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 SNA CLASSE RUBIS

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clausewitz
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MessageSujet: SNA CLASSE RUBIS    Mer 14 Juil 2010, 15:05

SOUS-MARINS NUCLEAIRES D'ATTAQUE
CLASSE RUBIS (FRANCE)


Le sous marin Casabianca en surface au large de Toulon en 2005

LA RENAISSANCE DE LA FLOTTE SOUS MARINE FRANCAISE : DU NARVAL A L'AGOSTA

Une situation catastrophique

Au 1er septembre 1939, la France alignait 77 sous marins en service et pas moins de 42 en construction et termine la guerre avec seulement 19 sous marins dont 9 sont opérationnels et sur ces neuf, trois sont prêtés par la Grande Bretagne.

C'était le résultat de l'effort continu de la marine nationale qui s'équipa de trois types de sous marins. Je mettrai ici à part le croiseur sous marin Surcouf qui resta un exemplaire unique et dont la doctrine d'utilisation ne dépassa le stade des généralités comme la protection des lignes de communication entre la Métropole et l'Empire.


Le Requin et le Souffleur à Cherbourg en 1928

La première catégorie regroupe les sous marins de grande patrouille avec tout d'abord la classe Requin ou type C4 composée de neuf submersibles de 1100 tonnes suivis de la classe Redoutable ou type M5 composée de deux submersibles de 1500 tonnes bientôt suivis d'une classe améliorée, la classe Pascal ou type M6 composée de vingt-huit submersibles également de 1500 tonnes.


Le Csabianca, le plus célèbre des trente "1500 tonnes"

La seconde catégorie regroupe les sous marins de défense côtière ou de deuxième classe avec tout d'abord la classe Sirène composée de 12 navires construits par des chantiers privés dans le but d'obtenir le meilleur sous marin de 600 tonnes possible. Ils sont suivis par la classe Argonaute composée de 16 navires, également construits par les chantiers privés.


Ci-dessus, le Thetis de classe Sirène lors de son lancement et ci-dessous l'Argonaute à la mer

Les Sirène et les Argonaute avaient un défaut : la construction dans différents chantiers avaient provoqué des différences sensibles ce qui gênait la mise en oeuvre des sous marins de chantiers différents au sein d'une même unité.La marine nationale décida donc d'imposer un même plan pour les six dernières unités ce qui explique que ces derniers sous marins ont été baptisés type Amirauté.


Le Minerve type Amirauté

A ces sous marins «conventionnels» s'ajoutaient des sous marins mouilleurs de mines à savoir les six submersibles de classe Saphir.


Le Rubis fût considéré par les anglais comme le sous marin allié le plus efficace

Le renouvellement de cette flotte est envisagée dès le début des années trente (la technologie évolue vite et il faut en moyenne près de quatre ans entre la mise sur cale et la mise en service du sous marin).


Le Rolland Morillot et La Praya sabordés à Cherbourg en juin 1940 pour éviter de tomber aux mains des allemands

Le remplacement des sous marins de classe Requin, Redoutable et Pascal doit être assuré par les sous marins de 1800 tonnes de classe Rolland Morillot dont onze exemplaires sont commandés mais aucun ne sera lancé en raison des événements de mai-juin 1940.


L'Aurore sera le seul sous marin du deuxième programme de l'après guerre à avoir été mis en service. Il finira sabordé à Toulon

Le remplacement des sous marins de 2ème classe doit être assuré par le type Y3 ou classe Aurore dont le navire éponyme est mis en service le 20 juin 1940. Ce sera le seul de sa classe avant la guerre puisque certains comme nous le verrons seront achevés après la guerre, formant avec les sous marins ex-allemand une précieuse flotte de transition. Un projet tropicalisé (type Y4) ou classe Phenix, le premier navire n'est même pas mis sur cale.

Quand aux sous marins mouilleurs de mines, la flotte aurait du être renforcée par la classe Emeraude mais les quatre navires ne sont pas achevés quand survient l'armistice et sont tous sabordés sur cale.

Au 1er septembre 1939, la marine nationale possède donc 77 submersibles soit un chiffre supérieur à celui de l'Allemagne (57) ou de la Grande Bretagne (45) mais inférieur à celui de l'Italie (94). La sousmarinade française à cependant peu d'occasions de s'exprimer et ce n'est pas l'armistice qui va arranger les choses.

Après avoir perdu le Doris et le Morse avant l'armistice (plus le Pasteur, l'Achille, l'Agosta et l'Orion sabordés à Brest le 18 juin 1940 car incapables de prendre la mer, l'Orion et l'Ondine étant saisis par les anglais le 3 juillet 1940 lors de l'opération Catpault), la France va perdre un grand nombre de submersibles avec 24 lors d'opérations de guerre aussi bien sous les coups anglais, qu'américains ou allemands et 25 lors des sabordages de novembre 1942 (16 à Toulon et 9 à Bizerte) soit un total de 49.

Certes certains sous marins comme le Rubis en mer du Nord ou le Casabianca qui réussit à s'échapper de Toulon le 27 novembre 1942 et participe activement à la libération de la Corse se couvrent de gloire mais quand la paix reviens au printemps 1945, tout est à refaire.

Quand les sousmariniers français font feu de tout bois

La remise en route est difficile. Les infrastructures ont été anéanties et les bureaux d'étude n'ont pas pu suivre les évolutions technologiques de la seconde guerre mondiale. Pour couronner le tout, les alliés ne font pas preuve d'un entrain particulier à favoriser la renaissance de la flotte sous marine française, la Grande Bretagne refusant par exemple d'attribuer à la France les 13 type XXI saisis sur cale à Brême.

La marine nationale doit donc se contenter d'expédiants à savoir les U-Boot restés en France. C'est ainsi que les sous marins suivants sont récupérés par la France :


Le sous marin Blaison. Quand il n'était que le U-123, il fût le premier U-Boot à opérer au large des Etats Unis

-A Lorient, les sous marins U-123 et U-129 de type IX B mais seul le premier sera remis en service sous le nom de Blaison (S-08)

-A Bordeaux, les sous marins U-178 (type IX B) et U-188 (type IX D) sont retrouvés mais ferraillés sans avoir été remis en état. Un sous marin italien, le Giuseppe Finzi est également retrouvé sabordé mais il est comme les deux autres ferraillé.

-A Brest, est retrouvé le sous marin U-410 (type VII C) mais il est ferraillé

-A Saint Nazaire est retrouvé le U-510 (type IX C) qui sera remis en service sous le nom de Bouan (S-11)

-A La Pallice est retrouvé le U-766 (type VII C) qui sera remis en service sous le nom de Laubie (S-10)

-A Toulon, la moissson est des plus fructueuse avec les U-230 U-380 U-415 U-421 U-466, U-471 U-586, U-642, U-952, U-967 et U-969, tous de type VII C mais seul le U-471 sera remis en service sous le nom de Millé (S-09).

Les U-Boot remis en service le sont moins pour jouer un rôle réellement actif de sous marin opérationel que pour permettre aux ingénieurs et aux marins français d'assimiler les avancées techniques et tactiques du second conflit mondial.

Le bilan était donc peu reluisant avec seulement quatre sous marins remis en service sur un total de 19 submersibles saisis sans compter que la flotte se réduisant dramatiquement avec le retour à la Grande Bretagne des sous marins Curie, Morse et Doris (15 septembre 1946) et le désarmement progressif entre 1946 à 1950 de la plupart des sous marins d'avant guerre qui n'avaient de toute façon plus aucune valeur militaire étant à la fois usés et techniquement dépassés.


Le Rolland Morillot, ex U-2518

Le 15 février 1946, la Grande Bretagne prêta à la France deux sous marins allemands qu'elle avait reçut en partage à savoir le U-2518 de type XXI et le U-2326 de type XXIII. Si le second disparu au cours d'essais le 5 décembre 1946, le second rebaptisé Rolland Morillot en avril 1951 va servir jusqu'en 1967 (!) pour diverses expérimentations pour permettre aux ingénieurs du Service Technique des Constructions et des Armes Navales (STCAN) de rattraper leur retard.


Le U-2326

Faisant feu de tout bois, le STCAN décida d'achever cinq sous marins de classe Aurore dont la construction avait été interrompue par la guerre (les «néo-vétustes» pour reprendre l'expression d'Olivier Hurwart dans son livre «Sous marins français 1944-1954 la décennie du renouveau») qui étaient toujours sur cale en 1945 à savoir La Créole, L'Astrée, L'Africaine, L'Artémis et L'Andromède.

La Créole qui donna son nom à cette nouvelle classe était achevée à 68% quand survint les événements de mai-juin 1940 et fût remorqué à Swansea avant d'être rapatriée au Havre le 26 mai 1945 et achevé au Havre (admis au service actif le 1er avril 1949).


Le sous marin L'Africaine

L'Africaine en construction aux chantiers Worms du Trait (Seine-Maritime) est lancé le 7 décembre 1946 et admis au service actif le 1er janvier 1950.

L'Astrée en construction aux chantiers Dubigeon de Nantes est lancée le 4 mai 1946 et admis au service actif le 1er janvier 1950.

L'Andromède en construction aux chantiers Dubigeon de Nantes est lancée le 17 novembre 1949 et admis au service actif le 15 avril 1953.

L'Artemis lancée en juillet 1942 aux chantiers Normand du Havre ne fût admis au service que le 5 février 1954.

Ce rapidement achèvement est à mettre sur le compte de la récupération de stocks d'avant guerre mais aussi de stocks allemands abandonnés par la Kriegsmarine.

Ces sous marins tout comme les quatre sous marins de type S prêtés par la Royal Navy étaient dépassés mais ils offrirent aux marins français ce que ces derniers attendaient d'eux : un vecteur d'entrainement et de remise à niveau en attendant que les chantiers navals et arsenaux français ne produisent des sous marins qui tiraient les leçons de la seconde guerre mondiale.

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MessageSujet: Re: SNA CLASSE RUBIS    Mer 14 Juil 2010, 15:25

L'âge d'or des sous marins français : Narval, Daphné, Aréthuse et Agosta

L'année 1949 marque pour la marine nationale la sortie d'un long et obscur tunnel puisque c'est l'année où enfin les constructions neuves vont pouvoir être lancées après que les années 1945 à 1949 eurent été consacrées à la remise en état des infrastructures totalement dévastées par la guerre.

Le 23 juillet 1949, le Parlement vote la loi n°49-983 qui autorise la construction d'un certain nombre de bâtiments neufs dont deux sous marins de 1ère classe correspondant au projet e-48a fortement inspiré des type XXI allemands (comme d'ailleurs la plupart des sous marins d'après guerre), la construction étant autorisé par décret du 8 octobre 1949.

C'est l'acte de naissance de la classe Narval dont la construction ne se fit pas sans problèmes pour la simple et bonne raison qu'entre les Narval et les sous marins d'avant guerre c'était le jour et la nuit, nécessitant un temps d'adaptation pour les ouvriers de l'Arsenal. Pour couronner le tout, les moteurs diesel deux temps Schneider et les moteurs électriques étaient des plus capricieux et en dépit de modifications, ils constituèrent une source constante d'ennuis pour les équipages jusqu'à la refonte des années soixante.


