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 SAVOIA-MARCHETTI SM-79 SPARVIERO

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clausewitz
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MessageSujet: SAVOIA-MARCHETTI SM-79 SPARVIERO   Jeu 10 Juin 2010, 21:04

SAVOIA-MARCHETTI SM-79 SPARVIERO
(ITALIE)


Un Savoia Marchetti SM-79 torpilleur en vol avec une torpille sous le ventre. L'appareil fût rapidement surnomé Gobbo (bossu)

AVANT PROPOS

Tardivement unifiée, l'Italie (comme d'ailleurs l'Allemagne) se lança dans la «course au clocher», l'expansion coloniale. Elle commença à s'implanter en Afrique orientale en 1889 avec la colonie de Somalie italienne et la colonie d'Eyrthrée. Elle échoue cependant à conquérir l'Abyssinie et subit la cuisante défaite d'Adoua le 1er mai 1896 ce qui met un peu sous l'éteignoir ses ambitions coloniales.

Au début du vingtième siècle, l'Italie décida de se constituer un empire lui permettant de rivaliser avec les autres puissances européennes. Si elle échoue à s'implanter en Tunisie qui était devenue un protectorat français, elle conquiert la Tripolitaine et la Cyrénaïque suite à la guerre italo-turque (28 septembre 1911-18 octobre 1912) qui voit le 1er octobre 1911 la première attaque aérienne de l'histoire quand Giulio Gavotti lança des bombes sur des positions turques. Les italiens eurent aussi le douteux privilège d'avoir le premier avion abattu au combat quand le 10 septembre 1912, un monoplan Nieuport fût abattu par une mitrailleuse turque.

C'est en 1884 que commença l'histoire aérienne de l'armée italienne avec la création du Servizio Aeronautico qui mettait en oeuvre depuis une base installée près de Rome des ballons et bientôt des avions qui furent les premiers à connaître l'odeur de la poudre lors de la guerre italo-turque de 1911.


Un bombardier lourd Caproni Ca5 en vol. Une configuration étrange n'es-t-il pas ?

Après une première guerre mondiale où les italiens utilisèrent des bombardiers lourds Caproni pour bombarder l'Autriche Hongrie, le Corpo Aeronautico Italiano _nouveau nom du Servizio Aeronautico_ devint en 1923 une armée de l'air indépendante, la seconde après la Royal Air Force sous le nom de Regia Aeronautica.


Le général Giulio Douhet, promoteur de l'air intégral qui allait montrer ses limites durant la seconde guerre mondiale

Le contexte intellectuel était des plus favorable puisqu'en 1921, Giulio Douhet publie Il Dominio dell'aria (la maitrise de l'air) qui vante les mérites du bombardement stratégique, vu comme l'arme absolue sans que personne ne puisse s'y opposer et cette théorie de l'air intégral impose une fusion des moyens aériens.

Voilà pourquoi ce sont des avions de l'armée de l'air qui durant le second conflit mondial seront chargés de traquer et de détruire les navires alliés notament britanniques en Méditerranée.

La torpille apparaît en temps qu'arme au 19ème siècle mais qu'il s'agisse de la guerre de sécession ou de la guerre russo-turque en 1877-1878, ces armes étaient assez proches de ce qui allait donner naissance aux mines. L'utilisation de la torpille était dangeureuse pour ne pas dire suicidaire, les armes étant portés au bout d'une hampe ce qui entrainait souvent la destruction de la cible comme le 26 octobre 1864 quand une chaloupe nordiste coula en coulant le cuirassé sudiste CSS Albermarle à l'aide d'une torpille portée.

Au milieu du 19ème siècle, un officier autrichien, le capitaine de frégate Giovanni Luppis reprennant l'idée d'un compatriote imagine un canot explosif propulsé par ressort et dirigé par des cables dont il fait une première démonstration devant l'empereur François Joseph en 1860.

En 1864, il fait la connaissance de l'ingénieur anglais Robert Whitehead qui va perfectionner son invention. Il abandonne l'idée de la navigation en surface pour une navigation sous marin afin de frapper les navires de guerre là où ils sont le plus vulnérables à savoir sous la flottaison. Pas besoin d'être Einstein pour comprendre qu'un trou sous la flottaison entraine le naufrage du navire.

Le premier essais à lieu le 21 décembre 1866 et la commission navale impressionée commande des torpilles dès 1867 suivie de l'Angleterre qui obtient la licence de fabrication en 1872.

La torpille Whitehead était difficile à contrôler et le taux de réussite limité jusqu'à son perfectionnement par l'amiral américain Howell qui en 1891 remplace le moteur à air comprimé âr un mécanisme à ressort : l'énergie est accumulée avant le lancement et est relachée au moment du lancement. Outre la discretion accrue au niveau visuel et sonore, la trajectoire était strictement rectiligne, garantie d'une précision accrue. Lors de tests menées par l'US Navy, la torpille Howell obtint 95% de réussite contre 37% pour la Whitehead.

Outre le dévellopement du torpilleur, les marines du monde entier envisagèrent rapidement de l'utiliser depuis des avions et des hydravions malgré la fragilité de la torpille.


