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 SNLE CLASSE RESOLUTION

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clausewitz
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MessageSujet: SNLE CLASSE RESOLUTION   Sam 12 Juin 2010, 19:10

SOUS MARINS NUCLEAIRES LANCEURS D'ENGINS
CLASSE RESOLUTION
(ROYAUME-UNI)


Le HMS Revenge à la mer. Les silos de Polaris sont clairement visibles

AVANT PROPOS

A l'orée des années trente (alors que les bombardiers lourds n'avaient pas encore fait leurs preuves), les scientifiques travaillèrent sur des explosifs d'une puissance jamais vue, utilisant les travaux sur la relativité et la radioactivité de personnes aussi célèbres que Niels Bohr ou Pierre et Marie Curie.

Ce sont les allemands qui en 1938 franchissent un pas décisive vers la bombe atomique. A l'institut Kaiser Wilhelm de Berlin, le physicien Fritz Strassman finalise le principe de la réaction en chaine dont imaginait le dégagement colossal d'énergie et une capacité de destruction sans précédent.

La plupart des grandes puissances se lancèrent dans la recherche atomique militaire qu'il s'agisse de la France, de la Grande Bretagne et même de l'Allemagne même si cette dernière par idéologie s'était privée du concours de nombreux physiciens, nombre de ces derniers étant de confession juive. C'est cependant les américains qui allaient dévelloper la première arme atomique de l'histoire, faisant entrer le monde dans une nouvelle ère.

Le dévellopement de l'arme atomique par les allemands ne tarda pas à inquiéter les opposants au troisième Reich. Le 2 août 1939, Albert Einstein et Léo Silzard écrirent une lettre au président Roosevelt le pressant de dévelloper une arme atomique afin de contrer le Troisième Reich. Ce dernier accepta de favoriser les recherches qui allaient aboutir aux bombes d'Hiroshima et de Nagasaki et Einstein de dire qu'il voulait brûler les doigts qui avaient écrit cette lettre.

Néanmoins jusqu'à l'entrée en guerre des américains, les recherches n'avancèrent guère. Le 6 décembre 1941, Vannevar Bush, directeur de l'Office de la recherche et du développement scientifique, décide de créer un comité chargé de réaliser une bombe atomique.


Les principaux sites du projet Manhattan

A l'été 1942, le général Leslie Groves,adjoint au commandant du Corps des Ingénieurs de l'Armée (US. Engineers) et qui venait de superviser la construction du Pentagone est nommé à la tête de ce comité qu'il rebaptise Manhattan District d'où le projet Manhattan.

Le 2 décembre 1942, sous les gradins du Stagg Fields à l'Université de Chicago eut lieu la première réaction en chaine auto-entrenue. Le projet bénéficie d'une très haute priorité employant près de 130000 personnes en 1945 répartis sur une trentaine de sites notament le labo de Hanford dans l'Etat de Washington, le laboratoire de Oak Ridge dans le Tennessee et un centre d'essais à Los Alamos au Nouveau-Mexique.

Le projet Manhattan aboutit le 16 juillet 1945 à la première explosion nucléaire de l'histoire, nom de code Trinity. Ce jour là, une bombe placé sur un pylone dans le désert Jornado del Muerto sur la base aérienne d'Alamogordo explosant, dégageant une puissance phénoménale équivalente à 21000 tonnes de TNT.


Un Boeing B-29 en vol

Entre-temps, les militaires s'interrogèrent sur le meilleur vecteur pour une telle puissance de destruction. Einstein estimait qu'une bombe atomique était bien trop grosse pour un avion de l'époque et préconisa une mine navale. Néanmoins après des recherches poussées, la bombe atomique se révéla suffisament compacte pour pouvoir entrer dans la soute d'un Boeing B-29 Superfortress.

Le 509th Composite Group est créé le 9 décembre 1944 et activé le 17 décembre 1944 sur l'aérodrome de Wendover dans l'Utah, s'entrainant au largage de bombes de 5000kg, le poids approximatif de la futur bombe atomique. Fin mai 1945, un comité de huit personnalités est mis en place pour étudier l'emploi éventuel de l'arme. Le 509th Composite Group sous le commandement du colonel Paul W. Tibbets Jr et ses quinze B-29 modifiés sont basés à North Field à Tinian le 29 mai 1945.

Les 10 et 11 mai 1945, le Target comitee se réunit pour sélectionner les cibles des futures bombes atomiques. Six cibles sont choisies : Kyoto, Hiroshima, Nagasaki Yokohama et Kokura où se trouvent deux arsenaux importants, Niigata et Tokyo. Tokyo est rapidement écarté : il faut préserver un pouvoir légal au Japon pour gérer l'après guerre. Kyoto est également abandonné pour des motifs d'ordre architectural. Finalement c'est Hiroshima et Kokura qui sont choisies. Le 31 mai 1945, une dernière réunion envisagea un bombardement atomique d'avertissement mais on renonça à cette attitude à la fois à cause de la crainte d'un fiasco mais aussi parce que les japonais avaient montré que la menace ne leur faisait ni chaud ni froid.

les éléments de deux bombes sont embarqués sur le croiseur lourd Indianapolis (CA-35) qui sort tout juste de réparation de l'Arsenal de Mare Island. Appareillant de San Francisco le 16 juillet 1945, le croiseur lourd arrive à Tinian le 26 juillet, dix jours après l'expérimentation «Trinity». Le président Truman informé des pertes potentielles lors des futurs débarquements au Japon (500000 à 1 million de morts) prit la décision d'employer l'arme atomique le 25 juillet 1945.


Le B29 Enola Gay

Le 6 août 1945, le B-29 piloté par Paul Tibbets et baptisé Enola Gay en hommage à sa mère décolla de Tinian chargé d'une bombe Mk I à l'uranium 235 baptisée «Little Boy» qu'il largua au dessus d'Hiroshima. La bombe dégagea une puissance estimée à 17000 tonnes de TNT provoquant la mort de plusieurs milliers d'habitants (70 à 140000 morts) sur le coup sans parler des irradiés.


Le Nuage d'Hiroshima

Trois jours plus tard, le B-29 Bockscar du commandant Sweeney lâcha sur Nagasaki (Kokura étant couvert par les nuages) une bombe Mk III au plutonium baptisée Fat Man dont l'explosion dégagea une puissance estimée à 20000 tonnes de TNT provoquant la mort de 60 à 80000 personnes.

Une troisième bombe aurait été disponible au 1er septembre (certaines sources citent le 21 août et quand à la cible, il semble que ce soit la ville de Sapporo qui ait été choisie même si certains militaires réclamaient une bombe sur Tokyo) mais le 15 août, le Japon selon les mots d'Hiro Hito se résout à «accepter l'inacceptable» et décide de capituler, la capitulation étant signée en baie de Tokyo à bord du cuirassé Missouri.