Le Narval

Le Narval et le Marsouin financés au budget 1949 sont mis sur cale à la fin de l'année 1951 à l'Arsenal de Cherbourg lancés respectivement le 11 décembre 1954 et le 21 mai 1955 et admis au service actif le 1er décembre et le 1er octobre 1957.

Les Dauphin et Requin financés au budget 1950 sont mis sur cale au début 1952 à l'Arsenal de Cherbourg lancés respectivement le 17 septembre et le 3 décembre 1955 et admis au service actif en août 1958.

L'Espadon financé au budget 1953 est mis sur cale aux chantiers Auguste Normand du Havre en mars 1957 lancé le 15 septembre 1958 et admis au service actif en avril 1960.

Le Morse financé au budger 1953 est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Seine Maritime du Havre en décembre 1956 lancé le 10 décembre 1958 et admis au service actif en mai 1960.

Ces navires sont refondus au début des années soixante et désarmés dans les années quatre vingt : le Narval en 1986, le Marsouin en 1987, le Dauphin en 1992, le Requin et l'Espadon en 1985 (ce dernier étant préservé comme musée à Saint Nazaire) et le Morse en 1986.

Caractéristiques Techniques de la classe Narval

Déplacement : surface 1600 tonnes en plongée 1900 tonnes

Dimensions : longueur 78.37m largeur 7.82m tirant d'eau 5.21m

Propulsion :
Avant refonte : deux diesels Schneider 7 cylindres deux temps de 2200ch, deux moteurs électriques principaux de 1500ch et deux moteurs électriques de croisière de 35.5ch. Deux hélices
Après refonte : Trois moteurs diesels SEMT Pielstick 12 PA 4 à 12 cylindres en V, deux moteurs électriques principaux de 1500ch et deux moteurs électriques de croisière de 35.5ch. Deux hélices

Performances : vitesse maximale (plongée) 18 noeuds (surface) 16 noeuds rayon d'action : 15000 miles nautiques à 8 noeuds au schnorchel, 23000 miles nautiques à 10 noeuds en surface Immersion maximale : 200m (pratique) 400m (destruction) Autonomie : 90 jours (5 à 6 jours en plongée).

Electronique : un radar DRUA 31, un sonar d'étrave DUU A 2B, un groupement microphonique DSUV 2, un télémètre acoustique Nautilus, un détecteur de radar ARUR 10B

Armement : 8 tubes lance-torpilles de 550mm (six à l'avant et deux à l'arrière) de la mise en service à la grande refonte des années soixante puis six tubes lance-torpilles à l'avant avec un total de 20 torpilles (6 dans les tubes et 14 de réserve) E12 ou Z13.

L'Espadon et le Morse diposaient dès la construction de tubes lance-torpilles IS-54 à la place des IS-48. Les IS-54 montés en rattrapage sur les autres sous marins de la classe permettent un lancement entre 30 et 100m.

Equipage : 7 officiers, 32 officiers mariniers et 25 quartiers maitres et matelots soit un total de 64 hommes.


Le sous marin de chasse ayant prouvé son efficacité durant la seconde guerre mondiale, la France décide de construire son propre modèle suivant le projet i-52. Quatre exemplaires baptisés Aréthuse, Argonaute, Amazone et Ariane sont financés au budget 1953 et 1954 et construits à l'Arsenal de Cherbourg et mis en service en octobre 1958 (Aréthuse) en février 1959 (Argonaute) en en juillet 1959 (Amazone) et en mars 1960 (Ariane). L'Aréthuse est désarmé en 1979, l'Argonaute en 1982 et conservé comme musée à Paris, l'Amazone en 1980 et l'Ariane en 1981.

Déplaçant 400 tonnes, ils auraient pu pour mission en cas de guerre d'interdire les détroits de Sicile et de Gibraltar aux sous marins soviétiques. Si ils sont de remarquables «sparing-partner» pour l'entrainement des forces de surface car particulièrement silencieux, ils se révèlent trop limités en autonomie et armement (4 tubes lance-torpilles chargés et 4 torpilles de réserve) pour être efficaces.


L'Aréthuse

Caractéristiques Techniques de la classe Arethuse

Dimensions : surface 529 tonnes plongée 650 tonnes

Dimensions : longueur 50m largeur 5.80m tirant d'eau 3.90m

Propulsion : propulsion diesel-électrique avec deux diesels SEMT-Pielstick de 1060ch pour la propulsion en surface et un moteur électrique de 1300ch pour la propulsion en plongée, le tout entrainant une hélice.

Performances : vitesse maximale en surface 12.5 noeuds, vitesse maximale en plongée 7 noeuds (schnorchel) 16 noeuds (moteur électrique) Immersion maximale 200m distance franchissable inconnue

Armement : 4 tubes lance-torpilles de 550mm concentrés à l'avant avec un total de 8 torpilles.

Equipage : 6 officiers et 34 hommes
.

Entre les Narval et les Aréthuse, il manquait un sous marin plus océanique que les second et un sous marin plus petit que les premiers et surtout plus moderne (les Narval se révélant à l'usage trop bruyants).

C'est l'acte de naissance de la classe Daphné. Onze exemplaires sont construits pour la marine nationale, étant mis en service en 1964 pour les sept premiers (S-641 à S-647), en 1966 pour les S-648 et S-649 et en 1970 pour les deux derniers immatriculés S-650 et S-651.


Le Psyché classe Daphné

Si le sous marin Minerve et le sous marin Eurydice disparaissent tragiquement respectivement en 1968 et 1970, leurs neuf sister-ship achevèrent sans problèmes leur carrière opérationnelle : le Daphné est désarmé le 16 octobre 1989, le Diane le 30 décembre 1987, le Doris le 18 novembre 1994, le Flore le 29 mars 1989, le Galatée le 17 octobre 1991, le Junon le 8 octobre 1996, le Venus le 3 décembre 1990, le Psyché le 29 septembre 1998 et la Sirène le 30 mai 1997.

Outre les onze exemplaires qui allaient être construits pour la marine nationale, quatorze le furent à l'export : 3 pour le Pakistan, 4 pour le Portugal qui en vendit un au Pakistan, 3 à l'Afrique du Sud et 4 à l'Espagne, ces derniers étant construits sous licence.

Caractéristiques Techniques de la classe Daphné

Déplacement : surface : 869 tonnes en plongée : 1043 tonnes

Dimensions : longueur : 57.75m largeur : 6.74m tirant d'eau : 4.56m en surface 5.25m en plongée

Propulsion : Deux moteurs diesels SEMT Pielstick 12 PA 4V 185 de 450 kW alimentant deux moteurs électriques de propulsion de 1000ch (735 kW) entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale : 12 noeuds en surface 15 noeuds en plongée (8 noeuds au schnorchel) distance franchissable : 2130 miles nautiques à 10 noeuds 4300 miles nautiques à 7 noeuds (schnorchel)
Autonomie : 45 jours Immersion opérationnelle : 300m

Electronique : (France) un radar DRUA 31, un sonar d'étrave DUU A 2B, un groupement microphonique DSUV 2, un télémètre acoustique DUUX, un détecteur de radar ARUR 10B


Armement : 8 tubes lance-torpilles intérieurs à l'avant et 4 extérieurs à l'arrière pour 12 torpilles stockés dans les tubes.

Equipage : 6 officiers, 24 officiers mariniers et 20 quartiers maitres et matelots


La construction des Agosta est le résultat d'une conjonction d'une demande à l'export et d'un besoin purement national.

La demande étrangère vient d'Afrique du Sud. Avec les années soixante-dix, Pretoria se sent pousser des ailes. Avec la poussée communiste en Afrique australe, l'Afrique du Sud de l'Apartheid devient une sentinelle avancée du camp occidental.

La South African Navy (SAN) souhaite se transformer en une véritable marine océanique, certains officiers sud-africaine rêvant de disposer de dix frégates bien armées pour patrouiller le long des côtes sud-africaines mais aussi de la future Namibie.

Ce programme se heurte aux réalités politiques du moment. Si pour les sous marins, l'Afrique du Sud choisit la France en commandant trois Daphné qui sont mis en service en 1970/1971 et dont le dernier sera désarmé en 2003 quand les trois type 209/1400 seront mis en service, pour les navires de surface, elle préfère s'adresser au Portugal et commande six navires (projet Taurus) de type corvette mais le manque de volonté de Lisbonne, des problèmes techniques et le changement de régime (Révolution des oeillets) fait que ce projet va capoter.

Finalement six patrouilleurs lance-missiles de type Saar IV sont construits (trois en Israël et trois en Afrique du Sud) mais si ils renforcent la puissance de feu de la marine sud-africaine, ils ne résolvent pas le besoin de navires et de vecteurs océaniques.

C'est la même situation pour les forces sous marines. Les trois Daphné donnent entièrement satisfaction mais les marins sud-af les jugent trop justes pour les opérations océaniques eux qui doivent opérer dans l'Atlantique Sud et dans l'Océan Indien et non en Méditerranée, en Manche ou dans les approches de l'Océan Atlantique comme les Daphné de la Royale.

Elle demanda donc à la France un sous marin type «Super-Daphné» aux capacités accrues. L'ingénieur du génie maritime Touffait dessina ainsi un sous marin de 1200 tonnes (700 tonnes pour les Daphné) 9m de long de plus et 20 noeuds en plongée contre 16 pour les Daphné.

Ce modèle allait bientôt équiper la marine nationale, une solution d'attente pour pallier le retard des futurs SNA français et le vieillissement des sous marins diesels construits depuis le second conflit mondial.

En 1972, l'amiral de Joybert proposa au gouvernement un plan Bleu qui prévoyait pour la partie sous marin, une flotte de 5 SNLE et de 20 sous marins d'attaque à propulsion nucléaire et classique mais ce plan ne fût pas accepté par le président Pompidou.

Quand il devint évident que l'inscription d'un SNA à la loi de programmation 1970-1975 était impossible, la France se rabattit sur le projet sud-africain et commanda quatre sous marins du projet «v» identique aux deux submersibles sud-africain.

En 1975, les sud-africains signent donc un contrat avec la France pour la construction de deux avisos type A69 (Transvaal et Good Hope) et de deux sous marins type Agosta à construire à Nantes chez Dubigeon-Normandie. Baptisés Astrant et Adventurous, leur construction est stoppée par la résolution 418 du Conseil de Sécurité de l'ONU du 4 novembre 1977 qui impose un embargo sur les armes à destination de l'Afrique du Sud. En novembre 1978, ces submersibles sont revendus au Pakistan, les avisos quand à eux seront cédés à l'Argentine qui commanda un troisième navire de ce type.