Un Sopwith Cuckoo en vol larguant sa torpille

Les anglais sont là aussi les pionniers et après avoir utiliser des hydravions-torpilleurs en Méditerranée en 1915 (en août 1915, le commander Edmonds coule à la torpille le transport de munitions turc Injeh Bournou de 5000 tonnes), ils mettent au point le premier avion torpilleur, le Sopwith Cuckoo, un biplan triplace qui faillit être engagé contre la flotte de haute mer allemand mais l'armistice empêcha les anglais de réaliser une attaque semblable à celle qu'ils réaliseront 22 ans plus tard contre la flotte italienne à Tarente au cours de laquelle son descendant le Fairey Swordfish allait renverser à lui tout seul l'équilibre des forces en Méditteranée.

Les italiens justement expérimentèrent également le lancement de torpilles par des avions et des hydravions avec notament le Caproni Ca33 mais cela ne déboucha pas sur une utilisation opérationelle immédiate.


Dessin représentant un Caproni Ca33 armé d'une torpille

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MessageSujet: Re: SAVOIA-MARCHETTI SM-79 SPARVIERO   Jeu 10 Juin 2010, 21:21

GENESE DU SPARVIERO

C'est en 1915 que naquit le constructeur du Sparviero sous le nom de SIAI (Societa Idrovolanti Alta Italia) (Société «supérieure» des hydravions italiens) destinée comme son nom l'indique de dévelloper des hydravions.

Après la première guerre mondiale, la SIAI devint la société Savoia ou officiellement Societa Anonima Costruzioni Aeronautiche Savoia (Société anonyme des constructions aéronautiques Savoia) après l'intégration de la SIAI dans la société Savoia fondée par Umberto Savoia en 1915.


Dessin représentant un S-55 et ci-dessous vue du dessous de l'hydravion avec une torpille


En 1922, Alessandro Marchetti intégra la société qui devint la compagnie Savoia Marchetti, dévellopant des hydravions notament des hydravions de course et de records comme le S.55 qui était un hydravion bimoteur avec un hélice tractive et une hélice propulsive qui intégrait un certain nombre de progrès techniques qui lui permis de remporter quatorze records de vitesse, d'altitude et de distance franchissable en charge. L'entreprise bénéficiait de l'appui d'Italo Balbo, un des grands dirigeants du fascisme.


Italo Balbo

Si aujourd'hui, les aviation militaires et les aviation civiles sont très compartimenté avec assez peu d'échange entre les deux (mis à part pour le transport, difficile d'utiliser un A-340 pour le bombardement n'est-il pas ? ), il fût un temps où un navire civil pouvait devenir un navire militaire.


Le Focke Wulf Fw200 "Dania" de la Lufthansa

En Allemagne, le Focke Wulf Fw200 fût un avion commercial et postal dévellopé pour la Lufthansa pour remplacer le Ju52 et concurrencer ainsi le DC3 avant de devenir un bombardier et un avion de patrouille maritime.


Un Junkers Ju 52. Surnomé "Tante Ju", il fût utilisé comme avion de transport et comme bombardier jusqu'en Indochine par les français avec notament des légionnaires parachutistes dont certains avait du le connaitre comme Fallschirmjäger. L'appareil est issu vu comme appareil de transport civil

Le Bristol Blenheim, le principal bombardier britannique au début de la guerre avec le Vickers Wellington avait pour ancètre direct le Bristol type 142, un avion dévellopé pour lord Rothermere qui s'était révélé plus rapide que les chasseurs en service dans la RAF et cette dernière dévellopa une version bombardier qui se révéla malheureusement bien moins brillante.


Le Bristol Blenheim

Le SM.79 à connu une genèse identique à savoir un avion civil transformé en bombardier. En octobre 1934 les australiens préparaient la célébration du centenaire de la fondation de la ville de Melbourne. Le lord-maire proposa un prix pour l'avion qui rallierait le plus rapidement possible sa ville depuis la capitale de l'Empire, Londres.


L'avion de transport civil SM-73

Il n'était cependant pas un avion spontané comme on parle de génération spontanée en biologie puisqu'il était un descendant du Savoia-Marchetti SM-81, un bombardier trimoteur à train fixe qui était une adaptation de l'avion de transport civil SM-73. Le choix inhabituel de la configuration trimoteur était un choix par défaut : aucun moteur italien n'était suffisament puissant et les ingénieurs de la compagnie Savoia-Marchetti furent obligés d'installer un troisième moteur.


Un bombardier Savoia Marchetti SM81 attaquant des positions républicaines avec des CR-32 comme escorte

Aucun avion n'était capable de réaliser les 18000km du voyage d'une seule traite et des escales étaient prévues à Bagdad, Allahabad en Inde, Singapour, Darwin, Charleville et Melbourne. C'est un De Havilland DH88 Comet qui l'emporta en 70h 54minutes et 18 second devant un DC-2 de la KLM et un Boeing 247 américain.

