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 TRANSPORTS DE CHALANDS DE DEBARQUEMENT CLASSE FOUDRE

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clausewitz
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MessageSujet: TRANSPORTS DE CHALANDS DE DEBARQUEMENT CLASSE FOUDRE   Jeu 22 Juil 2010, 14:28

TRANSPORTS DE CHALANDS DE DEBARQUEMENT
CLASSE FOUDRE (FRANCE)


Le TCD Foudre à la mer

AVANT PROPOS

Après le sanglant échec des Dardanelles, beaucoup d'officiers de l'armée de terre et de la marine étaient persuadés que les opérations amphibies étaient impossibles sur une côte défendue. Les opérations amphibies étaient une sale mission mais elle évita sa disparition au corps des Marines qui accepta de reprendre une mission dont personne ne voulait. En dépit de cela et des priorités plus importantes comme les cuirassés, les porte-avions et les croiseurs, des expérimentations continuèrent à avoir lieu.

En 1926, les britanniques construisèrent un prototype de navire amphibie baptisé Mechanised Landing Craft, le MLC1 de 16 tonnes capable d'embarquer 100 hommes suivi par le MLC10 en 1929 pouvant embarquer une centaine d'hommes ou un char de 12 tonnes suivis en 1936 par les MLC11 MLC12 puis par les MLC13 à 19 achevés début 1939 très semblable au MLC10. Une fois la guerre ayant éclatée, en octobre 1939, cinquante MLC Mark 1 sont commandés, le premier étant baptisé MLC20. Des navires plus petits baptisés Assaut Landing Craft (ALC)sont également construit à 18 exemplaires et en Norvège, quatre MLC et trois ALC sont utilisés.

Si la France à expérimenté en 1933 des chalands de débarquement de 15 tonnes, aucun autre navire n'est construit ou même planifié probablement en raison d'une stratégie défensif et une géographie contregnante. Du côté italien, on envisage des débarquements en Corse et la côte dalmate et la Regia Marina construit en 1929 l'Adige, un navire muni d'une rampe à l'avant pour le transport de troupes et le ravitaillement en eau et il est suivi par quatre navires entre 1933 et 1937.

On peut citer également la marine soviétique qui dispose un navire de 1050 tonnes hérité de l'époque tsariste plus quelques bâtiments expérimentaux mais aucun construction ne sera réalisé et les opérations amphibies de la seconde guerre mondiale seront réalisés avec des navires non adaptés jusqu'à la livraison d'embarcations et de navires américains.

Enfin, parlons des allemands et des japonais. Si les premiers ne dévellopent aucun navire amphibie ni aucune doctrine, les japonais conscients que leur future offensive entrainera de nombreux opérations amphibies fait construire un premier navire muni d'un radier, le Shinshu Maru en 1935 qui sera utilisé pour la première fois en Chine à partir de 1937.


Le Shinshu Maru, premier navire amphibie du monde

C'est la seconde guerre mondiale qui donne ses lettres de noblesse à l'amphibie. Tout commence en 1940 quand la British Expeditionnary Force (BEF) doit rembarquer en catastrophe à Dunkerque (opération Dynamo) en mai-juin 1940. Elle parvient à sauver 215131 hommes mais ces hommes ont perdu tout leur matériel lourd : char, véhicules blindés et artillerie.

Si à cette époque, l'idée d'un retour en force sur le Continent semble être une véritable chimère devant la puissance de l'armée allemande, il faut la prévoir. Une évidence apparaît rapidement aux responsables britanniques : un retour en force nécessitera d'importants moyens blindés et donc des navires spécialisés pour les transporter et les débarquer.

L'absence de navires spécialisés ainsi que la faiblesse de la Kriegsmarine explique probablement l'échec de l'opération Seelowe (Lion de mer) qui avait obligé les allemands à modifier des peniches fluviales avec des moteurs d'avions. De toute façon, l'incapacité de la Luftwaffe du «Gros Herman» (le surnom peu flatteur donné par certain à Herman Goering) à neutraliser la RAF faute d'une stratégie continue et de la résistance acharnée des britanniques avait rendu bien illusoire une opération amphibie de grande ampleur.

Les britanniques étudient donc plusieurs types de navires mais leurs capacités industrielles sont aussi limitées que les besoins sont gigantesques. Rapidement les américains (qui doivent eux aussi reprendre pied dans le Pacifique, un milieu encore plus contraignant puisque tout doit être transporté par la mer) entrent dans la partie.

Pragmatiquement, les britanniques vont généralement se charger de produite les navires incapables de traverser l'Atlantique et les américains des plus gros bâtiments, les premiers désignés LCx (Landing Craft embarcation de débarquement, la dernière lettre marquant sa spécialisation) et les seconds désignes Lsx (Landing Ship).

Les opérations amphibies seront d'ailleurs planifiées en fonction de la production, l'opération Overlord (débarquement en Normandie) est retardé de mai à juin 1944 pour bénéficier de plus de bâtiments.


Le Landing Ship Dock USS Ashland

Le plus gros bâtiment de cette génération spontanée est le LSD (Landing Ship Dock), un navire lent, capable de traverser l'Atlantique et muni d'un dock. La première classe est la classe Ashland composée de 8 navires (Ashland, Belle Grove, Carter Hall,Epping Forest, Gunston Hall, Lindenwald, Oak Hill et White Marsh) suivi par la classe Casa Grande, étroitement dérivée de la classe pionnière. Un total de 19 navires est commandé mais seulement dix sept sont achevés, quatre pour la Royal Navy (HMS Eastway, HMS Highway, HMS Northway et HMS Oceanway) et treize pour l'US Navy (USS Cassa Grande, USS Rushmore, USS Shadwell, USS Cabildo, USS Catamount, USS Colonial, USS Comstock, USS Donner, USS Fort Mandan, USS San Marcos, USS Tortuga et USS Whetstone) et sur les deux annulés (Point Defiance, Fort Snelling), le second sera achevé comme transport de véhicule sous le nom de Taurus.


Ci-dessus le USS Casa Grande à la mer et ci-dessous, vue du radier de ce même navire

Après guerre, sur ces dix sept navires, six furent transférés à des marines étrangères (les autres étant réarmés pour la Corée et le Vietnam), l'Eastway et le Fort Mandan à la Grèce, l'Oceanway à la Grèce puis à la France, les Comstock et Fort Marion à Taiwan et le San Marcos à l'Espagne.

Le principal navire amphibie était cependant le LST ou Landing Ship Tank, un navire capable de traverser l'Atlantique et de venir s'échouer directement sur la plage pour y débarquer ses chars. Les premiers LST sont cependant britanniques : trois pétroliers du Lake Maracaibo, les Misoa Tasajera et Bachaquero sont transformés en Tank Assaut Carrier (TAC) bien vite rebaptisés LST (1) pour les différencier d'avec les productions américains appelés LST (2).


Le LST était la bête de somme des débarquements amphibies utilisés à toutes les sauces

Un total de 1152 LST sont commandés mais «seulement» 1054 sont achevés avec deux groupes, le premier (LST 1 à 510) disposant d'un ascenseur entre le pont supérieur et la cuve et les LST 511 à LST 1054 avec une tampe. 121 sont armés par les britanniques.

Tous ces navires ne sont pas utilisés pour le transport de chars, un certain nombre sont transformés en navires ateliers pour les bâtiments de débarquements (41 ARL), en bâtiments hôpitaux (38 LSTH), en ravitailleurs de vedettes rapides (10 AGP), en navires ateliers pour avaries de combat (13 ARB), en ateliers d'aviation (4 ARV), trois en bâtiments de soutien pour le renflouage (3 ARST), logement de personnel (16 APL puis APB), d'autres encore pour le transport de munitions et même comme petit porte-avions avec des avions légers comme le Piper L-4 Grasshoper.


Le LST-386 fût modifié en "porte-avions" pour des avions légers Piper L-4 Grassopher destinés à régler le tir des "gros bébés" de l'US Navy

La dernière catégorie de navires est la catégorie LSM (Landing Ship Medium), 558 navires sont construits et tous sont utilisés dans le Pacifique.

Les navires sont complétés par toute une série d'embarcations comme les LCI (Landing Craft Infantry) avec 1139 commandés, 958 construits et 223 utilisés par les britanniques et 26 par les canadiens ou encore les LCT (Landing Craft Tank) construits à 1829 exemplaires (864 par les britanniques et 965 par les américains).

On trouve également les LCM (Landing Craft Mechanized) qui pouvaient débarquer un char de 30 tonnes par une rampe d'étrave. 11383 LCM sont construits en deux versions LCM (3) et LCM (6), les LCP (L) (Landing Craft Personal [Large]) peuvent embarquer 25 hommes pour leur variante britannique et 30 à 36 hommes pour leur variante américaine produits à 2250 exemplaires; les LCP ( R ) (Landing Craft Personal [Ramp] ) capable d'embarquer des véhicules avec une rampe construite à 2635 exemplaires mais ils sont bientôt remplacés par les LCVP (Landing Craft Vehicle Personal) produits à près de 23000 exemplaires. Enfin on trouve des LCC (Landing Craft Control) pour organiser les débarquements et des LCS (Landing Control Ship) pour appuyer les troupes débarquées sans parler des LVT et des DUKW.

Le Japon est la seule puissance de l'Axe à réaliser d'importantes opérations amphibies notament durant la conquête des Phillipines, de la Malaisie, de Singapour et des Indes Néerlandaises.


Test d'un navire amphibie japonais

Plusieurs catégories de navires sont construits à partir de 1941. 22 unités type ES de 948 tonnes équivalants aux LST américains sont construits et mis en service entre début 1942 et 1944. Dans un programme de 1943, les japonais construisent 22 navires type T1 de 1800 tonnes mis en service en 1944 et 1945 sur les 46 prévus. Quatre engins équivalants aux LCT sont également produits, les chars étant mis en oeuvre par la poupe.