-L'Agosta (S-620) (numéro de construction Q259) est mis sur cale à l'Arsenal de Cherbourg le 10 novembre 1972, lancé le 19 octobre 1974 et admis au service actif le 11 février 1978. L'Agosta est désarmé le 28 février 1997 et placé en réserve spéciale dans l'attente d'une condamnation. Pourtant le 12 novembre 2003, l'Agosta repris du service en étant enradié dans le transport de colis lourd allemand Condock IV pour un transfert à Toulon afin de servir pour des tests de choc dans le cadre du programme Barracuda au sein du Centre Technique des Systèmes Navals (CTSN).


Le Bévéziers

-Le Bévéziers (S-621) (numéro de construction Q260) est mis sur cale à l'Arsenal de Cherbourg le 17 mai 1973 lancé le 14 juin 1975 et admis au service actif le 17 février 1978. Le Bévéziers à été désarmé le 3 avril 1998 et condamné le 30 juin 2009, attendant encore sa démolition.

-Le La Praya (numéro de construction Q261) est mis sur cale à l'Arsenal de Cherbourg en novembre 1974 lancé le 15 mai 1976 et admis au service actif le 9 mars 1978. Le La Praya est désarmé le 1er juillet 2000 et prend le 11 juillet 2000 la marque de Q835. Il est officiellement condamné le 30 juin 2009 et attend tranquillement la démolition.

-Le Ouessant (numéro de construction Q262) est mis sur cale à l'Arsenal de Cherbourg en juin 1975 lancé le 23 octobre 1976 et admis au service actif le 23 juillet 1978. Le sous-marin Ouessant, dernier sous-marin à propulsion classique (diesel-électrique) de la Marine, a été retiré du service actif le 13 juillet 2001, après 23 ans de service, au cours desquels le submersible aura effectué 33 637 heures de plongée et parcouru 338 681 nautiques.

Placé sous cocon, il est réactivé en 2005, après une IPER à Brest, et il est prêté à la marine malaysienne. Celle-ci, qui a achetée deux sous-marins type Scorpène au consortium DCN/IZAR, l'utilisera pour son entraînement.

Le contrat de « renaissance », signé le 28 décembre 2002, entre en vigueur le 30 octobre 2003. Les travaux nécessaire à la remise en fonction du sous-marin débute le 17 novembre 2003. Quand à la formation à bord des sous-mariniers malais, elle s'étale du 21 novembre 2005 jusqu'en 2009.

Le Ouessant est mis en réserve le 1er août 2009, sous la responsabilité de DCNS, en vue de sa prise en charge par la base navale de Brest. Après sa condamnation, la coque est destinée à être cédée à la Malaisie qui veut en faire un musée.

Caractéristiques Techniques de la classe Agosta

Déplacement : 1450 tonnes en surface 1725 tonnes en plongée

Dimensions : longueur 67.57m largeur 6.80m tirant d'eau 5.40m

Propulsion : Deux moteurs diesels SEMT-Pielstick 16PA4 V185 VG de 850 kW et un moteur électrique de propulsion dévellopant une puissance totale de 3500 kW alimentant une hélice.

Vitesse maximale en surface 12 noeuds vitesse maximale en plongée 20 noeuds

Distance franchissable : 8500 miles nautiques à 9 noeuds au schnorchel 350 miles nautiques à 3.5 noeuds en plongée Autonomie : 45 jours Immersion maximale 300m

Electronique : un radar DRUA-33, un sonar actif DUUA-2, un sonar remorqué très basse fréquence DSUV 62, un groupement microphonique DSUV 22; détecteur de radar ARUR

Armement : 4 tubes lance-torpilles de 533mm concentrés à l'avant pour 20 torpilles F17 ou L5 ou un panachage avec des mines et des missiles SM39 Exocet.

Equipage : 7 officiers 24 officiers mariniers et 23 quartiers maitre et matelots

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MessageSujet: Re: SNA CLASSE RUBIS    Mer 14 Juil 2010, 15:44

GENESE DES PREMIERS SNA FRANCAIS

Le rêve du sous marin autonome

Dès l'apparition du sous marin, les marins ont compris ou du moins on eut l'intuition que ce fragile navire (qui faisait ce qu'un navire ne devait jamais à faire à savoir couler) pouvait changer la donne de la guerre navale. Il était encore largement perfectible : plongée très lente en raison notament de la propulsion à vapeur, faible résistance de la coque, manoeuvrabilité que l'on ne pouvait qu'améliorer.

Les progrès techniques furent réguliers mais jusqu'à la seconde guerre mondiale, le sous marin n'était encore qu'un torpilleur submersible, combattant et naviguant le plus souvent en surface, les U-Boot allemands durant les premières phases de la bataille de l'Atlantique n'hésitaient pas à pénétrer en surface le périmètre d'un convoi et à attaquer les navires au canon.


Le Wilhelm Bauer, un type XXI conservé comme musée flottant

Il faut donc attendre la seconde guerre mondiale pour que le sous marin devienne vraiment submersible. Les type XXI allemands marquèrent une véritable rupture dans ce domaine. Les allenamds acculés par les alliés, ayant compris qu'un sous marin attaquant en surface appartenaient désormais au passé supprimèrent tous le superflu : l'artillerie lourde fût supprimée et la coque souvent disgracieuse avaient perdu toutes les aspérités qui gênaient l'hydrodynamisme et faisaient perdre de précieux noeuds en plongée.

C'est ainsi que pour la première fois, un sous marin était plus rapide en plongée (17.2 noeuds) qu'en surface (15.75 noeuds). Fort heureusement pour les alliés, seulement deux sous marins étaient réellement opérationnel. Il est bien entendu difficile de vouloir faire l'histoire mais si ce sous marin avait été prêt plutôt, l'Allemagne aurait perdu la guerre mais les pertes alliées auraient été bien plus élevées et la guerre peut être prolongée de plusieurs mois.


Le USS Tang

Ce modèle marqua les différentes marines occidentales et soviétiques qui s'en inspirèrent pour leurs nouveaux submersibles : les américains récupérèrent ainsi deux type XXI qui donnèrent naissance au programme Guppy (Greater Underwater Propulsive Power/Augmentation de la puissance propulsive en immersion) avant de mettre au point la classe Tang, les anglais s'en inspirèrent pour la classe Porpoise et la classe Oberon, les français pour la classe Narval et enfin les soviétiques pour les classe Zulu ( 26 exemplaires) et Whiskey (215 exemplaires).


Le HMS Otus classe Oberon

Les progrès issus des type XXI avaient certes fait progresser la guerre sous marine mais il restait toujours un problème : le sous marin devait revenir en surface (ou à proximité avec le snorchel) pour recharger ses batteries ce qui rendait le submersible vulnérable. De même la vitesse restait plafonée à 20-25 noeuds alors que les navires de surface pouvaient allégrement dépasser les 30 noeuds et même avec des torpilles, cinq de noeuds d'écart c'est une différence énorme.

Les marines du monde étaient donc à la recherche du sous marin autonome, l'arme absolue qui pouvait faire basculer la guerre

Ce rêve était ancien puisque dès les années trente les premiers essais de propulsion anaérobie furent réalisés en France et surtout en Allemagne puisqu'en 1934, le professeur Helmut Walter mis au point la turbine qui porta son nom, turbine qui utilisait comme comburant le peroxyde d'hydrogène (eau oxygènée). Le péroxyde d'hydrogène concentré à 90% (appelé perhydrol par les allemands) produisait de l'oxygène et de l'eau en passant par un catalyseur; l'oxygène mélangé à du gazole brûlait dans une chambre à combustion, produisant de la vapeur qui alimentait une turbine . Entre 1940 et 1943, l'Allemagne construisit ainsi dix bâtiments type XVII, l'un d'eux, le U794 pouvant filer à 25 noeuds.

Ces bâtiments de 310 tonnes furent tous sabordés en 1945 mais deux d'entre eux furent relevés et testés par la marine britannique et la marine américaine. Un XXVIIB fût relevé par la marine britannique et rebaptisé HMS Météorite. Les essais débouchèrent sur un projet de construction de six navires mais l'économie britannique encore convalescente ne pouvait supporter un tel effort et seulement deux navires non armés furent construits :les HMS Explorer et Excalibur mais les essais furent si décevants que la construction d'autres sous marins d'autant qu'à l'époque la propulsion nucléaire était bien plus prometteuse.


Le U-1406 fût relevé par les américains à Cuxhaven et testé intensivement sans que cela ne débouche réellement sur quelque chose de concret

Les américains arrivèrent également à la même conclusion. Ils récupèrent un type XVII à Cuxhaven, le U1406 est relevé et testé jusqu'en 1948. Cela débouche côté américain sur le sous marin de poche X1 mais il est évident dès cette époque que c'est une voie sans issue. L'avenir est décidement au nucléaire.


Le type 615 Quebec

A noter que les soviétiques ont aussi étudié ce mode de propulsion que ce soit une version améliorée du projet 611 Zulu (projet 611 bis) avec une turbine Walter de 6500ch sur la ligne d'arbre centrale avec une vitesse prévue de 22 noeuds (projet abandonné dès 1950); le projet 615 Quebec dont 30 exemplaires furent construits mais qui se révèlèrent plus dangereux pour leurs équipages que pour un hypothétique adversaire avec de nombreuses fuites d'oxygène; le projet 617 Whale (un exemplaire construit) qui se révéla aussi raté que le précédent (vibrations excessives, bruit qui empêchait la mise en oeuvre du sonar).

A cela s'ajoute des projets abandonnés sur la planche à dessin comme le projet 617M/647 (plus grande endurance et meilleurs moyens de détection), le projet 635/643 (1660 tonnes 22 noeuds 8 tubes lance-torpilles puis 1866 tonnes), le projet 621 (sous marin de transport avec 745 hommes) le projet 612 abandonné au profit du projet 615, le projet 618 lui aussi abandonné au profit du projet 615, le projet 630 version plus lourde du projet 615 et le projet 623 de sous marins mouilleurs de mines.

«Underway on nuclear power»

Les Etats Unis sont les pionniers dans le domaine du sous marin à propulsion nucléaire puisque dès 1939, le professeur Ross Gunn soumet à l'US Navy un projet de sous marin nucléaire. Il faut cependant attendre 1946 pour que le projet ne démarre réellement avec la mise en place à Oak Ridge d'une équipe de cinq officiers dirigée de fait par le capitaine de vaisseau Hyman Rickover.

Début 1949, Rickover décide de dévelloper un réacteur à eau préssurisée (PWR Pressurised Water Reactor). Le prototype baptisé STR (Submarine Thermal Reactor) Mk1 est construit par Westinghouse et diverge en mars 1953, son quasi-jumeau, le MkII est installé à bord du Nautilus, le premier sous marin à propulsion nucléaire de l'histoire.


Le Nautilus lors de son lancement

Le Nautilus (projet SCB64) financé au budget 1952 est mis sur cale aux chantiers Electric Boat de Groton dans le Connecticut le 14 juin 1952 lancé en janvier 1954 et admis au service actif le 30 septembre 1954. La première sortie à la mer à lieu le 17 janvier 1955 et le commandant envoie le message «Underway on nuclear power» (en mer avec l'énergie nucléaire).