Le trimoteur de Savoia-Marchetti effectua son premier vol le 28 septembre 1934, trop tard pour participer à la course Londres-Melbourne mais l'avion parvint à relier Rome depuis Milan en une heure et dix minutes à une vitesse moyenne de 410 km/h. Moins d'un an plus tard, le prototype réalisa un vol Rome-Massaua (Erythrée) en 12 heures (avec une escale au Caire).

Un tel appareil ne pouvait pas échapper aux militaires italiens qui décidèrent de transformer ce trimoteur racé et élégant en bombardier. La production en série commença en 1936 et ne cessa qu'en juin 1943 avec un total de 1217 appareils.


Un Savoia Marchetti SM-79 au sol

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MessageSujet: Re: SAVOIA-MARCHETTI SM-79 SPARVIERO   Jeu 10 Juin 2010, 21:43

CARRIERE OPERATIONNELLE

Regia Aeronautica

Comme ces deux SM-79 au dessus de Tarragone, le Sparviero connu son baptême du feu dans le terrible conflit espagnol

Le Sparviero dans la guerre d'Espagne

Carte de la guerre d'Espagne

Quand l'Italie entre dans la Seconde Guerre Mondiale, la Regia Aeronautica dispose de plus de 600 SM-79 en service. C'est le 12ème Stormo qui reçut les premiers Sparviero au début de l'année 1936 pour assurer l'évaluation technique de la machine. L'unité fût déclarée opérationelle sur le nouveau bombardier-torpilleur en mai 1936.


Deux SM-79 portant les cocardes nationalistes espagnoles en vol

Comme les allemands avec leur Légion Condor, les italiens envoyèrent un contingent de «volontaires» pour appuyer les nationalistes, le Corpo Truppe Volontarie (CTV) et un groupement aérien, l'Aviazione Legionaria qui déploya dès le mois de novembre 1936 six SM79. Le nombre d'appareils augmentant régulièrement avec lui les pertes, 19 appareils étant perdus sur un total de 99 appareils déployés.


Un SM-79 dans la guerre d'Espagne

Le 11 octobre 1937, 12 Polikarpov I-16 interceptèrent une formation de trois SM-79. Un appareil fût intercepté mais un seul fût endommagé. Ce ne fût pas la seule interception mais aucun appareil ne fût perdu en combat aérien et ce malgré l'absence de chasseurs d'escorte, les Fiat CR32 étant trop lents pour les racés trimoteurs.

Le Sparviero dans la seconde guerre mondiale (1) : les bombardiers en attendant les torpilleurs


Deux bombardiers SM-79 en vol

L'efficacité du Sparviero en Espagne accéléra l'équipement des unités de bombardement de la Regia Aeronautica. Après le 12ème Stormo, furent équipés les 11ème et 8ème Stormo. A la fin de 1939, 388 Sparviero sont en service au sein de onze stormo (escadres) totalement ou partiellement équipés avec cet appareil.

Ces appareils participèrent ainsi à l'occupation de l'Albanie (7-12 avril 1939) moins comme bombardiers que comme avions de transport, l'appareil étant capable de franchir facilement l'Adriatique.


Dessin d'un SM-79 utilisé pour les essais du SM-84

Quand l'Italie entra en guerre, 612 appareils avaient été livrés, appareils répartis en 14 stormo (8ème, 9ème, 10ème, 11ème,12ème,14ème,15ème,30ème,32ème,33ème,34ème,36ème,41ème et 46ème)

Sur ces quatorze unités, neuf étaient basées en Italie, les 8ème,9ème,11ème,12ème, 30ème,32ème,41ème et 46ème Stormi qui participèrent avec leurs 350 appareils aux combats en France en juin 1940.

Après la capitulation de la France, l'Italie et l'Angleterre se retrouvèrent seuls pour le contrôle de la Méditerranée. L'île de Malte avait une position stratégique pour le contrôle du détroit de Sicile et le passage entre les deux bassins de la Mare Nostrum et devint un enjeux majeur de la guerre.


Quatre Sparviero en vol

Le Sparviero était à l'époque auréolé d'une aura d'invulnérabilité mais celle-ci s'efface bien vite au contact du Gloster Gladiator et du Hawker Hurricane. Le premier appareil italien abattu au dessus de Malte fût d'ailleurs un SM-79 de reconnaissance dès le 22 juin 1940.

Le 10 juillet 1940, vingt SM-79 sans escorte se présentèrent au dessus de Malte pour bombarder le port et des villes environantes mais tombèrent sur des Gloster Gladiator qui descendirent un appareil et si le pilote survécu, les autres membres d'équipage périrent dans le crash.

Malte n'était pas le seul théâtre opérationnel où opérèrent les Sparviero. Un petit nombre d'appareils(12) utilisés par le 44ème grupo furent utilisés en Afrique Orientale italienne depuis la base de Diredawa (Ethiopie). Les Sparviero furent utilisés à partir du 13 juin 1940 quand neuf appareils furent utilisés pour attaquer Aden sur la rive orientale de la mer Rouge.