Les japonais construisent un autre type LST, le type SB mais sur les 102 prévus seuls 69 sont achevés dont six à moteurs diesels et les autres à turbine à engrenages. Enfin sur le modèle du Shinshu Maru, douze bâtiments de transport de chalands de débarquement de 7 à 12000 tonnes sont achevés.

La marine et l'armée japonaise construisirent également des embarcations (craft) amphibies comme les Daihatsu de 20 tonnes et 14 mètres apparus en 1935 construits à 3229 exemplaires suivis en 1944 par les Moku Daihatsu de 15m (1140 exemplaires), les Chuhatsu de 13m (trois exemplaires ?) et les Toku Daitatsu de 17m (20 exemplaires).

A la fin de la guerre, les japonais construisirent entre 200 et 300 engins de 12.5 tonnes, les Toku 2-shiki Naikarei. Citons une embarcation particulière, le Umpoto de 36.7 tonnes, qui peut être démonté en trois sections pour être transporté sur le pont d'un sous-marin. A la fin de la guerre, les navires survivants sont utilisés pour rapatrier au Japon les soldats japonais dispersés sur les atolls du Pacifique.


Dessin d'une Motozattere da Sbarco

L'Italie n'à pas les moyens ni l'ambition de mener de vastes opérations amphibies et si sa flotte amphibie se dévellope à partir de 1942, elle ne se compose que de petits bâtiments comme les Motozattere da sbarco ou MZ de 174 tonnes pouvant embarquer 65 tonnes, copie des MFP allemands, construits à 95 exemplaires numérotés MZ701 à 800 complété par un engin plus petit, le Motolance da barco de 15.5 tonnes.

L'Allemagne construit à partir de 1941 900 exemplaires d'un chaland baptisé MarineFährPrahm ou MFP , des pontons motorisés de 47 à 49m de long et d'un déplacement d'environ 200 tonnes, pouvant embarquer 100 à 140 tonnes de charge avec un armement solide, généralement un canon de 75 ou de 88mm et deux canons de 20mm. Les MarineFährPrahm sont complétés par des ferry Siebel, des pontons automoteurs de 143 tonnes pouvant embarquer 50 à 100 tonnes, filant à 11 noeuds mais très instables ce qui limitait son utilisation.


Dessin d'un MarineFahrPrahm allemand

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MessageSujet: Re: TRANSPORTS DE CHALANDS DE DEBARQUEMENT CLASSE FOUDRE   Jeu 22 Juil 2010, 14:40

LA FRANCE ET L'AMPHIBIE : DES NAVIRES DE SECONDE MAIN POUR COMMENCER

Les LST

Photo du LST-382 à Saïgon

Comme nous l'avons vu plus haut, la France n'à pas été au délà des expérimentations dans le domaine de l'amphibie avec des chalands de débarquement de quinze tonnes en 1933. La défaite de 1940 bloque toute possibilité de construction et d'expérimentation.

Durant la fin de la seconde guerre mondiale, aucun LST n'est armé par la France qui doit attendre l'Indochine pour mettre en oeuvre ses premiers navires amphibies. Dix LST vont être au total armés par la France.

-Le LST-382 est mis sur cale aux chantiers Bethlehem Steel de Quincy (Massachussett) le 10 décembre 1942 lancé le 3 février 1943 et admis au service actif dans l'US Navy le 18 février 1943.

Il est transféré aux britanniques le 18 novembre 1944 et participe aux opérations de reconquête de la Malaisie avant d'être transferé à la France le 28 janvier 1946. Sa coque déformée le rend inapte à la navigation en mer. Il est désarmé à Saïgon dès mi-1946 pour servir de bâtiment-base en rivière Saïgon pour le Groupe de Batiments de Réserve, baptisé officieusement Paillote. Son sort final m'est inconnu.

-Le LST-347 est mis sur cale à l'Arsenal de Norfolk (Porsmouth, Virginie) le 10 novembre 1942, lancé le 7 février 1943 et armé le même jour par l'US Navy. Il est cédé aux britanniques le 19 décembre 1944 à Rosneath puis à la France le 28 janvier 1946 et admis au service actif dans la Royale sous le nom de Vire le 26 février 1946 avant d'être engagé dans le Tonkin en mars. Il est mis en réserve spéciale à Toulon le 1er décembre 1955 puis est condamné sous le numéro de Q80 le 19 janvier 1957.

-Le LST-326 est mis sur cale à l'Arsenal de Philadelphie le 12 novembre 1942 lancé le 11 février 1943 et admis au service actif le 26 février 1943. Il est transféré à la Grande Bretagne le 9 décembre 1944 puis restitué aux américains le 25 février 1946 avant d'être cédé à la France le 5 avril 1946 à Manille et admis au service actif le 4 mai sous le nom de Liamone. Il connait une carrière assez brève car en mauvaise état, il est placé en réserve spéciale B pendant le 2ème trimestre de 1949, rayée le 15 novembre 1949 et condamnée en 1951 à Saïgon.

-Le LST-177 est mis sur cale aux chantiers de la Missouri Valley Bridge & Iron Co à Evansville (Indiana) le 5 février 1943 lancé le 16 mai 1943 et admis au service actif dans l'US Navy le 22 juin 1943. Il est transféré à la France le 13 mars 1947 sous le nom de Laïta et utilisé jusqu'à son désarmement à Mers El-Kebir en janvier 1962 et sert comme base fixe à Oran. Il est condamné le 31 juillet 1964 devient le Q-382 et sert de brise-lames à Toulon jusqu'en 1979.

-Le LST-223 est mis sur cale aux chantiers de la Chicago Bridge & Iron Co de Seneca (Illinois) le 31 mars 1943 lancé le 24 août 1943 et admis au service actif le 17 septembre 1943. Reclassé LSTH (Landing Ship Tank-Hospital) le 15 septembre 1945, il est désarmé et mis à la disposition du Département d'Etat le 13 mars 1947. Acheté par la France, le LST-223 est rebaptisé Rance et réarmé à Norfolk en mars et juin 1947. Il est utilisé jusqu'à son placement en réserve spéciale le 11 juillet 1960 puis est condamné à Oran le 8 mars 1961 sous le numéro Q210.

-Le LST-508 est mis sur cale aux chantiers navals de Jeffersonville Boat & Machine Co le 18 septembre 1943 lancé le 10 novembre 1943 et admis au service actif le 14 janvier 1944. Il participe au débarquement de Normandie puis est utilisé par la Shipping Control Authority Japan jusqu'à son désarmement le 2 août 1946.

Il est mis à la disposition du Département d'Etat le 25 mars 1947 et vendu à la France le 27 mai 1947 et admis au service actif au sein de la Royale le 2 juillet 1947 sous le nom d'Orne. Placé en réserve spéciale le 10 mars 1961. Il est condamné le 17 février 1962 sous le numéro Q311.

-Le LST-815 est mis sur cale aux chantiers navals Missouri Valley Bridge & Iron Co d'Evansville (Indiana) le 28 août 1944 lancé le 7 octobre 1944 et admis au service actif le 30 octobre 1944. Désarmé le 6 septembre 1946, il est vendu à la démolition le 25 mai 1948 mais il échappe finalement aux chalumeaux des démolisseurs en étant racheté par la France. Armé le 1er avril 1949 sous le nom d'Odet, il est désarmé en juillet 1961 avant d'être condamné le 17 août 1962 sous le numéro Q326.

La mise en place du Centre d'Experimentations du Pacifique (CEP) nécessite de très importants moyens navals et le Q326 est réarmé sous le nom d'Odet le 21 juin 1963, remis en service actif après travaux le 8 mai 1964.

Il reste cependant basé à Toulon et participe notament à l'évacuation de Mers el-Kébir puis à des transports avec la Corse en mai 1968. Il est placé en réserve B début 1969 et est condamné une seconde fois le 14 août 1969, devenant cette fois le Q451, servant de brise-lames à Saint Mandrier jusqu'en 1987.


Le LST Cheliff ex LST-874

-Le LST-874 est mis sur cale aux chantiers navals Missouri Valley Bridge & Iron Co d'Evansville (Indiana) le 16 octobre 1944 lancé le 25 novembre 1944 et admis au service actif le 18 décembre 1944. Il est engagé par les américains à Okinawa et ne quitte l'Extrême Orient qu'en janvier 1946.

Désarmé le 29 mai 1946, il est vendu à un opérateur privé américain le 8 juin 1948 avant d'être racheté par la France le 5 octobre 1948 et reçoit le nom de Chéliff. Désarmé à Papeete au début de 1969, il est utilisé comme ponton magasin par la DCAN jusqu'au 13 septembre 1970 quand il est condamné avec le numéro Q474. Il est coulé en 1976.

-Le LST-860 est mis sur cale aux chantiers de la Chicago Bridge & Iron Co de Seneca (Illinois) le 23 septembre 1944 lancé le 19 décembre 1944 et admis au service actif le 13 janvier 1945. Arrivé trop tard pour participer au combat, il est désarmé le 1er juin 1946.

Vendu à un opérateur américain et rebaptisé North West le 19 mars 1948, il est acquis par l'Administration des Travaux Publics d'Indochine et rebaptisé Inspecteur Général Pouyanne. Il est armé par la marine nationale le 28 mars 1949 sous le nom d'Adour, arrivant en Indochine le 6 juillet 1949.

Le 17 mai 1951 à Nha Trang, l'Adour est gravement avarié par une explosion suivie d'un incendie qui fait 23 morts parmi l'équipage. Le bâtiment remis en état de naviguer quitte Nha Trang poue Saïgon le 3 juillet 1951. Il est désarmé en 1957,condamné le 7 juillet 1958 sous le numéro Q140.

-Le LST-973 est mis sur cale aux chantiers navals Bethlehem d'Hingham (Massachussett) le 25 novembre 1944 lancé le 27 décembre 1944 et admis au service actif le 27 janvier 1945. Il participe aux opérations en Extrême Orient jusqu'à la fin de la guerre avant d'être désarmé le 24 mai 1946 et transféré à l'Armée de terre.