Le projet Manhattan ne s'arrête pas aux deux seuls bombardements atomiques de l'histoire, l'opération Crossroads _les deux essais à Bikini durant l'été 1946_ sont organisés sous son hauspice avant que l'Atomic Energy Act du 1er août 1946 ne transfère l'ensemble des activités nucléaires américaines à la commision de l'énergie atomique des Etats Unis le 1er janvier 1947 et que le Manhattan District ne soit dissous le 15 août 1947.

LA NAISSANCE DE LA BOMBE ATOMIQUE BRITANNIQUE

Comme la France ou encore l'Allemagne, la Grande Bretagne comprend très rapidement les potentialités militaires de l'atome. Bénéficiant de l'apport de physiciens exilés comme Otto Frisch, les britanniques lancent le programme «Tube Alloys» le 10 avril 1940 qui bénéficia d'un accès privilégié au projet «Manhattan».

Installés notament au Québec dans la région de Montréal, les britanniques purent avancer assez rapidement dans la mise au point d'une bombe atomique. En juillet 1943, les américains stoppent l'échange d'informations avec leur fidèle allié britannique. Pour solde de tout compte, l'accord de Québec signé le 19 août 1943 prévoyait un ultime échange d'informations et la récupération par les britanniques de tout leur matériel.

«the special relationship» (la relation spéciale) était cependant trop forte entre la métropole et son ancienne colonie et des observateurs britanniques furent présents jusqu'au bout qu'il s'agisse des dernières étapes du projet Manhattan et également le largage sur Nagasaki, deux officiers britanniques étant embarqués sur l'avion d'observation «Big Stink».

La guerre terminée, le dévellopement de la bombe britannique continua avec la création à Harwell (Oxfordshire) par John Cockcroft en 1946 de l'Atomic Energy Research Establishment (AERE). Les britanniques esperaient encore à cette époque que les américains partageraient leur savoir mais le passage du McMahon Act (Atomic Energy Act) du 1er août 1946 doucha leurs ardeurs : Washington n'était pas partageur.

Le gouvernement travailliste décida donc de dévelloper une bombe atomique «100% britannique» et au AERE s'ajouta l'Atomic Weapons Research Establishment (AWRE) installé à RAF Aldermaston dans le Berkshire qui reprit le contrôle du projet High Explosive Research (HER) lancé en mai 1947.

Les britanniques auraient du être les seconds à tester une arme atomique puisqu'ils avaient bénéficié de leurs propres recherches et d'une _relative_ coopération américaine mais ils furent dévancés par les soviétiques qui bénéficiant de l'action d'espions aussi haut placés que Klaus Fuchs et David Greenglass qui firent exploser leur première bombe atomique le 29 août 1949 sur le polygone de Semipalatinsk au Kazakstan quatre ans avant la date prévue par l'administration américaine.


Carte des îles Montebello

La première bombe atomique britannique explosa le 3 octobre 1952 dans les îles Monte Bello au nord ouest de l'Australie (opération Hurricane), la bombe en question étant une version modifiée de «Fat Man» qui avait explosé au dessus de Nagasaki le 9 août 1945. La bombe étant fixée sous la coque de l'ancienne frégate HMS Plym mouillé à 400m de l'île Trimouille.


Nuage de la première explosion atomique britannique

Entre 1952 et 1958, les britanniques réalisèrent 21 essais atmosphériques dans le Pacifique dans les îles Monte Bello (trois), à Emu Field (deux) à Maralinga (sept) _ces trois sites se situant en Australie_, trois sur l'ile Maden dans l'archipel des Kiribati avec notament le premier essai d'une arme thermonucléaire (opération Grapple) le 21 octobre 1957 et enfin six sur l'île Christmas toujours dans l'archipel des Kiribati.


Explosion thermonucléaire lors de l'opération Grapple

Les britanniques réalisèrent ensuite une série de 24 essais nucléaires souterrains, tous réalisés dans le site d'essais américain du Nevada, le premier nom de code «Pampas» eut lieu le 1er mars 1962 et le dernier nom de code «Bristol» ayant lieu le 26 novembre 1991.

A noter que la répartition était particulièrement hétérogène avec deux en 1962, deux en 1964 et un en 1965. Après une interruption de près de neuf ans, il n'y en eu qu'un en 1974, un autre en 1976, un en 1978, un en 1979, un «record» en 1980 avec pas moins de trois essais, un par an de 1981 à 1983, deux en 1984, un par an de 1985 à 1991 (moins une année blanche en 1988).

La mise au point d'armes atomiques était une chose, trouver les moyens de les larguer sur l'Union Soviétique en était une autre......... .

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MessageSujet: Re: SNLE CLASSE RESOLUTION   Sam 12 Juin 2010, 19:38

LA MISE AU POINT DE LA FORCE DE FRAPPE BRITANNIQUE : V-BOMBERS, MISSILES BALISTIQUES ET SUBMERSIBLE SHIP BALISTIC NUCLEAR (SSBN)

Les bombardiers nucléaires britanniques


Bombe atomique Blue Danube

A la suite des premiers essais nucléaires, les britanniques mirent au point leur première arme nucléaire opérationelle baptisée Blue Danube dont le premier exemplaire fût livré à la Royal Air Force en novembre 1953 à une époque où aucun avion capable de l'emporter n'était disponible.

Cette bombe produite à 58 exemplaires resta en service jusqu'en 1963 quand elle sera remplacée par la bombe «Red Beard» qui en service jusqu'en 1971 fût remplacée par une bombe thermonucléaire de conception américaine produite sous licence en Grande Bretagne qui fût utilisée aussi bien comme bombe à gravité que comme charge des missiles Blue Steel.

Logiquement, pour le premier vecteur de leur arme nucléaire, les britanniques imitèrent les américains en choisissant l'avion et plutôt qu'un, ils dévellopèrent trois avions, les fameux V-Bombers.

Vickers Valiant

Vickers Valiant camouflé au sol

La fin de la seconde guerre mondiale vit le Bomber Command équipé de bombardiers quadrimoteurs type Handley Page Halifax, Avro Lancaster et Avro Lincoln, un appareil étroitement dérivé du précédent.


Un Avro Lincoln en vol

Le dévellopement de l'arme nucléaire et de la propulsion à réaction obligea les autorités britanniques à réviser leur politique d'équipement. Le renforcement de la DCA couvrant le territoire de l'URSS poussa les autorités britanniques à imaginer s'équiper de bombardiers rapides, évoluant à très grande vitesse, larguant leur bombe avant de regagner leur base et échappant ainsi à toute interception.

Le premier appareil dévellopé dans le cadre de ce programme fût le Vickers Valiant, un appareil choisit au final à cause de son design moins avancé que ceux proposés par Avro (le futur Vulcan) et Handley Page (le futur Victor) et donc moins susceptible de poser de problèmes de dévellopement.


Un Short Sperrin en vol

Le Vickers type 660 effectua son premier vol le 18 mai 1951, vingt-sept mois seulement après le lancement du programme qui avait vu également la mise au point d'un appareil de transition, le Short Sperrin produit à deux exemplaires toujours pour se couvrir.