Une alternative est proposé par General Electric avec un réacteur dont le refroidissement est assuré par du sodium liquide. Baptisé SIR (Submarine Intermediate Reactor) Mark A, il diverge au printemps 1955, un second exemplaire baptisé Mark B étant installé à bord du Seawolf. Ce projet se révéla décevant et le Seawolf terminera sa carrière avec un réacteur à eau préssurisé.

Ces deux sous marins pouvaient mener des missions de combat mais il était évident que leur rôle principal était l'expérimentation et la mise en place de «canons» techniques pour les futurs SSN (Strike Submarine Nuclear).


Le HMS Dreadnought

La Grande Bretagne et l'Union Soviétique ne tardent pas à suivre la voie américaine, la première bénéficiant de la «special relationship» pour obtenir en 1958 la possibilité de construire un SNA autour du réacteur S5W de la classe Skipjack, obtenant ainsi le HMS Dreadnought alors que la seconde se dote à partir de 1958 de la classe November construire à quatorze exemplaires jusqu'en 1964 et si peu fiables qu'ils ont été baptisés «faiseurs de veuve» par les sous mariniers soviétiques.

La France à également compris l'intérêt du sous marin nucléaire d'attaque mais choisissant la voie de l'indépendance, le dévellopement de la première classe de SNA française allait être particulièrement longue ce qui explique que les Rubis entrèrent en service au moment où la Grande Bretagne et les Etats Unis mettaient en service ou construisaient leur deuxième génération de SNA (Trafalgar pour la première et Los Angeles et Seawolf pour la seconde).

Du Q-244 au Rubis

Le Q-244 en construction

Le 2 janvier 1955, le Q244 est mis sur cale à l'Arsenal de Cherbourg. Censé être le premier SNA français (projet l), ce sous marin ne sera jamais achevé car la France ayant choisit le réacteur à uranium naturel, une voix sans issue (le réacteur était plus gros que la coque censée l'abriter !) et les travaux sont abandonnés en mars 1958, les éléments montés sur cale servant à la construction du Gymnote qui servira aux expérimentations pour les futurs SNLE notament pour les missiles.

Le retour au pouvoir du Général de Gaulle provoqua l'impulsion décisive avec notament la création au sein du Commissariat à l'Energie Atomique (CEA) d'un département de propulsion nucléaire.

En dépit des discours sur «l'indépendance nationale», les français n'hésitent pas à demander l'aides des américains. Es-ce le fait de ne pas diffuser éxagèrement la technologie nucléaire ou de ne pas faire de cadeau à un allié jugé indocile mais les américains refusent de livrer un sous marin atomique ou un réacteur embarquable, cédant 440kg d'uranium enrichi en vue d'une utilisation dans un réacteur prototype à terre.

Un plan à long terme voté le 6 décembre 1960 remplace le statut naval de 1952 planifie les constructions navales entre 1959 et 1969. Le premier plan quinquennal (1959-1964) comprenait la construction d'un SNLE, huit frégates et corvettes, 4 sous marins diesels et des bâtiments logistiques alors que le second plan quinquennal (1964-1969) prévoyait la construction de deux SNLE, un SNA, sept frégates ou corvettes et la modernisation des six Narval.

La France n'à donc pas abandonné l'idée d'un SNA de conception et de construction nationale. En 1965, l'amiral Cabanier _chef d'état major de la marine nationale_ souhaite la construction de quatre SNA de 2900 tonnes filant à 30 noeuds et dôtés de 4 tubes lance-torpilles dont deux pouvant lancer le SM-39 Exocet devant entrer en service en 1975 mais le financement ne put être obtenu tout comme le budget nécessaire au renouvellement de la flotte de SMD chargée d'entrainer les équipages de SNLE.

Un premier programme est bien lancé en 1968, le programme SNC68 (sous marin nucléaire de chasse) prévoyant la construction de huit sous marins de fort tonnage. Ces navires affichaient des dimensions colossales : 4200 tonnes (5200 par la suite) 91m (100m par la suite) et une vitesse de 28 noeuds (29 noeuds ultérieurement). Le programme trop ambitieux est abandonné dès 1969.

En 1972, l'amiral de Joybert proposa au gouvernement un plan Bleu qui prévoyait pour la partie sous marin, une flotte de 5 SNLE et de 20 sous marins d'attaque à propulsion nucléaire et classique mais ce plan ne fût pas accepté par le président Pompidou.


Le Casabianca

C'est pourtant en 1972 que le programme qui allait donné naissance aux Rubis est lancé. La mission prioritaire de ces navires est la lutte antinavire ce qui explique le choix de dimensions modestes même si les impératifs budgétaires n'y sont certainement pas étrangers. La coque dérivée des Agosta fait des Rubis, les plus petits SNA du monde mais cette prouesse technologique si elle est remarquable du savoir faire de nos ingénieurs nucléaires n'est pas toujours appréciée par l'équipage.

Le programme est inscrit dans la loi de programmation militaire votée en 1974. Le Rubis d'abord baptisé Provence est inscrit au budget 1974, le Saphir initiallement baptisé Bretagne est inscrit au budget 1978, le Casabianca initiallement baptisé Bourgogne puis Diamant est financé au budget 1979, l'Emeraude est financée au budget 1981, l'Amethyste est financée au budget 1983 et la Perle au budget 1984.

Au Conseil de Défense de 1980 est décidé un plan naval qui au début du vingtième siècle doit permettre à la marine française de disposer de 8 SNLE, 10 SNA et 4 SMD. Au final seuls huit sous marins nucléaires d'attaque seront commandés.

La construction des sous marins Turquoise (S-607) et Diamant (S-608) est suspendue en septembre 1991 puis annulée en juin 1992. Seul le premier avait été mis sur cale en janvier 1992, les éléments mis sur cale étant récupérés pour reconstituer une fausse tranche du réacteur du Redoutable, transformé en musée à la Cité de la Mer à Cherbourg.

Les six Rubis sont rattachés à l'ESNA (Escadrille des sous marins nucléaires d'attaque) créée en 1999 et héritière de l'ESMed (Escadrille des sous marins de la Méditerranée)

Le Rubis n'à jamais été exporté mais il s'en est fallu de peu. En effet en 1987, le livre blanc canadienne recommanda l'acquisition de 10 à 12 sous marins nucléaires d'attaque avec transfert de techonologie. Deux classes furent préssenties : le type Rubis français et le type Trafalgar britannique. Ce grandiose projet fût cependant abandonné dès avril 1989 au profit de l'achat des quatre Upholder de la Royal Navy avec les déboires que l'on sait.


Le HMCS Corner Brook, un ancien Upholder

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MessageSujet: Re: SNA CLASSE RUBIS    Mer 14 Juil 2010, 16:16

HISTORIQUE

Le Rubis (S-601)

Le SNA Rubis à la mer

Présentation

-Le Rubis (numéro de construction Q-265) est mis sur cale sous le nom de Provence à l'Arsenal de Cherbourg le 4 mars 1976 et lancé le 3 juillet 1979. Rebaptisé Rubis le 18 décembre 1980, sa mise au point est particulièrement longue avec près de 1000 heures de plongée. Il rejoint ensuite son port d'attache _Toulon_ où doivent être concentrés les SNA le 17 janvier 1983. Le Premier Sous Marin Nucléaire d'Attaque français est admis au service actif le 23 février 1983.


Un rubis

Le rubis est une pierre précieuse de couleur rouge (en raison de la présence d'oxyde de chrome). Les rubis sont extraits dans des mines, en Afrique, en Asie, en Australie, et dans certains États américains tels que le Montana et la Caroline du Sud. Les principaux gisements se trouvent en Birmanie [90 % de la production mondiale], au Sri Lanka et en Thaïlande.

Le S-601 est le 17ème navire de la Royale à porter le nom de cette pierre précieuse bien que jusqu'au 18ème siècle le nom était orthographié «Ruby».

Le premier fût un vaisseau de ligne de 64 canons en service en 1665/66 suivi par un vaisseau de ligne de 70 canons en service de 1671 à 1695, un vaisseau de 48 canons en service de 1648 à 1673, un vaisseau de 50 canons d'origine hollandaise capturé en 1672 et utilisé jusqu'en 1677, un navire de 6 canons utilisé de 1673 à 1676 et qui termina sa carrière comme brulôt, un vaisseau de 54 canons en service en 1680 à 1723 même si il fût rapidement rebaptisé l'Entreprenant, un vaisseau de 56 canons utilisé de 1704 à 1717, un vaisseau de 56 canons utilisé de 1707 à 1708, une barque canonnière de 6 canons utilisé en 1709, un vaisseau de 52 canons utilisé de 1729 à 1747, une corvette de 20 canons capturé en 1744 et utilisé jusqu'en 1748, une frégate de 40 canons utilisée en 1812/13, un aviso à roues en service de 1844 à 1862, une chaloupe canonnière en service de 1884 à 1897.

Le quinzième Rubis est également le premier sous marin à avoir porté le nom. Il s'agit d'un sous marin type Emeraude entré en service en 1909, participant à la première guerre mondiale jusqu'à son désarmement le 12 novembre 1919 puis sa vente à la démolition.


Le sous marin mouilleur de mines Rubis

Il est suivit par le plus célèbre des Rubis, le sous marin mouilleur de mines de classe Saphir. Mis sur cale le 3 avril 1929 à l'Arsenal de Toulon, il est lancé le 30 septembre 1931 et admis au service actif le 4 avril 1933. Il participe à la campagne de Norvège avant d'être saisi par les britanniques le 3 juillet 1940. Réarmé par les FNFL, il mène des campagnes de minages au large de la Norvège, du Danemark et de la France, coulant grâce à ses mines 8 navires allemands soit le record pour un navire français. Considéré comme le meilleur sous-marin allié par les anglais, Il sert après la guerre,d'école d'écoute à Toulon (1946-48), avant d'être mis en réserve. Le Rubis est condamné le 4 octobre 1949 (n°Q-112), et coulé le 31 janvier 1958 comme but sonar en Méditerranée.

Carrière opérationnelle

Le Rubis lors de la revue navale d'août 1994

En 1985, il accomplit une circumnavigation dans le Pacifique avec des escales à Nouméa et Papeete et durant ce déploiement, il est fortement soupçonné d'avoir exfiltré les agents français du voilier Ouvéa au large de l'île de Norfolk qui venaient d'appuyer la calamiteuse opération de la DGSE à Auckland qui atteignit son objectif _neutralisation du Rainbow Warrior_ mais au prix d'un mort et d'un scandale international.

De septembre1992 à juillet 1993, le Rubis subit la refonte Améthyste, du nom du cinquième sous marin de la classe Rubis mais qui signife avant tout Amélioration Tactique Hydrodynamique Silence Transmission Ecoute. La modification la plus visible est le dome du navire qui est redessiné pour ressembler à une coque en forme de goutte d'eau. Les autres modifications concernent essentiellement l'électronique du bord.