Repris par la Navy le 6 septembre 1950 pour servir en Corée, il est désarmé le 7 novembre 1951 puis rayé des listes avant d'être transféré à la marine nationale le jour même dans le cadre du Mutual Defence Allied Plan (MDAP) (Ce sera le seul dans ce cas).

Baptisé Golo, il quitte San Francisco le 11 décembre 1951 et arrive à Haïphong le 28 janvier 1952 avant de servir en Indochine jusqu'au début de 1957 avant d'être rattaché au CIOA d'Arzew jusqu'à son désarmement en 1960 puis sa vente à la démolition le 14 novembre 1963.

Caractéristiques Techniques des LST

Déplacement lège 1625 tonnes déplacement d'échouage 2366 tonnes déplacement à pleine charge 4080 tonnes

Dimensions : longueur 99.97m largeur 15.24m tirant d'eau 2.5m à l'avant 4.3m à l'arrière

Propulsion : deux moteurs diesels General Motors de 1800ch entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 12 noeuds distance franchissable 6000 miles nautiques à 9 noeuds

Armement : variable mais généralement composé sous pavillon américain de 8 canons de 40mm, de 10 canons de 20mm et de 6 mitrailleuses de 12.7mm. Sous pavillon français, ils étaient souvent armés d'un ou deux canons de 40mm et de 4 canons de 20mm.

Equipage : 113 hommes dont 9 officiers réduit sous pavillon français à 72 hommes dont 5 officiers.

Embarcations : deux à six LCVP, parfois deux pontons de 53m

Capacité : 20 chars Sherman ou 16 chars Churchill dans un garage de 78.60m de long sur 9.10m de large et 3.40m de haut.


Le LSD Foudre

Le premier TCD baptisé Foudre

Si les LST doivent s'échouer pour pouvoir débarquer leur chargement, le LSD peut rester à quelques miles des côtes pour débarquer hommes et véhicules à l'aide de sa batterlerie, généralement des LCM et des LCVP.

-Le USS Dagger (LSD-12) est mis sur cale aux chantiers navals de Newport News Shipbuilding & Drydock Company le 23 juillet 1943, il est rebaptisé HMS Oceanway en août 1943 et cédé aux britanniques. Lancé le 29 décembre 1943, il est admis au service actif le 29 mars 1944. Il participe au débarquement de Normandie à Omaha Beach le 6 juin 1944 avant de participer à des transports en direction de l'Extrême-Orient.

Restitué aux américains en janvier 1947, il est aussitôt cédé à la Grèce sous le nom d'Okeanos où il est exploité par une société civile puis désarmé à Salamine. Il est ensuite transféré à la marine nationale le 7 avril 1952.

Reclassé Transport de Chalands de Débarquement (TCD), il est baptisé Foudre arrivant à la remorque à Toulon le 22 avril 1952. Il est remis en état par l'Arsenal de Toulon et reprend la mer pour essais en mai 1953.

Le Foudre arrive en Indochine le 11 août 1953, effectuant des missions de transports (pour relier le nord et le sud de l'Indochine, le plus pratique est souvent la mer) et des opérations amphibies. Après le cessez-le-feu de fin juillet 1954, il participa à des évacuations entre le Vietnam du Nord et le Vietnam du Sud, des réfugiés dans un sens et des prisonniers vietminhs dans l'autre.

Le TCD quitte définitivement l'Indochine en juillet 1956, arrivant Arzew le 4 septembre et peut ainsi participer à l'opération Mousquetaire et c'est ainsi que le 6 novembre 1956, il débarque des troupes à Port Fouad avec 18 LCM. Il est ensuite affecté au CIOA d'Arzew pour des entrainements et des opérations sur les côtes algériennes ainsi que des transports de battelerie.

Après un carénage à Cherbourg entre mars et septembre 1963, la Foudre effectue des transports entre la métropole et le CEP qui se met en place en Polynésie. En cinq ans, il effectue pas moins de neuf rotations, participant aux campagnes de tir de 1966,1967 et 1968. Il cohabite ainsi avec ses deux successeurs Ouragan et Orage respectivement admis au service actif en 1966 et 1968.


Le naviplane N300

Après des essais avec le naviplane N300 de la SEDAM en rade de Villefranche à la fin du mois d'octobre, le Foudre est désarmée à Toulon le 1er janvier 1969 puis restituée aux Etats Unis pour être coulée comme cible par la 6ème flotte.

Caractéristiques Techniques du TCD Foudre

Déplacement : (lège) 4030 tonnes (pleine charge) 7980 tonnes (ballasté) 14080 tonnes

Dimensions : longueur 139.52m largeur 21.29m tirant d'eau : 4.90m (9.20m ballasté)

Propulsion : deux turbines à engrenages dévellopant une puissance totale de 9000ch entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 15 noeuds distance franchissable 14780 miles nautiques à 11 noeuds 9450 miles nautiques à 15 noeuds


Armement : un canon de 105mm, quatre canons de 40mm, quatre canons de 20mm et deux mortiers de 120mm

Installations amphibies : radier de 120.29m de long sur 13.41m de large avec deux ou trois LCT ou de vingt LCM

Equipage : 185 hommes plus 265 passagers transportés

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MessageSujet: Re: TRANSPORTS DE CHALANDS DE DEBARQUEMENT CLASSE FOUDRE   Jeu 22 Juil 2010, 15:03

LES PREMIERS VRAIS NAVIRES AMPHIBIES FRANCAIS : LES BDC ET LA CLASSE OURAGAN

Les premiers navires amphibies français : Les BDC classe Trieux

Les dix LST transférés par les britanniques et les américains sont des constructions de guerre à la carrière forcément limitée (si le dernier LST de la seconde guerre mondiale à été désarmé par l'US Navy en 1971, ces derniers ont été réarmés uniquement pour la Corée et le Vietnam donc généralement en bon état matériel). Déjà usés par les opérations de guerre, ils doivent être rapidement remplacés.

Cinq navires sont financés au budget 1956 (une unité) 1957 (deux unités) et 1958 (deux unités) et baptisés du nom de rivières :


Le BDC Trieux plagé

-Le Trieux est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Bretagne à Nantes le 25 avril 1958 lancé le 6 décembre 1958 et admis au service actif le 18 mars 1960. A son admission au service actif, il est affecté en Afrique du Nord jusqu'en 1964.

Il est ensuite affecté dans le Pacifique en 1965, 1966, 1968 à 1972 et de 1973 jusqu'à son désarmement. Début 1967, il est équipé d'un hangar pour hélicoptères sur l'avant du bloc passerelle. Il est désarmé à Papeete le 12 juillet 1988 remplacé par le Bougainville. Condamné le 5 décembre 1988 (Q-666), il est vendu à la démolition et démantelé à Singapour en 1991.


Le BDC Argens

-L'Argens est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Bretagne à Nantes le 10 juillet 1958 lancé le 11 avril 1959 et admis au service actif le 27 juin 1960. Basé en Afrique du Nord à Arzew puis à Mers El-Kébir de 1960 à 1964, participant aux derniers combats en Algérie ainsi qu'aux évacuations.

Il est affecté au CEP de 1964 à 1967 avant de rentrer en Métropole pour servir de véritable navire amphibie, servant à plusieurs reprises dans l'Océan Indien en 1973, 1975, 1978 et 1980. Il participe également au déploiement en Liban entre 1980 et 1984. Mis en réserve spéciale le 14 août 1985, il est condamné le 4 décembre de la même année avec le numéro Q-641 puis utilisé depuis 1986 comme brise-lames à Saint Mandrier.


Le BDC Blavet

-Le Blavet est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Bretagne à Nantes le 19 janvier 1959 lancé le 16 janvier 1960 et admis au service actif le 1er janvier 1961. Dès son admission au service actif, il est affecté aux forces amphibies de Bizerte puis participe aux opérations en Afrique du Nord en 1963.

En 1965, il est affecté au CEP, assurant de nombreuses missions de transport de troupes mais également de transport logistique. Un incendie ravage le bâtiment le 13 août 1984 et devant l'ampleur des travaux, il est désarmé le 3 janvier 1985 puis condamné le 15 septembre 1986 (Q-646). La coque sert de cible à un missile Exocet MM38 tiré par l'aviso-escorteur Enseigne de Vaisseau Henry puis coulé par -3700m de onfd à 70 nautiques au large de Tahiti.


Le BDC Dives à quai, la gueule ouverte

-Le Dives est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime du Trait le 7 août 1959 lancé le 28 juin 1960 et admis au service actif le 14 avril 1961. Il d'abord affecté à la 4ème Région Militaire de Mers-El-Kébir et participe à l'évacuation de l'Algérie. En 1963, il est affecté au centre amphibie de Lorient puis à Dakar et enfin dans le Pacifique entre 1965 et 1978. Il est ensuite affecté à Toulon en 1979 et participe aux différents déploiements au Liban.

Le BDC Dives est désarmé le 30 novembre 1985 puis condamné le 21 avril 1986 (Q-645). Sauvé du feraillage en 1990 par une société de bénévole, il est le coeur d'un musée flottant qui doit malheureusement fermer en octobre 2000. Elle sert de brise-lames à l'école de plongée de Saint Mandrier jusqu'en août 2007 date à laquelle elle à été remorquée jusqu'à la base navale de Toulon pour expertise avant démolition, la coque présentant de sérieux signes de fatigue.


Le BDC Bidassoa

-Le Bidassoa est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Seine Maritime du Trait le 30 janvier 1960 lancé le 29 décembre 1960 et admis au service actif le 1er octobre 1961. Il est basé à Lorient de 1964 à 1983 puis à Toulon jusqu'à son désarmement. Désarmé à Lorient le 12 décembre 1986, il est condamné le 6 avril 1987 (Q-655) et conduit en novembre au cimetière de Landevennec. Sa coque sert de cible de tir le 19 septembre 1989 aux bâtiments de l'Escadre de l'Atlantique et aux Super Etendard de l'Aéronautique navale.