Dessin d'un Sparviero utilisé en Ethiopie en 1940-41

Un bombardier fût abattu par la DCA et bientôt le relais fût pris par deux Gloster Gladiator mais un mitrailleur l'endommagea suffisament pour le forcer à atterir (le Sparviero en question endommagé du se poser à Assab et fût déclaté irréparable). Un autre SM-79 endommagé parvint à se poser à sa base. L'action des Sparviero n'empêcha pas la chute de l'Africa Orientale Italiana (AOI) au printemps 1941.

En Afrique, une centaine de Sparviero étaient disponibles, servant au sein des 10,14,15,30 Stormi et entamèrent aussitôt des attaques contre les positions britanniques même si dans le desert, les cibles n'étaient pas légions. Le 28 juin 1940, des Bristol Blenheim britanniques attaquèrent Tobrouk provoquant de sévères dégâts sur le principal port de la Libye italienne.

Quelques minutes plus tard, un SM-79 transportant le maréchal Italo Balbo se présenta pour se poser à Toubrouk. Le croiseur léger San Giorgio et la DCA de l'aérodrome ouvrirent le feu et descendirent l'appareil qui s'écrasa ne laissant aucun survivant.

Pendant longtemps, la rumeur d'un assassinat commandité par Mussolini couru mais il semble admis aujourd'hui que dans l'excitation du raid britannique, la DCA italienne à pris le Sparviero de Balbo pour un appareil ennemi d'autant que le SM-79 avait utilisé le même axe d'attaque que les Blenheim britanniques.

Les britanniques passèrent effectivement à l'attaque en décembre 1940 et les unités de la Regia Aeronautica souffrirent terriblement sous les coups de la chasse et de la DCA britannique et au début de 1941, seulement 40 appareils étaient disponibles et à la fin de 1941, un seul squadron était encore opérationnel et utilisé uniquement pour des missions défensives.

A l'automne 1940, des SM-79 furent utilisés contre la Grèce et la Yougoslavie sans que leur impact sur les opérations fût décisif à la fois parce que sans l'intervention allemande, les italiens se retrouvèrent refoulés en Albanie et à cause des conditions météo qui entrainèrent l'annulation de nombreuses missions.


Le Sparviero était un avion bossu et ventru

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MessageSujet: Re: SAVOIA-MARCHETTI SM-79 SPARVIERO   Jeu 10 Juin 2010, 22:09

Le Sparviero dans la seconde guerre mondiale (2) : les aerosiluranti (avions-torpilleurs)

Plus que sa carrière de bombardier, ce sont ces missions d'avions-torpilleurs qui firent entrer le Sparviero dans la grande histoire de la seconde guerre mondiale. Le 25 juillet 1940, une unité spéciale fût mise sur pied sous le commandement du colonel Moioli. Le 10 août 1940, le premier avion se posa sur l'aérodrome T5 près de Tobrouk.


Un SM-79 et une partie des membres de la 253° Squadrigilia

La tactique et le matériel étaient loin d'être prêts mais une attaque fût lancée dès le 15 août 1940 quand cinq SM-79 lancèrent une attaque depuis l'aérodrome d'El Adem près de Tobrouk. Les avions volèrent à 1500m et après deux heures de vol, ils passèrent à l'attaque à 21.30 mais cette attaque fût infructueuse avec tous les appareils plus ou moins endommagés, un appareil se posant en Egypte et son équipage capturé par les britanniques.


Un SM-79 au sol avec une torpille sous le ventre

D'autres missions suivirent qu'il s'agisse les 22 et 23 août contre Alexandrie et ses environs, les 26 et 27 août sans résultats probants. L'unité spéciale devint alors la 278ima Squadriglia et multiplia ses attaques à partir du mois de septembre. Un navire marchand fût coulé le 10 septembre 1940, le croiseur lourd HMS Kent fût endommagé par une torpille à Bardia et immobilisé pour réparations jusqu'en septembre 1941.

Les unités d'aerosiluranti devinrent rapidement l'élite de la Regia Aeronautica. Il faut dire que lancer une torpille à 300km/h à une altitude de 40 à 120m et une distance de 160 à 3300m, sous les tirs de la DCA et la menace des chasseurs alliés n'était à la portée du premier pilote du dimanche.

Permettez moi d'être un peu trivial mais il fallait avoir un mental d'acier et de grosses cojones mais cela n'allait pas sans déconvenues : un taux de perte de 70% et sur les 29 Medaglie di Oro attribués aux aerosiluranti, seulement trois ne le furent pas à titre posthume....... .


Carlo Emanuele Buscaglia

Cette élite eut ses as comme la chasse, des hommes Marino Marini, Emmanuele Buscaglia, Giueseppe Cimicchi, Massimiliano Erasi et Giulio Cesare Graziani, un parent du maréchal Graziani. Le destin de Marino Marini est le plus notable, lui qui abattu lors de l'attaque d'un convoi le 15 février 1942 fût récupéré par le U-331 qui venait de couler le cuirassé HMS Barham

Le 14 octobre 1940, l'unité remporta un important succès quand en attaquant une petite force navale, il endommagea sérieusement le HMS Liverpool qui perdit sa proue et fût immobilisé pendant treize mois pour réparations. La victime suivante fût un autre croiseur léger, le HMS Glasgow endommagé en baie de Soude (Crète) en dépit de la présence de filets anti-torpilles et fût en réparations pendant neuf mois.