Le 17 août 1993 au large de Toulon, lors d'une remontée en surface, il entre en collision avec le pétrolier Lyria. Le supertanker de 343m de long s'en sort avec une brèche de 5 x0.5m qui provoque une pollution non négligeable (2000 tonnes d'hydrocarbures). L'Etat français reconnaissant être en torts indemnisera la compagnie Shell _propriétaire du pétrolier_, les propriétaires de la cargaison et le port autonome de Marseille.

Régulièrement déployé en outre-mer, il participe à la guerre du Golfe en 1991. Dix ans plus tard, il est déployé dans l'Océan Indien dans le cadre de l'opération Héraklès pour assurer la protection du porte-avions Charles De Gaulle dont c'était le premier déploiement opérationnel. Le Rubis est relevé deux mois plus tard, en février 2002 par son sister-ship Saphir.


Le Rubis à Toulon en 2001

En mars 2003, il participe à l'exercice ASM Spontex 3 dans l'Atlantique en compagnie des frégates Tourville et Latouche-Tréville et des avisos Commandant Bouan Premier Maitre l'Herminier et Lieutenant de Vaisseau Lavallée. La marine espagnole déploya le sous marin Marsopa, la frégate Asturias, la marine anglaise déploya la frégate HMS Argyll alors que la marine néerlandaise avait déployé la frégate Tjerk Hiddes sans parler d'aéronefs et de patrouille maritime, l'exercice s'achevant le 28 mars 2003 avec pour thème la couverture ASM d'une évacuation de ressortissants menés par le BSM Loire.

Le 1er mai 2004, le Rubis effectue une mission fort émouvante. Respectant les dernières volontés de Gaston Sanz qui avait participé aux 28 missions du sous marin mouilleur de mines, le sous marin immerge solennellement les cendres de l'ancien torpilleur et cuisinier, imitant le geste de l'amiral Cabannier qui avait demandé que ses cendres soit immergé sur l'épave du Rubis.

De mai à juillet 2005, le groupe aéronaval accompagné par le Rubis effectue un long déploiement dans l'Atlantique et en Manche, avec des exercices avec les marines américaines, canadiennes et britanniques avant l'International Fleet Review du 25 au 29 juin à Portsmouth. Après une escale à Brest du 30 juin au 2 juillet, le groupe aéronavale et son escorteur des abysses rentrer à Toulon.

Le 30 mars 2007 alors qu'il est en plongée au sud du Var, le Rubis touche le fond de la mer. Il doit gagner Brest pour réparations qui l'y immobiliseront d'août 2007 à mai 2008, le temps d'installer un nouveau dome et de réaliser l'IE longue. Le sous marin à retrouvé le cycle opérationnel en juillet 2008, l'équipage rouge ayant été recréé en février 2008 et l'équipage bleu en août 2008. Il participe le 8 mai 2009 à la revue navale menée au large de Saint Maxine pour célébrer le 64ème anniversaire de la victoire de 1945, revue présidée par M. Nicolas Sarkozy, président de la République à bord du BPC Mistral.


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MessageSujet: Re: SNA CLASSE RUBIS    Mer 14 Juil 2010, 16:22

Le Saphir (S-602)

Le Saphir à Toulon en 1989

Présentation

-Le Saphir est mis sur cale sous le nom de Bretagne à l'Arsenal de Cherbourg le 1er septembre 1979 lancé le 1er septembre 1981, rebaptisé Saphir et admis au service actif le 6 juillet 1984.


Le Saphir "Star of Bombay"

Le Saphir est une pierre précieuse de couleur bleue à base d'oxyde d'aluminium. Quand on parle de saphir seul, c'est obligatoirement au saphir bleu que l'on fait référence, la couleur bleue étant due à des traces de titane et de fer (vanadium pour le violet, chrome pour le rose, fer pour le jaune et le vert).

Le S-602 est le cinquième navire à avoir porté le nom de cette pierre précieuse après une chaloupe cannonière à hélice en service de 1886 à 1897, un sous marin type Emeraude entré en service en 1908 qui disparaît le 15 janvier 1915 pour échapper aux turcs, le commandant se sacrifiant et seuls dix marins seront repéchés, un sous marin mouilleur de mines mis en service en 1930, participant aux opérations de la première guerre mondiale depuis Bizerte notament pour mouiller des mines contre l'Italie. Placé en gardiennage d'armistice à Bizerte, il est saisi par les italiens le 9 décembre 1942 puis remorqué à Naples. Il n'est pas réarmé et est sabordé par les Allemands le 15 septembre 1943 après la capitulation italienne en même temps que le Requin, l'Espadon et le Dauphin et enfin un sous marin britannique type S, le HMS Satyr prêté à la France en 1952 utilisé uniquement pour l'entraînement jusqu'à son désarmement le 11 août 1961 puis sa restitution à la Grande Bretagne.

Carrière opérationnelle

Le SNA Saphir arrivant à Abidjan le 4 mars 1985 lors de la mission Okoumé

La première mission du Saphir est une mission Okoumé en Afrique Noire en 1985. D'octobre 1989 à mai 1991, il est le premier submersible de sa classe à subir la refonte Améthyste.

En 1999, après l'exercice Pean du 4 au 25 octobre, il participe avec son sister-ship l'Améthyste, à l'opération Trident, protégeant et renseignant le groupe aéronavale de la marine yougoslave. D'août 2000 à février 2001, il passe six mois à quai à Toulon en raison d'une radioactivité anormale


Le SNA Saphir en surface

En septembre 2001, il coule lors d'exercice de tir à la torpille, la coque de l'ancien escorteur d'escadre D'Estrée avant de relever en février 2002 le Rubis dans l'Océan Indien dans le cadre de l'opération Héraklès.

Le déploiement de la TF473 organisée autour du Charles de Gaulle s'achève le 23 juin 2002, le groupe composée du navire-atelier Jules Verne, de l'aviso Lieutenant de Vaisseau Lavallée, du bâtiment de soutien de région Gazelle et du sous marin Saphir fracnhissant le canal de Suez le 26 juin

En février 2003, il participe à l'exercice Pean 03 en compagnie du porte-avions Charles de Gaulle mais également de la FAA Cassard, la F-ASM La Motte-Piquet et la frégate légère Guépratte, l'exercice consistant en un affrontement avec le porte-avions américain USS Harry Truman.

Le 15 août 2004, il participe à la revue navale célébrant le soixantième anniversaire du débarquement de Provence qui voit l'engagement de vingt et un bâtiments, trois bâtiments algériens deux britanniques, un américain, un marocain et un tunisien.


Mars 2006 à Djibouti : le Saphir croise la splendide frégate néerlandaise classe De Zeven Provincien

Du 23 novembre au 11 décembre 2009 en Méditerranée, le Saphir participe à l'exercice PEAN (Période d'Entrainement de l'Aéronautique Navale) destinée à assurer la remise en condition du porte-avions Charles de Gaulle en compagnie des frégates Cassard Aconit Jean Bart Jean de Vienne, Primauguet plus l'avisoCommandant Ducuing. L'exercice à lieu en collaboration avec l'armée de l'air italienne et les forces armées grecques avant un retour à Toulon.


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MessageSujet: Re: SNA CLASSE RUBIS    Mer 14 Juil 2010, 16:33

Le Casabianca (S-603)


Présentation

-Le Casabianca est mis sur cale sous le nom de Bourgogne le 19 septembre 1981 lancé le 22 décembre 1984, rebaptisé Casabianca après le désarmement de l'escorteur d'escadre portant ce nom et admis au service actif le 13 mai 1987.


Luc-Julien Joseph Casabianca

Il rend hommage à un marin français du 18ème siècle, Luc-Julien-Joseph Casabianca (Vescovato, Corse 7 février 1762-Aboukir 2 août 1798). Entré dans les gardes marines en 1778, il devint enseigne de vaisseau en novembre 1781 participant à la guerre d'indépendance américaine dans l'escadre de l'amiral De Grasse.

Lieutenant de Vaisseau en 1786, il fût élu députe de Corse à la Convention en septembre 1792 puis fût promu au grade de capitaine de vaisseau en janvier 1793, siégeant parmi le courant modéré de la Montagne.

Député aux Cinq-Cents sous le Directoire, il s'attacha à la réorganisation de la marine qu'il réintégra en mai 1798. Nommé aussi chef de division, il servit comme capitaine de pavillon de Brueys pendant l'Expédition d'Egypte. Commandant l'Orient, il refusa de se rendre aux anglais lors de la bataille d'Aboukir, préférant faire sauter son bâtiment. Son fils Giocante âgé de 12 ans refusa de se sauver et périt avec son père.

En sa mémoire, la marine à donné son nom à six bâtiments :

Le premier navire à avoir porté ce nom était un djerme, un voilier armé utilisé sur le Nil en décembre 1798 en appui de l'armée d'Egypte. Il est suivi par un aviso à roue en service de 1859 à 1877 qui fit toute sa carrière en Guyane. Il est suivi par un aviso-torpilleur de classe d'Iberville entré en service en 1900 mais désarmé dès 1904. Après un passage par la réserve de 1904 à 1911, il est transformé en mouilleur de mines. Mouillant des mines au large de la Turquie, il victime entre Smyrne et Mitylène, au suf de l'île sud, il est victime de l'explosion de ses mines le 3 juin 1915. Il y à 86 morts et 66 rescapés.


Le sous marin Casabianca en surface

Le suivant fût probablement avec le Rubis, le plus célèbre sous marin français de la Seconde Guerre Mondiale. Le Casabianca est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire à St Nazaire le 28 juillet 1931 lancé le 2 février 1935 et admis au service actif le 1er janvier 1937.

Après les premières opérations de la Seconde Guerre Mondiale, le sous marin est basé à Toulon jusqu'à ce funeste 27 novembre 1942 quand au moment où la flotte se saborde, le sous marin commandé par le Capitaine de Vaisseau Jean l'Herminier parvint à s'échapper avec le Marsouin et le Glorieux, le Venus se sabordant en grande rade et l'Iris se faisaint interner en Espagne.

Il participa à des missions de soutien à la Résistance et transporta 109 hommes du bataillon de Choc pour la libération de la Corse. Après un carénage d'août 1944 à avril 1945 suite à un «tir ami» d'un avion britannique, il poursuit sa carrière opérationnelle jusqu'à la fin de la guerre. Placé en réserve spéciale le 1er décembre 1947 pour des raisons budgétaires, il est désarmé le 12 février 1952 et démantelé en 1956 sauf son kiosque qui est préservé à Bastia.


Le kiosque est aujourd'hui préservé à Bastia

Il est suivi par un escorteur d'escadre type Surcouf (T-47). Onzième de la série (il y avait douze escorteurs type T47, cinq escorteurs type T53 et un escorteur type T56), le Casabianca est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Gironde en octobre 1953, lancé le 13 novembre 1954 et admis au service actif le 4 mai 1957.