Le premier prototype (réacteurs Rolls Royce Avon) fût perdu par incendie en vol en janvier 1952, les cinq membres d'équipage réussissant à s'éjecter mais le copilote heurta la dérive et fût tué sur le coup. Le deuxième prototype propulsé par des réacteurs Rolls Royce Avon (à la place des Armstrong Siddeley Saphire initialement prévus) effectua son premier vol le 11 avril 1952.

25 Vickers Valiant B.1 avaient été commandés dès avril 1951, avant même le vol du premier prototype, le premier exemplaire de série volant en décembre 1953 et fût livré à la RAF en janvier 1955.

Outre trois prototypes, 104 Vickers Valiant furent construits, 39 Valiant B.1 (incluant cinq appareils de préproductions type 674 et donc trente-quatre type 706 de série. Ils sont suivis par 8 type 710 Valiant B(PR).1 capable de mener aussi bien des missions de bombardement et de reconnaissance photographique, 13 type 733 Valiant B(PR)K.1 capable de mener des missions de bombardement, de reconnaissance photo et de ravitaillement en vol.

Les 44 derniers appareils produits furent des Type 758 Valiant B(K).1 de bombardement et de ravitaillement en vol. Cette variante aurait du être produit à 60 appareils mais la construction de 16 appareils fût abandonnée. La production du Valiant cessa en août 1957.

Dix squadrons opérationnels mirent en oeuvre le Vickers Valiant, les squadrons 7,18,49,90, 138,148,190,207,214 et 543.

Bombardier nucléaire à l'origine, le Vickers Valiant fût utilisé comme bombardier conventionnel lors de l'opération Muskeeter en novembre 1956 quand le premier des V-Bomber bombarda les aérodromes et les cibles egyptiennes. Ce fût la seule mission de guerre des V-Bomber jusqu'au mémorable raid des Vulcan sur Port Stanley lors de la guerre des Malouines. C'est le Valiant qui participa aussi au largage des bombes lors des essais nucléaires atmosphériques britanniques.

La destruction de l'U-2 de Gary Powers le 1er mai 1960 par un missile surface-air SA-2 «Guideline» montra l'efficacité de la défense antiaérienne soviétique contre un appareil pourtant discret rendit illusoire un bombardement à haute altitude. La seule façon d'attaquer l'URSS avec efficacité était donc l'infiltration à basse altitude.

Malheureusement pour le bombardier de Vickers, les efforts demandés à la cellule par un vol à très basse altitude étaient trop importants et après un accident le 6 août 1964, le Vickers Valiant cessa d'être un bombardier en décembre 1964 à une époque où encore trois squadrons étaient utilisés pour le bombardement (squadron 49, 148 et 207) plus deux squadrons de ravitailleurs en vol (squadron 90 et 214) et un squadron de reconnaissance photo (squadron 543) et tous les appareils retirés du service en janvier 1965, le coût des modifications de la cellule étant jugé bien trop coûteux.


Le Vickers Valiant dans une très seyante livrée blanche

Caractéristiques Techniques du Vickers Valiant B.1

Masse à vide : 34420kg Masse maximale au décollage : 62600kg Masse maximale autorisée : 79400kg

Longueur : 32.99m Envergure : 34.85m Hauteur : 9.80m

Motorisation : quatre turboréacteurs Rolls-Royce Avon RA28 Mk204 de 4763kg de poussée chacun

Performances : vitesse maximale 912 km/h Distance franchissable 7200km Plafond opérationnel : 21000m

Armement : 9525kg de bombes dans une soute interne soit 4 bombes nucléaires

Equipage : deux pilotes, deux navigateurs (dont un responsable de la mission) et un officier responsable de l'électronique du bord.


Avro Vulcan

Un Avro Vulcan en vol dans sa livrée camouflée

Le deuxième V-Bomber utilisa l'aile delta, inventée par les allemands durant la seconde guerre mondiale notament par Alexander Lippsich qui après guerre fût envoyé aux Etats Unis. Néanmoins ces travaux furent cependant assez largement publiés pour pousser Avro à dévelloper son bombardier avec une aile delta dans laquelle seraient noyés les réacteurs.

Le premier prototype effectua son premier vol le 30 août 1952 avec des moteurs Rolls Royce Avon puis des Armstrong Siddley Saphire avant de recevoir enfin des Bristol Siddeley Olympus.

Au total 136 appareils (deux prototypes inclus) furent construits, les appareils de série étant livrés à partir de 1957, servant au sein de neuf squadron de la RAF, le squadron 9 de 1962 à 1982; le squadron 12 de 1962 à 1967; le squadron 27 de 1961 à 1972 et de 1973 à 1982 avec des Vulcan adaptés à la reconnaissance maritime; le squadron 35 de 1962 à 1982; le squadron 44 de 1960 à 1982; le squadron 50 de 1961 à 1984, les Vulcan utilisés de 1982 à 1984, l'étant pour le ravitaillement en vol; le squadron 83 de 1957 à 1969, le squadron 101 de 1957 à 1982 et le squadron 617 de 1958 à 1981.


Un missile Blue Steel sous l'aile d'un Avro Vulcan

Comme les Valiant, les Avro Vulcan furent d'abord utilisés comme bombardiers supersoniques à haute altitude armés de bombes nucléaires à gravité puis de missiles Blue Steel mais le dévellopement de la défense antiaérienne soviétique poussa la RAF à adapter le Vulcan à la pénétration à basse altitude sous la couverture radar. Le missile américain Douglas Skybolt ayant unilatéralement abandonné par les américains, les britanniques réarmèrent leurs Vulcan après le retrait des Blue Steel en 1966 de bombes nucléaires tactiques WE177.

L'Avro Vulcan participa également à des missions de guerre. Si le Valiant bombarda l'Egypte en 1956, le Vulcan lui se chargea de rappeler aux généraux argentins la détermination du lion Britannique. Au cours de sept missions Black Buck, des Avro Vulcan décollant de l'île d'Ascension bombardèrent Port Stanley et notament l'aérodrome. Si les dégâts étaient peu importants, l'impact psychologique fût important, dissuadant notament l'armée de l'air argentine d'y baser ses Mirage, Skyhawk et autres Dagger.

L'ancien bombardier fût également utilisé comme appareil de ravitaillement en vol, comme appareil de guerre électronique et de reconnaissance maritime jusqu'à son retrait du service en mars 1984.


Avro Vulcan en blanc et au sol

Caractéristiques Techniques de l'Avro Vulcan B. Mk 1

Masse à vide : 37144kg Masse maximale au décollage : 77111kg

Longueur : 29.59m Envergure : 30.3m Hauteur : 8m

Motorisation : quatre turboréacteurs Bristol Olympus 101,102 ou 104 de 4990kg de poussée chacun

Performances : vitesse maximale : Mach 0.96 (1040 km/h) vitesse de croisière : Mach 0.86 (912 km/h) Distance franchissable : 4171 km Plafond opérationnel : 17000m

Armement : 21 bombes conventionnelles de 454kg ou une bombe atomique Blue Danube ou une Violet Club ou une Yellow Sun Mk1 ou Mk2 ou une Red Beard ou un missile Blue Steal.

Equipage : pilote, co-pilote, un officier opérations et deux navigateurs
.