Un autre SM-79 au sol avec une torpille

Le début de l'année 1941 fût difficile pour les Sparviero torpilleurs mais tout changea à partir du mois d'avril. Successivement, les 280 et 281ima Squadriglia endommagèrent le croiseur léger HMS Manchester (neuf mois de réparations), coulèrent le destroyer HMS Fearless avant d'endommager en août 1941, le croiseur léger HMS Phoebe et de couler jusqu'à la fin de l'année plusieurs cargos et autres navires marchands.

L'année 1941 se terminait sur un bilan honorable avec 9 navires coulés et un certain nombre endommagés pour la perte de 14 appareils plus d'autres endommagés mais jamais les italiens ne furent en mesure de mettre en danger la prééminence britannique sans le concours des allemands qu'il s'agisse des avions antinavires du X Fliegerkorps ou des U-Boat qui causèrent les pertes les plus sensibles à la Royal Navy (le cuirassé Barham coulé, le cuirassé Warspite endommagé et le porte-avions Ark Royal coulé).


Plan trois vues d'un SM-79

La fortune des armes commença à tourner en défaveur de l'Axe à partir de 1942. Un signe ne trompait pas : les Sparviero étaient utilisés à toutes les sauces qu'il s'agisse des missions classiques de torpillage, d'appui rapproché, de reconnaissance et de transport. Un seul cargo, le Thermopilae fût coulé par les aerosiluranti durant les six premiers mois de 1942.

L'île de Malte était un bastion vital pour le contrôle de la Méditerranée mais était sous perfusion depuis la Grande Bretagne. Des convois étaient régulièrement envoyés vers l'île-forteresse comme le convoi Harpoon (12-15 juin 1942) qui vit la destruction de quatre cargos et de deux destroyers tandis que deux croiseurs légers et trois destroyers furent endommagés par des attaques coordonnées menées par les avions et les navires de surface italiens.


Carte résumant l'opération Pedestal

L'emprise de l'Axe s'était tellement resserée autour de Malte que la survie de l'île était engagée. Une opération de ravitaillement majeure était nécessaire. C'est le but de l'opération Pedestal qui vit l'engagement de 14 navires marchands {(Brisbane Star, Clan Ferguson, Deucalion,Dorset,Empire Hope, Glenorchy, Melbourne Star, Port Chalmers, Rochester Castle,Wairangi, les américains Almeria Lykes, Ohio, Santa Elisa et Waimarana [pétrolier]} escortés par 44 navires de guerre
{cuirassés Nelson et Rodney; les porte-avions Eagle, Victorious, Indomitable et Furious qui transportait des Spitfire destinés à renforcer la défense aérienne de l'île; les croiseurs légers Phoebe, Syrius, Charybdis, Nigeria, Kenya, Manchester, Cairo et 16 destroyers (Ashanti, Badsworth, Bramham, Bicester, Derwent, Foresight, Fury, Intrepid, Ithuriel, Icarus, Ledbury, Matchless, Pathfinder,Penn, Tartar et Zetland}


Un Sparviero torpilleur en vol

Les allemands et les italiens offrirent un chaleureux comité d'accueil au convoi britannique avec des bombardiers, des champs de mines et des sous marins. Neuf des quatorze cargos et quatre navires de guerre furent coulés mais la part des Sparviero fût modeste : le destroyer HMS Foresight et le cargo MV Deucalion. Le pétrolier SS Ohio transportant du carburant aviation endommagé fût cependant sauvé et ramené à Malte le 15 août 1942. Si l'Axe remportant une victoire tactique, les anglais remportèrent une victoire stratégique en maintenant Malte dans la guerre.

Lors de l'opération Pedestal, les italiens utilisèrent des Sparviero radiocommandés bourrés d'explosifs. Quand le convoi Pedestal arriva au large des côtes algériennes le 12 août 1942, un SM79 bourré d'explosif accompagné par un hydravion CANT Z.1007 et escorté par cinq chasseurs Fiat G.50 attaquèrent le convoi. Le pilote réussit à évacuer l'avion mais l'avion guide échoua à contrôler le drone qui s'écrasa à court de carburant en Algérie. Les italiens mirent ultérieurement au point un drone monomoteur Ambrosini A.R.4 en juin 1943 mais l'armistice intervint avant que ce drone entre en production.

L'année 1942 se terminait sur un bilan bien modeste en dépit d'une activité opérationelle soutenue, ce faible bilan s'expliquant par la résistance alliée mais également par des problèmes de torpilles ou alors comment expliquer que durant l'opération Harpoon, sur 100 torpilles lancées seules trois touchèrent leurs cibles ?


Une des victimes de Marino Marini, l'un des as des aerosiluranti

L'année 1943 commença par une série d'attaque contre la navigation alliée au large de l'Afrique du Nord mais sans succès marquants. En juin 1943, le bilan des Sparviero s'établissait à 86 navires coulés représentant 708500 tonnes plus 94 navires endommagés. En juillet 1943, les alliés envahirent la Sicile (opération Husky).