Caractéristiques Techniques des Bâtiments de Débarquement de Chars (BDC)

Déplacement : standard 1750 tonnes pleine charge 4225 tonnes

Dimensions : longueur 102.1m (96.6 entre perpendiculaires) largeur 15.5m tirant d'eau 3.2m

Propulsion : deux moteurs diesels SEMT Pielstick dévellopant une puissance totale de 2000ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 11.5 noeuds distance franchissable 18500 miles à 10 noeuds

Armement : 2 canons de 40mm (Trieux Argens, 3 pour le Bidassoa Blavet et Dives), 2 (Bidassoa Blavet et Dives) ou 3 (Trieux Argens) canons de 20mm et un mortier de 120mm.

Equipage : 6 officiers et 69 hommes

Capacité : 1800 tonnes de matériel et 4 LCVP.


Les TCD de classe Ouragan

L'utilisation intensive du TCD Foudre à montré l'utilité d'un tel navire pour les interventions à longue distance. Néanmoins ce LSD comme tous les LSD construits pendant la Seconde Guerre Mondiale ne pouvaient mettre en oeuvre d'hélicoptères.

L'hélicoptère, machine à l'origine fragile et peu endurante avait comme son demi-frère l'avion prit du poids et de l'assurance puis avait montré son utilité dans le domaine des opérations amphibies en rendant bien plus aléatoire pour l'ennemi le lieu d'un débarquement. Il permet également de faire basculer le dispositif opérationnel en fonction des réactions de l'adversaire.

La France avait compris également l'intérêt de l'hélicoptère, étant le premier pays à se dôter d'une doctrine dans le domaine du combat héliporté à terre comme en mer. Aussi le budget 1960 finance la construction d'un nouveau TCD.

Il est suivi au budget 1965 par un nouveau navire étroitement dérivé du précédent mais financé par la DirCen (Direction du Centre des Expérimentations Nucléaires) pour le Centre d'Expérimentations du Pacifique (CEP). Le premier est baptisé Ouragan et le second est baptisé Orage.


Le Transport de Chalands de Débarquement Ouragan

-L'Ouragan (L9021) est mis sur cale à l'Arsenal de Brest le 20 juin 1962 lancé le 9 novembre 1963 et admis au service actif le 1er juin 1965. Il participe à toutes les opérations de la marine nationale, notament le soutien du Centre d'Essais du Pacifique puis les différentes opérations de l'armée française comme le Liban au début des années quatre-vingt, les interventions et mission de présence au large de l'Afrique (Corymbe), l'opération Daguet dans le Golfe et le soutien aux opérations dans les Balkans (Bosnie, Kosovo). Désarmé en février 2006 après l'arrivée du BPC Mistral, il aurait du être vendu à l'Argentine mais cette vente à capoté en raison des problèmes d'amiante et l'Ouragan attend sa démolition.


Le TCD Orage

-L'Orage (L9022) est mis sur cale à l'Arsenal de Brest dans le bassin 9 du Laninon le 20 juin 1966 lancé le 22 avril 1967 et admis au service actif le 1er avril 1968. Il participe à toutes les opérations de la marine nationale, notament le soutien du Centre d'Essais du Pacifique puis les différentes opérations de l'armée française comme le Liban au début des années quatre-vingt, les interventions et mission de présence au large de l'Afrique (Corymbe), au retrait des forces engagées dans l'opération Daguet dans le Golfe et le soutien aux opérations dans les Balkans (Bosnie, Kosovo). L'Argentine ayant renoncé à acquérir les deux TCD, l'Orage est désarmé le 29 mai 2007 après avoir été relevé par le BPC Tonnerre.

Caractéristiques Techniques de la classe Ouragan

Déplacement : standard 5950 tonnes (5965 tonnes pour l'Orage), pleine charge 8500 tonnes ballasté 14400 tonnes

Dimensions : longueur (hors tout) 149m (entre perpendiculaires) 144.5m largeur 21.5m tirant d'eau (radier non immergé) 5.4m (radier immergé Ouragan) 8.7m

Propulsion : deux diesels SEMT-Pielstick 12 PC 2V de 3480ch (12 PC 2 V400 de 4230ch pour l'Orage) entrainent deux hélices quadripales à pas variables

Performances : vitesse maximale : 15 noeuds (Ouragan) 17 noeuds (Orage) distance franchissable ; 9000 miles nautiques à 15 noeuds et 15000 miles nautiques à 12 noeuds

Electronique : deux radars de navigation DRBN-34A Raccal-Decca RM1920 dont un utilisé comme radar d'approche pour les hélicoptères, une centrale inertielle Microcin, un compas magnétique, un compas gyroscopique, un radiogoniomètre HF, un récepteur GPS, un loch, un sondeur, une infrastructure pour brouilleurs de radars BSM ½. Un système de communication par satellite Syracuse NL, un Immarsat B, un Immarsat mini. Système de traitement de l'information Opsmer.
L'Orage dispose en plus de deux systèmes optroniques DIB-2A Vigy 105 EOD (une caméra IR, une caméra TV, un télémètre laser).

Armement : L'Ouragan dispose de deux systèmes antiaériens Simbad avec missiles SATCP Mistral, deux canons de 40mm Bofors et quatre mitrailleuses de 12.7mm Browning M2HB alors que son sister-ship l'Orage dispose de deux systèmes antiaériens Simbad, de deux canons de 30mm Breda-Mauser et quatre mitrailleuses de 12.7mm Browning M2HB

Installations aéronautiques : plate-forme d'appontage de 850 m² pouvant accueillir deux Super Frelon ou quatre Super Puma/Cougar.

Installations amphibies : Radier de 120m de long sur 14m de large et 7.80m sur son avant immergeable sous 3.5m d'eau. Il est couvert à l'arrière par un pont mobile démontable (PMS) de 36m pour l'appontage d'un hélicoptère (longueur 36m) et peut être complété par un Pont Mobile Intermédiaire (PMI) qui augmente la capacité en fret et en véhicule mais réduit le tirant d'air du radier. Le radier peut acceuillir deux EDIC ou CDIC chargés de 11 chars légers chacun ou 8CTM ou 1 EDIC et 4CTM.

Capacités : deux grues de 35 tonnes, 1500 tonnes de matériel ou 370 hommes et leurs véhicules. L'Ouragan dispose d'un hôpital de 19 lits.

Equipage : 12 officiers 78 officiers mariniers et 115 quartiers maitres et marins.


GENESE DE LA CLASSE FOUDRE

Au temps de la guerre froide et de la garde au Rhin, l'armée de terre français était une armée melant conscrits et professionnels. Pour schématiser, les conscrits montaient la garde au Rhin, prêt à recevoir le choc des GMO (Groupes Mobiles Operationnels) du Pacte de Varsovie alors que les professionnels étaient chargés des interventions exotiques et en outre-mer, généralement en Afrique.


L'insigne de la Force d'Action Rapide

En 1984, l'armée de terre française est profondément réorganisée et les unités chargés des OPEX (Operations Extérieures) sont regroupés au sein de la Force d'Action Rapide (FAR). Cette unité dispose ainsi d'une brigade de soutien logisitique dont le quartier général était implanté à Maison-Laffites et surtout de cinq divisions, les paras de la 11ème division parachutiste (QG : Toulouse), les marsouins de la 9ème division d'infanterie de marine (QG : Nantes), les cavaliers de la 6ème division légère blindée (QG : Nimes), les chasseurs alpins, les chasseurs à cheval et les artilleurs de montagne de la 27ème division d'infanterie alpine (QG : Grenoble) et les aéromobiles de la 4ème division aéromobiles (QG : Nancy).

Qui dit force de réaction rapide dit moyens de projection notament par voie maritime. Si la projection aérienne est la voie privilegiée pour les interventions rapides avec notament les compagnies en alerte Guépard (combien de fois des ressortissants européens terrorisés par les brusques flambées de violence ont été sauvés par l'arrivée en Transall d'une compagnie de bérets rouges ou verts sans parler de l'opération Bonite à Kolwezi), la protection maritime est la seule réaliste pour déployer des troupes nombreuses avec leur matériel lourd.

A l'époque, la force amphibie française était composée des deux TCD de classe Ouragan et des cinq BDC classe Argens. Les BDC étaient usés et lents (à peine dix noeuds) et l'un des TCD était souvent employé par le CEP en attendant la construction du Bougainville (dernier navire à avoir été construit par les chantiers Dubigeon à Nantes).


Le Bâtiment de Transport et de Soutien (BTS) Bougainville, dernier navire construit à Nantes aux chantiers Dubigeon

Les leçons des opérations Olifant et Diodon _respectivement volets navals et terrestres de l'intervention française au Liban_ pousse la France à lancer l'étude de nouveaux TCD censés remplacer les deux Ouragan.

C'est ainsi que trois TCD sont prévus à la Loi de Programmation Militaire 1984-1988. Suivant une «règle» suivie pour leurs prédecesseurs de classe Ouragan, on choisit comme noms de baptême des noms de vents et des noms de phénomènes météorologiques.

Le premier TCD 90 est baptisé Foudre qui avait déjà été porté par le premier TCD français et commandé le 5 novembre 1984. Le second commandé le 11 avril......1994 est baptisé Siroco mais le troisième TCD ne prendra jamais corps, la marine nationale préférant lancer le programme NTCD (Nouveaux Transports de Chalands de Débarquement) qui deviendra ensuite PHI (Porte-Hélicoptères d'Intervention) et finalement BPC (Bâtiment de Projection et de Commandement).

Par rapport aux TCD 60 (Orage et Ouragan), les Foudre sont encore mieux adaptés aux opérations héliportés (bloc passerelle repoussé le plus en avant selon une architecture proche des rouliers, un hangar hélicoptère), des installations de commandement et de contrôle plus dévellopées, l'organisation interne est optimisée pour améliorer les mouvements de véhicules...... . Le Siroco mis en service dix ans après son ainé disposait de capacités encore améliorées, tirant les leçons de l'utilisation du Foudre.