Vue aérienne du Casabianca le montrant dans sa configuration originelle

Refondu ASM (sonar remorqué, missiles Malafon, canons de 100mm à la place des 57 et des 127mm d'origine......) à l'Arsenal de Brest de janvier 1968 à janvier 1969, il est désarmé le 7 septembre 1984 et condamné le 23 mai 1985 sous le numéro Q-639 (c'est probablement à cette date que le SNA à pris ce nom). Il avait pour ville marraine, Bastia.


Le Casabianca refondu ASM

Carrière opérationnelle

De janvier 1993 à juin 1994, le Casabianca subit la refonte Améthyste. Lors de l'exercice interallié «PEAN», il réussit à couler (fictivement) le porte-avions américain USS Eisenhower et le USS Anzio, un croiseur lance-missiles de classe Ticonderoga à l'aide de torpilles et de missiles Exocet SM-39.

Du 17 février au 1er mars 2000, le Casabianca participe à l'exercice interallié Doghish 2000 en Méditerranée centrale et en mer Ionienne, l'Allemagne l'Espagne, les Etats Unis, la Grande Bretagne, la Grèce, l'Italie, la Norvège, les Pays Bas, le Portugal et la Turquie participant à cette exercice, la France déployant elle outre le SNA, la frégate Dupleix et le BSR Chevreuil. Cet exercice avait été précédé par une escale à Augusta en compagnie du Chevreuil du 11 au 16 février 2000.

En juillet 2003 après une mission en mer de Norvège et des exercices avec la marine russe du 7 au 10 juillet en compagnie de la frégate Latouche-Tréville, le Casabianca est le premier sous marin français à avoir fait escale dans le port stratégique de Severomorsk (c'est une ville fermée située à 25km au nord de Mourmansk sur la Péninsule de Kola).Le 15 août 2004, il participe à la revue navale commémorant le soixantième anniversaire du débarquement de Provence.


Le SNA Casabianca en surface

En janvier 2007, une fissuration est détecté sur la ligne d'arbre du Csabianca. Le remplacement de la pièce défectueuse prend trois semaines pendant lesquelles le bâtiment est indisponible.

En mars 2007, il à été déployé en Océan Indien pour assurer la protection sous marine du porte-avions Charles de Gaulle qui appuyait les opérations menées en Afghanistan et ce compagnie des frégates Tourville, Cassard, Dupleix, de la frégate espagnole Blas de Lezo et du BCR Marne.

Il participe ensuite à l'exercice ASM Spontex dans l'Atlantique du 2 au 10 octobre en compagnie des frégates Tourville, Primauguet, des avisos Premier Maitre l'Herminier et Lieutenant de Vaisseau Le Henaff et du SNA britannique Trenchant.

Les 5 et 7 février 2008 ont lieu les journées de présentation Marine ou opération Ecume, la présentation des moyens et des méthodes de la marine à des réprésentants de la société civile et militaire dans des domaines comme l'assaut amphibie, l'évacuation de ressortissants, le ravitaillement à la mer, la lutte ASM, la lutte anti-surface, la guerre des mines, l'action de l'Etat en mer et la sauvegarde maritime.

De nombreuses unités sont engagées dans cette démonstration : BPC Mistral, sous-marin Casabianca, TCD Foudre, frégates Dupleix, Cassard, Courbet, aviso EV Jacoubet, pétrolier-ravitailleur Meuse, chasseur de mines Capricorne, EDIC Rapière, BSAD Ailette, BSR Chevreuil, CTM 27 et 28, commando Hubert, avions Super-Etendard, Hawkeye, Atlantique, Falcon 50, hélicoptères Super-Frelon, Panther, ainsi que des Tigre, Puma et Gazelle de l’ALAT.


Le SNA Casabianca à Dakar en mai 2008

En mars 2009, il participe dans l'Atlantique à l'exercice Varuna en compagnie de navires de la marine indienne de passage en Europe.

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MessageSujet: Re: SNA CLASSE RUBIS    Mer 14 Juil 2010, 16:42

L'Emeraude (S-604)

Le SNA Emeraude en 1988

Présentation

Lancement du SNA Emeraude

-L'Emeraude à été mis sur cale à l'Arsenal de Cherbourg en octobre 1982 lancé le 12 avril 1986 et admis au service actif le 15 septembre 1988.


Une émeraude de Colombie

L’émeraude est un minéral, du groupe des silicates, sous-groupe des cyclosilicates, variété de béryl, dont la couleur verte provient de traces de chrome, de vanadium et parfois de fer. L'émeraude est une des quatre pierres précieuses.

Un premier sous marin à reçut le nom de cette pierre précieuse, un sous marin type croiseur marin entré en service le 11 novembre 1908 et désarmé le 1er décembre 1919. Il aurait du être suivi par un sous marin de mines, le type Q-197 mis sur cale le 1er septembre 1938. Achevé à 39% au moment de la débacle de mai-juin 1940, il est sabordé sur cale à l'Arsenal de Toulon le 18 juin 1940.

Carrière opérationnelle

L'Emeraude est malheureusement connu pour le plus grave accident ayant touché un sous marin français (hors disparition totale de navires). Le 30 mars 1994, alors qu'il est en exercice ASM, une explosion secoue le compartiment des turbo-alternateurs. Le dégagement de vapeur qui s'en suit provoque la mort de dix hommes :

-Capitaine de corvette Jean-Luc Alvar, commandant

-Lieutenant de vaisseau Olivier Antois, officier adjoint énergie

-Premier maître Franck Jeannin

-Premier maître Alain Valloire

-Premier maître Christian Cessac

-Premier maître Christophe Tixier

-Maître Laurent Thomine

-Maître Jean-Pierre Belfio

-Maître Philippe Schweitzer

-Second maître Yves Brevalle

La réfonte Améthyste que le sous marin subit de mai 1994 à décembre 1995 se déroule donc un contexte particulier.


L'Emeraude dans les fjord de Norvège en 1997

A l'été 1999, le submersible Améthyste se rend dans le Grand Nord et après quatre semaines dans le fond des océans fit escale le 18 août 1999 au Haakonsvern, le port militaire de Bergen et pour soutenir l'exportation de matériel militaire français, le sous marin est visité par une délégation de gradés norvégiens.

Du 15 janvier au 30 avril 2000, le groupe aéronaval effectue l'opération Myrhe, la dernière sortie du porte-avions Foch. Le SNA est accompagné par la frégate lance-missiles Duquesne, le pétrolier ravitailleur Meuse et le navire atelier Jules Verne, le SNA et la frégate Tourville ne participant à cette sortie que jusqu'à la fin février. Le groupe aéronaval participe du 31 janvier au 10 février à un exercice franco-émirien dans le Golfe Persique, exercice intitulée Golfe 2000.

En novembre 2000, le SNA à également participé à l'exercice «Sarment 2000» en compagnie de sept frégates de différentes marines européennes dont la frégate britannique HMS Northumberland.

Du 20 au 29 mars 2001, la France organisa l'exercice Spontex de lutte ASM, exercice auquel participa la Force Navale Franco-Allemande (Bremen, Augsburg, Lubeck, Rhön, De Grasse, SM Le Bihan, Commandant Blaison, Marne), la frégate ASM Primauguet, le porte-aéronefs Principe de Asturias, les frégates Argyll, Kaszub, l'aviso LV Lavallée, les sous-marins Emeraude, Triumph, et Zeeleeuw et une douzaine d'avions de patrouille maritime (Atlantique, Nord 262, Aurora, P3C, Nimrod) pour un entraînement à la lutte anti-sous-marine contre des sous-marins classiques en zone littorale, notamment par petits fonds.A cette occasion, le capitaine de corvette Naranjo Lopez de la marine royale espagnole embarqua sur l'Emeraude pour l'exercice Spontex et le passage du détroit de Gibraltar.

En juin 2001, le SNA Emeraude est le théâtre d'un exercice destiné à tester les procédures de la base navale de Toulon en cas d'accident nucléaire. Dans la pratique, les procédures s'étendraient à la ville mais dans cet exercice, la préfecture n'y assista que comme observateur.

Le 20 mars 2005, le porte-hélicoptère Jeanne d'Arc, la frégate ASM Georges Leygues _conserve du porte-hélicoptère_, le SNA Emeraude et la frégate de surveillance Nivose arrivent à Diego Suarez pour une escale de quelques jours.


Le SNA Emeraude en 2006

Du 5 au 23 octobre 2009, l'Emeraude participa à l'exercice «Joint Warrior 092» en compagnie de dix-sept autres navires des marines britanniques, canadiennes, turque, danoise, américaine et brésilienne.

Du 10 au 23 avril 2010, l'Emeraude participe à l'exercice otanien «Brillant Mariner». Onze pays participèrent à un exercice destiné à entrainer les navires chargés de prendre le 1er juillet 2010 le 15ème tour d'alerte de la Nato Response Force. Dans cette exercice, le SNA Emeraude fût accompagné par le porte-avions Charles de Gaulle, le BPC Mistral, les frégates Forbin Cassard Latouche-Tréville, le BCR Marne et les chasseurs de mines tripartites Aigle et Andromède.

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MessageSujet: Re: SNA CLASSE RUBIS    Mer 14 Juil 2010, 16:49

L'Amethyste (S-605)

Le SNA Améthyste et le soleil

Présentation

-L'Améthyste est mis sur cale à l'Arsenal de Cherbourg le 31 octobre 1983 lancé le 14 mai 1988 et admis au service actif le 3 mars 1992. Bien que cinquième unité de la classe Rubis, l'Améthyste est à sa mise en service bien plus évoluée que les quatre navires le précédent.

La décision est d'ailleurs rapidement prise de refondre le Rubis, le Saphir, le Casabianca et l'Emeraude sur le modèle de l'Améthyste qui est aussi je le rappelle un acronyme signifiant AMElioration Tactique HydrodYnamique Silence Transmission Ecoute. Ce programme est d'ailleurs issu des études initiales du programme Rubis.


Une améthyste

Le S-605 est le premier navire de la marine nationale à porter le nom de cette pierre fine,une variété de quartz violet (dioxyde de silicium), diaphane à translucide dont la teinte est due aux traces de fer. Ce minéral est utilisé en joaillerie et classé comme pierre fine.

Carrière opérationnelle

Le 3 mars 1994, l'Améthyste est victime d'une grave avarie en heurtant le fond lors d'une fausse manoeuvre au cours d'une plongée au large de Cap-Ferrat, la coque à été à cette occasion gravement endommagée.


Réunion de famille : les Rubis avec l'Améthyste en chef de file lors de la revue navale d'août 1994

Après sept semaines d'entrainement à terre et une période d'entretien de 4 semaines, l'Améthyste appareilla le 14 janvier 1999 de Toulon pour effectuer sa remise en condition opérationelle. A l'origine, il était prévu un déploiement dans l'Océan Indien en soutien du Foch mais la détérioration de la situation dans les Balkans entraine un déploiement au printemps en Adriatique dans le cadre de la mission Trident, 95 jours de navigation dont 58 sans escales et 2150 h de plongée.