Bien qu'obsolètes, les Sparviero étaient encore en ligne en raison des problèmes techniques rencontrés par les SM.84 et les Z.1007 obligèrent les italiens à conserver les derniers SM-79 en ligne au sein de sept Gruppi, les groupes numérotés 41,89,104,108,131 et 132° mais à part le 104°, toutes les unités étaient en sous effectifs.

Seulement 44 appareils étaient réellement opérationels au sein du Raggruppamento Aerosiluranti, opérant de nuit mais sept appareils furent perdus et trois endommagés sans résultats majeurs autrement qu'un porte-avions endommagé, le HMS Indomitable le 16 juillet 1943. les faibles résultats s'expliquèrent par l'absence côté italien de radar alors que les alliés disposaient de radars et d'une chasse expérimentée et particulièrement mordante.

Malgré le débarquement en Sicile et de son affaiblissement graduel, la Regia Aeronautica lança une audacieuse opération contre Gibraltar avec 10 Sparviero mais sans résultat puisque deux avions seulement parvinrent au dessus de leur cible sans provoquer aucun dégâts.

La dernière opération eut lieu en septembre 1943, le 7 plus précisément avec pour résultat, le LST 417 endommagé.

Crépuscule des «Eperviers»

Après l'armistice du 8 septembre 1943, les SM-79 continuèrent leur carrière dans les deux camps.


Marino Marini

Les pilotes aerosiluranti se séparèrent donc. Si Buscaglia blessé et capturé par les alliés décida de suivre le roi et de combattre aux côtés de ses anciens ennemis au sein de l'aviation italienne co-belligérante (ce qui obligea l'ANR à débaptiser son groupe de torpilleurs. Le dénomé Buscaglia se tuant aux commandes d'un Martin Baltimore le 23 août 1944), Marino Marini décida de poursuivre sa carrière au sein de l'ANR sans pour autant être un partisan de la RSI. Ce n'était qu'une fidélité à la cause même sans espoir.

Les 34 appareils présents dans le sud de l'Italie furent utilisés par l'aviation italienne co-belligérante (Aeronautica Cobelligerante del Sud) comme appareils de transport alors que les 36 appareils présents dans le nord furent utilisés à la fois par la Luftwaffe et par la Aeronautica Nazionale Repubblicana, l'armée de l'air de République Sociale Italienne (connue également comme la République de Salo).

Les Sparviero de la RSI furent utilisés par exemple pour contrer le débarquement allié à Anzio le 22 janvier 1944. le 6 avril 1944, sept SM-79 furent interceptés par des P-47 au large de Perouse. Quatre appareils furent abattus et trois autres s'écrasèrent au sol provoquant la mort de 27 hommes sur un total de 42 hommes.


Un "Gobbo" en vol

Marino Marini servit au sein de l'ANR, s'opposant même aux allemands qui tenaient en piète estime les forces armées de la RSI. Le 13 janvier 1945, il est capturé par des partisans près de Turin mais sera échangé deux mois plus tard avec des partisans capturés.

Après guerre, il fût jugé par le gouvernement italien et dégradé. A la différence de certains de ces camarades, il refusa de faire appel et changea de vie jusqu'à sa mort en 1959. Signe que les haines étant encore vives près de quinze ans après les faits, l'Aeronautica Militare n'était même pas présent.

L'armée de l'air de la RSI lança une audacieuse opération contre Gibraltar. Le 5 juin 1944, 12 appareils décollèrent d'Istres dans le sud de la France mais seulement dix appareils arrivèrent au dessus de la cible, surprenant les défenseurs et lancèrent leurs torpilles.

Trois appareils à court de carburant se posèrent en Espagne. Les italiens revendiquèrent la destruction de quatre navires mais les archives anglaises ne mentionnent aucune destruction de navires pour ce qui constitua la plus importante incursion ennemie au dessus de Gibraltar de la guerre.

Un petit nombre fût utilisé après guerre par l'Aeronautica Militare Italiana comme appareils de transports jusqu'au début des années cinquante.
Au final durant la seconde guerre mondiale, 24 appareils furent perdus en combat aérien.

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MessageSujet: Re: SAVOIA-MARCHETTI SM-79 SPARVIERO   Jeu 10 Juin 2010, 22:29

Utilisateurs étrangers

Brésil : l'armée de l'air brésilienne reçut deux SM.79T et en achetant un autre un peu plus tard

Etat Indépendant de Croatie : l'armée de l'air des Oustachis opéra un certain nombre d'appareils ayant appartenus à l'armée de l'air yougoslave


Un Sparviero récupéré après l'armistice par la Luftwafe

Allemagne : Quelques appareils ayant appartenu à la Regia Aeronautica furent mis en oeuvre par les allemands dans le nord de l'Italie.

Espagne : A la fin de la guerre d'Espagne, 80 appareils utilisés par les italiens furent cédés à l'armée de l'air espagnole.