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MessageSujet: Re: TRANSPORTS DE CHALANDS DE DEBARQUEMENT CLASSE FOUDRE   Jeu 22 Juil 2010, 15:24

HISTORIQUE

Le Foudre (L9011)

Le TCD Foudre à la mer avec des véhicules à la poupe et sur la plate-forme hélicoptère, un Puma et une Gazelle

Présentation

-Le Foudre est mis sur cale à l'Arsenal de Brest le 26 mars 1986 mis à flot le 19 novembre 1988. Armé pour essais le 15 janvier 1990, il effectue des essais d'embarquement de véhicules à Montoire près de Saint Nazaire le 24 avril 1990.

Le 31 juillet 1990, il appareille pour sa traversée de longue durée, faisant escale à Fort de France du 10 au 14 août, Panama le 18 août, Acapulco du 24 au 28 août, Clipperton le 30 août, San Diego du 4 au 10 septembre, Papeete du 21 au 27 septembre et enfin Valparaiso du 11 au 16 octobre 1990.

L'invasion du Koweit par l'Irak le 2 août 1990 et la menace d'une intervention occidentale entraine l'interruption de la TLD le 10 octobre. Il fait demi-tour, franchissant le canal de Panama le 22 octobre et est de retour à Brest le 5 novembre 1990. Il est admis au service actif le 7 décembre 1990. Sa ville marraine est Fréjus depuis le 30 novembre 1991.

Le L9011 est le neuvième navire de la marine nationale à avoir porté le nom de ce phénomène météo qui se produit pendant un orage, c'est le déchargement de l'énergie électrostatique accumulée dans les nuages.

Successivement ont porté ce nom une canonnière armé d'un canon en service de 1760 à 1768; une canonnière lancée en 1795 sous le nom de Foudre mais rebaptisée la même année Fantôme; une canonnière armée de 6 canons prise le 17 mars 1799 près d'Alexandrie; une canonnière lancée en 1804 et utilisée à Saint Malo puis à Granville; une frégate à hélice mixte utilisée de 1856 à 1872; un croiseur de 1ère classe censé être un croiseur porte-torpilleurs mais utilisé pour des essais d'aviation embarquée puis comme navire atelier avant d'être désarmé le 27 juillet 1921; un chaland cuirassé Gressier utilisé pour soutenir le commando Jaubert à partir de 1945 et rebaptisé Tonnerre en 1952 et enfin le LSD futur TCD que nous avons vu plus haut.


Le croiseur porte-torpilleurs Foudre devenu premier "porte-avions" français

Carrière opérationnelle

Le Foudre à la mer avec des conteneurs à la poupe

Le 10 décembre 1990, il appareille de Brest, arrivant à Toulon le 17 décembre où il embarque 51 hélicoptères et 415 hommes du 1er RHC pour l'opération Daguet. Il appareille le 29 décembre 1990 pour le Golfe, débarquant ses hélicoptères en Arabie Saoudite pour participer à l'offensive alliée du 17 février 1991.

Le Foudre participe à l'opération Balbuzard en Adriatique pour soutenir les contingents français de la FORPRONU. Il effectue deux déploiements, le premier du 28 janvier au 5 avril et le second du 6 au 23 juin. Le TCD subit sa première IPER du 4 octobre 1993 au 30 janvier 1994.


Le TCD Foudre à la mer en 1990 avec un Lynx en approche

L'année 1994 est moins chargée avec quelques déploiements en Méditerranée orientale avant de participer à la revue navale du 14 août 1994, destiné à commémorer le cinquantième anniversaire du débarquement de Provence.

Il participe aux dernières opérations en Bosnie avec notament en 1994 le passage de la FORPRONU à l'IFOR. D'avril à août 1997, il soutien l'opération Alba, une opération de sécurisation de l'aide humanitaire destinée à l'Albanie secoué par des convulsions politiques intérieures.


Réunion de famille à Toulon avec les Orage, Ouragan et le petit dernier, la Foudre. Une FLM type Suffren s'est jointe à la fête

A l'automne 1998, le Foudre est déployé dans l'Océan Indien en compagnie notament de la frégate La Fayette et participe le 21 octobre 1998 à l'exercice Jalibut avec la marine qatarie.

Le 21 février 1999, le transport de chalands de débarquement appareille de Toulon avec à bord 400 hommes et 20 blindés des 1er REC et 8ème RPIMa mais également du Génie et des Transmissions qui sont débarqués à Thessalonique le 24 février et rejoints par 600 hommes envoyés par voie aérienne. Ces hommes vont renforcer les 1800 hommes engagés dans la force d'extraction déployée à Kumanovo en Macédoine destinée à évacuer si nécessaire les observateurs de l'OSCE déployés au Kosovo.

Du 31 janvier au 10 février 2000, le Foudre participe à l'exercice Golfe 2000 en compagnie des forces armées émiriennes, la France engageant 5500 hommes dont les 3600 marins du porte-avions Foch, des frégates Duquesne, Tourville et Jean de Vienne, de l'aviso Commandant Blaison, du pétrolier Meuse, du SNA Emeraude et du TCD Foudre et d'un Atlantique 2.


Vue arrière du TCD Foudre avec des conteneurs sur un pont mobile et un EDIC enradié

Le 26 septembre 2000, il participe à l'exercice de secours aux naufragés Secnav 2000. Le ferry de la SNCM Ile de Beauté simule un incendie causé par une explosion. Deux Lynx et un Dauphin héliportent les équipes de secours et le matériel à bord du ferry pendant que deux cents personnes jouant les naufragés, dans les canots étaient récupérés par le Foudre, la frégate Dupleix, le patrouille La Grèbe, le remorqueur Carangue et une vedette des douanes, un Atlantique de la 21F assurant la surveillance de la zone. Cet exercice eut lieu sous le regard attentif de 45 observateurs de l'UE, du Maroc, d'Algérie et de Tunisie.

En octobre 2000, parallèlement au salon Euronaval, des délégations étrangères sont invitées à découvrir à Toulon le 23 octobre plusieurs navires de la marine nationale comme le chasseurs de mines Persée, les avisos Commandant Birot et Commandant Ducuing, le SNA Rubis, les frégates Jean Bart La Fayette et La Motte-Picquet, le pétrolier Meuse, le TCD Foudre et le porte-avions Charles de Gaulle. De novembre 2000 à janvier 2001, le Foudre participe à la 55ème mission de l'opération Corymbe avant de participer à l'exercice Catamaran 2001 du 26 janvier au 2 février 2001.


Le TCD Foudre à quai à Toulon en 2002

Le début de la guerre civile en Côte d'Ivoire le 18 septembre 2002 entraine l'intervention de la France pour s'interposer entre les rebelles et le gouvernement légitime. Le Foudre appareille de Toulon le 18 décembre 2002 avec 300 hommes et du matériel, c'est le début de l'opération Licorne qui voit également le déploiement de 1200 hommes de la Cedeao (Communauté Economique des Etats d'Afrique de l'Ouest).

Après avoir participé à la revue navale du 15 août 2004, il participe au mois de novembre au soutien de l'opération Licorne en Côte d'Ivoire avec notament 250 hommes du 1er Rima d'Angoulême, du 2ème REP de Calvi et du 126ème RI de Brive.

Du 8 au 16 mai 2008, le Foudre participe à l'exercice Anvil au large de Fréjus en compagnie du Tonnerre, du Siroco, de l'aviso Commandant Ducuing, d'avions et d'hélicoptères, des commandos, des plongeurs démineurs et des hommes et des véhicules de la 6ème BLB, 1500 hommes étant débarqués.

En mars 2006, de retour d'une mission Corymbe, la Foudre rejoint le Mistral et l'aviso Lieutenant de Vaisseau Lavallée le 27 mars au large de La Rochelle pour participer jusqu'au 30 mars 2006 à l'exercice Skréo

Le 5 novembre 2006, le TCD Foudre appareille de Toulon pour la 87ème mission de l'opération Corymbe dans le Golfe de Guinée, relevant le 12 novembre l'Orage présent sur zone depuis le 24 juillet 2006.

Le 31 octobre 2008, le Foudre quitte son port varois pour la 95ème mission de l'opération Corymbe, un déploiement de quatre mois dans le Golfe de Guinée. Il arrive à Dakar le 7 novembre pour relever le Jules Verne, faisant ensuite escale à Port Gentil et à Lagos.


Vue arrière du Foudre

Le 17 janvier 2009, un hélicoptère Cougar du DETALAT des forces françaises au Gabon s'est abimé en mer peu après son décollage du Foudre pour des raisons inconnues provoquant la mort de huit militaires français, deux ayant survécu. L'épave à été relevée quelques jours plus tard et jusqu'à la fin de l'enquête, les Cougar furent cloués au sol. La mission Corymbe 95 achevée, le Foudre est relevé par le BPC Tonnerre.

Le 8 janvier 2010, le Foudre appareille de Toulon pour participer à l'opération Corymbe, la mission de présence de la marine nationale au large de l'Afrique Noire. Arrivé à Dakar, il relève son sister-ship, le Siroco entame la 101ème mission Corymbe avec des patrouilles au large du Nigeria avec des escales à Douala au Cameroun et à Cotonou au Bénin. La mission Corymbe s'achève le 13 avril et après une escale à Dakar, il rentre à Toulon le 10 mai 2010. Il est en IPER du 21 mai au 5 juin 2010.

La construction dans le cadre du plan de relance du BPC3 baptisé ensuite Dixmude pourrait entrainer la vente à la marine argentine du Foudre qui à la différence des Ouragan est en excellent état et surtout garantie sans amiante.

En novembre 2009, Hervé Morin en visite à Buenos Aires à proposé la coopération technique de la France pour construire en argentine un navire amphibie. Ce projet n'à semble-t-il pas abouti à la différence de la cession du Foudre quand entrera en service en 2012, le troisième BPC. Wait and see comme disent nos amis anglo-saxons.