Handley Page Victor

Un Handley Page Victor à l'atterrissage avec parachute de freinage

Le troisième membre du club «V-Bomber» était issu de la même entreprise que le célèbre Halifax à savoir la firme Handley Page. Avec son aile en «croissant», le Handley Page HP80 effectua son premier vol le 24 décembre 1952. Deux prototypes et 84 appareils de série furent produits entre 1952 et 1963.

Entré en service en 1958, le Victor ne fût retiré du service qu'en 1993 alors qu'il était utilisé à l'époque comme ravitailleur en vol. Entre 1962 et 1966, plusieurs Victor effectuèrent des missions d'attaque pour soutenir la Malaisie contre l'Indonésie à propos de Bornéo.

Le Victor fût ainsi utilisé par neuf squadrons de la RAF, les squadrons 10, 15, 55,57,100,134,139,214 et 543 et participa à la guerre des Malouines en 1982 et à la guerre du Golfe en 1990/91.

Caractéristiques Techniques du Handley Page Victor B.1

Masse à vide : 40370kg Masse en charge : 75000kg Masse maximale au décollage : 83900kg

Longueur : 35.05m Envergure : 33.53m Hauteur : 8.15m

Motorisation : quatre turboréacteurs Armstrong Siddeley Sapphire A.S Sa.7 de 11050 livres de poussée

Performances : vitesse maximale 1050 km/h Distance franchissable : 4000km Plafond opérationnel : 17000m

Armement : plus de 35 de bombes de 450kg ou un missile Blue Stelle ou une bombe Grand Slam ou deux bombes Tall Boy

Equipage : cinq hommes


Les missiles balistiques

Le Douglas PGM-17 Thor

Douglas Thor en position de tir

Les allemands en dévellopant le missile V-2 avait montré les possibilités des engins balistiques qui connurent dans l'immédiat après de formidables progrès. Les avions étaient plus souples d'utilisation pour délivrer le feu nucléaire mais vulnérables à la DCA alors que les missiles balistiques étaient virtuellement invulnérables et donc le vecteur rêvé.

Le 27 décembre 1955, la firme Douglas reçut de l'USAF un contrat pour le dévellopement d'un missile balistique à portée intermédiaire ou Intermediate Range Balistic Missile (IRBM) bientôt baptisé PGM-17 Thor.

Ce missile lancé depuis des bases fixes et donc vulnérable fût déployé par les américains en Grande Bretagne à partir de 1959 pour permettre à ce missile de frapper des cibles en URSS et contrer les missiles équivalents utilisés par les soviétiques.

Ce missile ne tarda pas à intéresser la RAF pour compléter sa dissuasion nucléaire et en 1959, vingt squadrons soit un total d'une soixantaine de Thor furent mis en service mais leur carrière fût des plus brèves puisque ces missiles furent retirés du service actif dès 1963.

Caractéristiques Techniques du Douglas Thor

Poids au lancement : 47627kg Longueur : 19.81m Diamètre : 2.44m Charge militaire : thermonucléaire d'une puissance maximale de 1.5 mégatonne Guidage : inertiel Vitesse maximale : Mach 12 Portée maximale : 2779km


Le De Havilland Blue Streak

Ecorché du De Havilland Blue Streak

Comme nous venons de le voir, les britanniques ont utilisé brièvement le missile américain Thor, suivant notament l'accord américano-britannique de 1958 sur l'utilisation d'armes nucléaires. Au Thor, devait s'ajouter un véritable missile balistique stratégique connu sous son «Rainbow Code», le Blue Streak.

C'est en janvier 1955 que les britanniques décidèrent de se dôter d'un missile balistique de conception et de fabrication nationale, lancé depuis des silos fixes ce qui allait en partie conduire à son abandon car trouver des sites isolés sur une île surpeuplée était une véritable gageure.


Prototype de l'Avro 730

Techniquement simple mais efficace, inspiré des technologies du missile américain Atlas, il bénéficia de l'abandon en 1956 du bombardier supersonique Avro 730 censé remplacer les V-Bombers.


Missile Douglas Skybolt. Un Boeing B52 pointe le bout de son nez

Néanmoins en avril 1960, le dévellopement du Blue Streak fût abandonné essentiellement pour des raisons politiques car techniquement il ne représentait aucun défaut technique majeur. Il aurait du être remplacé par le Douglas Skybolt destiné aux V-Bomber mais ce dernier fût à son tour abandonné en février 1962, sonna le glas des missiles balistiques britanniques basés à terre. L'avenir était aux missiles balistiques lancés par sous marins et abandonnant toute indépendance, la Royal Navy décida de se dôter de missiles américains Polaris.

Caractéristiques Techniques Blue Streak

Poids au lancement : 90265kg Longueur : 18.75m diamètre : 3.05m Charge militaire : une ogive thermonucléaire de 1.5 à 2 mégatonnes Guidage : inertiel Vitesse maximale : Mach 15.5 Portée maximale : 4627km

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MessageSujet: Re: SNLE CLASSE RESOLUTION   Sam 12 Juin 2010, 19:48

Les premiers SNLE sont américains

Les missiles balistiques de première génération ont un inconvénient majeur pour l'immense majorité d'entre-eux : ils sont tirés depuis des silos fixes, des installations connues par l'ennemi et donc hautement vulnérables à une frappe de «décapitation».

Même un système mobile terrestre n'est pas exempte de reproches au niveau de vulnérabilité surtout en ces temps de paranoïa où à tendance à voir des saboteurs et des provocateurs partout. D'où l'idée d'utiliser le sous marin pour délivrer la charge atomique.

Problème le sous marin conventionel doit régulièrement refaire surface (ou du moins s'en approcher avec le snorchel) pour recharger ses batteries ce qui le rend vulnérable aux moyens ennemis de lutte ASM.

Le problème est résolu avec la mise au point du sous marin à propulsion nucléaire, réalisant le vieux fantasme des sous mariniers du monde entier : le sous marin autonome. Le premier d'entre-eux mis en service en 1957, le USS Nautilus ringardise toutes les procédures ASM mises au point depuis la guerre et qui avaient déjà été fortement ébranlées avec l'apparition des nouveaux submersibles rapides inspirés par les type XXI allemands.

Problème majeur : si lancer une torpille depuis un sous marin nucléaire est aussi simple que la lancer depuis un sous marin conventionel, lancer un missile est autrement plus compliqué. Quelques submersibles américains armés de missiles Regulus assuraient bien la dissuasion mais ces sous marins devaient faire surface pour lancer ce qui les rendaient hautement vulnérables.

Les progrès rapides permettent d'envisager ce qui semblait il y à peu une chimère : lancer en immersion avec précision un missile balistique contre un objectif très éloigné.