L'un des cinq Sparviero commandés et livrés à l'armée de l'air irakienne

Irak : l'armée de l'air iraquienne mit en oeuvre cinq Sparviero durant la guerre anglo-iraquienne (2 au 31 mai 1941)


L'un des deux 24 SM79B motorisés par des Gnome Rhône utilisés par la Roumanie

Roumanie : En 1937, la Roumanie commanda 24 SM79B bimoteurs propulsés par deux Gnome-Rhône Mistral Major 14K de 1000ch mais ces appareils se révélèrent sous motorisés. Le choix du moteur français s'expliquait par la volonté du gouvernement roumain de construire ensuite des appareils semblables sous licence, le moteur en question étant déjà produit sous licence.

Les appareils sont livrés au début de 1939 et numérotés 1 à 24 mais se montent rapidement décévant et en conséquence, les roumains vont commander d'autres bimoteurs, propulsés par des moteurs plus puissants.


Des SM-79 propulsés par des Junkers Jumo 211

En février 1940 donc, les roumains commandèrent huit avions propulsés par deux Junkers Jumo 211 de 1200ch, appareils baptisés JIS (J pour Jumo I pour Italia et S pour Savoia) 79 et furent livrés en 1941-42 et numérotés 49 à 56 (plus tard 149 à 156).

Ils sont suivis par 36 JRS-79B (Jumo Romanesc Savoia ou «Savoia [SM-79] propulsés par des Jumo roumains») numérotés n°101 à 136, les dix premiers ayant été d'abord numérotés n°1 à n°10.


Un SM79 bimoteur (à moteurs Jumo) au sol

En 1942, une nouvelle variante plus puissante est conçu, le JRS-79B1 avec deux moteurs Junkers Jumo 211F de 1400ch chacun. Construite à 36 exemplaires, numérotés n°201 à 236, ces appareils entreront en service à partir de 1943 avec des performances supérieures à la version trimoteur.

Les différentes variantes du Sparviero en service dans l'armée de l'air roumaine (Fortele Aeriene Regale Romanie ou Forces Aériennes Royales Roumaines) furent naturellement engagées sur le front de l'est comme bombardiers horizontaux.


Ecorché d'un Sparviero roumain

Le 23 août 1944, le roi Carol ordonne l'arrestation du maréchal Antonescu ce qui provoque le basculement dans le camp soviétique et des Savoia propulsés par des moteurs allemands vont donc bombarder des objectifs en Hongrie, ne perdant qu'un seul appareil d'ici la fin dun conflit que les Savoia roumains terminèrent en Tchécoslovaquie.

Les SM-79 roumains furent utilisés jusqu'en 1948 quand ils furent retirés du service sur ordre soviétique et transformés en appareils de transport tout comme les quelques Heinkel He111 et Ju-88 encore en service. Le dernier Sparviero roumain vola jusqu'en 1952.


Un Sparviero yougoslave

Yougoslavie : les succès remportés par les italiens dans la guerre d'Espagne encouragèrent les yougoslaves à commander 45 appareils similaires aux SM-79I en 1938 sous le nom de SM-79K qui furent livrés en 1939.

Un grand nombre d'appareils furent détruits durant l'invasion allemande en avril 1941 que ce soit au combat ou par sabotage. Un certain nombre d'appareils furent utilisés par l'Etat libre de Croatie tandis que d'autres gagnèrent la Grèce puis le Moyen Orient et quatre d'entre eux utilisés par les anglais au sein du squadron 117.


Un SM-79 libanais

Liban : quatre SM-79L furent commandés par l'armée de l'air libanaise en 1946, livrés en 1949 et utilisés comme avions de transports.

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MessageSujet: Re: SAVOIA-MARCHETTI SM-79 SPARVIERO   Jeu 10 Juin 2010, 22:36

VERSIONS

Le Sparviero utilisé après guerre par l'Aeronautica Militare

-SM-79 : prototype du Sparviero

-SM-79-I : première version de série, un bombardier à quatre ou cinq membres d'équipage avec trois moteurs radiaux Alfa Romeo 126 RC 34 de 780ch

-SM-79-II : version de bombardement-torpillage propulsé par trois Piaggio P.XI

-SM-79-III : version à la distance franchissable améliorée introduite à la fin de 1942 connue également comme SM-79bis, SM-79Ga ou SM-579 propulsée par des Alfa Romeo AR128 de 1000ch chacun, suppression de la nacelle ventrale, un réservoir de carburant supplémentaire de 1000l dans la soute à bombes.

-SM-79B : version bimoteur destinée à l'export avec des moteurs Fiat A.80 et un nez vitré. Version plus économique mais plus lentre que les SM-79 standard mais avec la charge militaire plus importante. Cinq appareils commandés par l'Irak et livrés mais tous ont été détruits par les britanniques en 1941 et 24 appareils commandés par la Roumanie avec des moteurs Gnome Rhône qui se révélèrent sous motorisés.

-SM-79C : version de transport VIP propulsée par des Piaggio P.XI.RC.40 sans les mitrailleuses dorsales et ventrales.

-SM-79JR : version bimoteur produite par la Romanie avec des Junkers Jumo 211 de 1200ch. Huit avions produits en Italie (JIS-79B) suivis par 36 JRS-79B construits en Roumanie avec toujours des Jumo 211 et 36 JRS-79B1 avec des Jumo 211F de 1380ch. Production qui ne cessa qu'en 1946.