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MessageSujet: Re: TRANSPORTS DE CHALANDS DE DEBARQUEMENT CLASSE FOUDRE   Jeu 22 Juil 2010, 15:42

Le Siroco (L9012)

Le TCD Siroco lors de ses premières sorties à la mer

Présentation

-Le Siroco est mis sur cale à l'Arsenal de Brest le 14 décembre 1996 lancé le 6 décembre 1997 et admis au service actif le 21 décembre 1998. A noter que la construction du TCD à commencé sans être financé, l'Arsenal utilisant des crédits destinés à la construction du Charles De Gaulle.
La ville marraine du Siroco est Marseille depuis le 28 novembre 1998 et depuis le 21 juin 2003, le TCD est jumelé avec le lycée Bonaparte de Toulon.


Le torpilleur Siroco à la mer

Deux navires ont porté le nom de ce vent saharien violent très chaud et très sec soufflant parfois jusqu'aux Alpes, colorant de rose la neige, un contre-torpilleur en service de 1905 à 1926 et le torpilleur de classe Bourrasque entré en service le 5 février 1928 et perdu à Dunkerque le 31 mai 1940 suite à l'attaque de vedettes lance-torpilles allemandes qui endommagea le Cyclone qui fût sabordé à Brest le 18 juin pour éviter sa capture.

Carrière opérationnelle

Vue impressionante du TCD Siroco

Le 20 janvier 1999, le TCD Siroco appareille pour la 44ème mission, relevant l'aviso Commandant de Pimodan présent depuis décembre 1998. A peine arrivé à Dakar, le TCD se voit confier le transport d'un bataillon de 600 hommes composé de six-cent hommes du Nigéria, du Bénin, du Togo et de la Gambie en direction de la Guinée-Bissau dans le cadre d'une mission Recamp (Renforcement des capacités africaines de maintien de la paix) suivant les accords d'Abuja le 1er novembre 1998, la France se chargeant du soutien logisitique de cette opération, les troupes étant débarquées entre le 4 et le 6 février. Il poursuit sa mission Corymbe qui se termine par une escale à Abidjan du 10 au 16 mars 1999 puis un exercice amphibie franco-ivoirien avant une ultime escale à Dakar.


Le TCD Siroco à quai avec la porte du radier ouverte et la grue de 37 tonnes déployé

Après avoir transporté des renforts en homme et en matériel à Thessalonique pour le contingent français de la KFOR en juin 1999, le Siroco est envoyé aux Antipodes, pour une mission de soutien logistique au Timor Oriental en compagnie de la frégate de surveillance Vendémiaire (opération Santal).

Le matériel, les véhicules et les hommes sont débarqués le 16 octobre et si le Siroco reste 48h au large pour le soutien des troupes à terre, le Vendémiaire effectuant une mission de surveillance. Il effectue une mission d'urgence dans l'enclave d'Ambeno le 28 octobre. Le dispositif français est allégé au mois de décembre, le Siroco est remplacé par le BATRAL Jacques Cartier qui va effectuer des rotations entre l'Australie et le Timor Oriental.


Le Siroco à la mer

Le 26 janvier 2001 à Toulon sont concentrés 360 véhicules dont 100 blindés, une vingtaine d'hélicoptères et 1400 hommes, embarqués à bord du Siroco, du Foudre, de l'Orage et de l'Ouragan, appuyés par les frégates Suffren Jean de Vienne et Surcouf, deux chasseurs de mines, les commando marines, un groupe de plongeurs démineurs et 250 hommes du COS plus des avions et des hélicoptères.

L'exercice Catamaran a pour but de valider le concept national des opérations amphibies avec des répétitions de débarquement en Corse-du Sud précédant la mise à terre de l'ensemble de la force sur la plage de Racou (Pyrénées-Orientales) à partir du 2 février.

Du 21 mai au 1er juin, le Siroco participe à l'exercice «Trident d'Or» 2001, rassemblant 75 bâtiments italiens, espagnols et allemands, le TCD servant de navire de commandement pour l'exercice. Il enchaine par un stage au JMC au large de Plymouth, c'est le premier TCD français à participer à cet exercice à partir du 18 juin. Il participe au mois de septembre 2001 à l'exercice interallié Bright Star. Il subit une période d'entretien à Toulon du 23 octobre au 23 novembre 2001.

Le TCD Siroco est déployé dans l'Océan Indien du 2 janvier au 18 avril 2002, effectuant notament une mission de transport de opérationnel entre Djibouti et Doha dans le cadre de la coopération militaire franco-qatarie, l'exercice RECAMP III/Tanzanite en mars 2002 et un déploiement préventif à la Réunion en vue d'une éventuelle évacuation de ressortissants français de Madagascar qui connait à cette époque une grave crise politique. Il effectue du 21 mai au 2 juin une campagne d'essais à la mer de l'hélicoptère Tigre puis à l'exercice OTAN «Destined Glory 2002» au mois d'octobre.

Du 8 février au 6 mars 2003, le Siroco articipe au soutien de l'opération Licorne. Le Siroco participe en mai 2003 à l'exercice Corsica, un exercice de contre-terrorisme maritime au large d'Ajaccio et de Propriano avec le Commando Hubert, l'unité du COS spécialisé dans cette délicate mission.

Du 14 au 26 septembre 2003, il participe à l'exercice OTAN «Northern Light 03» au large de l'Ecosse avant d'enchainer par la 72ème mission de l'opération Corymbe du 29 septembre au 30 novembre 2003. Les années 2004 et 2005 sont essentiellement occupées par une succession de missions Corymbe.

De mars à juin 2006, le Siroco participe à une mission Corymbe, faisant escale à Casablanca, Dakar, Lomé et Cotonou. Il enchaine suite par l'exercice franco-marocain Chébec jusqu'au 16 juin.


Le TCD Siroco engagé dans l'opération Baliste

Le 12 juillet 2006, le Hezbollah enlève deux soldats israéliens après avoir tendu une embuscade qui venait de coûter la vie à trois soldats. Aussitôt, l'armée israélienne entame une offensive de grande ampleur. Les armées occidentales engagent une importante opération pour évacuer leurs ressortissants. Dans le cadre de l'opération Baliste, la France engage notament son BPC Mistral et le TCD Siroco qui quitte Toulon le 16 juillet, arrivant sur zone le 21 mai avant d'embarquer le lendemain 300 personnes

De février à juin 2007, le Siroco participe à la 88ème mission de l'opération Corymbe, relevant l'aviso Commandant L'Herminier, s'intéressant plus particulièrement à la situation en Guinée, tendue depuis l'instauration de l'état de siège par le président Lansana Conté.

Le 23 juillet 2006, deux EC 725 Caracal décollent du Siroco pour se poser à Beyrouth avec une quinzaine d'hommes du Commando Hubert et des FS français. Ces derniers se rendront à Habbouch, un petit village chitte du Liban afin d'évacuer vers Beyrouth, 97 ressortissants français et binationaux isolés. Le TCD reste sur zone jusqu'au 5 octobre quand il appareille de Beyrouth pour regagner Toulon.

Le Siroco participe du 2 au 24 mai à l'exercice franco-marocain Chébec avant d'enchainer jusqu'au 7 juin 2007 par la campagne de navalisation du Tigre.


Le TCD Siroco à quai à Toulon en 2007

Le 13 janvier 2008, le Siroco appareille de Toulon et met cap à l'est, direction le Liban avec des hommes et du matériel destiné au contingent français de la FINUL. Le 18 janvier, il relève sur zone la frégate Primauguet dans le cadre de l'opération Baliste, débarquant hommes et matériel les 19 et 20 janvier et après une ultime escale à Beyrouth du 23 au 27 février, le Siroco est relevé par la frégate Courbet et rentre à Toulon après une escale à Tripoli en Lybie.

Le 4 avril 2008, le voilier de luxe Ponant est pris d'assaut par des pirates somaliens. Un important dispositif naval est mis sur pied en vue d'une éventuelle libération qui n'aura pas lieu car une rançon est versé le 11 avril mais une partie de la rançon et les pirates sont capturés en territoire somalien.

Le 7 avril, le Siroco appareille de Toulon pour rallier la Somalie au cas où la prise d'otages se prolongerait mais le dénouement rapide de cette affaire fait que le navire peut faire demi-tour avant d'avoir franchi le canal de Suez puis de rentrer à Toulon.

Il participe ensuite du 8 au 16 mai à l'exercice Anvil au large de Fréjus avec le Tonnerre, le Foudre, le Commandant Ducuing, des avions et des hélicoptères, des commandos, des plongeurs démineurs de la Marine nationale, 365 blindés et véhicules de la 6ème BLB.

Le 7 mars 2009, le Siroco quitte son port d'attache, direction le Liban pour débarquer hommes et matériels destinés à relever le contingent français de la FINUL qui sont débarqués le 12 mars 2009 avant que le TCD ne participe à un exercice commun avec la marine libanaise du 18 au 21 mars avant de rentrer à Toulon.

Le 8 mai 2009, il participe à une revue navale organisée au large de Sainte-Maxine pour célébrer le 64ème anniversaire de la Victoire du 8 mai 1945, la cérémonie étant présidée par le président de la République embarqué pour cette occasion à bord du BPC Mistral.

Le Siroco participe à cet événement en compagnie des BPC Mistral et Tonnerre, le PR Meuse, le SNA Rubis, les frégates Forbin, Cassard, Primauguet, Montcalm, Dupleix, La Fayette et Surcouf, les avisos EV Jacoubet et Commandant Birot, le CMT Orion, et le remorqueur Abeille Flandre.

Une quarantaine d'avions et d'hélicoptères participe également à cette revue navale (Rafale, Mirage 2000, Super Etendard, E3-Sentry, Hawkeye, C 135, Atlantique 2, Falcon 50, Caracal, Cougar, Tigre, Lynx, Panther, Dauphin). Il enchaine par l'exercice Sarment du 9 au 16 mai 2009.