De retour à Toulon le 7 mai, l'équipage bleu part en permission pour six semaines et cède le navire à l'équipage rouge. Le SNA subit une période d'entretien à quai avec une nouvelle série d'exercices avec l'équipage rouge puis un cours au profit des futurs commandants de sous marins avec l'équipage bleu.


Le SNA Améthyste et le soleil (bis)

Il enchaine par un déploiement dans l'Atlantique avec escale à Dakar en compagnie de l'aviso Commandant de Pimodan puis à Lisbonne ce qui lui permet de manoeuvrer avec le sous marin portugais Barracuda (classe Daphné). Il termine l'année par la remise en condition du Saphir.

Du 12 au 22 novembre 2002, à lieu l'exercice Péan destiné à entrainé le groupe aérien du Charles de Gaulle, l'Améthyste étant accompagné outre du CDG par la frégate antiaérienne Cassard, la frégate ASM Tourville, les frégates furtives Courbet et Aconit le pétrolier ravitailleur Meuse plus des navires italiens et américains.

Du 6 au 15 avril 2004, le groupe aéronaval au grand complet participe à l'exercice franco-aérienne Varuna, le SNA étant accompagné par les frégates Jean Bart et Montcalm, la frégate britannique Gloucester, le pétrolier Meuse et bien entendu le porte-avions Charles de Gaulle alors côté indien sont engagés les frégates Mumbai Ganga Bhramapoutra Mysore, le sous marin Shalki et le ravitailleur Shalki.

L'exercice Varuna est un exercice à dominante ASM mais il y à également un volet aérien avec des tirs de Super Etendard sur le polygone de Pigeon Island et des duels aériens entre Rafale et Sea Harrier sans parler d'attaques de navires. Les navires français font ensuite escale en Inde à partir du 15 avril à Goa (Charles de Gaulle, Améthyste Jean bart) et à Bombay (Gloucester Meuse et Montcalm) pour repos et entretien.

D'octobre 2004 à janvier 2006, l'Améthyste subit une IPER au bassin du Missiessy. C'est une opération particulièrement lourde qui à lieu tous les huit ans avec notament le rechargement du coeur du réacteur.

Du 12 au 15 avril 2006, un exercice de survie est réalisé à bord du SNA Améthyste dans le port de Toulon pour entrainer l'équipage et valider les procédures. Le dernier exercice de ce genre avait été réalisé en 1991 par l'Agosta.

Le 7 juillet 2006, le lieutenant de vaisseau Thierry Demonfort, nageur de combat et parachutiste d'essai est largué depuis un Atlantique au large de Toulon en tandem avec le médecin des armées Isabelle Ausset à 3000m au dessus du sous marin qui venait de faire surface.

Après une dizaine de minutes de vol, ils amerrissent à moins de cinq mètres du bâtiment malgré une mer agitée et un vent soufflant à 20 noeuds. Cet essai avait pour but de montrer la possibilité d'envoyer rapidement à un sous marin, un spécialiste alors que le sous marin est hors de portée d'un hélicoptère.

Ayant quitté Brest au début du mois de février 2008, l'Améthyste effectua un déploiement de deux mois au large des côtes américaines avec des exercices au profit d'un groupe aéronaval américain et des missions de surveillance dans les Caraïbes.

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MessageSujet: Re: SNA CLASSE RUBIS    Mer 14 Juil 2010, 17:01

Le Perle (S-606)

Le SNA Perle en 1993

Présentation

-Le Perle est mis sur cale à l'Arsenal de Cherbourg le 27 mars 1987 lancé le 22 septembre 1990 et admis au service actif le 7 juillet 1993. C'est le dernier sous marin à avoir été lancé de manière traditionnelle.

Les perles sont de petites billes, généralement de couleur blanche, créées par certains mollusques, principalement les huîtres. Quand un objet irritant passe à l'intérieur de la coquille, l'animal réagit en entourant l'objet d'une couche de carbonate de calcium CaCO3 sous la forme d'aragonite ou de calcite. Ce mélange est appelé nacre.

Carrière opérationnelle

Le SNA Perle en 2000

Du 20 au 24 janvier 2000, le SNA Perle accompagné par la frégate Latouche Tréville et l'aviso Commandant de Pimodan manoeuvrent avec le groupe aéronaval britannique composé du porte-aéronefs Illustrious, les frégates Monmouth et Gloucester et le ravitailleur Fort George.

En octobre 2000, le Perle et la frégate De Grasse effectue un déploiement commun dans le Grand Nord avant une escale à la base navale d'Olavsvern près de Tromso dans le nord de la Norvège.

Du 15 au 20 mars 2001, l'Inde organise une manifestation maritime de grande ampleur avec une revue navale à Bombay à laquelle participe 70 navires de guerre dont 25 étrangers, la France envoyant la frégate ASM Dupleix, le SNA Perle et le Bagad de Lann-Bihoué, les deux navires étant présents dans la région depuis le mois de janvier. Le 5 avril, le Dupleix et le sous-marin Perle arrive à Singapour où ils retrouvent le navire atelier Jules Verne pour une période d'entretien de deux semaines jusqu'au départ de Singapour le 20 avril 2001.

Le 25 septembre 2002, le SNA Perle participa au lancement d'une salve de deux missiles SM39, la version lancée en immersion de l'Exocet. Le lancement de missiles en immersion est fréquente mais le tir en salves n'avait pas été réalisé depuis 1986. Les missiles sont lancés depuis les tubes 3 et 4 détruisent la cible après à peine une minute de vol.


Le SNA Perle et le Charles de Gaule à Portsmouth le 28 juin 2005 (Je ne rouvrirai pas l'opportunité ou non d'envoyer notre fleuron commémorer la plus belle déculottéé de notre histoire navale)

Le 28 juin 2005, pour commémorer la bataille de Trafalgar, la France accepte de participer à l'International Fleet Review en envoyant son fleuron, le porte-avions Charles De Gaulle mais également la frégate antiaérienne Jean Bart, le pétrolier ravitailleur Meuse, le remorqueur Saire, la goelette Belle Poule, le cotre Mutin et donc le SNA Perle.

Au mois de novembre 2005, le SNA Perle accompagné par la frégate La Fayette et l'aviso Enseigne de Vaisseau Jacoubet plus des Atlantique et des Mirage 2000 participe à l'exercice Varuna-7 au large de Djibouti en compagnie du porte-aéronefs Viraat, des frégates lance-missiles Mysore Talwar et Godavari, le pétrolier Aditya et un sous marin. Pour la première fois, les FS français vont opérer avec des commandos marine et des parachutistes indiens. A noter que durant le transit du canal de Suez, le SNA toucha le fond mais les dégâts furent des plus limités.

Lors des fêtes de fin d'année 2005, le SNA Perle à un hôte de marque en la personne de Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense qui est hélitreuillée sur le sous marin avant de passer le réveillon de la Saint Sylvestre sur la frégate Courbet.

En avril 2008, le Perle à été le gibier traqué par les frégates Latouche-Tréville, Tourville _soutenus par le pétrolier Meuse_ , des navires britanniques, américains et canadiens ainsi que sept avions de patrouille maritime dont des Atlantique dans le cadre de l'exercice Grampus (3 au 11 avril)


Le SNA Perle au bassin

D'août 2008 à septembre 2009, le Perle à été immobilisé à l'Arsenal de Toulon pour son deuxième arrêt technique ou Iper, arrêt au cours duquel le coeur du réacteur à été changé tout comme les circuits participant à la sécurité plongée, la modernisation du système de combat et des capteurs de détection avec notament l'installation d'antennes de flanc. Le SNA à été déclaré de nouveau disponible le 30 janvier 2010.

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MessageSujet: Re: SNA CLASSE RUBIS    Mer 14 Juil 2010, 17:13

CARACTERISTIQUES TECHNIQUES

Vue aérienne du SNA Saphir

Déplacement : surface 2385 tonnes en plongée 2670 tonnes

Dimensions : longueur 73.6m largeur 7.6m tirant d'eau en surface 6.4m tirant d'air 8m (18.4m aériens sortis)

Propulsion : deux groupes turboréducteurs (un alternateur de propulsion de 7 MW alimentant un moteur électrique ) alimentés en vapeur par un réacteur nucléaire à eau pressurisée K48 de 48 MW.

Un moteur électrique de secours alimenté par un diesel alternateur SEMT Pielstick 8PA4 V 185 SM de 40 kW. Une pompe hélice pour l'Emeraude et la Perle et une hélice à cinq pales pour les autres même si à terme tous doivent recevoir une pompe hélice.

Performances : vitesse maximale en plongée 25 noeuds vitesse maximale en surface 14 noeuds immersion maximale : classifiée, l'immersion maximale autorisée en temps de paix est de 300m Autonomie nucléaire : 6 ans Autonomie en vivres : 60 jours

Electronique : un radar de navigation KH1007 (utilisable en plongée), un radar Racal-Decca Bridgemaster C180 utilisable en surface seulement, une centrale de navigation inertielle, un sextant, deux sondeurs NUUS-8A, un détecteur de radars ARUR 13, sonar multifonction DMUX-20, un sonar remorqué DSUV-62C, un sonar DUUG-7. Leurres et bruiteurs acoustiques, un système de transmission par satellite Syracuse, radios. Systèmes de traitement de l'information TIT (Rubis Saphir Améthyste) TITAC (Casabianca Emeraude Perle) Opsmer et DLA-3.


Un SM-39 émergeant des profondeurs

Armement : 4 tubes lance-torpilles de 533mm Q72 pour 14 armes, des torpilles F-17mod 2 et des missiles SM-39 Exocet. Des mines FG-29 peuvent être embarqués. La torpille F-17 mod 2 ASM et ASF ayant une vitesse maximale de 40 noeuds, une portée supérieure à 2000m et une immersion opérationnelle supérieure à 600m. Ils peuvent aussi emporter des torpilles L5 Mod.3 ayant une portée de 8000m à 35 noeuds.