Le premier SNLE du monde, le USS George Washington

Comme pour le Nautilus, ce sont les américains qui déploient le premier SNLE ou SSBN, le USS George Washington (SSBN-598), premier d'une classe de cinq unités (Patrick Henry, Theodore Roosevelt, Robert E. Lee et Abraham Lincoln) dont la mise en service s'étala de 1959 à 1961. En service jusqu'au début des années quatre-vingt (1982 pour le Théodore Roosevelt et l'Abraham Lincoln, 1983 pour le Robert Lee, 1984 pour le Patrick Henry et 1985 pour le George Washington), ces submersibles étaient armés de missiles Polaris jusqu'au tout début des années 1980 quand pour respecter les limitations du traité SALT I, les missiles Polaris furent débarqués.

Caracteristiques Techniques des George Washington

Déplacement : surface 5405 tonnes en plongée 6248 tonnes

Longueur : 116.3m Largeur : 10m Tirant d'eau : 8.8m

Propulsion : un réacteur nucléaire S5W, deux turbines à engrenages dévellopant une puissance totale de 15000ch et entrainant une hélice

Performances : vitesse maximale surface 20 noeuds vitesse maximale en plongée 25 noeuds Distance franchissable limitée seulement par les stocks de vivre Immersion opérationnelle 210m

Armement : 6 tubes lance-torpilles de 533mm et 16 missiles Polaris A1 puis A3

Equipage : deux équipages de 112 officiers et marins



Le USS Ethan Allen

A la classe George Washington succéda la classe Ethan Allen qui sur le plan technique était étroitement dérivé de la première classe de SSBN américains. Les cinq Ethan Allen (Ethan Allen, Sam Houston, Thomas A. Edison, John Marshall et Thomas Jefferson) furent mis en service entre 1961 et 1983 avec comme leurs prédecesseurs des missiles Polaris. Si leur carrière s'acheva en 1983 (Ethan Allen, Thomas A. Edison) en 1985 (Thomas Jefferson) en 1991 (Sam Houston) et 1992 (John Marshall), ils perdirent leurs Polaris en 1980/81 pour respecter le traité SALT I.

Caracteristiques Techniques des Ethan Allen

Déplacement : plongée 7900 tonnes

Longueur : 125.1m Largeur : 10.1m Tirant d'eau : 9.1m

Propulsion : un réacteur nucléaire S5W, deux turbines à engrenages dévellopant une puissance totale de 15000ch et entrainant une hélice

Performances : vitesse maximale surface 16 noeuds vitesse maximale plongée 21 noeuds Immersion maximale : 400m

Armement : 4 tubes lance-torpilles de 533mm et 16 missiles Polaris

Equipage : deux équipages de 112 officiers et matelots



Le USS La Fayette

Les 19 SSBN de classe La Fayette étaient les premiers SSBN dessinés comme tels dès l'origine car le design des George Washington était directement dérivé des Skipjack, le George Washington ayant été construit à partir de la coque du Scorpion à l'intérieur de laquelle fût installée une section pour missiles balistiques.

Les dix-neuf La Fayette (La Fayette, Alexander Hamitlon, Andrew Jackson, John Adams, James Monroe, Nathan Hale, Woodrow Wilson, Henry Clay, Daniel Webster, James Madison, Tecumseh, Daniel Boone, John C. Calhoun, Ulysses S. Grant, Von Stueben, Casimit Pulaski,Stonewall Jackson,Sam Rayburn et Nathanel Greene) furent mis en service en 1963 et 1964 et servent jusqu'en 1986 (Nathanael Greene) 1987 (Nathan Hale) 1989 (Andrew Jackson John Adams Sam Rayburn) en 1990 (James Monroe Henry Clay et Daniel Webster) en 1991 (La Fayette) en 1992 (James Madison Ulysses S. Grant) en 1993 (Alexander Hamilton, Tecumseh) en 1994 (Woodrow Wilson Daniel Boone, John C. Calhoun, Von Stueben et Casimir Pulaski) et en 1995 (Stonewall Jackson),

Caracteristiques Techniques de la classe La Fayette

Déplacement : surface 7250 tonnes plongée 8250 tonnes

Longueur : 129.50m Largeur : 10.10m Tirant d'eau : 9.60m

Propulsion : un réacteur à eau pressurisé S5W actionnant deux turbines à vapeur et entrainant deux hélices

Vitesse maximale : surface 28 noeuds plongée 25 noeuds Immersion : opérationelle 350m maximale 465m

Armement : 4 tubes lance-torpilles de 533mm concentrés à l'avant pour 12 torpilles Mk48 16 missiles balistiques Poseidon puis Trident.

Equipage : deux équipages (Blue et Gold) de 140 officiers et matelots chacun


GENESE DES RESOLUTION

Maquette montrant l'intérieur d'un SNLE type Resolution

La vulnérabilité des bombardiers en vol (comme au sol) et des silos de missiles balistiques conduisent les autorités britanniques à envisager dès février 1963 la construction de cinq sous marins nucléaires lance-engins.

Suite à l'abandon du missile Skybolt par les américains en 1962, Londres et Washington signe l'accord de Nassau le 18 décembre 1962 qui renforce la coopération nucléaire entre les deux pays qui avait été éclaircie par un traité signé en 1958.

L'accord de Nassau entraina l'accord des américains pour la vente de missiles balistiques sous marins Polaris dans le cadre du Polaris Sales Agreement signé le 6 avril 1963 et qui prévoyait la fourniture par les américains des missiles Polaris, des tubes de lancement et du système de contrôle de tir alors que les britanniques devaient fournir les têtes nucléaires et les sous marins.

Les britanniques accordaient également un droit de regard aux américains sur l'utilisation de leurs armes nucléaires mais contrairement à ce qui est parfois raconté, Washington n'à aucun droit de véto sur l'utilisation des missiles britanniques.

Ces deux accord débouchèrent donc sur la commande en mai 1963 de quatre sous marins nucléaires lanceurs d'engins plus une option mais cette option fût abandopnné en février 1965, la classe Resolution ne comptant donc au final que quatre unités.

Pour signifier leur importance, ils reçurent des noms portés autrefois par des cuirassés à savoir Resolution (classe R), Repulse et Renown (classe Repulse, une version croiseur de bataille de la classe R) et Revenge. Selon certaines sources, le cinquième aurait du s'appeler Ramillies, un autre nom porté par un cuirassé de classe R. Tous étaient basés à Faslane, dans l'estuaire de la Clyde et placés sous le commandement du 10th Submarine Squadron.

Le design était à la fois inspiré des La Fayette américains mais également des SNA de classe Valiant dont la coque aurait été allongée pour intégrer le compartiment missiles fourni clé en main par les américains et qui était ensuite soudé à l'avant et à l'arrière du sous marins.


Le SNA HMS Valiant

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MessageSujet: Re: SNLE CLASSE RESOLUTION   Sam 12 Juin 2010, 19:58

HISTORIQUE

Le HMS Resolution (S-22)

Le HMS Resolution arrivant à Faslane en 1967

-Le Resolution est mis sur cale aux chantiers Vickers de Barrow-in-Furness le 26 février 1964 lancé le 15 septembre 1966 et admis au service actif le 2 octobre 1967.