Le 13 octobre 2009, le Siroco appareille de Toulon pour participer à la 100ème rotation de l'opération Corymbe, une mission de quatre mois. Lors du transit entre Nouakchott et Lomé, il croise un congénère à savoir le Johan de Witt de la marine néerlandaise.

Le 12 janvier 2010, Haïti est ravagé par un tremblement de terre qui ravage un pays déjà très pauvres avec plusieurs dizaines de milliers de morts. Deux jours plus tard, le TCD est dérouté vers les Caraïbes après avoir été relevé par son sister-ship.

Il charge du matériel à Fort de France le 21 janvier et arrive au large de Port au Prince le 25 janvier, débarquant son matériel grâce à sa battelerie, le port étant inaccessible. Du personnel est également débarqué à terre pour secourir les habitants, les hélicoptères déployés à bord effectuant de multiples rotations entre le TCD et la terre. La mission s'achève le 22 février 2010 et il est de retour à Toulon le 7 mars 2010.

La construction attendue d'un BPC4 devrait entrainer le retrait anticipé du Siroco et sa vente à l'étranger, l'Argentine déjà envisagé comme client pour le Foudre pourrait faire coup double à moins que le Chili qui cherche à renforcer sa capacité amphibie ne se montre intéressé.

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MessageSujet: Re: TRANSPORTS DE CHALANDS DE DEBARQUEMENT CLASSE FOUDRE   Jeu 22 Juil 2010, 15:57

CARACTERISTIQUES TECHNIQUES


Déplacement : standard 8190 tonnes pour le Foudre 8230 tonnes pour le Siroco; pleine charge 11880 tonnes pour le Foudre et 12103 tonnes pour le Siroco; ballasté, le Foudre déplace 15000 tonnes alors que le Siroco pèse 17205 tonnes

La coque est construite en faisant naturellement appel massivement à la préfabrication, 96 blocs de 80 tonnes environ sont ainsi assemblés après avoir été montés en atelier.

Le bâtiment est divisé en quatorze compartiments (Alfa à November) et s'élève sur onze niveaux (les fonds, le faux pont, le pont principal, les 1er et 2ème ponts, le pont teugue et les cinq plates-formes).

La coque est équipée d'un bulbe d'étrave qui intègre le propulseur d'étrave et de deux quilles antiroulis d'une soixantaine de mètres et de deux safrans.

Dimensions : longueur (hors tout) 168m (entre perpendiculaires) 160m largeur : (hors tout) 23.5m (à la flottaison) 22m tirant d'eau : 5.6m (9.1m ballasté) tirant d'air : 42m

Propulsion : deux diesels SEMT Pielstick 16 PC 2.5 V400 devellopant une puissance totale de 20800ch entrainant deux hélices à pas variable. Un propulseur d'étrave Kamewa de 940ch

Performances : vitesse maximale 20 noeuds distance franchissable 19800km à 15 noeuds (20400km pour le Siroco)

Electronique :

(Foudre) un radar de navigation Decca 2459 une centrale inertielle Minicin, un recepteur GPS, un loch et deux sondeurs; un radar de veille air DRBV-21A, un IFF NRBI-21, deux équipements de désignation optique DIBC-2A Vigy 105 EOD composé d'une caméra IR, une caméra TV et un télémètre laser; un brouilleur de radard ARBB-36A, une infrastructure pour brouilleurs de radars BSMI 1/ 2, un brouilleur acoustique AN/SLQ-25A Nixie; un système de transmission par satellite Syracuse, une infrastructure FleetSatcom, un système Immarsat, des radios

(Siroco) un radar de navigation DRBN-34A Racal Decca RM1290, une centrale inertielle Minicin, un recepteur GPS, un loch et deux sondeurs; un radar de veille air DRBV-21A, un IFF NRBI-21, deux équipements de désignation optique DIBC-2A Vigy 105 EOD composé d'une caméra IR, une caméra TV et un télémètre laser; un brouilleur de radard ARBB-36A, une infrastructure pour brouilleurs de radars BSMI 1/ 2, un brouilleur acoustique AN/SLQ-25A Nixie; un système de transmission par satellite Syracuse, une infrastructure FleetSatcom, un système Immarsat, des radios

Armement :

L'armement originel du Foudre se composait de deux canons de 20mm à l'arrière, d'un canon de 40mm à l'avant et de 4 mitrailleuses de 12.7mm.


Tourelle de 30mm avant du TCD Foudre

Au cours de l'IPER 1997, le TCD à subit une opération OP3A (Opération d'Amélioration de l'Autodéfense Antimissile) avec le remplacement des canons de 20mm et du canon de 40mm par 3 canons de 30mm, 3 affûts lance-missiles bitubes Simbad pour missiles surface-air très courte portée Mistral, les 4 mitrailleuses de 12.7mm restant en place.

Il était prévu à l'origine deux lanceurs Sadral avec un radar Rodéo mais l'abandon du programme Rodéo entraina également l'abandon de l'installation des Sadral

Le Siroco à reçu d'origine l'armement type OP3A à savoir trois canons de 30mm, quatre mitrailleuses de 12.7mm et deux lanceurs Simbad pour missiles Mistral.


Un missile Mistral lancé par un lanceur Sadral

Installations amphibies :

-Radier de 1732 mètres carrés mesurant 122m de long sur 14.3m de large et une hauteur de 7.7m fermé par une porte arrière pivotante et mis en eau par vingt six ballasts et des pompes de 4000 mètres cubes par heure ce qui prend 30 minutes pour remplir et 40 minutes pour vider le radier contre 45 minutes pour les Ouragan. Le Siroco dispose d'un système de désenfumage ce qui réduit le clair du radier d'un mètre.

-Le radier d'un TCD type Foudre peut recevoir soir un CDIC (Chaland de Débarquement d'Infanterie et de Chars) et quatre CTM (Chalands de Transport de Matériel) ou huit CTM. En convoyage, il peut embarquer un patrouilleur type P400 ou un bâtiment de soutien de région ou deux CDIC ou dix CTM et assurer au passage un entretien minimal.

-Porte latérale à tribord pour permettre aux véhicules d'accéder au radier, une plate-forme élevatrice de 13.50m sur 8m d'une capacité de 52 tonnes (49 pour le Siroco) relie le pont aux véhicules au radier.

-La drôme propre au TCD est composée de deux LCVP, d'un EDO et d'une vedette VD9 pour le Foudre alors que le Siroco embarque une embarcation ETN 90, un EDO et un zodiac Hurricane 733 de 20 places

Installations aéronautiques

Un Puma de l'ALAT en vol

-Le Foudre dispose d'une plate-forme principale («Alpha») de 46.2m de long sur 23.5m de large soit 1086 m² et une plate-forme auxiliaire («Zoulou») de 23m de long sur 14.2m de large soit 327 m² et donc une surface globale pour hélicoptères de 1413 m².

-La plate-forme auxiliaire du Siroco est plus grande, représentant une surface de 414 m² soit une longueur de 23m sur une largeur de 18m ce qui porte la surface globale pour les hélicoptères à 1500 m². La plate-forme auxiliaire est constituée par l'un des ponts mobiles.

-Cinq ponts mobiles représentant une longueur totale de 15m sur une largeur de 6m soit une surface totale de 90 m² peuvent être installés au dessus du radier et ainsi augmenter soit la capacité en hélicoptères, soit la capacité en matériel et en véhicules

-Hangar de 430 m² (longueur : 27m largeur : 16m hauteur : 6m) pouvant abriter quatre hélicoptères type Puma ou Cougar.

Capacités d'embarquement :

-Hangar à véhicules de 415 m² qui dispose donc d'une plate-forme élévatrice la reliant au radier
-Une grue de 37 tonnes à tribord
-30 jours d'autonomie en vivres avec passagers
-150 véhicules dont 22 blindés
-1880 tonnes de fret
-1330 tonnes de gazole
-166 mètres cubes de TR5
-230 tonnes d'eau douce
-467 hommes dont 35 officiers, ce nombre peut être portée à 2000 pour des transit de 48 à 72h.

Installations sanitaires

-Surface couverte : 500 m²

-Deux blocs opératoires et 55 lits

-deux salles de traitement pour les grands brûlés

-Une salle de décontamination, un laboratoire de radiologie, une salle de stérilisation avec autoclave, un laboratoire d'analyse et un cabinet dentaire

-En temps de paix, l'hôpital est armé par une équipe médicale restreinte composée d'un médecin-major, un médecin adjoint, un infirmier anesthésiste et deux infirmiers. En mission d'intervention, le bâtiment peut embarquer une antenne chirurgicale renforcée avec deux chirurgiens, deux anesthésistes et huit infirmiers supplémentaires.

Equipage : 18 officiers 101 officiers mariniers et 99 quartiers maitres et matelots soit un total de 218 Hommes, le taux de féminisation des TCD étant généralement de 15%.