L'arme la plus puissante du SNA est le SM-39, version à changement de milieu de l'Exocet. Lancé dans une capsule étanche ressemblant à une torpille, le missile s'éjecte de sa capsule et allume le moteur à moins de 50m d'altitude, filant jusqu'à sa cible distante au maximum de 40km à 1200 km/h (Mach 1)

Equipage :deux équipages (Bleu et Rouge) composé chacun de dix officiers (le commandant est un capitaine de frégate ou un capitaine de corvette), 53 officiers mariniers et 9 quartiers maitres soit un total de 72 hommes

SOURCES

Livres

-Flotte de combat 2008

-Encyclopédie des armes Editions Atlas Tome 3 «Les sous marins nucléaires d'attaque p521-540» (Classe Rubis p540)

-Encyclopédie des armes éditions atlas Tome 8 «Les sous marins conventionnels p1881-1900» (Classe Daphné et Agosta p1882)

-Claude Huan Les sous marins français 1918-1945

-Olivier Huwart Les sous marins français 1944-1954 la décennie du renouveau

-Christian Herrou Les navires français d'aujourd'hui en images (Le Casabianca p16-17)

Revue

-Marines et forces navales HS n°8 «spécial sous-marins diesels» «P8-21 France : reconstruction et constructions»

-Marines et forces navales HS «50 ans de Marine : La Marine nationale de la Vème République»

-Navires et Histoire HS n°2 «La marine nationale 2004-2005» T2 par Bertrand Magueur (Sous Marins Nucléaires d'attaque budget 1972 _SNA 72_ p14 à 16)

-Marines guerre & commerce n°43 Mai-Juin 1996 «Les sous marins nucléaires d'attaque» (p4-14)

FIN DE L'ARTICLE
A VENIR : DESTROYERS LANCE-MISSILES CLASSE FARRAGUT






*
**


En ce 14 juillet 2010, je voudrais dédiez cet article à tous nos marins soldats et aviateurs servant sur tous les théâtres d'opération extérieurs, à ceux qui ont malheureusement donné leur vie pour leur patrie et à leurs familles qui ne seront probablement jamais à quel point nous leur sommes redevables du sacrifice d'un fils d'un mari, d'un père, d'un frère, d'une soeur, d'une femme, d'une mère

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MessageSujet: Re: SNA CLASSE RUBIS    Mer 14 Juil 2010, 17:24

Il est intéressant de voir sur la dernière photo de la Perle les l'antenne de flanc bâbord... Des telles antennes avaient été testé dans le programme des SNLE-NG sur le Saphir avant 1993...
La photo de l'Améthyste au soleil couchant n'est pas lui, et il n'est pas le chef de file de la revue navale...
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MessageSujet: Re: SNA CLASSE RUBIS    Mer 14 Juil 2010, 18:41

La France a suivi un parcours unique dans le petit monde très fermé des marines nucléaires. Elle est le seul pays à avoir lancé le programme SNLE avant d'avoir conçu des SNA.

Les Rubis "n'étaient" que des Agosta agrandis. On loua le fait que c'étaient les plus petits sous-marins nucléaires du monde tant en longueur qu'en déplacement en oubliant une chose essentielle la taille et le déplacement d'un sous-marin déterminent directement son aptitude au silence (par exemple suspension de tous les éléments bruyants voir même de ponts entiers) et son aptitude à l'entretien rapide voir aux refontes (accessibilité des sous ensembles internes); cet aspect de la conception est un des points forts des Ohio par exemple.

Les Rubis ont été conçus à partir d'un design Agosta assez ancien (pas de forme en goutte d'eau) dédié avant tout à la lutte anti navire.
Ce qui faisait des quatre premiers Rubis des navires bruyants et peu hydrodynamiques à certaines vitesses moyennes élevées (vitesses dont étaient incapables les Agosta dont ils dérivaient). Ce malgré le fait que le réacteur K 48 peut fonctionner en convection naturelle jusqu'à 50% de sa puissance donc sans utiliser les pompes du circuit primaire.

La refonte Améthyste a permis de résoudre une partie des problèmes hydrodynamiques sans les évacuer totalement mais les Rubis sont devenus moins bruyants et se sont mis à traquer leurs confrères ... mais çà c'est motus

En tout cas on essaya de leur greffer un pump jet je crois que certains en ont un mais au final le gain en matière de silence n'était pas au rendez-vu. On s'aperçut à cette occasion qu'il ne suffisait pas de greffer un pump jet sur un sous marin pour diminuer les bruits rayonnés, il fallait pour celà que le design général de la coque fut étudié pour çà ce qui n'est pas le cas des Rubis...

La mission de l'Améthyste en Adriatique durant les évènements de l'ex Yougoslavie avait surtout pour but d'inciter la marine Serbe à rester tranquillement dans sa base de Kotor... On fit savoir aux Serbes qu'un SNA était en permanence devant les côtes Monténégrines et il n'y eut aucune velléité de leur part.
Une bonne démonstration de l'intérêt du SNA
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MessageSujet: Re: SNA CLASSE RUBIS    Mer 14 Juil 2010, 19:02

Merci de ces corrections/compléments les gars. Je pense que la France en se dôtant de SNA aussi petits avaient fait un choix correspondant à ses moyens financiers. Quand le programme à été lancé, nous étions loin d'un budget de la défense à 4% du PBI comme sous le Général de Gaulle. La leçon semble avoir été retenu puisque les Barracuda seront beaucoup plus gros que les Rubis.

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MessageSujet: Re: SNA CLASSE RUBIS    Mer 14 Juil 2010, 19:25

Et ils bénéficieront d'une chose ESSENTIELLE
le retour d'expérience
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MessageSujet: Re: SNA CLASSE RUBIS    Mer 14 Juil 2010, 21:05

Merci mon cher Claus , nikel-chrome
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MessageSujet: Re: SNA CLASSE RUBIS    Mer 14 Juil 2010, 22:30

pascal a écrit:
La France a suivi un parcours unique dans le petit monde très fermé des marines nucléaires. Elle est le seul pays à avoir lancé le programme SNLE avant d'avoir conçu des SNA.
Comme le rappelle Claus le premier sous-marin d'attaque français devait être le Q-244 même si il devait porter des missiles de croisière (somme on les nommerait aujourd'hui).
Les programmes de SNA remontent à des dates précédentes 1972...
"Dans la deuxième loi de programme, celle de 1964, a été inscrit - sans autres précisions - un "sous-marin à hautes performances qui devait être financé à partir de 1968" extrait du livre d'Henri LEMASSON "Les Sous-marins Français des Origines (1863) à nos Jours"
En est issu le "programme militaire de sous-marin nucléaire de chasse" SNC68 (déjà nommé Rubis) de 4200tonnes puis de 5200tonnes en surface. Puis en 1969 orientation vers un SNA plus petit entre 3200t et 3900t... Et enfin une version SNA simplifiée de 2300tonnes.
Ces programmes disparaissant en au début des années 70.
Puis le programme SNA72 est repris à la fin de la décennie.

avant-projet SNC-68 de 4200tonnes


projet définitif SNC-68 de 5200tonnes




pascal a écrit:
Les Rubis "n'étaient" que des Agosta agrandis. On loua le fait que c'étaient les plus petits sous-marins nucléaires du monde tant en longueur qu'en déplacement en oubliant une chose essentielle la taille et le déplacement d'un sous-marin déterminent directement son aptitude au silence (par exemple suspension de tous les éléments bruyants voir même de ponts entiers) et son aptitude à l'entretien rapide voir aux refontes (accessibilité des sous ensembles internes); cet aspect de la conception est un des points forts des Ohio par exemple.
Si on loua la compacité des SNA c'est en particulier car ils étaient les premiers à être équipé des réacteurs dit compacts et non pas à boucles.
De plus avec l'arrivée des sonar Très Basse Fréquence, on a pu s'apercevoir que la dimension d'un SNA était un avantage.

pascal a écrit:
Les Rubis ont été conçus à partir d'un design Agosta assez ancien (pas de forme en goutte d'eau) dédié avant tout à la lutte anti navire.
Ce qui faisait des quatre premiers Rubis des navires bruyants et peu hydrodynamiques à certaines vitesses moyennes élevées (vitesses dont étaient incapables les Agosta dont ils dérivaient). Ce malgré le fait que le réacteur K 48 peut fonctionner en convection naturelle jusqu'à 50% de sa puissance donc sans utiliser les pompes du circuit primaire.
Ils suffisaient largement à chasser la flotte du Nord ou celle de Méditerranée. Mais ils suffisaient également à l'époque pour chasser les CHARLIE ou autre sous-marins de cette génération. C'est plus exactement leur durée dans le temps qui a les a rendu bruyants, puisque les adversaires sont devenus silencieux.

pascal a écrit:
La refonte Améthyste a permis de résoudre une partie des problèmes hydrodynamiques sans les évacuer totalement mais les Rubis sont devenus moins bruyants et se sont mis à traquer leurs confrères ... mais çà c'est motus
Des améliorations constantes ont été apportés tant au niveau acoustique qu'au niveau traitement des informations et interopérabilité avec les autres forces (maritimes, terrestres ou aériennes) françaises et étrangères.

pascal a écrit:
En tout cas on essaya de leur greffer un pump jet je crois que certains en ont un mais au final le gain en matière de silence n'était pas au rendez-vu. On s'aperçut à cette occasion qu'il ne suffisait pas de greffer un pump jet sur un sous marin pour diminuer les bruits rayonnés, il fallait pour celà que le design général de la coque fut étudié pour çà ce qui n'est pas le cas des Rubis...
Il faut revenir au sujet du forum sur les pump-jet et les SNA français n'en sont pas équipés...
http://forummarine.forumactif.com/france-f1/question-sur-nos-sna-t4089.htm

pascal a écrit:
La mission de l'Améthyste en Adriatique durant les évènements de l'ex Yougoslavie avait surtout pour but d'inciter la marine Serbe à rester tranquillement dans sa base de Kotor... On fit savoir aux Serbes qu'un SNA était en permanence devant les côtes Monténégrines et il n'y eut aucune velléité de leur part.
Une bonne démonstration de l'intérêt du SNA
Pourtant la tension pour l'équipage en présence devant les bouches de Kotor était importante. Car les sous-marins yougoslaves étaient bien présents dans la baie fermée.
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MessageSujet: Re: SNA CLASSE RUBIS    Ven 22 Oct 2010, 11:34

"La Charles De Gaullite" est contagieuse, l'Améthyste doit passer au bassin pour réparations

http://www.meretmarine.com/article.cfm?id=114354&u=152

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MessageSujet: Re: SNA CLASSE RUBIS    Ven 22 Oct 2010, 14:18

18 ans l'AMETHYSTE est à mi-vie
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MessageSujet: Re: SNA CLASSE RUBIS    Mer 10 Nov 2010, 11:35

Réparé l'Améthyste rejoint le Groupe Aéronaval

http://www.meretmarine.com/article.cfm?id=114464&u=152

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MessageSujet: Re: SNA CLASSE RUBIS    Jeu 10 Fév 2011, 17:42

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MessageSujet: Re: SNA CLASSE RUBIS    Jeu 10 Fév 2011, 17:57

Pas d'informations sur la cible utilisé parce que si il n'y en à pas, je vois pas trop l'intérêt de tirer un missile dans du vent scratch

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MessageSujet: Re: SNA CLASSE RUBIS    Ven 11 Fév 2011, 07:28

clausewitz a écrit:
Pas d'informations sur la cible utilisé parce que si il n'y en à pas, je vois pas trop l'intérêt de tirer un missile dans du vent scratch
Parfois, c'est uniquement pour valider des mises à jours logicielles. Les cibles pour exocet sont parfois seulement des catamaran avec des palettes dessus pour réfléchir les ondes radar.
On est actuellement dans la phase de mise au point des block3, il se peut que ces SM39 soient également modernisés.
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