Le premier SNLE britannique est le onzième navire à porté ce nom.Le premier fût une frégate de classe Speaker armée de 50 canons lancée en 1654 sous le nom de Tredagh rebaptisée Resolution en 1660 et détruite par un brulôt lors de la bataille de la Saint James le 4 août 1666. Elle fût suivit par un navire de ligne de 3ème classe armé de 70 canons lancée en 1667 reconstruite en 1698 et brûlée en 1703.

Le troisième Resolution fût un autre navire de ligne de 3ème classe de 70 canons lancé en 1705 mais qui fût détruit par échouage pour éviter la capture en 1707. Le quatrième fût un autre navire de ligne de 3ème classe de 70 canons lancé en 1708 mais détruit par échouage en 1711.

Le cinquième est un navire de ligne de 3ème classe armé de 74 canons lancé en 1758 mais détruit par échouage un an plus tard lors de la bataille de Quiberon, la fameuse bataille des Cardinaux le 20 novembre 1759 lors de la guerre de Sept Ans.

Le sixième Resolution fût un navire de ligne de 3ème classe de 74 canons lancé en 1770 et démoli en 1813. Le septième fût le plus célèbre Resolution puisqu'il fût utilisé par James Cook pour son exploration de l'hémisphère. Le huitième fût un cutter acheté en 1779 et vendu à la démolition en 1797.

Le neuvième navire fût un cuirassé de classe Royal Sovereign entré en service en novembre 1893, placé en réserve de 1901 à 1904 puis de 1907 à 1911 date de son désarmement définitif en novembre 1911 et vendu à la démolition en avril 1914.


Le cuirassé HMS Resolution

Enfin le dixième fût un cuirassé de classe Revenge admis au service actif en décembre 1916, participant aux dernières opérations de la Première Guerre Mondiale mais surtout à la Seconde Guerre Mondiale avant d'être désarmé en mai 1948 et promptement démantelé.

Une fois admis au service, le premier SNLE britannique entama une intense mise en condition opérationnelle incluant le premier tir d'un missile Polaris par un sous marin britannique le 15 février 1968, quatre mois avant son départ pour une première patrouille opérationnelle.


Tête nucléaire AT3K Chevaline

Son système d'armes fût modernisé en 1984 avec le programme Chevaline destiné à durcir les têtes nucléaires pour leur permettre d'échapper aux défenses antimissiles autour de Moscou. En 1991, le Resolution effectua une patrouille record de 108 jours !

La mise en service du Vanguard équipé de missiles Trident en 1992 entraina le désarmement progressif des Resolution. Le HMS Resolution fût ainsi retiré du service actif le le 22 octobre 1994 après avoir réalisé 69 patrouilles et démantelé à l'Arsenal de Rosyth.

Le HMS Repulse (S-23)

Le HMS Repulse

-Le Repulse est mis sur cale aux chantiers Vickers de Barrow-in-Furness le 12 mars 1965 lancé le 4 novembre 1967 et admis au service actif le 28 septembre 1968.

Le deuxième SSBN britannique est le onzième navire à porter ce nom de Repulse (repoussant). Le premier fût un gallion de 50 canons lancé en 1595 et utilisé (ou du moins présent dans les registres) en 1645 et fût suivit par un navire français, le Bellone capturé en 1759, classé navire de ligne de 5ème classe armés de 32 canons et utilisé jusqu'à sa démolition en 1776. Le troisième fût un cutter armé de 10 canons acquis en 1779 et utilisé jusqu'en 1781.

Le quatrième Repulse fût un navire de ligne de 3ème classe armé de 64 canons lancé en 1780 mais perdu par échouage en 1800. Au même moment, un cutter armé de 12 canons fût acquis en 1780 mais qui fût perdu par échouage en 1782. Le sixième navire à porter le nom de Repulse fût un vaisseau de 4 canons acquis en 1794 mais démoli en 1795. (NdA Il y à donc eu plusieurs Repulse au même moment mais je n'ai pas les sources pour démeler cet échevau).

Le septième Repulse fût un navire de ligne de deuxième classe armé de 92 canons et munis d'hélices lancé le 27 février 1855 mais rebaptisé Victor Emmanuel le 7 décembre 1855, utilisé comme navire-dépôt en 1873 et vendu à la démolition en 1899. Il fût suivit par un cuirassé à coque en fer lancé en 1868 et vendu à la démolition en 1889.

Le neuvième Repulse fût un cuirassé de classe Royal Sovereign admis au service actif en avril 1894 et utilisé jusqu'à sa mise en réserve en juin 1905. Désarmé en février 1911, il est vendu à la démolition en juillet 1911 et promptement démantelé.


Le croiseur de bataille HMS Repulse

Enfin le dixième Repulse était un croisière de bataille de classe Renown admis au service actif le 18 août 1916 et coulé par l'aviation japonaise en mer de Chine le 10 décembre 1941 en compagnie du Prince of Wales.

Sa carrière qui s'acheva en 1996 (c'est le dernier Resolution à avoir été désarmé) se passa sans événements particuliers (ce qui est plutôt normal pour un navire de ce type).

Néanmoins, on sait aujourd'hui qu'il s'échoua légèrement lors de son lancement car des pacifistes avaient retardé le lancement d'une heure alors qu'il avait été calé par rapport à la marée.

Aucun journal national ne relata l'information et le seul journal qui en fit mention dans une première mention l'avait retiré dans une édition ultérieure, les exemplaires de la première édition ayant été saisis par les autorités.

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MessageSujet: Re: SNLE CLASSE RESOLUTION   Sam 12 Juin 2010, 20:06

Le HMS Renown (S-24)

Le HMS Renown dans le Firth of Forth

-Le Renown est mis sur cale aux chantiers Cammell Laird de Birkenhead le 25 juin 1964 lancé le 25 févier 1967 et admis au service actif le 15 novembre 1968. Il aurait du être le deuxième Resolution à entrer en service mais des retards dans la construction fit que le nouveau Renown se fit souffler la place par le nouveau Repulse.

Le troisième SSBN de la Royal Navy est le huitième navire à porter ce nom dans la marine britannique. Le premier fût un navire français capturé, le Renomée armé de 20 canons utilisé de 1651 à 1654 date de sa vente. Il est suivit par un navire de ligne de 5ème classe armés de 30 canons, l'ancienne frégate française........La Renommée capturée en 1747 et utilisé jusqu'à sa démolition en 1771. Le troisième Renown fût un navire de ligne de 4ème classe de 50 canons lancé en 1774 et vendu à la démolition en 1794.

Le quatrième navire à porter ce nom fût un navire de ligne de 3ème classe armé de 74 canons lancé en 1798 après avoir été mis sur cale sous le nom de Royal Oak. Utilisé comme auxiliaire portuaire de 1814 à sa démolition en 1835. Le cinquième Renown fût un navire de ligne de 2ème classe de 91 canons lancé en 1857 mais vendu dès 1857 à la marine prussienne.

Le sixième Renown aurait du être un cuirassé de classe Victoria mais il fût rebaptisé HMS Victoria en 1887 avant son lancement puis un cuirassé de classe Royal Sovereign mais il fût rebaptisé Empress of India avant son lancement en 1891. Finalement, le sixième Renown fût un cuirassé de classe Centurion mis en service en janvier 1897, mis en réserve en mai 1906 et vendu à la démolition en avril 1914.