SOURCES

-Flottes de combat 2004 et 2008
-Encyclopédie des armes éditions Atlas tome 1 «Les navires d'assaut» p121-140 (Transports de chalands de débarquement classe Ouragan p122)
-Jean Moulin Les navires français 1960-1980 en images (Le Foudre p62-63, L'Ouragan p64-65 et le Dives p66-67)
-Jean Moulin US Navy tome 1 1898-1945 (les bâtiments de débarquement p182-84)
-Navires et histoire Hors Série n°2 La marine nationale 2004-2005 T2 (Les TCD type 1960 p27-30 et les TCD type 1990 p23-26)
-Marines et forces navales Hors Série n°10 1939-1945 Les flottes en présence et l'évolution (les bâtiments de débarquement p64-66)
-Marines guerre et commerce n°55 juin/juillet 1998 Le Siroco prend le large p4-16
-Marines et forces navales n°89 février-mars 2004 Le TCD Foudre de 1952 p48-59
-Marines et forces navales n°90 avril-mai 2004 Les LST sous pavillon français p16-27
-Marines et forces navales n°91 juin-juillet 2004 En attendant le Mistral, L'Ouragan..... p4-15
-Marines et forces navales n°92 août-septembre 2004 Les BDC de la marine nationale p12-23
-Ressources internet diverses


FIN DE L'ARTICLE
A VENIR : LE HAWKER SEA HURRICANE


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MessageSujet: Re: TRANSPORTS DE CHALANDS DE DEBARQUEMENT CLASSE FOUDRE   Jeu 22 Juil 2010, 21:54

Navire remarquablement disgracieux et de mon point de vu obsolete des leur mise en service.J ai jamais compris pourquoi il n avait pas un unique pont plat arriere pour favoriser lesz operation heliportées ?...
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MessageSujet: Re: TRANSPORTS DE CHALANDS DE DEBARQUEMENT CLASSE FOUDRE   Jeu 22 Juil 2010, 21:59

Bon question. Probablement que quand ils ont été conçus même si la France à mis au point les opérations héliportés, la marine devait privilégier les opérations amphibies. Cela explique pour moi l'abandon du troisième TCD de type Foudre au profit des Mistral.

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MessageSujet: Re: TRANSPORTS DE CHALANDS DE DEBARQUEMENT CLASSE FOUDRE   Jeu 22 Juil 2010, 23:07

Merci Claus
je me souviens qu'en 83 où 85 je ne me souviens plus exactement, au salon du modélisme au CNIT à la défense, il y avait dans le stand de la MN la maquette du Foudre et d'un super navire très proche des Tarawa, avec le recul ça devait étre le Mistral, du moins un premiere ébauche si j'ose dire, et au stand ils prétendaient que ce serait les prochains projets de la royale, sur ce, je suis parti convaincu que les remplacants de l'Orage et de l'Ouragan serait ces deux navires que j'avais vu au salon, et bien évidemment ma préférence était pour le tarawa/mistral, qu'elle ne fut pas ma déception quelques années plus tard, d'apprendre le lancement du Foudre ce truc moche et hors de son temps, et d'avoir laissé ce beau port-hélicoptère aux oubliettes, enfin, depuis le tir a été rectifié avec le lancemment du Mistral et ce n'est que mieux
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MessageSujet: Re: TRANSPORTS DE CHALANDS DE DEBARQUEMENT CLASSE FOUDRE   Jeu 22 Juil 2010, 23:11

Merci Clem. Je les trouve pas si moche les Foudre même si dans le domaine des LPD, mon préféré est le Rotterdam. thumleft

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MessageSujet: a   Ven 23 Juil 2010, 00:01

Le Sirocco a une organisation des ponts d'envol bien différente et beaucoup moins 'torturée" que la Foudre
On peut d'ailleurs se demander pourquoi la Foudre fut ainsi conçue avec cette rampe inclinée et ce décrochement ...

des réponses Claus ?

@Clem

Ce devait être le BIP de chez DCNS; il y avait un autre projet construit sur nomes MM que je trouvais très intéressant: le NIMIS un Foudre à pont continu sans ascenseur ni hangar hélo inférieur mais avec 4 place de hangar pour hélo dans l'îlot déporté sur tribord.
C'était un Ouragan plus grand avec une capacité hangar

Le navire souhaité par Ardu existait bien il avait même une tourelle de 100 mm sur la plage avant située devant le pont continu
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MessageSujet: Re: TRANSPORTS DE CHALANDS DE DEBARQUEMENT CLASSE FOUDRE   Ven 23 Juil 2010, 00:05

@Pascal : pas de réponse mais je sais simplement que le pont principal du Siroco est plus long et qu'il est également dépourvu du système SAMAHE car les principaux appareils embarqués _Puma Cougar_ ne l'utilisent pas, peut être qu'on envisageait l'emploi de Lynx pour des missions de lutte ASM.

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MessageSujet: Re: TRANSPORTS DE CHALANDS DE DEBARQUEMENT CLASSE FOUDRE   Ven 23 Juil 2010, 09:28

Citation :
Ce devait être le BIP de chez DCNS; il y avait un autre projet construit sur nomes MM que je trouvais très intéressant: le NIMIS un Foudre à pont continu sans ascenseur ni hangar hélo inférieur mais avec 4 place de hangar pour hélo dans l'îlot déporté sur tribord.
C'était un Ouragan plus grand avec une capacité hangar
Merci Pascal
Existe-t'il des photos de ces projets de navires, pour pouvoir les comparer avec les existants?
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MessageSujet: Re: TRANSPORTS DE CHALANDS DE DEBARQUEMENT CLASSE FOUDRE   Ven 23 Juil 2010, 12:42

Oui ils existent sur le forum Air Defense dans le Topic du BPC ou celui du PA 2 mais où ? ils ont été scannés sur une revue qui aujourd'hui n'existe plus Défense Internationale que j'ai à la maison mais je n'ai pas de scanner
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MessageSujet: Re: TRANSPORTS DE CHALANDS DE DEBARQUEMENT CLASSE FOUDRE   Ven 23 Juil 2010, 21:32

D autant qu un jour il y avait des manoeuvres amphibies au large du Barcares, en face de chez moi donc. Manoeuvre conjointes italo francaises avec comme star a quelques encablurs du rivage les san gorgio et les 2 Foudre. Coup de Tramontane phenomenal et bien les 2 foudre ont du appareiller car ils chassaient sur leurs ancres a causes de leur superstructures dementielles.
Un pont unique n auraient pas couté plus cher de meme que sur les Orage l'ilot deporte fait tres petit PA alors que la aussi c est une succession debiles de plates formes. C est qui les cons qui dessinent et commandent ce genre de navire alors que les Tarawa existent deja. La reincarnation de l amiral aube ou de Cet abruti de Pelletant?
Bref des Dantons a l'ere du Dreadnought
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MessageSujet: Re: TRANSPORTS DE CHALANDS DE DEBARQUEMENT CLASSE FOUDRE   Ven 23 Juil 2010, 21:35

Cela confirme le pressentiment que j'avais en voyant la photo du Siroco vu de face : un navire de ce genre en pleine tempête dans l'Atlantique avec des gens pas vraiment amarinés Mr. Green


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MessageSujet: Re: TRANSPORTS DE CHALANDS DE DEBARQUEMENT CLASSE FOUDRE   Ven 23 Juil 2010, 22:24

Citation :
C est qui les cons qui dessinent et commandent ce genre de navire alors que les Tarawa existent deja. La reincarnation de l amiral aube ou de Cet abruti de Pelletant?
Entièrement d'accord avec toi, les Tarawa étaient la suite logique, mais non comme à notre habitude on as toujours une guerre de retard,ce qu'il m'énerve le plus ce que les tetes pensentes de la marine savaient pertinament que les Foudre étaient obsolettes avant meme d'étre mis en chantier, et l'avenir par nature serait les ponts uniques comme le Mistral, la preuve on brade les Foudre
Citation :
Cela confirme le pressentiment que j'avais en voyant la photo du Siroco vu de face : un navire de ce genre en pleine tempête dans l'Atlantique
Pas étonnan,t'as pas vu le fardage
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MessageSujet: Re: TRANSPORTS DE CHALANDS DE DEBARQUEMENT CLASSE FOUDRE   Ven 21 Jan 2011, 13:35

Le Foudre bientôt transféré au Chili ?

-20110121-[article]]http://www.meretmarine.com/article.cfm?id=115121&u=152&xtor=EPR-56-[newsletter]-20110121-[article]

Cela aurait de la gueule de voir l'ancienne Foudre ravitaillée par l'ancienne Durance thumright

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MessageSujet: Re: TRANSPORTS DE CHALANDS DE DEBARQUEMENT CLASSE FOUDRE   Ven 21 Jan 2011, 15:42

Il y a quelque chose que je pige pas bien dans la config des Foudre scratch
Si j'ai bien compris, pour passer du quai ou d'un navire de débarquement au hangar véhicules, un blindé passe par la plate-forme élévatrice de charge maxi 52 t sur le Foudre, 49 sur le Siroco, sachant que dans sa config la plus lourde un Leclerc fait 56 tonnes, il fait comment scratch
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MessageSujet: Re: TRANSPORTS DE CHALANDS DE DEBARQUEMENT CLASSE FOUDRE   Ven 21 Jan 2011, 15:47

Les Leclerc rentrent par le radier et sont stockés dans un espace situé au bout de ce dernier et haut du plan incliné comme sur le BPC

Ils n'ont pas le gabarit pour emprunter la rampe de quai a priori
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MessageSujet: Re: TRANSPORTS DE CHALANDS DE DEBARQUEMENT CLASSE FOUDRE   Ven 21 Jan 2011, 16:07

Bon, mais quand on voit les plans,





j'ai du mal à imaginer 22 chars à l'avant scratch
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MessageSujet: Re: TRANSPORTS DE CHALANDS DE DEBARQUEMENT CLASSE FOUDRE   Ven 21 Jan 2011, 16:08

Jeu de mot, peut-être qu'en parlant de chars on peut comprendre ERC90 ou AMX-10... C'est différent que des Leclerc...
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MessageSujet: Re: TRANSPORTS DE CHALANDS DE DEBARQUEMENT CLASSE FOUDRE   Ven 21 Jan 2011, 16:30

Ou alors ils sont sensé rester dans les engins de débarquement scratch What the fuck ?!?
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MessageSujet: Re: TRANSPORTS DE CHALANDS DE DEBARQUEMENT CLASSE FOUDRE   Ven 21 Jan 2011, 16:31

et le Sirocco ... la Royale ne compte pas le revendre Rolling Eyes
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MessageSujet: Re: TRANSPORTS DE CHALANDS DE DEBARQUEMENT CLASSE FOUDRE   Ven 21 Jan 2011, 16:43

pour le Siroco, la logique voudrait qu'il soit remplacé par le BPC4 mais de la coupe aux lèvres........

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TRANSPORTS DE CHALANDS DE DEBARQUEMENT CLASSE FOUDRE
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