-SM-79K : version du Sparviero destinée à la Yougoslavie

-SM-79T : version de transport VIP à long rayon d'action.

CARACTERISTIQUES TECHNIQUES (SM-79-III)


Avion trimoteur multiplace de bombardement et de torpillage

Masse à vide : 7700kg Masse en charge : 10050kg

Longueur : 16.2m Envergure : 20.2m Hauteur : 4.1m
Motorisation : trois moteurs radiaux Alfa-Romeo 128-RC18 de 860ch chacun

Performances : vitesse maximale 460 km/h Distance franchissable : 2600km Plafond opérationnel : 7500m

Armement : un canon de 20mm Mauser MG151 à l'avant, une mitrailleuse de 12.7mm Breda-SAFAT dans le poste dorsal et deux mitrailleuses de 7.7mm dans des postes latéraux (armes optionelles). 1200kg de charge militaire en soute ou deux torpilles de 450mm sous le fuselage en extérieur.


Une torpille sous un Sparviero

Equipage : six hommes (pilotes, co-pilotes, mécanicien-canonnier, opérateur radio, bombardier et mitrailleur arrière)

SOURCES

-Encyclopédie des armes éditions Atlas volume 7 «Les avions antinavires» (le Savoia-Marchetti SM-79 p1499)

-Ressources internet diverses

-Photos et deux PdF de l'ami Vautour


FIN DE L'ARTICLE
A VENIR : SNLE CLASSE RESOLUTION


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MessageSujet: Re: SAVOIA-MARCHETTI SM-79 SPARVIERO   Ven 11 Juin 2010, 08:42

Avion au combien redoutable...
Malgré son apparence fort "disgracieuse" et "lourde" et une relative fragilité face aux chasseurs alliés, il restera comme l'une des menaces aériennes majeur de l'axe face aux navires alliés en méditerranée...

Certains n'hésitant pas à dire qu'ils craignaient autant les SM 79 italiens que les Stuka allemands...

Il sera craint des canonniers anglais jusqu'à la mi 1943 (ils endommageront 1 PA anglais en juillet 1943 lors des opérations de Sicile et ce malgré la maitrise des airs par la chasse alliée...)
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MessageSujet: Re: SAVOIA-MARCHETTI SM-79 SPARVIERO   Ven 11 Juin 2010, 09:42

Les taux de perte particulièrement élevés des aerosilurantis ne sont pas sans rappeler ceux subis par les Beaufighters et les Mosquitos du Coastal Command dans les années 42/45 en Mer du Nord et en Norvège.

La concentration de DCA dans les deux cas était telle que rares étaient les pilotes qui eurent une longue carrière.

Les FAFL y perdirent d'ailleurs en 45 en Norvège celui que Clostermann appelait "le meilleur d'entre nous" Max Guedj Sq Leader.

Claus la vitesse que tu donnes pour le largage des torpilles (300 kms heure) me paraît très élevée au regard des procédures anglaises et américaines.
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MessageSujet: Re: SAVOIA-MARCHETTI SM-79 SPARVIERO   Ven 11 Juin 2010, 11:23

@Pascal : c'est dans un PdF fourni par mon dealer Fredéric alias Vautour que j'ai trouvé cette information. Je connais pas les procédures américaines et anglaises mais à la réflexion c'est vrai que larguer un engin aussi fragile à 300 km/h cela parait élever, peut être que cette vitesse varie en fonction de l'altitude de largage ?

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MessageSujet: Re: SAVOIA-MARCHETTI SM-79 SPARVIERO   Ven 11 Juin 2010, 20:07

Excellent article comme dab, Claus !

Dans le font le "Sparviro" a été pour l'armée de l'air Italienne, ce que la "Betty" a été pour la marine Japonaise!

Citation :

L'avion de transport civil SM-73

Petit quizz: cet avion ne rappellerait il pas à certains d'entre vous des lectures de jeunesse.
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MessageSujet: Re: SAVOIA-MARCHETTI SM-79 SPARVIERO   Ven 11 Juin 2010, 21:34

Peut être un album de Tintin, plus précisément "le sceptre d'Otokar", je crois que Tintin prend un avion de ce genre et en tombe même à un moment scratch
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MessageSujet: Re: SAVOIA-MARCHETTI SM-79 SPARVIERO   Ven 11 Juin 2010, 22:59

Eagle_Eye a écrit:
Peut être un album de Tintin, plus précisément "le sceptre d'Otokar", je crois que Tintin prend un avion de ce genre


C'est exactement ça!


Source images: http://richard.ferriere.free.fr/tintin/sceptre/sceptre.htm

A noté que le SM.73 avait déja fait une petite apparition, dans la version noir & Blanc de l'album "l'Ile Noir" *
Citation :
et en tombe même à un moment scratch
La tu fait une petite confusion, car Tintin dégringole d'un Stinson R-3 de couleur rouge.
(Voir le lien ci dessus)


*Dans la version couleur, il est remplacer par un "Trident".
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