Le croiseur de bataille HMS Renown

Enfin le septième Renown fût un croiseur de bataille issu à l'origine d'un cuirassé type R mais achevé selon un modèle simplifier pour contrer les Mackensen et autres Ersatz Yorck. Admis au service actif le 20 septembre 1916, participant aux dernières opérations de la première guerre mondiale avant de participer au second conflit mondial et d'y survivre avant un désarmement prononcé en janvier 1948 alors qu'il était en réserve depuis deux ans.

Il à été désarmé seulement en 1996 après une carrière opérationnelle de près de trente ans, sans événement majeur ce qui est plutôt rassurant pour un navire de ce type.

Le HMS Revenge (S-27)

Le HMS Revenge

-Le Revenge est mis sur cale aux chantiers Cammell Laird de Birkenhead dans l'estuaire de la Mersey _la rivière qui arrose Liverpool_ le 19 mai 1965 lancé le 15 mars 1968 et admis au service actif le 4 décembre 1968.

Le quatrième et dernier navire de la classe Resolution est le treizième navire à porter le nom de Revenge (vengeance). Le premier fût un gallion de 46 canons lancé en 1577, participant à la lutte contre l'Invincible Armada de 1588 et fût capturé par les espagnols en 1591 mais coula en remorque. Il fût suivit par un navire marchand armé de 42 canons réquisitionné en 1650 par le camp royaliste mais son équipage rejoignit le camp parlementaire et ce navire rebaptisé Marmaduke fût coulé comme blockship en 1667. le troisième Revenge fût un navire de ligne de 3ème classe armé de 58 canons lancé en 1654 sous le nom de Newbury, rebaptisé Revenge au moment de la Restauration et utilisé jusqu'à son désarmement en 1678.

Le quatrième fût un navire de ligne de 3ème classe armé de 70 canons lancé en 1699 rebaptisé Buckingham en 1711 et utilisé comme navire jusqu'en 1727 date de sa transformation en ponton, fonction qu'il assuma jusqu'en 1745 quand il coula à son mouillage.

Le cinquième Revenge fût aussi un navire de ligne de 3ème classe armé de 70 canons lancé en 1673 sous le nom de Swiftsure, rebaptisé en 1716, reconstruit à trois reprises avant d'être vendu en 1787. Le sixième fût un navire de ligne de 6ème classe (l'équivalent d'une frégate) armé de 28 canons lancé en 1755 et désarmé et démoli en 1782.

Le septième Revenge fût un brick-sloop de 14 canons mis en service en 1778 mais capturé dès l'année suivante par les américains. Il fût suivit par un cutter de 8 canons acheté en 1796 mais utilisé uniquement jusqu'en 1798. le neuvième Revenge fût un navire de ligne de 3ème classe armé de 74 canons lancé en 1805 et utilisé jusqu'à sa vente à démolition en 1849.

Le dixième Revenge fût également le premier de l'époque moderne puisqu'il s'agissait d'un navire de ligne de deuxième classe armé de 91 canons munis d'hélice qui fût en service de 1859 à 1872 puis utilisé comme navire d'entrainement. Rebaptisé Empress en 1891, il fût vendu à la démolition en 1923.


Le HMS Revenge de classe Royal Sovereign

Le onzième Revenge fût également un cuirassé, un prédreadnought de classe Royal Sovereign mis en service en mars 1894.Rebaptisé HMS Redoubtable en 1915, il fût vendu à la démolition en 1919.

Enfin le douzième Revenge fût un cuirassé de la classe R (ou classe Revenge) admis au service actif le 1er février 1916, participant à la bataille du Jutland en compagnie du Royal Oak avant d'assurer des escortes de convois durant toute la seconde guerre mondiale jusqu'à sa transformation en bâtiment dépôt en mai 1944 avant d'être vendu à la démolition en mai 1948.

Il fût le dernier Resolution à être mis en service mais le premier à être désarmé puisqu'il quitta le service actif en mai 1992 et remorqué à Rosyth pour être privé de son réacteur nucléaire puis démantelé dès que le niveau de radioactivité le permettra.

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MessageSujet: Re: SNLE CLASSE RESOLUTION   Sam 12 Juin 2010, 20:17

CARACTERISTIQUES TECHNIQUES


Déplacement : surface 7500 tonnes plongée 8400 tonnes

Dimensions : longueur 129.50m largeur : 10.10m tirant d'eau : 9.10m

Propulsion : un réacteur à eau pressurisée Rolls Royce/Vickers PWR-1 alimentant en vapeur deux turbines à engrenages qui entrainent une hélice unique

Performances : vitesse maximale : 20 noeuds en surface 25 noeuds en plongée Immersion : maximale (opérationnelle) 350m (théorique et d'urgence) 465m

Electronique : un radar de veille surface type 1003 un sonar d'étrave type 2001 un sonar type 2007 un sonar remorqué type 2023, un ensemble ESM et des systèmes de communications perfectionnées.

Armement : 6 tubes lance-torpilles de 533mm concentrés à l'avant et 16 tubes de lancement pour missiles Polaris installés à l'arrière du kiosque.


Missile Polaris A3 à Cap Cannaveral

Le missile UGM-27C Polaris A3 dont la marine britannique fût la dernière utilisatrice. Commandé à 132 exemplaires par la Royal Navy (102 pour une première commande suivie ensuite d'une seconde de trente missiles).


Un Polaris à l'Imperial War Museum de Londres. Derrière, un Heinkel He162 Volksjäger

C'est un missile à carburant solide, lancé en immersion, mesurant 9.80m de haut pour un diamètre de 1.40m, un poids au lancement de 15876kg, une charge militaire composée pour les Polaris britanniques de trois têtes nucléaires de 60kt plus des aides à la pénétration, le tout pour une portée maximale de 4748km et un ECP de 930m, le système de guidage étant un système inertiel.

Equipage : deux équipages appelés Port (bâbord) et Starboard (tribord) de 135 officiers et matelots.

SOURCES

-Encyclopédie des armes Editions Atlas Tome 2 «Les bombardiers de l'après guerre» p281-300 (Le Vickers Valiant p295, le Avro Vulcan p296, la force de frappe aérienne britannique p297 et le Handley Page Victor p298)

-Encyclopédie des armes Editions Atlas Tome 8 «Les premiers missiles stratégiques» p1681-1700
(Le Douglas Thor p1683, le De Havilland Blue Streak p1698)

-Encyclopédie des armes Editions Atlas Tome 7 «Les sous marins lance-engins» p1521-1540 (SNLE classe Resolution p1539 et MSBS Polaris A3 p1539-40)

-Jean Moulin Marc Piché L'US Navy 1960-80 en images

-Ressources internet diverses

FIN DE L'ARTICLE
A VENIR : CUIRASSES CLASSE HELGOLAND


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MessageSujet: Re: SNLE CLASSE RESOLUTION   Sam 12 Juin 2010, 20:26

clausewitz a écrit:


Explosion thermonucléaire lors de l'opération Grapple

FAUX
cette photo est celle du 1er tir thermonucléaire de l'histoire, le tir américain "MIKE", octobre/novembre 1952 sur l'atoll d'eniwetok...
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MessageSujet: Re: SNLE CLASSE RESOLUTION   Sam 12 Juin 2010, 20:40

Décidément j'ai pas de chance sur les photos d'essais atomiques. Je crois que pour les prochains articles sur les SNLE j'ai m'abstenir lol!

