliste deux des derniers fleurons de la flotte française. L'Internaute, comme s'il était à bord, peut visualiser l'espace choisi sur 360° et même regarder du sol au plafond. "

La Marine nationale vous propose de visiter virtuellement le MISTRAL et le FORBIN;

http://jdb.marine.defense.gouv.fr/SERVEUR/index.html

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MessageSujet: Re: BÂTIMENTS DE PROJECTION ET DE COMMANDEMENT CLASSE MISTRAL   Ven 06 Jan 2012, 10:29

L'EDA-R pourrait accompagner le BPC Mistral aux Etats Unis

http://www.meretmarine.com/article.cfm?id=118306&u=152&xtor=EPR-56-%5bnewsletter%5d-20120106-%5barticle%5d

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MessageSujet: Re: BÂTIMENTS DE PROJECTION ET DE COMMANDEMENT CLASSE MISTRAL   Sam 07 Jan 2012, 00:04


Encore une fois, si il n'y va pas, ce serait la preuve que les societes Europeenne ont peur de vendre ... ca serait une belle vitrine de participper a ce genre de manoeuvre avec des vehicules de ce genre scratch

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MessageSujet: Re: BÂTIMENTS DE PROJECTION ET DE COMMANDEMENT CLASSE MISTRAL   Mar 10 Jan 2012, 00:46

Cap sur les Etats Unis pour le Mistral

http://www.meretmarine.com/article.cfm?id=118361&u=152&xtor=EPR-56-%5bnewsletter%5d-20120110-%5barticle%5d

Avec l'EDA-R

http://www.meretmarine.com/article.cfm?id=118362&u=152&xtor=EPR-56-%5bnewsletter%5d-20120110-%5barticle%5d

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MessageSujet: Re: BÂTIMENTS DE PROJECTION ET DE COMMANDEMENT CLASSE MISTRAL   Ven 27 Jan 2012, 11:42

Le Mistral manoeuvre avec un LCAC de l'US Navy

http://www.meretmarine.com/article.cfm?id=118564&u=152&xtor=EPR-56-%5bnewsletter%5d-20120127-%5barticle%5d

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