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MessageSujet: Re: SNLE CLASSE RESOLUTION   Dim 13 Juin 2010, 07:55

très bien Claus, j'ai appris des choses sur les essais en Australie

En revanche quand on voit les efforts français pour acquérir l'indépendance en matière de dissuasion par rapport à la démarche britannique plus "pragmatique" ou empreinte de référence historiques; il y a presque un monde
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MessageSujet: Re: SNLE CLASSE RESOLUTION   Dim 13 Juin 2010, 09:29

Citation :
très bien Claus, j'ai appris des choses sur les essais en Australie

Oui moi aussi, j'étais persuadé que les essais avaient eu lieu au beau milieu du désert, j'apprends qu'en fait c'était sur une ile au nord-ouest.

Citation :
En revanche quand on voit les efforts français pour acquérir l'indépendance en matière de dissuasion par rapport à la démarche britannique plus "pragmatique"

Je ne sais pas si on peut parler de pragmatisme à propos d'une démarche qui place les britanniques à la merci des américains pour leur dissuasion.
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MessageSujet: Re: SNLE CLASSE RESOLUTION   Dim 13 Juin 2010, 11:37

Eagle_Eye a écrit:
Citation :
En revanche quand on voit les efforts français pour acquérir l'indépendance en matière de dissuasion par rapport à la démarche britannique plus "pragmatique"

Je ne sais pas si on peut parler de pragmatisme à propos d'une démarche qui place les britanniques à la merci des américains pour leur dissuasion.

En faite, tu est "dans le 1000"...
A la fin des années 1950, quand les britanniques réussissent leurs derniers tirs thermonucléaires (et maitrise la capacité de faire une bombe de 1 mégatonne pesant 1 tonne). Ils savent qu'ils n'ont les moyens d'avant (empire coloniaux, flotte énormes, budgets qui vont avec...).

...cela sera définitivement prouvé en 1966 avec l'annulation des 2 porte-avions (toute comparaison avec les programmes actuels est purement fortuite ).

Dons dès 1958/1959, les 1eres négociations débutent avec les ricains.
Je crois pas qu'ont peux parler de "pragmatisme", mais de "fin d'indépendance totale"...

De Gaulle, lui, l'avait biens compris en 1958/1959....
Sarko, lui, l'a moins biens compris, enfin bref...
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MessageSujet: Re: SNLE CLASSE RESOLUTION   Dim 13 Juin 2010, 13:08

colombamike a écrit:
Sarko, lui, l'a moins biens compris

Le contexte est très différent, la France n'a pas à refaire ses preuves en tant de grande puissance (puissance nucléaire indépendante) et comme nos partenaires européens ne veulent pas d'une Europe de la Défense - Quand on voit le "machin" européen, on peut pas trop leur donner tort -pour peser à ce niveau, il n'y avait pas trop le choix que de retourner dans le commandement intégré, et le coté un pied dedans, un pied dehors était devenu totalement contre-productif depuis la 1ère Guerre de Golfe et les guerres asymétriques
On voulait bien envoyer des soldats mourir pour l'Alliance mais pas participer au commandement
J'aimerais bien un jour que les anti-"commandement intégré de l'OTAN" m'explique ce paradoxe

C'était encore plus flagrant pour la Marine (hors dissuasion) où tous les exercices majeurs et toutes les opérations se font dans le cadre ou au standard de l'OTAN

Et en prenant le commandement de la Tansformation de l'OTAN, la France est redevenue la 2e pièce d'importance de l'Alliance entre les USA et l'UK. Visiblement, au vu des réformes proposées, elle n'entend pas jouer les spectatrices mais bien foutre un grand coup de pied dans la fourmière et en tirer avantage
Je ne serais d'ailleurs pas surpris que dans le cadre d'une réforme structurelle de l'alliance, l'état-major de la Transformation s'installe en France

Pour revenir au sujet, chouette article Claus
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MessageSujet: Re: SNLE CLASSE RESOLUTION   Dim 13 Juin 2010, 14:33

Citation :
Pour revenir au sujet, chouette article Claus

Est il encore besoin de le préciser Rolling Eyes

Citation :
On voulait bien envoyer des soldats mourir pour l'Alliance mais pas participer au commandement
J'aimerais bien un jour que les anti-"commandement intégré de l'OTAN" m'explique ce paradoxe

Oui moi aussi j'avoue que j'ai du mal à comprendre. D'autant que je connais pas mal de gens pour qui faire partie de l'OTAN c'est transformer l'armée française en "french corps of the US Army" Rolling Eyes
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MessageSujet: Re: SNLE CLASSE RESOLUTION   Dim 13 Juin 2010, 15:45

Encore un excellent article de l'ami Claus!
Surtout pour ceux qui, comme moi connaissaient mal l'histoire de la force de dissuasion Britannique

A ce sujet, pour ceux qui auraient le projet de faire un séjour en Angleterre, je leur conseil fortement la visite du musée de la RAF de Cosford!
http://www.rafmuseum.org.uk/cosford/plan-your-day/

Ont peut, non seulement y admirer les trois "V" bombers, mais aussi d'ancienne bombes atomique, des missiles "Blue Steel" & "Skybolt" et surtout un missile "Polaris" exposer avec ses trois étages séparer!



Source photos: http://www.midlandsheritage.co.uk/museums/1793-cold-war-exhibition-raf-cosford-polaris-slbm.html


Dernière édition par vautour le Dim 13 Juin 2010, 19:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: SNLE CLASSE RESOLUTION   Dim 13 Juin 2010, 15:57

Merci les gars. Le premier essai britannique à eu lieu sous une frégate car l'une des craintes à l'époque c'était l'explosion d'une bombe en plein milieu d'un port ce qui était jugée comme une menace crédible à l'époque.

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MessageSujet: Re: SNLE CLASSE RESOLUTION   Dim 13 Juin 2010, 17:22

Pragmatisme: "n'est vrai que ce qui réussit"

Dans le cadre de leur situation d'allié privilégié des USA les britanniques ont fait un choix, celui de la dépendance technologique contre la certitude de na pouvoir disposer de missiles intercontinentaux tirés par SNLE.

Il n'ont pas lâché la proie pour l'ombre... c'est ainsi mais je préfère la situation française.

De Gaulle au vu du personnel politique actuel est un extra-terrestre magnifique... et servi par une croissance économique de 5/6%.

Dans ce cas de figure tout était plus facile (même si les forces conventionnelles ont souffert durant les années 60/70 ceux qui ont fait leur service national dans les années 60/80 savent de quoi je parle).
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